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 CODY&RUBEN – Je sais jouer à l’alchimiste aussi.

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MessageSujet: CODY&RUBEN – Je sais jouer à l’alchimiste aussi.   Sam 16 Fév - 22:25

Cody&Ruben
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Je sais jouer à l’alchimiste aussi.


La St-Valentin. Ai-je besoin de vous partager l’avis de Cody sur la question? Déjà à 5 ans, au jardin d’enfants, elle torturait les pauvres gamins qui lui préparaient gaiement une carte toute rose en carton en forme de cœur. C’était pas par cynisme, m’enfin sûrement un peu, mais simplement parce qu’elle ne voyait absolument pas la raison. Pourquoi se dire qu’on s’aime, pourquoi s’aimer tout court? Pourquoi se casser la tête avec une autre personne à qui plaire? Cody se plaisait. Cody s’aimait. Cody n’avait absolument pas besoin de philosopher des heures sur l’essence même de ce que m’sieur Valentin avait pensé le jour où il avait sacré le 14 février fête des pauvres idiots qui avaient laissé leurs phéromones avoir un effet plus important sur leur comportement que leur cervelle. Ceci dit, elle aimait le chocolat. C’était probablement la raison pour laquelle elle avait accompagné Jo à une soirée chez une des filles de la Factory, Chloe, qui avait dit à tout le monde de se ramener chez elle une fois le tournage du jour terminé. Bonus, personne n’était vraiment en couple à la Factory, quoi qu’il avait tout pas mal déjà couché ensemble, et Caden appréhendait déjà les merdes qu’ils allaient tous se dire, haïssant, maudissant la St-Valentin, les mecs, les histoires de cœur and shits. Voyez, Hendricks gardait son cynisme pour elle, elle ne s’étendait pas en critiques devant les autres pour paraitre forte et tellement au-dessus de ses émotions. Elle l’était tout court. Et si on se frottait rien qu’un peu à elle, on finissait par le remarquer. À la dure. Sans qu’elle n’ai même daigner ouvrir la bouche. C’était elle. Mépriser par le silence, juger sans faire attention. Mais elle s’était fait baiser dans tous les sens du terme. Parce que sa Jo-chérie était partie butiner à travers un groupe de mecs totalement inconnus qui avait abouti dans le loft crasseux de Chloe l’auteure mais aussi la journaliste, qui passait sa vie à courir d’un plateau de cinéma à une scène de crime à couvrir pour le Los Angeles Post. Pas étonnant qu’à peine la troupe ralliée à l’endroit où la fête de l’année –pffff – était censée avoir lieu était pas plus crade encore que ce qu’il était déjà.

Au moins, y’avait du bon. Cody souriait. Ouais, elle avait des émotions parfois. Comme tout à l’heure, quand elle avait envoyé une photo de sa poitrine à découvert par texto à Jo, pour la distraire des autres cons qui lui faisaient du rentre-dedans à tour de rôle. Elle allait finir par se faire violer en pleine St-Valentin et ça lui inspirerait sûrement des poèmes à n’en plus finir. Marf. Et puis quelques minutes plus tard, y’avait Jekyll, complètement peté par le crack et la coke qu’il s’était enfilé en terminant son plan séquence qui avait enlevé tout ses vêtements et qui s’était passé un drap blanc sur le bas-ventre pour jouer au Cupidon. Le pauvre Jekyll. Tellement décalé, tellement incompris, tellement con qu’il en était épuisant. Qu’il en était attachant, aussi, un peu. C’était ce que Jo disait en tout cas, ce à quoi Cody répliquait toujours par un sourcil haussé. Sa façon à elle de ne pas gaspiller de salive sur un truc qu’elle endosse pas du tout. Puis y’avait les brownies. Elle les avait d’abord cuisinés pour elle et Potter, parce qu’elle était stone la dernière fois où Parker avait rappliqué chez elles et qu’il leur avait dit que la mari avait beaucoup plus d’effet si avalée que fumée. Pour Caden, il s’agissait là de matière à faire une expérience. Et donc, elle n’avait pas tardé, sortant son cacao et sa farine, et son sucre, et se fumant un joint au travers, et faisant ce qui serait probablement son nouveau classique lorsque Miccah déciderait de venir lui chanter encore une sérénade à son balcon et qu’elle voudrait s’attendrir plutôt que de le menacer violemment lorsqu’elle lui viderait un sceau d’eau sur la tête. Charmant, non? Bref, les brownies trônaient fièrement sur la table basse devant elle, devant le canapé où elle s’était échoué à côté d’un couple d’homos qui se dévoraient le visage, et en angle parfait pour admirer les fesses d’un mec qui venait tout juste d’arriver, qu’elle avait même pas encore dévisagé de devant parce qu’il s’entêtait à lui faire dos comme un con. Hum.

