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 aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed

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MessageSujet: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Sam 20 Oct - 14:11


«  Je ne suis personne. Et c'est parce que je ne suis rien, que je ne possède rien, ni personne, que je suis libre de faire ce qu'il me plaît ; ce qui vous terrorise, ce qui vous fait fantasmer. Je suis libre de vivre selon mes règles, ou de me consumer à petit feu. Et lorsque j'en aurais terminé avec moi-même, lorsqu'il ne restera plus qu'un petit tas de cendres de l'humanité qui me hantait, je vous détruirai avidement à votre tour. Je suis l'artiste de la désolation ; tout n'est qu'une question de temps. Alors fermez vos gueules et soyez mes victimes. »

Les portes du Viper Room se fermèrent derrière les pas titubants de la jeune Milton. Cette dernière sentit ses genoux s'entrechoquer, alors que son corps entier gémissait de fatigue et semblait vouloir s'affaisser le long du mur de briques, à l'arrière du bâtiment duquel elle venait d'être expulsée. Quelques secondes flageolantes plus tard, elle se laissa glisser au sol, vaincue par sa propre langueur alcoolisée. Elle se fit certainement mal, lorsqu'elle tomba à terre, mais c'est à peine si elle réalisa la vibration de douleur qui s'alluma à hauteur de son genoux ; la souffrance était une vieille amie, qui lui rendait trop souvent visite pour qu'elle s'étonna encore de sa présence auprès d'elle. Riley sentit sa langue désagréablement pâteuse dans sa bouche, l'empêchant de déglutir convenablement et, n'accordant aucun crédit à ce détail, tâtonna ses proches pour allumer une cigarette; vingt-secondes plus tard, le crépitement caractéristique d'une lucky s’éleva dans l'air, et seule l'incandescence de sa fine douceur pouvait percer l'obscurité dans laquelle sa propriétaire était plongée. Avec un effort éreintant, elle parvint à balancer ses jambes au devant d'elle et s'installer plus confortablement, avant d'enfin laisser retomber sa tête contre la fraîcheur de la pierre. Son esprit flottait librement dans l'air, chassant le peu de lucidité dont il était doté. Elle ne se sentait pas la force de faire quoi que ce soit ; ses membres s'étaient métamorphosés en pierre, et seul un titan aurait la capacité de les déplacer. C'était du moins l'impression qu'elle avait à ce moment-là, planquée dans sa ruelle.

25 minutes plus tard ; « Met moi-en un autre, Aidan. » dit-elle en levant la main pour attirer l'attention de l'italien qui se trouvait derrière le bar. Ce dernier tourna ses rétines fauves vers elle, comme pour juger la dose qu'elle serait encore capable d'ingurgiter avant d'assumer l'urgence de son propre état. That's the thing, avec Riley ; on ne sait pas quand elle peut s'arrêter, on ne connaît pas ses limites. Quant à elle, elle s'applique à les franchir, avec dédain. Frôler le coma, c'était bien le cadet de ses soucis. Il ne posa aucun verre devant elle. Il lui refusait cette maigre requête, trahissant la relation de confiance du client/serveur ; le premier consomme, le second le regarde faire en comptant ses billets. C'était pour son bien, disait-il. Mais que pouvait-il en avoir à foutre de son bien-être à elle ? Son problème, ce n'était pas ses excès, c'était la cause de ces derniers : cette maladie qui se propage, jours après jours, nuits après nuits, qui écrase ses épaules et annexe ses membres pour en faire les victimes d'une tyrannie omniprésente. « Sale con ! » gueula-t-elle, en repoussant violemment son verre vide, le propulsant vers une chute inévitable aux pieds du barman. Puis, elle partit. Elle ne se souvient pas du reste de cette soirée, comme beaucoup d'autres. Elle ne se remémore pas l'alcool volé dans la réserve, déversé dans cette dernière, et transformé en incendie après le grattement de son allumette. Non, elle ne s'en souvient pas. Au fond, peut-être qu'elle s'en fout.
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Riley avait quitté la galerie un peu plus tôt dans la journée, un chèque alléchant dans la poche de sa veste ; en effet, une des toiles qu'elle exposait depuis des lustres dans son établissement, venait d'être achetée par un type plein aux as de passage en ville – le genre de type qui prétexte un voyage d'affaire en Europe, pour troncher la meilleure amie de sa femme, si vous voyez ce que je veux dire -. Peu lui importait qui détenait le porte-monnaie, tant que les billets verts s'alignaient sur la table. Elle aurait presque aimé fêter ça avec Jackson – s'envoyer en l'air, une pinte de bière, un petit joint – mais ce dernier demeurait sourd à ses appels. Elle jura entre ses dents, et jeta son portable sur son lit, finissant par simplement se foutre d'être seule. C'était peut-être mieux songea-t-elle, en constatant les tremblements de ses membres. Avec difficulté, elle se rendit jusqu'à sa salle de bain pour prendre ses neuroleptiques ; rien. Elle n'avait pas renouvelé son ordonnance. « Merde, fait chier ! » siffla-t-elle entre ses dents, avant de balancer la boîte orange dans la corbeille. Ce n'était pas rare, les oublis. Elle l'évitait, mais ça arrivait. Et putain, ce qu'elle détestait ça. Elle consulta sa montre, et songea qu'il était trop tard pour avoir une consultation à l'hôpital à cette heure-ci. Puis, contre toute attente face à son agitation, elle soupira de lassitude et alla s'écrouler dans son lit, seulement vêtue d'un débardeur blanc et d'un boxer en dentelle noire.

