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 JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !

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MessageSujet: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Mar 13 Aoû - 16:10

Réveillée de bonne heure par le jour qui passe à travers la fenêtre ouverte, je me maudis d'avoir oublié de tirer les rideaux la veille au soir. Incapable de me rendormir, je traîne toutefois au fond de mon lit en observant les minutes défiler lentement sur le radio-réveil posé sur la table de chevet. Mal éveillée même après trois quarts d'heure de coma dans le lit, je finis par rejoindre la salle de bains afin de me préparer à mon rendez-vous. Ma douche froide me rappelle ô combien je déteste l'eau fraîche et je tourne le mitigeur afin de passer au-dessus des 38°C. Là, sans bouger ou sans même daigner me baisser pour attraper le savon, je reste, profitant de vider le chauffe-eau avant que quiconque le fasse à ma place. Habillée d'une longue jupe et un haut ample, je rejoins ma chambre pour récupérer mon sac et les quelques papiers importants pour l'hôpital. Un rendez-vous de routine prit bien trop tôt aujourd'hui, la prochaine fois, je songe à prendre ma visite en fin de journée, je n'aurais pas à me lever pour ça. Je passe devant la cafetière sans même la regarder, je n'ai plus droit à ce breuvage depuis bien longtemps. Sortant de l'appartement en claquant la porte, je grimace en réalisant que peut-être Jackson dormait encore dans sa chambre. Espérant me tromper ou au moins qu'il n'est rien entendu, je continue tout de même mon chemin hors du bâtiment en consultant mon téléphone. Jugeant que j'étais assez en retard comme ça, j'accélère le pas jusqu'au transport en commun au coin de la rue qui m'entraîne finalement vers l'hôpital grâce à un sprint final de ma part. Connaissant la procédure et le chemin par coeur jusqu'à l'aile du bâtiment, je signe un document quelconque annonçant ma présence et le pourquoi de ma venue et m'installe dans la salle d'attente afin de patienter grâce à un magasine datant de 2010. J'apprends que Céline Dion vient de donner naissance à deux jumeaux, j'en suis ravie, mais heureusement, le médecin m'appelle avant que je n'apprenne une autre bonne nouvelle comme celle-ci. Entrant dans le bureau, je ne me retrouve pas en face du docteur qui me suit depuis que je suis arrivée à Los Angeles, mais devant un jeune homme, trop jeune à mon goût pour être médecin. Il m'apprend avant de commencer qu'effectivement, j'ai raison et qu'il est interne pour encore quelques mois. Je décide de lui donner une chance, mais prévois de reprendre rendez-vous une fois sorti du bureau. Il observe mes dernières radios, semblent comprendre le charabia écrit à l'encre noir sur la feuille que je lui ai tendue et juge que le dosage de mon traitement que j'ai en ce moment est suffisant. Me posant des questions bateau auxquelles je donne toujours la même chose, il secoue la tête de haut en bas à chacune de mes réponses et prend des notes sur son ordinateur. Quand vient l'interrogation au sujet de la greffe, je lui demande d'oublier pour le moment sans lui fournir plus d'indication.

Ayant mes habitudes dans cet hôpital, je retrouve rapidement le chemin de la cafétéria afin d'y prendre un petit-déjeuner équilibré. Jus de fruit, kinder bueno et muffins aux pépites trois chocolats. Tellement équilibré. Mangeant en tête-à-tête avec ma boîte orange de médicaments, je prends mon temps. Sortant de ce bâtiment, j'erre un moment avant de retrouver mes esprits, partis digérer sans moi dans le labyrinthe de couloir qu'est l'hôpital et rejoindre le métro. Je consulte l'heure et pense déjà au repas de midi alors que je viens à peine de terminer mon petit-déjeuner. Pour me faire pardonner du claquage de porte du matin et même si je ne suis toujours pas certaine qu'il l'ait entendu, je passe chez l'Italien et lui ramène de quoi le nourrir et de quoi me nourrir. Le métier que je fais me permet de vivre bien, sans vraiment m'en faire pour l'avenir, j'espère juste récupérer quelques contrats supplémentaires avant la rentrée afin de ne pas me retrouver sans rien très bientôt. Montant les escaliers de l'immeuble, je grimace une nouvelle fois en donnant un coup de pied dans la porte. Réflexe trop lent, je ne la rattrape pas et elle claque une nouvelle fois, exactement comme le matin. Je trouve une place de choix pour mes achats dans le frigo et vais déposer mon sac sur une chaise. Interdite de café ou de thé, je me sers un simple vers d'eau avant de me laisser tomber dans le canapé. Observant les alentours, je remarque que l'appartement n'est pas vraiment rangé et qu'une couche de poussière est venue recouvrir l'étagère inutile du salon. Je me demande où Jackson peut bien ce caché, s'il est toujours au fond de son lit ou s'il a décidé de sortir ou même aller travailler. « Tu crois qu'un plafond noir ça ferait quel effet dans cette pièce ? » dis-je sans tourner la tête, mais en voyant tout de même mon colocataire sortir de nulle part et apparaitre dans la pièce. Perdue dans mes pensées, trop occupée à fixer le plafond de l'appartement, le noir me rappellerait la chambre dans laquelle j'ai été enfermée trop longtemps et je secoue la tête. « En fait le blanc c'est bien. » Je réalise que Jackson s'en fout certainement de mon idée de peinture, mais tant pis.
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Mer 14 Aoû - 10:33

Etre papa était pour Jackson une notion aussi dérangeante que particulièrement abstraite. Il avait pourtant eu un père. Mais quel père... Son père était tout sauf un modèle et rassemblait à lui seul toutes les peurs du Monroe. Sa plus grande étant encore de devenir comme lui. Mais pour le moment il était à moitié partit pour prendre une chemin différent.. Certes il était tout aussi violent et alcoolique. Mais il ne s’était pas marié... D’accord peut être que la différence n’était pas flagrante et qu’il avait du soucis à se faire. Quoiqu’il en soit ses débuts dans la vie de père était un fiasco, et il avait une violente envie de se tirer une balle dans la tête. Lâche qu’il était, et particulièrement énervé que Callie est finalement décidé de garder le bébé, se fichant particulièrement de ce que lui voulait, il lui avait demander de rester habiter chez elle, avec le bébé, le temps que... Qu’il règle ses affaires. Oh Callie ne comprenait pas, et Callie rêvait de l’étrangler, mais elle n’avait pas franchement le choix. Quand il venait prendre sa garde elle était trop crevée pour l’envoyer balader, et le reste du temps Jackson mettait toute sa force à éviter de croiser Callie. Lâche qu’il était. Le pire c’est que cette situation le rendait particulièrement misérable, mais il n’avait pas envie d’échouer, et la meilleure façon de ne pas échouer, était encore de ne rien tenter. Assez basique comme manière de voir les choses, mais terriblement évidente. Savannah lui avait donné un 50% au bar, pour qu’il puisse passé ses soirées à s’occupé du môme. Elle le tuerait surement s’il apprenait comment il occupait si bien ses soirées... Il n’avait pas demander de congé au garage, se disant que ça lui donnerait au moins une petite excuse pour ne pas être dans les pattes de Callie. Après tout, lui aussi devait bien gagner sa vie. Surtout que maintenant qu’il y avait une bouche en plus à nourrir. Enfin de toute façon toutes les excuses étaient bonne pour s’éloigner de Callie et du gosse. Enfin de sa fille. Dont il n’avait toujours pas retenu le prénom. Cette vérité s’imposait à lui comme une nécessité de se bourrer la gueule et de s’emplatrer dans le bitume. Il était clairement l’être le plus infâme et con que la terre puisse porter. S’il ne se resaissait pas, il allait même réussir à battre toutes les frasques de son père... Car puisque Jackson était un pitoyable menteur, il ne s’y essayait même pas, et quand il n’ignorait pas royalement Callie, il lui disait simplement d’aller se faire voir. Ils ne se voyaient pas sans cris, et aussi excitant que ça pouvait être, comme elle refusait de se faire toucher ça avait assez peu d’intérêt.

