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 [ft Parker] When the Geek meet the Guy.

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MessageSujet: [ft Parker] When the Geek meet the Guy.   Mer 19 Sep - 22:16


The man who doesn't like to be helped

the geeky girl who doesn't really help

Je regarde mes fringues. Mini-short, tee-shirt trop large illustré par Tux, la mascotte de linux. De quoi rassurer ceux qui s'y connaissent un peu. Nan, parce qu'avec ma dégaine, mon entrain, je sais que j'ai pas tendance à rassurer ceux chez qui je dois aller dépanner. Ajoutez à cela que je suis une fille et que tout le monde est persuadé que les meilleurs informaticiens sont des barbus sales qui ne sortent pas de chez eux... Je ne corresponds pas vraiment au stéréotype. Peut-être est-ce parce que je n'ai pas encore fini mes études? Quand j'aurais mon diplôme d'informatique, des couilles me pousseront, un bide à bière, mes seins disparaîtront pour laisser place à de la graisse et une barbe de quelque jour apparaîtra sur mes joues. Mais les stéréotypes, c'est vilain. Je suis sûre qu'avec mon joli cul et mes cheveux soyeux, je peux devenir la meilleure informaticienne de la terre. Faut dire que je suis déjà sur la bonne voie, j'ai des doigts de fée.

En tout cas, je suis pleine de bonne volonté, et la preuve en est puisque je prends sur mon temps libre pour travailler dans ce domaine qui me plaît. Enfin, c'est pour la lettre de motivation. En vrai, ça me fait chier de perdre du temps à aller réparer les machines de débiles, mais ça gagne plutôt bien. Et quand on veut un train de vie comme le mien, il faut se financer un minimum. Les parents sont derrière pour l'argent de poche, mais ça suffit pas pour certains extras... Alors si pour me faire plaisir, il faut que j'aille montrer à des abrutis qu'ils ont oublié de brancher leur ordi avant de l'allumer pour leur expliquer ensuite avec beaucoup de foutage de gueule que ces petites choses ne peuvent pas survivre sans électricité... Je ne sais pas pourquoi mon boss me garde. Niveau relation avec la clientèle, je suis pourtant une catastrophe. C'est plus fort que moi. Quand les gens ont oublié de naître avec un encéphale, je ne peux pas m'empêcher de me foutre de leur gueule. Ouvertement. Et je me fais souvent envoyer chier. Avec ma paie, c'est tout ce qui compte.

En tout cas, c'est les pieds bien calés dans mes tongs que je me dirige vers la Main Street du quartier de Venice. Si je connais un peu le coin du fait de l'existence du Barking Spider ou j'ai la mauvaise habitude de passer une bonne partie de mes soirées. Mais le reste dans le coin... Un peu chic. trop chic pour moi. Surtout sur la Main Street. Je ne peux pas m'empêcher d'aller coller mon nez aux vitrines. Avec mon ordi collé sur le dos bien calé dans son sac en bandoulière, on pourrait me prendre pour une gamine en visite scolaire. Mais non. J'ai pas les couettes. Et puis mes talons ajoutent à ma taille ce qu'il me manque pour faire "femme". Au final, je sais que je fais physiquement plus que mon âge mais ça ne m'empêche pas de me comporter comme la dernière des sales gosses quand je suis en forme. En même temps, j'ai jamais dit que je voulais avoir l'air mature. Le seul truc qui compte vraiment, c'est que le client ne me ferme pas la porte au nez quand il me verra. D'ailleurs, il faudrait que je me presse les fesses. J'ai pas d'horaire précis pour débarquer chez lui, mais c'est mal vu de mettre deux plombes. Surtout si c'est pour baver devant des restaurants dans lesquels je n'irais jamais.

