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 I need a shot of your sick mind | Eden & Sigvard

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MessageSujet: I need a shot of your sick mind | Eden & Sigvard   Jeu 27 Déc - 19:27

She's so fine like a red little rose doing damn. Take me out cause I need a shot to last the night

Je sais pas trop pourquoi j’avais pensé que faire la fête avec une pote de Londres serait la meilleure chose à faire en débarquant à Los Angeles. En fait j’avais tendance à pas trop réfléchir à ce genre de détails, ce que mon manager me reprochait en permanence. Résultat de mon inconscience, j’avais enchaîné 15 heures de vol puis 10 heures de beuverie avant de m’étaler comme une merde sur le divan de Charlie. Et puis évidemment, je m’étais réveillé au beau milieu de l’après-midi avec la tête aussi lourde que si mon batteur s’était assis dessus – et c’était pas le plus léger du tas. Complètement décalqué, j’aurais bien aimé dormir quelques heures de plus mais j’étais trop excité pour fermer l’œil à nouveau et j’avais peur de pas me réveiller à temps pour le show d’Eden. Je savais que ma petite strip-teaseuse Anglaise dansait au Barking Spider ce soir parce qu’elle avait posté l’évènement sur sa page Facebook quelques jours plus tôt. J’avais faillis répondre présent puis avais finalement décidé de me retenir et de lui faire la surprise en me pointant. Je l’avais pas vue depuis des mois et putain, sa rage de vivre me manquait. J’avais voyagé à travers le monde mais laissez-moi vous dire qu’on en faisait pas deux comme elle. Alors que les autres nanas de la scène évitaient de sourire de peur d’effriter leur rouge à lèvre, elle était la première à se jeter dans la bagarre ou à se faire expulser d’un club. Elle avait la descente d’un Suédois alcoolique et avait toujours l’air de préparer un mauvais coup, ce qui était d’ailleurs le cas 9 fois sur 10. En fait, elle avait aucune limites, et je trouvais ça génial. En fait, elle était aussi allumée que moi.

J’avais pas remarqué qu’un sourire niais prenait confortablement place sur mon visage alors que je pensais à elle. Ca m’a énervé, alors j’ai froncé les sourcils et je me suis levé, oubliant mon mal de tête. Putain c’était vraiment pas le moment. J’ai fouillé dans ma veste et ais trouvé un petit sachet de poudre blanche que j’avais acheté la veille à un type plutôt louche. La seule bonne idée que j’avais eu jusqu’alors. Je me suis fait une ligne pour me réveiller et suis parti me doucher. Je me sentais déjà mieux. Une serviette autour de la taille, j’ai fourré ma tête dans le frigo de Charlie puis je suis retourné dans la pièce principale avec deux bouteilles de bière et un truc qui ressemblait à du pain rond. C’était pas mauvais. Une fois rassasié, j’ai enfilé un spandex effet cuir troué aux genoux, un tee-shirt blanc à la con et mes incontournables bottes de cowboys cloutées. J’ai ensuite maquillé mes yeux de noirs parce que je ressemblais vraiment à rien. J’avais volontairement la main un peu lourde parce qu’Eden m’avait dit qu’elle me trouvait sexy quand ça me coulait sur la gueule après une soirée agitée. Ce genre de remarques tombait jamais dans l’oreille d’un sourd. Enfin, j’ai entrepris de backcomber mes cheveux et de les arroser de laque Suédoise pour faire tenir ma crête bleue de 15 centimètres sur le haut de mon crâne. J’ai regardé mon reflet dans le miroir et une moue satisfaite a étiré mes lèvres : j’étais prêt.

