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 Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates

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MessageSujet: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Ven 11 Nov - 18:04



I want to take you in a gay bar.


Je terminais de me changer dans mon bureau. J'avais laissé tomber la blouse blanche et j'étais légèrement torse nu quand mon assistante me fit savoir qu'elle rentrait chez elle. La journée était terminée et je lui donnais sa soirée. Elle me salua tout en m'observant avec grand intérêt. Pamela comme à son habitude aimait me montrer qu'elle me trouvait tout à fait à son goût. « Je vois que la musculation cela te fait du bien. » Je lui souriais et je jouais son jeu avec plaisir. « Oui et encore j'ai un nouveau muscle depuis hier, tu veux toucher ? » Elle explosait de rire. C'était notre manière de nous tourner autour et d'après Gabriel je n'avais plus qu'à l'inviter, le fruit était mûr. Pam' était à croquer d'après mon meilleur ami et j'avais beaucoup de chance. Moi, pour l'instant, je préférais trouver des excuses pour me refuser d'aller plus loin. La dernière excuse que j'avais trouvé ce que je lui avais dis qu'elle ressemblait trop à ma sœur, Sarah. Je terminais de me changer. Ce soir, j'avais décidé de me sortir, j'avais décidé de nous sortir moi et Gab'. J'avais besoin de relâcher la pression. Non, ce n'était pas le travail qui me stressait. C'était...ce sentiment de ressentir quelque chose pour mon meilleur ami. Là, quand je pensais à ce que je ressentais pour lui, c'était comme un tisonnier glacé qui me lacérait le cœur sans me laisser aucun répits. Cela faisait trop mal, alors ce soir j'allais me saouler. Ce soir j'allais m'amuser. Ce soir j'allais tout faire pour faire disparaître cette douleur. Je textais mon meilleur ami pour le prévenir de préparer ses petites fesses.
    Nouveau message de Dexter G. Greggson
    Bon, beau gosse. Je sais tu préférais une soirée DVD. Mais, il y a une super soirée chez les sœurs Maddyson alors je te veux prêt dans une heure, habillé, lavé et parfumé.Je viens te chercher et je te veux en mode beau gosse. Hey ! Cette fois, pense aux préservatifs car je suis pas un distributeur et ma caisse c'est pas une chambre d’hôtel, sinon tu nettoies...J'ai pas à te faire un dessin, hein ? xD
Non, il n'y avait aucune soirée chez les filles les plus sexy de notre quartier. Je voulais simplement sortir et m'amuser. J'avais donc pensé à la boite gay. C'était peut-être la plus mauvaise idée de la terre ? Je pensais pas lui faire une déclaration ou tenter quelque chose. Je sais pas...Je voulais peut-être me retrouver dans un endroit où je pourrais oublier ce que je ressentais. J'allais me retrouver avec d'autres garçons comme moi. On allait se chauffer. On allait faire la fête. J'étais pas du genre à aimer les coups d'un soir. Je n'étais pas non plus du genre romantique. J'étais entre les deux. En faite, je savais pourquoi j'avais choisi la boîte gay...Car ainsi, je paraitrais moins étrange si je le collais trop, si je le regardais trop, si j'étais trop prévenant. Pourquoi lui avoir menti alors ? Vous l'avez vu Gabriel ? Il me ferrait une attaque et je serais obligé de sortir le défibrillateur. Mais, je vous jure sa tête quand il va le découvrir, cela va être juste : Priceless. Je débarquais donc devant chez lui. Je sortais de ma voiture et je l'attendais accoudé contre l'arrière de mon véhicule. J'étais habillé comme un samedi soir : tee-shirt en v moulant, un pantalon à la coupe courte et des basquettes colorées - ça c'était ma petite touche personnelle. Dés que Gabriel montra le bout de son nez, je ne pu m'empêcher de sortir avec mon aplomb légendaire. « Quand même ? Du mal sous la douche, très cher ? Tu sais que cela rend sourd quand même ? Et, que même si tu continues de tirer dessus elle grandit plus, c'est terminé, hein !?» Je lui lançais un clin d'oeil provocateur et je reprenais place au volant. « Par contre, cela te dérange pas, je dois récupérer un truc dans le quartier gay pour un pote ? »
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Sam 12 Nov - 12:10

Cette journée avait été longue et je n'étais pas mécontent de rentrer chez moi. J'allais pouvoir un peu soufflé. Soit en visionnant un bon porno. Soit en me tapant la trilogie Jurrasic Park, avec quelques Carlsberg. Soit les deux. Bien que se taper une petite branlette face à des dinosaures risquerait peut-être de faire paléo-zoophile, mais après tout, qui s'en soucierait ? Une fois la porte close, je commençais à me déshabiller dans le salon. Arrivant finalement dans la salle de bain nu, je jetais mes vêtements de travail immaculé d'hémoglobine dans le panier à linge sale. Alors que je m'apprêtais à entrer dans la douche, la sonnerie de mon téléphone portable retentit. Je poussais un long soupir et partis le chercher, que me voulait encore mon père ? Un sourire se dessina lentement sur mon visage si froid. Je laissais même échappé un petit rire accompagné d'un signe de tête qui partait de gauche à droite. Qu'est-ce qu'il était con ce très cher Dexter. Je posais mon portable sur l'étagère et entrais dans la douche. Si je devais sortir, la moindre des choses étaient de retirer tous ce sang qui me collait à la peau.
Je ne me prenais pas vraiment la tête lorsque je sortais. Je savais comment me mettre en valeur, rien de telle qu'une veste de tailleur noir et d'un tee-shirt blanc par-dessous avec un jean foncé et des chaussures adéquates. C'est avec une certaine classe que je me rendais à n'importe quelle soirée. Les gens ne se doutaient pas que j'étais Pearly l'affreux. Un boucher aussi bien habillé ne leur effleurait même pas leur misérable esprit. « Quand même ? Du mal sous la douche, très cher ? Tu sais que cela rend sourd quand même ? Et, que même si tu continues de tirer dessus elle grandit plus, c'est terminé, hein !? » Et voilà. Je reconnaissais bien mon meilleur ami à présent. Le monde tourne autour du cul, les gens aiment son cul et autant vous dire parfois, il me bourrait les couilles a parlé tout le temps de cul. « Ta petite sœur ne serait pas aussi bandante peut-être que je serais à l'heure. » Répondis-je, un petit sourire narquois au coin des lèvres. Je m'installais sur le siège passager et fermais la portière. « Par contre, cela te dérange pas, je dois récupérer un truc dans le quartier gay pour un pote ? » Le coude poser sur le rebord de la fenêtre, je soutenais ma tête tout en portant mon regard sur Dexter. « C'est ta caisse, fais ce que tu veux. Et tu iras quand même le faire. » Dis-je en élevant légèrement les épaules.
J'étais loin de me douter que Dexter irait encore une fois me foutre dans un bar gay. Je n'avais rien contre eux, sauf que lorsqu'on est hétérosexuel être dans un bar homosexuel c'est assez... flippant. La première fois que mon meilleur ami m'avait amené là-bas, je m'étais fait dragué par un type de plus de deux mètres. Autant vous dire que ce jour-là j'ai serré les fesses, j'ai tenu mes couilles et j'ai accepté de boire ce verre qu'il m'avait offert. C'est aussi avec un sourire faux et limite apeuré que j'ai noté son numéro et évité que ce gros barbu ne m'embrasse, prétextant que je n'étais pas un mec facile. Je me suis sentis idiot en me remémorant ces paroles. Dexter démarra le moteur de cette vielle voiture. Bientôt, elle tombera en panne, et je pense que cette bagnole me manquera. Tant de bonne chose s'étaient faites et dites à l'intérieur. Combien de fois elle s'était montrée utile pour une partie de jambe en l'air gratuite.
Dexter gara sa voiture et sortit aussitôt, claquant la portière. J'avais reconnu l'endroit, comment j'avais pu me montrer aussi con, aussi blond pour me faire aussi facilement avoir ? « Je te déteste, Dexter ! Un jour je vais t'étriper comme un porc ! » Il s'agissait bien d'humour. Mon humour. Au fond, j'avais envie de lui donner une petite claque derrière la tête, mais j'admirais ce qu'il était le seul à réussir à faire, me berner. La confiance aveugle que je lui portais y était sans doute pour beaucoup, mais s'était déjà la deuxième fois qu'il arrivait à me faire entrer dans ce lieu remplis d'obsédés assoiffer de sexe. « J'espère que l'un d'entre eux voudra te culbuter ton joli petit cul assez rapidement, au moins tu ne seras pas occupé à essayer de me caser à tout prix avec un homme. » Dis-je ironiquement en pointant plusieurs personnes du doigt. Au fond, et Dexter pouvait le lire sur mon visage, j'étais mal à l'aise. Et j'avais déjà une boule au ventre. Et si Agrid était encore-là et qu'il se souvenait de moi ? Et s'il me reprochait de ne pas l'avoir appelé, qu'allais-je faire, moi et mon mètre septante-huit ? « Tu m'as baisé deux fois, il n'y en aura pas de troisième, je te l'assure ! Je te tuerai avant. » Menaçais-je en me dirigeant vers le bar, le regard fuyant celui des autres. Habituellement, je soutenais le regard de tout le monde, mais là, entourer de tous ces gays, je préférais me faire petit et éviter d'attirer leurs attentions. C'est le visage pâle que je m'accoudais au bar. La soirée s'annonçait longue et me sentir inférieur, et non dans mon élément me rendait nerveux. En fin de compte, j'aurais peut-être préféré m'amuser avec les dinosaures... « Je t'offre les premiers verres, ensuite s'est toi qui paye, ça t'apprendra à essayer de me surpassé. »


Dernière édition par Gabriel P. Gates le Sam 19 Nov - 19:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Sam 12 Nov - 17:09

« Ta petite sœur ne serait pas aussi bandante peut-être que je serais à l'heure. » Touché. Mon visage se brusquait et je montrais mon air de chien méchant. Il fallait pas toucher à ma petite sœur, c'est mon soleil innocent qui aurait toujours neuf ans dans mon esprit de grand-frère protecteur. « C'est ta caisse, fais ce que tu veux. Et tu iras quand même le faire. » Je démarrais en trombe tout en tournant la tête avec une grande satisfaction. Il me connaissait trop bien mon Gab'. Je lui offrais un magnifique hochement de sourcils. «  C'est tout à fait ça. Tu n'as pas le choix. Tu es dans ma caisse, tu es mon prisonnier. » Il l'était et sans l'être. J'espère qu'il le savait ? Tout cela, c'était peut-être pour moi ce soir, oui j'étais égoïste, et je l'assumais. Je ne l'étais jamais et je voulais penser à moi pour quelques heures. Mais, j'espérais sincèrement que mon meilleur ami savait que quand je le sortais, c'était pour le sortir de chez lui, le sortir de cet emprise qu'avait son père sur sa personne. Je lui avais toujours voulu que du bien. Oui, l'idée de la boite gay cela pourrait vous paraître extrême. Oui, cela faisait peur à beaucoup de personnes, toutefois derrière les clichés c'était une boite comme une autre et on se marrait bien. Et, en quinze-ans d'amitié, cela allait faire que la deuxième fois que je l'emmenais dans un endroit pareil. Je savais qu'il n'oublierait pas l'endroit. Quand je me suis garé cela ne loupa pas. « Je te déteste, Dexter ! Un jour je vais t'étriper comme un porc ! » Moi, j'étais déjà bidonné. Oui, j'avais envi de rire ce soir et je me ferrais pardonner demain. Promis. C'est vrai que la première fois j'avais pas été un ami exceptionnel, je l'avais légèrement abandonné et cela m'avait fait rire qu'il se fasse draguer. « Tu m'adores et tu le sais. Et, honnêtement, Gab', je te demande pas te virer de bord. C'est un endroit comme un autre. » Il aurait pu tout à fait dire qu'il était hétéro. On en avait. Beaucoup d'hétéros venaient ici avec leurs copines car l'ambiance était plus : fearless et déjantée. On allait pas lui mettre un couteau sous la gorge et le forcer à faire des choses qu'il ne voudrait pas. « J'espère que l'un d'entre eux voudra te culbuter ton joli petit cul assez rapidement, au moins tu ne seras pas occupé à essayer de me caser à tout prix avec un homme. » Je passais une main derrière sa nuque et je m'imposais pour déposer un baiser baveux et ridicule sur sa joue comme une vieille tante un peu trop envahissante. « Arrête avec tes conneries, ce soir promis je te branche avec aucun mec. Juste boire, s'amuser et oublier notre semaine. Et, pour revenir à mon cul, personne ne le culbutera. » Tout en sortant du véhicule je montrais mes fesses avec humour avant de donner une petite tape dessus. « Il est aussi vierge que le tien et il restera comme cela encore longtemps. » Je disais toujours cela avec humour. Même, entre hommes, il avait des règles et j'étais pas le genre de mec à recevoir, mais plutôt du genre à donner.

« Tu m'as baisé deux fois, il n'y en aura pas de troisième, je te l'assure ! Je te tuerai avant. » Je sentais bien sa gêne alors qu'on s'installait au bar. C'était à présent mon rôle de faire passer la pilule. Je commençais deux shoots bien corsés et je lui tendais le verre en l'invitant à me suivre. «  Personne n'a baisé personne, arrête. Dis, ton prix ? Demain on fait un truc que tu aimes et que je déteste, Ok ? » Je vidais mon verre d'une traite. L'alcool nettoya mes idées noires et fit tousser comme un enfant qui découvrait les prémices de la boisson. « Je t'offre les premiers verres, ensuite s'est toi qui paye, ça t'apprendra à essayer de me surpassé. » Je commandais la même chose et je me laissais aller à le regarder avec tendresse pendant quelques secondes. « Mais, je te paye tout ce que tu veux, mon grand... » Je l'invitais à trinquer à nouveau avec moi et je m’enfilais mon deuxième verre. Putain ! Comme cela faisait du bien. Je me rapprochais un instant et je passais mon bras autour de sa nuque de manière amicale pour finir pour lui murmurer. «  Cela me fait plaisir de te voir...Tu m'avais manqué cette semaine. » Je me séparais de ma propre initiative. Je ne voulais pas paraitre trop attaché, trop touché par ce mal qui creusait au fond de mon âme un trou béant. Je me tournais vers la piste de danse ou les corps se trémoussaient. Mon regard s'arrêta bientôt sur une immense affiche. Je me tournais vers mon best et je lui envoyais un bon vieux jeu de coude. « Hey ?! Regarde ! Concours des meilleurs pecs dans une demi-heure. Allez, viens on s'inscrit ? Je suis sûr que je t'écrase comme une merde ! » Je le regardais avec défis. Peut-être une manière de ma part de réveiller le compétiteur dans l’œil de Gabriel ? Je me permettais par la même occasion de repousser deux mecs qui s'approchaient de nous. J'avais dit que je serais un chien de garde alors je le serais. Je voulais que mon ami se sente bien. Je voulais qu'il passe une bonne soirée au final. Je voulais qu'il oublie sa semaine, son père. Et...Putain ! Comme j'avais envie de l'embrasser à cet instant précis. Mais, pourquoi il a des lèvres si affriolantes, ce salaud ? Damn !
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 13 Nov - 18:43

Lorsque je vis le visage de Dexter se contracter, je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire triomphant. J'avais beau être différent en sa présence, je restais Pearly l'affreux au fond de moi, et je prenais un malin plaisir à le narguer, le provoquer, et le faire tourner en bourrique. J'aimais le faire entrer dans le doute et voir sa gueule d'ange essayer de comprendre ma méthode de fonctionnement. Je jouais peut-être avec ses sentiments, mais s'était ma nature, on m'avait élevé de la sorte. « C'est tout à fait ça. Tu n'as pas le choix. Tu es dans ma caisse, tu es mon prisonnier. » Je me contentais d'afficher un mince sourire à ces propos. Prisonnier de Dexter, j'aurais sans doute préféré, s'était toujours mieux que d'être le détenu de son propre père. J'étais bien plus heureux depuis que j'aie quitté la maison familiale pour m'installer seul, mais la vie restait ardue, les fins de mois n'étaient pas toujours facile et je me privais parfois de manger, ma fierté refusant de demander de l'aide à quiconque. Et même si j'avais quitté ma famille, je devais tout de même me taper tous les jours la tronche de mon père qui critiquait mon travail, alors qu'il était mieux fait que le sien. Mais mon père n'admettait pas que l'élève surpasse son professeur, ce qui me faisait bien rire, au fond. Et puis mon père passait régulièrement à mon appartement pour me dire les quatre vérités en face, me critiquer et lorsque j'avais la bonne idée de lui tenir tête, il me giflait. J'étais si vulnérable en sa présence, ces mots me blessaient et me détruisaient toujours un peu plus. Mais j'en avais marre d'être son punching-ball, marre d'être qu'une merde à ses yeux.
« Tu m'adores et tu le sais. Et, honnêtement, Gab', je te demande pas te virer de bord. C'est un endroit comme un autre. » Je savais que les boîtes gay étaient 'comme les autres'. Je me faisais tout autant dragué dans les boîtes basiques, mais les boîtes gay étaient tout de même différentes. Les gens oubliaient qu'ils étaient des gens, et vous abordaient plus facilement. Ce que je n'aimais pas en réalité dans les boîtes gay, s'était simplement l'idée que n'importe qui pouvait me prendre pour un homosexuel, que je n'étais pas, et je n'avais pas envie de me sentir oppressé en sortie, je voulais me changer les idées et me sentir libre. « Si je t'adore ? Ça reste encore à le prouver ça... Les gens me prennent pour une pédale et m'accostent, tu sais bien que je n'aime pas les gens trop collant, tu es l’exception que je m'octroie. » Répondis-je en souriant. La seule personne qui avait le droit de m'approcher et de me coller était déjà à mes côtés, il était l'unique homme a m'avoir pris dans ses bras. D'ailleurs, c'est ce qu'il fit, il s'approcha de moi et m'embrassa la joue, laissant de la bave sur cette dernière. « Arrête avec tes conneries, ce soir promis je te branche avec aucun mec. Juste boire, s'amuser et oublier notre semaine. Et, pour revenir à mon cul, personne ne le culbutera. » C'est d'un air dégoûté que j'essuyais ma joue d'un revers de main, le suivant d'un pas peu assuré. « Il est aussi vierge que le tien et il restera comme cela encore longtemps. » Face au comportement de Dexter, je ne pus m'empêcher de rire. Il n'avait pas peur de se faire remarqué, et croquais la vie à pleine dent, et ce chaque jour. C'était admirable.
Je pris le verre que me tendais Dexter et le bu d'une traite. Sentant ma gorge se réchauffer peu à peu, j'avais le pressentiment que l'alcool m'aiderait cette soirée. Pour l'instant, il n'y avait que ça qui me faisait oublier un peu ma vie. L'alcool m'aidait a me brouiller l'esprit et a me changer les idées. Je finirais sans doute alcoolique, bien qu'avec le soutien que Dexter me portait, il y avait dix pour cent de chance que cela arrive. « Personne n'a baisé personne, arrête. Dis, ton prix ? Demain on fait un truc que tu aimes et que je déteste, Ok ? » Je daignais enfin porté mon regard sur mon meilleur ami. On n'avait pas besoin de me le dire deux fois, une chose de ce genre. Mes traits se décontractèrent laissant place à un grand sourire. « Ça tombe bien, mon père m'a invité à un barbecue, demain. Tu te doutes bien que je ne peux refuser sa proposition, ta compagnie sera plus qu'agréable. » Inviter mon propre meilleur ami qui est végétarien, à un barbecue, s'était une première. J'allais bien m'amuser à le voir dépité devant son assiette remplie de viande et ce entouré de ma famille carnivore.
Je trinquais avec lui, pour notre amitié et j'avalais d'une traite le second verre. Lorsqu'il passa son bras autour de ma nuque, mon corps fut pris d'un léger frisson. Ça faisait quinze ans que je le connaissais, mais je ne m'étais jamais réellement habitué aux étreintes. Ce n'était pas une chose à laquelle j'avais été habitué. Il était le seul à m'en faire et étrangement cela me procurait un bien fou. « Cela me fait plaisir de te voir...Tu m'avais manqué cette semaine. » Je tournais mon visage vers lui et arqua un sourcil. Nos visages étaient proches, trop proche selon moi, je reportais alors mon regard vers le troisième verre que j'avais commandé et l'ingurgitais de la même manière que les précédents. « Hey ?! Regarde ! Concours des meilleurs pecs dans une demi-heure. Allez, viens on s'inscrit ? Je suis sûr que je t'écrase comme une merde ! » J'étais dos à la piste, lorsque je me retournais, mon regard capta directement cette affiche. Pourquoi fallait-il qu'il ait vu cette image ? De plus, il savait comment s'y prendre, cet enfoiré. Rien de tel que me lancer un défi pour que je fasse n'importe quoi. Donc être sur le point de le laisser nous inscrire à ce concours complètement débile. Je ne refusais jamais les défis. Et cet enfoiré de Dexter le savait. « Rends-toi à l'évidence, les petits blondinets dans mon genre sont plus appréciés que les poils de carotte dans ton genre. » Dis-je scéniquement. Je savais que mon meilleur ami n'aimait pas ce pseudo, mais il me lançait dans un défi des plus cons, il fallait bien que je le cherche un peu.
Je recommandais la même chose en double, prenant soin d'offrir ce verre à Dexter. Lorsque le barman déposa les verres sur le comptoir, je pris le mien, et le bu d'une traite. « Je crois que tu m'as manqué aussi... » Avouais-je maladroitement en plongeant mon regard dans celui de mon meilleur ami. Je n'avais fait qu'arquer un sourcil lorsqu'il m'avait dit ça, je devais au moins être franc. Il m'avait manqué, si je pouvais avoir la possibilité de le voir chaque jour, je le ferais, mais notre métier nous prenait beaucoup de temps pour pouvoir se permettre ce luxe. Dexter était un luxe que je pouvais me permettre d'avoir.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 13 Nov - 22:22

