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 Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »

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MessageSujet: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 17 Nov - 11:25

    Le vent s'était levé froidement sur la ville de Los Angeles envahies par l'obscurité dense de la nuit. Les petites ruelles de la ville ne comptaient pas une âme qui vive au vu de l'heure tardive -ou matinale selon les points de vue- ; Reaver avisa sa montre dont les aiguilles se dressaient fièrement sur quatre heures tapantes. Son regard noisette se posa sur son rétroviseur intérieur, avisant le reflet de ces nombreux jeunes discutant derrière son Aston à l'arrêt. Un joint au coin des lèvres, la fumée grisâtre et somnolente s'envolant dans une volute tourbillonnante, il esquissa un bref sourire lorsqu'il vit le visage de son rival de ce soir se tourner vers lui. Laissant s'échapper un bref rire discret, Miller finit par ouvrir la porte de sa voiture tant chérie -seul objet à proprement parler féminin qu'il chérissait de tout coeur et auquel il tenait énormément - et déjà l'embrasement des foules se fit sentir. Tous des dépravés, shootés, camés, ivres de vitesse et de paris à la con propre à leur jeunesse décadente et outragée ; l'excitation se faisait sentir quand bien même tous savaient que les courses de voiture dans les ruelles n'étaient sûres ni pour les conducteurs, ni pour les malheureux piétons qui auraient la stupide idée de mettre un pied dehors à cette heure matinale quand deux petits arrogants de première se taperaient des vitesses folles à bord de leurs bolides de luxe. Reaver avisa Kevan dans une oeillade assurée, cynique et mauvaise, s'alliant parfaitement bien avec son rictus trop sombre. Dans l'esprit de Miller, la victoire était déjà sienne, ce qui avait le don d'exaspérer son rival direct qui se gonfla comme un paon comme Reaver fit rouler son joint entre deux doigts.

    KEVAN - « Fumer de l'herbe ou conduire... » fit-il dans un sourire amusé tout en glissant ses yeux émeraudes sur Reaver qui ne cillait pas.
    REAVER –« Ton prix ? »
    KEVAN – « ... Le tien ? »


    Les négociations pouvaient commencer ; le gagnant de la course pouvait récupérer au risque de sa propre vie ce qu'il désirait de son rival. Néanmoins si Reaver avait assez d'argent, il n'en demeurait pas moins qu'il demandait toujours durant ses courses loin d'être innocentes, toujours bien plus précieux que quelques billets verts. Un objet ou de l'argent contre le péril d'une âme, c'était le jeu atrocement stupide de ces jeunes ivres de vitesse. Prêchant par la folie des excès, Reaver se fichait bien de foutre sa vie en l'air pour une histoire de belles voitures au moteur ronronnant. La vitesse était grisante, l'adrénaline était une drogue au même titre que ce joint se consummant entre ses doigts, et la victoire lui était presque vitale. Lui, l'arrogant de première aux moeurs débauchées, aimait s'ériger sur un piedestal. Mais le jeune homme en voulait toujours plus, consommer pour mieux exister, tout s'approprier dans une boulimie morbide, c'était son trip le plus pur. Et sa boulimie passait aussi bien dans les excès, que les drogues dures ou les jolies jeunes filles. Aussi, son regard se posa sur la petite amie de Kevan, une lueur vive et explicite birllant dans ses obsidiennes, esquissant alors un sourire charmant et charmeur à la jolie blonde qui ne put s'empêcher de lui en rendre un autre.

    REAVER – « Diana. »

    Ici et là, des murmures surpris s'élevèrent, tandis que tous se tournèrent vers Kevan, bouillonant d'une rage folle bien que gardant constance. La petite blonde eut un sourire satisfait ; visiblement le fait d'être marchandée comme un objet la flattait plus que cela ne la blessait ; preuve concrète et implacable que la demoiselle avait un QI frôlant celui des petites pétasses en puissance : non loin du nombre chaotique de zéro. Qu'importait après tout, ce n'était pas pour lui faire la conversation qu'il la voulait. Le regard de Reaver se posa de nouveau sur Kevan, qui néanmoins tenta de garder son sang froid, en attente de sa réponse.

    KEVAN – «Bien... Et si je gagne, je veux ton Aston. »
    REAVER – « Certainement pas »
    répliqua Reaver dans un rire froid et d'un orgueil monstre.
    KEVAN – « Quoi, t'as peur de perdre Miller ? »
    REAVER – « Non, je vais gagner, mais c'est par principe. Ta princesse ne vaut pas mon Aston. Ma voiture vaut beaucoup mieux que tous les bons coups à baiser. »
    KEVAN –« ... Bon alors... deux milles dollars. »
    REAVER - « Elle les vaut si elle sait se mettre à genoux quand il le faut. »


    Dernier regard sur Diana sous ses paroles perverses et son sourire carnassier, et ce fut sous un rire enthousiaste général quant aux paroles vicieuses de Reaver que les deux concurrents s'engouffrèrent dans leurs voitures respectives. Les moteurs ronronnaient, les cris des jeunes camés s'intensifièrent, les demoiselles à jupe courte s'excitèrent et sautaient sur place sous l'odeur ennivrante de l'essence vomie par les pots d'échappement... Puis le signal de départ fut donné, et déjà les pneus crissèrent sur la route mouillée, laissant démarrer en trombe les deux voitures concurrentes. Le joint toujours au coin des lèvres, Reaver eut un bref regard pour son rival dont la voiture se trouvait juste à côté de la sienne. Son visage ténébreux et impassible laissa place à un sourire amusé lorsqu'il appuya sur l'accélérateur, dépassant dans une vitesse grisante mais dangereuse le bolide de son adversaire. L'Aston était deux fois plus puissante, il allait gagner ; un bref regard dans le rétroviseur dont le reflet miroitait la voiture de Kevan s'apparentant à un point lumineux loin derrière lui en était la preuve. Mais lorsque Reaver releva son regard, il vit apparaître comme venu de nulle part, cette silhouette s'apprêtant à traverser la route et n'ayant pas vu l'Aston arriver dans une vitesse monstrueuse. Dans un réflexe maîtrisé, le jeune homme donna un coup de volant, esquivant de justesse le piéton qu'il avait failli percuter de peu, et bientôt l'Aston se retrouva sur le trottoir, son conducteur secoué et haletant. Le moteur se coupa alors de lui-même comme il vit une fumée grisâtre s'échapper de son capot, et aussitôt ce fut un "Fuck" audible et enragé qui s'échappa des lèvres de ses lèvres. S'acharnant sur ses clés qu'il s'efforçait de tourner afin de faire redémarrer son petit bijou légèrement endomagé, il ne put faire face qu'à un moteur toussoteux qui refusait de lui obéir. Elle ne redémarrerait pas, horreur et damnation, il perdrait la course... Et sa rage s'embrasa lorsqu'il vit Kevan le dépasser en klaxonnant fièrement. Assailli d'une colère froide, il sortit de sa voiture non sans claquer violement la porte, se dirigeant enfin vers le piéton qu'il avait tout de même manqué d'écraser.

    REAVER – « Félicitations, tu viens de me faire perdre deux mille dollars. » fit-il de sa voix glacée et froide, sans s'emporter pour autant, le timbre de sa voix faisait frémir l'échine. « Tu n'avais rien d'autre à faire que te pavaner dans les rues à quatre heures du matin ? »

    Question réthorique bien sûr, il se fichait bien de la réponse, c'était simplement pour insister sur le fait qu'à cause de LUI, le piéton qui avait dû voir sa vie défiler sous ses yeux, Miller avait perdu sa course. Et quand bien même il aurait compris qu'il avait failli commettre un homicide, cela l'indifférait complètement. En l'instant, seule sa personne comptait.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 17 Nov - 17:03



Reaver and Birdie


    Villa somptueuse, buffet gargantuesque, invité sorti d'un magasine de mode, c'est sûr et certain Birdie et son groupe sont à un concert privé. Sauf qu'ils sont les musiciens, ils sont ceux qui sont payé une petite fortune pour pouvoir amusé la galerie. Galerie dont chaque tenu vestimentaire avoisine presque le coût de ce fameux concert privé. Mais nous sommes d'accord, nous ne jugeons personne. Dans un quart d'heure ils sont en piste, et dans la pièce qui leur a été alloué pour se préparer le groupe accorde leur instrument. Accorde leur instrument, rigole, et parle entre autre des dernières frasques de Wesley, qui répond gentiment que Birdie aussi était là, et que c'est elle qui a tout fait. Birdie silencieuse dans son coin sourit. C'est vrai que ce coup là avait été marrant. Wesley était venue la voir hors d'elle à sept heure du matin alors que Birdie dormait profondément. Elle avait supposé que pour subir un réveil aussi brutal Wesley devait avoir quelque chose d'urgent à lui demander. Wesley lui avait raconter ce que ce gars avait osé lui faire, c'est à dire la dragué elle, pour après la donné à un copain qui fêtait son enterrement de vie de garçon. Effectivement Birdie trouvait ça moyennement sympa de refourguer une fille comme un vulgaire paquet, en plus à quelqu'un qui était de ce fait fiancé à une fille qui s'attendait surement qu'il soit fidèle. Wesley lui avait certes jeter son verre à la figure, mais le monsieur l'avait avec classe traiter de prostitué... Enfin elle aurait pu continuer son histoire encore mille ans que ça n'aurait pas plus intéresser Birdie. Tout ce qu'elle avait compris c'était que Wesley voulait se venger, et que ce gars, pour avoir forcé Wesley à la réveiller elle à sept heure du matin allait ramasser. Bref le soir d'après comme prévu, elle était aller draguer le type en question que Wesley avait retrouver on ne sait comment. Elle l'avait chauffé à blanc et lui avait proposer de rentrer à son appartement. L'obligeant à tout éteindre ils s'étaient déshabiller enfin surtout lui en vrai, et au moment ou il cru pénétrer la jolie demoiselle cette dernière s'était retirer doucement et lui avait enfoncé un poulet sur le pieux. Wesley derrière la porte se marrait déjà à l'idée que le mec venait de se faire un poulet... Et Birdie rentrait rapidement prendre une douche chez elle pendant que le mec lui hurlait dessus. Wesley avait seulement passé la tête par la porte pour lui faire remarquer qu'il ne fallait prendre les femmes pour des animaux. Tout ça pour dire que les mecs du groupe se marrait bien, quoiqu'il trouvait clairement que leur deux amies étaient vraiment malade et qu'il ne fallait pas les emmerder au risque de ce prendre le monde sur la tête.

    Comme toujours le band est en parfaite osmose, leur amitié se ressent dans leur musique, et les morceaux sont tous plus entrainent les uns que les autres. Ils s'illustrent aussi par leur parole authentique, poétique et vieillotte qui nous font revenir au début du Jazz tout en ce perdant dans ce qui leur sert de modernité, aujourd'hui. Pas besoin d'en dire plus pour supposer que le concert est un succès. Les vieux riches apprécient toujours d'avoir de la chaire fraiche sur scène et qui leur laisse penser que finalement tout n'est pas perdu. On les invitent même à prendre un verre, et il serait difficile de refuser un verre de champagne, surtout lorsqu'il est gratuit. C'est vers les deux heures que le groupe quitte la villa, pour se diriger dans leur bar devenu fétiche. Un bar ouvert toute la nuit, et dont l'ambiance rappelait largement la période des années vingt ou régnait la prohibition, ou l'on jouait souvent du Jazz fleurissant à cette époque. Bref ils y étaient bien, et en avait fait leur repère d'après concert. Il leur arrivait même parfois de jouer quelques morceaux à la demande du dirigeant du bar. La soirée aurait pu durer toute la nuit, mais Birdie avait envie de rentrer, elle ne les empêchait pas de continuer, mais elle avait envie de profiter du silence froid de Los Angeles dans les alentours d quatre heure du matin. Ou tout le monde se trouve soit dans les boites, soit dans son lit. Comme pour ne pas changer elle laissa sa trompette à Julian qui la garderait précieusement chez lui, et elle passa en bandoulière la lanière qui retenait le sac de son saxophone. « Profites en pour composer, on le veut notre nouvel album ! » Wesley avait crier pendant que Birdie passait la porte. Quel terreur cette fille. En même temps il fallait avouer que ça faisait un bail que Birdie n'avait rien produit de bon. Depuis la mort de Birdie en faite. Ou plutôt de Billy. Elle avait écrit mais c'était mauvais, et sans intérêt, elle ne leur avait même pas montré d'ailleurs. Cette dernière semaine elle avait tout de même réussit à leur pondre quatre nouvelle chanson qui leur avait plu, et c'était un miracle. Maintenant elle devait encore en écrire une dizaine pour pouvoir arrivé à faire un album potable. Peut être plus parce que certaine ne serait pas accepter par le conseil de groupe. Elle marchait doucement dans les rues froides et vide de Los Angeles, fredonnant de nouveau air qui lui venait à l'esprit. Elle essayait aujourd'hui de rendre justice au coté Calamity Jane de Wesley, et à leur allure de Lucky Luke trash des temps modernes. Au son d'une musique entrainante, sautillante, parsemer de grand vide tonitruent qui marquait leur acte violent et jamais en demi teinte. Bref Birdie s'amusait intellectuellement à jouer avec des notes qu'elle ne posait pas sur le papier et dont elle avait peu de chance de se souvenir une fois arriver chez elle. Enfin pas de la totalité. Néanmoins elle devrait pouvoir fixer quelques idées.

    Il n'est pas rare lorsqu'on marche dans la ville de devoir traverser la rue. Et à cette heure autant être vigilant, car certain fou commence à sortir de boite et prenne le silence de la ville comme une invitation à forcer sur le moteur alors qu'ils sont complètement bourré. Enfin Birdie n'avait jamais réellement penser qu'une voiture pourrait véritablement surgir de nul part et manqué de la renverser. Pourtant alors qu'elle traversait elle fut soudainement éblouie par les phares d'une voiture. Pas besoin d'être intelligente pour se rendre compte qu'on cours en avant ou en arrière on ne pouvait rien faire pour éviter la voiture. Pas besoin d'être un génie pour se rendre compte que la voiture roulait beaucoup trop vite pour pouvoir l'éviter elle. Pas besoin de ce dire que finalement notre plus grande chance était de fermer les yeux, et d'espérer que le con frêne brusquement, braque son volant pour l'éviter. Mais essayer de garder votre calme alors qu'une voiture vous fonce dessus. On a pas vraiment le temps de penser à son Karma, de ce dire que putain on aurait du le voir venir, à jouer avec la mort et à mentir sur son identité on allait finir par y passer aussi. On a même pas le temps d'analysé ses battements de coeurs pour savoir si soudainement il bat à tout rompre ou si plutôt il a un immense raté qui éteint le coeur le temps du drame. On a juste le temps de voir quelque millier de flash seconde qui vous défile devant les yeux clos et que vous essayer d'analyser. Enfin en soit pendant les quelques secondes d'attente du pire vous n'analyser rien. Vous êtes juste aveugler par cette immense lumière. Pas la lumière des phares de la voiture, vous avez les yeux clos. Mais sur la lumière provoquer par vos flash de vie. Vos flash de vie alors que vos yeux sont clos. Clos sur l'avenir. Et puis soudainement miracle escompter se produit. Vos jambes vous propulse rapidement vers le trottoir le plus proche avant de vous lâcher pour de bon. Maintenant tout vos capacités vous revienne. Vous sentez votre corps particulièrement douloureux et tremblant, votre coeur bat partout comme pour se faire pardonner d'avoir cesser de battre un court instant. Votre souffle est faible mais pas insignifiant, tout vous coûte. Et pendant ce temps là vous essayer tant bien que mal de vous rappeler. De vous rappeler ce que vous avez vu dans vos flash. Normalement on voit sa vie défiler. Bien sûr il en avait été de même pour Birdie, sauf que c'était la mauvaise vie qui avait défiler sous ces yeux. Ce n'était pas celle de Birdie Lou mais celle de Billy Blue qui avait valser devant ces yeux pendant un cours instant. Elle se refusait à y penser mais elle savait bien ce qu'elle avait pu voir.

