AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

MessageSujet: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Lun 22 Oct - 0:09


Aidan, Ciara, Enzo, Billie, Savannah et Charlie
« Pour le meilleur et pour le pire ! »

Aujourd’hui, c’était le grand jour. Le mariage d’Aidan et Ciara aurait malheureusement bien lieu et au plus grand désespoir d’Enzo, il devrait subir ça. Il avait dû organiser cet évènement tant attendu par Adriano, pris sous la contrainte, il n’avait pas d’autre choix que d’obéir une fois de plus. En parlant de ce dernier, le grand De Conti semblait heureux mais surtout en forme ; après son cancer puis deux arrêts cardiaques, l’homme d’affaire avait l’air d’avoir repris des couleurs spécialement pour ce jour. La veille, la famille avait accueillit leur future belle famille, quelques invités pour un dîner. C’était avec enthousiasme qu’Adriano s’était levé pour porter un toast à propos de la grande journée qui les attendrait le lendemain. Enzo quant à lui, était resté silencieux et s’était fait tout petit. La seule chose qu’il avait souhaité à ce moment là, c’avait été de disparaître, de ne pas être obligé de voir tout ceci. Il souffrait en silence. Contrairement à son père, le jeune homme paraissait pâle, frustré ; c’était la première fois qu’il n’avait pas été aussi à l’aise face à une assemblée. Lorsque du coin de l’œil il avait osé regarder la future épouse de son frère la nausée qu’il avait éprouvé s’était intensifiée. Il n’avait même pas pensé à imaginer ce qu’il ressentirait aujourd'hui.
Ces trois derniers mois, Enzo avait dû collaborer avec une organisatrice de mariage que son père avait embauché pour cette occasion. Déjà que cette tâche s’était révélée difficile, son père lui avait demandé d’imaginer la décoration de la salle de réception ainsi que de l’église. Au départ, il pensait ne pas s’en sortir et bloquait sur les idées fondamentales pour avancer. Néanmoins, il avait fait un effort et avait donc imaginé le mariage comme si se serait le sien. Enzo continuait à être toujours aussi exécrable avec Aidan. Ils se sont revus plusieurs fois après l’été ; par la même occasion, il avait vu Julian. La première fois qu’il l’avait vu, Enzo exprimait du dégoût pour ce bébé qui était né hors mariage puis pour le peu de fois qu’il l’avait revu, il avait finalement complètement craqué pour ce petit bout de chou pour deux raisons, parce que de un, ce n’était pas à cause de lui qu’Enzo détestait Aidan et de deux parce qu’il l’enviait énormément. En effet, Julian n’avait pas à subir les problèmes d’adultes, il n’était qu’un nourrisson, qui aurait le temps de connaître ça ; beaucoup plus tard. Pourtant, l’aîné des enfants De Conti ne montrait pas au cadet son affection pour son neveu. Il ne voudrait pas qu’Aidan voit ce côté sensible. Oh que oui, ça pouvait paraître bizarre mais Enzo était gentil en présence de Julian lorsque son frère n’était pas dans la même pièce, ce n’était que lorsqu’ils étaient dans la même pièce tous les trois qu’il redevenait froid et distant. Deux personnes complètement différentes. Il n’avait pas le droit de partager son amour avec Ciara alors secrètement il appréciait son neveu.

Livourne en Toscane. C’était dans cette ville qu’il avait décidé de célébrer le mariage. Il n’avait pas eu envie de le faire à Rome, la ville où la plupart des italiens aimaient s’y rendre pour célébrer leur union. Enzo, lui, en avait décidé autrement ; il souhaitait que cela se passe dans un village près de la mer avec ce merveilleux Soleil qui s’offrait à nous. L’air méditerranéen l’avait conduit à se rendre dans ce lieu. La météo d’aujourd’hui semblait être en faveur du mariage, cette fois-ci, Enzo aurait bien aimé qu’il soit annulé ou bien retardé. Mais connaissant Adriano, ce dernier aurait insisté pour qu’il ait lieu, il n’attendait que ça. Il y avait foule en ce jour, Enzo avait envoyé presque une centaine d’invitations, les cartes que les invités avaient reçu étaient élégantes ; les membres proches des futurs époux étaient présents ainsi que des amis des deux familles. La décoration de l’église et de la salle de réception était réussie, simple mais magnifique. Adriano quant à lui, avait l’air d’être perplexe car il trouvait que ce n’était pas assez chargé, surtout financièrement, il voulait éblouir tout le monde et montrer qu’il pouvait mettre beaucoup d’argent pour un évènement. Pourtant, Enzo ne changea rien dans la décoration, lui, il aimait comme cela. Son père lui devait bien ça, il verrait la femme qu’il aime épouser son cadet qu’il ne portait pas dans son cœur, il pouvait donc faire comme si tout était parfait. A cette réflexion, le successeur d’Adriano avait viré rouge de colère et avait simplement claqué fortement la porte ; il avait agit de telle sorte afin de ne pas dire de paroles déplacées.

Les invités commençaient à s’installer sur les bancs ; l’église se remplissait au fur et à mesure. Adriano et Marie s’étaient déjà assis au premier rang à cause de son état de santé, il ne pouvait pas être debout comme Enzo à l’entrée pour accueillir la foule qui arrivait. Forcé d’accomplir son rôle jusqu’au bout, Enzo devait sourire aux invités ; ce sourire était à la fois discret et faux. Il vit Charlie arrivée, charmante dans sa robe. Il avait décidé de l’emmener avec lui en Italie, il voulait sa présence pour l’aider à surmonter cette épreuve. Là, il sourit sincèrement, enfin il voyait une personne qu’il aimait et qui le soutiendrait. Elle savait tout le mal qu’il endurait à cause de ce foutu mariage. Il lui fit une bise sincère lorsqu’elle s’approcha de lui. Malheureusement, elle ne pourrait pas être à ses côtés pendant la cérémonie, il devrait se mettre à côté de ses parents. D’autres personnes arrivaient et saluaient grandement le jeune homme. Des membres de la famille mais aussi des amis qu’Adriano connaissait par le monde du travail ; s’en suivit l’arrivée de Billie ainsi que Savannah. Etrangement, Enzo ne se rappelait pas d’avoir envoyé une carte d’invitation à la jeune barman. Il arqua un sourcil sans pour autant dire quoi que se soit. Ce devait être Aidan qui avait dû l’invité. Les deux femmes paraissaient déterminées, sure d’elles. Elles devaient sans aucun doute préparer un coup tout comme lui, il avait l’intention d’y mettre la pagaille. Il ne voulait pas que ce mariage ait lieu, ce n’était pas Aidan qui devait être à l’autel. Les gens discutaient entre eux. Normalement, c’était un jour merveilleux pour tout un chacun, certaines personnes qui ne s’étaient pas vus un bon moment prenaient un plaisir à faire remonter le bon vieux temps. Tout avait l’air idyllique autour d’Enzo. Lui et quelques personnes seulement étaient contre cette union forcée. Il ne pouvait pas faire grand-chose. Il regardait avec haine et souffrance les invités qui n’étaient pas conscients de la situation, s’introduire dans l’église.

© Chieuze


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Lun 22 Oct - 11:26


Dieu bénisse le divorce.





Enzo, Ciara, Billie, Savannah & Charlie ▬ Aidan s'approcha de l'évier et fit couler son eau jusqu'à ce qu'elle soit glacée. Une fois fait, il trempa ses mains à l'intérieur et s'aspergea le visage à plusieurs reprises, histoire de reprendre bonne contenance. Le miroir disposé au-dessus de l'évier lui renvoya l'image d'un gars au visage rougie, aux yeux cernés de noir et à la mine défaite. Il se redressa et fixa à nouveau son reflet. Que foutait-il ici ? Cette salle de bain avait été la sienne autrefois, quand il vivait encore ici parmi les siens. Il avait dû remettre les pieds dans cette foutue bâtisse, et il avait écopé de tous ces vieux souvenirs. Aidan attrapa une serviette et s'épongea le front. Il fallait qu'il redescende, sinon ses parents allaient se demander s'il n'avait pas prit la fuite. « Aidan sors de là ! Ca fait vingt ans que t'es la dedans, tu compte te noyer dans la cuvette ?! Alors bouge ton cul petit frère » , ironisa Enzo de l'autre côté de la porte. Enzo le messager, était venu voir où son cadet en était. Aidan ouvrit la porte en grand et se retrouva face à son frère, le dos bien droit, le regard rivé sur lui. Enzo lui fit signe de reboutonné sa chemise et de filer en bas. L'envie de lui en foutre une traversa l'esprit d'Aidan mais il se ravisa, c'était déjà un cauchemar, pas besoin d'en rajouter. Aidan fit de son mieux pour paraitre présentable et rejoignit les quelques invités d'honneur présent ce soir-là. C'était une sorte de dîner de présentation. Il y avait seulement la belle famille et bien sûr, les grands contrats d'Adriano, qu'il se devait d'inviter pour étaler son argent. Billie lui avait proposé de venir, ne serai-ce que pour le soulager, mais Aidan avait refusé. Elle serait bien mieux à l'hôtel, avachit devant un bon film plutôt qu'ici, en présence de foutus riches hypocrites. Aidan s'excusa pour son retard et reprit place à côté de Ciara, qui semblait vouloir se noyer dans son verre de vin. Elle jouait bien mieux la carte de la joie que lui, remarqua t'il. Elle affichait des sourires enjoués, sonnaient-ils faux ? En tout cas, sa famille ne semblait y voir que du feu. Mais les De Conti, eux, étaient braqués sur leurs deux fils qui semblaient rager de l'intérieur. Quand les dernières part du dessert furent servit, Adriano se releva. Il n'avait plus l'allure d'antan, il avait des difficultés à respirer mais son costume trois pièces ainsi que sa barbe finement taillé lui donnait encore un air de baron. « Levons nos verres à cette future journée où nos deux familles seront enfin réunis. Félicitations ! », l'assemblée fit de même tandis qu'Aidan vidait son verre d'une traite. Il en aurait bien besoin demain.

Bon bah voilà, il y était, la machine était en route. Enfermé dans une pièce aux larges vitres, Aidan avait l'impression d'étouffer. Il était affublé des meilleurs tailleurs du pays, qui se préparaient activement à l'habiller. Bien sur, il n'avait pas eu son mot à dire pour le costume. Comme toujours, c'était son lèche-botte de frère qui s'était occupé de tout. En même temps, Aidan avait autre chose à faire qu'organiser un mariage qu'il ne voulait pas. Ciara devait être enfermé dans une autre pièce, emproit à la même séance que lui. Comme le voulait la coutume, il ne l'avait pas vu depuis la soirée de la veille. Elle c'était réfugiée avec sa mère et sa soeur, tandis qu'Aidan était rentré à l'hôtel rejoindre Billie. Sa mère lui avait ordonné de resté à la maison où était sa place mais il avait estimé qu'au vu de ce qu'il allait faire le lendemain, il avait au moins le droit à ça. Ses habilleurs s'activaient comme des fourmis sur leur terrain. Aidan sentait des reprises un peu partout. Il avait refusé d'essayé ce foutu costume avant le jour J, il fallait donc qu'il subisse les assauts aujourd'hui. Quand ils eurent finit, ils demandèrent à Aidan de tourner sur lui même. Enzo ne l'avait pas affublé d'un costume ridicule, c'était déjà ça. Il sentait pourtant la qualité, ce costume devait valoir un bon paquet. Il était plutôt élégant, il fallait le reconnaître. Avant ça, Enzo l'avait traîné chez le coiffeur, celui de la famille depuis des générations, histoire de lui donner une autre image que celle du voyou, comme disait si bien Marie. On lui avait rasé la barbe et il se sentait dépouillé.

