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 goodbye, my almost lover.

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MessageSujet: goodbye, my almost lover.   Ven 13 Juil - 23:25


goodbye my almost lover, goodbye my hopeless dream. i'm trying not to think about you, can't you just let me be ? so long my luckless romance, my back is turned on you. should've known you'd bring me heartache, almost lovers always do.


« Les vols en direction de New York, Chicago et Washington souffriront d'un court retard. Veuillez nous excuser pour les désagréments occasionnés et merci de votre compréhension. ». Le microphone s'éteignit dans un grésillement sonore qui glissa contre les murs de l'aéroport sans que quiconque ne lui accorde réelle attention. Thomas sonda patiemment la foule de passagers qui déambulaient devant lui, complètement insensibles à la tension qu'il éprouvait. Il inspira profondément dans l'attente d'apercevoir son visage, ignorant la clameur des conversations incessantes et une légère odeur de tabac qui l'entouraient. Il lui avait donné rendez-vous sous l'horloge à huit heures précises, désireux de prendre tout le temps disponible pour lui annoncer ce qu'il s'apprêtait à faire. Pour lui faire ses adieux. Il quittait Los Angeles pour une mission en Amérique du Sud qui durerait sans doute plusieurs mois. Il l'avait accepté avec plus de précipitation qu'il ne l'aurait fait d'ordinaire, cependant il ne regrettait pas sa décision. Il avait besoin de prendre du recul vis-à-vis de Savannah, de son couple et c'était selon lui, le meilleur moyen de parvenir à tirer un trait sur l'opportunité avortée d'une relation plus qu'amicale, qui avait été la leur, quelques mois plus tôt. Il ne pouvait décemment pas entretenir de telles illusions plus longtemps, la chute n'en serait que plus longue et douloureuse. Son regard océanique s'arrêta sur le cadran de l'horloge et observa attentivement la course de l'aiguille des secondes : sept heures cinquante cinq ...

lax airport, 2005 Thomas Henley croisa les mains dans son dos, dissimulant ainsi l'agitation qui habitait chacune de ses cellules nerveuses. Il releva une énième fois le menton vers l'énorme horloge suspendue au milieu de l'aéroport, à quelques mètres des accès aux départs. Sa tenue civile paraissait presque obsolète aux côtés des deux costards cravates qui l'encadraient : mais c'était sans importance. Ils attendaient un fantôme. Malgré lui, c'était ce qu'il ne cessait de se répéter depuis qu'il avait reçu l'acte de décès officiel de Savannah Monroe. Qui était-il pour mettre la vie d'une jeune femme en stand-by, de cette manière ? Ce n'est que pour quelques semaines, se morigéna-t-il en se tenant droit comme une planche, valise entre ses pieds. Elle apparut soudainement dans son champ de vision, accompagnée de deux agents de sécurité. Thomas se composa un visage affable et lui adressa un mince sourire : « Tout va bien se passer mademoiselle, assura-t-il d'un ton confiant lorsqu'elle fut à proximité, faîtes-moi confiance. ». Leurs regards se croisèrent brièvement. Il discerna dans le sien, une lueur farouche et brillante de détermination, associée à une délicate nuance de couleurs chaudes. Il frissonna, imperceptiblement. Non, Savannah Monroe n'avait strictement rien d'un fantôme. C'était une guerrière qui luttait pour sa vie.

Thomas fût tiré de ses souvenirs par la discrète sonnerie de son téléphone portable. Un message de Lumen. Il la chercha furtivement du regard en quête de soutien et l'aperçu à l'autre bout du hall, assise sur un banc entre une femme enceinte et un large barbu. Ils échangèrent un sourire qui diffusa une onde de chaleur apaisante dans sa poitrine. Elle avait accepté de s'éloigner quelque temps, afin qu'il puisse régler ce qu'il avait à faire. L'horloge sonna huit heures et son regard se fixa de nouveau vers l'entrée. Le doute voila ses pupilles : et si elle ne venait pas, que ferait-il ? Il lui écrirait probablement une lettre depuis Washington. Mais il connaissait Savannah et rien ne vaudrait les mots qu'il lui offrirait de vive voix. Une chevelure brune familière à l'aspect sauvage apparu dans son champ de vision et une brise de soulagement souffla sur son esprit. Il expira lentement, expulsant toute la nervosité qui l'avait habité durant les cinq dernières minutes. « Tu es venue. » lâcha-t-il, d'une voix où l'on pouvait aisément percevoir soulagement et reconnaissance. Il demeura silencieux durant quelques secondes, s'apercevant qu'anxieux de ne pas avoir la possibilité de lui dire ce qu'il avait à exprimer, il n'avait pas songé un seul instant aux mots qu'il pourrait lui donner : « Je ... ». Elle le coupa aussitôt.