    Soudainement le conducteur sorti de la voiture et Birdie eu un autre raté monumental. Non seulement le mec n'avait pas du tout l'air d'être inquiet pour elle, ni de vouloir s'excuser, mais surtout ce mec énerver contre elle et qui avait bien failli la buter n'était autre que Reaver. Soudainement contre sa volonté les flash qu'elle avait vu quand elle pensait y rester repassèrent dans son cerveau. Leur premier baiser, première fois, demande en mariage, et d'autres moments de leurs vies à deux qui lui revenait en pleine face et qu'elle ferait mieux d'oublier parce qu'elle n'était pas Billy. Et comme si ça ne suffisait pas à l'achever Reaver se mit à parler d'un ton froid insupportable. « Félicitations, tu viens de me faire perdre deux mille dollars. » Elle n'écoutait même pas ce qu'il disait, ou du moins qu'à moitié. Elle était juste mortifié d'un ton qu'il employait. Ne l'avait-il pas reconnu ? Ne s'en voulait-il pas un tout petit peu ? « Tu n'avais rien d'autre à faire que te pavaner dans les rues à quatre heures du matin ? » Mais qui pouvait bien être ce con finit ? Ni une ni deux Birdie foutu une claque phénoménal à Reaver. Histoire de voir si ça pouvait le réveiller et lui faire prendre conscience de son acte. Histoire de voir s'il redevenait le Reaver qu'elle connaissait. Elle se souvint ensuite que Reaver n'appréciait pas particulièrement Birdie et inversement. Tu me diras en lui foutant une claque elle ne lui montrait pas tout son amour... « Félicitation, tu viens d'échapper à la case prison et remord éternel. » répondit-elle avec un dédain sans borne. Le dédain venait de Birdie. Billy quand à elle ne pouvait plus vraiment réagir, elle était horrifié par sa vision, et son coeur venait d'être transpercer de toute part. Elle aussi sentait qu'elle aurait le droit au remord éternel, car en étant face à Reaver elle ne put s'empêcher de penser qu'elle l'avait tuer. « Entre nous, deux mille dollars je trouve ça pas cher payer pour ne pas à avoir à aller sur la tombe de ta fiancée pour lui dire que tu as tué sa jumelle... » Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle disait ça. Lui rappeler la mort de Billy ne l'aiderait pas à aller mieux. Mais en même temps elle était encore tellement sous le choc qu'elle voulait juste trouver un moyen de lui faire comprendre sa connerie.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 17 Nov - 23:34

    Bien évidemment, un malheur n'arrivant jamais seul, il avait fallut qu'il tombe sur Birdie. La soeur de sa fiancée morte dont la relation avait complexe. Je la fuyais comme la peste non pour la colère qu'elle fait naître en moi, mais pour son corps, sa ressemblance à Billy. Et je fuyais cette tare, ce défaut effrayant, car il me rappelait tant Billy, celle qui aurait surement été ma femme, celle qui animé mon bon côté. Sans elle j'étais le démon que j'ai toujours été. Ainsi, je ne pouvais que fuir Birdie qui me renvoyait à cette déchéance immonde que je ne supportais pas. Aujourd'hui notre relation s'apparentait à des hostilités ouvertes, ce qui bien loin d'ébranler Reaver ou de vraiment lui taper sur les nerfs tant cela l'indifférait, l'énervait tout de même dans les situations du genre. Birdie était bel et bien la dernière personne sur qui il aimerait tomber en l'instant : sa fierté ébranlée d'avoir perdu aussi stupidement cette course alors qu'il était persuadé la gagner, ne méritait pas qu'elle soit de surcroit effritée par cette guerre stérile et inutile dont l'ironie fade et terne lui taperait littéralement sur le système. Par ailleurs, il n'y avait qu'à voir le regard sombre et ténébreux de Reaver pour comprendre qu'il était loin d'être calme, malgré sa prestance froide et son apparence sereine. Pourtant violent à ses heures, bestial et passionné, il n'en demeurait pas moins par moments gentleman et étonnament serviable, mais c'était là parfois pour mieux tromper le chalant. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il sortit de sa magnifique Aston, il ne put s'empêcher de l'aviser une dernière fois : la fumée grisâtre s'échappant du capot ne l'inquiétait pas tant ; le lendemain elle serait sans doute comme neuve. Néanmoins intérieurement, Reaver se congratulait de ne pas avoir eu l'arrogance première de la parier sur cette course absurde ; s'il avait perdu son pari, ce n'était guère sous les roues de sa voiture de luxe que la belle Birdie aurait lâché son dernier souffle, mais bel et bien des mains de Reaver. Terriblement marginal et venimeux, bien peu s'accordaient à se montrer trop proches de Reaver, aussi en un sens, il était presque légitime qu'il ne s'attache bien plus à sa magnifique voiture qui ne l'avait jamais déçue, qu'à n'importe quelle personne qui pourrait se montrer lâche ou hypocrite à son encontre.

    Néanmoins il ne pouvait s'empêcher de penser que Kevan avait déjà sans doute atteint la ligne d'arrivée, à s'enorgueillir de sa victoire avec les autres junkies dépravés... quoique au final, il se surprit à penser dans un sourire mauvais, ô combien il aurait aimé que Kevan aussi, n'atterrisse dans un poteau, quitte à se retrouver les deux jambes coincées sous les débris de son bolide et de finir ses jours dans un fauteuil roulant. Espoir morbide, quand tu nous tiens... Remettant d'un geste léger sa veste sombre, Reaver se dirigea de nouveau vers son Aston, ouvrant la porte il se mit à la recherche du joint qu'il avait eu quelques secondes plus tôt au coin des lèvres. Enfin, il parvint à remettre la main dessus, et comme il s'y attendait, un petit trou s'était formé au niveau de la banquette à sa désagrable surprise. Jetant le joint à terre tout en se relevant non sans un soupir, Reaver finit par se retourner vers Birdie.

    La gifle part. Ma joue brûle. Mettre une gifle à quelqu'un, c'était le prendre de haut, le rabaisser. C’était ainsi que je prenais la chose. Ma colère montre crescendo et aussitôt ses obsidiennes pourtant calmes la dardèrent comme il dardait le monde : avec assurance et prestance, cette touche de froideur en plus. Je voulais qu'elle crève de mon venin et de ma rancoeur, Un léger rire insolent et narquois s'échappa de mes lèvres carmins, fin comme un soupir envolé. Je voulais la détruire. Je voulais qu’elle ait mal, tout comme elle me faisait souffrir dû à sa ressemblance à Billy.

    REAVER - « Malheureusement l'homicide n'est pas encore légal dans l'état de Californie. Volontaire ou non. »

    Je ressentais ce besoin irrépressible de lui faire du mal, de l'achever et de la voir se consumer devant moi : était-ce les affres de l'alcool qui me rendaient plus mesquin encore, ou avais-je toujours été si sournois...

    BIRDIE - « Félicitation, tu viens d'échapper à la case prison et remord éternel. »

    REAVER - « Ne dis pas de sottises. » Ferme et strict, je fis claquer ma langue contre mon palais comme je fronçais les sourcils.

    REAVER - « Mais fais gaffe la prochaine fois je pourrais ne pas avoir de si bon reflexe » Arborant une fausse moue inquiète, j'arquais les sourcils tout en quittant mon sourire narquois. Mon faux sérieux compatissant trahissait en vérité une fourberie sans nom : je lui exhibais ni plus ni moins une menace radicale.

    Je savais que j'étais allé trop loin, mais c'était en me montrant aussi abject envers elle que je parvenais à exorciser ma douleur. L'adage mentionne qu'un seul être vous manque et tout est dépeuplé, mais il oublie de mentionner que même votre âme se vide d'une telle absence. Ainsi la mort de sa soeur jumelle me rongeait les entrailles, et enclencha les fameuses étapes psychologiques du deuil. Le déni, la colère, la tristesse, l'acceptation, la reconstruction. Chaque coup bas qu'on s'était fait lors de ma relation avec Billy n'était rien comparé à notre relation d'aujourd'hui. Je lui déversais ma souffrance par une haine déguisée, ainsi était notre relation d'aujourd'hui.

    BIRDIE - « Entre nous, deux mille dollars je trouve ça pas cher payer pour ne pas à avoir à aller sur la tombe de ta fiancée pour lui dire que tu as tué sa jumelle... »

    Je ne voulais plus rien entendre, ne plus savoir, ne plus la voir, ne plus la connaître. Je ne voulais plus jamais pensé à Billy.

    REAVER - « Elle sera heureuse que je lui ramène un peu de compagnie … Quoique vaut mieux être seule que mal accompagner non ? »

    Mon coeur meurtri et sauvage parlait pour moi : tel un loup blessé, il me fallait attaquer pour me défendre.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Ven 18 Nov - 22:22


Et ce fût au monde de s'effondrer. Birdie avait eu la peur de sa vie et ses membres en tremblaient encore, son esprit gesticulait de toute part pour essayer de retrouver une contenance, pour trouver de la fureur, de la haine face à cet individus qui avait failli la rayer de la carte terre. Seulement, comme pour l'achever, le chauffard était sorti de sa voiture et avait dévoilé Reaver. Il n'y avait pas grand chose à dire, tout était compris dans ce nom qui représentait à la fois tout et rien. Il était le tout de Billy, le rien de Birdie. Être jumelle ne dit pas qu'on a les mêmes goût. D'ailleurs pour Billy et Birdie ça n'annonçait qu'une ressemblance physique étonnante. Et Birdie n'avait définitivement jamais pu supporter Reaver. Trop compliqué, trop tordu, trop cassé. Bon pour la poubelle ou pour l'asile en quelque sorte. Et puis Billy était tombée amoureuse de lui et Birdie avait commencé à s'inquiéter. Peut être parce que c'était elle la plus forte des deux, et que c'était elle qui était ultra protectrice. Et Reaver elle n'avait jamais pu le sentir, elle attendait patiemment qu'il fasse une erreur et qu'elle puisse le démonter. Mais Reaver ne faisait pas d'erreur, mis à part celle de haïr Birdie en retour. En public ils avaient été les meilleurs amis du monde, beau-frère et belle soeur en parfaite entente. En privé, ou dès que Billy avait le dos tourné ils s'en envoyaient de belles. Ils étaient les meilleurs ennemis du monde, et se félicitaient même parfois de leur coup bas respectif. Mais Birdie était tombée malade. Et Billy était "morte" pour sauver sa soeur. Et tout avait dégénéré. Reaver s'était effondré jusqu'à ce que Billy ne le reconnaisse plus. Autrefois Reaver aurait pu traiter Birdie de tous les noms que ça lui aurait glisser dessus comme de l'eau sur un nénuphar. Autrefois elle lui aurait rit au nez s'il avait seulement imaginer pouvoir l'atteindre. Mais aujourd'hui. Aujourd'hui il agressait Billy sous les traits machiavéliques de Birdie. Et tandis que Birdie faisait tout pour garder contenance Billy s'effondrait au plus profond d'elle même.

Tout cherchait à l'anéantir. Le regard noir qu'il lui lançait, la haine qu'il éprouvait pour elle a cet instant même. Birdie n'aurait probablement pas pu s'en rendre compte, mais Billy avait appris à lire chaque trait de son visage, sans que ça ne lui enlève rien de son imprévisibilité. Billy comprenait Reaver et aujourd'hui ça lui revenait en pleine tête. Elle aurait préféré ne rien comprendre, ne voir en lui qu'un mec bourré et triste qui vient de perdre 2000 dollars. Au lieu de ça, elle voyait son fiancé détruit par la perte de sa futur femme, un mec qui s'effondrait dans les ténèbres par sa faute, et qui la haïssait plus que tout. Elle était incapable de le regarder en face. Elle voulait se recroqueviller dans un coin bien dissimuler à l'abris de tout regard. Pourtant c'était ridicule. Billy en elle même n'était pas visible, elle était déjà rangée au plus profond de Birdie et il était évident que Reaver n'y voyait que du feu. Parfois elle aimerait se faire démasquer. Elle aimerait que malgré sa peine et tout ce qu'il pouvait ressentir, il l'a connaisse assez pour ne pas se laisser prendre sous les quelques changements radicaux qu'elle avait essayer d'opérer. Mais il était aveuglé par sa haine, et sa douleur et alors que tous ses regards passait à des milles de Billy, tout ces sentiments la transperçaient comme une volée de flèche. « Malheureusement l'homicide n'est pas encore légal dans l'état de Californie. Volontaire ou non. » Birdie rigolait d'un rire jaune. C'était d'un ridicule, pensait-il vraiment lui faire mal en lui signifiant qu'il aimerait bien l'abattre ? Officiellement Birdie et Billy avait eu des idées bien pire que ça, pas forcément pour lui mais en règle général. Mais au fond Billy était juste désarmée, horrifiée de voir que la haine de Reaver pour Birdie s'étendait bien plus loin qu'elle ne l'avait jamais imaginé. Horrifiée de voir à quel point elle l'avait massacré. BAM flèche en plein coeur et pire que ça. Pour lui, pour elle. « Ne dis pas de sottises. » C'est bon on avait compris. Birdie avait voulu tester ou sa moral s'arrêtait et il était évident qu'il n'en avait plus une seule goutte. Peut être qu'enfin elle aurait un adversaire à sa taille et que ça allait donner quelque chose d'intéressant. Elle n'avait jamais jouer dans la cours des grands avec Reaver, parce qu'il y avait Billy, et puis parce que c'était Billy qui avait toujours les bonnes idées, celles vraiment tordues. Et qu'aujourd'hui Billy se devait de faire la haine de Birdie pour Reaver sienne, sans quoi elle ne survivrait pas, mais elle avait toujours ces idées. Et enfin Reaver n'était plus contrôlé par Billy, il était juste redevenu le monstre qu'il avait toujours été et que Billy avait su apprivoiser.

« Mais fais gaffe la prochaine fois je pourrais ne pas avoir de si bon reflexe » Birdie ne put s'empêcher d'avoir les yeux brillant de larme, ce n'était pourtant pas elle qui voulait pleurer , c'était Billy qui saignait. Comment avait-elle oser penser que devenir Birdie était une bonne idée. Elle avait été égoïste et ne s'était pas arrêter un seul instant sur le cas de Reaver. Elle avait seulement envie de se précipiter dans ses bras et de l'apaiser. Mais comment vouloir aider un mec qui ne voulait que votre mort. S'il savait que c'était sa fiancée qu'il menaçait... « Soit pas ridicule... Tu aurais l'impression de la tuer encore... » Elle se dégoutait. C'était si simple de l'atteindre. En même temps il l'avait chercher. Que pensait-il qu'il allait pouvoir la détruire sur place alors qu'elle avait en sa possession la meilleure arme. Elle pouvait bien parler de la mort de Billy comme bon lui semble puisqu'on fond d'elle elle était toujours là, et que Birdie là haut devait bien se marrer de la voir reprendre le flambeau de la destruction de Reaver. Et puis peut être que rien ne pourrait le faire bouger mis à part le détruire encore plus, jusqu'à ce qu'il accepte de se relever et regarde la vérité en face. Qu'elle était toujours là, et qu'elle avait été une conne finit de lui faire subir ça. « Et soyons honnête ça ne t'arriveras pas deux fois de pouvoir me rouler dessus. Et si tu tiens tant que ça à me voir morte autant dire que tu as déjà eu de mauvais réflexe en m'évitant. En plus du sang sur ton Aston ça ferait pas jolie jolie... Si ça se trouve ça encrasse sérieusement les soupapes et fait tout sauter... » Alors que lui restait d'un sérieux sans borne, d'une froideur à vous couper le souffle et vous briser tous les membres, elle jouait. Plus Billy s'effondrait plus Birdie gagnait en vivacité. Comme toujours dans sa vie Billy transformait sa souffrance en une haine déchirante de vérité, alors qu'ici la personne qu'elle haïssait le plus c'était elle. Mais tant pis ce soir ça serait Reaver qui en ferait les fraies.