« Si je t'adore ? Ça reste encore à le prouver ça... Les gens me prennent pour une pédale et m'accostent, tu sais bien que je n'aime pas les gens trop collant, tu es l’exception que je m'octroie. » Pédale. Ouais, c'était un peu ce que j'étais. Gabriel était parfois dur quand il parlait. Il n'avait rien d'un tendre mais c'était mon ami. Je savais ce qu'on disait sur lui, les rumeurs avec les femmes, mais aussi ce qu'on disait derrière son dos. Je savais aussi ce qu'on me conseillait : que cela me déservait de trainer avec lui, d'être son ami. Et, honnêtement ? Je les emmerdais tous et toutes bien profond. Ils le connaissaient pas comme je le connaissais. Il savait pas ce que j'avais vu avec son père - la manière comme il le traitait. Il était impossible pour moi de l'abandonner ou de me vexer pour si peu. Pourtant, ma voix devint légèrement cassante et mon visage se brouilla. «  Mais tout le monde sait que tu n'es pas une sale pédale comme moi...Tout le monde sait que tu es un bouffeur de pussy ahurissant... » J'en terminais avec les reproches et je reprenais mon sourire taquin, celui que j'aimais pas quitter. «  Tiens, je devrais t'en faire un tee-shirt. Sinon, arrête, je suis pas si collant que cela, vu tout ce qu'on a traversé ensemble, mec, je peux me permettre. » Je baissais mon regard sur son entrejambe - rien de pervers, je vous rassure. J'explosais ensuite de rire avant de rajouter entre lui et moi, donc à son oreille. «  Je te rappelle que j'ai été la main qui t'a aidé à pisser quand tu as les deux bras dans le plâtre. » Je sais. Je lui avais promis de taire cette histoire et de ne plus jamais en parler, mais que voulez-vous. Moi, j'étais mort de rire et encore une fois il n'y avait rien de sexuel derrière, mon Best' avait eu besoin de moi et cela s'arrêtait là. J'aurais pu aller en enfer pour lui alors l'aider à pisser vraiment c'était un détail. J'allais peut-être m'en prendre une, mais ce que je voulais surtout c'était le dérider mon pote. J'adorais brouiller son air de chien battu, même si ce n'était que pour quelques secondes. C'était con...mais quand j'arrivais à décrocher un sourire de sa part – et c'était si rare. Cela me rendait toujours heureux pour la semaine. Je sais, il m'en fallait peu...
L'alcool aidait beaucoup je dois dire. Nous nous sommes suivis avec les verres qui suivirent. Cela faisait un bien fou, l'alcool lavant avec sévérité tout mes problèmes. Je devenais déjà taquin et la tournée suivante, je piquais le verre des mains de Gabriel et je le buvais à sa place. « Ça tombe bien, mon père m'a invité à un barbecue, demain. Tu te doutes bien que je ne peux refuser sa proposition, ta compagnie sera plus qu'agréable. » J'aurais pu lui cracher ce que j'avais en bouche tellement sa proposition me choqua. Je le regardais en déglutissant, du genre, tu te moque de moi, tu as oublié que j'étais végétarien ? Je sentais la provocation et personne ne provoquait Greggson, surtout avec un verre dans le nez. J'avançais ma main avec fièvre. «  Deal, mon pote. Je serais là ! J'ai toujours rêvé de savoir quel goût avait les saucisses de la famille Gates en bouche. Corsé, je présume avec un petit arrière goût ? » Je jouais des sourcils en attendant que mon pote fasse son visage dégouté. Il fallait pas me chercher. Surtout, que le père de Gab' et moi, c'était pas le grand amour. Il savait pas pour mes penchants – et heureusement, mais je voyais bien comment il me regardait : * Toi, tu as été mal éduqué. Je te prends une semaine dans ma cave. Je vais te remettre les compteurs à zéro et faire de toi un homme. Un vrai. * Parfois, son regard il me faisait penser à la série, Dexter sur HBO. Creepy. Mais, je l'avais toujours géré de la même manière, plus il était inquiétant et plus je lui souriais. C'était ma manière à moi de ne pas céder à la peur et qu'il ne prenne pas le pouvoir.
Moi, j'étais un gentil - trop d’après Gab', toutefois il était impossible qu'on me dise comment gérer ma vie. Ce concours, vous devez vous dire que j'avais tout prévu et honnêtement pas du tout. Mais, c'était mieux que rester à ce bar avec l'inquiétude de mon meilleur ami, la peur de perdre la virginité de son petit cul. « Rends-toi à l'évidence, les petits blondinets dans mon genre sont plus appréciés que les poils de carotte dans ton genre. » C'était trop facile parfois avec Gabriel, mais c'est pour cela que je l'aimais. Je terminais de lui lancer le regard de la mort qui tue. «  Si tu es si sûr que toi. Tu sais que ce qu'il te reste à faire ? Je déteste ce surnom... » Je serrais les dents. J'avais l'impression de revenir à l'époque de lycée. Je nous commandais une nouvelle tournée, cette fois quelque chose de moins fort mais tout aussi alcoolisé. On était pas des fillettes. On savait tenir l'alcool. « Je crois que tu m'as manqué aussi... » Il me tuait ce mec. Heureusement, que le barman nous apporta un bol de chips et je plongea une main à l'intérieur pour me donner un peu de contenance. J'avais mon regard fixe sur lui, plongé en lui, complétement voué à lui. Si je parlais pas ou je ne faisais rien, cela allait paraitre louche, moi qui avait toujours quelque chose à dire. Je souriais alors. Je me levais de mon siège et je le prenais dans mes bras - de force. J'en faisais un peu trop pour cacher mes sentiments. Je le serrais contre moi avec humour et je l'empêchais de s'enfuir. « Oh ! Mon poto ! Viens, faire un gros calinou à ta tapette préféré. » Je devais soudainement plus sérieux et je descendais légèrement ma tête pour disparaitre dans le creux de sa nuque. Je l'embrassais pas. Je restais comme ça. Je le respirais. Qu'est-ce qu'il sentait beau, putain ! Je ressentais tout ce désir électriser ma peau. Je n'avais jamais ressenti cela pour personne. C'était dur. Tellement. Ma voix se fit plus sérieuse et plus douce. « 15 ans tu te rends compte ? On a traversé des galères ensembles...Mais, tu sais que je serais toujours là pour toi quoi qu'il arrive, hein ? » J'étais sur le point de craquer alors je me détachais rapidement en invitant mon pote à me suivre s'il voulait qu'on s'inscrive à ce concours. Je l'attirais dans les coulisses où une dizaine de mecs étaient déjà torse-nu. Pour détendre mon pote, je lançais le mouvement et j'enlevais mon tee-shirt que je lui balançais à la figure. « Allez, haut les cœurs, ma loute, tu vas voir ce qu'il va te mettre le poil de carotte ! »
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Lun 14 Nov - 20:49

«  Mais tout le monde sait que tu n'es pas une sale pédale comme moi...Tout le monde sait que tu es un bouffeur de pussy ahurissant... » Je portais mon regard sur mon ami. Merde, je crois que je l'ai vexé, pensai-je. « Eh mon coco, la personne normal dans l'histoire, s'est moi. Dieu a mis sur Terre Adam et Eve, pas Adam et Adam, ou Eve et Eve, non un mâle, une femelle qui peuvent s'emmancher sans grande difficulté, alors oui j'aime les femmes, car je suis normal. » Répondis-je avec sarcasme. Il est vrai que je ne mâchais pas mes mots, que parfois j'étais blessant, mais j'essayais toujours d'éviter de le blesser, premièrement, car je l'appréciais beaucoup de trop que pour me le remettre, deuxièmement, je serais mal placé pour le blesser, Dexter connaissait ma vie, et avait toujours eu les cartes en main. Avec tout ce qu'il savait sur moi, il pouvait m'anéantir comme une fourmi. Certes, je savais me battre, mais j'espérais sincèrement ne jamais en venir aux mains avec lui. « Tiens, je devrais t'en faire un tee-shirt. Sinon, arrête, je suis pas si collant que cela, vu tout ce qu'on a traversé ensemble, mec, je peux me permettre. » Dexter descendit son regard et éclata de rire. Je savais ce qu'il avait derrière la tête, ce con. Et déjà, je lui montrais les crocs. « Je te rappelle que j'ai été la main qui t'a aidé à pisser quand tu as les deux bras dans le plâtre. » Dit-il en rigolant. « Va te faire foutre, Dexter ! » Répondis-je en regardant le barman, qui j'espérais fermerais sa grande gueule durant la soirée, s'il avait écouté. Dexter l'a dit. Cet enfoiré venait de remettre cette anecdote sur la table. Je ne saurais sans doute pas vous dire le sentiment que je ressentais au fond de moi. De la honte, de la gêne. J'étais mal à l'aise. Limite les joues rougies. C'était humiliant, ce genre de situation, surtout lorsqu'à cette époque, j'étais âgé de seize ans. Alors, se faire tenir l'engin pendant plus d'un mois et demi par son meilleur ami, autant vous dire que les liens se resserraient. Dexter restait malgré tout un enfoiré, il s'agissait sans doute de la raison pour laquelle je l'appréciais tant.

En voyant la tête de mon meilleur ami face à l'invitation que je venais de lui faire, je souris. « Deal, mon pote. Je serais là ! J'ai toujours rêvé de savoir quel goût avait les saucisses de la famille Gates en bouche. Corsé, je présume avec un petit arrière goût ? » Mon sang ne fit qu'un tour en entendant ses paroles, mon sourire s'était dissipé en une fraction de seconde, laissant place à une tronche dégoûtée, sans plus attendre je donnais un coup coude sec et rapide à Dexter. Je n'y avais pas été de main morte, que du contraire. Mon but étant de lui faire mal et de lui faire regretter ces paroles. « Pourquoi ne le demanderais-tu pas à ta très chère mère ? Je dois avouer qu'elle est plutôt douée pour les turluttes qu'elle me fait régulièrement, ainsi qu'à mon père. » Contrairement à Dexter, je n'avais pas besoin d'alcool dans le sang pour dire ce genre de futilités. J'aimais tant le provoquer, et voir son visage se contracter. Lui qui essayait de me dérider, moi qui m'amusais à le rendre nerveux. Contre ma volonté, je me remémorais cette scène ou Dexter était agenouillé face au quarterback, - apprenant en même temps l'homosexualité de mon ami - sauf que je voyais mon père face à mon meilleur ami. Préférant oublier cette horrible image, je commandais un autre verre au barman et me l'enfilait rapidement avant que Dexter ne me le prenne une seconde fois. « Si tu es si sûr que toi. Tu sais que ce qu'il te reste à faire ? Je déteste ce surnom... » Je commençais en fin de compte a regretté d'avoir accepté ce pari. Putain, dans quelle merde m'étais-je fourré ? Moi qui était pudique, j'allais bien m'amuser sur cette scène. J'étais voué à l'échec et lui était sur le bon chemin pour gagner ce foutu pari. Mais j'avais accepté, je ne pouvais pas rebrousser chemin.

Dexter me regarda longuement après ce que je lui avais avoué et telle une furie, il se jeta sur moi pour me serrer dans ses bras. « Oh ! Mon poto ! Viens, faire un gros calinou à ta tapette préféré. » Ouais bon, quand je disais que j'appréciais qu'il me colle, s'était pour de petits câlins, ou des étreintes courtes, mais efficace pour mon esprit dérangé, mais pas de gros câlins comme le faisaient les bisounours. Cependant, sa réaction me fit rigolé. Je le repoussais gentiment, le sourire aux lèvres. Dexter cessa, mais se posa contre moi. Sentant son souffle chaud caresser ma peau, je me surpris d'apprécier cette approche différente. Je crois qu'en fait, j'aimais me sentir aimé, sans doute le manque total d'amour de ma famille, je me rattrapais depuis quinze ans auprès de mon meilleur ami. « 15 ans tu te rends compte ? On a traversé des galères ensembles...Mais, tu sais que je serais toujours là pour toi quoi qu'il arrive, hein ? » Dexter se recula ce qui me permit de plonger mon regard dans le sien. Il était sincère. Il avait toujours été sincère avec moi, même trop gentil. Je m'étais demandé plus d'une fois si je méritais autant de gentillesse de sa part. Car au fond, je savais que je n'étais pas normal, qui aime torturé les animaux ? Heureusement qu'il n'était pas au courant, que certains chiens et chats mal en point qu'il avait soigné avaient été blessés par mes propres mains. Je le sais... » Répondis-je simplement. Tout comme lui savait qu'il pouvait m'appeler à n'importe quelle heure, je répondrais toujours présent.

Nous quittions ensemble le bar pour nous rendre dans les coulisses, connaissant mon meilleur ami, ça m'étonnait qu'il n'ait pas encore imposé une condition si jamais un de nous deux perdait. Mais je n'allais pas prendre le risque de lui lui rappeler. Je rattrapais de justesse le tee-shirt de mon ami. Merde. Ils étaient déjà tous torse-nu. Je regardais autour de moi, et lorsque je retirais à mon tour les vêtements du dessus, je frissonnais. Non pas de peur, mais de froid. Bien qu'un peu de peur aussi, j'étais torse-nu entouré sans doute par seulement des homosexuels qui me verraient comme un bon morceau de viande. Je me plaçais derrière mon ami, comme pour dire 'Prenez-le lui, il s'y connaît', mais s'était surtout parce que je voulais passer après mon ami, lorsque notre tour arrivera. « Dans quelle merde je me suis encore foutu. » Demandais-je de vive voix. Je donnais une petite claque sur l'arrière de la tête de mon ami. « Tout ça c'est ta faute ! » Ajoutait évidemment en rigolant.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Mar 15 Nov - 12:48

« Eh mon coco, la personne normal dans l'histoire, s'est moi. Dieu a mis sur Terre Adam et Eve, pas Adam et Adam, ou Eve et Eve, non un mâle, une femelle qui ne peuvent s'emmancher sans grande difficulté, alors oui j'aime les femmes, car je suis normal. » Je ne répondais rien pendant quelques secondes car j’avais l’habitude de ses sarcasmes. Je ne répondais rien  aussi car cela me fait mal et me ramenait à ma propre incertitude sur notre lien. Oui, nous étions les meilleurs amis du monde, mais il était parfois si dur et froid dans son regard. Je me posais alors la question : Est-ce qu’il m’avait accepté ou est-ce qu’il me tolérait ? Je soupirais. Je le regardais à travers mon verre du coin de l’œil avec une certaine exaspération. C’était rare, mais cela m’arrivait. Peut-être l’alcool qui parlait ?  « Tu as raison, c’est toi le mec normal et moi le monstre de foire.  Heureusement, qu’il y a des mecs comme toi pour nous rappeler notre place. Thanks ! Comme si honnêtement j’avais pu avoir le choix… », ajoutais-je avec le même sarcasme que mon ami avait fait preuve.  Le Dexter d’avant aurait tourné tout cela à la dérision, il aurait sorti une bonne blague et voilà. Toutefois, je n’avais pas envie, je laissais découvrir une part sombre de ma personnalité à mon meilleur ami. Celle qui ne voulait pas faire d’effort ce soir. Peut-être pour cela que je remettais sur le tapis cette histoire de nos seize-ans ? Peut-être que je voulais le blesser ? Ou peut-être tout simplement lui rappeler que j’aurais tout fait pour lui ? Sa colère me nourrissait et sans pas un grand plaisir que je le vis exploser. « Va te faire foutre, Dexter ! » Je détournais la tête pour cacher mon sourire car je trouvais sa gêne trop tentante. Tentante de quoi ? D’en rajouter une couche. C’était vraiment trop tentant… « Allez-avoue ? Tu espérais en secret que je te la tripoterais au passage ?  Tu peux tout me dire. ? Tu sais rien me choque. Dis, cela alimentait tes fantasmes la nuit, monsieur le mec normal ? » Je terminais en agitant la main pour reproduire le mouvement préféré de tout adolescent qui se respecte quand il est seul dans son lit la nuit. Je ne sais pas ce que je cherchais ce soir ? Mais je cherchais vraiment la merde. Je n’étais pas du genre à l’emmerder à ce point, surtout sur ce sujet là. Ce n’était pas tabou, mais presque. Toutefois, ce soir avec l’alcool et un nouveau verre je me foutais royalement du bon sens.

La conversation dérivait maintenant. Nous parlions de ma possibilité de me racheter et comme à mon habitude je ne pouvais m’empêcher d’en rajouter une couche. Je me prenais et j’en perdu le souffle car mon ami n’avait pas essayé de me ménager. « Pourquoi ne le demanderais-tu pas à ta très chère mère ? Je dois avouer qu'elle est plutôt douée pour les turluttes qu'elle me fait régulièrement, ainsi qu'à mon père. » Tout en tenant mon ventre, je préparais ma riposte avec une certaine délectation dans ma voix. « Je confirme elle les fait très bien…Ah ? mais cela, qu’elles voulaient nous montrer le week-end dernier, alors ? Elle adore tout filmer ma mère, tu sais ? C’est bien, je vais pouvoir enfin savoir de quel type d’engin ton père est fourni…Tu sais comme je fantasme sur lui. En parlant de cela, hier soir j’ai fait un rêve, il me prenait comme une chienne en me tirant les cheveux. C’était le pied. Tu veux que je te raconte en détail, mon pote ? » Je terminais en serrant les dents et en lui envoyant une bonne droite contre son épaule. J’étais du genre non violent, mais ce soir je faisais ma révolution. Bien-sûr, cette image me dégoutait, peut-être plus que Gabriel lui-même. Son père me faisait peur parfois sur certain principe. Je luttais pour ne pas subir cette emprise, mais j'avais clairement pas envie de me retrouver seul à seul avec lui dans un coin sombre surtout s'il savait pour mes penchants.

Pour la suite, cela avait dû surprendre mon Best' que je le prenne dans mes bras de cette manière un peu comique. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre que d'essayer de trop en faire pour ne pas paraître bizarre ? J'avais adoré ce moment, c'était si rare entre nous. Je le désirais tellement fort. Pas sexuellement. Je me moquais royalement du possible orgasme, tout ce que je voulais c'était ses bras, son parfum sur moi. Je désirais sa peau, sa bouche. Je voulais le toucher. Je voulais qu'il me touche aussi. C'était tellement romantique ma vision que j'aurais pu vous en faire vomir...mais c'était ce que je voulais à présent. Je lui soulignais que je serais là pour lui quoi qu'il arrive. Il me répondit. Je le sais... » Je n'avais rien à ajouter de plus sur ce coup. Je le regarda simplement plus intensément.

