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 CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.

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MessageSujet: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 3 Nov - 1:33

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


Cody entendit Miccah grommeler un truc à l’arrière. Le rideau de douche, l’eau qui s’évidait dans le drain, la voix pétillante de Jo, tout l’empêchait de porter son attention sur l’autre mec et c’était tant mieux. Il n’était pas là par choix, m’enfin, elle aurait très bien pu se contenter du vibrateur que Jo lui avait donné la semaine dernière parce qu’il lui faisait penser à un pieu comme dans Buffy et qu’elles trouvaient ça trop glauque pour le laisser sur l’étagère au sex shop. Alors ouais, elle n’était pas dans l’obligation de se faire sauter non plus, elle n’était pas nympho, mais d’être tombée sur lui en sortant de la Factory après qu’elle ait joué une scène particulièrement intense avec Amber et Chloé avait suffit pour qu’elle ait envie de le chauffer un peu, et de piquer à son aise dans ses réserves personnelles de mari. Chemin faisant, elle avait fini par aboutir chez lui, à poireauter dans l’entrée pour éviter de croiser le regard de son coloc qui probablement serait trop content de voir enfin Miccah ramener autre chose à la maison qu’un mal de crâne, qu’une gueule en sang ou qu’un poing démoli. Le pauvre, il n’avait pas encore compris que de se frotter à Cody occasionnait parfois, souvent, des bagarres, des prises de gueule et des séances de sexes particulièrement violentes. Hendricks avait donc patienté comme une grande fille près de la sortie la plus proche, lorgant vers le mec qui roulait des joints dans la pièce d’à-côté pour son plaisir personnel. Et deux heures après il se retrouvait là, cul par-dessus tête à essayer de la rattraper alors qu’elle lui filait de nouveau entre les doigts. À tenter de la charmer, de la garder, de l’entretenir, de lui montrer qu’il était peut-être essentiel à son bonheur. Mhm, intéressant. Parce qu’un mec vous a fait jouïr 4 fois cette semaine ça veut pas dire non plus qu’il est dans la liste pour vous passer la bague au doigt. Rien qu’à y penser, Cody retint un haut le cœur et afficha plutôt un grand sourire au vue de la tête rousse de sa copine qui s’immisçait dans la salle de bain à son tour.

« Tu peux continuer sans moi, j’ai une totale confiance envers ta main. Elle a de la pratique depuis le temps! » se moqua l’anglaise avant de baisser les yeux vers le poignet menotté de son amie. « T’as un nouveau trip sado ou tu magasinais mon prochain cadeau de Noël? »

La brunette rigola, imaginant quand même un truc plus déglingué qu’une vulgaire paire de menottes éclatées comme cadeau venant de la part de Jo, avais-je besoin de préciser qu’elles étaient aussi folles et déraillées l’une que l’autre?, avant d’entendre le rideau finir par se tirer et l'autre derrière finir par se bouger. Ah ben tiens, la partie de poignet était terminée et il avait enfin compris que lorsqu’elle parlait d’un mec à virer, c’était lui qu’elle mentionnait.

« Bof ! J'ai aussi besoin de prendre une bonne douche... Puis je te connais je te sauve la vie et tu m'attendais pour le faire dé... »

Hendricks haussa les épaules, n’entendant pas la fin de la phrase de sa copine avant de voir le grand gaillard se passer une main dans ses cheveux humides avant de s’approcher de la porte pour sortir incessamment et aller chercher ses affaires. En bonne lady, Cody se poussa de son chemin, montrant la sortie en allongeant son bras le plus poliment possible, et l’autre soupira de mécontentement. Ça ne semblait pas faire son affaire qu’elle ne le retienne pas près d’elle. Encore. Il ne put par contre par aller trop loin avant que la tornade rousse ne se jette sur son cas, visiblement un peu trop euphorique de reconnaitre apparemment le visage de Miccah. Cody fronça les sourcils, ne se rappelant pas de les avoir présenter en bonne et dûe forme, ne présentant jamais ses conquêtes à sa coloc en fait, par principe, puis vint à l’évidence que Jo avait déduit le prénom du type en entendant sa brune amie le gémir une fois ou deux.

« Miccah ! Enchantée à nouveau ! Et bien chérie tu te ranges ?! On devrait se faire un plan à quatre avec Louis » Jo emit un rire cristallin avant de se reprendre. «Euh... Une sortie à quatre... »

Arrêt. Temps mort. Se ranger? Cody pouffa, jetant un coup d’œil sur le profil de dos de Miccah qui s’était immobilisé probablement insulté par la réaction immédiate de la belle. Mais il fallait en venir à l’évidence. Ce n’était pas le mec avec qui elle voudrait passer sa vie, et encore, si un jour elle décidait de vivre un scénario aussi chiant que celui-là il faudrait d’abord qu’elle commence par revoir ses priorités et choisir un mec qui ne l’emmerderait pas au premier coup d’œil. Et déjà ça, ça risquait d’être long. Alors d’ensuite passer en mode je me case et je fais des bébés, ça pouvait facilement prendre un millésime, sans déconner. La brunette s’appuya sur le cadre de la porte, fixant toujours l’autre qui ne bougeait pas au bout du couloir, qui soupirait encore et encore d’exaspération, de s’être fait avoir de nouveau et qui se jurait probablement à l’instant même de l’envoyer se faire foutre et d’enfin tourner la page. Tant mieux, le pseudo-arrêt cardiaque que Jo venait de lui ficher aurait servi à quelque chose. Et puis d’où ça sortait ces histoires se succédant dans la tête de Potter? Elle connaissait bien le numéro d'Hendricks, elle savait pertinemment qu’avant de se passer la corde au coup, relationnellement parlant parce qu’autrement ça avait déjà été fait, Cody l’avertirait d’une certaine façon, ou recevrait un coup sur la tête assez puissant pour oublier son nom et d’où elle venait, la forçant à changer de cap parce qu’elle aurait oublié sa vraie nature.

« Ouais ben pour le plan à 4 va déjà falloir que tu apprennes à ton Louis à pas te planter là un vendredi soir. D’ailleurs, il est au salon aussi? » elle fit mine de jeter un coup d’œil à la pièce au fond du loft même si elle savait pertinemment qu’à part le Gino imaginaire, elle était vide. « J’parie que le coup des menottes vient de lui. Parce qu’il est prévisible en plus. »

Les prunelles de la jeune fille se posèrent ensuite instinctivement sur Miccah, en train de se préparer à enfiler ses bottes et à foutre le camp. Sans les saluer, la classe. C’était à croire qu’en plus de ne pas lui avoir appris à avoir une colonne, ses parents avaient zappé les bonnes manières. Cody l’aurait laisser se faire voir et aurait reporté son attention sur son amie si elle ne l’avait pas vu justement en train de lacer les dites bottes. Voyez-vous, ce qu’on avait là était un vestige d’une des soirées les plus mémorables que Cody et Miccah avaient passé ensemble, doux souvenir de deux êtres complètement bourrés à la Factory qui avaient fini par se crier dessus pour une raison ou pour une autre, avant que la grande brunette ne termine leur engueulade en lançant les anciennes bottes du monsieur par la fenêtre, à la tête d’un passant, en lui hurlant d’aller se faire foutre. Vous ne pouvez pas dire qu’elle ne le lui avait pas demander et qu’il n’avait pas été averti depuis le début, hen. Bref, la pâte molle avait fini par trouver des bottes à sa taille au studio et était partit avec. Or que là, s’il fichait enfin le camp pour vrai, elle allait pas le laisser se barrer avec du matériel de tournage. Non mais. Plantant Jo, Cody se pressa jusqu’à l’entrée, barrant le passage du mec, hurlant un « Hep, hep, hep tu touches pas! Ces bottes-là elles sont propriété privée. » Dieu sait comment, mais elle avait réussi à l’exaspérer enfin, à le faire chier pour de bon et une fois de trop, à finalement avoir la certitude qu’il allait dégager de sa vie et la laisser s’emmerder toute seule plutôt qu’à deux. Bien fait. Le claquement de porte signifia qu’il avait déguerpit pour de bon – on l’espère – et Cody se régala de l’entendre lui crier un « Fuck you! » bien émotionnel de la ruelle plus bas, alors qu’elle allait le saluer dignement par la fenêtre en brandissant dans ses mains la paire de bottes crâdes qu’elle fouterait aux poubelles l’instant d’après.

« T’es devenu un homme, un vrai! C’est génial! Bonne vie! »

Et c’était reparti pour un tour, pensa la brunette, en voyant Jo s’agiter au salon. Cody, toujours en serviette au passage et commençant vraiment à se geler, referma la fenêtre et fila sur les traces de sa coloc, l’air malicieux. Jo s’affairait à faire ses trucs et Hendricks, elle, s’appliquait à calquer chacun des gestes de son amie, à la suivre à la trace, à rigoler, et à finalement s’écraser sur le canapé face à elle, balançant sa chevelure humide d’un côté et ses longues jambes de l’autre.

« Et puis tu as quoi avec tes histoires à l’eau de rose ces jours-ci, hen? Tu sais très bien que ça me fait vomir ce genre de truc. » ramena-t-elle sur le sujet, dégoûtée. « C’est pas parce que tu te tapes un trip de cuir et de fouet avec ton raté depuis des semaines que j’ai envie de me caser pour faire pareil. On n’est plus à la maternelle. » ne recevant pas assez vite pour elle une réponse de la part de Jo, Cody se leva d’un bond et alla la rejoindre presto, passant doucement ses doigts autour du poignet faussement menotté de la belle. « Sérieux, il est ridicule. Et tu le sais. Tu me laisses aller l’égorger vivant? »

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Dernière édition par Cody A. Hendricks le Sam 3 Nov - 15:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 3 Nov - 12:15

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


Un sourire aux lèvres, une tête rousse qui vacille lentement de droite à gauche à vous donner le vertige, pour peu on s'attendrait à la voir choir, là d'une minute à l'autre sur le comptoir. La lumière évanescente vibrait sur la peau diaphane de la princesse rousse. « Rebelle qu'elle s'appelle ! » lança une voix viril comme s'il avait entendu toutes les pensées de la demoiselle. Demoiselle qui virvolta et atterrit à califourchon sur le jeune homme l'embrassant dans le cou avant de remonter jusqu'à son oreille alors qu'il laissait ses mains parcourir le corps nu et désirable.

« Déconne pas, t'es sous acide! » La voix de la rousse claqua dans l'air, comme un coup de revolver, et l'homme eu un rictus pour l'accueillir, l'air de dire toi aussi ma belle, et tu n'es rien qu'à moi. Pour allier le geste à sa parole ses mains glissèrent avec plus d'application alors que celle experte de Jo se chargeait de déshabiller l'homme. Ta peau contre ma peau, je me perd et je tournois, je te veux rien que pour moi. Sa tête bascula, son dos se cambra et l'homme en profita pour embrasé la peau brulante du décolleté de la demoiselle. Un mouvement de plus et les deux corps enlacé s'écrasèrent contre le sol, Jo la première, qui eut le souffle couper un instant. Mais l'homme ne s'en soucia guère prenant le gémissement pour un roucoulement de plaisir et continua son affaire. Il l'a connaissait, elle n'était pas du genre à se plaindre de toute façon, et elle était bien trop défoncé pour voir mal. En échange Jo n'hésita pas à planter ses ongles dans sa peau, et s'appliqua à lui faire un suçon qu'il garderait longtemps. Satisfaite de son marquage elle se permit de se laisser aller et l'autorisa à la faire jouir. Comme si elle savait réellement l'en empêcher. Jo pouvait se venter et remercier sa mère d'être une machine à orgasme plutôt bien huilée.

Alors qu'elle reprenait son souffle, l'homme c'était déjà levé, avait attrapé un objet non identifié sur la table basse à coté d'eux et en quelques gestes bien placé attacha le poignet de la rousse à la barre du canapé avec une paire de menotte. Jo se releva brutalement faisant remarqué que ce n'était probablement pas un trip qui l'intéressait dans l'immédiat. L'homme s'approcha et lui arracha un baiser passionné. « On se retrouve plus tard chérie ! » En quelques secondes il avait enfiler ses vêtements et avait passé la porte de chez lui, sans entendre Jo qui d'une politesse sans borne demandait :

« Mes fringues à moi ? C'est en option ? » Et merde. Elle laissa retomber sa tête contre le divan derrière elle. Il fallait toujours qu'elle se fasse baiser. Non qu'elle n'aimait pas ça, et qu'elle avait un quelconque problème à rester nue accrocher à un canapé... Mais à vrai dire elle avait autre chose à foutre que de rester comme une conne à attendre que le mec en question revienne pour se vider les couilles. Le pire étant probablement que les effets de la drogue commençait à se dissiper, et que bientôt elle en oublia même que quelque minute au par avant elle atteignait l'orgasme ultime. Fais chiez ! Elle ne savait même plus pourquoi elle l'aimait bien. Ah si il était monté comme un dieu, il la regardait avec admiration, ou alors c'était juste son regard vicieux, il se disait voyant et télépathe et se débrouillait pas trop mal dans l'exercice de lire ses pensées, enfin parfois... Sous acide... Il était un artiste paumé, sans le sous, adorable quoique pervers et tout abîmé... Mais bon c'est bien connu Jo était suffisamment joyeuse et enjouée pour ramener tout le monde sur le droit chemin. Non ?

Jo comptabilisa bien une demi-heure à se languir d'amour accrocher à un divan sans pouvoir monter dessus. Elle se mit à avoir froid et l'autre con qui ne revenait pas. Il y avait probablement la queue à la boulangerie d'en bas. Mais elle n'avait pas faim, et avait vraiment envie de partir. Elle commença à se contorsionner autours des menottes... Parce qu'évidement elle n'aurait pas pu penser à le faire lorsqu'elle était encore chaude et souple... Elle finit par se rendre compte après cinq minute à souffrir le martyre que la barre du divan se déboitait du montant et qu'elle pourrait se barrer avec les menottes au poignet. Là dessus elle ne mit plus franchement de temps à se relever à s'habiller et à laisser un mot plein d'amour. « Tu m'appelle ? » Mais qu'est ce qui lui prenait ? Lorsqu'un mec t'attache et ne reviens pas te chercher on ne le revoit pas normalement... Enfin maintenant tout était bien qui finissait bien, elle était détachée, enfin presque, avait eu un idée de scénario pendant son orgasme sous acide, et se disait qu'elle remettrait bien le couvert avec lui un de ses quatre... Rapidement.

