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 remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam

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MessageSujet: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Dim 18 Nov - 14:17



you can't start the next chapter of your life if you keep re-reading the last one





« Qu’est-ce que tu vas faire aujourd’hui ? » demanda Jane Perkins à sa fille, en la voyant munie de son carton à dessin. « Je dois aller faire le tour des galeries pour voir si mon travail intéresse quelqu’un ! », répondit la jeune femme, déjà anxieuse de la réaction de sa mère. Elle devrait habituée aux moues réprobatrices depuis le temps, mais ce n’était pas le cas. Elle avait toujours cette boule au ventre dès qu’elle parlait de ses études ou de ses projets d’avenir à ses parents. Au haussement de sourcils de sa mère, elle comprit que cette fois-ci n’était pas différente des autres. Elle ne cessait de lui sous-entendre qu’apprendre un vrai métier lui apporterait davantage de sécurité. Quant à son père, il ne sous-entendait plus depuis un moment, il disait clairement les choses. Choisir une double majeure en art et en écriture, c’était la promesse d’un double échec. Il ne savait pas à quel point il avait tort. Il ne savait pas qu’elle avait publié son premier roman au mois de septembre, et que celui-ci avait un certain succès. Il ne savait pas et ne le saurait jamais. Même si elle avait habilement parlé d’elle, même si elle avait fait ce qu’il avait fallait pour que personne ne se reconnaisse dans ce livre… Elle craignait que quelqu’un fasse le rapprochement. Après tout, Noah, son meilleur ami l’avait bien fait. Lemon Skypern. Lemon était son deuxième prénom, Skipern était l’anagramme de Perkins. « Bon courage », lui lança sa mère, avant qu’elle ne sorte de la maison. Beverly Hills. Olivia était loin de raffoler de ce quartier. Elle savait qu’elle avait de la chance d’avoir grandi dans un quartier résidentiel, au sein d’une famille aisée qui lui avait donné tout ce qu’elle avait toujours voulu. Mais elle trouvait toutes ces maisons et ces villas tellement fades et superficielles. En juin prochain, elle achèverait ses études à l’université, et elle n’avait qu’une seule hâte, pouvoir vivre où bon lui semblerait.

C’est à Venice que Liv gara sa voiture. Elle aimait se balader ici, tout y était tellement… Vivant. Il y avait des artistes de rue, des boutiques que l’on ne trouvait nulle part ailleurs, et des galeries d’art. Seulement, après trois heures passées à arpenter le quartier et les différentes galeries, elle commença à déchanter. Peut-être que concernant l’art, ses parents n’avaient pas tout à fait tort. Elle adorait peindre et dessiner depuis sa plus tendre enfance, mais elle se lançait dans un domaine où la chance est une grande part du métier. Bien sûr, il n’y avait pas que ça, il fallait aussi travailler dur, ce qu’elle faisait. Mais elle avait eu beau donner le meilleur d’elle-même pour la constitution de son book, elle essuyait refus sur refus. Chaque galeriste avait la même réponse. Son travail était intéressant… OUI MAIS. Elle détestait l’association de ces deux mots, ça n’avait pas de sens. Elle faisait du bon travail, mais ils n’avaient pas la place pour exposer qui que ce soit, ou ne cherchait pas de nouvel artiste. Un brin découragée, elle n’avait aucune envie de rentrer chez elle et d’affronter le regard de sa mère qui lui demanderait, l’air de rien, si tout s’était bien passé. Qui plus est, il y avait ce fichu dîner familial ce soir… Il avait lieu une fois par mois, les parents insistant pour réunir toute la famille. C’était aussi l’occasion de voir Zoey et Liam si merveilleusement accordés. Olivia avait de plus en plus de mal à les voir ensemble, à supporter leur couple. Liam. Peut-être qu’elle devrait l’appeler, lui proposer de boire un café, ce qui améliorerait sa journée et permettrait d’adoucir sa soirée. Elle lui envoya simplement un message, lui proposant de venir la rejoindre au Terrace Café. C’était le week-end, il ne travaillait probablement pas. Mais si c’était le week-end, il était probablement avec Zoey… Merde, il allait vraiment falloir qu’elle arrête de faire ça, qu’elle arrête de vouloir le voir, ça ne rendait tout ça que plus douloureux au final. Mais le fait est qu’elle aimait passer du temps avec lui. Elle aimait discuter avec lui. Elle aimait cette présence, qui lui devenait de plus en plus essentiel. Mais il fallait qu’elle arrête. Le baiser qu’ils avaient échangé, il y a un an et demi, ne signifiait rien. Ils avaient simplement été pris dans le moment, rien d’autre. Il ne ferait jamais ça à Zoey, il ne la quitterait pas pour elle. Elle non plus d’ailleurs ne pourrait jamais faire ça à sa sœur. Quelle moralité aurait-elle sinon ? Aucune. Mais pourtant, elle en avait envie, et se détestait pour oser le penser.

Après avoir chiné quelques minutes dans une boutique de musique, elle se dirigea vers le café où elle lui avait donné rendez-vous. L’avantage de la Californie était que même au mois de novembre, il était possible de s’assoir en terrasse sans risquer de mourir de froid. Elle posa son carton à dessin contre une chaise, avant de commander un thé, ne sachant pas quand Liam arriverait. C’est là qu’elle lit vit. Son livre, dans les mains d’une étudiante –du moins c’est ce qu’elle imaginait- à deux tables d’elle. Le livre était particulièrement lu à l’université. Il avait bénéficié d’un bouche à oreille efficace et aujourd’hui, tout le monde se demandait qu’elle étudiante se cachait derrière cet ouvrage. Elle avalait sa première gorgée de thé lorsqu’elle aperçut la silhouette de Liam, un peu plus loin. Elle lui adressa un signe de la main, ainsi qu’un sourire, avant de se lever de sa chaise pour le saluer et lui faire une bise. « J’espère que je t’ai pas dérangé tout à l’heure », dit-elle simplement, avant de se rassoir.
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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Dim 18 Nov - 18:56

Olivia & Liam ♠ “I don't try to feel something for you. It's simply there and if my lips say “just friends” my eyes say so much more.”




    «C’est…» Liam releva les yeux vers sa petite amie, qui essayait sa cinquième robe pour le repas de ce soir. Avachit sur son lit, un livre sous les yeux, il n’était pas vraiment passionné par ce défilé de mode auquel il ne connaissait rien. Honnêtement, avec un corps comme le sien, tout lui allait ! Et ce n’était pas lui, l’homme qui choisissait d’acheter un nouveau jean à peu près de la même façon qu’il différencierait deux marques de shampoing, qui risquait d’avoir un avis sur la question. « Ravissant ?» s’hasarda-t-il à dire, sachant qu’il n’avait pas encore utilisé ce terme pour les précédentes tenues de Zoey. Cette dernière soupira, consciente du fait qu’il se forçait à donner un adjectif alors que c’était bien sa dernière préoccupation. Liam grimaça, profondément désolé de ne pas être le petit ami rêvé dans de pareilles circonstances. Et il allait répliquer ne pas être responsable des lacunes de son ADN quand son portable vibra au fond de sa poche de pantalon. Olivia. C’était drôle de constater qu’à chaque fois qu’il était avec l’une des jumelles, l’autre le contactait. C’était presque à se demander si elles ne le faisaient pas exprès. Lisant rapidement le message qu’affichait l’écran, l’homme hésita avant de ranger de nouveau son téléphone. Continuer à décrire des robes ou aller discuter autour d’un verre ? Autant dire que la deuxième hypothèse était bien plus tentante que la première. « Le devoir m’appelle !» Déclara-t-il en se levant, livre en main. Et avant que Zoey ne se mette à protester, il posa ses lèvres contre les siennes, geste qu’il savait assez déstabilisant et envoûtant pour qu’elle le laisse partir sans trop rechigner. « Je suis sûr que tu seras parfaite quelle que soit la tenue. Surprends-moi ! » Agrémenté d’un défi, elle ne pouvait que le laisser filer pas vrai ? Après une énième promesse comme quoi il changerait de tenue avant le dîner, le journaliste quitta la chambre de sa petite amie pour chevaucher sa moto et partir en direction du Terrace café dans lequel Olivia lui avait donné rendez-vous. Là-bas au moins il était persuadé que ses vieilles boots, son jean délavé, son t-shirt gris et sa veste en cuir seraient appréciés à leur juste valeur ! Bon sur le principe Zoey avait entièrement raison : il n’allait certainement pas se vêtir de façon négligée pour ce repas assez traditionnel au sein de sa famille. Mais ça le faisait toujours sourire de lui faire croire qu’il le ferait.