Je suis d’abord allé au Rainbow pour retrouver quelques potes et me mettre dans l’ambiance. J’avais pas appelé les mecs de mon groupe parce que j’avais pas envie que mon guitariste se tape encore Eden dans les chiottes du club de strip-tease ; sa spécialité. La plupart des groupies avaient tendance se faire sauter par un seul musicien par groupe, mais Eden nous avait clairement prouvé qu’elle était pas du genre à suivre ce genre de règles à la con. C’était qui elle voulait, quand elle voulait, et ce soir j’avais décidé de mettre toutes les chances de mon côté. C’est donc après quelques verres et lignes supplémentaires que Danny au carré, Vic et moi nous sommes dirigés vers le Barking Spider. Il y avait d'autres types avec nous mais j'étais pas sur de me souvenir d'où ils sortaient. Arrivés à l’entrée, on a essayé d’avoir l’air sobres et nets mais je crois que le mec de la sécurité nous a pas vraiment pris au sérieux. Du moment qu’il nous laissait rentrer, j’en avait rien à foutre. Excités comme des pucelles, on s’est donné des petits coups de coudes en ricanant et on s’est dirigés vers le bar pour se prendre un verre. Les « oh maaan » répétitifs de Vic m’apprirent que les serveuses étaient apparemment bombasses mais mon regard était déjà attiré par une flamme sensuelle qui brûlait ardemment la scène et les premiers rangs. Incapable de lutter contre une sorte de sourire absent et tordu, j’ai oublié mon verre de Jack et me suis frayé un chemin vers elle, bousculant au passage les mecs qui faisaient mine de ne pas me laisser passer. Comme un type du premier rang refusait de me céder sa place, j’ai sorti un couteau pliant de ma ceinture et je l'ai planté devant lui, le poignardant du regard pour appuyer mon geste. J'avais toujours rêvé de faire ça depuis que j'avais vu le clip de Girls Girls Girls. Après ça il est partit plutôt rapidement, tout en marmonnant quelques « grand malade » « faut l’faire enfermer » « j’étais là avant » et « c’t’inacceptable » une fois qu’il se croyait hors d’atteinte. Ça me fit sourire : j’aimais bien attirer ce genre d’attention. D’ailleurs, si j’avais pas été distrait par les longs cheveux d’Eden qui vinrent me gifler le visage et la vision de sa délicieuse cheville en face de mes yeux, j’aurais presque été déçu que le type essai pas de se battre. Mais j’avais d’autre chats à fouetter, ou plutôt une stripper à dompter. Des étoiles dans les yeux, je la regardais danser. Ses gestes sensuels étaient tellement bien en rythme avec la musique que j’en avais presque un orgasme visuel et auditif. Comme d’habitude, j’étais fasciné par cette enfant sauvage du rock. Et comme d’habitude, je trépignais en attendant qu’elle me remarque.
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MessageSujet: Re: I need a shot of your sick mind | Eden & Sigvard   Dim 13 Jan - 19:39

« Dancing for the money, humping like a bunny...

... Breaking all the rules. Love is for the fools »
- ROOM SERVICE !

J’ai ouvert les yeux. La lumière a assailli ma rétine. J’ai refermé les yeux. Monde de merde. Je me suis passé une main sur le visage pour me protéger de mon agresseur tout en essayant de recoller les morceaux. J’avais pas mal de souvenirs de la veille mais aucune trame logique ne les reliaient entre eux. Comme cette infortune n’avait rien d’inhabituel, je ne m’en suis pas formalisée et j’ai entrepris de me lever. J’ai donc rejeté la couverture en arrière. C’est en entendant un grognement étouffé derrière moi que j’ai réalisé avoir heurté quelque chose de dur (un crâne peut être). Je n’étais pas seule. Ça non plus, ça n’avait rien d’inhabituel. Par curiosité, j’ai jeté un coup d’œil derrière mon épaule: Là, à mes côtés, la gueule ouverte dans son oreiller, gisait une version vaguement rock ‘n’ roll de… Keanu Reeves. Ses cheveux étaient rasés sur les côtés de son crâne et long sur le milieu. Je me suis demandé un moment si j’étais responsable de ce désastre, et j’ai ricané en me souvenant que si. Ensuite, je me suis levée et suis partie à la recherche de mes fringues éparpillés un peu partout dans la chambre. Mon regard s’est posé sur un jean noire déchiré avec une ceinture cloutée et je me suis souvenue qu’à l’origine, mon plan cul ressemblait à un mix entre un gothique et un punk gay. Quelle ironie que je me retrouve ce matin avec un Néo échevelé! J’ai secoué la tête. C’est bien ça le problème avec les glamouzes : mecs comme nanas, ils portent tellement de maquillage que tu ne peux jamais vraiment savoir sur quoi tu es tombée avant le lendemain. Là, clairement, j’avais pas eu de chances…

- ROOM SERVICE !!

Avec tout ça j’en avais oubliée cette connasse. J’ai sautillée vers la porte en enfilant le t-shirt de Néo et l’ai entrouverte, exaspérée.

