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 CODY&DEAN - Heart skipped a beat.

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MessageSujet: CODY&DEAN - Heart skipped a beat.   Mer 13 Fév - 4:39

Heart skipped a beat.
Cody&Dean



Elle aurait pu vous dire que c’était un soir de novembre, frisquet, pluvieux. Qu’elle revenait d’une représentation au théâtre, qu’elle avait passé tout le voyage en taxi à regarder les gouttes d’eau couler le long de la fenêtre fermée, à jeter un rapide coup d’œil à son portable, en attendant de voir à quel moment elle lui donnerait un signe de vie. À quel moment elle arrêterait de faire la snob et daignerait lui envoyer un message. L’Angleterre lui manquait, Londres lui manquerait toujours, et lorsque Cody se souvenait de cette soirée-là, c’était sa nostalgie pour la ville qui s’emparait d’elle, beaucoup plus que sa nostalgie pour Stacey. Pour ce qu’elle était. Pour ce qu’elle avait été. Hendricks pourrait vous dire qu’elle était rentrée à l’hôpital psychiatrique à l’heure du couvre-feu. Que son psy, après lui avoir donné un congé pour une soirée histoire de la laisser prendre l’air à l’extérieur de l’asile, ne lui avait pas téléphoné. Qu’il ne l’avait pas attendu, dans un café sur le chemin entre le théâtre et sa chambre grise. Qu’il ne l’avait pas amené avec lui dans les toilettes pour se vider de ses pulsions, pendant qu’elle se délectait du pouvoir qu’elle avait encore une fois sur un autre mec. L’histoire ne l’avait pas dit, son témoignage au juge non plus, lorsqu’elle avait dû comparaitre suite au meurtre. Le psy était marié, elle avait un minimum de classe. Puis il ne lui avait jamais donné de véritable orgasme, alors ça ne comptait pas.

Vous avez manqué le mémo? Le juge, le tribunal, le meurtre? À l’époque de l’asile pour Cody, il y avait Stacey. Une belle blonde, une fille de Paris qui s’était égarée au mauvais endroit au mauvais moment et qui, à cause d’une fugue de gamine de 15 ans, s’était retrouvée de l’autre côté des frontières anglaises, à faire des conneries, à être arrêtée par les flics, à se faire enfermer à l’hôpital elle aussi, au 7e étage, avec les fous, le temps que sa crise identitaire se passe. Mais plutôt que de s’envoler, sa crise avait trouvé celle de Cody. Elle s’y était attachée, y avait creusé son nid, avait joué aux parasites, était devenue une tache. Hendricks aimait bien Stacey au départ. Et aimer est un bien grand mot. Elle la faisait rire, avec ses crises de nerf de bipolaire bien avancées, ses excès de folie. Enfin, y’avait quelqu’un qui prenait part aux trips de faux-suicides de la brunette, qui l’encourageait un peu. Mais bien vite c’était la routine des nuits passées toutes les deux qui s’était installée. Ouais, elles avaient eu une liaison, un truc très physique et sans rien d’autre, du moins, à l’idée de Cody. Et Stacey avait appris pour l’écartade (les, écartades) du psy de l’endroit et de sa bien-aimée. Ça n’avait pas passé. Particulièrement ce soir-là, avant que Caden ne la quitte pour le théâtre. Dispute, cris, pleurs et tout le bataclan, Stacey avait cru que plus grosse était la scène, plus de chances elle avait de garder Cody près d’elle. Erreur. Le seul problème? À son retour, Cody avait retrouvé sa coloc et dans un bain de sang terrible, les veines ouvertes, l’eau du bain débordant sur le carrelage blanc immaculé des toilettes communes.

Les années avaient passé. Si Cody avait pu choisir, elle ne se serait évidemment pas coltiner tous les procès, en plus de passer pour une double-folle, de couvrir son infidèle d’amant de merde et surtout d’y avoir quelque chose pour la mort d’une pauvre conne qui avait toujours appris à mal aimer. Mais bref, elle avait dû vivre avec la police anglaise dans ses pattes pendant un moment, jusqu’à ce que tout ça se calme. Jusqu’à ce que l’histoire trouve le chemin des dossiers non-réglés, des suicides assumés, parce que ça avait l’air d’en être un, si ce n’était de quelques indices découverts à travers la chambre qui suggéraient une entrée par effraction et des ecchymoses sur la peau de la victime qui proposaient peut-être une bagarre. Mais pas d’ADN, pas de façons d’identifier si quelqu’un d’autre que les deux filles avaient visité la chambre, avant la mort de Stacey. Tant pis quoi. Puis, évidemment, Cody avait continué de vivre. Elle était sortie de l’asile, avait migré avec sa famille aux États-Unis, avait complètement rangé Stacey dans un coin de son cerveau qu’elle évitait savamment de visiter et c’en était finit.

