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 {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !

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MessageSujet: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Mar 18 Sep - 13:56

Gabriel && Scarlett
M
on regard chocolat est fixé sur le petit truc blanc que j'ai dans la main et qui me marque POSITIF. Un putain de POSITIF. Pourquoi un positif ? Négatif aurait été parfait !! Oui c'est ça ! Un négatif. Paniquée je secoue le truc. Genre ça pouvait changer un truc à ma situation. C'est le troisième que je fais. Juste pour être certaine. Trois tests. Trois positifs. Celui d'aujourd'hui ne servait à rien. Celui que j'ai fais hier non plus. Il y a deux jours que je sais ce truc. Deux jours que je panique en silence. Bon ok pas en silence. Le premier jour Ash' m'a trouvée anéantie dans la salle de bain. Elle m'a calmée par je ne sais quel miracle, et elle n'a rien dit aux garçons. C'est notre secret. Quand elle passe la tête par la porte pour voir, je lui fais non de la tête. Non la réponse n'a pas changée. Non ce putain de test reste positif. Seigneur ayez pitié de moi, qu'est ce que je vais faire ? Prendre rendez-vous chez le gynéco à l'hôpital. C'est ce que répond Ash'. Ah bah oui elle est maline je lui dis quoi au gynéco moi ? Que je sais qui est le père mais que j'hésite encore à fonder un couple avec lui ? Que je suis agent au FBI et qu'un bébé ne rentre pas dans l'équation ? JE LUI DIS QUOI A CE PUTAIN DE GYNÉCOLOGUE HORMIS QUE JE VEUX JUSTE ME TIRER UNE BALLE DANS LA TÊTE ! je hurle intérieurement. Ok j'ai pas besoin d'ajouter une migraine à tout ça. En soupirant je prends mon téléphone portable - soudain très heureuse que mon patron m'ai forcé à prendre quelques jours de congés - et appelle mon gynécologue. En entendant l'angoisse dans ma voix, sa secrétaire finit par me le passer. - Scarlett ! Comment va mon agent du FBI préféré ? lance la voix chaleureuse du Docteur Monroe. - Pas très bien j'avoue à contre coeur. - Il paraît d'après ma secrétaire ... qu'est ce qui ne va pas ? - Pitié, dîtes moi que c'est possible de faire trois faux positifs en trois jours ... Le silence se fait un instant. - Je suis désolée Scarlett mais non. On voit parfois des faux négatifs, ça arrive mais les faux positifs sont très très rares, et trois positifs d'affilés signifient bien ce que vous croyez ... Je suppose que vous voulez quand même vérifier ? - Oui ... fis-je d'une voix blanche. - Calmez vous Scarlett, tout ira bien vous savez ? J'ai une place à 15h, venez me voir à l'hôpital. - Très bien à tout à l'heure .. fis-je dans un murmure. Il me salua et raccrocha, me laissant seule et paniquée dans ma salle de bain.

A 14h je décollais du loft pour me rendre au Good Samaritan Hospital en priant pour ne PAS croiser Gabriel. Ca faisait deux jours qu'il m'avait lancé son dilemme et je devrais bientôt lui donner ma réponse. Où elle était positive, et je m'autorisais à être heureuse en ayant cette peur qu'un jour tout ce termine, ou c'était négatif et je le perdais, cet homme merveilleux qui avait eu le malheur de tomber amoureux de moi. Perdue dans mes pensées je ne me rendis pas compte que j'étais arrivée au secrétariat. - Oulà ... fit la secrétaire en sursautant après m'avoir aperçue. Elle se retint de justesse mais je savais ce qu'elle allait dire. Que j'avais une tête à faire fuir une armée de zombie. Je soupirais et acquiesçait en silence alors qu'elle m'offrait un sourire plein de compassion et me donnait les papiers. A 15h le docteur Monroe me prit. Cool pas de retard. Enfin façon de parler ... Il me fit me déshabiller, m'allonger et fit une écho de mon ventre. Puis il me regard un sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres. - En général je fais un grand sourire et je dis félicitations mais je suppose que vous ce n'est pas une bonne chose ? Je soupirais et regardais l'image qui annonçait définitivement que j'étais enceinte. - Vous savez il existe des solutions pour ça. Vous êtes enceinte de cinq semaines seulement il est possible d'arrêter cette grossesse ... Je le regardais, interdite. - Vous voulez dire une IVG ? Tuer mon bébé ? Non. Je ne suis peut-être pas ravie d'être enceinte mais je ne pourrais jamais tuer cet enfant ... pas alors que je peux l'élever. J'aurais été sans boulot, sans appart, sans rien je dis pas, mais là je peux ... alors le tuer ... non c'est un meurtre ... De ça j'en étais sûre. J'étais agent du FBI parfois, je devais tuer, pour sauver quelqu'un ou me sauver tout court, mais je n'étais pas une meurtrière. Ce bébé, je l'avais fait, il n'était pas venu comme ça, il n'avait rien demandé, alors je n'allais pas le tuer. Ce n'était pas sa faute. - Très bien. Alors dans ce cas ... Monroe m'expliqua tout ce qu'il fallait faire, tout ce que je devais savoir mais je ne l'écoutais que d'une oreille. J'étais ailleurs. Comment j'allais annoncer ça à Gabriel moi ? Je n'étais déjà même pas sûre de vouloir former un couple avec lui, alors un bébé ? Décidément je faisais tout à l'envers moi ...

Une demi-heure plus tard, je ressortais, échographie et papiers en main, le regard sombre. Je saluais la secrétaire après avoir réglé et je me rendis aux toilettes pour me passer de l'eau sur le visage. Puis je me regardais et grimaçais. Ouai je faisais vraiment peur. J'étais très pâle comparée à d'habitude, mes yeux ordinairement d'un pétillant chocolat étaient d'un noir profond, et des cernes s'étendaient sous mes yeux, bleutées, bien visibles sur ma peau presque translucide. Soupirant je détachais mes longs cheveux bruns histoire de me dissimuler un peu et sorti des toilettes en direction de la sortie. Toujours dans mes pensées, à essayer de savoir comment l'annoncer à ... une voix prononça mon prénom, me faisant sortir de mes pensées et je me figeais, tendue. Cette voix, je l'avais reconnue. Je l'aurais reconnue entre mille, elle m'avait si souvent murmuré des mots doux dans la nuit. Tendue mais le visage fermé ne montrant aucune émotion je me tournais vers la voix. - Gabriel ... qu'elle ... surprise ... articulais-je difficilement.
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Dernière édition par M. Scarlett Hauptman le Lun 22 Oct - 0:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Mer 19 Sep - 23:05




"Tu sais quoi? Tu vas être papa ! Cadeau !"


    La journée s’annonçait longue comme tous les jours dernièrement, du au manque de personnel, de moins en mois de personnes souhaitent faire des études longues et travailler entre 50 et 60 heures par semaine. Mais moi, je ne vois pas ma vie autrement, ça faisait deux jours que je dormais à l’hôpital sans rentrer chez moi et ça me plaisait car chez moi je ne savais pas quoi faire de mes dix doigts. Ici, je me sentais utile, je savais quoi faire car si je n’étais pas en chirurgie comme toute la nuit que je venais de passer et après il y avait l’inévitable rendez-vous avec la famille qui pouvait durer des heures quand c’était une mauvaise nouvelle et enfin il y avait toute la paperasse à remplir. Il était déjà 9 heures du matin quand je venais de tout finir et me décidait d’aller à la cafétéria pour prendre une grande dose de caféine, histoire de tenir toute la journée et surtout réussir à faire toutes mes consultations… J’observais les grains de café moulus se transformé en un liquide marron, j’étais presque en transe juste le fait de voir s’écouler ma principale source d’énergie… Je saisis au passage un croissant et je déambulais dans les couloirs et observer les personnes qui se déplaçaient. J’aperçus l’enfant que je venais d’opérer avec succès, sa famille autour de lui, le serrant dans ses bras. Sa mère qui pleurait car elle était heureuse de savoir qu’elle aurait son fils à ses côtés jusqu’à sa mort. Son père souriait et lui disait que bientôt il serait à la maison et qu’ils seraient heureux…

    C’est pour ces instants que j’avais toujours rêvé d’être chirurgien, pour voir ces personnes heureuses, c’est ma sœur qui passait dans les couloirs qui me tira de mes pensées. Elle était souriante même si elle était épuisée comme à sa grande habitude. « Alors on traîne comme ça dans les couloirs ? Déserterais-tu tes heures de consultations ? ». Son rire cristallin m’arrachait à un rire aussi… « Oui, oui, je suis le vilain docteur qui préfère la caféine à ses patients ! »« Figure-toi que ça tout le monde le sait , c’est pour ça qu’on t’as exilé au service pédiatrique, frérot… »« Je suis bien mieux dans mon service que toi dans le tien, au moins, je peux dormir de temps en temps… Et ne pas ressembler à une vieille de 60 ans toute aigrie, ridée, cernée… » J’aimais la taquiner, c’était plus fort que moi, de toute manière nous agissions ainsi depuis que nous étions gosses, ce n’est pas aujourd’hui que ça allait changer… « Gnagnagna, je te laisse à ton inoccupation, j’ai des patients à guérir moi ! ». Puis elle repartit déambuler dans les couloirs pour rejoindre son service. Je ne tardais pas à faire de même et me cachait même derrière le bureau pour faire une petite sieste plutôt que de remplir des dossiers médicaux. « Et merde ! », mon bip venait de sonnait pour me rappeler que ça faisait plus d’une demi-heure que je m’étais assoupi et qu’une interne avait un problème avec une consultation… En deux trois mouvements, j’étais rendu à la salle en question et ne voyait pas d’où venait le soucis de cette interne à part peut-être le fait qu’elle n’avait aucun sens maternel et qu’elle bougeait le bébé dans tous les sens comme si elle avait six ans et qu’elle jouait avec son poupon ! Je détestais ces internes empotés qui venaient dans MON service et qu’ils ne voulaient pas y être, ils étaient tous plus intéressé par la cardiologie ou la chirurgie générale, c’était tellement plus drôle avec toutes les interventions qui pouvaient mener. Je ne me retins pas de la mettre dehors et d’un seul coup tout allait mieux. Par la suite, je continuais mes petites consultations pour voir si tous mes patients allaient bien. Heureusement pour moi, tout se passait à merveille et j’allais pouvoir respirer jusqu’à ce soir où aura lieu ma prochaine tournée de consultations…