Je fouille dans mes poches pour y retrouver le bout de papier où est notée l'adresse de ma destination. Ce n'est plus très loin. Je plisse les yeux pour déchiffrer ma propre écriture sur le papier froissé et presse le pas. C'est grand Venice Main Street, mais j'arrive à bon port en un seul morceau. C'est pas comme si le quartier était craignos. Surtout en début d'après-midi. Je remets bien mes cheveux en place, place un beau sourire sur mes lèvres et sonne. Quand la porte s'ouvre enfin, je lâche ma présentation habituelle.
« Dépan'Info! Je m'appelle Clémentine et je viens réparer tout vos problèmes! » Non, je ne lui laisse pas le temps de réfléchir. Parce que sinon, il aura le temps de se demander ce que je fous là et de m'analyser comme une gamine. Il est fixé sur la raison de ma présence presque avant de m'avoir aperçue. Et quand je prends enfin le temps de regarder son visage, c'est avec plaisir que je le reconnais. Oh, ce n'est sûrement pas réciproque. Mais il faut dire que quand on s'est croisé, on ne s'est jamais parlé, et il était toujours complètement cuit. Mais c'est intéressant. Il faut croire que le destin voulait pimenter ma journée. Et s'il veut de l'action, on va jouer. Parce qu'il ne faut pas décevoir son destin. Mais d'abord, il faut faire le travail pour lequel je suis payée.
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MessageSujet: Re: [ft Parker] When the Geek meet the Guy.   Dim 23 Sep - 19:44




When the geek meet the guy
Clémentine S. Erikson & Parker H. Bernstein

Calme-toi, crétin. C'est pas le moment de faire des frais. C'est à ça qu'avait tenu la vie du portable qui trône au milieu de la pièce, simplement posé sur une chaise, alors que je m'impatiente et crise dans un autre coin du studio. Si je ne sortais pas d'une hospitalisation qui, en plus d'être exagérément coûteuse en elle-même, m'avait retiré net du milieu pendant plusieurs mois et posait quelques retenues face à ma capacité de reprendre le travail, il n'y avait aucun doute : l'ordinateur aurait fait la rencontre fracassante du mur là en face ou aurait rejoint ses congénères au fond du canal qui borde le bâtiment. Je n'aurais eu aucun remord à le faire, prétextant ensuite que je n'avais plus aucune envie de travailler sur la campagne pour laquelle j'étais engagé et envoyer balader ceux avec qui j'avais signé un contrat, plutôt que d'avoir à demander de l'aide pour récupérer les photos retenues en otage par un système défaillant, histoire de paraître moins con - ou plus, question de point de vue. J'avais toujours été une vraie quiche lorsqu'il était question d'informatique, en dehors de mes capacités à me servir de logiciels de retouche ou de montages apprise sur le tas, mes connaissances se limitaient à peu près à savoir que je ne devais pas cliquer sur les annonces des Slutty singles in my area entre deux sites pornos. J'aurais sans doute pu apprendre à me débrouiller de moi-même et sans aucun doute plutôt bien, sauf que je n'avais pas la motivation pour, bien trop vadrouilleur et marginalisé pour porter un quelconque intérêt à ce genre de technologie, et surtout, je n'avais aucunement la patience pour le faire. Apprendre une langue étrangère en quelques mois était un jeu d'enfant, taper de mes dix doigts une utopie. À quoi est-ce que ça pourrait bien me servir ? Cette question, je me l'étais souvent posée, sans toutefois y donner la moindre mesure, elle résonnait plus comme un sarcasme qu'une vraie interrogation, et je n'avais pas même cherché à trouver la réponse. Sauf qu'aujourd'hui, je l'avais, ma réponse. Traversant le studio pour aller chercher une bière dans le mini réfrigérateur qui ne contient que ça, je ne peux pas m'empêcher de jeter un œil sur l'écran de l'ordinateur portable, toujours aussi bleu et indéchiffrable que je l'avais trouvé ce matin. Je grogne une nouvelle insulte à son égard et réprime l'envie de balancer le premier projecteur qui me passe sous la main sur ce truc de merde en décapsulant d'un geste rageur la bouteille de bière sur le bord de la fenêtre. Cette fois-ci, je n'avais pas d'autre choix que de prendre mon mal en patience; je devais retravailler les photos que la machine récalcitrante contenait, ou, du moins, les récupérer, puisque j'étais encore assez con pour faire confiance à ce machin fragile en lui confiant la seule trace de tout le boulot que j'avais fait cette semaine et que, cette fois-ci, je ne pouvais pas me permettre de foutre en l'air. Mon premier contrat depuis ma sortie du coma, une marque de jeans aussi inconnue que hors de prix. J'avais passé par mal de temps à l'étranger ces deux dernières années, à bosser pour des prunes ou à ne pas bosser du tout à proprement dit, mais je n'avais plus à m'en faire pour mon avenir professionnel depuis quelques années déjà, on me proposerait toujours quelque chose. Toutefois, je n'aimais pas qu'on me laisse sur le banc de touche, même rien que momentanément, et c'est la désagréable impression que j'avais eu dès mon droit de sortie de l'hôpital. De plus, je n'étais pas connu pour être le garçon le plus réfléchi et prévoyant du monde, surtout pas avec des questions d'argent ; j'avais besoin de faire rentrer du fric et rapidement.

