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 ELENA&JARROD - Because you're still here...

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MessageSujet: ELENA&JARROD - Because you're still here...   Jeu 9 Aoû - 22:17

Je traversais la rue, regardais à droite, puis à gauche. Je ne savais pas toujours si je faisais ce qu’il fallait faire. Après tout, parfois, j’osais m’aventurer là où il ne fallait peut être pas. Le gout du risque somme toute, vu mes antécédents. Le boulot, toujours le boulot. Un jour peut être m’y ferais je. Oh ne vous inquiétez pas, j’aime danser, mais pas forcément ici. J’aurais aimé faire plus, aller ailleurs, mais c’était définitivement pas mon truc de viser plus haut, je redescendais toujours. Naïve ou rêveuse, tout en étant fataliste, un curieux mélange n’est il pas ? Mon job restait plaisant et libérateur. Un moyen de ne pas penser, de rêver sans cesse, de rester finalement dans cette bulle. Je repousse une mèche de cheveux, je m’approche du bar où je travaille et je souris. Le videur le fait aussi, le patron reste à me regarder, je le flatte depuis vais m’apprêter. Je choisi ma tenue, je me maquille, me coiffe devant ce miroir qu’on les grandes stars. Je souris. Une de mes collègues danseuses s’approche, un peignoir en soi sur les épaules. Je regarde d’abord le vêtement puis lève mes yeux vers elle. C’est une femme splendide, brune comme l’ébène, la peau mate, les yeux d’un vert transcendant et un sourire à vous faire damner un saint. « Le beau brun est là Lena.. » Je me marre.. Depuis qu’on m’a vu me stopper pendant une danse et observer le nouveau musicien, puis tenter de lui adresse la parole, tout le monde nous prête un truc. Ce que je ne nierais pas c’est que j’aime le fait de savoir qu’il est là, j’ignore pourquoi, mais je sens dans mes trippes que cet homme mets dans la musique tout ce qu’il ne sait exprimer autrement. « Tanyah, je t’ai déjà dit je fais qu’apprécier ce qu’il joue, rien d’autre. » Elle sourit, un sourire qui veut tout dire sans utiliser de mots mais tout en disant absolument tout. Elle s’en va, me laisse à ma rêverie. Je joue un instant de mes doigts, avec la mèche qui tombe sur mon épaule, puis décide à entrer en scène. Je sors de la loge, m’installe dans la pénombre, puis le show commence. Tout disparait, seul le son de mes pas sur le bois, la musique entrainante, résonnent à mes oreilles. Plus rien ne compte. Ni mes amours bafouées, mon enfance désabusée ou mon innocence perdue. Tout a disparu. Et là, dans les ténèbres je le reconnais, lui. Je saurais qui il est entre mille et pourtant, comment entrer en contact sans qu’il fuit chaque mot comme si chacun fusse une torture. Le show est terminé et je retourne dans ma loge, je troche la sublime robe qu’on m’a prêté et je revêts mon top rouge sang et mon short en jean, allié à mes sandales noires. Je sors par la porte de derrière puis le rejoint en salle. J’arbore un de mes sourires charmeurs, voire mutin, sachant pertinemment que sur lui, ça n’aura probablement aucun effet. « Alors tu as aimé ? J’ai beaucoup apprécié ton morceau pour ma part, j’aurais dansé longtemps dessus.. » Je ne sais même pas s’il se souvient de qui je suis, ni même mon nom. Quand bien même nous puissions nous voir tous les jours que dieu fait. Il est comme une brume, un fantôme, de ceux qui sont là sans l’être. « Tu bois un verre en ma compagnie ? » je fais signe, j peux boire à outrance, une fois mon show terminé. C’est pratique, quand la musique s’éteint et que vos cauchemars reviennent. Le serveur amène une boisson pour moi, et il s’enquiert de la sienne. La soirée commence ? Peut être, ou peut être pas.
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MessageSujet: Re: ELENA&JARROD - Because you're still here...   Sam 11 Aoû - 22:10