« Elle sera heureuse que je lui ramène un peu de compagnie … Quoique vaut mieux être seule que mal accompagner non ? » Il voulait vraiment jouer à se petit jeux là. Attaquer coute que coute dans l'histoire de la blesser. Billy faisait mal le rôle du petit animal fragile et cassé qu'il faut soigner. Enfin en réalité elle l'avait toujours bien jouer, mais seulement parce qu'elle n'osait pas riposter, dans sa tête à chaque coup porter elle prévoyait déjà une attaque bien plus sanglante, mais elle se détestait de penser des choses aussi horrible, alors elle se taisait et faisait le loup blessé qui se rend. Rendre les armes plutôt que d'être horrible. Mais sa soeur était horrible à sa place, et maintenant qu'elle était sa soeur elle pouvait se permettre d'être horrible et odieuse. Elle resta une petite minute à accuser le coup, a jouer les agneaux blessés comme elle savait si bien le faire avant de propulser Reaver contre le mur le plus proche et de le coincer en appliquant son avant bras sur son coup. Elle bouillonnait de rage, et elle n'avait envie de lui dire qu'une seule chose : réveille toi ! Et la meilleure manière qu'elle trouva pour faire passer le message était de le surprendre de violence et de cracher « Réveille toi ! Si elle avait du choisir entre toi et moi elle t'aurait laissé tombé sans hésité. Tu n'aurais eu aucune chance. » Elle avait pesé chaque mot,et y avait appuyer dessus comme on appuie sadiquement le poignard doucement dans la plaie histoire de faire sortir le moins de sang possible avec le plus de douleur. Le pire dans l'histoire c'était qu'elle savait parfaitement qu'elle avait raison, et c'était pour ça que sa phrase était criante de vérité. Lorsque Birdie était arrivé avec cette idée tordus, Billy n'avait presque pas réfléchir, et entre passer sa vie seule avec Reaver et sans sa soeur, et sa vie dans la peau de sa soeur sans Reaver elle n'avait pas hésité une seule seconde elle avait choisit Birdie. Elle se trouvait ignoble mais c'était la pure et simple vérité. Elle regarda Reaver le regard plein de rage et alors qu'elle plongeait ses yeux dans ceux glaciales de Reaver elle se mit à penser qu'il était incroyablement proche et qu'elle pouvait sentir le coeur du jeune homme battre sous son bras, qu'elle ressentait la chaleur de son corps s'échapper dans le sien et que mon dieu elle n'avait qu'une envie c'était de l'embrasser, de lui demander pardon et de tout lui dire. Elle détourna violemment la tête et s'imposa une gifle mental d'une rare force. Ce n'était pas possible, elle ne pouvait pas se permettre d'être Billy en face de lui. Elle se retourna de nouveau vers lui, et son visage avait complètement changer, un sourire moqueur et sadique s'étendait sur son visage d'ange. Ses yeux qui reflétait il y a quelques secondes la haine et le désir était rieur et lui montrait son manque de prise sur elle. Il n'était rien, et elle le lui faisait bien ressentir. Malgré sa petite taille à elle, et son manque de force, elle l'avait eu par surprise et là elle le regardait comme un pauvre insecte qu'elle pourrait écraser d'un ongle. Billy était retourné dans les profondeurs et Birdie se promettait de l'y laisser.


je suis désolé c'est bourré de faute, je corriges ça demain...
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MessageSujet:    Lun 21 Nov - 23:28

    L'ironie du sort semblait s'acharner sur le jeune homme, lui qui était parti si sûr de lui, la rage de vaincre brillant dans ses obsidiennes, dans la conviction que ce soir, il repartirait avec la belle Diana, trophée de sa victoire indéniable... Il se retrouvait avec Birdie mordante et provocatrice, celle qui avait le don d'attiser sa colère dans une vitesse fulgurante grâce à l'incompatibilité certaine de leurs caractères, et sa précieuse Aston au capot fumant laissée épuisée sur le trottoir. Néanmoins Reaver tentait de se calmer, avisant la demoiselle avec un peu moins moins de froideur -effort considérable au vu de sa rage fulminante d'avoir ainsi perdu sa course - , il lui venait alors l'idée d'aller noyer sa mauvaise humeur et de s'apaiser les nerfs par quelques verres de martini, si encore il parvenait à trouver un bar encore ouvert dans le coin... A son sens, tout pouvait se régler ainsi, bien que ce n'était guère des solutions sages ou franchement morales. Par ailleurs, à force de trop se tourner vers l'alcool, et ce même en dehors des trop nombreuses fêtes, ses proches craignaient de le voir plonger dans les affres de la vodka et de le voir tourner alcoolique. Craintes injustifiées à son sens et véritablement stupides selon Reaver, car le camé qu'il était savait pertinemment qu'une bonne cure d'héroïne était dix fois plus plaisante qu'un verre d'alcool fort ; aussi, grâce à se drogue dure salvatrice, le jeune homme savait qu'il ne serait jamais comme ces alcooliques notoires à prendre un verre dès que le moral ne suivait pas... Enfin du moins c'était là ce qu'il pensait, car considérablement insouciant et aveugle, Reaver n'avait dès lors pas conscience qu'il commençait véritablement à développer une addiction pour les verres de whisky à toute heure de la journée, et la preuve en était qu'à cet instant précis, il cherchait de ses yeux sombres un bar quelconque. En un sens, le jeune homme demeurait un drogué à l'état pur : dépendant de son ecstasy, de son verre de martini, mais aussi et surtout des demoiselles, consommant à l'excès et à outrance, il n'y avait qu'ainsi qu'il parvenait à prendre du plaisir, comme si tous ses sens étaient endormis à la morphine et qu'il avait besoin de se consumer dans la décadence.

    BIRDIE - « Soit pas ridicule... Tu aurais l'impression de la tuer encore... »

    Putain de merde ! J’ai la tête qui tourne, cette impression de ne plus pouvoir respirer. Comme si mes poumons étaient pleins de quelque chose qui m’empêche de laisser l’oxygène y parvenir. J’inspire profondément mais rien n’y fait, ce poids qui pèse sur ma poitrine ne veut pas disparaître. J’avale lentement ma salive. J’ai l’impression d’être malade mais ce n’est pas ça qui me provoque ce sentiment d’être coincé dans un état de chaleur glaciale, parcouru de sueur froide. La voix de Birdie ne me parvient plus que comme un vague murmure. J’ai envie de vomir, envie de hurler. Mon regard est posé sur ma Aston, je fais mine que tout va bien. Comme toujours je fais bonne figure, je ne laisse entrevoir aucune faille. Pourtant c’est la première fois que j’ai autant de mal à garder le masque face à Birdie et à une de ces répliques acerbes. La tuer encore comme si j'étais le meurtrier de Billy, celui qui l'a ramener à l'abattoir, celle qui la flinguer. J'avais tout fais pour oublier.

    Oublier. Un moyen comme un autre de guérir – ou du moins, d'essayer de le faire. Oublier tout ce qui a trait à son histoire pour garder les yeux fixés sur l'avenir, les projets, les rêves. Être ambitieux, suffisamment pour effacer les échecs et les manques. C'est si simple. Il suffit de faire comme si rien n'a existé avant les instants présents, comme si rien n'a jamais eu d'importance. Nier l'existence du Passé, c'est nier son impact sur soi, et se murer dans un mutisme buté pour éviter de se souvenir. Mais lorsqu'on souhaite l'oublier, c'est lui qui nous rattrape, armé de tout ce qui le construit... Pas si simple, de mettre de côté tout un pan de vie. Et au final, on ne peut que se contenter de faire avec.

    Alors je dois juste me contenter de faire avec tous ses souvenirs qui me reviens en plein de face quand je la voyais car elle me faisait me souvenir d'Elle et je la déteste car elle m'a laisser seul, j'aurais voulu qu'elle crèves lentement, qu'elle tombes enceinte et qu'elle perdes l'enfant, qu'elle sentes la chaleur d'une bombe ... Les histoires d'amour, ça commence bien, ça finit mal, avant je t'aimais, maintenant je rêve de te voir imprimé de mes empreintes digitales et te faire moi-même te retourner sous terre. Je te hais de m'avoir laisser. Je te hais d'avoir fais de moi un mec bien, d'avoir pu penser que tu seras ma futur femme, la mère de mes enfants. Mon avenir. Et pourtant je m'en veux de penser ça car tout être normal sans voudrait ou encore serait attrister de la mort d'un proche. Moi c'était de la haine que je ressentais. De la haine pour cette femme qui m'avais tout donner et qui m'a laisser tomber soudainement. Autrefois Birdie aurait pu dire tout ce qu'elle voulait que cela ne m'aurais pas affecter maintenant qu'elle était la seule chose qui me retenais de Billy, ce n'était plus la même chose.

    REAVER - « Tu me dégoute ! »

    A ce moment précis, je la haïssais d‘autant plus. À présent, je n’avais envie que d’une chose, qu’elle avale sa langue, qu’elle disparaisse, qu’elle m’oublie. Je sentais la colère qui montait peu à peu en moi, et malheureusement, je n’arrivais pas à me contrôler dans ces moments là. Pour l’instant, je gardais le contrôle, mais mon silence, ainsi que mon regard empli de défis laissait présagé rien de bon. Et j’avais beau ressemblé à un ange comme le disait ma mère, dans ces cas-là, je pouvais avoir de vrai penchant de diable.

    BIRDIE « Et soyons honnête ça ne t'arriveras pas deux fois de pouvoir me rouler dessus. Et si tu tiens tant que ça à me voir morte autant dire que tu as déjà eu de mauvais réflexe en m'évitant. En plus du sang sur ton Aston ça ferait pas jolie jolie... Si ça se trouve ça encrasse sérieusement les soupapes et fait tout sauter... »

    Et blablabla … Elle espère quand même pas me blesser avec tout son blabla, si ? Laisse moi rire... On ne pouvait pas être fondamentalement méchant. C'était quelque chose de tout simplement stupide et ridicule. Chacun a ses raisons : pour Reaver c'était pour se donner contenance. Mais il suffisait de trouver LA personne qui sera vous guérir de vos faiblesses, de votre haine, de vos problèmes et le tour serait presque joué. Il suffisait de trouver LA personne. Simple non ? Il pensait l'avoir trouver dans la personne de Billy.

    BIRDIE - « Réveille toi ! Si elle avait du choisir entre toi et moi elle t'aurait laissé tombé sans hésité. Tu n'aurais eu aucune chance. »

    Je bouillonnais de l’intérieur. Un feu ardent et dévastateur me brisait les entrailles. De la colère ? Il y avait de fortes chances ? Ses mots m’entaillaient la peau, tels de petits poignards. Titillant mes points faibles, titillant ces blessures que rien ne semblait vouloir refermer. Elle le connaissait. Mieux que je ne l’aurais cru. Elle en savait plus sur mes points faibles qu’aucune autre. Et elle savait comment en jouer, comment me faire du mal. Ou faire pression. Appuyer là, relâcher. Titiller par là puis, là. Elle jouait avec moi avec tant de facilités. Elle jouait avec mes nerfs, avec mes faiblesses. Elle jouait sur tous les fronts. Tandis que ma haine, ma colère et mon désir continuaient de me consumer, de me dévorer. Tandis que mes poings se crispaient. Tandis que mon visage se décomposait. Tandis que la douleur grandissait. Ses mots, aussi tranchants que des lames de rasoir. Ses paroles, aussi douloureuse que la lave. Ses menaces, aussi violente qu’un coup de poignard en plein cœur. Sen était trop. Je ne pouvais le supporter d’avantage. Je ne pouvais la supporter d’avantage, elle, le son de sa voix, ses yeux sombre et ses sourires provocateurs.

    Je reprenais le dessus, la plaquant contre le mur, encrant mon regard contre le sien, la menaçant à mon tour. Lui crachant ma haine au visage. Lui crachant ses paroles acides. Je voulais qu’elle souffre. Je voulais la détruire. Je voulais qu’elle ait mal, tout comme elle me faisait souffrir. Dévoré par l’envie de la faire souffrir comme elle me faisait souffrir par les mots, incapable de rester de marbre, incapable de me contrôler, incapable de lui rendre la pareille. Tout simplement déstabilisé. Ma respiration saccadée, mon regard plongé dans le siens, mes lèvres à proximité des siennes. Mais aucun son qui sort. Et ingérable, ma main parti tout droit sur son visage de toutes mes forces. Je voulais qu'elle souffre.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 24 Nov - 0:30

Le coup était parti. Equivoque et sans bavure. Violent et brulant. Elle n'avait rien vu venir, obnubilée par les lèvres, par le souffle du jeune homme elle n'avait pas vu venir sa main. Le coup était parti et elle s'était effondré. Douleur lancinante qui te brûlait le visage, et qui redescendait vers ses entrailles. Larmes qui venait te détruire les yeux à la manière d'un acide radioactif. Mentalement, physiquement Birdie s'était effondrée. Prostrée sur le bitume, elle ramassait. Tous les vaisseaux sanguins s'affairaient à rendre écarlate la trace du coup, son oeil enflait sous le coup, peut être même que ça virerait aux violets. Instinctivement elle porta sa main sur la joue. La froideur de ses doigts soulagèrent à peine la peau irradiante de douleur. Son autre main vissé au sol essayait de la maintenir, mais tout son corps se mettait à trembler. Et peu à peu les souvenir remontait, par vague, comme une déferlante qui vient tout écraser. Les phares de la voiture resurgissait soudainement face à elle, et provoquèrent en elle une salve de tremblement. L'horreur de voir Reaver venir devant elle sans remord pour son geste, ni dégout pour la personne qu'il était devenue, mais une haine furieuse contre elle. « Tu me dégoute ! » les mots qui avaient claqué dans l'air comme un coup de revolver... Si Birdie ne se serait pas déranger sur si peu, Billy se sentait impuissante face au coup de celui qu'elle considérait comme son âme soeur, sans faire dans la dentelle, ni dans la niaiserie. « Tu me dégoute ! » cette phrase résonnait dans sa tête. « Tu me dégoute ! » un coup de poing partait et venait s'écraser dans son ventre. « Tu me dégoute ! » il en envoyait d'autre et lui retournait littéralement l'estomac. « Tu me dégoute ! » elle était incapable de se défendre, elle s'anéantissait toute seule. Phare, crissement de pneus, « Tu me dégoute ! ». La main qui avait maintenue sa joue heurtée était maintenant venue se planter dans son estomac, et tout son corps se secouait pendant qu'elle vomissait sa soirée sur le trottoir. Le champagne gratuit, l'alcool dans son bar de la prohibition, le bonheur d'être sur scène, n'importe quel bonheur. Tout s'écoulait violemment. Elle n'avait rien mangé, et il n'y avait qu'un liquide acide qui lui brulait les entrailles qui s'échappait. Comme si le stresse de l'accident ne s'échappait que maintenant, et que le choc reçu quelques minutes plus tôt avait fait rejaillir tout l'alcool qu'elle avait bu cette nuit. Elle en était malade. « Tu me dégoute ! » Son corps se souleva une dernière fois avant qu'elle relâche tout ces muscles pour se laisser tomber la tête contre le mur. A ce moment là, elle ne faisait même pas vraiment attention à Reaver, Birdie s'était échappé pour laisser place à la Billy complètement brisée et malade de ce qui s'était déroulé sur ses yeux, sur son corps. Elle qui reprenait encore tout juste ces esprits de ce qui s'était passé quelques minutes avant.

Elle n'avait pas vraiment prévu le retournement de situation. Elle s'était énervé, et avait laisser parler les tripes de Billy ,celle qui savait parfaitement ou appuyer pour faire souffrir Reaver. Mais elle n'avait pas penser au fait que lui aussi ne rechignerait probablement pas à utiliser la violence. Il l'avait retourné comme une crêpe pour la plaquer contre le mur là ou elle serait à sa merci. La proximité de son corps rendait la situation impossible. Elle ne parvenait pas à soutenir son regard et était hypnotiser par ses lèvres à seulement quelques centimètres de sienne. Son souffle chaud lui balayait le visage si bien qu'elle même n'osait plus respirer dans l'histoire de faire diminuer son rythme cardiaque. A cette distance là de lui tout trahissait Billy. Même la main tremblante qu'elle était venue placer sur le torse du jeune homme pour essayer de le repousser. Mais elle ne poussait rien du tout, et se contact lui envoyait de véritable décharge électrique. Finalement heureusement qu'il n'avait plus aucune pitié pour elle. Heureusement que ce coup de poing était venu assommer tout désir qu'elle pouvait avoir pour celui qui avait été son fiancé. Car si les traits était les mêmes, aujourd'hui elle était sa soeur, et s'était un supplice d'être à coté de lui, sans être avec lui. Elle congratulait presque sa soeur d'avoir haït Reaver et d'avoir fait que même après la mort de Billy il ne voudrait avoir aucun contact avec elle. Seulement ce soir, à cette minute elle aurait presque tout donner pour qu'il sache. Pour qu'il se rende compte. Et pourtant ça empirerait tout. Au moins il détestait probablement que Birdie. Après tout Billy était juste morte trop jeune d'une tumeur à laquelle elle ne pouvait rien faire. Ce n'était pas vraiment comme si elle l'avait fait exprès. Finalement ce coup de poing avait été comme une sonnette d'alarme. Tu débloque Billy, tu es Birdie d'ailleurs. Et Birdie n'éprouve aucune attirance physique pour le fiancé de sa soeur. A ce moment elle se dégoutait franchement elle même. A lui imposer des idées pareilles.

