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 Max&Shane - you can have what's left on me.

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MessageSujet: Max&Shane - you can have what's left on me.   Lun 22 Avr - 22:18

Je passais en revue tout ce que j’avais fait depuis le début, et je n’arrivais pas à penser à autre chose que le départ de Neela. Ca me faisait enrager de savoir qu’après tout ça, elle était tout de même partie. Du coup je tournais en rond. Pourtant la seule chose qui me parlait, c’était Maxine. Ma seule personne qui peu importait ce qu’il se passait, serait là pour moi. Et j’avais un besoin viscéral de m’y raccrocher. De me raccrocher à la dernière chose réelle à mes yeux. Je lui envoie un sms de suite. « Need you. I’ll come. Tonight. Be alone. » Je ne sais pas si elle répondra. La dernière fois j’ai perdu mon calme devant elle, vis-à-vis de Neela. Et si elle s’imaginait que je tenais à Neela plus que je ne le pensais. Plus qu’à elle. Une idée que je ne pouvais pas intégré. Impossible. En même temps l’homme qu’elle a connu a disparu, il ne reste que des bribes. Et si ça ne lui suffisait pas ? Et si elle voulait l’ancien Shane. Pas ce qu’il en reste. J’avais peur. Plus que dans le trou où j’avais été si longtemps. Plus que devant le canon d’un fusil. Parce que sans elle je ne me voyais pas vivre une minute. Une seconde. Mon existence n’avait plus de raison d’être sans la femme que j’aimais. Je finis par ne plus tenir, et après avoir mangé un bout je filais directement chez elle. Je finis par tester comme un con devant sa porte. Pas très envie de me faire rembarrer. Y survivrais-je après tout. De me faire rejeter par elle. Je me posais trop de questions je crois. La porte s’ouvre et j’entre sans même attendre qu’elle me demande le faire. « Je sais, je n’aime pas attendre. Surtout pour savoir si toi et moi. Enfin. Je sais plus. Neela s’est barrée. J’ai mal réagit. J'ai perdu mon calme .mais pas parce que je l’aimais. Parce que je ne comprenais pas qu’elle puisse vouloir partir. Après ce que j’avais fait pour elle. Ce que tu voulais faire pour elle. Je ne t’ai pas remercié. D’avoir passé outre tes angoisses. Je sais que depuis mon retour, on est loin du paradis. Loin d’être un couple normal. Mais après tout, a-t-on déjà été qualifié de normal ? Je t’aime Maxine. Toi et seulement toi. Ca ne changera pas. Mais si toi, tu as peur, ou tu penses que je ne suis plus celui que tu as aimé, dis le moi. Parce que je préfère le savoir tout de suite que d’espérer. » Je reprends mon souffle et pose ma main sur mon torse. J’avais oublié que je ne suis pas enforme. J’oublie souvent à quel point ils ont réussi à abimer pas mal de trucs. Dont mon envie de lutter. J’ai besoin d’elle pour reprendre ma vie en main. De sa force. De son amour. De ses mains sur moi. Ouais, je me rends compte que j’ai aussi besoin de la sentir près de moi. De la toucher, de l’embrasser et ces derniers temps, on s’est trop éloignés. Pas de son fait du mien. Je finis par lui empoigner la nuque et la pousser sur mes lèvres, l’embrassant avec fougue et passion. Comme pour lui montrer, que les paroles peuvent être des actes aussi. Je recule ensuite, tenant sa main dans la mienne. Et j’attends que sonne le glas de notre relation, ou qu’elle me traite d’idiot pour y avoir pensé.
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MessageSujet: Re: Max&Shane - you can have what's left on me.   Mar 23 Avr - 13:32


« it's bigger than love
brighter than all the stars combined
it's dwarfing the sun
burning within my heart and mind »


