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 Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.

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MessageSujet: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Lun 19 Déc - 19:28




On essaie de se dire que la réalité vaut mieux que le rêve. On se persuade qu’il vaut mieux ne pas rêver du tout. Les plus solides d’entre nous, les déterminés s’accrochent à leurs rêves. Il arrive aussi qu’on se retrouve en face d’un rêve tout neuf qu’on avait jamais envisagé. Un jour on se réveille, et contre toute attente, l’espoir renaît, et avec un peu de chance on se rend compte, en affrontant les événements, en affrontant la vie, que le véritable rêve, c’est d’être encore capable de rêver. Peu de gens sont véritablement capables de rêver. On fait des rêves abracadabrant, sans queue ni tête, des rêves dont on ne se souvient pas le lendemain. Mais des rêves que l'on est capable de vivre ? Que l'on veut véritablement pouvoir vivre ? Que l'on n'a pas peur de foutre sur la table ? Peu de gens en sont capable. Puisqu'ils se sont pris trop de gamelle et qu'ils ont peur de tout tenté et d'encore échouer. Pourtant,ceux qui savent encore rêver sont les plus heureux du monde. Leurs rêves les tiennent éveillé et vivant et un jour, après les multiples échecs et déception qui amène un autre rêve, on atteint l'un de nos buts et là on comprend. On comprend pourquoi enfin pendant tout ce temps on s'évertuait à rêver. Birdie faisait partie de ceux capable de rêver. Elle rêvait peut. Mais quand elle le faisait elle le faisait bien. Mieux que tout, Birdie était de celle qui était capable de rêver à deux. À deux on est beaucoup plus puissant, on peut créer des choses absolument miraculeuses, et généralement hors norme. On invoque du fantasme à l'état pur et on impose au monde un monde parfait que personne ne peut toucher à part les rêveurs. Mais ce genre de rêve est bien fragile et il se peut que des gens mal intentionnés, ou mal luné arriver et détruise tout. Alors que tout semblait parfait, tout peut sombrer dans le cauchemar. Le rêve peut se détruire avec fracas, projetant les protagonistes dans des endroits diamétralement opposé. À moins qu'ils ne soient suffisamment fort. Suffisamment fort pour rêver encore et créer cette fois-ci quelque chose de bien plus fort. Quelque chose de baser sur la réalité. Une réalité rêvée.

Birdie et Thayer avait fait des miracles ensemble. Ils étaient parvenus à créer une sorte de monde parallèle, accessible à eux seul et ou les règles avaient volé en éclat. On y venait libre de tout ennui, de tout passé, de tout avenir en dehors de leur relation. On y venait libérer de toute ambiguité et de tout problème qui pourrait venir écorché le si beau rêve. Tout n'était que douceur, magie, entrelacs de notes de musique et de rythme tranquille. Dans ce monde l'amitié et l'amour raisonnait d'un seul son, celui de l'affection. Il y avait comme un mur de verre qui les protégeait des regards extérieurs et qui les rendait presque complètement insensible à tout ce qui pouvait bien se passer autour d'eux. L'essentiel c'est qu'entre eux tout était limpide et d'une évidence magique.