« Tu m’bloques la vue sur le chérubin, là. » Cody n’arriverait probablement jamais à faire dans la finesse, quoi que son air hagard et ses manières arrogantes ne l’avaient jamais empêché concrètement de se faire mettre par n’importe quel mec qu’elle voulait. L’art d’être la reine de glace.

L’autre devant s’en foutait comme de l’an 40, apparemment, parce que plutôt que de se pousser et de laisser la brunette le détailler pour voir s’il y avait au moins une chance qu’elle prenne son pied à cette soirée emmerdante, il resta là, bien droit, immobile et sourd comme un pot. Chiant. Elle soupire, jetant un coup d’œil au couple de gays qui littéralement pourraient gagner le concours de retenir leur souffler le plus longtemps possible vu le temps qu’ils mettaient à se sucer la langue sans se lâcher, puis revint sur sa cible. Merde, son cul était vraiment sexy. Il avait l’air vraiment sexy. Et elle ne riait plus. S’emparant d’un coin de brownies, Cody lui lança une miette, puis une autre, puis une autre derrière la tête. Elle commençait à vraiment rigoler lorsqu’il se gratta l’oreille, puis qu’il jeta un coup d’œil à droite et à gauche. Mais même en se cambrant, elle n’arrivait pas à voir si son visage était aussi prometteur que son derrière, ou s’il était mieux de dos. Un brownie par la tête plus tard, et il finit enfin par se tourner vers elle. Ça, c’était intéressant.

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MessageSujet: Re: CODY&RUBEN – Je sais jouer à l’alchimiste aussi.   Sam 16 Mar - 17:31

« Are you baked ? - Yeah, like a cake ! »

Le soir de la St-Valentin, il y a différents types de personnes qui se regroupent. En premier lieu, il y a celles qui sont accompagnées et donc en couple ; celles-ci, j'crois bien que c'est celles que je méprise le plus dans tout le lot qui s'amasse. Je veux dire, je vois pas vraiment l'utilité de sortir ce soir parce qu'un connard a décidé que ce serait la journée des amoureux, j'vois pas l'utilité de prendre spécialement une table, offrir des chocolats et puis ensuite, se regarder comme des cons dans le blanc des yeux le temps d'un dîner avec cette question stupide aux lèvres «  Comment est ton poisson ? ». Sérieux, avec le cul qu'ils ont ce genre de couple, le mec doit être impuissant et la meuf, qui bien entendu est frustrée, va voir ailleurs pour trouver chaussure à son pied. Ensuite, il y a ceux qui sont seuls chacun de leurs côtés, qui espèrent peut-être recevoir la flèche de Cupidon, ceux là me font marrer ; d'un côté les hommes, d'un autre les femmes. Certains se rencontrent, ils se leurrent mutuellement en prétendant chercher de la tendresse chez l'autre – traduction, à ce moment là, l'homme cherche l'amour d'un soir, donc un coup d'une nuit, et la femme comprends pour la vie. Bref, Cupidon se marre bien en enfonçant ses tirs aux culs de ces gens-là. Le soir de la St-Valentin, c'est le libre-permis pour justifier nos désirs de baiser l'autre ; que ça soit par celui qui à le droit de le faire légalement, ou par un mec ramassé dans un bar, qu'on ne reverra sans doute jamais ensuite. Je soupirais. Pathétique.