Driiing. Putain, elle n'avait pas coupé cette insupportable sonnerie encore ? Riley n'esquissa pas le moindre geste, se contentant de rester emmitouflée dans sa couverture. Son visiteur impromptu se lassera. Cinq minutes plus tard, elle dû se rendre à l'évidence ; ce dernier était têtu et il s'avérait que c'était elle, qui n'était pas si patiente que ça. Avec raideur, elle se traîna jusqu'à la porte d'entrée et fit tourner ses clés dans la serrure, avant d'entrouvrir le panneau et de lâcher dans l’entrebâillement ; « T'as pas saisi le message mon gars, quand on sonne chez quelqu'un, et que cette personne ne répond pas, ça signifie qu'elle ne désire pas être dérangée. Mais comme tu m'as poussé à lever mon cul jusqu'ici, je peux bien te faire une traduction rapide ; casse-toi de là, j'suis pas d'humeur. »
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mer 24 Oct - 11:05

Riley & Aidan
A
idan se retrouvait au milieu d'une montagne de papier. Il avait enfin décidé qu'il était temps de faire du tri dans tout son bordel. Depuis que Julian allait à la crèche trois fois par semaine, Aidan avait un peu de temps pour lui. Il s'en plaignait un peu au début, car il se rendait compte qu'il tournait en rond toute la journée. Au moins, quand Julian était là, il n'avait pas le temps de se demandé ce qu'il allait faire, le petit le faisait pour lui. Ils jouaient ensemble, allaient se promener au parc, sortaient le chien et quand Julian allait faire la sieste, Aidan en faisait de même, assoupit sur le fauteuil dans sa chambre. Mais depuis sa récente hospitalisation, Aidan devait se reposer, ordre des médecins. En général, Aidan s'en fou de ce qu'ils pensent, il ne les écoutent même pas. Mais cette fois çi, Billie avait insisté pour qu'il se tienne tranquille, au moins quelques semaines, histoire d'éviter un autre lâchement de son petit coeur fatigué. Forcé de lui dire oui, parce qu'il ne peut rien lui refuser, Aidan chercha à occuper son temps en l'absence de son fils. Aujourd'hui, c'était le tri dans la paperasse. Le petit bureau regorgeait de dossiers en tout genre, que ce soit son dossier médicale, les papiers de la maison, de la Suite 700 ... Avec amertume, il fixa ce dernier de travers. Ce papier était tout ce qu'il restait de son illustre boutique. Aidan se mit alors à genoux, posant son dos contre le lit. Il relut le document comme on lit un manuscrit sacré. Il y avait la date de l'achat, la date de la mise en route du Pub. Il y avait son nom écrit en gros, son titre de propriétaire des lieux, la seule chose qu'il ait jamais possédé. Comme si ce moment n'était pas assez évocateur, son portable se mit à sonner. D'un geste rapide, Aidan décrocha machinalement, sans même regarder qui était son interlocuteur. « Mr.De Conti ? C'est l'agence d'assurance. Nous avons du nouveau. ».

Une heure plus tard, Aidan sortait des bureaux. Il avait le teint cireux tout un coup, comme s'il venait d'être poussé dans une marre à poisson. Il ne comprenait pas vraiment, du moins, il ne voulait pas comprendre. Cela faisait des mois qu'il se battait avec la compagnie d'assurance pour obtenir des informations, pour comprendre ce qui c'était passé ce soir là. Des mois qu'il s'en voulait d'avoir laissé partir en fumée la seule chose qu'il avait batit de ses mains, le seul rêve qui le reliait encore à Savannah. Durant des semaines et des semaines, il s'était tourné les pouces, avait ragé d'être inactif. Heureusement pour lui, son voyage à Paris l'avait quelque peu guérit. « Après plusieurs semaines d'enquète... », commença le type. Aidan ne l'aimait pas. Il n'aimait pas sa gueule de con, son costume impeccable et sa cravate hideuse. Il n'aimait pas son ton désinvolte et fière alors qu'ils le savaient tous les deux, son équipe n'avait rien foutu ces dernières semaines. « Nous avons constatés que l'incendie état partit de la réserve. Si je ne m'abuse, c'était la-bas que se trouvait votre réserve d'alcool, non ? », demanda cet abrutis dans une question purement rhétorique. Aidan hôcha la tête, se retenant de lui foutre sa main dans la tronche. « Nos experts ont retrouvés une infime quantité de cendre, sûrement le résidu d'une allumette ou quelque chose comme ça. Nous avons donc conclu à un incendie d'origine criminel. », dit fièrement le gars avec son sourire de connard sur la figure. Aidan se redressa dans son siège, désirieux d'en apprendre plus. « C'est bien beau tout ça, mais est-ce que ça me rendre mon Pub ? Et après tant de semaines de labeur, vous avez un nom au moins, hein ? », grogna-t-il en fixant l'assureur droit dans les yeux. Celui-çi se sentit mal à l'aise durant quelques secondes avant d'enchaîner.« Etant donné que l'incendie n'est pas votre faute et que vous êtes parfaitement assuré, vous serez remboursé dans un délais de quelques semaines ... ou moins. », ajouta t'il rapidement devant l'air remonté de son client. « Concernant l'incendiaire, nos experts nous ont assurés que cette personne était dans les lieux quelques minutes avant l'incendie. Et d'après ce que nous avons retrouvés ... », dit-il en sortant une petite enveloppe plastifié d'un tiroir. Le sachet ressemblait fortement à ceux des pièces à convictions. « Il s'agirait d'une femme. », termina-t-il en poussant l'enveloppe dans la direction de son client. Le sachet contenait une boucle d'oreille, le genre brillant, mais qui ne valait pas un sous. « Cette fille devait être rudement en colère contre vous », ricana l'assureur. Aidan se leva d'un bond et lui cracha presque au visage, avant de quitter les lieux.

Aidan gara son 4x4 devant la résidence. Avec fureur, il fit claquer la portière et monta quatre à quatre la volée de marche le menant au studio qu'occupait Riley. Il connaissait bien l'endroit pour l'avoir raccompagné plusieurs fois après une méchante cuite de la jeune fille. Dans le fond de sa poche, il serrait la boucle d'oreille scintillante, celle-çi lui entaillant presque la main. Il sonna alors. Après plusieurs secondes, il recommença. Riley devait être chez elle, étant donné qu'elle n'était pas à la galerie. Il sonna à nouveau. Si elle n'était pas là, il ferait le tour de la ville pour mettre la main dessus et lui faire payer son geste. Finalement, il entendit des pas puis le bruit d'un cliquetis dans la serrure. « T'as pas saisi le message mon gars, quand on sonne chez quelqu'un, et que cette personne ne répond pas, ça signifie qu'elle ne désire pas être dérangée. Mais comme tu m'as poussé à lever mon cul jusqu'ici, je peux bien te faire une traduction rapide ; casse-toi de là, j'suis pas d'humeur. », siffla la voix de l'autre côté de la porte. Aidan retint son poing. Il devait se ménager, pourtant, il bouillonait de l'intérieur de la démolir. Sans rien dire, il enfonça brutalement la porte et envoya valser Riley à l'autre bout de la pièce. Se reprenant, il ferma doucement la porte et lui fit face. « Salut Riley. C'est pas gentil d'envoyer chier ces vieux amis. », dit-il, acerbe.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mar 6 Nov - 0:14