Heureusement pour lui. Il avait du pain sur la planche par ailleurs. Puisque Callie avait elle même passé plusieurs mois à l’ignorer royalement, il avait pu se préoccuper d’une autre de ses missions qui lui tenait particulièrement à coeur. A savoir sa très charmante colocataire, dernière de Conti. Il se doutait qu’Aidan n’était toujours pas au courant du lieu de vie de sa frangine, sinon il l’aurait déjà retrouver sur le pas de sa porte avec une matraque voir pire. d’ailleurs Savannah ne devait pas non plus lui avoir dit pour l’enfant... Car sinon Aidan serait aussi venu lui écraser sa paumettes. A cause de la fausse couche de sa soeur... Fausse couche dans laquelle il n’avait rien à faire... Mais Jackson connaissait Aidan, et partait avec lui du même principe de base. Tout était de sa faute. Oui les tremblements de terre et la fonte de la calotte glaciaire aussi. Evidement. Bref la seule chose qui l’avait tenu de vivre non stop dans un état d’alcoolémie indécent était Lucia. Aussi étrange que a puisse paraître l’envie de la séduire pour emmerder Aidan le poussait à être le plus présentable possible et le plus sain. Et s’il ne semblait pas y arriver pour les bonnes raisons, pour les mauvaises on pouvait récompenser ses efforts de la mention satisfaisante. Mais loin de penser que ça pouvait signifier qu’il était capable de faire quelque chose de sa vie, il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, et se disait juste que d’ici peu elle serait parfaitement mure.

Aujourd’hui Jackson ne travaillerait pas. Il avait bossé le dernier samedi pour pouvoir obtenir cette journée, et il allait en avoir besoin. Il avait passé la veille à surveiller bébé - faute de se souvenir du prénom - et autant dire qu’il n’avait rien dormit, il était rentré chez lui sans un mot quand Callie s’était réveillé et avait prit la relève. Encore l’une des pires nuits de sa vie. Jackson s’était étalé sur son lit tout habillé en rentrant et s’était endormit immédiatement. On aurait dit qu’il avait fait la fête jusqu’à pas d’heure qu’il était encore imbibé d’alcool, mais non... Il aurait rêvé que ça soit ça, mais la vérité était bien plus pitoyable. Il entendit à peine sa colocataire se réveiller, son sommeil étant atrocement lourd et pesant. Il sursauta néanmoins dans son lit en entendant la porte se claquer mais sombra immédiatement dans les bras de morphée. Il ne fut pas capable de dire combien de temps il avait dormit avant de sursauter à nouveau à cause de cette fichue porte. Il allait la retirer ça serait plus simple pensa-t-il en grognant la tête dans l’oreiller. Il se leva péniblement vérifia instinctivement l’odeur qu’il pouvait avoir, et décida de changer de vêtement... En vrai il fallait prendre une douche, mais là tout de suite il avait envie de s’effondrer, et comme il allait surement croiser Lucia autant avoir l’air un minimum présentable. En faite sinon se mettre en caleçon ça pouvait être pas mal... Son corps de rêve le déservirait moins que ses vêtements sales et au moins il pourrait filer directement sous la douche après. Il sortit donc de sa chambre en caleçon l’air encore d’être dans les vapes. Il la trouva assise dans le canapé. C’était quand même un beau brin de fille. Il n’y avait pas à dire. « Tu crois qu'un plafond noir ça ferait quel effet dans cette pièce ? » Il pensait surtout qu’il en avait rien à foutre du plafond et que peindre n’était pas son mojo... Enfin que ça le ferait chiez quoi... « En fait le blanc c'est bien. » Ouai... Si tu le dis.. Jackson avança d’un pas probablement un peu lourd et se laissa tomber sur le canapé mettant ses jambes par dessus l’accoudoir et sa tête au meilleur endroit du canapé... Sur les cuisse de sa colocataire. Oh elle pouvait le repousser si elle voulait, mais au moins il aurait un coussin confortable pendant quelques seconde. Sans oublié une vue imprenable sur sa poitrine et sur un jolie visage. Enfin tout ce qui pouvait le mettre de meilleur humeur. Il grogna doucement. «Tu es une discrétion sans faille le matin...» Il ferma doucement les yeux profitant du faite qu’elle ne l’avait pas encore envoyé bouler. Les yeux fermé il demanda doucement. «Tu fais quelque chose aujourd’hui ? Je ne travaille pas.» Il aurait pu pousser le bouchon encore plus loin à lui dire qu’il avait envie de passer la journée avec elle. C’était ce que toute fille normalement constitué rêvait d’entendre. Et c’était ce qu’il refusait bien de dire. Mais si vraiment il le fallait... parce que Lucia ne connaissait toujours pas l’existence du bébé, et nul doute que ça foutrait à plat tout ses espoirs... Il lui dirait et bien... Quand il voudrait que tout ça cesse. Quand il voudrait frapper le dernier coup et assommer Lucia. Et Aidan avec. .
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Sam 31 Aoû - 22:55

A peine sortie de mon rendez-vous à l'hôpital, que j'ai déjà à manger entre les mains. J'aurais pu être déraisonnable et boire café sur café, thé à quatre heures de l'après-midi et enchaîner par l'apéritif de dix-huit heures trente. Sauf que je n'étais pas de cette graine là et même si ma vie n'était pas celle dont j'avais rêvée petite, que j'avais vécu des choses sans nom encore, je préférais rester aux commandes de ma vie, plutôt que de manger les pissenlits par la racine. Non, je ne suis pas prête à quitter cette terre. Décidant que j'ai assez pris l'air pour aujourd'hui, ou en tout cas, pour la matinée, je me débrouille pour retourner jusqu'à l'appartement par le trajet le plus agréable et le moins long surtout. Un arrêt au magasin Italien me fait perdre du temps, de l'argent, mais j'y gagne de la bonne nourriture. Je mentirais si je disais que la nourriture italienne -la vraie- ne me manquerait pas un peu. J'aurais pu me mettre derrière les fourneaux et exécuter quelques recettes traditionnelles, mais je n'ai pas dû hériter des bons gênes de la famille De Conti. Faire cuire des pâtes accompagnées d'une sauce tomate relève déjà du défi et je préfère largement aller acheter un plat plutôt que de risque l'intoxication alimentaire. Mon rein ne supporterait certainement pas mes tests culinaires. Oubliées depuis longtemps les bonnes manières de l'aristocratie italienne, je claque la porte d'entrée une nouvelle fois. Bon, ce n'est pas fait exprès, mais je m'en veux tout de même l'espace de quelques secondes. Me laissant tomber dans le canapé après mettre servi un simple verre d'eau, je repense au rendez-vous médical de la matinée qui n'a servit à rien mise à part me faire lever trop tôt à mon goût. Mes pensées se bousculent et passent d'un sujet à l'autre sans transitions. Le rendez-vous, l'homme qui me sert de colocataire, la peinture du plafond... C'est sur cette pensée que j'entends Jackson débarquer dans la pièce. Il semble se foutre pas mal de la couleur de son plafond et j'imagine que ce n'est pas dû qu'à son réveil. Il s'en fiche probablement quelque soit l'heure du jour ou de la nuit. Je tourne les yeux vers lui avant qu'il ne se laisse tomber par-dessus l'accoudoir du canapé. Je remarque aussi qu'il ne porte rien d'autre qu'un sous-vêtement masculin et qu'il n'a surtout rien à envier à personne. Oui, c'est un beau mâle et il le sait très certainement d'ailleurs, sinon il ne serait pas là, au milieu de l'appartement, en caleçon. Qu'il pose sa tête sur mes cuisses pourrait me mettre mal à l'aise, j'aurais presque pu penser qu'on était proche en le voyant faire ça, plus proche que deux simples colocataires en tout cas. « Et encore, je viens pas de me lever. Tu me verrais au saut du lit... » répondis-je à son grognement. Il ferma les yeux et m'interrogea à propos de ma journée à venir. Travailler où bon me semblait était une chose tout à fait appréciable dans mon métier. Appartement, bibliothèque -bien que je n'y allais jamais- et surtout, café et bar. Une boisson consommée à l'arrivée me permettait de rester une demi-journée entière à la même table, à dessiner ou retoucher une quelconque commande. Et si j'avais droit à une remarque de la part d'un employé, un sourire et une petite phrase sortie avec un accent italien prononcé me permettait de gagner du temps. Travailler à mon compte me permettait aussi de changer mes horaires comme je le décidais et si je ne voulais pas travailler aujourd'hui et bien je ne travaillerais pas. Est-ce que je prévoyais de faire quelque chose aujourd'hui ? Excellente question. Faisant attention à ne pas renverser mon verre d'eau à moitié plein sur le torse du jeune homme, je laisse courir mon regard pendant que ses yeux sont toujours fermés. « Non, rien de prévu. Je n'ai aucune envie de toucher au boulot en ce moment. » dis-je en posant ma main libre sur son épaule. Est-ce que c'était l'été, la chaleur, le simple manque de motivation ou alors ma maladie qui m'empêchait de travailler correctement. A moins que se ne soit encore plus futile et subtile que ça. Et si, avec l'information que Jackson venait de me livrer -celle comme quoi il ne travaillait pas aujourd'hui- m'inciter à lui dire que, effectivement, moi non plus je n'avais rien de prévu Eeeh ! Mais alors passons la journée ensemble Je n'avais plus seize depuis bien longtemps et je n'étais pas sûre que faire des insinuations comme celle-ci était de mon âge. Si je voulais quelque chose -quelqu'un- je n'avais qu'à le dire ? Non ? Non. Repoussant doucement la tête de Jackson qui me mettait finalement de plus en plus mal à l'aise avec les minutes qui passent, je me lève du canapé, le laissant sans repose-tête. Mon verre trouva sa place sur la table basse, rejoignant quelques tasses à café vides et autres papiers non-identifiés et non-identifiables. M'installant de nouveau sur le canapé, non loin de là où j'étais quelques secondes avant, je remonte mes jambes contre ma poitrine afin d'éviter que Jackson ne me prenne une nouvelle fois pour son coussin personnel. « Alors si tu ne travailles pas, tu as prévu quelque chose peut-être ? » Un jogging ? Une sortie au centre commercial ? Bref, un truc qui lui ressemblait tellement que je rigolais presque intérieurement. « Et sinon, tu t'habilles pas aujourd'hui ? » demandais-je en désignant d'un coup de tête sa tenue toujours aussi légère. Il ne comptait quand même pas m'exhiber ses muscles toute la journée, si ? Des mois maintenant que je vivais ici et rien ne s'était encore passé, mais s'il continuait ainsi, pas sûre que ça dure indéfiniment, certes j'aimais les belles histoires et je ne pouvais pas dire non à une jolie tirade romantique.
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Lun 9 Sep - 21:32