Le job était mal payé, je ne savais pas franchement ce que je continuais de foutre là. Mon nœud-papillon en soit, enserrait ma gorge et me démangeais, et à l'autre bout du bar, il y avait cette femme à l'identité sexuelle douteuse qui n'arrêtait de me dévisager. J'avais presque envie d'aller la voir, cependant, j'étais dissuadé par sa solitude. Si j'esquissais ne serait-ce qu'une once d'intérêt dans sa direction, que ça soit d'une curiosité déplacée ou pas, elle s'accrocherait à moi pour le reste de la soirée et j'avais tout sauf envie d'avoir un travelo sur le dos pour la nuit. Au bout d'une heure et demi de service, Julia me laissa partir ; petit ange blond, elle assurait souvent les dernières demi-heure de travail à ma place et dans un sens, je lui étais assez reconnaissant. Bon, c'est vrai que j'en profitais un max, mais ça n'avait pas l'air de la déranger non plus. Elle espérait peut-être un rencard, et en la détaillant un peu plus, je me disais que ça pourrait peut-être arriver un jour. Mais en tout cas, sûrement pas ce soir. Je déteste les clichés.

Je passais ma veste sur mes larges épaules et quittais l'endroit. Je savais qu'il devait être aux alentours de vingt-trois heures et quelques jours plus tôt, Jo m'avait invité à passer boire un coup, à une adresse qui à cet instant, ne me revenais pas. Aucun téléphone, aucun moyen d'appeler pour me renseigner. Je flânais quelques instants dans les rues de Los Angeles, comme un paumé. J'aurais sans doute pu le faire encore des heures, j'étais trop éveillé pour ne serait-ce que songer à me poser quelque part. C'est finalement en passant devant un magasin nommé «  Chloé » que je me souvins qu'elle m'avait parlé d'une auteure, qui donnait cette fête chez elle. Et finalement mes pas m'y conduire, tranquillement. Dans un sens, j'avais rarement mon regard posé sur ma montre, et en réalité, je n'étais jamais pressé. C'est à vingt-trois heures trente que j'arrivais dans l'appartement de bohème qui entrait en compétition avec l'hygiène de ceux dans lesquels j'avais vécût l'année précédente, lorsque j'étais au Venezuela. Je retirai ma veste et la déposait sur le dossier d'une chaise avant de regarder autour de moi ; Jo était nulle part. Elle était si petite que j'avais toujours beaucoup de mal à la retrouver, plus particulièrement si elle était bien entourée. J'haussais les épaules et me servit un verre sans prendre la moindre peine de me présenter à quiconque. Du moment qu'il y avait de la tequila, je pensais pouvoir me fondre dans la masse. Un mec que je connaissais vite fait ne tarda pas à venir me voir, un énorme sourire aux lèvres. « Ton pote pédé, il est pas là ? » Je levais les yeux vers celui que je considérais désormais comme un abruti ; « Apparemment non, » répondis-je, sec en vidant d'un seul coup mon verre. Je l'écoutais à peine blablater, quelque chose me gênais. Je passais une main dans mes cheveux, et c'est alors qu'il ajouta ; « Et toi, t'es pédé ? » Mon regard s'assombrit. Et toi t'es pédé ? C'est tout ce que ce mec pouvait me sortir à cet instant précis ? C'était tellement fin, que ça m'ôtais littéralement l'envie de causer. « C'est ça, lèche ma verge. » répondis-je avant de me détourner pour me servir un autre verre. C'est à cet instant que je considérais un morceau de brownies sur moi et je regardais autour de moi. Mes yeux rencontrèrent deux saphirs rieurs, et j'oubliais complètement l'autre gars. En vrai, une mine amusée se dessinait déjà sur mon visage ; c'était souvent le cas lorsque j'apercevais Cody. Je m'installais lourdement à côté d'elle, passant mon bras autour de ses épaules et lui vola sa part de brownie en lâchant ; « Tu tombes bien, je crève la dalle. » dis-je, en avalant goulûment le gâteau. Ce dernier était délicieux en lui-même, je ne remarquais pas encore l'impression pâteuse qui n'allait pas tarder à s'installer sur ma langue.
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MessageSujet: Re: CODY&RUBEN – Je sais jouer à l’alchimiste aussi.   Sam 4 Mai - 6:41

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Je sais jouer à l’alchimiste aussi.