«  Je ne suis personne. Et c'est parce que je ne suis rien, que je ne possède rien, ni personne, que je suis libre de faire ce qu'il me plaît ; ce qui vous terrorise, ce qui vous fait fantasmer. Je suis libre de vivre selon mes règles, ou de me consumer à petit feu. Et lorsque j'en aurais terminé avec moi-même, lorsqu'il ne restera plus qu'un petit tas de cendres de l'humanité qui me hantait, je vous détruirai avidement à votre tour. Je suis l'artiste de la désolation ; tout n'est qu'une question de temps. Alors fermez vos gueules et soyez mes victimes. »

Sa couverture ne semblait pas assez grande pour la couvrir entièrement, la protéger de la morsure du froid, ou encore pour qu'elle puisse se dérober intégralement aux yeux voraces d'un monde aussi putride. Elle aurait aimé pouvoir s'oublier sous cette fine couche de laine, mais ses yeux grands ouverts pouvaient encore percevoir la lumière du jour qui transperçait cette opacité rugueuse, elle avait encore conscience de la vie qui s'écoulait autour d'elle ; et aveuglée par sa propre obscurité, elle haïssait cela. Plongée dans les limbes glacées de ses démons les plus néfastes et secrets, elle perçut à peine la sonnerie qui retentit, si ce n'est que cela l'extirpa brièvement de sa nébuleuse rêverie. Probablement qu'elle n'aurait pas ouvert cette porte, si chaque coup porté à celle-ci n'avait exacerbé son impatience, et son aspiration à demeurer seule et tranquille. C'est ainsi qu'elle se redressa vivement, s'arrachant une grimace douloureuse lorsque ses membres l'empêchèrent d'aller jusqu'au bout de ce mouvement. Elle ramena ses jambes vers le sol et se traîna lentement vers l'entrée, qui continuait d'être malmenée par le transport vraisemblable de son visiteur. Une fois qu'elle eut ouvert sa porte, elle ne manqua pas à sa courtoisie habituelle ; c'est-à-dire qu'elle le rabroua généreusement, s'embarrassant peu de l'identifier, temps qu'on lui fichait désormais la paix. Visiblement, sa tirade fut dépréciée car quelques fractions de secondes plus tard, elle était éjectée dans son propre studio et Aidan pénétrait à sa suite tel un bélier fou furieux. Irascible, Riley sentie un rictus déformer sa lèvre inférieure ; comment osait-il s'introduire chez elle de la sorte ? Ce n'était pas un jour à la contrarier. « Salut Riley. C'est pas gentil d'envoyer chier ces vieux amis. » La concernée croisa les bras sur sa poitrine, tandis qu'il lui faisait face avec une impassibilité qui aurait pu en effrayer une autre. En ce qui était de Riley, elle était bien trop blasée pour ne serait-ce qu'être intimidée par la rage du De Conti. C'est pour dire que cela lui inspirait rien d'autre qu'un profond sentiment de désabusement. Il ne l'impressionnait pas. « Va te faire foutre, Aidan. » répondit-elle tout simplement.

La jeune femme lui tourna le dos, préalablement lassée par cette confrontation malvenue. Elle n'était pas en état de subir le moindre reproche – qu'il soit mérité ou non, de toute manière, elle n'en avait cure, sa conscience était aux abonnés absents. Elle se débarrassa de son patchwork qui traîna donc à sa suite sur le sol et elle se dirigea vers ce qui faisait office de cuisine. Elle sortit une tasse et alluma la bouilloire pour se préparer un thé, histoire d'apporter un apaisement à ses tremblements. Puis, son attention revint vers son indésirable invité, qui l'avait précédé de quelques pas. « Mais je t'en prie, fait comme chez toi. Tu as déjà si bien commencé » ironisa-t-elle, avec un regard narquois mêlé de condescendance. « Qu'est-ce qui t'amènes ici, l'ami ? » s'enquit-elle alors en allumant une cigarette qui traînait sur la table basse. Ses yeux gris se posèrent sur lui ; deux abysses béantes, sans fond, qui semblaient le scruter et l'attirer à elle, peut-être pour qu'il s'y perde définitivement. D'elle, il ne pouvait rien obtenir de bon et sans doute qu'au fond de lui, il le savait. Elle remarqua ses poings crispés et un sourire étrange s'installa sur ses lèvres livides ; oh oh, monsieur voulait se servir de ses mains. Mais fait donc, l'ami, fait donc. Je n'ai rien à perdre, je n'ai qu'un calvaire qui me ronge. Et sous tes coups, tu ne pourras certes pas le chasser, mais tu me le feras oublier l'espace de quelques minutes. « Alors ? » ajouta-t-elle, comme pour titiller celui qui lui faisait face.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mer 14 Nov - 12:33