    Après s’être garé et avoir veillé à ce qu’il ait bien sa moto en vue depuis la terrasse, Liam se dirigea tout sourire vers Olivia, qu’il avait repéré dès son arrivée. Il avait ôté son casque, laissant derrière lui des cheveux complètement ébouriffé, et n’avait pu s’empêcher de remarquer le carton à dessin posé non loin de la jeune femme. Elle s’était levée pour lui faire la bise, et le brun pris place en face d’elle approximativement en même temps qu’elle se rasseyait. « J’espère que je t’ai pas dérangé tout à l’heure » Après avoir posé son casque à ses pieds et retiré sa veste, Liam se mordit la lèvre, essayant d’éviter de rire en repensant à l’enfer qu’il avait enduré pendant une demi-heure. « Zoey essayait désespérément de me rendre utile, mais je crois qu’en matière de mode c’est peine perdue. » déclara-t-il, amusé, avant d’ajouter : « Tu sais bien que tu ne me déranges jamais. Je me serais excusé de ne pas pouvoir venir si c’était le cas. » Il n’était après tout pas très doué quand il s’agissait de mentir, et s’était bien vite rendu compte après quelques tentatives qu’il valait mieux être franc quand on avait pas envie de passer du temps avec quelqu’un. Néanmoins cette honnêteté pouvait être remise en cause, à en juger la manière dont il avait habilement évité que Zoey lui pose la question un peu plus tôt de savoir quelle urgence le soutirait de son devoir. Mais ce n’était pas tant par plaisir de lui cacher des choses qu’il le faisait. Sa seule motivation était de la protéger, de lui éviter toute souffrance et interrogation quant à la relation qu’il entretenait avec Olivia. Parce qu’il ne fallait pas être né de la dernière pluie pour comprendre à quel point la complicité des deux compères était grandissante. Et moins Zoey en savait, mieux c’était. Il refusait de se lancer dans un débat avec cette dernière, de peur d’avouer à voix haute l’amour qu’il pouvait porter à sa sœur. Depuis ce baiser qu’ils avaient partagé, Liam n’avait pas évolué dans le sens qu’il avait espéré. Il s’était senti tellement coupable qu’il était persuadé à l’époque que les rapports entre Olivia et lui seraient entachés, détériorés. Un an et demi après, il faisait un constat bien différent : rares étaient les journées où il ne pensait pas à elle, où tout son corps lui criait de prendre une décision catégorique. Soit de couper les ponts avec elle, soit de rompre avec Zoey. Deux solutions tellement radicales qu’il n’avait ni les tripes ni la méchanceté de les mettre en œuvre. « Comment ça s’est passé ?» demanda-t-il en désignant le carton à dessin. Elle avait évoqué la veille lors d’une discussion par sms qu’elle comptait parcourir les galeries, et il espérait simplement que ça avait fonctionné. Elle le méritait, et il souhaitait de tout son cœur qu’on lui donnerait sa chance, comme on lui en avait donné une à lui en matière de journalisme. Parce qu’il pouvait la comprendre, sûrement mieux que quiconque par rapport à ses parents. Lui aussi, n’avait pas été, et n’était toujours pas, le fils prodigue d’un point de vue professionnel.

    « Je vais me chercher à boire, je reviens. » Le sourire dessiné sur ses lèvres qui lui était adressé était sans doute trop tendre pour un simple ami, et alors qu’il s’était levé sans détourner son regard, il percuta de plein fouet une jeune étudiante à deux tables d’eux qui s’était relevée. C’était tout lui ça : tellement dans la lune qu’il ne faisait pas attention où il marchait. « Je suis vraiment désolé, je suis une catastrophe ambulante. » s’excusa-t-il tout en relevant la jeune femme, qui complètement sous son charme ne remarqua même pas que son livre était à terre. Liam le lui ramassa, et la curiosité aidant, lu furtivement le résumé au dos de l’ouvrage. « Vous l’avez lu ? Il est bien ? » Oui, quand il s’agissait de littérature, et même d’autre chose, il était d’un naturel tellement curieux qu’il n’hésitait pas à poser mille-et-une questions. « Vous n’en avez pas entendu parlé ? Je vous le conseille fortement !» Liam la remercia, gribouilla le nom de l’auteur sur la paume de sa main, s’excusa à nouveau pour sa maladresse et rentra à l’intérieur du bar pour commander un thé glacé. Quand il réapparut en face d’Olivia, il déposa son verre sur la table et observa ce qu’il avait noté sur sa peau. « Toi l’étudiante en écriture, Lemon Skypern ça te dit quelque chose ? J’ai déjà pas mal de bouquins en liste d’attente, mais ce n’est pas la première fois qu’on m’en parle alors je commence à me demander si je ne devrai pas remédier à mon manque de culture flagrant !» plaisanta-t-il en portant le verre à ses lèvres.

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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Lun 19 Nov - 19:51



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Olivia aurait aimé que sa tournée des galeries soit plus productive, que quelqu’un lui donne ne serait-ce qu’un mince espoir qu’elle pourrait un jour exposer. Mais après tout, tous les étudiants étaient dans le même cas qu’elle. En quatrième année, la pression se faisait plus forte puisque les études touchaient à leur fin et qu’il allait bien falloir se lancer dans la vie active. La jeune femme avait hâte de cette nouvelle vie qui approchait, en même temps qu’elle en était effrayée. Certes, son roman fonctionnait plutôt bien, mais il restait dans le cadre universitaire, et elle refusait catégoriquement de montrer son visage pour le promouvoir. Cela dit, c’était peut-être bien ainsi, puisque le mystère autour de la personnalité de l’auteur semblait accroître l’intérêt des gens pour ce livre. Mais il ne fallait pas se leurrer, même s’il fonctionnait mieux que ce qu’elle avait espéré, ce qu’elle gagnait n’était rien de plus que de l’argent de poche, elle n’en vivrait pas. Alors elle comptait sur l’art… Sauf que là aussi la voie semblait être sans issue. Si aucune galerie n’acceptait de l’exposer, elle fonçait droit dans le mur. Il y avait d’autres solutions évidemment liées à ce domaine, mais avec une certaine naïveté qu’ont tous les étudiants de cette section, elle espérait être la future nouvelle artiste en vogue. Peut-être qu’elle devrait s’exiler à New York. Après tout, c’était là-bas que ce trouvait la capitale artistique, pas ici. Ses parents seraient furieux si elle partait à l’autre bout du pays sans un projet plus concret. Elle était certaine que si Zoey leur annonçait qu’elle allait faire son internet à Manhattan, ils pousseraient des cris de joie. Si elle leur annonçait qu’elle allait tenter sa chance comme peintre, ils ne mettraient pas longtemps à penser qu’elle finirait sur le trottoir pour payer son loyer. Peut-être qu’ils n’avaient pas tout à fait tort après tout… La preuve, aucune galerie n’avait accepté d’exposer son travail. Elle le savait bien qu’elle s’était lancée dans un univers difficile, avec peu de débouchés, mais elle n’avait pas envie de rentrer chez elle pour annoncer son échec à ses parents. Elle n’avait pas envie d’entendre cette phrase classique « On te l’avait bien dit ». Oui, ils l’avaient bien dit, mais elle n’avait pas envie de les croire. Elle y arriverait. Elle avait besoin de prouver qu’elle y arriverait, même si c’était par un autre biais que les galeries d’art. En attendant, la perspective du dîner familial lui donnait presque la nausée. Elle avait besoin d’un moment réconfortant, et la personne qu’elle appelait à chaque fois dans ces cas-là, c’était Liam. Elle composa rapidement un message sur son iPhone, proposant au jeune homme de la rejoindre dans un café de Venice. Elle savait qu’elle avait tort de faire ça, que ce n’était ni bon pour elle, ni pour lui, ni pour sa sœur. Prendre un café, il n’y a rien de mal à ça… Mais elle avait l’impression de faire ça dans le dos de Zoey, et culpabilisait par la même occasion.

Elle était installée en terrasse depuis quelques minutes, une tasse de thé devant elle, lorsqu’elle aperçut la silhouette de Liam un peu plus loin. Elle se leva pour le saluer, lui demandant par la même occasion si elle ne l’avait pas dérangé. Après avoir envoyé son message, elle avait réalisé qu’il était sans doute en compagnie de Zoey, et un pincement au cœur avait accompagné cette pensée. « Zoey essayait désespérément de me rendre utile, mais je crois qu’en matière de mode c’est peine perdue. » Elle sourit, imaginant parfaitement sa sœur. Elle avait toujours été coquette, même petite. Olivia se rappelait encore lorsqu’elle faisait tourner ses jupes, tandis qu’elle, elle préférait sauter dans les flaques d’eau. Cela dit, elle avait toujours envié la grâce de sa sœur, cette attitude qui semblait complètement innée chez elle. « Elle est imbattable dans le domaine ! » répondit-elle en souriant avec amusement. « Tu sais bien que tu ne me déranges jamais. Je me serais excusé de ne pas pouvoir venir si c’était le cas. » Elle sourit simplement, en guise de réponse. Au fond, elle le savait bien qu’il était présent, mais c’était aussi agréable de l’entendre. D’autant plus que la plupart du temps, elle avait la sensation d’être de trop, d’être la personne qu’il ne devrait plus voir. « Comment ça s’est passé ?» Elle suivit son regard vers son carton à dessin. Elle soupira en grimaçant légèrement. « Il faut croire que mes parents n’ont pas tout à fait tort ! » répondit-elle en haussant les épaules. Elle essayait d’être nonchalante, mais au fond d’elle, elle était bien loin de l’être. Ça ne lui faisait pas plaisir d’avoir essuyé un échec cet après-midi, comme ça ne lui plaisait pas non plus de devoir admettre que d’une certaine façon, ces parents avaient raison. Il fallait qu’elle mette un peu de côté ses rêves et qu’elle ait davantage les pieds sur terre. Bien sûr, elle n’allait pas se reconvertir en avocate d’ici la semaine prochaine, mais il fallait qu’elle trouve une solution plus stable et plus tangible. « Ce n’est pas demain que je deviendrais la prochaine Freda Kahlo ! Peut-être que j’aurais dû faire quelque chose à mes sourcils ! » plaisanta-t-elle en mentionnant l’artiste au visage si particulier et aux sourcils… Si proéminent !

