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 MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell

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MessageSujet: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Sam 1 Sep - 18:12

Oh Fuck... !
Muse & Joey.

Journée de merde, semaine de merde, mois de merde, année de merde. Bordel qu'est ce qu'elle faisait encore là. Elle allait être terriblement en retard. Elle avait trop dormi, et pourtant c'était rare, généralement pas moyen de s'endormir, de fermer l'oeil, non elle restait comme une conne les yeux ouvert, Jaxson non loin d'elle dans le lit, n'osant plus s'approcher d'elle, ni la toucher, mais n'ayant pas encore réussit à décider de quitter le lit conjugal. Au moins il avait peut être ce qu'il voulait, la torture lente et douloureuse de sa femme. Little Bastard. D'un coté c'était probablement parce que généralement Joey ne dormait pas qu'aujourd'hui elle dormait trop. Parce qu'elle en avait terriblement besoin, qu'elle allait claquer si elle ne dormait pas. D'un coté aujourd'hui elle était sensé être à 8 heures à l'hôpital... Comme tous les matins en somme. Sauf qu'aujourd'hui elle avait des internes avec elle pour la visite, et que ça la foutait extrêmement mal d'arriver après eux. Elle enfila ses talons à toute hâte ne fit pas vraiment attention à comment elle avait coiffé ses cheveux. Allez en voiture Simone. Journée de merde, semaine de merde, etc... Pourquoi se Biiiiip de bagnole refusait de démarrer. Un essai, deux essais, trois essais. Joey perdait son sang froid légendaire... Il fallait dire qu'avec la marque de l'oreiller sur la chaussure, la reine des glaces avait déjà pris un sacré coup. Elle sortit de sa voiture, attrapa son sac et commença à courir dans la rue. Elle n'aurait franchement pas du mettre des talons, elle avait l'air du poule qui danse le french cancan, c'était ridicule. Elle héla un taxi qui passait par là qui ne s'arrêta pas... Soit il avait déjà quelqu'un, soit il n'avait pas envie d'avoir une basse court dans son automobile. Fait chiez.. Huit heures moins quart, elle y serait jamais c'était sûr. Puis elle commençait à fatiguer à force de courir. Elle n'était pas franchement une marathonienne et n'avait jamais participer à la course en escarpin... Shame on elle, elle savait. Mais franchement, là maintenant, elle avait d'autre chat à fouetter. Comme son chemisier qui voulait se faire la male et son bouton de décolleté qui sautait régulièrement à cause de la brettelle du sac pour dévoiler des sous-vêtements plus que charmant. Décidément ce n'était pas son jour... Elle aurait mieux fait de se faire porter pale.

Soudainement à quelques mettre d'elle, elle vu un taxi la porte ouverte, elle fit un dernier effort pour courir jusqu'à la porte et embarqua sans vérifié s'il y avait quelqu'un à l'intérieur. Le taxi partit. En réalité elle savait tout à fait que quelqu'un devait déjà habiter ce taxi... Mais honnêtement elle s'en fichait de partager, et aujourd'hui elle espérait vraiment que personne ne se mette en travers de sa route. Sinon elle risquait de lui éclater sa tronche. Non elle n'avait pas ses règles... Mais honnêtement, les poils en moins, elle ressemblait à une femelle loup garou un jour de pleine lune. Très très énervée. Contre tout et tout le monde. Elle chercha à reprendre son souffle. Se recoiffa vaguement. Puis entrepris de s'excuser avec l'autre passager. « Je suis vraiment désolée, j'espère que ça vous dérange pas de partager.. Je suis vraiment très... » Elle se retourna vers la personne à coté d'elle, et resta conne, suspendu au milieu de sa phrase. Un revenant. « Muse ? » et clairement pas un bon revenant. Voici la je ne sais pas quoi de son ex, qui en tout cas ne pouvait pas piffrer Joey. D'un coté Joey ne supportait pas les airs autant de la jeune femme. Elles n'étaient pas faite pour s'entendre. Et si Joey aurait presque jouit de savoir qu'elle avait quitter Los Angeles, aujourd'hui son ciel s'assombrissait de plus en plus. « Qu'est ce que tu fais là ? » d'un coté la question était légitime... Muse avait quitter la ville depuis un moment maintenant. De l'autre le ton employer était pas franchement sympathique, et comme Joey avait envahit le taxi de la demoiselle. Elle s'avança un instant vers le chauffeur. «Good Samaritan Hospital s'il vous plait. Et je vous paye le double si vous m'y emmené rapidement, et avant l'autre brunette. » Dit-elle souriante en tapotant sur l'épaule du conducteur qui sourit, changea de direction et accéléra. « Sans rancune, je suis super en retard. » Dit-elle dans un sourire faux. Le trajet s'annonçait, long, long, long. Elle avait presque envie de se pendre maintenant.

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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Lun 3 Sep - 19:07

ϟ when you see my face, when you walk my way, hope it gives you hell.





La raison de cette sonnerie stridente ?! Un rendez-vous de bonne heure, pour l’exposition que Muse et Ethan préparait à Los Angeles. Le réveil était donc de rigueur pour être à l’heure. Même s’ils avaient largement de quoi vivre, le couple avait tout de même besoin de récolter des fonds pour organiser leur exposition, louer un bâtiment suffisamment grand pour l’occasion étant particulièrement onéreux. A New York, tout s’était enchaîné tellement vite, et avec beaucoup plus de facilité, sans doute parce qu’Ethan y avait de nombreux contacts. Dans la Cité des Anges, c’était différent, et ils devaient fournir plus d’effort pour convaincre de riches passionnés d’art de leur faire un don. Ils avaient décidé de se séparer chacun de leur côté pour pouvoir gérer les nombreux rendez-vous qu’ils avaient aujourd’hui. Pour être prête à temps, Muse avait même mis le réveil à sonner plus tôt que prévu. Elle voulait prendre le temps de se préparer, sans angoisser d’être en retard et de faire mauvaise impression. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de prendre en compte ce que l’on pouvait penser d’elle. Après tout, elle était fabuleuse, c’était bien suffisant ! Mais voilà, aujourd’hui, il y avait tout de même pas mal de choses en jeu, et elle voulait être, non pas fabuleuse, mais parfaitement fabuleuse. Tout est une question de nuance. Après son petit déjeuner, elle avait même refusé catégoriquement qu’Ethan la suive sous la douche. Habituellement, elle aurait plutôt du genre à l’aguicher pour qu’il la rejoigne sous l’eau chaude. Il lui avait même sorti un argument faussement écolo pour la convaincre. Economisons la planète, économisons l’eau, douchons nous ensemble ! Que nenni ! Il ne l’aurait pas, malgré ses sourires en coin diablement charmeurs ! Elle prit soin de choisir ses vêtements, changeant d’avis comme de chemise sur la question ! Elle opta finalement pour un débardeur couleur crème, une jupe vert d’eau, le tout agrémenté d’une large ceinture mettant en valeur sa taille. Elle eût autant d’hésitation concernant ses cheveux. Attachés ? Lâchés ? Lissés ? Non, elle aimait les ondulations de ses mèches brunes, et décida donc de les laisser tomber naturellement, en cascade sur ses omoplates. Une touche de maquillage pour être tout à fait présentable, des espadrilles à semelles compensées, et elle fut fin prête à partir. Elle déposa tout de même un baiser sur les lèvres de son petit-ami, lui souhaitant bon courage par la même occasion, pour son rendez-vous, qui aurait lieu un peu plus tard que le sien.

Muse lui avait laissé la voiture, et avait décidé de prendre un taxi en contrepartie. Sortant de leur maison de Venice, elle traversa l’un des ponts qui passaient au-dessus des célèbres canaux, et se dirigea vers la rue. Elle en profita pour aller s’acheter un café au Starbuck du coin, puis en sortant, par chance, aperçut un taxi. Elle pressa le pas, faisant un signe de main pour que le chauffeur la repère, ce qui fut un succès. « Bonjour, je dois aller au Langham Huntington, à Pasadena ! » annonça-t-elle au chauffeur, lorsqu’elle s’installa sur la banquette arrière. Elle s’apprêta à refermer la porte, lorsqu’une femme entra comme une sauvage dans le taxi. Son taxi ! « Je suis vraiment désolée, j'espère que ça vous dérange pas de partager.. Je suis vraiment très... » Un quart de seconde. Il lui fallut un quart de seconde pour réaliser que la furie qui venait de s’imposer dans son taxi était Joey. Cela dit, aujourd’hui, elle n’avait plus cette angoisse qui l’avait souvent tiraillé lorsqu’elle la voyait. Non, aujourd’hui sa seule envie était de lui arracher les cheveux, en tout bien tout honneur, évidemment. « Muse ? » Cette dernière se contenta de la fusiller du regard. « Qu'est ce que tu fais là ? » Elle roula des yeux sans aucune discrétion, comptant bien lui signifier que sa présence l’importunait au plus au moins. « Je t’ai connu plus futée Abbott… Comme tu peux le constater, je prends un taxi ! », lui répondit-elle en lui adressant son sourire le plus hypocrite. «Good Samaritan Hospital s'il vous plait. Et je vous paye le double si vous m'y emmené rapidement, et avant l'autre brunette. » Muse écarquilla les yeux. Est-ce qu’elle plaisantait ?! Inutile de protester ou de promettre une montagne de dollars au chauffeur, il changeait déjà de direction. « C’est quoi ton but dans la vie au juste ?! Me pourrir la vie dès que tu croises ma route ?! », lâcha-t-elle, la voix chargée d'ironie. Plus toxique que cette fille, ça n’existait pas ! Si elle la mettait en retard à son rendez-vous, je vous assure… Le flot de rancœur qu’elle avait contre elle, pourrait bien se déverser d’un seul et même coup. « Sans rancune, je suis super en retard. » Le taxi freina au feu rouge, pas de manière brutale, mais Muse en profita pour malencontreusement vider son gobelet de café sur les genoux de Joey. « Sans rancune, je suis super maladroite ! », dit-elle d’un sourire un peu trop forcé pour être honnête. « Je suis vraiment désolée, je paierais pour le nettoyage! », dit-elle en feignant l'innocence, auprès du chauffeur.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Mar 4 Sep - 9:35

Oh Fuck... !
Muse & Joey.

Oh bien sûr Joey ne faisait pas exprès d'être odieuse. Elle ne s'appelait pas Mackenzie Hannigan et n'avait pas réglé sa vie entière sur la souffrance qu'elle pouvait apporté aux autres. Non généralement elle avait bien assez à faire avec sa propre souffrance. Mais il fallait avouer que par moment, elle éprouvait un plaisir assez malsain à agacer, rendre fou, humilier les autres. Peut être parce que comme ça elle avait encore le contrôle. Parce que comme ça elle avait enfin une bonne raison de se sentir mal. Elle était une garce, et c'était inacceptable. Ces moments de cruauté lui rappelait la drague intensive qu'elle avait du subir de la part de Thayer. Pourtant à l'époque elle essayait encore de l'ignorer, de rester de marbre face à ses gesticulations romantiques. Et quand elle n'était pas exécrable avec lui, elle s'en prenait à tous les autres. A toutes les autres. Pendant longtemps elle avait pris un malin plaisir à humilier toutes les ex conquêtes de Thayer. Non par jalousie... Mais parce que ces dernières s'évertuait à venir lui parler, à la supplier de dire un beau mot pour elle à Thayer... Parce qu'il l'écouterait elle. Non seulement Joey trouvait ça ridicule, et exaspérant, mais elle avait surtout l'air de pouffiasse amoureuse sans aucun égo qui rampait sur le sol pour un mec vraiment détestable. D'un coté elle l'était autant que lui, elle employait la même méthode que lui, à des fins différentes. Il les faisait jouir en trois secondes de regard, trois minutes plus tard il avait probablement explosé en elle, et les laissait à la dérive. Joey utilisait ses trois même seconde pour les faire pleurer.. Et elle mettait nettement plus de trois minutes à s'arrêter. Joey n'était pas odieuse par nature... Quoique parfois on en doutait. Mais elle pouvait effectivement éprouver un malin plaisir dans la désespérance humaine. Particulièrement les jours ou elle se levait déjà excédée.