La journée avait été des plus éreintantes, comme souvent en ce moment. Max entamait cette nouvelle existence avec beaucoup d’appréhension, mais aussi d’espoir. Elle tâtonnait pour l’instant, vivant presque au jour le jour, surmontant les obstacles un à un sans se précipiter. Comment la situation avait-elle pu changer aussi vite ? Quelques mois plus tôt encore, la Colonel passait son temps à voyager de pays en guerre en terrain dangereux, combattant les ennemis de l’Amérique et soutenant les autres soldats. Sa vie sentimentale était complètement inexistante, quant à sa vie familiale, elle se résumait à quelques permissions passées en compagnie de Leah. Maxine était indépendante, plutôt solitaire et ne prenait soin de personne en particulier. Son existence entière tournait autour de son devoir envers les USA. Et aujourd’hui ? Aujourd’hui, elle était désormais Agent du DHS, habitait un appartement avec sa demi-sœur, adolescente et perturbée par un passé difficile et… avait retrouvé l’amour de sa vie. Shane. A l’époque de sa disparition, elle avait remué ciel et terre pour le retrouver. Puis, poussée par l’Armée, elle s’était rendue à son enterrement pour lui dire adieu. Quelque chose en elle avait pourtant survécu. Un mince espoir, qu’il soit en vie quelque part. Quand elle pensait à lui, parfois, elle pouvait presque sentir qu’ils avaient eu tort d’abandonner les recherches. Et puis, la raison prenait le dessus, et elle partait se coucher en versant toutes les larmes de son corps, parce qu’elle devait se rendre à l’évidence : jamais Shane ne lui reviendrait. Et pourtant…

Max sourit en recevant le texto de ce dernier. Il voulait la voir, et elle en était heureuse. Il était certain que ces derniers temps, ils avaient plus ou moins pris leurs distances. La brunette, en tout cas, avait souhaité prendre les siennes. Pas contre Shane, mais elle avait besoin de temps pour réaliser qu’il était bel et bien de retour. Elle avait passé tant d’années sans lui, persuadée qu’elle devrait avancer sans qu’il ne soit à ses côtés. Et voilà que maintenant, il faisait à nouveau partie intégrante de son quotidien. On ne pouvait pas s’y adapter en deux minutes seulement, même si Maxine en était profondément heureuse. « D’accord, Amber sort ce soir de toute façon, on sera seuls. » Un rapide SMS de retour – elle se rendra compte plus tard ne l’avoir jamais envoyé finalement – et elle s’empara d’une feuille et un stylo. Elle devait aller faire quelques courses avant tout : le réfrigérateur était presque vide. C’était fou ce qu’Amber était capable d’ingurgiter quand elle s’y mettait ! Sourire aux lèvres, la Colonel nota tout ce qu’il lui faudrait acheter, et prit sa voiture direction le centre commercial.

De retour à l’appartement une heure trente plus tard, Amber se préparait dans la salle de bains. Apparemment, l’une de ses nouvelles amies organisait son anniversaire chez elle ce soir, et l’adolescente ne voulait le rater pour rien au monde. Du moment qu’il y avait de la surveillance, Maxine ne voyait pas pourquoi elle empêcherait sa sœur de se sociabiliser un peu. « Passe une excellente soirée, ma grande, et n’oublie pas que tu dois revenir pour deux heures ! Ce n’est pas parce que tu n’as pas cours demain que tu peux découcher ! » la prévint-elle, à la fois doucement mais fermement. Amber hocha la tête sans protester, esquissa un petit signe de la main afin de saluer sa grande sœur, et quitta l’appartement. Max entreprit ensuite de ranger les courses en écoutant un peu de musique. Elle alluma la chaine hi-fi, laissant AC/DC envahir les haut-parleurs, puis, tout en esquissant quelques pas de danse, ouvrit les sachets en papier marron pour en sortir leur contenu.