« Je vais me chercher à boire, je reviens. » La jeune femme hocha la tête, tandis qu’il se levait. Il réapparut quelques minutes plus tard, un peu plus loin sur la terrasse, lorsqu’il percuta l’étudiante qui lisait son livre, lorsqu’elle était arrivée. La vision de la maladresse de Liam la fit rire, si bien qu’elle en oublia la présence du roman, et qu’elle finit par tourner la tête, en attendant qu’il revienne. Elle allait lui lancer une boutade, lorsqu’il lui montra la paume de sa main. « Toi l’étudiante en écriture, Lemon Skypern ça te dit quelque chose ? J’ai déjà pas mal de bouquins en liste d’attente, mais ce n’est pas la première fois qu’on m’en parle alors je commence à me demander si je ne devrai pas remédier à mon manque de culture flagrant !» Les yeux d’Olivia s’écarquillèrent, tandis qu’elle sentit le rose lui monter aux joues. Merde. Merde, merde, merde ! Etre normale, il fallait qu’elle ait l’air tout à fait normale. « Oui… Mais personne ne sait qui c’est ! » répondit-elle en haussant les épaules. Elle avait décidé de jouer le jeu, être une étudiante qui avait en effet entendu parler du livre, mais qui n’avait pas la moindre idée de qui était l’auteur. « Tu sais, je crois que ça a surtout du succès, parce que personne ne sait qui l’a écrit ! » ajouta-t-elle. « Je mets ma main à couper que c’est juste un gros coup de marketing autour du mystère de l’auteur, et que le bouquin n’en vaut vraiment pas la peine ! » dit-elle en laissant échapper un léger rire nerveux.
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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Mer 21 Nov - 22:46

Olivia & Liam ♠ “I don't try to feel something for you. It's simply there and if my lips say “just friends” my eyes say so much more.”




    Liam tentait de ne pas analyser en détail ce qui se produisait ces derniers temps, de peur de devoir faire face à la vérité : celle lui indiquant très clairement qu’Olivia et lui avaient plus de points communs et étaient bien plus complices que le couple qu’il formait avec Zoey. Pour autant, ça ne voulait pas dire qu’il se jouait complètement de sa petite amie : ses sentiments étaient sincères, sans quoi il ne serait pas avec elle depuis plus de quatre ans. Mais en toute honnêteté, il devait reconnaître éprouver quelque chose en plus pour sa jumelle et se sentir plus « en phase » avec cette dernière. Aussi bénin cela puisse-t-il être, il suffisait d’observer son comportement à l’instant : tandis que Zoey essayait désespérément de l’intéresser à ses différentes tenues, lui n’aspirait qu’à une chose : déguerpir pour boire un verre et discuter avec sa sœur. Ce n’était pas comme ça qu’il gagnerait la palme du petit ami de l’année, mais c’était plus fort que lui : il avait besoin de sentir la présence d’Olivia. Et le simple fait de l’apercevoir alors qu’il avait garé sa moto près du café le fit sourire. Il s’avança jusqu’à elle, lui fit la bise et pris place sur sa chaise sans la quitter des yeux. Lorsqu’elle lui demanda si elle ne l’avait pas dérangé, il la rassura instantanément : elle l’avait plutôt sauvé, il aurait été vite à cours de vocabulaire pour désigner les différentes robes de Zoey. « Elle est imbattable dans le domaine ! » Il hocha vigoureusement la tête, avant de sourire amusé. « Oui, c’est à se demander pourquoi elle a jeté son dévolu sur un gars aussi inculte que moi en matière de mode !» Certes il n’était pas pour autant mal habillé, son style plaisant assez à la gente féminine, mais il ne connaissait absolument pas les marques de ses propres vêtements, ne les choisissant qu’au coup de cœur et surtout quand il avait réellement besoin d’en changer ! Mais peut-être que tout l’intérêt pour Zoey résidait dans le challenge qu’il lui imposait silencieusement : à savoir d’arriver un jour à le convertir à sa passion.

    Ayant remarqué le carton à dessin et se souvenant de leur conversation de la veille, Liam lui demanda comment s’était passé sa quête au sein des différentes galeries du quartier sans s’imaginer une seconde que cela ait pu être aussi négatif.« Il faut croire que mes parents n’ont pas tout à fait tort ! » Elle n’avait pas besoin d’en dire plus pour qu’il comprenne que le succès n’avait pas été au rendez-vous. Entre ses soupirs et cette phrase choc, il avait sa réponse ! « Bien sûr qu’ils ont raison : quelle idée de vouloir suivre des études passionnantes alors que l’avenir qu’ils t’avaient tracé était sans embûches.» Son ton était cynique et rempli d’ironie, puisqu’il avait fait exactement la même chose qu’elle. Et si il le lui disait de cette manière, c’était uniquement parce qu’il n’approuvait pas qu’elle se rabaisse à ce point-là et commence à reconsidérer ce que ses parents lui avaient reprochés. Certes la voie dans laquelle elle s’était lancée était difficile, mais ne valait-il mieux pas s’être émancipé et faire un métier qui nous plaît plutôt que de poursuivre des études dans le seul intérêt de gagner de l’argent ou un certain prestige ? Liam soupira, avant de prendre la main de la jeune femme qui était posée sur la table. Ses doigts se resserrèrent autour des siens, et son regard se fit plus doux tandis qu’il plongeait ses yeux dans les siens. « Je sais que ce n’est pas facile. Et que c’est encore plus dur quand tu n’as même pas tes parents pour te soutenir. Mais ça ne veut pas dire que tu n’es pas faite pour ça Oliv’ ! Parfois il faut juste frapper plusieurs fois à une porte pour qu’elle s’ouvre…» Il lui adressa un sourire tendre, avant de regarder leurs deux mains enlacées et de sentir une boule se former au creux de son estomac. Il n’avait pas le droit de ressentir ça, définitivement pas. Lentement, incapable de brusquer les choses, il lâcha ses doigts et passa sa main dans ses cheveux encore ébouriffés par son casque de moto. « Ce n’est pas demain que je deviendrais la prochaine Freda Kahlo ! Peut-être que j’aurais dû faire quelque chose à mes sourcils ! » Heureusement que le brun n’avait aucune boisson dans les mains, sinon il se serait sans doute étouffé avec le liquide dans sa bouche tellement il était hilarant d’imaginer Olivia avec des sourcils si proéminents ! « C’était pas déjà le cas ?!» D’accord, la vanne était assez facile ! Rieur à souhait, Liam posa sa main sur le bras de la jeune femme en s’excusant sur le champ. « Je plaisante ! » Si ça avait été réellement le cas, il ne l’aurait d’ailleurs pas dit, n’étant pas méchant et indélicat à ce point. « Et si tu veux mon avis, tu n’as pas besoin d’un surplus de pilosité pour attirer l’attention sur tes œuvres ! » D’accord, il n’était peut-être pas expert en la matière ni même objectif, mais elle avait un réel talent et il trouvait réellement dommage qu’on ne l’estime pas à sa juste valeur.

    Depuis sa plus tendre enfance, on reprochait souvent au jeune homme d’être complètement dans la lune. Que ce soit ses professeurs le voyant observer les mouches alors qu’ils tenaient un discours passionnant sur la guerre de sécession, son père furieux de ne pas le voir se concentrer suffisamment à son goût lors de ses stages au sein de l’entreprise familiale ou, comme c’était le cas tout de suite, l’innocente personne qu’il percutait faute d’attention. Heureusement pour lui, il était d’un naturel si charmeur et si poli qu’on ne lui en voulait pas bien longtemps de sa maladresse. Il s’excusa bien entendu, mais ne put s’empêcher de lire brièvement le résumé inscrit au dos de la couverture de son livre. Maladroit, curieux, il les accumulait toutes ! Ce qui ne semblait pas déranger son interlocutrice qui lui conseilla de lire l’ouvrage, chose qu’il ne manquerait pas de faire si l’engouement autour de ce dernier continuait à progresser. Après avoir récupéré son thé glacé à l’intérieur, le jeune journaliste repris sa place en face de son amie et lui demanda sans détour si elle connaissait l’auteur du fameux bouquin. Parce que lui n’en avait entendu parler que très récemment et qu’en matière de littérature il se référait toujours à Olivia quand il était hésitant.« Oui… Mais personne ne sait qui c’est ! » Lemon Skypern. Il fallait bien avouer que le nom en question n’était pas des plus communs ! Et si personne n’avait pu déceler son identité, cela signifiait que l'écrivain avait voulu se cacher derrière un pseudonyme… Rien n’aurait pu être plus alléchant que ça pour le journaliste qu’il était ! .« Intéressant…» Déclara-t-il de façon évasive, plus pour lui-même que pour répondre à Olivia. Tandis qu’il observait la paume de sa main, un sourire malicieux était apparu au coin de ses lèvres. Le genre de rictus qui naissait à chaque fois qu’il percevait un challenge. Arriver à cerner l’identité de l’auteur était un véritable défi, et il était persuadé de pouvoir le relever en faisant les recherches adéquates.« Tu sais, je crois que ça a surtout du succès, parce que personne ne sait qui l’a écrit ! » En effet ça pouvait expliquer une partie de l’euphorie, mais de là à ce que tout le monde s’y intéresse ? « Je mets ma main à couper que c’est juste un gros coup de marketing autour du mystère de l’auteur, et que le bouquin n’en vaut vraiment pas la peine ! » Etais-ce le rire étrange de la jeune femme ou bien simplement son interprétation alors qu’elle ne l’avait visiblement même pas lu qui interpella Liam ? Quoi qu’il en soit, il trouvait assez étrange qu’Olivia se prononce de cette manière et c’est tout sourire qu’il lui fit part de son hypothèse. .« Crache le morceau ! Tu sais qui c’est et tu détestes la personne c’est ça ? Tu sais je peux t’être très utile dans ce cas : je lis le bouquin, je découvre son identité, et je fais un article saignant sur son compte. » Plaisanta-t-il avant d’avaler une gorgée de son thé glacé.