C'est donc pour cette raison que je suis en train de faire les cent pas dans le studio à l'atmosphère sombre plutôt que de regarder avec satisfaction la merveille de technologie de mes deux disparaître dans les remous de l'eau du canal. Shootant avec agacement dans tout ce qui pouvait se trouver sur mon chemin - ou pas, d'ailleurs -, réglant encore et encore, avec beaucoup plus de délicatesse cette fois-ci, mes appareils photos fraîchement retrouvés, vidant une bière pour aller en ouvrir une autre, fumant cigarette sur cigarette en restant assis à même le sol dans un coin du studio, je repousse de plus en plus les limites de ma patience inexistante lorsque j'entends finalement résonner la sonnerie de l'entrée. Ni une, ni deux, j'ai traversé le local, les nerfs carrément à vif; contrairement à la logique qui voudrait que je sois apaisé de le savoir là dans le but de me porter secours, j'ai carrément les boules contre ce connard que j'ai appelé il y a trois plombes et qui ne se tient derrière la porte que maintenant, et je suis encore plus énervé par la simple idée que je vais devoir lui demander de l'aide. J'ouvre la porte à la volée, sourcils froncés, sur le point de lui aboyer un premier flot de reproches dessus. Sauf que je me fais devancer et qu'elle se présente, le ton joyeux. Je reste interdit, figé dans cette posture de type qui s'apprête à répandre votre cervelle sur quatre mètres de trottoir, la toisant de bas en haut. Ce n'est pas le crasseux avec une tronche de premier de la classe et des pustules qui brillent de partout auquel je m'attendais. Ça a le mérite de me couper l'herbe sous le pied et le sifflet pour une bonne poignée de secondes, alors que je détaille la jeune femme avec un certain intérêt. Ça n'a toutefois pas celui de me calmer totalement, bien que ma colère semble prendre une nouvelle dimension lorsque je relève les yeux à la hauteur des siens. « Putain, c'est d'un vrai informaticien dont j'avais besoin, pas d'une escort pour geek ! » Je lâche un soupir et passe une main rapide sur mon visage, me demandant où est-ce que j'ai foiré au moment où j'ai téléphoné au premier numéro trouvé dans l'annuaire. Le nom du truc n'avait pourtant rien de très frivole, pas plus que la description. Quoique maintenant que j'y repense, "Nous nous occupons de votre tour sur place ou dans nos locaux", c'est quand même vachement plus compréhensible pour moi, d'un coup. « 'Fait chier. » Dirty talk de geek de mes deux. Je relève la tête vers la fille et repose les yeux sur elle, lâche un nouveau soupir, cette fois-ci moins excédé, plus modéré, plus las. Je lorgne sans vergogne sur ses courbes, estime la chose en quelques instants. « Ouais, bon. Rentre, t'as les moyens de me faire passer un peu le temps, en attendant que j'arrive à dégoter un foutu informaticien dans cette ville. » Je me détourne et la laisse passer et refermer la porte d'elle même, préférant aller finir ma bière que de me montrer galant avec ma nouvelle dépense inutile de la journée. J'embrasse le goulot une dernière fois et la bouteille vide va rejoindre ses copines au pied du mur, pendant que je cherche du regard mon porte feuilles et quoi filer à l'autre l'avance que je sais parfaitement, avec l'habitude, qu'elle réclamera. « Clémentine... Putain, faut vraiment être un nerd pour trouver ça bandant. »
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MessageSujet: Re: [ft Parker] When the Geek meet the Guy.   Lun 24 Sep - 9:38

