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 La musique est l'art du silence || Billie B. Salinger

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MessageSujet: La musique est l'art du silence || Billie B. Salinger   Dim 16 Déc - 23:41

Billie Ҩ Yaël
« La musique est l'art du silence »


Les matins étaient devenus banale depuis que je vivais à Los Angeles, ou du moins depuis que je ne vivais plus avec Jekyll, depuis qu'il avait subitement disparu, je me sentais comme vide, je n'avais plus l'impression de vivre, lui et moi faisions qu'un. Il était mon frère, ma vie, mais avant tout, ce n'était pas un frère banal, il était mon jumeau. J'allais souvent voir des psychologues pour parler un peu, mais je n'aimais pas ça, ça n'a jamais été mon truc de dire à un inconnu ce qu'il ne va pas. Je me suis lâché une fois, mais pas deux. Depuis les séances tournent à des longs moments de silence. Ou parfois, je ne parle que musique.
Ma vie d'aujourd'hui n'est qu'une boucle continuelle, j'étais rentré dans la routine, métro, boulot, dodo. Je me lassais de beaucoup de choses, des femmes, et même de ma propre personne, il en faut pour se lasser de sois-même. Ma vie n'est plus très intéressante depuis Jekyll, il faut bien avouer ça, non ?

J'appuyais machinalement sur la seule touche de mon téléphone afin de voir quelle heure il était, 10:13. J'avais rendez-vous au Starbucks avec Billie ce jour-là, et il fallait que je sois à tout prix à l'heure, je détestais le retard, j'avais appris à être ponctuel pour essayer d'avoir le court d'une vie "normale". En fait, depuis mon arrivée à L.A. j'avais dû presque réapprendre à vivre comme une personne dite "normale". Un léger bruit résonnait dans le silence ténébreux de ma maison, le bruit sur stylo qui tombait sur la table, puis celui d'une chaise que l'on pousse lourdement afin de s'en extraire. J'avais encore passé la nuit à écrire, Jekyll ne serait pas fier de moi s'il me voyait aussi malheureux. Je me bouchais les oreilles quand sa voix résonnait encore une fois dans ma tête, je fermais les yeux, pourquoi me parlait-il à cette heure-ci ?

« Laisses moi tranquille Jekyll, j't'en prie... »

La voix augmentait un peu plus, il me disait qu'il avait besoin de moi, qu'il voulait que je sois présent pour voir ce qu'il vivait, le bonheur qu'il avait là où il était. Que partir lui avait fait un bien fou, mais il ignorait que j'étais totalement détruit par ses belles paroles. J'avais envie de pleurer, encore une fois, mais je me retenais, j'étais un homme, j'étais fort !

Le temps passait, j'étais devant ma fenêtre, une cigarette à la bouche, un café à la main, je regardais le temps radieux dehors, pour un jour de décembre, je n'étais pas déçu. Je tirais sur ma clope, la fraise brillant de plus belle, c'est fou l'addiction que l'on pouvait avoir avec un bâtonner aussi petit. Le café terminer, je mis la tasse dans l'évier, enfilait une veste, et partit. J'avais garé ma voiture dans l'allée, et non dans le garage cette fois-ci, vu la position qu'elle avait, je n'étais pas rentré sobre la veille, enfin... il y a deux jours, vu que je ne suis pas sortit depuis. Je montais dans mon auto, c'était une magnifique peugeot 206 coupé cabriolet, oui j'avais eu quelques moyens, un magnifique héritage qui m'avait permit de me payer la maison que j'ai à l'heure actuelle, et ma voiture.