Sa soudaine rencontre avec Muse venait largement contrecarrer ses plans, et la mettait encore plus en rogne. Ce n'était même pas amusant de se montrer cruelle envers la brunette. Elles savaient toutes les deux ce qu'il en était. Joey avait déjà gagné. Elle avait provoqué en Muse beaucoup plus de souffrance que Muse ne pourrait jamais en provoquer chez Joey. Elle lui avait voler Thayer il y a des années, et il ne lui était jamais revenu complètement. Muse avait presque le droit d'en vouloir à Joey pour toutes ses nuits d'infortune, pour la décadence New Yorkaise qu'elle avait vécu avec Thayer et dont Joey ne savait rien. En un regard d'un bleu foudroyant sur le dieu de l'école, Joey avait réussit à détruire la vie de Muse, la vie de Thayer... La sienne bien plus tard... Mais c'était une autre histoire. Joey aurait été Mackenzie elle en aurait été particulièrement fière. Là elle s'en fichait pas mal. Si tout était à refaire, il était clair qu'elle ne le ferait pas encore. Pas pour Muse, ni pour Thayer. Pour elle. Parce que les deux ans de bonheur ne valait pas ce qui était venu ensuite. Alors oui Muse n'avait pas besoin de se battre. Muse avait déjà perdue depuis longtemps. Muse avait perdu avant de commencer à jouer. Et pourtant elle s'évertuait encore à faire de petite étincelle. Probablement était-elle trop conne pour comprendre qu'on ne brisait pas quelqu'un déjà en miette. Ou alors Joey jouait une si belle comédie qu'elle ne se rendait pas compte du cadavre qu'elle avait en face d'elle. « Je t’ai connu plus futée Abbott… Comme tu peux le constater, je prends un taxi ! » Ouh le vilain sourire hypocrite de maman brunasse. Joey resta froide, ne prenant même pas la peine de faire une moue ridicule pour marquer l'inefficacité de Muse. Elle finit quand même par lui répondre, parce que bon l'hypocrisie et le sarcasme c'était bien jolie, mais ça ne répondait pas à la question, qui intéressait sérieusement Joey. D'un coté elle rêvait de l'entendre répondre qu'elle était là pour Thayer. Thayer le légume qui avait tout oublié. « Excuse moi -je ne sais même pas quel est ton nom de famille et ça m'importe peu- j'aurais du être plus précise. Que fais-tu ici, à Los Angeles ? Au dernière nouvelle que je n'ai jamais prise tu étais quelque part loin d'ici... » Si Joey faisait un effort de mémoire elle se rappellerait probablement du nom de famille de la brunette, après tout elle l'avait soigné à l'époque, et avait donc lu plusieurs fois de suite le prénom complet de la demoiselle. Elle fut d'ailleurs presque flatté de voir l'importance qu'elle avait dans l'esprit de la demoiselle qui avait pris le soin de retenir son nom de femme mariée, plutôt que celui de jeune fille qu'elle avait du haïr en secret et rayer dans tout ces journaux intimes à l'époque du lycée... Une triste histoire. « Cette fois tu as compris l'intitulé de la question ? Ou il faut que je me répète encore ?» C'était bas, et franchement puéril. Mais bon elle prévoyait déjà que Muse ne monterait pas plus haut qu'elle donc elle pouvait encore descendre. Et puis c'était amusant la méchanceté gratuite. « C’est quoi ton but dans la vie au juste ?! Me pourrir la vie dès que tu croises ma route ?! » Oh ne te crois pas si importante que ça... Si la vie de Joey tournait autours de celle de Muse ça se saurait tout de même. Et franchement Joey -contrairement à Muse- avait franchement autre chose à faire. « Ecoute chérie si je pouvais me passer de voir ta gueule comme ça au hasard je le ferais. Mais maintenant que tu me le proposes, c'est vrai que ça peut être un but intéressant... Puis si jamais je n'ai pas assez de travail et que je m'emmerde encore dans ma vie je penserais à te pourrir la vie même lorsque je ne te croises pas... » dit-elle avec la même voix assez peu concentrée sur ce qu'elle faisait. Elle s'en fichait royalement ça crevait les yeux et elle ne cherchait même pas à le dissimuler. De toute façon soit elle montrait son manque d'intérêt total pour la brunette qui lui faisait face, soit elle montrait une froideur presque irréelle, qu'elle était ravie de retrouver en parfaite état. Subitement feu rouge, faux coup de frein brutal, café brulant sur ses genoux. Là ok, sans froid hors du commun ou pas, ça brûle cette merde. Joey fit une grimace et planta ses ongles dans ses cuisses pour ne pas lui faire le plaisir de crier. « Sans rancune, je suis super maladroite ! » Joey sourit affable. Ma petite on agite pas une lune pleine sous les yeux de Joey sans se faire bouffer un bras. Elle se fichait bien de sa jupe de sa tâche de café ou quoique ce soit - rapidement elle serait en habit chirurgical et on ne verrait plus rien. Mais c'est que ça faisait mal, et qu'elle n'avait pas encore trouver le moyen d'être insensible à la douleur physique sans que ça soit dangereux. « Je suis vraiment désolée, je paierais pour le nettoyage! » Joey leva les yeux au ciel avant de s'avancer elle aussi vers le chauffeur. «Oh elle nettoiera avec sa langue... Il paraît qu'elle est particulièrement douée avec... Vous en aurez même pour votre argent... » En soit Joey ne savait pas que Muse avait effectivement jouer la pute à un moment. Fort dommage car cette nouvelle à elle seule aurait illuminé sa journée. Mais bon à regarder la tête de Muse elle trouvait que c'était un boulot qui lui allait bien, et comme elle n'avait pas fait d'étude. Et a voir le sourire pervers du chauffeur l'image lui plaisait aussi. Dégoutant. Joey s'éloigna du chauffeur et s'installa dans le siège confortablement. Journée de merde, journée de merde, journée de merde. Pourquoi elle franchement ?

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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Mar 11 Sep - 13:26

ϟ when you see my face, when you walk my way, hope it gives you hell.





Muse ne savait pas vraiment si elle se réhabituait complètement à son retour à Los Angeles. Pourtant, elle n’y avait pas posé ses valises pour très longtemps, un peu plus de six mois seulement. Mais lorsqu’elle y était venue, avec pour objectif de retrouver Thayer, elle s’était dit qu’elle s’installerait peut-être pour de bon ici. Elle en avait envie, c’était certain, d’autant plus alors qu’elle avait passé les dernières années à sillonner les routes des Etats-Unis. Mais le fait est que lorsque Thayer avait mis les voiles, elle n’avait plus vraiment eu de raison de rester. Elle l’avait fait pourtant, pendant quelques mois, mais lorsqu’une occasion de partir s’était présentée, elle l’avait saisi sans hésiter. Et elle ne le regrettait pas. Elle avait pu retrouver New York, avec plaisir, pas comme lorsqu’elle en était partie, et elle avait fait la connaissance d’Ethan, ce qui lui avait fait le plus grand bien. Depuis qu’elle avait quitté le lycée et les amourettes de circonstances, Muse n’avait jamais vraiment entretenu une relation saine avec un homme, que ce soit Thayer ou un autre. Avec Ethan s’était différent, et elle devait bien reconnaître qu’elle aimait ça. Elle aimait le quotidien qui s’était installé entre eux. C’était étrange, parce que la plupart des gens détestaient la routine, se sentant enfermés dans des habitudes. Pour elle, c’était tout l’inverse. Elle avait eu une vie tellement peu structurée pendant des années, qu’elle appréciait véritablement d’avoir un quotidien stable. Cela dit, ça ne l’avait pas empêché de partir à l’aventure pendant plusieurs mois, avec son petit ami. Mais c’était comme ça, leur relation s’équilibrait, et lui convenait parfaitement ainsi. Seulement, revenir à Los Angeles, ravivait des souvenirs… Evidemment, depuis qu’ils étaient là, elle se demandait régulièrement ce qu’était devenu Thayer. Elle avait presque l’impression que tout ceci appartenait à une autre vie, très lointaine. C’était le cas, en quelques sortes, puisqu’elle n’avait plus grand-chose à voir avec la personne qu’elle était à l’époque. Bien sûr, elle gardait son caractère, mais elle s’était reconstruite, et ça faisait toute la différence. Elle avait des projets, et se sentait bien plus indépendante que lorsqu’elle était arrivée ici, il y a près de deux ans. A l’époque, elle jouait à l’indépendance, avec ses grands airs de fille qui sait se débrouiller seule. Bien sûr qu’elle y arrivait, elle n’avait eu guère d’autre choix que d’être maline et débrouillarde, mais la vérité, c’est qu’elle était arrivée à Los Angeles, telle une loque au bout du rouleau, avec une confiance en elle, proche de zéro. Aujourd’hui, c’était différent. Si on lui avait dit, il y a deux ans, qu’elle aurait des rendez-vous pour organiser une exposition, elle ne l’aurait jamais cru. Et pour cause, il y a deux ans, son principal soucis était de trouvé un travail autre que la prostitution, et d’arrêter de s’enfiler des lignes de cocaïne à tout va. Disons qu’aujourd’hui, elle avait une autre façon de se repoudrer le nez, et celle-ci, elle se l’achetait chez Sephora, comme tout le monde.

