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 James - le trophée que j'ai toujours voulu avoir, il est entre tes deux oreilles.

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MessageSujet: James - le trophée que j'ai toujours voulu avoir, il est entre tes deux oreilles.   Mer 4 Juil - 2:59

C’était l’anniversaire d’Emily. Lou-Ann ne savait absolument pas de qui il s’agissait, mais cette fille semblait être assez populaire pour mobiliser tout le personnel actif à l’hôpital ce soir là et le transporter dans un bar du coin pour célébrer sa nouvelle année. Bon, en fait la jolie rousse avait une petite idée de qui était cette fille, pour l’avoir vu traîner à l’aile de chirurgie, et dans la cafèt’ aussi, où elle avait piqué le dernier morceau de gâteau vanille et caramel, mais elle n’aurait pas pu vous donner son nom de famille, ni son poste, ni même la couleur de ses prunelles. Mais vous connaissez L. comme moi et vous savez qu’elle ne dit jamais non à une bringue de fin de quart de travail, alors vous vous imaginez qu’elle avait suivi la troupe sans broncher, criant à tue-tête que cette Emily aurait la meilleure fête qui soit et qu’elle n’oublierait pas cette soirée de sitôt.

« Pour la birthday giiiiiiiiiirl! » s’exclama Lou, refilant une tournée de shooters qu’elle n’avait absolument pas les moyens d’offrir mais qu’elle payait quand même à tous ceux qui avaient la chance d’être installés à sa table.

Les gens aimaient son enthousiasme. On la traitait souvent de gamine dans un corps de jeune adulte, de rayon de soleil sur deux pattes, ou alors de pile électrique de six millions de volts. Elle avait de l’énergie à revendre et elle savait animer une fiesta, même si la pauvre fêtée ne lui avait jamais adressé la parole. C’était du Lou-Ann tout craché. Sauter à pieds joints dans tout ce qui pouvait lui donner un petit brin de bonheur et le décupler pour tous les chanceux qui se trouvaient à passer par son chemin. C’était probablement causé par son éternel besoin de plaire et d’être aimée. Du genre, qu’elle ferait tout pour que n’importe qui – sauf quelques maigres exceptions – l’adore toute crue. Et puis y’avait aussi son damné manque de confiance en soi, bousillé depuis longtemps déjà & qu’elle aimait attribuer à une relation amoureuse qui lui avait brisé le cœur et tous les os du corps – figurativement (a) – et qui avait amené des tonnes de séquelles. Bref, aujourd’hui, elle souriait et sautait partout, mais la majorité du temps c’était pour camoufler un malaise qu’elle même avait enterré si profondément qu’elle n’en connaissait plus l’existence.

Son optimisme et son enthousiasme pouvaient en énerver plus d’un, mais elle s’en sortait pas mal jusqu’à maintenant. Souriant comme jamais, la jolie rouquine se leva de sa chaise, prétextant devoir aller à la salle de bain et se faufila du coté du juke box, ayant repéré quelque chose de plus intéressant que du papier toilette et du savon pour les mains à odeur de fausses pivoines. Il se tenait dos à elle mais elle aurait pu le reconnaitre parmi des centaines d’autres grands gars baraqués.

« James? » essaya-t-elle quand même, au cas où les bières et autres cocktails aient eu raison de sa capacité à reconnaître un beau garçon quand elle en voyait un. « Tu nous fais le coup du mystérieux chirurgien esseulé? Le lonely cowboy fait pas mal tristounet dans son coin sans son cheval et sa danseuse de french cancan. »

Moqueuse, elle lui claqua une fesse avant de s’adosser sur le mur et de lui faire fièrement face. James, c’était le meilleur ami de toujours de son frère. Fourrée chez Jax en permanence, elle était tombée nez à nez avec lui pour la première fois alors qu’elle sortait de la douche et qu’elle criait à son frère si c’était normal d’avoir une poussée de croissance uniquement sur la poitrine et aussi tard qu’à 17 ans. Charmant. Depuis, il l’avait rendue folle. Mais dans le meilleur des sens. Plus vieux qu’elle, il était automatiquement devenu le trophée qu’elle allait se battre pour avoir. Et se battre, c’était un très, très faible mot, parce qu’il n’avait rien à ficher d’une adolescente un peu – très – hyperactive – qui redoublait de tactiques pour le séduire. Toutes les scènes de films d’amour ridiculement kitch étaient passées au bistouri et elle avait accumulé les clichés et les pièges pour l’attirer dans son lit ou au moins sur ses lèvres. Sans succès.