« Tu veux rire. »

Elle grommelait. Sa pathétique de mère avait oublié au bureau de son frère, député politique de Santa Monica, le chèque qu’elle lui versait à tous les mois et Cody était prise pour passer là-bas aller chercher l’enveloppe. Et se coltiner un meet-up le frangin, qui l’exécrait au plus haut point. La réceptionniste lui avait dit de patienter, qu’il était occupé, une connerie du genre, mais la brunette n’avait pas de temps à perdre. À endurer les murs gris, les employés gris, le boulot gris des politiciens qui passaient sous ses yeux. Qui la matait sans vergogne et qui, au passage, lui filait tous un mal de cœur assez prononcé. Bref. « Ouais c’est cool j’attends. » excédée, l’anglaise était allée s’installer bien confortablement sur un canapé dans la salle d’attente. Elle avait même distraitement pris le journal entre ses doigts, impatiente, se foutant comme de l’an 40 de ce que les grands titres pouvaient lui dire. M’enfin. Pas de ce que ce grand titre là avait à lui dire : « Retrouvée dans son bain. La 4e en 2 mois. » Merde, c’était pour ça que son portable n’arrêtait pas de sonner? Qu’un numéro confidentiel la bombardait jour et nuit pour arriver à la rejoindre? Les flics, encore, ils avaient besoin d’elle, de ses souvenirs, de sa tête de tueuse en série mais surtout de ses neurones morbidement dérangés. Elle ne put pas s’empêcher de détailler longuement la photo dans le cahier-spécial. Une autre blonde, un autre bain, d’autres veines. La même position de tête, les paupières à demi closes, le sourire figée. Et ce signe distinctif, ces doigts entrelacés, genre pensif. Où avait-elle déjà vu ça? Tous de petits détails, qu’ils avaient dû remarquer. Ils n’étaient pas si cons, si?

« Mademoiselle Hendricks? Vous pouvez monter, votre frère sera à son bureau dans 10 minutes. »

D’un geste brusque, elle ficha le journal au bout de ses bras, ne bronchant même pas lorsque les pages s’éparpillèrent au sol. C’était loin derrière elle. Elle n’avait jamais porté attention à ces conneries, encore moins lorsqu’il s’agissait de Stacey. Alors pourquoi s’attarder à de foutus doigts, aujourd’hui? Soupirant, Cody fila vers l’ascenseur, avalant les étages en même temps qu’elle repassait un trait de rouge carmin sur ses lèvres serrées. Quelques secondes plus tard et elle passait la porte, trouvant un bureau vide. Wesley se faisait toujours attendre, et c’était emmerdant. Pas parce qu’on est dans la politique et qu’on serre des mains à longueur de journée qu’on mérite de faire poireauter les autres.

Agacée, l’actrice s’avança vers le bureau en érable massif de son frère, résistant à l’envie de tout balancer au sol et de partir à la recherche du chèque pour éviter d’être face à face avec celui qu’elle haïssait particulièrement, mais elle n’en fit rien. Le siège de cuir italien semblait plutôt invitant. Et le tiroir entrouvert montrant un attirail de cigares l’était tout autant. Si elle devait patienter, autant le faire en flambant littéralement les dollars de son frangin en fumée cubaine. Le sourire aux lèvres, elle s’installa donc, ouvrant le tiroir un peu plus, sortant un gros cigare qu’elle porta doucement à ses lèvres. L’allumant, elle balaya ensuite le bureau des yeux, tombant sur une photo bien en évidence de son frère et d’un président quelconque. Ce qui attira son regard la rendit perplexe. C’était lui? Tout devenait clair. Sans se poser de questions, elle prit le téléphone de table qui gisait à ses côtés et téléphona à ce numéro qu’elle connaissait par cœur. L’un des seuls en fait. Celui qu’elle méprisait mais respectait en même temps. Ce genre d’ambigüités.

La voix à l’autre bout du fil lui répondit. Changeant du mieux qu’elle pouvait la sienne, Cody poursuivit, le cigare bien fumant. « Oui. C’est à propos du dossier #4019. »

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MessageSujet: Re: CODY&DEAN - Heart skipped a beat.   Dim 10 Mar - 23:17