Riley & Aidan
P
ourquoi fallait-il qu'il se mette dans un état pareil ? Il était tout le temps sur les nerfs, il rageait pour un rien. Ce coup-ci, il fallait reconnaitre qu'il avait la meilleure excuse qui soit, mais tout de même. La porte grinça sur ses gonds et il vit Riley tomber lourdement au sol, écarquillant de grand yeux sous l'effet de la surprise. Il se sentit mal une fraction de seconde, parce qu'il venait quand même de bousculer une femme. C'était pas son genre de s'en prendre à la gante féminine. Certains hommes n'avaient aucun scrupules à se montrer violent envers leurs femmes, leurs soeurs etc ... Il aimerait dire que c'est l'éducation que lui avait enseigné ses parents qui lui avait apprit à ne jamais lever la main sur les femmes, mais non. Adriano était le premier à se soulager sur sa femme en fin de journée. Il ne la bâtait pas à mort, non, mais il n'hésitait pas à la gifler lorsque quelque chose lui déplaisait. Aidan avait assisté à ce manège toute son enfance, apercevant son ivrogne de père frapper sa mère pour soulager ses frustrations. Toute la maison le savait, les enfants, les domestiques et même les amis proches de la famille. Tous savait mais personne ne parlait, c'était tabou, c'était pas leur histoires. Aidan avait alors comprit ce qu'était le dégout, ce qu'était cette envie de vomir en présence de son infâme paternel. Dans sa vie, il avait pourtant fauté, deux fois. La première, c'était quand il était adolescent, quand son côté sombre avait prit le dessus sur tout le reste. C'était l'époque où Vanille le rendait fou, où Enzo était l'ignoble espion de la famille, où ses parents étaient devenus de vrasi tyrans. Dans un élan de rage, désirant frapper Dejan, le frère de Vanille, son poing avait heurté non pas Dejan, mais Vanille qui avait titubé sous le poids de l'impact. La deuxième erreur fut Charlie, le jour où elle tenta de noyer son fils. Il regrettait moins ce geste car il n'avait fait que la repousser, que protéger son enfant. Néanmoins, le souvenir de sa main s'écrasant sur le visage de sa meilleure amie continuait de le hanter.

Plus calmement, il referma la porte. Riley semblait avoir passé le cap de la surprise et le toisait avec des yeux furibonds. Elle ne semblait pas apeuré par Aidan, elle semblait même prendre ça avec une vivacité effrayante. « Va te faire foutre, Aidan. » , dit-elle dans une provocation évidente. Un rictus s'afficha sur le visage clos d'Aidan. Riley avait l'air désabusé. Son visage était cerné, ses yeux fatigués trahissait une profonde mélancolie et l'aspect général de son appartement n'aspirait qu'un mot : taudis. Elle semblait vider, prête à se laissé happer par son sort. Aidan se détendit, laissant retomber ses épaules. Riley n'avait que des mots en guise de défense, elle ne l'impréssionnait pas. Elle lui faisait même un peu pitié, tapis ainsi contre le mur, son regard noir désirant le mettre en fuite. Finalement, elle se releva, le quittant des yeux quelques secondes. Elle ne semblait pas le moindre du monde troublé par la visite impromptue d'Aidan. Aidan fit un pas vers la cuisine, désirant ainsi lui bloquer le passage. Riley le toisa à nouveau, d'un regard vide de toute émotion et se mit à faire du thé. S'il ne la connaissait pas, il penserait qu'elle était suicidaire, du moins dépressive. Elle faisait peur à voir. Il la connaissait surtout comme une jeune fille déluré brûlant la vie par les deux bouts, buvant à foison et vivant dans une sorte de bulle sordide. Au vu de son corps fragile, cela n'avait pas changé. « Mais je t'en prie, fait comme chez toi. Tu as déjà si bien commencé », ironisa-t-elle avec un sifflement digne d'un reptile. Aidan la prit au mot et sortit une tasse du placard qu'il fit glisser vers elle avec un sourire mauvais. « Je te l'accorde. J'suis un peu comme toi, j'me sens partout chez moi. », dit-il en appuyant sur le dernier mot. Parce que Riley n'avait jamais aucun scrupules quand elle se pointait à la Suite 700, aucune gênes quand elle draguait allègrement un mec au bar. « Qu'est-ce qui t'amènes ici, l'ami ? », dit-elle, cinglante en portant une cigarette à ses lèvres charnues. Aidan fit de même, tenter immédiatement par l'odeur de fumée qui glissa jusqu'à lui. Il arracha alors le briquet des mains de la jeune femme et tira une première latte de sa cigarette. « Alors ? » , insista-t-elle, désirant en finir au plus vite. Riley n'avait aucune patience, il le savait bien. Et cela s'accentuait encore plus lorsqu'il s'agissait d'alcool. « J'esperais que tu allais justement me le dire. », dit-il simplement, tirant une seconde latte. Ce petit jeu n'allait pas plaire à son interlocutrice, elle devait déjà trouvé le temps long. Mais Aidan avait tout son temps, il n'était plus pressé, à cause d'elle. Il n'avait aucun endroit où aller maintenant que son Pub avait brulé, plus aucune responsabilités professionnelles. Ainsi, il pouvait s'attarder dans cet appartement le temps qu'il voulait. « Tient tu ne porte pas de boucles d'oreilles ? C'est dommage, je trouve que tu les portes très bien. », glissa-t-il entre deux crachement de fumée.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mer 19 Déc - 21:40


«  Je ne suis personne. Et c'est parce que je ne suis rien, que je ne possède rien, ni personne, que je suis libre de faire ce qu'il me plaît ; ce qui vous terrorise, ce qui vous fait fantasmer. Je suis libre de vivre selon mes règles, ou de me consumer à petit feu. Et lorsque j'en aurais terminé avec moi-même, lorsqu'il ne restera plus qu'un petit tas de cendres de l'humanité qui me hantait, je vous détruirai avidement à votre tour. Je suis l'artiste de la désolation ; tout n'est qu'une question de temps. Alors fermez vos gueules et soyez mes victimes. »