    Mais il a fallu que cette maudite interne revienne près de moi pour agir telle une sangsue qui se faisait un grand plaisir de me taper sur les nerfs ou en tout cas, c’est l’impression qu’elle me donnait. « Mais ça me plait pas ce service, j’ai jamais été à l’aise avec les enfants… »« Ce ne sont pas que des enfants, ce sont des patients avant tout… Pense comme un médecin et pas comme une adolescente qui refuse de garder sa petite sœur… ». Et oui, nous, chirurgiens de grandes renommées, pouvant résister à n’importe quel stress pendant une opération, nous pouvions aussi craquer sous l’imbécilité humaine et cette jeune femme était la première des imbéciles. Je savais que je l’avais vexé car elle avait une mine refrognée et était partie presque en pleurant mais je n’étais pas là pour faire du babysitting, je suis là pour former des internes à devenir des grands médecins que ce soit avec des enfants ou avec des adultes. Pour essayer d’y voir plus clair, je me mis en quête de ma fameuse drogue qu’on ne pouvait trouver qu’au premier étage au niveau du service gynécologie-obstétrique et à cet instant, je me disais que les gynécologues avaient de la chance d’être en face de la cafétéria… Une tasse de café à la main et me revoilà en train de déambuler dans les couloirs puis je croisai une silhouette qui m’était familière, de longs cheveux bruns. Scarlett ? Que faisait-elle ici ? Pourquoi était-elle à l’hôpital ? Mille questions me passaient par la tête et si elle n’allait pas bien, et si elle était malade ? « Scarlett ! ». Pourquoi ne m’étais-je pas retenu de l’appeler et pourquoi n’avais-je pas attendu qu’elle me donne sa réponse au dilemme que je lui avais lancé… Parce que cette fille m’avait rendu dingue d’elle. Je ne regardais plus les femmes, je ne regardais qu’elle. Je ne voulais plus me retrouver avec des filles différentes chaque nuit, je voulais juste l’avoir dans mes bras pour l’éternité. Bref, j’étais tombé bêtement amoureux d’elle car je n’avais pas l’impression que c’était réciproque, c’est pour cette raison que je lui avais posé ce dilemme mais juste le fait de savoir qu’il était possible qu’elle n’aille pas bien m’avait rendu complètement fou. « Gabriel ... qu'elle ... surprise ! ». En effet, vu comme ça ce n’était pas très bon signe mais je voulais en avoir le cœur net et ainsi je pourrais faire un trait dessus et passer à autre chose même si cela me semblait impossible... « C’est vrai que c’est très surprenant de voir un médecin dans un hôpital ». J’arquais un sourcil pour lui faire comprendre que je ne comprenais pas tellement le sens de ses mots... « C’est plutôt moi qui devrait être surpris de te voir ici, tout va bien ? Tu as pas de soucis de santé ? »
    Je m’inquiétais pour elle, je m’inquiétais car j’étais amoureux d’elle mais n’étais-je pas en train de me planter complètement ? N’était-elle pas juste là pour me donner la réponse que je n’ai pas envie d’entendre…


Dernière édition par Gabriel A. Evans le Dim 23 Sep - 18:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Jeu 20 Sep - 15:56

Gabriel && Scarlett
M
a seule pensée du moment en apercevant Gabriel fut "Merde". Oui je sais très constructif mais là franchement, j'étais réellement en mauvaise posture. Et comment expliquer à Gabriel ma présence ici ? - C’est vrai que c’est très surprenant de voir un médecin dans un hôpital rétorqua le beau brun. J'ouvris la bouche puis la refermai sans trouver quoi dire. Autant pour ma grande gueule. Non sérieusement personne ne m'a jamais - bon ok excepté mon frère et peut-être une fois ou deux Ash mais sinon - personne n'a jamais réussit à me faire taire. J'ai toujours le dernier mot. Toujours. Et lui il arrive avec ses magnifiques yeux, son sourire à tomber par terre et il me fait perdre tous mes moyens par une simple phrase. Bordel mais qu'est ce qui m'arrive ? Quand il me regarde comme ça je me sens devenir tellement cotonneuse, j'ai les jambes qui flageolent et l'envie tenir de me blottir contre lui, de respirer son odeur et d'écouter sa voix qui me murmure que tout ira bien, qu'il sera toujours là. Oui j'en rêve au point que je fais un pas dans sa direction, hésitante, avant de m'en rendre compte et de m'arrêter. Et je me souviens ...

J'avais treize ans et maman était morte depuis quelques mois. Six mois plus exactement. Six mois qu'elle était partie, qu'elle nous avait abandonnée, six mois que tout allait de mal en pis à la maison. Six mois de pâtes, de pizzas, de patates et de riz. Et j'en pouvais plus de bouffer ça tous les jours. Avant, quand maman était là, on avait toujours de bons plats, c'était une cuisinière émérite, et même papa quand il était là, parfois, disait à maman de s'asseoir, qu'il prenait les choses en mains. Et j'adorais ses frichtis à base de ce qu'il trouvait dans le frigo. Qu'importe le mélange à la fin c'était toujours délicieux. Mais depuis six mois, c'était un tel bordel à la maison. Et ce souvenir datait d'un vendredi soir. Un vendredi soir normal depuis la mort de maman. Papa était resté enfermé dans son bureau, Dany avait essayé vainement de faire un truc potable à manger et nous avions finit par commander une pizza. Comme d'habitude. Il était près de onze heures, et tout le monde était sensé être couché. Mais j'avais entendu du bruit dans le salon. Comme des pleurs. Je m'étais levée et j'avais descendue quelques marches de l'escaliers avant de m'asseoir et de regarder dans le salon à travers les barreaux. Papa était dans le canapé et il regardait une photo de maman. Et il pleurait. Il pleurait si violemment, inconsolable. Du mouvement se fit à côté de moi et Dany s'assit sur la marche au dessus de la mienne. Il me prit par les épaules et me serra contre lui. - Oh Calyssa, mon amour, tu me manques tellement ... murmurait papa en pleurant. Alors les larmes roulèrent sur mes joues et j'enfoui mon visage dans les genoux de mon frère qui caressa mes cheveux bruns. - Je ne tomberais jamais amoureuse, Dany. Jamais. Jamais je ne tomberais amoureuse. Jamais. Jamais. Jamais. J'avais murmuré cette litanie des centaines, des milliers de fois alors que mon frère me recouchait et s'allongeait près de moi, me serrant fort fort fort dans ses bras. -Je ne tomberais jamais amoureuse Dany ... jamais ... soufflais-je une dernière fois avant de m'endormir, épuisée.
Et j'avais tenu cette promesse. J'avais eu de nombreux petits amis, mais je n'étais jamais tombée amoureuse. Dès que je sentais qu'on commençait à s'attacher l'un à l'autre, je rompais et je partais ailleurs. Tellement d'années d'instabilité, tellement d'années à fuir cette connerie qu'était l'amour, tellement d'années à glacer mon coeur, à me forger une carapace, à devenir dure et distante, au point d'être certaine que personne ne m'aimerait jamais et aujourd'hui, face à Gabriel, j'avais l'impression de redevenir cette petite fille tremblante et fragile que la mort de sa mère avait détruit et que le chagrin de son père avait anéantie. J'avais peur, tellement peur de ce que je pouvais lire dans le regard de Gabriel. J'avais vaguement entendu sa question, plongée dans mes sombres souvenirs mais j'avais entendu le son de sa voix. Il était inquiet, tellement inquiet. Je le faisais souffrir par mon refus, par mes distances et lui il s'inquiétait pour moi et il me prouvait alors que j'avais faux sur toute la ligne. Cette carapace de glace que je m'étais forgée n'avait pas fait fuir les autres, ne les avaient pas isolés de moi comme je le pensais, elle m'avait seulement empêché de voir ce qui était vraiment important. Comme le fait d'aimer et d'être aimée. En prenant conscience de tout ça, de tout ce que j'avais fuis, de tout ce que j'avais manqué, je me mis à pleurer. Littéralement. Voilà une autre chose qui changeait. Depuis que j'avais commencé à me couper du monde suite à la mort de ma mère et au chagrin de mon père, je n'avais plus pleuré. En dix-sept ans j'ai dû pleurer seulement ... disons cinq ou six fois pas plus, et là en trois jours j'avais relâché des litres et des litres de larmes comme si je les avaient trop longtemps retenues prisonnières.

Sans un mot je tendis les échographies à Gabriel et le laissait regarder avant de parler d'une voix calme malgré mes larmes. - La réponse que j'aurais voulu te donner était positive. Je le sais depuis le début, depuis que tu m'a posé ce dilemme. Je savais ma réponse avant même que tu me donne le temps de réfléchir seulement, je n'ai pas voulu voir la vérité, j'avais tellement peur. Oui je l'avoue j'ai peur Gabriel, je suis littéralement terrifiée à l'idée de tomber amoureuse, parce que j'ai peur qu'un jour tout se termine et que tu partes en me laissant seule et anéantie. J'ai peur qu'un jour tu te rende compte que je ne suis pas celle qu'il te fallait ou alors pire qu'il t'arrive quelque chose et que tu disparaisse et j'ai vu ce que ça donnait chez mon père ! Quand ma mère est morte il a été anéanti, détruit à un tel point que ça tient du miracle qu'il ne l'ai pas suivie dans la tombe ! C'est une loque, un véritable zombie et je refuse qu'un jour ça m'arrive. Alors je pensais qu'en fuyant tout ça, ça ne m'arriverait pas. Et toi tu es arrivé et tu as tout détruit ! Non ! Non laisse moi parler s'il te plait ... je pris une grande respiration et continuai de parler parce que j'en avais besoin. J'avais besoin de ça. D'ouvrir mon coeur. De lui parler. De lui dire. De lui avouer. Je ne pensais pas qu'un homme aussi merveilleux que toi puisse tomber amoureux d'une femme aussi froide et aussi distante que moi. Je ne m'y attendais pas, et pire je ne m'attendais pas à moi aussi tomber amoureuse de toi. Et quand je m'en suis aperçue j'ai nié l'évidence et je me suis enfuie. Mais même là tu es resté. Tu. Es. Resté. Tu m'a attendue. Et ça m'a terrifiée encore plus parce que je me savais capable de m'attacher, de réellement m'attacher à toi jusqu'à être totalement dépendante de toi. Te rends tu compte, quand tu m'a posé ce dilemme seulement une minuscule partie de moi a voulu l'utiliser pour te fuir et disparaître, ne pas tomber amoureuse, mais la majeure partie de moi, mon coeur, mon âme, ont voulu te hurler de rester, de ne pas m'abandonner. Oui je voulais essayer d'être avec toi. Et c'est à ce moment là que ça, c'est arrivé .. Je montrais les échographies tellement mal en point, tellement pâle, tellement fragile. Tellement pathétique oui. La grande agent du FBI réduite en cendre par un homme et une échographie. Bah bravo ... liquidée, anéantie. J'étais finie. Alors oui, j'ai voulu dire oui mais je ne t'imposerais jamais une grossesse non désirée. Je sais que tu es le père, parce que tu es le seul homme que j'ai dans ma vie depuis que je t'ai rencontré. Encore une chose dont j'aurais dû m'apercevoir. Il a suffit que tu entre dans ma vie pour que j'arrête d'avoir des aventures, d'autres hommes. Ca ne m'était jamais arrivée. Et j'ai rien vu venir. Mais voilà, il y a ce bébé, et même si je n'en voulais pas, je ne l'abandonnerais pas. Parce que lui n'a rien demandé, il n'a pas demandé à avoir une mère complètement cinglée qui n'a pas su retenir son merveilleux père mais il n'a pas demandé à mourir non plus. Et je peux l'élever, j'en ai les moyens. Je ne peux pas l'abandonner. Mais je ne te l'imposerais jamais, même si ça signifie que je dois te perdre alors même que je viens de m'avouer à moi même que je suis tombée amoureuse de toi. Le seul homme dont je sois tombée amoureuse. Je suis désolée Gabriel, tellement désolée si tu savais.