Elle rentra rapidement dans son loft... Enfin celui de Cody. Elle claqua la porte en hurlant « Votre gigolo est arrivé madame Henricks ! Je le place ou ? » Pas de réponse. Ou presque, elle entendit seulement l'eau de la douche couler et vit un tas éparpiller de vêtement qui indiquait exactement ce que Cody était entrain de faire dans la salle de bain. Mais... On avait dit que c'était soirée meuf déglingue script. Et à moins qu'elle puisse participer un plan sous la douche entre Cody et son mec ne l'intéressait pas.. D'ailleurs... Son mec ? La curiosité de Jo piquée elle se jeta sur la porte de la salle de bain, en la grattant et en emmenant des grognements sourd qui se voulait masculin et sexy. « Gino à faim madame Hendricks! » Elle entendit le rire de Cody résonné à travers la douche puis l'eau se couper et enfin la tête de sa meilleure amie passer à travers la porte « J’suis occupée là. Je le vire et je suis à toi dans 5 minutes, ça te va? » Bof ! Elle aussi avait besoin de prendre une douche presto. Elle s'octroya sans gène la permission de passer la tête par la porte en s'aidant de sa main d'ou pendait les menottes qu'elle n'avait pas réussit à détacher. « Bof ! J'ai aussi besoin de prendre une bonne douche... Puis je te connais je te sauve la vie et tu m'attendais pour le faire dé... » Elle s'arrêta net en apercevant Miccah. Normalement elle n'était pas sensé connaître les noms des plans cul de Cody, pour la simple raison que ça changeait trop souvent et que la plus part du temps Jo ne faisait pas leur connaissance à moins de les surprendres entrain de baiser sur le bar de la cuisine ou encore sur la table basse, le tapis, le canapé, ou la porte de la douche quand il n'avait pas pris le temps d'aller plus loin. Mais Miccah elle l'avait déjà vu plusieurs fois... Enfin vu.. Surpris en faite. « Miccah ! Enchantée à nouveau ! Et bien chérie tu te ranges ?! On devrait se faire un plan à quatre avec Louis » Louis alias le con qui venait de la planter menotte. «Euh... Une sortie à quatre... » Quoique le plan aurait probablement eu plus du succès aux yeux de Cody. Elle faisait un immense sourire de celle qui ne voyait pas le problème de ce qu'elle venait de dire, réellement heureuse de pouvoir partager une relation avec sa meilleure amie habituellement aussi distante avec les mecs... « Vous avez raison je vous laisse finir ! Gino attend dans le salon mi amor ! » dit-elle avec un sourire entendu avant de disparaître à nouveau derrière la porte et de se demander à elle même qu'est ce qu'elle pouvait mettre derrière Gino qui clairement n'existait pas pour ce soir en tout cas.... Il fallait vraiment qu'elle contrôle son débit de parole et qu'elle réfléchisse avant de l'ouvrir.
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 3 Nov - 15:36

If someone believed me.
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Cody entendit Miccah grommeler un truc à l’arrière. Le rideau de douche, l’eau qui s’évidait dans le drain, la voix pétillante de Jo, tout l’empêchait de porter son attention sur l’autre mec et c’était tant mieux. Il n’était pas là par choix, m’enfin, elle aurait très bien pu se contenter du vibrateur que Jo lui avait donné la semaine dernière parce qu’il lui faisait penser à un pieu comme dans Buffy et qu’elles trouvaient ça trop glauque pour le laisser sur l’étagère au sex shop. Alors ouais, elle n’était pas dans l’obligation de se faire sauter non plus, elle n’était pas nympho, mais d’être tombée sur lui en sortant de la Factory après qu’elle ait joué une scène particulièrement intense avec Amber et Chloé avait suffit pour qu’elle ait envie de le chauffer un peu, et de piquer à son aise dans ses réserves personnelles de mari. Chemin faisant, elle avait fini par aboutir chez lui, à poireauter dans l’entrée pour éviter de croiser le regard de son coloc qui probablement serait trop content de voir enfin Miccah ramener autre chose à la maison qu’un mal de crâne, qu’une gueule en sang ou qu’un poing démoli. Le pauvre, il n’avait pas encore compris que de se frotter à Cody occasionnait parfois, souvent, des bagarres, des prises de gueule et des séances de sexes particulièrement violentes. Hendricks avait donc patienté comme une grande fille près de la sortie la plus proche, lorgant vers le mec qui roulait des joints dans la pièce d’à-côté pour son plaisir personnel. Et deux heures après il se retrouvait là, cul par-dessus tête à essayer de la rattraper alors qu’elle lui filait de nouveau entre les doigts. À tenter de la charmer, de la garder, de l’entretenir, de lui montrer qu’il était peut-être essentiel à son bonheur. Mhm, intéressant. Parce qu’un mec vous a fait jouïr 4 fois cette semaine ça veut pas dire non plus qu’il est dans la liste pour vous passer la bague au doigt. Rien qu’à y penser, Cody retint un haut le cœur et afficha plutôt un grand sourire au vue de la tête rousse de sa copine qui s’immisçait dans la salle de bain à son tour.

« Tu peux continuer sans moi, j’ai une totale confiance envers ta main. Elle a de la pratique depuis le temps! » se moqua l’anglaise avant de baisser les yeux vers le poignet menotté de son amie. « T’as un nouveau trip sado ou tu magasinais mon prochain cadeau de Noël? »

La brunette rigola, imaginant quand même un truc plus déglingué qu’une vulgaire paire de menottes éclatées comme cadeau venant de la part de Jo, avais-je besoin de préciser qu’elles étaient aussi folles et déraillées l’une que l’autre?, avant d’entendre le rideau finir par se tirer et l'autre derrière finir par se bouger. Ah ben tiens, la partie de poignet était terminée et il avait enfin compris que lorsqu’elle parlait d’un mec à virer, c’était lui qu’elle mentionnait.

« Bof ! J'ai aussi besoin de prendre une bonne douche... Puis je te connais je te sauve la vie et tu m'attendais pour le faire dé... »

Hendricks haussa les épaules, n’entendant pas la fin de la phrase de sa copine avant de voir le grand gaillard se passer une main dans ses cheveux humides avant de s’approcher de la porte pour sortir incessamment et aller chercher ses affaires. En bonne lady, Cody se poussa de son chemin, montrant la sortie en allongeant son bras le plus poliment possible, et l’autre soupira de mécontentement. Ça ne semblait pas faire son affaire qu’elle ne le retienne pas près d’elle. Encore. Il ne put par contre par aller trop loin avant que la tornade rousse ne se jette sur son cas, visiblement un peu trop euphorique de reconnaitre apparemment le visage de Miccah. Cody fronça les sourcils, ne se rappelant pas de les avoir présenter en bonne et dûe forme, ne présentant jamais ses conquêtes à sa coloc en fait, par principe, puis vint à l’évidence que Jo avait déduit le prénom du type en entendant sa brune amie le gémir une fois ou deux.

« Miccah ! Enchantée à nouveau ! Et bien chérie tu te ranges ?! On devrait se faire un plan à quatre avec Louis » Jo emit un rire cristallin avant de se reprendre. «Euh... Une sortie à quatre... »

Arrêt. Temps mort. Se ranger? Cody pouffa, jetant un coup d’œil sur le profil de dos de Miccah qui s’était immobilisé probablement insulté par la réaction immédiate de la belle. Mais il fallait en venir à l’évidence. Ce n’était pas le mec avec qui elle voudrait passer sa vie, et encore, si un jour elle décidait de vivre un scénario aussi chiant que celui-là il faudrait d’abord qu’elle commence par revoir ses priorités et choisir un mec qui ne l’emmerderait pas au premier coup d’œil. Et déjà ça, ça risquait d’être long. Alors d’ensuite passer en mode je me case et je fais des bébés, ça pouvait facilement prendre un millésime, sans déconner. La brunette s’appuya sur le cadre de la porte, fixant toujours l’autre qui ne bougeait pas au bout du couloir, qui soupirait encore et encore d’exaspération, de s’être fait avoir de nouveau et qui se jurait probablement à l’instant même de l’envoyer se faire foutre et d’enfin tourner la page. Tant mieux, le pseudo-arrêt cardiaque que Jo venait de lui ficher aurait servi à quelque chose. Et puis d’où ça sortait ces histoires se succédant dans la tête de Potter? Elle connaissait bien le numéro d'Hendricks, elle savait pertinemment qu’avant de se passer la corde au coup, relationnellement parlant parce qu’autrement ça avait déjà été fait, Cody l’avertirait d’une certaine façon, ou recevrait un coup sur la tête assez puissant pour oublier son nom et d’où elle venait, la forçant à changer de cap parce qu’elle aurait oublié sa vraie nature.

« Ouais ben pour le plan à 4 va déjà falloir que tu apprennes à ton Louis à pas te planter là un vendredi soir. D’ailleurs, il est au salon aussi? » elle fit mine de jeter un coup d’œil à la pièce au fond du loft même si elle savait pertinemment qu’à part le Gino imaginaire, elle était vide. « J’parie que le coup des menottes vient de lui. Parce qu’il est prévisible en plus. »

Les prunelles de la jeune fille se posèrent ensuite instinctivement sur Miccah, en train de se préparer à enfiler ses bottes et à foutre le camp. Sans les saluer, la classe. C’était à croire qu’en plus de ne pas lui avoir appris à avoir une colonne, ses parents avaient zappé les bonnes manières. Cody l’aurait laisser se faire voir et aurait reporté son attention sur son amie si elle ne l’avait pas vu justement en train de lacer les dites bottes. Voyez-vous, ce qu’on avait là était un vestige d’une des soirées les plus mémorables que Cody et Miccah avaient passé ensemble, doux souvenir de deux êtres complètement bourrés à la Factory qui avaient fini par se crier dessus pour une raison ou pour une autre, avant que la grande brunette ne termine leur engueulade en lançant les anciennes bottes du monsieur par la fenêtre, à la tête d’un passant, en lui hurlant d’aller se faire foutre. Vous ne pouvez pas dire qu’elle ne le lui avait pas demander et qu’il n’avait pas été averti depuis le début, hen. Bref, la pâte molle avait fini par trouver des bottes à sa taille au studio et était partit avec. Or que là, s’il fichait enfin le camp pour vrai, elle allait pas le laisser se barrer avec du matériel de tournage. Non mais. Plantant Jo, Cody se pressa jusqu’à l’entrée, barrant le passage du mec, hurlant un « Hep, hep, hep tu touches pas! Ces bottes-là elles sont propriété privée. » Dieu sait comment, mais elle avait réussi à l’exaspérer enfin, à le faire chier pour de bon et une fois de trop, à finalement avoir la certitude qu’il allait dégager de sa vie et la laisser s’emmerder toute seule plutôt qu’à deux. Bien fait. Le claquement de porte signifia qu’il avait déguerpit pour de bon – on l’espère – et Cody se régala de l’entendre lui crier un « Fuck you! » bien émotionnel de la ruelle plus bas, alors qu’elle allait le saluer dignement par la fenêtre en brandissant dans ses mains la paire de bottes crâdes qu’elle fouterait aux poubelles l’instant d’après.

« T’es devenu un homme, un vrai! C’est génial! Bonne vie! »

Et c’était reparti pour un tour, pensa la brunette, en voyant Jo s’agiter au salon. Cody, toujours en serviette au passage et commençant vraiment à se geler, referma la fenêtre et fila sur les traces de sa coloc, l’air malicieux. Jo s’affairait à faire ses trucs et Hendricks, elle, s’appliquait à calquer chacun des gestes de son amie, à la suivre à la trace, à rigoler, et à finalement s’écraser sur le canapé face à elle, balançant sa chevelure humide d’un côté et ses longues jambes de l’autre.

« Et puis tu as quoi avec tes histoires à l’eau de rose ces jours-ci, hen? Tu sais très bien que ça me fait vomir ce genre de truc. » ramena-t-elle sur le sujet, dégoûtée. « C’est pas parce que tu te tapes un trip de cuir et de fouet avec ton raté depuis des semaines que j’ai envie de me caser pour faire pareil. On n’est plus à la maternelle. » ne recevant pas assez vite pour elle une réponse de la part de Jo, Cody se leva d’un bond et alla la rejoindre presto, passant doucement ses doigts autour du poignet faussement menotté de la belle. « Sérieux, il est ridicule. Et tu le sais. Tu me laisses aller l’égorger vivant? »

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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 3 Nov - 18:42

If someone believed me.
Cody&Jo

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Jo souriait bêtement, pour se rassurer, pour ne pas avoir l’impression de sentir qu’elle avait encore tout foirer. Ce qui était probablement le cas. C’était elle tout cracher, aimer trop, trop fort, trop mal, tout casser... Enfin se faire casser. Mais ce n’était pas grand chose de se faire abandonner dans un appartement soit disant menottée au canapé nue... Si ?Jo était rentrée comme une furie dans le loft bien déterminé à passé outre ses stupides réflexions dignes d’une ado prépubère en manque d’amour. Et honnêtement Jo avait dépassé ce stade depuis longtemps. Elle avait empiler les orgasmes toute l’après midi, il n’y avait que ça à retenir, une bonne douche, un dîner Tofu vodka et elle serait redevenu elle même en moins de cinq minutes. Il lui suffirait de voir le sourire noir et cynique de Cody pour que tout revienne naturellement à la normal. Au moins elle n’en avait pas mare de son amour étouffant à elle.

Elle fut à peine surprise en trouvant Cody occupé dans la salle de bain avec un mec... Non pas que ça soit une habitude. En faite si... S’en était une, et Jo avait appris à rire de la propension de Cody de coucher comme un mec... Parfois Jo l’admirait d’être si détachée. Au moins s’était simple et sans encombre. Elle était sûr de pouvoir se jeter sur un mec sans être sûr de se ramasser deux nuits ou trois semaines plus tard parce que le mec n’en pourrait plus de votre gueule et de vos fesses. Pour une fois c’était les mecs qui craignaient Cody, et pas l’inverse. Bien sûr la crainte n’avait jamais refroidit Jo qui fonçait toujours tête baissée dans le tas. « Tu peux continuer sans moi, j’ai une totale confiance envers ta main. Elle a de la pratique depuis le temps! » Voilà c’était de ça que Jo parlait. De la répartie assassine de Cody qui donnait envie à n’importe quel mec normal de ravaler ses couilles bien profond. Jo sourit pensant que si l’homme à l’intérieur se faisait déchirer de la sorte, alors Louis ne tarderait pas à en prendre pour son grade aussi. Enfin sinon l’homme à la main agile et au pommeau de douche prendrait pour deux. « T’as un nouveau trip sado ou tu magasinais mon prochain cadeau de Noël? » hein ? Ah oui... Jo baissa les yeux vers son poignet d’ou pendant la deuxième menotte. Elle fit un grand sourire à son ami ne sachant pas trop bien ce qu’elle pourrait répondre sans passer pour une cruche. Au fond Cody devais le savoir, se que Jo avait prévu pour son cadeau de Noël serait formidable, splendide, et elle en aurait trouvé l’idée probablement lors de l’une de leur nombreuse discussion sous acide, cracks, coke, shit... Etc.. Tout dépendant de leur humeur en faite. Quand au trip sado... Il était honnêtement préférable à s’être fait planter menottée au divan. Agitant les menottes sous les yeux de son amie elle répondit avec un air de défit.

« C’est la dedans que réside notre prochaine pièce ! Un futur bijou !» Maintenant elle n’avait plus qu’à trouver l’idée de génie pour justifier une pair de menotte qu’elle se trimballait toujours. Mec de merde. Comme pour tirer Jo de ses pensées Miccah, de son doux prénom, sortit de la salle de bain pour ramasser ses affaires, la carrure du jeune homme attira immédiatement le regard de Jo qui ne se fit pas prier pour le suivre jusqu’à son tas de vêtement. Elle aurait surement remarquer qu’il était furieux si elle n’avait pas été si absorbé par le galbe de sa peau. Ainsi si elle avait eu plus de deux de tension de jugeote elle n’aurait probablement pas prononcer les mots qui suivirent et qui lui vaudrait très probablement un allez simple pour l’enfer Codyesque. Pourtant c’était une règle que ça. Fume de l’herbe rose, et chie des poney vert si ça te chante, mais ne vient pas m’emmerder avec tes conneries florales. Mais Jo ne retenait jamais la leçon, et autant elle se lâchait sans se priver sur des détails trash, étrange, et gore pour le plaisir de la brunette qui se léchait les babines de cynisme, autant lorsqu’elle déraillait manière hippie Cody avait simplement envie de l’empaler sur le pénis rabougris de son très cher ami avant que ce dernier ne l’avale castrer par la langue assassine de son très aimé plan cul.