En vérité Jackson aimait bien Lucia. Enfin comme il pouvait bien aimé une femme, c’est à dire pas des masses, et essentiellement basé sur le physique de cette personne. Mais lui qui n’avait jamais été capable de la moindre manipulation, se plaisait étrangement, et réussissait plutôt bien à passer pour une personne moins demeurée et mauvaise qu’il ne pouvait être. Bien sûr il n’était pas un homme parfait pour autant, ça n’aurait aucun intérêt, de il savait de source plutôt sûr que les femmes n’aimaient pas les hommes parfaits, et craquait plus facilement pour son homologue bad boy, qui laisse entrevoir des brèches bien sentit. En gros un homme un peu raté, mais que l’on peut encore sauver des abysses et restaurer. Car oui les femmes avaient ce fâcheux attrait pour les causes désespérées, et nourrissaient sans cesse le désir de changer la personne avec qui elle partageait leur vie. C’était bien sûr insupportable et complètement ridicule. Mais pour une fois, Jackson n’avait pas tant besoin de faire semblant, et ne cachait pas grand chose. Enfin pas grand chose mise à part son alcoolisme latent, ses multiples conquêtes, son passé d’ex-junkie, ex-taulard, et son gosse... Presque rien en somme. Ou presque tout, tout dépendait du point de vue... Mais après tout, elle n’était qu’une colocataire bien trop charmante, soeur d’un abrutit de première. Là tout de suite on se demandait comment Jackson pouvait réellement apprécier Lucia, et si son seul attrait, autre que son postérieur, sa poitrine bien dessinée, et ses formes avantageuses, n’était pas sa liaison familiale avec le De Conti. Disons, pour faire plus simple, que Lucia n’insupportait pas Jackson. Et pour le moment c’était le plus grand compliment qu’on pouvait lui faire. Il supportait sa voix, n’ignorait pas complètement ses paroles, et savaient même la regarder dans les yeux. Ce qui était un grand progrès. Il sourit faiblement aux remarques de Lucia, à essayer de l’imaginer au saut du lit. La vision était plutôt loin d’être déplaisante. Peut être parce qu’il avait omis d’ajouter un pijama. En même temps il se rendit compte qu’il n’avait aucune idée de comment Lucia dormait, ce qui était surement plutôt logique, bien que son plan nécessitait qu’il finisse par le savoir, et que donc à défaut de savoir très exactement ce qu’elle portait sous les draps, il avait préféré ne rien mettre, et imaginer. Heureusement pour lui, il avait les yeux fermés, et Lucia ne pourrait probablement rien voir de ses fantasmes éveillé. Il demanda aimablement si elle faisait quelque chose aujourd’hui, passer du temps avec elle semblait indispensable à la réussite de son plan, et lui permettrait de voir s’il pouvait vraiment être agréable avec une femme, toute une journée durant. Une femme qui était différente de Savannah, ou Ashleigh. Soudainement il sentit des mains se glisser derrière sa tête, permettant à son coussin de s’extraire avec une certaine douceur, le laissant malheureusement mal installé sur le canapé. Bon il ne pouvait pas tout avoir très clairement, mais le simple fait qu’il ne se soit pas pris une gifle ou que ça tête n’est pas volé dans tous les sens avant de retomber sur le canapé, indiquait qu’elle n’avait pas été si dérangé par se contact, et qu’à l’avenir peut être, il pourrait recommencer. Il rouvrit les yeux en entendant la question de sa colocataire, et grogna doucement. Oui les grognements sourds étaient le langage principal de Jackson au lever du lit, ça n’avait rien de dégradant, de mauvais, de méchant, c’était simplement sa voix un peu rauque qui s’écrasait doucement dans l’atmosphère et le rendait plutôt sexy. «Dormir initialement... Maintenant que je suis debout... Ce que tu veux..» Enfin debout... C’était un bien grand mot. Le retour de sa colocataire sur le canapé, en position de défense anti-usage impromptu d’oreiller, l’obligea à s’assoir de manière plus décente, mais il n’en était pas mieux vraiment debout. Enfin quoiqu’il en soit, pour une fois il avait presque subtilement appuyé sa demande de passé la journée avec elle, il scruta légèrement son visage, guettant un sourire, ou au mieux un léger rosissement des joues. La nouvelle question de Lucia le fit rire, provoqua chez lui un sourire brillant et des yeux malicieux. «Ca te dérange ?» demanda-t-il l’air absolument innocent. Néanmoins il se leva du canapé, marchant dans le salon d’un pas nonchalant, vers la salle de bain. «Je comptais prendre ma douche, je m’habillerais ensuite.» Il ouvrit la porte de la salle de bain, rentra dedans, et sortit la tête deux minutes plus tard, avant de lâcher dans un léger rire «Tu veux venir ?» Quoi ? Il n’avait pas le droit de faire de «fausse» proposition indécente ? Enfin fausse... En soit si elle voulait venir, elle était la bienvenue.