Je me tu. Enfin. J'avais carrément la bouche sèche et même plus de larmes pour pleurer tellement j'avais parlé. Mais je n'avais fais qu'ouvrir mon coeur pour une fois dans ma vie. C'était tellement rare si vous saviez. Tellement, tellement rare. Mais là j'avais tout donné. Mon coeur. Mon âme. Ma force. Je n'avais plus rien. Même plus le courage de rester et de l'affronter. Alors m'approchant je déposais un baiser infiniment doux sur ses lèvres, un dernier baiser, puis la tête basse je tournais les talons, m'enfuyant encore. Je l'avais perdu j'en étais sûre. Et il m'avait fallu une grossesse pour me rendre compte de l'immense connerie que je faisais en le repoussant. J'étais un monstre d'égoïsme et de froideur. Et complètement pathétique avec ça. Mais tellement malheureuse. Peut-être moins que papa quand maman était morte mais pas très loin j'en avais l'impression. J'avais trahie ma propre promesse. Celle de ne jamais tomber amoureuse. Dany allait me tuer en apprenant les conneries que j'avais accumulé ces derniers jours. J'étais vraiment ... pitoyable. Vraiment ...

Incapable de marcher plus je me laissais aller contre un mur les yeux fermés et me laissais glisser au sol. Lamentable ... donnez moi d'autres adjectifs pour me qualifier. J'étais réellement ... bref. J'étais. M'efforçant de respirer, j'ignorais les demandes incessantes des infirmières et médecins qui me demandait si j'allais bien. Non je n'allais pas bien. Pas bien du tout. Mais quoi leur dire d'autres ? Je m'apprêtais à me laisser glisser dans l'inconscience pure et dure, certaine de fuir encore un peu, quand une douce chaleur m'envahit et un parfum me chatouilla les narines. Gabriel ... J'ouvris les yeux et le regardais en silence. Je n'avais plus rien à dire cette fois. Vraiment plus rien sinon un ... - Je suis désolée ...
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Dim 23 Sep - 18:42




"Tu sais quoi? Tu vas être papa ! Cadeau !"


    Ses yeux étaient vides, ils n’étaient pas aussi pétillants que d’habitude. Même sa peau était d’une blancheur extrême, elle ressemblait plus à un zombie qu’à la femme dont j’étais tombée amoureux donc j’étais sûr que quelque chose n’allait pas, quelque chose n’allait pas chez elle… Je l’observais, elle était là debout, elle semblait fragile, elle allait mal mais n’arrivait pas à parler pour le moment, que me cachait-elle ? Avait-elle juste appris une mauvaise nouvelle ? Mon cerveau s’embrouillait entre ma conscience médicale et ma conscience humaine, car d’un côté, mon cerveau m’encourageait à faire un diagnostic de son état et en même temps d’attendre qu’elle me dise d’elle-même ce qui lui arrivait. Mais je la voyais, vide, fragile, comme si la moindre once de vie l’avait quitté et je ne pouvais pas supporter ça. J’avais juste envie de la protéger envers et contre tout et là, j’avais l’impression d’avoir échoué, il y a avait quelque chose dont je n’avais pas pu pas la protéger et je me sentais mal. Pourquoi était-elle dans cet état ? J’avais envie de la secouer pour faire sortir le moindre mot de sa bouche afin que je ne sois bêtement devant elle à m’attendre au pire, surtout que je devais rechercher mon interne qui devait certainement se cacher dans un coin de l’hôpital en pleurnichant, tout en répétant que je suis un monstre… J’allais finir par croire que j’en étais un surtout face à Scar, qui malgré son manque de joie restait la plus belle femme au monde même Miss Monde à côté ne ressemblait à rien. A cette pensée, je ne pus que sourire car ça prouvait bien que j’étais bêtement amoureux d’elle et que je la sublimais à chaque instant. Même verte avec un verrue sur le nez, elle resterait la plus femme au monde.

    L'amour rend aveugle, tu aimes l'autre plus que toi même, plus que ta personne, plus que tes proches… Et c’était vrai, autrefois j’aimais regarder les belles jeunes femmes dans la rue, maintenant je ne regarde qu’elle ! Alors qu’autrefois, je pensais à moi, à mes copains, à ma famille, maintenant, il n’y a qu’elle qui hante mes pensées ; matin, midi et soir. Juste le fait de voir un SMS de sa part, me rend heureux et me booste pour toute la journée. Mais aujourd’hui, elle était triste, alors j’étais triste surtout que j’étais impuissant face à son mal-être que je ne comprenais pas. J’aurais donné n’importe quoi pour la revoir sourire… Plus je la regardais, plus elle semblait ailleurs, comme si elle réfléchissait à quelque chose, son corps était là mais son âme était ailleurs. Ses yeux noirs étaient rougis par les larmes qu’elle versait… L’inquiétude me gagnait de plus en plus au fils des minutes car je ne savais que faire, je ne savais pas pourquoi elle était comme ça, pourquoi elle souffrait. J’avais juste envie de donner des coups dans les murs pour tenter de calmer ma colère, car quelqu’un ou quelque chose l’avait anéantie. Et elle ne répondait même pas à mes questions, elle semblait ailleurs et mal. Puis d’un seul coup, elle se débloquait tout en me tendant des échographies… Au début, je ne prêtais pas attention aux documents qu’elle venait de me donner mais prêtais toute mon attention sur son discours… Elle ne cessait de pleurer, tout en parlant d’une voix calme mais baignée par la peur et la douleur. Je ne pouvais plus l’arrêter, elle parlait, parlait, comme si elle avait en besoin alors je l’écoutais… Une chose me rassurait dans son discours, c’est qu’elle avait accepté mon dilemme, elle allait faire des efforts pour qu’on reste ensemble, pour qu’on forme un couple. Mais la suite me plaisait un peu moins, elle avait peur, peur que je la laisse, peur que tout s’arrête… Jamais je ne la laisserais, la preuve, j’étais resté près d’elle-même quand elle ne voulait plus de moi et je lui avais posé ce dilemme pour prouver à quel point je l’aimais. « Mais Scar… »« Non ! Non laisse moi parler s'il te plait ... ». J’avais décidé pas le droit d’en placer une, elle devait parler. Pendant qu’elle reprit sa respiration, j’essayais d’enregistrer tout ce qu’elle me disait car c’était la toute première fois qu’elle me parlait de sa famille et de son passé. Elle avait donc perdu sa mère et c’était pour cette raison qu’elle refusait autrefois de me parler de son père. Pauvre Scar, elle n’avait pas du avoir la vie rose de toutes les jeunes filles enfin la plupart… Puis elle se remit à parler, j’écoutais ses paroles tout en observant les échographies… Oui c’était bien ce que je pensais… Des échographies prouvant qu’elle était enceinte… C’est étrange mais tout d’un coup, j’avais carrément déconnecté et je n’écoutais pas le moindre mot de ce qu’elle racontait… J’en avais vu des enfants, des fœtus et des haricots comme celui sur l’échographie mais jamais cela m’avait venu à l’esprit qu’un jour, qu’un jour, je serais comme tous ses couples heureux d’avoir un enfant. J’étais juste là, à regarder les échographies comme un débile en plein milieu d’un couloir face à la femme que j’aimais le plus. « Je suis désolée Gabriel, tellement désolée si tu savais… » Ces mots me ramenaient à la réalité et j’entendis enfin le silence, elle s’était arrêtée de parler. Elle était juste là, les yeux rouges, tremblante, anéantie… Elle m’embrassait délicatement puis se sauvait, comme elle en avait la grande habitude et moi j’étais là, bloqué, oui j’allais être papa. Puis je regardais à nouveau les échographies comme si elle allait m’apporter une réponse, comme si elle allait me conseiller de me sauver tout comme Scar en avait l’habitude ou si elle allait me dire de lui courir après encore une fois.

    Je fermais les yeux, j’avais le cerveau qui allait exploser, j’avais à peine dormi en 24 heures et j’étais encore debout et Scar venait de m’annoncer une nouvelle plutôt explosif, allons dire… Qu’allais-je faire ? J’aurais voulu que Kaylie soit là, elle seule pouvait me conseiller car elle connaissait toute l’histoire avec Scar et me connaissait mieux que moi-même. Je savais que si je la laissais partir, j’allais souffrir et j’allais m’en vouloir de l’avoir laissé partir toute seule. Mais si j’étais un mauvais père ? Si je ne pouvais pas m’occuper du bébé en question ? Et si je ne savais pas comment faire ? Une bonne claque m’aurait fait du bien à ce moment-là… J’inspirais un grand coup et je réfléchissais à toutes ces questions, je savais comment m’occuper des enfants, je m’occupais d’eux à longueur de journées mais là ce n’est pas un patient, c’est mon propre enfant. Je doutais de mes capacités… C’est d’ailleurs la première fois que je doutais autant de mes capacités, d’habitude j’avais une pleine confiance dans mes capacités quand j’opère un enfant et là, j’étais comme un interne première année qui n’est pas sur de ce qu’il a apprit… Puis y a pas de livres pour apprendre à être le père parfait, comment j’allais faire ? Puis j’entendais des voix dans le couloir un peu plus loin et de me dirigeait vers la source du bruit, c’était Scar, effondrée contre le mur du couloir, elle n’allait vraiment pas bien. Je pris sur moi pour cesser de me poser toutes ces questions… Je l’observais, elle semblait si frêle, si mal… « C’est bon, je m’en occupe, laisse la respirer… »

    Je m’assis à côté d’elle, adossé contre ce mur froid de l’hôpital et je l’observais… « Je suis désolée… ». Je passais un de mes bras autour de ses épaules et la serrait contre moi. Elle n’avait aucunes raisons d’être désolée après tout, elle ne s’appelle pas Marie, elle n’a pas fait cet enfant toute seule, on est deux dans ce coup-là et je n’allais pas la laisser toute seule. On allait affronter ça tous les deux même si cela va être compliqué… « Tu as pas à être désolée ! Tu n’as pas fait cet enfant toute seule, j’ai ma part de responsabilité. Mais on va pas en discuter dans le couloir, viens avec moi, on va aller à la cafétéria, tu vas manger et boire quelque chose ! » Je l’aidais à se lever, non il ne fallait pas qu’elle reste toute seule contre son mur à pleurer toute la journée, ce n’était pas bon pour elle, ni pour … le bébé… C’est drôle de penser à ça surtout quand on s’y attend pas… Je la pris dans mes bras et je sentis son délicat parfum, je sentis son corps contre le mien, ces instants m’avaient manqué, cette tendresse, cet amour que je lui portais n’avait aucunes limites et finalement je me disais qu’on pourrait pas être pire parents que certains que je vois qui ramènent leurs enfants aux urgences après les avoir battus… Je tentais de la rassurer en la prenant dans mes bras, ne sachant pas si l’aiderait ou pas puis lui murmura à l’oreille… « Je t’aime… »
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Dim 23 Sep - 19:43

Gabriel && Scarlett
O
h que je me sentais stupide. Assise là, le dos contre le mur, ignorant les voix inquiètes des médecins et des infirmiers. Je voulais juste qu'on me fiche la paix, je voulais juste être seule pour me rendre compte à quel point j'étais en train de gâcher ma vie. J'en faisais un vrai bordel. Une existence pitoyable. Comment j'avais pu faire ça à Gabriel ? C'est l'homme le plus merveilleux de la Terre et il m'aimait. C'était les deux choses qui aurait du compter le plus pour moi, et pourtant je doutais, je tremblais. J'avais tellement souffert de la mort de maman, de l'abandon de papa. Parce que oui, papa avait abandonné. Il avait abandonné l'idée de vivre, il avait abandonné l'idée de se battre, de continuer, d'avancer. Il avait abandonné sa carrière, il avait abandonné ses livres, ses peintures et pire que tout, il nous avait abandonné nous, ses propres enfants. Il nous avait laissé tomber, il nous avait tourné le dos, avait refusé de voir notre souffrance, avait refusé de sécher nos larmes, d'apaiser nos peur, de faire fuir nos cauchemars. Il n'avait rien fait pour nous aider à surmonter la mort de notre mère, bien au contraire, il s'était laissé aller au point de n'être plus que l'ombre de lui même. Jamais je ne pourrais le lui pardonner.