Jo avait sentit dans le blanc qui suivit toute la tension qui allait lui tomber sur la tête. Allez ma belle tu as trente secondes pour rattraper ta connerie, qu’est ce que tu dirais ? «Ouai... Tu as raison on te rangera quand tu auras les seins en forme de chaussette... Droit dans le tiroir à sous-vêtement.» Mais merde Jo! Elle fit une grimace mental pour se maudire de sa connerie. En voyant un rictus s’afficher sur le visage de Miccah elle répliqua immédiatement «Et toi couille en gant de toilette tu la boucle et tu dégages» Les conneries ça passe toujours mieux lorsqu’elles ne nous sont pas adressée. Le nous étant le duo infernal de Cody et de Jo, intouchable. « Ouais ben pour le plan à 4 va déjà falloir que tu apprennes à ton Louis à pas te planter là un vendredi soir. D’ailleurs, il est au salon aussi? » Hum... Plutôt bien joué, la foudre ne s’était pas encore abattue sur elle, soit ses répliques avaient fait mouche, soit elle n’était pas d’humeur guerrière, soit... Elle réservait ses forces pour le combat final. Jo ravala ses pensées mortuaires pour protester

«Il ne m’a pas...» Oh si il l’avait fait. Et de la manière la moins agréable qu’il soit. Au fond elle ne pouvait pas en être sûr à cent pour cent, elle était partie au bout d’une demi heure, et ne pouvait pas savoir s’il n’était pas revenu cinq minutes ou secondes plus tard, la bouche en coeur, la culpabilité dans les yeux, des fraises et de la chantilly dans chaque main pour l’offrir à sa dulcinée et pour reprendre là ou ils en étaient. Au fond Jo n’en savait rien. Quoique sont téléphone n’avait toujours pas sonné malgré le charmant mot Appelle moi, qu’elle avait laissé. Elle ne savait pas... Mais Cody s’en doutait. Jo ne voudrait pas y croire. Et Jo n’ajouterais rien sous peine de recevoir un sermon de son amie. Pas besoin de l’entendre, elle le connaissait bien. Si jamais Jo lui racontait l’histoire, Cody réagirait probablement un peu de la sorte : Mais chérie ouvre les yeux, il s’est vidé les bourses, et ta garder sous la main pendant qu’il allait s’amuser en se disant que s’il ne trouvait personne il pourrait toujours retirer son coup plus tard... Et comme il est fainéant et qui n’a probablement plus de forfait il s’est dit qu’il valait mieux te garder à proximité... Ah mais oui... Il n’a plus de forfait... C’est pour ça qu’il n’a pas déjà rappelé... Non mais Jo... Tu te parles à toi même, arrête tes conneries. Hein ? « J’parie que le coup des menottes vient de lui. Parce qu’il est prévisible en plus. » Jo releva brutalement ses iris sur son amie. Elle l’énervait à être aussi perspicace. Pourquoi elle n’avait pas le don de troisième vue comme le professeur Trewloney ? «Ça ne vient clairement pas de moi... Sinon j’aurais les clés...» répondit-elle presque rageusement, l’air de dire pauvre conne pourquoi tu pousse pas ta perspicacité plus loin en réfléchissant que tu me fais passer pour une conne niaiseuse et que ça ne me plait pas particulièrement ? Mais ce n’était pas sympa de s’acharner de la sorte sur Cody qui n’avait rien demander à personne. Ce n’était pas tellement de sa faute si elle était trop gentille, trop pure et déchirer pour ne jamais se douter qu’elle se ferait avoir. Pourtant depuis le temps...

Vexée et à moitié furax Jo n’accorda pas un regard à Miccah pendant qu’elle allait s’assoir sur l’énorme canapé qui avait probablement accueillit le cul de Miccah et celui de Cody. Elle fit une grimace avant de tirer sur sa jupe pour pouvoir s’assoir sans trop toucher le tissus. C’était ridicule... Elle n’avait jamais eu se genre de conscience sexuelle des coups de sa colocataire... Et puis si on commençait à penser comme ça il y avait probablement son cul et celui de je ne sais plus qui et beaucoup d’autre qui était passé là dessus. Jo ne faisait plus attention à la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle avait fait un semblant de ménage. Enfin elle avait déplacer les magasines pour en faire un tas correct et avait commencer à démanteler la table basse pour en sortir une petite boite de fer qui contenait tout son bonheur. Là dedans trônait leur réserve secrète. Un coup sur l’autre elles avaient du mal à se souvenir quel partie de la table elles avaient aménagée pour planquer leur saint graal. Avec ses doigts expert elle entreprit de se rouler un petit joint qui lui ferait oublier l’agacement naissant du bruit incessant de ses menottes sur la table. Une fois finit elle l’alluma sans broncher et tira une taffe salvatrice oubliant soudainement le cul de sa meilleure amie et celui de son toy boy sur le canapé et s’avachissant dedans laissant son corps quasiment désarticuler profiter de la fumée acre qui se répandait autours d’elle en de fin cercle qu’elle faisait avec talent. « Et puis tu as quoi avec tes histoires à l’eau de rose ces jours-ci, hen? Tu sais très bien que ça me fait vomir ce genre de truc. » Ah la tempête arrivait enfin. Elle était presque à retardement cette fille là. Heureusement les quelques minutes que Jo avait utilisé pour se détendre la rendait hermétique à ce genre d’accès d’humeur de sa meilleure amie... Probablement malheureusement pour elle.

Cody aurait probablement bien mieux supporté les éclats de voix que la voix absente de sa meilleure amie lui répondant «Tu n’as qu’à vomir et ça ira mieux.» avant de fermer les yeux et de reprendre une nouvelle taffe pour s’envoler dans d’autre abysse qui lui amènerait peut être la réponse à sa futur nouvelle pièce de théâtre impliquant une paire de menotte. Quoiqu’au fond il n’était pas nécessaire de mentir plus longtemps à Cody. Elle avait déjà probablement compris l’essentiel de la situation. « C’est pas parce que tu te tapes un trip de cuir et de fouet avec ton raté depuis des semaines que j’ai envie de me caser pour faire pareil. On n’est plus à la maternelle. » Le corps désarticulé de Jo se souleva brutalement sous le coup d’un rictus. La maternelle. Elle était franchement bonne celle là. Dans un temps qu’elle perçut comme une seconde, qui du durer plus longtemps normalement Cody se retrouva à coté d’elle passant ses mains sur sa main ballante autours de laquelle trônait une menotte argentée. « Sérieux, il est ridicule. Et tu le sais. Tu me laisses aller l’égorger vivant? »

Jo releva la tête en montrant ses dents comme un chat agacer. Elle n’aimait pas cet air condescendant que Cody pouvait avoir sur ses petits amis. D’abord le raté, maintenant ridicule. Et elle voulait aussi l’égorger vivant... C’est bon elle était pas une gamine, elle savait gérer sa vie comme une grande, et savait réagir quand quelqu’un se foutait de sa gueule... Et là ne s’était pas le cas... Ou presque pas. Elle dégagea sa main presque trop violemment et déposa le joint à demi entamé dans le cendrier à l’intention de son amie avant de se lever énervée. «Oh ça va ! Tu me lâches aussi ! Tu vomis sur les couilles trop rose bonbon de ton mec si tu en as envie, mais arrête de toujours croire que je ne sais pas ce que je fais.» C’était le monde à l’envers. C’était Cody qui devait s’énerver contre Jo pour avoir dépasser de loin les limites imposer à leur amitié, et voilà que Jo sous l’effet du joint virait agressive et protectrice envers sa gueule et l’honneur de son copain qui n’en avait probablement rien à foutre d’elle.


«A moins que tu es un truc pour retirer ses menottes de merde... Tu te garde tes réflexions mauvaises pour la prochaine fois que tu niqueras Miccah... Qui devrait s’appeler Niccah d’ailleurs...» Enfin niqua...mauvais jeux de mots. Le regard habituellement pétillant et bleu lumineux de Jo avait virer au noir sombre et... Noir quoi. Bientôt il se mettrait à lancer des éclairs probablement lorsqu’elle se ferait elle même égorger par une Cody qu’elle avait probablement bien agacée maintenant.
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Mar 13 Nov - 4:17

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


Miccah enfin partit, Cody pouvait souffler un peu. Bon, pas qu’il l’empêchait de respirer au sens littéral, mais disons qu’avec ses sous-entendus de couple, d’exclusivité, d’amour, de sorties à deux et autres idées sordides, il lui tirait du jus intense. Alors qu’elle était, à ses yeux, l’excuse rêvée pour un mec de prendre son pied et de déguerpir vite fait ensuite sans devoir lui rendre de comptes et sans même s’attendre à ce qu’elle fasse un pas dans sa direction pour remettre ça, il avait fallu qu’elle tombe sur le numéro 1 des lovers, celui qui lui aurait décroché la lune pour un battement de paupières. Quand on dit que les hommes préfèrent les chieuses, on était en plein dedans. Et méprenez-vous, elle n’était pas sans cœur. Elle en avait un, bien présent, qui battait et qui s’assurait de propulser du sang un peu partout dans son joli petit corps d’anglaise. C’était simple pourtant : Cody Hendricks se suffisait à elle-même. Elle n’avait pas de besoin précis venant de l’externe, pas envie d’être protégée, entourée, surveillée, étouffée par le premier mec venu, qu’il soit mannequin, astronaute, physicien ou épicier. Elle arrivait très bien à vivre, de ses passions et de ses propres moyens, ou ceux des ses parents, à voir, et elle s’aimait assez pour ne pas avoir à céder sous les promesses d’éternité d’un amoureux transis. À quoi bon courir après les hommes quand on n’a besoin que des quelques heures de sexes par semaine recommandées pour bien fonctionner? Autrement, ce n’était pas en dormant en cuillère, en partageant un plat de pâtes au resto ou en parlant de projets de bébé que Cody allait s’accomplir et se sentir vivante. Pour ça y’avait l’acide, le cinéma, et Jo.

Jo. En se laissant tomber sur le canapé et en attrapant le joint que sa copine avait laissé traîner dans le cendrier, Cody sourit à l’idée d’avoir une amie aussi belle, aussi éclatée et aussi intense que Jo. Rare étaient les personnes qui arrivaient à se frayer une place dans la vie d’Hendricks, pour toutes sortes de raisons, la première étant qu’elle était toxique et finissait toujours par empoisonner de son caractère ou de sa fâcheuse habitude de vivre dans les extrêmes tous ceux qui croisaient son passage. Mais pas Jo. Jo était arrivée, elle s’était elle-même imposée un rôle de choix au côté de la brunette et n’avait jamais été intoxiquée par le venin de la belle. Assez surprenant, compte tenu qu’elle était parfois un peu trop influençable. Sa fraîcheur? Toujours intacte, au même titre que son besoin d'être émerveillée. Et même si Cody trouvait ça niais au possible, elle restait. Elle resterait toujours. Jo était devenue indispensable, et pour Hendricks qui ne fait confiance à personne, qui ne partageait rien avec personne, la rousse avait tiré un miracle. L’actrice ne la lâcherait pas de sitôt pour ce travail si acharné, pour s’être incrustée et avoir voulu rester. Un regard vers son amie et c’était déjà un départ, leur traditionnelle soirée de filles pouvait démarrer.

Si seulement.

« Oh ça va ! Tu me lâches aussi ! Tu vomis sur les couilles trop rose bonbon de ton mec si tu en as envie, mais arrête de toujours croire que je ne sais pas ce que je fais. A moins que tu es un truc pour retirer ses menottes de merde... Tu te garde tes réflexions mauvaises pour la prochaine fois que tu niqueras Miccah... Qui devrait s’appeler Niccah d’ailleurs... »

Un nouveau round de disputes entre les deux. Parce que la beauté de leur relation, c’était de se crier dessus et de pleurer d’amour l’une pour l’autre. C’était de s’haïr, de se frapper, de se maudire, de se pousser, mais aussi de finir par s’embrasser, tellement émues et pètées d’être là l’une pour l’autre après toutes ces années, après tout.

« Pour ta gouverne je ferai bien ce que je veux des couilles de Miccah. Tant que je sais que j’reste en contrôle et qu’il viendra pas me faire chier en m’utilisant comme un objet. » coup d’œil à le menotte toujours agrippée au bras de son amie.

Le trip d’être celle qui a les rênes dans ses histoires de sexe, c’est de choisir avec qui on couche. De choisir qui mène. De choisir qui met fin à l’histoire lorsqu’elle prend trop d’importance. C’était un privilège que Cody s’était donné depuis longtemps en méprisant les mecs au passage, et elle n’était pas prête de refiler ce droit à personne, quoi qu’à l’instant, elle était bien décidée à le passer de force à Jo pour qu’elle arrête de jouer la pauvre fille de service qui se fait avoir systématiquement par tous ceux qui lui retirent sa petite culotte.

« Me faire prendre pour un litre de lait périmé facilement jetable et remplaçable, c’est pas mon but premier tu vois. » cruelle et franche, c’étaient aussi ses qualificatifs favoris. Cody poussa la chose en se penchant vers sa copine et en reniflant longuement sa nuque, avant de lever ses yeux lentement vers elle et d’ajouter, malicieuse : « Tu pues pas le lait du tout. Il devrait pas y avoir de problème alors. »

Cody haussa les épaules, défaitiste, avant de rouler des yeux à « Niccah ». Bien joué, c’est vrai que le surnom lui allait comme un gant, sauf si on oubliait le fait qu’à partir de maintenant, elle passerait à un autre appel, ce mec-là lui grugeant un peu trop d’énergie à être collé à ses basques en tout temps. Y’avait un limite à avoir envie de cul et au pire, elle trouverait bien preneur le jour où elle serait en manque. Sans se vanter, elle n’avait jamais eu de problèmes dans ce sens-là, et profiterait bien de son physique d’anglaise élancée pour se payer du bon temps lorsque ça en serait nécessaire. D’ici là, où était l’acide? Et les tonnes de feuilles blanches pour imaginer des scénarios? C’était bien soirée acide&rédac ou alors on n’était pas vendredi? Pourquoi Jo tirait encore une tête de gamine exaspérée?

« Hey, ça me fait penser, vous avez officialisé sur Facebook, Louis et toi? Y m’semble que c’est votre genre, ces conneries! » éclata Cody, s’emparant du portable de sa copine pour fouiller et tomber sur un écran affichant un état célibataire direct à côté de la photo du pauvre Louis. « Oh ben alors c’est pas moi qu’il faut que tu convainques hen. » qu’elle finit par déclarer, fichant l’appareil sous le nez de Jo. « On dirait qu’il a pas compris comment ça fonctionnait dans la tête de Joanne la banane. »

Cody se leva d’un bond, reprenant le joint qu’elle se glissa sur le bout des lèvres, filant vers la cuisine en replaçant le bas de sa culotte brésilienne du bout de son pouce. Un regard par-dessus son épaule plus tard lui confirma que Jo n’avait pas encore percuté, et elle se contenta de soupirer fortement. C’était lourd comme soirée. Un mec accro à ficher dehors, une meilleure copine déprimée et déprimante, et après un bref coup d’œil au frigo rien de bien potable pour cuisiner un truc mangeable. L’idée de texter Miccah pour qu’il passer lui livrer les dits croissants de l’amour qu’il lui avait promis la veille la fit rigoler, avant qu’elle ne s’avance sur le cas du bottin pour y chercher des restos intéressants. Page par page, la brunette se chargea donc en silence de trouver le meilleur endroit pouvant accompagner la nuit de la création, sachant très bien que le p’tit caractère de Jo s’enflait de plus en plus, prêt à exploser. Mais elle attendait, sans rien. C’était lassant. Sa copine avait besoin de vider son sac, et s’il y avait bien quelque chose qui mettait Cody en appétit, c’était une bonne dispute, franche, où tout le monde se criait ses vérités avant de finir complètement stoned. Provocatrice, elle passa donc la tête dans l’embrasure du salon.

« Dans mon cas, ça en prendrait pas mal avant que j’me pose. Tu sais ça. Que j’suis capable de savoir ce à quoi ressemble le plan cul typique et l’histoire faite pour durer. J’croyais qu’avec le rythme de vie qu’on avait, tu savais faire la différence aussi. » elle pausa, tournant la page du bottin, passant du libanais à l’italien. « Tu baises avec lui Jo, tu lui fais pas des gâteaux pendant qu’il regarde le foot à la télé et qu’il se masturbe sur les cheerleaders. »

Direct, peut-être, mais il fallait bien que Jo se crache ce qu'elle empilait dans son p'tit coeur pour bien voir que l’autre idiot n’en avait que faire d’elle. Et s’il fallait que Cody la pousse à bout pour qu’elle le fasse, l’anglaise le ferait. C’est à ça que servent les amies, non?