« Keep it down for fuck’s sake, we’re sleeping! »

J’ai chuchoté à toute allure, mes yeux lançant des éclairs. Merde alors, je n’avais aucune envie que l’autre escroc se réveille et ne veuille partager les frais de la chambre d’hôtel. Ou pire : qu’il essaie de me parler. J’ai refermé la porte au nez de la femme de ménage qui commençait à pester en espagnol et j’ai fais quelque pas dans la chambre pour récupérer mes vêtements.

- Vad i helvete...?

Shit!! Néo s’était réveillée! J’avais pas la moindre idée de ce qu’il venait de raconter et j’en avais rien à foutre. Cédant à la panique, j’ai attrapé les quelques affaires m’appartenant qui se trouvait dans mon champ de vision et je suis partie précipitamment. (Ca me semblait encore être la meilleure chose à faire). J’ai déboulé dans le couloir, bousculant au passage la femme de ménage (décidemment elle n’allait vraiment pas m’aimer) et j’ai couru dans le couloir et dans les escaliers, un sourire naissant sur mon visage au fur et à mesure que je m’enfuyais. C’est donc en riant aux éclats que je me suis arrêté devant l’accueil. Des regards interrogatifs et embarrassés se sont tournés vers moi et j’ai décidé de me calmer un peu.

« Hey ! Where are we please? »

Le mec de la réception m’a regardé de bas en haut. Je n’avais pas pris le temps de me regarder dans la glace ce matin là mais je me doutais bien que mon apparence devait être assez surprenante : mes cheveux étaient probablement en bataille et mon maquillage étalé sur mon visage. Sans oublié que j’avais pour unique vêtement un t-shirt de Skid Row trop grand (au moins Néo avait de bons goûts musicaux), que je tenais mon sac et mes chaussures dans mes mains et que j’étais arrivée en riant comme une forcenée. OK. Je pouvais le laisser me dévisager un moment avant de devoir l’étouffer avec sa cravate trop serré. (Mal?)heureusement il ne m’en laissa pas l’occasion et sorti pompeusement un petit plan de nulle part sans me lâcher des yeux.

- We are the 4 stars Hotel Casa Del Mar, based in Venice Beach… in Los Angeles… in the United States of America.

Articula-t-il en faisait des petits ronds sur sa carte (ce con se pensait sans doute finement tranchant et spirituellement cocasse).

« Great great, and what time is it? »

- 7:16… in the afternoon…

Ah… ça expliquait le regarde dubitatif de la femme de ménage quand je lui ai dis qu’on dormait. J’ai remercié Pète Cul Premier et je me suis enfui à nouveau avant qu’il n’ait le temps de demander son reste. J’ai appelé Krystal Starr (serveuse au barking spider bar) et lui ai demandé de venir me chercher. Pendant qu’elle arrivait, je me suis demandé pourquoi, étant donné l’état avançant de la journée, j’avais pensé que ce serait une bonne idée de me prendre une chambre d’hôtel. J’ai mis ça sur le compte de mon ébriété et j’en ai profité pour me congratuler d’avoir choisi un hôtel qui se trouvait à une jetée de caillou du club où je bossais ce soir là. C’était moins cool pour Néo qui allait devoir payer une nuit d’hôtel 4 étoiles mais bon… tringler Eden Burns, ça avait un prix. Krystal est arrivée et j’ai sauté dans sa décapotable.

- Hiii love! Rough night?

J’ai haussé les épaules avec un sourire en mettant les lunettes de soleil qu’elle me tendait.

« It was all right. »

Quand on est arrivé au Barking Spider je lui ai fais un bisou pour la remercier et me suis directement dirigée vers les douches. Putain ça faisait du bien. J’ai laissé l’eau fraîche couler le long de mes cheveux et de mon corps, détendant mes muscles, et j’ai renversé la bouteille de shampoing sur ma tête, me levant avec par la même occasion. Ensuite je suis sortie et me suis dirigée vers mon casier, séchant à l’aire libre. Là, j’ai enfilé mes porte-jarretelles, mes sous-vêtements rouges cloutée et customisée avec des rubans effets cuir & dentelle, et mes pompes à talons de 15 centimètres assortis. Ensuite j’ai choisi un t-shirt Jack Daniels que je déchirais et recousais régulièrement, ainsi qu’un mini short en jean usé. Mes « vrais » fringues n’étaient pas d’une grande importance de toute manière puisqu’ils allaient n’allaient pas faire long feu. J’ai regardé l’heure : 8:02. Excellent, avec tout ça j’étais même en avance. Quelle organisation! Je me suis assise devant la coiffeuse aux côtés de Scarlett (une fellow stripper) et j’ai commencé à me maquiller pendant qu’elle me racontait inlassablement ses péripéties à dormir debout de la veille.