Dire que tout dérapait dans la vie de Birdie était un euphémisme. Elle comprenait de moins en moins ce qui clochait avec Wesley et quoiqu'elle fasse, elle avait le sentiment d'empirer les choses. Avec Reaver c'était seulement une catastrophe depuis qu'il avait découvert le pot au rose, loin d'être vraiment rose. Avec Aidan ça semblait aller, mais elle savait qu'au fond il lui en voulait toujours un peu d'avoir pris cette décision stupide. Elle avait généralement envie de s'enfouir sous les vapeurs et les effluves d'alcool et de ne jamais réapparaître. Ou alors elle avait envie de se mettre à hurler à tout le monde de la laisser un peu tranquille. Qu'elle était d'accord avec tout le monde, qu'elle avait fait une connerie phénoménal, mais que de toute façon elle ne pouvait pas la réparer toute seule, alors soit il acceptait, soit il dégageait loin, parce qu'elle n'avait pas assez d'énergie, et de force pour supporter ces comportements pleins de reproche plus longtemps. Mais là encore ça serait une grosse connerie, puisqu'il risquait tous de la prendre au pied de la lettre et de déguerpir. Il ne lui restait plus que la musique pour écrire des morceaux féroces et violent, qui caractérisait son mal être. Car effectivement c'était l'un des points positifs d'être plus bas que terre. C'est dans les enfer qu'on trouve les plus belles mélodie. Mais heureusement aujourd'hui tout ceci allait être derrière elle et pendant plusieurs heures elle allait pouvoir tout oublié. Ce matin au petit déjeuner, alors que clairement ces temps-ci il ne valait mieux pas déranger Birdie dans ses heures matinales, mais Wesley était rentré furax parce qu'elle avait été dérangée dans sa nuit par un coup de fil d'elle ne savait plus qui, mais d'un mec qui voulait parler à Birdie et que clairement si elle ne forçait pas tous ces garçons à la con à l'appeler sur son portable, elle lui ferait bouffé le répondeur et le fil du téléphone avec. Birdie n'avait pas réagit, mais avait attrapé son portable pour envoyer un message à Thayer : Oubli le cours de jazz, mon appart' est impraticable. Mais le temps et la mer se prête au jazz improvisé. J'ai une chanson inédite pour toi et une couverture polaire pour les coups de froid. En effet elle ne savait pas si Wesley comptait sortir, mais il ne valait mieux pas dans tous les cas qu'elle croise Thayer, de près, ou de loin. Et en ces périodes de Noël, la lumière était parfaitement sublime les jours de soleil et la plage plutôt dégagé par rapport à l'été où on ne pouvait plus trouver de place pour sa serviette. De plus il y avait souvent des transat' qui permettait de se mettre face à l'océan sans être obligé de mettre ses fesses dans le sable mouillé et d'attraper une pneumonie. Quand Thayer était arrivé sur la plage, ils s'étaient retrouvés comme par magie... À vrai dire Birdie lui avait quand même envoyé l'un de ses minuscules poèmes qu'elle aimait tant faire pour localisé son emplacement. Mais le fait qu'il le comprenne à la perfection et arrive à l'heure relevait tout de même d'une certaine magie. Birdie lui avait sauté dans les bras «Tu m'as manqué !» Une phrase aussi simple que celle-ci ne pouvait pas se dire en toute impunité, sauf entre Thayer et Birdie, ou la vérité n'avait pas de prix. Et puis autant que Thayer c'était aussi la magie de leur relation qui avait manqué à Birdie.

Thayer s'était installé sur le transat' et Birdie avait sorti son cornet avant de venir le rejoindre. Le cornet était une petite trompette. On lui avait offert le sien quand elle devait avoir quatre ans, cinq ans, grand max et aujourd'hui il ne risquait plus grand-chose. Bien qu'il eut une valeur sentimentale importante c'était lui qu'elle emmenait partout où elle risquait de l'abîmer. Puisqu'après tout, même si elle ne pouvait plus jouer avec, elle pourrait le garder en souvenir. Et à moins qu'ils soient engloutit par les océans, il n'y avait aucune chance qu'elle le perde. «Finalement c'est bien mieux que chez moi, au moins il y aura l'océan pour embellir tes notes hésitantes... Quoique tes notes sont déjà toutes parfaites puisque je suis ton professeur.» Birdie sourit et vint se blottir contre Thayer, elle attrapa le cornet tandis que Thayer resserrait ses bras autour de la jeune fille pour poser ses doigts sur les pistons du cornet. Souvent, pour commencer, c'était Birdie qui soufflait dans l'instrument pendant que Thayer enchaînait les combinaisons de notes sur un rythme que Birdie lui tapait sur la cuisse. Ça donnait un ensemble assez harmonieux. Birdie en profitait pour lui faire découvrir ces nouveaux morceaux. Ceux qu'elle jouerait éventuellement un jour avec le band ,ou ceux qui resteraient à jamais dans sa bibliothèque personnelle, in-joué, si ce n'est que par elle. «Celle là devra au moins être l'hymne national du tempsdinthé. 1,2,3,4» Elle commença à souffler dans l'instrument pendant que Thayer commençait à jouer de ses doigts sur l'instrument pendant que Birdie avait l'une de ses mains qui tapaient le rythme et l'autre qui était au-dessus de celle de Thayer pour rattraper un éventuel oublie. Un oublie qui serait légitime, car finalement en ayant fait aussi peu de trompette, sans doute que personne ne serait capable de jouer un morceau écrite par une professionnelle en aussi peu de temps. Même s'il ne fait que la moitié du boulot. Et puis honnêtement, ils étaient incroyablement bien à jouer à deux, la mer en face d'eux. Comme une promesse d'infini.
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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Lun 2 Jan - 20:52