When the Geek meets the Guy

Sa remarque me fait hausser un sourcil sans que je me départisse de mon sourire. Celle-là, il faut que je la note. Je crois que le boss va bien rire quand je la lui ressortirais. S'il faisait dans l'escort, m'est avis qu'il prendrait des filles d'au moins 21 ans. Histoire d'éviter d'avoir trop d'ennuis. Mais si on me dit que j'ai l'air d'avoir plus, ça me va très bien. Je ne lâche pas un mot et continue à le regarder avec mon regard innocent et mon sourire d'ange. Si j'avais voulu être une pute, croyez bien que j'aurais su m'y prendre autrement. Franchement, vous avez vu ma dégaine? Qui irait s'intéresser à une pute comme moi? Un gus de primaire tout au plus. Et c'est fait pour, merde. J'essaie pas d'être sexy, là. Sinon, j'aurais vraiment des goûts étranges. Tux en compagnon du sexy. On aura sérieusement tout vu. C'est sûr, un manchot, ça fait toujours super envie. Faudrait être fou pour pas céder à son regard de braise. Au moins. Le tout est que je rentre, le tout est que je rentre. Je me le répète et fini par rentrer avec sa bénédiction. Certes, il songe à me sauter en attendant qu'un idiot boutonneux se déplace pour se charger de son problème. Mais je suis sur place. Une fois que je suis rentrée, je ne sors plus. Aussi désagréable que je puisse être, aussi chiante que je puisse me montrer, le client devra me supporter. Je repère l'ordinateur et m'en approche alors qu'il fait une remarque désobligeante sur mon prénom. Je ne retiens plus un léger rire moqueur. Je vous l'ai dit, il m'a fait passer le stade de la porte, il est maintenant maudit. Obligé de me supporter. C'est un vrai délice rien que d'y penser. Après tout, j'ai fermé ma grande gueule jusqu'à ce que je puisse poser un pied de l'autre côté du seuil. Ce silence si exceptionnel de ma part mérite bien une petite récompense.

« Tu ne sais pas faire fonctionner un petit engin comme celui-ci et en plus il te faut une nana avec un nom de pute pour pouvoir bander. Tu dois t'emmerder dans la vie. » Je ne le regarde même pas et je m'approche de mon objectif. Posé sur une chaise en évidence. Un portable. « Mais si tu y tiens tellement, on pourra passer à autre chose une fois que j'aurais réparé la machine. Et tu pourras m'appeler comme tu veux. »

Un rire moqueur m'échappe à nouveau. A croire que je le fais exprès. Il va se croire que je me moque de lui... En même temps, je m'en contrefous puisque c'est le cas. Rien ne sert de me mentir à moi-même. Ni à lui en fait. Autant qu'il sache qu'il est à mes yeux un con comme un autre incapable de comprendre comment fonctionne un système binaire. A se demander si les gens de nos jours font vraiment des études. Je m'accroupis devant, vérifie qu'il est bien branché. Ce mec est a priori un tel con que je sens que ce dépannage va être l'un des plus intéressants de la journée. En même temps, ce n'est pas vraiment très compliqué. Bien que la grand-mère dont la souris ne marchait pas était assez amusante. J'aime les petits vieux, c'est toujours un défi de leur expliquer quelque chose de tellement simple... Tout leur charme que cette folie sénile. Les jeunes, c'est juste de la connerie. Quand on a moins de quarante ans, on devrait forcément savoir manipuler ces petites choses fragiles que sont les ordinateurs. Mais ils sont tous de vraies brutes. Des fois, je réalise que je suis vraiment une geek quand j'ai pour les ordinateurs tant d'appellations affectueuses... Mais ce n'est pas bien grave. Quand on créera une intelligence artificielle, elle me le rendra. Et quand elle prendra contrôle de la terre et annihilera les humains, je serais dans les derniers. Je n'espère pas vraiment que les geeks prennent le pouvoir après une guerre humains versus machine, faut pas être fous non plus. On ferait simplement pas le poids. Je chasse ces pensées totalement inutiles pour me concentrer sur ma tâche. L'invasion robotique n'est pas pour demain, j'ai mieux à faire en attendant.