Sur la route je voyais les maisons qui défilaient sur les cotés, quelques arbres, des enfants jouant sur le bord de la route, tout en gardant les limites que leur avaient donnés leur parents respectifs. Tout cela me fit sourire, je me revoyais avec Jekyll, à jouer à cache-cache dans la maison, et dans le jardin, avec notre chien. Ce jour-là, où j'avais cru bon d'attraper l'animal qui s'était rebellé par la douleur que je lui avait causé en lui sautant dessus, et qui m'avait mordu au visage, j'en ai gardé les séquelles, deux magnifiques cicatrices sous l'oeil droit.
Je vis enfin l'enseigne du Starbucks Coffee, je me mis sur le parking réserver à la clientèle, puis je m'empressai de quitter mon véhicule. Je me dirigeais vers la porte d'entrée, de cette allure assurée que j'avais eu depuis tout petit, ne reculant devant rien, strictement rien. Une fois dans l'établissement, je retirais mes lunettes de soleil d'un geste théâtrale, un léger rictus de fabuleux connard sur le visage. Des regards étaient légèrement tournés vers moi, et j'essayais de ne pas y prêter attention pour ne pas me sentir quelque peu gêner. Je détestais que l'on fasse attention à moi, que l'on me voit, et pourtant parfois je n'arrivais pas à paraître discret, dans ma façon de faire, dans mon style vestimentaire, et surtout, de la beauté de mon visage diabolique.
Je marchais jusqu'au comptoir, lunettes de soleil à la main, avec ce même rictus, puis je m'appuyais dessus regardant la serveuse qui était plus que magnifique. Je voulais attendre la présence de Billie avant de commander, il est vrai que les ladies se font généralement attendre, ou du moins, elles aiment sur faire désirées.
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MessageSujet: Re: La musique est l'art du silence || Billie B. Salinger   Dim 23 Déc - 10:59

Billie Ҩ Yaël
« La musique est l'art du silence »


Tourbillonnante ! C'était le seul mot qui permettait à Billie de réellement décrire sa vie actuel. En réalité elle pourrait probablement employer tous les mots du registre catastrophe naturel, impliquant un certain nombre de dégât, une vitesse inouï, un boucan du tonnerre, et un mouvement perpétuel. Tout n'était pas négatif, et la plus part du temps Billie remerciait le dieu en lequel elle ne croyait pas de lui apporter une vie si pleine de surprise, quoique certaine était fortement désagréable et qu'elle aurait aimé ne jamais les connaître. Mais il paraît que dans la vie on a jamais tout ce qu'on veut. Que boomrang, coup de karma etc. C'est assez stupide comme notion, mais les faits sont là, pourquoi une pauvre personne serait obligé de subir tout ses désaccords de vie sinon parce qu'elle avait elle même causé de nombreux désaccords ? Ce qui posait une autre question embarrassante, à savoir quel pouvait bien être les désaccords posé. Billie n'était pas une sainte, mais tout de même. Elle était nettement plus normal que sa soeur jumelle qui avait tiré la vie par tous les petits bouts. D'ailleurs on savait tous ou ça l'avait mené, avec plus ou moins de détail. Mais les détails étaient de toute façon atroce, et Billie aurait donné cher pour ne pas en connaître un seul et en rester sur cette sombre histoire de tumeur foudroyante qui lui avait déjà brisé le coeur.

Mais ce n'était pas la question. Le réel intérêt de la vie tourbillonnante était très certainement de ne plus pouvoir penser à ces choses horrible que s'était tramé dans sa vie et qui était capable de lui faire un coup du lapin imaginaire et de l'empêcher de respirer pour plusieurs heures. Enfin minutes en réalité. Mais depuis un certain temps Billie c'était arrangé pour avoir tellement de chose à faire qu'elle n'aurait guère le temps de penser à quoique ce soit d'autre que tout ce qu'elle avait à faire et tout ce qu'elle n'aurait pas le temps de faire. Prenons une journée banale, par exemple, comme aujourd'hui.

Réveil naturel cinq heures du matin, non pas parce que River pleurait de famine, la petite faisait ses nuits à présent, sauf lorsque ses dents lui perçait les gencives. Mais plutôt parce que Billie dormait actuellement depuis deux ou trois heures environs et que le cauchemar arrivait à sa fin la réveillant en sursaut, en sueur, en horreur. Billie restait donc assis plusieurs heures, minutes en réalité, pour reprendre son souffle et vérifier que sa petite chérie n'avait pas entendu ses cris qu'elle n'était pas réellement sur d'avoir poussé. Ensuite douche, vêtement, semblant de petit déjeuné constitué essentiellement de café pour pouvoir tenir la journée entière ainsi qu'une bonne partie de la nuit. River finirait par se réveiller, et crierait un petit peu, se faisant les cordes vocales pendant que Billie ramènerait le petit déjeuné dûment préparé. Bon d'accord pour une fillette de un an ce n'était pas encore bien compliqué. Ensuite on habillait la petite, passait faire un petit tour à son bureau ou sa patronne adorable l'autorisait à faire des horaires tarabiscornue et donc sans surveillance pour son stage. Il fallait dire qu'elle se montrait brillante. Elle finirait de remplir les dossiers qu'elle n'avait pu achevé la veille, et il serait l'heure d'amener River à la garderie. Petite promenade à pied dans Los Angeles pour l'amener et ça serait direction l'université pour son amphithéâtre de droit constitutionnel, suivit de droit pénal, etc. La matinée de court se finirait bien vite, Billie aurait brillé comme à son habitude, elle retrouverait des amis de la faculté, filerait peut être même un coup de main à l'un deux ce qui la métrait irrémédiablement en retard pour la suite de son planning.