Dernière édition par Thomas F. Henley le Ven 31 Aoû - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: goodbye, my almost lover.   Mer 25 Juil - 17:19


You gave me so much and with you, I found the happiness I thought lost. Baby, what did I do ? Maybe, maybe you were too good, too good to me. No, I can't believe you're leaving me. Stay with me Baby, oh stay with me. Remember I said I'd always gonna need you. Remember you said you'd never gonna leave me.


Savannah tournait et retournait son téléphone entre ses doigts fins depuis déjà plusieurs minutes, sans réellement se rendre compte que ce geste traduisait explicitement une nervosité exacerbée par l'appréhension qui la tourmentait. Ses serveuses passaient devant elle, la mine anxieuse, mais n'osaient pourtant pas l'aborder pour lui demander ce qui semblait tant la tracasser. C'était comme si à cet instant précis, la Monroe s'était enfermée dans une bulle protectrice et imperméable aux tensions extérieures, mais qui émanait une angoisse protubérante qui attirait l'attention. Quiconque aurait l'audace de braver la frontière dressée entre elle et le reste du monde, explosant d'un simple toucher le havre duquel elle trouvait refuge, souffrirait de ses foudres : c'était la menace qui planait sur le visage de la gérante. Cette dernière consulta une nouvelle fois le message que Thomas lui avait envoyé dans la matinée : il lui avait demandé expressément de le rejoindre à huit heures, à la gare. Il partait, pour combien de temps, il ne l'avait pas précisé. Quelques semaines, quelques mois peut-être, voire des années. Des laps de temps qui semblaient interminables aux yeux de la jeune femme, qui s'effrayait dans la solitude qui semblait soudainement peser sur son cœur à la simple idée qu'il s'éloigne d'elle et quitte sa vie, lui qui y avait été si présent ces dernières années. Son estomac se souleva. Elle ne supportait pas l'idée qu'il s'en aille comme cela, sans qu'ils n'aient le temps de parler davantage, de partager ce qu'ils chérissaient tout deux. La culpabilité s'infiltrait par tous les pores de sa peau : elle s'était tellement focalisée sur les membres de son passé, qu'elle avait négligé son présent. Elle avait été obsédée par Aidan, Billie, Lucas et les autres, au péril de Thomas. Elle regrettait de l'avoir repoussé dans un coin de sa tête, quand bien même ses retrouvailles avec les autres lui avaient été vitales. « Je vous offre un café ? » demanda un quadragénaire qui s'était installé au bar. Émergeant de ses pensées nébuleuses, Savannah dévisagea son client qui ne cachait pas l'intérêt manifeste qu'il éprouvait pour sa silhouette indubitablement désirable. Malheureusement pour lui, la Monroe n'était pas dans une humeur propice à la diplomatie. « Tu veux pas qu'on s'encule aussi ? » répliqua-t-elle sèchement. Les yeux de l'intéressé s'écarquillèrent et Savannah quitta sa posture pour prendre l'air par la porte de derrière.

La jeune femme ajusta les bords de son débardeur sur ses hanches et quitta le Barking Spider où elle passait la plus grande partie de son temps. Elle avait parfois l'impression que les murs de l'établissement étaient les seuls qu'elle observait, si ce n'est ceux de son appartement et elle demandait quand la lassitude viendrait faire sa grande entrée pour lui démontrer qu'elle avait besoin de changer de décor. Pour le moment, elle ne pouvait se passer de l'atmosphère dynamique de l'endroit, c'est dedans qu'elle plaçait toute son énergie pour échapper à ses idées noires. Elle noyait la peine de ses amours, la colère fraternelle, tout ce qu'il y avait de nuisible dedans, pour faire jaillir la fierté qu'elle avait à tenir l'endroit. Néanmoins, ce soir ça ne suffirait pas elle en était convaincue. Elle sortit une cigarette de son paquet et l'alluma prestement pour en inhaler le tabac qui relaxa la tension qui animait ses épaules. Inconsciemment, elle savait qu'elle se rendrait au rendez-vous qu'il avait fixé. C'était sa dernière chance de lui dire au revoir, avant qu'il ne disparaisse pour un délais indéterminé. Pourtant, elle détestait d'ores et déjà ces mots. Elle n'avait jamais été particulièrement à l'aise avec les adieux, l'émotion l'emporte toujours sur les mots qui doivent être énoncés et généralement, si les larmes parlent plus que les paroles, il n'empêche qu'elles nimbent les souvenirs d'un pathétisme écœurant. Elle serait pathétique ce soir. Mais elle lui était reconnaissante. Il lui donnait la chance de pouvoir l'être, quand bien même cela sera difficile pour elle de faire ses adieux à celui qui avait été auprès d'elle tant d'années. Elle n'avait jamais pu dire au revoir à ces proches quatre ans plus tôt, lorsqu'elle avait dû s'enfuir au Mexique. Savannah lui en aurait sans doute voulu de la priver de ce droit, une nouvelle fois, en disparaissant out of the blue. Ce n'était pas une formalité pour elle, c'était un besoin vivace qui creusait ses entrailles, la meurtrissant déjà d'une séparation à laquelle elle n'était nullement préparée. But, that's the way life is.