« Alors mon petit, est-ce que cet idiot a au moins pensé à te brancher. » Apparemment pas. Non... Ne me dites pas qu'il ne s'agit que de ça... Ce serait trop facile de ridiculiser cette grande gueule sinon! Je m'occupe de brancher le portable sur secteur, attends deux secondes et tente de l'allumer... Rien. Bon. Un peu de piment, dieu merci. Je m'assoie en tailleur à même le sol devant la chaise où repose l'objet de tous ses soucis. Je sors mon propre ordinateur, le branche sur le sien et l'allume. Le temps que cela se mette en marche, j'attache mes cheveux et me tourne vers lui. « Pense quand même à le brancher la prochaine fois, ça pourrait aider. » Ah tiens, j'avais pas remarqué que je le tutoyais. Mais je crois qu'il a commencé. Il veut se mettre à l'aise. Et me rendre la chose plus facile pour l'insulter sûrement. Avec le vouvoiement, l'ironie tourne toujours moins bien. Mais j'évite d'en faire trop. Il faut savoir s'y prendre pour être parfaitement garce et insultante. Il faut qu'il ai envie de m'étrangler, pas qu'il le fasse.

Mon ordinateur allumé, je lance la récupération des données et la restauration. C'est un vrai bordel là-dedans. Mais au moins ce sera vite réglé. Même pas besoin d'embarquer le portable avec moi pour le démonter à la maison. Il va juste falloir patienter un peu, je n'ai plus qu'à lui faire la causette et lui expliquer ce qu'il a fait de mal. Un leçon par une gamine de dix-huit ans, voilà qui devrait être un bon début pour le mettre en rage. Ah, c'est fou comme j'aime ce métier parfois. Je n'ai certes pas l'intention de passer ma vie à réparer le matériel de loosers, mais cela me permet d'évacuer ce côté garce pendant la journée, et d'être en pleine forme le soir pour faire la fête. Je pivote sur mon postérieur pour tourner le dos à la chaise et repérer cet idiot qui est chargé de me payer. « Alors Sweetie, tu veux que je t'explique pourquoi t'es tellement une quiche avec ta machine? » Un mot doux pour faire passer l'insulte. Ma spécialité. Un mot doux... Ouais, enfin, surtout un surnom niais et infantilisant. Ma spécialité aussi, non?
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Dernière édition par Clémentine S. Erikson le Lun 1 Oct - 8:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [ft Parker] When the Geek meet the Guy.   Dim 30 Sep - 22:10