Puis ils avaient vieillis. James était devenu un vrai de vrai médecin, Lou cumulait les bonnes notes et les relations plus ou moins sérieuses et tous les deux s’étaient retrouvés au même hôpital. Là encore, le climat de « suis-moi je te fuis » planait et tous les deux se draguaient comme pas possible, sans jamais se permettre l’un l’autre d’atteindre la ligne d’arrivée. À travers tout ça, Lou avait remarqué qu’il se prenait souvent pour un mentor et ça la ravissait. chaque fois qu’elle avait besoin de quoique ce soit, elle levait le petit doigt et si elle l’avait pas trop fait chier il apparaissait comme un prince charmant. Jaxson était largement en cause lorsqu’on parlait des barrières qu’ils se mettaient, une histoire de sexe ne pourrait pas vraiment être plus importante que la relation que tous les deux entretenait avec lui, mais le plaisir de toucher au fruit défendu les ramenait souvent à l’ordre. Comme ce soir, alors que Lou un peu pompette s’était mise en tête de draguer le chirurgien dans toute sa splendeur. Game’s on.

« Alors. Quelle chanson vas-tu choisir pour mettre un peu d’ambiance? » demanda-t-elle mielleusement, portant maintenant son attention sur le juke box.
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MessageSujet: Re: James - le trophée que j'ai toujours voulu avoir, il est entre tes deux oreilles.   Lun 13 Aoû - 15:50

La porte grinçante émit une plainte lorsque James quitta la pièce immaculée hébergeant son ange déchu par le coma. Il était harassé par sa journée et l'épuisement dont il était victime suintait par tout les pores de sa peau, révélant ses faiblesses latentes à la face du monde ; ses cheveux, d'ordinaire soigneusement structurés, étaient en désordre comme s'il avait oublié l'utilité d'un peigne. Quant à ses yeux vivaces, ils contrastaient durement avec les lourdes cernes qui depuis plusieurs jours, se sédentarisaient. Il n'était plus que l'ombre de lui-même, un fantôme traînant ses chaînes dans les corridors de l'hôpital. Il se rendit dans la salle de garde où il réveilla sans vergogne plusieurs internes de seconde année quêtant un repos salutaire ; il avait besoin de se changer et peu lui importait de perturber le sommeil réparateur des fainéants. Son humeur était massacrante et les prétextes les plus futiles étaient accueillit pour libérer férocement la brutalité exacerbée qui le consumait chaque minute de son misérable quotidien. Ses rétines fauves semblèrent rechercher l'indignation, la provocation, mais dociles, les élèves vidèrent les lieux sans la moindre protestation, abandonnant le chirurgien aux marasmes de son myocarde brisé.

« C'est l'anniversaire d'Emily ce soir, ça va faire trois mois que nous sommes ensemble ! Tu comptes venir ? » murmura une voix surexcitée et lointaine au creux de son oreille. James vrilla son regard électrique vers son collègue ; Emily. La petite rousse de la radiologie, au cinquième. Tout le monde connaissait ce petit bout de femme aux courbes généreuses et indubitablement séduisantes. Par ailleurs, le jeune Sutherland ne se remémorait pas les circonstances de la perte de son célibat, elle qui semblait si libérée. Il en venait à se demander ce qu'une femme comme elle, pouvait trouver à un type qui porte des gants, même pour déjeuner, avec des lunettes à la monture lourde et aux carreaux à double fond. Mystère insolvable, la science elle-même ne pouvait apporter la moindre hypothèse à cette combinaison désastreuse. Trois mois, hein. Pathétique. Un instant, il se demanda ce que penserait Andy, s'il apprenait que sa chère et tendre était un monument plus visité encore que la Tour Eiffel elle-même ; sans doute serait-il blessé et l'idée que son visage se tordit sous la souffrance de la nouvelle, offusqué, le fit jubiler intérieurement. « Il y aura de la bière ? » demanda le chirurgien cardiaque en terminant sans expresso. « Oui, Emily adore ça. » - « Oui, je sais. » répliqua James avec un sourire narquois qui fit pâlir le jeune titulaire. James se leva et juste avant de disparaître, lâcha sardoniquement ; « À ce soir, Andy. » l'agneau venait d'inviter le loup dans la bergerie.