Il s'étire comme un chat, les bras vers le plafond de la mezzanine. Ses muscles s'activant, s'assouplissant tandis qu'il baille à s'en décrocher la mâchoire. Une tasse de café encore fumant prône sur le plan de travail. Il se réveille tant bien que mal d'une sieste promptement acquise après avoir donné son cours de taekwondo. Ces gamins remplis d'énergie le crevait toujours, il appréciait énormément ce qu'il faisait, mais avoir parfois dix gosses qui se chamaillent, qui braillent ou qui sont tout bonnement infatigables peut être très épuisant. Heureusement, ce n'était que deux fois par semaine. Étonnant de voir à quel point il avait pu devenir aussi flemmard, lui qui -auparavant- passait ses journées à cent à l'heure, à effectuer des cascades toutes plus dangereuses les unes que les autres. Un boulot remplis d'adrénaline. Et aujourd'hui... Donner des cours aux gamins, c'était surtout pour le plaisir. L'argent aussi, mais surtout le plaisir. Et pouvoir se garder un minimum en forme. Et jouer de la musique à droite à gauche pour un salaire de misère... Je pense que c'est un manque total de motivation qui l'a poussé à prendre ce genre de job. Jouer de la musique le soir pour presque rien, s'exprimer à travers les notes. Même s'il vous dirait qu'il fait ce boulot juste parce qu'il n'avait trouvé que ça. Quand bien même il passe son temps à mentir, il ne peut se duper lui-même quant au fait que son ancien travail lui manque.

Il avale son café d'une traite, laisse la tasse dans l'évier et s'étire une dernière fois. Sa main se glissa sur son visage, avant d'ébouriffer ses cheveux sombres. Il fallait qu'il se réveille un minimum, qu'il ai l'air moins grognon que d'ordinaire. Une fois décidé, il ramassa sa veste en cuir, ses clefs et son casque de moto. Il enfile sa veste, ferme sa porte et le casque sous le bras, il traverse le parking pour s'arrêter devant sa moto. Personne le connaissant n'aurait jamais approuvé qu'il conduise un tel engin. D'ailleurs il avait eu pas mal de soucis, bien qu'avec n'importe quel véhicule, sa conduite aurait été la même. Il était considéré comme un conducteur dangereux, de plus il avait accumulé pas mal d'excès de vitesses. Mais il avait toujours voulu avoir une moto. Quand sa fiancée était encore de ce monde, il s'était résolu à mettre son rêve de côté et à prendre une voiture. Jarrod enfila son casque, baissa la visière et démarra l'engin. Il quitta le parking pour se glisser à travers la circulation. Alors qu'il roulait sur la route éclairée par les lampadaires, il se demandait encore où il jouait ce soir. C'était tout à fait son genre d'oublier ce type de détails pourtant importants. Il avait pas toujours la tête à penser à tout. Le jeune homme fit un écart brusque, surprit, évitant de justesse une berline noire un peu trop pressée. Il jura après le conducteur qui accéléra juste assez pour le doubler. Jarrod fit un geste que nous qualifions d'obscène en étant sûr que le conducteur l'aperçoive dans son rétroviseur et l'insulta plus encore par la suite avant de continuer sa route. Quel crétin celui-là. Râlant encore dans son casque il arrive sur le parking du bar et part se garer.

Lorsqu'il passe devant le videur ce dernier l'interpelle tout en le laissant passer. « T'es encore en retard ! » Son casque sous le bras, Jarrod lui réponds en acquiesçant tandis qu'il baillait encore. Retard ou pas retard, ça ne changeait pas son salaire. Le jeune homme partis déposer ses affaires, croisant les danseuses qui se préparaient. Comme une ruche qui bourdonnerait, les travailleuses s'activant pour la future récolte de pollen, les jeunes femmes s'activaient pour le show. Des regards se posaient sur lui tandis que certains sourires se faisaient enjôleurs. Elles gloussaient tout en se préparant, alors, qu'impassible, il se dirigeait déjà vers la scène pour les musiciens. Il s'étirer les bras devant lui et lorsque la lumière s'éteint enfin, la musique commence et le show avec. L'on ne saurait dire s'il aime faire ça ou non. C'est assez compliqué et il ne vous donnera surement jamais son avis sur la question. Il ne se préoccupait de rien, juste de ce qu'il devait jouer. Même ses relations de travail se limitaient, il parlait peu et préférait ne pas trop trainer longtemps. Une fois le show terminé -et comme chaque soir- il va chercher ses affaires et s'installe en salle histoire de boire un verre. C'était comme une habitude, voir une obligation que de boire après avoir joué. Peut-être que la musique lui rappelait trop cette jeune femme blonde qui avait su emporter son cœur et qui ne lui avait pas rendu. Il buvait souvent après, pour cesser de penser à elle, pour oublier. Ou du moins tenter d'oublier. Passant une main dans ses cheveux et encore perdu dans ses pensées, il était évident qu'il ne l'avait pas vu venir. « Alors tu as aimé ? J’ai beaucoup apprécié ton morceau pour ma part, j’aurais dansé longtemps dessus... » Il ne fut cependant pas surpris de sa venue. Il était sans doute habitué maintenant, qu'on vienne l'aborder de cette manière. Il prit la peine tout de même de la regarder, elle lui avait demandé si il avait aimé. Aimé quoi ? C'était qui déjà ? Le peu d'attachement et d'intérêt qu'il portait pour les autres était déroutant. Ah oui, c'était une des danseuses. Son nom par contre, il n'aurait pas fallut lui demander. Il n'aurait pas même pu dire son avis, il ne regarde jamais le spectacle, il n'est pas payé pour ça et il ne vient pas pour ça. Il ne daigna donc pas lui répondre. « Tu bois un verre en ma compagnie ? » De toute façon il voulait boire. Avec ou sans elle, le résultat était le même, il buvait. Elle commandait sa boisson tandis qu'il haussait les épaules. « Pourquoi pas... » Il commanda son verre aussi, avant de poser son regard sur la salle.
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MessageSujet: Re: ELENA&JARROD - Because you're still here...   Lun 13 Aoû - 22:36