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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Dim 25 Nov - 12:32



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Elle était contente que Liam ait accepté de venir la rejoindre, d’autant plus qu’il se trouvait en compagnie de Zoey. Peut-être que c’était pour cela qu’elle continuait de s’accrocher comme elle le faisait, parce qu’il répondait toujours présent. Mais peut-être aussi qu’il faisait simplement ça par amitié. Elle-même ne se laissait pas aller à des gestes ambigus à son égard. C’était suffisamment difficile d’assumer ses sentiments pour lui. Elle avait l’impression que c’était tellement visible, comme marqué à l’encre indélébile sur son front. Il lui apprit que Zoey essayait de le rendre utile, mais qu’en matière de mode, il n’était définitivement pas une référence. Elle sourit en imaginant parfaitement sa sœur. Cette dernière avait un sens inné de la coquetterie. Non pas qu’Olivia s’habillait mal, mais elle y attachait moins d’importance, pour la simple et bonne raison qu’elle s’intéressait moins à la mode que sa sœur. Elle n’avait aucune idée de ce qui était à la dernière mode cette saison, elle n’avait aucune idée de quel accessoire il fallait accorder avec telle robe pour la rendre inimitable… Elle y allait au feeling, et sur ce coup-là, il était clair qu’elle avait un instinct moins développée que celui de Zoey. Sa jumelle était tout bonnement imbattable dans ce domaine. « Oui, c’est à se demander pourquoi elle a jeté son dévolu sur un gars aussi inculte que moi en matière de mode !» Elle sourit légèrement, tout en se disant que c’était faux. Certes, il ne lisait sans doute pas Vogue tous les matins au petit déjeuner, mais il avait du style, ce qu’appréciait sans doute Zoey. « Tu t’habilles plutôt bien pour un inculte ! » lui assura-t-elle. « Crois moi si tu portais les pulls tricotés par ta grand-mère ou des vestes en tweed, ce serait peut-être différent ! » plaisanta-t-elle. A vrai dire, ce serait sans doute différent pour la totalité de la gente féminine. Même Bridget Jones avait trouvé que Mark Darcy avait des allures de looser, avant de creuser un peu ! Peut-être que les femmes étaient un peu superficielles au fond, et accordaient un minimum d’importance à l’apparence. Mais après tout, les hommes devaient bien faire de même ! La preuve, elle ressemblait comme deux gouttes d’eau à sa sœur, mais c’était Zoey qui attirait les regards masculins la plus part du temps. Ce n’était donc pas qu’une question de physique, mais elle avait sans doute une attitude plus attirante qu’elle.

Liam lui désigna son carton à dessins et lui demanda comment ça s’était passé. Elle grimaça légèrement en repensant à ses entrevues. Ça ne s’était pas bien passé, c’était le moins que l’on puisse dire. Au fond, peut-être que ses parents avaient raison, elle devrait penser à faire quelque chose de plus sérieux, de plus stable. « Bien sûr qu’ils ont raison : quelle idée de vouloir suivre des études passionnantes alors que l’avenir qu’ils t’avaient tracé était sans embûches.» Elle sourit légèrement à sa remarque chargée d’ironie. D’une certaine façon, il avait fait comme elle, il avait décidé de suivre des études qui l’intéressaient, et pas forcément des études qui le mèneraient vers un travail qui rapporte. Mais le fait est qu’il était journaliste, et que ça semblait bien plus sérieux qu’une artiste qui court les galeries sans grand espoir d’être exposée un jour. « Je sais que ce n’est pas facile. Et que c’est encore plus dur quand tu n’as même pas tes parents pour te soutenir. Mais ça ne veut pas dire que tu n’es pas faite pour ça Oliv’ ! Parfois il faut juste frapper plusieurs fois à une porte pour qu’elle s’ouvre…» Elle aimait bien ce surnom d’Oliv’, la plupart des gens l’appelaient comme ça lorsqu’elle était petite. En grandissant, il s’était transformé en Liv. « Peut-être qu’il faut que j’essaie d’allier les deux… Je veux dire regarde Zoey ! Je suis sûre qu’elle adore ce qu’elle fait et elle est destinée à un boulot des plus sérieux ! Et c’est pareil pour toi ! » essaya-t-elle d’expliquer. Ce qu’elle cherchait à dire, c’est qu’il fallait peut-être qu’elle trouve quelque chose de plus stable au sein même de sa branche. Il y avait des tas de possibilités avec l’art, non ? Les musées, l’architecture… Elle allait devoir remettre ses priorités en ordre. Etre une artiste était peut-être un rêve tout à fait louable, mais dans les faits, ça lui semblait de plus en plus irréalisables. Il était clair qu’elle ne deviendrait pas la prochaine Freda Khalo demain ! Elle essaya de garder le sourire en plaisantant sur les sourcils de l’artiste. « C’était pas déjà le cas ?!» Elle lui donna un petit coup de pied sous la table, en prenant garde de ne pas y aller trop fort. « Hey ! C’était bas ça ! » protesta-t-elle. « Et si tu veux mon avis, tu n’as pas besoin d’un surplus de pilosité pour attirer l’attention sur tes œuvres ! » C’était à espérer ! Auquel cas, elle devrait se transformer en œuvre vivante et un brin dérangeante. « Si ça arrivait, Zoey me ferait enfermer dans la seconde ! » plaisanta-t-elle. Imaginer la tête de sa sœur dans un cas pareil la faisait sourire. Elle ferait sans doute une attaque et convoquerait la fashion police pour remédier à cette situation qui menaçait de virer au drame !

Liam finit par s’excuser et se lever, le temps pour lui d’aller se chercher quelque chose à boire. Olivia l’attendit patiemment, et son attention fut attirée par lui lorsqu’il percuta une jeune femme de plein fouet, en revenant sur la terrasse. La jolie brune ne put s’empêcher de rire face à sa maladresse, avant de détourner le regard. Elle s’apprêtait à le taquiner tandis qu’il revenait à table, mais n’en eût guère le loisir, puisqu’il mit la paume de sa main juste sous ses yeux. Lemon Skipern. Est-ce qu’elle la connaissait ?! Olivia sentit ses joues s’empourprer sous l’effet d’un stress un peu trop soudain. La fille était en train de lire son livre, Liam l’avait vu, et semblait à présent intriguer. Prise de cours, elle décida néanmoins de jouer les étudiantes normales. Elle avait entendu parler de Lemon Skipern, comme tout le monde sur le campus, mais personne ne savait de qui il s’agissait. .« Intéressant…» Non, non, bien sûr que non ce n’était pas intéressant ! Ca n’avait même aucun intérêt ! Elle essaya de détourner son attention comme il le pouvait, en crachant sur son propre livre ! Si ça avait du succès, c’était certainement parce que personne ne connaissait l’identité de l’auteur. Pour tout avouer, elle y avait souvent pensé, que ce qu’elle avait écrit plaisait uniquement parce que personne ne savait qui elle était. Peut-être que d’une certaine façon, les gens s’attachaient davantage à son héroïne, puisqu’ils n’avaient qu’elle et qu’il n’avait aucun moyen de l’identifier à son auteur, puisqu’elle avait choisi de garder le mystère. Mais il ne fallait pas que Liam se lance dans cette lecture. Bien sûr, elle avait changé tous les prénoms, elle n’était pas une étudiante en art, ni même en écriture, Zoey n’était pas sa jumelle, et Liam n’était pas journaliste dedans. Mais des éléments lui sembleraient familiers, non ? Et s’il faisait le lien avec son identité ?! Sur le coup, elle avait pensé que son nom de plume suffirait, pour la simple et bonne raison qu’elle était persuadée que son livre ne serait lu que par une minorité de personne. Mais c’était simple de faire le rapprochement. Lemon était son deuxième prénom, Skipern une anagramme de Perkins. Elle décida donc d’en rajouter une couche en disant que ce n’était rien de plus qu’un coup commercial auteur de l’identité de l’auteur, mais qu’au fond, le livre en lui-même ne valait pas grand-chose ! « Crache le morceau ! Tu sais qui c’est et tu détestes la personne c’est ça ? Tu sais je peux t’être très utile dans ce cas : je lis le bouquin, je découvre son identité, et je fais un article saignant sur son compte. » Bon sang, mais pourquoi est-ce qu’il insistait ?! Parce qu’il était journaliste et que sa curiosité ne serait pas satisfaite avant d’avoir obtenu toutes les réponses. Elle décida de la prendre comme une plaisanterie, et de rire à sa remarque, mais au fond, elle se sentait prise au piège. « Non, je t’assure, je n’ai aucune idée de qui il s’agit ! D’ailleurs tout le monde est persuadé qu’il s’agit d’une femme, mais ça pourrait très bien être un homme avec un pseudonyme féminin ! » dit-elle en haussant les épaules. C’est ce qu’elle aurait dû faire, prendre un pseudonyme masculin, comme George Sand !
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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Mer 28 Nov - 23:25

Olivia & Liam ♠ “I don't try to feel something for you. It's simply there and if my lips say “just friends” my eyes say so much more.”