Prétendre.
Un verbe que chaque individu de cette foutue planète a expérimenté à un moment donné – aussi fort le dénieront-ils. Comme cette secrétaire, perchée sur deux talons de douze centimètres, qui prétendait être célibataire et 'libre comme l'air' pour s'attirer les faveurs de son supérieur, lorsque chacun pouvait témoigner du passage de son fiancé à vingt heures tapantes tous les soirs, du lundi au vendredi, pour la récupérer quelques rues plus loin. Ou encore, comme l'inspecteur Bloom, qui prétendait enchaîner les conquêtes d'un soir pour s'attirer un prestige social auprès de ses collègues masculins. Un véritable blaireau, celui-là. Dean n'était jamais parvenu à comprendre comment un type de cet acabit s'était-il trouvé une place à l'école de police – du piston, sans aucun doute. L'expert médico-légal contempla cette même scène, qui se répétait quotidiennement, avec l'impassibilité du spectateur habitué. Bloom éclata d'un grand rire qui se termina dans une toux grasse en récupérant son badge et les pupilles de Dean s'illuminèrent d'un éclat inquiétant. Il n'aimait pas l'inspecteur Bloom. Ce dernier n'avait aucune allure, aucun charisme, quelques tailles en trop pour son malheureux costume et, Dean l'avait déjà surpris à détourner quelques dollars de scènes de crimes. Il n'avait rien dit bien entendu – il saurait utiliser cette information en temps et en heure. Il inspira profondément avant d'abaisser les stores de son bureau – la pénombre de la pièce le rasséréna. Quelques minutes plus tard, les locaux de la Station se vidèrent et il patienta quelques instants supplémentaires, le temps que la cadence régulière des talons de la secréaire s'évanouisse dans le couloir, pour se détendre.

Dean repoussa sa chaise de bureau jusqu'au centre de la pièce et s'y adossa sans retenue. Il s'étira longuement, comme un félin, avant de planter son attention contre le tableau de croisements qu'il avait composé quelques semaines plus tôt. Les dossiers stagnaient. Il avait été le premier à soumettre l'idée d'un tueur en série. Mais les indices se faisaient de plus en plus rares et, ses collègues s'étaient résignés à attendre l'apparition d'un nouveau corps, pour pouvoir relancer concrètement leurs investigations. Ça ne le satisfaisait pas. Certes, il n'était pas inspecteur et les heures supplémentaires qu'il réalisait dans le but de mettre la main sur le tueur en question dépassaient ses fonctions. En revanche, ça ne dépassait pas ses capacités. Les pupilles de Dean coulèrent une énième fois le long des fils qui reliaient les différentes affaires. Quelque chose d'important lui échappait – sans qu'il ne puisse mettre le doigt dessus. Il quitta son siège et se planta devant la photographie du dossier médical de Cody Hendricks. Une drôle de femme, celle-là.
Elle avait capté son intérêt, cependant. Pas immédiatement, mais après quelques visites répétées à la Station pour les besoins de l'enquête. Une photo d'une ancienne colocataire avait été retrouvée sur une scène de crime, qu'il avait longuement étudiée – intrigué. Elle s'était montrée pertinente dans ses remarques lorsqu'elle ne tentait pas de le faire sortir de ses gonds. Il s'était empressé de consulter son dossier dans la base de données de la LAPD. Vingt-deux ans et déjà foutue en l'air. Mais ce n'était ni l'historique psychiatrique, ni les habitudes morbides de la jeune femme qui avaient retenu son attention, non. C'était le nom de Stacey Mollison. Démembrée, quelques années plus tot. L'adolescente de la photographie. Cody était monté de quelques échelons dans sa courte liste de suspects, sans même le savoir. Elle était concernée, pour lui, c'était manifeste. Pourquoi cette photo délibérément abandonnée sur la scène ? Dean avait passé la majorité de son adolescence à assouvir sa curiosité quant aux tueurs en série. Il connaissait sur le bout des doigts leurs méthodes, leurs profils. Cette photo était significative, d'une manière ou d'une autre. La préméditation, le soin dans la disposition l'avaient mené à classer son tueur dans la tranche des criminels psychopathes et non psychotiques. Était-ce une marque de nostalgie pour son premier meurtre ? Un avertissement ? Un message adressé à quelqu'un ? Il l'ignorait encore. En revanche, il savait que trop de liens menaient à Cody Hendricks pour que celle-ci ne soit pas impliquée d'une manière ou d'une autre.
Le téléphone émit son antique sonnerie d'hôpital profondément méprisée, si bien qu'il n'hésita qu'une seule fraction de seconde à répondre. Il cala le combiné entre sa clavicule et sa joue, avant de s'emparer des journaux qu'il avait emprunté aux archives dans l'espoir de découvrir une nouvelle connexion quelque part. « Laboratoire. Je peux vous aider ? » fît-il d'une voix coutumièrement indifférente, atone. Ses pupilles glissèrent sur la rubrique des faits divers, lorsqu'une voix féminine légèrement éraillée lui répondit : « Oui. C’est à propos du dossier #4019 ». Dean se figea sur place, l'ouïe attentive. « Qui est à l'appareil ? demanda-t-il d'un ton autoritaire. Un court silence passa. Qu'avez-vous à me dire ? ». Il resta attentif, désireux de mieux percevoir la voix de son interlocutrice.

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