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 [ft Teddy] How to ruin a great party.

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MessageSujet: [ft Teddy] How to ruin a great party.   Mar 25 Sep - 18:33


The best brother ever

the lovely bitchy sister

Mais qu'est-ce qu'il m'a refilé ce con?! Quand il est venu me voir avec ses champis, j'étais bien sceptique. Mais j'ai pas pu résister. En même temps, y avait Ezi qui squattait à la maison avec ses potes et moi je me faisais chier en bar. Et puis tout le monde sait que je ne résiste à rien. Surtout pas à des hallucinogènes après une journée de merde. De la pluie, trop de cours, un con qui m'a fait chier, une salope qui m'a traitée de pute, une bagarre inutile et trop vite perdue... Putain de connasse de journée de merde. Et après mettre pris des trucs un peu chelous au hasard en milieu d'après-midi, je me suis éclatée par terre et démonté la tête. Alors rentrer chez moi? Non, bien sûr, quelle idée. La journée était bien trop mal partie pour que je l'achève ainsi. Il était hors de question que je n'aggrave pas plus mon cas. Alors débarquer en bar m'a semblé être la meilleure solution. Au risque de ne pas être servie à cause de mon jeune âge ou de mon état déjà second. Mais l'alcool résout bien des maux. Surtout les miens. S'il en crée d'autre, je m'en fous. Je veux juste être joyeuse et pouvoir enfin rire de cette journée moisie. Le terme étant bien sûr trop faible pour décrire la catastrophe. Sérieusement, plus j'y repense, plus j'ai passé une vraie journée de merde. Mais tout va pour le mieux dans le meilleur des monde, maintenant, j'ai des étoiles dans les yeux sans faire d'efforts.

Ce gus, je l'avais déjà croisé. Je crois même que je l'ai déjà sauté. Ou l'inverse. Bref, on a partagé un lit. Ou un mur de chiottes. L'idée est là en tout cas. Bref. Il m'a vu avec ma gueule déchirée, mes cernes, mon absence de sourire aux lèvres et mon air légèrement perdu. Il m'a vu avec mon tee-shirt crade et mes grosses plaies aux genoux. Ouais, à ce point-là. Vous comprenez maintenant pourquoi je qualifie cette journée de catastrophe? J'ai vraiment l'impression d'être revenue à mes six ans ou je sais pas. Bref. Vous comprenez aussi pourquoi ce pauvre mâle m'a cru fragile et vulnérable et a tenté de m'approcher. Forcément, avec un argument de vente comme des champi de prétendument bonne qualité, je ne pouvais pas trop rivaliser. Et puis je n'avais pas trop l'idée que peut-être il me mentait. J'étais vraiment stone. A y réfléchir, je le suis toujours. C'est sûrement pour ça que je reste persuadé que ces champis, c'était un truc de dingue. Je les ai gobé, et m'a journée a enfin pris un sens nouveau. J'ai du avaler quelques verres qu'il me payait en espérant me sauter et j'ai fini par m'éclipser discrètement. Ouais, c'était sûrement sale de lui faire. Mais je m'en fous. Je le recroiserais et je le remercierais comme il se faudra en étant raisonnablement sobre.

Pourquoi m'éclipser alors que je profitais d'une tellement bonne compagnie? Déjà parce que le lapin blanc s'était enfuis par son terrier dans la porte, et que si je voulais voir le pays des merveilles, fallait bien que je m'y risque! Qui ne tente rien n'a rien. Et j'ai toujours rêvé de croiser cette grosse chenille droguée qui dit des trucs incompréhensible à Alice. J'espère qu'elle existe dans le vrai pays des merveilles, pas que dans le livre. Enfin, je ne sortais pas uniquement à cause du lapin. Je sortais aussi parce que j'avais envie de rentrer chez moi. D'usage, j'aurais plutôt tenté de fuir la maison vu mon état, mais les parents étant partis en voyage en amoureux et le numéro sérieux de la fratrie étant lui aussi absent, c'était Ez qui profitait de notre vaste résidence pour convier ses amis et autres connaissances plus ou moins vagues à faire de la merde chez nous. Si étant sobre, j'avais décidé de lui foutre la paix, j'avais de toute évidence changé d'avis. Une fois dehors. Je regarde mes pieds. Mes docs sont aussi sales que mon putain de tee-shirt marron dont la couleur d'origine était évidemment un blanc cassé magnifique. Blanc cassé. C'est drôle comme expression. Je veux y penser en marchant mais au premier pas, je manque de trébucher et perd le fil de mes idées. Tant pis, j'ai d'autres choses auxquelles m'intéresser.