Thayer n’était pas homme à donner sa confiance facilement au premier venu. Après tout, qui ferait cette erreur de nos jours ? Nous vivons dans une société où l’égoïsme est une qualité reconnue par tous à voix basse et décriée à voix haute. Cette personne si sincère nous expliquant que si une personne dans le besoin apparaissait devant elle, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour l’aider, aura-t-elle la même réaction si une fille sonne à sa porte visiblement saoule, pleurant toutes les larmes de son corps qu’elle a été agressée ? Une personne classique, lui refermerait la porte au nez, se rassurant que ce n’était que les délires délusoires d’une jeune femme sous l’effet de l’alcool. Du moins, c’était ce dont était persuadé le jeune homme et ce que lui avait confirmé son expérience de la vie. On ne peut faire confiance à personne et, si par malheur nous avons accordé cette confiance à un proche, nous pouvons être certains que celle-ci sera trahie un jour. Une théorie qui se prouvait encore et encore dans la vie du jeune Weston, le blessant de plus en plus. Bien entendu, il peut arriver que certaines personnes vous fassent changer d’avis et vous convainc qu’elles sont dignes de l’espoir que vous placez en elles. A son arrivée à Los Angeles, il avait rencontré l’une de ces personnes. Son nom était Erin Andrews et elle fut d’abord un coup d’un soir avant tout autre chose. Une jeune femme qu’il n’imaginait pas revoir, mais qui revint le lendemain sans souvenir de cette nuit et avec la ferme intention de le remettre sur pied et de lui montrer la possibilité d’une autre vie. Une relation d’amitié qui se construisit sur un mensonge, mais qui lui permit de remonter la pente et arrêter son addiction à la drogue et l’alcool. Un lien indestructible, du moins c’est ce qu’elle lui avait laissé croire en lui disant qu’elle ne le laisserait jamais. Tout s’envola en fumée lorsqu’elle trouva des photos de cette nuit oubliée, de ce moment que Thayer avait omis dans la peur de la perdre. Une semaine s’était écoulée depuis leur violente dispute et il n’avait aucune nouvelle d’elle. Cette fois encore, le jeune homme ne ferait pas le premier pas. Ils étaient tous deux en tort et il n’était pas celui qu’elle avait décrit, il n’était pas un connard lui ayant fait l’amour contre sa volonté. Ces derniers jours avaient été sombres pour Thayer et il avait plusieurs fois vacillé à la vue d’un verre dans son bar, sans pour autant craquer. Son contrôle étant uniquement centré sur l’alcool, il se laissait aller par ailleurs. Violent avec l’une de ses serveuses, il avec explosé un verre contre le mur à quelques centimètres de son visage avant de la virer froidement. Les femmes qu’il ramenait chez-lui ne lui apportaient pas de véritable plaisir, renforçant juste sa colère et il cherchait la moindre occasion pour se battre. Non, Thayer n’allait pas bien et ce pour une raison très simple. Erin avait raison, c’était lui le problème. Si cela ne venait pas de lui, tous ceux qu’il avait aimés ne l’auraient pas quitté, comme la jolie brune venait de le faire.

Seul rayon de soleil dans sa vie en ce moment, Birdie. Leur magie unique lui permettait toujours de s’évader et pourtant cette nuit-là, il avait été tenté d’annuler leur cours de musique. Il avait cette sensation qu’avec son état d’esprit actuel il serait même capable de gâcher cet univers n’appartenant qu’à eux, y apportant une noirceur inutile. Appel qui c’était soldé par un échec après que Wesley ait décroché le téléphone, lui donnant l’impression que si cela était possible elle aurait fait en sorte que le fil invisible du téléphone s’entoure autour de sa gorge pour l’étouffer lentement. Une jeune femme des plus charmantes et tapait sur les nerfs de Thayer depuis leur première rencontre. Resté éveillé toute la nuit après cela, il était retourné à son bar et s’était servi un verre de whiskey sans réfléchir. Fixant se verre qui semblait l’attirer tel une danseuse orientale lui faisant la danse des sept voiles, il se laissait aller à ses souvenirs. Des flashs de toutes les personnes qu’il avait aimées, de leur disparition, de sa souffrance. A deux doigts de craquer, il entendit la sonnerie de son téléphone le notifiant d’un message de Birdie. Le paysage d’une plage se dessina dans son esprit, cet endroit où il aimait flâner avec elle. Décidant de suivre le flot et de ne pas se torturer plus longtemps, il se saisit de sa veste en cuir et partit en direction de la plage. Il n’était pas tant de se morfondre et c’est pourquoi il lança the four seasons, big girls don't cry sur son mp3 en l’attendant. Un sourire se dessina sur ses lèvres, comme toujours quand il écoutait des groupes de pop-rock américains des années soixante. Chantonnant la musique, il ne remarqua pas Birdie approché et fut surpris par son arrivée. La serrant à son tour dans ses bras, il huma le parfum de son coup et l’embrassa sur l’oreille. « tu m’as manquée aussi. » et c’était tellement vrai. Lui qui avait tant hésité à la voir, de peur d’assombrir leur univers se rendait compte de l’erreur que cela aurait été car où qu’elle soit et peu importe la situation, Birdie était toujours une lumière dans sa vie.

