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 JAMES&SELENA « After the rain, there is always a little sunshine to light our way ... »

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MessageSujet: JAMES&SELENA « After the rain, there is always a little sunshine to light our way ... »   Sam 23 Juin - 0:00


❝SELENA & JAMES❞
Your comfortable caress has triggered unfamiliar restlessness. You and I are we, I feel I've lost my individuality. You're watching me rebel believing stories only hearts can tell. But when is it enough ? When do I call my feelings on their bluff.And I feel homeless. And I remember us now but I forgot what we felt like. And I remember us now but I forgot what we felt like ...


    SEPT MOIS AUPARAVANT

    Short. Jeans. Pulls. Robes. Chaussettes. Sous vêtements. Et d'une. Collants. Pantalons. Sous pulls. Petites robes. Doudous. Sucettes. Et de deux. Deux valises. Pourquoi deux valises ? Je partais. Non non pas encore. Je partais juste en week-end. Avec ma fille. On a beau le connaître par coeur, on n'arrive jamais à accepter totalement que son copain nous trompe. Je connaissais James. Je savais comment il était. J'avais fermé les yeux, espérant qu'il s'arrêterait, qu'il nous offrirait une vraie seconde chance. Il ne l'avait pas fait. Et je ne pouvais plus faire l'autruche. Alors j'allais m'éloigner. Pas longtemps. Juste le temps d'un week-end. Juste pour changer d'air. Pour réfléchir. A ma vie. A mes relations. A mon couple. J'aimais James. Je l'aimais si fort que j'avais mal à cette seule pensée. J'avais envie de vomir. Oh non il fallait vraiment que je me calme. Fermant les yeux je respirais un grand coup et m'efforçais de recouvrer mon sang-froid. Oui voilà comme ça. Bien. Maintenant, aller chercher Neva à l'école. Descendant dans le salon, j'écrivis quelques mots sur un papier. "Apprit que James me trompait. Besoin de prendre l'air. Je pars en week-end avec Neva. Je t'appelle ce soir. Ne t'inquiète pas. Je t'aime. Selena." Voilà quelques mots pour Ashleigh. Elle s'inquiéterait bien sûr, mais au moins, elle saurait que je n'étais partie que pour le week-end. Ashleigh est ma meilleure amie depuis plusieurs années maintenant. Je lui avais écris un message assez crue parce que Ash' était crue. Elle n'aurait pas supporté un vague "j'ai besoin d'air mais ne t'inquiète pas tout va bien". Si je prenais l'air, c'est que je n'allais pas bien. Et je respectais trop ma meilleure amie pour la prendre pour une conne de cette manière.

    Sur le chemin, sacs en main j'appelais Catherine. Cath' est la nounou de Neva depuis un an maintenant. C'est un peu comme une petite soeur pour moi. Avec elle je serais plus douce. Je tombais sur sa messagerie. - Salut Cath' c'est Selen'. Je t'appelais juste pour te dire que je récupère Neva à l'école et que je te donne ton week-end. On va aller rendre visite à quelques amis plus au sud. Je t'appelle dimanche soir. Bisous trésor, et pas de bêtises. Evite les trottoirs ... Elle comprendrait l'allusion. C'est comme ça qu'on c'était rencontrées elle et moi. Elle avait regardé une jolie fille, elle était tombée à vélo, et arrivée aux urgences, dans un sale état c'était moi qui l'avait soignée. Mettant les sacs dans le coffre je m'installais au poste de conduite et me mit à rouler vers l'école maternelle de Neva. Sur le chemin, des larmes roulèrent sur mes joues. Je ne pu les en empêcher. J'avais tellement mal. Pourtant j'avoue que d'un côté je le méritais. Mais d'un autre, James s'était remit avec moi, c'est donc qu'il m'avait pardonné non ? On ne se remet pas avec quelqu'un simplement pour se venger. N'est ce pas ? Non James n'aurait pas pu me faire ça. Se rapprocher de moi. De Neva. Simplement pour me blesser. Il n'était pas un monstre. Arrivée à l'école je séchais mes larmes et plaquait un sourire sur mon visage. Puis je sortis et quand Neva me vit, elle poussa un cri de joie. En général j'allais de moins en moins la chercher à l'école. Quand on est médecin à l'hôpital il faut accepter quelques sacrifices. Et celui d'aller chercher ma fille à l'école, de lui faire prendre son bain et son repas commençaient à en faire partis. Mais j'avais posé un congé de deux jours. - Ca va mama ? demanda t-elle de sa petite voix cristalline. Je souris. Ma fille était trop intelligente à mon goût parfois. Ou trop observatrice plutôt. Elle a fêté ses quatre ans quelques semaines auparavant et termine son année de moyenne section maternelle. L'année prochaine elle entrait en grande section déjà. Elle savait très bien parler mais il y a quelques mots qu'elle garde de l'enfance. Elle ne dit pas maman. Elle dit mama. Souvent elle le dit en russe d'ailleurs. Oui je lui parle russe. C'est ma langue maternelle, et je tiens à ce que Neva connaisse ses origines qui sont par ailleurs assez visibles. Elle est aussi blonde que moi, et sa peau est de neige. Mais elle a les beaux yeux bleus de son papa. Son papa ... Mon sourire se fana légèrement avant que je me reprenne. -Oui mon ange ... on part en week-end toutes les deux ce soir ! On passera voir tonton Liam et tonton Gabriel et puis on ira prendre l'air à la campagne ... Ca te va ? fis-je doucement. - Et papa ? demanda Neva. Quand je vous disais qu'elle était trop intelligente à mon goût parfois. - Papa travaille mon coeur, ce week-end il n'y aura que toi et moi. On y va ? Neva hocha vivement la tête en souriant, ravie. Et rassurée peut-être quelque part. Je n'aimais pas mentir à ma fille. Mais là c'était impératif.