Riley s'était éloignée vers ce qui lui servait de cuisine, comme si l'intrusion informelle d'Aidan n'était pour elle qu'une simple formalité qui ne devait sans doute pas s'éterniser plus que nécessaire. Il désirait pénétrer dans son antre, sans la moindre petite prévention à son égard ? À sa guise, songeait-elle, mais surtout à ses risques et périls. Il était parfois imprudent de taquiner l'aiguille plantée dans le pelage d'une louve, et s'il ne discernait pas l'inconfort dans lequel elle était placée à cet instant précis, c'était son problème et nullement le sien ; il ne savait simplement pas ce qui était susceptible de lui tomber dessus lorsqu'elle se trouvait dans un état pareil ; en manque de neuroleptiques, et donc, en manque d'amabilité et à fortiori, de scrupules. Quant à elle, elle était bien trop habituée à ce quotidien de merde pour se figurer que cela pouvait faire la moindre différence. Il s'approchait à sa suite, tandis qu'elle faisait chauffer de l'eau pour pouvoir se servir une tasse de thé, afin notamment de calmer le tremblement irrépressible de ses membres engourdis qui maintenaient leur plainte languissante, déguisée sous sa nonchalance et sa mauvaise humeur coutumière. Un rictus mauvais étira ses lèvres livides lorsqu'à son tour, il sortit un récipient du placard lorsqu'elle l'invita ironiquement à faire comme s'il était chez lui ; il avait au moins le cran d'aller jusqu'au bout de ses aises intrusives. En revanche, elle ne savait pas encore si cela pouvait représenter un bonus pour lui ou non. Va savoir, peut-être s'agacerait-elle franchement plus tard. Avec elle, c'est jamais vraiment possible de savoir si elle allait finir par s'énerver ou non. « Je te l'accorde. J'suis un peu comme toi, j'me sens partout chez moi. » Elle ne compris pas l'allusion ; il faut dire aussi que cette dernière était intentionnellement sibylline. Signifiait-il qu'elle avait déjà abusé de son hospitalité, à un moment ou à un autre ? Les rares fois où elle avait fait affaire à lui, elle n'était pas vraiment en état de se remémorer quoi que ce soit ; et personnellement, qu'elle ait déjà abusé excessivement de sa « bonté » ne l'aurait pas étonné. Qui ne faisait pas ça, de nos jours ? Prétendre le besoin, pour parvenir à ses propres fins ? Elle ne poussa pas son examen plus loin, demeurant à la surface de ses interrogations sans plonger plus profondément à l'intérieur de ce message qu'il tentait visiblement de lui faire passer. C'était comme les réprimandes du gardien lorsqu'elle sonnait à son appartement pour qu'il lui ouvre lorsqu'elle oubliait ses clés ; elle en avait pas grand-chose à foutre. « Je vois. Au point de venir bousculer une pauvre et vulnérable malade comme moi dans son propre studio apparemment. Faudrait peut-être que tu revois tes manières. Elles laissent à désirer. » répondit-elle avec un léger froncement de nez soulignant le sarcasme aiguisé de ses paroles. Comme pour appuyer ses dires, ses tremblements reprirent, plus marqués que les précédents et elle se détourna pour s'allumer une cigarette qui traînait solitairement sur la table basse, attendant d'être consommée ; lorsqu'elle n'avait rien sous la main pour ce calmer, c'était le tabac qui faisait office de relaxant, malgré le fait que c'était tout de suite moins efficace que ses comprimés habituels. S'adossant au comptoir, elle darda ses deux prunelles vides sur son visiteur, le laissant lui arracher son briquet des mains en lui expirant insolemment sa propre fumée au visage. Puis, elle le questionna sur la raison de sa visite, car il devait bien en avoir une ; on ne vient pas chez les gens simplement pour les emmerder avec des sous-entendus à deux balles, n'est-ce pas ? Et une curiosité malsaine commençait à grandir en elle, tandis qu'elle notait les crispations successives de ses poings. Son état l'amusait ; il semblait presque aussi incontrôlable que le sien. Et elle ne se gênait pas pour attiser davantage l'énervement qui paraissait le malmener. C'en était même quasiment … jouissif.

« J’espérais que tu allais justement me le dire. » Un bref rire railleur s'échappa d'entre ses lèvres, tandis qu'elle se détournait pour servir le thé ; il était mignon, à venir chez elle et à lui soumettre ses espérances dont elle en avait rien à faire. Honnêtement, si toutes ses victimes venaient toquer chez elle pour réclamer justice, il serait sans doute bien le dernier sur la liste. « T'aurais-je offensé dans une autre vie, dis-moi ? » dit-elle, en repoussant sa tasse vers lui avant de faire brutalement retomber la théière vide sur son socle. Elle porta sa cigarette à sa bouche, inspirant une nouvelle latte de nicotine, avant de reprendre ; « Je te croyais plus intelligent que ça. Les gens qui espèrent quoi que ce soit venant de moi, se retrouvent bien vite sur le cul et déçus. Si tu ne l'as pas déjà remarqué, t'es plus con que t'en a l'air mon pauvre vieux, » ajouta-t-elle, dotée de sa délicatesse usuelle en arquant un sourcil lassé dans sa direction. Cette discussion l'emmerdait franchement, et elle ne s'en cachait pas, bien au contraire. Riley n'était pas de celle à quêter les informations, si ces dernières ne penchaient pas en son intérêt ; en soit, le voile sous lequel Aidan dissimulait ses motivations désamorçait peu à peu chez la jeune française l'envie même de poursuivre cette échange. Cette dernière ne tarda pas à revenir vers son lit, sa tasse à la main, qu'elle avait quitté pour lui ouvrir la porte quelques instants plus tôt ; elle semblait à peine réaliser sa tenue d’Ève constituée seulement d'un débardeur et d'un boxer en dentelle noire qui ne couvrait pas grand-chose. Elle n'avait jamais été très pudique de toute façon, et tout ce qui pouvait le mettre mal à l'aise, lui faisait ressentir un bien-être inexorable. C'était du malheur des autres, qu'elle soustrayait ses aises, c'était bien reconnu. « Tiens tu ne portes pas de boucles d'oreilles ? C'est dommage, je trouve que tu les portes très bien. » La jeune femme tira une nouvelle fois sur sa cigarette, prêtant à peine attention aux dires du De Conti. Sous l'effet du Parkinson, sa main tremblait horriblement si bien qu'elle ne tarda pas à envoyer celle-ci directement vers le cendrier qui se trouvait au pieds de sa literie. Puis, expirant une nouvelle fois sa fumée, elle vrilla ses rétines ternes vers les siennes et ajouta ; « Si tu continues à tourner autour du pot, je préfère encore te dire que j'ai du sommeil à rattraper. On est pas tous au chômage, vois-tu. » dit-elle, venimeuse, avant d'attraper un oreiller qu'elle plaça en bas de ses reins pour mieux se caler. Cette dernière remarque eut l'air le fit sursauter et ce qui lui arracha un sourire narquois. Elle l'avait simplement su par la bouche de Jackson qui s'était peut-être plaint une ou deux fois de devoir travailler avec son pire ennemi. Les confessions sur l'oreiller, elle avait parfois bien de la peine à ne pas les recracher à la figure de quelqu'un d'autre.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mar 15 Jan - 16:50