Assise contre le mur la seule chose qu'elle parvint à articuler fut « Tu me rends malade ! » En soit ce n'était pas faut. C'était lui qui lui avait renverser l'estomac en lui collant la peur de sa vie. C'était lui qui lu avait défoncé la mâchoire avec un coup digne d'un boxeur, alors qu'elle était une femme minuscule et fragile. C'était lui qui avait mis un KO à Billy sans s'en rendre compte. Bref, il était clair qu'il était la cause de son état. Peut être même en serait-il flatté. « Regarde toi. Tu ne vaux rien. Je ne sais pas d'ou Billy tirait sa force pour pouvoir t'aimer. Tu détruis tout ce que tu touches. » Elle insinuait largement qu'il avait aussi détruit Billy. Mais c'était seulement une manière de se protéger de la propre culpabilité qui l'animait. Elle se savait responsable de son état. Et même si aujourd'hui Reaver détruisait Billy jusqu'à l'os c'était elle qui avait commencer, et elle s'en voudrait à vie. Elle était celle qui avait versé la première goûte de sang. « Je suis tellement dégoutée d'avoir eu raison à ton sujet. Billy était bien naïve. Tu es pourris jusqu'à la moelle. » L'horreur de ses paroles étaient qu'elle paraissait d'une sincérité sans bavure. Birdie était là assise sur le bitume, encore malade de son épisode d'il y a quelques minutes, sans force, la mâchoire monstrueusement douloureuse, la voix brisé, le regard vague et triste. Tout son qui sortait était pesé, sincère. Elle se glissait dans la peau d'une Birdie fatigué qui faisait un décompte sur la vie de Reaver. Bien sûr cette manière d'agir faisait bien plus penser à Billy. Aucune méchanceté dans les actes, seulement des paroles d'une vérité frappante. Seulement de la souffrance en barre. La colère de Billy avait toujours eu plus d'impact parce qu'elle n'était pas colère. Elle était douce et tangible, véridique et sanglante. Rien avoir avec la colère exagérée de Birdie qui explosait de rage, te le faisait payer chèrement et pouvait te pardonner le lendemain. Billy t'explosait silencieusement avant de se retirer pour toujours. Billy avait une colère calme et froide, mille fois plus violente que toutes les explosions sensationnel de Birdie. Et à ce moment c'était cette froideur qui explosait. Parce que Billy n'avait pas la force de jouer à Birdie, et que c'était tout ce qu'elle pouvait faire. Elle voulait briser Reaver, le mettra à genoux, et lui permettre de se relever. Comme elle avait fait lorsqu'elle était encore en vie, lorsqu'elle était encore avec lui. Le faire tomber au fond du trou pour qu'il puisse voler plus haut. Aujourd'hui Birdie était déstabilisante. Elle était double, et à double tranchant. Et à priori face à Billy et Birdie Reaver avait assez peu de chance de gagner.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 24 Nov - 22:51

    BIRDIE « Tu me rends malade ! »

    Je hocha légèrement la tête. Le silence se fit : qu'avais-je à répondre en l'instant après tout. J'eus un haussement d'épaules trahissant mon indifférence. Le silence se fit, le temps que mes obsidiennes ne pénètrent les siennes et que ma main vienne prendre la sienne pour la relever, j'ai beau avoir tous les défauts -en tant normal- je ne supportais pas les violences physique.

    BIRDIE - « Regarde toi. Tu ne vaux rien. Je ne sais pas d'ou Billy tirait sa force pour pouvoir t'aimer. Tu détruis tout ce que tu touches. »

    Elle avait raison et je le savais. Avec Billie j'étais humain et attentionné, j'avais la douceur perdue et le regard bienveillant, à ses côtés je devenais presque rédempteur de l'humanité qui n'était plus mon ennemie. J'avais besoin de la voir, de la sentir vivante, de la toucher … De tout son être et de toute son âme, se sentant amoureux de son moindre souffle, le cœur affolé et battant encore trop vite, il savait alors qu'il pouvait mourir pour elle, comme tuer de sang-froid quiconque lui enlèverait sa fée. Il voulait la posséder, il la voulait pour lui, encore et toujours, et à jamais, dans une vénération qui n'avait plus de limite il la dévisageait de ses yeux de prosélyte converti à sa beauté. Mais il ne pouvait pas, il avait perdu son rôle de prince charmant au moment ou sa chère était morte. Elle l'avait détruit en même temps qu'elle fut enterrée. Elle était son ange gardien, celle qui l'avait remis dans le droit chemin mais maintenant qu'elle est morte, j'étais redevenu l'enfoiré que j'ai toujours été et je l'a détesté pour ça. De m'avoir laisser seul face au monde, d'être partie aussi rapidement … J'aurais voulu partir loin, loin de ses vérités dérangeantes. Mais je ne pouvais que rester là, à la regarder, ne sachant pas vraiment quoi faire d'autre ... L'avais je détruis ?

    REAVER - « Oui, c'est vraie »

    Pour Billie, il avait changer. Il lui avait tout donner. Il lui avait donner sa vie, son cœur et son corps. Il lui avait offert par amour du jeu les histoires des contes de fées, il s'était fait prince sur des vers d'un Apollinaire appelant à l'éros pour que leur histoire piquante ne soit pas qu'une affaire de luxure. Pour elle seulement, et en l'instant, il se savait tant capables de choses et d'autres : recueillir l'or du soleil, peindre les brises du vent en blanc colombe, la hisser sur un piédestal d'argent et coiffer sa lumineuse beauté de pastel et d'éclats de cristal... Lui offrir l'impossible et le dérisoire, tout et tout le monde, Reaver se sentait capable de tout lui offrir, quand bien même il n'avait pas beaucoup à lui donner. Lui, l'ange déchu au regard de braise, il n'avait plus ni pureté, ni cœur, ni âme. Mais qu'elle ordonne, et il exécuterait, mué dans une folie violente que la cruelle courtisane lui avait asséné. Parce qu’il l’aimait, il l’aimait à en mourir pour elle. J'avais besoin d'elle. Mais comme toutes les personnes ayant joué ce même rôle, elle étaient parties. Elle m'avait quitter elle aussi. Lorsqu'elle avait sentie qu'elle constituait l'un de mes piliers, elle était partie.

    BIRDIE - « Je suis tellement dégoutée d'avoir eu raison à ton sujet. Billy était bien naïve. Tu es pourris jusqu'à la moelle. »

    Ses paupières se fermèrent quelques secondes à peine, masquant ses prunelles sombres et torturées derrière un voile de peau opaline. Quand il rouvrit les yeux, après à peine quelque secondes, il répondit

    REAVER - « Je la déteste ! J'aurais voulu qu'elle crèves lentement, qu'elle tombes enceinte et qu'elle perdes l'enfant, qu'elle sentes la chaleur d'une bombe ... Je la hais de m'avoir laisser. Je la hais d'avoir fais de moi un mec bien. J'ai la haine, j'aurais voulu qu'elle souffre. J'aurais du la laisser pour d'autres chienne avec un meilleur pédigrée. »

    Sa voix se faisait sensuelle et voluptueuse alors que les paroles se teintaient d'une franchise licencieuse. Des vérités sanguine, choquante. Reaver était réputé pour ne jamais prendre les chemins les plus longs, allant droit au but, quitte à tout perdre, étonner, choquer, offusquer.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Ven 25 Nov - 22:55

Avez vous déjà connu l'horreur ? Se retrouver dans situation si horrible que les mots vous en manque, que les sons refusent de passer votre gorge. Que de toute façon tout semble perdu. L'impasse la plus total, le flou, la chute vers la folie peut être. Pas du tout celle qui nous fait dire « Bref, c'était l'horreur! ». Non la véritable, celle qu découle immédiatement de la définition. Horreur, nom féminin : réaction d'effroi face à quelque chose d'affreux. Et autant dire que lorsqu'on parlait d'effroi ce n'était plus n'importe quoi, et que la chaire de poule avait probablement fait tomber tous les poils du corps de la pauvre effrayée. Pouvez vous honnêtement dire que vous avez connu l'horreur ? Celle semblable à un champ de bataille. Essayer seulement d'imaginer, parce que cette horreur là est très dur à décrire.

« Je la déteste ! J'aurais voulu qu'elle crèves lentement, qu'elle tombes enceinte et qu'elle perdes l'enfant, qu'elle sentes la chaleur d'une bombe ... Je la hais de m'avoir laisser. Je la hais d'avoir fais de moi un mec bien. J'ai la haine, j'aurais voulu qu'elle souffre. J'aurais du la laisser pour d'autres chienne avec un meilleur pédigrée. »

Alors que Reaver avait aider Birdie à ce relevé dans en élan de sympathie étrange et rare, il venait de la clouer contre le mur. Tel un Christ en croix. Se rendait-il vraiment compte des paroles qu'il proférait ? De leur abomination ? Birdie fut parcouru d'un immense frisson, et fut incapable de bouger, elle sentait de nouveau son estomac se retourner, mais il était bien trop vide pour pouvoir régurgiter quoique ce soit. Le regard horrifié elle observait Reaver dans le plus grand silence essayant de voir comme elle pourrait réagir. Comment pouvait-on réagir à ce genre d'attaque sanglante ? N'y avait-il pas un genre de manuel : Comment réagir face à l'horreur ? Figée sur place les secondes paraissaient heures, et les heures années. Heureusement qu'elle n'était pas obligé de répondre dans la seconde qui suivait, qu'on était pas dans le genre d'échange courtois qui rendent le temps d'attente étrange entre chaque réponse. Bien sûr ce manque de réaction pouvait paraître étrange, mais il faut dire qu'on était dans un cas plutôt étrange. Et j'aimerais bien voir comment vous réagiriez.

Admettons que toute l'histoire fut vraie tel qu'elle est. Que Billy avait en effet succombé à une tumeur incurable. Que Birdie soit effectivement celle qui se tenait face à Reaver. Birdie serait largement sorti de ses gonds, les larmes aux yeux devant cette homme, qu'elle haïssait qui osait bafouer la mémoire de sa soeur défunte. Elle n'aurait probablement pas attendu la fin de la tirade pour lui en coller une, lui aurait planter son pouce et son index dans la gorge, aux deux points qui font particulièrement mal, et l'aurait forcé à la regarder avant de hurler « Je t'interdis de parle de Billy comme ça. Tu devrais être heureux d'avoir pu bénéficié d'une femme comme elle pendant tout ce temps. Tu devrais être heureux qu'elle est décidé de vivre sa maladie toute seule pour ne pas t'accabler. Tu devrais tout faire pour qu'elle soit fière de toi, et qu'elle n'est pas mal placer son amour pendant toutes ces années. Du moins si tu l'aimais vraiment. » Elle aurait probablement fini par lui foutre un coup de pied dans les parties intimes, en aurait profiter pour lui en foutre un autre dans le ventre et aurait ramassé ses instruments pour se barrer vite fait de là se promettant de lui faire payer.

Bien sûr, ici ce n'était probablement pas la bonne solution. Parce qu'on était pas vraiment dans le même cas. Et que ça serait honteux et ignoble de dire ce genre de chose alors qu'elles ne sont même pas vrai. Et si Birdie l'aurait surement fait quand même, Billy avait plus de scrupule, et elle ne pouvait s'empêcher de se dire que si elle réagissait en Birdie typique, et qu'ensuite Reaver se rendait compte qu'elle était Billy, elle se retrouverait sans nulle doute empaler sur un poteau électrique puis arrosé d'eau. Billy aurait surement plus du genre à baisser les yeux, et à lâcher le morceau, à essayer de lui avouer la vérité. Probablement qu'elle aurait exploser en sanglot, qu'elle se serait écrasée sur le sol, et qu'elle aurait été prise d'un hoquet violent l'empêchant d'être vraiment clair. Mais pouvait-elle vraiment balancer qu'en réalité elle n'était pas morte et que s'il vivait l'enfer depuis neuf mois c'était juste pour le fun, parce qu'elle se faisait chiez. Non il était clair que cette option n'était pas envisageable. D'abord ça lui ferait probablement plus de mal que de bien, et puis ça finirait de la détruire elle. Et peut être que de toute façon là, être égoïste était la meilleure chose à faire.

Et on était revenu au point de départ. Birdie était sous le choc des paroles de Reaver et était incapable de réagir. Elle n'arrivait pas à être en colère. Elle le savait en colère, elle le savait souffrant et détruit, et elle savait qu'elle en était la cause. Elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Elle n'arrivait pas à souffrir des paroles même qu'il proférait. Parce qu'elle ne l'imaginait pas vraiment les pensées. C'était trop improbable. C'était trop éloigné de ce qu'elle connaissait de Reaver. Certes ce n'était pas un ange mais de là à imaginer toute sorte de chose particulièrement horrible sur elle... Ce n'était pas possible. C'était la douleur qui parlait. Et elle en était la cause. Il voulait juste trouver un moyen de faire taire cette douleur abominable qui lui rongeait le corps, le coeur... Et la seule solution qu'il avait trouvé avait été de détester Billy de tout son être. Ce n'était pas plus facile, mais c'était un peu moins pire. Alors peut être qu'elle devait accepter que c'était le pris à payer pour ne plus s'ennuyer: se faire détester du seul homme dont on est vraiment amoureux.

Soudainement ces muscles se débloquèrent peu à peu, et elle retrouva un peu de sa mobilité. Et contre toute attente. Contre tout raisonnement. Et contre son propre avis à elle, elle s'était précipiter vers Reaver et l'avait pris dans ses bras. Elle l'avait serrer fort contre elle pour l'empêcher de la contrer. Elle savait parfaitement comment faire. Elle avait toujours su l'obliger à s'abandonner dans ses bras. Elle était d'une douceur infinie. Elle cherchait seulement à apaiser ses plaies. C'était surement l'acte le plus impulsif de la soirée. Celui qu'elle n'avait pas du tout réfléchi. C'était aussi surement l'acte le plus con et désespéré de la soirée. Petit un c'était extrêmement improbable que Birdie de sa propre initiative aille prendre Reaver dans ses bras. A la limite c'était surement plus probable qu'elle lui propose une pipe que d'aller lui faire un câlin. Ou peut être pas. Petit deux Reaver ne se laisserait probablement jamais enlacer par Birdie. Petit trois elle se demandait si elle n'avait pas encore l'odeur de Billy. Si c'était le cas il risquait de la cramé assez vite et ça équivaudrait à la deuxième solution de lui dire qu'elle l'avait fait souffrir pour le fun. Petit quatre elle avait du mal à trouver une seul raison qui ferait que ça ne la trahirait pas. Petit cinq qui est la conséquence de tous les autres, elle espérait que Reaver soit suffisamment stone, ou bourré ou peu importe pour ne pas s'apercevoir des quatre premières closes. En même temps elle avait le sentiment qu'il se relâchait légèrement entre ses bras. « Je suis désolée. » finit-elle par lâcher. Officiellement ça voulait plus dire je suis désolée que toi aussi tu es à traverser cette perte, je suis de ton coté. Officieusement elle s'excusait pour tout ce qu'elle avait fait. En tant que Billy et non en tant que Birdie. Elle ferma les yeux, ne le lâchant pas, profitant de son odeur et espérant ne jamais avoir à rompre l'étreinte, à le sentir aussi calme et serein qu'à cette seconde là.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 27 Nov - 19:18

    Connaissez-vous l’adjectif «  improbable  » ? Vous savez ce mot qui vous certifie qu’au grand jamais, quelque chose pouvait arriver dans un tel endroit. On pouvait qualifier d’improbable, le fait de voir un rat de bibliothèque dans un tel endroit débauché qu’est un club de strip-tease - sauf par défis -. Improbable aussi de voir un drogué dans un tel endroit qu’une église car c’est bien connu, les drogués n’ont pas foi en Dieu. Improbable de voir Birdie enlacer Reaver … Et pourtant.

    Si leur précédente dispute avait pu ressembler entre un combat de gladiateurs, l'étreinte qui avait suivi tenait plutôt du film romantique. Tout cela semblait tellement cliché : un couple qui s'engueule à mi-voix, qui semble s'envoyer les pires horreurs au travers de la figure, et qui, pour calmer le jeu et finir en douceur, s'enlace. Au début, il ne veut pas, vexé et blessé par les paroles qu'on lui a proférer et puis c'est deux protagonistes étaient loin d'être un couple. Mais elle ne lâche pas l'affaire, car elle sait qu'il cèdera. Parce qu'elle sait qu'il est faible en sa présence parce qu'elle la ressemble et de trop. Finalement, ils l'enlacent, il se laisse faire, et il en souffrait.