Mais c'est bien beau d'accuser son père de tous les maux, mais moi alors ? Est ce que moi je pourrais me pardonner à moi même ? Je m'en voulais pour la mort de maman. C'était à cause de moi qu'elle s'était trouvée dans cette ruelle, à cause de moi qu'elle s'était sûrement trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Car il n'y avait que ça qui pouvait justifier sa mort et rien d'autres. Elle était une simple professeur de danse. Et la phrase qui me revenait toujours en tête c'était "Et si je n'avais pas traîné chez Stacey ce jour là, maman ne m'aurait pas attendue, on serait déjà loin et elle serait toujours en vie." Mais cette culpabilité ne me mènerait à rien n'est ce pas ? Au contraire elle me bloquait, elle m'empêchait de vivre pleinement ma vie, d'aimer et d'être aimée, de devenir une super maman un jour. Oh j'aurais préféré tomber sur un salaud, indigne d'être aimé, un connard de première qui aurait justifié mes fuites et mes secrets, mes distances et ma froideur. Qui aurait justifié que je le quitte sans un mot. Mais Gabriel n'était pas comme ça. Gabriel était tout ce qu'il me fallait, je le savais bien. Et je me rappelais les paroles de maman quand j'étais petite. Et je me souvenais de ce qu'elle me disait autrefois. C'était toujours la même chose, et ça commençait toujours par le même rituel ...

- Papa est rentré ! Maman, papa est rentréééé !! criais-je en courant en direction de mon père qui me souleva de terre et me fit tourner en riant. Puis je m'accrochais à lui, et il posa son arme dans le coffre, il accrocha son manteau sur les crochets et se rendit dans la cuisine où maman préparait le dîner. Là, papa me lâcha et j'allais m'asseoir sur la chaise en bois devant les dessins que j'étais en train de faire. Papa se dirigea vers maman, l'enlaça par derrière et la serra contre lui en l'embrassant dans le cou. Maman sourit, finit de remuer la sauce et se retourna pour embrasser son mari avec amour. Ils formaient un couple tellement assorti, tellement parfait. Des âmes soeurs. J'avais lu ça dans un livre. - Allez va chercher tes deux autres enfants, on va manger ... déclara maman. Papa lâcha maman et vint poser un baiser sur mon front en m'appelant "chipie". Je ris et regardais maman d'un air rêveur. Elle me sourit. - Qu'est ce qui t'arrive trésor ? demanda t-elle avec douceur. Maman était la douceur incarnée. - Papa est ton âme soeur hein ? Elle rit avec tendresse. - Oui ton papa est mon âme soeur mon amour, répondit-elle pétillante. - Et moi j'en ai un d'âme soeur ? J'en aurais un jour tu crois ? Et tu crois qu'il sera comment ? Moi je l'imagine grand, blond, avec des yeux bleus et très musclé ! Maman rit en posant les plats sur la table. - Quoi tu imagine ton âme soeur comme le Ken de Barbie ? s'amusa t-elle. Je rougis. En même temps, pour la petite fille de sept ans que j'étais, c'était normal pour moi d'être amoureuse du Ken de Barbie. Je haussais les épaules en secouant mes boucles brunes. Maman me prit dans ses bras. - Ecoute ma petite chérie, je ne sais pas comment sera physiquement ton âme soeur et toi non plus pour le moment, mais je sais que cette personne te correspondra en tout point à la fois à l'opposée de toi et tout à fait complémentaire. Elle sera la moitié de toi même. - Mais comment je saurais que c'est lui ? - Tu saura. C'est tout.

Une larme roula sur ma joue alors qu'un bref sourire éclairait mon visage, disparaissant presque aussitôt. Gabriel était mon âme soeur, je le savais. C'était peut-être naïf et enfantin de penser ça mais j'avais été élevée dans l'idée que tout le monde a une âme soeur même si tout le monde ne la trouve pas forcément. Et le fait de voir papa aussi anéanti après la mort de maman l'avait confirmé dans mon esprit. Une part de lui même était morte en même temps qu'elle et j'avais peur de ce qui pourrait arriver si je laissais Gabriel être ma moitié. Mais finalement ce fut lui qui décida à ma place. Quand je sentis la chaleur de son corps près du mien, quand son parfum parvint à mes narines, alors une sensation de sérénité m'envahit doucement et je me calmais. Juste le temps de m'excuser. Encore. De quoi ? De tout. Du bébé. De l'avoir repoussé. De l'avoir fait souffrir. De ne pas savoir l'aimer comme il le mérite. - Tu as pas à être désolée ! Tu n’as pas fait cet enfant toute seule, j’ai ma part de responsabilité. Mais on va pas en discuter dans le couloir, viens avec moi, on va aller à la cafétéria, tu vas manger et boire quelque chose ! Je souris brièvement et le laissais me relever, incapable de réfléchir hormis le fait qu'il restait. Il restait. Pour moi. Pour le bébé. Notre bébé. A cette idée une vague de panique me submergea mais Gabriel me serra contre lui à ce moment là et je me laissais aller contre lui. Posant ma tête sur son épaule et ma main sur son torse je savourais le simple fait de l'avoir près de moi, son corps contre le mien, sa chaleur me réchauffant, sa voix m'apaisant. Mien.

- Je t'aime ... me murmura t-il d'une voix chaude et douce. Je relevais la tête pour le contempler, me noyant dans les prunelles de ses beaux yeux. Un instant je restais là, immobile, simplement à l'admirer. Et puis je levais la main et caressais doucement sa joue tout en posant mon front contre le sien, fermant mes yeux, restant là. J'ouvris la bouche pour répondre. Mais je ne parvenais pas à les dire ces trois mots. Pas encore en tout cas. Je le regardais de nouveau, désarmée. Je ne les avait jamais dit à quiconque - à un amant s'entend - et je n'avais pas encore la force de les dire. Alors je l'embrassais. Et dans ce baiser, je fis passer tout l'amour que j'avais pour lui, toute la tendresse qu'il m'inspirait, toute la force qu'il m'insufflait. Je l'embrassais comme si il était mon oxygène, ma vie, mon âme soeur. Je l'embrassais comme pour m'excuser de ne pas pouvoir encore lui dire ces trois mots et comme pour lui promettre qu'un jour, oui un jour, je les lui dirait, je les lui crierais, je les lui chanterais, je les lui murmurerais, tous les jours si il le faut. Quand je m'écartais, nous étions tous les deux à bout de souffle mais j'avais reprit des couleurs, un peu de force et de confiance. Glissant ma main dans la sienne j'entrelaçais ses doigts au mien et posait ma tête sur son épaule alors qu'il nous guidait vers la cafétéria.

C'était une bonne idée qu'il avait eu. Je n'avais rien mangé depuis la veille au midi et de l'avoir près de moi m'avait apaisé et avait dénoué le noeuds que j'avais à l'estomac. Du coup, j'avais très faim. Pourtant de mon repas je ne picorais que des petites fourchettes. Par contre je mangeais avec appétit la mousse au chocolat que j'avais prise et le café à la vanille que Gabriel m'avait commandé. Il commençait à bien me connaître apparemment. Je souris en sentant l'arôme de la vanille alors qu'il revenait nos boissons chaudes à la main. - Merci .. soufflais-je en prenant mon café. Je le regardais ensuite. - Je suis désolée d'avoir craqué ... tout le monde a du me prendre pour une vraie hystérique toi le premier. En général j'ai plus de self control que ça ... non en fait j'ai toujours été explosive depuis la mort de ma mère ... donc je m'excuse ... mais j'ai eu un choc en apprenant que j'étais enceinte. Et je voulais pas t'imposer ça. Et en même temps j'avais peur de te perdre. Enfin bref, une vraie cinglée ... Je souris légèrement. Dany m'avait toujours dit qu'il fallait que j'apprenne à être plus calme, moins colérique, moins explosive. Mais j'étais très calme .. au boulot ! En dehors malheureusement j'avais moins de contrôle. Mais je n'avais pas envie de parler de moi alors tout en mangeant un peu de mousse je regardais Gabriel une nouvelle fois. - Parle moi de toi ... je veux tout savoir ... s'il te plaît ... réclamais-je plus doucement. Et voilà, je m'étais engagée plus moyen de reculer. Je ne demandais jamais à mes amants de me raconter leur histoire parce que quand l'affectif s'en mêle ça devient un vrai bordel. Mais c'était Gabriel. Et il était cette âme soeur que j'avais réclamé à ma mère quand j'étais une petite fille de sept ans. Alors il fallait que j'apprenne à le laisser parler, à le laisser entrer dans ma vie. Il fallait que je l'apprenne lui. Et que je le laisse m'apprendre après. Il en avait besoin. Et moi aussi ... Tendant la main, j'entrelaçais ses doigts aux miens et l'écoutait me raconter son histoire. Silencieuse et attentive.
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Sam 29 Sep - 21:11




"Tu sais quoi? Tu vas être papa ! Cadeau !"