« Finalement c'est bien mieux que chez moi, au moins il y aura l'océan pour embellir tes notes hésitantes... Quoique tes notes sont déjà toutes parfaites puisque je suis ton professeur. » Une petite moue boudeuse suivie d’un sourire amusé se suivirent sur le visage de Thayer. Assis sur le transat’, il profitait de la brise et de cette vue magnifique sur l’océan. Lorsque Birdie vint se blottir contre lui, il apprécia sa chaleur dans cette matinée fraiche. Il resserra ses bras autour de la belle afin de poser les doigts sur les pistons du cornet, pendant qu’elle soufflerait les notes. Un duo qui avait fait ses preuves et lui apprenait l’instrument de manière décomposée d’abord, afin qu’il puisse mieux en jouer par la suite et en comprendre les subtilités. Qui plus est, il aimait cette tranquillité que cela lui apportait, de la sentir près de lui ainsi, à créer des sons uniques à en harmonie. « Celle là devra au moins être l'hymne national du tempsdinthé. 1,2,3,4 » Le rire de Thayer précéda la musique, pendant que Birdie soufflait les notes, le jeune homme se laissait porter par ses tapotements sur ses cuisses pour savoir quel piston activer et à quel moment. C’était comme si une boule de chaleur le parcourait, lui faisait oublier ces derniers jours et sa dispute avec Erin. La main de Birdie, comme une sécurité se trouvait au dessus de la sienne, prête à rattraper d’éventuelles erreurs qu’il était parfois tenté de provoquer pour le plaisir d’une douce caresse de sa main contre la sienne. Ce confort, ce plaisir qu’ils avaient à être ensemble, nul ne pouvait leur retirer. Si pour beaucoup cette position était celle d’un couple d’amoureux, pour eux c’était leur quotidien et une situation des plus naturelles. Ils ne s’imaginaient pas que sous peu, leur tranquillité serait ébranlée pour la première fois.


Dernière édition par Thayer J. Weston le Mer 18 Jan - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Mar 3 Jan - 2:45




    L'étape de la socialisation n'avait en vérité rien d'anodin ; il fallait faire preuve de sang-froid, parvenir à esquisser quelques sourires de temps à autres, et point essentiel, ne pas envoyer balader toutes personnes à tout va.

    Premièrement donc, au-delà de l'aspect de l'éthique de la politesse stupide qui consistait à saluer tous les matins les autres qui constitués de collègue, voisin, ami(e)– si tant est que Reaver y parvenait tous les jours – il fallait accepter sans broncher de participer aux événements festifs. Refuser de s'y rendre alors que des tierces personnes vous y avaient invité, vous cataloguait directement en tant qu'ermite solitaire.

    Secondement, accepter les us et coutumes des plus idiots célébrant la fête de leur naissance : ah l'ironie, jours très attendu par de nombreux personnes. Ce qui impliquait donc cadeaux, être aimable, penser à autrui plutôt qu’à soi, sous peine de subir l'Inquisition des autres camarades. Dans quel pétrin c’était-il fourré en disant oui pour fêter l'anniversaire d'un certain Tyler ? 'Socialisation', avait-il pensé fortement pour ne pas rembarrer ses petits camarades, et finalement revêtir d'un jean troué -non un effet de mode mais bien du à une chute - et un t-shirt et se rendre au bar pour pouvoir faire la fête. Youpi ... Arrivé à la porte du bar, le jeune homme chercha des yeux quelques connaissance. Chose faite, il avança vers le groupe.