    Reaver n'était pas un macho. Il ne pensait pas que les hommes étaient sans cesse les plus forts, physiquement ou mentalement. Il savait qu'une femme pouvait écraser un homme aussi bien que l'inverse. Il savait à quel point une femme pouvait faire mal dans ses propos ou par ses gestes et que cette douleur n'était pas comparable au mal physique que pouvait affliger un homme à une femme. La douleur morale est pire que la douleur physique et personne ne pouvait mieux le dire que le jeune homme, il en était presque convaincu.
    Billie était devenue son tout, ses pensées, et ses envies, ses formes graciles ne demeuraient plus que ses cieux dans lesquels il avait foi, la courbe de ses lèvres vermeilles appelaient à un peu plus de gourmandises, sa voix cristalline n'était plus que sa sonata. Plus rien n'avait d'importance, l'égocentrique qu'il était déplaçait son monde vers une autre personne ; encore une fois il ne voyait plus les autres, mais l'intéressée en question n'était plus lui-même : c'était elle, le centre de son centre. Et son geste, lui brisa le coeur en mille morceaux. Il s’était promis que ses sentiments envers Billie ne seraient jamais qu’un grain de poussière dans un désert, qu’une brise au milieu d’une tempête, ou qu’un mot au milieu d’un éloquent discours. Son cœur saignait. Tellement. Sans qu’il ne comprenne pourquoi. Pourquoi autant de douleur ? Son pouls s’accélérant lui donna la réponse. Parce qu’il était en vie. Il vivait. Alors même que son cœur explosait. Mais il continuait à vivre. Chaotiquement. Et chaque geste qu'il faissait, à chaque fois qu'il l'a touché, il se sentait coulée plus profondément. Elle la ressemblait tellement … Son odeur, la lueur dans ses yeux, certain de ses gestes. Certaine fois, il voyait en elle, Billie. Mais c'était impossible et il le savait, elle n'était rien d'autre que sa sœur jumelle.

    Et pourtant l'envie de caresser sa peau d'opaline lui brûlait les doigts, le désir de la sentir contre lui le consumait de l'intérieur. Un poison violent contorsionnant son estomac et affolant son palpitant de glace, il respirait l'envie d'abandon des sens, le frémissement suave et lascif de s'approcher d'elle, de dévorer sa peau comme un lion croque les ligaments d'un agneau, l'espérance de sentir cette brûlure au creux de ses reins , transpirant la sueur de leurs organes. Et son regard déjà, dévorant, contemplatif, plein de promesses charnelles et de tant d'autres encore indescriptibles, se posait sur elle, à l'en détailler comme jamais auparavant il n'avait autant détaillé personne. Elle reposait dans la clarté tamisée des lumières vacillantes, à la fois bien trop pâle et bien trop belle. Ses cheveux étaient ce voile de noirceur de la lune, maigres et disloqués, sublimes. Ses cils, crispation de douleur, à la parfaite courbe de ses yeux éteints, regard à la fois absent et las, infligeant un jugement infâme et indifférent ; elle était la Perséphone qui se donnait en offrande des regards inconnus. Tous, ignorent qui elle était vraiment, mais lui la regardait avec véracité, il sondait son âme comme il lui offrait la sienne. Mais il l'observe, diable asservi à sa beauté, subjugué par son mystère, transcendé par son aura sombre. La princesse se fait désirable, le sombre prince lui, n'en demeure pas moins intriguant. Il a la couleur des parfums qui vous chamboulent, le regard qui darde le monde avec moquerie et orgueil, la prestance et l'arrogance d'un roi, le halo de mystère des plus grands saints souillés. Il la veut, elle l'obsède, et ce n'est pas pour rien que dans cette rue rien d'autre n'apparaît ; c'est elle, qu'il veut posséder. Pas pour une nuit, pas pour une semaine, ni pour un mois ; il la veut, tatouée sur sa peau, ancrée dans sa chair, clouée à son âme. Il soupire légèrement, souffle chaud mais bref, son visage restant sérieux quant à la réplique de Perséphone, maîtresse des Enfers. Puis il l'observe encore, son regard dévore ses courbes comme un prosélyte envers son idole, il sent cette flamme consumer ses sens tandis qu'il lutte pour ne pas la toucher, et pourtant sa peau d'opaline est diablement tentante. Mais elle n'était pas Billie malgré cette odeur qui lui chatouillait le nez, malgré cette lueur dans les yeux qui ne représentait que Billie, malgré tout cela elle était simplement Birdie. Birdie, sa soeur jumelle. A présent près, si près d'elle, il oublia tout. Et sans prévenir, il l'embrassa.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 27 Nov - 21:44



Contre lui elle était entière. Le monde pouvait bien s'arrêter de tourner, le sol pouvait s'entredéchirer et le ciel pouvait s'effondrer qu'elle s'en fichait bien si elle était blottit aux creux de ses bras. Au moment même ou il s'était laissé, faire, ou il avait resserré l'étreinte elle était partie. Elle avait oublié Birdie, elle s'était laissée aller. Pour la première fois de la soirée elle respirait correctement. Les yeux fermé elle profitait de cette instant. Comme si la seconde d'après tout pouvait lui être arraché. Comme si elle n'avait qu'une seconde pour lui dire au revoir avant d'être avalé par les enfers pour de long mois. Amnésique elle oubliait complètement la situation. Elle oubliait le trouble de Reaver qui pensait avoir Birdie entre les bras. Elle oubliait même qu'elle n'était pas sensé être Billy. Rien n'avait vraiment d'importance puisqu'elle était entière. Pour la première fois depuis des mois sont coeurs étaient léger. Il avait cédé, il l'a laissait le réparer. Ses mains s'accrochaient à son dos de peur de glisser, de peur que tout s'écroule et qu'elle retombe dans l'enfer des dernières minutes. Parce que c'était d'une évidence sans nom, elle avait besoin de lui. Elle pouvait toucher son odeur et tout était parfait. Elle sentait son regard et tout allait mieux. Pourtant son regard était brûlant, perdus, et alors même qu'elle ne le regardait pas elle ne pu s'empêcher de remarquer cet étrange regard. Un instant elle regretta de s'être abandonné à une étreinte qui ne devait pas être pour elle. Elle se souvint de la lettre, de la tombe, de sa mort à elle, du fait d'être sa soeur. Elle voulue se giflé de lui avoir imposé sa et releva doucement la tête. Ses yeux étaient sans fond, il l'a détaillait sans honte et ça lui brûlait le visage.

Elle aurait aimé détourner son regard, cessé tout contact, mais son corps refusait d'établir tout contact avec son cerveau. A trop être Birdie elle avait surement du endommagé les connections. Elle ne voyait pas d'autre solution. Le problème c'était que c'était le coeur de Billy qui battait dans sa poitrine, et que sans cerveau elle n'avait plus rien des sentiments de sa soeur. Elle avait juste envie de répondre au désir qu'elle lisait dans le regard de celui qui était son fiancé. Elle avait juste envie de s'abandonné dans ses bras, des respirer l'odeur de sa peau jusqu'à n'en plus pouvoir. Elle avait envie de capturer ses lèvres et de le faire sien, elle avait envie... Il fallait vraiment qu'elle arrête ça. Elle ne pouvait pas jouer avec lui comme ça. Mais il fallait qu'il arrête. Il ne pouvait pas honnêtement la regarder de la sorte. Lui le sait, elle est Birdie. Mentalement tout hurlait dans sa tête. « Je suis Birdie. » Mais son regard ne cessait de s'entrelacer avec le sien, et aucun son ne sortait. Il devait le savoir et il ne pouvait pas lui faire ça. Il était capable de faire la différence. Mais quel différence y avait-il à faire puisqu'elle n'était pas celle qu'elle prétendait être. Sa gorge se resserra, l'air se raréfia dans ses poumons, son coeur accéléra la danse. Reaver n'était qu'à quelques centimètres d'elle, et elle se perdait littéralement dans son regard. Ses mains tremblaient de désir. Elle attendait quelque chose qu'elle même ne voulait pas voir arriver. Elle était faite comme un rat, prise à son propre jeu.

Soudainement alors qu'elle pensait que ça serait elle qui prise dans un tourbillon d'émotion déclencherait l'irréparable, il l'embrassa. Presque instantanément elle répondit aux baisers et vint s'accrocher à sa nuque. Ils s'embrassaient comme il ne l'avait jamais fait. Comme un soldat qui revient après une guerre d'absence embrasse sa femme qui n'a pas changé. La haut tous les plombs avaient sauté et maintenant il y avait un véritable feu d'artifice dans sa tête. Des lumières rouges étincelaient de partout hurlant de gigantesque « attention danger. » Mais même ses hurlements ne lui parvenait que comme de faible murmure. Elle avait finit par placer ses deux mains autours du visage de Reaver, et espérait que ce baiser n'en finirait pas. Ses lèvres dansaient avec celle de Reaver un tango infini qui ne demandait qu'une seule chose, qu'une autre chanson tout aussi fougueuse prenne la suite et qu'il n'y a pas de coupure.

Pourtant tout comme la coupure avait été rapide et étrange, pendant ne serait-ce qu'une seule seconde la lumière revint totalement dans l'esprit de Birdie qui sortit du brouillard, se détacha haletante de Reaver et lui envoya la deuxième gifle de la soirée. Elle recula de plus d'un mètre, horrifié parce qui venait de se passé. Encore troublé de l'intensité du baiser. Elle se retrouvait dans la même situation que quelques minutes plus tôt. Finalement que Reaver manque de la renverser, la frappe ou l'embrasse le résultat être presque le même, il laissait une Birdie abasourdie, haletante, choquer et tremblante. Elle trouvait tout de même assez de force pour hurler « Mais bordel qu'est ce qui ne va pas chez toi ? » mais soudainement toute sa détermination s'en alla et sa voix ne redevint qu'un murmure « Je suis Birdie idiot ! » Elle le regarda avec un regard noir traverser ça et là par des instants du trouble passé. « Tu as gagné, elle doit clairement être entrain de se retourner dans sa tombe maintenant. » En réalité elle se retournait surtout dans son cerveau. Mais elle ne pouvait pas lui avouer. Du coup tout prenait un sens ridicule. Elle osait lui hurler dessus alors qu'elle avait elle même répondu aux baisers. Et avec une tel réponse on ne pouvait pas dire qu'elle s'était seulement fait avoir par la surprise et qu'elle avait mis deux secondes de trop à se reculer. Mais en même temps tout était différent. Elle savait qu'elle embrassait son fiancé. En revanche lui était surement persuadé d'embrasser la jumelle de sa fiancée et ça n'avait pas l'air de l'avoir plus déranger que ça sur le coup. Et même si elles se ressemblaient comme deux goute d'eaux et qu'en réalité il avait embrassé la bonne jumelle ce n'était pas une raison. Il n'était pas au courant et donc en un sens dans sa tête il l'avait trompé avec sa soeur jumelle... Enfin seulement dans sa tête parce que dans les actes... Tout ça devenait beaucoup trop compliquer, et Birdie eut envie de se gifler intérieurement. Ca l'apprendrait à écouter les idées de Birdie. Maintenant elle devenait clairement folle et jalouse d'elle même.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 8 Déc - 0:49

    Ce baiser déchaînait en moi des passions disproportionnées. Ses mains m'entourait d'une chaîne indéfectible et elle répondit au baiser ; je pouvais sentir le moindre soubresaut de son palpitant tant il était en véritable communion avec le mien. La sentant dans mes bras, j'avais l'esprit serein et apaisé, les sens sublimés par l'extase. Mes mains d'abord sages se perdirent dans la jungle raffinée de ses cheveux, jusqu'à descendre à la recherche de la moindre parcelle de sa peau brûlante. Ses hanches divinement sculptées, ses côtes saillantes, son ventre chaud, la cambrure de ses reins et ses cuisses trop tentantes. Et contre toute attente –ou pas- sa main calqua et atterrir sur sa joue. Un feu ardent et dévastateur me brisait les entrailles. De la colère ? Il y avait de fortes chances. Son geste m’entaillait la peau, tels de petits poignards. Ce n’était pas tellement la gifle mais plutôt le geste en lui-même. Son regard et son geste. Puis soudain mes traits doux se figèrent ; je me rendais enfin compte de mon erreur. L'erreur ultime à ne pas commettre. La réalité m'explosait en pleine figure. Douloureuse réalité, difficile à admettre que tout cela n'avait été qu'un rêve. Je la regardais comme si la jeune femme se trouvait être une effraction de la réalité.

    BIRDIE - « Mais bordel qu'est ce qui ne va pas chez toi ? »


    Dans le fond, le comportement complètement illogique de Reaver indiquait sa position par rapport au Jugement Dernier ou même doctrines concernant l'éducation ou le modèle humaniste parfait. Reaver, lui, était tout simplement nihiliste, il se foutait bien de savoir s'il fallait mieux pour un Arabe être musulman ou juif, de savoir ce qui était bon et ce qui était mal, de la règle de bienséance en société pour ne pas choquer les moeurs, de la religion en général, superstition, capitalisme, la seule chose qu'il voulait savoir c’est ce putain de baisser, elle avait répondu, elle avait continué, elle l’avait même enlacé avant tout cela. C’était quoi son putain de problème ? Qu’est qui n’allait pas chez ELLE oui !

    Si Dieu existe, il devait être sacrément sadique et cruel. Premièrement pour avoir laissé passer toutes les grandes guerres du monde sanglantes depuis que les Hommes foulent cette planète, Hitler, les hérésies du Moyen-Age, et ensuite pour avoir réunis en ce moment même les deux être les plus gueulards et chaotiques ensembles, alors qu'ils peuvent vraiment pas se blairer, et que chaque moment qu'ils passent ensembles est un pur Enfer pour après les voir s’embrasser. Il avait envie de lui vomir à la gueule, rien que d’avoir cet image en tête : moi embrassant la sœur de ma fiancée morte et elle qui répondait au baiser. Il avait l'impression d'être dans un mauvais rêve ou hallucination, dans laquelle il se trouvait dans un désert caniculaire, et qu'il avait face à lui celle qui se trouvait être à la fois son pire cauchemar et son plus grand fantasme –depuis la mort de Billie-. Car oui, il avait beau détester Birdie et l'avoir toujours détesté depuis le moment même où leur regards se sont croisés, il ne pouvait pas renier à son propre esprit que la jeune femme lui plaisait beaucoup trop et le mettait dans tous ses états tant il aimerait simplement l'embrasser, cela serait un putain de feu d'artifice. Mais maintenant que c’était fait, il lui en voulait.

    BIRDIE - « Je suis Birdie idiot ! »

    Il riait cependant d'un rire cynique et purement ironique, commençant à applaudir lentement et lui dire :

    REAVER - « Quelle perspicacité bravo. T'es sûre que t'as trouvé ça toute seule ? Car j'aurais pensée qu'une personne aussi idiote que toi puisse être un jour dotée d'une "telle intelligence". T'es sur que t'es Birdie ? Hein ?»

    Dans ta gueule connasse, me prend pas pour un con. Je ne jouais plus. Plus du tout. Elle ne m’amusait plus. Peut-être étais je juste un mauvais joueur, peut-être ne supportais je tout simplement qu’elle joue aussi facilement avec moi. Peut-être que ses gestes m’atteignaient plus que je ne l’aurais cru. Plus qu’elle, elle ne l’aurait cru en les faisant. Dans ces moments de colère je ne me contrôlais plus.

    BIRDIE - « Tu as gagné, elle doit clairement être entrain de se retourner dans sa tombe maintenant. »

    C’est paroles réveiller en moi l'envie pressante de la défigurer de mes mains. L'animal qui se terrait en moi souhaitait ardemment la faire taire, qu’elle la ferme, à mesure que les coups pleuvraient, semblables à des caresses brutales qui laisseraient leurs traces indélébiles sur son visage d'ange. Je me retins de lui fondre dessus, tentant d’apaiser la fureur qui avait gagné mon esprit, je ne pouvais plus réfléchir, agir était hors de mon atteinte.