Je ne sais pas vraiment comment vous expliquer le cours de mes pensées sur le chemin jusqu'à la maison. Tout ce qui compte, c'est de vous rappeler que je suis défoncée et que ce que je pense n'a, de manière générale, aucun sens. J'envisage beaucoup de choses inutiles, insensées, je vois de nombreuses choses qui n'existent que dans ma tête. Malgré l'air choqué des gens qui me croisent et que je ne remarque pas, personne ne vient me faire chier. Je mets le temps qu'il faut pour rentrer chez moi. Je marche à une allure plutôt... modérée. J'ai tenté de courir deux ou trois fois, jusqu'à ce que je me pète la gueule et que mes genoux se remettent à saigner. Mais ça va, ce n'est pas comme si je sentais la douleur en fait.
Quand j'arrive enfin devant chez moi, un immense sourire illumine mon visage. Ma maison brille comme si c'était Noël. Et je sais que je vais trouver tout ce que je peux souhaiter à l'intérieur. Je pense un instant à mes jeux en espérant qu'ils soient en bon état et que personne n'y ai touché... mais mario passe devant moi et entre dans la maison tout en avalant un champignon. Serait-ce un message subliminal? On s'en fout en fait. Ce que mon cerveau veut me dire, qu'il le dise. Et si je ne comprends rien, ça n'en reste pas moins magique. Je débarque dans le salon sans vraiment attirer les regards, quelques saluts tout au plus. Je ne dénote pas vraiment avec le décor, je sais qu'il y en a des plus crades que moi dans le coin. Et ceux que je connais se foutent un peu de savoir dans quel état je peux être. De toute évidence, quel que soit mon état, j'ai l'air ravie.

C'est avec entrain que je me jette sur le fauteuil où est installé mon cher frangin. Ce dernier discute de je-ne-sais-quoi avec un gus dont je connais trop bien la tête. « Hey, ton copain-là, je me le suis carrément tapé! » Ouais, c'est ma façon de dire bonjour. Je souris au dit copain. Un large sourire plus que satisfait. « Tu devrais tester Bro', il assure complètement au pieu! » Ouais, il faut que mon frère profite de la vie autant que moi. Je sais bien qu'il y a quelque chose de mal dans ce que je dis, je le sens au regard perdu que m'adresse celui qui m'a sautée un jour où il avait de la chance. Ah oui! C'est vrai! Ez aime pas trop que ses potes foutent leurs grosses pattes sur moi. J'avais oublié. Ou peut-être pas. En fait, je m'en fous. Je passe mes bras autour du coup de mon frère, et laisse mon haleine puant l'alcool aller draguer ses narines. C'est pas comme si j'avais besoin de lui plaire à lui, il m'aimera de toute façon. Même si je dois l'y forcer. « Tu m'as carrément manqué frangin! Tu me sers quoi à boire? J'commence à avoir la gorge sèche... » Ouais, parce que c'est fatiguant de marcher. Il ne doit même pas être trop tard, c'est juste que j'ai commencé les conneries vraiment tôt. Je crois même que je peux apercevoir la lumière du soleil à l'horizon. Côté Ouest hein. Mais le problème, c'est que je ne sais pas si je l'hallucine ou pas.
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MessageSujet: Re: [ft Teddy] How to ruin a great party.   Lun 15 Oct - 23:08

How To ruin a great party
Clémentine S. Erikson & Ezékiel T. Erikson

En cet instant, nous étions beaux à l’intérieur, mais lamentables à l’extérieur.