    Troisièmement, le plus ardu : se fondre dans la masse, accepter les conversations superficielles, mais surtout accepter les verres qu'on pouvait lui tendre. C'est ainsi que, gorgées après gorgées, le mutisme de Reaver s'était mué en un bavardage déjà plus raisonnable, et le sourire du brun s'élargissait de plus en plus. En outre, ce dernier était complètement saoul et avait les sens embrumés. L'alcool avait sur le jeune homme des effets ... apaisants, si bien qu’il était même légèrement effrayé à l'idée d'en consommer une trop grande quantité, de peur de laisser filer cette réputation d'homme solitaire qui le suivait partout et dont il était si fier. Mais ce soir-là, le jeune homme s'était laissé un peu trop emporter par la folie ambiante. Il ne s'en était pas rendue compte, mais plus les verres défilaient devant lui, plus il buvait, et petit à petit, sa langue se déliait.

    Les esprits s'échauffaient donc, les langues se déliaient, et l'esprit du jeune homme se libérait peu à peu. Point négatif de ce qu'on pouvait éventuellement prendre pour un semblant de liberté ; il n'était pas certain que le jeune homme complètement saoul ne parvienne à se contrôler. Car déjà, son regard fauve glissait de femme en femme, dissimulés derrière des rires et des sourires soit disant sympathiques. Et c'est ainsi que Reaver devenait de plus en plus charmeur. On aurait dit un fou doublé d’une nymphomane sadique. Il se dirigea vers les toilettes, ce n’est qu’arriver devant l’entrée que je me demandais ce que j’avais l’intention de faire à l’initiale et je me disais cette phrase con mais tellement réaliste qu'on se dis tous quand on est atteint "ouaaaah ! comment je suis démonter." oui oui, ça vous parle à vous. Je marquais un cour temps d’arrêt, arrêt de réflexion intense, puis je prenais ma tête entre mes mains me décoiffant quelques peu par la même occasion. Il fallait mieux que je m'en aille. et je me dirigeais vers le parking pour y retrouver ma voiture. Lorsque j’y arrivais, je marquais un court temps d’arrêt, une nouvelle fois. Cette fois-ci dans la simple intention de me rappeler où je m’étais garé en arrivant. Après quelques secondes je balayais l’air de ma main et décidais de rentrer à pied.

    Je suis venue, j’ai bu, je ne me souviens plus ce que je savais en revanche c'était l'endroit où j'allais me rendre présentement, la plage, pourquoi ? ben parce-que, comme endroit de décuvage y'a pas mieux, la brise, la mer, la solitude. J'atteins seulement la plage, les premiers grains de sable vienne salir mes chaussures et je me dirige vers la mer. Un soupir glacé et glaçant passa la barrière de mes lèvres blêmes tandis que je me penchais au-dessus de la surface lisse des eaux troubles. Un instant, mes pupilles sombres accrochèrent mon reflet, renvoyant le miroir d'un jeune homme à la peau blafarde, aux traits fins et à la chevelure aussi noire que le plumage d'un corbeau de mauvais augure. Claquant une langue rustre contre mon palais, je finis par sortir de ma léthargie quand j'entendis des notes de musiques. Et c'est alors que, guilleret et emporté par les joies chaleureuses des effluves alcoolisées j'essaye de marcher jusqu'au bruit d'une douce mélodie. Mais son sang n’avait fait qu’un tour lorsque je vais vu celle qui jouer. PAS ELLE. Alors, comme le couple égayé par la possession d’un rêve, l‘un contre l‘autre au milieu de la plage, résistant ensemble pour garantir la longévité de leur bonheur. Ils étaient beaux, ils étaient si touchants. Leurs silhouettes se serraient l’une contre l’autre. Elle qui riait au éclat, une main sur sa cuisse et l'homme qui ne perdait en rien pour une caresse. Le tout formant un cœur au milieu du tableau, comme s’ils en étaient le centre. Voilà. Ils seraient l’allégorie de l’amour, et leurs grands yeux émerveillés seraient la flèche de Cupidon. Autour, il n’y aurait que du blanc, purifiant la toile de son obscurité dans les coins de la pièce. Voilà ce qu'une tiers personne aurait put croire. Et voilà ce que j'ai cru. Rapidement je me retrouvais devant ce si joli couple alors que je commençais les hostilités.

    REAVER - "Si j’étais toi, je ferais mon vaccin pour le Tétanos, le Sida et toutes les MST possibles, avec elle on peut attraper tellement de trucs que c’est moins risqué si je couchais avec la clocharde qui se trouve au coin de la rue. Vérifie la rage aussi, on sait jamais. Ah non c’est pour les animaux, c’est vrai. Ouais … fais-le aussi."