Lorsqu'il arriva sur Venice, la fête semblait avoir débuté depuis un certain temps, ce dont il ne s'incommoda pas ; le temps avait perdu de sa valeur à ses yeux et désormais, il n'était jamais pressé et rarement à l'heure. Il pénétra dans la pièce peuplée de médecins qu'il fréquentait chaque jour, prenant le plaisir de les ignorer superbement comme à son habitude la plus exécrable. Ce qu'il nota pourtant, c'est que la gente féminine était en beauté et particulièrement foisonnante ; des blondes, des brunes, des rousses dans chaque recoin. Et un pourcentage rond de 90% de donzelles ayant déjà partagé sa literie. « James ! Tu es venu ! » s'exclama une voix dans son dos. Il se retourna et ses yeux brillèrent de concupiscence en découvrant la charmante radiologue. « Comment va Selena ? » ajouta-t-elle. Une douche froide aurait été plus agréable. « Je suis désolée, je ne voulais pas t'embarrasser, je suis sûre qu'elle va se réveiller tu sais … » commença la demoiselle, notant la cristallisation des prunelles de son interlocuteur. « Garde ta compassion Em, et contente toi de faire ce pourquoi tu es douée ; te faire foutre. » l'interrompit le trentenaire avant de prendre congé. Il s'éloigna vers le juke-box installé près du bar, lorsque soudainement une voix familière s'éleva dans son dos. « James? Tu nous fais le coup du mystérieux chirurgien esseulé? Le lonely cowboy fait pas mal tristounet dans son coin sans son cheval et sa danseuse de french cancan. » - « Qui peut résister à l'envie de consoler un homme aussi séduisant que moi ? Il ne manquait plus que mon verre de bourbon et cela à le mérite d'attirer les jolies filles. » susurra-t-il avec indolence. La rouquine claqua sa main contre son fessier ce qui le fit rire, déridant ses traits qui l'espace d'un bref instant, retrouvèrent leur lointaine jeunesse. Le barman lui servit un verre et James le porta à ses lèvres tandis qu'il se plaçait face à la demoiselle aux prunelles hypnotiques. Lou-Ann était une distraction parfaite … que pouvait-il désirer d'autre à cet instant précis ? Ses rétines envieuses glissèrent sur les courbes graciles de la Abbott, avant de revenir à son visage amusé. « Alors. Quelle chanson vas-tu choisir pour mettre un peu d’ambiance? » - « À vrai dire, ça dépend de comment tu veux danser pour moi. » répondit-il d'une voix suave en se rapprochant imperceptiblement de la demoiselle. « Surprend-moi. » Ses yeux étincelèrent de convoitise. faîtes vos jeux.
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MessageSujet: Re: James - le trophée que j'ai toujours voulu avoir, il est entre tes deux oreilles.   Mer 15 Aoû - 4:56

Lou-Ann aurait pu vous parler longtemps de sa relation avec James. Pas parce qu’ils avaient eut une histoire à proprement dit, ni parce qu’ils avaient partagé plus que de simples jeux de charme. Mais James, “son” James comme elle l’appelait à l’adolescence, c’était tout un morceau dans sa vie. C’était simplement comme ça. L’histoire typique du meilleur ami plus âgé d’un grand frère qu’on a toujours pris plus pour un père. Ce mec inatteignable qui semble avoir tellement de vécu, qui semble s’y connaître sur tout et être mille fois mieux que tous les gamins qui l’entouraient au lycée. Celui-là même qui d’un seul sourire pouvait lui faire pousser la plus longue lamentation, le plus long soupir d’envie. Qui supplantait les autres prétendants, pour qui elle faisait des pieds et des mains pour être sexy, admirable, désirable du moment où il posait les pieds sur le pas de la porte de l’appart qu’il partageait avec Jaxson. Confrontée à le croiser plusieurs fois par semaine parce qu’elle squattait son frangin, Lou-Ann ne comptait plus les stratagèmes qu’elle avait imaginés, les pièges qu’elle lui avait lancés et les tonnes de tentatives qu’elle avait élaborées pour le séduire. Elle était passée de la parade classique en sous-vêtements à la soirée aux chandelles improvisées sur toute la ligne. Elle avait reproduit des scènes de films romantiques sous toutes leurs formes, lui avait déclaré des millions de fois sa flamme de toutes les façons possible et avait même pleurer quelques nuits en se rendant compte qu’elle n’était qu’une fillette de plus et qu’il ne lui porterait probablement jamais d’attention véritable (hey oh, ça il ne le savait pas et elle était pas prête de lui dire non plus).