    Etre en sa compagnie lui faisait du bien. C’était assez paradoxale comme sensation : il se sentait souvent coupable après coup, mais à chaque fois il sauter sur les occasions qui se présentaient à lui et profitait à fond de ces instants qu’il estimait précieux. En plus de ça, elle avait eu la bonne idée de le sauver à un moment plutôt propice, puisqu’il était à deux doigts d’être à court de vocabulaire pour désigner les robes que lui présentait sa petite amie. Zoey était plein d’énergie, adorable, intelligente et tout un tas d’autres choses encore qui l’attiraient indéniablement. Mais elle était également quasiment son opposée, et par moment cela pouvait en être pesant et le faire se remettre en question sur cette relation. Non pas qu’il ne soit pas heureux mais… Il ne pouvait s’empêcher de penser que quelque chose clochait. Que s’il s’était senti parfaitement à sa place, il n’aurait jamais embrassé Olivia. Oliv’ qui, après tout, avait été son premier coup de cœur parmi les deux jumelles. « Tu t’habilles plutôt bien pour un inculte ! » Allez savoir pourquoi, le compliment de la belle lui fit énormément plaisir, espérant sûrement que ce n’était pas anodin. Etais-ce idiot de sa part de l’interpréter aussi positivement ? Sûrement. Mais le plus dérangeant était surtout d’avoir envie de lui demander ce qu’elle préférait exactement, et de se pointer comme ça à leur prochain rendez-vous. Essayant de ne pas penser de cette manière, le journaliste se contenta de la remercier. « Merci, c’est gentil.» Et dans le fond, oui il était loin d’être habillé comme un sac à patate ! Son style pouvait ne pas plaire, tous les goûts étant dans la nature, mais en règle générale il trouvait que ça le définissait assez bien et qu’il n’avait pas l’air immonde dans la glace. « Crois moi si tu portais les pulls tricotés par ta grand-mère ou des vestes en tweed, ce serait peut-être différent ! » Liam se mit à rire, avant de reprendre son sérieux et de la pointer du doigt en plissant les yeux. « Dis donc, tu es en train d’insinuer que je serais moche avec un pull tricoté par ma grand-mère ? » Son ton menaçant n’était guère convaincant vu le sourire qui se profilait sur son visage ! « Je me demande quelle serait la réaction de Zoey si j’osais me pointer comme ça ce soir ! D’ailleurs, j’ai une question cruciale ! Costume noir ou gris ?!» Chaque mois c’était pareil, il ne savait jamais quel costume sortir de son armoire. Le fait est qu’il n’est pas très fan de ce genre d’accoutrement, ces derniers ne lui rappelant que trop bien ses altercations avec son paternel. D’ailleurs tous les ensembles qu’il garde chez lui lui ont été offerts par ce dernier qui restait persuadé qu’à la suite des stages dans son entreprise il travaillerait pour son compte. Il devait certainement rager intérieurement d’avoir dépensé des milliers de dollars dans des costumes de marque alors que son rejeton se trimballe en jean la plupart du temps.

    Si en règle générale Liam était très tête en l’air, il avait par contre une mémoire d’éléphant quand il s’agissait des sujets dont il était passionné ou, comme maintenant, des gens qui lui importait. Alors quand Olivia lui avait confié la veille vouloir parcourir des galeries le lendemain, il s’était chargé de placer l’information dans un coin de sa tête, bien déterminé à lui poser la question dès qu’il en aurait l’occasion. Il ne l’aurait pas fait au repas de ce soir, ne voulant pas la placer dans une situation inconfortable avec ses parents, mais autour d’un café où ils n’étaient que tous les deux ça lui paraissait idéal. Seulement la réponse de la jeune femme n’était pas celle qu’il aurait espérée. Et quand elle rajouta commencer à penser que ses parents avaient sans doute raison, il répondit spontanément avec un ton cynique à souhait. Non pas pour se moquer d’elle, bien au contraire ! Tout ce qu’il voulait lui faire passer comme message, c’est qu’il croyait personnellement en elle, et que si ça ne marchait pas tout de suite, ça ne voulait pas dire que ce ne serait jamais le cas. « Peut-être qu’il faut que j’essaie d’allier les deux… Je veux dire regarde Zoey ! Je suis sûre qu’elle adore ce qu’elle fait et elle est destinée à un boulot des plus sérieux ! Et c’est pareil pour toi ! » Le brun se mordit la lèvre inférieure, comprenant où elle voulait en venir même si il n’était pas forcément d’accord. « Oui mais tu n’es pas Zoey Olivia ! Ni moi d’ailleurs !» Il esquissa un sourire, avant de poursuivre. « Tu sais, ce n’est pas parce que nos emplois sont réputés moins bouchés qu’ils sont forcément plus sérieux. D’ailleurs par les temps qui courent je ne peux pas garantir être toujours embauché dans dix ans. Alors oui, je suis d’accord : si tu trouves quelque chose qui te passionne tout autant et où tu penses avoir plus de chance de réussir, tente-le ! Mais ne te mine pas le moral pour une petite défaite, cela ne reflète absolument pas ton travail et ce dont tu es capable.» Il avait finalement lâché la main de la jeune femme dont il s’était emparé, et tandis qu’elle se comparait à Freda Khalo avec humour, lui n’hésitait pas à la taquiner en insinuant qu’elle avait déjà la tête de l’emploi, c’est-à-dire des sourcils tout aussi proéminents ! « Hey ! C’était bas ça ! » Il se mit à rire tandis que la jeune femme lui flanquait un coup de pied sous la table. « Tu m’as tendu une perche, je l’ai saisie !» déclara-t-il avec ce sourire innocent qu’il savait si bien reproduire.« Si ça arrivait, Zoey me ferait enfermer dans la seconde ! » Ca, c’était à parier ! Tout comme elle l’enfermerait lui s’il osait se pointer ce soir habillé comme un clochard. Riant de bon cœur, le jeune homme finit par se mordiller la lèvre en faisant « non » de la tête. « Il faudra qu’elle me passe sur le corps alors.» Sourcils prononcés ou pas… Il ne laisserait jamais une chose pareille arriver.

    A l’origine parti pour aller se chercher à boire, le journaliste fit preuve d’une maladresse dont seul lui pouvait être l’auteur vu l’ampleur des dégâts. C’est vrai quoi, on a pas idée d’agresser les gens e leur fonçant dedans sans prévenir ! Fort heureusement pour lui, son charisme semblait une fois de plus faire pencher la balance à son avantage et lui permettre de se sortir de là sans trop se ridiculiser. Et finalement ce désagrément avait un bon côté : celui d’aiguiser sa curiosité. Comme tout bon journaliste qui se respecte, Liam était de ceux qui n’arrivaient pas à prendre le large quand on leur offrait sur un plateau d’argent un mystère à élucider. De retour en face d’Olivia, il ne passa pas par quatre chemins et lui demanda de but en blanc si elle connaissait l’auteur, dont le nom était somme toute aussi énigmatique que le reste. Olivia était toujours celle qu’il appelait à chaque fois qu’il hésitait à lire un bouquin, et sa réponse plutôt mitigée à ce propos le surpris un peu. Malgré le fait qu’elle indiqua que son succès venait sans doute uniquement de l’identité méconnaissable de l’écrivain, Liam était intrigué. Trop pour effacer le nom écris dans la paume de sa main et faire comme s’il n’en avait qu’entendu parler. Non, il voulait à présent s’adonner au plaisir de résoudre le mystère, par pur challenge. Et puis ça lui donnerait une occasion d’écrire un article ! Article qui pourrait être sanglant si cette dernière était vraiment en train de ruiner l’héritage des écrivains des siècles passés. « Non, je t’assure, je n’ai aucune idée de qui il s’agit ! D’ailleurs tout le monde est persuadé qu’il s’agit d’une femme, mais ça pourrait très bien être un homme avec un pseudonyme féminin ! » C’était plausible, oui. « Hmm ! Traite moi de machiste si tu veux, mais je vois mal un mec emprunter le nom d’une nana, même pour dissimuler son identité. Enfin bon, je verrais bien ! Je te tiendrais informée..» déclara-t-il en lui faisant un clin d’œil, ne remarquant absolument pas qu’elle pouvait être gênée. Il n’était pas sûr d’avoir le temps de se pencher dessus dans les jours qui suivraient, mais il avait bel et bien l’intention de le faire. « Tu ramènes quelqu’un au dîner de tes parents ce soir ?» Il changeait complètement de sujet, et tentait par la même occasion de poser la question tout à fait naturellement. Alors qu’en vérité, il espérait qu’elle lui dise « non », se voyant mal supporter un homme qui se tiendrait à ses côtés à table. Il en avait vu deux les premières années de sa relation avec Zoey. Et si à l’époque ça lui avait fait bizarre, il n’osait imaginer ce que ça produirait comme effet aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Sam 1 Déc - 23:33