La suite du planning étant un rendez vous avec Hyde. Enfin Yael. Mais Billie préférait Hyde. Parce qu'elle le connaissait comme tel depuis longtemps, sans vraiment le connaître, que dans sa tête il allait toujours de pair avec Jekyll, et que Jekyll et Yael c'était étrange. Que Birdie lui en avait toujours parlé sous le nom de Hyde, et que Billie avait du mal à comprendre qu'il puisse seulement supporter de se faire appeler Yael. Après tout Birdie était morte, et lorsqu'on était passé outre sa période ou elle s'était actuellement fait appelé Birdie, elle ne se faisait pas appelé Blue simplement parce que Birdie et Billie était un duo de choc bien plus impressionnant que Birdie et Blue. De toute façon ça ne changeait rien. Le duo de choc c'était Birdie Lou Salinger, et Billie Blue Salinger. Que l'on prenne le premier, le second prénom ou une simple lettre, c'était toujours la même chose, le duo était un, et il était diablement handicapé de cette perte, quoique personne ne puisse réellement le remarquer. Bref Billie avait rendez vous avec Hyde, et elle se ferait probablement étranglé et pour son retard, et pour l'avoir appeler de la sorte. Tant pis, c'était peut être une fin douce de toute façon. N'ayant pas de moyen de locomotion elle du courir dans les rues de Los Angeles, ce qui lui fit le plus grand bien. Ou presque. Elle arriva donc presque essoufflé. Tout de même elle s'était arrêté de courir un peu avant d'arriver au Starbuck histoire d'avoir le temps de calmer sa respiration, mais les joues rouges ce qui lui allait à ravir. Comme à son habitude, ses yeux pétillaient, son sourire éclairait son visage et elle faisait sur les gens l'effet d'une apparition divine ou un truc du genre. Elle croisa une silhouette qu'elle connaissait bien fumante en terrasse et s'arrêta quelques instant pour lui faire la bise et venir au nouvelle. Elle se rappela brutalement qu'elle n'avait pas le temps de converser, qu'elle était encore en retard, et que ce n'était pas correct. D'un coté la vie n'était pas correct c'était un fait.

Billie rejoignit alors Hyde d'un pas vif, s'éleva d'un bon du sol, s'appuyant sur le comptoir pour pouvoir lui décocher un baiser sur la joue et lui fit un sourire radieux articulant un brillant « Je suis désolée... Les embouteillages piétons c'est une chose atroce. » marquant ainsi bien le faite qu'elle n'avait aucune excuse, mais qu'elle s'en excusait aussi. Elle se tourna vers la serveuse demandant « Un cappucino et toi tu veux quoi ? Je paye pour me faire pardonner... » De toute façon entre son salaire de stagiaire en cabinet d'avocat, et celui de musicienne elle n'avait plus trop de problème d'argent, et puis d'après elle s'était la moindre des choses. « On se trouve une table ? » Ce qui était drôle c'est qu'elle n'avait jamais réellement fait attention à Hyde. Ni à Jekyll d'ailleurs. Quoiqu'à l'époque ou elle vivait encore à la Nouvelle Orléans elle trouvait Jekyll plus séduisant qu'Hyde. Pour une obscur raison qu'elle ne comprenait pas. Mais elle avait déménagé, et c'était sorti les faux jumeaux de la tête aussi vite qu'ils étaient entrée. Même depuis qu'elle avait repris le groupe elle s'était rendu compte qu'elle n'avait pas porté à Hyde un intérêt très particulier... Ce qui n'était pas forcément agréable. Elle se doutait de la relation qu'il avait pu entretenir avec Birdie, et n'avait aucune envie de tomber dans le même schéma, ainsi c'était-elle peut être montré un peu froide, et distante. Mais au fur et à mesure que sa vie changeait à toute allure, elle se disait qu'elle avait eu tord, et que pour le bien de leur groupe, il fallait qu'elle arrête de prendre des gants avec le monde. Hyde avait juste connu Birdie, sous beaucoup de détail certes, mais il n'était pas une bombe qui menaçait d'exploser à ce qu'elle sache.
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MessageSujet: Re: La musique est l'art du silence || Billie B. Salinger   Mar 1 Jan - 22:26