Elle le siffla. Parce qu’elle savait faire, à force. Caden l’avait tout de suite reconnu, le mec qui suivait Jo dans ses conneries, qui rôdait autour d’elle ou alors c’était elle qui rôdait autour de lui. Elle ne lui avait jamais vraiment parlé, ni même accordé la moindre attention, jusqu’à ce que ses prunelles s’épanchent sur son cul. Le reste avait suivi le plus naturellement du monde, pulsions sexuelles en prime et tout le blabla. D’où le sifflement. À force de se faire prendre pour un steak ambulant lorsqu’elle se baladait de soirée en soirée, de bar en bar, Hendricks connaissait ses clichés. Elle les connaissait par cœur, écoeurée au passage de jouer les potiches pour les beaux yeux des machos qui la mataient à leur tour. Mais ça, c’était une autre histoire, un autre combat. Ruben était là, donc. Sans Jo, sans attache ni rien, une bière à la main et son p’tit air perdu/niais/bohème de collé au visage. Il était vachement sexy, juste comme ça, le brownie entre les doigts, les cheveux hirsutes. Peut-être parce qu’elle avait snifé avant de passer, ou bien juste de la façon dont l’éclairage tombait sur ses couettes rebelles. Mannequin de caleçons lui aurait été à merveille comme profession, et de le voir s’avancer vers elle avec son regard de nounours malicieux lui fit se rendre compte qu’elle ne savait absolument rien à son sujet. Marrant.

« Tu tombes bien, je crève la dalle. » qu’il lança, se goinfrant dans les brownies. Ah ben tiens, la gaffe.

« C’est à tes risques et périls. Y’a peut-être des lames de rasoirs là-dedans. J’ai toujours détesté la St-Valentin. »

Cody haussa le sourcil, le voyant qui en redemandait, qui s’installait bien confo entre elle et ses deux nouveaux BFFs, et qui l’entourait de son bras musclé. Bah quoi? Elle avait besoin qu’on la protège au cas où les deux pédés l’emportent avec eux dans leurs tourments? Elle ria. Y’avait de quoi être amusée, ça faisait des mois qu’on ne l’avait pas touché autre que pour coucher avec elle. Et le rire, c’t’une bonne thérapie pour oublier qu’on a totalement supprimer l’amour et autres synonymes de sa vie, nan? « T’es venu rejoindre Jo? » qu’elle déduit, prenant une gorgée de la bière qu’il tenait, complètement décidée à ne pas se lever pour traverser la jungle humaine ruisselante de sueur & ainsi oser penser atteindre la réserve d’alcool plus loin. Yuk. Le goût amer du houblon ne passerait donc jamais sur sa langue et elle retint une grimace. Fallait qu’elle soit forte, même si l’envie de vomir l’était plus. « Elle est là-bas. » se répondit-elle elle-même, pointant du menton les espèces d’épaves qui entouraient son amie. L'anglaise n'arriverait donc jamais à comprendre comment sa rousse amie faisait pour ne pas voir que ces mecs étaient tous des idiots. Autre gorgée de bière, autre grimace. « Ton cul est sexy en passant. »

Chloe, maintenant raisonnablement bourrée considérant le fait que c’était sa bringue, slalomait entre les petits groupes, remplissant les verres de shooters, buvant à même les bouteilles semi-vides qui traînaient par ci par là. Elle poussa même la blague à augmenter d’un cran le volume de la sono et à hurler les paroles de la chanson qui passait au même moment, une balade ou j’sais pas trop, qui arracha un rire mauvais à Cody. Passer un commentaire aurait été évident, un peu trop même, et la brunette en profita pour se caler un peu plus dans le canapé, sourire en coin, levant les yeux vers Ruben.

« 5$ que quelqu’un met une chanson d’Adele. Et là, va y avoir des cris et des pleurs. J’ai p’t’être besoin d’un brownie finalement. »

Les yeux rougis du mec à ses côtés sautèrent au visage d’Hendricks et elle ne pu pas se retenir plus longtemps. Hum, ça allait être une belle soirée.

« Toi d’abord? » offra-t-elle, malicieuse, le plat du délicieux dessert empoisonné bien en vue, sous les yeux de Ruben.

