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 DIRTY LAUNDRY + riley milton

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MessageSujet: DIRTY LAUNDRY + riley milton   Lun 21 Jan - 14:30


HER DIRTY LAUNDRY IS NOTHING THAT I CAN'T KEEP CLEAN


Une silhouette longiligne s'engouffra rapidement dans l'artère angeline, sombre. Une démarche aussi souple que silencieuse, l'ombre s'approcha, curieuse. Elle n'avait aucun droit de se trouver ici, c'était contraire aux règles qu'elle suivait avec la plus grande application depuis son adolescence. Toutefois, elle n'était pas parvenue à réprimer, l'irrépressible instinct qui la poussait en avant depuis bien plus longtemps que cela.
Dean s'approcha de l'établissement, les mains enfoncées dans les poches de son pantalon, circonspect. Ses pupilles ébène sondèrent brièvement la masse de piétons qui s'agglutinaient progressivement autour des entrées de boîte de nuit, dans un sentiment d'excitation générale. Il n'appréciait que partiellement ces endroits. Les foules le mettaient généralement mal à l'aise, à moins qu'il ne tente de fondre son individualité dans une communauté d'ivresse, de luxure et d'insouciance. Son attention se focalisa de nouveau sur le Spring Street Bar. Il l'avait sans doute déjà fréquenté au cours de l'année précédente. Était-ce important ? Probablement pas. À moins de tomber sur une ancienne connaissance indésirable. Il s'était habillé d'une veste brune, par-dessus un t-shirt à col en V métallique, malgré la dizaine de degrés qui réchauffaient à peine la cité des anges. Il s'était toujours préoccupé de son apparence avec la plus grande méticulosité. S'il avait retiré une seule chose de l'éducation que ses parents lui avaient concédée, c'était que les êtres humains fonctionnent très superficiellement et, qu'ils tendent effectivement à penser que l'habit représente le moine. Il la repéra enfin, accoudée au bar. Une petite brunette d'une vingtaine d'années au caractère singulièrement tempétueux qu'il avait rencontrée quelques jours plus tôt. « Rencontrer » était un grand mot, d'autant plus qu'elle n'avait aucunement pris part à l'évènement. Dean s'était contenté de la dévisager, quelques mètres à l'écart, tandis qu'elle crachait des injures particulièrement imaginatives à l'adresse d'un pauvre garçon, auquel il n'avait accordé aucune attention. Elle, en revanche, lui rappelait quelqu'un de spécifique sans qu'il ne parvienne à mettre un nom dessus. C'était étrange. Il s'était créé une première règle, une dizaine d'années plus tôt. S'il venait à développer un intérêt aussi puissant que celui-ci à l'égard d'une personne, il se forçait à s'en tenir éloigner durant au moins une semaine et à l'éradiquer de ses pensées. Ça n'avait pas fonctionné cette fois-ci et, il s'était mis à la suivre, sans même y réfléchir.

Un éclat de rire particulièrement bruyant fît éclater sa bulle de concentration. Du coin de l’œil, il découvrit une demi-douzaines de jeunes femmes, sans doute des adolescentes à peine majeures, qui se glissèrent rapidement à ses côtés, sourires aux lèvres. « Tu t'amuses ? » s'exclama l'une d'entre elles d'un accent latino-américain nettement perceptible, en gloussant. Il se fendit de son sourire le plus affable : « Je suis désolé, je ne parle pas très bien anglais » prétendit-il dans un français parfait. Sans doute la meilleure solution diplomatique pour se débarrasser de ces futures Lindsay Lohan. « Ohhh ! C'est du français ? » renchérit une seconde en venant se presser un peu plus contre lui, laissant ses doigts parfaitement manucurés tracer des courbes sur son torse, appréciative. Il eût envie de lui fracasser la tête contre le gravier de l'avenue. Il imaginait déjà les gros titres du Los Angeles Times, Une allumeuse, grillée sur place. Il se composa une expression polie et désigna l'entrée du bar qu'il convoitait, sans perdre sa cible des yeux : « J'attends un ami, insista-t-il en arborant une moue faussement navrée. Il marqua une courte pause tandis qu'une nouvelle idée lui traversait subitement l'esprit : Je vous invite à prendre à verre, en attendant ? proposa-t-il, en se taillant un masque le plus engageant possible. Elles acceptèrent en sautillant sur place et, ils entrèrent pour s'installer dans un coin de la pièce commune.

Une bonne heure s'écoula. D'où il se trouvait, il pouvait aisément garder un œil sur la brunette, tout en participant partiellement à la conversation que ses nouvelles « amies » alimentaient à grands renforts d'anecdotes embarrassantes, cocktails aux poings. Le prétexte idéal. Sa présence individuelle aurait sans doute attiré plus d'attention s'il s'était installé seul, sans rien consommer, pour observer une inconnue. Il s'auto-congratula, mentalement. « Où est-ce que tu vis, Duncan ? » l'interrogea-t-on finalement. Par habitude, il avait donné un autre prénom que le sien, par mesure de précautions. « Beverly Hills » répondit-il laconiquement, en buvant une nouvelle gorgée de Vodka Tonic, brûlante. Il cilla des yeux lorsque le motif de sa présence se laissa enfin glisser de son siège élevé, avant de se diriger vers la sortie. Dean s'empressa de faire de même : « Toilettes ! » s'esclaffa-t-il en feignant une démarche titubante que l'on ne manquerait pas d'associer à une consommation excessive d'alcool qu'il était très loin d'avoir ingurgité. Il rejoignit le couloir de services en leur adressant un signe de la main, jusqu'à ce qu'elles disparaissent de son champ de vision. Aussitôt, ses traits se détendirent et ré-adoptèrent leur impassibilité ordinaire. Plein de ressources, il s'empressa de consulter le plan d'évacuation pour découvrir une sortie secondaire, dans une allée sous-jacente qui l'entraînerait rapidement sur l'Avenue que la jeune femme avait empruntée. Il s'élança en avant.

La silhouette s'engouffra dans l'artère faiblement éclairée, à la suite de la brunette aux traits familiers. Dean se fondît silencieusement dans l'ombre des murs pavés, cherchant dans un même temps à déceler des indices dans l'attitude de la jeune femme qui pourraient le renseigner sur sa destination. Il vît le second homme surgir de nulle part bien avant elle et, s'immobilisa à quelques mètres d'elle, alerte et curieux.
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