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Olivia était contente que Liam soit venu la rejoindre. Elle l’était d’autant plus qu’il se trouvait justement avec Zoey. Mais à peine avait-elle ressenti cette satisfaction que ce sentiment éclata en culpabilité. C’était sa sœur qui était avec lui, et même si elle aurait parfois aimé que cette relation ne soit que du vent, ce n’était pas le cas. Elle savait que sa jumelle était amoureuse de Liam et qu’elle avait très certainement envie de finir sa vie avec lui. Et en dépit du baiser qu’ils avaient partagé, elle savait que Liam avait les mêmes sentiments. C’était évident… On ne passe pas quatre avec quelqu’un sans l’aimer ! Enfin cela dit, même s’il était venu, peut-être qu’elle avait été une bonne excuse afin qu’il échappe à une séance d’essayage imposée par Zoey. Sa sœur était une dingue de mode et elle avait un goût affirmé en matière vestimentaire depuis son plus jeune âge. Si Liam semblait s’étonner de l’intérêt que lui portait l’aînée de deux jumelles compte tenu de son désintérêt pour la mode, Olivia n’était pas surprise. Il avait beau se définir comme un inculte dans le domaine, il avait son propre style, un style qui était bon qui plus est. « Merci, c’est gentil.» Ce n’était pas gentil, c’était vrai. Et elle connaissait suffisamment pour savoir que si ça ne plaisait pas à Zoey, elle aurait tenté un relooking depuis bien longtemps ! Ca aurait d’ailleurs peut-être été le cas s’il avait porté des vestes en tweed et des pulls tricotés par sa grand-mère ! Elle n’essayait pas de dire que sa sœur était superficielle, après tout, c’était le genre de vêtements que tout le monde trouve un peu ringard, n’est-ce pas ? « Dis donc, tu es en train d’insinuer que je serais moche avec un pull tricoté par ma grand-mère ? » Elle prit un air faussement choqué. « Moi ?! Non, c’est pas mon genre, j’oserais jamais ! » répondit-elle en exagérant délibérément. « Mais reconnais que la veste en cuir est plus sympa ! » ajouta-t-elle en souriant avec un certain amusement. « Je me demande quelle serait la réaction de Zoey si j’osais me pointer comme ça ce soir ! D’ailleurs, j’ai une question cruciale ! Costume noir ou gris ?!» Elle rit en imaginant la réaction de sa sœur. Certes, elle ne lui en voudrait pas à proprement parlé, mais elle se demanderait sans doute s’il ne se fichait pas d’elle, ou bien s’il n’était pas sous acide ! « Je pense qu’elle te demanderait si tu t’es drogué récemment ! » plaisanta-t-elle. Elle l’observa un instant, n’ayant pas vraiment de bonne réponse à sa question. Après tout, ce n’était pas elle l’experte en mode ! Le noir était classique et rendait n’importe qui élégant. Mais le gris… Le gris irait bien avec ses yeux n’est-ce pas ? « Le gris », répondit-elle finalement, en réalisant qu’elle avait fixé son regard un peu trop longtemps. Elle baissa les yeux vers sa tasse de thé, avant de la saisir et d’en boire une gorgée pour se refaire une certaine contenance.

Liam avait ensuite posé la question à trois millions de dollars… Est-ce que ses entretiens s’étaient bien déroulés ? En toute honnêteté, non. Impossible de prétendre l’inverse alors qu’aucune des galeries ne lui avait laissé un infime espoir. Olivia ne savait plus vraiment où elle en était. Il était clair qu’elle adorait peindre et dessiner, mais pouvait-elle réellement en faire son métier ? Ses parents avaient peut-être raison au fond. Liam avait beau faire preuve d’ironie à ce sujet, la jeune femme n’en ressortait pas pleinement convaincue, loin de là. Après tout, il n’y avait qu’à voir Zoey, elle faisait quelque chose qui la passionnait et sérieux à la fois ! Et Liam aussi était d’ailleurs dans le même cas ! « Oui mais tu n’es pas Zoey Olivia ! Ni moi d’ailleurs !» C’était vrai, et elle ne se voyait d’ailleurs pas faires des études similaires à celles de sa sœur. Il était clair que sa jumelle avait bien plus d’ambition qu’elle n’en avait, et elle se donnait à fond pour se donner l’opportunité de réussir. Olivia n’avait jamais eu cette envie d’être première de la classe, d’avoir les meilleures notes… En somme, d’être parfaite. « Tu sais, ce n’est pas parce que nos emplois sont réputés moins bouchés qu’ils sont forcément plus sérieux. D’ailleurs par les temps qui courent je ne peux pas garantir être toujours embauché dans dix ans. Alors oui, je suis d’accord : si tu trouves quelque chose qui te passionne tout autant et où tu penses avoir plus de chance de réussir, tente-le ! Mais ne te mine pas le moral pour une petite défaite, cela ne reflète absolument pas ton travail et ce dont tu es capable.» A nouveau, il avait raison. Il ne fallait pas qu’elle abandonne au moindre obstacle. Mais le fait est qu’elle n’avait pas une énorme confiance en elle. Parfois c’était difficile de se dire qu’elle ressemblait tant à sa sœur physiquement, mais qu’au niveau du caractère, elles étaient radicalement différentes. Olivia devait bien reconnaître qu’à plusieurs reprises, elle avait envié Zoey et son attitude, sa façon d’être avec les autres, qui lui manquait cruellement. Elle n’avait pas cette petite chose en plus qui faisait toute la différence. Elle n’était pas non plus du genre à se laisser complètement abattre et à n’avoir aucune fierté. Elle en avait, mais parfois sa volonté ne lui semblait pas suffisante face aux multiples avertissements de ses parents. « Oui, t’as raison. Tu ne voudrais pas glisser deux ou trois mots à ce sujet au dîner de ce soir ? » plaisanta-t-elle. Non, elle ne voulait pas qu’il prenne sa défense devant ses parents, même si elle serait touchée de cette attention, elle savait que ça mettrait tout le monde mal à l’aise, y compris elle et lui. Mais il était vrai qu’elle appréhendait le dîner, les questions de ses parents et leurs inévitables réponses tranchées. Pour se détendre à nouveau, elle plaisanta en disant qu’elle ne serait pas la prochaine Freda Kahlo, et qu’elle aurait peut-être dû faire quelque chose à ses sourcils d’ailleurs ! Liam la taquina en lui disant que c’était déjà le cas ! C’était bas ! « Tu m’as tendu une perche, je l’ai saisie !» Bien, elle acceptait de le lui concéder, mais tout de même ! Cela dit, elle était persuadée que si par malheur ses sourcils devaient devenir aussi imposants que ceux de l’artiste, sa sœur la ferait enfermée immédiatement en la pensant folle ! . « Il faudra qu’elle me passe sur le corps alors.» Elle sourit à sa réponse, assez touchée par cette dernière. Troublée était sans doute un terme plus exact d’ailleurs. « On voit que tu n’as jamais rencontré le côté fashion police de ma sœur, sinon tu ne t’y risquerais pas ! », plaisanta-t-elle pour masquer son trouble.

Liam s’était levé pour aller se chercher quelque chose à boire. En revenant sur la terrasse, il percuta une jeune femme, ce qui fit d’abord rire Olivia, avant qu’il ne lui en demande plus sur le livre qu’elle était en train de lire. C’était le sien, celui qu’elle avait écrit, celui qui parlait de lui. Elle avait pris un nom de plume, et évidemment seules les situations étaient restées similaires dans ce qu’elle avait écrit. Elle n’avait en revanche gardé aucune véritable identité pour les protagonistes. Mais s’il venait à réaliser que c’était elle qui l’avait écrit, il ferait inévitablement le rapprochement. Voilà pourquoi il était hors de question que lui ou sa sœur ou ses parents ne le découvrent ! Malheureusement, Liam était journaliste et par extension, curieux. Il n’allait pas lâcher cette histoire avant d’en savoir plus. Olivia, quant à elle, tentait de jouer les indifférentes. Oui, bien sûr, elle avait déjà entendu parler du livre, mais comme tout le monde, elle ne savait absolument pas qui était l’auteur. Elle essayait de l’aiguiller sur la mauvaise voie comme elle le pouvait. D’une part, il s’agissait sans doute d’un mauvais livre avec toute une orchestration marketing sur le mystérieux auteur ! D’ailleurs l’auteur était peut-être un homme avec un pseudonyme de femme ?! Dans le même temps, elle regrettait de ne pas avoir eu cette brillante idée, de prendre un nom de plume masculin pour éloigner au maximum les soupçons éventuels. « Hmm ! Traite moi de machiste si tu veux, mais je vois mal un mec emprunter le nom d’une nana, même pour dissimuler son identité. Enfin bon, je verrais bien ! Je te tiendrais informée..» L’ennui c’est qu’il ne marchait pas, il restait sur ses idées et ne semblait pas décider à en dévier. Elle n’avait pas qu’à espérer qu’il ne trouve rien. « Oui… Tu me diras ! » répondit-elle en feignant un sourire, malgré son inquiétude. Autant se tenir au courant de ses avancées afin de pouvoir s’en protéger. « Tu ramènes quelqu’un au dîner de tes parents ce soir ? » Elle écarquilla les yeux, surprise par la question. « Non ! » répondit-elle un peu trop vivement. « Je veux dire… Je n’ai personne à présenter à mes parents, même si ça pourrait adoucir leur jugement quant à ma désastreuse après-midi dans les galeries ! » ajouta-t-elle en riant.
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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Lun 21 Jan - 23:09

Olivia & Liam ♠ “I don't try to feel something for you. It's simply there and if my lips say “just friends” my eyes say so much more.”