« Running in the deep! » hurla une voix aigue, une fois la prestation honteuse de Chloe terminée. Facile.

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MessageSujet: Re: CODY&RUBEN – Je sais jouer à l’alchimiste aussi.   Jeu 18 Juil - 0:14

« Are you baked ? - Yeah, like a cake ! »

Le goût du chocolat ne tarda pas à s'installer sur ma langue et presque instantanément mon estomac grogna, quémandeur. Faut dire que la gourmandise, c'était bien quelque chose qui me collait à la peau, dès qu'on me foutait un truc comestible sous le nez, et délicieux de surcroît, on me perdait bien vite. Mes prunelles recherchèrent assidûment l'assiette où se trouvait sans doute les jumeaux du morceau que je venais d'engloutir, lorsque celles-ci rencontrèrent les deux saphirs étincelants de la jeune femme que je tenais contre moi, le plus naturellement du monde. J'ai pas vraiment de rapport avec la proximité, aussi. À mes yeux, c'est qu'une limite qu'on place soigneusement entre soi et le monde, et moi parfois, j'aime simplement me sentir près des autres. Puis, je me pose pas tellement de questions sur le nombre de centimètres à respecter entre les gens, j'trouve ça complètement con ! Je haussais un sourcil inquisiteur dans sa direction – cette fille, elle avait un putain de mur entre elle et les autres. J'veux dire qu'il faut se lever tôt pour piger ce qu'elle a derrière la tête, et faut dire que la perspicacité, c'est pas une qualité que j'avais là tout de suite. « C'est à tes risques et périls. Y'a peut-être des lames de rasoirs là-dedans. J'ai toujours détesté la St-Valentin. » Un rire éclata vivement hors de ma gorge, bien qu'une légère crainte se ficha dans mon abdomen – je le répète, cette fille est capable de tout. « Laisse-moi prendre le risque, au pire, je crèverai rassasié. » répondis-je avec un sourire étincelant. Après tout, que demande le peuple ? Je désignais du menton l'assiette qui était juste à côté d'elle, sans besoin d'articuler les mots « s'ilteplait », la politesse avait quelque chose de surfait pour moi – et je pense que pour elle, ça ne faisait pas de grandes différences. Je déposais proprement le plat sur mes genoux lorsqu'elle me le fit passer, afin de continuer mon brownies genocide tout en baladant mon regard dans la pièce ; beaucoup de monde, beaucoup de bruits, beaucoup d'alcools. Pas beaucoup de Jo, visiblement, songeais-je. Mes yeux finirent par se poser sur les deux petits cons de l'autre côté du canapé – ils me faisaient étrangement penser à tic et tac, ou n'importe quelle autre paire inséparable, indissociable. Un rire résonna tout près de mon oreille et je tournais machinalement la tête dans la direction de Cody ; mhmf ? Malgré moi, un sourire s'esquissa sur mes lèvres charnues. J'avais aucune putain d'idée de ce qui pouvait bien la faire marrer elle, mais de ce que j'en sais avec les meufs comme elle, c'est que la plupart du temps il ne faut pas chercher à comprendre. Ça serait comme vouloir sauter d'un pont sans fucking élastique. Puis, c'était tellement rare de la voir rire celle-là, que je m'en serais presque voulu de l'arrêter dans son élan ! « T'es venu rejoindre Jo ? » Je hochais la tête. « Yop ! Des p'tites rouquines, ça passe pas inaperçu d'habitude. » répondis-je, en faisant passer mon repas avec la tequila que je m'étais servie un peu plus tôt. Gentleman, je lui en proposais une lampée lorsqu'elle me lança ; « Elle est là-bas. » Là-bas, c'est-à-dire derrière la piste de danse, derrière le buffet, derrière un régiment de gros connards, je finis par distinguer la silhouette gracile de Jo. Elle dansait avec ce petit air particulier plaqué sur sa face mutine – les mains baladeuses me débectèrent presque momentanément. Faut dire que je préférais peut-être l'avoir pour moi tout seul, lors de nos après-midi d'écriture ou autre. « Ton cul est sexy en passant. » Je sortis de mon observation et posa mes yeux sur la belle brune, la toisant un bref instant avant de répondre au tac au tac ; « C'est ce qui se dit. Mais pas autant que tes boobs. »