Derrière le rideau, prêt pour ce concours que j'avais lancé pour nous amuser. Je laissais le temps à Gabriel de se faire à l'idée de ce qu'il allait faire. Moi, dans ma tête, j'avais déjà prévu ma repartie. Honnêtement, en regardant autour de moi, nous n'avions aucune chance de gagner le premier prix, par contre c'était un concours avec un classement. J'attendais donc de finir devant mon meilleur ami. Je faisais un petit signe à Todd pour qu'il me prête une huile en spray pour mettre en valeur la marchandise. Je commença à faire lustrer mon torse tout en écoutant mon Best'. « Dans quelle merde je me suis encore foutu. » Je sentais son stress à présent. C'est qu'il était pudique mon blondinet. Cela faisait quinze-ans qu'il fermait la porte de la salle de bain quand il se lavait chez moi. « Tout ça c'est ta faute ! » J'accusais sa tape. Cela me faisait sourire. Je voulais le détendre à ma manière, lui faire penser à autre chose.  «  Il faut te détendre. Concentre-toi sur les filles dans la salle et il y en aura. Et, commence à réfléchir ce que tu pourrais me demander si tu gagnais ? Bah, oui, mec on a un pari en marche ! Moi, je sais déjà ce que je vais te demander. » Je lançais l'huile en spray dans sa direction avec un sourire de démon.  «  Un bon massage ! J'ai les épaules tendus...si tendus...Bon, tu me fais le dos ? Je ferrais le tien ? » Je me tournais car j'essayais depuis tout à l'heure de trouver un moyen de ne pas fixer son torse. Je le trouvais si beau, si désirable. Je me concentrais sur les premiers homosexuels qui commencèrent à passer sur la scène.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Mar 15 Nov - 21:53

J'avais toujours accepté l'homosexualité de mon meilleur ami, mais le choc de mes valeurs étaient difficiles à gérer. Mon père m'avait fait comprendre que les pédales étaient au même titre que les Juifs au temps d'Hitler, en d'autres mots, bons à exterminés. Il est évident que les propos de mon père me choquait, comment pouvait-il tenir ce genre de propos ? Comment pouvait-il descendre à ce point cette différence pourtant acceptable ? Pour protéger mon meilleur ami, j'avais menti à mon père en disant que Dexter aimait les femmes, les aimant peut-être de trop. Et chaque jour était une crainte, et si mon père apprenait que mon meilleur ami était homosexuel, qu'allait-il lui faire ? Ou qu'allait-il vouloir lui faire ? Car c'était certain, jamais au grand jamais je ne laisserais mon père touché à Dexter, s'il fallait que je ramasse encore des coups, je le ferais sans hésiter, s'il fallait que je le tue de mes propres mains, pour protéger Dexter, je le ferais sans hésiter aussi. Dexter avait au moins prouver qu'il m'aimait, même s'il ne s'agissait que d'amitié, je savais qu'il tenait à moi. « Tu as raison, c’est toi le mec normal et moi le monstre de foire.  Heureusement, qu’il y a des mecs comme toi pour nous rappeler notre place. Thanks ! Comme si honnêtement j’avais pu avoir le choix… » J'y avais été fort. Là, j'y avais peut-être été un peu trop fort avec lui. Je l'avais touché et il me l'avait fait comprendre. Je le regardais un instant. Je m'en voulais. Je n'aimais pas m'en vouloir. Je disais les choses comme elles étaient, mais étrangement je regrettais mes paroles. « Dexter... Ce n'est pas ce que je voulais dire... » Mon ton était bien plus bas, bien plus calme à cet instant. C'était ma façon de lui demander pardon. Sur quinze ans d'amitié, jamais Dexter ne m'avait entendu dire 'excuse-moi' ou 'je suis désolé', je ne savais pas formulé ces quelques mots, et ce jour n'était pas une exception.

« Allez-avoue ? Tu espérais en secret que je te la tripoterais au passage ?  Tu peux tout me dire. ? Tu sais rien me choque. Dis, cela alimentait tes fantasmes la nuit, monsieur le mec normal ? » Si je lui en voulais autant de me rappelé cette histoire, s'était pour une raison. Une raison que je tentais d'oublier, cette raison qui m'avait fait peur au point de me demander si j'étais aussi normal que je voulais le prétendre. Les paroles de mon meilleur ami n'étaient pas si fausses en réalité. Je m'étais plus d'une fois réveillé en sursaut suite à un rêve érotique en présence de mon meilleur ami. Je n'avais jamais osé lui parler de ces rêves, et je ne lui en parlerais sans doute jamais, j'étais bien trop gêné. Cependant, si je restais muet face aux propos de mon ami, il risquerait de se demander ce qu'il se passait. J'avais déjà mis beaucoup trop de temps pour lui répondre, et j'espérais sincèrement que l'alcool lui aurait fait perdre la notion du temps. « N'essaye pas de détourner tes propres fantasmes en les faisant passer pour les miens, p'tit con. » Dis-je en essayant de détendre l'atmosphère, j'avais bien remarqué que Dexter prenait tout au premier degré, et je n'avais pas envie de me prendre la tête avec lui. Pas pour si peu.

Dexter me cherchait misère. Il essayait de me provoquer, et autant vous dire qu'il commençait à y parvenir. Comment pouvait-il plaisanté sur mon père ? Comment pouvait-il prétendre fantasmé sur mon propre ennemi ? Et faire des rêves pornographiques avec ce fils de pute que je haïssais tant ? J'ouvris la bouche, les traits serrés et faillit lui hurler que mon père était le plus gros homophobe de la planète et qu'il préférait le voir crever plutôt que de le culbuter, mais avec le recul, ma bouche se referma sans avoir émis un seul son et je serrais les dents, assombrissant mon visage déjà froid de nature. Dexter m'avait touché. Il m'avait blessé, mais d'un côté, je l'avais mérité, j'en avais fait de même. Cependant, malgré l'envie, je n'allais rien répondre sachant qu'à tout moment je risquerais de divulguer l'homophobie de mon père à Dexter. J'avais menti à mon meilleur ami aussi. Je lui avais dit que mes parents étaient au courant, seul ma mère l'était, elle avait été mise au parfum par la mère de Dexter, et elle avait préférée ne pas en parler à son mari, sachant les drôles d'idées qu'il avait sur les homosexuels.

Mais comme à notre habitude, ont se blessaient verbalement, ont se détestaient une fraction de seconde, pour mieux s'aimer par la suite, d'où le câlin de mon ami. « Il faut te détendre. Concentre-toi sur les filles dans la salle et il y en aura. Et, commence à réfléchir ce que tu pourrais me demander si tu gagnais ? Bah, oui, mec on a un pari en marche ! Moi, je sais déjà ce que je vais te demander. » Je lui avais sans doute transmis mon stress, il avait compris. J'appréciais l'idée qu'il veuille me rassurer, en réalité, je ne sais pas si cela me donnait plus de courage ou non. J'avais une boule au ventre, prête à explosée et j'avais peur de vomir sur la foule suite à ce stress trop imposant. « Un bon massage ! J'ai les épaules tendus...si tendus...Bon, tu me fais le dos ? Je ferrais le tien ? » Je réceptionnais l'huile et je fus soulagé lorsqu'il mentionna le massage. Bon, je n'aimais pas en faire, mais je n'allais pas me plaindre, de la part de Dexter, j'aurais pu être confronté à faire bien pire. J'appliquais avec minutie cette huile sur le dos. En y pensant, j'aidais Dexter a avoir encore plus de chance de gagner. « Si je gagne, j'exige que tu me fasses un massage complet du dos. » En réalité, je lui faisais limite une faveur. Je savais à quel point Dexter aimait jouer avec tout ce qui étaient huiles essentielles et crèmes hydratantes pour les massages. Par moment, je savais me montrer sympathique avec lui, ce serait pour me racheter de ce barbecue qui l'attendait dès demain. Mais une faveur qui ne l'était pas, je lui proposais de faire quelque qu'il aimait tout en sachant que je serais le perdant.

Lorsque l'huile fut totalement appliquée avec soin sur le dos de Dexter, je m'en badigeonnais à mon tour sur le torse. Je lui tendis le flacon et me retournai, lui présentant l'énorme ange déchu que j'avais en tatouage sur l'intégralité de mon dos, les ailes s'arrêtant pratiquement sur le haut des fesses. Je ne regrettais en rien ce tatouage, il était peut-être la clef de ce que j'étais, quoi qu'il en soit, lorsque je le regardais à travers le miroir, je souriais. Je le trouvais toujours aussi plaisant depuis le premier jour. « Eh sinon, quand est-ce que j'aurais la chance de rencontrer celui que tu aimes ? Histoire que je lui fasse la peau s'il vient à te faire du mal. » Demandais-je toujours le dos tourner à mon meilleur ami. Il ne m'avait jamais présenté personne, peut-être justement à cause de la réaction que je pourrais avoir ? J'avais envie de le voir heureux, en couple, mais je savais qu'il était sensible et celui qui oserait lui faire du mal passerait sans doute le pire quart d'heure de sa vie en ma présence. Jaloux ? Non, juste trop protecteur. En relevant légèrement la tête, je remarquais qu'il ne restait pratiquement personne devant nous et que notre tour arrivera tôt ou tard, mon corps entier se raidissait. « C'est bientôt à nous... Je dois t'avouer que j'ai envie de te voir t'étaler sur scène, au moins j'aurais plus de chances de gagner face à toi. » Il fallait que je me rende à l'évidence, je n'avais aucunes chances contre lui, et encore moins contre les autres joueurs qui étaient déjà sur scène faisant crier la foule.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Mer 16 Nov - 2:38

« Dexter... Ce n'est pas ce que je voulais dire... » Cette soirée allait de surprise en surprise. Après moi et mon éclat de voix, mon tempérament que j'affirmais pour la première fois devant mon ami. J'étais surpris des paroles de Gabriel. Je savais depuis le temps que c'était sa manière à lui, si particulière, de s'excuser. Ces mots j'avais appris à les entendre, à les apprécier car voir mon meilleur ami faire machine arrière c'était déjà beaucoup. Je savais aussi dans quel climat il avait été élevé et je pensais vraiment que c'était un miracle que nous soyons encore ami. On était si différent. Mais, ce que je pensais au plus profond de moi, c'est que cette différence, c'était notre force. On se complétait. Je me nourrissais de sa force de caractère et si j'étais l'homme aussi assuré que j'étais aujourd'hui c'était grâce à Gabriel. Et, j’espérais de mon côté que cette affection,que cette écoute qui semblait avoir tant manqué à mon ami, l'avait aidé dans sa vie. « Je sais...Laisse tomber, c'est moi. J'ai plein de trucs en tête. Oublions, tu veux ? »

Je crois que j'étais entrain de me mordre la queue et sans mauvais jeux de mots. Merci ! Pourquoi j'avais remis sur le tapis cette histoire de nos seize-ans ? Pourquoi j'en remettais une couche en l'accusant avec humour d'avoir apprécié mon aide ? J'étais pas très fin dans cette histoire car une part de moi-même voulait entendre – même si je savais que c'était impossible, que oui il avait apprécié, que je n'étais pas complétement fou d'avoir des sentiments et que...Je ne sais pas...Que j'aurais peut-être un jour ma chance avec lui. Oui, c'est glauque. J'étais le pire meilleur ami de la terre. « N'essaye pas de détourner tes propres fantasmes en les faisant passer pour les miens, p'tit con. » S'il savait ? Je n'avais jamais vraiment fantasmé à l'adolescence sur mon meilleur ami. Toutefois, je m'étais bien rattrapé depuis. Il était maintenant presque chaque soir dans mes rêves et mes séances de paluchages personnels. Je me dégoutais, après tout nous étions comme des frères. Je n'avais aucune morale ? « Tu as raison, Gabriel ! J'ai toujours rêvé d'astiquer ton tiny riquiqui petit spaghetti. » Je lui souriais en ajoutant cela. Je me moquais pas. J'essayais de dédramatiser la situation.

J'étais allé trop loin pour ce que j'avais dit sur son père. Je le savais. En faite, nous étions allé trop loin tout les deux. Je savais que Gabriel voulait me protéger et même s'il m'avait dit qu'il avait fait part de ma sexualité à ses parents. J'étais certain que son père ne le savait pas. C'était impossible. Son père le voyait vraiment comme quelqu'un de dangereux. Je faisais donc marche arrière, même si mon ami n'avait rien agité. Cependant, je l'avais vu serrer les dents. « Pardon...Je suis allé trop loin...Je suis con.» Moi, je n'avais aucun problème à m'excuser quand je sentais que je dépassais des limites. Et, je savais que le sujet du père de Gabriel était un sujet tabou.

Dans ces coulisses, nous faisions retomber la tension de nos derniers éclats de voix et nous faisions monter le stress de ce pari idiot. Ce qui me faisait rire dans cette affaire c'était cette manière à nous de nous défier. On faisait cela depuis des années et pourtant j'étais celui qui avait la tête sur les épaules. Je le remerciais d'un signe de tête de s'occuper de mon dos et je l'écoutais à mon tour. « Si je gagne, j'exige que tu me fasses un massage complet du dos. » Je me tournais légèrement avec un grand sourire. Il voulait me forcer à perdre ? « Tu as pas le droit, mec ! Tu sais comme j'aime masser. Et, les filles adorent ça. C'est la parade ultime pour conclure. Tu connais ça et tu peux avoir toutes les filles que tu veux. »

Quand ce fut à mon tour, j'observais son dos tout en passant l'huile. Je commença à déglutir. Qu'est ce qu'il était beau ? J’appliquai le produit lentement et avec tendresse. « Eh sinon, quand est-ce que j'aurais la chance de rencontrer celui que tu aimes ? Histoire que je lui fasse la peau s'il vient à te faire du mal. » J'adorais son tatouage et mes mains descendirent jusqu'à sa taille. Je serais allé bien plus loin s'il n'avait pas eu son pantalon. J'essayais de me reprendre en secouant ma tête. J'espérais pas le choquer, mais je ne pouvais m'en empêcher. J'essayais alors d'occuper son esprit. « Pas pour l'instant...Il a bien quelqu'un que j'aime, mais lui et moi c'est impossible...On est trop différent et il est hétéro. Aucune chance. » J'étais direct et froid. Oui, je parlais de lui et effectivement je pensais que je n'avais aucune chance. Je devais me faire une raison rapidement pour ne mettre en danger notre amitié. « C'est bientôt à nous... Je dois t'avouer que j'ai envie de te voir t'étaler sur scène, au moins j'aurais plus de chances de gagner face à toi. » Je le prenais par l'épaule comme le frère qu'il représentait encore pour moi d'une certaine manière et je l’attirais sur la scène. « Allez-viens, on fait cela ensemble ? Et, on se moque des résultats. On fait cela pour le fun ! Et, tu sais que tu es un beau gosse, hein ? » J'avais envi de le rassurer alors je me lançais devant. Je retournais ensuite prêt de mon Best' et je me faisais mon petit show tout en lançant des œillades à mon meilleur ami pour l'encourager. Le salaud de DJ nous plaça une chanson qui forçait les rapprochements et la foule elle aussi commença à nous hurler. « Plus prêt ! Allez ! Rapprochez-vous ! On s'emmerde ! On veut voir plus ! » J'obéissais un peu à contre cœur et je commençais à danser tout en me rapprochant de Gabriel.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Mer 16 Nov - 21:21

« Je sais...Laisse tomber, c'est moi. J'ai plein de trucs en tête. Oublions, tu veux ? » Les premiers mois de notre rencontre, j'avais apprécié Dexter. Mais je l'avais détesté tout autant. J'avas été jaloux de lui. Il avait une belle vie, il n'avait rien à plaindre. Il était heureux, pourquoi lui et pas moi ? Pourquoi avais-je une sale vie ? Je m'étais posé ce genre de question plus d'une fois, aujourd'hui, j'apprenais à ne plus me plaindre. Bien que je ne l'aie jamais vraiment fait verbalement. Mais il suffisait de me voir lorsque j'étais en face de mon père, pour comprendre qu'il y avait un soucis. Les premières fois, mon père se contentait de me fixer avec un regard noir. Un simple regard de mon père me faisant baisser le mien. Ensuite mon père ne se gênait pas, s'il voulait me coller une gifle, il se foutait pas mal que Dexter soit présent. Enfin... Mon père se contenait un minimum malgré tout. Dexter n'avait vu qu'un père donnant des gifles, Dexter n'avait jamais vu ce même père battant son gosse. Non, mais il avait été témoin de nombreux bleus qui avaient recouvert plus d'une fois mon corps. Et il avait été ma thérapie, quand il me prenait dans ses bras, j'avais plus d'une fois envie de chialer, mais je ravalais mes larmes. Certes, mon meilleur ami ne m'avait pas vraiment changé, je restais le garçon réservé, au sale caractère. Il m'avait aidé à devenir un homme un peu plus ouvert sur le monde, capable d'apprécier certaines choses, dont sa présence. « Oublions, tu as raison. » Répondis-je en laissant dessiner un mince sourire sur mes lèvres. Qu'était-ce donc tous ces 'trucs' qu'il avait en tête ? « Si tu veux discuter de tes 'trucs', je sais être à l'écoute... » Ajoutais-je sans qu'il n'ait répondu quoique ce soit.

J'écarquillais légèrement les yeux en l'écoutant dire tous ces mots se terminant par i dans l'unique but de donner un nom à mon sexe. Je me demandais de plus en plus si je devais me sentir mal à l'aise ou prendre ça à la rigolade. Il était con, ce type. Mais s'était sans doute cet humour, et sa joie de vivre qui m'avait aidé à le supporter quinze ans. « T'es vraiment con des fois. » Dis-je en rigolant légèrement. On se prenait la tête, on rigolait et en se reprenait la tête. Il aurait été marrant de lire un graphique de nos discussions, des hauts, des bas, des bas des hauts et ce sur peu de temps. « Pardon...Je suis allé trop loin...Je suis con. » Je portais mon regard sur mon ami, le visage quelque peu contracté. Mais ses excuses m'adoucit le visage et pour qu'il comprenne que ses excuses n'étaient pas dites dans le vent, je repris parole. « Nous sommes allés trop loin, on est deux cons, point. »

« Tu as pas le droit, mec ! Tu sais comme j'aime masser. Et, les filles adorent ça. C'est la parade ultime pour conclure. Tu connais ça et tu peux avoir toutes les filles que tu veux. » Mais c'est le but, mon cher Dexter, pensai-je alors que mon visage exprimait un large sourire. « Sauf que je n'ai pas besoin de me faire masser ou de les masser pour conclure, il suffit que je raconte tout un tas de bobards sur moi, et que je joue un peu avec leurs sentiments, et voilà... Elles sont dans mes filets. » Quand j'avais besoin de sexe, je me rendais dans un bar, payais quelques verres et hop, j'en avais une à mes basques l'heure suivante. Parfois, je n'avais pas besoin de leurs offrir des verres, je leur sortais de mots gentils et déjà leur petite culotte était toute mouillée, surtout chez les mineurs. Car oui, j'avais couché avec plusieurs mineurs, mais si elles arrêtaient de se maquillées comme de véritable catins, peut-être que je saurais différencier les majeurs des mineurs. Bon, peut-être que si j'écoutais ne serait-ce qu'un mot de ce qu'elle me raconte, je saurais faire la différence, mais leurs vies ne m'intéressaient guère, les entendre geindre d'avoir des parents trop collants m'horripilait au point de vouloir les gifler. Mais je n'étais pas comme mon père...

« Pas pour l'instant...Il a bien quelqu'un que j'aime, mais lui et moi c'est impossible...On est trop différent et il est hétéro. Aucune chance. » Quelle froideur dans ses paroles. Il devait sûrement mal vivre son célibat. Moi qui aimait me retrouver seul sans avoir aucune attache à qui que ce soit, je me rendais compte qu'en fait j'avais oublié que Dexter était différent de moi, il avait besoin d'avoir un petit copain, mais s'était limite impensable dans mon esprit. Car une fois qu'il va avoir un homme dans sa vie, qu'est-ce que moi je deviendrais ? Oui je ne pense qu'à moi, qu'à mon bien-être, mais je crois que je ne vis que pour Dexter, car avec cette vie de merde, je serais sans doute déjà partie depuis longtemps en Enfer. C'était impensable qu'un homme vienne me voler Dexter, c'était ma priorité, ma propriété. « Rien n'est impossible... Tout du contraire, tout est possible dans ce monde de fous. Et prend notre exemple, Dexter, on est différent, et pourtant on s'adore. Alors, je crois que tu as toutes tes chances. Ne dit-on pas que l'amour est plus fort que tout ? » Le plus ironique dans l'histoire s'était que je conseillais mon meilleur ami de sortir avec moi. Mais comment pouvais-je le savoir ? Je ne m'étais jamais posé cette question. Pour moi, il n'y avait jamais eu d'amour entre lui et moi. Bon, je savais aussi que ce n'était pas de la simple amitié entre nous, c'était bien plus fort que ça, ont étaient bien plus complices, comme deux frères, des jumeaux même.