When the geek meet the guy
Clémentine S. Erikson & Parker H. Bernstein

Ce n'était pas prévu au programme, mais tant pis. Elle n'est pas trop moche, la dimension travail de ma journée a été fichue en l'air par les aléas de cette saloperie de technologie dont je me passerais sans aucun mal et j'en ai marre de vider mes nerfs sur des objets futiles et sans répondant ; elle fera l'affaire. Je balaye le studio du regard, cherche la scène parfaite sur laquelle jouer les quelques prochains temps. L'amnésie dont j'ai souffert pendant quelques semaines, bien qu'elle appartienne désormais au passé d'un point de vue médical, m'a laissé certaines sequelles : je cherche parfois mes mots plus longtemps que la normale, je n'arrive toujours pas à mémoriser le fichu code de mon immeuble, j'entre trop souvent dans une pièce en oubliant ce que je suis venu y chercher, je mélange une fois sur deux le flacon de révélateur et celui de fixateur lorsque je suis dans la chambre noire, la pièce là-derrière. Mon cortex me joue quelques tours - toutefois, je n'ai pas la moindre hésitation ni blanc, lorsque je revois, en vitesse, les scénarii que j'ai déjà expérimenté avec quelques mannequins entre ces quatre murs, tout est clair et spontané... Comme quoi, certaines choses marquent et d'autres non. Peu importe, je reste interdit et, visiblement, pas convaincu. Quitte à devoir casser ma tirelire pour lui passer dessus, je préfèrerais autant ne pas me casser le dos, comme ça a été le cas bien des fois, étant donné le manque de fonctionnalité de l'endroit d'un point de vue fornicateur. Casser ma tirelire. Ça y est, j'ai de nouveau huit ans et ma mère m'annonce que je vais devoir casser ma tirelire pour acheter moi-même les graines de mon hamster, histoire me responsabiliser. Quelle conne. Comme si je n'étais pas déjà suffisamment responsable. Non, fallait que mes maigres économies y passent aussi, pendant qu'ils couvraient ma soeur de nouveaux tutus et de cours de ballet hors de prix. Enfin, peu importe, je n'avais pas fini ruiné : Amadeus était parti trois jours après, rejoignant sa famille dans la forêt. Putain. Je me fige, fixe mon regard dans le vide. D'abord, parce que la cruelle vérité s'abat sur moi, un choc, une révélation : mon frangin m'avait bien entubé en me racontant ça, tellement bien que j'ai l'impression que j'y croyais encore il y a quelques minute ; ensuite, parce que je suis en train de penser à ma mère pendant que je cherche un endroit pas trop inconfortable où tringler l'autre pouf. Sérieusement ? Je fronce les sourcils, mais je n'ai pas le temps d'aller vomir mes tripes dans le bac là dans le coin que Nom De Mémère se fait finalement entendre. Je ne comptais pas lui porter une once d'intérêt supplémentaire tant qu'elle n'était pas à poil, sauf que là, les trois premiers mots qu'elle prononce suffisent à me faire tourner la tête vers elle - ou du moins, l'intonation qu'elle y met. Je la dévisage, d'abord un peu interloqué, les traits interdits. Elle, elle m'ignore, et s'approche de l'ordinateur, siégeant pile au milieu de la pièce.