    D’abord le cynisme. Cruel. Glacial. Souvent l’adversaire était réduit en charpie aux yeux du jeune homme qui n’avait plus aucune estime pour lui. Pour lui, il était comme condamné à subir ses pires coups-bas, ses pires insultes, son attitude distante et glaciale qu’il lui imposerait jusqu'à l’étouffer. C’était un jeu dangereux que de jouer avec lui ou avec ceux qu’il appréciait, c’était un jeu dangereux de s’accaparer la même "proie" que lui. En jaloux possessif qui ne l’avouerait jamais, Reaver défendait à corps perdu toute personne qui avait su gagner son attention, qui avait réussi à ne serait-ce qu’approcher la pierre fissurée qui lui servait de cœur. Et Billie en faisait partie, même si jamais il n’oserait lui dire qu’il tenait à elle, depuis qu'il avait appris qu'elle s'était faite passé pour morte.
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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Mar 3 Jan - 23:40




Oscar Wilde disait : « La logique est le dernier refuge des gens sans imagination. » Lorsqu'on croisait Birdie et Thayer dans la ville la logique imposait à chacun de penser quel mignon petit couple ! Ah l'amour ! Et j'en passe et des meilleures. La logique nous montre ce que tout le monde veux voir. Parce que tout le monde veut croire au conte de fée, et que notre logique, dans cette optique de conte de fée accroche à tout ce qui peut y ressembler le nom d'amour. C'est aussi simple que ridicule. Alors qu'une personne avec imagination, aurait peut être une infime chance de percer toutes l'étendus de leur relation. Qui allait bien au delà des dédales de l'amour. Car si les contes de fée imposent l'amour parfait à l'esprit de chaque petite fille, la logique veut que le monde se charge généralement de nous montrer à quel point l'amour sa craint. Ainsi généralement, lorsque les gens imaginatifs croisent des "amoureux" ils déploient tout leur charme d'invention pour imaginer les pires horreurs à leur sujet et deviner à l'avance quel sera leur prochain sujet de discorde. Normalement lorsqu'on croise Thayer et Birdie, on a beau essayer de toutes ses forces, déployer toutes les ruses et les horreurs possibles et imaginable, aucune ne convient à l'image qu'ils impriment sur votre rétine. Ils sont dégoulinant de bonheur, et de perfection. Il pourrait donner la nausée à n'importe quel dégouté de l'amour. Mais si les gens acceptait d'ouvrir les yeux, s'il laissait aller leur imagination dans le bon sens, ils cesseraient d'avoir la nausée, et il découvrirait que la niaiserie ignoble n'est qu'une solide amitié au air enchanteresse. Et que tout de suite, c'est mille fois plus attirant.

Objectivement Birdie aurait pu reste ainsi des heures entières. Le froid de l'hivers n'avait absolument aucune emprise sur elle, tant qu'elle était blottit dans les bras de Thayer. Elle jouait de la musique, sa passion, et pourrait ne jamais s'arrêter dans jouer. Et elle passait du temps avec un ami cher à son coeur. Pour rien au monde elle ne tirerait un trait sur cette relation et sur ce moment. Elle pouvait enfin mettre de coté tout ces travers, ses peines, ses douleurs, elle pouvait respirer à son aise l'air marin, sans être étouffé d'angoisse et de larme. Alors que tout partait en vrille, elle avait encore le contrôle sur l'une des relations de son existence, et c'était la plus parfaite d'entre elle. Grace à elle, elle pourrait tenir des mois, et être assiégé de dégât de toute sorte qu'elle ne coulerait pas. Tant que Thayer était quelque part dans sa vie, elle était insubmersible. Elle n'avait en aucun cas besoin de venir raconter des cracs à Thayer puisque tout était d'un naturel certain. Certes finalement il ne savait que très peu de chose l'un de l'autre. Seulement l'image d'une vague nuit sans souvenir qui entrechoquait leur deux passés sombres. Mais mise à part cette nuit aux accents chaleureux rien de leur passé ne venait transparaître dans leur présent radieux. C'était probablement quelque chose d'inconcevable pour beaucoup d'être aussi proche de quelqu'un sans le connaître en long, en large et en travers. Mais pourtant c'était presque une règle d'or qui s'était imposé d'elle même au fur et à mesure des rencontres. Comme si la réalité avait le pouvoir de tout détruire sur son passage. Comme si ils avaient chacun des choses à cacher si horrible qu'une amitié ne pourrait pas partir sur de tel base. Comme si leur imagination était trop fragile pour faire face à une quelconque forme de logique.