« Allez-viens, on fait cela ensemble ? Et, on se moque des résultats. On fait cela pour le fun ! Et, tu sais que tu es un beau gosse, hein ? » C'était à nous. La foule attendait plus que nous, les derniers. Nous étions les derniers et sans doute les plus sollicités. Merde. Quelle merde ! Pensai-je, en commençant légèrement à transpirer. Je priais pour qu'une panne de courant surgisse, ainsi le show serait annulé ou reporté, et j'aurais le temps d'aller boire plus de verres et être totalement bourré, au point d'être incapable de monter sur scène et donc avoir une bonne excuse pour ma défaite. Dexter entra le premier sur scène. J'y allais ou je n'y allais pas ? En d'autre mot, j'affrontais ou je me défilais ? A cette pensée, j'entrai sur scène presque déterminé, commençant aussi ce show. Mais je fus vite dépité en entendant la musique changer. « Demain je vais te couper ta viande en petit morceau et te l'a faire bouffer moi-même ! » Lui dis-je entre les dents, sans réellement lui en vouloir. « Plus prêt ! Allez ! Rapprochez-vous ! On s'emmerde ! On veut voir plus ! » C'était sans doute la pire chose que je pouvais entendre. Je vis Dexter se rapprocher de moi, en dansant, je voyais bien qu'il le faisait malgré-lui. Mais une lueur dans mon regard éclata. Tout en dansant, je me collais à mon meilleur ami et j'approchais mon visage de son oreille. « J'ai bien l'intention de gagner ce putain de concours, avec toi, il faut qu'on les écrase tous, en offrant le meilleur show jamais encore vu dans ce bar. » J'allais sans doute m'en vouloir et je voudrais sans doute enterrer cette anecdote, mais ce qui comptait pour moi à présent, était de gagné, et j'avais besoin de Dexter. Et si nous remportions ce concours, je récompenserais mon ami en le laissant me masser, après lui avoir fait son massage d'épaule qu'il semblait tant vouloir. Je me reculais, et commençais à danser, pour ensuite me rapprocher de lui, trop près de lui, contre lui. Mais s'était ce qu'ils voulaient. Bien vite, nous dansions en rythme, et mon esprit ne pensait plus à rien. Cela ne me ressemblait pas. Je m'amusais...
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Jeu 17 Nov - 17:54

« Oublions, tu as raison. » Je m'accrochais à son sourire car c'était quelque chose que je chérissais plus que tout dans ce monde. Je crois que j'aurais pu tuer pour un de ses sourires. Ils m'apportaient tant. Je le regardais plus intensément. « Si tu veux discuter de tes 'trucs', je sais être à l'écoute... » Ma langue était déjà prête à lui dire que : Non, tu n'es pas prêt, Gabriel. Tu n'es pas prêt du tout à entendre ce que j'ai à te dire. Tu l'accepteras pas car tu le comprendras pas. Je le comprends même pas moi-même. Tu me détesteras tu penseras que je t'ai toujours menti. Tu penseras que j'ai été ton ami car je fantasmais sur toi. Toutefois, je ne prononçais aucun de ses mots et je gardais le silence. C'était mieux ainsi. «  Je sais... », répondis-je assez distant en effleurant le contour du bar sous mes doigts. Je préférais jouer avec le cercle humide qu'avait formé ma bouteille plutôt d'aborder ce sujet si épineux.

Un peu d'humour ne pouvait pas nous faire du mal, non ? J'avais essayé de détendre l’atmosphère à ma manière. « T'es vraiment con des fois. » J'allais pas le dire le contraire. «  Je le suis. Mais, c'est pour cela que tu m'aimes, ma couille. » Je lui lançais un peu mon coude pour venir le titiller. J'aimais bien cela le titiller. Cela me rappelait quand nous étions adolescents et que nous nous amusions à la lutte dans ma chambre. On s'amusait à s'imposer et c'était drôle de faire une prise à l'autre jusqu'à qu'il nous supplie de lâcher. Gabriel avait toujours gagné. Je me demandais qui gagnerais à présent ? Heureusement ici, nous n'allions pas en venir aux mots. Je venais de m'excuser pour mon comportement et je sentais que les tensions étaient entrain de s'apaiser. « Nous sommes allés trop loin, on est deux cons, point. » Je hochais la tête en signe d'acceptation et je lui proposais un nouveau verre pour fêter nos bonnes résolutions.

« Sauf que je n'ai pas besoin de me faire masser ou de les masser pour conclure, il suffit que je raconte tout un tas de bobards sur moi, et que je joue un peu avec leurs sentiments, et voilà... Elles sont dans mes filets. » Je le regardais avec un sourire et un fou-rire à m'en faire décrocher la mâchoire. Je l'avais vu en action mon meilleur ami et je savais que son système marchait. Je dirais pas que mon Best' était un Casanova, mais je l'avais jamais vu souffrir d'une quelconque solitude. Je savais qu'il ne cherchait avec la gente féminine que l'orgasme et construire quelque chose était plus compliqué. Je le jugeais pas. J'étais pareil sur certains principes. J'avais essayé de construire, mais sans grand succès. C'était quand même plus simple (et excusez-moi l'image) de chercher quelqu'un pour se vider et rentrer chez soi que plutôt savoir comment la surprendre pour le troisième rendez vous ? «  Tu veux dire dans ton lit, le beau gosse ? Tu dois être sur les dents ce soir, tu n'as pas ton regard satisfait d'avoir trouver de quoi satisfaire tes envies. Tu n'es pas sortit cette semaine ? » Ouais, cela pourrait vous paraître complétement fou, mais je savais remarquer ses choses là avec nos quinze-ans d'amitiés.

« Rien n'est impossible... Tout du contraire, tout est possible dans ce monde de fous. Et prend notre exemple, Dexter, on est différent, et pourtant on s'adore. Alors, je crois que tu as toutes tes chances. Ne dit-on pas que l'amour est plus fort que tout ? » Je regardais Gabriel avec des grands yeux. Avec humour, je m'approchais et je tapotais sur lui : son visage, sa tête, ses épaules. « Mais, qu'avez-vous fait de mon Gab' ? » J'explosais ensuite de rire. Je n'étais pas déçu de ses paroles. Cela me faisait du bien d'un côté car c'est ce que je disais en général, moi la personne si positive. «  Je vois que tu m'écoutes finalement. Cela fait plaisir. Donc, pour toi je devrais me lancer ? Je devrais lui parler de mes sentiments ? » C'était bien d'avoir l'avis de l’intéresser, non ? Maintenant, je savais que je n'aurais jamais ce courage. Cela allait au-délà d'Hétéro ou d'Homo, entre nous. Nous étions comme des frères, comme deux jumeaux séparés à la naissance qui se complétaient quand ils étaient ensembles. C'était horrible à dire, mais cela aurait été comme de l'inceste au final...

Nous étions sur scène et plus moyen de faire marche arrière. Moi, j'avais l'habitude de ce genre de show. Je l'avais toujours fait pour m'amuser et c'est dans cette optique que j'étais là. J'étais euphorique (Peut-être l'alcool qui commençait à agir?) « Demain je vais te couper ta viande en petit morceau et te l'a faire bouffer moi-même ! » Je m'approchais, utilisant la musique. «  Je suis sûr que ton père en serra ravis. J'imagine déjà sa tête. » Nous nous sommes rapprochés, plus pour faire plaisir au public qui semblait bien aimer notre duo. Je ne sais pas si quelqu'un les avaient payés, mais ils étaient survoltés. J'aimais le regard de mon meilleur ami, car nous étions tout les deux des battants. « J'ai bien l'intention de gagner ce putain de concours, avec toi, il faut qu'on les écrase tous, en offrant le meilleur show jamais encore vu dans ce bar. » Je le regardais avec sérieux. «  Alors, on va gagné ! Ferme les yeux et imagine la dernière playmate de Playboy et laisse moi faire le reste. » , ajoutais-je en approchant ma main libre de son visage et fermant ses yeux moi-même. Je commença alors une danse, devenant pour les prochaines minutes une de ces bombes incendiaires des clips des plus chauds R&nb. Je glissais derrière Gabriel et je laissais retomber mes mains sur le torse de mon meilleur ami. Je jouais. Je mettais toutes les chances de notre côté. Je revenais devant lui et je posais une main sur ses hanches. Je glissais une de mes jambes entre les siennes et je commença à bouger bassin contre bassin. La foule semblait appréciée. Cela hurlait tellement que j'en avais mal aux oreilles. «  Embrasse le ! Fourre ta langue au fond de sa gorge !! » C'était la fin. Je terminais au dessus-de lui alors que je l'avais légèrement fait basculé en arrière, main derrière son dos l'empêchant de tomber. Mon cœur battait la mesure et je m'arrêtais mes lèvres si proches des siennes qu'il devait sentir mon souffle chaud, mais je n'osais pas franchir la limite. Je le regardais avec intensité, troublé en espérant qu'il n'ouvre pas les yeux. Qu'il ne découvre pas ce que je pouvais ressentir pour lui et qui était si évident à ce moment précis. J'étais amoureux. J'étais fou de lui et mon regard transcendait toutes ces émotions.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Jeu 17 Nov - 21:47

«  Je sais... » Ma confiance envers mon Dexter n'aurait pas été aussi aveugle, tous ses regards, et tous ses sourires charmeurs m'auraient directement mit sur la voie. J'aurais compris que Dexter ressentait d'autres sentiments, sans doute encore plus fort que ceux qui nous unissaient déjà lui et moi. Ceux de l'amour. Ceux qui font chavirer les cœurs, même ceux entourés d'un mur de briques, comme le mien. Un amour sans doute impensable, impossible, mais impensable pour qui ? Impossible de quoi ? Et quand bien même le saurais-je ? Que ferais-je ? Moi qui avait tant aimé une personne au point de changer ce que j'étais, à qui j'avais fait confiance, pour au final me détruire et faire de mon cœur une gargouille. Dure et effrayante en apparence, fragile et détruite de l'intérieur. Je me contentais de regarder mon ami, le visage inexpressif, ne comprenant toujours pas ce que signifiait le regard de Dexter lorsqu'il était posé dans le mien.

«  Je le suis. Mais, c'est pour cela que tu m'aimes, ma couille. » Je souris à sa réflexion. Chaque moment passer à ses côtés avaient été un pur plaisir. Depuis mon enfance jusqu'à aujourd'hui. Nos disputes ne s'étendaient jamais au bout d'un jour. On pouvait se disputer le matin et mieux se réconcilier la soirée, nous étions inséparables, nous étions les intouchables. Aujourd'hui, avec les années en plus, lorsque nous nous disputions, ça pouvait s'éterniser sur quelques jours, mais une fois encore, nous étions trop attachés l'un à l'autre pour nous torturer de la sorte, et ont finissaient toujours par trouver un arrangement. Comme à présent. Sauf que ce n'était qu'une petite prise de tête, sans doute trop insignifiante pour nous détruire.

«  Tu veux dire dans ton lit, le beau gosse ? Tu dois être sur les dents ce soir, tu n'as pas ton regard satisfait d'avoir trouver de quoi satisfaire tes envies. Tu n'es pas sortit cette semaine ? » C'est sûr que ce n'était pas dans un endroit pour les homosexuels que j'allais pouvoir rentrer tranquillement chez moi, une fille pour la soirée. Mais je n'avais pas toujours besoin d'une compagnie réel pour satisfaire mes désirs. « Tu as tout compris. » Que répondre à une telle question. Surtout que dans mon esprit la phrase donnait ''Tu n'as pas baisé de la semaine, ça se voit.'' Alors que répondre d'autre si ce n'est qu'avouer, qu'en effet, je n'avais pas eu de compagnie sur la semaine. Comme toutes les autres semaines, Dexter pensait que je sortais régulièrement, alors qu'en réalité je passais mes soirées, seul, à me morfondre dans mon désespoir. J'étais désespéré, sans doute dépressif depuis que j'étais gosse, mais j'aimais souvent me retrouver seul, dans la plus grande des pénombres.

« Mais, qu'avez-vous fait de mon Gab' ? » Dit-il en me tapotant visage, tête, épaules. Ensuite Dexter éclata de rire, ce qui me fit sourire. J'aimais bien le voir ainsi, au naturel, en fin de compte. « Je vois que tu m'écoutes finalement. Cela fait plaisir. Donc, pour toi je devrais me lancer ? Je devrais lui parler de mes sentiments ? » J'arquai un sourcil. Il se foutait de moi ? Évidemment que je l'écoutais. Toutes paroles venant de sa bouche, je les prenais en compte. Parfois quand il m'avouait que je l'avais blessé, j'essayais de mon côté de changé d'attitude. J'essayais sans doute d'être une personne dite normal. J'avais du prendre sur moi, surtout les débuts, sinon j'étais voué à être Pearly l'affreux aux beaux yeux de Dexter aussi. Or, je savais que j'avais besoin d'au moins une personne sur qui compter, à qui me confier. « Tu crois que je t'aurais supporté quinze ans, si je ne prenais pas la peine de t'écouter ? Et oui, je pense, et je suis même certain que tu dois dire tout à ce mec, tu peux pas rester célibataire, tu es fait pour être en couple. »

« Je suis sûr que ton père en serra ravis. J'imagine déjà sa tête. » Je ne répondis rien à cette pique mesquine. Non pas à cause de tout à l'heure, mais parce que la musique et la danse nous en empêchaient d'une certaine façon. Je ne pouvais pas me permettre de trop lui parler, alors que les gens souhaitaient voir deux pédés se toucher. « Alors, on va gagné ! Ferme les yeux et imagine la dernière playmate de Playboy et laisse moi faire le reste. » Si seulement s'était facile. Mais j'avais convoiter mon meilleur ami suffisamment de temps pour reconnaître son odeur. Elle était gravée dans mon esprit, s'était impossible d'imaginer une bombasse ayant l'odeur de Dexter. Impossible. Mais je préférais garder les yeux clos. Aussi débile soit-il, cela m'aidait quelque peu. J'essayais vraiment de m'imaginer une fille, mais des images flash me ramenait toujours à mon meilleur ami. C'est donc à contrecœur que je dansais près de lui. Ses mains qui parcouraient mon corps me faisait frissonné. « Embrasse le ! Fourre ta langue au fond de sa gorge !! » Je crois que je venais de trouver plus obsédé que moi. Merde quoi. C'était fou. Allait-il le faire ? Allait-il m'embrasser ? Comment allais-je réagir ? Est-ce que mon mécanisme de défense ferait que je lui collerais mon poing au milieu de sa figure ?

Dexter était proche. Trop proche sans doute, je sentais la chaleur de son souffle. Les yeux et les dents serrés, je me répétais dans la tête ''C'est Birdie, c'est Birdie, la fille de tes fantasmes'' afin de me donner un peu de courage. J'hésitais beaucoup, mais je m'approchais malgré tout Dexter, très lentement, même. Mais nos lèvres se rencontrèrent... Lentement, je me laissais aller, appréciant sans doute de trop cette situation. J'embrassais mon meilleur ami avec tendresse que moi-même je me croyais incapable d'avoir au fond de moi. La situation était inversée, je me retrouvais au-dessus de lui, et lorsque j'entendis la foule 'acclamer' notre geste, j'ouvris les yeux. Ses lèvres brûlantes toujours contre les miennes, mes yeux croisèrent les siens et me perturbèrent énormément. Je reculais mon visage, une mine déconfite, au regard culpabilisant. La dernière musique était terminé, le show aussi. Je me redressais, fuyant le regard de mon meilleur ami et lui tendit une main tremblante. Et si je venais de réveiller quelque chose en Dexter ? Peut-être avait-il trop apprécié ce moment ? Peut-être que je venais de m'aventurer dans une situation des plus houleuses.

Nous quittâmes ensemble la scène pour rejoindre les coulisses. Il n'y avait personne, tant mieux, je pourrais mettre les choses 'au clair' avec Dexter. « Si on ne gagne pas avec ce qu'on a fait, je fais un meurtre ! » Dis-je accompagnant ma phrase d'un petit rire. J'étais monstrueux. J'étais vraiment Pearly l'affreux, je venais de jouer avec les sentiments de mon meilleur ami sans même le savoir. Sans même m'en rendre compte. Je l'avais embrassé, et je lui retapais cette envie de gagner à la figure.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Ven 18 Nov - 0:00

Je soulignais à mon Best' qu'il avait une tête à être resté chez lui de toute la semaine. « Tu as tout compris. » C'est ce que je commençais à le connaître et ma réflexion était uniquement là pour me souligner à quel point Gabriel avait été important dans ma vie, comme il l'avait modifié et j'avais parfois de la connaître, comme si nous avions été un vieux couple. C'est que même s'il me le disait pas, je savais qu'il passait beaucoup de temps à son appartement, même je faisais semblant de ne rien voir. Je voulais pas le mettre mal à l'aise. Je voulais pas lui faire de reproches, c'était de mon rôle de sortir mon meilleur ami. C'était mon rôle de lui changer les idées, de le faire me détester comme ce soir, mais de le faire sourire au final.  «  Bah tu as tes porno, mec ! Alors, la collection c'est agrandit, depuis ? Cela dépasse les cent dvd, maintenant ? » , demandais-je avec un sourire moqueur, mais uniquement ici pour le dérider. Nous étions deux garçons dans la force de l'âge et même si devant la gente féminine nous nions le contraire, nous pratiquions des activités solitaires. Bah, je le supposais pour Gabriel, car je la pratiquais moi-même assez assidument. J'étais un pervers, vous pouvez le dire. Je me choquerais pas. Du coup, tout cela faisait remonter un souvenir honteux où Gates m'avait surprit en rentrant dans ma chambre sans frapper. J'étais trop mal, en tout cas, maintenant il frappe.

« Tu crois que je t'aurais supporté quinze ans, si je ne prenais pas la peine de t'écouter ? Et oui, je pense, et je suis même certain que tu dois dire tout à ce mec, tu peux pas rester célibataire, tu es fait pour être en couple. » Je le regardais un peu en biais. C'était étrange l'image qu'avait mon ami de ma personne. Moi ? Fait pour être en couple ? Je l'avais jamais vraiment été. Oui, l'envie était là, mais alors pourquoi je n'avais plus aucune histoire à présent ? Je sortais plus pour faire des rencontres. Je draguais plus. Je baisais plus. C'était trivial, je vous l'accorde, mais c'était des choses de la vie et j'étais à présent une vraie bombe à retardement. Honnêtement, ce soir j'étais au point qu'il suffisait qu'un petit minet me fasse un clin d’œil pour l'emmener rapidement dans un coin sombre du club pour finir cela entre hommes. «  Tu dis cela car mes plantes chez moi sont encore en vie et pas chez toi.  » , commençais-je en jouant des sourcils. «  On est tous fait pour être en couple car on a tous besoin d'affection. Même toi mon pote et me fait pas ce regard. Il faut simplement que tu tombes sur la bonne personne. » Je le regardais avec sincérité. « Et, tu l'as trouveras. Il doit bien avoir une fille qui te comprendras et qui t'accepteras comme tu es » Une personne comme moi, mais non je n'avais pas de vagin, c'était là tout le problème à mon problème. Si, j'avais été une fille les choses auraient été différents.