Un ange passe et je sens mon poing se serrer nerveusement. Putain, c'est quoi cette façon de me parler de mes deux ? Qu'elle se sente obligée de jouer son rôle à fond en faisant genre elle sait écrire son nom de merde avec un clavier d'ordinateur et tout ce bordel, passe encore, mais les répliques garce autoritaire, elle peut se les carrer là où je les rejoindrai bientôt. Si c'est le trip des péquenots qu'elle se tape habituellement, grand bien leur fasse, mais ce n'est pas du tout, du tout, mais vraiment pas du tout mon cas. Je m'apprête à le lui faire remarquer, avec autant de sympathie qu'un clébard enragé qui vit dans les égouts - le client est roi, merde, surtout quand on connaît les tarifs des trottoirs de Los Angeles -, sauf qu'elle reprend la parole avant que je n'aie eu le temps de faire abstraction de mon énervement pour aligner trois mots plus ou moins compréhensibles. Elle aurait pu rattraper le coup avec une allusion salace pas trop compliquée et en arrachant l'horrible truc qu'elle porte, en mode fan de Pingu ou je ne sais pas quelle connerie avec un pingouin en tête d'affiche, mais non. Non, elle préfère s'enfoncer encore plus. Au pire, elle pourrait me demander une pelle et aller creuser elle-même son trou dans le terrain vague du bout de la rue. Ça serait plus simple, plus productif que de simplement me traiter d'idiot, alors que je suis à deux mètres d'elle. Non mais c'est quoi ce comportement de merde ? Ou j'ai passé trop de temps en Amérique du Sud dans des pays dont le trois-quart du PIB vient de la prostitution et je suis devenu carrément trop exigeant, ou je suis tombé sur la pire fille à des kilomètres à la ronde - et contre ma volonté, en plus. Pas de le temps de crier à l'injustice, de crier sur elle ou de crier tout court; là voilà qui sort un ordinateur de son sac et me coupe une nouvelle fois dans mon élan. D'accord, donc, je suis tombé sur une gonzesse au nom à chier, aux manières dominatrices, aux vêtements de gamine de primaire et aux accessoires les plus moisis du monde. Je n'en n'ai jamais côtoyé, je n'ai pas assez de temps pour m'intéresser à eux sauf si c'est pour arranger leurs tronches de boutonneux, mais je suis sûr que même un geek ne trouverait rien d'affriolant à la situation. Limite, un des ces câbles pour relier un machin à un truc, ça pourrait prendre une dimension un peu plus envisageable, même si je n'étais pas trop dans le trip du 'je t'attache au radiateur et je te fouette', je pourrais voir le rapport avec le job qu'elle tarde à entamer... Mais un ordinateur, là, je sèche et ça m'agace, encore plus qu'elle ne l'a déjà fait. « Je peux savoir ce que tu fous, merde ? » Ma voix s'élève en même temps que la sienne. Qu'est-ce qu'elle a à me filer un conseil au lieu de se désaper fissa ? Tout d'un coup, j'ai un doute et une autre option se profile dans ma tête, trop amochée ces derniers temps. C'est tout de suite plus clair... mais tellement moins crédible. J'avais une face de mec énervé et misanthrope, elle se brise pour laisser la place à celle du type qui découvre que le sens de la vie n'est pas du tout celui qu'il expectait. Ça dure une seconde, rien qu'une seconde, alors qu'elle se tourne vers moi avec son air de rat supérieur aux autres, avant que je lâche un souffle, entre l'amorce d'un rire et l'exaspération. Sérieusement ?! Si elle est l'informaticien que j'attendais, je suis médecin humanitaire dans un couvent du sud de la Tanzanie, ou alors rien qu'un con. Je croise son regard et je me sens subitement très con. Je détourne la tête, un sourire railleur venant effacer la stupeur de mes traits. N'importe quoi. Premièrement, c'est une fille. Deuxièmement, elle a l'air jeune, vachement jeune - je fais abstraction du fait que ça ne me dérangeait pas le moins du monde il y a une poignée de minutes encore. Troisièmement... c'est une fille ?! Mon sourire s'apparente désormais plus au chien d'avant qui montre les crocs. La simple idée d'avoir à demander de l'aide à quelqu'un me les brisait, mais là, c'est le bouquet. L'apothéose. La cerise sur le gâteau. J'explose mentalement l'image, Manque de pot - crème fouettée sur le dessus, histoire de rester dans le thème - c'est ce moment-là qu'elle choisit pour en rajouter une couche. Sweetie. Quiche. Putain. Et un millier d'autres jurons perlent dans ma tête. J'inspire profondément mais n'expire pas, retourne la tête vers elle et la fusille d'un regard déjà furieux. « Ça dépend, tu veux que je t'explique comment tes dents vont finir contre le trottoir ? » Ouais, des dents, des tas de dents qui giclent dans un artifice de gouttelettes de sang. Putain, mais quelle idée j'ai eu de me ramener ici ce matin ?


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MessageSujet: Re: [ft Parker] When the Geek meet the Guy.   Dim 7 Oct - 23:04

When the Geek meets the Guy

Ce gus est lent. C'est moi qui vous le dit. J'ai le temps de commencer à parler à ce pauvre bébé martyrisé qu'il n'a toujours pas compris ce que je venais foutre chez lui. A se demander si c'est bien lui qui a appelé au bureau sérieux. Il est gogol ou bien amnésique. Yen a à qui ça arrive, qui perde la mémoire immédiate. Ça doit être chiant. Enfin, ils sont généralement assez malins pour prendre des notes sur ce qu'ils ont fait et les rendez-vous qu'ils ont pris. Et puis ce genre d'amnésique ne doit pas présumer que toute gamine quasi-mineure qui franchit le seuil de sa porte est une pute. Il se croit en Thaïlande ou quoi? Des fois, ces hommes me font l'effet de dégénérés. Certes, je me jette sur des mecs aussi vieux que lui en soirée (des ancêtres, soyons directs), mais c'est pas pour autant qu'ils peuvent me penser suffisamment âgée pour me prostituer! J'suis pas encore une vieille moi! Qu'ils me rangent pas dans leur catégorie, merci! Mes seins sont encore bien à leur place sans que je n'ai à user d'artifice pour ne pas qu'ils tombent. Si ça se trouve, ils n'ont même pas fini de pousser. Enfin, ça c'est l'espoir qui soit disant fait vivre quoi. Hum. Mais il n'est pas vraiment question de la taille de mes seins.