« J’suis sur la page du vietnamien là. Tu veux du riz frit au désespoir et des crevettes au rejet ou je prends que du tofu sauté et des biscuits aux amandes? »

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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Jeu 15 Nov - 12:15

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


Jo était un foutue paradoxe. Une fille instable au possible qui s’était construite tordue, et qui ne parvenait toujours pas à marcher droit. Elle avait grandis sans le faire, oscillant entre un monde adulte qui lui avait sauté à la gorge trop tôt, et un monde enfantin qu’elle se sentait incapable de quitter. Jo privilégiait l'immaturité, et le caprice comme mode de pensée. Elle avait le physique d’une adolescente, les gestes d’une enfant, le cerveau brisé d’un adulte. Jo avait confiance en elle, en ses capacités, en sa manière de gérer sa vie. Chez elle le proverbe «quand on veut, on peut» était une réalité. Mais à coté de ça Jo se laissait traité de manière parfaitement inacceptable par beaucoup de personne. A l’orphelinat, la psychologue -qui était de toute façon loin de comprendre Jo- avait finit par conclure que Jo «n’avait aucune estime d’elle, et se vendrait pour un peu d’affection» D’ailleurs c’est plus ou moins ce qu’elle faisait. En dansant quatre soirs par semaine dans une boîte de striptease elle vendait sa plastique parfaite à l’admiration du public. Et elle savait qu’on avait d’yeux que pour elle. Mais ça n’avait aucun rapport avec un fichu manque d’estime. Enfin d’après elle en tout cas. C’était juste qu’elle s’en fichait. Elle aimait presque autant pleurer que rire, et avait surtout peur de la monotonie, de ne pas vivre assez. Jo plaçait souvent la barre trop haute, et sa limite entre le bien et le mal était brisé sur bien des points et rarement à la bonne place. Ainsi elle se retrouvait souvent dans des situations les plus désagréables sans vraiment l’avoir cherché, ou en s’en fichant pas mal. Après ça elle douillait un peu, beaucoup dans le pire des cas, et elle enchaînait à nouveau.

« Pour ta gouverne je ferai bien ce que je veux des couilles de Miccah. Tant que je sais que j’reste en contrôle et qu’il viendra pas me faire chier en m’utilisant comme un objet. »

Elle regarda Cody ahurit. Elle suivit le regard et tomba sur ses menottes. Elle serra la mâchoire, réfléchissant un instant à ce qu’elle pourrait dire. Cody était sa meilleure amie. Ce n’était pas négociable, elle était aussi son âme soeur, ou un petit charabia comme ça, et Jo ne serait pas grand chose sans la présence de la brunette. Pourtant Cody était plutôt une antithèse de Jo. Cody était l’autre morceau du puzzle, mais ne ressemblait en rien à Jo. Ce qui causait occasionnellement, régulièrement, des disputes phénoménales sur leur manière de voir le monde... ou de vivre tout simplement. Ce n’était pas méchant. Enfin généralement elles ne pensaient pas vraiment à mal. Mais elles étaient des caractères trop fort, trop franc, avec trop peu de limite pour que la bonne intention de départ soit visibles. Elles explosaient, hurlaient, sortaient des horreurs qui avaient pourtant bon fond dans leur tête mais qui écorchait les oreilles de l’autre à l’écoute. Par exemple Cody ne se rendait pas compte à quel point ce qu’elle disait était dégradant. Pas à propos de Miccah, parce que là Jo en avait rien à foutre. Mais à propos d’elle et de sa foutue manie à se laisser traiter en objet. Peut être était-ce le cas. Peut être que Jo n’était pas particulièrement finaude dans ses relations amoureuses. Mais c’était sa vie. Et ce n’était pas à Cody d’émettre un jugement de valeur aussi sec et cassant. Mais bien sûr Cody ne serait pas Cody si elle ne jugeait pas les autres.

« Mais ça ne me fait pas chiez ! »

Elle avait hurlé, et ne s’était d’ailleurs pas rendu compte de l’abomination de ce qu’elle disait. Elle donnait soudainement du crédit à Louis, et à tous les autres mecs pour la traiter comme bon leur semblait. Elle se fichait d’avoir été laissé accrocher au divan nue en attendant que l’autre revienne de je ne sais quoi de plus intéressant que de s’envoyer sa «petite amie» Peut être ne le pensait-elle pas totalement comme ça. Et d’ailleurs lorsqu’elle était accroché au divan elle trouvait ça moyennement drôle. Mais après coup elle s’en fichait. Elle s’était tirée, tout allait mieux, pas de quoi en faire un drame. Jo avait surtout une propension à oublier qui était phénoménale. Elle était capable de ressortir avec un mec qui lui avait broyé le coeur une première fois, pourvue qu’il fasse un sourire angélique et qu’il prononce de plates excuses qu’il n’était d’ailleurs même pas obliger de penser. Jo était typiquement le genre de fille dont on disait qu’elle avait le coeur au niveau de l’entre-jambe.

« Me faire prendre pour un litre de lait périmé facilement jetable et remplaçable, c’est pas mon but premier tu vois. »

Ah parce que bien sûr c’était celui de Jo. Pauvre petite fille qui fait toujours tout pour qu’on la largue. Ce n’était pas dur pour Cody, elle avait un coeur de pierre, et s’arrangeait toujours pour jeter les mecs avant que ça ne soit l’inverse. Jo n’avait pas un radars à gay, pas un radars à lesbienne non plus, pas même un radars à mec qui va bientôt te larguer. Jo vivait bien trop dans le présent pour voir quoique ce soit. Elle ne se préoccupait jamais du pied qu’elle allait poser, ayant bien assez à faire avec celui qu’elle était entrain de poser. Jo ne retenait rien... D’où son absence total de sentiment rancunier. Jo ne prévoyait rien. D’où sa surprise totale le jour ou on la plaquait. Elle en oubliait même les heures insupportables qu’elle leur avait fait passer en crise de jalousie, en scénario sexuel bidon et franchement étrange... Du coup niveau remise en cause il n’y avait pas pire que Jo... Mais ce n’était pas vraiment de sa faute... C’était sa mémoire qui était trop franchement sélective et qui se concentrait uniquement sur les pièces de théâtre, et scénario de cinema.

« Va te faire voir Hendricks »

Jo n’avait pas la répartie très réactive. Et pour montrer qu’elle retenait -ou pas d’ailleurs- enfin pour montrer qu’elle n’avait pas apprécié elle le signifiait par la première chose qui lui venait à l’esprit et qui ne ferait probablement pas broncher Cody. D’ailleurs Cody glissa en avant vers Jo qui se laissa faire, elle sourit sous les frissons que provoquait la présence de Cody contre sa nuque. Elle revit le visage éclatant surgir devant elle et ne put pas s’empêcher de sourire. Soumise, amnésique, traitez là comme vous voulez, elle oubliait vite. La vie était trop courte pour la gâcher en mauvais sentiment.

« Tu pues pas le lait du tout. Il devrait pas y avoir de problème alors. »

Jo laissa échapper un rire. Ce n’était pas particulièrement drôle ou quoique ce soit, et il y a à peine deux secondes elle avait trouvé insupportable la comparaison que Cody avait fait entre le lait périmé et elle, mais il fallait croire qu’elle avait complètement oublié. Dans un soucis de justice, elle répondit l’air tout aussi malicieux que sa camarade.

« Non je pue le sexe et la clope froide... Mais c’est pas étonnant que tu aimes ça ! »

Dit comme ça, ça pouvait être glauque... Mais bon il fallait pas être prude non plus. Elle sortait à peine de chez Louis et n’avait pas encore eu le temps de se doucher à cause de Cody et Miccah qui s’amusait dans la salle de bain. Et puis apriori c’était une odeur plutôt naturelle. Enfin pour la partie sexe en tout cas.

« Hey, ça me fait penser, vous avez officialisé sur Facebook, Louis et toi? Y m’semble que c’est votre genre, ces conneries! »

Et voilà que Cody revenait à la charge. Jo détestait quand elle faisait ça... Lorsqu’elle jugeait sa manière d’agir avec les hommes. Elle faisait ce qu’elle voulait jusqu’à preuve du contraire. Elle marmonna un vague «non» décidant que ce n’était de toute façon pas la peine de se justifier outre mesure... Cody ne ferait que l’utilisé pour se foutre de sa gueule encore et encore, et Jo ne trouvait pas ça amusant pour deux sous. D’ailleurs elle savait que si son amie continuait sur cette voix glissante, elle allait perdre la totalité de son sang froid et se montrer franchement désagréable. Le pire c’est que ça ne ferait probablement ni chaud ni froid à son amie. Cody était inatteignable... Et parfois Jo se demandait si ça l’amusait de la blesser, comme ça pour le plaisir, pour lui prouver qu’elle savait sois-disant mieux gérer ses sentiments ? Elle laissa Cody choper son téléphone portable tout en bouillonnant de l’intérieur et en affichant un regard qui se voulait résolument noir.

« Oh ben alors c’est pas moi qu’il faut que tu convainques hen. On dirait qu’il a pas compris comment ça fonctionnait dans la tête de Joanne la banane. »

Jo laissa échapper un rire forcé, rauque, et jaune. « Hilarant Caden la baleine! » dit-elle en suivant son sens de la répartie absolument implacable de nullité. Peut être qu’à force Cody sentirait qu’il fallait qu’elle arrête sinon elle allait finir par vraiment froisser Jo et que ça n’arrangerait rien. Lorsqu’elle vit Cody se lever elle ne broncha pas. Au moins elle aurait la paix, et pourrait enfin ruminer en paix, en attendant que ça passe. Jo aimait crier, ce n’était pas le problème. Mais elle ne supportait pas être un infériorité par rapport à n’importe qui. Et Cody était entrain de l’enfoncer tellement profond qu’il valait mieux qu’elle réfléchisse deux secondes à ce qu’elle pourrait hurler à la gueule de son amie si elle donnait un nouveau coup de maillet. D’ailleurs ce moment ne tarda pas à arriver et Jo n’avait probablement pas encore eu assez le temps de réfléchir... Comme quoi c’était pour la petite rousse une vraie souffrance de prévoir quoique ce soit.

« Dans mon cas, ça en prendrait pas mal avant que j’me pose. Tu sais ça. Que j’suis capable de savoir ce à quoi ressemble le plan cul typique et l’histoire faite pour durer. J’croyais qu’avec le rythme de vie qu’on avait, tu savais faire la différence aussi. Tu baises avec lui Jo, tu lui fais pas des gâteaux pendant qu’il regarde le foot à la télé et qu’il se masturbe sur les cheerleaders. »

Les dents de Jo grincèrent franchement d’un bruit fort désagréable. Jo n’en avait rien à foutre. Cody était aigri. Cody ne supportait pas la niaiserie de Jo, et Jo n’appréciait pas non plus la noirceur infini des sentiments de Cody. Elle préférait voir tout dans un nuage rose, et bien c’était son problème à ce qu’elle sache.

« J’suis sur la page du vietnamien là. Tu veux du riz frit au désespoir et des crevettes au rejet ou je prends que du tofu sauté et des biscuits aux amandes? »

BOUM. Jo s’était levé d’un coup, les poings serrer à s’en planter les ongles dans la peau. Elle saignait peut être. Ses yeux lançaient probablement des éclairs, et les larmes ne tarderait pas à lui monter aux yeux.

« Tu vas la fermer oui ? Ca t’amuse d’être une garce ? Tu te penses peut être plus intelligente que moi parce que tu as une guillotine à la place du coeur ? Mais tu sais quoi tu es encore plus minable que moi avec tes plans culs à la con. Me dit pas que tu sais reconnaître le plan cul de l’histoire faite pour durer. Tu laisserais passer le mec parfait pour toi sans même sourciller. » Elle s’était rapprochée de la cuisine et crachait sa haine à la face de son amie « Tu n’es jamais heureuse. Tu es seulement orgasmique, stone, ou sur les nerfs. Alors lâche moi la grappe avec tes conneries de lait périmé. Va te faire sauter par ton tofu et encule toi avec tes biscuits aux amandes ! » Qu’est ce qu’elle était classe quand elle voulait. Elle fit une sortie théâtrale de la cuisine avant de revenir dans la cuisine et d’exploser une dernière fois. « Tu dis qu’il a pas compris comment ça fonctionnait dans la tête de Joanne la Banane... Mais tu es bien à coté de mes pompes aussi Cody... Si tu m’écoutais de temps en temps, tu saurais que j’en ai besoin de mon fichu positivisme à la con. Que je me fiches de me faire larguer pourvue que le reste du temps je suis sur un fucking nuage rose ! Merci de noircir mon monde vraiment ! »

Cette fois elle sortie pour de bon et partie claquer la porte de la salle de bain avant de s’engouffrer dans la douche. Elle laissa couler l’eau qui enlèverait sa connasse d’odeur stupide, ses larmes dégueulasses et brulante, son maquillage... Elle s’en voudrait probablement d’avoir dit autant d’horreur à Cody... Mais bon il n’y avait pas de raison qu’elle se prenne tout par la gueule parce que ça amusait son amie... Et puis il serait bien temps de s’excuser plus tard, non ?
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Mar 27 Nov - 5:20

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


C’était à s’y méprendre. Elles étaient amies, elles étaient fusionnelles, elles étaient tout l’une pour l’autre, elles s’haïssaient, elles se frappaient, elles s’engueulaient. D’une façon, c’était simple. Normal. Le feu et la glace. L’une brûlait, littéralement. Elle se consumait, désirait, s’investissait, donnait son sens à l’intensité. L’autre était froide, blasée, hautaine. Elle n’accordait d’importance à personne, haussait le sourcil plutôt que d’ouvrir les bras, prenait ce qu’elle voulait avant de laisser les victimes refroidies, rien ne l’atteignant vraiment. La reine de glace qu’on la surnommait au collège. Sur le plateau aussi. Ça n’aurait pas pu être plus vrai.

Et quand le feu s’y collait, c’était explosif. Cody ne fondait pas sous la chaleur et l’insistance de son amie. Elle prenait plutôt une température confortable, pleine de compromis, et s’adaptait. Parce qu’elle était un serpent, parce qu’elle était passée maître dans l’art de se faufiler, d’être là sans vraiment l’être, d’écouter, de juger un peu aussi. Mais elle prenait toujours la place qu’elle se donnait, laissant les frasques et le drame à Jo qui le vivait beaucoup mieux qu’elle. Là où les gens voyait une relation destructrice, Cody voyait une belle occasion d’en apprendre plus sur les humains et de peut-être, un jour, moins les mépriser. Jo était le cas parfait d’altruisme, de confiance, de poneys roses. Et son côté tordu, complètement crack rattachait l’anglaise. Lui évitait l’ennui et l’agacement de côtoyer 24h sur 24 une boule d’énergie en puissance. C’était le parfait mélange des deux contraires, le ying et le yang. Et ça fonctionnait. Parce que même à l’instant, même si Cody était particulièrement agacée par la tournure que prenait la soirée, elle aurait bien pu tout foutre en l’air et filer embrasser sauvagement sa copine. Juste parce que. Parce qu’elles faisaient des conneries, parce qu’elles vivaient à 1000 à l’heure, parce que c’était ce à quoi on s’attendait d’elles.

« Contente il m'a largué ? »

Caden voguait au salon, écoutant d’une oreille. Elle savait que ça ne durerait pas trop longtemps. Leurs enguelades étaient foudroyantes, mais jamais trop demandantes. Quelques cris, quelques coups, puis on passe à un autre appel. Elles étaient jeunes, pas besoin de se faire la guerre comme au lycée pour trouver des trucs importants à raconter dans le dos l’une de l’autre. Y’avait des limites à être des filles, nah? C’est donc le moindrement intéressée qu’elle hocha vaguement de la tête, laissant Jo broyer du noir, se la jouer poète maudit en buvant d’un trait son verre. Un CD d’un groupe qu’elles étaient allées voir la semaine dernière au Barking traînait sur la table basse du salon et elle le mit machinalement dans le lecteur, ignorant l’autre, la laissant cuver son vin, son gin, son Louis, quel raté!, et sa vie entière s’il le fallait, alors qu’elle augmentait le volume de la chanson transcendante, ambiance électro qu’elle appréciait pas mal en cette soirée emmerdante jusqu’à maintenant.