Puis, elle avait changé. Il avait changé. La puberté était passée et Lou arborait désormais des courbes plus féminines, plus sensuelles qu’à ses 16 ans. Elle avait entamé des études en médecine aussi, et avait donc cessé de n’être que l’adolescente un peu rebelle qui posait pour des magazine de lingerie et qui prenait maintenant sa vie et sa carrière en main. Et finalement, elle avait tiré un trait sur toutes ses tactiques de charme à force d’être rembarrée de façon subtile ou non par un James non-intéressé. Elle avait beau être persévérante, elle était pas désespérée non plus. Bizarrement, c’est à ce moment-là que James avait commencé à poser ses yeux sur elle. Sûrement que sa drague entreprenante disparue lui donnait une chance de plus de charmer le chirurgien, sans parler que maintenant, elle était une femme avec un minimum d’intégrité pour elle et pour les mecs à qui elle se lançait à bras ouverts sans lendemain. Bref, elle avait acquis de l’expérience, de la maturité (pas sûre) et elle dégageait plus de confiance et d’assurance qu’à ses 16 ans. 1 point pour elle.

Son kick d’adolescence, le centre de son Univers jadis, se tenait donc devant elle et Lou pris quelques secondes pour bien le détailler, privilège qu’elle s’accordait maintenant sans se gêner. Alors qu’elle avait multiplié les situations embarrassantes devant lui, plus rien ne la dérangeait désormais et ce ne serait pas par peur qu’il remarque qu’elle le regardait qu’elle allait s’empêcher de le faire. Et ce qu’elle vit la troubla, un peu. Des cernes, le teint brouillé, l’air hagard. Oui, James était ce genre de mec bourru et mystérieux qui vit selon ses règles et qui cache ses intentions, dictant ses choix et se foutant du reste, mais là il semblait pris au piège. Comme si quelque chose lui échappait et que malgré tout ce qu’il pouvait dire ou faire, une lueur sombre ne cesserait jamais d’éclairer son regard. Lou fronça les sourcils, s’approchant, lui pinçant délicatement la joue, posant ses yeux de biche sur le grand gaillard et ne lui laissant pas le choix de la regarder à son tour. Elle essaya de le scanner, de voir un peu ce qu’il lui cachait, mais vous savez comme moi que c’était peine perdue, qu’il ne se laisserait pas faire et qu’elle passerait pour une conne de s’être aventuré à ce point. Reposant son attention sur le jukebox, il brisa leur silence d’un : « À vrai dire, ça dépend de comment tu veux danser pour moi. » à la question de la rouquine. Ne la laissant rien ajouter, il conclut. « Surprend-moi. »

« Ici, maintenant? » elle prit une gorgée de sa bière, balayant la salle des yeux. « J’ai toujours cru que notre première fois serait un peu plus intime. » rigola-t-elle, prétextant leur première danse tout les deux hen .

S’il ne voulait pas s’ouvrir, soit. C’était pas son problème à elle s’il se fermait à toute aide, s’il était habitué de régler tous ses problèmes lui même et s’il était bien satisfait de son sort. Puis, dans la tête d’Abbott, James était le roc, le mec que rien n’atteint, qui est plus fort que tout, qui se sort des emmerdes avec classe et force et à qui tout réussi. Pas besoin de l’avoir en renfort elle, la petite fillette cassée. Si seulement elle savait… Ignorant donc la mauvaise humeur de son chirurgien favori, Lou leva sa main libre en l’air, agitant fébrilement ses doigts, avant de les diriger vers dans la poche du jeans de Sutherland. Plongeant son regard dans le sien en signe de défi, elle entreprit de chercher s’il avait de la monnaie, recherche qui s’avéra fructueuse puisqu’elle sortit une pièce de 2$ quelques secondes plus tard. Triomphante, elle tourna sur elle-même pour se pencher effrontément devant le jukebox. Entre eux, plus rien n’était étonnant. Leur petit jeu de drague avait déjà atteint les limites du raisonnable & s’il n’avait pas été de Jax ils auraient probablement consumé leur attirance sans se poser de questions, et pas de la façon la plus douce qui soit. Ou alors, ce n’était que Lou qui fantasmait, croyant qu’à 23 ans elle arrivait enfin à faire un minimum d’effet à James, qui lui s’en contrefichait peut-être d’elle et de ses simagrées, autant que lorsqu’elle était une gamine. À voir hen. La voix rauque et sensuelle de
Lana Del Ray emplit le Barking Spider et détendit d’un trait l’atmosphère, la rendant aussi douce et vaporeuse que du coton. La jeune fille fit volte face, s’avançant lentement vers James, venant récolter son prix.