Quand il me demande ce que je fous, je ne retient pas un ricanement moqueur sans pour autant lâcher la moindre réponse. Non, je ne suis pas déjà en train de remuer mon postérieur devant ton nez pour une bonne raison mon pauvre idiot. Simplement parce que c'est pas mon boulot. Et que je baise volontiers sur mes heures de travail, mais après avoir fait ce pour quoi je suis payée. Et il s'agit de réparer un ordinateur. Merde alors. C'est quoi le truc. C'est le tee-shirt Tux qui fait pute ou c'est ma tête. En même temps, je me fous un peu de la réponse. Je pense que c'est juste ce gars qui est tordu. Quand je vois sa tête de débile profond qui réalise à quel point le puits de sa connerie est sans fond... Et bien ça me plaît. Si c'est ma tête qui fait pute, elle me va très bien. Tant que j'ai le droit à ce genre de décomposition. Rapide mais efficace. Il reprend vite sa tête de branleur effarouché. Monsieur s'aime tellement, ça se sent à des kilomètres à la ronde. Et ça schlingue. Il a l'air tellement fier, imbu de lui même que ça me laisse perplexe. Même moi j'en suis pas à ce point. Et pourtant, j'ai de toute évidence des talents plus développés que les siens.

Oh, une réponse menaçante. Qui ne m'arrache qu'un sourire ravi. Il veut jouer au con, il a choisi le mauvais adversaire. « T'es pas capable de faire quoi que ce soit de tes dix doigts alors tu ne peux communiquer qu'avec ta bite ou tes poings, c'est ça? » Le ton est clair et l'on pourrait presque entendre à la suite de ma phrase un "pauvre petite chose" moqueur. Mais je le retiens alors que je lui adresse un regard faussement empli de pitié. Il veut m'éclater les dents sur le trottoir? Qu'il me traîne dehors déjà, jsuis tellement chiant qu'il préfèrera m'abandonner en chemin. Il veut me frapper. Tout le monde sait que je suis là. Mon boss le sait, et mon smartphone pourra en témoigner. Brave machine. Et alors, je suis tellement chiante qu'il peut compter sur moi pour lui pourrir la vie jusqu'à ce qu'il finisse en taule. Avec son air de rebelle dark et atrophié de l'encéphale, je ne doute pas qu'il prétende s'en foutre d'aller en prison. Mais quand il servira de joujous à des mecs taillés comme Silvester Stalone, il songera à moi et regrettant de n'avoir pas été un ange. Je suis tout de même plus acceptable que de vieux camarades de prison dégueulasses. Enfin j'espère. Ou pas. Si je suis pire, j'ai atteint la consécration de mon art.

Allez, au cas où il soit complètement débile et qu'il ne comprenne pas le concept de délit ou de crime, je prends une assurance-vie. Je me retourne à peine pour tapoter sur mon ordinateur et quand mes yeux se reposent sur lui, mon sourire est plus large que jamais. « Ceci dit, si tu veux éviter que j'efface totalement ton disque dur, il faudrait être plus doux vois-tu. La restauration de ton ordi nécessitera un mot-de-passe qu'une violence, physique ou verbale pourrait me faire malencontreusement oublier. » Une teigne, moi? En même temps, si vous osez prétendre que vous n'étiez pas prévenu... J'ai pourtant l'impression de faire dans la prévention à longueur de temps. Soyons honnêtes! J'ai une tête de garce! Je me comporte comme une garce! Je parle comme une garce! Le premier qui me croit angélique, il est sous l'effet d'une drogue. Et d'une bonne.
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[ft Parker] When the Geek meet the Guy.

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