    REAVER « Qu'est que tu veux de moi Salinger ? T'es une belle salope, tu as bien répondu à ce baiser ! T’es Bridie ? T’es qu’une garce alors maintenant fous moi la paix et casses toi avant que je fracasses ton crâne contre le mur. »


[C'est vraiment affreux comme réponse ! ]


Dernière édition par Reaver A. Miller le Ven 16 Déc - 13:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Jeu 8 Déc - 23:10



Reaver and Birdie


Il y a toujours des différences remarquable entre deux personnes. Même si ce sont de vraies jumelles, et que physiquement une personne qui ne les connait pas ne pourrait clairement pas les différencier, elles restent parfaitement différente, et normalement quiconque connaîtrait vaguement les deux personnes serait capable de faire la différence en un clin d'oeil. Billy était caractérisé par son extrême intelligence, sa beauté sage, et sa douceur sans limite, on pouvait vite avoir l'impression qu'elle était la personne la plus avenante qui puise exister. Bien sûr il y avait toujours anguille sous roche, et si on la connaissait vraiment bien on pouvait voir plus loin que toute cette sagesse et cette intelligence. A coté Birdie était juste un feu à l'état pure, celle qui ne suivait que son coeur, très impulsive qui en oubliait trop souvent la raison. Mais si en apparence rien était sacré aux yeux de Birdie il en restait tout de même une. Billy était la seule chose sacré aux yeux de Birdie, et jamais elle ne lui aurait fait du mal. Elle sortait les griffes à chaque homme qui s'approchait de sa jumelle au cas ou ce dernier essayerait ne serait-ce qu'un tout petit peu de la faire souffrir. Et jamais au grand jamais elle n'aurait pu tomber sous le charme du seul homme qui avait fait battre le coeur de sa soeur. C'était une chose dont Billy était certaine. D'abord parce que Birdie avait toujours détesté Reaver et que Birdie bien qu'impulsive n'est pas le genre de personne au coeur d'artichaut qui aime et déteste en une seconde. Et puis parce que c'était véritablement une idée stupide. Il était donc mathématiquement impossible que Birdie embrasse Reaver, et il devait le savoir, le laisser penser que Birdie puisse avoir penser une seconde seulement que embrasser Reaver puisse être agréable donnait envie de vomir à Birdie. Enfin Billy. En même temps avec l'intelligence remarquable de Billy, et son coté sage et rationnel comment avait-elle pu se retrouver à embrasser son fiancé alors qu'elle était Birdie. Quand on y pense s'était limite ahurissant et ridicule de penser qu'une telle chose puisse se passer.

Birdie, enfin Billy, enfin bref, elle avait les neurones qui se retournait dans tous les sens. Elle se pendait mentalement, et mourrait sur le coup plutôt que d'avoir cette discussion. Elle se giflait, se sermonnait, ce n'était pas possible d'être aussi conne. Vraiment. « Quelle perspicacité bravo. T'es sûre que t'as trouvé ça toute seule ? Car j'aurais pensée qu'une personne aussi idiote que toi puisse être un jour dotée d'une "telle intelligence". T'es sur que t'es Birdie ? Hein ?» Elle essayait de garder son sang froid et de ne rien laisser transparaître de son agitation intérieur. Elle ne releva même pas les blagues mesquines de Reaver, il avait pas vraiment le droit de lui en vouloir, après tout c'était de sa faute, c'était lui qui avait commencer. Mais d'un coté, elle avait répondu au baiser, en avait profiter, l'avait gifler et lui avait hurler dessus. Peut être pas la bonne chose à faire, si elle voulait s'en tirer avec une pirouette et aller recommencer sa vie comme si de rien était. Et voilà maintenant qu'il lui posait une question parfaitement débile et ridicule mais finalement pas si illégitime que ça "Tu es sûr que tu es Birdie ?" Alors que mentalement elle s'envoyait valser une balle dans le crâne, que la cervelle giclait contre les murs et écrivait de sang bien sûr que non je suis Billy crétin, ça se voit. elle émis un rire jaune débile avant de répondre la phrase sans doute la plus débile, mais qui finalement quand on y pensait allait pas trop mal avec la question débile, de son débile d'ex-futur beaux frères, fiancé enfin bref Reaver. «Non je suis son chien.» Mais aussitôt la phrase sorti elle ne put s'empêcher de penser que définitivement il fallait qu'elle arrête. Elle tapa les poches de sa veste au cas ou une flasque d'alcool trainait dans ses poches et qu'elle puisse devenir amnésique immédiatement. Ou alors un remède pour devenir invisible, ou se téléporter. Elle commençait à être parcouru de petit spasme absurde qui était les seuls témoins de son agitation interne.

« Qu'est que tu veux de moi Salinger ? T'es une belle salope, tu as bien répondu à ce baiser ! T’es Bridie ? T’es qu’une garce alors maintenant fous moi la paix et casses toi avant que je fracasses ton crâne contre le mur. » Si c'était juste une histoire de se fracasser la tête contre le mur, il fallait avouer que de toute façon c'est ce qu'elle faisait mentalement depuis qu'elle s'était détachée de Reaver. En soit elle se fichait parfaitement de tout ce que Reaver pouvait dire. Quoiqu'elle fasse elle se sentait ignoble. Soit elle lui disait la vérité maintenant. Mais il était même pas sûr qu'il la croit, c'est vrai, c'était improbable et pas du tout son genre. Comment l'homme de ta vie pouvait admettre qu'elle avait décidé de le planter et de se faire passer pour morte pour être sa soeur jumelle qui ne pouvait pas le sentir. C'était impossible, la dernière chose qu'il pourrait comprendre. Mais faire passer Birdie pour une salope, une garce capable d'embrasser le fiancé de sa soeur décédée c'était juste tellement ignoble qu'elle ne pouvait pas faire ça. Après tout pour le coup sa soeur n'avait rien cherché. En même temps elle pouvait toujours faire passer Birdie pour une salope sans la faire passer pour la garce qui était tombée amoureuse du copain de sa soeur jumelle décédée. Mais ajouter un mensonge sur un autre serait peut être encore plus désastreux. « Tu arrêtes avec cette question idiote ? Tu veux que je sois qui ? Tu m'as prise par surprise, il faut dire tu dois être sacrément mal câblé pour en venir à m'embrasser. Et l'espace d'une seconde j'ai pensé que rien ne te ferais plus souffrir que moi répondant à ton baiser mievreux d'un pauvre désespéré ridicule. Impulsivité quand tu nous tiens Mais non seulement j'avais l'impression d'embrasser du goudron. Mais je me suis rendu compte qu'elle pouvait me voir de la haut, et que si tu méritais de te prendre un bus en pleine face, elle mériterais pas de s'en prendre un aussi, d'ou la baffe. Du Birdie tout craché. » alors qu'elle bouillonnait de l'intérieur elle avait parler avec un calme qui était au moins à la hauteur de son bouillonnement. Elle avait rentré ses mains dans ses poches pour prendre un air nonchalant et avait même haussé les épaules l'air de rien, alors que dans ses poches ses ongles rentraient profondément dans ses paumes. « Mais promis le prochain jour ou par malheur je te croise, j'écrirais Birdie sur mon front pour que tu ne sois pas tenté de me lancer une perche aussi grosse pour te mettre en miette, parce que tu m'insuporte tellement que je serais capable de la prendre avant de me rendre compte que c'est une connerie. » Elle arrive pas tout à fait à savoir si elle était parfaitement crédible. Elle ne savait pas si Birdie était vraiment capable d'aller aussi loin. Elle savait tout de son impulsivité légendaire et de sa capacité à appliqué ses plans. Mais ce genre d'idée n'était pas celle qui germait dans la tête de Birdie, c'était typiquement le genre d'idée bien tordu et malsaine qui naissait dans celle de Billy. Et Billy n'avait jamais vraiment aider Birdie à faire souffrir Reaver. Mais avec un peu de chance Reaver ne ferait pas la différence, à ces yeux Birdie est une garce et c'est tout.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 11 Déc - 19:51

    Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Très bien, commençons. C’est l’histoire d’une femme. Oh, ce n’est pas très intéressent, ni particulièrement drôle. Tout le monde l’a déjà entendu, cette histoire. Cette femme avance dans la vie, elle est maintenant adolescente. Puis un jour elle rencontre un homme. Ils s’aiment, se fiancent. Cet homme il l’aimait cette jeune femme. Elle était la seule qui ne l’avait pas abandonné, qui la rendu meilleure. L’amour rend heureux. On peut le croire vraiment, non vraiment quand on regarde des films à l'eau de rose, on peut sérieusement croire que l'amour est ainsi, rose, beau; solaire et agréable. Maintenant demandez autour de vous et dites-moi qui a eu réellement une histoire d'amour rose et sans tache ? Maintenant, cet homme a 23 ans et il a perdu cette femme. Cet homme il est beau, il est jeune mais il cherche quelques choses. Peut-être lui-même, peut-être les autres. Il tatillonne dans la vie, s’écorche parfois, se relève pour mieux retomber, apprend les bases, rêve encore et toujours à l’avenir. Rêve du présent, du passé, du futur. De ce que serait le futur s’il avait mieux agit dans le passé. S’il l’avait sauvé ? Si seulement il avait été au courant, il aurait pu tenter de la sauvé.

    BIRDIE - «Non je suis son chien.»

    Je levais les yeux au ciel. Il y a toujours des différences remarquables entre deux personnes. Même si ce sont de vraies jumelles et qu’elles se ressemblent atrocement. J’ai toujours su distinguer Billie et Birdie. L’une avait un cœur d’or prête à aider, déterminer elle ne laissait rien au hasard. Elle était d’une douceur sans fin. Elle était brillante. Elle pouvait arriver, grâce à son charisme mais aussi à son incroyable talent oratoire, à rallier de parfaits inconnus comme de farouches défendeurs d’une idée, à sa propre opinion. Un peu à l’image de Mr Davis dans le film de Sidney Lumet « 12 Angry Men » qui arrive à convaincre onze homme qu’un jeune garçon, que tout accuse d’avoir tué son père, est innocent. L’autre était plutôt le côté obscur, impulsive. Si on devait la comparer à un personnage de littérature ce serait certainement Mr Edward Hyde, le double maléfique du Docteur Jekyll dont l’étrange affaire a été relatée dans la célèbre nouvelle écrite par Robert Louis Stevenson. Elle était différente même physiquement certes, elles se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, mais Billie avait ce truc en plus. Elle avait les yeux qui brille pour n’importe quoi, tout était merveilleux et sensationnelle pour elle. Elle pleurait quand elle regardait un dessin animé. Elle fichait vachement la trouille quand elle s’énervait. Elle s’énervait peu. Elle était quelques fois parano pensant que le monsieur qui était derrière elle pendant 5 min la suivait. Elle disait souvent des gros mots : Putain. Casse-toi de là. Merde. Salope. Pute. Ferme ta gueule. Vulgaire. Mais c’était joli dans sa bouche. Quand elle riait son nez se troussait légèrement. Quand elle stressait, elle ne pouvait pas s’empêcher de se « mutiler » avec ses ongles. Quand elle voulait mentir, elle riait jaune. … Mon cœur loupa un battement de surprise, sous l'emprise d'une gorge s'asséchant sous l'étonnement. Ne venait-elle pas de faire son petit rire débile ? Il me semblait que ma vie s'était dispersée aux quatre vents, morcelée par les aléas du destin voire de la fatalité, et s'égarant dans quelques gouffres infernaux desquels je n'y voyais plus clair. Je devenais fou ou c’était l’alcool qui me rendait ainsi ou le joint que j’avais fumé un peu plus tôt. Ou les trois en même temps. Comment je pouvais penser que Birdie était Billie ? Et pourtant elle m’avait prise dans ses bras, elle avait répondu à mon baiser. Et plus je détaillais les faits, plus je me souvenais de la journée, plus je me disais que j’étais devenu parano mais que les preuves était là.

    J'avais chaud, j'avais soif, j'avais froid, j'avais ce désir virulent de tout oublier, de narguer mon cerveau par quelques tours de passe-passe et de ne plus faire qu'un avec moi-même. D’oublier seulement. Etais ce devenu fou comme ma mère ? Ou étais ce le karma ? J’avais surement dû tuer quelqu’un en vendant toutes sorte de drogue et c’est ainsi que le ciel me punissait. C’est surement cela. Je fronçai les sourcils non sans une moue irritée. Non, non, non.

    REAVER - « je… »

    Billie. Billie. Billie. Elle est Billie. Je me sentais suffoquer. Et plus cette voix me parlait, plus elle faisait monter en moi une rage incontrôlée. Tais-toi. Sois murmure, souffle, silence, bise, soupir, froideur... comme celle qui habite cette sépulture. Mais tais-toi. De l'intérieur, j'implore son mutisme car les paroles claironnantes renvoient à mes peurs, ma condition, mon être tout entier.

    BIRDIE – « Mais non seulement j'avais l'impression d'embrasser du goudron. Mais je me suis rendu compte qu'elle pouvait me voir de la haut, et que si tu méritais de te prendre un bus en pleine face, elle ne mériterait pas de s'en prendre un aussi, d'où la baffe. Du Birdie tout craché. »


    C'est un feu qui m'empare et qui est prêt à s'enfiévrer de crainte et de colère. Je voulais qu’elle souffre. Je l’attrape par son bras, celui qu’elle venait de le frapper violemment quelques instant plus tôt, avant de la recoller au mur pour lui redonner un deuxième baiser. Si elle était vraiment Billie, elle souffrirait de savoir que son ex fiancé la trompe avec sa jumelle. Si elle était vraiment Billie que ferait – elle ? L’incendiait-elle de tous les noms de volatiles ou craquerait –elle ? J’attrape alors ses deux mains pour les coller en l'air contre le mur avec les siennes, maintenant que j’ai le champ un peu plus libre je commence à lui baiser l'épaule, une de mes jambes se calant entre les siennes.

    REAVER – « Alors comme ça tu avais l’impression d’embrasser du goudron ? Dans ce cas-là dis-moi quand je fais ça … » une de ses mains descendant du bout des doigts le bras de Billie alias Birdie, venait descendre jusqu'à ses jambes pour aller en dessous de sa robe venir lui griffer les jambes de façon sensuelle. Il la regardait alors, un sourire au coin il ajoutait : « Tu ne ressens absolument rien ? J'veux dire salope comme tu es à côté de tous les mecs qui t’ont baissaient c'est probablement de la merde j'en conclues. J'vais donc me donner une seconde chance, si je fais ça... » Sa bouche continuant de baiser son coup, lui faisant quelques suçons appliqués, sa main en dessous de sa robe s'approchant alors de son intimité pour y faire son terrain de jeu quelques instants, y introduisant deux de ses doigts lentement mais profondément, il finissait par ajouter, un sourire presque sadique aux lèvres, ses lèvres gravitant autour des siennes : « Toujours rien ? »
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 11 Déc - 22:20



Reaver and Birdie


Les contes de fée ne peuvent pas être moderne. Ca ne peut parler que de princesse Moyenne Âgeuse, de prince charmant et de château fort au allure élancé et luxueux. Pourtant si on devait s'efforcer de faire un conte de fée de nos jours, ça ressemblerait surement à ça.