    Après l'avoir attachée, je m'installais confortablement prête pour conduire, et démarrai. J'atteignis le carrefour et allait m'engager quand un camion qui zigzaguait me coupa la priorité. Je le vis arriver comme au ralenti, et aperçut l'homme au volant, une bouteille à la main et le regard flou. Et la seule chose que je fis fus de me jeter sur ma fille pour la protéger au maximum alors que le camion nous percutaient violemment. Et puis plus rien. Je me réveillait légèrement alors qu'on me poussait dans les couloirs de l'hôpital. Le visage de James était penché sur moi. Je l'entendis vaguement. On me disait que tout allait bien. Je n'écoutais pas. - Neva ... Où est Neva ... On me répondit qu'elle allait bien. Que je l'avais sauvée. On me demandait de rester, de me battre. Mais le noir s’abattit sur moi et je sombrais définitivement.

    AUJOURD'HUI

    Trois mois de coma. Quatre de rééducation. J'en voyais enfin la fin. Je terminais d'ailleurs aujourd'hui. Enfin. Je n'en pouvais plus. Je n'avais qu'une envie, c'était de reprendre ma vie, mon travail, revoir ma fille en dehors de ces murs blancs qui me rendait folle, faire la cuisine dans mon appartement, taquiner Ashleigh quand j'en avais envie et me glisser dans son lit quand j'avais besoin de sentir sa présence rassurante, sortir voir un film au cinéma, aller bronzer sur la plage en faisant des châteaux de sable avec ma fille. Bref tout ces petits trucs qui me manquait tant. Et je n'avais pas encore parlé de James. Lui aussi il me manquait. Dans les premiers temps après mon réveil je n'avais pourtant pas voulu lui parler. Il n'avait pas insister. Ou peut-être que Ashleigh l'avait viré. Oui c'était plus vraisemblable comme excuse. Ma soeur de coeur est flic. Et une sacrée flic. Et je n'étais pas sûre qu'elle porte James dans son coeur. Après tout, le mot que je lui avais laissé, laisser entendre qu'il m'avait trompé et que c'était pour ça que je partais quelques jours. Pour ça que je me trouvais sur la trajectoire du camion. L'homme est en prison à l'heure qu'il est. Je sais qu'il m'a envoyé une lettre pour s'excuser, qu'il a demandé à me voir, demandé de mes nouvelles. Je crois qu'il s'en veut réellement. C'était sa première infraction. Sa femme venait de le quitter pour son meilleur - ou plutôt ex meilleur - ami après dix-huit ans de mariage. Ca a de quoi rendre fou n'importe quel homme n'est ce pas ? Je lui ai pardonné. Je crois. J'ai demandé qu'on allège un peu sa peine. Après tout je ne suis pas morte. Et pas rancunière apparemment. Je crois que James et Ashleigh m'en veulent pour ça. Parce que cet homme aurait pu me tuer. Qu'il mérite le pire châtiment pour ça. Pour une fois qu'ils sont d'accord sur un point, ce n'est pas le mien. To bad ... Je ne changerais pas d'avis.