A peine quelques minutes plus tard, et fort heureusement, au moment où l’une des chansons se terminait, elle entendit des coups contre la porte de l’appartement. Coupant la musique, elle s’apprêtait à rejoindre l’entrée lorsque Shane ouvrit et franchit le seuil. Plus amusée qu’autre chose, Max haussa un sourcil en croisant les bras sur sa poitrine, retenant difficilement un sourire. En un sens, cette scène lui rappelait le jour où il était revenu, et où il avait fait comme chez lui alors que la brunette squattait le logement de Thomas. En cet instant précis, elle ne savait pas si elle devait en rire, ou être complètement exaspérée. Là, tout de suite, elle n’eut pas l’occasion de réagir : Shane semblait en avoir gros sur le cœur et vida son sac d’une traite. Neela était partie, et elle pouvait comprendre que cette décision lui pesait. Après tout, il l’avait aidée, depuis le début, et aurait sûrement aimé faire davantage. Ce comportement faisait partie des nombreuses raisons pour lesquelles Max aimait cet homme : parce que quand il tenait à quelqu’un, il se montrait très protecteur, et serait capable de beaucoup de choses. La brunette l’écouta ensuite lui dire combien il tenait à elle, même s’ils n’étaient pas vraiment un « couple normal ». Elle sourit. Non, c’était sans appel, ils ne le seraient probablement jamais. Shane évoqua sa peur d’être rejeté, à cause de ce qu’on lui avait subir, à cause des changements que ce vécu avaient opéré en lui. Avant que la Colonel, pourtant prête à le rassurer, ne puisse desserrer les lèvres, Shane s’approcha pour l’embrasser avec passion, et autant d’amour. Elle répondit à son baiser, et lorsqu’ils se séparèrent, elle profita de sa main dans la sienne pour le forcer à s’asseoir sur le canapé. Il avait besoin de se reposer, il ne devrait pas oublier que sa guérison n’était pas encore complète.

« Je comprends que tu te poses certaines questions, » acquiesça-t-elle tout d’abord, la voix posée. « Shane, je suis consciente que ces dernières semaines… Je n’ai pas été très présente. Mais j’avais besoin de faire le point. Ce n’est pas facile de dire au revoir à quelqu’un, de penser qu’on ne le reverra plus, et de le voir revenir des années après. Le jour où tu as frappé chez Thomas a été le plus beau de toute ma vie, et malgré cela, il me fallait un moment pour… m’adapter. Pour comprendre que ce n’était pas qu’un rêve, mais bel et bien réel. Qu’on nous offrait une seconde chance. » Elle esquissa un nouveau sourire, à la fois doux et encourageant, le genre de sourire que Max gardait pour ceux qu’elle aimait vraiment. « Je sais que tu aimerais qu’on s’installe ensemble, et crois-moi, j’en ai envie aussi. Mais j’ai peur qu’en brûlant des étapes, on finisse par le regretter. Et puis, il y a Amber désormais. J’apprends tout juste à la connaître et inversement. Il faut encore que l’on s’habitue à nos nouvelles vies. Et ensuite, on pourra faire un grand pas en avant, avoir le genre de relation que l’on mérite tous les deux, pour l’avoir bien assez attendue. » La brunette haussa les épaules et prit un air plus taquin. « Mais t’es quand même stupide pour avoir pensé que je ne voudrais plus de toi. » Elle lança un coup de poing joueur dans son épaule valide, les yeux rieurs. Comment pourrait-elle un jour se lasser de Shane ?
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MessageSujet: Re: Max&Shane - you can have what's left on me.   Mer 8 Mai - 1:06