Un coup d’œil à l’horloge pendant qu’elle esquissait un pas de danse, un joint entre les doigts, lui confirma qu’elle avait encore le temps de filer vite fait chez Louis et de lui arracher les couilles. Partageant le sourire mauvais de son amie, mais pas pour les mêmes raisons, Hendricks se mit à fantasmer sur la façon qu’elle utiliserait pour démolir l’autre idiot qui venait de briser pour une millième fois le cœur de sa coloc. Elle pourrait y aller de la façon la plus simple qui soit, entrer lorsqu’il est dans la douche, piquer un couteau dans la cuisine et le lui enfoncer bien profondément entre les côtes sans qu’il ne sente autre chose que la lame glacée lorsqu’elle serait déjà trop loin enfouie sous sa peau. Elle pourrait aller au drugstore et acheter des cachets somnifères qu’elle foutrait tous dans la bière qu’il se serait décapsulée, bien heureux d’avoir été le mâle alpha dans la relation et d’avoir larguer Jo avant qu’elle ne lui fasse honte devant ses potes. Et le regarder agoniser, trembler de sueurs froides, et crever bien lentement, comateux, sur sa carpette pleine de sperme et de mégôts de cigarette. La façon qui la séduisait le plus, par contre, resterait celle de piquer le fusil du garde du corps de son député politique de frère et de patienter, tapie sur la banquette arrière de sa bagnole. Elle attendrait qu’il soit sur l’autoroute ou alors bien loin de la ville et elle le menacerait de l’arme. Elle lui gueulerait de conduire bien loin, jusqu’à l’océan, et d’appuyer sur l’accélérateur pour que la voiture finisse par s’enfoncer dans l’eau bien bleue, bien profonde. Le fusil serait son argument de force, et elle pourrait bien finir par lui foutre une balle dans la tête s’il ne l’écoutait pas. Ouais, le fait d’avoir une arme à feu la stimulait plus que toutes les autres idées, et tirant sur son joint encore un peu elle ferma les yeux, soudainement excitée par autant d’idées morbides.

« Dis moi... Ca t'amuse au moins ? D'avoir toujours raison ? De me ramasser dans des états pitoyables parce que décidément je suis trop conne ? Tu te sens puissante non ? De te dire que ça ne t'arrive pas ? Parce que tu ne pourrais pas être aussi conne que Jo tout de même... »

La voix cristalline de Jo ramena Cody sur terre et la brunette soupira longuement, visiblement très déçue de ne plus être dans sa tête, s’imaginant démembrer Louis et baigner dans son sang, avec ses hurlements de terreur en trame de fond. S’il savait combien de fois il était mort, et des pires façons, il garderait surement sa queue bien rangée et changerait de trottoir s’il la croisait un jour. Le pauvre. « Plaît-il? » demanda-t-elle, désabusée, baissant à peine le volume criant des hauts-parleurs et s’approchant lentement de la boxeuse particulièrement à cran. « Tu pleures! » Et c’était même pas une question. Ça remontait à quand la dernière fois où Cody avait pleuré? À la Factory? Durant la pseudo-scène de viol où Parker avait filé dans les douches avec Jo? Ou quand elle avait fait du crack avec Alex au Barking et qu’ils avaient fini par se cracher dessus tellement ils étaient stoned et morts de rire? Elle ravala sa salive, fila le joint à sa copine avec la mine de dire « T’en a vraiment besoin ma grande », puis elle se plaça direct à côté du sac de boxe, dans un angle où la rouquine pouvait lui décocher un djab dans la seconde. Et ça tombe bien, l’anglaise était dans un état où les coups ne lui faisait pas peur.

« Tu te sentirais mieux si tu me cassait la gueule peut-être? Si tu te prouvais que c’est toi la fille puissante dans l’histoire, celle qui contrôle sa vie, celle qui choisit consciemment e sortir avec des ratés parce que ça l’amuse? Vas y. Défoule-toi. »

Le menton relevé en signe de défi, Cody attendait. C’était ça être une bonne amie. Offrir l’occasion de se faire démolir dans les règles de l’art pour aider sa copine à passer à autre chose. Pourtant, le coup ne partait pas. Et merde, elle avait pas joué à ça pour finir intacte. Fallait un peu de sport, les tensions étaient lourdes, palpables, et le joint l’avait rendue si relax et si décontracte qu’elle aurait pu avoir des côtes fêlées et le nez cassé qu’elle n’aurait rien ressenti. Aguicheuse, elle commença par s’avancer vers son amie, l’air plein de condescendance, avant de laisser ses mains parcourir son corps, le flatter, lui prendre les poignets, replacer une mèche de cheveux du bout des doigts derrière son oreille. Elle savait comment Jo avait besoin de sa bulle, parfois, surtout lorsqu’elle allait mal. Autrement, y entrait qui voulait, mais particulièrement ce soir, elle semblait sur la corde raide, prête à tout défoncer, prête à tout éclater. Et si c’était ce que ça prenait pour qu’elle passe à autre chose et que la soirée débute enfin, ben soit. If only for the story, elles se battraient, se casseraient la gueule, se broyeraient les os et finiraient par manger une pizza végée en sniffant une ligne et en rédigeant leur prochain succès.

Toujours dans l’attente, Cody étira la note un peu plus loin, laissant de côté les caresses, poussant littéralement son amie loin d’elle. « Tu m’ennuies quand t’es comme ça Jo. J’te donne l’occasion de me frapper, de me démolir la guele pour te sentir mieux et tu fais rien. Décevant. »

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Dernière édition par Cody A. Hendricks le Sam 2 Fév - 17:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Mar 4 Déc - 11:20

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


Le problème de l'adoration ? C'est qu'elle se mêle bien facilement à la haine. Et Jo adorait autant Cody qu'elle pouvait la détester. Elle était ridicule, sale, et immonde avec ces idées noires, son sarcasme putréfide, ses allures de pute. Jo exagérait sans doute. Cody était la fille la plus classe qui puisse exister. Elle était certes malsaine au possible, glauque dans son allure macabre, mais elle était tellement séduisante, tellement magique. Cody poussait à l'obsession c'était aussi simple que ça. Elle était un vil serpent qui la mettait hors d'elle. Parce que Jo n'était pas comme toutes ses filles, comme tous ses mecs qui tombaient dans les filets de son amie. Oui elle l'admirait. Oui elle l'idolâtrait un peu. Oui elle suffoquerait si Cody venait à la laisser tomber. Mais d'une manière elle était lucide sur ses défauts, elle avait face à son amie sa propre personnalité, et ne pliait pas sous celle si brillante d'obscurité. Jo et Cody était le ying et le yang, l'ombre et la lumière qui se rassemblait dans un mélange foudroyant sous acide. Mais trop souvent elles explosaient en vol tentait de se déchirer, se foudroyait. Parce que leur relation ne pouvait pas s'étendre dans les sphères calmes d'une amitié sans problème. Parce que Jo n'était pas capable de se laisser couler dans une amitié douce et heureuse. Parce que Cody exécrait la douceur et le bonheur. Qu'elles s'aimaient autant simplement parce qu'elles étaient capable de se foncer dessus à pleine balle et de se hurler à la figure les quatre vérité de l'autre sans que personne ne soit vexé. Enfin plus ou moins. Jo le savait c'était là ou résidait sa faiblesse. Elle était une éternelle optimiste, incapable d'en vouloir à quiconque sur le long terme, et qui portait à la race humaine un amour sans limite. Elle n'était pas compréhensible, elle était trop souvent à coté de ses pompes, elle ne parlait pas pourtant tout le temps en bisounours, mais elle avait ses allures de petite fleurs fragiles qui se révélait souvent carnivore. Mais en attendant elle n'était souvent qu'une gamine hyperactive et joviale avec un cerveau qui ressemble à la guerre en Irak. Jo se blessait souvent. Et il fallait l'avouer la personne la plus à même de lui faire mal était aussi la personne qui lui faisait le plus de bien. Cody. Cody ne se blessait pas. Cody blessait. Cody était du sarcasme ambulant, une terreur des bas fond. Cody avait un sorte de connaissance du monde humain et de Jo en particulier qui l'agaçait. Cody prévoyait les mouvements et les réactions de son amie quand bien même tout le monde pouvait s'accorder à dire que Jo était une fille fichtrement imprévisible et que s'en était même chiant. On ne savait jamais vraiment quand la rousse serait la plus agréable du monde, ou lorsqu'elle se transformerait en véritable éponge à sentiment, en harpie, en méduse.. Cody savait. Cody s'en servait. Cody mettait au tapis Jo à chaque bataille qui se présentait. C'était insupportable.

« Ouh, fancy. Va seulement falloir que tu me prêtes tes menottes pour que j’empêche les cookies d’aller faire des miettes partout. Si tu pouvais lâcher un coup de fil à Louis pour qu’il nous rende les clés ça serait assez sympa aussi. »

Elle était insupportable, inatteignable, et Jo n'était pas réputé pour avoir un cerveau particulièrement rapide lorsqu'elle était en colère, vulnérable et blessé. Parce que la seule chose que Cody ne voyait pas, ou qui ne l'intéressait pas au choix, c'était quand Jo en avait réellement marre, quand elle avait mal. Vraiment mal. A se déchirer la peau avec ses dents, à rayer tous les murs avec ses ongles, à se fumer tous le paquet de shit d'affiler jusqu'à avoir le cerveau parfaitement embrumer et l'estomac qui se retourne contre elle même. Cody ne connaissait pas la limite. Jo grinçait des dents, et attrapa violemment son téléphone portable avant de le jeter de toute ses forces sur Cody. « Démerde toi avec ça Caden ! » Quand Jo n'en venait à ne plus employé son surnom c'est qu'elle était pas loin d'exploser. Parce qu'elle n'emploierait pas d'insulte face à Cody sachant parfaitement que rien ne serait efficace contre cette brunette incendiaire et destructrice. Et Jo avait déjà fumé un peu, son cerveau était donc incapable de trouver quelque chose qui ferait l'office d'un poignard sur Cody. Enfin mise à part un poignard lui même.. Mais elle n'en était pas encore là... Quoiqu'au fond c'était probablement comme ça que les choses devraient finir entre elle.

Une fois son portable écrasé dans la face de son amie elle se précipita dans la salle de bain et s'enferma à double tour. Elle avait besoin de se laver, d'exulter sa rage, et de faire rouiller cette connasse de menotte qui n'avait rien à faire à son poignet. Cody grosse connasse enfoiré de merde. Louis enculé de première, enfoiré de mes deux, trou du cul professionnel. Il aurait du se renseigner et savoir qu'on emmerde pas Jo de la sorte. Que ce n'est pas parce que la jolie roussette est amoureuse transit, qu'elle est limite nymphomane qu'au final elle a pas une poigne de fer, et que ta queue ressemblera pas à un chou fleur lorsqu'elle aura finit de s'occuper de toi et de tes couilles de merde. Jo se déshabilla et se glissa sous la douche brulante qui n'attendait qu'elle... Elle pensait à Louis, son plan foireux, à Cody et Miccah qui venait de s'envoyer à l'air dans la douche. Elle aspergea la douche de savon, sur les murs, sur le pommeau de douche, sur elle, partout. Ça puait le connard dans cette douche. Trop absorbé par sa propre colère et le bruit de l'eau elle n'avait pas fait attention à ce que Cody hurlait de l'autre coté de la porte. Heureusement sinon elle serait probablement sortie et lui aurait griffé le corps mille fois... jusqu'à ce qu'elle saigne tient. Ce n'était pas pour rien que Jo faisait de la boxe... Elle avait légèrement un problème de violence à régler, et était capable de démonter beaucoup de mec simplement par la force de ses petits poing ridicule qui ne faisait peur à personne. C'était bien le problème de la plus part des gens... Ne pas avoir peur de Jo...

Après une bonne douche Jo sorti de la salle de bain tout aussi énervé, moins sale cependant, toujours les menottes autours du poignet, mais sans les fringues dégueulasses. Elle sortie et foudroya du regard son amie comme si elle était une môme de cinq ans. De toute façon pourquoi était-on réellement obligé de grandir ? Jo emmerdait bien le monde et ses conventions. Elle faisait ce qu'elle voulait non de dieu. « Sérieux, un photomaton? » La ce n'était plus un foudroiement du regard que Cody méritait . Le portable en pleine gueule ça ne lui suffisait pas ? Jo se rapprocha d'un pas furieux arracha la photo des mains de sa copine avant de la déchirer en petit morceau avant de les mettre dans sa bouche et de les mâché comme un chew gum défiant son amie du regard. Elle finit par faire un grand sourire, et par recracher les bout de papier encré et dégueulasse à la gueule de son amie dans un classe international qui ferait probablement rire la brunette qui sortait tout de même de la douche. Jo en avait marre de parler de toute façon. Ayant le gout dégueulasse de l'encre dans la bouche elle se dirigea toujours vêtu d'une simple serviette vers la cuisine et attrapa une bouteille de vodka tequila, ou je ne sais quel alcool fort et donc transparent qu'elle but comme du petit lait pour se désinfecter la bouche.

« Je retire ce que j’ai dit, c’est pas lui qui devrait te fuir à cause de ton besoin abrasif d’affection, c’est plutôt toi qui devrait décamper. Ce mec est probablement gay. Limite, tu devrais te faire Jekyll à la place, au moins là t’aurais des possibilités d’avancement de carrière intéressantes. »

Hum... Au nom de Jekyll elle parut intéressé et repassa la tête par la porte de la cuisine pour regarder son amie. Jekyll était mignon. Ok il était carrément cool, sexy et tout, et Jo en ferait bien son quatre heures. Mais Jo ne le dirait pas à Cody sous peine de se faire démonter encore une fois. Parce que Jekyll était "gay". Autant qu'elle pouvait l'être probablement... Mais lorsque Cody avait quelque chose en tête... « Jekyll ? Tu as raison je ferais ça. » dit-elle avec un grand sourire avant d'aller s'habiller... Non pas qu'elle n'aimait pas se balader en serviette, mais bon si jamais Cody l'énervait encore plus elle serait mieux habillé pour lui foutre sur la gueule. En passant elle attrapa son portable qui gisait au sol et partie dans sa chambre le temps de sauter dans ses sous-vêtements jolies jolies mais on s'en fiche, dans un mini short même si on est en plein hivers, dans l'appartement des filles on est sous les tropique et un T-shir ample et court qui laissait voir son nombril, ses épaules et qui ne servait pas à grand chose si ce n'est qu'il était franchement confortable. Une fois habillé elle ramassa son portable qui marchait toujours. Dieu fait parfois des miracles. Elle avait un nouveau message de Louis. Dans l'espoir vain et stupide qu'il s'excuse et dise qu'il était devant chez elle pour lui rendre les clés des menottes elle l'ouvrit et resta conne quelques secondes devant son portable. Il la larguait ? IL LA larguait ? Par TEXTO ? Genre le mec qui n'a rien compris à la vie et qui aurait une couille en moins demain matin. En temps normal elle aurait été franchement triste. Elle aurait même lâcher quelques larmes, se serait mis une mine phénoménale et serait repartie. Mais là Cody l'avait chauffé à blanc et elle en voulait à la terre entière, et voilà que l'autre con la larguait. Elle attrapa ses bandes et s'enroula les poignets dans l'éventualité ou elle aurait besoin de cogner contre quelqu'un. Elle mis ses gants autours de son cou avant de sortir de sa chambre la mâchoire serré. Bien sûr elle était toujours en colère contre Cody... Ce n'est pas le genre de truc qui s'effaçait comme ça. Quoique... Mais Louis emportait la palme pour le moment. Pourtant en sortant de sa chambre, elle cracha au visage de Cody « Contente il m'a largué ? » un sourire mauvais sur le visage. D'ailleurs il ne lui manquait plus que les peintures guerrières. Se dirigeant vers la cuisine elle avala une nouvelle gorgée de liquide transparent bien fort avant de monté son sac de sable sur le crochet en fer destiner à cet effet, d'enfiler ses gants et de commencer à cogner dessus. On sait tous qu'après sa douche il fallait faire sur sport. « Dis moi... Ca t'amuse au moins ? D'avoir toujours raison ? De me ramasser dans des états pitoyables parce que décidément je suis trop conne ? » Elle s'essoufflait un peu à parler en frappant mais ça lui faisait du bien. « Tu te sens puissante non ? De te dire que ça ne t'arrive pas ? Parce que tu ne pourrais pas être aussi conne que Jo tout de même... » Ok en fait les larmes n'étaient pas loin. Des larmes de rage certain, destiné à Louis, à Cody, à elle même au monde entier s'il le fallait mais des larmes tout de même.
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 2 Fév - 17:44

If someone believed me.
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they would be as in love with you as I am.