On frappa à la porte. Aidan n'eut pas le temps de parler que celle-ci s'ouvrit sur Adriano. Même comme ça, blessé et fragile, les gens continuaient d'avoir peur de lui. Avec respect et crainte, les personnes présentes dans la pièce déguerpir, laissant fils et père en face à face. « J'espère que tu n'as rien prévu pour foutre le bordel Aidan. Je ne supporterai pas que ce mariage capote. Si jamais tu a l'idée de faire quelque chose qui va à l'encontre de mes principes, tu le paiera très cher », déclara Adriano, ses yeux noirs braqués sur ceux de son fils. Aidan afficha un rictus. C'était tout Adriano De Conti ça. Il ne fallait pas s'attendre à un discours de père tendre et protecteur. Même là, Adriano gardait sa méchanceté bien vivante. Il portait un costume beige, très élégant, qui avait été fait sur mesure pour l'occasion. Son teint bronzé trahissait ses rides bien présentes et ses cheveux gominés ne pouvaient masqués les filaments blancs de sa retraite anticipée. « C'est bon, ta finis ? Adriano, tu es vraiment un père lamentable. Je remarque que même la mort n'as pas voulu de toi », constata Aidan en le surplombant de toute sa hauteur. Adriano lui cracha presque dessus. C'était un homme de classe, alors il recula, tentant maladroitement de reprendre un air ravi. Il tourna le dos à son fils et quitta la pièce. Aidan prit alors son portable et appela Thayer. Il voulait savoir si tout se passait bien avec Julian. Il aurait tellement préféré se trouver au près de lui que dans cette foutue église toscane ! « Bon courage mon vieux », déclara Thayer avant de raccrocher.

Une personne vint alors l'avertir que tout pouvait commencé. L'Eglise était bondée, les gens c'étaient assis aux places désignées. Aidan ne voyait rien de sa pièce privatisé mais il entendait le brouhaha de la foule à l'autre bout du couloir. Il avait très envie de boire un verre mais il se contenta d'une cigarette. Il sursauta quand on ouvrit la porte et qu'il découvrit Billie. Aucune femme ne devait venir ici mais Billie avait pensé que cela n'avait aucune importance. « Que ce que je suis content de te voir ! », dit-il en la serrant contre lui. Alors, Enzo s'approcha d'eux, le visage figé dans une haine inconditionnelle. « Faut y aller », marmonna t'il. Aidan relâcha alors son étreinte et laissa Billie repartir, prendre place parmi des convives qu'Aidan détestait, que pour la plupart, il ne connaissait même pas ! Avec lenteur, il suivit Enzo à travers le dédale de l'Eglise et se plaça au devant. Le prètre lui fit un sourire rassurant qu'Aidan ignora superbement. « Qu'on en finisse », dit-il tout bas.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Lun 22 Oct - 19:26





« Never I were thinking that my marriage would be this one. Something without love. »





Enzo se leva pour aller en haut. Cela fessait environ une vingtaine de minutes que mon fiancé était dans la salle de bain. Je souris avant de briser le silence qui régnait dans la salle à manger. « Vous savez, je suis très enthousiaste à l’idée du mariage. C’est une très bonne chose que de me marier à votre fils et je crois que nous serrons très bien ensemble. » BALIVERNE ! Il ne m’aimait pas et je ne l’aimais pas. Bien sûr, nous nous entendions bien mais tout ça se finissait là. Pas de sentiments entre nous, rien du tout. Adriano me regardait. « Je crois que c’est une bonne chose aussi. En plus, tu es tellement ravissante. C’est une bonne chose se mariage comme tu dis. » Je lui souris sans rien ajouter et continua à boire le vin qui était dans la magnifique coupe devant moi. Aidan, au même moment, revint s’asseoir près de moi et je lui souris. Je regardais Enzo au même moment et il semblait vouloir disparaître. Ce devait être dur pour lui aussi. Je ne mangeai pas beaucoup se soir-là. J’étais angoissée pour demain. J’aurais pu attendre encore et encore mais je savais que quelque chose devait bien se passer un jour. Si tel était mon destin, je devais m’y soumettre. Je ne pouvais pas faire honte à ma famille, ils ne me le pardonneraient jamais. Une fois le dessert fini, Adriano se leva, sa coupe à la main. « Levons nos verres à cette future journée où nos deux familles seront enfin réunis. Félicitations ! » Je levai aussi ma coupe que je finissais, un sourire forcés aux lèvres.

J’étais assise à la fenêtre, regardant dehors. Aujourd’hui c’était le grand jour. Je ne voulais pas le vivre. Les habilleuses arrivèrent et me regardèrent. « Enlevez tous vos vêtements, il faut qu’on vous enfile cette magnifique robe. » Je regardais la robe. Enzo avait bien choisis. Je lui avais laissé carte blanche car ma mère aurait choisis quelque chose qui n’était pas moi. Je retirais mes vêtements, et me laissait enfiler ma robe. Lorsqu’on était rendue au corset, je regardais l’horloge. Plus qu’une demi-heure. « C’est bon, lâchez-moi un peu. » Elles me lâchaient et je commençais à faire les cents pas dans la pièce qui m’étaient destinée. Ma mère entra. « Regarde la magnifique femme que tu es devenue. » Je lui souris puis la regardait. « Mère.. » Elle referma la porte derrière elle. « Ciara ? » Je la regardais. Je devais essayer quelque chose. « Je ne veux pas me marier. » Elle s’assise sur la chaise qui m’était destinée. « Pourtant hier.. » Je soupirai. « Hier, j’ai dit n’importe quoi. Je n’aime pas Aidan et il ne m’aime pas plus. Je ne veux pas que mon mariage soit sans amour. Je n’ai jamais rien fait pour vous faire honte mais là, s’en ai trop. Je ne veux pas me marier à Aidan. » Ma mère se leva. « J’en suis désolée ma fille mais il va falloir le faire. C’est très important et tu connais les enjeux. Ne me déçois pas, tu sais de quoi ton père est capable. Ne le force pas à te renier de notre famille. » Je lui tournai le dos, les larmes aux yeux. J’entendis la porte se refermer. Je me lâchais. Je ne voulais plus me retenir. Je me mise à pleurer. Je me regardais dans le miroir. Ma grande robe blanche, mes cheveux remonté, mon voile, mon maquillage. Je ne pouvais plus rien faire. Tout cela devait arriver. Une de mes demoiselles d’honneur vint me dire qu’il était temps, que je devais me rendre dans le couloir, que tout le monde était arrivé et que mon père m’y attendait. Je fis un signe de la tête et essuya mes larmes. Je pris ma robe dans mes mains pour ne pas marcher dessus et alla rejoindre mon père. Il prit ma main et me détailla de la tête au pied. Il m’embrassa et regarda devant lui, prêt à m’amener jusqu’à l’autel. « Tu sais que tu es resplendissante. » Je souris. « Merci père. » Il sourit. « Je sais que tout cela ne t’emballe pas, mais je crois que tu seras heureuse. Les De Conti sont une belle opportunité et Aidan est très attentionné ainsi qu’amoureux. L’autre soir, il devait simplement être nerveux mais je sais qu’il te porte dans son cœur. Adriano m’en a touché un mot. » Je levais les yeux au ciel. « Oui, je l’aime bien. » Il sourit, prit mon bras. J’entendis les premières notes de la marche nuptiale de Félix Mendelssohn et je commençai à faire mon entrée. L’église était pleine à craquer et mon cœur se serra lorsque je vis tout le monde ainsi que lorsque je vis Aidan devant moi. J’eu encore plus envie de pleurer lorsque je croisais le regard d’Enzo.


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Jeu 25 Oct - 16:16


Dieu bénisse le divorce.





Enzo, Ciara, Billie, Savannah & Charlie ▬ La Toscane était magnifique. Ca n'avait rien avoir avec l'Amérique, ou même la France qu'elle avait visité l'été dernier. Elle appréciait la chaleur du soleil d'Octobre sur la nature rougeoyante. Si les conditions avaient été différente elle aurait probablement profité du paysage avec une attention toute particulière. Loin de Los Angeles elle avait cependant l'impression de revivre. River avait attrapé quelques couleurs lors d'une balade qu'elle avait faite avec Savannah. Ou tout aurait pu être à la fête, si seulement tout le monde n'était pas d'humeur aussi morose. La beauté des paysages ne suffisaient en rien à relever l'humeur de son amie, ni même à coller un sourire bienheureux à Aidan. Dans ses conditions blafardes, Billie se sentait dépérir malgré elle. Elle avait fait la promesse solennelle à Aidan de ne pas se placer en travers de son chemin, et de le laisser faire jusqu'au bout, quoiqu'il en coûte. La veille au soir elle avait encore du affronter une Savannah morose quoique probablement déterminée à foutre ce mariage en l'air. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. D'ailleurs elle l'applaudirait surement d'avoir le courage d'élevé sa voix dans l'assembler pour mettre fin au mariage le plus ridicule au monde. Billie n'avait au fond rien perdu de ses rêves de princesse, et voir son frère jeter au oubliette toute la beauté d'un mariage pour une connerie de famille la consumait. Elle s'était proposée de l'accompagner au domaine familiale pour lui permettre de supporter le tout avec plus de facilité, mais Aidan l'avait rembarrée, qu'elle profite de l'hôtel, de la Toscane. Bien sûr Billie était partie renfrognée, sa fille dans les bras, déçu d'avoir trop de temps libre pour laisser ses pensées vagabonder. D'un coté elle ne pouvait que lui en être reconnaissante, si elle avait du rencontrer la famille d'Aidan, elle aurait probablement coller un magistral coup de genou dans les bourses du paternelle, qui étaient bien pleine suivant la légende... Enfin dans le deuxième cas, on parlait d'autre bourse qui avaient bien mieux leur place à la banque. Bref. Elles ne les auraient pas raté, les parties intimes de ce beau salaud. Elle lui aurait appris la vie, et lui aurait appris à être un bon père. Elle l'aurait choqué de son histoire tragique, de ses parents homosexuels qui valait mille fois mieux que leur prétendu idée d'un mariage religieux minable et sans amour. Elle lui aurait craché au visage et aurait couronné le tout par un lancé de splendide verre de vin sanglant à la figure. C'était tout ce qu'il méritait de toute façon. Elle aurait probablement hurler sur la famille de Ciara, et sur Ciara elle même pour avoir conçu une fille aussi pitoyablement égoïste et insupportable, et aurait glacé le sang d'Enzo, cet abrutit de grand frère qui n'avait rien d'autre dans la caboche que faire souffrir l'une des meilleures personnes que la terre eut portée. Oui décidément Aidan avait bien fait de l'interdire de venir à cette partie la du programme. Sans quoi elle aurait forcément faillit à sa promesse.