    Des nouvelles comme ça, n’importe qui aurait pu s’en passer… Un enfant, un être d’environ 6 mm soit la taille d’une balle de ping-poing, qui allait avec le temps atteindre plus de 50 cm. C’est fou ce que le corps humain pouvait être à la fois mystérieux et intéréssant, c’est d’ailleurs pour cette raison que j’avais décidé de faire des études de médecine tout comme ma sœur Kaylie. Nous étions attirés par tout ce qui était mystérieux puis au fil des années passés en tant qu’interne, je m’étais découvert une vraie passion pour les enfants. Mais jamais je n’avais pensé que moi-même, je deviendrais comme ces hommes que je vois dans les salles d’attente, apeuré pour ce petit être, ne vivant que pour lui, luttant contre tout et n’importe quoi pour le sauver… Bref, ce petit être changeait toute une vie pour un homme car on n’est plus homme, on devient père… Et je me souviens que mon père me disait que sa vie avait changé à partir du moment où Josh est venu au monde car il ne se considérait plus comme homme, plus comme mari, plus comme médecin mais comme père avant tout. Aujourd’hui, j’étais là dans ce grand couloir blanc, et il y a à peine quelques minutes, Scar venait de m’apprendre que j’allais devenir Papa moi aussi. Et là, assis à côté de Scar dans ce couloir, je repensais à ce qui m’était pensé par la tête quand elle m’avait appris ça…

    La joie, la colère, l’incompréhension, tous ces sentiments m’ont traversé la tête quand j’avais entendu les mots de Scar : je ne t'imposerais jamais une grossesse non désirée. Je sais que tu es le père... La joie, car j’allais enfin goûter à la joie de la paternité avec une femme qui sera une mère géniale, juste qu’elle ne veut pas le voir. La colère, car j’étais un peu perdu face à la situation. L’incompréhension car je ne savais pas comment agir face à Scar. La peur car être père est une importante tâche à accomplir et je voulais être le père parfait et pas un de ces sales types qui faisaient vivre un enfer à leurs enfants. Et j’étais resté bloqué là face à elle, avec aucun mot, aucun geste... Je ne savais pas quoi lui dire ou quoi faire. Puis quand elle s’était sauvée, je n’avais qu’une envie c’était de lui courir après pour la rattraper et lui dire à quel point je l’aimais. Et c’est ce que j’avais, bêtement sans réfléchir car j’étais tombé amoureux d’elle depuis que j’avais posé mon regard sur elle et l’amour rend idiot. Maintenant j’étais là à côté d’elle, je l’aidais à se relever et puis je la serra dans mes bras. J’aimais sentir sa chaleur contre mon corps et je savais que maintenant nous n’étions pas seulement deux à être là, nous étions trois. Elle, moi et le bébé. Je n’étais peut-être pas tout à fait prêt pour devenir père mais je prenais le risque pour Scar et pour le bébé. Je ne pouvais lui imposer d’élever cet enfant toute seule car il était la chair de ma chair et je ne pouvais l’abandonner... Mon père ne nous avait jamais abandonné, il était hors de question que je l’abandonne... Mon père m’avait élevé comme ça et je ne pouvais faire autrement...

    De plus, quand elle déposait ses lèvres sur les miennes, je ne pouvais douter de l’amour que je lui portais. C’était la femme de ma vie, je le savais depuis des mois mais elle refusait de le devenir, je m’étais donc battu pendant des mois et je lui avais posé cet ultimatum et elle avait finir par l’accepter. Je remerciais cet enfant qu’il soit arrivé au bon moment car c’était un peu grâce à lui que la demoiselle avait fini par accepter mon ultimatum et donc je l’aimais encore plus qu’elle ne pouvait l’aimer. Puis après ce baiser passionné, tendre et amoureux, je passais mes doigts autour des siens et je l’amenais vers la cafétéria.. Cet endroit étiat sans doute l’endroit le plus important pour l’ensemble des chirurgiens résidants dans l’hôpital, l’ambiance y était plus agréable que toutes les autres pièces. Et c’était ici qu’on trouvait notre principale source pour tenir.. Je la voyais se servir plusieurs choses notamment une mousse au chocolat, pendant qu’elle s’installait à table et qu’elle commençait à grignoter son repas. Je commandais alors un café vanille car je savais qu’elle adorait ça même si la caféine n’était pas très bonne pour les bébés, selon des études médicales si les bébés ingéraient de la caféine, ils avaient plus de chances d’être prématurés... Il fallait que je cesse de penser comme un médecin et plutôt comme une personne normal... Stupide déformation professionnelle ! Puis je déposais le café sur la table tout en déposant délicatement un baiser sur sa tête... Je m’assis en face d’elle puis elle me regardait et se mit à parler à la vitesse de la lumière comme elle l’avait fait, il y a quelques minutes... « Je suis désolée d'avoir craqué ... tout le monde a du me prendre pour une vraie hystérique toi le premier. En général j'ai plus de self control que ça ... non en fait j'ai toujours été explosive depuis la mort de ma mère ... donc je m'excuse ... mais j'ai eu un choc en apprenant que j'étais enceinte. Et je voulais pas t'imposer ça. Et en même temps j'avais peur de te perdre. Enfin bref, une vraie cinglée ... » Puis elle sourit. Je lui souris pour tenter de la rassurer et la calmer... « Ce n’est pas grave, tu étais sur les nerfs, c’est normal d’agir de cette manière... Bon certes, ils ont du certainement appelé le service psychiatrie mais c’est pas grave, des fous on en voit tous les jours ». Puis je l’observais mangé sa mousse, on aurait dit un enfant qui mangeait son dessert préféré... « Parle moi de toi... Je veux tout savoir... S’il te plait... »

    Parler de moi ? Que lui dire ? A ce que j’avais compris, elle avait perdu pas mal de personnes proches et moi j’allais lui raconter ma petite histoire parfaite ? Je posais les yeux sur la table puis soupirait un instant... Je ne voulais pas lui faire du mal, car je savais que le fait de parler de mon histoire allait lui faire penser qu’elle n’avait pas eu la chance de vivre ceci... Puis je reposais mes yeux sur elle, elle était là en face de moi, souriante, et elle entrelaçais ses doigts autour des miens et je ne pouvais plus faire demi-tour, je devais lui parler... « Bah... J’ai toujours vécu à Santa Monica, mon père était chirurgien et ma mère journaliste. J’ai un frère et deux sœurs dont une qui travaille au sein de cet hôpital mais dans un autre service que le mien... J’ai jamais été malheureux, je n’ai jamais rien manqué contrairement à toi... C’est pas plutôt toi qui devrait me raconter ton histoire ? »
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Dim 30 Sep - 18:04

Gabriel && Scarlett
J
e n'avais pas pour habitude de craquer pour un rien même si j'étais du genre explosive et surtout je n'avais pas pour habitude de pleurer. En dix-sept ans j'avais du pleurer hum ... allez je suis généreuse, quatre ou cinq fois. Pas plus. Et toujours seule ou à la rigueur avec mon frère. Dany était le seul à savoir comment me calmer quand je commençais à pleurer et surtout, il était le seul à savoir pourquoi je pleurais. Personne ne pouvait en dire autant, pas même Ashleigh et pourtant, elle était ma meilleure amie depuis presque plus de trois ans maintenant. Mais depuis quelques jours rien n'allait plus dans ma vie et j'avais l'impression désagréable de perdre tout contrôle. Autant pour ma vie professionnelle que pour ma vie personnelle. Je n'avais jamais craqué en interrogatoire, en dix ans de service, et là j'avais limite agressé le type. Et ma vie personnelle ... un chaos complet. Une grossesse, un compagnon stable, bientôt j'allais finir mariée deux gosses un chien et une maison à la campagne tant qu'on y était ?! Ok fallait pas pousser quand même ...

Mais le fait que Gabriel soit venu me chercher m'avait fait du bien. Sa simple présence avait un effet apaisant sur moi. Comme si il était cette autre partie de moi qui me manquait, cette partie qui avait disparue à la mort de ma mère et que Gabriel venait compléter par sa chaleur et son amour. Il pansait mes blessures par un simple regard, une caresse, un baiser. Il m'aimait et je lui rendais cet amour, même si je ne savais pas encore comment le lui dire. - Ce n’est pas grave, tu étais sur les nerfs, c’est normal d’agir de cette manière... Bon certes, ils ont du certainement appelé le service psychiatrie mais c’est pas grave, des fous on en voit tous les jours rétorqua t-il. Je ris. Doucement. Sincèrement. Gabriel me faisait l'effet d'une brise légère en plein milieu d'un désert. Rafraîchissant. Bienveillant. - Oui c'est pas comme si je faisais tâche dans le décor fis-je amusée en lui offrant un clin d'oeil. Il alla me chercher mon café préféré et posa un doux baiser sur mon front. Je sourit et liais mes doigts aux siens et l'écoutait raconter son histoire. -Bah... J’ai toujours vécu à Santa Monica, mon père était chirurgien et ma mère journaliste. J’ai un frère et deux sœurs dont une qui travaille au sein de cet hôpital mais dans un autre service que le mien... J’ai jamais été malheureux, je n’ai jamais rien manqué contrairement à toi... C’est pas plutôt toi qui devrait me raconter ton histoire ? raconta t-il. Je sentis mon visage se fermer et je détournais un instant le regard, silencieuse. Mais après tout, c'est moi qui avait lancé la conversation non ?

- Ce n'est pas franchement une histoire, plutôt un long cauchemar ... un mauvais film d'horreur style les navets qu'on sait très bien faire ici ... je sais pas trop en fait ... Je soupirais et le regardais. Mais si je devais vivre avec lui, si il devait devenir mon compagnon, cette âme soeur que j'avais cherchée, alors je devais lui raconter mon histoire. Bien. Ca risque d'être un peu long ... avouais-je. Il me regarda l'air de dire "Crache le morceau je t'écouterais jusqu'au bout sans broncher". Soupirant une nouvelle fois je me lançais. Je suis née à St Louis, dans le Missouri. Mon père était flic, un excellent flic même, et ma mère était professeur de danse. J'ai un grand frère Daniel. Il a quelques mois de plus que moi mais on est aussi proche que des jumeaux. Et j'avais une petite soeur Mariella qui a cinq ans de moins. On étaient heureux, on étaient vraiment une famille unie. Tu sais, une de ces familles que rien ne pourrait séparer, qui tiennent bon devant tous les obstacles et qui s'aiment par dessus tout. On était ce genre de famille là avant le drame ... Il y avait beaucoup de "était" dans mon histoire. Parce que mon histoire était à l'imparfait. Parce que le bonheur d'avant n'existait plus aujourd'hui. Petite je me rappelle que j'étais une gamine docile, toujours un sourire aux lèvres, toujours en train de danser et de chanter. Maman et papa m'appelait leur petit papillon à cause de mon prénom. Puis je me rendis compte qu'en réalité il ne connaissait pas mon prénom, alors je précisais. Scarlett est mon deuxième prénom. En réalité je m'appelle Mariposa. Ca veut dire "papillon" en espagnole. Ma mère était espagnole c'est pour ça. Je disais donc que petite j'étais vraiment heureuse, j'étais une gamine vivante, j'adorais la danse et la musique. Je voulais devenir danseuse étoile. Et puis un jour, j'ai traîné chez une amie, et maman est venue me chercher. Mais j'avais oublié mon écharpe alors elle m'a attendue dans la ruelle. La nuit tombait, on était en hiver. J'ai courus chez mon amie puis je suis revenue. A ce moment là je me rappelle juste avoir entendu des coups de feu et une voiture qui démarrait sur les chapeaux de roues. Je ne me souviens même pas de la couleur ou de la marque de la voiture. Juste de maman, étendue sur le sol, baignant dans son sang. J'avais douze ans. Et ma mère avait été assassinée sous mes yeux ou presque. Je serrais mon gobelet de café entre mes mains, le regard sombre perdu dans un autre univers. A partir de là, tout est parti en fumée. Papa est devenu ingérable, une loque, un zombie. Il n'a jamais pu résoudre le meurtre de ma mère, et sa mort la rendu comme ... fou. Il n'a plus jamais été le même. Dany et moi on est devenus incontrôlables. Surtout moi en fait. Insolente, bagarreuse, provocatrice, violente. Tout pour déplaire. Mais voir ma mère mourir et mon père sombrer m'avait complètement détruite. Une part de moi est morte cette nuit là. La petite fille innocente que j'étais n'a plus jamais été la même. La famille s'est déchirée. Papa a sombré. Dany et moi nous sommes restés ensembles. Mariella s'est rapproché de la vieille femme hautaine et aigrie qu'était ma grand-mère paternelle et elle est devenue imbuvable. Je soupirais doucement. Je n'étais pas particulièrement fière de cette période de ma vie, c'était vraiment la plus sombre. Alcool, bagarres, tabac, j'avais été une adolescente insupportable. J'avais seize ans quand avec Dany, on a retrouvé Mariella sous le porche de la maison, les vêtements déchirés, les cheveux emmêlés, toute en larme, en sang et en boue. Elle avait été agressée, violée, battue. J'ai vu rouge. J'ai retrouvé les coupables et je pense que si les flics n'étaient pas arrivés à ce moment là je les auraient tués avec Dany. Les policiers nous connaissaient bien, et connaissaient bien Mariella. Ils n'ont retenus aucune charge contre Dany et moi et on coffré les mecs. Mais a partir de ce jour là j'ai changé. Je voulais être flic pour foutre les mecs comme ça en taule. Oh j'aurais très bien vu virer méchante et devenir mercenaire mais ce n'est pas ce que ma mère aurait voulu. Et c'était elle que je ne voulais pas décevoir. Je bus une gorgée de café restant silencieuse un instant avant de reprendre.