Riley & Aidan
P
Peut-être qu'Aidan se serait montré plus aimable s'il avait été au courant de la maladie de Riley. Il aurait été plus agréable, moins conventionnel. La maladie ne lui était pas étrangère, malheureusement. Il en connaissait quelques aspects, peu ragoutant et terriblement effrayant. Riley ne lui avait jamais parlé de sa maladie qui lui rongeait le corps. C'était une cliente peu bavarde, qui se contentait de boire et de fumer cigarette sur cigarette. Malgré tout, il c'était attaché à elle. Il n'aurait su dire pourquoi... Etait-ce dû à sa façon peu commune de se blinder contre le monde qui l'entourait ? Ou plutôt par son tempérament lui rappelant avec nostalgie le Aidan d'avant ? Peu importé, si ce n'était qu'il avait réussi à apprécier la Milton, faisant abstraction de sa mauvaise humeur chronique et de ses frasques quand elle était ivre. En tout cas, il n'avait jamais su qu'elle était rongée par un mal tout autre. Comment aurait-il deviné que cette maladie, celle de Parkinson, afflaiblissait sa vie au quotidien ? Elle était si jeune, elle avait encore la vie devant elle, même si elle l'avait déjà bien entamé ... Aidan connaissait cette sensation de se savoir condamné. De se demander chaque jour si la vie vous offrirait encore un lever de soleil ou une promenade au clair de lune. Sa maladie de coeur lui avait brutalement fait ouvrir les yeux sur le temps qui se déroulait à une vitesse effroyable. Il avait ce besoin de vivre même si cela n'était pas facile ces derniers temps. Vivre avec un coeur abîmé était un sacrifice quotidien, se sachant toujours en difficulté lorsqu'il s'agissait de faire du sport, de tenter une expérience nouvelle et tout un tas d'autres choses.

« Je vois. Au point de venir bousculer une pauvre et vulnérable malade comme moi dans son propre studio apparemment. Faudrait peut-être que tu revois tes manières. Elles laissent à désirer. » , cingla-t-elle de sa voix caverneuse. Aidan ne fut pas surprit de la savoir malade, tout en elle trahissait une profonde vulnérabilité. Même s'il ignorait quel mal la rongeait, il se doutait bien qu'elle couvait plus qu'un simple rhume. Seulement, il n'était pas là pour se montrer conciliant, ce n'était pas dans sa nature de reconnaitre la faiblesse des autres. Riley avait beau être mal en point, cela ne lui enlèverait pas la hargne qu'il avait contre elle. Aidan n'était pas vraiment un tendre. Il s'était élevé tout seul et pas de la meilleure façon possible. Il ne devait rien à personne concernant son enfance, si ce n'était l'éducation rigide de son père. S'apitoyer sur Riley ne lui ramènerait pas son Pub, alors il était hors de question qu'il se montre aimable avec elle. « T'aurais-je offensé dans une autre vie, dis-moi ? Je te croyais plus intelligent que ça. Les gens qui espèrent quoi que ce soit venant de moi, se retrouvent bien vite sur le cul et déçus. Si tu ne l'as pas déjà remarqué, t'es plus con que t'en a l'air mon pauvre vieux. », répliqua de son éternel sens de la répartie. Aidan souria de nouveau, plus faussement ce coup-ci. Quand il la voyait, il ne pouvait s'empêcher de penser au jeune homme qu'il était autrefois. Pourtant, Riley et lui avaient quasiment le même âge, ce qui était assez amusant. Riley semblait figé dans son adolescente, comme si elle avait refusé de grandir et de passer au cap suivant. Voilà pourquoi Aidan revoyait l'adolescent en elle, parce qu'avant, il avait ce même sens de la répartit, cette même agressivité quand les gens venaient réclamer leur dut, quand les adultes se montraient dur envers lui. Riley était encore une gamine dans sa tête et Aidan trouvait ça assez pathétique. « J'suis pas là pour faire un constat Riley. Mais il faudrait vraiment que tu en fasse un sur ta propre vie. », dit-il en guise d'explication. Même s'il lui en voulait, une partie de lui réussi à articuler ce petit conseil. Riley ne tiendrait pas longtemps à vivre dans ces conditions, brisant sa vie à coup d'alcool et de drogue. Aidan était passé par là et ça n'avait rien donné hormis lui gâcher la vie. Riley semblait errer dans un monde à part, se délectant de sa douleur pour survire. Tout son corps envoyait des signes de détresse, son corps et son âme qui semblait déjà ronger par un mal sans nom. Aidan la vit rejoindre son lit, lui tournant le dos et lui dévoilant sa silhouette longiligne. Son dos était arqué, rappelant la silhouette d'une vielle dame. Aidan se surprit à ressentir de l'empathie pour l'incendiaire qui se tenait devant lui. Son boxer cachait tout juste son fessier rebondit bien que léger et sa taille était aussi fine que celle d'une enfant de 10 ans. Son ossature n'était certes pas très grosse, mais Aidan pouvait parier qu'elle ne se nourrissait que très peu, survivant à coup de nicotine et de vodka. « Si tu continues à tourner autour du pot, je préfère encore te dire que j'ai du sommeil à rattraper. On est pas tous au chômage, vois-tu. » , cracha-t-elle en se calant négligemment dans son lit, telle une petite vielle souffrante de rhumatisme. Aidan frémit et le peu de gentillesse qu'il avait ressentit pour Riley quelques secondes auparavant s'envola aussi vite qu'elle était arrivée. Fumant, il traversa la pièce et s'approcha d'elle, se penchant au-dessus de son corps dénudé. Aidan n'était même pas attiré par sa poitrine frêle, aucune envie ne transpirait de lui hormis celle de lui faire ravaler ses mots. « C'est toi qui me parle de chômage ?! », rugit-il, attrapant son bras maigrelet entre sa main épaisse. Cette dernière réplique eut le don de le faire sortir de ses gonds. Sans rien ajouter, il sortit la boucle d'oreille de sa poche et lui balança dessus, la forçant presque à baisser les yeux sur le bijou. « J'ai retrouvé ça dans mon Pub. Dans ce même pub où tu venais noyer ta piteuse existence. », dit-il, furieux. Riley n'avait pas intérêt à nier, parce qu'il ne réussirait pas à résister ce coup-ci. « C'est toi qui à foutu le feu à La Suite 700 Riley ! » et il la poussa en travers de lui, renversant le liquide fumant de son thé sur les draps de leur propriétaire.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Lun 4 Mar - 20:52