Puis, nous sommes allés sur scène, nous avons joués notre rôle, peut-être trop bien. J'avais dansé pour la foule. J'avais dansé tout contre mon meilleur ami. Est-ce que j'avais aimé cela ? Je n'étais pas dans un état d'analyse, je profitais tout simplement. Mais, je restais dans le show, je ne dansais pas comme j'aurais pu le faire avec une conquête. C'était une danse qui en faisait trop, qui devait faire trop, pour ne pas inquiéter mon Best'. Je savais qu'il voulait gagné mais à quel prix ? Je fus vite fixé pour cette dernière question. Nous avions terminés. Nous pouvions nous arrêter là même si nos bouches étaient maintenant si proches. « Bouh ! On veut le baiser ! Le baiser ! », scandait la foule. Je pensais pas que Gabriel irait jusqu'à m'embrasser. Ce fut le choc et l'explosion dans ma tête. Ce que j'avais tant fantasmer depuis des mois, venait d'arriver. Et, est-ce que c'était comme je l'avais espéré ? Oh, mon dieu, c'était encore mieux que dans mes fantasmes. Je me pressais contre ses lèvres. Je m'imposais pas. Je gardais ma langue au fond de ma bouche pour ne pas créer une troisième guerre mondiale. Mais, oui, j'ai répondu à ce baiser. J'ai chéri ce baiser, mes mains serrant le visage de mon voisin. J'avais le corps en feux et je remarquais que bien trop tard que tout cela avait réveillé une partie de mon anatomie. Je savais plus où me mettre.

Le baiser se terminait et je croisais son regard. Il devait être dégouté et je venais peut-être de briser tout ce que nous avions construit en quinze-ans. C'était qu'un jeu pour lui. Je lui en voulais pas de m'avoir embrasser, mais je me détestais de n'avoir pas su me contrôler. Je fuyais en premier dans les coulisses, quittant ainsi la scène. J'étais paniqué. « Si on ne gagne pas avec ce qu'on a fait, je fais un meurtre ! » Je m'accrochais à ses paroles, mais c'était à mon tour de mettre les choses aux claires. «  C'est clair...Gab' ? Pour tout à l'heure sur scène...Tu sais c'était simplement une réaction chimique. J'ai pas fait l'amour...depuis des semaines. » Cela aurait pu être presque crédible si je l'avais pas dit avec la tête d'un homme complétement retourné. Je pouvais même plus le regarder en face. Je fuyais. «  Excuse-moi...Je dois...Passer un coup de fil... » Je récupérais mes affaires et je quittais les coulisses. Je n'attendais même pas les résultats. Encore une fois, je manquais cruellement de crédibilité car je laissais mon portable sur une table devant nous. Mais, j'avais besoin d'air. Je volais une bouteille de whisky au passage à un serveur. Je me posais devant le club à l'extérieur. Je vidais le quart de la bouteille. J'avais plus les idées claires. Cela m’oppressait tout cela : mes sentiments, notre amitié. Et, ce baiser...Ce putain, de baiser !!!! Pourquoi cela avait été si parfait ? Un baiser pour gagner pour mon Best', mais un baiser qui voulait tant dire pour moi.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Ven 18 Nov - 17:08

«  Bah tu as tes porno, mec ! Alors, la collection c'est agrandit, depuis ? Cela dépasse les cent dvd, maintenant ? » Je souriais tout en faisant aller ma tête de droite à gauche. Oui j'avais une bonne collection de films pornographiques, mais elle ne dépassait pas les cents DVD. Je n'étais pas non plus un aussi gros obsédé sexuel... Disons que je n'avais pas toujours besoin de film, mon imagination était bien plus débordante. Bien plus sadique, bien plus jouissive. Me correspondant totalement, en fait. «  Tu dis cela car mes plantes chez moi sont encore en vie et pas chez toi. On est tous fait pour être en couple car on a tous besoin d'affection. Même toi mon pote et me fait pas ce regard. Il faut simplement que tu tombes sur la bonne personne. » Si, je me devais de le regarder bizarrement. Tomber sur la bonne personne, moi ? C'était ironique, même euphorique. Tout simplement impossible, maintenant. « Et, tu l'as trouveras. Il doit bien avoir une fille qui te comprendras et qui t'accepteras comme tu es » Je souriais, bien que faussement, mon regard noir trahissait complètement ce que je voulais montrer. « Tu oublies sans doute que je l'ai déjà trouvé... Sauf que ce n'est qu'une putain qui a joué avec moi, qui m'a dit m'aimer, qui m'a trahi, moi Gabriel. Je l'ai aimé... On ne peut pas aimer plusieurs personnes... » Au fond, je n'avais sans doute jamais accepté la trahisons de Davy, je m'étais plié en deux pour lui plaire, j'avais fait n'importe quoi pour lui plaire. Et après autant d'efforts, elle s'était tapé un autre type, dans mon dos ? Alors non, je ne faisais plus confiance aux filles que pour prétendre que l'une d'entre elles pourraient être la femme de ma vie, celle que j'épouserais. Je finirais sans doute comme mon pote, une pédale...Mais au moins je trouverais peut-être mon bonheur...

«  C'est clair...Gab' ? Pour tout à l'heure sur scène...Tu sais c'était simplement une réaction chimique. J'ai pas fait l'amour...depuis des semaines. » J'espérais au fond de moi qu'il ne reparlerait pas de ça. J'avais évidemment compris ce qui s'était passé sur scène, je l'avais ressenti, et ça m'avait effrayé. Je m'étais moi-même effrayé. Car d'une certaine manière, s'était moi qui avait amené Dexter à l'excitation. J'essayais aussi de mettre ça sur le compte de l'alcool, combien de fois je n'avais pas réussi à me contrôler étant sous l'emprise d'alcool ? «  Excuse-moi...Je dois...Passer un coup de fil... » Le regard désemparer de Dexter me perturbait. Je ne l'avais jamais vu ainsi... Aussi paniquer. Qu'est-ce qui lui prenait ? L'alcool lui pétait à ce point au cerveau ? Sans même parvenir à dire quelque chose, Dexter avait quitté les coulisses. Je restais quelque minute seul, à réfléchir. Je soupirais et mon regard s'attarda sur le téléphone portable de mon meilleur ami. Je fronçais les sourcils et commençais à me rhabiller. J'emportais le téléphone avec moi, et couru vers la salle principale, je jetais un bref coup d’œil autour de moi, pas de Dexter. Quelques hommes me bloquèrent le passage, me félicitant d'avoir gagné le concours. On avait gagné ? Étrangement, cela ne me faisait même pas plaisir. Comme quoi ce genre de plaisir, je ne le partageais qu'en présence de mon meilleur ami.

Passer un coup de fil... Il devait prendre l'air, il devait être dehors. Pourquoi est-ce que je m'attardais à lui courir après alors qu'il m'avait planté là comme un con ? C'était plus fort que moi... Je poussais les gens pour sortir de cette boîte qui commençait à me donner des chaleurs et des nausées. Arriver devant les portes, je les poussais et fut content de respirer l'air frais de l'extérieur. Mon regard s'arrêta immédiatement sur Dexter. Qui buvait seul, là contre la façade de cette boîte. Je levais le téléphone portable et lui jeta aux pieds. Peut importe s'il je lui cassais, j'en avais rien à foutre, son attitude m'avait énervé. Il m'avait énervé avant, j'avais réussi à refouler cela en moi, mais là, non, je devais lui dire ce que je pensais, peut importe si j'étais blessant ou non. « Tu sais, la prochaine fois dis-le-moi en face si tu veux te retrouver seul et que ma présence t'emmerde à ce point, j'éviterais peut-être de te courir après comme un gros con dans ce bar ! » Dis-je, énervé. N'était-ce pas si évident qu'il était amoureux de moi ? Et qu'il me fuyait comme il pouvait pour sa propre santé à-lui ? Ce n'était pas suffisamment évident, il faut croire. L'autre option était que j'étais sans doute trop con pour pouvoir remarqué que son regard était différent, brillant. Trop con pour remarquer que ses sourires étaient plus, souriant ? Bref, tout était flagrant, sauf pour moi. Ou alors peut-être qu'au fond de moi, je l'avais compris et que je me servais de ma colère pour m'en dissuader. J'étais paumé, par son regard, par son attitude. Où était Dexter, ce n'était pas lui en face de moi, à continuer de boire cette bouteille. J'avais envie de la lui arracher des mains et de la briser au sol, mais en fin de compte, ne serait-ce pas plus facile si Dexter était encore un peu plus bourré ? Où est-ce qu'au contraire, je faisais une erreur de le laisser boire ? J'avais mal au crâne avec toutes ces questions. « Merde, mais c'est quoi ton problème depuis quelque temps ? » Criais-je finalement, sans doute à bout de le voir de la sorte, de le voir méconnaissable... Criais-je finalement, sans doute à bout de le voir de la sorte, de le voir méconnaissable et ce depuis quelque temps. Oui, j'avais remarqué un changement dans son comportement, et là, tout se clarifiait...
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Ven 18 Nov - 20:14

« Tu oublies sans doute que je l'ai déjà trouvé... Sauf que ce n'est qu'une putain qui a joué avec moi, qui m'a dit m'aimer, qui m'a trahi, moi Gabriel. Je l'ai aimé... On ne peut pas aimer plusieurs personnes... » Non, j'avais pas oublié. Comment pouvait-il penser ça ? Même si je savais que là sa phrase était plus rhétorique qu'autre chose. Car j'avais bien été là. Je l'avais vu s’enthousiasmer et s'écraser en vol. J'avais été là pour le soutenir. Non, les hommes ne pleuraient pas, mais comme il m'avait ému ce soir où il avait craqué. Ce soir là ou je l'avais pris dans mes bras car c'est tout ce que je pouvais lui apporter. J'avais détesté cette fille alors que je n'avais jamais détesté personne de ma vie. « Me parles pas de cette conne s'il te plait. Elle te méritait pas. Comment tu peux encore penser que c'était la bonne personne après tout ce qu'elle t'a fait ? C'est qu'une pute et je lui souhaite tout le mal de la terre. » J'étais énervé et je parlais mal. Deux principes que mon meilleur ami ne devait pas avoir l'habitude avec moi. J'étais plutôt du genre à trouver des excuses aux gens et à essayer de pondérer mais pas ici. Davy avait joué avec mon meilleur ami et ça je ne lui pardonnerais jamais.

Peut-être que c'est l'alcool qui commençait à jouer contre moi. Il avait eu cette colère, puis cette oublie sur la piste de danse. Je m'excusais en coulisse, mais je savais que Gabriel voudrait pas en parler. Sincèrement, c'était glauque dans l'idée, je pouvais accuser pleins de choses : la chaleur, l'alcool et simplement un réflexe humain. Et, oui, mesdames, je vous l'apprends mais parfois chez nous cela se met en route alors qu'il y a aucun stimulus flagrants. Cependant, cela restait honteux pour moi, car c'était la preuve que mon meilleur ami ne me laissait pas indifférent. C'était la preuve que même si je voulais que rien change, tout était déjà entrain de l'être. Je trouvais une sale excuse pour fuir. Je disais que j'avais un coup de fil à passer. Je récupérais mon tee-shirt et ma veste pour ne pas mourir de froid dehors, car c'est bien là que j'allais. J'étais maintenant dehors, accoudé à ce mur du club avec une bouteille d'alcool que j'avais piqué. J'étais tellement en colère après mes sentiments car cela voulait dire quoi au final ? Que je pourrais plus le prendre dans mes bras s'il venait en avoir besoin ? Que je pourrais plus me retrouver dévêtu devant lui sans rougir ? Que je fantasmerais sur des choses que je n'aurais pas. Et...S'il trouvait cette fille ? Pas Davy, mais la vraie, la bonne ? Je serais forcément jaloux. Je deviendrais aigri et au final cela pétera entre nous. Quoi, qu'il se passerait à présent, j'étais Fuck !

Je regardais mon téléphone tomber à mes pieds (ou plutôt qui venait de s'écraser à mes pieds) « Hey ! Putain ! Gab' ! Fais gaffe, enculé ! », crachais-je en buvant une nouvelle gorgée à ma bouteille. La colère était là. Il n'avait pas de doute. C'était l'alcool qui parlait. Je le sentais dans la moindre fibre de mon corps amoché. J'avais l'impression que ma tête allait exploser et en même temps je sentais même plus mes pieds. Ouais, j'étais torché, pas de doute. Non, désolé, moi je passais pas par la phase Pompette et j'allais à chaque fois que je buvais à la case Bourré. C'était comme cela depuis la faculté de médecine. « Tu sais, la prochaine fois dis-le-moi en face si tu veux te retrouver seul et que ma présence t'emmerde à ce point, j'éviterais peut-être de te courir après comme un gros con dans ce bar ! » Je le regardais avec fureur pour la première fois de nos quinze-ans d'amitié. Il m'avait jamais vu comme cela, mais c'était pas le moment de me faire chier et mon Best' allait le sentir. J'avais pas envi de me retenir. Je m'en fichais d'être trop dur et trop rentre dedans. « Parce qu'il faut que je t'envoie un sms la prochaine fois ? Je suis ENTRAIN DE ME TORCHER DANS LA RUE AVEC UNE BOUTEILLE...», hurlais-je avant de reprendre moins fort. « Elle est pas assez clair l'image pour toi ? Putain ! J'ai pas le droit d'aller mal ? Cela t'es uniquement réservé ? Combien de fois j'ai fermé ma gueule car tu n'allais pas bien ? » Je m'approchais en buvant une nouvelle gorgée. Cela était horrible mais cela m'aidait. J'agitais ma bouteille devant mon Best' qui devait pas comprendre ce qui arrivait. « Je suis venu t'enfoncer un doigt et remuer la merde ? Non ! J'ai fermé ma gueule et j'aimerais que tu fasses pareil. »
Je lâchais par mégarde ma bouteille et elle explosa sur le trottoir. Je jura à nouveau. Je devais vraiment avoir l'air pathétique dans le rôle du poivrot. Je voyais bien les passants s'écarter de nous à présent. Je voulais arrêter de m'humilier et j’apprêtais à vouloir à m'en aller. « Merde, mais c'est quoi ton problème depuis quelque temps ? » Je sais pas si c'est sa phrase ou l'alcool, mais j'ai voulu marcher et me retourner en même temps. Résultats ? Je me suis explosé parterre. Mon épaule et mes mains s'écrasèrent sur les bouts de verre de la bouteille. J'étais en sang, mais je m'en foutais. Je me levais avec fureur refusant toute aide. « Oh ? Le grand Gates voudrait savoir ce que j'ai ? » J'approchais une main couverte de sang de mon meilleur ami et je le pointais du doigt. « Je t'assure, tu veux pas savoir. Parce que c'est pas évident ? C'est pas déjà humiliant pour moi ? D'avoir une putain de gaule alors que mon meilleur ami me retourne la bouche ? Tu veux un dessin plus clair ? Allez...Ramènes moi chez moi et fermons là. » Je lui jetais mes clés, je récupérais mon portable au sol et je montais à la place du mort. J'attendais qu'il fasse ce qu'il m'avait demandé. J'étais vraiment trop ivre pour conduire. Je dégueulassais ma caisse avec tout le sang, mais c'était vraiment ma dernière priorité. J'avais une trousse chez moi. Je me soignerais là-bas. « Ouais. Fermons là. C'est tout qu'il nous reste... »
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Ven 18 Nov - 23:41



« Me parles pas de cette conne s'il te plait. Elle te méritait pas. Comment tu peux encore penser que c'était la bonne personne après tout ce qu'elle t'a fait ? C'est qu'une pute et je lui souhaite tout le mal de la terre. » J'appréciais particulièrement l'agressivité de Dexter, bien qu'elle ne lui ressemble pas. L'alcool, sans doute le pire révélateur de ce qui est enfoui au fond de nous-mêmes. Comment pouvais-je encore penser que c'était la bonne personne ? Car même si Davy m'avait fait énormément de mal, elle était et resterait la première personne pour laquelle j'avais éprouvé des sentiments amoureux, je voulais l'oublier, car j'avais appris à la détester, mais je ne pouvais pas l'oublier, j'étais voué à m'en rappeler, à cause de Birdie.

« Hey ! Putain ! Gab' ! Fais gaffe, enculé ! » Deux jolies grossièretés dans une si petite phrase. Il m'étonnait mon petit Dexter. Le provoquer alors qu'il était bourré n'était pas très malin. Mais c'était une habitude que j'avais prise dans la maison familiale. Lorsque mon père était bourré, j'avais tendance à lui dire des trucs en douce, le maltraité, certes, je ramassais une gifle, mais la plupart du temps il était épuisé de m'en mettre une deuxième. Ce qui me faisait bien rire de le voir frapper dans le vent. Je jouais avec le feu, j'en étais conscient, chercher mon père était la pire erreur. Chercher Dexter bourrer en était une autre. Il me connaissait de trop, il savait ce qui me faisait mal et avec l'alcool dans le sang, je ne savais pas ce qu'il serait capable de me retapé à la tronche. Je me rendais compte par son agressivité qu'il avait l'alcool méchant. Mais je tenais visiblement mieux l'alcool que lui, s'étant sans doute mieux ainsi.

Le regard que me lança Dexter me troubla à un tel point que cela se lisait sur mon visage. Il avait le même regard... Dexter avait le même regard que mon père lorsqu'il était énervé... Du moins énervé comme il l'était à ce moment-là. Je frissonnais. Comment affronté un tel regard, regard qui me terrorisait depuis mon enfance. Et mon meilleur ami avait le même. « Parce qu'il faut que je t'envoie un sms la prochaine fois ? Je suis ENTRAIN DE ME TORCHER DANS LA RUE AVEC UNE BOUTEILLE...» Hurla mon ami. « Elle est pas assez clair l'image pour toi ? Putain ! J'ai pas le droit d'aller mal ? Cela t'es uniquement réservé ? Combien de fois j'ai fermé ma gueule car tu n'allais pas bien ? » Toucher, mes yeux se fermaient légèrement, mais je luttais pour ne pas les fermer. Non, se serait trop facile de lui montrer qu'il me touchait en me disant ce genre de parole. Était-ce un reproche ? Me reprochait-il que je n'aille pas bien ? Voulait-il seulement un quart de ce que je subissais encore aujourd'hui ? Non, je ne voulais pas être une personne à plaindre, du tout. J'avais horreur des gens qui avaient de la pitié. Mais comment osait-il me reprocher une telle chose ? Lui qui connaissait ma vie dans les plus sombres détails... « C'est des reproches ? » Demandais-je le plus calme possible. Certes, ma voix qui tremblait derrière exprimait clairement de la rage. Je n'avais qu'une envie, l'encastré dans ce mur, mais j'avais enfoui les mains dans mes poches, essayant de calmer ce genre du pulsions que je regretterais par la suite. « Je suis venu t'enfoncer un doigt et remuer la merde ? Non ! J'ai fermé ma gueule et j'aimerais que tu fasses pareil. » Je mordais ma lèvre inférieure, à me la faire saignée. ''Reste calme !'' Hurlais-je au fond de moi. Je ne voulais pas faire du mal à Dexter. Oh ça non... Je ne supportais pas l'idée qu'on me dise de me taire. Je devais suffisamment le faire en présence de mon paternel. Mais étrangement, rien ne voulait sortir. Aucunes paroles, aucuns sons ne sortiraient de ma bouche. Je me contentais de fixer mon ami, non pas effrayé, mais d'un regard complètement paumé dans mes pensées.