Birdie continuait de jouer avec Thayer l'une de ses derniers composition, lorsque soudainement une voix lui transperça les entrailles. "Si j’étais toi, je ferais mon vaccin pour le Tétanos, le Sida et toutes les MST possibles, avec elle on peut attraper tellement de trucs que c’est moins risqué si je couchais avec la clocharde qui se trouve au coin de la rue. Vérifie la rage aussi, on sait jamais. Ah non c’est pour les animaux, c’est vrai. Ouais … fais-le aussi." Elle se raidit immédiatement, se rasseyant brusquement et se détachant ainsi de l'étreinte chaleureuse de Thayer. Reaver se tenait là devant elle, glacial comme à son habitude. Birdie se retrouvait comme pétrifiée. Elle se sentait subitement atrocement gênée face à Thayer. Et par l'intrusion du jeune homme qui était finalement un peu de sa faute, et par le faite que subitement ça lui imposait au visage qu'elle n'était pas celle qu'elle prétendait être à Thayer, et qu'un mot de Reaver et tout pourrait voler en éclat. Elle ne pourrait pas le supporter. De perdre encore quelqu'un à cause de sa stupide erreur. Elle regardait Reaver avec horreur, comme si c'était la pire personne qu'elle pouvait rencontrer à ce moment là. Et d'ailleurs sans exagérer, ça l'était. En soit elle ne faisait rien de mal. Thayer était un ami, et il n'y avait à peu près aucun doute la dessus, ni pour l'un, ni pour l'autre. Et Billy n'avait rien fait avec le jeune homme. En plus même si elle avait fait quelque chose, ça serait après avoir rompu pour cause de faux décès avec son fiancé, qui lui ne s'était probablement pas gêné pour sauter tout Los Angeles. Sombre histoire. Mais elle ne connaissait que trop Reaver pour savoir qu'il verrait infiniment plus qu'un plan cul à l'horizon qu'il pourrait dégager comme bon lui semble alors même qu'il disait de plus rien vouloir faire avec Billy. Elle savait qu'il ne pourrait pas s'empêcher de le prendre en grippe, surtout en les surprenant comme ça. Après tout ça tuerait toutes sa crédibilité lorsqu'elle lui disait être encore amoureuse de lui, qu'il n'y avait que lui qui comptait et qu'elle avait fait une misérable erreur. Dire ça et aller dans les bras chaleureux d'un autre c'était tout de même exagérer. Enfin si seulement c'était le cas.

Dans la seconde, elle avait deux choix. Soit inventer rapidement un bobard immense qui discréditerait à jamais Reaver au yeux de Thayer et ne rien risquer de sa relation avec Thayer, mais qui détruirait sans aucun doute les derniers vestiges de sa relation avec Reaver. Ou alors risquer le tout pour le tout. Essayer de calmer les choses coute que coute. Elle se leva d'un bon et regarda rapidement Thayer qui devait ne rien y comprendre. Elle s'approcha d'un pas rapide de Reaver et le poussa violemment d'une vive impulsion avec des deux mains. « Tu te crois malin Reaver ? On sait tous les deux que si j'ai qu'une seule des saloperies que tu as cité, elle vient de toi. Et que dans ce cas là, on peut se considérer comme quitte. » Ah bien y repenser, ce n'était probablement pas comme ça qu'elle devait formuler les choses. Mais comme on dit trop tard. En me rapprochant de lui elle avait été bousculer par les effluves d'alcool. Elle qui avait tant de mal à les supporter en ce moment. « Ma parole tu es saoul... » Elle fit une grimace et planta son regard dans le sien. Triste erreur. Elle fut transpercer par sa froideur et sa haine, et baissa le regard rapidement. Elle se retourna vers Thayer, par ce qu'elle lui devait probablement une explication vu qu'il ne devait pas comprendre grand chose vu que Reaver s'était amusé à proférer des accusations sans vraiment se présenter. « Je suis désolée. C'est ... Euh... » Qu'est ce qu'elle pouvait dire exactement qu'il était le fiancé de sa soeur décédé qui était en faite elle. Donc qu'en gros il était son fiancé... Il allait falloir trouver une autre formulation ou il allait rien y comprendre et il allait la prendre pour une folle. « Une longue histoire. » avait-elle ajouter dans une hâte non feinte, et avec un sourire gêné. Après tout selon leur règle d'or le passé resterait dans le passé. Peut être que même lorsque le passé te rentre dedans et t'écrase plusieurs fois cette règle peut s'appliquer ... Elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel et de penser que décidément c'était bien sa veine...
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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Jeu 19 Jan - 0:21