Cherry m’a appelé et j’en ai profité pour m’extirper en douce. Elle m’a demandé si tout allait bien. Je lui ai vaguement raconté l’histoire du Néo semi rockstar semi tondu. Elle a éclaté de son rire délirant et j’ai rigolé aussi en lui promettant de lui raconter dans de plus ample détails quand je rentrerais à la maison. J’ai raccroché et je suis rentrais dans le club. Je ne lui disais jamais mais cette fille était vraiment exceptionnelle. Elle était de loin la nana la plus gentille et la plus simple que j’avais jamais rencontré, tout en étant rock ‘n’ roll à sa manière. Il faudrait que je le lui dise un jour.

« Right, like that’s ever gonna happen… »

Railla une petite voix dans ma tête. Elle avait pas tord cela dit : pour une raison pas très nette les (rares) trucs sympas que je pensais n’arrivaient jamais à trouver leur chemin jusqu’à ma bouche. Quelle importance ? J’ai haussé les épaules en rangeant mon portable dans mon casier et je suis passé à autre chose. J’étais entrain de me faire la réflexion que j’avais pas encore eu le temps de manger quand j’ai aperçu avec horreur Scarlett m’arriver droit dessus en se trémoussant pour continuer son monologue. Holy shit what the fuck is wrong with people today ! J’étais pas certaine de savoir à quelle autre personne je faisais référence dans mon animosité mesquine (peut être à Néo, pour s’être réveillé comme un connard et m’avoir fait abandonné la moitié de mes fringues, dont un de mes soutifs préférés) quoi qu’il en fût j’ai abandonné l’idée de bouffer, j’ai gobé une gélule de speed à la place et j’ai rapidement poursuivi mon chemin jusqu’à ma scène, évitant ainsi la catastrophe.

Les lumières du pub sont devenues plus tamisées, les premières notes de Girls Girls Girls ont retentis et un à un, chaque spot s’est branchée sur une stripteaseuse. Quand le mien m’a éclairé j’ai senti un sourire étirer mes lèvres. J’avais toujours aimé être au centre de l’attention, telle qu’elle soit. J’ai marché gracieusement le long de ma petite scène pour regarder tour à tour les types qui s’agglutinait peu à peu autour de moi. J’avais un peu l’impression d’être une bête de cirque et ça m’excitait carrément. Comme le danger, la peur, l’interdit et la violence (pour n’en citer que quelques uns) l’attention étaient un de mes turn ons, elle m’enflammait. Ensuite Tommy s’est énervé sur sa batterie et je me suis emparé du pôle pour commencer mon spectacle…

Les effets du speed avait explosés. Je dansais, virevoltais dans les airs, ondulais au rythme des différents tubes de rock qui défilaient sans le pub. J’avais plus vraiment la notion du temps, mais à en juger à la quantité de dollars sur ma scène et dans mes sous-vêtements je dirais que j’étais là depuis un bon moment. J’étais entrain d’effectuer un Butterfly Extented (et me trouvais donc accroché à mon pôle, la tête en bas et les jambes en grand écart) quand mes yeux ont été attiré par une certaine agitation à ma droite. J’ai jeté un coup d’œil et mon regard s’est instantanément posé sur un type qui menaçait un de mes plus gros clients avec un canif… C’était un punk, avec une crête bleue de 15 centimètre sur la tête, un trait d’eyeliner qui partait du coin de son œil et descendait jusqu’à sa pommette et un regard tordu que je reconnaitrais n’importe où. Un immense sourire a étiré mes lèvres alors que je détournais les yeux et finissais ma figure. Qu’est ce que ce Poulet du grand Nord venait faire à Los Angeles ? He probably came to get his wings brunt again. J’ai rigolé sous cape à ma propre blague. Ensuite le premier riff de Pour Some Sugar On Me a retentit et je me suis approchée du rebord de la scène où il se trouvait en me mordant la lèvre inférieure. J’ai glissé sur le sol, minaudant de m’approcher de lui, et j’ai flirté avec un autre à la place. Je savais qu’il attendait que je le remarque mais c’était tellement plus excitant de l’ignorer et de le laisser me dévorer des yeux. Un motard a mordu un billet de 10 dollars et je l’ai délicatement pris entre mes dents en le regardant dans les yeux avant de me redresser, de le glisser entre mes seins et de m’en aller à l’autre bout de la scène. Les potes du motard se sont mis à lui taper dans les mains pour le féliciter mais je l’avais déjà oublié. En fait, là, présentement, la seule chose qui m’importait, c’était les yeux avides de l’autre enfant sauvage sur moi. Je savais que j’allais bientôt devoir arrêter mon jeu (pour la simple et unique raison que j’étais trop surexcitée pour attendre d’avantage encore) mais je voulais d’abord le laisser s’enflammer tout seul. C’était une sorte de préliminaire, je suppose. Et je prenais vraiment mon pied. Quand soudain…