C’était à s’y méprendre. Elles étaient amies, elles étaient fusionnelles, elles étaient tout l’une pour l’autre, elles s’haïssaient, elles se frappaient, elles s’engueulaient. D’une façon, c’était simple. Normal. Le feu et la glace. L’une brûlait, littéralement. Elle se consumait, désirait, s’investissait, donnait son sens à l’intensité. L’autre était froide, blasée, hautaine. Elle n’accordait d’importance à personne, haussait le sourcil plutôt que d’ouvrir les bras, prenait ce qu’elle voulait avant de laisser les victimes refroidies, rien ne l’atteignant vraiment. La reine de glace qu’on la surnommait au collège. Sur le plateau aussi. Ça n’aurait pas pu être plus vrai.

Et quand le feu s’y collait, c’était explosif. Cody ne fondait pas sous la chaleur et l’insistance de son amie. Elle prenait plutôt une température confortable, pleine de compromis, et s’adaptait. Parce qu’elle était un serpent, parce qu’elle était passée maître dans l’art de se faufiler, d’être là sans vraiment l’être, d’écouter, de juger un peu aussi. Mais elle prenait toujours la place qu’elle se donnait, laissant les frasques et le drame à Jo qui le vivait beaucoup mieux qu’elle. Là où les gens voyait une relation destructrice, Cody voyait une belle occasion d’en apprendre plus sur les humains et de peut-être, un jour, moins les mépriser. Jo était le cas parfait d’altruisme, de confiance, de poneys roses. Et son côté tordu, complètement crack rattachait l’anglaise. Lui évitait l’ennui et l’agacement de côtoyer 24h sur 24 une boule d’énergie en puissance. C’était le parfait mélange des deux contraires, le ying et le yang. Et ça fonctionnait. Parce que même à l’instant, même si Cody était particulièrement agacée par la tournure que prenait la soirée, elle aurait bien pu tout foutre en l’air et filer embrasser sauvagement sa copine. Juste parce que. Parce qu’elles faisaient des conneries, parce qu’elles vivaient à 1000 à l’heure, parce que c’était ce à quoi on s’attendait d’elles.

« Contente il m'a largué ? »

Caden voguait au salon, écoutant d’une oreille. Elle savait que ça ne durerait pas trop longtemps. Leurs enguelades étaient foudroyantes, mais jamais trop demandantes. Quelques cris, quelques coups, puis on passe à un autre appel. Elles étaient jeunes, pas besoin de se faire la guerre comme au lycée pour trouver des trucs importants à raconter dans le dos l’une de l’autre. Y’avait des limites à être des filles, nah? C’est donc le moindrement intéressée qu’elle hocha vaguement de la tête, laissant Jo broyer du noir, se la jouer poète maudit en buvant d’un trait son verre. Un CD d’un groupe qu’elles étaient allées voir la semaine dernière au Barking traînait sur la table basse du salon et elle le mit machinalement dans le lecteur, ignorant l’autre, la laissant cuver son vin, son gin, son Louis, quel raté!, et sa vie entière s’il le fallait, alors qu’elle augmentait le volume de la chanson transcendante, ambiance électro qu’elle appréciait pas mal en cette soirée emmerdante jusqu’à maintenant.

Un coup d’œil à l’horloge pendant qu’elle esquissait un pas de danse, un joint entre les doigts, lui confirma qu’elle avait encore le temps de filer vite fait chez Louis et de lui arracher les couilles. Partageant le sourire mauvais de son amie, mais pas pour les mêmes raisons, Hendricks se mit à fantasmer sur la façon qu’elle utiliserait pour démolir l’autre idiot qui venait de briser pour une millième fois le cœur de sa coloc. Elle pourrait y aller de la façon la plus simple qui soit, entrer lorsqu’il est dans la douche, piquer un couteau dans la cuisine et le lui enfoncer bien profondément entre les côtes sans qu’il ne sente autre chose que la lame glacée lorsqu’elle serait déjà trop loin enfouie sous sa peau. Elle pourrait aller au drugstore et acheter des cachets somnifères qu’elle foutrait tous dans la bière qu’il se serait décapsulée, bien heureux d’avoir été le mâle alpha dans la relation et d’avoir larguer Jo avant qu’elle ne lui fasse honte devant ses potes. Et le regarder agoniser, trembler de sueurs froides, et crever bien lentement, comateux, sur sa carpette pleine de sperme et de mégôts de cigarette. La façon qui la séduisait le plus, par contre, resterait celle de piquer le fusil du garde du corps de son député politique de frère et de patienter, tapie sur la banquette arrière de sa bagnole. Elle attendrait qu’il soit sur l’autoroute ou alors bien loin de la ville et elle le menacerait de l’arme. Elle lui gueulerait de conduire bien loin, jusqu’à l’océan, et d’appuyer sur l’accélérateur pour que la voiture finisse par s’enfoncer dans l’eau bien bleue, bien profonde. Le fusil serait son argument de force, et elle pourrait bien finir par lui foutre une balle dans la tête s’il ne l’écoutait pas. Ouais, le fait d’avoir une arme à feu la stimulait plus que toutes les autres idées, et tirant sur son joint encore un peu elle ferma les yeux, soudainement excitée par autant d’idées morbides.

« Dis moi... Ca t'amuse au moins ? D'avoir toujours raison ? De me ramasser dans des états pitoyables parce que décidément je suis trop conne ? Tu te sens puissante non ? De te dire que ça ne t'arrive pas ? Parce que tu ne pourrais pas être aussi conne que Jo tout de même... »

La voix cristalline de Jo ramena Cody sur terre et la brunette soupira longuement, visiblement très déçue de ne plus être dans sa tête, s’imaginant démembrer Louis et baigner dans son sang, avec ses hurlements de terreur en trame de fond. S’il savait combien de fois il était mort, et des pires façons, il garderait surement sa queue bien rangée et changerait de trottoir s’il la croisait un jour. Le pauvre. « Plaît-il? » demanda-t-elle, désabusée, baissant à peine le volume criant des hauts-parleurs et s’approchant lentement de la boxeuse particulièrement à cran. « Tu pleures! » Et c’était même pas une question. Ça remontait à quand la dernière fois où Cody avait pleuré? À la Factory? Durant la pseudo-scène de viol où Parker avait filé dans les douches avec Jo? Ou quand elle avait fait du crack avec Alex au Barking et qu’ils avaient fini par se cracher dessus tellement ils étaient stoned et morts de rire? Elle ravala sa salive, fila le joint à sa copine avec la mine de dire « T’en a vraiment besoin ma grande », puis elle se plaça direct à côté du sac de boxe, dans un angle où la rouquine pouvait lui décocher un djab dans la seconde. Et ça tombe bien, l’anglaise était dans un état où les coups ne lui faisait pas peur.

« Tu te sentirais mieux si tu me cassait la gueule peut-être? Si tu te prouvais que c’est toi la fille puissante dans l’histoire, celle qui contrôle sa vie, celle qui choisit consciemment e sortir avec des ratés parce que ça l’amuse? Vas y. Défoule-toi. »

Le menton relevé en signe de défi, Cody attendait. C’était ça être une bonne amie. Offrir l’occasion de se faire démolir dans les règles de l’art pour aider sa copine à passer à autre chose. Pourtant, le coup ne partait pas. Et merde, elle avait pas joué à ça pour finir intacte. Fallait un peu de sport, les tensions étaient lourdes, palpables, et le joint l’avait rendue si relax et si décontracte qu’elle aurait pu avoir des côtes fêlées et le nez cassé qu’elle n’aurait rien ressenti. Aguicheuse, elle commença par s’avancer vers son amie, l’air plein de condescendance, avant de laisser ses mains parcourir son corps, le flatter, lui prendre les poignets, replacer une mèche de cheveux du bout des doigts derrière son oreille. Elle savait comment Jo avait besoin de sa bulle, parfois, surtout lorsqu’elle allait mal. Autrement, y entrait qui voulait, mais particulièrement ce soir, elle semblait sur la corde raide, prête à tout défoncer, prête à tout éclater. Et si c’était ce que ça prenait pour qu’elle passe à autre chose et que la soirée débute enfin, ben soit. If only for the story, elles se battraient, se casseraient la gueule, se broyeraient les os et finiraient par manger une pizza végée en sniffant une ligne et en rédigeant leur prochain succès.

Toujours dans l’attente, Cody étira la note un peu plus loin, laissant de côté les caresses, poussant littéralement son amie loin d’elle. « Tu m’ennuies quand t’es comme ça Jo. J’te donne l’occasion de me frapper, de me démolir la guele pour te sentir mieux et tu fais rien. Décevant. »

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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Jeu 14 Fév - 10:51

If someone believed me.
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Jo n'avait pas eu une vie facile. L'orphelinat n'est pas un endroit pour grandir, pour se construire. Peut être est-ce pour ça que Jo était aussi bizarre, aussi contradictoire. Peut être est-ce pour ça qu'elle était la fille la plus fragile, la plus défoncé, mais aussi la plus brillante, et la plus forte de son âge. Jo laissait croire beaucoup de chose. Jo se fichait particulièrement du jugement des autres. Depuis la mort de ses parents, beaucoup, beaucoup trop tôt, elle avait appris à vivre pour elle même. Sans faire attention aux autres. Bien sûr ce n'était pas tout à fait vrai. Elle s'attachait au gens comme personne, aimait, souvent à en perdre la raison. Mais ça lui passait souvent. Parce qu'il le fallait bien au bout d'un moment. Parce que tout le monde finissait toujours, un jour, par la décevoir. C'était rentré dans ses moeurs, d'aimer, d'être déçu, d'être une loque, et de repartir. A sa place beaucoup aurait abandonné, arrêté d'aimer, arrêté de souffrir. Mais Jo aimait ça. Jo ne voulait pas d'une vie plate ou elle pouvait tout contrôler. D'ou tirait-on la violence si on avait pas de sentiment. Vous ne pensez pas que l'on peut gagner un championnat de boxe sans avoir un minimum de sentiment destructeur. Et essayer pour voir. De vous faire jeter, pas un peu, mais beaucoup, de nombreuse fois, après avoir été folle amoureuse. Ressentez chaque rupture, chaque déchirement de coeur. Et vous verrez la force qui s'écoule de la douleur. C'était pour ça qu'elle était la plus forte, la plus déchirante des boxeuse de son âge. C'était son sourire parfait, lointain, qui donnait envie de vomir à ses concurrentes. C'était ses idées tordus, son absence totale de limite pour les réalisés qui collaient la mort au frousse à ses ex qui avait eu la mauvaise idée de la faire souffrir. Parce que Jo se fichait de souffrir. Elle n'était pas une faible femme. Contrairement à ce qu'on pouvait penser elle n'était pas une pauvre gamine naïve qui se ferait avoir à chaque fois, qui ne pourrait pas se défendre. Elle se faisait avoir, mais celui qui était persuadé de l'avoir eu se retrouvait généralement à s'en vouloir mille fois plus qu'elle lorsqu'elle se rendait compte de leur supercherie. Elle était l'arme fatale de toutes les naïves de l'univers. Celle qui faisait tomber tous les salauds de l'univers, à cause de son apparence faiblesse d'esprit, de sa manie de chiez des arcs en ciel et des papillons. Mais au final, on en était loin. Tellement loin.

Alors oui elle s'énervait contre Cody. Oui elle cherchait toujours à se battre contre le tempérament blasé de son amie. Contre sa manie qu'elle avait à lui dicter son existence, à se penser mieux qu'elle. Elle savait pertinemment que ce n'était pas le cas. Que Cody ne la jugeait plus à ce point là. Mais quel différence au juste ? Jo n'avait jamais eu de famille. Jamais eu personne qui puisse l'encercler de ses bras, la laisser pleurer, la réconforter. Et voilà que sa meilleure amie, son âme soeur en quelques mots, était d'une violence inouï, incapable de ressentir le moindre battement de coeur, vomissant au premier mot doux. Non elle ne s'en plaignait pas. Elle l'avait choisit, ça lui allait. Mais tout de même. Ca explosait. Elles étaient trop différentes. Elles s'aimaient trop. Voulais trop pour l'autre. Mais elles n'avaient pas les mêmes attentent. Alors ça explosait. C'était logique. C'était pour le mieux. Parce que Cody savait qu'en challengeant Jo, en la faisait sortir de ses gonds, elle exploterait au mieux la violence, et finirait par en oublier plus vite le petit con. Jo avait beau crier qu'elle n'avait pas besoin d'oublier plus vite, qu'elle était bien avec sa bulle explosé et sanguinolante sur le sol de son appartement, quand elle avait le souffle coupé, et frappait à en perdre la raison contre un pauvre sac de sable.

« Plaît-il? » Oh oui elle l'énervait. Elle faisait semblant, elle dominait, elle savait exactement ce qu'elle avait à faire. Elle n'avait qu'à attendre, attendre que Jo s'énerve. Attendre qu'enfin Jo arrête de lutter, qu'elles se battent pour de vrai qu'elle s'aime enfin comme il faut. Jo la regardait le regard mauvais, embuer de larme, tremblante et frappant comme une forcené contre ce foutu sac de sable finira peut être par s'effondrer du toit si elle continue à forcer dessus. « Tu pleures! » Et alors ? Avait-elle envie de cracher à la figure de son amie. Ce n'était pas non plus comme si c'était la première fois. Jo appelait ça une séance d'hydratation des rétines. Elle faisait ça régulièrement après c'être fait largué. Parce que la douleur assèche les yeux d'après elle. Et que des yeux secs c'est douloureux. Elle souriait généralement brillamment lorsqu'elle disait sa théorie à deux balles. Bien sûr qu'elle pleurait. Bien sur que Cody le savait. Et alors ? C'était son problème. Elle qui avait envie de pleurer, elle que ça soulageait. La rage venait avec les larmes, ça l'apaisait presque. Ca la vidait, après elle était fatigué et heureuse. Mais Cody ne pouvait pas comprendre et fourra le joint dans la bouche de son amie. Parce qu'avec deux gants de boxe il était difficile de tenir quoique ce soit. Elle n'avait pas tout à fait tord d'ailleurs. Le joint c'était bien aussi. Ca lui foutrait en l'air la cervelle, elle serait bien. Elle ne remercia pas Cody pour autant et tira sur le joint qui lui soulagea les sens, anhila la douleur. Cody repris le joint et se plaça derrière le sac de sable rendant Jo hésitante à frappé. Entre sa force et le poids du sac si Cody se le prenait en pleine tête ça lui ferait tout sauf du bien. Il y avait à n'en pas douter. Et bien que son amie soit Stone et incapable de ressentir quoique ce soit, Jo aimerait éviter de passer la soirée à l'hôpital.