    Ashleigh est venue avec Neva aujourd'hui. On mange ensemble à la cafétéria. Neva sur mes genoux, elle me raconte sa journée d'école la veille. Le vendredi est toujours un jour particulier il me semble. Elle a aidé son amie Marielle a faire son gâteau d'anniversaire, et c'est elle qui a versé les bonbons dans le saladier me confie t-elle avec beaucoup de fierté. Moi aussi je suis fière. Je rayonne. Et pourtant je suis un peu triste. Neva grandit trop vite. Je la revois encore tellement petite, tellement fragile, une vraie crevette que la sage femme déposait dans mes bras. Mon précieux colis. Mon trésor. Ma petite fée des neiges qui avait maintenant quatre ans. Ses boucles blondes cascade sur ses épaules et ses yeux bleus brillent comme deux saphirs. Elle parle, elle parle, elle parle sans s'arrêter. Ma fille est une vraie pipelette. Mais c'est tellement bon de l'entendre que je l'écoute sans l'interrompre en mangeant ma salade composée. Finalement je parvins à l'interrompre. - Mange tes frites Neva ça va être froid ... fis-je a ma fille. Elle en prit une puis quelque chose de beaucoup mieux que des frites entra dans son champs de vision. - Papaaaa !! cria t-elle en sautant de mes genoux pour courir vers son père. Mon regard bleu pâle se posa sur James, je perdis mon sourire. Il allait bien falloir que je lui parle. Que je lui pardonne. Comme il m'avait pardonné. Et que je sache où on en était lui et moi. Je lui offris alors un léger sourire alors qu'il arrivait a notre table, Neva blottie contre lui. - Bonjour ... Ma voix était douce, posée. J'étais prête. Enfin .
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MessageSujet: Re: JAMES&SELENA « After the rain, there is always a little sunshine to light our way ... »   Ven 29 Juin - 0:04


ð Cinq mois plus tôt.
« Bon travail, c'est terminé pour aujourd'hui ! » lança James d'une voix particulièrement rauque. Le chirurgien s'éloigna de sa table d'opération, délaissant derrière lui ses nombreux outils, se défaisant ainsi de sa panoplie de médecin derrière laquelle il se dissimulait depuis des semaines. Ainsi, une fois sortie du bloc, il arracha son masque protecteur d'un geste nonchalant, le jetant à la corbeille, puis contempla son reflet dans la vitre. Un soupir las s'échappa d'entre ses lèvres sèches. L'épuisement se lisait avec flagrance sur ses traits étirés par les nuits blanches qui le tourmentaient. Depuis qu'il s'occupait de Neva – il ne parvenait toujours pas à l'appeler « sa fille » - ses heures de sommeil s'étaient considérablement réduites à néant : combien de fois, assoupis, s'était-il alerté d'un brusque sursaut, des cris déchirants de la petite, qui demandait la présence de sa mère ? Et ses lamentations qui se décuplaient encore, lorsqu'elle ne voyait que James apparaître dans la chambre, image certes familière, mais nullement désirée. Neva ne comprenait pas. Comment le pouvait-elle, elle n'avait que trois ans. Et qui aurait eu la cruauté de lui expliquer avec minutie que sa mère chérit se trouvait désormais entre la vie et la mort, sur un lit d'hôpital froid et ternis par l'atmosphère médicamenteuse du bâtiment ? James en avait été incapable. Il avait été effrayé par les deux perles océanes qui s'étaient posées sur lui, en quête de réponses à ses interrogations enfantines silencieuses. Elle espérait tant, que nourrir ce sentiment pour prendre le risque de le voir se briser plus tard n'était pas dans les cordes de James. Ô il en avait brisé des cœurs, mais cette gamine … C'était elle qui allait lui briser le sien. Il serra fortement les paupières durant une fraction de seconde, avant de se pencher en avant pour laver ses mains et rafraîchir son visage couvert d'une fine pellicule de sueur. Puis, il s'engagea dans les couloirs, dans l'idée de prendre une douche et de prendre soin de son apparence, pour la simple et bonne raison que comme à chaque fin de journée, il avait un rendez-vous de prévu avec une charmante demoiselle.