Voilà que je viens de me ridiculiser. Je le vois au regard de celle que j’aime. Elle se fout de moi. Un p’tit sourire en coin que je connais bien, les bras croisés pour faire genre. Shane tu peux aller te jeter d’un pont, la honte te tuera. Enfin. Presque. Si la guerre, si la captivité ne m’a tuée, je pense que je survivrais. Ma façon de réagir, lui montrer, par des actes, que je tenais à elle. Tellement. Can’t barely breathe without her. Elle y répondit et mon cœur cessa de battre une seconde. L’effet qu’elle m’avait toujours fait cette fille. Cette femme. Celle pour qui je tuerais sans hésiter, sans remords. Pour qui je donnerais ma vie sans ciller. On en trouvait qu’une dans une vie et je ne comptais pas abandonner. Elle me tira vers le canapé, me forçant à m’assoir. Ça sentait le « tu devrais pas forcer ». Je la suivis tout en grognant dans ma barbe que j’allais très bien. Ce fut à son tour de parler. Après tout je ne lui avais pas laissé en placer une. Et j’écoutais, patiemment chacune de ses paroles. Elle s’excusait ? Je ne comprenais pas. C’était moi après tout qi avait lâché les choses. Laissé stagner. Etais je si niais de la penser parfaite ? S’excuser alors que techniquement elle n’avait rien fait. « Si c’est un rêve je ne veux pas me réveiller Max. » Le sourire qu’elle m’adressa me fit serre sa main. Il était doux et rassurant, envoutant aussi. « Non. Ce n’était pas ça. Je sais que vivre ensemble serait aller trop vite Max. J’en suis conscient. Surtout quand tout ça, que nous ayons à l’époque des sentiments ou non, nous n’avions pas défini grand-chose et ce serait comme se marier le lendemain d’une rencontre. Mais ça ne nous empêche pas de réapprendre à construire quelque chose. Redémarrer. Je ne veux pas perdre contact ou se voir moins. J’ai besoin de toi Max. Plus que je n’aimerais l’avouer. » Et voilà qu’elle me traitait d’abruti. Elle me lança un coup doux et symbolique dans l’épaule. Non je plaisante, mais je le voyais ainsi. Elle avait de la force, mais pas assez pour me blesser. Parce qu’elle ne le désirait pas. « Fais pas comme si tu n’étais pas au courant. Et puis, près tout c’est un signe que celui que tu as connu est toujours là quelque part. Tu me rends con. Et niais. Et le pire c’est que j’en redemande. J’en conclus qu’on est des foutus masochistes. Mais sache que je comprends ce que tu ressens vis-à-vis d’Amber et jamais je ne me mettrais entre vous deux. » Je me collais un peu plus à elle et l’embarquais pour coller mes lèvres de nouveau sur les siennes. « Dis-moi, tu vas enfin me parler de ce changement de taff. Tu quittes l’armée hein ? Je dois dire que ça m’a surpris. De toi. Tu es sure que tu ne le regretteras pas ? J’espère que je n’ai pas joué de part dans cette décision. Certes je n’y retournerais pas mais ça ne doit rien changer pour toi. » Je me voyais mal jouer les armyhusband cela dit mais ça je le gardais pour moi. Je voulais être sûr qu’elle n’abandonnait pas une trop grande part d’elle-même. « Raconte-moi. Quelles sont tes nouvelles fonctions. Ça te plait ? Ton coéquipier est moche et gay j’espère ? » Quoi moi jaloux ? Mais non à peine. Je tâtais le terrain. Sait-on jamais que je doive en tuer un ou deux ou leur expliquer qu’elle était à moi. Je savais que l’idée stupide que j’avais eu ya quatre ans e la tatouer était au final pas une si mauvaise idée.


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MessageSujet: Re: Max&Shane - you can have what's left on me.   Sam 1 Juin - 16:36