Dexter lâcha la bouteille et le choque qu'elle produisit contre le sol me fit sursauter. Après avoir regardé l'alcool éclabousser nos vêtements, je remontais mon regard incompréhensible sur mon meilleur ami. Il se retourna, comme pour partir, mais dans l'état où il allait s'il parvenait à faire dix mètres, se serait un miracle. Mais je ne sais par quel moyen, Dexter s'écrasa au sol. Réflexe et sans doute habitude de la maladresse de mon ami, je m'étais rapproché de lui, comme pour lui donner mon aide, mais non, ce serait me soumettre à lui. Je reculais et regardais mon ami, le sang tâchant ses vêtements. Le visage inexpressif. « Oh ? Le grand Gates voudrait savoir ce que j'ai ? » Je n'aimais pas l'entendre cité mon nom de famille de la sorte, et cet enfoiré le savait. « Je t'assure, tu veux pas savoir. Parce que c'est pas évident ? C'est pas déjà humiliant pour moi ? D'avoir une putain de gaule alors que mon meilleur ami me retourne la bouche ? Tu veux un dessin plus clair ? Allez...Ramènes moi chez moi et fermons là. »

Je n'étais pas certain de tout comprendre. Du moins, je ne voulais pas comprendre. Non. Pourquoi. Dexter... Quinze ans... Non. C'était impossible. Pas depuis tout ce temps... J'ignorais totalement ce qu'il venait de me dire, sans doute un moyen de me protéger, de ne pas savoir la vérité, mais j'avais un mauvais pré-sentiment. Celui que tôt au tard, la vérité m'éclaterait à la gueule. J'étais pétrifié d'avance... J'attrapais les clefs que me lançait Dexter et le regardait tanguer vers sa voiture. Je m'installais au volant. Je n'avais même pas mon permis. Mon meilleur ami m'avait appris à rouler, mais je n'avais jamais voulu passer mon permis. Je n'avais pas les moyens de m'offrir une caisse, même un débris comme celle qu'il possédait. D'un geste rapide, et sans même poser mon regard sur Dexter, je tirais sa ceinture pour l'attacher. J'en fis de même et démarrais le moteur de cette ferraille sur roue. « Ouais. Fermons là. C'est tout qu'il nous reste... » Je n'avais rien dit depuis tout à l'heure. Il voulait que je fasse pareil... Que je ferme ma gueule. C'est ce que j'avais fait. Je roulais à une vitesse sans doute trop supérieur aux normes, mais j'avais besoin de ça. De la vitesse, le vent soufflant sur mes cheveux, me congelant à la fois mon visage, mais j'avais chaud. Trop chaud. Je me sentais mal. C'est tout ce qu'il nous reste... Les paroles de mon ami me restaient en travers la gorge. Les freins de la voiture crissèrent sous la pédale que je venais d'enfoncer à fond. Je détachais et sortit de la voiture à toute vitesse et dégueulait comme un malpropre sur la petite chaussée. J'entrais à nouveau dans la voiture, le coeur retourné. Non pas par le sang qu'avait Dexter sur lui, mais par ses paroles. C'est tout ce qu'il nous reste. Non... Quinze ans d'amitié ne pouvaient pas être jetés aux ordures. Ma vue commença légèrement à être floue, mais je ravalais immédiatement mes larmes. Je sortis de la voiture et ouvrit la portière de Dexter, il n'allait sans doute pas réussir à sortir lui-même de la voiture. Pas dans l'état où il était. Ni même gravir les escaliers qui l'attendaient. Je n'allais pas le porter telle une princesse, mais je passais son bras autour de moi et l'aida à monter les quelques marches, bien qu'il semblât protesté. Quinze ans d'amitié... Ça ne pouvait pas être jeté aux oubliettes... J'étais prêt à être calme, du moins à essayer d'être calme, uniquement pour lui. Je l'installais dans le canapé, sur la couverture qui traînait pour ne pas tâcher son canapé. « Alors, maintenant, c'est toi qui va fermer ta grande gueule deux minutes. » Commençais-je en me dirigeant directement dans la salle de bain de Dexter. « Je vais te soigner, après tu feras ce que tu veux, tu diras ce que tu veux, mais ta santé passe avant, connard ! » Ajoutais-je en revenant avec la trousse de soin dans les mains. « L'idée de jouer au véto ne me plaît pas, toi t'es payé pour soigner, moi pour tuer, alors je ne veux aucuns commentaires sur ma méthode de soigner. » Car la oui, je ne reconnaissais pas mon ami. C'était un animal en face de moi. Mon père était un animal, son regard était celui d'un animal prêt à attaquer. Dexter avait ce même regard... Que je fuyais tant bien que mal...
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Sam 19 Nov - 16:58



« C'est des reproches ? » Je secouais la tête négativement. Bien sûr, que cela n'en était pas. Pourquoi il ramenait tout à lui ? Il n'avait pas été bien par le passé. J'avais été là. Point barre. Je le regrettais pas. Je mettais déplacé parfois à trois-heures du matin pour lui et j'avais pris ma caisse à peine habillé pour le rejoindre. J'en avais fait des choses pour lui et je pensais sincèrement – surtout ce soir, que j'avais plus donné dans notre amitié que je n'avais reçu. Mais, non pas du tout, ce n'était pas des reproches, je le l'aimais trop pour cela. C'est pour cela que j'allais si mal dans cette rue. Et, c'est pour cela que je me saoulais avec un excellent whisky. J'allais mal. J'étais au bord du gouffre et je voulais personne pour me regarder plonger même mon meilleur ami. J'étais une loque. Il fallait me voir. J'étais tellement torché à présent que je lâchais dans un premier temps ma bouteille pour ensuite m'éclater au sol. Pourquoi me retenir ? Pourquoi cacher ce qui était si évident ? Je lâchais dans la bombe sans être des plus claires. Non, je venais pas dire que je l'aimais à la folie. Qu'il me rendait fou et que j'aurais voulu l'embrasser à nouveau. Je voulais plus jouer. Je voulais me blottir contre lui. Non, ici, ce n'était pas un problème d'attirances. Je voulais lui montrer ce que c'était l'amour. Je voulais lui donner ce que je pensais qu'il n'avait jamais reçu : un amour inconditionnel. Quelqu'un qui le soutiendrais, qui l'écouterais, qui le conseillerais. La main tendue la nuit pour chasser ses mauvais rêves.

Ma franchise venait pour moi de m'enlever la seule chose que je tenais dans ce monde. Même s'il ne voulait pas comprendre, après cette nuit, tout serait changé entre nous. Je préférais fuir toute conversation à présent et je montais dans ma voiture. Je détestais lui demander cela mais je tenais à peine debout. Je me voyais mal conduire surtout dans mon état...sauf si vouliez un carambolage sur la 9ème. Je savais que mon meilleur ami n'avait pas son permis, mais là j'étais vraiment trop saoul pour m'en préoccuper. Dans cette voiture, j'ai gardé le silence comme je l'avais demandé. J'aimerais vous dire que j'étais entrain de sombrer ? Non, malheureusement, j'étais pleinement conscient de ce qui m'arrivait. Je savais que cela devait carburer dans la tête de mon meilleur ami à présent car je sentais la montée en puissance de la voiture. Je lui jetais un regard et il n'avait plus aucune colère, simplement une profonde tristesse. J'avais tout gâché, mais je maintenais mon mutisme. Je le voyais sortir de la voiture et vomir ses tripes. Je savais très bien que ce n'était pas l'alcool car je savais que mon Best' la tenait très bien. C'était moi, le fait de m'avoir embrassé, d'avoir senti mon excitation. Je le dégoutais. Je ne disais rien et je préférais tourner ma tête du côté de ma vitre et chialer comme un môme dans un silence de cathédrale. Je séchais bien vite mes larmes d'un revers de manche quand Gabriel m'aida pour remonter chez moi. Il était entendu que je voulais pas de son aide, que dans ma tête je lui avais hurlé de me laisser tranquille et de se casser à présent. Dans la réalité, à cause de l'alcool je n'avais que marmonner dans ma barbe « C'est...Phahaff...Bon....Sajhyufif... » et honnêtement je n'avais pas la force de lutter. Conscient, oui. Mais, plus aucune force physique.

J'ai laissé les clés de mon appartement à mon meilleur ami et j'ai du fermer les yeux instants quelques instants car je me suis retrouvé sur mon canapé. Magie ! « Alors, maintenant, c'est toi qui va fermer ta grande gueule deux minutes. » Je levais la tête et je me surprenais à avoir encore l'usage de la parole. « Hey ? », protestais-je. C'était pas grand chose, mais pour moi cela voulait dire que je reprenais pouvoir sur mon corps. Toutefois, j’obéissais à la demande de Gabriel. Je regardais mes bras tachés de sang avec des morceaux de verre plantés dans mes avant-bras et mes paumes. Je saignais plus, c'était déjà ça. J'avais tout simplement une couverture grenat qui recouvrait mes manches. « Je vais te soigner, après tu feras ce que tu veux, tu diras ce que tu veux, mais ta santé passe avant, connard ! » Je le voyais revenir avec ma trousse de soin que je gardais pour les occasions comme celle-ci. Que pouvais-je ajouter ? J'étais un connard. J'étais un connard qui était tombé amoureux de son meilleur ami. « L'idée de jouer au véto ne me plaît pas, toi t'es payé pour soigner, moi pour tuer, alors je ne veux aucuns commentaires sur ma méthode de soigner. » Je regardais l'horloge de mon décodeur et je reprenais avec grand sourire. « Voilà, deux minutes ! Donc, jouer au véto ? Sympa...Quoi, je suis qu'un clébard maintenant pour toi ? » Je relevais mes manches et je ne pouvais m'empêcher de grimacer. Non, je le ferrais aucun commentaire. J'allais le laisser faire. J'étais patient et j'essayais de ne pas trop montrer ma douleur devant ses gestes mal-assurés, mais j'ai l'impression de sentir beaucoup d'amour dans ce qu'il faisait. Mon regard avait changé, je passais à l'accablement profond. Mes yeux scintillaient de ce désespoir, entre larmes et retenue pour ne pas complétement sombrer devant mon Best'. L'alcool m'avait donné la rage et maintenant elle me donnait la plus grande détresse car Gabriel n'osait même plus me regarder dans les yeux. « Donc, cela va être comme cela entre nous maintenant ? Je te dégoute tant que cela que tu ne peux plus me regarder moi le sale clébard boiteux ? » Ma voix se cassait et toute l'émotion s'accrochait au fond de ma gorge. Je sentais les larmes perlaient sans que je puis-ce l'en empêcher. « Regarde moi, Gabriel...Je t'en supplie. J'ai pas changé. Je suis toujours ton Dext'. Je contrôle pas ce qui m'arrive. Je sais que tu veux pas en parler, mais je dois en parler. Nous devons en parler... » Je ne savais pas s'il avait terminé de me soigner, mais j'avançais mes mains pour attraper son visage. Le toucher c'était chaleureux et douloureux à la fois, mais je cherchais pas à lui imposer des choses, simplement qu'il me regarde. Je voulais qu'il utilise la colère qu'il avait actuellement pour qu'on éclate cette bulle...pour qui sait...peut-être aller de l'avant. Peut-être qu'on pouvait encore sauver des choses ici ? « Parle moi ! Bordel ! Dis-moi ce que tu veux, frappe moi, traite moi de sale pédale...mais dis quelque chose. »
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Sam 19 Nov - 21:54

Vous avez déjà senti cette sensation de tomber, lorsque vous êtes allongé de tout votre long sur votre lit ? Cette drôle de sensation qui vous fait paniquer durant ne serait-ce que quelques secondes. Et bien imaginez-vous cette sensation constamment dans votre corps. J'avais l'impression de chuter. L'impression d'être mou, lasse... Aucune envie de parler, aucune envie de bouger, mon corps était de plomb. Tout se chamboulait, tout s'effondrait dans mon esprit. J'étais mal. Si mal. Mon seul et unique ami, le seul en qui je crois, le seul qui avait changé ma vie, semblait m'aimer. Moi. Comment pouvait-il m'aimer ? Mais surtout depuis quand est-ce qu'il ressentait ça pour moi ? « Hey ? » Ce mot me rappela à l'ordre, d'une certaine façon. J'étais déjà trop vite partie dans mon imagination, dans mes pensées.

« Voilà, deux minutes ! Donc, jouer au véto ? Sympa...Quoi, je suis qu'un clébard maintenant pour toi ? » Son sourire me désorienta. Il ne pensait tout de même pas que tout serait comme avant ? Rien ne serait plus jamais comme avant, et s'était pour cette raison que j'allais mal, j'allais perdre mon ami, et mon coeur saignerait. J'allais souffrir de son absence, j'allais souffrir de le voir aller mal, je ne pensais pas qu'à moi. Car je savais que dans cette histoire nous étions tous deux perdants. Ont allaient souffrir, pleurer, péter une case, ont étaient à présent destiner à se faire mutuellement du mal. Je nettoyais la plaie avec un torchon mouillé que j'avais été cherché après la trousse. J'avais peur de lui faire mal. Je ne voulais pas lui faire mal, certes, j'étais enragé, mais contre moi-même. De ne pas avoir remarqué plus tôt, et d'avoir mis mon meilleur ami dans cet état, pitoyable. C'était dur de voir l'image qui nous reflétait. Je retirais chaque bribes de verre avec minutie, silencieux. Je n'avais pas la force de lui parler, ni de le regarder.

« Donc, cela va être comme cela entre nous maintenant ? Je te dégoute tant que cela que tu ne peux plus me regarder moi le sale clébard boiteux ? » Le mot dégoûté n'était pas vraiment bien employé. Dexter ne me dégoûtait pas. Mais je n'arrivais pas à comprendre, était-ce purement une attirance physique ? Où était-ce bien au-delà ? Dans les deux cas, je préférais sans doute savoir que j'étais un des fantasmes de mon meilleur ami. La deuxième étant sans doute impossible. Je serais incapable de lui donner ce qu'il souhaitait. Non pas parce que j'étais hétérosexuel, mais parce que je ne savais pas aimer. Je ne saurais sûrement pas être à la hauteur de ses attentes. J'avais évidemment entendu la voix de Dexter changé, trembloté. Je n'osais pas remonter mon regard. Il devait pleurer. Je ne voulais pas le voir pleurer, j'en étais la cause, je ne voulais pas affronter son regard... Je me concentrais sur sa blessure que j'avais recouverte d'une bande, après avoir prit soin de l'a soigné. « Regarde moi, Gabriel...Je t'en supplie. J'ai pas changé. Je suis toujours ton Dext'. Je contrôle pas ce qui m'arrive. Je sais que tu veux pas en parler, mais je dois en parler. Nous devons en parler... » Je sentis ses mains, que je venais de soigner, m'attraper le visage. Je ne voulais pas le regarder, car je savais que mon regard serait aussi dépité que le sien. Je ne voulais pas qu'il me voie comme ça. Il s'en voudrait de me voir aussi mal, et de se savoir la cause. Je daignais enfin porter mon regard sur lui. En voyant le visage de mon meilleur ami baigné de larme, ma vue devint floue et mes yeux laissaient apparaître des larmes. Mon regard toujours plongé dans celui de mon ami, je tentais de ravalé cette souffrance. Je n'y arrivais pas. Je ne pleurais pas. Mais si je restais là, j'allais éclater en sanglot. Je me redressais rapidement, tournant le dos à mon ami.

« Parle moi ! Bordel ! Dis-moi ce que tu veux, frappe moi, traite moi de sale pédale...mais dis quelque chose. » Je ne devais pas pleurer. Je devais me montrer fort, essayer de sourire, discuter avec lui comme deux personnes, comme deux amis correcte. Je ne pouvais pas me sentir abattre, car aujourd'hui les rôles s'inversaient. Je devais être la pour mon Dexter, même si cela allait s'avérer une tâche ardue. Je me tournais vers lui et m'approchais lentement de lui. « J'ai envie de te giflé, mais tu es mon Dexter... Je ne frappe pas ceux que j'aime... » Dis-je en le regardant. « Je n'ai pas envie de te traiter de pédale, car au fond, ton penchant pour les hommes m'a aidé à avoir une autre vision du monde, mais tu dois bien te rentre compte que tout ceci détruit ce qu'on a bâti ensemble... » Mes paroles pouvaient être blessantes, elles n'étaient guère dites dans cette intention là. Non, je ne voulais pas le blesser, mais la vérité blesse dit-on. Et pour une fois ce dicton confirmait bien sa création. La vérité blesse. Tout ne serait jamais plus pareil entre nous, et rien qu'à cette pensée, la tristesse me submergea à nouveau. Je savais que pleurer pouvait être bénéfique pour moi, mais détruisant pour lui.

Je me dirigeais à nouveau vers lui. Je m'installais même en face de lui, le regard fixé dans le sien. Je me contentais simplement de le regarder, les traits du visage contracté. J'essayais tant bien que mal de garder mes émotions pour moi. C'était difficile, mais surmontable, je pouvais le faire. « Je t'écoute... J'aimerais que tu ne tournes pas autour du pot. Dis-les choses comme elles sont, ne réfléchit pas aux conséquences qu'elles risquent d'amener, tu peux plus garder tout ça sur le cœur. » D'une certaine façon je lui donnais l'autorisation de nous détruire, en détruisant une partie de notre amitié. Mais je préférais qu'il me dise platement les choses. Comme si j'espérais au fond de moi que ce qu'il allait m'annoncer serait différent de ce que je m'imaginais. Plus je regardais Dexter et plus j'avais envie de le prendre dans mes bras. Ne serait-ce qu'en premier lieu, pour le rassurer, lui montrer que j'étais décidé à surmonter tout avec lui, même les pires choses. Car même s'il ne m'avait pas dit qu'il m'aimait, je comprenais peu à peu d'où provenait ce mal qui le rongeait de l'intérieur. J'allais devoir l'encaisser à ma manière, c'est-à-dire bourrer de somnifères et de planer toute la journée, et ce pendant les premiers jours, voir les deux premières semaines. Le temps de me faire une raison... Et en deuxième lieu, je voulais le serrer dans mes bras, pour moi. Pour mon propre plaisir, pour me prouver à moi-même que je serais capable d'affronter un tel changement, que je serais capable d'avoir encore une putain d'étreinte avec lui sans avoir la crainte de le faire fantasmer...
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 20 Nov - 0:29

J'aurais aimé vous dire ce qu'il se passait ici. J'aurais aimé vous ce qu'il se passait en moi. J'étais entrain de pleurer devant mon meilleur ami tout en espérant pouvoir attirer son regard pour qu'il décide enfin à me parler. Ce n'était pas pathétique. Moi, je trouvais qu'il avait tout a jeté en moi. Honnêtement, le garçon que j'affichais à présent, n'était rien de ce que j'avais été pendant vingt-ans. Je ne parle pas des moments de déprime que nous avons tous. Là, j'étais dévasté comme une ville après le passage d'un ouragan. Je me sentais vidé, trempé d'une sueur qui me collait à la peau au point de m'en donner des frissons, perdu et je cherchais avec l'énergie du désespoir l'arc-en-ciel qu'on nous promettait après les lourds orages. Je pensais que l'arc-en-ciel ici serait tout simplement : la discussion. L'aboutissement par des mots qui sortiraient de nos bouches pour nous sauver de nous même.