Il s'était habillé d'une chemise bleue pâle au-dessus d'un jean foncé. Il avait ramené ses cheveux en arrière, s'était proprement rasé. Comme à chaque fois, il était atrocement nerveux : comme à chaque fois, il espérait des nouveautés, des variations dans l'état de la jeune femme. Peut-être que cette fois-ci, il apprendrait une nette amélioration. Peut-être. Le médecin parcouru les couloirs emplit du personnel médical indifférent à sa présence, tant celle-ci était devenue coutumière. Ce soir, il resterait un peu plus longtemps. C'était à Ashleigh de s'occuper de Neva cette fois-ci. James hésita légèrement devant la porte, avant d'investir les lieux. Comme d'habitude, Selena était allongée, raide et pâle sur sa literie hospitalière. Elle apparaissait à cet instant précis, comme une divinité endormie dont nul ne devait troubler le sommeil. C'est pourquoi James se faisait extrêmement silencieux, comme s'il entrait dans un espace consacré. Il s'assit sur le bord du lit et caressa des yeux le visage de la Romansky. Elle était belle, encore et toujours. Même au seuil de la Mort, celle-ci ne lui arrachait pas la beauté du miel de sa peau. Obéissant à un réflexe, James consulta les moniteurs bipant de la jeune femme, surveillant ses constantes avec méticulosité Rien, rien n'avait changé. Elle demeurait la même, bloquée dans cet état d'entre-deux. Pouvait-elle seulement l'entendre ? Quand bien même, il n'oserait pas parler. Que pouvait-il lui dire ? Il l'avait trahi. Lâchement. Il avait été d'une perfidie ignoble. Comment pouvait-il ne serait-ce que la contempler sans ciller ? En réalité, à chaque fois qu'il posait ses yeux sur elle, la culpabilité l'envahissait, dévastatrice. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était s'occuper de Neva. Comme elle-même l'aurait fait.


ð Aujourd'hui.
James s'étira de tout son long, faisant craquer ses articulations avec ravissement. Un coup d’œil sur sa gauche lui appris qu'il était treize heures, ce qui fut loin de surprendre le chirurgien. Ce dernier avait été de garde cette nuit là et n'était rentré que vers huit heure. Par ailleurs, il avait pu se reposer tout son soûl, puisqu'il ne travaillait pas le lendemain : une exception qu'il n'était pas près de manquer. Le Sutherland quitta rapidement sa literie dont il refit presque immédiatement les draps, avant d'aller prendre une douche. Aujourd'hui, il savait que Selena se trouverait à la cafétéria, sans doute avec Ashleigh. Depuis quelques temps, ils ne s'offraient pas l'occasion de discuter réellement : lui se tâtait guettant un signe d'elle, qu'elle ne lui donnait pas, puisqu'elle détournait obstinément son regard. Alors il ne faisait rien. Mais il savait que cela ne pouvait durer éternellement ainsi. Ils allaient devoir s'expliquer, avoir une conversation d'adultes. Il s'engagea sur la route, installé confortablement dans sa voiture. Il était simplement vêtu d'un haut blanc en col V et d'un jean : une tenue plutôt décontractée. Lorsqu'il arriva sur les lieux, il capta presque immédiatement le regard de Neva, qui s'exclama : « Papaaaa !! » Comme à chaque fois, James tiquait imperceptiblement à ce terme, mais peu à peu, il s'y adaptait. Il sourit légèrement en voyant la charmante petite folle courir à sa rencontre et lorsqu'elle fut près de lui, il l'attrapa pour la porter contre lui. « Tu as passer une bonne journée ma puce ? » - « Oui, j'ai fais un gâteau aujourd'hui et, et … » le reste se perdit dans les méandres de l'esprit de James qui rencontra le regard de Selena. Ils se dévisagèrent un bref instant, puis un léger sourire fendit les lèvres de la belle russe. Il pouvait donc approcher. Lorsqu'il fut près de la table, la jeune femme l'accueillit d'un ; « Bonjour ... » - « Bonjour, » répondit-il sur le même ton, quelque peu hésitant malgré lui. Il adressa un bref signe de tête à Ashleigh, comme s'il venait simplement de noter sa présence : dans leur langage à eux, cela signifiait déjà beaucoup. « Comme tu as terminé ta rééducation aujourd'hui, passe la journée avec moi Selena, s'ilteplait » dit-il doucement. « J'ai besoin qu'on parle de certaines choses … ». dans l'intimité, ajouta-t-il mentalement. Et c'était clair qu'elle en avait tout autant besoin que lui.
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MessageSujet: Re: JAMES&SELENA « After the rain, there is always a little sunshine to light our way ... »   Ven 31 Aoû - 15:55


❝SELENA & JAMES❞
Your comfortable caress has triggered unfamiliar restlessness. You and I are we, I feel I've lost my individuality. You're watching me rebel believing stories only hearts can tell. But when is it enough ? When do I call my feelings on their bluff.And I feel homeless. And I remember us now but I forgot what we felt like. And I remember us now but I forgot what we felt like ...