Un rêve ? Non, impossible. Ils étaient bel et bien ancrés dans la réalité. Malgré tout, Max pressa doucement la main de Shane dans la sienne, autant pour le rassurer lui, que pour la soulager elle. Jamais plus elle ne voulait revivre cela. Ce sentiment d’abandon, cette douleur lancinante, qui allaient de pair avec la fin d’un rêve. Cet instant où l’on se réveille, la seconde précise où l’on comprend que tout est faux et que l’on est seul sous les draps froids. Les premiers temps, Max espérait continuer à voir Shane longtemps dans ses rêves de retrouvailles, de moments à deux, d’avenir et de bonheur partagés. C’était, après tout, son seul moyen de le voir. Mais au fur et à mesure, rêver de Shane devenait bien plus difficile à supporter. Parce qu’entre temps, elle avait perdu espoir. Celui de le revoir un jour. Elle avait compris qu’il ne reviendrait pas. Ce qui, bien entendu, la faisait déjà bien assez souffrir sans que son subconscient ne décide de s’en mêler, d’augmenter sa culpabilité. Alors non, Max ne voulait plus rêver. Et là, elle se sentait bien trop heureuse pour que ce ne soit pas réel. Il n’y aurait pas de réveil, les joues baignées de larmes. Seulement la joie de s’être retrouvés. L’impatience de se redécouvrir. De vivre enfin leur propre histoire…

Shane expliqua son propre ressenti, et la brunette ne put qu’approuver. Bien sûr qu’ils continueraient de se voir le plus possible, afin de réapprendre à se connaître. Elle aussi, avait réellement besoin de lui, plus qu’elle ne saurait le dire, plus qu’elle ne saurait l’imaginer. Shane faisait partie du peu de personnes de son entourage en qui elle avait une confiance absolue, qui comptaient au point qu’elle serait capable de tout pour eux. Absolument tout. Elle était toutefois soulagée qu’il comprenne – et partage – son souhait de prendre leur temps, de ne pas précipiter leur relation. Et puis, il y avait Amber : sa grande sœur ne voulait pas lui imposer quoi que ce soit, l’adolescente et Shane devaient, eux aussi, construire leur propre lien avant de songer à vivre ensemble, sous le même toit.

Elle éclata de rire lorsqu’il avoua qu’elle le rendait con, niais, et qu’ils n’étaient qu’un couple de masochistes. Il n’avait pas foncièrement tort. Voire pas du tout, même. Puis, il reprit son sérieux et expliqua qu’il ne se mettrait jamais entre Amber et elle. « Je le sais bien, » acquiesça doucement Max. Oui, elle le savait déjà. Ils avaient peut-être été séparés pendant plusieurs années, mais la brunette connaissait Shane. Il n’était pas comme ça. Sous ses allures d’homme dur et fermé qu’il réservait aux inconnus, il y avait un cœur. Un cœur en or. Il était conscient de l’importance qu’Amber, fraîchement débarquée, venait de prendre dans la vie de sa demi-sœur. Toutes deux avaient du temps à rattraper, au même titre que Max et Shane. Ce dernier allait donc devoir la partager. Il le savait parfaitement, et il l’acceptait sans détour. Elle ne l’en aimait que davantage…

Alors qu’ils étaient collés l’un contre l’autre sur le canapé, la Colonel laissa reposer sa tête sur l’épaule de Shane. Elle donnerait n’importe quoi pour rester éternellement dans cette bulle de bonheur tout simple, mais d’une grande importance à ses yeux. Elle ne demandait rien de plus. Rester là, contre lui, au calme. Sans mission dangereuse à accomplir. Sans arme à feu entre leurs mains. Plus de guerre, plus de sang, plus de morts. Juste eux, dans cet appartement, dans cette nouvelle vie qui leur tendait les bras. Max soupira d’aise, fermant les paupières, savourant au maximum chaque seconde qui s’écoulait. Bientôt, Shane lui demanda comment se passait ce nouveau job. Lorsqu’il plaisanta – ou pas ! – sur son coéquipier, elle rit à nouveau. « Hmm, il est plutôt pas mal en fait ! » lâcha-t-elle en faisant mine de réfléchir. « Et je peux me tromper, cela dit non, je ne crois pas qu’il soit gay… » Avant que Shane ne puisse la harceler afin de connaître son nom, prénom, âge, adresse, l’immatriculation de sa voiture et sa marque de lessive préférée, elle reprit son sérieux et ajouta, presque en maugréant. « Il a surtout vingt-six ans ! C’est plutôt déroutant pour moi, de devoir obéir à quelqu’un d’aussi jeune. » Elle haussa les épaules, résignée cette fois. « Je dois avouer qu’il a l’air bon dans son métier, malgré son peu d’expérience. J’ai fait quelques recherches sur lui et questionné, l’air de rien, une poignée de ses collègues. Ils sont unanimes : c’est un excellent élément pour le DHS. Et c’est la raison pour laquelle il est mon formateur. Dans l’ensemble, ça se passe bien pour l’instant. Il prend le temps d’expliquer les procédures, de répondre à mes questions… C’est un bon début, » détailla la brunette. Restait à apprendre à se la fermer en cas de conflit : des deux, Nathan était le supérieur, pas elle…