Jackson se doucha rapidement, profitant de l’eau qui coulait sur sa peau, pour se laver de sa nuit pitoyable, de cette nouvelle rencontre glaçante avec Callie. Essayant de s’aéré l’esprit sous l’eau bouillante, il espérait ainsi être tout disponible pour sa colocataire, qui avait l’air d’être franchement plus simple à vivre que l’autre... Il sortit une dizaine de minute plus tard, faisant un certain bruit avec la porte annonçant son arrivé, traversant le salon, en serviette, et mal séché. Quoi ? Elle n’était pas obligé de regarder non plus. Il avait simplement oublier de prendre ses vêtements avant de passer sous la douche. Pour éviter que ça ne fasse trop grillé il ne s’arrêta néanmoins pas, et passa tout naturellement jusqu’à sa chambre, ou cette fois-ci, il se sécha comme il fallait, s’habillant rapidement d’un jean et d’un t-shirt. Il ne fallait pas trop lui en demander. Quand il souhaitait se mettre en valeur il avait rarement besoin de mettre quelque chose sur son dos. Il ressortit de la chambre, voyant Lucia toujours sur le canapé. Il s’installa à ses cotés après avoir attrapé une tasse de café. «Donc, qu’est ce que mademoiselle veut faire aujourd’hui ?» Là tout de suite il avait légèrement peur de ce qu’elle pourrait proposer. Jackson n’avait réellement pas l’habitude de passer la journée avec une femme, ailleurs que dans une chambre... C’était mal à avouer, mais c’était Jackson. Prenant un air légèrement plus sérieux, il finit par ajouter. « Au faite, je t’ai dessiné.» Quiconque connaissant un minimum Jackson aurait pu faire de grand yeux rond. Dessiné? Jackson dessinait ? Jackson lui même ne savait pas ce qu’il y avait de plus choquant, que personne ne sache qu’il savait manier le crayon, ou qu’il le dise à Lucia, par dessus tout autres personnes ? Cela dit, c’était tout réfléchit, Lucia était illustratrice, et apprécierait probablement un bon coup de crayon, il avait beau ne pas avoir confiance en ses dessins, si ça pouvait lui permettre de gagner des points et d’arriver plus vite au but... Il se sentit légèrement horrible en pensant de la sorte, mais chassa ses pensées... «Enfin je l’ai fait de mémoire.. Ce n’est probablement pas très ressemblant.» Il tira un carnet coincé entre un paquet de magasine plus stupide les uns que les autres, prenant soin de l’ouvrir à la page habité par le Lucia en noir et blanc. Malgré ses précautions de se faire passer pour un plus mauvais dessinateur qu’il ne l’était, son dessin était criant de vérité. D’un très fort et subtile, Jackson semblait avoir eu un troisième oeil pour définir la splendeur de sa colocataire ainsi que le vide qui semblait se creuser à l’intérieur d’elle. Droite comme un i, à regarder dans le vide, à travers la fenêtre, Lucia était là, parfaitement absente, vide, et triste. «Je sais plus quand c’était. Mais je t’ai trouvé magnifique. J’ai essayé d’imaginé ton visage, si tu t’étais retournée» En effet, dans la vignette suivante, son corps avait gardé une posture similaire, mais son cou c’était légèrement tourné, laissant apparaître son regard brillant mais légèrement morose, et toute sa pureté. «Enfin... Je trouvais que ça faisait bizarre de t’avoir dessiné sans que le sache, alors voilà.» Finit-il par dire, l’air de rien, quand bien même il avait l’habitude de dessiner tout le monde autours de lui, à partir du moment qu’il était capable de déceler en eux une part d’ombre. Après tout il n’y avait que ça qui valait la peine d’être vu d’après lui. Le reste n’était que des carapaces lumineuses dans lesquels on se complaisait plus ou moins bien.
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Mer 18 Sep - 0:03

Insupportable américain. Jackson ne m'avait pas fait une bonne impression lors de notre première rencontre. Tout du moins lors des premières minutes de notre première rencontre. Un dragueur trop lourd, un décalage horaire toujours difficile à accepter. Toute seule dans la cité des anges, impossible de trouver le sommeil, j'avais rejoint un bar, le premier sur mon chemin. Et puis, un verre d'alcool -de trop pour ma maladie- et tout change. Jackson semble plus gentil, moins idiot et davantage à l'écoute. Pas que le verre de boisson y soit pour quelque chose, mais je me souviens parfaitement avoir raconté une partie de ma vie, insistant sur ma venue à Los Angeles oubliant de mentionner maladie, famille et enlèvement, à un illustre inconnu. Inconnu, qui, aussi chiant qu'il m'avait paru aux premiers instants, s'était trouvé finalement drôlement sympathique, spécialement quand il m'avait proposé de loger chez lui le temps de trouver un chez moi. Chez moi que je n'ai toujours pas puisque je vis toujours dans l'appartement de Jackson. Alors non, on ne se connait pas bien, mais qui a besoin de savoir que je suis malade, que si je n'ai pas de greffe la vie m'échappera ou qu'un fou furieux me fait encore faire des cauchemars ? Ni Jackson, ni personne n'a besoin de connaître les détails de mon existence, encore moins si c'est pour qu'il s'inquiète pour moi. Bien que Jackson ne semble pas du genre à s'inquiéter pour quiconque, mise à part lui-même. Et encore, en le voyant émerger certains matins, je me pose la question. Les grognements qui parviennent jusqu'à mes oreilles semblables à des réponses ou des questions m'incitent à parler. M'installant de nouveau sur le canapé, jambes relevées -position pour laquelle Madame De Conti m'aurait gratifié de la peine maximale- je lève un sourcil à la proposition de Jackson, celle de faire ce que je voulais pour la journée puisque, apparemment, dormir n'était plus au programme. Sans même prendre la peine de répondre, peut-être le ferais-je plus tard, je désigne d'un mouvement de tête son corps. Le fait-il exprès ou ne se rend-t-il pas compte qu'il se promène en caleçon dans le salon. Bon d'accord, c'est son appartement et il a encore le droit de faire ce qu'il veut. Mais je suis ici depuis des mois maintenant et bien qu'aucune règle n'est été établie, je me voyais mal me balader en sous-vêtement entre ma chambre et la salle de bains, quelque soit l'heure du jour ou de la nuit. Déjà debout à côté du canapé avant que je n'ai pu répondre à son sourire malicieux, je secoue la tête en le voyant s'avancer sans énergie jusqu'à la salle d'eau. « Fait donc ça, oui... » et couvre donc ces muscles plutôt que de me les montrer comme ça. avait-je envie de rajouter. Mon ouïe n'était pas plus développée qu'une autre et je pouvais aisément l'entendre farfouiller dans la salle de bains, probablement à la recherche du pommeau de douche qui n'avait pas changé de place depuis sa dernière douche. La tête renversée contre le dossier du canapé, j'ignorais quoi faire pour occuper la journée. Je n'avais pas prévu de travailler et Jackson semblait décider à passer la journée avec moi. Chose qui ne pouvait que me faire plaisir, après tout, je n'étais pas contre un peu de compagnie, mais s'il fallait que je choisisse le programme, alors nous allions avoir des problèmes. Le voyant passer la porte de nouveau, quelques minutes plus tard, son humour me fait sourire. « Bien sûr, j'arrive tout de suite! » Comme si j'allais le rejoindre. Jackson était beau garçon et en vivant avec lui, j'avais vu aussi bien ses bons côtés que les mauvais. Je ne comptais pas le rejoindre sous la douche ce matin, ou un autre jour. En tout cas, c'était ce que mon cerveau me conseillait vivement. L'eau dans la salle de bains se mit à couler et me donna le départ pour me lever et rejoindre ma chambre afin d'attraper le dernier livre acheté. Dans toute sa discrétion, Jackson annonce son arrivée dans la pièce et mes yeux se lèvent rapidement avant qu'il ne disparaisse dans sa propre chambre. Souriant discrètement derrière mon bouquin, je secoue la tête, faisant fuir ainsi quelques pensées mal placées, n'ayant rien à faire dans une colocation. Sans avoir le temps de répondre à sa question, je n'arrive pas à savoir si je dois le prendre au sérieux ou non. Son air posé ne m'aide pas à savoir s'il joue à un quelconque jeu ou non. « Tu as fait quoi ? » dis-je sans une once de méchanceté dans ma demande, celle-ci étant simplement emplie de surprise. Pliant la page de mon livre afin de ne pas avoir à retenir le numéro de mon chapitre, j'observe Jackson tirer un carnet se trouvant au milieu des magasines inutiles empilés sur la table basse du salon. L'ouvrant à la page tandis que je réfléchissais à quoi m'attendre, j'attendais patiemment, me rapprochant légèrement de mon colocataire afin de voir plus rapidement le dessin. Une caricature ? Ou bien était-il sérieux ? Sous mes yeux, la page remplie d'un dessin en noir et blanc, il est bon le bougre. Est-ce qu'il est capable de l'entendre, j'en savais rien du tout puisque la conversation n'était jamais venue sur le tapis. Un dessin remplie de vérité. Une vérité que je n'avais jamais osé admettre à quiconque. En fait, Jackson ne voulait pas l'avouer et ne l'avouerait probablement jamais, mais il aurait fait un excellent artiste. « C'est sûr que tu peux faire flipper une femme comme ça » dis-je en essayant d'être un peu plus légère, cachant mon malaise face à ce dessin grâce à un rire gêné. Sans pouvoir détacher mon regard de celui de la fille sur le carnet, j'ai la terrible impression qu'elle est en train de me jeter toute mon histoire à la figure. Qu'est-ce que Jackson a bien pu lui trouver -enfin, me trouver- à ce moment-là ? Qu'est-ce qui méritait d'être couché sur du papier de la sorte ? Moi, je voyais tout : les années passées enfermées, loin de mes frères, de ma famille entière, du monde que je connaissais. Puis ma maladie. L'incapacité à en parler à quelqu'un. Les médicaments, plus nombreux chaque semaine... Mais lui, il voyait quoi ? « Il est magnifique, mais je t'interdis de le diffuser » rajoutais-je en me cachant derrière un sourire, en sachant bien qu'au fond de moi, il n'avait pas prévu d'être dessinateur, illustrateur, artiste ou peintre dans les années qui viennent, je n'avais donc pas de soucis à me faire avec ce croquis, trop vrai pour être vu. « Que dirais-tu d'aller faire un peu de shopping ? » proposais-je en fermant le carnet et lui tendant, fermant ainsi par la même occasion la page "malaise" de la journée. « Bon ok, je plaisante t'inquiète pas... j'ai pas envie de sortir aujourd'hui. » Rejoignant le sol, je sors de dessous la table une manette de console que je garde en main une seconde, avant de la tendre au brun. « Tiens... » dis-je en sortant la deuxième. Out GTA ou peut-être CoD, un jeu de course me semble plus approprié. Et peut-être que Jackson s'ennuiera, peut-être qu'il n'a même pas envie de jouer, tant pis pour lui puisqu'il m'a bien fait comprendre qu'il comptait passer la journée avec moi. « Celui qui perd a un gage. » n'étant pas persuadée que Jackson ait une quelconque once de galanterie dans les veines quand il s'agit de jeux vidéos, j'annonce quand même mon gage pour lui, au cas où je le batte à la course. « Tu feras le ménage, je te préviens. »