    QUINZE ANS AUPARAVANT

    - Dis Liam ... ça fait quoi d'être amoureux ? demandais-je à mon frère aîné. J'avais seize ans et j'habitais avec lui et Gabriel depuis presque un an. Depuis que j'étais partie de chez mon père et sa si "génialissime" nouvelle épouse. Allongée dans le canapé, la tête sur les genoux de mon aîné qui regardait la télé, cette question m'était venue comme ça. J'avais besoin de savoir. Liam me regarda surpris. - Pourquoi cette question ? rétorqua t-il interdit. Je haussais les épaules avec un air qui se voulait désinvolte. - Parce que je ne suis jamais tombée amoureuse et que je voudrais savoir ce que ça fait Mon frère grimaça. - Ben continue à ne pas tomber amoureuse c'est une saloperie ce truc ! grogna t-il. - Ah Marianne a encore frappée on dirait ! fit la voix de Gabriel. Je me redressais et sourit au meilleur ami de mon frère qui posait son sac sur l'un des canapés. Mon frère grogna un truc et se leva en allant claquer la porte de sa chambre. Je le regardais partir, amusée. Marianne était la petite amie de Liam depuis deux ans et entre eux c'était un je t'aime/moi non plus permanent. J'adorais Marianne et le fait qu'elle puisse faire tourner mon frère en bourrique comme ça m'amusait énormément mais il ne fallait pas s'en faire, ils étaient fait l'un pour l'autre ces deux là. - Seigneur ces deux là sont impossibles ... Allez pose tes questions chipie, j'essayerais d'y répondre. Chipie. Gabriel m'avait toujours appelé comme ça même quand on avait eu une aventure ensembles plus tard. J'étais sa chipie. - Ca fait comment de tomber amoureux ? demandais-je à Gabriel. Il prit le temps de réfléchir avant de répondre. - Être amoureux, c'est vouloir sans arrêt voir la personne que l'on aime. On rêve d'elle. Des rêve doux et agréables. Et quand on la voit, le coeur s'emballe, il bat à mille à l'heure, le souffle se coupe, on l'admire, on sourit d'un air réellement stupide et on a l'impression que le monde tourne au ralenti, qu'il n'y a plus que cette personne la en face. Être amoureux, c'est être la personne la plus maladroite au monde en face de celui qu'on aime, c'est aussi être effrayé et tellement heureux en même temps, c'est un mélange de sentiments, de sensations toutes plus diverses les unes que les autres. C'est l'impression d'être complet. C'est ... c'est inexplicable Selen'. Je regardais Gabriel, le souffle court, les joues roses. - Alors pourquoi Liam n'est pas comme ça ? demandais-je comme une enfant qui apprend. - Parce que vois tu ma petite chipie, tomber amoureux c'est facile ... c'est le rester qui est difficile. C'est rester avec la personne même quand on est descendu de son petit nuage de début de relation, même quand on remarque que l'autre n'a pas que des qualités, même quand il y a des obstacles sur la route et des coups durs à encaisser. C'est facile de tomber amoureux; mais être amoureux c'est très difficile. Et ça fait souffrir autant que ça rempli de bonheur. Je le regardais un instant en silence. - Alors je ne veux pas tomber amoureuse. Je ne veux pas souffrir pour un homme qui n'en vaut peut-être pas le coup. Jamais. Gabriel sourit. - Jamais ... c'est un peu long non jamais ? fit il un peu mystérieux.