    Aussi mielleux que cela puisse paraître, Olivia semblait être depuis toujours son havre de paix. Il oubliait en un clin d’œil tous ses soucis en sa présence, se retrouvait à devoir faire très attention à l’heure tant le temps défilait rapidement et avait ces papillons au ventre dignes d’un coup de cœur d’adolescent. Mais il n’avait pas le droit d’éprouver ce besoin d’être à ses côtés. Pas alors qu’une fille qu’il aimait beaucoup avait une confiance aveugle envers lui depuis plus de quatre ans. Mais… Le cœur a ses raisons que la raison ignore, pas vrai ? Et ce, même si elle insinuait que les pulls tricotés par sa grand-mère n’étaient pas très sexy ! « Moi ?! Non, c’est pas mon genre, j’oserais jamais ! » Non, évidemment ! Le brun plissa les yeux avant de pointer le milieu de son visage du doigt. « Fais gaffe Pinocchio, ton nez s’allonge !» Si sa remarque se voulait répréhensive, le sourire presque idiot qu’il affichait contrastait complètement avec sa fausse tentative d’autorité. « Mais reconnais que la veste en cuir est plus sympa ! » Bon, il n’avait pas de mal à l’admettre ! Il ne prêtait pas énormément d’attention à ce qu’il portait, mais il avait un style particulier et les pulls de sa grand-mère n’en faisaient pas parti ! A moins d’avoir l’obligation de se présenter à un repas de famille pompeux, il n’enfilait jamais ledit vêtement qui lui donnait l’impression d’avoir effectué un retour dans le temps d’au moins cinquante ans. « Au risque de me faire décapiter si jamais ça lui revient aux oreilles, oui, j’avoue que c’est bien plus sympa !» Il ne savait pas s’il pouvait en déduire qu’elle appréciait la tenue en question, mais il ne risquait pas de se séparer de sa veste en cuir de sitôt à présent. Cette simple pensée lui souleva presque le cœur tant c’était égoïste de sa part de vouloir à tout prix lui plaire. Il n’avait déjà qu’une piètre opinion de sa personne depuis qu’ils s’étaient embrassés, et visiblement il n’avait toujours pas retenu la leçon. La preuve : il en venait même à lui demander quel costume lui irait le mieux pour le repas de ce soir après avoir plaisanté sur l’obsession de Zoey vis-à-vis de la mode.« Je pense qu’elle te demanderait si tu t’es drogué récemment ! » C’était fort probable, malgré le fait que Liam n’ait jamais touché à la drogue de sa vie. Il aurait pu pourtant, à une époque de sa vie, quand ses relations avec son père s’effondraient et qu’il vivait dans la crainte de ne jamais pouvoir réaliser ses rêves professionnels. Mais il faut croire que l’éducation qu’il avait reçu et ses amis de l’époque l’avaient aidé à trouver un échappatoire qui ne serait pas dangereux pour sa santé. « Et elle serait d’autant plus affolée de constater que je suis clean !» L’espace d’une infime seconde, l’idée qu’elle évince sa question concernant le choix crucial qu’il devait se résoudre à faire pour ce soir lui traversa l’esprit. Jusqu’à ce qu’elle donne une réponse sans équivoque.« Le gris » Il se mordit doucement la lèvre inférieure, charmeur inconsciemment, avant de la remercier d’un sourire. « Très bien. Si jamais je suis laid, je dirais donc que c’est de ta faute !» Mais il espérait secrètement être à la hauteur des espérances de tout le monde. Des siennes particulièrement.

    Si lui souhaitait aspirer à lui plaire ce soir, elle semblait par contre contrariée d’avance à l’idée de retrouver ses parents. Il la comprenait, ayant traversé et traversant d’ailleurs toujours une période assez difficile avec son paternel qui n’avait jamais vu sa passion d’un bon œil et qui aurait volontiers forcé son fils à l’obéissance si ce dernier n’était pas si têtu. « Oui, t’as raison. Tu ne voudrais pas glisser deux ou trois mots à ce sujet au dîner de ce soir ? » Il savait son ton plaisantin, malgré tout son regard à lui restait assez sérieux. Evoquer ce sujet à table les mettrait sans doute mal à l’aise vu les opinions divergentes des uns et des autres. Sans côté que Zoey ne comprendrait sans doute pas qu’il prenne la défense de sa sœur face à ses parents. Liam n’irait donc pas provoquer ceux qui avaient l’obligeance de le recevoir sans qu’on le lui ait demandé explicitement, par contre une chose était certaine : si le sujet venait à être mis sur la table par l’un des membres de la famille… Oui, il n’hésiterait pas à faire part de son point de vue, n’en déplaise à monsieur et madame Perkins. « Je sais que ce n’est pas mon rôle... Mais si jamais ils te font des reproches à table, tu pourras compter sur moi pour prendre ta défense.» Il ne savait que trop bien ce que c’était de se retrouver en plein repas de famille harassé de questions et d’être comparé au vilain petit canard. Et évidemment, son frère ne risquait pas de se mettre en travers du chemin de son père ! Sa mère quant à elle n’avait pas une personnalité suffisamment forte pour contredire son époux… Et sa sœur, aussi proche de lui qu’elle puisse être, n’avait pas assez de poids pour leur faire peur avec ses arguments. En définitive, il s’était souvent retrouvé seul contre tous, et à l’époque il aurait rêvé d’avoir un avocat à ses côtés. Bien sûr, n’étant pas de nature arrogante ou brusque, il glisserait son avis sans les dérouter, mais il était trop franc et trop touché par cette histoire pour faire comme s’il ne voulait pas s’en mêler. Et son but n’était pas de s’attirer la foudre des uns ou l’amour des autres, non, il le faisait parce qu’il était intègre et fidèle à ses idées. Se taire reviendrait à consentir à leurs propos, et il s’y refusait. Pour autant, la question ne se poserait sans doute même pas : il espérait sincèrement que la soirée se passerait sans effusion de sang et qu’il n’aurait pas à se mettre en colère en voulant la protéger. Ce sentiment protecteur qu’il éprouvait de plus en plus valait tout aussi bien pour ses géniteurs que pour Zoey, si cette dernière en venait hypothétiquement à vouloir l’enfermer pour une raison aussi absurde qu’un manque de goût. Même s’il devait avouer que des sourcils aussi proéminents que ceux de l’artiste qu’elle avait évoqué étaient tout sauf charmants, il défiait quiconque de vouloir faire disparaître Olivia de sa vie. « On voit que tu n’as jamais rencontré le côté fashion police de ma sœur, sinon tu ne t’y risquerais pas ! » Observateur en bon journaliste qu’il était, le brun remarqua un léger trouble chez la jeune femme, mais n’arriva pas à en discerner la cause, diverti par sa remarque. « J’aime le risque !» déclara-t-il de sa voix tonitruante avant d’en rire.


    Revenu de sa quête visant à se procurer une boisson, le jeune homme fit part de son intérêt à un livre qu’il venait d’apercevoir entre les mains d’une fille qu’il avait malencontreusement renversé au passage. Ce qui l’intriguait était évidemment le fait que l’auteur soit une illustre inconnue et qu’elle rencontrait en parallèle un franc succès. Il voulait en avoir le cœur net, et pourquoi pas écrire un article prochainement s’il arrivait à percer le mystère. « Oui… Tu me diras ! » Il hocha positivement la tête. « Comme toujours tu seras la première au courant. » Malgré certains signaux qu’il n’arrivait pas à déchiffrer, il décida de changer de sujet. De toute façon il la connaissait assez pour savoir qu’elle ne divulguerait rien. Et il avait suffisamment confiance en ses talents de journaliste et de fouineur professionnel pour découvrir le pot-au-rose lui-même. Ce n’était certainement pas une étudiante qui allait lui poser problème, si ? Repensant subitement au dîner de ce soir en songeant au sujet qu’il pourrait aborder, le brun eu l’audace de l’interroger sur sa vie personnelle. Qu’elle amène un rencard ce soir n’était finalement que le dernier de ses soucis. Le réel point d’interrogation portait plutôt sur son statut amoureux.« Non ! » La réponse très abrupte de son amie le fit sourire. Un peu trop d’ailleurs pour quelqu’un qui était supposé ne la voir que comme sa belle-sœur ! Se rendant compte de cet excès il tenta tant bien que mal d’afficher un air compatissant, mais ça manquait affreusement de conviction. Il avait presque envie de se frapper contre un mur tellement il était égoïste ! Elle méritait d’être heureuse après tout, et il n’avait pas le droit de se réjouir alors qu’il était en couple. Seulement… Ses sentiments ne pouvaient disparaître d’un coup de baguette magique. Il se mordit furieusement l’intérieur de la joue, avant que la jeune femme ne se reprenne, plus calme. « Je veux dire… Je n’ai personne à présenter à mes parents, même si ça pourrait adoucir leur jugement quant à ma désastreuse après-midi dans les galeries ! » A cet instant il se sentit encore plus idiot, ne sachant même pas quoi répliquer. Quelle idée de s’embarquer là-dedans et de lui poser ce genre de question délicate ! Il ne pouvait pas lui sortir qu’il espérait qu’elle trouve chaussure à son pied, ce serait un mensonge, et il ne pouvait pas non plus être totalement franc en lui faisant part de son soulagement. «Qui sait… Si ça se trouve ils l’auraient détesté et ça n’aurait fait qu’empirer les choses ! » L’humour idiot, voilà comment il s’en sortait en définitive ! Et puis au passage, il en profitait pour presque la dissuader de trouver quelqu’un. « Je sais, je suis un ami pitoyable !» Pas sûr que cette justification suffise à expliquer sa réflexion teintée de jalousie !