« Je ne suis personne. Et c'est parce que je ne suis rien, que je ne possède rien, ni personne, que je suis libre de faire ce qu'il me plaît ; ce qui vous terrorise, ce qui vous fait fantasmer. Je suis libre de vivre selon mes règles, ou de me consumer à petit feu. Et lorsque j'en aurais terminé avec moi-même, lorsqu'il ne restera plus qu'un petit tas de cendres de l'humanité qui me hantait, je vous détruirai avidement à votre tour. Je suis l'artiste de la désolation ; tout n'est qu'une question de temps. Alors fermez vos gueules et soyez mes victimes. »

La présence d'Aidan ne lui inspirait rien. Là où toute personne normalement constituée aurait ressenti un malaise intimidé sous la furieuse prestance du jeune italien, elle, elle se contentait de l'observer avec une attention à la fois soutenue et désintéressée, un sourire mystérieux accroché à ses lèvres sèches. Non, il ne lui inspirait rien. Pas même un sursaut de frayeur, de quoi réveiller un peu le peu d'humanité qui sommeillait encore en elle de temps à autre. De toute façon, la peur est réservée à ceux qui ont encore quelque chose à perdre ; ce n'était pas son cas. Elle ne possédait rien, si bien que rien ne la possédait. Que pouvait-il lui infliger qu'elle ne pourrait surmonter ? Que pourrait-il lui prendre ? Elle n'était qu'une coquille vide, béante et sans fond. Il ne pouvait pas l'atteindre. Elle porta sa tasse de thé à ses lèvres après avoir craché son cynisme écœurant au visage de son visiteur ; il ne devait probablement pas comprendre son comportement, puisqu'elle n'eut aucun mal à noter la surprise dans son regard lorsqu'elle lui fit part de son état. Il n'était donc pas au courant ? Pourtant, elle qui venait si souvent dans son bar aux bras d'inconnus, elle qui gueulait bruyamment sa rage à la face du monde … il n'avait donc jamais entendu ses plaintes d'hystérique alcoolisée ? Surprenant. De toute manière, elle avait le sentiment que ça ne ferait pas de différence sur la raison de sa visite, et c'était sans doute bien mieux ainsi. Riley préférait la haine à la compassion du monde. C'était plus facile à accepter, puisqu'elle savait que son existence prendrait fin bien assez tôt. Répondre à la haine par la haine … C'était sa seule conduite. Parce que la seule réponse à la pitié, c'est les pleurs, l'abandon, la vulnérabilité. Et elle se refusait d'être aussi pathétique. Elle était donc aussi agressive que pouvait l'être un fauve avec une épine plantée sous la patte. « J'suis pas là pour faire un constat Riley. Mais il faudrait vraiment que tu en fasse un sur ta propre vie. » Un sourire désinvolte déforma sa bouche, alors qu'un éclair narquois traversait ses rétines polaires. Voilà qu'il jouait les moralisateurs à présent, de mieux en mieux songea-t-elle en se redressant légèrement, les poings crispés pour maîtriser ses tremblements irrépressibles. « Pourquoi faire ? » répondit-elle avec nonchalance en tirant sur sa cigarette fraîchement allumée. « Imagine un peintre qui débute plusieurs toiles. Tu lui conseillerais vraiment de terminer chacune d'entre elle, alors que ses stocks de peintures sont en ruptures ? » commença-t-elle. « Bah moi c'est pareil, l'ami. Pourquoi j'devrais commencer à rectifier le tir de ma vie, puisqu'elle peut s'arrêter ce soir, ou même demain ? J'ai plus qu'une seule toile. Et elle est noire. » dit-elle, en se dirigeant vers son lit, le pas traînant.

Riley se hissa sur sa literie avec difficulté. Ses membres tremblaient atrocement, si bien qu'elle ne tarda pas à se débarrasser de sa cigarette pour se caler en tailleur et s'efforcer de ne plus bouger. Elle haïssait l'écrasement dont elle souffrait, c'est-à-dire celui de ne pas être même capable de maîtriser son propre corps. Ce dernier échappait à son contrôle, quotidiennement et la guerre était donc chaque jour déclarée, ne serait-ce que pour effectuer une banalité pour un être commun. Il y avait des jours où elle désirait seulement s'endormir, dans une matinée froide, et qu'il n'y ait personne pour la réveiller. Qu'elle ne se réveille plus jamais, car elle se sentirait déjà tellement bien de partir, loin. Il y avait des jours où elle ne voulait plus s'éveiller seule, face à ses démons les plus terrifiants. Et chaque jour, elle se supportait encore moins que le précédent. Viscéralement. Elle se haïssait peut-être davantage que le monde dans lequel elle vivait ; elle était une plaie ouverte, une blessure sanguinolente, infectée, odieuse. On ne pouvait plus rien pour elle. Certes, elle était d'un effroyable pessimisme : mais elle ne pouvait pas vivre avec des espoirs de guérison. Ceux qui espèrent sont des idiots, qui se bernent avec des illusions, celles du petit américain moyen qui grandi avec l'idée qu'il va finir heureux jusqu'à la fin de ses jours. Elle était française, elle avait grandi à Paris, dans un orphelinat ; elle savait que tout n'était pas beau .Et en soi, elle préférait l'horreur à la beauté. La beauté est bien trop factice … Elle vit la fureur brûler dans le regard d'Aidan suite à son sarcasme vis-à-vis de son chômage, et ce dernier traversa le studio en quelques enjambées pour la rejoindre et lui attraper son bras si frêle. Cadavérique. « C'est toi qui me parle de chômage ?! » Sa poigne fut si forte qu'il lui fit mal, mais un rire goguenard éclata dans la gorge sèche de la Milton. « Tu me fais presque peur, j'en tremble … » lâcha-t-elle, avec auto-dérision alors que son avant-bras effectivement, tremblait sous la main du jeune De Conti. Mais la colère l'aveuglait. Et cette dernière était contagieuse, surtout au contact d'une personne aussi respective à la violence, comme Riley. Il chercha quelque chose dans sa poche et lui jeta à la figure. Elle sentit un objet métallique lui érafler la joue et se perdre contre elle et attirés, ses yeux contemplèrent la petite boucle d'oreille qu'il venait de lui balancer. Son estomac se transforma en plomb, mais son visage demeura impassible. Elle la reconnaissait. « J'ai retrouvé ça dans mon Pub. Dans ce même pub où tu venais noyer ta piteuse existence. C'est toi qui à foutu le feu à La Suite 700 Riley ! » Riley fronça les sourcils. L'avait-elle fait ? Elle ne se remémorait plus … alors qu'elle sondait son esprit, elle imaginait parfaitement l'odeur de brûlé monter à ses narines, la chaleur ambiante, le petit « crac » causé par une allumette, et l'alcool répandu. Elle l'imaginait si bien qu'elle aurait pu y être, mais cela lui apparaissait comme un rêve, vif … mais ça ne pouvait être réel. Quand bien même, elle n'était pas suffisamment sotte pour l'admettre. La confusion l'emporta. Avait-elle vraiment fait ça ? « J'ai très bien pu la perdre après m'être envoyée un connard qui traînait. » répondit-elle en haussant délibérément les sourcils. Puis la colère se hissa brusquement en elle, sans prévenir. Si bien qu'elle le repoussa avec violence, mais l'étau de sa main se resserra sur son bras, lui coupant quasiment la respiration. Le visage livide de la Milton se rapprocha de celui de l'italien, au point de le frôler. Une seconde de latence, où ils se dévisagèrent seulement. « Et tu vas faire quoi maintenant dis-moi ? » murmura-t-elle. « Tu vas me faire du mal ? » Ses rétines se plantèrent dans celles de l'italien, alors que son corps frêle se retrouvait plaqué inconsciemment contre le sien. Elle tremblait tout contre lui – une pécheresse mourante dans les bras d'un ange vengeur.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   Mar 7 Mai - 17:16