Du coup elle était restée insupportablement silencieuse, elle avait eu une discussion sans queue ni tête avec River qui était encore trop jeune pour articuler le moindre mot. Elle avait lancé des regards en coin à Savannah sans osé aller plus loin. Elle avait l'impression que c'était un échec. Le mariage arrivait à grand pas, et à chaque heure le coeur de la Salinger se resserrait de plus en plus. Ce n'était pas sensé ce dérouler comme ça. Rien de sa vie n'avait été sensé se dérouler comme ça. La veille du mariage elle avait passé la soirée seule à promener River dans sa poussette dans le village, à profiter du couché de soleil qui pointait parmi les quelques nuages. Il faisait beau c'était affligeant. Tout était trop beau et trop élégant, tout sonnait faux, et elle avait envie de mourir, de s'écraser au sol et de pleurer à chaude larme. Pourquoi des familles aussi pourris peuple la terre, et s'entredéchire alors que les familles parfaites et heureuse son décimée jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un, seul et abandonné. Elle avait le coeur lourd, et regardait sa bague de fiançailles pendre autours de son cou. River dormait dans la poussette, et Billie savait bien qu'elle ne pourrait pas rentrer à l'hôtel, que de toute façon elle ne pourrait pas dormir. A un moment elle avait croisé du regard la silhouette de Savannah, au loin dans l'ombre qui ne semblait pas vouloir dormir non plus. Elle avait hésité à la rejoindre, elle ne pouvait rien faire pour elle, et si son coeur était lourd, celui de son amie devait être entrain de partir en lambeau. Elle finit par s'approcher poussant River endormie comme un ange, et finit par s'assoir à coté d'elle, avant de poser la main sur la sienne, silencieuse. Elles étaient deux faces au néant, c'était peut être tout ce qui importait. Elle avait envie de croire que tout reprendrait sa place, que la nature et le bonheur reprendrait ses droits, que tout ne s'effondrerait pas encore.

Billie avait finit par rentrée à l'aube dans sa chambre d'hôtel, au moment ou River s'était réveillée ayant besoin de manger. Elle supportait mal la chambre d'hôtel, elle supportait mal l'enfermement, c'était trop angoissant. Elle était rentrée pour revêtir sa robe pour la cérémonie, et pour cacher habillement le manque de sommeil. Elle avait enfilé une charmante robe vieux rose en crochet qui lui allait à merveille avec le bandeau surmonté d'une fleur blanche qui ornait ses cheveux. Habituellement on faisait semblant de ne pas être trop splendide lors du mariage de quelqu'un d'autre, mais honnêtement aujourd'hui Billie n'en avait rien à foutre. Si elle voulait ressembler à une princesse c'était son choix, et tant pis si elle risquait de voler la vedette à Ciara. Quoiqu'elle eut l'intime conviction en voyant la robe de Savannah que s'il y avait quelqu'un pour voler la vedette à l'italienne ça n'était pas elle. « Tu es magnifique Savie... Tu devrais être à sa place » furent les seuls mots que Billie prononça en défaveur de ce mariage. Dit à demi-mot elle était persuadé que seul Savannah avait pu les entendre. Elle était rentrée dans l'Eglise résignée avec River dans ses bras vêtue en harmonie de couleur avec elle. Une fois placée elle laissa un instant River à sa marraine pour filer dans les salles arrières et trouver Aidan. C'était probablement déconseillé voir même interdit, mais elle en avait rien à foutre. Son grand frère allait se marier, et accessoirement commettre la pire erreur de sa vie, et elle avait promis de le soutenir ce qui serait probablement la pire erreur de sa vie à elle. Elle finit par trouver la salle ou Aidan devait paniquer dans son coin. Il était magnifique, quoique naturellement assez peu à sa place dans ce costume de pingouin italien près à se marier à la reine des garces. Elle fondit dans ses bras et s'accrocha à lui de manière démesuré. En même temps il était tout ce qui lui restait. Elle se leva sur la pointe des pieds pour déposer un bisou sur sa joue avant de dire « J'ai confiance en toi ! Tout ce passera à merveille. Tu auras ton happy ending » au fond le son de sa voix disait le contraire, mais elle voulait le rassurer, lui donner un certain espoir avant qu'il affronte l'heure supposément la plus belle de sa vie, qui était bien partie pour être la plus pénible. « Que ce que je suis content de te voir ! » Billie sourit péniblement et profita des derniers instants de leurs embrassades avant qu'Enzo plus sombre que jamais ne fit son apparition. Billie déposa un nouveau bisous sur la joue d'Aidan avant de dire « Je serais toujours là pour toi, toujours » C'était culcul et bateau à dire mais elle le pensait sincèrement. Elle sortie de la pièce en foudroyant Enzo du regard de manière très puéril, et rejoignit Savannah en récupérant River dans ses bras. La cérémonie était sur le point de commencer. Aidan fit son entrée et Billie serra la main de Savannah ainsi que sa mâchoire tandis que sa deuxième main s'accrochait au banc de l'église. Lorsqu'elle vit Ciara rentrer dans sa somptueuse robe blanche elle eut encore plus envie de pleurer. Elle repensait à Reaver, et à la robe qu'elle aurait du porter un jour s'il était encore là. Elle sera River contre elle, l'embrassant dans les cheveux. Que tout ça finissent vite, elle ne supportait déjà plus tout cette mascarade, et aussi beau l'endroit puisse-t-il être, Billie trouvait tout ceci affreusement ridicule.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Jeu 25 Oct - 22:03

« Even if it's a lie, say it will be alright, and I shall believe. »


Les rétines cristallines de la jeune femme se perdirent vers l'horizon orangée ; vers les vagues qui s'écrasaient contre les rivages escarpés de la Toscane, vers un ailleurs qui lui semblait à cet instant précis, encore inaccessible ; un endroit qu'elle devinait sublime, où les rêves ne sont nullement contrariés, mais gracieusement exaucés. Son menton était posé sur ses mains croisées et il lui apparaissait que dès lors, la Terre elle-même pouvait se renverser que cela ne détacherait, pas même un instant, l'attention qu'elle accordait aux remous véhéments de la houle maritime – cette houle dont l'émulsion paraissait illustrer à la perfection les réactions qui s'orchestraient dans son cœur. Sa contemplation était sereine – ses pensées étaient tortueuses. Depuis quelques jours maintenant, elle vagabondait seule, telle une âme en peine, dans les rues italiennes car incapable de rester entre quatre murs. C'était la première fois qu'elle prenait l'avion, et pour ainsi dire, elle n'avait jamais visité l'Italie auparavant. Si son charme sanguin aurait pu lui plaire, son atmosphère lourde de romantisme pesa bientôt sur ses épaules, exacerbant ses sentiments écrasés ; car elle ne pouvait pas résumer ce qu'elle ressentait à un simple chagrin d'amour. C'était trop banal, trop commun. Elle pouvait encore moins qualifier ceci de mélancolie, car c'était bien trop langoureux pour être tout à fait juste. Non, ce n'était rien de tout ça. Ce qui la tétanisait cœur, corps et âme, c'était de la détresse à l'état pur. Bientôt, tout pourrait bien être terminé.

Savannah ouvrit la porte de l'hôtel dans lequel elle logeait jusqu'aux noces. Dans ses bras, River s'amusa avec quelques mèches ébènes de sa longue chevelure, ce qui l'amusa quelques instants. Puis, elle déposa la fillette au sol pour la laisser gambader à son aise dans l'espace qui était mis à sa disposition. Si cela n'avait tenu qu'à elle, Savannah se serait parfaitement contentée du motel du coin ; car l'impatienter dans une suite aussi luxueuse que celle-ci, lui donnait l'impression désagréable d'être soigneusement cuisinée ; à l'instar d'une grenouille que l'on plonge dans l'eau froide, avant de la faire bouillir. La grenouille ne comprend ce qui lui arrive que lorsque le baiser de la mort vient se poser sur ses lèvres. Et Savannah n'était point une grenouille. La jeune Monroe soupira et se mit à l'aise. Lorsque Billie revint, elle était assise sur le sofa, une barre chocolatée à la main, son livre de cuisine dans l'autre, trônant sur ses genoux. Savannah lui jeta un coup d'oeil rapide avec un léger sourire, avant de reporter son attention à ses recettes, qu'elle avait emmené avec elle pour se distraire des préparatifs matrimoniaux. La cuisine, il n'y avait que ça pour accaparer pleinement son esprit. Du moins, aimait-elle le prétendre lorsqu'elle sentait le regard de Billie pesant sur elle. Quand elle la croyait trop absorbée par son ouvrage, pour se rendre compte de ses observations en catimini. Mais elles savaient toutes les deux que ce n'était ni les coups d'oeil fréquent, ni les silences qui déguisaient la situation dans laquelle elles étaient ; au contraire, ne rien dire semblait en révéler plus sur leurs pensées mutuelles.

La veille au soir du mariage, Savannah était allongée sur sa literie et tournait le dos à la Salinger, feignant un sommeil qui ne venait pas. Elle sentit la silhouette de sa sœur se glisser auprès d'elle, et poser sa main sur la sienne. Savannah ne bougea pas ; un long frisson agita sa peau. Sa seconde main vint recouvrir celle de Billie ; merci, semblait-elle vouloir dire. Merci d'être là.

Savannah ne rêva pas cette nuit-là ; car il y en a qu'il faut ne pas imaginer un seul instant, pour pouvoir avancer. Lorsqu'elle se réveilla, elle réalisa qu'un vide vertigineux s'était creusé dans sa poitrine ; today was the day. Aujourd'hui aurait pu être celui de ses noces. Amère, elle revêtit sa robe de cérémonie ; D'une teinte parme, cette dernière mettait habilement en valeur son teint halé, ses formes voluptueuses, et ses yeux d'un bleu intense. Elle n'avait pas pour habitude d'être ainsi fagoté ; mais en se regardant dans le miroir, un mince sourire vint orné ses lèvres vermeilles. Lorsque Billie l'aperçut, Savie vit un éclair de ravissement passer dans le regard de celle-ci. Parfait. « Tu es magnifique Savie... Tu devrais être à sa place » Un pincement vint tordre les chancres du cœur de la demoiselle, qui ne pu répondre que brièvement ; « Merci Billie » avec une gorge atrocement serrée. Puis, elle s'approcha de la jeune femme et l'enlaça tendrement, posant un bref instant son menton contre l'épaule de celle-ci, comme pour s'insuffler le courage de ce qu'elle avait à faire. Ce mariage n'aboutirait pas. Promesse scellée.