Ce matin, elle était tout de même un peu stressée de devoir se rendre à ce rendez-vous si important pour récolter des fonds afin de mener à bien leur projet d’exposition. Mais pour le moment, tout se déroulait plutôt bien, elle était dans les temps, et avait même eu quelques minutes pour aller s’acheter un café et grimper dans un taxi. Sa chance s’arrêta là, puisqu’elle n’eût même pas le temps de fermer la porte de la voiture, qu’une femme y entra précipitamment sans plus de cérémonie ! Et pas n’importe quelle femme évidemment, puisqu’il s’agissait de Joey, alias, son pire cauchemar. Inutile de préciser que le regard noir de Muse ne tarda pas à la fusiller sur place. Qu’est-ce qu’elle faisait là ?! Ca ne la regardait pas. Sa simple présence arrivait à la hérisser, alors elle ne comptait certainement pas se lancer dans les détails de sa vie. En quoi ça pouvait bien l’intéresser, de toute façon ?! « Excuse moi -je ne sais même pas quel est ton nom de famille et ça m'importe peu- j'aurais du être plus précise. Que fais-tu ici, à Los Angeles ? Au dernière nouvelle que je n'ai jamais prise tu étais quelque part loin d'ici... » Oui, oui, oui, elle avait retenu son nom de famille ! Ce n’était pas forcément par volonté ou parce qu’elle pensait souvent à elle, mais lorsqu’elle s’était retrouvée à l’hôpital, elle avait entendu un paquet de « Docteur Abbott par-ci, Docteur Abbott par-là » ! Elle faisait clairement partie des bémols à l’idée de revenir à Los Angeles. Ne pouvaient-ils pas organiser cette exposition à Miami ?! Ou n’importe où ailleurs dans ce pays ?! « Cette fois tu as compris l'intitulé de la question ? Ou il faut que je me répète encore ?» Muse leva les yeux au ciel sans discrétion. « Non, tu vois, je préfèrerais cent fois que tu la boucle pour le reste du trajet ! » répliqua-t-elle. « J’organise une exposition », répondit-elle de façon brève et concise. « En quoi ça t’intéresse de toute façon ?! Je n’ai été rien d’autre qu’une de tes patientes ! » ajouta-t-elle sèchement. Bon, certes, elle passait sous silence le chapitre « Thayer », mais finalement, elles n’étaient strictement rien l’une pour l’autre, alors ce qu’elle faisait ici n’était pas franchement susceptible d’intéresser Joey. Mais voilà que la chirurgienne, au comble de l’impolitesse, réclamait au chauffeur de taxi, d’aller en premier sur son lieu de travail ! Cette garce allait la mettre en retard, et lui coller une épine dans le pied pour l’organisation de son exposition. Le fait est que dès qu’elle la croisait, elle lui pourrissait la vie. Bon d’accord, elle avait sauvé sa jambe, mais un autre chirurgien en aurait fait tout autant, alors dans son esprit, ça ne comptait pas! « Ecoute chérie si je pouvais me passer de voir ta gueule comme ça au hasard je le ferais. Mais maintenant que tu me le proposes, c'est vrai que ça peut être un but intéressant... Puis si jamais je n'ai pas assez de travail et que je m'emmerde encore dans ma vie je penserais à te pourrir la vie même lorsque je ne te croises pas... » Ce qui ne méritait aucune réponse ! Ou tout au moins pas une réponse orale ! Elle était pressée ?! Muse ne l’était pas peut-être ?! Tandis qu’elle fulminait intérieurement, le taxi freina au feu rouge, pas particulièrement brutalement, mais suffisamment pour qu’elle parte un peu en avant… Suffisamment pour qu’elle renverse délibérément son café sur les genoux de Joey. Mince, qu’elle était maladroite tout de même ! Muse s’empressa ensuite de s’excuser de sa « maladresse » auprès du chauffeur, en lui promettant de payer pour le nettoyage. «Oh elle nettoiera avec sa langue... Il paraît qu'elle est particulièrement douée avec... Vous en aurez même pour votre argent... » Qu’elle fasse référence à son passé, ou qu’elle cherche à l’attaquer sur un terrain qu’elle ne connaissait pas, peu importe au fond. Ce n’était pas quelque chose dont Muse avait honte, et qu’elle cherchait à tout prix à camoufler. Certes, elle ne le criait pas sur les toits, mais ne le cachait pas non plus. « C’est certain qu’avec l’iceberg ici présent ça aurait été plus compliqué ! » répliqua-t-elle. Elle n’ajouta rien de plus, voyant dans le rétroviseur, le regard du chauffeur s’assombrir. Elles avaient de la chance de ne pas avoir été éjectée du taxi dès que la première goutte de café avait touché la banquette arrière. Elle resta silencieuse, ignorant cordialement la brune à côté d’elle, le regard rivé sur la vitre. Mais évidemment, à Los Angeles, il ne fallait pas espérer aller vite en voiture. Les embouteillages ! C’était simple, Muse était persuadée que dans cette ville, les voitures étaient plus nombreuses que les habitants, et le trafic était un véritable enfer. Et plus l’heure tournait, plus il semblait évident qu’elle serait en retard à son rendez-vous. En désespoir de cause, elle chercha son iPhone dans son sac et composa le numéro de celui avec qui elle avait rendez-vous dans un peu moins d’une heure. Au bout de deux sonneries, la voix de la secrétaire se fit entendre. « Bonjour, ici mademoiselle Evans, j’ai normalement rendez-vous avec monsieur Davenport dans la matinée, mais l’effroyable circulation va m’empêcher d’être à l’heure ! Est-il possible de décaler le rendez-vous à midi ? Je connais un merveilleux restaurant à Pasadena, et ce sera sans doute bien plus agréable qu’un simple café ! » Elle en rajoutait des tonnes, mais elle avait appris qu’il fallait toujours brosser les gens dans le sens du poil en leur promettant monts et merveilles. La secrétaire la laissa en attente quelques minutes, avant de lui dire que c’était d’accord. Inutile de préciser qu’elle fut particulièrement soulagée en raccrochant son téléphone. « J’espère au moins que tu sauveras des vies pour m’avoir mise en retard ! » ironisa-t-elle.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Ven 14 Sep - 13:01

Oh Fuck... !
Muse & Joey.

Niiiiia henhenhen nié bougnié magnia ey pffffff Il n'y avait probablement rien de plus compréhensible que cela pour traduire l'éat d'esprit de Joey Abbott. Elle était sous l'emprise d'un café trop fort, d'un retard trop grand, d'une présence tout à fait indésirable. Ses mains tremblaient légèrement d'agacement. Le pire c'est qu'elle avait l'air tout à fait normal. Mise à part sa rétine qui vacillait sous la nervosité latente de son esprit. Elle avait l'air normal et tout à fait froide comme à son habitude. Joey ne savait pas se montrer chaleureuse de toute façon. Ou alors c'était juste un jour miraculeux et elle était avec Lou. D'ailleurs Lou lui manquait atrocement. Généralement la belle rousse savait calmer les Niiiiia henhenhen nié bougnié magnia ey pffffff de Joey. Elle avait d'ailleurs l'impression d'être une autiste lorsque son cerveau se mettait à réagir de la sorte. Elle n'était pourtant pas une autiste. Elle était une bipolaire. Elle explosait de joie, désespérait de tristesse, craquait de colère. Et c'était tout de même assez contraignant lorsqu'on est quelqu'un au self contrôle légendaire. Du coup elle se maintenant tout à fait droite, coincée, avec un sourire froid et machiavélique sur le visage. Le coté machiavélique n'était en faite du qu'à un rictus de nervosité qui transparaissait.

Pour que la scène si dessous soit plus compréhensible laissez moi vous présentez Bip. Bip est la bipolarité de Joséphine Abbott. Bip se trouve donc dans la tête de Joey, et n'en fait qu'à sa tête. Bip ne se voit d'ordinaire pas, sauf lors de rare occasion. Mais pour la bonne compréhension de ce qui suis, il faudra avoir une connaissance complète de Bip et de Joey.

Bip se trouvait donc dans une espère ce bibliothèque/magasin d'apothicaire le cerveau de Joey en somme. Bip se sentait un peu à l'étroit. Atrocement à l'étroit. Bip touchait une des fioles magiques, qui explosait dans sa main, il eut un rire machiavélique, lécha son doigt plein du liquide noire. Hum du café. Complètement revigorer par la goutte de liquide magique, il se mit à sauter partout, en tournant la tête comme si elle n'était pas franchement accrocher au reste de son corps, de toute façon Bip était particulièrement souple. D'un coup de pied élégant comme un petit rat de l'opéra il fit tombé un étage plein de fiole qui se cassa dans des éclairs de fumée rose, bleu, vert, jaune. Bip eut un regard frisant la folie, et regarda avec une satisfaction certaine.

Joey toujours assise dans le taxi soupira légèrement, se prenant la tête entre les mains. Elle allait avoir une migraine pas possible si ça continuait. Pourtant aujourd'hui elle ne devait pas avoir de gueule de bois. « Non, tu vois, je préfèrerais cent fois que tu la boucle pour le reste du trajet ! »oh bah elle non plus n'avait pas très envie de jouer à ce que pouvait voir Joey. Reste qu'elle ne le demandait pas d'une manière très polie et que Joey n'avait donc pas très envie d'accéder à sa demande. Reste à savoir comment elle allait mettre son comportement insupportable à exécution.

Bip regardait la scène à travers des écrans géants. Il attrapa un marqueur et dessina sur l'écran des moustaches et un monosourcils à la brune qui semblait s'appeler Muse. Il éclata d'un rire diabolique, mais se rendit compte que les visages bougeait sur l'écran, et que Joey se retrouva donc avec une moustache sur la joue, et un mono-sourcils sur l'oeil. Bip fit une grimace, et essaya d'effacer son oeuvre. Il utilisa une potion magie -connerie douce- et l'appliqua sur l'écran en frottant comme un malade.

« J’organise une exposition » «Tu sais faire quelque chose avec tes mains ? » la question était sortie toute naturelle de la bouche d'une Joey perturbé parce qui se passait dans son cerveau, mais qui n'en montrait rien. C'était surtout histoire de se foutre de la gueule de Muse et de l'agacer. Après tout agacer les autres était l'une des disciplines qui lui redonnait la santé. Ca marchait presque mieux qu'un aspirine à condition que la personne ne face ne soit pas trop chiante non plus. Avec Muse ça risquait de ne pas marcher, mais il fallait prendre le risque. Au pire elle prendrait un aspirine. « En quoi ça t’intéresse de toute façon ?! Je n’ai été rien d’autre qu’une de tes patientes ! » Joey sourit faiblement. Un sourire glaciale est tout de même un sourire. Elle avait pas tord la grosse pensa Bip « Oh bah non ne te dévalorise pas comme ça... Tu étais aussi l'une des poufs de Thayer... Et bon certes je ne t'ai pas prise en considération parce que tu n'en valais pas la peine mais bon... Je connaissais ton existence... Il ne faut pas croire. Je t'ignorais tout simplement. Comme lui d'ailleurs. » Oh s'était mesquin. Tout. Le ton employé, le sourire glaciale, et le regard vicieux. Les mots employés aussi d'ailleurs. Au fond elle s'aventurait sur un terrain glissant. Mais bon, Thayer était un légume sans souvenir, ni de Joey, ni de Muse, alors elle était sur un terrain d'égalité. Et jusqu'à preuve du contraire Muse ne savait rien des évènements de l'année passé et du passif qu'elle avait avec Thayer, donc elle ne risquait pas de sortir quelque chose de trop vexant. Surtout qu'à mon avis, aux yeux de Muse, elle était toujours la garce de l'histoire. Elle aimait être la garce.

Bip se frottait les mains de contentement, charmé d'avoir pu insuffler une telle phrase à sa propriétaire. Pour se congratulé, il envoya valser une étagère qui en brisa deux autres, et émit un rire tonitruant. Ahahahahahaha du café partout. Ca brûle. Bip sautilla partout pour éviter l'inondation de produit créer par son petit éclat de joie de tout à l'heure. Bip ne savait pas nager et n'aimait pas avoir de l'eau eu delà de la cheville. Il ne prenait d'ailleurs jamais de bain. Ouuuuuh des injures à caractère sexuelle... Bip eut un sourire et un rire pervers, avant d'entendre la réponse machiavélique qui le fit à peine vaciller « C’est certain qu’avec l’iceberg ici présent ça aurait été plus compliqué ! » A vrai dire il n'était même pas sûr d'avoir compris la signification de la phrase. Mise à part qu'elle traitait sa propriétaire d'iceberg. Joey aimant être froide, il jugea la phrase sans intérêt, et tira la langue à l'écran géant sur lequel trônait une Muse victorieuse.

« J’espère au moins que tu sauveras des vies pour m’avoir mise en retard ! » Joey répondit par un regard hautain et méprisant dont elle avait le secret. Evidement qu'elle allait sauver des vies. Pour qui la prenait-elle. Elle était tout de même secrètement contente d'avoir du faire repousser le rendez vous à son ennemie. Enfin ennemie. A la chieuse qui ne la supportait pas et donc qu'elle ne supportait pas non plus. Elle se rappela que Muse avait voulu qu'elle la ferme, et que ça serait donc franchement mal venu de la fermer. Elle devait donc trouver quelque chose de pertinent à dire, mais la pertinence ne venait pas franchement. « Tu ressembles un peu à un rat... » Heiiiiiin. Sur le coup même Joey émis un regard de surprise. Ce n'était pas son genre de sortir des conneries pareilles.

Bip était mort de rire, et se tapa dans la main à soit même - c'était dur d'être fils unique- il était vraiment machiavélique et adorait jouer avec le cerveau de sa propriétaire. Il savait bien qu'un jour il s'en prendrait une. Mais en attendant c'était hilarant.