Max se releva légèrement afin de plonger son regard dans celui de Shane. « Je te mentirais si je te disais que tu n’étais pas l’une des raisons qui m’ont poussée à quitter l’Armée. Je n’ai pas envie d’y rester si c’est sans toi. On vient à peine de se retrouver, et il faudrait déjà que je parte plusieurs mois d’affilée en mission ? » s’exclama-t-elle, sceptique. Ils n’auraient pas de vie commune, dans un tel cas. Max ne voulait pas, ne voulait plus, s’éloigner de Shane. « Mais… Je le fais aussi pour Amber. Elle non plus, je n’ai pas envie de l’abandonner. Elle n’est qu’une adolescente sans aucun repère qui ne demande qu’à se reconstruire… Je serais un monstre si je l’emmenais vivre de force à la base, surtout si c’est pour la laisser se débrouiller seule la moitié de l’année. » Max soupira. Malgré ses belles paroles, elle en avait gros sur le cœur, et savait que Shane saurait l’écouter autant que la rassurer. « Seulement, c’est dur de quitter l’Armée. Il va me falloir un temps d’adaptation. Ce métier, ce style de vie, c’est tout ce que j’ai toujours connu. Six mois plus tôt encore, je ne m’imaginais pas prendre un appartement avec ma demi-sœur cachée, ni pourchasser les terroristes avec un Sig Sauer et un badge ! » Elle esquissa un sourire et demanda à son tour. « Allez, à toi de me dire comment tu vois les choses, de ton côté. Je suis sûre que tu y as déjà réfléchi. Shane Hamilton a toujours un plan, n’est-ce pas ? » Cette phrase, elle l’avait entendue des millions de fois quand ils travaillaient dans la même unité. Les soldats respectaient Shane pour beaucoup de raisons, mais aussi parce qu’ils savaient pouvoir compter sur lui, et dans n’importe quelle situation. Ils aimaient plaisanter en disant qu’il avait toujours un Plan Z au cas où les vingt-cinq autres planteraient. Et même si c’était très exagéré, dans le fond, ils n’avaient pas tort. Après tout, ne s’était-il pas débrouillé pour se libérer et retrouver Max, alors que tout le monde le croyait mort depuis longtemps ?
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MessageSujet: Re: Max&Shane - you can have what's left on me.   Mar 9 Juil - 15:27