Je commençais lentement à perdre la notion du temps. Un picotement caractéristique commença à poindre au fond de ma gorge, tandis que l'envie de frotter vigoureusement mes yeux me démangea. Putain, y avait quoi dans ces motherfuckin' brownies ? J'avais l'impression qu'un à un, mes neurones se déconnectaient – un dernier sursaut, avant de le off total. Un instant, penser que mes neurones étaient semblables à des télévisions me fit rire ; faut dire que la tout de suite, il neigeait à l'écran et l'antenne devrait être ajustée hein. « 5$ que quelqu’un met une chanson d’Adèle. Et là, va y avoir des cris et des pleurs. J’ai p’t’être besoin d’un brownie finalement. » Elle se tourna vers moi, comme pour chercher mon approbation, mais je m'étais déjà paumé dans la contemplation de cette grognasse qui s'étalait dans toute la pièce, à la recherche d'attention ; elle avait des problèmes avec son Électre ou quoi ? Elle vidait toutes les bouteilles qui traînaient, j'avais envie de lui dire de partager un peu, j'avais soif. Quant à elle, elle n'était pas loin de la rétention d'eau si elle continuait sur cette voie. « Disons plutôt cinquante. » répondis-je machinalement, sans vraiment prendre en compte le fait que je détenais pas vraiment cette somme. Fuck it. « Toi d’abord? » dit-elle. Mes prunelles éclatées se posèrent sur elle ; dans la vague anesthésie qui m'enveloppait, je la trouvais presque systématiquement attirante. C'était pas de ma faute, elle avait cette aura autour d'elle quasiment magnétique, et des yeux digne de Méduse elle-même ; j'étais pas figé en pierre, en attendant, je pouvais plus trop m'en détourner là tout de suite. C'était peut-être pas trop raisonnable d'en reprendre là tout de suite ? Songeais-je, dans un bref sursaut de lucidité qui disparu aussitôt qu'il fut émis. Je prenais un morceau entre mes doigts, avant de le lui proposer avec un regard légèrement concupiscent ; « Ladies first, » ironisais-je, doucement.

« Running in the deep ! » brailla une voix de casserole, me sortant de ma torpeur alors que j'étais délicieusement occupé à la regarder poser ses lèvres vermeilles sur la gourmandise. « Ta gueule, c'est rolling in the deep, connasse ! » me sentis-je protester alors que des éclats de rire s'élevaient face à ma spontanéité cinglante. La concernée écarquilla les yeux, surprise du ton que j'avais dû emprunté – faut dire que ça m'étonnait un peu aussi, mais j'avais pas la foi de me le reprocher là tout de suite. « Are you baked ? » demanda-t-elle, comme une imbécile. « Like a cake, » répliquais-je, ce qui alimenta l'hilarité générale. Elle déposa son fucking micro et disparu dans la foule – je la soupçonnait d'aller gerber les litres d'alcools et autres substances qu'elle avait ingurgité depuis mon arrivée, sans compter le « before ». Je préférais pas penser à ça, ne désirant pas vraiment l'imiter dans la minute qui allait suivre.

Sans vraiment savoir comment, je me retrouvais assis – toujours au côté de Cody. On était une bande de cons assis en cercle, et je me demandais à quoi ça rimait tout ça. Y avait même pas de bouteille au milieu .. « Vous deux, seven minute in heaven dans le placard, tout de suite!» nous désigna un des deux pédés de tout à l'heure. Seulement sept minutes connard ? Faut dire que c'était le chiffre magique. Je haussais mes larges épaules avant de me lever et de suivre la Hendricks dans le placard qu'on nous désignait ; assez étroit, surtout pour ma carrure assez massive. Mhm. La porte fut verrouillée derrière nous, ce qui me foutu mal à l'aise ; j'avais une sainte horreur d'être enfermé. Vacillant légèrement, je m'adossais à la chambranle en dévisageant la jeune femme avec un air sans doute de gros débraillé, mais j'étais pas assez clair pour m'en rendre compte de toute manière. « Ça ressemble à quoi pour toi, le paradis ? » demandais-je, avec un petit sourire.  
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