La jeune femme fut ponctuelle, comme toujours. Elle n'arriva ni en avance, ni en retard, mais à la minute précise à laquelle on lui avait demandé de se présenter. Elle fut étonnée de voir autant de monde à un horaire pareille, sans doute parce qu'elle ne fréquentait que trop rarement les stations. La Monroe se hissa sur la pointe des pieds pour dépasser d'une demi-tête les voyageurs et repérer celui qui s'apprêtait à en être un. Elle n'eut aucun mal à le reconnaître, planté comme prévu sous la grande horloge où elle l'avait vu pour la dernière fois. Cela fit apparaître un goût amer sur la langue de la demoiselle : il avait commencé ici, cela voulait-il dire que cela se terminait maintenant ? La boucle s'apprêtait-elle à être bouclée ? Ses jambes la portèrent jusqu'au jeune homme dont le visage se transforma sous le soulagement qu'il semblait ressentir. Avait-il cru qu'elle puisse manquer ce dernier rendez-vous ? « Tu es venue. » Un sourire indolent s'installa sur les lèvres rosées de la mexicaine qui répondit : « Tu sembles surpris ! Aie-je déjà manqué un seul de tes rendez-vous ? » Leurs regards se croisèrent et l'espace d'un instant, ce fut comme s'ils retrouvaient une complicité qui ne les avait jamais vraiment quittés, mais qui s'était camouflée depuis un certain temps sous l'éloignement dont ils avaient été victimes .« Je ... » - « Tu te souviens ? C'est ici qu'on s'est rencontré pour la première fois. » l'interrompit-elle dans un murmure en désignant implicitement la grande horloge qui semblait symboliser le temps qui leur échappait, mais aussi celui qu'ils avaient partagé. « Ce jour là tu m'as demandé de te faire confiance et que tu serais toujours là pour moi. » ajouta-t-elle en sentant son regard se voiler sous l'influence du souvenir. « J'ai obéi comme si ça avait été une évidence. Tu ne m'as jamais déçue …. » Elle sentit ses entrailles se contracter et elle détourna son regard l'espace d'un instant, comme pour ne pas avoir à supporter trop longuement le poids de ses propres paroles et de sa signification. « Thomas ... » dit-elle. Tandis qu'une faiblesse fissurait son regard océanique, sa voix se brisa comme du cristal ...
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MessageSujet: Re: goodbye, my almost lover.   Lun 13 Aoû - 17:44


goodbye my almost lover, goodbye my hopeless dream. i'm trying not to think about you, can't you just let me be ? so long my luckless romance, my back is turned on you. should've known you'd bring me heartache, almost lovers always do.