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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Lun 30 Sep - 21:24


Ce que Jackson ignorait ne pouvait pas lui faire de tord. En l’occurrence ce la ne pouvait surtout pas lui faire de bien. Car ce que Jackson ignorait c’était justement tout ce qu’il y avait de bon en lui. Car Jackson n’était pas un mauvais bougre. Il aurait même pu être un chou à la crème... Quoiqu’il y avait fort à parié que ça l’aurait fortement agacé. Mais il aurait pu être un gars bien. Peut être même bien et amoureux qui sait. En tout cas il aurait pu ne pas être aussi mauvais et nocif qu’il ne l’était. Lucia ne s’en rendait peut être pas compte. Après tout c’était exactement le but de l’opération. ne pas montrer à quel point il pouvait être un idiot finit. Un homme de la pire espèce qui détruisait tout sur son passage. Sans faire attention la plus part du temps. On pouvait rarement reprocher à Jackson d’avoir de mauvaise intention. Mais le résultat était toujours le même. Quoiqu’en soit en ce qui concerne Lucia, il avait tous les tords. Il était capable de la regarder dans le plus grand des sérieux, de lever une main, de mettre l’autre sur son coeur et de dire «je jure que mes intentions son mauvaise.» Mais ce n’était pas de sa faute. Pas tout à fait... Enfin il pouvait essayer de s’en dissuader en tout cas. En ce qui concernait Lucia il était aveuglé par une longue éducation personnelle de machisme. Le point de base de l’histoire étant qu’il se fichait des femmes et de ce qu’elle pouvait ressentir. La plus part du temps il ne comprenait pas du tout les sentiments qu’elle pouvait connaître, et le reste du temps il les ignorait pour sa propre santé d’esprit. La seconde raison était qu’il était principalement aveuglé par la haine. La première fois qu’il l’avait vu, il n’avait aucune mauvaise intention à son sujet... Sinon peut être des pensées perverses mal placée, qui ne pouvait honnêtement pas lui faire de mal. Enfin à moins qu’elle soit à la recherche d’un prince charmant. Dans le cas contraire, elle passerait une bonne soirée, une bonne nuit aussi, et demain l’affaire serait plié. Oui, Jackson n’avait rien prévu de lui faire de particulier, mise à part de profiter de ses formes avantageuses. Et puis elle s’était échapper quelques secondes, et son regard avait glissé sur ses papiers d’identité. Il ne savait quel curiosité l’avait poussé à venir regarder. Jackson n’était pas particulièrement curieux de nature, mais le fait d’avoir le passeport italien fermé de la sorte devant ses yeux il n’avait eu qu’une seule envie. L’ouvrir. Et il l’avait fait. Sans aucune gêne. Il n’allait pas être gêné de lire un nom... C’était pourtant le nom qui avait tout changé. Lucia De Conti... Il y avait honnêtement peu de chance qu’elle ne soit pas la soeur d’Aidan. Combien de ressortissant Italien à Los Angeles devait-il s’appeler De Conti ? Je veux dire c’était ridicule... Il ne pouvait pas être tant que ça. Et c’était ce misérable nom qui avait tout scellé. Il avait à peine réfléchit qu’il s’était lancé dans son plan à la con... Il lui avait proposé de prendre la chambre de son ancien colocataire qui s’était fait la malle je ne sais ou... Le temps de trouver un logement à elle. Le temps que lui retrouve un colocataire. Et bien sûr elle n’avait pas trouvé de logement, et lui n’avait pas trouvé de colocataire. Il n’avait même pas cherché... C’était contraire à son plan. Son plan qui visait à la faire se sentir le mieux possible. On ne savait jamais, peut être qu’on pourrait l’aimer. Pour après aller l’exploser à la gueule d’Aidan. Peut être qu’elle souffrirait au passage. Ce n’était pas particulièrement le but de l’opération... En tout cas il se fichait éperdument des conséquences.. Ce n’était pas son problèmes. Bref. Jackson n’était pas un mauvais bougre. Et puisqu’il l’ignorait. Il n’agissait pas en conséquence de cause et ne faisait que des conneries. Pour se donner raison de l’inverse, de la seule chose qu’il croyait. A savoir qu’il était l’homme le plus défectueux de la planète.