« Tu te sentirais mieux si tu me cassait la gueule peut-être? Si tu te prouvais que c’est toi la fille puissante dans l’histoire, celle qui contrôle sa vie, celle qui choisit consciemment e sortir avec des ratés parce que ça l’amuse? Vas y. Défoule-toi. » Oh oui elle avait le don de l'énerver et de la poussé à bout. La grimace de Jo s'intensifia et elle foudroya son amie du regard. Comme si ça améliorerait les choses de la cogner. Ce n'est pas parce que Madame Hendricks avait des accès de violence qu'elle ne savait pas contrôler que Jo, la boxeuse professionnel en avait de même. C'était d'ailleurs parce qu'elle était boxeuse qu'elle n'avait pas besoin de frapper sur les gens à tout va. Ca allait plutôt de soit, alors pourquoi ne pas se concentrer la dessus ? Elle sentit son amie s'approcher et ses mains glisser contre son corps. Elle se sentit frissonner. Cody avait le chic d'être excessivement sexy, et particulièrement sensuelle quand elle le voulait. Et Jo ne voyait pas bien comment elle parviendrait à la cogner si tout ce qu'elle faisait était d'attiser ses pulsions sexuelles. Surtout que lié à l'effet du joint, Jo rejoindrait rapidement une sphère de fantasme. « Arrêtes... J'ai pas envie. » Etonnement la phrase eu son effet et Cody repoussa Jo, d'une violence qui l'agaça finalement plus que prévu. Désormais loin de sa meilleure amie elle avait froid et était de mauvaise humeur. « Tu m’ennuies quand t’es comme ça Jo. J’te donne l’occasion de me frapper, de me démolir la guele pour te sentir mieux et tu fais rien. Décevant. »

Jo resta un moment devant son sac de sable, sans regarder son amie. Encaissant le coup qu'elle venait de lui envoyer. Décevant. Le genre de mot qu'elle détestait. Qui la mettait hors d'elle même. Insoutenable. Elle retira l'un de ses gants le laissant tomber au sol et s'avança d'un pas vif vers son amie, lui laissant rien le temps de faire, ayant juste le temps de se glisser contre elle, de glisser sa main derrière sa nuque, de l'embrasser sensuellement, comme deux amies... Ou comme rien du tout. Comme Jo pouvait se le permettre avec Jo. Comme elles en avaient l'habitudes, comme elles en avaient rien à foutre. Jo n'avait même pas encore détaché ses lèvres de son amie que sa main droite, toujours habillée de son gant vint se juché dans le ventre de son amie, d'un coup d'une rare violence. Elle relâcha son étreinte sur son amie et laissa le coup la propulser en arrière.

« Je ne suis pas décevante ! Je n'ai juste pas à accédé à tes désirs quand tu en envie. » Cracha-t-elle sur son amie. Elle boudait toujours. Elle en avait marre. Cody ne comprenait rien. « Je n'ai pas besoin de te frapper pour aller mieux. Surtout que tu peux pas me faire face. Deux coups et tu es KO Cody ! A ton avis, est ce que je trouverais ça drôle de t'envoyer à l'hôpital ? Trouve moi quelqu'un a qui je peux mettre une dérouillé avec un minimum de challenge et je serais contente de le détruire. Sinon tu ne sers à rien. » Au fond ça allait de soit. Une boxeuse n'apprécierait logiquement pas, de gagner sans vraiment se battre, sinon à quoi ça servait d'être la meilleure ? Elle retira son deuxième gant et vint s'assoir par terre à coté de son amie qui n'avait pas daigné bougé après le coup qu'elle avait reçu. Cody souleva le t-shirt de son amie pour voir le bleu qui commençait déjà à apparaître comme un large hématome. « Je suppose que ça ne te fait pas mal » dit-elle en passa sa main sur la peau bleuté, bientôt violette. « Et je sais très bien que je suis plus puissante que toi, que je te domine, et que je contrôle ma vie... Je n'ai pas besoin de me le prouver. » Elle baissa les yeux vers la main de Cody qui gardait toujours le joint fermement entre ses doigts, elle l'attrapa et ne se fit pas prier pour le finir, respirant désormais dans une toute autre dimension.
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Lun 4 Mar - 4:14

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Les hommes. Ça aurait été facile de mettre sur leur dos tous les défauts du monde, tout ce qui faisait que Cody les jetait les uns après les autres, qu’elle snobait leurs attentions, fuyait leurs regards, rageait lorsqu’ils s’approchaient de trop près, une fois qu’elle avait eu ce qu’elle voulait. Son père, ou l’absence de, aurait aussi été le bouc émissaire parfait pour ce dédain ciblé de la gente masculine mais surtout de l’engagement. Il avait la meilleure des excuses pour ne jamais être là, il se murait dans le boulot et devait au final être dégouté de voir qu’il avait aidé à mettre au monde une folle comme Caden et un abruti comme Wesley. Il n’était jamais là, laissait la responsabilité à sa femme de gérer ses deux monstres et préférait le scotch enfermé dans son salon privé que les contes de fée bien collé sur ses enfants. Il n’avait jamais vraiment montrer de l’intérêt envers ses enfants, sauf peut-être lorsque Wes avait décroché une bourse politique et qu’il était entré au cabinet du congrès à Santa Monica. Ça paraissait bien sur papier. Par contre, il avait joué son rôle de paternel invisible à merveille le jour où sa fille avait passé pour une suicidaire et qu’elle avait contribué à sa façon à entacher bien comme il le fallait son CV pour le moins bien rempli. Miccah par contre, avait passé très près de racheter tous les hommes de la vie d’Hendricks, avec ses attentions à l’eau de rose et ses yeux doux coulés dans le miel. Il avait vraiment tenté de lui enlever tous ses doutes, toute sa haine, tout son venin, pour faire d’elle une femme nouvelle, de celles qui ne cachaient plus leur crainte de voir leur petit cœur se briser au profit d’un mec intéressé que par leur cul. Dommage qu’il soit tombé sur elle, vraiment. Il aurait été parfait pour Jo, il lui aurait prouvé qu’elle avait raison lorsqu’elle disait que l’amour était là, dehors, à attendre le bon moment pour arriver. Pour vous sauver, oui, de vous-mêmes. Pour faire comme à la fin d’une film à la Casablanca, quand l’avion est à quelques secondes du décollage mais que tout est bien qui finit bien pour les amoureux qui se retrouvent, le temps d’un baiser. Mais Miccah avait fait l’erreur de poser ses yeux sur la pire espèce de mante religieuse, quelques mois plus tôt. Il avait fait la gaffe de s’avancer vers elle, de lui parler, de lui payer un verre, de la sauter comme un Dieu, et de finalement s’y attacher. Il avait le potentiel pour adoucir le cœur de n’importe quelle féministe blasée, mais encore aurait-il fallu que Cody en ait un.

C’était un mélange amer et salé qui caressa la langue de Cody lorsque Jo l’embrassa. Elles étaient connes, au fond. Elles s’aimaient tellement que parfois, c’était pas suffisant. Et d’autres fois, c’était trop. L’anglaise était stone, sensuellement tanguant d’un côté à l’autre, répondant au baiser parce que c’était la chose la plus normale à faire. Le coup parti tout seul, et elle ne s’y attendait logiquement pas, sinon elle aurait évité et répliqué du mieux qu’elle pouvait hen, et merde, son souffle coupé lui donna la pire des toux. Cody s’étouffa, violemment, l’œil maintenant vilain, le visage haineux. Elles étaient connes, oui. Hendricks l’avait mérité, of course et c’était pas une surprise, mais la douleur vive semblait vouloir tout sauf concéder à Jo qu’elle avait eu raison sur ce coup-là.

« Je ne suis pas décevante ! Je n'ai juste pas à accédé à tes désirs quand tu en envie. » Cody ignora totalement la remarque. « Je n'ai pas besoin de te frapper pour aller mieux. Surtout que tu peux pas me faire face. Deux coups et tu es KO Cody ! A ton avis, est ce que je trouverais ça drôle de t'envoyer à l'hôpital ? Trouve moi quelqu'un a qui je peux mettre une dérouillé avec un minimum de challenge et je serais contente de le détruire. Sinon tu ne sers à rien. » l’actrice se laissa glisser le long du mur, le regard dans le vide. « Je suppose que ça ne te fait pas mal. Et je sais très bien que je suis plus puissante que toi, que je te domine, et que je contrôle ma vie... Je n'ai pas besoin de me le prouver. »

Et c’est de toutes ses maigres forces de fille droguée jusqu’aux rétines qu’elle se leva d’un trait et poussa la rouquine sur le mur derrière elle, entendant le choc du dos de son amie se cogner sur ce qui les séparait du monde extérieur. Cody la poussa, ouais, parce qu’elle ne trouvait rien de mieux à faire, et surtout parce qu’elle voulait éloigner le danger. Jo était du genre à cogner, déformation professionnelle, et si elle ne l’évitait pas convenablement un autre coup et un suivant n’étaient qu’à quelques secondes d’apparaître. Putain. S’appuyant sur le comptoir près d’elle, la brunette repris son souffle, se passant une main dans les cheveux. Puis elle jeta un regard désobligeant vers la boxeuse qui traînait là, vers sa copine démolie par les mecs qui la traitait comme une merde, par ceux que Cody aurait pu éclater à l’unité ou au total, juste parce qu’elle les haïssait déjà comme s’ils s’étaient entrepris à elle, et seulement à elle. Curieux tout de même, qu’elle ressente autant. Habituée à ne rien connaître du tout, les émotions déferlaient et elle mis ça sur le compte de la drogue. Du gin. Des clopes. Du coup de poing.

Ses doigts tremblaient. Elle ne trouvait rien à dire, y’avait rien de logique qui sortirait de sa bouche de toute façon. La cervelle à cran, la douce fumée qui lui caressait les poumons quelques minutes plus tôt et le manque d’oxygène au cerveau commençaient à faire effet et elle se sentait plus lointaine que jamais. Enragée, excitée, exaspérée, Cody se foutait du reste, balançant tous les verres qui traînaient près d’elle dans un puissant fracas de vitre au sol et plaqua Jo de toutes ses forces au mur, l’embrassant à son tour, l’empêchant de bouger, d’aller nul part. À ceux qui pensaient qu’elles étaient lesbiennes, vous vous mettiez le pied bien profond au cul. Elles n’étaient pas gouines, elles n’étaient pas dans une catégorie spécifique. Elles étaient elles et vous alliez vous faire foutre si vous tentiez seulement de les caser dans un carcan ou un autre.

« T’aimes ça ou tu préfères quand c’est lui? » demanda Cody, confiante, tremblante.

Agrippant d’une main les poignets de Jo, Cody se fit plus violente, plus insistante. Elle avait envie, là tout de suite, d’un peu de bagarre. De se cogner, de se crier dessus, de se cracher au visage, de s’haïr, de toutes les trippes. Une vague d’agressivité non contrôlée lui traversa le sang et le glaça au passage, encore plus qu’il ne l’était déjà. Folle, complètement barge, décalée, maniaque. C’était bien l’anglaise, dans toute sa splendeur, et c’était à prendre où à laisser. Rien de moins que plusieurs minutes plus tard et elle lâchait tout, soupirant. Son trip de pouvoir n’en avait pas été un interminable et Cody n’en fit pas une scène, filant dans leur cachette à crack et autres joujoux pour sortir la coke. Ce qui l’habitait, c’était fort. Certains disaient qu’elle était vide, complètement vide de vie, de sens, d’âme, parce qu’elle se foutait de tout. Que rien ne l’atteignait. Mais elle était pleine, pleine à rebord. Il y avait en elle une espèce d’ombre, un passager, un témoin, un marionnettiste, qui la contrôlait bien qu’elle se laissait faire sans obtempérer la moindre résistance. Y’avais une force, mauvaise, en elle qui lui dictait quoi dire et quoi faire, à certains moments précis, qui la rendait complètement folle, qui la possédait, qui la poussait à bout et encore. C’était une partie prenante, ce qui la rendait si crédible à la caméra, ce qui excusait ses trips suicidaires, ses bains de sang, ses idées de meurtres parfois trop crédibles. Une carte de crédit dans une main, un sachet de poudre blanche dans l’autre, Cody acquiesça. Elle était probablement la plus folle des deux. Et la plus paranoïaque. Elle la plus sensible, au final. Mais ça ne l’empêcha pas de prendre en un trait la ligne qu’elle venait de se faire, droite, tranchante. Autant aller en enfer jusqu’au bout.

Des pas dans son dos lui firent fermer les yeux, doucement.

« J’ai besoin de toi mais je te le dirai jamais. » murmura-t-elle, sans savoir vraiment si elle l’adressait à Jo, à elle-même, à sa noirceur. Un peu à tout le monde finalement. « Je pense à une histoire à la Irréversible, avec une scène de 9 minutes de démembrement. »

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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 9 Mar - 16:54

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Jo et Cody était deux jouets cassés. Brisé depuis l'enfance par des vies aussi différentes que peut agréable. L'argent ne fait pas le bonheur, la pauvreté non plus, et lorsque l'amour vient à manqué, alors on ne peut plus rien espéré. Contrairement à Cody Jo semblait avoir gardé un grain de magie. Alors que pourtant, à la base, elle était surement partie avec moins de carte en main. Mais peut être que c'était ça qui l'avait sauvé. A rien avoir on ne peut pas perdre grand chose, on ne s'attend à rien de plus. On finit par s'enrouler dans le néant comme dans une couverture de soie, et on trouve dans l'imagination des délices que la réalité ne saura nous offrir. Jo avait rapidement la réalité pour s'en créer une nouvelle, rien qu'à elle, dans laquelle personne ne pourrait venir la perturber. En un sens on pouvait dire parfois que Harry Potter l'avait sauvé. En s'identifiant bêtement aux personnages principales, elle s'était développé comme une fille extraordinaire que personne ne pouvait vraiment comprendre. Elle avait grandit dans cette solitude peuplé, dans ses licornes sanguinolente, ses arc-en-ciel orageux, et ses bonbons sucrés à la mort en poudre. Elle aimait le noir, le drame, le gore, elle s'épanouissait dans une horreur rassurante. Elle rêvait de magie, de glamour, de paillette, de bras arrachés, et de fantôme zombie. Elle était étrange, incomprise, névrosé, excentrique, extatique. En soit Cody était plus... Noire, plus vicieuse, moins malicieuse, plus douloureuse, plus vacillante. Elle avait une force brutale tellement plus fragile que celle de son amie. Jo se brisait tous les mettre, se faisait poignarder trop souvent au détour des chemins, pleurait, saignait, se vengeait et repartait de bon train, gavée à la coke joyeuse et psychédélique. Cody faisait parfois peur à voir, elle faisait mal, elle se faisait mal, elle se tuait à petit feu, brûlant la vie par les deux bouts espérants que ça finisse plus tôt. Contrairement à Cody, Jo était avide de vie, du soleil le matin, de l'aube naissante, des couchés de soleil, de musique grésillante, de nourriture grasse et délicieuse. Elle était une bonne vivante, une pile électrique, des regards qui s'explose sous extasy, qui brille bourré de shit trop heureux.

Contrairement à ce qu'elle laissait souvent croire, Jo était pleine de confiance en elle. Elle se fichait principalement de tout ce qu'on pouvait penser d'elle, et si l'avis de Cody semblait être le seul qui importait elle ne s'était jamais sentie menacer d'une quelconque manière par son amie. Leur amitié avait parfois des accent trash de l'autodestruction, mais elle restait délicate et passionnée, et elle était exactement ce qu'il fallait pour les deux. Jo était une pilule d'amour dans la vie détruite d'une Cody blasé jusqu'à la pointe des cheveux, et Cody était l'élément qui ramenait parfois Jo sur terre, et qui l'empêchait de trop déconner avec ces licornes, papillon et autre Wingardium Leviosa. Cependant parfois ça dérapait. Elles s'aimaient trop pour ne pas se détester. Pour ne pas se taper dessus, s'engueuler, de toute la puissance qui demeurait dans leurs poumons. Le coup était partit tout seul, parfaitement maîtrisé, de manière à expulser Cody loin d'elle sans trop la blesser. Mais c'était probablement peine perdu. Cody releva un visage haineux et tordu de douleur avant de s'écraser contre le mur. Jo aussi tanguait de rage, encore un peu plus fraiche que son amie, elle lui enviait déjà son état de drogué qui la rendait moins atteignable. Jo quand à elle s'en voulait presque déjà de lui avoir frapper dessus. Cody était frêle, pas plus grosse qu'elle, mais elle n'avait certainement pas la force de Jo, ni même l'habitude de frapper juste, bien et fort. Cependant son amie parvint à se lever et s'approcha de la roussette pour la poussée contre le mur. Jo n'avait aucune idée de ce qui pouvait se passer dans la tête de son amie, mais elle se laissa faire, ne voyant pas trop l'intérêt de lui résister. Stone, Cody pouvait être particulièrement méchante et violente. Bien sûr elle avait peu de chance de faire vraiment mal à Jo, et ses coups passeraient probablement à coté, mais tout de même.