Thomas n'aurait sans doute jamais envisagé un scénario pareil quelques mois plus tôt. Savannah et lui étaient rentrés du Mexique après avoir échangé quelques confidences plus poussées que les précédentes quant à leurs rapports. Néanmoins, après que la jeune femme ait ressuscitées d'entre les morts après quatre ans d'absence, celles-ci avaient été reléguées au second plan, sans qu'il ne puisse émettre la moindre protestation. Comment aurait-il pu lui reprocher de retrouver son oxygène ? Comment aurait-il pu décemment blâmer ses besoins vitaux quant à la réconciliation qu'elle menait avec son ancienne existence ? Les années qu'ils avaient partagées, plus proches que jamais, n'avaient été qu'une période hors du temps. À l'image d'un songe prolongé au cours duquel ils n'avaient eu à se soucier que de l'un et l'autre. Le respect qu'il nourrissait à son encontre l'avait tout bonnement empêché de la placer dans cette situation inconfortable où elle aurait été contrainte de choisir entre ce qu'ils avaient ensemble et ce qu'elle avait à reconquérir. Par ailleurs, sans doute aurait-il craint de connaître la véritable finalité de cet injuste ultimatum.
L'inquiétude qui écrasait ses épaules s'évapora instantanément lorsqu'il repéra la silhouette élancée et familière de Savannah se frayer un chemin à travers la masse anonyme qui les séparait encore, tandis que l'horloge au-dessus de lui sonnait les huit heures. Le londonien se fendit d'un sourire sincère, traduisant le bien-être palpable qu'il éprouvant en cet instant précis, rien qu'à la voir apparaître. Il aurait été incapable de démontrer l'émotion intense qui brûlait ses entrailles, aux brasiers rugissants des sentiments qu'il nourrissait vis-à-vis d'elle depuis si longtemps désormais. Il était seulement conscient de brûler vif, depuis des années. Et il n'aurait certainement pas su mettre les mots sur le trouble qui taraudait son corps entier à présent. Comment était-il possible de se sentir aussi heureux et pourtant à la fois si accablé ? Était-ce parce qu'il pouvait clairement percevoir la fin d'une ère les entourer d'une bulle salvatrice ? Une clôture qui le blesserait autant qu'elle le guérirait ? Elle s'immobilisa à une dizaine de centimètres de lui et il mesure combien les émotions qui le bouleversaient n'avaient pas de traduction suffisamment proche de la réalité pour être exprimées en simples mots. Ils échangèrent un regard empli d'une complicité intarissable. Et durant une fraction de seconde, ce fût comme s'ils étaient encore là-bas — à Tijuana. Comme si elle venait seulement d'exiger qu'il la rejoigne à la Querrancia avant qu'elle ne lui botte les fesses pour avoir délaissé plus d'une soirée le piano à queue qu'elle avait spécialement fait installé dans un coin de sa salle afin de saluer ses talents de pianiste.
L'ex-militaire trébucha sur les mots qu'il aurait souhaité lui transmettre et, elle le sauva de la chute inévitable vers laquelle il se précipitait. « Tu te souviens ? C'est ici qu'on s'est rencontré pour la première fois. » murmura-t-elle sans le quitter du regard. Évidemment qu'il s'en souvenait. Comment aurait-il pu oublier ? Savannah lui avait laissé une très forte impression ce jour-là — une impression qui s'était révélée indélébile. Il se souvenait précisément de l'aura de solidité, de force qui émanait de sa présence ; il remémorait tout aussi bien cette lueur de vulnérabilité plus discrète qui vivait dans ses pupilles lorsqu'il lui avait demandé de lui accorder sa confiance. Dès lors, il ne l'aurait trahie pour rien au monde. Il acquiesça doucement sans l'interrompre, le cœur aux bords des lèvres. Elle avait toujours été plus à l'aise avec les mots qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Ils avaient toujours eu cette facilité d'échange qui avait donné une profondeur à leurs dialogues et progressivement contribué à bâtir leur relation, quand bien même l'un serait plus silencieux que l'autre. « Ce jour là tu m'as demandé de te faire confiance et que tu serais toujours là pour moi. J'ai obéi comme si ça avait été une évidence. Tu ne m'as jamais déçue …. ». Un tic irrépressible vînt agiter la paupière de Thomas. Il savait très bien pourquoi il se sentait aussi mal à présent. .C'était parce qu'il avait l'impression lancinante de rompre l'engagement le plus sincère qu'il n'avait jamais prononcé au cours de son existence. Il avait la sensation de l'abandonner derrière lui, malgré le chemin qu'ils avaient longtemps arpenté ensemble au coude-à-coude. Elle n'est plus sous ta responsabilité. Elle n'a plus besoin de toi maintenant, tourne la page bordel de m**de ! l'avait admonesté Jack avec une touche d'exaspération. Mais celui-ci n'était jamais parvenu à saisir le lien qui le liait à la jolie barmaid. Cette relation dépassait en toute mesure le cadre des obligations professionnelles — et ce, depuis ses débuts. D'un autre côté, Jack avait-il véritablement tort ? Pouvait-il mettre sa propre vie entre parenthèses pour une romance qui ne viendrait sans doute jamais ? La voix de Savannah se brisa sans qu'elle ne parvienne à poursuivre et Thomas s'empara de ses mains, qu'il serra dans les siennes avec la douceur qu'il avait toujours employée vis-à-vis d'elle. « Savannah, commença-t-il d'un ton proche de la rupture. Il darda son regard dans les pupilles océaniques de la jeune femme, cherchant à instaurer ce contact qui leur était si fidèle lorsque les mots venaient à manquer. Tu te souviens les fois où l'on évoquait notre retour à Los Angeles, quand nous étions encore là-bas ? mentionna-t-il, un dessin nostalgique s'esquissant délicatement sur ses traits angulaires. Il marqua une courte pause et cherchant ses mots, tout en caressant les paumes de la jeune femme à l'aide de ses pouces. Nous n'avions pas envisagé que nos habitudes deviennent presque obsolètes ici. Et pourtant, nous les avons gardé ! Mais ce n'était plus seulement à propos de nous. » Il guetta une réaction sur son visage et baissa les yeux un court instant avant de reprendre une nouvelle fois : « Tu sais, on m'a souvent conseillé de te laisser partir depuis notre retour. Parce que tu n'es plus en danger, parce que la mission est terminée, parce que je n'appartiens pas à l'existence que tu mènes ici et qu'apparemment c'est un coup à se brûler les ailes que de s'évertuer malgré tout à rester dans ton univers sans être un membre à part entière. Et jusqu'à présent, j'en étais à penser fuck what people think, I'm standing her sides, no matter what, poursuivit-il en adoptant quelques mimiques liées à son discours de rébellion à l'opinion de ses proches. Il marqua une nouvelle pause en inspirant une bouffée d'oxygène. « Tu sais pourquoi, déglutit-il. Et si je m'en vais maintenant, ce n'est pas parce que je renonce à être là pour toi, mais parce que je dois prêter attention à ce qui est bon pour moi. ». Il redressa le menton et lança un regard semi-circulaire à l'endroit qui avaient accueilli deux moments forts de leur relation, comme lorsque l'on quitte le cocon familial et que l'on jette un dernier coup d’œil par-dessus son épaule pour en garder les derniers détails les plus infimes. [color=indianred]« On sera toujours liés l'un à l'autre tu sais, reprit-il. Peu importe le temps qui s'écoule jusqu'à ce que je revienne. J’éprouverais toujours ... Il s'interrompit et s'humecta les lèvres, légèrement tendu. J'éprouverais toujours quelque chose de très fort pour toi. Ce sera toujours là. En attendant, fais-moi une faveur ... »
Il lui offrit un sourire serein tandis que ses pupilles se voilaient encadrées d'un froncement de sourcils difficile, exposant la contradiction tempétueuse qui l'agitait depuis qu'elle était apparue quelques minutes plus tôt. Ses mains glissèrent sur les avant-bras de la jeune femme pour atteindre ses épaules. Il l'attira contre lui, dans une étreinte ferme et douce à la fois, comme s'il n'avait jamais été disposé à se détacher d'elle un seul instant. .... sois heureuse. Et vis, Savannah. » chuchota-t-il à son oreille.