Assise sur un banc ciré à l'arrière de l'Église, Savannah observa les divers protagonistes se situer à leurs places respectives. Elle remarqua un grand homme bourru, qu'elle devina comme étant le père d'Aidan – elle n'avait jamais rencontré la famille de ce dernier, pour ainsi dire. Puis, Enzo fit son apparition et un instant, leurs regards se croisèrent ; ils se dévisagèrent, animosité contre inimité. Puis, le mariage débuta. Tandis que la musique s'élevait et que la main de Billie se glissait dans la sienne, les portes qui se trouvaient derrière elles s'ouvrirent ; Ciara apparut, somptueuse en blanche. Du moins, autant que pouvait l'être la femme qui allait s'unir à Aidan, aux yeux de Savannah. La Sandrelli parcourut élégamment l'allée, et Savannah serra la paume de la Salinger contre la sienne ; elle n'était pas sûre de pouvoir souffrir de ce spectacle ; car c'était bien de cela qu'il s'agissait. Ce n'était qu'une mascarade. Elle pinça ses lèvres, scellant celles-ci jusqu'au moment opportun. « Nous sommes ici pour unir deux âmes l'une à l'autre, sous le regard bienveillant de notre seigneur. Que ceux qui souhaite s'opposer à cette union parlent à cet instant, ou ce taisent à jamais. » débuta le prêtre. Un silence pesant oppressa la salle. Le regard de Savannah se posa sur Aidan, tandis qu'elle se mordait la lèvre jusqu'au sang ; c'était l'instant, le seul qu'elle aurait pour intervenir. Pourquoi se pétrifiait-elle soudainement ? Elle inspira longuement, une bouffée d'air qui est censée apporter du courage à une personne, envers ses détracteurs. Puis, dans ce silence d'outre-tombe, elle se leva ; le menton levé, fier, le regard direct et déterminé. Tranchant. « Je m'oppose. » dit-elle tout simplement, d'une voix plus sereine qu'elle ne l'aurait cru. Et sa voix se répercuta contre les alcôves, attirant l'attention de toute cette foule étrangère sur elle. Des centaines de regards ; mais un seul comptait.






Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Ven 26 Oct - 17:25



Enzo, Aidan, Ciara, Billie, Savie&Charlie
❝ Everybody should be happy.❞



Charlie avait donc finit par aller en Italie pour le bien de son ami et pas vraiment le sien. Elle n'aimait pas mentir à son mari et aimait encore moins rester planter dans une chambre d'hôtel à attendre. D'ailleurs, ce n'était pas ce qu'elle avait fait car elle avait décidé d'aller se promener. Après tout, elle ne pourrait pas voir Enzo avant le lendemain au mariage et ça l'énervait. Dire qu'elle était là pour lui. Elle serait bien allée mettre le bazzart dans la soirée d'avant mariage. Elle ne savait pas ce qui se passait et venait d'envoyer un sms à Enzo mais évidemment, elle n'eut aucune réponse ce qu'elle détesta. Charlie s'énervait toute seule et alla donc profiter de sa soirée dans un dans bar ou restaurant de la ville. Le problème était juste qu'elle ne voulait pas voir Billie et espérait donc ne pas la voir. Cette dernière ignorait qu'elle venait au mariage et c'était probablement mieux comme ça. Si elle avait su que c'était Enzo qui l'avait invité, elle aurait probablement mal vu l'amitié entre les deux et là tout de suite, elle n'avait pas envie de se disputer avec elle. Elle n'avait pas que ça à faire.

_____________

Charlie avait trouvé une robe fabuleuse pour l'occasion. En réalité, il y avait plus d'une robe qui lui allait comme un gant mais au moins, celle ci passerait peut être un peu plus inaperçu ou pas mais qu'importe, ce n'était ni une robe blanche pour ne pas quand même être plus regardée que Ciara bien que franchement, ce n'était pas très compliquée ni une robe noire car ils n'étaient pas en deuil. En tout cas, elle avait mit une robe violette parfaite pour l'occasion avec un mini châle pour masquer un peu son décolté. HERE Elle arriva un peu en avance afin de ne pas se faire remarquer. Au moins, elle serait assise, verrait peut être Billie de loin qui lui demanderait pas signe ce qu'elle faisait ici mais franchement, ça lui passait au dessus de la tête. Tout ce qu'elle désirait, c'était d'être installée le plus rapidement en espérant que le mariage ne tarderait pas et qu'elle pourrait prendre un vol retour tout aussi rapidement. Enzo serait alors dévasté de voir celle qu'il aimait mariée à son frère mais elle l'obligerait à prendre le vol avec elle et alors elle le ferrait rire et lui donnerait toutes les bonnes raisons de ne pas être triste. Bon ok ça serait compliqué mais qu'importe, elle s'en fichait. A peine arrivée, elle retrouva d'ailleurs le témoin et lui sourit avant d'aller s'assoir. Elle ne pouvait pas rester avec lui, ce qu'elle désolait. Au moins, il l'aurait occupé mais surtout, elle l'aurait réconforté.

Après une attente qui lui parut interminable, la musique bien connue et attendue résonna enfin. Tout le monde regarda bien évidemment la jeune femme en robe blanche. Elle était il fallait bien l'avouer fabuleuse. Moins que Charlie le jour de son mariage mais ça, ce n'était pas bien grave mais surtout pas le point du jour. Elle la regarda monter l'allée. Charlie avait un point au niveau du coeur. Son regard allait de la jeune fiancée aux deux hommes de l'hôtel. Aidan ne devait toujours pas l'avoir vu mais elle regardait Enzo et essayait de le réconforter. Elle souriait joyeusement car il fallait quand même bien qu'il y ait un point positif. En réalité, ce point allait arrivé juste après. Le prêtre commença la cérémonie sous l'oeil attentif de tout le monde mais pas vraiment de Charlie. Son regard passait sur toutes les personnes, les regardant sourire, chose qu'elle ne comprenait pas. Aidan n'était pas aimé de sa famille d'après ce qu'elle savait et pourtant, il était obligé de se marier à cause d'elle. C'était complètement stupide et ça l'énervait. « Je m'oppose.» Charlie se « réveilla ». C'était quoi ce délire encore? Elle qui hésitait entre bousiller le mariage d'Aidan pour qu'il comprenne enfin que ce n'était pas la bonne solution et rester tranquille, on lui donnait enfin la solution mais elle était quand même sceptique. What is she doing? Mais franchement, quitte à ce que le mariage prenne une tournure bizarre, autant en rajouter une couche non? L'animation ne sera que meilleure et puis l'un dans l'autre, Charlie avait toujours espéré mettre son grain de sel dans ce mariage. « Moi aussi je m'y oppose. Mais vas y je t'en pries, commence.» Elle sourit faussement. Charlie n'avait jamais aimé Savannah, ce n'était pas maintenant qu'elle allait commencé mais au moins, il y avait quelque chose de bénéfique dans sa présence au mariage. Elle se montrait forte et pas dit que la New Yorkaise se serait levée si la mexicaine n'avait pas été là. Aidan lui aurait fait une scène pour avoir brisé son mariage et ne pas essayer de le comprendre comme un an et demi plus tôt il lui avait dit. Toujours que là au moins, elle ne serait pas la seule coupable.

© Mzlle Alice.



Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Mar 30 Oct - 5:06

Aidan, Ciara, Enzo, Billie, Savannah et Charlie
« Pour le meilleur et pour le pire ! »

«Que Dieu soit loué ! » – non cette phrase n’était la plus approprié pour ce jour. Au lieu d’être content, excité, Enzo se disait plutôt : Merde qu’est-ce que je fous là !. Il aurait aimé disparaître mais malheureusement son vœu ne serait pas exaucé tandis que les vœux du mariage eux, seraient prononcés dans moins de deux heures. Parfois, il se demandait s’il était né la bonne année avec tous les malheurs qui lui tombaient sur la tête, il était en droit de se poser la question. La présence d’une personne arrivait à le réconforter dans toute ce tableau, Charlie. Il lui avait demandé de venir pour le soutenir ; au départ elle avait hésité par rapport à son mari, elle avait dû mentir à son mari. Enzo la remercierait plus tard car en ce moment même il était en train de finaliser quelques petits détails. Les invités installés dans l’Eglise, il alla chercher Aidan. En marchant vers la salle où son cadet se trouvait, son expression avait changé rapidement, froid et distant, ce fut ainsi qu’il rentra. Peu surpris de voir Billie avec lui, le témoin dit à Aidan que l’heure était enfin arrivée. Ils marchèrent dans le couloir, dans un silence d’outre-tombe, seuls les pas des deux frères raisonnaient, c’était assez triste pour une célébration de mariage. Ils arrivèrent dans l’Eglise et se dirigèrent vers l’autel, Enzo croisa le regard des deux femmes proches d’Aidan, chacune à leur tour, avec haine et dégoût, elles le regardèrent en chien de faïence ; elles n’aimaient pas Enzo mais lui, il n’en avait que faire, leur jugement ne comptait pas. De toute façon, presque personne ne le connaissait vraiment sauf Lucia, Ciara et Charlie. Il leur renvoya le même regard et puis, il avait d’autre chat à fouetter. Aidan se tenait out en haut, près du prêtre qui lui souriait bêtement tandis qu’Enzo était légèrement en retrait. Le futur époux murmura des mots que le témoin pu entendre distinctement. Sur ce coup là, il était d’accord avec lui ; il désirait que tout cela se termine le plus vite possible.

La musique résonna et tous les invités se retournèrent afin d’admirer la mariée entrer, ce qu’elle ne tarda pas à faire. Accompagnée de son père, Ciara était magnifique dans sa robe, Enzo avait réussi à la rendre sublime. Pari gagné, le mariage était presque parfait ! Leurs regards se croisèrent ; ce fut la première fois qu’Enzo eut un tel choc, il en avait mal au cœur tellement il souffrait. Une seule femme pouvait le rendre vulnérable à ce point et c’était Ciara. Le prêtre débuta la messe. « Nous sommes ici pour unir deux âmes l'une à l'autre, sous le regard bienveillant de notre seigneur. Que ceux qui souhaite s'opposer à cette union parlent à cet instant, ou ce taisent à jamais. ». Un lourd silence s’affaissa sur l’ensemble des invités, c’était comme si tout le monde retenait son souffle et attendait qu’une personne se lève. Avant que le prêtre ne reprenne la parole, Enzo voulut s’nterposer, à peine eut-il le temps d’ouvrir la bouche qu’une personne s’opposa. Savannah. Elle avait osé ! Un sourire furtif s’afficha clairement sur le visage du témoin car il savait que le mariage serait gâché ; cela finirait par énerver Adriano. Sa pensée se confirma lorsque ce dernier se leva se rage. Ce ne fut pas tout, une autre femme prit la parole, Charlie ce qui soulagea au fond Enzo parce qu’il comprit à quel point certaines personnes ne voulaient pas que le mariage ait lieu jusqu’à être déterminer pour le saboter. «Qui êtes-vous pour vous interposer ? Enzo fait les sortir tout de suite ! » cria-t-il irrité de voir que cette célébration soit encore interrompue. Son fils aîné le regarda avec pitié et finit par lui répondre. « Ecoute au moins ce qu’elles ont à dire. », il dirigea son regard vers les deux femmes qui avaient eu le cran de s’opposer, puis Aidan ainsi que Ciara, pour finir par poser à nouveau ses yeux sur son paternel. « Et pour ta gouverne moi aussi je m’oppose.». Marie essaya de raisonner le futur successeur d’Adriano mais ce dernier, affirma son souhait, tout en tripotant sa montre Burberry. « Je crois que ce mariage n’aura pas lieu. Pas vrai Aidan ? » il se retourna pour voir son frère. C’était la première fois que les deux frères étaient sur la même longueur d’onde. Ce jour devait enfin arrivé ! Outrés de voir la désobéissance de leur fils aîné, Adriano vira au rouge, prêt pour une troisième attaque cardiaque

© Chieuze


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Mar 30 Oct - 13:12


Dieu bénisse le divorce.