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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Dim 16 Sep - 18:36

ϟ when you see my face, when you walk my way, hope it gives you hell.




Los Angeles était une grande ville… Que dis-je, c’était une immense ville ! Même New York, à côté, avait des allures de village, tant la Cité des Anges s’étendait sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. Et avec toute la population qui s’agglutinait ici, il fallait qu’elle croise Joey Abbott. C’était déjà à se demander si le destin ne se foutait pas un peu d’elle lorsqu’elle s’était retrouvée à l’hôpital, soignée par elle… Mais voilà qu’aujourd’hui, il fallait qu’elles se retrouvent à partager un taxi. Le pire dans tout ça, c’est qu’elle ne connaissait pas vraiment Joey, mais qu’elle la détestait pourtant profondément. Ce n’était rien d’autre qu’une histoire de jalousie, Muse en avait bien conscience. Une histoire de jalousie qui datait du lycée, et qui ne s’était jamais éteinte depuis. C’était étrange, parce que Thayer avait eu d’autres filles dans sa vie, mais aucune n’avait véritablement fait peur à Muse. Avec Joey, c’était différent. Même lorsque cette dernière avait sauvé sa jambe lors de la fusillade, elle n’avait pas été capable d’être un minimum cordiale avec elle, parce que dès qu’elle l’avait vu, elle avait eu cette boule d’angoisse qui avait pris place dans son estomac. A nouveau, elle avait eu cette trouille bleue de perdre Thayer, de rejouer son drame lycéen une seconde fois. Allez savoir, peut-être qu’inconsciemment, c’était en partie pour ça qu’elle l’avait repoussé. Pas que évidemment… Cela dit, aujourd’hui, à la vue de Joey, les choses étaient différentes. Elle ne lui faisait plus le même effet, ne lui mettait plus sa jauge de confiance à zéro. Oh bien sûr, elle ne la portait toujours pas dans son cœur, loin de là, mais aujourd’hui, elle pouvait l’envoyer se faire foutre sans arrière-pensée. Thayer n’était plus dans sa vie, et les réactions qu’elle pouvait avoir envers la jeune femme, n’étaient plus guidées par la crainte de le perdre. Inutile de préciser qu’elles n’étaient pas dans la voiture depuis cinq minutes, qu’elles s’envoyaient déjà des amabilités. Muse voulait-elle qu’elle reformule sa question ?! Sans façon, elle préférerait cent fois qu’elle la boucle pour le reste du trajet ! A peine eût-elle dit ça qu’elle eût l’impression que Joey la regardait bizarrement, mais au fond, cette fille n’ayant jamais été très nette, ça n’avait rien d’étonnant. Que faisait-elle donc à Los Angeles ?! Visiblement, Joey en était particulièrement curieuse ! Est-ce qu’elle s’attendait à ce qu’elle lui réponde quelque chose du genre « Je suis revenue chercher Thayer » ou une connerie du genre ?! Ce n’était pas le cas… D’ailleurs, à propos du jeune homme, elle ne savait même pas si elle serait véritablement heureuse de le revoir ou non. C’était le genre de choses qu’elle ne saurait que si elle devait se retrouver face à lui, mais à son humble avis, ce n’était pas près d’arriver, pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait aucune idée d’où il se trouvait. La raison de sa présence à Los Angeles, c’était l’exposition qu’elle organisait avec son petit-ami, Ethan. «Tu sais faire quelque chose avec tes mains ? » Elle voulait vraiment jouer à ce petit jeu de la joute verbale ?! Parce que clairement elle n’était pas tombée sur une adversaire sans répartie ! « Oui, je suis très douée avec mes mains ! Besoin de conseils peut-être ?! » rétorqua-t-elle avec un sourire hypocrite à souhait. Quoiqu’il en soit, Muse ne comprenait pas bien pourquoi Joey s’intéressait à ce qu’elle faisait à Los Angeles. Elles ne se connaissaient pas personnellement, et la seule fois où elles s’étaient véritablement adressées la parole, c’est lorsque Muse avait été la patiente de Joey. « Oh bah non ne te dévalorise pas comme ça... Tu étais aussi l'une des poufs de Thayer... Et bon certes je ne t'ai pas prise en considération parce que tu n'en valais pas la peine mais bon... Je connaissais ton existence... Il ne faut pas croire. Je t'ignorais tout simplement. Comme lui d'ailleurs. » Dès que Joey était entrée dans la voiture, elle se doutait bien que les remarques piquantes sur Thayer ne tarderaient pas à faire leur apparition dans sa bouche. Mais là non plus, ce n’était plus comme avant. Si elle lui avait sorti cette phrase il y a deux ans, Muse aurait certainement explosé, toujours pour la même raison, elle n’avait pas confiance en elle, dès que Joey était dans les parages, et que Thayer était le sujet de conversation. Aujourd’hui, elle parvenait à garder son sang-froid, parce que finalement, elle se rendait compte que cette chère Docteur Abbott n’était en aucun cas une menace. Et peut-être qu’au fond, elle ne l’avait jamais vraiment été. Après tout, Muse aussi avait vécu une histoire avec Thayer… Chacune avait eu sa propre expérience avec le jeune homme. « Au même titre que toi, chérie ! » répondit-elle, lorsque Joey la qualifia d’une des poufs de Thayer, sans perdre son éternel sourire volontairement faux. Thayer l’avait ignoré, c’était vrai, mais c’était aussi vers elle qu’il était revenu lorsque Joey s’était fait la malle, et pendant les années qui avaient suivi, il n’avait plus vraiment été question d’elle, entre eux. Alors oui, cette remarque la faisait sourire… Ou tout au moins, ça la faisait sourire, que ce soit elle, la fille qui avait largué Thayer sans grande considération, qui vienne l’attaquer à ce sujet, comme si c’était elle qui était dans une position d’infériorité. « Je trouve ça assez amusant que ce soit toi, la femme mariée… », commença-t-elle en désignant son alliance. « Celle qui a laissé tomber Thayer, qui vienne m’attaquer à son propos », continua-t-elle. « Est-ce que t’es si frustrée dans ta vie, que t’en viens à regretter le lycée, le moment où t’étais tellement importante pour lui qu’il en oubliait le reste ?! Parce que ça y ressemble en tous cas ! D’ailleurs ça se voit rien qu’à ta tête, t’es devenue une de ces nanas psychorigides qui vivent pour leur quatre-vingt heures de boulot par semaine, coincées dans un mariage qui les étouffe tellement c’est un enfer de dormir chaque nuit à côté de quelqu’un qui vous révulse. La seule et unique fois où tu t’es éclatée au pieu, c’était avec Thayer, n’est-ce pas ?! » fit-elle avec un sourire mesquin, son regard planté dans le sien. « Remarque, je t’en blâme pas, il était plutôt doué en la matière… Comme quoi, il m’a pas ignoré tant que ça ! » conclut-elle en haussant les épaules.

La suite… Muse trouva particulièrement amusant de renverser intentionnellement son café sur Joey, avant de promettre au chauffeur de taxi de payer pour le nettoyage. Entre l’une disant que l’autre était douée de sa langue, et l’autre répliquant que l’une n’était rien d’autre qu’un iceberg, les amabilités se poursuivirent. Le silence s’installa tout de même dans le taxi, et à mesure que l’heure tournait, Muse savait qu’elle allait être terriblement en retard à son rendez-vous. Elle décida donc d’appeler la secrétaire de l’homme d’affaire qu’elle devait voir, et proposa de décaler au déjeuner, ce qui semblait coller à son emploi du temps. Elle allait faire mauvaise impression, à décaler au dernier moment, et tout ça, c’était de la faute de Joey… C’était à espérer qu’elle sauve des vies, au moins ! « Tu ressembles un peu à un rat... » C’était peut-être la dernière réplique à laquelle s’attendait Muse… D’ailleurs, même Joey semblait étonnée de ce qui venait de sortir de sa bouche, ce qui rendait le tout encore plus étrange. « T’es sous acides ou quoi ?! » fit Muse en haussant un sourcil. « Je veux dire, je t’ai toujours trouvé bizarre, mais là t’es carrément à un autre niveau ! » ajouta-t-elle.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Sam 29 Sep - 18:06

Oh Fuck... !
Muse & Joey.

Joey allait mal, et Joey ne pouvait pas aller bien. Surtout un matin ou elle était en retard au boulot. C'était improbable. La seule chose qui allait bien dans sa vie c'était son boulot... Mais si elle commençait à être en retard alors ça ne pouvait plus bien aller du tout. Puisque si elle était en retard, son boulot commencerait d'aller mal aussi, et donc tout serait catastrophique...Je ne sais pas si vous me suivez correctement. Bref toutes la vie de Joey se barrait en cacahuète sauf son job, alors elle avait vraiment besoin de ça. D'être à l'heure, d'exceller, et d'être tout simplement parfaite. Parce que sinon elle allait explosé, et peut être que ça ne sera pas sa cervelle qu'elle ferait sauter, mais celle de la brune garce qui se trouvait à coté d'elle dans le taxi. « Oui, je suis très douée avec mes mains ! Besoin de conseils peut-être ?! » Muse lui demandait vraiment si elle avait besoin d'aide avec ces mains ? Ne savait-elle pas que Joey en plus d'être brillante, avait de l'or dans les mains ? Bien sûr elle ne faisait rien d'artistique... Mais elle était capable d'une précision incroyable, d'une dextérité à vous coupez le souffle et tout ça dans des temps recors, et presque les yeux bandés. Joey lança un sourire dédaigneux à Muse avant de lever ses mains à la hauteur du visage de la jeune femme. «Chérie... Ces mains que tu vois là vaudrons des millions quand j'aurais finit mes études... » Elle valait déjà cher, mais le jour ou elle pourrait postulé pour un job de titulaire tout le monde se l'arrachera. Et ce n'était franchement pas de la prétention que de penser ça. Elle avait toute sa vie travailler pour être la meilleure dans son domaine, et elle réussissait parfaitement. De toute façon ils avaient la médecine dans le sang... Un truc de famille. Et à moins qu'il lui arrive quelque chose de vraiment mauvais avec ces mains, elle réussirait probablement. « Au même titre que toi, chérie ! » Elle voulait jouer à ça ? Essayer de la traité de pouf pour voir ? Certes c'était elle qui avait commencé. Mais c'était ridicule de surenchérir de la sorte. Surtout que c'était particulièrement faux. Comme ça l'était probablement pour Muse cela dit. Mais de toute façon la relation que les deux demoiselle avait eu avec Thayer n'était pas comparable. Thayer n'avait jamais pu oublier Joey... Contrairement au faite qu'avec Joey, il avait complètement oublié Muse pendant un temps. C'était probablement pour ça que la brunette lui en voulait temps. « Tu te plante... J'étais son monde, tu étais... Je ne sais pas vraiment ce que tu étais, mais quelque chose sans importance. » Elle disait ça d'une manière calme et froide, enfin à la manière Joey de toute façon. En soit elle savait bien que c'était con de ramener le sujet de Thayer, alors qu'il pouvait lui faire encore temps de mal. Bien sûr elle devait être capable de retenir ces sentiments devant une telle garce... Mais tout de même. Elle n'avait pas été futé sur le coup, et c'est ainsi qu'elle vit parfaitement venir le prochain mouvement de Muse qui ne l'assassina pas moins. « Je trouve ça assez amusant que ce soit toi, la femme mariée… » Joey baissa le regard sur son alliance qui trônait encore à son doigt, pour combien de temps encore ? Avant que Jaxson ne fasse tout sauter ?« Celle qui a laissé tomber Thayer, qui vienne m’attaquer à son propos » Ok, elle avait venu venir un phrase méchante à propos de Thayer, mais là elle ne voyait pas ou elle voulait en venir. « Est-ce que t’es si frustrée dans ta vie, que t’en viens à regretter le lycée, le moment où t’étais tellement importante pour lui qu’il en oubliait le reste ?! Parce que ça y ressemble en tous cas ! D’ailleurs ça se voit rien qu’à ta tête, t’es devenue une de ces nanas psychorigides qui vivent pour leur quatre-vingt heures de boulot par semaine, coincées dans un mariage qui les étouffe tellement c’est un enfer de dormir chaque nuit à côté de quelqu’un qui vous révulse. La seule et unique fois où tu t’es éclatée au pieu, c’était avec Thayer, n’est-ce pas ?! » Joey fronça les sourcils, abasourdis par tant d'aplomb et de connerie. « Remarque, je t’en blâme pas, il était plutôt doué en la matière… Comme quoi, il m’a pas ignoré tant que ça ! » Alors c'était ça ? Tout ça pour ramener sur le tapis les parties de jambe en l'air qu'elle avait eu avec lui. C'était ridicule. le seul truc qui la touchait vraiment, qui lui comprimait le coeur était le faite qu'elle se soit permis de juger son mariage défaillant auquel elle ne pouvait rien comprendre. «Thayer a baisé la terre entière... Si tu penses que j'en ai quelque chose à foutre tu te trompes... Je n'ai jamais été du genre jalouse, c'est pas maintenant que je vais commencer presque dix ans après alors que je suis mariée... » Le contrôle de ses émotions. C'était la raison pour laquelle Joey avait toujours eu une longueur d'avance sur Thayer à l'époque. Elle ne se montrait pas jalouse de ses anciennes conquêtes, ni de personne d'autre... Elle le dominait entièrement, et tant qu'il était avec elle, il n'aurait jamais pensé à aller voir ailleurs. Elle non plus d'ailleurs... Mais c'était simplement parce qu'elle était d'une fidélité extrême... En toute circonstance. «Quand a mon mariage, j'aurais bien envie de te dire que ça ne te concerne strictement pas... Mais tu n'imagines pas à quel point tu as tords. Jaxson est la personne la plus merveilleuse que je connaisse. Mais bien sûr tu ne peux pas comprendre... Tu dois probablement être habitué au junkie et autres loosers de la société. » Dit-elle franchement hautaine cette fois ci. Bien sûr Joey n'avait aucune vérification sur le sujet... Mais elle s'en doutait pas mal. Elle se souvenait de chacun des dossiers des patients qu'elle avait traité, celui de Muse compris. Et au vu de la tête qu'elle avait tiré lorsqu'on l'avait collé sous Morphine elle était elle même une ancienne droguée. Ancienne droguée dit ancienne mauvaise fréquentation... Dont Thayer probablement... Joey n'était pas conne non plus. Du coup elle avait probablement assez peu de chance de se tromper. Muse avait été conne de mêlé Jaxson à l'affaire. Certes Joey retiendrait son cerveau de bouillir, et ses yeux de cracher des larmes de sang... Mais ce n'était pas parce que son mari la révulsait, ou que son mariage l'étouffait. C'était parce qu'elle avait flingué pour une connerie débile dans un ascenseur avec un mec qui était un légume sans mémoire et que son si précieux mariage partait en fumé.