Dernière édition par Thomas F. Henley le Ven 31 Aoû - 18:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: goodbye, my almost lover.   Ven 17 Aoû - 19:26


You gave me so much and with you, I found the happiness I thought lost. Baby, what did I do ? Maybe, maybe you were too good, too good to me. No, I can't believe you're leaving me. Stay with me Baby, oh stay with me. Remember I said I'd always gonna need you. Remember you said you'd never gonna leave me.



Il était temps de se séparer, l'heure avait sonné tel un glas funeste, l'instant tant redouté était au beau fixe ; ils se tenaient désormais l'un en face de l'autre, leurs corps respectifs agités du tremblement distinct et similaire qui traduisait d'ores et déjà le manque qui se creusait dans leurs organismes. Et comment aurait-il pu en être autrement ? En quatre années, Savannah n'avait jamais quitté Thomas. Elle ne s'était jamais passée de sa présence, aussi discrète soit-elle ; il s'était toujours trouvé trois pas derrière elle, à son côté, il lui avait toujours signifié qu'il était là par le biais d'un message, parfois même d'un appel, mais jamais il ne s'était retiré physiquement de sa vie, et aux yeux de Savannah, cela paraissait quasiment insurmontable. Comme si un mur immense se dressait devant elle et la narguait, car sans la moindre assistance, ses propres moyens demeuraient dérisoires. Elle devait dire adieu à une part d'elle-même, cette nouvelle aile qui s'était formée dans l'adversité de son vécut et qui lui avait permis d'endurer ce qui avait détruit tout le reste. Comment son monde pourrait-il tenir debout, avec fierté, si le pilier principal qui avait tout rebâti, s'évaporait dans la nature, vers des horizons lointains et inconnus ? Elle l'ignorait et l'écho démuni de ce constat fut plus douloureux encore que tout le reste. Les mains du jeune homme s'emparèrent de ses paumes et machinalement, Savannah referma ses doigts sur sa peau, s'agrippant subitement à lui avec la force des émotions qui bouleversaient tant son myocarde enchaîné à un autre ; si tel n'avait pas été le cas, peut-être qu'ils ne seraient pas ici, déchirés par une séparation à laquelle elle n'était nullement préparée. Une lueur farouche, peut-être folle, se dressa dans son regard ; elle refusait de lui dire au revoir.