Enzo, Ciara, Billie, Savannah & Charlie ▬ Ce petit moment d'intimité avec Billie n'avait été que de courte durée. Quand Enzo fit son apparition, elle lui fut aussitôt enlevé et cela lui fit mal au coeur. Billie était son seul pilier ici, son seul rayon de soleil. Il ne connaissait pas la moitié des invités et il détestait les autres. Billie était la seule personne de sa famille sur qui il pouvait compter, la seule qui pourrait le suivre en courant avec sa fille dans les bras s'il décidait de prendre la fuite. Mais les choses n'allaient pas se passer comme ça, s'en était navrant. Aidan remonta alors l'allée avec son frère, son témoin aussi, bien entendu. Dans leur famille, cela aurait été une grosse erreur que de choisir un ami pour ce rôle, le frère aîné faisait office du modèle parfait pour remplir cette mission. Aidan se tenait alors devant le prêtre, le dos bien droit, les mains reliées entre elles devant lui. Juste derrière lui, Enzo, le visage fermé, patientait dans la même posture. Il était très élégant également, bien que son visage aurait put faire fuir n'importe qui. Au premier rang, les parents se tenaient élégamment, Marie avec son ensemble parfait et Adriano avec un sourire ravi. Aidan devait donc se marier avec une femme qu'il n'aimait pas pour voir son père sourire ? Il chercha Billie des yeux mais il ne la vit pas et l'angoisse commença à grandir en lui.

Soudain, la musique commença et le silence ce fit dans l'église. Aidan se tourna vers l'entrée, le coeur tambourinant dans sa poitrine. C'est alors que Ciara fit son entrée, resplendissante au bras de son père. La fierté du Sandrelli pouvait se lire sur son visage, comme le visage émerveillé de sa mère au premier rang. Aidan fixait Ciara, parce qu'il devait bien le reconnaître, elle était sublime. Elle affichait son sourire parfait mais figé, celui qu'il connaissait bien pour savoir qu'elle le réservait seulement dans ce genre d'occasion orchestré. Son père s'approcha alors de lui et lui tendis la main de sa fille. Aidan l'accepta et entraîna Ciara à ses côtés. Leur regards se croisèrent durant une fraction de seconde, un échange consenti, malheureux et lassé. « Nous sommes ici pour unir deux âmes l'une à l'autre, sous le regard bienveillant de notre seigneur. Que ceux qui souhaite s'opposer à cette union parlent à cet instant, ou ce taisent à jamais. », déclara le prêtre, le regard bienveillant porté sur l'assemblée. Aidan sentit sa gorge se nouer. Près de lui, Ciara agitait nerveusement ses mains mais aucuns sons ne franchit ses lèvres, tout comme les siennes semblaient closes. « Je m'oppose. », déclara une voix dans la foule. Aidan pivota brusquement. Cette voix ... Il ne mit que quelques secondes à la voir, à repérer son visage parmi cette foule d'étrangers. Savannah ! Elle se tenait droite, fière et elle était incroyablement belle dans cette robe, ses cheveux attirant toute la lumière de l'église. A côté d'elle, il discernait le visage de Billie, un sourire mi-surprit, mi-ravi sur les lèvres, River fixant sa marraine avec une figure d'enfant. Avant qu'il ne puisse faire quoi que ce soit, une autre voix qu'Aidan aurait reconnu entre milles s'interposa : « Moi aussi je m'y oppose. Mais vas y je t'en pries, commence.» Aidan ouvrit de grands yeux. Charlie ?! Mais que ce qu'elle foutait là ? Elle était venue comment d'ailleurs et avec qui ? Car les jeunes femmes ne c'étaient jamais appréciées. Ciara les dévisageaient, tandis qu'Aidan observait l'assemblée médusé. Certaines personnes ne parlaient pas un mot d'anglais mais tous comprenaient que cette manifestation n'avait rien de prévue.

«Qui êtes-vous pour vous interposer ? Enzo fait les sortir tout de suite ! » , ragea Adriano en se relevant, le visage cramoisie sous l'effort et la colère. A ses côtés, Marie était rongée par la honte mais tentait de calmer son époux, au bord de la crise de nerf. « Et pour ta gouverne moi aussi je m'oppose. Je crois que ce mariage n'aura pas lieu. Pas vrai Aidan ? », demanda Enzo en se tournant vers son cadet. Aidan le fixa, lui, puis les autres, sans vraiment comprendre. Tous étaient levés, tous semblaient mettre un terme à cette mascarade. Ciara fixait Enzo, un mélange de colère et de soulagement. Enzo venait de se dresser contre son père, c'était une grande première ! . « Vous nous excusez une minute ? », demanda t'il dans une question purement rhétorique au prêtre. Sans rien ajouter, il entraîna Ciara plus loin, ne quittant pas le visage de Savannah. « Ciara, tu veux bien dire quelque chose ? Ecoute, tu ne m'aime pas, nous sommes bien d'accord ? Et même si ça me tue de le reconnaitre, on sait très bien que c'est lui que tu aime, ça a toujours été lui. Pas moi. Et même si Enzo est un connard fini, il t'aime, j'en suis presque certain », dit-il en jetant un coup d'oeil au témoin qui ne semblait pas perdre une miette de leur échange. C'est le prêtre qui coupa alors leur discussion et qui fixa les jeunes femmes qui avaient osés interrompre une cérémonie religieuse. « Mesdames, allez-y, on vous écoute. », dit-il d'une voix blanche, tandis qu'Adriano les bombardaient de regards assassins. Mais ni l'une, ni l'autre, ne semblait avoir peur. Au contraire, elles se tenaient bien droites, un sourire amusé sur leurs lèvres. Aidan se rapprocha, voulant écouter chaques mots. Adriano aurait bien voulu les égorger de ses propres mains si son statut ne l'avait pas trahis. Il ne pouvait pas s'opposer à un homme d'église, c'était contre nature. Déjà, des murmures réprobateurs s'élevaient dans l'assemblée. Puis Savannah parla et le silence ce fit de nouveau.


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Mer 31 Oct - 2:03





« Never I were thinking that my marriage would be this one. Something without love. »





Mon père donna ma main à Aidan, qui la prit et le supplice commença enfin. La musique se stoppa. Je croisa son regard et franchement, je voulais mourir. Les larmes me vinrent au yeux mais je les chassais tout de suite, affichant mon plus beau sourire. Celui que j’avais tant répéter. Celui qui disait « Je suis heureuse d’être là et je l’aime. » Celui qui trahissait le vrai sentiment que je ressentais en ce moment. « Nous sommes ici pour unir deux âmes l'une à l'autre, sous le regard bienveillant de notre seigneur. Que ceux qui souhaite s'opposer à cette union parlent à cet instant, ou ce taisent à jamais. » Je regardais l’audience. D’un côté, j’aimerais plus que tout que quelqu’un s’oppose. Enzo encore plus. D’un autre côté, je ne voulais pas décevoir mes parents. Qui sait ce qu’ils pourraient faire. Je regardais l’audience puis une voix ce fit entendre. « Je m'oppose. » Une fille se leva et je crus remarquer Savannah. Elle n’en avait un culot celle-là. Elle semblait fière en plus. « Moi aussi je m'y oppose. Mais vas y je t'en pries, commence.» Même Charlie se mettait de la partie. C’était bien ma journée. D’ailleurs, qui les avais invitées ? Je ne mettais jamais vraiment bien entendue avec elles et je ne comprenais pas de un pourquoi étais-elle venue foutre la merde à mon mariage et de deux pourquoi elle avait accepté de venir. Étais-ce un coup d’Enzo ? Je ne crois pas. Il n’arrêtait pas de m’éviter ces derniers jours, si bien que je ne lui avais pas parler depuis longtemps. Adriano se leva rouge de colère. Il demanda à Enzo de faire sortir les filles qui souhaitaient interrompre le mariage. « Et pour ta gouverne moi aussi je m'oppose. Je crois que ce mariage n'aura pas lieu. Pas vrai Aidan ? » J’allais ouvrir la bouche mais lorsque je vis qui venait de parler, je ne pus m’empêcher que de me figer sur place. Je n’étais pas capable de concevoir ce que je venais de voir. Enzo venait de s’opposer à la volonté de son père. Cela me clouait au sol. Je ne savais plus comment réagir. « Vous nous excuser un moment ? » Aidan pris ma main et m’entraîna un peu plus loin. Moi je n’étais pas capable de dire quelque chose. Je regardais le visage de mon père et de ma mère. Ma mère avait honte. Le regard de mon père me brisait le cœur. On aurait dit qu’il voulait me dire que si je parlais… j’allais le regretter. « Ciara, tu veux bien dire quelque chose ? Ecoute, tu ne m'aime pas, nous sommes bien d'accord ? Et même si ça me tue de le reconnaitre, on sait très bien que c'est lui que tu aime, ça a toujours été lui. Pas moi. Et même si Enzo est un connard fini, il t'aime, j'en suis presque certain » Encore là, rien. Je regardais toujours le visage de mon père, j’étais complètement incapable de dire quoi que ce soit. Je regardais les témoins, Enzo, Aidan, mon père et ma mère, Adriano et Mary. Je ne me sentais vraiment pas bien. « Je… J’aimerais entendre pourquoi elles s’opposent. » Mon père me fit les gros yeux. Je jouais nerveusement avec mes doigts. Je ne savais pas ce qui allait se passer mais je savais que ça n’augurait rien de bon pour Aidan, Enzo et moi.


(c) Spinelsuns
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Sam 3 Nov - 1:13


Dieu bénisse le divorce.