- A dix-huit ans, Dany et moi on est partis de St Louis et on a débarqué a L.A. On étaient jeunes, un peu sans expérience mais on étaient des battants. On voulait s'en sortir. On a investi notre héritage, et on a prit un appart puis un loft plus tard. Il a commencé des études de droits et je suis entrée à l'école de police. Ca m'a aidé à me calmer, à me canaliser, et surtout ça m'a aidé à avancer. J'étais fille de flic, je connaissais toutes les ficelles du métier. Je suis arrivée première de ma promo et puis j'ai commencé à bosser et je suis passée lieutenant à seulement vingt-cinq ans. J'étais fière. Dany aussi. Je me rappelle ce qu'il m'a dit quand j'ai eu ma promotion. Il m'a regardé, m'a serré dans ses bras et m'a dit "Maman et papa seraient très fier de toi si ils pouvaient te voir". Je me rappelle combien ça m'avait fait plaisir. Car pour nous, papa aussi était mort. Il n'était plus rien. Il avait tout bousillé. Sa carrière, sa vie, sa famille. Je crois qu'il est toujours vivant mais je n'en suis même pas sûre. Je crois qu'à la mort de maman, il est mort aussi. Et je n'ai plus non plus de contact avec Mariella. Elle a coupé les ponts quand on est partis. J'ai pas cherché à les reconstruire. C'est Dany ma famille. Et puis ensuite il y a eu Ashleigh, puis Deklan et Judikaël. Et aujourd'hui il y a toi ... et lui ... fis-je avec un tout petit sourire en posant ma main sur mon ventre encore plat. Je regardais Gabriel.

Pour continuer, j'ai passé le concours d'entrée au FBI a 27 ans et j'y suis arrivée. Puis Quantico pour l'entraînement et au final j'ai été mutée ici. En voyant mon père aussi détruit par la mort de ma mère, j'avais juré de ne jamais tomber amoureuse. J'y étais parfaitement arrivé tu sais ? Et puis tu es arrivé et ta tout bouleversé ... Je souris. C'est mieux ainsi ... je crois ... mais maintenant tu comprends pourquoi j'ai peur ... peur qu'il m'arrive la même chose qu'a mes parents ... Je haussais les épaules en prenant une grande bouffée d'air puis je me calmais. Et voilà tu connais mon histoire ... Terrible hein ? Tu comprends pourquoi je ne la raconte pas à tout le monde ... je crois que excepté Ashleigh tu dois être la seule personne à la connaître entièrement ... les autres n'ont que des petits bouts ... mais si tu dois entrer dans ma vie, tu dois la connaître ... n'est ce pas ? Je souris tristement puis plus joyeusement. En tout cas je suis heureuse que toi tu es une famille géniale. Tu le mérite bien ... tu es merveilleux ...
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Mer 17 Oct - 17:30

Tu sais quoi? Tu vas être papa ! Cadeau !


    Cette scène repassait dans ma tête et j’avais l’impression d’avoir loupé un passage. Comment du jour au lendemain nos vies pouvaient être brutalement changé… Je n’étais plus un simple homme qui fait son métier, j’allais devenir une nouvelle identité, j’allais devenir père alors que personne ne savait que je fréquentais Scarlett… Je me voyais déjà en train d’annoncer ça à ma sœur qui allait certainement frôler l’hystérie, elle aussi, elle devrait bien s’entendre avec Scarlett en y repensant. Mes parents vont se poser tout un tas de questions, pourquoi ne pas avoir parlé d’elle avant ? Pourquoi je ne leur annonce que maintenant que je vais devenir père… La discussion allait être longue mais c’était une spécialité chez la famille Evans, les longues discussions depuis que Josh avait fait des siennes lors de son adolescence… Je me reconcentrais sur l’instant présent et je voyais que Scarlett s’était doucement apaisée, et que même si elle passait pour une folle, il n’allait pas appelé le service psychiatrique…

    Assis face à elle, dans cette cafétéria, je n’avais pratiquement rien à lui dire sur ma vie, enfin il y en avait mais pas des choses aussi horribles que sa vie. Loin de là, j’ai toujours vécu avec mes deux parents à mes côtés, j’ai trois frères et sœurs tous aussi adorables les uns que les autres… J’ai vécu sous le beau soleil de Santa Monica, j’étais devenu chirurgien pédiatrique puis chef de chirurgie puis j’avais rencontré Scarlett qui illuminait mes journées. Autant dire que je n’avais pas à me plaindre de la vie que j’avais menée jusqu’à présent. J’observais Scarlett, elle n’avait pas l’air à l’aise de raconter sa longue histoire, ou plutôt son long cauchemar, comme elle le dit si bien… Je serrais sa main délicatement comme pour lui faire comprendre que peu importe ce qu’elle me dirait, je resterais là, près d’elle, ça ne changera rien à mes sentiments envers elle. Elle est et restera la femme de ma vie, peu importe son passé, car le passé c’est du passé…

    Je l’écoutais, je ne perdais pas la moindre miette de ce qu’elle pouvait me dire car pour une fois, je voyais la vraie Scarlett, pas celle qui se cache derrière un masque. Elle avait vécu des choses horribles, la mort de sa mère, la « perte » de son père, l’éloignement de sa petite sœur… A sa place, je ne sais pas comment j’aurais réagis, sans doute que je serais devenu complètement fou et je me serais jeté d’un pont car même s’il y a des moments où notre famille était au plus bas, on a toujours été soudée et on ne peut pas s’imaginer l’un sans l’autre… Je n’osais pas imaginer ce qu’elle avait enduré durant toutes ces années. Cette situation me mettait même mal à l’aise car elle avait vécu une vie horrible et moi j’étais là avec mon petit passé de petit garçon ayant mené une vie parfaite, n’ayant jamais manqué de rien, j’avais toujours reçu tout l’amour nécessaire de mes parents, de mon frère, de mes sœurs et puis vu le travail de mon père, nous avons jamais manqué d’argent… Au fur à mesure où elle racontait son histoire, j’avais envie de me faire minuscule pour me cacher dans un coin et qu’elle ne me demande pas de raconter mon histoire…

    Elle avait quand même à réussi à sortir la tête de l’eau face à une telle situation. Elle avait fait ce qu’elle souhaitait faire même si la vie lui avait mis de nombreux bâtons dans les roues dès le commencement. J’étais fier d’elle, fier qu’elle s’en soit sorti face à une telle histoire. Si seulement la plupart des personnes pouvaient juste prendre exemple sur elle, de continuer à se battre même quand l’espoir n’existe pratiquement plus… Puis elle parlait de quelques personnes que je connaissais plus ou moins puis du bébé… Bientôt nous serions 3, tous les trois contre le monde entier ! Et personne ne m’empêchera d’être heureux avec elle et ce petit bout qui allait bientôt pointer son nez, enfin bientôt… Dans plusieurs mois quand même… Elle me souriait et son sourire avait suffit à embellir ma journée. Je lui souris aussi. « Je suis sûr que tes parents sont fiers de toi, peu importe où ils sont et moi, je sis extrêmement fier de toi, car je crois que si ça me serait arrivé, je serais devenu dingue… »

    C’était la triste vérité, puis elle continuait son histoire… Toujours aussi triste, elle s’était promis de ne jamais tombé amoureuse. Quelle idiotie ! On ne contrôle malheureusement pas les sentiments qui nous lient aux autres personnes, si on s’attache à eux, c’est pour une bonne raison. C’est parce qu’on sait que ce sont les bonnes personnes et je savais que c’était la bonne, la femme de ma vie, celle avec qui j’allais fonder une famille dans quelques mois maintenant. Nous allions être heureux même si elle n’y croit pas vraiment… Je ferais tout pour que tout se passe bien. Je lui souris, c’est fou à quel point elle était belle quand elle souriait. J’étais tombé amoureux de ce sourire et je ne voulais pas le voir disparaître… Peu importe ce que ça me coûterait d’ailleurs… « En voyant mon père aussi détruit par la mort de ma mère, j'avais juré de ne jamais tomber amoureuse. J'y étais parfaitement arrivé tu sais ? Et puis tu es arrivé et ta tout bouleversé ...» « Je suis désolé d’être entré dans ta vie, mais tu avais qu’à être un laideron, je me serais pas intéressé à toi… ». J’avais envie de l’entendre rire ou même juste de la voir sourire juste le fait de la savoir heureuse me suffisait. Puis je pris un air plus sérieux. « C'est mieux ainsi ... je crois ... mais maintenant tu comprends pourquoi j'ai peur ... peur qu'il m'arrive la même chose qu'a mes parents ... »« Scar… Il n’arrivera pas la même chose qu’à tes parents… Je ferais tout pour vous protéger, on sera une famille parfaite. Arrête d’avoir peur… »