« Savannah. Tu te souviens les fois où l'on évoquait notre retour à Los Angeles, quand nous étions encore là-bas ? » L'énonciation des instants partagés à Tijuana la transporta une fraction de seconde à l'appartement miteux qu'ils avaient partagé, qu'ils avaient aménagé ensemble pour métamorphoser les lieux en un foyer chaleureux. Elle se le remémorait avec une netteté effrayante de précision. Ils avaient tergiversé longuement, toute une nuit, de toute une vie. « Ça paraît si loin, à présent. » répondit-elle, d'une voix modulée par l'étroitesse soudaine de sa gorge crispée. Peut-être même que cela remontait à plusieurs éternités. Peu importe, puisque cela vivait encore dans sa mémoire, chaque petit détail, chaque mot qu'ils avaient échangé, chaque sentiment qu'ils avaient partagé. Tout restait gravé, dans son esprit et dans son cœur. Et cette justesse aiguise le tranchant de la lame qui saigne son myocarde à vif. « Nous n'avions pas envisagé que nos habitudes deviennent presque obsolètes ici. Et pourtant, nous les avons gardé ! Mais ce n'était plus seulement à propos de nous. » La jeune femme darda son regard dans le sien, recherchant l'once d'amertume qu'elle craignait d'y trouver ; dès qu'ils avaient remis les pieds à Los Angeles, Thomas avait compris qu'elle serait inexorablement attirée vers Aidan. Peut-être le savait-il avant, depuis longtemps. Il avait sans doute espéré que rien ne change, mais dès que l'appel annonçant sa réhabilitation avait été donné, tout s'était déjà transformé. « Tu sais, on m'a souvent conseillé de te laisser partir depuis notre retour. Parce que tu n'es plus en danger, parce que la mission est terminée, parce que je n'appartiens pas à l'existence que tu mènes ici et qu'apparemment c'est un coup à se brûler les ailes que de s'évertuer malgré tout à rester dans ton univers sans être un membre à part entière. Et jusqu'à présent, j'en étais à penser fuck what people think, I'm standing her sides, no matter what, tu sais pourquoi. Et si je m'en vais maintenant, ce n'est pas parce que je renonce à être là pour toi, mais parce que je dois prêter attention à ce qui est bon pour moi. » Savannah hocha la tête, saisissant chacun de ses mots au vol pour les garder précieusement contre elle. La vague de ses sensations quant à elle, s'écroulait sur la surface chatoyante d'une mer placide, perturbée par un tourbillon de confusion qui naissait en elle, duquel jaillissait une culpabilité refoulée. « Je te serai toujours reconnaissante pour tout ce que tu as fais pour moi Thomas, tu m'as apporté bien plus que ce que ton grade te dictait de faire. Tu as été humain et j'avais besoin de ça. » dit-elle en pressant les paumes du jeune homme contre les siennes. « Et je suis désolée … De ne pas avoir été capable de partager ce qu'on avait avec la même sincérité que toi, de ne pas avoir pu l'oublier. » dit-elle, en baissant les yeux une fraction de seconde, sous l'embarras que lui causait inexplicablement ce sujet, lorsqu'elle l'énonçait aux oreilles du Henley. Il était amoureux d'elle, depuis longtemps et elle le savait. « D'une certaine façon, depuis le début on sait que nous allons terminé comme ça, on a juste décidé de l'ignorer. » ajouta-t-elle, dans un murmure.