Jo resta silencieuse, un moment, le temps de voir ce que Cody comptait faire de cette rage, de cette haine qui animait le pantin saoule qu'elle était. Jo toujours collée au mur observait, ses rétines vrillant par moment, sous l'effet de la drogue qui lui montait tout de même un peu à la tête. Cody s'activait, chancelante, à briser sa vie, et ce qui se trouvait autours d'elle. Elle finit par revenir vers elle pour la bloquer contre le mur et par l'embrasser. Jo ne chercha même pas à se défendre, se laissant glisser dans cette tendresse violente et maladive qui les unissait si bien. D'un coté Jo aimait surement Cody elle la désirait probablement. Ce n'était pas le soucis, elle s'en souciait guère, puisque Cody était là, le reste ne comptait pas. Jo avait de toute façon une sexualité assez débridé qui s'accordait à trouver beaucoup de monde à son goût, fille garçon, peut importe.

« T’aimes ça ou tu préfères quand c’est lui? »

Jo leva les yeux aux ciels alors que son amie lui serra les poignets presque à lui faire mal. C'était stupide comme question. Il n'était plus là. Ca ne se reproduirait plus. Alors bon. Comme si c'était un jeu, Jo fit un mouvement de tête vif pour capturer ses lèvres, n'hésitant pas à lui mordre la lèvre pour la surprendre et gagner grâce à l'étonnement de son amie la seconde qui lui permettrait de reprendre le dessus. D'un coup vif elle se défit de l'emprise de son amie, qu'elle retourna contre le mur, glissant l'une de ses mains derrières sa nuque, s'agrippant à ses cheveux. Ses lèvres jouèrent avec celle de son amie, se frôlant, se caressant, avant de descendre plus vers le cou palpitant que son amie offrait malgré elle à Jo. Elle entama la chair, joua avec son lobe d'oreille. « Soit pas idiote ! Tu ne peux pas me faire mal, je suis plus forte. » A vrai dire elle aimait avoir cette force étrange qui contrastait avec son corps de poupée désarticulée. Jo avait l'ascendant physique sur son amie, alors que Cody avait largement l'ascendant sentimental, et moral sur Jo qui était un véritable coeur d'artichaut. Elle laissa pour la forme Cody reprendre le dessus, gardant un regard amusé et malicieux. « Tu a gagné » dit-elle amusée en voyant son amie se rétracté et filer dans un endroit qu'elle ne connaissait que trop bien et qui lui avait procuré les meilleurs trips.

Cody revint avec un sachet de poudre blanche qui lui annonçait déjà le reste de la soirée. Elle les connaissait leur soirée à plané plume en main, carnet dans l'autre à noté ce qui leur passait par la tête, les images souvent plus trash les unes que les autres qui leur venait. Elle observa de loin son amie dessiner ce qui les attendait sur la table et se baisser pour s'enfiler un trait, puissant, déchirant, destructeur. Peut importe. Tout concourait à leur perte de toute façon. Jo s'approcha sensiblement d'elle, se penchant au dessus de son amie.

« J’ai besoin de toi mais je te le dirai jamais. » Jo déposa un rapide baisé dans le coup avant de conclure « J’ai besoin de toi mais je te le dis déjà assez. »

Cody avait besoin d'être la plus forte, la moins dépendante. Ca ne changeait rien au final. Jo savait. C'était suffisant. Elle se releva un instant permettant à Cody de se décaler pour permettre à Jo de s'enfermer elle même dans leur délire lointain et imaginaire.

« Je pense à une histoire à la Irréversible, avec une scène de 9 minutes de démembrement. »

Jo laissa la poudre blanche lui déchirer les sinus, balançant la tête en arrière ses cheveux virevoltant par dessus ces épaules. « Avec des actrices plastifiées, mortifiées comme des mannequins barbie... Le double tranchant de psychose » Sa voix se faisait déjà plus lointaine, plus douce et vaporeuse.
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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Sam 4 Mai - 7:08

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« J’ai besoin de toi mais je te le dis déjà assez. »

La voix de Jo était du coton, un coton doux, qui sentait bon la lavande. Les paupières closes, Cody se rappelait ses cours d’anglais, ses cours de théâtre, de musique. Son prof d’art qui l’avait sauté une fois la pièce de fin d’année derrière eux. Elle se rappelait les notes des premières partitions qu’elle avait tenu entre ses doigts. La première caméra qu’elle avait touché, Jekyll et ses jeux de lumières. Ses scénarios, leurs scénarios. La coke avait un effet apaisant sur elle, sur ses nerfs, sur sa tête qui arrêtait le temps de se laisser envelopper par de la fumée, belle, noire, rassurante. « Avoir besoin de moi, c’est comme avoir besoin d’une douche froide au mauvais moment. » qu’elle murmura, à mi-chemin entre la transe et l’hilarité. Elle revoyait Miccah, ses mèches humides collées à son front, ses yeux de Bambi apeurés, sa crainte de la perdre, sa rage de l’avoir perdu. Oups, elle riait déjà, à gorge déployée, s’en fichant tellement que ça lui faisait du bien de le confirmer là tout de suite. Elle n’était qu’un corps avec une poitrine et des yeux qui vous perçaient à blanc. Et voilà.

« Avec des actrices plastifiées, mortifiées comme des mannequins barbie... Le double tranchant de psychose »

Hendricks s’imaginait en Barbie, articulée, avec un marionnettiste qui s’occupait de faire bouger ses bras et ses jambes dans tous les sens et ça lui fit perdre le souffle, d’un coup. Elle ouvrit les yeux, paniquée, comme si elle venait de se réveiller d’un cauchemar de noyade, et eu le flash qui la foudroya. Debout, vite, elle fila comme une flèche à la cuisine, puis à la salle de bain, puis à la chambre, puis la cuisine, et la salle de bain, et la chambre, puis la salle de bain, la chambre, la cuisine, le salon. Les yeux ronds, le cœur battant, les doigts jouant du piano comme si ses premières partitions étaient là, encore, devant elle. « Mais pas avec la mère. Non, pas de mère. On s’en fiche des mères. » insista l’anglaise, sentant la coke se promener dans ses veines comme un doux filet d’huile, enrobant toutes les surfaces qu’elle touchait. « Tu notes? Il y aurait un Barbie, accrochée au plafond, blanche comme du lait. Et elle parlerait. Mais on ne comprendrait rien, juste un murmure… ». La brunette joint les paroles à la démo et commença à murmurer, à demi-voix, puis à voix plus rauque. Y’avait quelque chose de flippant à savoir que quelqu’un jacassait mais qu’on ne comprenait absolument rien de ce qu’il pouvait bien raconter. On aurait même pu croire que c’était un bref clin d’œil au lycée, où les bandes de filles à papas se relayaient les potins sur son cas, parce qu’elle était officiellement la benjamine de la famille la plus friquée d’Angleterre. Eh merde. Distraite, elle commença à retirer le t-shirt qu’elle avait enfilé à la hâte quelques minutes plus tôt, se retrouvant en sous-vêtements, brûlante. « Tu y crois, aux histoires de combustions spontanées qu’on a vues aux infos hier? Je sens que ça chauffe de l’intérieur. »

Une petite panique, une bonne panique, la faisait trembler comme si elle avait une vilaine fièvre et Cody se complaisait. La douleur, ça l’a connaissait, au final. Incapable de tenir en place, mais les jambes plus lourdes encore qu’elle ne les avait jamais eues, Caden en profita pour se verser un giga verre d’eau, qu’elle bu d’un trait, l’œil brillant. « T’es tellement belle. » cracha-t-elle, honnêtement, à sa copine. Puis elle se reprit de nouveau un verre plein d’eau, et celui-ci se retrouva à l’arroser de haut en bas, tandis qu’elle se versait le contenu sur son corps implosant.

À la course, elle retrouva Jo au salon et s’élança sur le canapé. « Il faudrait des vitraux, mais un truc vraiment classique, pas caricatural. Tu crois que Jekyll pourrait nous en faire faire? »

C’était beau, c’était l’art. Le vrai. Deux copines complètement à cran, complètement cokées, qui idéalisaient le cinéma noir du 21ième siècle. C’était nouveau, quoi qu’elles étaient de retour à leurs bonnes vieilles habitudes. Une ligne de coke plus tard pour continuer d’encourager le flot créatif à la bombarder de tous les sens & tous les côtés, Cody soupira d’aisance. La vie était parfaite, là, maintenant, tout de suite. Et même si son cœur palpitait, si elle frissonnait, si elle avait mal dans tous les muscles de son pauvre petit corps frêle, elle était bien. Enfin.

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MessageSujet: Re: CODY&JO - If someone believed me, they would be as in love with you as I am.   Mer 8 Mai - 15:35

If someone believed me.
Cody&Jo

they would be as in love with you as I am.


La coke agissait vite. Elle lui déchirait les narines, remontait dans ses sinus, atteignait son cerveau, ou elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Elle se sentait s’endormir. Se réveiller. Son cerveau en suspend, s’endormait sur l’avenir, pendant qu’une partie nouvelle, et vicieuse s’éveillait, brulante et demandeuse. Jo était frêle, un espèce de morceau de caoutchouc moue que l’on pouvait bouger dans tous les sens. Un cerveau que l’on modelait à volonté. Une patte molle, un coeur à prendre, qui savait se laisser aimer, qui aimait aimer. Le contraire de Cody en sommes. La drogue ne lui laissait aucune angoisse, qu’un gesticulement enfantin, un rire cristallin incessant, une envie rageuse, un désir ardent, un fièvre inextinguible, des idées vibrantes. « Avoir besoin de moi, c’est comme avoir besoin d’une douche froide au mauvais moment. » La voix, le rire de Cody, avait percé les oreilles de Jo. Elle pensa un instant que ça faisait mal. Elle rigola aussi, se laissant basculer en arrière, cherchant néanmoins à attraper le corps de son amie. «Je suis toujours brûlante» murmura-t-elle en retour, hilare, d’une voix cotonneuse qui avait du mal à passer à travers ses cordes vocales. Jo avait réellement un problème de régulation de sa température, et se baladait en toute saison dans des tenues généralement peu approprié et était encore et toujours capable de se plaindre d’avoir trop chaud. Lorsqu’elle était sous acide, ou sous coke c’était généralement prise, et elle se sentait prise entre deux feux, entrain de cuire, rêvant que sa meilleure amie soit réellement une douche froide capable de la refroidir d’un coup.

Dans un éclair de génie Jo revint sur l’idée du scénario, avant de retomber dans sa léthargie cognitive. Elle observait à moitié absente ce qui se passait, ses yeux faisant le tour de la pièce, voyant plus ou moins ce qui se passait autours d’elle. Ils virent par exemple la silhouette de sa colocataire se lever comme une furie et eurent un mouvement de recul, ayant l’impression qu’elle s’était vivement approcher d’elle d’une centaine de mètre d’un coup. Elle éclata subitement de rire, comprenant que son amie était dans un mauvais trip, et qu’elle patinait pour rien. Elle essaya de la suivre dans ses allez retour, mais ne vit que des flash noir se déplacer d’un bout à l’autre des pièces, et imagina aussitôt des ombres voleuses d’âme qui prenait l’apparence de leur victime. Foutu détraqueur en sommes. « Mais pas avec la mère. Non, pas de mère. On s’en fiche des mères. » Toujours incapable de s’arrêter de rire, Jo s’était maintenant mise en boule avant de s’allonger par terre et de nager. Elle était d’une souplesse infinie. Un bébé qui sortait justement tout juste du ventre de la mère. Elle s’étirait, nageait et dansait sur une musique qui n’appartenait qu’à elle seule et qui ne résonnait que pour elle. Les battements irréguliers de son coeur peut être. «Si tu veux on se contentera de l’océan» répondit bêtement Jo, essayant de réconforter son amie toujours en proie à une panique certaine. Elle continuait de se mouvoir avec un rythme qui lui était propre, sentant le doux filet de la coke filer en elle au fur à mesure de ses mouvements et l’engourdir et la réveiller au fur à mesure. « Tu notes? Il y aurait une Barbie, accrochée au plafond, blanche comme du lait. Et elle parlerait. Mais on ne comprendrait rien, juste un murmure… » Jo hocha la tête vivement faisant de grand geste pour attraper son carnet qui se trouvait quelque part à côté d’elle et pour noter frénétiquement les idées que venait de dire son amie. Elle nota bien plus que quelques mots. Emportée par la drogue, elle se laissa à noter les bruitages que son amie faisait, notant aussi les impressions qui lui venait et qui ne voulait probablement pas dire grand chose si ce n’est des sentiments expérimentaux d’angoisse existentiels. «Et une musique au synthé grésillante des Beatles rayé» Elle essaya de le mimer, ça faisait un bruit affreux, insupportable, angoissant, l’apocalypse auditif, pourtant on les reconnaissait bien là. «Ou alors Starway to Heaven à l’envers qui déraille.» Elle se leva brutalement manqua de perdre l’équilibre et marcha en titubant jusqu’au tourne disque ou elle chercha avec difficulté le disque de Led Zeppelin qu’elle finit par trouvé. Elle l’enclencha, avant de le faire tourner à l’envers et de donner un coup de dedans en milieu de chanson. Explosif et tout aussi apocalyptique. Elle tomba à la renverse sur le canapé, surprise, et explosa de rire. « Tu y crois, aux histoires de combustions spontanées qu’on a vues aux infos hier? Je sens que ça chauffe de l’intérieur.» Elle se redressa malgré elle observant sa copine avec une inquiétude qu’elle essayait de maintenir sérieuse. Et il ne fallait pas lui poser des questions aussi compliqué lorsqu’elle était dans cet état là. Elle se leva pour rejoindre son amie, et posa sa tête sur sa poitrine brûlante. Elle resta un court moment à écouter son coeur. «Ah moins que tu es bouffé un briquet ou une allumette tu risques rien» ricana bêtement Jo. Avant de reprendre un air sérieux sous le regard plus ou moins inquiet de Cody. Elle la regarda descendre un verre d’eau, et voulu posé ses mains contre la peau nue de son amie, mais se souvint que sa peau à elle était toute aussi bouillante que la sienne et que ça n’arrangerait rien à l’affaire. Elles étaient toutes les deux aussi fiévreuses l’une que l’autre. « T’es tellement belle. » Jo releva les yeux vers Cody, happé par le regard d’un bleu sombre de son ami. Il ne fallait pas lui dire des choses comme ça. Ca lui tournait la tête. Jo avait trop chaud. Et elle avait beau ne pas toucher le corps de Cody, elle le sentait brûler contre elle, et avait trop chaud en sa présence. Elle ferma les yeux, et laissa tomber sa tête en arrière, se mordant la lèvre. C’est malin ! Elle avait envie d’elle maintenant !

D’un geste rapide Cody se lança dans une courte course effrénée jusqu’au canapé dans laquelle Jo la suivit de près ayant la tête qui la tournait à perdre les pédales s’effondrant à moitié sur son amie. «Il faudrait des vitraux, mais un truc vraiment classique, pas caricatural. Tu crois que Jekyll pourrait nous en faire faire? » Jo posa sa tête sur l’épaule de Cody avant de hocher la tête. Surement que oui il pourrait. Jekyll était fantastique. Jekyll pouvait tout si on lui demandait gentiment. Ce qui n’était pas toujours le cas de Cody il fallait l’avouer. Elle déposa un baiser dans le cou de son amie avant de se relever et de marcher d’une démarche aérienne dans tout le salon. Elle donna un léger coup au tourne disque pour le remettre en route à marche normale, et vola jusqu’à la fenêtre pour l’ouvrir. Elle l’ouvrit en grand pour pouvoir respirer et entreprit elle aussi de retirer son t-shirt qui lui collait à la peau. Elle embarqua son élastique avec son t-shirt et libéra sa chevelure sauvage. S’emmêlant dans son t-shirt et dans ses cheveux elle finit par lâcher le t-shirt qui passa par la fenêtre et s’envola. Elle se mit sur la pointe et pied et se courba par la fenêtre pour le voir tomber en éclatant de rire. Avant de recommencer à virevolté dans l’appartement avant de se ruer sur le canapé et de tomber à califourchon sur Cody. «Tu es une douche froide inefficace. Je brûle !» ajouta-t-elle en figeant son regard dans celui de sa meilleure amie.
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