Après une longue lutte, et de nombreuses épreuves qui appartiennent au conte précédent le prince avait finit par trouver son prince et par l'épouser sous les yeux doux, et brillant du peuple du Royaume du Jazz. Tout devait être parfait, il se devait vivre heureux et avoir beaucoup d'enfant. Mais il y a fort fort longtemps la méchante sorcière avait déjà prévu de contrecarrer ses plans là en faisant de la femme la seule personne à pouvoir avoir des enfants, avec l'aide presque seulement formelle de l'homme. Tout devait être parfait, mais les deux princes malgré tout leur amour ne pouvait pas avoir d'enfant, et ils prévoyaient déjà avec horreur la mort du Royaume du Jazz lorsqu'ils auraient quitté ce monde. Heureusement pour le Royaume, quelque part dans la forêt furent retrouver deux charmantes filles. Des bébés qui étaient surement nées des fleurs et de la forêt pour offrir une descendance heureuse aux princes du Royaume. Heureux de la nouvelle ils présentèrent d'abord les enfants aux peuples et les présentèrent ensuite aux bonnes fées leur marraine. Seulement une fois que les marraines leurs eurent donné tout leurs heureux et parfait caractère, un éclat de tonnerre retenti, et la fumée pénétra dans la pièce aveuglant toutes les personnes de la pièce. Dans le chaos total, une femme vêtu de noir s'approcha des berceaux, et jeta un horrible maléfice au deux enfants. L'une d'entre elle ne verrait pas le jour de ses vingts trois ans, à moins qu'elle trouve le véritable amour. Et la deuxième sera coincée pour toujours dans une prison de perfection, et ne pourra jamais agir comme elle le souhaite ce qui la rendra malheureuse comme une pierre et incapable de lutter. Sauf si elle trouve l'amour véritable qui brisera cette prison. Une fois le maléfice lancé, la méchante sorcière s'en alla, embarquant avec elle toute la fumée qu'elle avait amené. Les princes se ruèrent vers les berceaux et remarquèrent avec soulagement que les fillettes étaient toujours là. Ils ne pensèrent pas une seule seconde à une potentielle malédiction et élevèrent leur fille avec tout l'amour qui leur était possible de leur donné. L'une d'entre elle peinait pour trouver l'amour, et enchainait les relations désastreuse, revenant sans cesse au même désastre. Tandis que l'autre parfaite en tout point semblait avoir trouver l'amour. Bien sûr une malédiction en entrainant une autre, la méchante sorcière réussit avec l'aide de son ami la nature à tuer les princes, et à rendre de nouveau les petites princesse orpheline. C'est la soeur du prince qui monta sur le trône jusqu'à la majorité des petites. On connait la suite de l'histoire. La jumelle ne trouva pas l'amour et mourut avant son vingt troisième anniversaire. La seconde plus sensible et malheureuse comme une pierre de sa prison de perfection se réveilla le lendemain de cette mort libérée de cette prison invisible. Leur amour entre jumelle n'avait pu en sauver que l'une d'entre elle. Mais en sauvant la deuxième jumelle de sa prison mortelle, elle éloigna la princesse de son prince charmant. Aujourd'hui encore ce conte de fée n'a pas de fin. La princesse perdue essaye tant bien que mal de retrouver son prince charmant lorsque celui-ci semble avoir été enrôlé par la méchante sorcière. Tout ceci devrait nous prouver que les contes de fée moderne n'existe pas. Que l'on ne vit pas toujours heureux avec beaucoup d'enfant. Et qu'on vit d'une prison à une autre.

« je… » Birdie déglutit à ce minuscule bout de phrase que Reaver avait essayé de prononcer. Son regard avait changé. Il la regarder avec une lueur qu'il n'avait pas avant, et elle avait soudainement l'impression qu'il avait tout compris. Elle ferma les yeux un instant pour retenir les larmes qu'elle rêvait de déverser. Elle cherchait à présent comment s'excuser. Elle le voyait déjà entrer dans une rage folle. Et elle ne savait vraiment pas comment elle pourrait l'arrêté. Après tout dans ce genre de cas, il n'était pas sûr qu'un désolé ou même tous les désolées du monde puisse vraiment faire l'affaire. Maudite méchante sorcière ou peut importe quel créature débile qui aurait fait de sa vie un enfer. En moins de temps qu'il en fallait pour penser le mot désolé, Birdie se fit plaquer contre le mur par Reaver qui... l'embrassa. Birdie se retrouva sans voix. Enfin sans pensée. Elle avait envisagé toutes les réactions de Reaver mais pas tellement celle là. Alors comme ça il n'en avait rien à faire qu'elle soit Billy. Elle envisagea de répondre au baiser et d'en profiter, après tout ça lui avait manqué. Mais elle ne tarda pas à se rendre compte que le baiser était hargneux, violent, et ne ressemblait en rien à tout ceux qu'elle avait pu vivre avec Reaver. Il n'y avait pas d'amour, il n'y avait qu'une haine bouillante, et un manque de respect total. Le baiser lui brula rapidement les lèvres, mais Reaver avait parer le coup et avait bloqué les deux mains de la jeune femmes. « Alors comme ça tu avais l’impression d’embrasser du goudron ? Dans ce cas-là dis-moi quand je fais ça … » Il descendit sa main contre le bras de Birdie avant d'atterrir sur sa cuisse pour remonter sous sa jupe. Les gestes que Billy avait autrefois aimé, sollicité lui brulait la peau, la faisait frissonner de malaise et d'horreur. Il n'y avait plus de plaisir parce qu'il se plaisait à rappeler sans cesse l'image de Birdie à son cerveau, et qu'elle n'arrivait plus à déconnecter. Birdie, Billy, Birdie, Billy. Birdie, Billy. Merde qui est ce qu'elle était. A trop jouer avec le feu, on finit par se bruler. Elle avait l'impression que la griffure lui entaillait la peau. Il ne pouvait pas vraiment lui faire ça. S'il savait qu'elle était Billy, il ne pouvait pas agir comme ça avec elle. Avec sa main de libre elle essaya de repousser Reaver, mais à ce moment là il était bien trop fort pour elle, et de toute façon mentalement et physiquement elle était à bout de force. Projeter mentalement d'une prison à l'autre entre Birdie et Billy. « Arrête Reaver... » Elle gesticulait de la tête en essayant de le faire fuir pendant qu'elle ravalait ses larmes.« Tu ne ressens absolument rien ? J'veux dire salope comme tu es à côté de tous les mecs qui t’ont baissaient c'est probablement de la merde j'en conclues. J'vais donc me donner une seconde chance, si je fais ça... » C'était pire que tout. Elle savait qu'il avait compris, elle avait vu son regard. Ce regard dans lequel elle avait toujours si bien su lire. Ce regard parfait dont elle apprivoiser chaque parcelle, chaque changement. Et ce regard avait enfin regarde Billy, et pas Birdie elle en était persuadé. Et pourtant il avait recommencé à la voir comme Birdie. Il parlait comme si c'était Birdie, et agissait comme si c'était Billy. Mais la haine qu'il éprouvait pour Birdie se mêlait à la haine amoureuse qu'il éprouvait pour Billy et la détruisait. Elle sentit sa main se rapprocher dessous sa robe, et elle se tendit brusquement. De toute façon rien de bon ne pouvait ressortir de ça. Il ne pouvait pas la traiter de pute et espérer pouvoir faire ce qu'il veut. Si avant elle était juste anéantit, faible et misérable dans ses bras incapable de se détacher de Reaver, elle commençait à bouillonner. A paniquer. Parce que ce Reaver ne cédait pas de terrain, et qu'un court instant elle pensa qu'il serait limite près à la violer pour la faire souffrir. A chaque geste ignoble de Reaver tous les muscles de Birdie se verrouillait sur eux même. Elle tremblait de rage, et elle laissait maintenant les larmes chaudes rouler sur ces joues. Elle répéta plus for cette fois-ci « Bordel, Reaver, Arrête ! »

Mais il avait l'air de faire la sourde oreille. « Toujours rien ? » dis il en laissant sa bouche naviguer de son cou jusqu'à ces lèvres. Soudainement alors que Reaver l'embrassa, elle lui mordit violemment la lèvre, et le frappa de toutes ses forces pour le faire bouger. Elle se dégagea de son emprise, en lui envoyant valser son genou dans ses parties intimes. Elle s'éloigna rapidement de lui tremblante, furieuse, horrifié, et détruite. Elle ne l'avait jamais vu comme ça, elle ne l'avait jamais vu si horrible, en tout cas pas avec elle. Elle avait du mal à en croire ses yeux. Elle en oubliait presque tout le mal qu'elle lui avait fait, elle. Il s'était attaqué délibérément à elle, et elle ne pouvait pas lui pardonné. « Bordel à quoi tu joues ? Tu es complètement malade. Refais moi un coup pareil et je te les arrache. Tu savais que c'était moi. Je t'ai vu, tu l'as compris, et qu'est ce qui te passe par la tête ? Bah allez violons là en l'appelant par la nom de sa soeur jumelle décédée, et traitons la de pute. Dire que j'ai jamais cru Birdie quand elle me disait que tu étais dangereux, et que tu débloquais. J'ai bien fait de m'éloigné de toi et de t'abandonner. Parce que là je ne peux même plus te regarder.» Elle était furieuse et irrationnel, et dieu sait que face à Reaver elle ne savait pas se retenir. En plus depuis qu'elle avait fait volé en éclat la prison de perfection de Billy, elle pouvait s'exprimer naturellement. Pourtant elle ne pensait rien de tout ce qu'elle disait. Enfin si, mais pas la partie ou elle était contente d'être partie loin de lui. En vérité elle était misérable sans lui, elle avait besoin de lui, et elle était terriblement désolé. Mais ça ce moment là comment pouvait-elle le lui dire. Encore tremblante elle le regardait le regard sombre de loin. S'il osait s'approcher elle lui ferait mal et elle n'hésiterait pas.


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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Ven 16 Déc - 14:28

    BIRDIE - « Arrête Reaver... »
    REAVER- - « Laisse-moi réfléchir... »
    fit-il de sa voix suave marquant sadiquement une pause et reprenant dans un sourire carnassier et envoûtant. « ... Non. »

    C’était à croire que le ciel s’était terni de sa douceur, exilant la véritable attention qu’il pouvait lui porter, le laissant devenir sourd aux suppliques, aux excuses, le laissant sombrer dans l’indolence de cette violence mortifère qu’il exprima sous le reflet de cette peur qu’il sentait palpiter au fond d’elle, tel une frauduleuse drogue qui le pousserait sans doute dans les méandres de la noirceur infinie, celle qui le laissait apprécier chacune de ces secondes qui le répugnaient sous la justesse maladive de ses gestes, sous la sensation de s’imposer d’une manière qui n’était pas la sienne et qu’il empruntait bien volontiers à deux de ses plus proches amis, compagnons d’horreur et d’errance.

    Oh, how quickly life can turn around

    Pourtant la crainte qu’il pouvait ressentir en elle possédait cette saveur qui soignait la douleur de la trahison, attisait sa fureur et sa hargne d’une si mesquine manière. Il n’y avait là aucune hésitation à avoir au fond, pas le moindre remord à concevoir dans le creux de son âme qui ne parvenait à s’en embarrasser à cette seconde fugitive, le laissant jouer sur ce rebord du précipice, sans qu’elle ne tremble de cette crainte douceâtre qui à présent la tenaillait à juste titre. Car comment pouvait-il imaginer, penser ne serait-ce que l’ombre d’une éternité qu’elle n’avait pas prémédité tout cela puisqu’à présent c’était toute autre qu’elle se présentait à lui, le laissant découvrir cette douleur qu’il lui dérobe ce qu’elle avait pourtant mis en jeu auparavant, il y avait de cela… des heures, des jours, des mois, des années, le jour où nous nous somme rencontrer. Il n’y croyait plus et la trahison mortifère paraissait putréfier cette douceur, cette prévenance, cet entrelacement frémissant qu’il lui avait sacrifiés, sous des gestes qu’il ne réalisait que trop tard qu’elle n’avait pas mérité.

    BIRDIE - « Bordel, Reaver, Arrête ! »

    Ces simples mots eurent ce parfum d’inattendu, d’impossible… Et tandis que cela n’aurait dû avoir le moindre effet, ni une maigre parcelle de signification, il resta une brève seconde parfaitement immobile, ou peut-être cela dura-t-il plus longuement. Mais à cet instant si risible, sa fureur sembla s’assoupir, se ternir, se faner sans pour autant que sa rancœur ne s’amenuise, et peut-être aussi parce que c’était sa faute s’il en venait à hésiter, qu’il aurait presque voulu savoir ‘qui’ punir de tout cela. Et ce presque faisait cette indicible différence torturée, celle que l’on déteste, que l’on voudrait voir morte plutôt que d’en être l’indécente victime. Car ses lèvres ne s’entrouvrirent pas pour la préserver, ni même pour apaiser ses craintes, ses doutes, et ses doigts ne manquèrent pas de durcir leur emprise sous une perfidie sournoise et parfaitement malsaine, tandis qu’il arquait d’une venimeuse manière son bassin contre le sien, comme s’il s’apprêtait à envahir cette terre peut-être déjà esquissée au fond.

    Fermant ses prunelles pour dissiper la présence de ses prunelles, comme si rien n’était venu l’interrompre, comme si nulle vérité empoisonnée n’avait réveillé son être pour la première fois, l’entaillant peut-être bien plus profondément qu’il ne l’imaginait en cette seconde, le laissant contracter sa mâchoire sous une contrariété qui le poussait à être bien plus acide qu’auparavant, comme s’il refusait de céder à ce même désir qui n’avait de cesse de lui faire tolérer trop de choses en provenance de cette menteuse, dont le venin cherchait à s’insinuer dans les tréfonds de son être, ce qu’il ne pouvait dignement tolérer. Pourtant… si un instant plus tôt il serait allé jusqu’au bout pour la briser, écailler la porcelaine de ses traits si délicieux, il sentait la ferveur de son désir se faire bien moins envieux, dans un sens ou dans l’autre. Et alors que la fatalité semblait avoir laissé la victoire au jeune homme, geôlier funeste profitant de sa prisonnière, le destin en décida tout autrement, certainement capricieux, car d’un coup de genoux de la jeune femme beaucoup trop rapide pour que le jeune homme ne le vois arriver et qui permis à la jeune demoiselle de pouvoir s’enfuir de ses griffes.

    BIRDIE - « Bordel à quoi tu joues ? Tu es complètement malade. Refais moi un coup pareil et je te les arrache. Tu savais que c'était moi. Je t'ai vu, tu l'as compris, et qu'est ce qui te passe par la tête ? Bah allez violons là en l'appelant par la nom de sa sœur jumelle décédée, et traitons la de pute. Dire que j'ai jamais cru Birdie quand elle me disait que tu étais dangereux, et que tu débloquais. »

    Reaver soupira, glacé, glaçant, il ne prenait pas même la peine de rentrer dans son jeu, ne tressaillant aucunement aux soit disant menaces de la vipère. Qu'elle avance une main, et il lui trancherait les doigts.

    BIRDIE – « J'ai bien fait de m'éloigner de toi et de t'abandonner. Parce que là je ne peux même plus te regarder.»
    REAVER - « Que de bien jolis mots, Billie, tes soit disant paroles me font frémir intérieurement. »
    murmura-t-il en posant ses obsidiennes sur cette dernière, le visage impassible et la voix ironique. « Mais n'oublie jamais, darling. Tu n'es rien, juste une lâche qui se sert de la mort de sa sœur pour pourvoir faire ta vie »

    Visiblement, l'histoire entre les deux amants semblait avoir pris fin, car le jeune homme portait en lui une colère froide et assassine, la toisant de son regard pénétrant qui n'avait plus rien de charmeur sinon de glacial, avant laisser sa voix s'élever de nouveau.

    REAVER - «« Mais visiblement notre histoire n'a jamais vraiment eu de valeur. Reste Birdie, et sors de ma vie. Littéralement. » fit-il en tournant les talons, laissant la vipère dans l'humidité des rues. Les paroles du jeune homme étaient pleines de rancœur, de mépris voire d'amertume. C'était lui desservir la certitude qu'elle ne l’intéressait plus, il ne souhaitait plus l'abattre mais juste ne plus la revoir. Il lui promettait que dès lors, il effacerait tout souvenir d'elle, que pas même une parole, ni un regard, ni un geste vers elle seraient échangés, oubliant volontairement jusqu'à son existence, de gré ou de force. Mais il l'oublierait, parce que son égo était ainsi.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 18 Déc - 12:38



Reaver and Birdie


Billy avait toujours été au courant du coté sombre de Reaver. Elle était amoureuse, mais pas aveugle. Et même si Birdie avait toujours essayer de la protégé de celui quel considérait comme un désaxé dangereux pour la société, enfin surtout pour Billy, Billy avait toujours tenu bon, en invoquant que justement elle savait exactement dans quoi elle s'embarquait, et que Birdie devait lui faire un peu confiance. De toute façon Billy avait toujours eu un bien meilleur jugement que Birdie. Elle maîtrisait bien mieux les gens. Peut être parce qu'elle avait un self contrôle des plus étonnants. D'ailleurs depuis qu'elle était Birdie son self contrôle s'était fait la mal et ça devenait un peu tendu dans ces relations. Il faut dire que les trois quart d'entre elle était sous le signe du secret, et que c'était jamais bien bon. Quoiqu'il en soit Billy avait toujours été au courant du caractère de connard de Reaver. Elle l'avait d'ailleurs aimé pour ces mauvaises pulsions. Parce qu'il représentait tout ce qu'elle n'était pas. Tout ce qu'elle était incapable d'exprimer. Elle avait craquer pour le con qu'il était. Elle était amoureuse de l'homme qu'il était devenu, comme elle était amoureuse de son passé. Elle n'avait pas honte de ce qu'il avait pu être. Elle l'aurait probablement encourager quoiqu'il fasse. Elle aurait pris sur elle. Elle l'aurait soigné. Elle aurait d'ailleurs probablement fait une excellente complice. Il marchait bien ensemble justement pour ça. Parce qu'ils étaient complices, et que Billy faisait un bien fou au mauvais coté de Reaver. Elle l'avait connu alors que rien n'était sacré pour lui. Et puis ils étaient devenu sacré l'un pour l'autre. Mais aujourd'hui, elle l'avait revu comme elle l'avait vu la première fois qu'elle l'avait rencontré. Elle l'avait vu avec plus rien de sacré, mais avec des années en plus, de l'amertume en plus, et de la haine en bagage. Elle avait eu peur, parce qu'elle avait pris conscience qu'elle n'était plus sacré à ses yeux. Mais qu'elle était plutôt sacrifié. Et elle savait bien que c'était de sa faute à elle. Et elle s'en voulait autant qu'elle avait peur de l'homme qu'il était devenu. Elle cherchait pourtant bien à maîtriser sa peur. A ce dire qu'elle n'était aussi cohérente que ça. Pendant presque 8 ans, il avait été ensemble. Contre vent et marée, envers et contre tout. Ca faisait trois ans qu'ils était fiancé. Et dans ses yeux elle avait l'impression qu'il avait tout jeter au oubliette. Mais le baiser de toute à l'heure disait bien le contraire. Même s'il ne savait pas encore qu'elle était Billy. Elle avait bien sentit que c'était elle qu'il embrassait et pas Birdie. Au font d'elle elle savait qu'il n'avait pas tout bazzarder. Qu'il y avait toujours cette part de lui au fond. Mais après ce qu'elle avait fait comment est-ce qu'elle pourrait l'atteindre encore...