Ses membres tremblaient, comme si un froid mordant venait de l'envelopper d'une étreinte glaciale. Elle savait pourtant que cela n'avait rien avoir avec un changement de température, ou même avec son corps ; c'était son âme toute entière qui s'ébranlait. « Dis-moi que tu ne me déteste pas .. » dit-elle, dans un souffle à demi suppliant. Car il s'agissait aussi de cela ; une blessure latente qui menaçait d'être ouverte, s'il la quittait sans l'avoir d'une manière ou d'une autre dans son cœur. Parce qu'elle avait toujours craint que leur relation se brise, à cause de la non-réciprocité de ce qu'il éprouvait pour elle, que l'amour ou l'affection, ne se transforme en haine. Elle perçut sa surprise, avant même de relever son visage vers lui ; et comme toujours, les mots s'étalèrent sur elle, comme un baume. « On sera toujours liés l'un à l'autre tu sais, peu importe le temps qui s'écoule jusqu'à ce que je revienne. J’éprouverais toujours ... J'éprouverais toujours quelque chose de très fort pour toi. Ce sera toujours là. En attendant, fais-moi une faveur ... » - « Tout ce que tu veux … » Elle défaillit presque sous la douceur et la tendresse de l'étreinte dans laquelle il l'entraînait. Elle sentit ses bras forts l'entourer avec réconfort et bientôt, il murmura contre son oreille ; « sois heureuse. Et vis, Savannah. » Des perles salées s'extirpèrent enfin des prunelles océanes de la jeune femme, dont l'intensité sembla prendre les proportions des profondeurs marines et ses bras se lièrent autour du jeune homme ; un échange de sentiments purs, éclatant. « C'est une requête difficile à satisfaire, mais je te promet de tout faire pour. » dit-elle, avec un sourire contrit sur le visage, face aux péripéties à venir. Un court silence s'installa et elle repris ; « Je n'arrive pas à le dire, » Ses beaux traits se crispèrent un instant, tandis que les mots d'adieu faisaient foule dans son esprit et la frustration l'emporta sur l'incapacité à en choisir ne serait-ce qu'un seul ; « Je vais m'en vouloir, si je ne le dis pas. » ajouta-t-elle avec un rire nerveux. Ses yeux croisèrent les siens où régnait une tranquille assurance et elle se calma, sans pour autant parvenir à ajouter quoi que ce soit. Je ne le veux pas, je ne le veux pas ....
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MessageSujet: Re: goodbye, my almost lover.   Ven 31 Aoû - 18:01


goodbye my almost lover, goodbye my hopeless dream. i'm trying not to think about you, can't you just let me be ? so long my luckless romance, my back is turned on you. should've known you'd bring me heartache, almost lovers always do.