Enzo, Ciara, Aidan, Savannah & Charlie ▬ La musique lui donnait la nausée. Déjà Billie était bien loin. Elle était magnifique dans sa robe blanche vaporeuse, les cheveux longs, bruns, lâchés, cernés de fleur étincelante. Et il était là au bout de l'allée, toujours fidèle à lui même, d'une beauté à couper le souffle avec son air de voyou, à la regarder comme s'il venait de découvrir l'une des sept merveilles du monde. Ses yeux brillaient de bonheur, et malgré l'absence de ses pères à ses cotés, l'absence de sa famille à lui, tout était parfait. Elle avait la meilleure personne au monde pour l'accompagné dans au milieu de l'allée, et quand il aurait finit son office de grand frère protecteur et qu'il aurait donné sa main au marié ruisselant de lumière il prendrait son rôle de témoin très à coeur, faisant des oeillades entendues à la témoin de la mariée, splendide dans sa robe rouge. Mains dans les mains, leurs regards se perdaient dans la profondeur abyssale de celui de l'autre. Bientôt ils rigoleraient de leur sentimentalisme, et le marié embrasserait sa femme d'une manière parfaitement scandaleuse qui provoquerait un rire général, il l'enlèverait ensuite pour la balancer sans aucun égard dans sa voiture de course redécoré à l'occasion, pour faire un tour à toute vitesse avant de retrouver tout le monde pour une réception régentée. Oui bientôt, les alliances auront glissées le long de leurs doigts, les liant à tout jamais. Plus que quelques minutes, quelques paroles d'un prête réunis pour l'occasion alors qu'aucun des deux n'étaient croyant et qu'ils auraient aussi bien pu le faire devant un Elvis pailleté que ça ne les auraient pas dérangé. Mais pour les amis et la famille inexistante, ils avaient décidé de faire ça correctement, et de déployer toutes leurs subversions pour la sortie de l'Eglise. « Nous sommes ici pour unir deux âmes l'une à l'autre, sous le regard bienveillant de notre seigneur. Que ceux qui souhaite s'opposer à cette union parlent à cet instant, ou ce taisent à jamais. » Elle souriait, il souriait. Le silence était parfait. De toute façon personne ne pouvait réellement en vouloir à cette union. Depuis dix ans qu'ils se foutaient sur la gueule avec amour on pouvait bien leur permettre de se marier en paix. « Je m'oppose. »

Billie se retrouva brutalement sur son siège dans l'Eglise le souffle coupé. Trois mots, quatre syllabe et tout était finit. Mais qu'est ce qui était finit. Son rêve éveillé qui s'entredéchirait maintenant sous un amas de flamme léchant le corps trop beau d'un marié trop heureux ? Ou le mariage le plus ridicule du monde qui prenait heureusement fin sous le joug de la plus belle des princesses des temps moderne. En d'autre circonstance Billie se serait levée, aurait empoigné la main de son amie pour la soutenir, pour faire face à l'autre sorcière en robe blanche, pour s'apprêter à castrer le paternel De Conti s'il osait s'interposer. Le paternel Sandrelli aussi... Elle n'était plus à une paire de couille brisée... Mais alors que toute la salle semblait reprendre vie, comme sortie soudainement d'une longue torpeur, elle s'effondrait un peu plus sur son siège, s'agrippant à River comme si elle devait être une bouée de sauvetage. Elle cherchait à se réveiller, et à retrouver son souffle alors que Charlie s'opposait à la suite de Savannah. Tient elle était là aussi ? Elle aurait pu venir lui dire bonjour... Et Enzo qui affrontait son paternel. Billie l'aurait applaudis en d'autre circonstance.. Quoiqu'il n'y avait aucune autre circonstance qui impliquait que Billie soit fière du grand frère d'Aidan. Vint ensuite Aidan qui tira un léger sourire à Billie toujours inerte sur son siège. Quoique l'idée que Ciara puisse subitement trouver son bonheur avec Enzo la rebutait particulièrement. Pourquoi cette sorcière et ce démon ? Pourquoi eux ? Mais la jalousie n'avait pas sa place, elle n'avait même plus la force d'éprouver un sentiment aussi destructeur. Elle était vidée et hébétée, réveillée trop tôt d'un sommeil bienheureux qui aurait du l'engloutir tout entière. Et voilà Ciara qui intervenait dans une niaiserie que Billie ne lui connaissait pas. En même temps Billie ne connaissait pas Ciara, elle ne voulait pas connaître Ciara, et ne se risquait pas à s'approcher de l'Italienne qu'elle imaginait comme une sorcière avec son chapeau pointue. « Je… J’aimerais entendre pourquoi elles s’opposent. » En temps normal Billie n'aurait pas retenu un rire. Mais les temps n'étaient pas normaux. Les temps étaient à la catastrophe. Les couples remplis d'amour explosait dans des attentats sanglants, ceux stupides éclataient au grand jour sous des kilos de niaiserie dans une église magnifique en Toscane et remettait tous les amoureux ensemble... Enfin pas encore mais à voir la tournure des événements Billie aurait probablement envie de vomir lorsqu'Enzo embrassera la meringue. Mauvaise langue qu'elle pouvait être... La mariée était magnifique, au moins aussi belle qu'elle avait pu être dans ses rêves les plus fous. Pourquoi elles s'opposent... Il fallait être complètement débile pour ne pas savoir la question. Quoique les familles givrées italiennes ne le savaient pas. Dans un rictus Billie pensa « Elles s'opposent parce qu'il faut être con et sénile pour permettre un mariage pareil... » sans ce rendre compte qu'elle avait parlé à voix haute, et que ça voix avait résonné dans tout l'édifice alors qu'elle restait toujours assise et vacillante. Bien jouée... Si ton rêve c'était de faire semblant de soutenir Aidan en silence tout en insultant deux des plus grandes familles Italiennes... Tu es une femme comblée maintenant ! Enfin comblée... Surtout à coté de ses pompes et à deux doigts de s'évanouir ...


Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Dim 4 Nov - 20:21

« Even if it's a lie, say it will be alright, and I shall believe. »


Son cœur battait la chamade. Sous cette apparence sereine et déterminée, elle le sentait rompre ses chancres et s'élancer dans une course folle, voire désespérée, vers le but qu'elle s'était fixée en venant dans cette église aux côtés de Billie. Certes, elle n'avait dit aucun mot à cette dernière de ce qui allait advenir une fois que la cérémonie serait entamée, pourtant, elle ne doutait pas un instant que la jeune femme soit parfaitement consciente de ce qui allait se dérouler à présent. Elle avait haussé le ton de sa voix et chacune des personnes assises sur les bancs de bois vernis s'étaient retournées dans sa direction, comme pour la fusiller définitivement et ainsi, faire taire à jamais cette audacieuse qui avait osé braver la rhétoricité de cette question solennelle. Une autre personne aurait pu se ratatiner sous l'hostilité ambiante dont elle était la cible évidente désormais ; elle était celle qui s'était levée la première pour déclencher l'arrêt immédiat de cette union insensée, elle serait la première voix et donc, celle qui prendrait tout le crédit de ce qui se passerait ensuite, si cela tournait à la catastrophe. Mais la jeune mexicaine redressa le menton bien haut, sans fléchir une seule seconde, nonobstant l'inconfort de sa posture. Elle était belle dans cette force qui l'enveloppait de lumière face aux invités, et qui la rendait quasiment majestueuse dans une assurance sortie de nulle part. Comme si seulement, elle se mettait à briller de mille-feux. Une autre en effet, aurait pu fuir en courant face à cette pression aussi embarrassante qu'assassine ; elle, elle ne pouvait se le permettre. C'était sa vie, son homme, son cœur, qui allait être sacrifié sur l'autel du mariage, au profit d'une autre qui n'aura songé qu'à la somme d'argent coquette déversée sur son compte en banque. Savannah quant à elle, avait appris à aimer le De Conti dans une misère amère, mais douce. Dans une vie bohème dont elle aurait pu se contenter jusqu'à la fin de ses jours, puisque son amour était la seule chose dont elle voulait se nourrir, et où elle voulait s'abreuver. Elle se contre-fichait de toutes ces personnes présentes, riches, bourgeoises, snob, qui pensaient que le fric qu'elles possédaient leur donnait le droit d'être cruels, de faire ce qui leur plaisaient, y compris écraser la vie, le bonheur, des plus modestes. Elle se foutait de tout. Tout, sauf Aidan. Et c'est ainsi qu'elle se tenait droite, son regard cristallin intense d'assurance fixé droit vers l'autel, et elle ne réprimait plus que son malaise au plus profond d'elle-même ; car elle ne pouvait être abattue si facilement. Sa propre volonté est bien souvent plus forte et dévastatrice que ses craintes, que tout le reste.

« Moi aussi je m'y oppose. Mais vas y je t'en pries, commence.» Contre toute attente, une seconde voix venait lui porter secours dans l'assistance, ce à quoi elle ne s'attendait nullement. Charlie venait de se lever et portait désormais sur elle un regard quelque peu ironique, qui fit imperceptiblement sourire Savannah. Certes, elles ne s'étaient jamais appréciées et alors ? Une personne n'avait-elle pas dit que des gens ayant un but commun pouvaient accomplir beaucoup de choses, mais des gens ayant un ennemi commun le pouvaient d'autant plus ? Savannah aurait bien pris la parole pour déclamer ce qu'elle avait à dire, mais elle fut grossièrement interrompue par une voix de butor. « Qui êtes-vous pour vous interposer ? Enzo fait les sortir tout de suite ! » Elle n'eut aucun mal à deviner qu'il s'agissait bel et bien d'Adriano. Elle n'accorda pas la moindre attention à ce visage rouge de colère, et tourna son regard vers l'aîné des De Conti, comme pour le défier de la moindre protestation, ou ne savait-elle encore. Ses yeux scrutèrent le visage de l'italien, comme pour décrypter ses intentions, mais comme à son habitude, il lui apparaissait impassible. Si ce n'est que la situation semblait l'amuser discrètement. « Écoute au moins ce qu’elles ont à dire. Et pour ta gouverne moi aussi je m'oppose. Je crois que ce mariage n'aura pas lieu. Pas vrai Aidan ? » Savannah avait l'impression, quoi qu'agréable, d'halluciner totalement face aux propos d'Enzo ; depuis quand se montrait-il aussi diplomate ? Mieux, depuis quand était-il opposé à ce mariage, concrètement ? Elle ne connaissait nullement l'attraction qui existait entre lui et la mariée, l'eut-elle su qu'elle aurait sans doute eu un brin de compassion envers Enzo, car ils auraient partagé quelque chose. Enfin, cela ne serait pas allé plus loin ; après tout, il demeurait un enfoiré tout de même. Tandis qu'Aidan prenait Ciara en aparté, Savannah profita de cet instant pour se tourner un bref moment vers Billie, qui tentait de maintenir River sur ses genoux. Les deux jeunes femmes échangèrent un regard, et Savannah laissa sa filleule lui attraper l'index durant une fraction de seconde. Puis, elle repris sa posture initiale et patienta ; elle croisa le regard d'Adriano. Celui-ci se faisait assassin, et malgré elle, la Monroe lui adressa un sourire narquois. Il n'était pas si impressionnant que cela à ses yeux ; il n'avait qu'un costume, une rolex au poignet et rien d'autre. Elle avait connu bien pire dans sa vie. Atrocement pire. « Elles s'opposent parce qu'il faut être con et sénile pour permettre un mariage pareil... » Un instant, tout le monde parut interloqué par la remarque cinglante de la musicienne ; Savannah qui n'avait nullement suivi l'échange entre Ciara et Aidan fut légèrement surprise de l'intervention de Billie ; avec son tact légendaire, elle venait de dire tout haut, ce que tout le monde pensait tout bas. La Monroe lui adressa un petit sourire amusé ; elle avait toujours apprécié cette décontraction nonchalante de franchise chez son amie. C'était même plutôt vivifiant, dans une atmosphère aussi lourde. « Mesdames, allez-y, on vous écoute. »