Alors qu’il revenait de la douche. Ou il avait bien sûr penser à faire un brin de charme à sa colocataire. Ce n’était même pas vraiment du charme... C’était un jeu. Un jeu stupide et sans aucun intérêt qui ne marchait peut être même pas sur elle. Qui au pire ne ferait rien du tout, au mieux lui sèmerait des idées dans la tête et ferait qu’à un moment elle ne serait plus capable d’y résister. Enfin, une fois habillé, il revint s’assoir sur le canapé, décidant, comme ça, subitement, sur un coup de tête douté de lui montrer un dessin qu’il avait fait d’elle. La vérité c’était que son carnet était entière griffonner. D’elle et d’autre. De Callie, de Savannah, d’Aidan même. De tout le monde qu’il connaissait, de personne qu’il n’avait fait que croiser. Toutes ses personnes décrites dans leurs peurs, leur vices, et leur douleurs. Jackson ne les comprenait pas lui même, mais armé de son crayon, on pouvait croire qu’il avait un réel talent et qu’il ne pouvait rien manquer de l’horreur et la douleur humaine. Il ne le savait pas non plus, mais c’était un travail fantastique. Pour quelqu’un d’aussi lucide que lui, il était tout de même bien aveugle sur sa personne. Il sourit à sa remarque. Se grattant la tête bêtement. «Ca va... Je ne suis pas un psychopathe... J’aime dessiner... Enfin gribouiller. il n’y a rien d’affolant dans ce carnet.» Mise à part l’épouvantable scène qui avait réunit Aidan et Jackson plusieurs mois plus tôt et qui les avait tous les deux mener à l’hôpital. Mise à part quelques scène aussi passionnel que malsaine qui avait eu lieu avec Callie. Mise à part son horreur devant sa paternité. L’abominable vérité par rapport à sa soeur. Non il n’y a rien d’affolant dans ce carnet, mise à part la preuve flagrante que Jackson était un raté... Et si Lucia savait lire ses dessins, elle prendrait peur.. Peut importe qu’elle trouve son coup de crayon élégant ou non. Le diffuser ? Elle était drôle. «Non... Ca ne me viendrait pas à l’idée... Personne ne regarderait de pareil ânerie de toute façon.» Ce n’était pas de la fausse modestie. Il était bel et bien persuadé de son absence complète de talent. Ou tout simplement il ne considérait pas le dessin comme quelque chose de valable.

Il arqua légèrement un sourcil en entendant le mot shopping. Ce n’était pas forcément ce qu’il avait prévu qu’il dirait... Mais après tout pourquoi pas... Jackson était un mec normalement constitué qui n’aimait pas le shopping, mais il aimait regarder les gens faire les magasins, il trouvait un désespoir compulsif à leur manière de regarder les robes... C’était splendide à dessiner. Mais il n’eut pas le temps de répondre qu’elle réagit tout de suite. Ne pas sortir. Très bien. Jackson n’était pas contrariant. Elle tira une manette de sous la table et la lui tendit. Jackson arqua à nouveau un sourcil. Elle était sérieuse ? Bien sûr que ça lui allait très bien de jouer à la console. Mais il n’aurait pas pensé qu’elle soit du genre à y jouer. Il sourit lorsqu’elle lança un pari vaseux... Lui perdre ? Il saurait gagné le cerveau cramé à je ne sais quel substance. «Je saurais jouer à ça les yeux fermé, complètement bourré et la tête à l’envers...» Il exagérait à peine.... Il sourit en entendant son gage. «C’est tout ? Dis comme ça on dirait que je ne le fais jamais...» Ce qui était probablement la réalité... «Toi si tu perds... Et tu vas perdre...» Mise à part des idées perverses rien ne lui venait... Et il n’allait pas décemment sortir une idée pareil... Si ? «Je trouverais quand tu auras perdu.» fit-il sur de lui. Il la regarda lancer le jeu, et au moment ou le jeu criait le départ, Jackson lança amusé. «Ready to loose Sweetheart ?» Grand sourire sur les lèvres... C’était un homme... Il lui en fallait vraiment peu. Si peu qu’il n’avait même pas fait attention au surnom à la con débile et niaiseux qu’il avait surpris. Surnom qui ne voulait rien tant il les disait peut... Même Ash n’avait pas du y avoir le droit... Et pourtant c’était la seule copine qui avait compté...
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Mar 15 Oct - 20:03

J'en avais rencontré des petits idiots dans ma vie, spécialement à la période où ma mère tenait absolument à me marier, ou en tout cas, à me voir fiancer à l'un d'entre eux. Aucun n'avait reçu grâce à mes yeux et le simple fait de passer du temps avec lui, choisi par mes parents, eux, me donner l'impression de perdre un temps fou. Après des années passées enfermé, loin de tout, de tout le monde, je jouais à présent à un jeu que j'appelais "la vie". Parler de rien, de tout. Sourire, répondre et discuter. De Conti était peut-être toujours mon nom de famille, mais je n'avais plus rien à voir avec la Lucia De Conti de l'époque. Maintenant, plutôt que de me taire, me laisser dicter une conduite qui ne me ressemble pas, je ne perds pas de temps et clame à qui veut l'entendre que je décide quoi faire de ma vie. L'argent avait fini par corrompre tout le monde, toute la famille et j'entais bien contente de me retrouver en galère lors de certaines fins de mois, plutôt que de savoir que je peux compter sur l'argent de papa et maman. Ma vie ne ressemblait plus à ce qu'elle avait pu être et Jackson était l'une des nombreuses preuves. J'essayais constamment d'ignorer les pensées qui s'orientaient vers mon ancienne vie, celle qui me donner l'impression d'avoir un million d'année. Et puis, voir le dessin que Jackson avait réalisé sur son carnet de croquis, que je ne me serais jamais permis d'ouvrir sans sa présence, me ramène à ces pensées, insupportable, me montrant bien trop vulnérable, bien trop seule aussi. Jackson savait dessiner et, même si il affirmait le contraire, il était doué. Son coup de crayon aurait pu lui ouvrir des portes, il aurait pu remplir des boudins entiers de ses "gribouillis". Trop concentrer sur le dessin qui me représente, je ne prends pas la peine de regarder le reste, de regarder plus loin dans son âme si sombre. Un petit et discret "c'est ça ouais..." sort d'entre mes lèvres quand Jackson lui affirme que personne ne regarderait "des âneries pareilles"

N'ayant aucune envie de bouger pour le reste de la journée, pensant qu'il était déjà le soir alors que non, la journée n'en était pas encore à la moitié, Jackson m'interroge et me demande ce que je prévois de faire. "Rien" aurait pu être la réponse la plus juste, mais pas la plus appropriée. Puis, voir les manettes de jeu, la console, j'avais eu l'envie subite de faire une partie. Mon enfance, puisqu'il semblait que je n'allais pas échapper à ses souvenirs aujourd'hui, je n'avais jamais eu l'occasion de jouer. Alors, en découvrant, ici même, à Los Angeles, le principe même des jeux vidéos, j'avais adoré. Simplement. Pas de quoi jouer toute la journée, ni même toute une soirée, mais de temps en temps, toute seule ou pas, j'aimais bien essayer de battre l'ordinateur. «Ooh, crois-moi, t'auras du boulot quand t'auras perdu. » dis-je en sous-entendant que le ménage allait devoir être fait de fond en comble et que je prendrais un plaisir malin à le regarder faire. Je n'étais pas sûre de pouvoir gagner, je n'étais même pas sur de pouvoir espérer gagner contre lui. Et pourtant. Jackson avait peut-être plus d'entrainement et le fait qu'il parle comme s'il pouvait gagner en toute circonstance me fait sourire. Je secoue la tête en choisissant une voiture sur l'écran, patientant que le jeu démarre. « T'auras pas à te casser la tête pour un quelconque gage. » dis-je avant d'entrevoir sur la télé le décompte. « Je ne vais pas perdre » dis-je, bien sûr de moi en jetant un dernier regard sur un Jackson bien souriant. Sweetheart, probablement un surnom commun autre qui aurait pu me faire fondre dans d'autres circonstances ; niaise, moi ? Peut-être bien oui. Le jeu démarra, tout comme les voitures des concurrents. La mienne, déjà à la traîne comptait bien rattraper son retard dès le premier virage. Bon, je n'étais peut-être pas si douée, mais j'étais loin d'être mauvaise et Jackson allait devoir le reconnaître. « Tu connais le lièvre et la tortue ? » dis-je sans me déconcentrer de mon écran et en essayant de ne pas me mélanger les doigts sur les différents boutons de la manette. Me déplaçant sur le canapé pour me retrouver un peu plus près de Jackson, j'espère bien pouvoir le déconcentrer. En fait, plus la partie avancée, plus la ligne d'arrivée se montrait, moins j'avais confiance en ma capacité à gagner cette course. Et le seul moyen était que Jackson soit déconcentré de son écran.