Thomas lia ses doigts aux siens comme à deux ancres susceptibles de le retenir quelques minutes supplémentaires, tandis que le temps s'échappait au-dessus de leurs têtes, vers l'inévitable. Si dans un premier temps il avait été à court de mots suffisamment forts pour traduire l'émotion intense qui brûlait dans sa poitrine, il parvînt rapidement à laisser celle-ci s'exprimer d'elle-même en franchissant ses lèvres dans son état le plus pur. « Je te serai toujours reconnaissante pour tout ce que tu as fais pour moi Thomas, tu m'as apporté bien plus que ce que ton grade te dictait de faire. Tu as été humain et j'avais besoin de ça. Et je suis désolée … De ne pas avoir été capable de partager ce qu'on avait avec la même sincérité que toi, de ne pas avoir pu l'oublier. ». Thomas releva leurs mains liées les unes aux autres pour les contempler avec intérêt et toute la paix intérieure qu'il était parvenu à instaurer au propos qu'elle évoquait. « Je ne pourrais jamais t'en vouloir pour ça, objecta-t-il d'une voix égale. Au contraire. Merci ... Il inspira profondément, avant de reprendre : Merci d'avoir été la plus forte de nous deux. Tu ne réalises sans doute pas à quel point j'admire cette qualité chez toi. J'ai beau avoir assisté aux pires instants de ton existence, tu restes tout de même l'une des personnes les plus solides, les plus courageuses et déterminées qu'il m'ait été donné de rencontrer. Et crois-moi, j'en ai croisé du monde. Merci d'avoir porté ton amour pour lui durant tout ce temps. Et merci, de m'avoir épargné une longue chute. ». Les choses auraient été nettement plus difficiles aujourd'hui, s'ils avaient accepté d'emprunter la voie de la facilité. L'ex-colonel lui était reconnaissant au-delà des mots pour leur avoir épargné la rancœur et toute l'acidité que ceci aurait apportées. Jamais il n'aurait souhaité emporter ce souvenir d'elle avec lui. « D'une certaine façon, depuis le début on sait que nous allons terminé comme ça, on a juste décidé de l'ignorer. » ajouta-t-elle, et il approuva d'un hochement de tête. « Bonnie & Clyde passeraient presque pour une paire de génies à côté de nous. » compléta-t-il dans une tentative d'humour. Il passa son pouce sur la pommette de la jeune femme dans l'espoir de la voir sourire. Elle n'en fît rien et l'esquisse d'une grimace suppliante déforma momentanément ses traits : « Dis-moi que tu ne me déteste pas .. ». Le sourire rassurant de Thomas s'effaça soudainement. Pouvait-elle sérieusement envisager qu'il puisse nourrir un sentiment aussi extrême envers elle ? « Ne sois pas stupide. Je ne t'ai jamais autant aimé qu'aujourd'hui. » répliqua-t-il doucement, sans la moindre trace d'amertume, ni de déception. Il exposait seulement un fait et c'était là l'essentiel. Il ne pourrait supporter l'idée qu'elle le voit partir sur une méprise de cette sorte. Il l'attira contre lui, faisant abstraction du décor qui les entouraient. Le parfum qui émanait de ses boucles brunes vînt chatouiller ses narines et il ferma les yeux durant quelques fractions de seconde, s'imaginant qu'ils puissent être seuls, ailleurs.
Thomas se rendit compte qu'il n'était désormais plus le seul à maintenir solidement leur étreinte. Ils s'agripaient mutuellement à l'autre, comme posséder par cette angoisse lancinante, que de voir l'autre s'échapper de leur emprise et disparaître progressivement à l'horizon, tel un mirage subitement inaccessible. L'anglais avait cet étrange sentiment, d'avoir progressé dans un épais brouillard durant toutes ces années. Il avait marché, marché et marché encore dans l'incertitude, soulevé par les fils invisibles d'une destinée qu'il avait mal interprétée. Comme n'importe quel autre pantin, il appréhendait sourdement l'instant où les ciseaux faucheraient ces ficelles si sécurisantes et pourtant dignes des pires entraves. Il y voyait clairement à présent. C'était même aussi limpide que de l'eau de roche. Bientôt, ils devraient se détacher l'un de l'autre. Puis, ils devraient accepter l'échéance, l'inévitable et se laisser partir dans une direction qui ne serait désormais plus similaire. C'était indéniablement l'une des tâches les plus difficiles qu'il se soit octroyé au cours de toute son existence. C'était comme de s'aventurer à s'amputer d'un membre. Savannah faisait inéluctablement partie de lui, qu'ils le veuillent ou non. Elle représentait cinq années de sa vie et tellement plus que ça. 1 826 journées qu'il ne pourrait jamais, jamais oublié. Elles avaient été régénératrice pour lui et lui avaient permis de se retrouver complètement, aux côtés de la jeune femme.
« C'est une requête difficile à satisfaire, mais je te promet de tout faire pour. ». Ils partagèrent un sourire similaire et une sensation d'achèvement se faufila doucement dans le cœur de l'anglais. Il amorça un geste pour récupérer son sac. La voix de Savannah l'interrompit dans son mouvement : « Je n'arrive pas à le dire ... Je vais m'en vouloir, si je ne le dis pas. ». Il cligna des yeux, un court instant. Soudainement, sans qu'il ne le prémédite lui-même, il s'approcha pour prendre délicatement son visage dans la coupe de ses mains et déposa un baiser chaste au goût de sel sur ses lèvres. Ça n'avait strictement rien de romantique, bien au contraire. C'était la rupture même de toute l'ambiguïté qui avait flotté entre eux durant toutes ces années. Une clôture. L'horloge sonna vingt heures en huit gongs sonores à travers l'aéroport. Il s'écarta de quelques centimètres, front appuyé contre le sien et pupilles plantées dans le paradis océanique de ses yeux. « Laisse-moi partir maintenant. Tourne-toi, marche. Retrouve Billie. Insulte les automobilistes. Récupère ta vie et, récupère-le. » murmura-t-il, tandis qu'une larme clandestine coulait le long de sa propre pommette. Il n'avait pas besoin de nommer Aidan pour qu'elle comprenne de qui il parlait. « Aurevoir. » ajouta-t-il d'une voix plus déterminée, en s'écartant une bonne fois pour toutes. « Je reviendrais, je te le promets. »
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