    Comment on pouvait avoir mené une vie pareille et être encore debout aujourd’hui ? Je l’admirais encore plus depuis qu’elle m’avait raconté son histoire. Elle était une femme forte, elle était belle, elle était parfaite et je l’aimais plus que tout. Et j’avais enfin l’impression que c’était elle, la femme de ma vie, elle était là en face de moi et m’avait enfin ouvert son cœur alors qu’elle avait refusé pendant des mois. « Mais si tu dois entrer dans ma vie, tu dois la connaître ... n'est ce pas ? »« Oui je dois la connaître, mais c’est surtout que je comprends enfin pourquoi tu agissais comme ça… Si j’avais su ça, je ne t’aurais pas posé d’ultimatum Scar… ». Puis je serrais mes deux mains sur sa petite main toute fragile, toute fébrile… Puis je souris quand je l’entendis parlé de ma famille… « En tout cas je suis heureuse que toi tu es une famille géniale. Tu le mérite bien ... tu es merveilleux ... »« Une famille géniale, peut-être pas, mais disons qu’on s’accepte avec nos défauts, d’ailleurs en y repensant, tu devrais bien t’entendre avec ma grande sœur, elle est un peu hystérique comme toi ». Puis je me mis à rire doucement en repensant à nombreuses crises que ma sœur avait fait… Je voulais que Scar ait une famille aussi, il fallait que j’en parle à ma famille comme ça peut-être qu’elle se sentirait mieux, de se sentir entouré d’une vraie famille unie…
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Ven 19 Oct - 17:06

Gabriel && Scarlett
J
'avais finalement raconté toute mon histoire à Gabriel. Ca avait été douloureux, difficile mais essentiel. Gabriel était la seconde personne à connaître entièrement mon histoire la première étant Ashleigh. Personne d'autre ne la connaissait complètement. Ils savaient des petits bouts comme le fait que ma mère était morte ou que je ne parlais plus ni à ma soeur ni à mon père mais en général rien de plus. Nous étions maintenant quatre à savoir le tout. Dany et moi bien sûr, puisque c'était notre histoire, Ashleigh et maintenant Gabriel. En parlant de Dany il allait falloir que je lui parle de Gabriel. Oulà je sens l'explosion à plein nez. Ou le boudage au choix. Mon frère est très doué pour ça. Il te regarde de haut, en prenant son air dur et glacial numéro 25 puis il s'enferme dans le mutisme. En gros il boude. Je l'embête à chaque fois qu'il fait ça ce qui, bien sûr, n'arrange absolument pas son humeur et mon affaire. Mais alors là quand je vais lui balancer que je suis casée et enceinte .... rien qu'a y penser, je tirais une grimace.

- Je suis sûr que tes parents sont fiers de toi, peu importe où ils sont et moi, je sis extrêmement fier de toi, car je crois que si ça me serait arrivé, je serais devenu dingue… Je souris doucement et continuai à raconter mon histoire, ce passé si noir, si douloureux qui avait fait de moi la femme que j'étais aujourd'hui. Si complexe ... à la fois froide et explosive, distante et réactive, forte et fragile. J'expliquais alors à Gabriel le pourquoi je l'avais rejeté, le pourquoi je ne voulais pas tomber amoureuse. Et le fait que lui, avait tout bouleversé en entrant dans ma vie. - Je suis désolé d’être entré dans ta vie, mais tu avais qu’à être un laideron, je me serais pas intéressé à toi… Je le regardais un instant bouche bée puis je me mis à rire. Un rire sincère, léger et timide à la fois. Un rire à la fois doux et un peu grave, chaud, au contraire de mon attitude parfois si ... glaciale. Reprenant très vite mon sérieux, j'expliquais à Gabriel, la raison qui faisait que je ne voulais pas être en couple. J'avais peur qu'il m'arrive la même chose qu'à mes parents. Peur qu'un jour, tout s'arrête. Peur légitime si vous voulez mon avis. - Scar… Il n’arrivera pas la même chose qu’à tes parents… Je ferais tout pour vous protéger, on sera une famille parfaite. Arrête d’avoir peur…

Je plongeais mon regard dans celui de Gabriel. - Tu n'a aucune idée des conséquences que peuvent avoir cette promesse Gab' ... si, aujourd'hui, je décide de te croire au point de me laisser aller dans cette aventure avec toi, de te laisser entrer dans ma vie, de te laisser devenir cette autre partie de moi et que demain tout s'arrête je ne suis pas sûre d'en ressortir vivante cette fois ci ... murmurais-je le plus sérieusement du monde. Si je laissais Gabriel devenir ce qu'il voulait tellement être, si je lui faisais confiance et que nous fondions notre famille parfaite comme il le pensait et qu'un jour il partait ou mourrait je savais que je n'aurais pas la force de continuer, de survivre. Non. J'avais déjà tout épuisé pour m'en sortir depuis l'âge de douze ans. C'est pour cela que je voulais qu'il prenne compte de l'ampleur de sa promesse. - Tu n'a pas intérêt à la trahir ... grondais-je doucement à son attention. J'étais sérieuse mais ma main serrait tendrement la sienne. Il était mien maintenant qu'il le veuille ou non. Il avait choisit il s'y tenait qu'importe les conséquences.

En soupirant doucement je le regardais et lui dit que je devais bien lui raconter mon passé si il voulait faire parti de mon futur. - Oui je dois la connaître, mais c’est surtout que je comprends enfin pourquoi tu agissais comme ça… Si j’avais su ça, je ne t’aurais pas posé d’ultimatum Scar… Je secouais doucement la tête. - Non tu as bien fait de le poser. Si tu ne l'avais pas fait on aurait finis par se déchirer et on aurait souffert tous les deux. Mais au moins on sait maintenant à quoi s'en tenir ... tu es un homme qui sait ce qu'il veut hein ? le taquinais-je espiègle. Je lui offris un regard brûlant emplis de promesses et de sous entendus et serrait sa main plus fort. Et puis je lui parlais de sa famille. J'étais heureuse qu'il en est une géniale, il le méritait amplement. - Une famille géniale, peut-être pas, mais disons qu’on s’accepte avec nos défauts, d’ailleurs en y repensant, tu devrais bien t’entendre avec ma grande sœur, elle est un peu hystérique comme toi rétorqua mon compagnon. Je lui donnais un coup de pieds. - Hey ! Je suis pas hystérique ! C'est heu ... c'est les hormones !! fis-je en inventant une piètre excuse mais qui tenait la route en fait. C'est vrai que les hormones de grossesse rendait les femmes plus hystériques, plus sensibles aussi. Aïe aïe aïe ! Mon frère m'avait bien dit qu'il plaindrait le pauvre type qui arriverait à me faire un enfant un jour. Je l'avais cogné et il avait rétorqué "qu'est ce que je disais !" ce a quoi j'avais répondu au fait que je plaindrais la pauvre femme qui aura le malheur de porter son enfant à lui. - Mais je serais ravie de rencontrer ta soeur ... j'aimerais te présenter mon frère aussi. Je suis sûre que vous vous entendrez bien ... je souris doucement.

Nous passâmes encore un petit moment à discuter de tout et de rien, du bébé, de notre avenir, du possible fait d'emménager ensemble bref des trucs logiques dans un couple même si Gabriel m'avait promis d'y aller doucement pour moi. - Tu as encore beaucoup de boulot ici ? Sinon on pourrait ... je sais pas ... sortir ? Prendre l'air, se balader ? proposais-je. Ou le faire ce soir au pire ...
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Dim 21 Oct - 23:40

Tu sais quoi? Tu vas être papa ! Cadeau !


    L’histoire de Scar était tout simplement horrible, elle aurait pu sortir tout droit d’un scénario d’un mauvais film comme elle l’a dit précédemment. J’en ai vu pour deux fois moins qui ont tenté de mettre fin à leurs jours ou tout simplement qui ce sont suicidés afin de ne pas avoir à vivre avec une telle douleur qui les consume chaque jour. Et pourtant, elle, elle était assise en face de moi, elle venait de déballer toute son histoire qui doit la faire souffrir chaque jour et que personne, ni rien ne pourra apaiser… Elle allait devoir vivre avec cette douleur toute sa vie, même si la plupart des personnes ayant vécu un traumatisme pareil, écourtait toujours leur vie car il ne pouvait pas supporter une telle douleur. J’espérais que jamais Scar n’en arrive là… De toute manière, je ne lui permettrais pas même s’il faut que je l’attache à un lit pour ne pas qu’elle bouge… Surtout que maintenant, elle ne devait pas vivre que moi, elle le devait à cet être auquel elle allait donner la vie. Notre enfant… Dis comme ça, ça sonne toujours étrangement… C’est tout nouveau…

    J’avais une étrange impression. J’avais l’impression que tout ce que je lui disais ne l’aidait pas à se sentir mieux, ne la rassurait pas… Tout au contraire, ça avait l’air de la stresser… Elle semblait encore plus tendue qu’au début comme si je venais de dire quelque chose qu’il ne fallait pas dire. Je le voyais dans son regard, dans sa façon d’être et elle n’allait pas tarder à confirmer mes impressions… « Tu n'a aucune idée des conséquences que peuvent avoir cette promesse Gab' ... si, aujourd'hui, je décide de te croire au point de me laisser aller dans cette aventure avec toi, de te laisser entrer dans ma vie, de te laisser devenir cette autre partie de moi et que demain tout s'arrête je ne suis pas sûre d'en ressortir vivante cette fois ci ... ». Je savais les conséquences de ma promesse ! Je savais que si je la laissais tomber, jamais elle ne se relèverait et que sa vie n’aurait plus de sens sans moi. Je le savais car c’était la même chose pour moi, si jamais elle venait à m’abandonner, la vie n’aurait plus de sens surtout si elle s’enfuit comme elle en a la tendre habitude... Mais j’étais pratiquement sûr qu’elle n’allait plus s’enfuir à présent car une chose la retiendrait près de moi, notre enfant. Elle ne le laissera pas grandir comme elle, sans père. C’était un peu devenu le gage de garantie.. « J’ai conscience de toutes les conséquences de cette promesse Scar ! Et jamais je ne la trahirais... Je tiens trop à toi pour ça, je t’aime Scar, ne l’oublie pas, ne l’oublie jamais.. »

    Puis je parlais de cet ultimatum que je lui avais lancé, il y a quelques jours. Si seulement j’avais su ça depuis le départ, j’aurais compris, j’aurais tout fait pour avoir ma réponse sans cet ultimatum. Mais finalement, Scar m’assurait que c’était une bonne idée. « Non tu as bien fait de le poser. Si tu ne l'avais pas fait on aurait finis par se déchirer et on aurait souffert tous les deux. Mais au moins on sait maintenant à quoi s'en tenir ... tu es un homme qui sait ce qu'il veut hein ? ». Je la voulais elle, près de moi, pour toute la vie si le destin me le permet. Je voulais sentir son odeur chaque matin, sentir son corps quand je l’enlace en partant au travail, sentir la chaleur de ses lèvres sur les miennes pour me réconforter après une journée exténuante... Je voulais être là pour elle, pour la soutenir, l’aider, la réconforter, l’écouter... Pour l’aimer ! « Oui je sais ce que je veux, et surtout je déteste perdre tout ce qui m’est précieux ! ». Elle m’était précieuse, c’était mon bijou, mon petit diamant brut que je refusais de perdre car elle n’avait pas de valeur et si je la perdrais, je m’en voudrais éternellement...