Et si ce soir on s’envoyait en l’air ? Et si ce soir on foutait tout par terre ? Rien qu’une nouvelle nuit à faire flamber notre vie. Allons profiter de notre jeunesse décadente. Papa et maman n’entrent pas dans la danse et c’est moi, ce soir, qui ais les clés de l’antre. Alors qu’est ce qu’on attend ? Qu’est ce qu’on attend pour faire que des bêtises ? Pour donner raison à notre réputation ? Et pour ensuite perdre la raison ? Amenez l’alcool, amenez la drogue, amenez tout ce qui vous semblera bon à prendre, ce soir c’est moi qui ouvre les festivités. Ce soir c’est moi qui vais vous faire rêver.
J’aurais du devenir publicitaire. Ou dealeur comme je m’évertue à le faire croire à ma grand-mère. Sûr que j’aurais vendu n’importe quoi à n’importe qui. J’ai un talent pour les phrases chocs. Mais j’ai pas eu besoin d’entête ce soir. Pas eu besoin de raison à donner. De concept à vendre. Non je n’ai eu besoin de rien pour remplir la maison d’une foule trop nombreuse pour sa sureté. J’ai juste eu à dire que j’en prenais la responsabilité. Phrase si facile à dire pour moi qui ne comprends pas clairement le sens de ce mot. Et ils sont tous venus. Ceux que je connaissais et les autres. Et le salon trop propre de ma mère est devenu notre terrain de jeu. Pour le temps d’un soir, pour le temps d’une nuit. Je réfléchirais demain à comment lui redonner une apparence descente. Peut-être. Peut-être pas. Dans le pire des cas ce ne sera qu’une déception de plus à ajouter à la longue liste que ma mère fait sur mon compte.
Dans le fond je crois bien que je m’en fous. C’est peut-être ça « en prendre la responsabilité » : il suffit d’assumer ses actes. J’assume toujours les miens. Même si cela se résume à ne pas m’occuper des conséquences. Certains ont dit carpe diem. Ils n’auraient peut-être pas dû le dire trop près de mon oreille.

Alors oui voila, c’est comme ça que tout commence. Encore une nuit dédiée à perdre mes repères, à être l’enfant ingrat, celui qui ne fait rien que des conneries. J’enchainé les verres, j’enchainé les joints. Et après. Après rien. Je savoure l’instant. L’oublie. Le plaisir de ma propre décadence. Pas besoin de réfléchir trop longtemps. Je passe d’un groupe à l’autre. Savoure leurs conneries, leurs remarques sans queue ni tête. Mon état me fait me contenter de peu et je me marre pour un rien.
Un instant je réalise que ma sœur n’est pas dans les parages. Un point plus ou moins positif. Toutes mes connaissances ou presque se trouvant réuni sous mon toit, cela veut dire qu’elle n’est pas entrain de se faire tringler par l’un d’entre eux dans un coin. Cela veut aussi dire qu’elle œuvre surement à faire plein de choses fortement déconseillées, loin de mon regard. Je pourrais m’en inquiéter. Mais il est plus facile des fois de faire l’autruche. Enfoncer bien profondément la tête dans le sable et faire comme si de rien n’était. Qu’elle joue à l’adolescente rebelle loin de mes yeux. Je pourrais toujours faire semblant de ne pas savoir.
Fin de la réflexion. Ma sœur passe de nouveau en arrière plan. Et je devrais me sentir coupable mais je ne suis pas en état pour l’auto-flagellation. Notez, je suis rarement en état pour ça.