Savannah quitta sa rangée et s'avança à pas lents dans l'allée symbolique. « Je n'ai pas préparé le moindre discours, car j'estime qu'il n'y a pas besoin d'une défense infaillible à mes propos ; je ne dois de comptes à personne ici. » commença-t-elle en fixant le prêtre des yeux ; à cet instant, il faisait office d'avocat du diable et en soit, si c'était lui qui devait trancher la continuité de la cérémonie ou non, il s'attirait systématiquement son mécontentement. C'était un procès ; Aidan s'enfermait dans une prison dorée, ou non. Elle était là pour l'en extirper. « J'aime Aidan. » ajouta-t-elle en tournant ses yeux océaniques vers le concerné « D'un amour tel qu'on n'en rencontre qu'une seule fois dans une vie entière. Je n'ai besoin de rien, seulement de lui. » Sa voix était calme et sereine, tandis qu'elle menait sa déclaration avec plus d'aisance qu'elle ne l'aurait cru ; car avouer son attachement devant une foule comme celle-ci, ça ne lui avait pas paru si évident. Elle maîtrisait simplement les tremblements qui pouvaient troubler sa voix et curieusement, elle démontrait une assurance inédite. « À côté de ça, il y a ici un mariage d'intérêts ; une histoire d'argent, n'est-ce pas ? Et bien je n'en ai pas, je n'en aurais probablement jamais. » poursuivit-elle avec un sourire quasiment moqueur vers le patriarche De Conti. Puis, elle repris son sérieux, et repris ; « J'aime Aidan, je l'ai aimé durant des années, et sans doute l'aimerais-je toute ma vie et pour moi, c'est amplement suffisant. » termina-t-elle en s'arrêtant face aux deux fiancés. Elle dévisagea Aidan et son myocarde s'arrêta lorsqu'elle plongea son regard dans ses yeux noisettes. Un silence était tombé une nouvelle fois sur l'assemblée, lorsque soudainement une poigne ferme vint attraper son avant-bras ; brusquée elle se retourna vers le patriarche De Conti, qui cria de colère ; « Balivernes ! Menteuse, usurpatrice ! Vous n'êtes rien … ! »



Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Lun 5 Nov - 9:54



Enzo, Aidan, Ciara, Billie, Savie&Charlie
❝ Everybody should be happy.❞

« Qui êtes-vous pour vous interposer ? Enzo fait les sortir tout de suite ! »   Evidemment qu'il n'allait pas se laisser faire le papa De Conti car elle pariait dans le mile que c'était lui qui était contre le fait qu'elle parle. Pouvait on vraiment lui en vouloir alors qu'il avait dépensé une fortune dans ce faux mariage. Un mariage d'argent alors que pour la new yorkaise, un mariage était censé être synonyme d'amour. On pouvait la prendre pour une fillette si elle disait ça mais pour elle, c'était la seule vérité. Il fallait le vouloir vraiment et être amoureux pour se marier. Comme si l'on vivait un conte de fée tout éveillé quoique là c'était peut être en demandé un peu trop.

Toujours qu'Enzo fini lui aussi par s'opposer au mariage et là, un sourire apparut sur le visage de la demoiselle. Enfin un des De Conti qui comprenait que ce mariage était complètement inutile. Il fallait aussi avouer qu'Enzo avait avoué à Charlie qu'il aimait Ciara et même si elle détestait la jeune fille, s'ils s'entendaient, c'était tout ce qui comptait pour elle. Elle désirait autant voir Aidan qu'Enzo heureux. Elle les connaissait désormais assez bien tous les deux même très bien pour savoir qu'ils méritaient l'un comme l'autre d'être heureux.

Les minutes passaient tandis que la seule envie de Charlie était d'arrêter ce mariage idiot. « Elles s'opposent parce qu'il faut être con et sénile pour permettre un mariage pareil... » Charlie regarda Billie avec un sourire. Elle qui avait fini par penser que la plus jeune d'entre eux tous si l'on excusait River allait se taire et laisser les choses se faire avait eu tord. Et puis il fallait avouer que Billie avait toujours les mots justes.

___

Charlie écouta patiemment Savannah. Elle ne l'avait jamais vraiment aimé. Au début, simplement parce qu'elle ne la connaissait pas mais ensuite pour le fait qu'elle ait brisé le coeur de son meilleur ami. Charlie trouvait ça quelque peu hypocrite de dire qu'elle l'aimait alors qu'elle l'avait abandonné. Il était vrai aussi qu'elle ne connaissait toujours pas les raisons qui faisaient qu'elle était partie et maintenant, ça n'avait plus aucune importance à ses yeux. Elle avait brisé le coeur d'aidan qui allait être un jour rebrisé par cette vipère, elle en était certaine et qui serait de nouveau là pour éponger les larmes de l'italien? Bah elle. Sauf que ce coup ci, elle retrouverait la mexicaine et lui ferrait ravaler sa fierté. Toujours que c'était quand même un beau discours qu'elle prononçait aujourd'hui. Pas le genre qu'elle avait fait à son mari car le sien était encore plus profond -bah ouai la vantarde- mais c'était quand même un discours émouvant. Enfin pas pour le patriarche De Conti. Comprenait il enfin que son fils n'allait pas être heureux ou était ce tout simplement parce que le mariage dans lequel il avait mit tellement d'argent n'était pas le moins du monde comme il l'imaginait qu'il s'énervait? Charlie pariait pour la seconde raison. «Balivernes ! Menteuse, usurpatrice ! Vous n'êtes rien … !»  Charlie ne put s'empêcher de se lever. Elle savait que Savannah était capable de se défendre toute seule mais là s'en était trop. S'il croyait qu'elle n'était rien, alors qui était il?  « Elle n'est rien? C'est plutôt vous qui n'êtes rien! » Charlie dérangea toute sa rangée pour pouvoir s'approcher du père De Conti qui était encore bien loin d'elle. Il fallait avouer qu'elle s'était mise assez loin dans la foule présente.  « J'espère sincèrement que vous ne prétendez pas aimer vos fils car nous les aimons bien plus que vous ne le pourrez jamais. » La Middleton le regardait avec des yeux noirs que peu de personnes n'avaient jamais vu et ce regard particulièrement. Seul Aidan y avait eu le droit, le jour où elle avait brisé leur amitié. C'était dire à quel point elle commençait à déborder d'entendre de pareilles stupidités.  « Ils sont bien plus pour moi qu'ils ne le seront jamais pour vous. Ce n'est pas Aidan qui aime Ciara mais bien Enzo et c'est réciproque. Pourquoi ne pas les laisser se marier? Vous aimez les voir souffrir? Et bah pas moi,. Pas nous leurs amis. J'ignore la raison du pourquoi Aidan veut faire ça pour vous alors que vous ne l'avez jamais aimé comme il se doit. Vous ne le méritez pas. Ni lui, ni Enzo. Et vous pouvez crier tant que vous voudrez, nous savons tous ici présent que c'est la vérité. » Enfin tous était un bien grand mot. Quoique pas forcément si la foule assemblée dans l'église connaissait un tant soit peu les deux frères mais ça n'était probablement pas le cas. Au fond, qui pouvait se vanter de les connaître tous les deux? A part Ciara et elle. Leurs parents? Elle n'en était pas persuadée. Sinon ils ne ferraient pas ça à leur fils. Tout du moins elle osait l'espérer tout en sachant que c'était faux.

Elle regarda alors Aidan comme l'avait fait un instant plutôt la Monroe. Ce que pourrait lui dire son père l'importait peu. Elle avait dit ce qu'elle pensait et s'il désirait la contredire, très bien pour lui mais elle savait que c'était vrai.  « Ne le fait pas. Tu ne l'aimes pas, nous le savons tous. Pour une fois, fait la paix avec Enzo. Vous méritez tous les deux d'être heureux. Elle sourit à Enzo avant de retrouver les yeux de son ami. Il n'a pas besoin de te voir marié à quelqu'un que tu n'aimes pas, tu le sais aussi bien que moi. Pour son bien et la compréhension de ce que doit être un mariage. » Charlie n'avait pu détacher son regard d'Aidan. Elle l'aimait plus qu'il ne l'imaginait probablement. Elle avait invoqué leur enfant et elle espérait qu'il comprendrait qu'elle parlait de lui. C'était peut être au fond la seule chose qui lui ferrait comprendre que ce mariage ne rimait à rien. Quoique s'il n'avait pas comprit que l'amour de sa vie l'aimait encore, il était plus qu'idiot. Toujours que Charlie détestait toujours la mexicaine et que ce n'était pas cet instant qui allait changer les choses. Elles pouvaient s'entraider mais il ne fallait pas pousser non plus. A L.A., les choses reviendraient à la normal.

© Mzlle Alice.

Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Mar 13 Nov - 2:23

Aidan, Ciara, Enzo, Billie, Savannah et Charlie
« Pour le meilleur et pour le pire ! »

Ne jamais laisser sa vie entre les mains de quelqu’un. Il pourrait la gâcher complètement. La vie d’Enzo n’avait jamais été en effet une partie de plaisir, ce n’était pas ce qu’une personne pouvait espérer comme existence. Certes, grâce à son paternel, il avait pu rencontrer la femme dont il était fou amoureux mais d’un autre côté, qu’avait-il eu comme bons souvenirs. S’il devait devenir père, qu’aurait-il à raconter à ses enfants ? Qu’il passait son temps à travailler pour atteindre l’estime de son géniteur, qu’il avait dû laisser de côté les amis et ne savait pas ce que signifiait le mot « ami » ? Non, il ne pouvait certainement pas se permettre de leur dire de telle chose. Et aujourd’hui, en ce jour spécial, peut être que la Vierge était avec lui, mais l’italien avait une chance de reprendre sa vie en main. Il s’était opposé radicalement au mariage, suite à l’intervention de Savannah. A cet instant inattendu, Enzo avait approuvé le geste de la mexicaine, cela lui faisait tout drôle d’être enfin sur la même longueur d’onde que cette dernière. Bien sur, il savait que ce ne serait que de courte durée. Billie qui avait osé prononcer sa pensée, soulagea le jeune homme. Il comprit qu’il y avait pas mal de monde qui était contre ce mariage, du moins, les amis d’Aidan et d’Enzo. Cela pouvait paraître absurde, outre le fait que ces deux femmes le détestent, il aurait aimé les embrasser pour leur remercier de cette opposition. L’union fait la force, non ? La voie de Savannah ainsi que celle de l’aîné des enfants De Conti ne suffirait pas. Le témoin, se rendit compte de l’importance des liens qu’entretenait Aidan avec elles. Secrètement, il était un peu jaloux de cette situation, pourtant, il savait qu’il méritait tous les malheurs qui s’abattaient sur lui. Il avait toujours été méchant avec son petit frère. Justice était rendue. Malgré cette prise de conscience, Enzo n’arrêterait pas pour autant d’emmerder son petit frère ; c’était une habitude qu’il avait prise depuis son jeune âge. On ne change pas les gens.