    AUJOURD'HUI

    En me rappelant de cette scène là, quinze ans auparavant, je me rendis compte à quel point Gabriel avait raison ce jour là. C'est tellement difficile d'être amoureux. Mais il avait raison sur autre chose. Être amoureux, c'est avoir l'impression qu'on est complet. Je m'étais juré de ne jamais tomber amoureuse et j'avais perdu. Mais James valait le coup que je me batte pour lui, que je souffre, il valait tout. Parce qu'il me complétait parfaitement. Parce qu'il était cette autre partie de moi et que j'avais besoin de lui, de l'odeur de sa peau, de sa chaleur, de son sourire, de ses baisers. J'avais besoin de lui qu'importe ses défauts. Et là, notre fille dans ses bras, nos regards accrochés, son sourire réchauffant mon coeur, je savais que je faisais le bon choix en lui laissant une autre chance. - Comme tu as terminé ta rééducation aujourd'hui, passe la journée avec moi Selena, s'il te plait. J'ai besoin qu'on parle de certaines choses … Je l'admirais un instant en silence; mais ce n'était pas un silence tendu. Je jetais un coup d'oeil à Ashleigh qui me sourit et me proposa de garder Neva pour quelques jours. Elle avait compris. C'est pour ça qu'Ash est ma meilleure amie. Parce qu'elle me comprend d'un seul regard. Je reportais mon regard sur James. - Où veux tu aller ? demandais-je avec douceur.

    Dans son appartement. Sur tout le trajet, je n'avais pas parlé, j'avais admiré la cité des Anges dans sa splendeur, j'avais fermé les yeux alors que le soleil caressait ma peau dorée et que le vent me chatouillait doucement et faisait s'envoler mes longs cheveux. J'étais plutôt détendue pour le moment. J'avais toujours été douée pour nier les choses jusqu'à ce quelles me tombent sur le coin de la figure. Là, je n'avais pas trop le choix je dois l'avouer et techniquement j'aurais dû être stressée. Etrangement, je ne l'étais pas. Si James ne voulait pas nous donner une autre chance, il ne serait pas venu, il ne m'aurait pas retenu, et il ne serait pas entré dans la vie de Neva. Je le connaissais plutôt bien maintenant. Il n'était pas prévisible et ne le serait sans doute jamais même pour moi. Mais ça, je pouvais l'affronter.

    Une fois arrivés chez lui, je posais ma veste et m'approcher de la fenêtre, bras croisés, le regard fixé sur l'horizon. Appuyée contre le mur, je finis par poser mon regard clair sur James. Aucun de nous ne parlait. On se jaugeait pour savoir lequel se lancerait. Il ouvrit la bouche. Je fus plus rapide. - Je t'aime ... lançais-je. C'était une brusque entrée en matière mais bon, moi et la délicatesse on n'a jamais été les meilleures amies du monde. J'étais une femme franche; je le resterais. - Je t'aime James. De tout mon coeur, de toute mon âme et sans toi je me sens complètement perdue. Comme si tout mon monde n'avait plus de sens, la nourriture n'a plus de saveur, et les hommes que parfois j'ose regarder de loin ont tous ton visage. Oui je t'aime. Mais je ne peux pas continuer comme ça. Je sais que c'est toi. Que tu ne veux pas t'engager. Que tu déteste ça et qu'en plus tu as la trouille, j'ai été comme ça, je sais ce que tu ressens. Mais j'ai réussis à dépasser ça. Je l'ai fais d'abord pour Neva, puis pour toi. Et aujourd'hui ce n'est que pour toi. Parce que tu es le seul homme de ma vie et tu le resteras. Tu es le premier que j'ai aimé et certainement le dernier, mais ça ... stop. Je ne veux pas d'une relation comme ça. Je ne veux pas d'une famille comme ça. Neva mérite mieux qu'un père qui trompe sa mère et d'une mère qui ne dit rien. Et moi aussi je mérite mieux même si j'ai été une véritable salope avec toi je le reconnais. James ... tu as eu besoin de temps et je te l'ai laissé. Mais aujourd'hui je te le pose ce dilemme ... C'est elles ou c'est moi ... mais tu ne peux pas avoir les deux ... et a force de courir tu vas finir par passer à côté de ce qui en vaut vraiment la peine. Comme notre famille. Comme nous deux. Je t'aime ... mais je ne peux plus le supporter. Je ne serais pas la femme cocue. Plus jamais. Je veux me poser ... réellement ... Alors il va falloir que tu fasses un choix ... Ma voix qui était restée ferme tout au long se brisa un peu sur la fin. James avait toujours détesté les choix et fuyait sans regret tout ceux qui osait le forcer à en faire. Mais moi même je n'avais plus le choix ... je ne pouvais plus ... Pas comme ça ... Je le regardais un long moment puis je baissais le regard incapable d'en supporter plus, le coeur au bord des lèvres, et des sanglots dans la gorge. Je ne voulais pas lui montrer. Mais je n'étais pas aussi forte qu'on le prétendait. Et si il partait ... je savais que je m'en remettrait pas. Mais la balle était dans son camp. A lui de choisir ...
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