Je finis par m’affaler dans un fauteuil qui me donne l’impression de vouloir m’avaler. Face à moi se trouve Chris. Un sacré connard si vous voulez tout savoir. Mais je l’aime bien. Surement pour ça d’ailleurs. Parce que sa méchanceté me fait rire. Ses coups de putes aussi. Moi, rien ne m’atteint. Peut-on rire de tout ? Je réponds oui. Il le sait. Il s’en amuse. Me racontes ces dernières frasques. Que je suis de toute façon trop défoncé pour vraiment comprendre. Alors je me marre. Je me marre tout le temps. Putain ma vie est simple quand même. A l’heure actuelle tout me semble parfait.
Mais ça ne peut pas durer. Je n’aurais pas du oublié Clem’. J’aurais du me culpabiliser. Parce qu’elle ne m’oublie pas. Et s’arrange pour se rappeler régulièrement à mon bon souvenir. La voila qui débarque et s’installe sur mes genoux. J’ai beau être loin, très loin d’ici, entrain de plané dans la stratosphère, elle réussirait presque à me ramener les pieds sur terre. Non mais sérieux ! Regardez-la ! On dirait qu’elle a participé à un combat de boue. Tellement crade qu’elle pourrait revenir d’une rave party. Et ses genoux, et ses coudes. A croire qu’elle a voulu faire un câlin à un fil barbelé. Et tout d’un coup j’ai plus du tout envie de rire. Merde mais c’est ma sœur, ma petite sœur ! La seule pour qui je me ferais un jour des cheveux blanc, si ce n’est déjà fait ! C’est peut-être parce que j’en suis là de mes réflexions à regarder son corps éraflé que j’aimerais soigner, que je mets un certain temps à comprendre le sens de ses paroles. Ou peut-être juste parce que j’ai abusé de substance illicite. « Hey, ton copain-là, je me le suis carrément tapé! Tu devrais tester Bro', il assure complètement au pieu! ». Moi je ne vois que la crasse sur ses fringues. Et elle, elle vient me parler de ses exploits sexuels. Je regarde ses fringues déchirées. Puis je regarde sa gueule d’ange. Puis de nouveau le trou dans son jeans. Puis Chris. Puis son t-shirt. Puis son sourire. Puis Chris. Ça y est, je percute.
Putain de connard. Putain d’enfoiré de connard de merde qui ne me fait plus rire du tout. Parce qu’on parle de ma petite sœur là ! De la gamine à qui j’ai appris à faire du vélo merde ! La gamine qui devrait être suffisamment intelligente pour ne pas faire les mêmes conneries que moi. Et je ne parle pas de me taper Chris, comme elle le propose. Non je parle de ces conneries où on fout sa vie en l’air parce qu’on a rien de mieux à faire. Moi j’ai rien de mieux à faire. Elle ? Elle, c’est un putain de géni. Elle, elle mérite mieux que ma putain de déchéance. Mais merde, j’ai envie de la secouer comme ma mère me secoue.

Avec Clem’ je perds tout sens logique. Je devrais pourtant la laisser faire ce qu’elle veut. Je suis bien le dernier à pouvoir lui parler en matière de comportement. Mais c’est plus fort que moi. Parce que j’ai menti tout à l’heure. En prendre la responsabilité je sais très bien ce que ça veut dire quand il s’agit d’elle. C’est moi qui suis responsable et ça je ne l’assume pas. Et encore moins ce soir. L’alcool et les drogues me font donner à toute cette histoire une proportion démentielle. Et mes réactions dépassent les normes du raisonnable.
Chris toussote légèrement, gêné sans doute, même lui doit savoir qu’il va morfler, même lui doit savoir que ça, c’est le seul truc que je laisserais pas passer. J’ai envie de bondir de mon fauteuil pourtant si confortable et du lui faire bouffer ses dents pour avoir osé fourrer sa queue de dépravé qui est déjà passé par tout le trou, dans ma sœur. J’ai envie de lui arracher les couilles et de les lui faire bouffer, histoire qu’il comprenne les limites à ne pas dépasser et qu’il ne recommence jamais, jamais, ce qu’il a osé faire. Mais d’abord il faut que je m’occupe de Clem’. Et tout d’un coup la maison me semble bien hostile. Remplie de gens peu fréquentable. Je leur jette à tous des regards suspicieux. Qu’un seul s’approche et je le mords. Il faut absolument que je sorte Clem’ de là. Que je la mets en sécurité. J’ai tout d’un coup une envie de jouer au héro. Alors même qu’il n’y a pas vraiment de méchant. Et que je ne suis clairement pas taillé pour le rôle. Mais malgré ma connerie j’ai au moins le mérite d’essayer.