Toutefois, on ne pouvait le faire si mon meilleur ami décidait de rester dos à moi. Je savais que c'était dur pour lui. Il faut nous comprendre, nous étions des hommes et parler de nos sentiments, c'était pas quelque chose que nous avions fait en quinze-ans. Même dans les moments les plus sombres, nous nous étions serrés dans les bras de l'autre, mais nous avions toujours gardés le silence. Car, cela faisait mal de mettre des mots sur nos peurs et ce soir encore, nous étions bien placés pour le savoir. Je savais en plus que c'était dur pour Gabriel, car j'avais vu où il avait grandit et surtout avec qui. Je devais déjà remercier le ciel de n'être pas tombé sur son père car j'aurais eu aucune chance de survivre. Je chérissais ce moment de le voir pas encore complétement en fuite. Il était toujours là et je voulais l'encourager à ma manière. Mes mots étaient là pour le faire sortir de sa torpeur. Je voulais pas des silences entre nous. Cela allait nous tuer. « J'ai envie de te giflé, mais tu es mon Dexter... Je ne frappe pas ceux que j'aime... » Nous nous sommes regardés. « Je n'ai pas envie de te traiter de pédale, car au fond, ton penchant pour les hommes m'a aidé à avoir une autre vision du monde, mais tu dois bien te rentre compte que tout ceci détruit ce qu'on a bâti ensemble... » Je pleurais plus fort. Non, Gabriel ne m'avait pas vexé au contraire, c'était si beau ce qu'il venait de me dire. J'avais envie d'y croire à présent. « Je sais. J'ai été le premier à me détester, tu sais ? Pour cela que j'étais si étrange dernièrement...Pourquoi tout se merdier ce soir...Je souhaitais pas cela pour nous. Si, je pouvais revenir en arrière et tout effacé de ces sentiments. Je le ferrais. Tu es mon ami. Tu es mon confident. Tu es mon Best'y devant l’éternel. On a les mêmes délires. On a qu'à se regarder pour se comprendre. » Je prenais un long silence. Je séchais mes larmes d'un revers de manche et j'essayais de lui offrir un maigre sourire. « Je serais rien sans toi. Sans mon meilleur ami prêt de moi. »

« Je t'écoute... J'aimerais que tu ne tournes pas autour du pot. Dis-les choses comme elles sont, ne réfléchit pas aux conséquences qu'elles risquent d'amener, tu peux plus garder tout ça sur le cœur. » Nous étions maintenant installés face à face dans ce canapé. Je me nourrissais de sa décontraction. J'essayais de faire de même. Je passais une main dans mes cheveux et je cherchais mes mots, car j'avais toujours pas désaoulé. Oui, on pouvait encore sauver les choses. C'était peut-être l'alcool qui parlait mais quand je croisais les yeux de mon voisin, je voulais y croire plus que tout. Peut-être en mettant tout sur la table ? Après tout, j'avais fait médecine et c'était pareil ici, comme pour un organe nécrosé. Il fallait d'abord nettoyé la plaie pour espérer un futur rétablissement. Je le regardais avec un œil presque normal : sans pleur et sans colère. J'étais fier de moi et je voulais continuer. Je voulais lui montrer que nous pouvions traverser cette crise...ensemble. « Ok...Cela a commencé il y a deux semaines. J'ai voulu refuser une invitation d'un de mes patients. Je cherchais comment éviter ce rendez-vous et j'ai dit que j'avais des sentiments pour toi et que c'est pour cela que je pouvais pas sortir avec lui. Au début, je me suis dit que c'était qu'une excuse bidon. Puis, en rentrant chez moi, c'était évident. Je t'aimais Gabriel. Je sais pas si c'était là avant. Je pense pas car je veux pas que tu penses que j'étais faux avec toi toutes ses années. Je n'avais jamais fantasmé sur toi. Je n'ai jamais fait des faux plans pour que tu tombes dans mes filets. Je veux déjà que tu me crois sur ça ? » Je lui attrapais les mains, non comme un amoureux mais comme un confident. Je n'étais pas là pour lui mentir. J'étais là pour lui dire toute la vérité. « J'étais vraiment content quand tu trouvais une fille et aussi malheureux quand cela se passait mal. Je n'ai jamais joué avec tes sentiments. Maintenant...Je suis amoureux de toi...J'ai pas d'excuse...J'aime ce que tu es. Je trouve qu'on se complète. Je sais que tu es hétéro, mais c'est pas une histoire de sexe ici, même si cela serait plus facile, je sais. Je trouve tout simplement qu'on s'auto-alimente tout les deux et j'aime ça. Tu as une partie sombre et je t'aime comme tu es. On a pas besoin de jouer un rôle. On se connait trop bien. Je sais tes travers, mais je connais aussi tout le bon qu'il y a au fond de toi. Tu veux le cacher, mais je sais qu'il est là. Je t'aime quand tu gueules. Je t'aime quand tu déprimes. Je t'aime quand tu es toi. Tu peux pas m'en vouloir de te trouver si parfait ? » Je lui lâchais les mains car je savais qu'à présent je ne pouvais plus me permettre ce genre de choses sans que cela soit analysée. Je plongeais quand même dans ses yeux. Il voulait que je sois franc alors il fallait que je lâche la dernière bombe. « Et,là, je te regarde...Et, je veux qu'une chose...C'est t'embrasser, Gabriel. J'ai envi de dévorer tes lèvres. J'ai envi d'arpenter cette bouche comme tout à l'heure. Je sais que c'est mal et que c'est contre-nature pour toi, mais c'est que je ressens là. » Je tapotais sur son torse à l'emplacement de son cœur tout en ne quittant pas ses lèvres gourmandes.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 20 Nov - 1:47

« Je sais. J'ai été le premier à me détester, tu sais ? Pour cela que j'étais si étrange dernièrement...Pourquoi tout se merdier ce soir...Je souhaitais pas cela pour nous. Si, je pouvais revenir en arrière et tout effacé de ces sentiments. Je le ferrais. Tu es mon ami. Tu es mon confident. Tu es mon Best'y devant l’éternel. On a les mêmes délires. On a qu'à se regarder pour se comprendre. » Le fait qu'il ait pleuré davantage me pinça le cœur. Dans mon esprit, je l'avais vexé, blessé plus qu'il ne l'était. J'en éprouvais jusque des remords et je baissai légèrement la tête, les yeux clos. « Je serais rien sans toi. Sans mon meilleur ami prêt de moi. » Nous étions d'accord sur un point, c'était déjà ça. Nous avions tant besoin l'un de l'autre. Tant besoin de l'humour de chacun, même si cet humour était différent du point de vue de Dexter, que du mien. J'avais besoin de sentir sa présence, son odeur, sa chaleur, tout ce qui mettait de la couleur dans ma vie. Dexter était mon arc-en-ciel à moi, mais ce genre de propos pourrait lui paraître bizarre venant de ma part. D'où mon silence face à ce qu'il représentait pour moi. Bien plus qu'un simple ami, qu'un confident, qu'un meilleur ami. Un lien indescriptible, en fin de compte.

« A commencé il y a deux semaines./J'ai dit que j'avais des sentiments.../ Je t'aimais Gabriel./ Pas... que j'étais faux avec toi./ Jamais fantasmé sur toi./ Je n'ai jamais joué avec tes sentiments./ Je suis amoureux de toi... /J'ai pas d'excuse.../ J'aime ce que tu es./ C'est pas une histoire de sexe ici./ Je t'aime comme tu es./ Le bon qu'il y a au fond de toi. Tu veux le cacher, mais je sais qu'il est là./ Je t'aime quand tu gueules. Je t'aime quand tu déprimes. Je t'aime quand tu es toi. Tu peux pas m'en vouloir de te trouver si parfait ? » Tout s'embrouillait dans ma tête. Tout ce mélangeait, se bousculait. Je commençais déjà à avoir un mal de crâne. Je t'aime, quand tu gueules, je t'aime quand tu déprimes, je t'aime quand tu es toi. Je t'aime, je t'aime. Mon cerveau avait difficile à anticiper autant de ''Je t'aime'' sur ce peu de temps qui s'était écoulé. Une personne, et pas n'importe qui, Dexter, cet arc-en-ciel, me disait qu'il m'aimait. Je devrais être heureux qu'il m'aime, mais non, Dexter me tailladait le coeur avec des aiguilles. J'avais mal. Tu peux pas m'en vouloir de te trouver si parfait ? Je ne savais pas quoi faire. La meilleure des choses aurait peut-être été de me lever, de prendre mon veston, de sortir de chez Dexter, de rentrer chez moi, de boire jusqu'à en chialer et prendre deux somnifères pour me réveiller bien tard dans la journée, les yeux gonflés par mes torrents de larmes, mais ce serait fuir. Ce serait mettre un terme à ma relation avec Dexter et je ne me le pardonnerais jamais. Il était trop important pour moi, pour ma santé, pour ma vie. Mon meilleur ami lâcha les mains qu'il avait prises avec délicatesse. Mais ce n'était qu'un détail, j'étais tellement pétrifié, tellement dans mes pensées que je n'avais même pas ressentis qu'il me touchait, qu'il me serrait les mains. Non, j'avais froid. J'étais frigorifié, j'avais les mains froides, et sèche. Tous les membres étaient bloqués. Et aucuns sons ne s'échappaient de ma bouche. Rien. Mon corps étaient présent, mais j'avais l'impression d'être incapable d'utiliser mes facultés.

« Et,là, je te regarde...Et, je veux qu'une chose...C'est t'embrasser, Gabriel. J'ai envi de dévorer tes lèvres. J'ai envi d'arpenter cette bouche comme tout à l'heure. Je sais que c'est mal et que c'est contre-nature pour toi, mais c'est que je ressens là. » Je regardais Dexter, et malgré les efforts que je faisais, une larme s'échappa et coula le long de ma joue. Je l'essuyais et continuais de regarder Dexter, silencieux. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. J'avais l'impression d'être face à un dilemme auquel une erreur serait toujours commise peut importe ce que je souhaitais dire ou faire. Piéger tel un rat dans cette vérité qui me brisait. Comme pour me protéger, je retirais mes chaussures et ramenais mes jambes vers mon corps. Les entourant de mes bras, je me renfermais sur moi-même. Ma respiration était saccadée, je n'avais qu'une envie, chialer. Car je me retrouvais impuissant dans cette situation. Je cachais quelques minutes mon visage, fuyant cette situation pour réfléchir. Pour être cohérent par la suite. Pour être l'ami qu'a toujours connu Dexter. Car là j'étais à deux doigts de filer, car s'était trop dur à encaisser, à supporter. Il m'aimait...

Dexter m'avait déjà vu agir ainsi par le passé, me renfermé quelques minutes avec moi-même était une méthode que j'avais établie pour me protéger, pour réfléchir. La première fois qu'il m'avait ''interrompu'' dans ce genre de pratique, il avait vu réellement celui que j'étais au fond de moi. Pearly l'affreux. J'étais devenu méchant, blessant, bref, on s'était disputé. Dexter savait à présent qu'il devait me laisser ces quelques minutes de répit avec moi-même, cela ne pouvant qu'être bénéfique pour la suite. Je me remettais ne question, réfléchissais, dédramatisais la situation, bref, j'essayais d'agir comme une personne responsable. Peu à peu, je me sentais capable de l'affronter. D'encaisser les paroles qu'il m'avait dites. « Tout est ma faute, Dexter. En t'embrassant tout à l'heure, je pense que j'ai réveillé en toi ses sentiments. Je m'en veux... sincèrement, je m'en veux de t'affliger autant de peine. » Commençais-je par avouer, ne le laissant pas le temps de répondre, je repris. « Je resterais autant de temps que tu voudras, car si je pars maintenant, se serait comme tiré un trait à l'indélébile sur quinze ans de notre vie. Dans ce cas, autant se tirer une balle chacun notre tour, car je sais que tu as besoin de moi... Et moi aussi, j'ai besoin de toi... Plus que tu ne le crois. Alors, oui, on va discuter... Je ne dis pas non plus que tout sera tout beau, tout joli, je vais essayer de comprendre, d'accepter, et d'encaisser... » Dis-je en posant mes jambes au sol, tout en regardant Dexter. « À nous deux, nous formons une sorte de World Trade Center... Si un de nous s'écroule, l'autre suit. Comme les tours... C'est bien ça notre problème, Dexter. D'un côté j'ai envie de rentrer chez moi, me bourrer la gueule, prendre deux somnifères et m'endormir lentement, mais encore une fois, je jouerais à l'égoïste. Encore une fois j'oublierais que tu es humain et non un robot. Que toi aussi tu as mal. Que toi aussi tu as le droit d'être mal. Alors, je vais penser un peu à toi, ce soir. Même si je dois t'avouer que j'aurais préféré me réveiller en sueur de ce cauchemar... » Dis-je quelque peu nostalgique, sans doute. Devais-je me lever pour le prendre dans mes bras et risquer de me faire embrasser ? Risquer de lui faire de la peine ? J'étais complètement paumé, mais une chose était certaine, ce que je venais de lui dire était vrai, sincère, honnête et je ne regrettais pas de lui avoir dit ce que j'avais sur le coeur depuis des années.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 20 Nov - 20:31

J'avais tout déballé comme je l'aurais fait un psy ou un homme de dieux. Je venais de faire ma confession et j'attendais pas d'avoir un pardon. Je n'étais pas là pour manipuler mon meilleur ami. Oui, l'alcool coulait dans mon sang et attisait ma libido. Et, c'était dur...Dur de résister à ne pas lui sauter dessus pour lui imposer ma bouche. Mon esprit était tellement dérangé avec les effluves de Whisky que je me disais qu'après tout, Gabriel n'avait jamais testé avec un homme et que si je me jetais sur lui sans prévenir. Je pourrais lui faire découvrir que je pouvais faire cela aussi bien qu'une fille, mais peut-être cela mieux. C'est que cette pensée prenait force dans ma tête alors qu'il se recroquevillait devant-moi. Je le regardais un instant et le désir dévorait le creux de mes reins. J'étais excité. J'étais attisé. Je me levais – comme un Homme complétement torché peut vouloir se lever, et je laissais mon meilleur ami à ses réflexions. C'était mieux ainsi...bien mieux pour sauver notre amitié.

Je marchais jusqu'à la salle de bain pour ranger la trousse de soin qu'il m'avait emprunté. Je savais qu'il fallait pas le déranger dans ses moments là. Je profitais pour me passer un peu d'eau sur le visage – c'est en tout cas l'idée de base, mais avec mes gestes pas assurés pour un sou, j'en mettais partout et je terminais aussi mouillé qu'un chaton qui aurait passé la nuit dehors. J'avais à nouveau l'air d'être dans un état plus normal, même si intérieurement il avait toujours des éléphants roses qui faisaient des maracas sur le fil tendu de mon esprit en pleine explosion. Je revenais prêt de mon ami avec mon look de chien trempé. Je reprenais ma place et je lui offrais toute mon attention. J'appréhendais la suite. Je crevais littéralement sur place de savoir les prochaines paroles qui allaient sortir de la bouche de mon Best'.

« Tout est ma faute, Dexter. En t'embrassant tout à l'heure, je pense que j'ai réveillé en toi ses sentiments. Je m'en veux... sincèrement, je m'en veux de t'affliger autant de peine. (…) Je resterais autant de temps que tu voudras, car si je pars maintenant, se serait comme tiré un trait à l'indélébile sur quinze ans de notre vie (…) Et moi aussi, j'ai besoin de toi... (...) Je ne dis pas non plus que tout sera tout beau, tout joli, je vais essayer de comprendre, d'accepter, et d'encaisser... » C'est tout ce que je lui demandais. Je le regardais et je montrais que j'étais entièrement d'accord avec ce qu'il me disait. Je demandais aucune promesse. Je ne demandais pas à qu'on fasse semblant, qu'on s'endorme et qu'on fasse comme si de rien n'était. Mon regard océan se fit plus doux car il m'impressionnait et...vous savez déjà ce que je vous dire, hein ? Je le trouvais plus désirable que jamais. Je comprenais tout l'amour que j'avais pour lui à ce moment précis à 23h26 et 12 secondes. Il faisait tout çà pour moi, pour nous. Il se montrait fort et compréhensif. Je l'avais jamais vu ainsi. Est-ce que c'était le désespoir de cette situation qui le rendait si lumineux à présent ? Il me remontait le moral et m'enfonçait plus profondément dans les sentiments que je ressentais. C'était douloureux, mais une douleur qui était si douce à ressentir que je la voulais encore et encore.

« À nous deux, nous formons une sorte de World Trade Center... Si un de nous s'écroule, l'autre suit. Comme les tours... (…) Alors, je vais penser un peu à toi, ce soir. Même si je dois t'avouer que j'aurais préféré me réveiller en sueur de ce cauchemar... » Je me levais et je marchais à nouveau correctement. Je sortais une bouteille de vodka et je déposais deux verres devant mon ami. «  Buvons alors, pour laver tout ce qui nous dérange ce soir, mon ami. Buvons et parlons. » Je sais ce que vous devez vous dire, que l'alcool n'était pas la solution. Elle ne l'était pas. C'était un totem ici, un totem protecteur que chacun pouvait utiliser s'il le désirait. Il n'était pas question ici de sombrer dans un coma éthylique, mais de boire pour aider à sortir les mots les plus difficiles et enfin boire pour ne plus avoir peur de ces mots. Je laissais les verre vide et je retirais mon tee-shirt trempé tout en répondant à mon ami. «  Tu n'as rien fait de mal Gabriel, tout cela c'est pas ta faute. Si tu m'avais pas embrassé, cette situation aurait continué sans qu'on puisse s'expliquer. Désolé, mais ce baiser était nécessaire et t'embrasse comme un dieu c'est certain. » Je gardais mon tee-shirt dans mes mains. J'essayais effectivement de faire de l'humour mais j'avais du mal. «  Je te remercie d'essayer. Je te remercie d'être resté. Tu es un vrai ami et sache que cela me touche.  Je sais que c'est pas facile pour toi. Mais, je sais qu'on peut faire cela ensemble. Je suis certain qu'il y a une solution à ce bordel. Tant que tu es prêt de moi, je sais qu'on peut y arriver. Tu sais, tu penses c'est moi qui t'es soutenu toutes ces années, mais c'est toi. Être prêt de toi, cela m'a toujours rendu plus fort. Tu as été mon modèle, Gabriel et tu le resteras quoi qu'il arrive. » J'épongeais mon torse et je jetais mon haut sur le côté. Je me rapprochais de mon ami et sans me rendre compte – merci l'alcool, je me collais à lui. « Bon, on fait quoi ? On se voit plus pendant plusieurs semaines ? Le temps que je me calme dans ma tête ? Il faut que je trouve un mec ? Que je tire mon coup ? Ou...Tiens, j'ai eu une proposition pour une opération humanitaire en Australie. Je pourrais partir dans la semaine. C'est neuf mois. Tu me manquerais et j'aurais l'impression de crever, mais c'est peut-être ce qu'il faudrait ? » Je lui replaçais une mèche de cheveux d'un geste si naturel que cela me faisait peur. J'avais toujours ce désir qui creusait mes reins. « Je suis qu'une loque quand j'ai pas mon Best' prêt de moi, mais regarde moi, ce genre de geste je les contrôle même plus...J'ai l'impression d'être un putain de loup-garou et c'est la pleine lune.. »
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 20 Nov - 22:22

Je vis Dexter se lever et le bruit du verre s'entrechoquant sur un autre, me fit rapidement analysé la situation. «  Buvons alors, pour laver tout ce qui nous dérange ce soir, mon ami. Buvons et parlons. » Boire. Il voulait encore boire. Je ne savais pas si s'était une bonne idée. Qu'allait-il dire et faire ? Il avait déjà trop bu. J'avais peur du pire. En voyant mon ami retirer son tee-shirt, j’entrepris de vider de la vodka dans les deux verres que je m'enfilais à moi seul, un à la suite de l'autre. Je gardais un instant les yeux clos. Putain que ça fait du bien. Mais ce n'était pas suffisant, non. Je remplis alors un des verres, complètement, et m'affalait un peu dans le canapé. Je voulais me détendre, être détendu, apaiser et ne penser à rien. « Moi je peux encore me permettre de boire, toi, non. » Répondis-je sur un ton quelque peu sarcastique.

«  Tu n'as rien fait de mal Gabriel, tout cela c'est pas ta faute. Si tu m'avais pas embrassé, cette situation aurait continué sans qu'on puisse s'expliquer. Désolé, mais ce baiser était nécessaire et t'embrasse comme un dieu c'est certain. » Nous étions tous les deux fautifs, lui de m'aimer, moi d'avoir réveillé cela en lui. Dexter tenta de faire de l'humour, mais sa dernière phrase m'horripila plus qu'elle ne me fit rire. Je portais une main tremblante à mes lèvres et bu quelque gorgée de cet alcool. Tout changeait. Je restais méfiant à chaque parole, à chaque geste que faisait Dexter. « C'était sensé détendre l’atmosphère ? » Demandais-je en premier temps inexpressif, mais mon visage laissa apparaître un petit sourire en coin.

«  Je te remercie d'essayer. Je te remercie d'être resté. Tu es un vrai ami et sache que cela me touche.  Je sais que c'est pas facile pour toi. Mais, je sais qu'on peut faire cela ensemble. Je suis certain qu'il y a une solution à ce bordel. Tant que tu es prêt de moi, je sais qu'on peut y arriver. Tu sais, tu penses c'est moi qui t'es soutenu toutes ces années, mais c'est toi. Être prêt de toi, cela m'a toujours rendu plus fort. Tu as été mon modèle, Gabriel et tu le resteras quoi qu'il arrive. » Plus il parlait, et plus j'avais envie de partir. Car tout ce qu'il me disait me touchait au plus profond de mon être. Je ne le montrais pas, mon visage restait neutre. Je mettais toute la volonté du monde à essayer de comprendre et d'accepter, mais tout ce qu'il me disait ne faisait que l'encaisser. Je ne comprenais pas, je n'acceptais pas. Lorsque je sentis son corps contre le mien, je déglutis et termina mon verre d'un cul sec. Dans quoi est-ce que je m'étais embarqué en acceptant de rester ? Il parlait, je me taisais. Je ne savais pas quoi dire, ni répondre. Peut-être que je n'avais pas la force, ni l'envie de lui répondre. Je le laissais faire son monologue, préférant rester silencieux.