La suite Joey ne la contrôlait franchement pas. Ce n'était pas son genre de sortir de tel connerie. A ce moment elle maudit son cerveau défaillant qui jouissait probablement de mettre la belle en pièce et sortait à peu près n'importe quoi. « T’es sous acides ou quoi ?! » Oui surement. Joey sous acide... Quoiqu'elle pourrait peut être essayer... Pour ce mettre dans la peau de Muse un seconde. « Je veux dire, je t’ai toujours trouvé bizarre, mais là t’es carrément à un autre niveau ! » Joey sourit. Un sourire presque flippant. « Je parie que tu n'as jamais vu ce que ça donnait la folie... Je veux dire la vraie folie... Le trouble mentale. » Elle ne comptait pas vraiment jouer la carte de la folle devant elle. Pas tant que le chauffeur de taxi serait là surtout. Mais elle voulait voir si elle arrivait à lui faire peur. Sa peau était particulièrement blanche, son regard bleu particulièrement bleu, profond et impossible à percer, son sourire légèrement désaxé et flippant.

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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Mar 2 Oct - 20:29

ϟ when you see my face, when you walk my way, hope it gives you hell.




Etrangement, aujourd’hui, Joey n’avait plus vraiment le même effet sur Muse qu’auparavant. Certes, elle l’a détestait toujours autant, mais avant elle faisait naître en elle, un profond sentiment d’angoisse et d’insécurité. C’était normal d’une certaine façon, puisqu’à chaque fois, elle avait peur de perdre complètement Thayer. Aujourd’hui, les choses étaient un peu différentes dans la mesure où elle n’avait plus de nouvelles de lui depuis plus d’un an et demi, et que ça n’avait strictement rien à avoir avec Joey. Alors évidemment, aujourd’hui que Thayer n’était plus dans l’équation, la chirurgienne ne produisait plus le même effet sur elle. Elle ne lui inspirait plus de crainte, et s’amusait presque de cette joute verbale qu’elles avaient lancé. Certes, Joey savait où taper pour faire mal, mais après tout, elle aussi. Se retrouver coincée avec elle dans un taxi l’agaçait bien entendu, et elle aurait cent fois préféré être ailleurs, mais elle n’accordait pas plus d’importante que cela à cette rencontre fortuite. «Chérie... Ces mains que tu vois là vaudrons des millions quand j'aurais finit mes études... » C’était le genre de révélations dont se fichait au plus haut point Muse, raison pour laquelle elle la regarda de haut en bas, de façon la plus hautaine qui soit, sourire en coin à l’appui. « Félicitations ! » dit-elle avec une ironie non dissimulée. Joey la qualifia de pouf de Thayer, ce qui n’était ni plus ni moins qu’une perche tendue à lui renvoyer l’ascenseur. « Tu te plante... J'étais son monde, tu étais... Je ne sais pas vraiment ce que tu étais, mais quelque chose sans importance. » Son monde ?! Est-ce qu’elle n’exagérait pas un peu là ?! « Son monde ?! » fit-elle sans pouvoir se retenir de rire. « Ta perspective des choses doit être très commode pour toi, très flatteuse ! » commenta-t-elle. « Enfin, j’imagine que le monde ne devait pas représenter grand-chose pour lui, puisqu’il s'en est vite consolé et a passé quatre ans avec la chose sans importance ! » ajouta-t-il en haussant les épaules, l’air de rien. C’était assez amusant de voir Joey l’attaquer sans cesse à propos de Thayer. Après tout, aujourd’hui, elle était mariée, et c’était elle qui avait décidé de rompre avec lui, alors il y avait quelque chose d’assez illogique là-dedans, du moins du point de vue de Muse. Alors peut-être qu’elle regrettait son passé, et qu’aujourd’hui, elle nageait en eaux troubles, dans un mariage ennuyant à mourir, avec un mari qu’elle ne supportait peut-être même plus. «Thayer a baisé la terre entière... Si tu penses que j'en ai quelque chose à foutre tu te trompes... Je n'ai jamais été du genre jalouse, c'est pas maintenant que je vais commencer presque dix ans après alors que je suis mariée... » Muse hocha la tête, comme si elle comprenait parfaitement ce que sa meilleure ennemie disait, comme si ça avait du sens, alors que ça n’en avait strictement aucun pour elle. « Alors pourquoi t’agis comme si Thayer était ta propriété ?! » Mince, elle avait tout de même dit qu’elle était son monde, comme si elle avait encore la mainmise sur lui, des années après. Même Muse n’avait jamais eu cette prétention, c’est dire ! « C’est uniquement pour flatter ton égo que tu te plais à croire que personne n’a compté à part toi ou parce que t’as envie de t’en convaincre ?! » répliqua-t-elle, en la regardant droit dans les yeux, sans ciller. «Quand a mon mariage, j'aurais bien envie de te dire que ça ne te concerne strictement pas... Mais tu n'imagines pas à quel point tu as tords. Jaxson est la personne la plus merveilleuse que je connaisse. Mais bien sûr tu ne peux pas comprendre... Tu dois probablement être habitué au junkie et autres loosers de la société. » Bizarrement, elle n’en croyait pas un mot, et hocha la tête en souriant de la façon la plus hypocrite qui soit. « Ca nous fait au moins un point commun ! » répondit-elle avec un sourire amusé. Certes, Thayer ne touchait pas à la drogue pendant qu’il était avec Joey, du moins, pas à la connaissance de Muse, mais étrangement il s’y était mis directement après sa rupture avec elle… Sans doute l’effet Abbott ! « Enfin sans vouloir te contredire, tu ne sais pas à qui je suis habitué ! » ajouta-t-elle. Elle avait eu des aventures avec des junkies, c’était certain. Pas par goût, mais parce qu’elle aussi en était une, et que parfois, elle s’était retrouvée dans une position assez dégradante pour avoir sa dose. Cela dit, ses relations les plus longues n’avaient pas été avec des drogués, mis à part Thayer, qui était tout de même une exception puisqu’elle le connaissait bien avant de tomber dans ce milieu.

Comprenant qu’elle ne serait jamais à l’heure pour son rendez-vous, Muse avait fini par appeler pour le décaler au déjeuner. C’est peu après que Joey lui sortit cette phrase sans queue ni tête. C’en était troublant, et assez déstabilisant au fond, si bien qu’elle lui demanda si elle était sous acide. Elle plaisantait, évidemment, se doutant qu’elle ne touchait certainement pas à ça. Mais elle était bizarre, à un niveau bien plus élevé qu’elle ne l’aurait pensé au départ. « Je parie que tu n'as jamais vu ce que ça donnait la folie... Je veux dire la vraie folie... Le trouble mentale. » Encore un petit effort, et elle aurait le même sourire sadique et dérangé que Gary Oldman dans le film « Leon » ! Muse avait vu des choses assez malsaine évidemment, pendant des années, mais Joey ne se trompait pas sur ce point, elle n’avait jamais vraiment été confrontée à la folie. Pour tout dire, elle avait eu suffisamment à gérer avec ses propres problèmes pour ne pas se préoccuper de ceux des autres ! « Pourquoi, tu comptes faire une démonstration ? » répliqua-t-elle du tac-au-tac, même si elle avait l’impression que cette dernière ne plaisantait pas vraiment sur le sujet. Allez savoir, ce n’était peut-être qu’une impression, mais elle ne savait pas si elle devait la prendre au sérieux ou non.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Ven 12 Oct - 12:24

Joey n’avait juste pas envie de perdre son temps avec Muse. Elle n’avait jamais vraiment fait attention à la brunette, et n’avait pas particulièrement envie de commencer. Joey n’aimait pas les gens. Elle n’avait rien de plus contre Muse. C’était l’autre qui avait eu un certain problème avec elle, et Joey n’avait jamais fait attention à ce qui pouvait la déranger. En même temps comment pouvait-elle comprendre. Joey avait toujours été fourré dans ses bouquins avant que Thayer ne l’en sorte. Avant d’être séduite par le caractère foudroyant et persévérant du jeune homme, elle n’avait jamais apprécié les habitudes dragueuses et prétentieuse du jeune homme. Peut être parce qu’elle n’aimait pas voir quelqu’un qui puisse faire plus de bruit qu’elle dans l’école. Non pas qu’elle fasse partie des filles populaires... Elle était seulement la reine de glace, celle que tout le monde connaissait, et qui ne connaissait quasiment personne et ne cherchait pas à connaître. Mais ce n’était pas la question. Joey n’avait jamais vraiment fait attention à Thayer avant qu’il ne s’attaque à elle. Elle n’avait pas remarqué ses deux meilleures amies qui trainaient toujours derrières lui. Ses deux petites brunes qui avaient une relation que Joey ne chercheraient de toute façon jamais à comprendre. Joey n’avait jamais fait attention au faite que sa nouvelle présence dans la vie de Thayer avait occulté celle de toutes les autres. Bien sûr elle avait remarqué qu’il était passé du prince des dragueurs, au monogame parfait, capable de la demander en mariage du jour au lendemain si elle laissait percer une lueur d’espoir dans son comportement. Joey se fichait éperdument de Muse. Elle s’en fichait il y a dix ans... Elle s’en fichait toujours aujourd’hui. Le seul problème, c’est que pour une raison obscure que Joey ne pouvait pas supporter, Muse en connaissait un rayon sur Joey, alors qu’elle n’avait jamais vraiment fait attention à la brunette. Elle ne savait pas exactement ce que Muse pouvait savoir à son sujet, mais l’idée que Thayer est pu lui parler d’elle l’horripilait particulièrement. Leur histoire n’était pas quelque chose qu’on pouvait brader à la première venu sous peine d’un chagrin d’amour. Bien sûr tout était de sa faute. Si elle ne lui avait pas brisé le coeur, elle n’en serait probablement pas là, dans cette voiture, avec une brunette agressive qui semblait déterminée à la réduire en poussière. Enfin il fallait dire qu’elle n’était pas non plus une douceur incarné. Mais c’était son caractère. On ne lutte pas contre ce genre de chose si ?