« Tu m'as carrément manqué frangin! Tu me sers quoi à boire? J'commence à avoir la gorge sèche... ». Elle, elle rêve à boire et moi je suis perdu dans mes pensées. Entrain d’imaginer un plan de sauvetage. Sa phrase suffit à me convaincre de le mettre en action. Il faut que je préserve son innocence. Idée de merde. Ça fait surement un bout de temps qu’elle s’est barrée son innocence. Et quand bien même, c’est pas moi qui pourrais sauver quoi que ce soit, il y a qu’à me regarder pour s’en rendre compte. Mais dans mon cerveau ramolli par la soirée tout cela me semble logique et cohérent. Je me redresse d’un coup, forçant Clem’ à suivre le mouvement. Dans ma tête tout est claire. Attraper ma sœur, la balancer plus ou moins tendrement sur mon épaule puis, gravir les marches de l’escalier jusqu’à la salle de bain du premier où je nous enfermerais jusqu’à ce que tout danger soit écarté pour ma cadette. Ouais dans ma tête, c’est tout beau, tout parfait. Mais dans les faits… je comprends pas pourquoi, rien ne se passe comme prévu. J’attrape effectivement ma frangine mais ça s’arrête là. Surement parce que j’ai bien atteint mes objectifs. J’ai perdu tout mes repères. Notamment ceux spatio-temporels. Et nous voila partie à tanguer dangereusement. A vouloir sauver ma sœur, je vais juste réussir à la tuer. C’est pas glorieux. Je suis bien obligé de la reposer au sol. Enfin de la lâcher au sol avant de me vautrer par terre pour être plus précis. Les gens nous regardent, hilares, mais je m’en fous, je suis toujours focalisé sur mon objectif. Sauver Clémentine Erikson de cette bande de détraqué obsédé. L’un d’eux s’approche pour nous aider à nous relever et je me remets illico presto sur mes pieds pour lui barrer la route avant qu’il n’atteigne ma sœur. « Touches pas à ma sœur ! » Pour un peu je mordrais. J’attrape la main de cette dernière et me mets à essayer de la trainer derrière moi jusqu’à ma prison dorée, la salle de bain ! Moi je vous le dis, on n’est pas sorti

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MessageSujet: Re: [ft Teddy] How to ruin a great party.   Dim 4 Nov - 20:59


The best brother ever

the lovely bitchy sister

Soudain, le monde bouge autour de moi sans que je en lui ai rien demandé. Mais comment est-ce que ça se fait? Je me soulève du canapé, sans avoir rien demandé. Comme si Clochette m'avait balancé de sa poudre dans la gueule. Reste à savoir ce que c'est la poudre en question. Un truc qui fait planer en tout cas, c'est ce que j'ai retenu du livre. Ouais, bon, j'suis pas du genre bonne lectrice. Trouver les messages cachés, les formes de styles, ce genre de truc... pas pour moi, merci. Je lis pour lire, sans aller chercher plus loin des mots encrés dans le papier. Mais voilà quoi. Il est sympa ce bouquin. Presque du level d'Alice. Et pourtant ça place la barre assez haute. En tout cas, un bouquin qui m'a marquée et c'est sûrement pour cela que je cherche un instant Peter Pan du regard ou son ombre fugitive...