Billie Ҩ Yaël
« La musique est l'art du silence »


Birdie, quel souvenir avais-je d'elle ? Peut-être celui d'une demoiselle au regard aussi pétillant que les étoiles la nuit, un sourire illuminant de bonheur, une beauté à en couper le souffle, et c'était ce que je retrouvais chez Billie, mais il me manquait une chose essentielle, notre complicité hors norme. Je me souviens de nos heures passées à jouer, à composer, et à rire parce que oui, il était difficile de rester sérieux avec elle. J'aimais cette jeune femme, je l'avais aimé au plus profond de moi, et jamais je n'ai cessé de l'aimer. Vous connaissez, le seul grand amour, le seul et l'unique je veux dire, eh bien pour moi, c'était Birdie. Jamais je ne retrouvais pareil amour pour une autre demoiselle, jamais...

Jekyll n'a jamais été insensible au charme de Billie, et il me l'avait toujours dit, c'est pourquoi je me suis juré de ne jamais y toucher, ne serait-ce qu'un baiser, rien. Je ne voulais pas trahir mon frère, mais à quoi bon, il n'était plus là maintenant. Et si il avait été en réalité tout près de moi pendant toute ces années ? Si à cet instant même, il se trouvait à deux rues de moi ? Et qui sait ? Est-il peut-être dans le Starbucks, derrière son journal. Cette idée me forçait à me retourner, je devais à tout prix vérifier, les gens me prendrez pour un fou peut-être, mais qu'importe ?
La porte s'ouvrit, je restai debout, appuyer contre le comptoir, refusant que la serveuse ne prenne ma commande. Je l'avais souvent eu dans mon lit, et j'étais un habitué des lieux. Elle me lançait des regards aguicheurs, auxquels je ne répondais pas. Soudain, une voix me sortit de mes pensées, Billie m'embrassait alors la joue. « Je suis désolée... Les embouteillages piétons c'est une chose atroce. » Elle était tellement radieuse, comment pouvais-t-on lui en vouloir ? J'aurais aimé lui tordre le cou, mais sa voix m'en empêchais, son éclat naturel également, elle avait le don de me calmer, et jamais je n'avais pu lui en vouloir, même quand elle s'était faite passée pour mon aimée.


« Ne t'en fais pas, je ne suis pas là depuis bien longtemps. »

Faux ! Ah... Mensonges, mais à quoi bon lui dire la vérité, c'était là le cadet de mes soucis, elle était arrivée, n'était-ce pas là le principal ? Elle paraissait si vive, j'avais presque du mal à lui répondre tellement elle enchaînait les phrases à la minutes, quelle fascinante demoiselle. « Un cappucino et toi tu veux quoi ? Je paye pour me faire pardonner... » Je regardai la serveuse qui elle, paraissait plutôt... jalouse, oui voilà, jalouse était le bon mot. Mais à quoi bon ? Je n'appartenais à personnes, hormis à Birdie. Je commandais une tasse de café noir, c'était une de mes drogues favorites, je ne tournais qu'à ça, peut-être la cause de mes insomnies ? « On se trouve une table ? » Sans piper mot, je pris les tasses et commençait à chercher une table au calme, suivit de Billie, au fond du Starbucks, un homme baissait légèrement son journal, je cru voir Jekyll, je me stoppai alors, sans le quitter des yeux.

« L'homme là, on dirait Jekyll ! »

J'en eu presque les larmes aux yeux, je posais ce que j'avais dans les mains sur la table, et m'installais, j'étais quasiment face à l'homme, j'avais tellement envie de l'aborder, d'être sûr de moi, et pouvoir prouver à tout le monde que mon frère était en vie.

« Billie, je t'assure qu'on aurait dit Jekyll, les même yeux, le même regard. Et sa coupe de cheveux... »
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