Elle ne calcula pas l’ironie de Muse au sujet de son avenir. Ce petit «félicitation» mauvais qu’elle avait lancé. Elle ne tenait pas à voir de la fierté ou de l’admiration dans le regard de Muse. Muse ne comprenait rien et ne pouvait rien comprendre à ces choses là. Elle n’avait pas besoin d’en savoir plus. Elle trouvait simplement que le trajet en taxi s’éternisait franchement. Les minutes tournaient pourtant au ralentit, elle n’était pas encore en retard, elle ne tarderait probablement pas à l’être, mais elle avait déjà l’impression qu’une journée entière s’était déroulé dans ce pauvre petit taxi, assise à coté de cette fille qui ne la supportait pas, pour ce qu’elle avait été, pour ce qu’elle était toujours. Ou je ne sais quoi. Les minutes passaient probablement lentement à cause du sujet qui avait été choisis. Thayer. La cause de la probable dispute muette entre les deux filles. Thayer qu’aucune des deux n’avaient vraiment réussit à oublier probablement. Ou si elles le disaient, elles faisaient semblant. Joey c’était permis de faire une remarque d’une prétention sans borne. Elle était son monde. Certes Joey était de tout façon une femme prétentieuse. Mais pour une fois, ça n’avait rien avoir avec de la prétention. « Ta perspective des choses doit être très commode pour toi, très flatteuse ! » Joey ne releva pas. Elle s’en fichait de ce que pouvait penser Muse. Joey se souvenait parfaitement de ce qu’elle avait vécu avec Thayer. C’était d’ailleurs ses souvenirs heureux qui pesait le plus sur son esprit fêlé et malade. Elle avait été son monde. Il avait été le sien. C’était aussi simple que ça. Il ne fallait pas chercher plus loin. Parfois ça lui manquait. Ca ne devait pas. Mais Thayer avait le pouvoir de retourner son cerveau et de gâcher des années, et des années de contrôle. « Enfin, j’imagine que le monde ne devait pas représenter grand-chose pour lui, puisqu’il s'en est vite consolé et a passé quatre ans avec la chose sans importance ! » Devait-elle être vexée ? Probablement pas ? Thayer était retourné vers Muse après qu’elle l’est quitté ? Et alors. Elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il devienne moine et ne rencontre personne. «S’il s’est aussi bien consolé avec toi, pourquoi n’es-tu pas encore avec lui, entrain de me narguer avec une bague au doigt ? Ca crève les yeux que tu tiens toujours à lui... Sinon tu reconnaîtrais simplement l’importance que j’ai eu, tout comme je ne nie pas du tout que tu as probablement été le plus merveilleux et le plus minable rebond qu’il est pu trouver.» Joey était calme. Comme toujours. Son sang coulait lentement dans ses veines, froid et impartiale, ou presque, elle essayait de se détacher de ses souvenirs, de n’apporter aucun sentiment à son discours. Elle ne l’aimait plus. Elle ne l’avait jamais aimé d’ailleurs, Non ? Au fond elle n’était probablement pas mieux que Muse. Mais cette dernière n’avait pas à le savoir. Elle ne savait rien d’elle, mise à part peut être les deux années de sa vie qu’elle avait passé dans les bras de Thayer.

« Alors pourquoi t’agis comme si Thayer était ta propriété ?! » La question avait claqué dans l’air. Elle avait presque fait vaciller Joey. Elle n’arrivait pas à expliquer pourquoi Muse la dérangeait de la sorte. Peut être parce qu’elle avait l’impression que cette dernière ne connaissait qu’une partie de l’histoire, que la partie qu’elle avait pu comprendre en cotoyant Thayer. Que la partie qui ne la mettait pas du tout en valeur. Normalement elle se fichait éperdument de ce que les gens pouvaient penser d’elle. Mais c’était différent lorsqu’on attaquait un sujet aussi délicat. Thayer n’était pas sa propriété. «Etait Muse. C’est de l’imparfait, qui place l’action dans le passé. Finalement tout est dit dans ta phrase. Il l’était. Il ne l’est plus. Fin de l’histoire.» Là encore Joey ne faisait preuve d’aucune prétention. Thayer avait été sa propriété. Joey avait été la sienne. Un point c’est tout. Il ne fallait pas chercher plus loin. Pour une fois que Joey disait exactement ce qu’elle pensait sans dissimuler la moitié de ce qu’elle pensait au fond. Bien sûr Muse ne comprendrait jamais. Elle ne savait rien du contexte sociale de Joey. Elle ne connaissait que la carapace qu’elle montrait, et l’histoire raconté par Thayer. Le reste c’était du bluff. Du vent. « C’est uniquement pour flatter ton égo que tu te plais à croire que personne n’a compté à part toi ou parce que t’as envie de t’en convaincre ?! » Ok. Dans dix secondes elle allait se transformer en Rocky Balboa, si l’autre continuait à l’emmerder avec son égo. Boum boum pow, gauche dans ta gueule. Bon elle n’en fit rien parce qu’elle était quelqu’un de calme qui s’énervait pas. Pourtant Muse la mettait hors d’elle. Bien sûr Thayer comptait. Mais qu’est ce qu’elle voulait qu’elle lui réponde ? Elle n’avait pas envie d’en parler. Elle ne savait plus qui avait lancé le sujet, mais elle n’avait qu’une seule envie s’enfuir. Le problème c’est qu’elle devait se rendre à son travail. Et donc qu’elle ne devait pas quitter le taxi. En plus elle ne voulait pas faire se plaisir à Muse. Elle n’avait même pas envie de lui montrer qu’elle était touché par ses paroles. Elle se renfrogna sur elle même de manière imperceptible. Sa mâchoire se serra légèrement, et elle lâcha sévèrement «Tu penses ce que tu veux. Ne penses pas que ça m’intéresse.» En réalité c’était plus compliqué que ça. Mais elle n’avait pas envie de se battre. Elle avait envi de se retrouver dans une salle d’opération, de tenir un coeur entre ses mains et de fixer le problème, pour finir par annoncer à la famille que tout irait bien. « Ca nous fait au moins un point commun ! Enfin sans vouloir te contredire, tu ne sais pas à qui je suis habitué ! » Là elle le cherchait plus ou moins. Elle avait attaqué dans le vide, sans rien connaître d’elle. Mais elle ne saisissait pas du tout l’attaque qu’elle avait fait à la suite. Un point commun ? Jusqu’à preuve du contraire elle était sortie avec des personnes tout à fait saine. Enfin Thayer était parfait lorsqu’il était avec elle. Et Jaxson avait tout d’un prince charmant. «Tu m’excuseras mais si tu es sorti avec une version cassé de Thayer c’est pas mon cas. Et puis dit ce que tu veux... Mais pour une fois je fais confiance au préjugé... Tu as la tête de l’emploi» C’était tout de même franchement débile à dire... La tête de l’emploi. Mais elle se souvenait franchement de l’état de Thayer quand elle l’avait retrouvé. De la folie qu’il avait dans les yeux, du comportement qu’il avait. Elle n’était pas stupide, Muse avait passé quatre ans avec elle, et clairement Thayer allait mal, et se relevait difficilement. A moins que ça soit de la revoir après tout ce temps qui l’avait replongé dans des états épouvantable.

Ce n’était pas la question de toute façon. Joey allait se transformer en Gozilla si elle continuait à aborder le sujet de Thayer. Elle avait suffisamment souffert par sa faute et ne voulait tout simplement plus rien écouter à ce sujet. Elle savait ce que ça donnait lorsqu’elle pensait trop à Thayer, elle déraillait. Et elle n’avait pas particulièrement envie de dérailler aujourd’hui, face à Muse, dans ce taxi... Ou alors elle risquait d’être dangereuse pour elle, et pour les autres. On ne savait jamais ce qui pouvait lui passer par la tête lors de ces crises de démence. La dernière fois elle s’était planté un stylo dans la jambe... Cette fois-ci elle pourrait je ne sais pas ... Créer un accident de voiture. Elle s’amusa de sa folie pour essayer de faire peur à Muse. On ne sait jamais... Si ça marchait, elle trouverait ça tout de même jouissif. « Pourquoi, tu comptes faire une démonstration ? » Honnêtement ? Non. Elle n’y comptait pas vraiment. Mais on ne savait pas franchement ce qui pouvait se passer dans sa tête. Ce n’est pas comme si elle se contrôlait vraiment dans ces cas là. Et si elle pouvait faire semblant... Ca n’était jamais aussi sensationnel, et flippant que lorsqu’elle ne contrôlait vraiment rien. «Je ne sais pas... Tout dépend si tu me cherches vraiment ou pas...» Elle sourit à nouveau. Un sourire tout aussi flippant que le précédent. L’avantage c’est que jusqu’à preuve du contraire Muse n’était absolument pas au courant du problème psychologique de Joey, et ne savait probablement pas du tout à quoi s’attendre en terme de folie. Il était fort probable que si Joey se trouvait à faire un réel crise, Muse trouverait ça flippant cinq minutes, et finirait par se foutre de sa gueule. Donc il valait probablement mieux limité la casse. Tout son corps était tendu comme un arc. Ses yeux exagéraient la folie, son sourire déformait son visage. Son cerveau jubilait de l’impression qu’elle pourrait faire sur son «ennemie».
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Sam 20 Oct - 13:35

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C’était à se demander si Los Angeles était une ville trop petite pour qu’elle en vienne à croiser Joey dans un taxi. Evidemment, c’était terriblement agaçant de se retrouver face à elle, mais elle la percevait d’un œil assez différent aujourd’hui. La dernière fois qu’elle l’avait vu, lorsqu’elle avait été hospitalisée après la fusillade, elle avait assez mal vécu de se retrouver face à elle. Mais elle était dans un état d’esprit bien différent à l’époque. Elle ne savait pas où elle en était vis-à-vis de Thayer, elle se sentait encore fragile face à sa dépendance à la drogue, et Joey avait débarqué là-dedans, celle qui avait représenté tous ses sentiments de manque de confiance et d’insécurité au lycée. Aujourd’hui, elle avait évolué, et sans Thayer dans sa vie, elle ne voyait forcément plus la chirurgienne de la même façon. Ce n’est pas qu’elle avait complètement oublié le jeune homme, non de ce côté-là, il était certain qu’à moins d’une subite crise d’amnésie, elle ne l’oublierait pas. Mais après qu’il soit parti de sa vie, elle avait décidé de ne pas se laisser abattre, pas cette fois-ci. Et c’est ce qu’elle avait fait, elle avait reconstruit sa vie, sans lui, sans regrets. Thayer n’ayant plus le même impact sur elle, il en allait de même avec Joey. Elle n’avait plus cette angoisse au creux du ventre lorsqu’elle la voyait, de se dire qu’elle allait tout perdre, parce que cette dernière avait décidé de pointer le bout de son nez.