Mais je n'ai pas vraiment le temps de zieuter autour de moi que je tombe en piqué sur le sol. Et puis d'un coup, je capte. C'est sûrement la présence d'Ez étalé sur le sol avec moi qui me fait réaliser tout cela. Sûrement que cela me mène à la bonne conclusion. Pas de poudre de la part de Clochette, elle a du rester faire bronzette sur la plage de l'île au trésor. La feignasse va. Non, ce bref envol est du au frangin. Et l'atterrissage brutal du au fait qu'il a lui aussi consommé des choses diverses et variées. Venant de lui, le cas contraire m'eut étonnée. Mon frère sobre, ce serait de la bonne blague. Ce serait quelque chose d'assez nouveau aussi. Je dois avouer que maintenant, j'en viens à me dire qu'il a du naître avec de l'éthanol dans ses veines. A croire que son corps en produit afin d'être sûr qu'il soit toujours dans cet état que je considère comme naturel. Mais non. Parce qu'il n'y a pas que l'alcool qui fait de mon frère ce qu'il est. Il y a la drogue aussi.

Parce qu'il faut être sous l'influence de je-ne-sais-quelle substance pour croire qu'on peut protéger ma virginité, mon innocence, ma naïveté, ou un truc du genre. Mon vagin est libre de vivre sa vie depuis qu'il a pu prendre ses propres décisions. Pour ainsi dire. Ouais, j'ai des organes assez indépendants. Je vous dis pas la merde si mon foie décidait qu'il bossait trop et faisait la grève pour une augmentation de salaire. En même temps, ils sont pas du tout payés, alors bon... De l'esclavagisme? Ouais, si vous voulez. J'men fous en même temps, c'est eux qui ont décidé de squatter mon enveloppe corporelle. Et outre quelques excès divers, j'en prends soin de mes organes. Même si c'est très étrange dit comme ça. Et puis libres ou non, c'est pas comme s'ils pouvaient attraper leurs bagages et tailler la route. Ils sont bien attachés.

Je sens tout de même un léger rire gronder dans ma gorge. Je le sens que cette situation est ridicule. Et puis vient le fou rire. Toujours. Tant mieux, il paraît que c'est très bon pour la santé. Puis je sens que mon cher frangin relève son cul et m'attrape par le poignet. Parce qu'il faut partir? Partir où? « Tu m'emmènes oùùùù? » que je lui gueule entre deux éclats de rire. Dur de parler quand on rigole bien, vous trouvez pas? Mais quand on est une pro comme moi, bah on gère de la fougère. Y a un moment où quand on est une adepte des fou-rires, on apprend à ne plus respirer. Parce qu'il faut être champion d'apné pour parler en même temps que ce genre de rire. Je vous le dis. J'ai testé pour vous. Jpeux même vous coller un tampon de professionnel sur une feuille. Sauf que j'ai aucun diplôme d'apnéiste. J'aime pas la piscine. J'préfère l'apnée dans la bière. Ou un autre alcool remarque. Enfin, vous aurez compris le concept quoi. Sinon, il faut penser à vous acheter des neurones.

Et je sens qu'Ez ne va jamais me répondre alors je stoppe. Cette façon de stopper des sales gosses qui s'aggripent au sol on ne sait comment. Mais niveau adhérence, je gère. Qu'il essaie de me faire bouger autant qu'il veut, il pourra y passer la nuit. « Tu sais pas c'que tu fais Bro, t'es trop pêté. Fais un slow avec moi avant pour réfléchir au calme. » Ouais, un slow au milieu du salon, sur cette musique qui ne colle pas du tout. Mais je lui fais des petits yeux tendres en espérant que ça suffise à le faire craquer. Non mais vraiment. Il faut qu'il freine un peu là, il s'emporte. Quelle idée de nous faire quitter le canapé. On était en bonne compagnie en plus, je l'aime bien moi l'autre gus. Danny? Franck? Ouais, il pourrait s'appeler Gérard que ce serait la même. Qu'importe la compagnie, tant qu'on en a, et ce n'est pas franchement ce qui manque ce soir. Alors pourquoi fuir. Allez, fais-moi plaisir Ez. Fait pas ta grand-mère coincée. Soit pas pire que notre mère, surtout.
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