« C’qu’il y a de bien, c’est que la surprise ça se joue parfaitement à deux. » ouais, elle l’invitait, lui, à danser avec elle… sachant très bien qu’il serait réticent.

Emily vint à la rescousse de James sans le savoir, agrippant le poignet de Lou et la faisant tournoyer autour d’elle, la remerciant d’être là, étant littéralement trop soûle pour se rendre compte de quoi que ce soit, ou trop euphorique c’est à voir, et zappant le petit plan qu’Abbott avait en tête. Quelques secondes plus tard et la rouquine retrouvait une semblant d’équilibre, arrêtant de tourner dans tous les sens, dansant avec sa nouvelle amie qui il y a à peine 3 heures ne connaissait même pas son prénom. Elles se souriaient pourtant maintenant, suivant le rythme langoureux de la chanson, les bras vacillants autour du corps, le bassin s’allongeant au rythme de la voix de la chanteuse. Lou avec sa mémoire de poisson oublia bien vite le petit jeu que James lui avait lancé, trop occupée à avoir du plaisir et à être une fière ambassadrice du carpe diem, mais sentit bien vite son regard s’attarder sur ses déhanchements lents et saccadés, et elle tourna la tête lentement vers lui. Était-ce une lueur de convoitise qu’elle voyait dans ses yeux? Et si elle se fichait des autres regards masculins qui s’attardaient maintenant sur elle, si elle les ignorait volontairement, qu'elle ne leur montrait pas le moindre intérêt et qu'elle ne concentrait son attention que sur James, ne dansant que pour lui? C'était drôle, puis elle était tout de même curieuse de voir comment il réagirait. Peut-être qu'il céderait tout de suite et la prendrait violemment sur le bar du Barking. Ou alors il se moquerait d'elle pour une raison obscure. Ça valait tout de même la peine de savoir, juste pour le fun au fond. Joueuse, la belle accentua alors ses mouvements, plus langoureux et plus fluides encore, s’avançant vers lui et oubliant complètement Emily. Il voulait qu’elle danse? Elle danserait. C’était un gage et elle avait la réputation d’être la meilleure pour tout relever de toute façon.

Les yeux toujours braqués sur James, Lou-Ann était maintenant tout près, entreprenant de danser le plus librement possible, en s’obligeant à ne jamais, jamais baisser les yeux et à toujours lui faire face. Limite, ce sera lui qui aurait l’air nul de ne pas l’accompagner. Les coups d’œil répétitifs des autres mecs autour d’eux lui confirma que son petit jeu de charme n’était pas mal du tout et elle osa même faire quelques pas de plus, se collant littéralement au corps du chirurgien, sentant son souffle sur son cou, respirant parfaitement l’odeur de son parfum. Elle lui sourie, fière, amusée, hautaine. La mélodie ralentissait et la belle dénota bien vite les dernières notes de la chanson, avant qu’une autre balade ne se mette à jouer. Déçue mais ne laissant rien paraître, la rouquine se pencha vers Sutherland, lui soufflant un délicat :

« T’as aimé? »

Moqueuse, la jeune fille se détacha, remarquant maintenant que tous leurs collègues de l’hôpital leur jetaient des regards curieux. Soucieuse de faire taire les rumeurs avant que celles-ci ne deviennent dangereuses, Lou-Ann se contenta de hausser les épaules, tendant la paume de sa main bien ouverte directement sous les yeux de James.

« Tu me dois un verre. » annonça-t-elle bien fort à Sutherland. « Il croyait pas que j’arriverais à refaire la même chorégraphie que Pablo et Tonya dans So You Think You Can Dance Australia. Pourtant, j’l’ai eu du premier coup. »

Bon, on lui avait toujours dit que c’était pas bien de mentir, mais de raconter une connerie de la sorte les sauverait peut-être d’un nouveau potin dévastateur au boulot et c’était pas la peine de s’y risquer. Voyant que son mensonge marchait et que les collègues se disperçaient dans le bar, Lou fila un coup d’œil victorieux à James.

« Toujours là pour te sauver les fesses. Et aussi pour faire ce que tu veux avec elles. Tu sais que je suis incapable de leur refuser quoique ce soit. » elle mima un rugissement de lion, avant de finir sa bière d’un trait.

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