« J'ai eu une proposition pour une opération humanitaire en Australie. Je pourrais partir dans la semaine. C'est neuf mois. Tu me manquerais et j'aurais l'impression de crever, mais c'est peut-être ce qu'il faudrait ? » Mon cerveau ne retint qu'un seul mot. Partir ? Il voulait partir ? Je me reculais de lui pour atteindre la bouteille de vodka. Je ne pris même pas la peine de vider dans les verres, j'entrepris directement de boire au goulot. Je m'effondrais à nouveau dans le divan, en ayant prit soin de laisser un espace entre lui et moi, l'écoutant parler. Cependant, lorsqu'il replaça une mèche de mes cheveux, une boule au ventre ce forma peu à peu. J'allais vider cette bouteille à moi tout seul, j'en ressentais le besoin. Certes, avec ce que j'avais déjà bu, je risquerais sans doute d'être dans un état pathétique d'ici la demi-heure qui suivrait. Je me levais. Je ne souhaitais plus rester à ses côtés. Je ne voulais plus qu'il me touche. « Ne pars pas... » Daignais-je enfin dire en le regardant. Je portais la bouteille de vodka dont le contenu avait déjà bien descendu et bu quelques gorgées de plus. « Je ne veux pas que tu partes, je te l'interdis même. » Commençais-je, ayant légèrement hausser le ton. « Car se serait signé ma propre mort. Oui j'idéalise, la mort. Je l'a pense plus belle que ma propre vie, et d'un côté, j'espère pouvoir crevé le plus rapidement possible, mais de l'autre côté, non, car je sais que tu es là. Car je sais que peut importe ce que je fais, tu es là. Tu es toujours là, Dexter. Si tu n'avais pas été là, je crois que je me serais déjà éclater les veines, alors non, tu peux pas partir ! Car si tu pars, je ne serais plus là. Car si tu pars, tu auras ma mort sur ta conscience. Tu es la personne qui me maintien en vie, tu comprends ça ? Je ne peux pas vivre sans cœur, je ne peux pas vivre sans toi. Alors, ne pars pas en Australie...C'est tout ce que je te demande... » Terminais-je, à bout de souffle. Finalement l'alcool commençait peut-être un peu trop me péter au cerveau. Je commençais à dire n'importe quoi, enfin non, ce n'était que la vérité, disons que l'alcool me rendait trop nostalgique. Elle m'aidait à faire sortir ce que j'avais sur le cœur. Je lui avais tenu des propos, comme s'il avait accepter cette mission en Australie, comme si demain était le jour des au revoir. Je venais de trop m'ouvrir à lui. Je lui avouais pour la première fois qu'il était ma raison d'être, celui qui me maintenait en vie, celui qui m'empêchait de quitter cette Terre, cet enfer. Et qu'est-ce que cela risquait d'amener ? Peut-être une gifle, car je mentionnais la mort comme une chose des plus jolies. Où bien pire qu'une gifle... Un rapprochement trop important, car je venais de lui dire, lui avouer que finalement, sans lui, je ne serais plus rien. Je lui montrais clairement que je tenais à lui. Que je l'aimais, à ma façon. Je fuyais à présent son regard et porta à nouveau la bouteille à mes lèvres, buvant l'alcool comme s'il s'agissait d'un soda. J'avais la gorge en feu, mais je m'en souciais peu, je voulais boire à oublier, à m'évader. Je savais que j'étais déjà aller trop loin. J'avais déjà trop bu. Je m'étais déjà trop ouvert à lui,et à présent je m'en voulais.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Dim 20 Nov - 23:29

« Moi je peux encore me permettre de boire, toi, non. » Ça ? Je le remarquais et cela me faisait sourire en plus. Je savais bien que mon meilleur avait une bonne descente. Je l'avais toujours su. Ici encore j'en avait le preuve. Vous devez penser que j'étais un monstre ? Que j'essayais de saouler mon Best' pour des raisons obscures ? Vous aviez tout faux. Je voulais pas ici lui retourner la tête. Je le connaissais et je voulais tout simplement le détendre. Tout passe mieux avec un peu d'alcool dans le sang, j'en étais la preuve vivante ce soir. Je voulais l'aider à surmonter tout ce qui lui arrivait. C'est vrai qu'on aurait pu passer par des méthodes traditionnelles, mais nous n'avions pas le temps. C'était une course contre la montre pour sauver notre amitié. Oui, j'avais toujours ce feux en moi et il fallait que je trouve – que nous trouvions, un moyen de l'apaiser avant que je fasse une chose que je pourrais regretter. Oh ! Maudites Lèvres de Gabriel Gates arrêtaient de m’appeler comme ça !!

« C'était sensé détendre l’atmosphère ? » Oui et je ne regrettais pas d'avoir avoué que j'avais aimé son baiser. Je ne répondais rien mais je levais mes épaules amusé. Car, mon destin avait sombré avec ce baiser, tout aurait pu être si différent. Je voulais dire par là, que jusqu'à présent mon meilleur ami était un fantasme et tout était merveilleux dans mon esprit, mais ses lèvres sur les miennes avaient placés une réalité. J'avais adoré. Ce baiser m'avait électrisé. Il m'avait changé et je savais que mes sentiments ne pourraient plus changer sauf si on venait à me couper la tête de façon brutale à présent.

Je le regardais se lever et moi je m'installais plus confortablement en remontant une jambe et la bloquant sous mon genoux. Son attitude ne me choquait même pas ou ne faisait poser aucune question. J'étais conscient que j'étais trop présent, trop tactile. L'alcool aidait, soyons clair et j'avais un mal de fou à me contrôler. Mais, c'était important que Gabriel réalise à quoi il allait avoir à faire avec moi dans les futurs semaines si on décidait de continuer. Je n'étais pas du genre de mec pudique et renfermé. Je voulais faire des efforts. Il faut me croire, mais j'allais pas pouvoir contrôler des gestes tendres que je trouvais normal. Alors, peut-être je devais accepter cette proposition en Australie ? La réponse de mon ami fut sans appel. « Ne pars pas... » Je le regardais un peu gauche. Là, je regardais la bouteille se vider à nouveau et j'avais l'impression de me voir il y a quelques heures. L'alcool était là soi-disant pour nous aider pas pour nous faire oublier. Mais qu'est ce que tu fuis, mon frère ? « Je ne veux pas que tu partes, je te l'interdis même. » Ce ton me fit bondir comme un félin. Il m'inquiétait à présent. Pourquoi je ne m'inquiéterais pas ? Il était comme un frère, comme mon sang. Il était l'homme que j'aimais et j'aurais pu mourir pour lui à l'instant s'il me l'avait demandé. « Je pense que tu devrais lâcher un peu cette bouteille, Gab' ! Laisse là un peu respirer, la pauvre...» Je lui retirais pas la bouteille, mais j'en avais déjà l'idée en m'approchant. « Car se serait signé ma propre mort. Oui j'idéalise, la mort. Je l'a pense plus belle que ma propre vie, et d'un côté, j'espère pouvoir crevé le plus rapidement possible, mais de l'autre côté, non, car je sais que tu es là. Car je sais que peut importe ce que je fais, tu es là. Tu es toujours là, Dexter. Si tu n'avais pas été là, je crois que je me serais déjà éclater les veines, alors non, tu peux pas partir ! Car si tu pars, je ne serais plus là. Car si tu pars, tu auras ma mort sur ta conscience. Tu es la personne qui me maintien en vie, tu comprends ça ? Je ne peux pas vivre sans cœur, je ne peux pas vivre sans toi. Alors, ne pars pas en Australie...C'est tout ce que je te demande... » J'étais sans voix...

Ses mots me clouèrent au sol, comme si dix-milles mains venaient de m'attraper pour m'enliser dans cette moquette épaisse bleu marine de très mauvais goût. C'était l'alcool ou mon envie désespérée qui me faisait prendre ce flot de paroles comme une déclaration ? Gabriel tenait vraiment à moi. Il tenait tellement à moi que j'étais sa raison d'être encore là. C'était comme une claque, mais furieusement agréable. Il ne pouvait vivre sans moi ? Cette déclaration, avait été la plus belle et la seule qu'on m'avait fait dans cette putain de vie. Mon cœur loupa un battement et je m'approchais doucement. Je lui retirais la bouteille. Je la déposais derrière moi et sans prévenir je le prenais dans mes bras. Mon mouvement ne fut pas violent, il fut doux comme je l'avais si souvent étreint par le passé. Je le serrais avec vigueur pour qu'il relâche tout ce qui le tourmentait. « Je partirais pas...Je te le promets. Tu sais très bien que je serais rien sans toi. Je pense à toi quand je me réveille. Je pense à toi quand je m'endors. Tu es mon alpha et tu es mon oméga...» Je pense que tout a déraillé à partir de là. Je sentais ce désir prendre le dessus. Ma poitrine chevrotante subissait les saccades de l'envie au delà de cette étreinte. Je lui caressa les cheveux et je savais déjà que je dépassais cette ligne. L'alcool me hurlant à présent des choses au fond du crâne qui me faisait peur. Je remontais ma tête pour le regarder dans les yeux. Je passa une main sur sa joue.  « Jamais je t'abandonnerais, tu comprends ? Car avec toi, ce monde me semble presque acceptable. Il est presque beau et tu as ce pouvoir... » Je m'approchais de ses lèvres. « De rendre les choses si belles. Je t'aime pour cela, Gabriel.» Et, là ? L'ultime erreur. La chose que je mettais promis de ne pas faire. Je cédais. Je terminais par l'embrasser. Je m'imposais cette fois. J'avais vu une lueur dans les yeux de mon ami. J'avais cru percevoir quelque chose et je voulais foncer dessus. Peut-être que je me trompais et que j'allais flinguer tout ce qu'il nous restait ? Mais, si je me trompais pas ? J'étais conscient que j'étais en plein délire, cependant je pouvais m'en échapper. Je voulais tellement croire que Gabriel avait des sentiments pour moi. Je l'embrassais avec passion, bloquait sa tête avec mes mains pour l'empêcher de me fuir. Je faisais rouler mes lèvres contre les siennes. J'essayais d'imposer ma langue. J'étais sensuel, mordant et brutal. Je me reconnaissais pas, toutefois ce baiser...Vous savez quoi ? J'aurais voulu qu'il dure l'éternité. J'étais si bien que j'aurais pu en mourir...mourir de sa main cela aurait été une si belle mort.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Lun 21 Nov - 22:16

Dexter me retira la bouteille des mains. Je n'étais pas si différent de mon père, en fin de compte. Je buvais comme lui, cet ivrogne qui me dégoûtait. Ensuite je sentis mon ami contre moi. Après tout ce que je venais de lui dire, cette étreinte, il me la fallait. J'en avais besoin. Ce fut sans doute pour cette raison que je m'autorisais à passer mes bras autour de mon meilleur ami, savourant cette sensation d'être soutenu. « Je partirais pas...Je te le promets. Tu sais très bien que je serais rien sans toi. Je pense à toi quand je me réveille. Je pense à toi quand je m'endors. Tu es mon alpha et tu es mon oméga...» Lorsque je sentis sa main dans mes cheveux pour ensuite la ressentir contre mon visage, je fermais les yeux. Non, pas pour contrôler une colère, mais surtout pour garder souvenir de ce geste, chaleureux qui animait mon cœur au point d'en ressentir une lourdeur. « Jamais je t'abandonnerais, tu comprends ? Car avec toi, ce monde me semble presque acceptable. Il est presque beau et tu as ce pouvoir... » Les yeux ouvert, je vis que Dexter s'était rapproché de moi, faisant sombrer mon cœur de plus en plus. « De rendre les choses si belles. Je t'aime pour cela, Gabriel.» Ces lèvres brûlantes vinrent se poser sur les miennes. Je m'y attendais, et étrangement, je l'avais laissé m'approcher. Je le laissais m'embrasser. J'aurais pu le repousser, mais non. Mon corps restait figé. Je le laissais m'embrasser alors que je l'enlaçais toujours. C'est ce que souhaitait mon cœur, se faire aimer. Et Dexter était sans doute la meilleure personne pouvant m'aimer, j'avais compris. J'avais besoin de lui sur ce point-là aussi, mon cœur n'avait plus envie de rigoler, il voulait absolument offrir sa clef à la bonne personne, et elle était en face de moi, en train de m'embrasser.

Je sentis alors les mains de Dexter se poser sur mon visage, et là... Tout bascula. Mon cœur avait envie de lui, mais mon esprit le refusait. Me prendre le visage avait fait comme une sorte de déclic. Je ne voulais pas admettre que finalement, ce baiser il me plaisait autant à lui qu'à moi. Était-ce sexuel, ou est-ce qu'au fond de mon cœur, j'avais des sentiments amoureux à l'égard de mon meilleur ami ? Je tentais de me reculer, mais il m'en empêcha. « Dex... Arr..e » Tentais-je de dire. Il savourait trop ce baiser, il devenait plus langoureux, beaucoup plus qu'un simple baiser lèvres contre lèvres. Non, il y mettait corps et âme, dans ce baiser. Passion et violence... J'essayais une seconde fois de le faire cessé, mais je n'y parvenais pas, il semblait plus fort que moi. Peut-être aussi parce que j'avais trop d'alcool dans le sang et que je n'étais pas énervé. J'avais l'impression d'être une grosse part de gâteau au chocolat qu'on mettait sous les yeux d'un homme obèse étant au régime depuis une semaine. Dexter me faisait trop ressentir ses sentiments, s'était une explosion d'émotions qui se faisait dans mon corps, explosion qui me donna la force de le repousser un peu plus violemment.

Cependant, ce ne fut pas suffisant. Je l'avais reculé, faisant cesser ce baiser. C'était moi qui me reculait de lui. Non pas effrayé. Mais je préférais garder ma distance à présent. J'empoignais la bouteille de vodka et la reporta à mes lèvres en fixant mon ami. Je bus quelques gorgées, les mains devenant tremblantes au fur et à mesure. D'un geste inattendu et violent, je jetais la bouteille contre le mur, elle éclata. Le peu de liquide qui restait, s'écoula sur la moquette.Je portais à présent mon regard noir sur mon ami. « Je te déteste ! » Hurlais-je. Il ne s'agissait pas de colère, bon un petit peu. Mais mon regard était désemparé, pas haineux. Je ne le détestais pas, je l'aimais, c'était ça le problème. Il m'obligeait d'une certaine façon à l'aimer, il parvenait à faire chavirer mon cœur, mais mon esprit ne voulait pas. Je lui avais déjà dit de nombreuse fois, ce fameux ''Je te déteste'', ce n'était que des propos jetés en l'air. Ce soir aussi, mais pour sa propre santé à lui, il jouait avec la mienne. Il me faisait du mal pour se sentir bien. Je voulais bien essayer d'être généreux, mais pas de cette manière. Pas comme ça. Je le plaquais contre un des murs, étant quelque peu énervé. Je plongeais mon regard dans le sien, et ajoutait, sur un ton un peu moins haut. « Tu dis que tu ne veux pas jouer avec mes sentiments, mais tu penses que tu fais quoi là ?! Tu veux m'obliger à t'aimer, Dexter ! C'est grave, ce que tu fais ! Si je dois t'aimer, je veux le faire par moi-même, sans que je m'y sente obligé ! » J'avais peut-être aussi omis que Dexter aimait bien quand je gueulais, et je n'arrangeais sûrement pas son désir de m'embrasser en lui laissant croire qu'il pourrait y avoir une chance que je l'aime, un jour.
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MessageSujet: Re: Time to be wicked my friend Δ ft. Gabriel P. Gates   Mar 22 Nov - 22:12

« Dex... Arr..e » Il m’avait supplié, nos lèvres les unes contres les autres et je ne voulais pas arrêter. J’arpentais de fond en comble la bouche de mon meilleur ami, comme un chercheur d’or à la recherche de son eldorado. Chaque nouvelle pression contre lui, j’enterrais un bout de notre amitié et chaque soumission de sa langue par la mienne je détruisais ce que nous avions construit. Comme un vieux couple, je jetais au mur la vaisselle – une assiette symbolisant un souvenir heureux ou fort. L’alcool me faisait dérailler. L’alcool me faisait croire à l’impossible. Je voulais vérifier ce que j’avais entraperçu dans son regard. Je voulais y croire plus que tout. Cela aurait été la solution. Tout cela ce serait expliqué. Je n’étais plus un monstre, mais un sauveur.

Je le laissais ce détacher de moi car mes pensées alcoolisées avaient trouvés ce qu’elles étaient venu chercher. Je le regardais avec désir alors qu’il se nettoya la bouche avec la bouteille que j’avais si gentiment offert. La suite, elle me fit sauter un battement de mon cœur, cette bouteille contre mon mur. Je sursautais et je reculais un instant. Merci pour mon mur ! Mais, je ne lui faisais aucun reproche. Je savais que maintenant le plus dur serait l’acceptation. Je soutenais son regard noir. « Je te déteste ! » Non, désolé, je n’avais pas la solution, pas la peine de me regarder comme ça mon ami. Est-ce qu’il était gay, bisexuel ou c’était tout simplement moi qui avait réveillé tout ça ? « Tu peux crier aussi fort que tu veux, cela ne changera pas ce qui vient d’arriver ! », sonnais-je à mon tour sans pourtant crier, cependant je voulais que mon Best’ comprenne ce qui se cachait derrière mes mots. L’alcool m’avait complètement corrompu. Je me sentais même plus coupable de ce que j’avais fait.

Je sentais bien dans son regard que j’avais touché quelque chose. Quand il me plaqua contre le mur, je n’avais aucune expression particulière. Je n’étais pas satisfait moi-même. J’étais pas heureux de mettre Gabriel dans un état pareil. Je subissais la douleur sans rien dire car je me lançais dans l’idée que si cela faisait du bien à mon meilleur ami il pouvait me frapper autant qu’il voulait. J’étais là pour lui. Je n’allais pas l’abandonner. Ce soir j’allais tout faire pour l’aider. « Tu dis que tu ne veux pas jouer avec mes sentiments, mais tu penses que tu fais quoi là ?! Tu veux m'obliger à t'aimer, Dexter ! C'est grave, ce que tu fais ! Si je dois t'aimer, je veux le faire par moi-même, sans que je m'y sente obligé ! » Je craquais. Il fissurait quelque chose en moi avec ses paroles, ou alors c’était l’alcool ? Je me dégageais, je l’attrapais par les épaules et je le retournais à mon tour pour le plaquer contre le mur. Il avait de la colère dans mes yeux, toutefois ce n’était pas de la haine, c’était cette envie viscérale de l’aider, d’être là pour lui. « Comme tu peux penser cela de moi ? Je te forcerais jamais à m’aimer, mais je ne veux pas que tu fuis ce qui t’arrives là.» Je l’attrapais par les épaules et je l’empêchais de fuir, il était si doué pour ça. Je le repoussais violemment contre le mur. Je me moquais de l’armoire, des meubles justes derrière lui. « Il est question de ce que tu es ici. Pas de moi ou de mes sentiments. Tu crois que je ne sais pas que je suis entrain de détruire tout ce que nous avons été ? Tu crois que cela me fait plaisir ? Je veux t’aider. Laisse-moi t’aider, Gabriel !»

Je savais que mon ami ne se laisserait pas faire ou c’est ce que l’alcool me dictait. Je me pressais donc contre lui, pour éviter de me prendre un coup de genoux. Je lui attrapais les mains car je n’avais pas envi de me prendre un retourné en pleine figure. Je me rendais compte que je dépassais les limites, toutefois mon cerveau était en pleine ébullition et il agissait sans que je puisse l’y interdire. Je remontais ses mains au-dessus de sa tête et j’utilisais toute ma force pour maintenir le contrôle. « Tu as dit que ce soir on serait honnête l’un avec l’autre même si cela faisait mal. Tu as dit qu’on mettrait tout sur la table. Regarde-moi donc dans les yeux et dis-moi que tu n’as rien ressenti, Gabriel ? Dis-moi que cela t’a dégouté ? Dis-moi, que tu ne meurs pas d’envie que je recommence ? » Je gardais l’emprise avec une main et je descendais mes doigts sur ses lèvres tout en le regardant avec tout l'amour que j'avais pour lui. « Me forces pas à te le prouver…s’il-te-plaît…», suppliais-je. Je ne voulais tellement pas lui faire de mal, mais je voulais tellement l’aider. Je l'embrassa à nouveau. Il pouvait me mordre, me faire mal. Je ne lâcherais pas. Je me ferrais plus violent. Je me ferrais plus fort. Je me lovais contre ses lèvres, plus fougueux et plus passionné que je ne l'avais jamais été dans ma vie.
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