    Puis je lui parlais de Kaylie, c’était ma grande sœur, je l’aimais énormément, c’est avec elle que j’avais les liens les plus soudés dans ma famille certainement dû au faite que nous travaillons au même endroit, ça reproche beaucoup. Elle faisait partie des personnes qui avaient le don de s’emporter au moindre fait. Quand on était plus jeune, elle avait été dire que j’allais épouser une voisine parce que je l’avais invité au cinéma... Un peu comme Scar dans ce couloir sauf qu’elle, elle avait des hormones complètement déréglée, ça faisait pas parti de son caractère. « Hey ! Je suis pas hystérique ! C’est heu... C’est les hormones ! » Mais oui, bien sur ! Et bientôt, il va falloir que je me lève à 3h du matin pour trouver des fraises... Sa risque d’être assez comique comme situation d’ailleurs tiens ! Aller trouver des fraises à 3h du matin, en plein mois de janvier, autant dire c’est mission impossible, à part les importer de je ne sais quel pays ! « Oui, oui, Scar, c’est les hormones ! On m’a toujours dit de pas contrarier une femme, mais encore pire quand elle est enceinte ». Je pouvais m’empêcher de sourire car c’était malheureusement vrai ! Une femme enceinte avait toujours raison, peu importe la situation !

    Elle serait heureuse de rencontrer ma sœur ? Savait-elle où elle allait se mettre ? Kaylie était complexe et j’avais un peu peur pour Scar mais bon si elle voulait la rencontrer tant mieux... Elle connaitrait l’ouragan Kaylie qui avait fuir plus d’une de mes anciennes copines... Son frère, je serais content de rencontrer son frère s’il ne veut pas me tuer bien entendu car je ne pense pas qu’il m’attende les bras grand ouverts quand il va apprendre que sa sœur est enceinte... « Je serais heureux de rencontrer ton frère mais dans une salle sans armes, sans meubles, comme ça, ça sera plus difficile de me tuer. Parce que je n’ai jamais accueilli chaleureusement les copains de mes sœurs... » Je rigolais à cette reflexion car je me rappelle qu’une fois la petite dernière avait ramené un type à la maison. Disons qu’il est reparti extrêmement vite quand on l’a menacé de le tuer s’il ne laissait pas tranquille Brittany. D’ailleurs, on ne l’a jamais revu...

    Puis nous passions à autre chose, nous discutions de tout et n’importe quoi, d’emménager ensemble, du bébé, de notre futur maison, si on allait adopter des chiens… Non peut-être pas pour les chiens, qui s’en occuperait vu nos deux boulots de dingue… « Tu as encore beaucoup de boulot ici ? Sinon on pourrait ... je sais pas ... sortir ? Prendre l'air, se balader ? » C’était une bonne idée, j’ai bien dit c’était une bonne idée. Mais quand j’ai vu Kaylie se diriger sur moi comme une furie, j’ai su que ce n’était pas bon pour moi... « MAIS SA T’ARRIVES DE REGARDER TON BIPPER DE TEMPS EN TEMPS GABRIEL ADAM ? ». Puis elle adressa un coup d’œil à Scarlett et vu que j’étais avec elle... « Et en plus, tu me caches ta nouvelle copine ? ». Et c’était parti pour un interrogatoire Made in Evans, mais pas tout de suite à mon avis car si on me bippait c’est qu’il y avait urgence. Mon bipper, je l’avais laissé dans mon casier en partant à la cafétéria tout à l’heure... C’était malin... « Kaylie, je te présente Scarlett, ma copine. Scarlett, je te présente Kaylie, ma sœur » « Grande sœur, enchanté Scarlett, bon désolé de vous enlever comme ça mon frère, c’est fou à quel point il peut être intéressant... Pourquoi ne viendrez-vous pas au brunch familial ce week-end, histoire qu’on fasse connaissance, je suis sûre qu’on va bien s’entendre... ». Avoir une grande sœur comme Kaylie c’était super, mais par moment, c’était lourd ! Je lui avais promis qu’on prendrait notre temps et ma sœur organise une rencontre Scarlett et toute ma famille. On prendra notre temps une autre fois hein ? Je souris à Scarlett, tout en me levant, le devoir m’appelait... « Je pense qu’on ira se balader ce soir... Sa me ferait plaisir que tu viennes mais te vois pas obligé, je veux pas te forcer... »
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MessageSujet: Re: {TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !   Lun 22 Oct - 0:17

Gabriel && Scarlett
J
'avais finalement décidé de laisser Gabriel entrer dans ma vie. Et je pense que c'était la meilleure décision que j'ai pu prendre au cours de ma vie. Il me le confirma par ailleurs. - J’ai conscience de toutes les conséquences de cette promesse Scar ! Et jamais je ne la trahirais... Je tiens trop à toi pour ça, je t’aime Scar, ne l’oublie pas, ne l’oublie jamais.. Je choisis de lui faire confiance et acquiesçait doucement. Puis je souris avec tendresse. - Moi aussi ... je te fais confiance ... ce sera toi et moi maintenant ... et ce petit bout qui est une part de nous deux ... je posais une main sur mon ventre encore plat. Je n'étais enceinte que de cinq semaines après tout. Je me sentais étrangement sereine de cette décision que je venais de prendre et en même temps un peu effrayée. Je ne connaissais rien de la vie de couple, je vivais seule depuis si longtemps - enfin seule dans le sens où je n'avais pas de compagnon vu que j'avais mes colocataires - et j'étais tellement indépendante. Je n'avais pas pour habitude de m'appuyer sur les autres et j'ignorais si j'allais en être capable avec Gabriel. Et quand à ce bébé ... je n'avais absolument pas la fibre maternelle, du moins pas depuis la mort de ma mère, et j'ignorais tout du comment être une bonne mère.

Pour ne pas céder à la panique je répondis à Gabriel pour son ultimatum. Il s'en voulait pour l'avoir posé mais je le rassurais en lui disant qu'il avait bien fait. Que sans ça je n'aurais peut-être pas compris à quel point j'étais attachée à lui. Bon d'accord il y avait aussi ma grossesse au milieu mais si il ne m'avait pas posé cet ultimatum, peut-être que je serais partie, sans même lui avouer qu'il allait être père, que j'aurais gardé ce lourd secret pour moi même pour ne pas le déranger, pour ne plus lui parler; cela semblait tellement immature comme réaction. Et ça l'état. Mais en même temps j'étais totalement immature en ce qui concernait les relations de couple. Je n'y connaissais absolument rien et ... - Oui je sais ce que je veux, et surtout je déteste perdre tout ce qui m’est précieux ! Mon regard sombre se posa sur Gabriel et je restais silencieuse un long moment. Oh comme j'aurais voulu les lui dire ces trois mots qui me brûlaient les lèvres. J'ouvris la bouche pour les prononcer mais ma gorge se bloqua. Non je n'étais pas encore tout à fait prête à les dire. Et pourtant, Dieu sait que je les pensais ardemment.

Quand Gabriel me traita d'hystérique je réagis au quart de tour en utilisant les hormones comme défense. - Oui, oui, Scar, c’est les hormones ! On m’a toujours dit de pas contrarier une femme, mais encore pire quand elle est enceinte Puérilement je lui tirais la langue. - T'avais qu'à pas me mettre dans cet état et je serais moins chiante ! fis-je taquine. En réalité je ne savais pas si je devais être contente ou pas. Je n'avais jamais prévu de devenir mère de famille, ça n'entrait pas dans ma vision de mon avenir, ni dans l'équation de ma vie du moment, mais en même temps, si j'y réfléchis bien, Gabriel n'était pas prévu non plus à la base. Il avait débarqué comme ça dans ma vie, un jour, avec son sourire qui me dévastait le coeur, et ses yeux qui l'affolait. Ce mec me rendait dingue depuis la première fois que je l'avais vu, aux urgences, après avoir été blessée dans l'exercice de mes fonctions. J'étais tombée sous son charme. J'avais tout fait pour le revoir. Pour l'avoir. Et je m'étais fait prendre au piège de son odeur qui m’enivrait, de sa voix grave et douce qui m'apaisait, de ses baisers qui affolaient mon coeur, de tout ce qu'il représentait. C'était Gabriel tout entier. C'était mon Gabriel.

Alors que je lui proposais une sortie, une voix furibonde retentit dans toute la cafétéria. - MAIS CA T’ARRIVES DE REGARDER TON BIPPER DE TEMPS EN TEMPS GABRIEL ADAM ? Je regardais Gabriel en arquant un sourcil alors que la furie brune se dirigeait vers nous. - Et en plus, tu me caches ta nouvelle copine ? Gabriel soupira. - Kaylie, je te présente Scarlett, ma copine. Scarlett, je te présente Kaylie, ma sœur fit il d'un air désespéré qui me fit sourire. - Bizarrement j'avais deviné ... rétorquais-je mi amusée mi intriguée. C'était donc la soeur hystérique dont m'avait parlé quelques minutes plus tôt mon adorable chirurgien en chef. - Grande sœur, enchanté Scarlett, bon désolé de vous enlever comme ça mon frère, c’est fou à quel point il peut être intéressant... Pourquoi ne viendrez-vous pas au brunch familial ce week-end, histoire qu’on fasse connaissance, je suis sûre qu’on va bien s’entendre... Si la première partie m'amusa la seconde nettement moins. Je jetais un coup d'oeil paniqué à Gabriel. - Je pense qu’on ira se balader ce soir... Sa me ferait plaisir que tu viennes mais te vois pas obligé, je veux pas te forcer... répondit-il. - C'est juste que je dois voir mon frère ce week-end, ça fait tellement longtemps qu'on s'est pas vus à cause de nos boulots respectifs et ... commençais-je. J'étais étrangement timide, ça ne me ressemblait pas mais je venais à peine d'accepter Gabriel dans ma vie, c'était déjà un grand progrès par rapport à d'habitude et là je devais rencontrer ... sa famille ? Au complet ? De quoi en devenir ... hystérique comme dirait mon amant. - Vous avez un frère ? Parfait ! Amenez le aussi comme ça ce sera une grande réunion de famille ! me coupa Kaylie. Bon ok, là j'étais coincée ... mais si il y avait Dany et Gab ça ne devrait pas mal se passer hein ? Mon Dieu Scar, tu affronte de dangereux psychopathes tous les jours sans une once de peur et tu es tétanisée à l'idée ... de rencontrer la famille de ton mec ? Mais t'es complètement givrée ma pauvre fille ! fit la petite voix très agaçante dans ma tête qu'on appelle en générale conscience et qui nous emmerde plus qu'autre chose. Ok ... prenant une grande respiration je souris sans trembler. Un miracle ! - Ok je lui proposerais alors ... fis-je d'une voix qui ne vacilla pas. Deuxième miracle ! - Parfait ! Maintenant excusez nous mais on a une urgence ! A dimanche ! fit Kaylie en entraînant Gabriel dans son sillage. Je les regardais disparaître ... littéralement paniquée. Et le fait de ne pas savoir si j'étais paniquée à l'idée de rencontrer la famille de Gab' ou d'annoncer tout ça à mon frère n'arrangeait pas les choses ...
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{TERMINE}GAB&SCAR ♦ Tu sais quoi ? Tu vas être papa ! Cadeau !

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