hj c'est touuuuuuut pourri, j'ai honte sorry!
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Dim 3 Nov - 12:01


Jackson était un homme facilement déconcentrable. Après tout c’était pour ça qu’il avait toujours été nul en cours, incapable de se focaliser sur quoique ce soit. Il n’écoutait généralement rien de ce qu’on lui disait, et ne retenait encore moins de chose. Il ne pouvait pas se concentrer plus de deux minutes sur quelques choses d’emmerdant. Et la liste des choses agaçantes étaient longues. Bien trop longue. Finalement généralement la seule chose qui pouvait maintenir son attention était son carnet de dessin et son crayon. Rare était les gens qui avaient vu Jackson dessiner. A vrai dire seul Savannah avait du avoir le plaisir de le voir aussi appliquer sur une page blanche. Le reste du temps il rangeait systématiquement son bric à brac dès que quelqu’un le regardait. Ou alors il faisait réellement des griffonnages sans importance qui aurait aussitôt fait de lui apporter des moqueries. Peut être que Jackson valait quelque chose en dessin, peut être que oui, ou peut être que non. Mais ce n’était pas la question. Car même si c’était un passe tant qui semblait l’adoucir et le maintenir dans l’état le plus calme possible, ça le rendait généralement mal à l’aise et il était incapable de regarder quelqu’un en face dès qu’il devait parler dessin. Ainsi tout d’abord il ne savait pas pourquoi il avait montré le croquis à Lucia. Il savait bien que dès qu’elle l’aurait regardé, il n’aurait qu’une seule envie, le planquer sous la table et souhaiter qu’elle ne l’est jamais vu. Heureusement pour lui, dès qu’il eut maugréé quelques phrases symptomatique de sa soit-disante nullité dans tout, Lucia sembla comprendre que ce n’était pas un sujet souhaitable et laissa tomber l’affaire.

Bon point pour elle. A dire vrai Lucia marquait tout de même un sacré nombre de bon point. Outre le faite qu’elle était franchement bien foutue, et qu’elle était la petite dernière De Conti. Mais ce dernier détail obscurcissait tout le reste. Et du rang de fille que Jackson aurait pu bien aimer. Rang qui était tout de même le plus haut sur l’échelle de Jackson, elle retombait à l’échelle proie de guerre. Rang tout à fait intéressant, mais qui finirait probablement plutôt mal pour elle. Quand bien même, Jackson était un homme aux multiples repentis, il trouvait tout de même le moyen de refaire sans cesse les mêmes conneries. Enfin ce n’était pas la question. Le fait est que le seul autre domaine dans lequel Jackson était réputé pour être indéconcentrable était les jeux vidéos. Comme tout mec banale qui se respecte, une fois qu’il avait les manettes en main, il ne quittait plus l’écran des yeux. Et cela pouvait duré des heures. Le pire ayant été lorsqu’il était complètement défoncé et que ses yeux refusaient réellement de quitter l’écran... Quitte à se taper de vraiment mauvais trip. Enfin Lucia disait qu’elle pouvait gagner. Qu’elle essaye pour voir, mais Jackson s’apprêtait déjà à devoir réfléchir à un gage.

Bien sûr, jeux vidéos, ou pas jeux vidéos, il y avait bien une chose qui pouvait toujours déconcentrer Jackson. Les femmes. C’était plutôt évident, et prévisible. Mais Jackson était le mâle de base, dans toute sa splendeur. Seulement là... Il ne fallait pas pousser. Bien sûr il vu venir Lucia à quelques kilomètres. Enfin voir était un bien grand mot vu qu’il ne lâcha pas l’écran de son regard. Il la sentit plutôt. Il sentit d’abord une pression s’enlever du canapé à mesure qu’elle se soulevait doucement avant d’atterrir près de lui. Presque contre lui. C’était sa cuisse presque contre lui qu’il avait sentit. Il hésita d’ailleurs pendant une seconde à descendre ses yeux vers Lucia, avant de se dire, grâce à toute l’intelligence qu’il était capable de mettre en oeuvre, que c’était probablement exactement ce qu’elle voulait. Et Jackson avait suffisamment peu envie de faire le ménage pour ne pas vouloir risquer de perdre la course. Il garda donc le regard sur la route fictive, appuyant habilement sur les divers boutons de la manette pour mener à bien sa voiture. «Je te déconseille d’essayer ce moyen avec moi... sauf si tu es prête à en essuyer les conséquences après.» dit-il doucement, sans lâcher la route du regard. Il n’était pas aguicheur, il était seulement réaliste. Si elle le déconcentrait avec ses atouts, nul doute qu’il allait les remarquer - comme si ça n’avait pas déjà été le cas. Et si elle le chauffait.... Bonne chance pour le refroidir... «Et si tu veux vraiment me déconcentrer comme ça, il faut que tu y mettes un peu plus du tiens sweetheart.» dit-il en souriant, sa voiture doublant au même moment le joueur invisible qui lui dérobait la première place. «Je ne suis pas exactement un puceau incapable de se retenir face à une présence féminine.» Sans blague ? Après il ne doutait pas qu’elle puisse être capable de le déconcentrer de sa tâche. Mais comme dit plus tôt... A elle d’en assumer les conséquences... Il sourit alors qu’il entamait le dernier tour de la course. «Il te reste quoi... Trois minutes max pour rattraper ton retard tortue...» dit-il se foutant légèrement de sa gueule. «Alors ça sera quoi ?»  

HJ : moi aussi c'est nuuul je suis désolé  
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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Mer 27 Nov - 22:33

Est-ce que je n'aurais pas pu lui proposer autre chose qu'une partie de jeux vidéos ? Un concours de dessin où j'étais sûre d'avoir un minimum de chance de remporter la victoire. Non, la console avait attiré mon attention et il avait fallu que je me pense capable de gagner. Par-dessus tout, contre Jackson. Certes j'avais rattrapé le retard de toute une enfance et adolescence avec des entraînements quotidiens, mais il ne fallait pas se mentir, il ne me fallait que de la chance pour gagner contre lui. Et la chance n'était pas vraiment avec moi depuis quelques années. Une famille certes riche, mais complètement inexistante. Un enlèvement qui est à l'origine de tout un tas de cauchemars encore aujourd'hui. Une maladie qui, si la science n'évolue pas très rapidement pourrait me coûter la vie. Personne ne savait rien à propos de cette maladie qui me rongeait. J'avais d'ailleurs mis des mois à l'avouer à mes frères et à qui j'avais fait promettre de ne rien dire. A personne. Sous aucun prétexte. Je n'avais pas besoin de la pitié des gens et je n'avais aucune envie qu'ils changent de regard sur moi. Jackson ne faisait pas exception à la règle, il n'en savait rien et, même s'il était mon colocataire, je m'efforçais à prendre mes pilules dans ma chambre et prenais garde à ne rien laisser trainer, que se soit les papiers ou autres tubes de cachets vidés en un temps record ces derniers temps. Enfin, pas que Jackson change son regard sur moi si jamais il le fallait, mais je ne voulais pas prendre le risque. Mes rendez-vous chez à l'hôpital était de plus en plus régulier et le traitement de plus en plus fort qu'il pouvait m'achever pour une journée entière parfois. Heureusement, je travaillais à mon compte et le retard que je prenais n'intéressait que moi. Moi et mes contrats, mais ils n'avaient pas leur mot à dire. Et s'ils n'étaient pas contents, qu'ils se trouvent d'autres illustrateurs de talent dans cette grande ville. Il devait certainement y en avoir à tous les coins de rues de Los Angeles.