- ♪ Feed myyy… Frankenstein! ♫

Cette entrée en matière d’Alice Cooper ne pouvait être qu’un signe. J’ai attrapé mon pôle pour effectuer un Spinning Straddle et je me suis rapprochée de mon Poulet avec un sourire espiègle. Je me suis lentement baissée à sa hauteur et je l’ai attrapé par la mèche pour lui tirer la tête en arrière. Je me suis penchée par-dessus lui et j’ai léché le lobe de son oreille sous les acclamations de mon publique. Ensuite j’ai posé mes mains sur ses épaules, j’ai sauté hors de ma scène et j’ai ramassée les billets qui se trouvaient en face de moi, cette fois sous les exclamations interrogatives de mes bœufs qui jetaient des regards défiants et haineux au suédois. Mais j’en avais plus rien à faire de leur attention. J’avais celle dont j’avais envie pour le moment, j’avais celle de mon Poulet.

« Hey Cheeky. Looking good! Can they buy you a drink? »

J’ai dis, un grand sourire aux lèvres, en agitant les billets que j’avais dans les mains.

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MessageSujet: Re: I need a shot of your sick mind | Eden & Sigvard   Ven 25 Jan - 20:17

She's so fine like a red little rose doing damn. Take me out cause I need a shot to last the night

J’étais planté comme un con devant la scène depuis bien une chanson quand j’ai cru qu’Eden m’avait enfin repéré. Manque de pot, c’est un trou du cul aux cheveux graisseux à deux personnes de moi sur la droite qui avait retenu l’attention de ma stripteaseuse. Hargneux, j’observais la scène avec l’envie grandissante d’attraper racines-grasses-pointes-sèches par le col de sa veste en cuir et de brosser ses dents jaunes sur l’estrade qu’occupait ma gracieuse danseuse. En fait, si je devais être totalement honnête, j’étais surtout irrité, et un même plutôt vexé, qu’elle ne m’ait toujours pas remarqué. Vous auriez pu penser qu’une conséquente crête bleue ne passerait pas inaperçue au milieu des types à l’allure morne qui m’entouraient. La mâchoire contractée, je rongeais mon frein en observant un gros tas frisé qui se prenait pour un caïd mais avait une tête de comptable offrir à ma belle un billet entre ses dents. J’étais en train de me demander si j’allais pas me résoudre à coincer quelques dollars dans mes piercings pour attirer l’attention de la sulfureuse Eden quand elle s’est spontanément dirigée vers moi dès que les premières notes d’une chanson d’Alice Cooper retentirent dans la pièce. Sur son visage, il n’y avait aucune surprise, et j’ai réalisé qu’elle avait probablement capté ma présence depuis longtemps. Elle s’est penchée vers moi et a attrapé une mèche dans ma nuque. En temps normal, si quelqu’un ne faisait qu’effleurer mes cheveux, il perdait un doigt. Mais venait d’elle, je crois que j’avais bien aimé son initiative, parce que j’ai senti mes lèvres s’étirer en une sorte de sourire-grimace qui n’a fait que s’agrandir lorsque sa langue se mit à jouer avec la rangée de piercing qui décoraient mes oreilles. L’instant suivant, elle avait délicatement glissé le long de mon corps pour se retrouver à mes côtés, et j’ai pas trop compris ce qu’il se passait jusqu’à ce qu’elle me salue et ramasse les billets qu’elle avait gagné. Elle complimenta mon apparence et j’ai pas pu empêcher un sourire satisfait et supérieur d’étirer mes lèvres. Puis elle me proposa de me faire offrir un verre par l’argent de ses blaireaux et une lueur brilla dans mon regard à la spontanéité de sa blague. J’éclatai d’un rire moqueur de morveux tout en passant mes doigts sur les billets qu’elle me présentait.