Cela dit, Joey n’en restait pas moins quelqu’un de profondément agaçant pour Muse. Alors, elle lui répondait, et finalement, ça l’amusait de le faire. Peut-être parce qu’elle appréciait de retrouver une certaine confiance face à elle. Cela dit, elle trouvait ça assez étrange que ce soit précisément elle qui cherche à l’attaquer sur Thayer, alors que dans le même temps elle se vantait d’être celle qui l’avait quitté. Si Muse avait eu l’impression de faire un complexe d’infériorité vis à vis du jeune homme, auparavant, elle avait la sensation que Joey était atteinte du syndrome inverse, le complexe de supériorité ! Enfin, sa façon de voir les choses devait être particulièrement flatteuse pour elle. A vrai dire, ce qui était particulièrement pénible chez elle, c’était qu’elle ne semblait pas vouloir reconnaître que Muse avait tout de même eu un minimum d’importance pour Thayer. Après sa rupture avec Joey, il aurait pu revenir vers elle, et l’utiliser le temps d’une nuit. Ca n’avait pas été le cas, il était resté plusieurs années avec elle. Elle ne s’était pas considérée comme une relation de rebond, une façon de tourner la page, ça n’aurait pas duré si longtemps sinon. «S’il s’est aussi bien consolé avec toi, pourquoi n’es-tu pas encore avec lui, entrain de me narguer avec une bague au doigt ? Ca crève les yeux que tu tiens toujours à lui... Sinon tu reconnaîtrais simplement l’importance que j’ai eu, tout comme je ne nie pas du tout que tu as probablement été le plus merveilleux et le plus minable rebond qu’il est pu trouver.» Est-ce qu’elle se fichait d’elle ?! Qui était celle qui ne reconnaissait rien depuis le début ?! Bon sang, Muse se savait de mauvaise foi parfois, mais elle avait trouvé quelqu’un qui l’était bien plus qu’elle ! « Parce que je n’ai pas voulu être avec lui quand il le voulait, et que je ne l’ai pas revu depuis », répondit-elle. Ca avait été une décision particulièrement douloureuse à prendre. Elle avait tellement voulu être avec Thayer, se retrouver dans une relation saine avec lui. Elle avait pensé qu’en le rejoignant à Los Angeles, qu’en arrêtant la vie qu’elle menait, ça marcherait, chaque chose rentrerait dans l’ordre. Elle s’était trompée puisque leur relation n’avait pas été saine, à nouveau ça avait été comme un jeu, et lorsque Thayer s’était déclaré, ça n’avait pas été le bon moment. Et pour Muse c’était important d’avoir ce bon moment, de ne rien précipiter, de faire les choses comme il faut, parce qu’elle tenait justement à lui, à ce point. « Je n’ai jamais dit que je ne tenais plus à lui, je tiens à lui depuis que j’ai quatorze ans, on a juste arrêté d’évoluer dans la même direction. » Ca ne la gênait pas de le dire dans la mesure où c’était loin d’être un scoop. Elle ne reniait rien de ce qu’elle avait vécu avec Thayer. « Mais ce que t’as dû mal à imprimer Joey, c’est que je n’ai jamais nié l’importance que t’as eu pour lui. Crois-moi, je suis parfaitement au courant que t’as été son premier amour ! La seule ici, qui est dans un déni complet c’est toi ! C’est toi qui depuis tout à l’heure ne cesse de répéter que tu étais son monde et que la seule chose que j’ai été, c’était une façon de tourner la page ! Ce n’était pas ce que j’étais ! Si t’as envie de t’en convaincre pour que ton ego soit préservé, grand bien te fasse ! Tu n’étais pas là dans les trois quarts de ce que j’ai vécu avec lui ! Il n’a pas été seulement un petit ami pour moi, et je suis même persuadé que l’histoire d’amour n’était pas le plus important de ce qu’on a vécu ensemble ! » Il avait été plus que quelqu’un dont elle avait été amoureuse. Il avait aussi été son meilleur ami, et sa famille lorsqu’elle n’en avait plus. « Alors si ça te plaît de penser que t’étais la personne la plus importante de sa vie, parfait, fais-toi plaisir ! Mais visiblement, t’as suffisamment peu de respect pour lui pour penser que tout ça est une compétition ! Félicitations Joey, t’es définitivement la garce égocentrique que ta réputation laissait entendre ! » Elle pouvait bien dire ce qu’elle voulait, mais il y avait bien une chose que Muse ne supportait, c’est qu’on se permette de juger sa relation à qui que ce soit, Thayer en particulier, puisqu’il avait compté bien davantage que d’autres.

«Etait Muse. C’est de l’imparfait, qui place l’action dans le passé. Finalement tout est dit dans ta phrase. Il l’était. Il ne l’est plus. Fin de l’histoire.» C’était précisément cette contradiction qu’elle ne comprenait pas chez Joey. Si Thayer ne représentait rien de plus que du passé pour elle, pourquoi est-ce qu’elle n’arrêtait pas de le ramener sur le tapis ? Pourquoi est-ce que ça avait tant d’importance pour elle de mettre sa relation avec lui en avant? « D’accord… Enfin je serai quand même curieuse de savoir pourquoi tu n’arrêtes pas de remettre le passé sur le tapis, dans ce cas ! » ajouta-t-elle, s’attendant à recevoir un autre pique de Joey, d’ici un instant. Est-ce qu’elle essayait juste de flatter son égo ou essayait-elle vraiment de se convaincre de tout ce qu’elle pouvait dire depuis tout à l’heure ?! «Tu penses ce que tu veux. Ne penses pas que ça m’intéresse.» Muse la regarda d’un air satisfait, visiblement, elle avait touché un point sensible. « Parfait, on est au moins d’accord sur un point ! » Evidemment, les piques n’allaient pas s’arrêter là. Est-ce que Muse avait fréquenté des types qui étaient justement peu fréquentables ? La réponse était oui, mais elle ne l’avait pas fait de gaité de cœur. Elle l’avait fait parce qu’elle était complétement paumée, et qu’elle avait choisi de mener cette vie-là. Cela dit, lorsqu’elle avait eu des relations plus durables, ça avait été différent. Il suffisait de voir Ethan pour le savoir. «Tu m’excuseras mais si tu es sorti avec une version cassé de Thayer c’est pas mon cas. Et puis dit ce que tu veux... Mais pour une fois je fais confiance au préjugé... Tu as la tête de l’emploi» Ce genre de sous-entendu la faisait plus sourire qu’autre chose. « T’as la tête d’un glaçon frigide, moi aussi je dois faire confiance au préjugé ?! » répondit-elle du tac au tac, avec un sourire au coin des lèvres.

Muse ne l’avait encore jamais envisagé sous cette angle, mais Joey semblait… Dingue. Elle ne savait pas si elle devait la prendre au sérieux ou non cela dit. Elle décida donc de le prendre sous le coup de l’humour. Elle comptait lui faire une démonstration peut-être ? «Je ne sais pas... Tout dépend si tu me cherches vraiment ou pas...» Elle eût du mal à retenir un rire. Est-ce qu’elle se rendait compte à quel point elle était ridicule à essayer de l’effrayer ? Cette fille n’était vraiment pas nette ! Elle l’avait toujours considéré comme une fille glaciale et trop coincée, mais elle pourrait facilement être prise pour le rôle de la tueuse au pic à glace ! « Tu n’as pas idée d’à quel point je te cherche ! » la provoqua-t-elle.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Dim 28 Oct - 10:32


« Tu n’as pas idée d’à quel point je te cherche ! » la provoqua-t-elle. Joey leva un regard brûlant sur sa camarade accompagné d’un sourire facétieux et méchant. Elle ne savait pas réellement comment répondre à tout ça. Muse n’avait pas arrêter de l’emmerder depuis qu’elle était rentrée dans le pauvre taxi qu’elle était maintenant obligé de partager avec une chieuse sans nom. Thayer était comme d’habitude venu au milieu de l’histoire, quand bien même ni Joey, ni Muse ne semblait avoir envie d’en parler. Elles avaient ainsi toutes les deux le même calme agaçant et agacé lorsqu’elles parlaient du jeune homme. Muse ne comprenait pas Joey, et Joey était trop fatiguée pour réellement vouloir lui expliquer. Elle n’aimait pas s’expliquer. Soit la personne en face d’elle était suffisamment intelligente pour suivre le déroulement de la pensée muette de Joey, soit elle prenait au mot pour mot ce qu’elle disait et se retrouvait très loin à coté de la plaque. Ainsi Joey n’avait jamais nié l’importance de Muse. Elle faisait mine d’ignorer parce que ça l’intéressait peu, et que même à l’époque elle n’avait pas envie d’être celle qui faisait attention aux autres. Enfin pas qu’elle n’avait pas envie, seulement que ses parents lui avaient appris à agir autrement, et qu’elle se sentait suffisamment mal la plus part du temps de tenir autant à Thayer pour ne pas s’aventurer à tenir et à faire attention à ceux et celle qui avait compté dans la vie de Thayer avant lui, et à ceux qui compterait dans la vie de Thayer après ll De plus à l’époque Thayer était son monde, elle était son monde à lui, et Muse pouvait bien la taxer d’égoïsme ça ne changerait rien au fait. Joey avait été déclaré bipolaire assez jeune. A cause de ce stupide dérèglement du cerveau, ses parents l’avaient encore plus éloigné des autres êtres humains sachant bien comment un être bipolaire était capable de réagir. Joey était ainsi complètement exclusive, et avait trop souvent jouer la carte de la froideur absolu plutôt que d’avouer au monde entier qu’il n’y avait que Thayer qui puisse compter. Encore aujourd’hui elle doutait encore que quelqu’un puisse reprendre sa place. Même si Jaxson était là, même si Lou était à ses cotés, il y avait toujours un certain vide qui la plongeait dans un délicieux abysse de folie à chaque fois qu’il réapparaissait. Le seul domaine dans lequel Joey était réellement égocentrique était probablement la chirurgie cardiaque, mais dans ce domaine elle avait tous les droits. Pour le reste ce n’était qu’un jeu, l’une des multiples facettes factice de la reine des glaces et rien de plus. Si Muse était trop conne pour le comprendre, ça ne serait probablement pas Joey qui le lui expliquerait. Elle ne voulait pas se dévoiler fragile et vulnérable face à cette brune horrible et stupide. Elle ne l’aimait pas, ça n’avait rien avoir avec Thayer, ou avec quiconque. Ou peut être que si finalement. Mais la scène dont elle se rappelait le plus était probablement le réveille de Muse à l’hôpital après la fusillade. Joey était rentrée dans la chambre de sa patiente qu’elle venait d’opérer avec succès et s’attendait au pire à la trouver dans les vapes et peu dans son assiettes, au mieux complètement réveillée et heureuse de pouvoir remercier le médecin qui lui aurait sauver la vie de main de mettre -je vous l’avais dit, l’égocentrisme du chirurgien. Mais en rentrant elle se buta à une femme bien réveillée et en pleine forme mais tout simplement monstrueuse qui la traita comme la pire des garces. Elle mis un certain temps à remettre le visage dans sa mémoire. Après tout elle avait passé des années à supprimer tous les souvenirs ayant un rapport avec Thayer. Muse, qu’elle n’avait jamais franchement beaucoup remarqué, en faisait donc partie. Dire qu’elle fut foncièrement vexée de l’attitude de Muse était un euphémisme. Si elle ne bronchait jamais face à elle, un médecin ne s’énervant pas contre un patient, elle ne s’était jamais autant plein d’une patiente dans tous l’hôpital. Et comme tout le monde ici s’accordait à dire que cette femme était une chieuse finit, elle trouvait cela bien pratique.