Ce mec est une énigme pour moi. Je ne suis pas fan des énigmes ordinairement. Je préfère les gens faciles à déchiffrer, genre livre ouvert. Même si moi je ne le suis pas et suis loin de l’être. Après tout qui me connait vraiment. Peu de gens, voire personne. Je ne me confie pas des masses, je n’aime pas ça, je trouve ça trop intime, trop personnel. Après tout, ma vie ME regarde non ? Et si je préfère la solitude – relative – ça me regarde non ? Les gens pensent souvent qu’il faut tout dire, qu’il s’agit d’un manque de confiance ou de loyauté ou que sais-je. Mais connaissent-ils le jardin secret ? L’envie de garder pour soi ? Non, les gens aiment savoir, car savoir, c’est exercer un certain pouvoir sur l’autre. Mais parfois pousser le savoir mène à un tout autre résultat.. Plus on pousse, moins on a comme on dit parfois. Jarrod fait partie de ces gens là, ceux qui préfèrent garder pour eux leurs cicatrices, leurs blessures. Qui finissent par errer dans leur monde, évoluant parmi les gens plus par obligation que par choix. Je devrais sans doute pas y songer et m’immiscer dans l’intimité des gens, mais c’était plus fort que moi, il fallait que je sonde les gens, que je les analyse, parfois j’avais des véritables déceptions et préférais ignorer les découvertes, d’autres c’en était d’agréables. Ce soir le show avait fait le résultat escompté d’ailleurs. Sauf peut être sur Jarrod qui comme d’habitude n’en avait rien à faire. Si je ne l’avais étudié sous toutes ses coutures, j’en serais sans doute vexée. Toute façon je ne cherchais pas non plus à plus que découvrir ce qui se cachait sous ses airs d’asocial.


Il finit par lâcher un « pourquoi pas ». Je me demandais si la soirée serait aussi passionnante qu’elle partait. Si il alignait deux mots à l’heure on aurait peut être un semblant de conversation dans dix ans ? Ne pas regarder mes pieds, ne pas mater tout ce qui se trouve à portée, et tenter de briser la glace. Vous avez un pic à glace ? Une bombe ? Parce que là ça s’avérait dur de chez dur. Même nue je suis sure qu’il ne bougerait pas. Dire que je n’avais pas l’habitude qu’un mec ne m’adresse pas deux mots était un euphémisme. Mais bon, je m’étais lancée, à moi d’assumer. Je buvais lentement – histoire de laisser passer les longues minutes – et le regardais tout en cherchant de qui lancer un sujet. Je me voyais déjà parler fonte de la calotte glaciaire ou fin du monde tant je savais plus quoi dire. « Ca fait longtemps que t’es à LA ? » Question ultra bateau et totalement pourrie, mais on fait avec ce qu’on a. De toute façon il faut le dire, la calotte glacière, je n’en avais rien à battre. L’écologie je m’en moquais bien. Fallait que je le fasse parler un peu ou cette discussion finirait comme le glaçon fondu de mon verre. « Moi je suis pas née ici mais j’y suis depuis longtemps. Au fait tu joue qu’ici ? J’adore vraiment la façon dont tu joues.. » A ce rythme là j’allais faire toute la discussion, ça me dérangeait pas pour le moment mais ca finirait lourd au bout d’une heure.. Je regardais mon verre et écoutais la musique ambiante, ce mec avait tour du poulpe, il ne parlait pas, il bougeait à peine et il glissait. Pour quoi je l’avais suivi moi, les filles étaient tout de même vachement plus…sociales. Enfin ça dépendait des filles bien sur, il y en avait des pas très abordables aussi. Vous me direz je pourrais tout aussi bien tenter – je précise tenter – de l’emmener voir les chiottes du bar et de m’envoyer en l’air. Mais j’avais tout autant de chances – je pense – de tenter de sauver la planète.
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