Si au départ Jackson avait pu passer pour un vrai personnage grossier, mon regard sur lui avait changé rapidement quand il m'avait proposé de m'héberger un temps. Un temps qui dure puisque depuis des mois, j'ai élu domicile chez lui. Bon, je paye un loyer et les frais sont partagés. Et puis je ne pense pas être la pire colocataire du monde. Jackson n'est pas un vilain bougre et je pourrais même avoir l'impression qu'il fait des efforts pour que je l'apprécie. -Si tu savais ma pauvre Lucia- Si je voulais gagner et si je voulais bouger un peu dans ma vie, il était temps d'agir.. J'avais assez rêvé ces derniers mois et peut-être, qu'inconsciemment, c'était ce que je cherchais dans cette partie de jeux, en lançant un défi au perdant. Qu'il s'intéresse à moi un peu plus. Quelle idiote je faisais... Parce qu'après tous ces mois à le côtoyer, j'avais la prétention de le connaître un peu. Ce que je ne savais pas par contre, c'était à quel point je pouvais me trouver à côté de la plaque en ce qui le concerne. « T'inquiète pas pour moi, va. » dis-je après mettre rapprocher de lui sur le canapé. Ma jambe touchant presque la sienne, j'attends quelques secondes de plus pour bouger encore un peu plus vers lui. Concentrée sur l'écran, je ne perdais pas de vue l'objectif et tandis que mon regard cherche les autres concurrents, j'aperçois que Jackson est à la première place, talonné par l'ordinateur. N'étant même pas dans le top 3, je commence à croire que je n'ai aucune chance de gagner et Jackson semble l'avoir remarqué aussi puisqu'il annonce qu'il ne reste que trois minutes avant la ligne d'arrivée. N'étant pas particulièrement confiante quant à la course, je me permets de dévoiler une partie de mes cuisses en remontant stratégiquement mes jambes sur le canapé ? « Tu es sûr de vouloir la gagner cette course ? » demandais-je d'une voix posée, en lui jetant un regard en coin. « On pourrait oublier ce pari, c'était idiot de ma part. Y'a probablement d'autres trucs plus intéressant à faire... » Trois minutes, c'est rapide, et je ne suis pas première, c'est certain. Oui, je prenais des risques à faire des sous-entendus à Jackson, mais après tout, ce n'était pas ce que je cherchais à faire ? Qu'il me remarque comme j'avais pu le remarquer quand il traverse le salon à moitié nu ?

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MessageSujet: Re: JACKSON + Ne perdons pas de temps avec des patati, ou patata !   Jeu 5 Déc - 22:27

C’était honnêtement indécent d’être une aussi jolie jeune femme. Enfin non. Des jeunes femmes jolies, il y en avait des tas... Et un paquet était d’ailleurs passé dans son lit. L’une d’entre elle était par ailleurs la mère de sa fille. Je veux dire, clairement, Jackson n’avait aucun problème à trouver des jeunes femmes indécemment jolie. Il fallait avouer que dans sa tête, si en plus elle s’appelait De Conti... Ca les rendait carrément irrésistible. Oh oui il avait conscience d’être un connard, un parfait enfoiré, un putain d’enfoiré même. Il était assailli d’une culpabilité intenable à chaque fois qu’il proférait un mensonge en sa présence - ce qui faisait un certain nombre de fois. Mais malheureusement pour elle sa culpabilité se ternissait dès que son esprit pensait à sa soeur à lui, et à Aidan. Peut être aurait-il simplement apprécié Lucia si elle n’avait pas été la soeur d’Aidan. Peut être l’aurait-il simplement voulu dans son lit... Comme n’importe quelles autres filles... Ou peut être que c’était un peu plus. Mais aujourd’hui ça n’avait plus n’importance. Peut importe combien il la voulait. Il savait. Il savait que dès qu’il ferait tout péter, elle le détesterait. Et elle aurait mal. Techniquement c’était bien la première fois qu’il cherchait volontairement à faire souffrir. Habituellement il s’en sortait déjà très bien sans chercher quoique ce soit, alors il estimait que s’il y mettait en plus de la volonté ça serait catastrophique. Ou alors ça échouerait lamentablement... Comme tout ce dans quoi il mettait sa volonté habituellement. Mais vu comme c’était parti... Il en doutait fortement. Enfin si ça se trouve il se trompait lourdement. Si ça se trouve elle n’en avait rien à foutre de sa pomme. Après tout, il était loin d’être un as en compréhension du comportement féminin... Mais les regards de travers lorsqu’il se baladait trop peu vêtu au milieu de l’appartement.... il n’y avait pas besoin d’être un génie pour les percer à jour... Après bien sûr ce n’est pas la disparition d’un bel Apollon qui fait souffrir... Mais c’était déjà un bon début. Parce qu’il savait... Les filles avaient toujours la mauvaise habitude de s’attacher avec les hommes avec qui elle couchait. Et si elle le désirait, alors c’était déjà ça de pris sur l’étape coucher ensemble... Et s’il avait souvent du mal à se faire apprécier bien longtemps... Mener une fille dans son pieux était légèrement devenu sa seconde nature. Mais est-ce qu’on pouvait être fier de ce genre de talent ?

En parlant de talent et de fierté... Pouvait-on tirer une quelconque fierté d’être un as en jeux vidéo ? Probablement pas. Quoiqu’il en soit, Jackson y mettait du coeur, et il n’était clairement pas près de la laisser gagner... Pourtant ça serait le comportement galant... Mais la galanterie était clairement un mot auquel Jackson ne comprenait rien. Et puis elle lui avait promis des tâches ménagères s’il perdait... Et là plus que sa fierté, c’était surement sa santé d’esprit qui était en jeu... Sérieusement... Si vous aviez vu son appartement avant que Lucia n'emménage... Vous vous douteriez qu’il ne valait mieux pas qu’il perde. En même temps... Je veux dire... Combien de chance y avait-il qu’il perde ? A peu près aucune.... Et même si à quelques minutes de la fin elle s’était outrageusement rapprocher de lui, le déconcentrant imperceptiblement. Elle était encore loin derrière. Et tout au mieux elle lui ferait perdre la première place... Mais elle ne le rattraperait jamais. Il y mettait un point d’honneur. Particulièrement vivace d’ailleurs. Cependant -la garce- c’est ce qu’elle fait. Et à tout juste trois minutes de la fin, alors qu’il est bon premier quoique talonné par quelques figurines de l’ordinateur, il voit surgir devant lui des cuisses. Ok, ces cuisses à elle même, qui remonte doucement sur le canapé se rapprochant ostensiblement de son regard portant givré sur les manettes. Et s’il su garder toute sa concentration. 2:50 secondes. Elle parla, froidement. Il respire, longuement, concentré. 2:40 secondes. Elle ouvre à nouveau la bouche. 2:35 secondes. Cette fois chargé de sous entendu. Les sons vibrent à l’oreille de Jackson, les signification. 2:30 secondes. 2:20 secondes, elle achève sa phrase, il sent son regard sur lui. Il secoue la tête, échappe la manette. «Putain !» D’un coup de pied il appuie sur le bouton pause de la manette. «Lucia !» Grogne-t-il, à moitié mécontent, ronronnant intérieurement, jubilant même, son regard qui était maintenant descendu vers ses cuisses. «T’es une satanée mauvaise joueuse Lucia !» Ou une bonne stratège... Mais une tricheuse néanmoins. Il se tourna vers elle, relevant doucement, sans aucune discrétion son regard, jusqu’à sa poitrine, son cou, ses lèvres. «Tu préfère jouer à ça sweetheart ?» son regard redescendant jusqu’à sa poitrine. D’un geste vif du bras il vint chercher une prise sur sa taille, de l’autre bras il vint poser sa main sur ses hanches, et d’une impulsion suffisamment clair et puissante il la tira jusqu’à lui l’amenant à s’assoir sur ses genoux. Sans vraiment la toucher il vint effleurer toutes les parcelles de sa peau dénudée. Sa nuque, ses épaules, ses bras, ses cuisses. Se rapprochant il vint presque effleurer ses lèvres ; «Même à ce jeu, je penses que je gagne...» Enfin tout dépendait de ce qu’il entendait par gagner... Mais une chose était sûr, c’était que même si pour le moment elle n’en était pas au courant, à la fin, elle allait perdre.
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» Envie de passer du temps avec Stefan Salvatore le vampire ?
» ➹ C'est une belle journée pour passer du temps avec toi.
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