Adriano fit le malheur d’insulter les jeunes femmes. Savannah venait tout juste de finir sa déclaration d’amour pour Aidan. Charlie fit son intervention, énervée de l’attitude de ce vieux malade. Elle s’avança afin de se rapprocher de lui, désireuse surement d’avoir un impact sur lui. Elle avait raison sur un point, Adriano n’aimait pas ses enfants, en particulier Aidan, mais au fond, Enzo aussi. Il avait compris que son père s’était toujours servi de lui, sa progéniture ne s’était jamais rendu compte de cela, sauf aujourd’hui. Depuis sa rencontre avec Ciara, il avait enfin compris les réelles intentions de son paternel. Remonter avant tout la côte de son entreprise était primordial, ses fils passaient après. La mère de Julian parlait avec éloquence, Enzo en était touché. Oui, il aimait profondément Ciara contrairement à Aidan, oui il était prêt à faire sa vie avec elle à fonder –pas de tout de suite quand même- une famille. La seule chose qu’il souhaite, s’était d’être à ses côtés. Faire la paix avec Aidan ? C’était effectivement une possibilité mais est-ce qu’Enzo serait prêt à aller jusque là ? Il n’y avait pas pensé, peut être que ça pourrait changer la donne. En attendant, il préférait écouter son amie. Puis elle continua en parlant de Julian. Il n'a pas besoin de te voir marié à quelqu'un que tu n'aimes pas, tu le sais aussi bien que moi. Pour son bien et la compréhension de ce que doit être un mariage. »Personne n’avait compris qu’elle parlait de leur enfant excepté tous ceux qui étaient au courant de son existence. Enzo eut un déclic à ce moment là. Indubitablement, Adriano n’entendrait rien de tous ces discours riches en émotions ainsi qu’en vérité. Il voulut réagir au quart de seconde mais il eut une grande hésitation. Il regarda son amie Charlie et senti un pincement au cœur. S’il avouait à tout le monde l’existence d’un fils hors mariage, qui plus est, est son fils, elle lui en voudrait à vie. Il ne savait pas quoi faire, perdu, les fesses entre deux chaises, entre l’amitié qu’il éprouvait pour une vraie amie et la femme qu’il pouvait enfin avoir. Néanmoins, il finit par prendre une décision. Sur ses lèvres, aucun son ne sorti, un simple : je suis désolé, destiné à Charlie, avait été prononcé. Il se ressaisit rapidement en respirant profondément.

«Père, Aidan ne peut pas épouser Ciara… » il se rapprocha légèrement d’Adriano. Il prit sa respiration afin de parler haut et fort, du moins, au fond, il essayait de se convaincre que c’était la bonne chose à faire. « Il ne peut se marier avec elle car il a eu un enfant hors mariage ! » des cris d’exclamations résonnèrent dans cette petite église de Toscane. Ces clameurs n’eurent pas le temps de s’estomper qu’Enzo tomba par terre. Il venait de recevoir un coup de poing de la part de son cadet. Il ne l’avait pas raté avec son coup. De toute façon, Enzo pouvait comprendre sa réaction, il venait d’avouer aux yeux de tout le monde qu’Aidan avait un fils. Il pouvait s’estimer heureux, il n’avait pas utilisé le mot « bâtard » car malgré le dégoût qu’il avait exprimé au départ, Enzo aimait Julian. Il regarda son petit frère en souriant. « Tu as enfin eu ta chance pour me frapper. Avoues le, ça fait du bien. Tu attendais cela avec impatience.». Ciara était venue pour l’aider à se relever. Enzo reprit ses esprits et continua à parler avec son frère. « Je n’avais pas d’autre choix, Adriano, ne nous aurait jamais écouté. Il me fallait une bonne raison pour que ce mariage n’ait pas lieu.»
Il adressa un regard à Charlie. A ce moment là, il eut envie de s’enfuir, le regard de la jeune femme blessa l’italien. Il ne l’avait jamais vu comme ça. Un ami n’avait pas le droit de faire ça. Il ne sut que dire de plus. Il venait de gâcher une amitié mais venait aussi d'avoir une chance de se marier avec celle qu’il aimait.


© Chieuze




Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Invité
Invité

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   Mar 13 Nov - 17:19


Dieu bénisse le divorce.





Enzo, Ciara, Billie, Savannah & Charlie ▬ « Je... J'aimerais entendre pourquoi elles s'opposent. », dit Ciara, le visage rongé à la fois par l'incompréhension, l'angoisse et l'anxiété. Ciara semblait bouleversé et le visage du père Sandrelli pouvait largement expliqué ce sentiment. Aidan était dos à la foule, cherchant à sortir Ciara de sa torpeur. Il ne comprenait que trop bien ce qu'elle pouvait ressentir en cet instant. Durant toute sa vie, elle avait cherché à rendre ses parents fière. Elle avait accomplie leur moindre désirs, mettant ses propres envies de côtés. Elle avait accepté d'épouser un homme qu'elle n'avait jamais vu, juste pour leur plaire, juste parce qu'elle était née dans une famille où la fortune était primordiale. Au final, Aidan et elle n'étaient pas si différent et il en avait mit du temps à le comprendre. En cet instant, Ciara avait peur, peur de les décevoir, peur de voir l'aboutissement de cette année partir en fumée. Mais le plus important n'était pas celui présent devant elle ? Enzo, visiblement toujours amoureux d'elle ? « Elles s'opposent parce qu'il faut être con et sénile pour permettre un mariage pareil... », avoua Billie. Dans la seconde qui suivit, son visage vira au rouge vif tandis qu'elle se cachait derrière une River amusée. Aidan la fixa. Elle avait raison, depuis le début et il le savait. Billie était venue pour ne pas laisser son frère de coeur se perdre dans cette foule d'étranger, elle était venue le secourir, mais là, elle venait franchement de déclencher une guerre. Autour de son banc, les Italiens pressaient sur elle des regards indignés, médusés qu'une anglaise ose intervenir dans une situation qui manifestement, n'aurait pas dû la concerner.

Le prêtre leur permis alors de donner leurs avis, bien que les deux futurs beaux-pères semblaient être formellement contre. Savannah se dégagea alors du banc qu'elle occupait, laissant Billie seule au milieu de la fosse au loup. Avec élégance, elle occupa l'allée centrale, concentrant une foule de regard vers elle. En cet instant, plus rien n'avait d'importance. Aidan avait les yeux fixés sur elle, elle était magnifique, elle était belle à en crever. Elle se lança alors dans un discours qui le plongea dans une époque révolue, en cette période où ils vivaient ensemble, où ils se contentaient de s'aimer chaques jours que Dieu faisait. Ses mots le propulserent dans son ancienne vie, dans cette vie où Savannah était son unique bonheur, où tout était plus simple, où il voulait la chérir pour le reste de la vie. « J'aime Aidan, je l'ai aimé durant des années, et sans doute l'aimerais-je toute ma vie et pour moi, c'est amplement suffisant. », termina-t-elle, à quelques centimètres seulement du futur marié. Le temps c'était figé, dans cette seconde symbolique où ils se fixèrent intensement, où ils se promirent un amour hors du temps. Alors qu'il s'approchait d'elle, les yeux rougis par l'émotion, Adriano agrippa Savannah et la rejeta en arrière. Le sang d'Aidan ne fit qu'un tour et il s'interposa entre son père et Savannah : « Ne la touche pas ! », rugit-il, son visage transpirant de colère. Mais Charlie avait eu le même réflexe. Dans une foulée rapide, elle rejoignit la petite troupe assemblée devant l'office et pointa un doigt accusateur vers le patriarche. « J'espère sincèrement que vous ne prétendez pas aimer vos fils car nous les aimons bien plus que vous ne le pourrez jamais. », trancha-t-elle, affrontant directement le regard d'Adriano. Celui-çi tenait maladroitement sur ses jambes et sa respiration lui jouait des tours. Malgrè ça, Aidan ne comptait pas le défendre, Adriano était un monstre, il méritait ce genre de remontrance. Enzo lui même le regardait sans ciller, comprenant certainement que cette fois-çi, il devait faire face à ses actes.

Quand Charlie déballa ses sentiments, Aidan sentit son coeur se serrer. Il ne lui avait jamais pardonné son acte, il ne le pourrait certainement jamais. Il lui en voulait d'avoir voulu tuer leur fils, de l'avoir fait souffrir ainsi, d'avoir disparu de sa vie alors qu'il avait tant besoin d'elle ... Il ne savait pas ce qu'elle faisait là, il ignorait comment elle avait sû. Mais maintenant, il savait qu'elle était là pour une chose : lui ouvrir les yeux. Elle parlait d'Enzo et Aidan avait peur de comprendre. L'aimait-elle ? Etaient-ils bons amis ? « Ne le fait pas. Tu ne l'aimes pas, nous le savons tous. Pour une fois, fait la paix avec Enzo. Vous méritez tous les deux d'être heureux. Il n'a pas besoin de te voir marié à quelqu'un que tu n'aimes pas, tu le sais aussi bien que moi. Pour son bien et la compréhension de ce que doit être un mariage. », termina-t-elle en le fixant droit dans les yeux, l'obligeant presque à se détourner. Cette dernière phrase le touchait directement et une larme solitaire vint se briser contre sa joue. Julian ... Hormis les quelques récalcitrants au mariage, tous les autres ignoraient qu'elle venait de parler de leur fils, leur petit garçon. En se mariant, briserait-il les rêves de son fils ? Aidan aurait voulu tenter un geste, mais il se sentait encore trop rancunier, encore trop en colère pour la remercier. Derrière eux, Ciara semblait plus que perplexe quant à tous ces bouleversements.

« Père, Aidan ne peut pas épouser Ciara... Il ne peut se marier avec elle car il a eu un enfant hors mariage ! », déclara alors Enzo. Aidan crut d'abord avoir mal entendu mais le visage soudainement furieux de Charlie confirma ses doutes. Savannah n'eut pas le temps d'intervenir, qu'Aidan avait attrapé son ainé avant de lui décocher une droite magistrale. Enzo frappa lourdement le sol, accompagné des hurlements de l'assemblée. Aidan n'aurait sut dire si c'était pour le coup qu'il venait de balancer ou pour l'annonce qu'Enzo avait formulé avant de s'en prendre une. « T'avais pas le droit de dire ça, espère d'ordure ! », gueula- t-il, massant sa main endolorie. Au vu du picotement, il avait du y aller fort. Enzo se releva lentement, ne cherchant même pas à se venger. Il semblait même accepter. « Un enfant ?! Tu ne finira pas de nous faire honte Samuel ! », osa enfin parler Marie, indignée. Aidan jeta un regard à Charlie. Malgrè les différents qui les animaient, il ne regrettait pas cet enfant, il ne regrettait pas d'être père d'un petit garçon aussi génial que Julian. « Je n'avais pas d'autre choix, Adriano, ne nous aurait jamais écouté. Il me fallait une bonne raison pour que ce mariage n'ait pas lieu.», signifia Enzo comme raison suffisante à sa trahison. Aidan ne savait pas ce qu'il l'empêchait de lui en remettre une. Il savait que cela ferait toute la différence mais parler de son fils était quelque chose d'intime. Il ne voulait pas mêler son bambin à toutes ces histoires de famille, il voulait le préserver un maximum de cette famille qu'il avait fuit des années plus tôt. « Dans ces conditions, je vois mal votre fils épouser ma fille Adriano. J'ai fermé les yeux sur son passé de voyou mais sur un enfant, c'est hors de question », rugit le père Sandrelli. Ciara qui se tenait toujours près d'Enzo, jeta un regard en biais à Aidan. Il fallait faire quelque chose et vite ! Les deux hommes c'étaient dressés l'un en face de l'autre et les familles en étaient venus à s'insulter dans leur langues maternelles. Au milieu de tout ça, Aidan se sentait au bord de l'effondrement.



Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire   

Revenir en haut Aller en bas
 

Italie Ϯ Pour le meilleur et pour le pire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» L'oscar de meilleure actrice pour Marion Cotillard
» Chambre n°4 : Quand quatre murs réunissent pour le meilleur et pour le pire deux étudiantes
» Pour le meilleur et pour le pire (PV : Joker)
» Apollon – dieu pour le meilleur et pour le pire
» Pour le meilleur et pour le pire [Hadès]
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
♫ Modern Family :: DANS LE GRENIER :: Archives rps-