« Que de bien jolis mots, Billie, tes soit disant paroles me font frémir intérieurement. » Il était évident qu'il se fermait littéralement à elle. Il faisait l'huitre qui protégeait son égo. Il faisait l'huitre qui cherchait à garder le peu de fierté qui devait lui rester après avoir vu sa fiancé revenir d'entre les morts dans la peau d'une autre. Sa haine était tellement puissante qu'il avait choisit de l'ignorer. Et c'était terrifiant pour Billy. Après tout c'était elle, le self contrôle incarner, la colère impassible, et calme. C'était elle, et pas lui. Birdie l'avait toujours fait sortir de ses gonds. Et elle avait aussi toujours réussit à l'agacer rapidement. Pas pour des choses très graves, mais elle s'amusait à le mettre dans tout ces états seulement pour que la réconciliation soit plus douce. Mais il fallait dire que là elle était allé un peu loin. « Mais n'oublie jamais, darling. Tu n'es rien, juste une lâche qui se sert de la mort de sa sœur pour pourvoir faire ta vie » Soudainement tout son ciel s'assombrit. Pas qu'il était lumineux et vif avant, seulement parce qu'il venait de taper en plein dans le mille. Les éclairs avait cessé de transpercer l'air, et le ciel était seulement d'un noir profond, et calme. D'un noir qui s'apprête à pleurer doucement. D'un noir honteux et douloureux. Elle avala difficile sa salive, et baissa les yeux. Birdie avait disparue, et on retrouvait la Billy fragile, qui avait toujours peur de mal faire, qui s'enfermait dans cette peur, et qui avait besoin de sa soeur plus que de tout. Elle avait toujours été consciente de cette faiblesse. Mais peut importe si sa soeur était là. Ce n'était pas la peine de lui rappeler verbalement qu'elle avait fait une connerie phénoménal, elle était déjà au courant. Elle ne le savait que trop bien. Mais le truc con c'est que ce n'est pas le genre de décision qu'on sur lequel on peut revenir à la légère. D'ailleurs il était juste impossible de revenir dessus. C'était le genre de connerie irréversible. Il y avait plus qu'à espérer qu'on puisse lui pardonné. Et qu'on puisse avancer avec cette connerie. « La lâcheté est-elle impardonnable ? » Elle savait bien qu'en soit si elle demandait cash si son acte était impardonnable il dirait oui sans hésité. Il l'expulserait de sa vie aussi vite qu'elle y était rentré. Mais ce n'était pas vraiment ce qu'elle demandait. Elle était déjà au courant au fond d'elle de la gravité de ce qu'elle avait fait. Elle savait qu'elle devrait ramer pour avoir ce qu'elle veut. Ramer longtemps, et longtemps. Mais il avait raison elle avait été misérablement lâche. Elle avait juste baissé les bras et avait tout abandonné au profit de quelque chose de plus simple en apparence. Mais les apparences sont bien trompeuse généralement. Elle lui posait une question simple. Peut être dirait-il oui s'il était vraiment incapable de différencier la lâcheté, et la lâcheté de Billy. Peut être dirait-elle non. Et peut être aurait-elle encore un minuscule espoir de lui faire entendre qu'elle a fait une connerie et qu'elle s'en veut.

« Mais visiblement notre histoire n'a jamais vraiment eu de valeur. Reste Birdie, et sors de ma vie. Littéralement. » Elle fut étonné de sa phrase. Non seulement elle s'était attendu à ce qu'il s'énerve, et pas qu'il s'en aille. Mais surtout comment pouvait-il penser que leur histoire n'avait aucune valeur. D'accord ces actes de ses derniers temps tendait à prouver le contraire. Mais tout de même. Foutre huit ans d'histoire commune sur le même plan à coté d'une décision raté ? Enfin elle ne pouvait pas se cacher derrière sa décision raté tout sa vie. Raté ou pas, elle avait été consciente de ce qu'elle perdait. Et à l'époque elle avait jugé que Reaver valait moins que tout ce qu'elle avait à gagné. Et le faite qu'elle se soit trompée n'enlevait rien au faite qu'elle l'avait pensé. Et que ça, c'était probablement impardonnable. Mais finalement elle lui en voulait de ne pas essayer de comprendre. De juste laisser tomber. Elle se doutait de ce qu'il pouvait ressentir. Après tout elle avait imaginé cette conversation des milliards de fois. Et si elle s'était complètement trompé sur sa réaction, elle pensait le connaître assez bien pour savoir ce qu'il ressemblait à peu près. Et puis sa phrase le montrait bien. Après tout il agissait seulement comme Birdie l'aurait fait. C'était surement pour ça qu'il ne se supportait pas. Trop similaire. Il avait été blessé, sa carapace avait lamentablement échoué, et il s'était fait avoir. Et bien qu'il soit trop tard, il réactivait la carapace avec plus de puissance. Il cherchait à sauver les meubles, à sauver la face, et à s'en sortir avec la dignité qui lui restait. Il fermait une porte trop rapidement, en pensant que ça arrangerait tout. Que la porte serait la meilleur des protections. Et qu'il aurait plus à morfler. Mais Billy savait bien que ce n'était pas tenable. Elle avait cotoyer Reaver et Birdie pendant longtemps, et elle savait qu'ils y perdraient éventuellement un jour ou l'autre avec leur carapace infaillible. Sa faiblesse à elle était difficile à supporter. Son statue d'écorché vive à la vie était parfois trop lourd pour penser survivre. Mais les moments de bonheur était tellement puissant à coté qu'elle s'en fichait. Avec eux tout était à peu près à force égale. Il ne souffrait pas. Mais le bonheur n'était jamais aussi éclatant. Elle lui en voulait de se renfrogner comme ça. Parce que ça ne l'aiderait pas. Elle se mis à crier. Pas parce qu'elle s'énervait. Seulement parce qu'elle avait un peu la flemme et pas la force de lui courir après. «Tu te trompe Reaver. Tu as tords et tu ne peux pas me demander de faire ça. J'ai déjà fait l'erreur une fois de m'éloigner de toi. Je ne la ferait pas deux fois. » Avant même de lui laisser l'occasion de répondre, elle continua. « Et je me fiche que tu t'éloigne. Je me fiche que tu me haïsse. Je me fiche que tu m'ignore. Je serais là. Parce que je suis celle qui te connait le mieux. Parce que je suis celle qui t'aime le plus. Parce que je suis désolée. Parce que j'ai besoin de toi. » Elle était la seule à pouvoir changer aussi rapidement de sentiment. Elle était la seule à pouvoir se laisser complètement aller. A s'ouvrir. Bien sûr qu'elle se fichait pas tout ce qu'il pourrait faire. Elle en souffrirait. Elle pensera probablement couler, mourir et disparaître. Mais finalement elle savait faire tout ça. Et peut être que sa force c'était de savoir qu'on survit à la souffrance. Elle l'avait oublié un instant face à la mort de Birdie. Et ça lui avait valu la plus grosse erreur de sa vie. Ce n'était clairement pas le moment de recommencer.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Dim 18 Déc - 15:50





    Le silence, tendu et lourd, s'était imposé au profit d'une tendresse envolée lointaine. « Tu sais que je ne suis pas véritablement un prince, mais pardonne-moi à l'avance, si je te fais du mal à l'avenir. » Il le lui avait dit, il l'avait prévenue, ce jour où tous deux enlacés au pied de leur arbre, ils avaient scellé presque officiellement leur union. Ils n’avaient que 14 ans et il lui avait prévu. Il lui avait dit qu’il ferait tous pour elle mais il savait à l’avance qu’il pouvait la blesser. Car Reaver avait toujours su qu'il était égocentrique, on avait beau dire qu'il était un monstre d'égoïsme, ne voyant que le monde gravitant autour de lui dont il se voulait le centre d'intérêt, le jeune homme le savait, et à bon escient. Il savait pertinemment que ce défaut lui collant à la peau faisait du mal aux autres, il savait qu'il les blessait tous, de grande ou moindre ampleur, mais aussi et surtout, il savait qu'il était incapable de rendre une personne heureuse. Rien de mélodramatique en soit, cependant, car le jeune homme avait une sainte horreur du tragique et tout ce qui le côtoyait, mais aussi et surtout parce qu'il faisait avec, l'acceptait, vivait avec et même, comble de l'ironie, s'en fichait bien, au final.. Son individualisme était tel qu'il poussait le vice jusqu'à se montrer indifférent à ce mal qu'il faisait aux autres, du moins bien sûr que cela le perturbait lorsque cela touchait des êtres aimés, mais il ne pouvait s'en torturer pour autant. Reaver était ainsi, et on ne pouvait le faire changer : borné et indomptable, n'en faisant qu'à sa tête sans vraiment penser aux autres, sans vraiment penser à lui non plus... Il ne vivait que pour les excès, le plaisir, les festivités, tout ce qui pouvait faire en sorte qu'il oublie qu'il ait jusqu'à une âme et une enveloppe corporelle, en somme. Un pur junkie qui avait besoin de vivre dans l'illusion sans penser à rien. Mais ce soir, tout se retournait contre lui ; il s’était attaché à sa petite poupée mais elle l’avait laissé tomber.

    BILLIE - « La lâcheté est-elle impardonnable ? »

    Laissez-moi vous dire quelques choses à propos les femmes. Les femmes ne sont pas du tout fiable. On croit savoir ce que les femmes vont faire, on croit savoir ce qu’elles veulent faire mais quand arrive enfin le moment où elles devraient s’impliquer, j’en sais rien, prendre position... elles filent en douce ! La femme forte, honnête comme on a toujours vu dans nos bouquins ou dans les films depuis qu’on a l’âge de 12 ans c’est factieux, elle n’existe pas. La petite princesse qui restera à votre côté pour toujours. Les femmes ne sont pas fortes, les femmes ne sont pas honnête, les femmes sont effrayées. Et même s’il peut arriver qu’il y ait un instant magique, romantique et prometteur, les femmes sont incapables d’assumer ça... pourquoi ? Car elles sont faibles !

    Pris au dépourvu, mais soudain tellement plus froid, Reaver se redressa alors, laissant le silence planer, un silence cette fois trop lourd et presque terrifiant. Les prunelles du jeune homme s'obscurcirent alors. Tout le problème était là : devait-il lui pardonner ? Elle avait choisie, elle voulait re–faire sa vie, recommencer à zéro sans lui, elle ne le voulait plus dans sa vie. Pourquoi lui pardonner ? Parce qu’il avait éprouvé des sentiments à son égard ? Parce qu’elle était SA Billie ? Son visage devenant alors grave et sérieux, presque même trop ténébreux et glacial.

    REAVER – « On ne joue jamais avec le feu lorsqu'on n'est pas certain d'en sortir vainqueur, tu devrais le savoir. Tu as choisie de jouer. Que veux tu que je te dises ? Qu'est-ce que tu voulais dans toute cette histoire ? Pouvoir t'amuser un peu et revenir quand tu auras assez fais joujou ?»

    Les mots durs, froids, violents, le jeune homme sentait une colère infondée et glaciale monter en lui en même temps que sa voix toujours aussi basse mais diablement tranchante. Il déblatérait son venin dans des questions incessantes et acides sans qu'elle n'ait le temps de répondre. Le prince se faisant bourreau était parfois diablement effrayant, tant il était imprévisible ; car à l'instant Billie ne pouvait qu'ignorer ce que Reaver ferait par la suite : s'emporter, s'énerver, ou se radoucir au contraire... Son regard glacial et implacable se planta dans le sien, mais déjà il lisait cette étrange hésitation dans les prunelles satinées de sa douce. Parce qu'il savait, dores et déjà, et le sentait malgré lui, que la tristesse venaient peu à peu se loger dans ses beaux yeux. Et alors en l'instant, le sombre prince s'en voulait ; énervé contre lui-même, plongé dans l'incompréhension totale.

    REAVER - « Regarde-moi ! »

    Un ordre trop sec, rompant pour de bon le silence de cette nuit. Bien sûr qu'il allait trop loin, bien sûr que ce n'était pas la bonne attitude à adopter, mais bien sûr qu'il l'aimait et qu'il avait peur de la perdre. Mais il l’avait déjà perdu, une vérité qui se mua en agressivité envers la belle demoiselle. Fort heureusement, ils demeuraient seuls, laissant la voix toujours aussi basse mais véritablement acide du jeune homme trancher l'air avec trop de véhémence. Mais à quoi bon rester et écouter ses raisons ? Elle était partie, elle avait choisie d’être égoïste et d’être lâche. La voix la plus simple.

    BILLIE - «Tu te trompes Reaver. Tu as tords et tu ne peux pas me demander de faire ça. J'ai déjà fait l'erreur une fois de m'éloigner de toi. Je ne la ferais pas deux fois. »


    Il se retourna afin de se mettre plus ou moins face à Billie. Son coeur se serra comme il ferma les yeux sur ses mots trop durs à entendre. Il sera alors la mâchoire, tentant de garder pour lui son venin infondé, il ne voulait pas plus la briser, bien que sa nature de bourreau lui sommait que, quelque part, cela aurait été jouissif, quand bien même le jeune homme aimait la jeune femme.

    REAVER – « Je me trompe ? Dans l’histoire je me suis seulement rendu compte qu'en fin de compte, tu n’étais rien qu'une crazy bitch, une lâche et une égocentrique. J’ai du déteindre sur toi. Tu as raison tu as bien fais de t’éloigner de moi et de m’abandonner. »

    BILLIE -« Et je me fiche que tu t'éloigne. Je me fiche que tu me haïsse. Je me fiche que tu m'ignore. Je serais là. Parce que je suis celle qui te connait le mieux. Parce que je suis celle qui t'aime le plus. Parce que je suis désolée. Parce que j'ai besoin de toi. »

    Il hocha alors très brièvement la tête d'un geste négatif, ne sachant véritablement que dire ; car il se retrouvait concrètement sur le point de non-retour, lui pardonner de sa lâcheté et essayer de lui faire confiance et perdre la liberté qu’il avait gagné depuis qu’elle n’était plus là. Son estomac se serra au même titre que son palpitant, la douleur de la décision à prendre lui était insupportable.

    REAVER -« Je suis désolé, je ne crois pas que je sois fait pour toi. Tu mérites mieux. Et tu n'es pas désolée. Moi non plus...»

    Pas un sourire cependant ne se dessinait sur le visage de Reaver, qui plus touché qu'il ne le semblait paraître, finit par s'en allait. Une idylle ce soir, avait pris fin.
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MessageSujet: Re: Birdie&Reaver - « I have an allergic reaction when I see you »   Ven 20 Jan - 10:47

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