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MessageSujet: Re: remember happiness is a way of travel, not a destination ➽ ft. Liam   Sam 26 Jan - 16:35



you can't start the next chapter of your life if you keep re-reading the last one



« Fais gaffe Pinocchio, ton nez s’allonge ! » Elle fronça le nez dans une grimace enfantine. L’ambiance était bonne enfant, et Olivia était contente d’avoir trouvé le courage d’appeler Liam. Il avait la capacité de la rendre plus légère, même si ce n’était pas toujours le cas. Pour être tout à fait exacte, elle se sentait plus légère lorsqu’elle était en sa compagnie, lorsqu’ils parlaient de tout et de rien, lorsqu’ils se taquinaient comme en ce moment. Mais cette sensation disparaissait lorsqu’elle rentrait chez elle et qu’elle se retrouvait seule avec pour seules compagnies ses pensées noires. A ce moment la légèreté laissait place à la lourdeur et à la culpabilité. Elle n’avait pas le droit de faire ça à sa sœur. Elle n’avait pas le droit de penser à Liam de cette façon, comme une fille amoureuse, avant de s’endormir. Ce n’était pas digne d’une sœur. Le pire dans tout ça c’est que malgré les chamailleries et leur flagrante différence de caractère, Zoey était sans doute la personne à qui elle tenait le plus au monde. Peut-être était-ce un lien fort spécifique aux jumelles, elle n’en savait rien. Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle se répugnait de risquer de briser ça et de lui faire du mal. Mais pour le moment, tout ceci lui semblait loin, parce que Liam était en face d’elle et que le voir lui faisait du bien. Il n’était peut-être pas un as en matière de mode, mais il avait son propre style qui lui allait d’ailleurs très bien. Après tout, il faut bien reconnaître que sa veste en cuir lui allait mieux que des pulls tricotés par sa grand-mère, non ?! « Au risque de me faire décapiter si jamais ça lui revient aux oreilles, oui, j’avoue que c’est bien plus sympa !» Elle esquissa un sourire malicieux. « Elle ne te décapitera pas pour la veste en cuir… C’est plutôt sexy après tout ! » répondit-elle. Sexy ?! Est-ce qu’elle venait vraiment de dire ça ?! L’air de rien, elle essaya de se rattraper en poursuivant. « En revanche, je pense qu’elle t’aurait pendu haut et court pour les pulls de grand-mère ! » ajouta-t-elle en riant. Non, franchement, s’il arrivait comme ça au dîner de ce soir, Zoey risquait fortement de lui demander s’il avait consommé de la drogue récemment ! « Et elle serait d’autant plus affolée de constater que je suis clean !» Sa réponse la fit rire. « Ce serait en effet assez inquiétant, même venant de ta part ! » le charria-t-elle avec malice. Concernant sa question sur le costume, elle lui conseilla de porter le gris. Olivia aimait la mode, sans doute pas au point de sa sœur, mais elle avait tout de même son style et des goûts affirmés, même si elle était moins audacieuse que Zoey en la matière. Le gris était classique, mais juste un peu moins que le noir… Et puis, elle était certaine que ça mettrait le regard clair de Liam en valeur. « Très bien. Si jamais je suis laid, je dirais donc que c’est de ta faute ! » Elle lui tira la langue en guise de réponse. Il ne serait pas laid… Il ne l’était jamais.

Le fait est qu’il n’était pas le seul à vouloir faire bonne impression. C’était triste à dire, mais elle avait toujours l’impression de devoir faire ses preuves avec ses parents. De ce point de vue-là, elle était assez jalouse de Zoey. Elle était en médecine et réussissait brillamment ses études. Olivia aussi était une bonne étudiante, la seule différente c’est qu’elle n’était vraiment pas certaine de trouver du travail à la fin. Ses parents n’acceptaient pas vraiment les études qu’elle faisait. Pour eux, l’art n’était rien de plus qu’un passe-temps, ça ne constituait pas un vrai métier. Le fait est qu’en ce moment, elle aurait presque tendance à leur donner raison. Elle avait passé son temps à parcourir des galeries d’art et aucune n’avait montré d’intérêt pour son book. Peut-être qu’elle devrait faire quelque chose de plus terre à terre, sans forcément changer de voie, mais… Bon sang, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle allait faire de sa vie lorsqu’elle terminerait ses études, et l’échéance approchait à grands pas. Mais Liam lui remontait le moral et il avait d’ailleurs des arguments pour lui rendre sa confiance en elle. Ne voulait-il pas plaider sa cause au dîner de ce soir ? Elle plaisantait bien sûr, elle ne voulait pas le mettre dans une situation délicate. « Je sais que ce n’est pas mon rôle... Mais si jamais ils te font des reproches à table, tu pourras compter sur moi pour prendre ta défense.» Sa réponse la touche d’autant plus qu’elle n’avait pas été réellement sérieuse en lui posant la question. « Merci », répondit-elle avec un sourire sincère. « Cela dit, ne te sens pas obligé de le faire, j’ai l’habitude… Peut-être qu’il faut simplement que j’arrive à leur prouver qu’ils ont tort ! » ajouta-t-elle. Et pour ça, il fallait qu’elle réussisse ce qu’elle entreprenait. Olivia plaisanta sur le fait qu’elle devrait peut-être se laisser pousser les sourcils à l’instar de Freda Khalo, peut-être que ça ferait d’elle une véritable artiste ! Quoique si elle faisait ça, Zoey s’empresserait de la faire enfermer dans une unité psychiatrique. Il faudrait qu’elle passe sur le corps de Liam pour faire ça ?! On voyait bien qu’il n’avait encore jamais fait connaissance avec le côté fashion police de sa petite amie ! « J’aime le risque !» Elle rit au ton qu’il employait. « Il y a une marge entre aimer le risque et être kamikaze Bishop ! » le taquina-t-elle en riant.

Liam avait quitté la table quelques minutes pour aller se chercher une boisson à l’intérieur du bar. En revenant, il percuta quelqu’un et revint avec une information de taille. Il avait le titre du livre qu’elle avait écrit, et son nom de plume, Lemon Skypern. Elle n’était pas certaine qu’il connaisse son deuxième prénom, qu’elle avait emprunté pour l’occasion. Elle espérait vivement que ce ne soit pas le cas, et surtout qu’il ne fasse jamais le rapprochement. Cette conversation avait le don de lui donner des sueurs froides. Elle faisait d’ailleurs tout ce qu’elle pouvait pour éloigner Liam et sa curiosité. Ce n’était pas honnête de sa part de le guider sur des fausses pistes, mais il était hors de question qu’il découvre qu’elle était la mystérieuse auteure de ce roman. En revanche, elle espérait qu’il lui dirait où il en était dans ses recherches et ce qu’il trouvait… Elle ne voulait pas avancer en aveugle dans cette histoire. « Comme toujours tu seras la première au courant. » Elle sourit et le remercia d’un signe de tête. Lorsqu’il lui demanda si elle venait accompagner ce soir, elle répondit par la négative, un peu trop vivement. Evidemment, dans sa tête à elle, c’était presque inconcevable d’avoir une relation amoureuse alors qu’elle avait de sentiments pour Liam. Mais pour lui, il se disait sans doute qu’il était grand temps qu’elle ait un copain. Il ne manquerait plus qu’il lui propose un dîner à quatre si ça arrivait ! Le cauchemar ! Elle se reprit tout de même en ajoutant qu’elle n’avait personne à présenter à ses parents, même si ça adoucirait sans doute leur jugement sur son après-midi désastreuse. « Qui sait… Si ça se trouve ils l’auraient détesté et ça n’aurait fait qu’empirer les choses ! » Vrai. Comme pour ses études, ses parents n’avaient pas toujours apprécié ses fréquentations. « Le pire c’est que c’est fortement probable ! » répondit-elle en riant. « Je sais, je suis un ami pitoyable !» Elle prit un air faussement sérieux. « Le pire de tous, je ne sais même pas pourquoi je t’ai proposé de venir ! », répondit-elle avant de lui faire un clin d’œil. Elle jeta un coup d’œil à sa montre, il commençait à se faire tard, et ils ne devraient pas tarder à aller se préparer pour le dîner. « Si tu ne veux pas baisser dans l’estime de mes parents, il va falloir qu’on y aille, sinon on ne sera jamais prêt à temps pour le dîner ! » dit-elle, avec une pointe d’appréhension au creux du ventre à la perspective de la soirée.
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