« Yeah, sounds good! Looks like they’re feeling generous tonight! »

Répondis-je, tout excité. En fait, j’avais jamais vu autant d’argent liquide entre les mains de quelqu’un et j’étais sur le cul de voir la somme que cette troupe de pigeons étaient prêts à payer pour regarder une jolie nana se trémousser devant eux et faire semblant de les apprécier. L’idée que 90% de mon sex appeal aux yeux de la jolie brune me venait de mon métier de musicien fauché et qu’elle ne daignerait probablement pas non plus me regarder deux minutes si j’étais électricien ne m’effleura pas l’esprit. Eden m’avait choisi comme son attraction principale ce soir et c’était tout ce qui comptait à mes yeux. J’étais son chien en quelques sortes, comme dirait mon bassiste. Ou plutôt une sorte de louveteau sauvage et joueur. D’ailleurs, comme j’étais d’humeur joviale et me sentait un peu viking dans l'âme, j’ai attrapé Eden par la taille et je l’ai balancée sur mes épaules avant de me frayer un chemin vers le bar, balayant tout le monde sur notre passage et manquant de crever quelques yeux avec les talons plutôt dangereux que portait ma pioche. Mes mains étaient fermement accrochées à ses cuisses musclées, pour éviter de la faire tomber, et j’essayais de pas trop me concentrer sur le parfum enivrant de sa peau de bronze ou encore le galbe parfait de ses fesses qui se trouvaient juste sous mon nez. J’ai rapidement monté les marches qui menaient au comptoir sans chercher à rejoindre Vic et Danny au carré. A vrai dire, j’avais complètement oublié leur existence. Arrivé à destination, j’ai bousculé un type et une fausse blonde au sourire bizarre de rongeur pour nous faire de la place et j’ai reposé Eden sur un siège en hauteur à côté de moi. J’ai faillis lui demander quel serait son poison puis je me suis souvenu que c’était une whiskey girl, pas une mauviette qui s’achevait au cidre. J’ai donc louché sur les billets qu’elle tenait toujours en éventail et j’en ai chopé trois avant de tendre la main pour interpeller un barman.

« Hey man, make it 2 Dr Feelgood, 2 Love Gun and 2 Kiss Of Death! »

J’avais remarqué à l’entrée que le Barking Spiders avait une carte de shots plutôt intéressants puisqu’ils portaient tous des noms inspirés de classiques du rock. Je me souvenais plus très bien quels alcools composaient ceux que j’avais commandé, mais les noms me plaisaient bien. Un sourire tordu et satisfait sur mon visage, je me suis tourné vers la bombe qui se trouvaient à mes côtés. Chaque fois que je la voyais, j’étais subjugué par la perfection d’Eden et je me souvenais pourquoi elle m’avait autant marqué à la base. Elle me donnait toujours cette impression d’avoir été taillée dans du caramel par un type qui avait foutu les bosses et les creux exactement aux bons endroits. J’ai fait glisser une mèche de ses cheveux entre mes doigts, puis j’ai attrapé son menton entre mon pouce et mon indexe. Elle me donnait envie de la bouffer. D’ailleurs, j’ai pas eu le temps de lutter contre cette envie subite que mes dents se refermaient déjà sur la chair tendre de sa lèvre inférieure. Elle était pulpeuse et tendre, comme dans mon souvenir. Puis je me suis écarté, j’ai regardé une goutte de sang perler à l’endroit où mes canines avaient percé sa peau délicate, et je l’ai essuyée d’un coup de langue avant de lui tendre un de nos shots qui venaient d’arriver.

« Skål sick child! »

J’avais hésité entre l’appeler de cette façon ou « my rock ‘n roll wild flower » mais j’avais peur que ça fasse un peu trop désespéré pour un premier contact depuis des mois, alors j’ai fait plus simple et j’ai conclu ces paroles en faisant couler le liquide enflammé dans mon gosier.
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