Mais tel n’était pas réellement la question. Pour rire, et voir la réaction de madame la garce Joey avait jouer la carte de la folie sans jamais la dévoilé complètement. Si au premier abord l’effet escompté fut au rendez vous, Muse finit par reprendre ses esprits et par se montrer aussi débile qu’elle pouvait en avoir l’habitude. Au final Joey n’avait pas plus envie que ça de craquer. Les effusions de sang en public n’était pas son acte préféré, et si elle pouvait simplement de venir folle devant celle qu’elle considérait plus ou moins comme sa pire ennemi ça pouvait être cool. En même temps depuis ce matin elle vacillait dangereusement sur le fil de sa santé mentale. Elle savait que seul une bonne opération à coeur ouvert pourrait la calmer définitivement pour le reste de la journée. Seulement les bouchons la faisait désespérer d’arriver un jour à l’hôpital. Ou alors elle serait entrain de se transformer en un monstre stupide et suicidaire. Elle se massa délicatement la nuque, fermant ses yeux et essayant de se recentrer sur l’essentiel. Mais quel était cet essentiel au juste ? Elle n’avait plus de vie valable, et celle de sa meilleure amie partait aussi en cacahuète et elle ne pouvait rien faire. En plus elle était coincé dans un taxi avec une garce sans coeur et sans cerveau. Elle essaya de respirer lentement et de ce vider le cerveau tout en vidant ces poumons. «Tu parles toujours sans savoir ce que tu dis ?» dit-elle lentement en expirant tout son air, sombre et méprisante comme à son habitude. En même temps elle n’avait pas tord. Enfin aucune des deux n’avaient tord. La réponse de Muse était aussi conne que la question de Joey. A la différence que Joey se permettait d’amplifier l’une des horreurs de sa vie pour la rendre désopilante en apparence, alors que l’autre ne prenait pas au sérieux quelque chose de faussement désopilant et de vraiment mauvais. «Parce qu’au fond tu n’as jamais su dépasser le premier degré des choses... ou alors tu es une bonne comédienne.» Inspire, expire. Bien comme ça, doucement. Joey avait remonter ses genoux contre sa poitrine et se balançait doucement sur le siège du taxi en regardant le paysage urbain qui défilait à peine. Mais tout était mieux que d’observer l’affreuse demoiselle à ces cotés. «Je ne vais pas prendre la peine de t’expliquer qui je suis et comment je fonctionne, tu es aussi incapable de comprendre que je n’ai réellement envie de t’expliquer. L’idéal ça serait que tu fermes ta gueule et qu’on finisse le voyage en silence.» dit-elle d’un ton froid. Encore une fois Muse tomberait probablement à coté de la plaque en comprenant, mais Joey n’en avait rien à foutre. Elle continuait à regarder à travers la fenêtre et à essayer de ce vider l’esprit des choses funestes. Mais au fond ses mains tremblaient légèrement et elle se torturait ainsi les doigts les uns avec les autres avec une certaine nervosité. Son cerveau s’endormait petit à petit dans un sommeil incompréhensible et angoissant. Elle aurait bientôt l’impression de suffoquer, de souffrir atrocement sans souffrance et de tout vouloir stopper soudainement.
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MessageSujet: Re: MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell   Jeu 1 Nov - 13:33

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Joey prenait une direction différente depuis quelques minutes. Elle avait pris ce regard et ce sourire qui lui aurait donné le premier rôle dans « Vol au-dessus d’un nid de coucou » sans aucun problème. Sur le coup, cela déstabilisa Muse qui ne savait pas comment interpréter ce qu’elle faisait. Est-ce qu’elle avait vraiment une dose de folie en elle ou le faisait-elle exprès pour l’effrayer. Elle décida de suivre la seconde solution, ne serait-ce que parce que c’était plus rassurant. Ce qui l’empêchait d’être complètement convaincue, c’est les mots sans aucun sens qu’elle avait sorti, comme ça, spontanément. Mais elle préférait les ignorer. Si cette fille était vraiment aussi dingue qu’elle le montrait, Muse commencerait à la craindre, et elle n’aurait pu cette distance nonchalante qu’elle parvenait à avoir depuis le début. Alors oui, elle préférait prendre tout ça sur le ton de l’humour, comme si tout ceci n’était rien de plus qu’une vaste plaisanterie. Lui demander si elle la cherchait n’était rien de plus qu’une provocation de Joey. Si elle pensait pouvoir être menaçante avec elle, elle se mettait clairement le doigt dans l’œil. S’il y avait bien quelque chose que Muse avait appris dans sa vie, c’était à se construire une façade. Si elle ne l’avait pas fait, elle n’aurait pas tenu toutes ces années, c’était clair. Se sentir attaquer, avoir peur… Tout ça, elle ne le laissait pas transparaître, c’était hors de question. Alors à question idiote, réponse idiote ! Est-ce qu’elle la cherchait ?! Elle n’avait pas idée à quel point c’était le cas ! «Tu parles toujours sans savoir ce que tu dis ?» Est-ce qu’elle cherchait à nouveau à se rendre menaçante ? Du genre « attention à ce que tu dis » ?! Parce que ça ne prenait pas. Ça avait pris lorsqu’elle avait sorti cette phrase sans queue ni tête, tandis que le reste lui semblait nettement moins crédible. « Non, crois-moi, chacune de mes paroles est mûrement réfléchie », lui répondit-elle sur un ton calme, sans la lâcher du regard. D’une certaine façon, c’était vrai. Elle la cherchait. Mais ce n’était pas entièrement gratuit non plus dans la mesure où Joey la cherchait également pas mal depuis qu’elle était montée dans cette voiture. Alors, c’était donnant-donnant en somme. « Parce qu’au fond tu n’as jamais su dépasser le premier degré des choses... ou alors tu es une bonne comédienne. » Bonne comédienne, c’était certain. Elle l’avait toujours été, depuis sa plus tendre enfance. Petite, elle savait toujours comment agir pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle avait continué en grandissant, parce que c’était sa façon d’être voilà tout. Bien sûr, elle n’était pas comme ça uniquement lorsqu’elle voulait quelque chose, ça lui permettait aussi de sa cacher, de camoufler les parties d’elle qu’elle n’avait pas envie que l’on voit. Thayer qui sortait avec Joey au lycée ? Aucun problème ! Qu’est-ce que ça pouvait lui faire de toute façon, alors qu’elle était dans l’équipe de pom-pom girls, et que la moitié des garçons du lycée voulaient obtenir un rendez-vous avec elle ! Sa blessure au genou, l’empêchait de poursuivre ses rêves de danse ?! Rien de grave, ce n’était même pas un métier de toute façon, danseuse ! Elle avait bien mieux à faire que ça ! Si elle ne se mentait pas à elle-même sur ce qui la touchait, ce qui la blessait, c’était aux autres en réalité qu’elle montrait une façade d’indifférence. « Je te laisse deviner ! » répondit-elle en haussant les épaules. Avec Joey, elle avait eu besoin d’une façade, pas parce qu’elle en avait quelque chose à faire de ce qu’elle pouvait penser d’elle, mais parce qu’elle avait eu besoin de s’endurcir face à elle. Aujourd’hui, elle s’en fichait purement et simplement, elle n’avait plus besoin de se blinder puisque l’effet n’était plus le même. Alors qu’elle pense ce qu’elle voulait, ça ne l’empêcherait pas de trouver le sommeil le soir venu ! Lorsque Joey remonta ses genoux contre sa poitrine, commençant à se balancer légèrement sur son siège, Muse haussa un sourcil. Est-ce qu’elle était sérieuse ?! Même le chauffeur semblait se le demander, lorsqu’elle croisa son regard interloqué dans rétroviseur. «Je ne vais pas prendre la peine de t’expliquer qui je suis et comment je fonctionne, tu es aussi incapable de comprendre que je n’ai réellement envie de t’expliquer. L’idéal ça serait que tu fermes ta gueule et qu’on finisse le voyage en silence.» Est-ce qu’elle avait vraiment envie de comprendre au fond ?! Pas vraiment. Qu’elle soit cinglée ou qu’elle fasse semblant, ça ne la regardait pas après tout ! Elle n’avait pas envie de connaître le pourquoi du comment, si elle avait eu un traumatisme dans son enfance ou une autre connerie du genre, elle n’avait pas envie de le savoir. Ce n’était pas très empathique certes, mais Muse n’était pas quelqu’un de très empathique de toute façon. Elle pouvait l’être lorsqu’elle tenait à quelqu’un, mais Joey ?! Elle ne lui inspirait même pas de la pitié, alors elle serait sans doute la dernière personne à lui donner une tape dans le dos en la plaignant. « Pauvre fille ! » marmonna-t-elle, en tournant sa tête vers la vitre, pour voir le défilé des paysages. A vrai dire, ils ne défilaient pas beaucoup, puisqu’ils étaient toujours coincés dans cet embouteillage.

Le chauffeur, en désespoir de cause, finit par bifurquer dans une rue. Muse ne s’en préoccupait pas vraiment, puisque de toute façon, son rendez-vous n’aurait lieu que dans quelques heures. Elle l’avait reporté, et heureusement, puisqu’il lui faudrait faire un détour par l’hôpital afin que Joey aille tuer quelques patients ! Pour s’occuper, elle sortit son téléphone portable et envoya un message à Ethan. Il répondit sans tarder, expliquant que son rendez-vous allait débuter. Au moins un sur les deux qui assurait, n’est-ce pas ?! Si les choses avaient été simples à New York, pour organiser leur exposition, ça l’était déjà moins ici. En relevant les yeux vers le rétroviseur, elle remarque que le chauffeur semblait nerveux, et n’arrêtait pas de jeter de brefs coups d’œil à Joey. Muse ne se préoccupait pas vraiment de la route qu’il prenait, absorbé par l’écran de son téléphone portable, qui lui faisait passer le temps. Mais en relevant les yeux vers la vitre, elle réalisa qu’ils étaient plus en hauteur. Pourquoi passait-il par les collines ?! Elle n’avait pas un grand sens de l’orientation, mais elle aurait mis sa main à couper que ce n’était absolument pas le chemin pour se rendre au Good Samaritan Hospital ! « Pourquoi est-ce qu’on passe par là ?! » demanda-t-elle soudainement, en fronçant les sourcils. « J’attendais que vous le demandiez ! » répondit-il. Muse garda son regard fixé sur ses yeux, qu’elle voyait dans le rétroviseur. « D’abord le café, ensuite vos jérémiades incessantes, et maintenant elle qui est bonne à enfermer ! » fit-il en désignant Joey. Il s’arrêta sur le bas côté. « Je ne veux pas de ça dans mon taxi, maintenant sortez ! » dit-il. Est-ce qu’il plaisantait ?! « Sortez de ce taxi, je vous ai dit ! » répéta-t-il. « Attendez, vous… Vous vous êtes éloigné de la ville exprès ?! » demanda Muse en sentant la fureur grimper en elle à vitesse grand V. « Bingo ! Allez, dehors ! » répondit-il en haussant le ton. Quelques protestations inutiles –et insultes corsées de la part de la suédoise- plus tard, elles étaient hors de la voiture à regarder le taxi s’éloigné, en plein milieu des collines hollywoodiennes ! Le pompom !
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MUSE & JOEY Oh Fuck ! You were the only one missing in the picture of hell

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