En réponse à ma réflexion elle serra sa main dans la mienne. Chaque contact avec elle était un moment, une part de rêve. Elle n’imaginait à quel point, elle était pour moi si irréelle. Même à l’époque, qui aurait dit que cette femme tomberait amoureuse d’un type comme moi. Pire encore à présent que j’étais plus grand-chose de ce que j’avais été. Ma remarque la fit rire à gorge déployée. J’en aurais presque été vexé. Mais je savais qu’elle aimait mes conneries, et si j’en disais à nouveau, c’est que l’espoir était encore permis. Sa tête sur mon épaule – outre le fait que ça faisait mal mais il n’était pas question de lui dire – fut agréable. Fut une époque où les câlins n’étaient pas de rigueur, de peur de perdre ce que nous avions et que nous n’étions pas capable de nommer. A la mention du « pas mal » un léger grognement façon homme des cavernes se fit entendre. «  Comment ça pas mal ? Hétéro ? Tu ne peux pas changer ? »  Sachant très bien que ce ne serait pas possible mais ayant déjà envie de le mettre en morceaux. Oui oui dans mon cerveau tous les hommes à trainer dans son sillage devaient être moche ou gay. Mais quand elle ajouta qu’il avait un âge assez.. Fin c’était un jeunot quoi, je me mis à sourire, sans être vraiment rassuré. «  Jusqu’au jour où tu en auras marre de ton vieux modèle à moitié défoncé et bon pour la casse.. » Dis-je à moitié sérieux. Une partie de moi se demandait ce qu’il allait bien me rester comme job et si un jour elle ne se rendrait pas compte que la carte routière a bien trop de kilométrage. «  Ouais..Jeune, beau et hétéro. T’as raison ça me rassure vachement. » Bougonnais je. Si je continuais elle allait le jeter aux ordures son ronchon. Ça, ça n’avait pas bougé, râler avait toujours été une grande partie de ma personnalité. «  Je vais lui expliquer les procédures moi aussi.. » dis-je cette fois ci avec un grand sourire. La vérité étant que même à moitié bousillé, j’étais capable d’en faire de la purée, mais je savais aussi qu’il n’en était pas question. Pourtant ça me démangeait. «  En y repensant… Toi qui est..plus âgée que lui. Tu peux m’expliquer comment tu fais..pour obéir ? Non parce qu’aux dernières nouvelles, tu adorais passer tes nerfs sur tes inférieurs.. Jte vois pas vraiment dire oui chef… » Là le sourire était encore plus grand et je risquais de finir par passer par la fenêtre. Mais je venais d’imaginer un instant le ptit jeune lui dire de faire quelque chose sans rechigner et bien qu’elle soit disciplinée, ça devait pas être facile de se « coucher » devant un gosse. La suite fut plus dure à avaler, car elle avouait qu’une partie de ses décisions m’était liée. «  Je ne vais pas te mentir non plus, mais, je sais ce qu’impose l’armée, je l’ai vécu et je sais m’y conformer.. Mais j’ai l’impression que toi, ce n’est plus le cas jme trompe ? » Certes la voir partir ne m’aurait pas réjoui, c’est évident, mais ça m’aurait peut-être permis d’avancer sans elle derrière, de trouver ce que j’allais faire de ma vie, à présent que l’armée n’en ferait plus partie. Comment faisait-on pour changer de voie, quand toute notre vie avait été définie par celle-ci. «  Je vois. C’est sûr que c’est plus complexe d’un coup. Mais.. still. Je ne te voyais pas abandonner tout ça. Moi je n’ai pas le choix, je serais bon à jeter. » Si je continuais elle allait me dire de la fermer ou me faire taire, si une chose pouvait l’énerve, c’était que quelqu’un se déprécie. Je fis mine de rire, mis le cœur n’y était pas. Un plan. Aucun, rien, quedale. «  Honnêtement ? Je n’en sais rien. J’ai toujours eu des taches, des missions, un but. Là, j’ai, rien. Je ne sais pas quoi faire ni comment et si j’en ai envie. Mais je ne me vois pas savourer ma retraite non plus à trente-trois ans. Sans réfléchir ? Je dirais flic. Parce qu’une chose me dit que je ne sais pas faire un job tranquille. Il faut que je bouge. Enfin la question ne se pose pas encore, parce que pour le moment jsuis censé me reposer. Tu sais le truc que je ne connais pas.. » Je me rappelais encore toutes ces fois où j’avais dû recevoir un ordre de mes supérieurs, car sans ça, j’alignais les gardes sans même penser dormir ou me poser. Ou quand on me donnait des permissions que je ne prenais pas. Le boulot avait toujours été une drogue l’adrénaline, je pensais de plus en plus que me trouver un job allait être assez difficile.
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