Riley & Aidan
P
Qu'allait-il faire maintenant ? Ce n'est qu'une fois qu'il l'eut bousculer, aveugler par la colère, qu'il se surprit à avoir peur de lui. Qui était-il en cet instant ? Il n'était plus très sûr que sa venue ici était une bonne idée, encore moins que cela changerait quelque chose. Riley semblait paumée, larguée et s'il ne l'avait pas tant haïs, elle aurait pu l'attendrir par sa pitié. Aidan transpirait la colère, la haine, mais dans le fond, il ne voulait rien de tout ça. Il avait beaucoup trop encaissé ces derniers temps pour se laisser berner par une simple petite garce de passage. Dans le fond, en valait-elle le coup ? Riley ne valait pas grand-chose, c'était évident maintenant, même un être aussi paumé qu'Aidan pouvait s'en apercevoir. « Tu me fais presque peur, j'en tremble ... », ricana t'elle, mais Aidan n'était pas dupe. Elle n'était peut-être pas terrifié, mais elle se sentait de plus en plus prise au piège avec le regard meurtrier d'Aidan braqué sur elle. Il sentit qu'elle commençait réellement à se demander ce qu'il comptait faire d'elle. Une part de lui rêvait de régler ça en interne, de lui faire peur et de lui faire obtenir des aveux. Mais une autre part, celle qui devait prendre le dessus, savait bien qu'un tel acte ne lui attirerait que des ennuis. Il avait déjà fait de la prison et il n'était pas disposé à réitéré l'expérience pour une greluche comme Riley. « J'ai très bien pu la perdre après m'être envoyée un connard qui traînait. » , lâcha-t-elle avec décadence, comme s'il s'agissait d'un simple constat. « Quand je pense que j'ai voulu t'aider Riley. Putain quelle perte de temps ! », ragea t'il. Riley profita de ce bref répit pour chercher à se dégager, mais elle ne fit qu'accroitre la prise d'Aidan sur elle qui la poussa encore plus à se retrancher sur elle-même. Riley était maintenant totalement allongée sur le lit, ses pieds se trouvant au-dessus du sol. Aidan se tenait au-dessus d'elle, si prêt qu'il pouvait respirer son haleine, un mélange de tabac et d'alcool. Durant une fraction de seconde, il vit le reflet de sa propre vie, son ancienne vie plus précisément et cela lui fit presque peur. Il avait été comme ça, il lui avait tellement ressemblé quand il pensait que la vie l'avait abandonné. Dieu merci, il avait reprit le dessus sur ça, il avait moins d'espoir en ce qui concernait la Milton. « Et tu vas faire quoi maintenant dis-moi ? » , dit-elle d'une petite voix, n'osant plus bouger même si elle gardait un regard flamboyant pointé dans sa direction. C'était une bonne question ... « J'pourrais te butter ... », dit-il sans vraiment réfléchir. Oui il pourrait, ce serait vite fait, il n'avait qu'as présser ses mains sur son cou frêle et en quelques minutes, tout serait fini. Seulement Aidan n'était pas un meurtrier, il ne ferait pas d'elle une martyre. Il avait déjà tué par le passé, accidentellement, et sa conscience ne s'en n'était jamais remit. Elle ne méritait pas de souffrir ainsi, Aidan était assez lucide et miséricordieux pour reconnaître que son crime n'était pas à la hauteur d'une peine de mort. « Tu vas me faire du mal ? » , murmura-t-elle, comme si cela s'avérait être une vraie libération dans son cas. Cette simple phrase eut l'effet d'une bombe sur Aidan qui prit conscience de ce qui était en train de se dérouler. D'un geste rageur il envoya son poing frapper juste à côté d'elle, faisait poussé un cri de surprise à la jeune femme. « T'as pas besoin de moi pour ça. », dit-il simplement en se relevant, laissant le corps décharné de la Milton sur son lit miteux. Il lui jeta un dernier regard de méprit qu'elle ne tint pas longtemps, heureusement pour elle. Une fois sur le pas de la porte, il lui jeta une dernière remarque cependant : « Cette histoire n'est pas fini Riley, tu vas encore entendre parlé de moi et la police aussi. Je te souhaite de profiter un maximum de ta daube, en prison t'aura pas le droit à toute ta merde » et sans rien ajouter, il claqua la porte.
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MessageSujet: Re: aidan&riley ð I'm worse at what I do best and for this gift I feel blessed   

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