Thayer faisait souvent ce même rêve. Un monde parallèle l’entourait, un univers où sa vie n’aurait pas pris le chemin de la souffrance et de la perte de cette confiance qui permet de se lier aux autres. Il commence toujours de la même manière, deux petites jumelles courent vers lui avec un sourire aux lèvres et lui sautent dans les bras en l’appelant papa. Lui qui supportait à grand mal les enfants dans la vraie vie, éprouvait une tendresse toute particulière les concernant. Suivait l’arrivée de sa femme sous les traits d’Emily, la seule femme qu’il est véritablement aimé. Cette dernière est devenue une brillante avocate et est épanouie dans leur vie de couple. Elle lui pose un baiser doux sur les lèvres avant de lui rappeler qu’ils ont un repas familial le soir même. La vie suit son court jusqu’à ce regroupement si intriguant pour lui où il retrouve son père, sa mère, Muse et sa famille. Ses parents, habillés dans des couleurs claires, sont le symbole même de la pureté et de l’amour. A la retraite tous deux, ils le regardent avec des yeux montrant toute la fierté qu’ils ressentent à son égard. Des rires l’entourent, il commence à jouer avec son petit frère d’adoption et, à ce moment précis le petit lui pose une question qui fait tout basculer. « T’es qui ? » Si un sourire se dessine d’abord sur les lèvres du jeune homme, il se rend vite compte qu’il ne sait quoi répondre. Que fait-il dans la vie ? Aucune idée. Après tout, il n’y avait jamais eu de place pour les rêves d’avenir dans sa vie jusqu’à présent. Tous les petits rêvent d’être pompier, super-héros, scientifique, quelque chose qui fait pétiller leurs yeux. Le petit Weston rêvait que sa mère reste avec eux, rêvait que son père se reprenne et lui montre de l’amour, rêvait que sa vie prenne un tournant heureux, puis très vite le petit avait arrêté de rêver. C’était plus simple comme cela après tout. Oui, qui était-il pour les personnes présentes ? Sa mère qui l’avait abandonné pour vivre une vie paisible et fonder une autre famille, elle qui lui avait fait porter toute la responsabilité de la misère qu’était sa vie. Son père ne lui avait accordé aucune importance, si ce n’est pour lui rafler de l’argent. Emily avait décidé que son avenir ne nécessitait pas sa présence, qu’il n’avait pas sa place dans sa vie. Sa famille d’adoption était morte dans un accident brutal. Il n’avait jamais eu d’enfants et Muse avait aussi fini par le quitter. A cette dernière réflexion, des sourires déformés s’affichaient sur les visages des personnes l’entourant, l’atmosphère se faisait étouffante, l’obscurité envahissait tout et il se réveillait en sueur, en pleur et en hurlant. Ce rêve, il le faisait moins depuis le retour de Muse dans sa vie, car après tout c’était la première fois qu’une personne lui ayant tourné le dos revenait dans sa vie. Ce cauchemar le terrorisait, il était l’image même de cette peur qu’il avait de rêver. Pourtant, cet univers magique s’était créé avec une telle facilité entre lui et Birdie qu’il ne pouvait imaginer vivre sans à présent. S’il lui arrivait parfois de frissonner en imaginant qu’il pourrait finir comme ce rêve qu’il faisait nuit après nuit, il écartait l’idée. Après tout, la magie résidait dans cette bulle qu’ils s’étaient faite, loin de toute noirceur de leur passé. La question restait, quelle serait sa réaction lorsque cette bulle éclaterait et saurait-il se battre pour la garder près de lui ? Cette femme qui savait toujours lui redonner le sourire, celle qui lui permettait de vider son esprit. D’autant plus qu’une nouvelle personne importante à ses yeux venait de lui tourner le dos, le rendant des plus seuls. Cette question, il n’aurait pas imaginé y être confronté ce jour-là.

« Si j’étais toi, je ferais mon vaccin pour le Tétanos, le Sida et toutes les MST possibles, avec elle on peut attraper tellement de trucs que c’est moins risqué si je couchais avec la clocharde qui se trouve au coin de la rue. Vérifie la rage aussi, on sait jamais. Ah non c’est pour les animaux, c’est vrai. Ouais … fais-le aussi. » Surpris par cette voix l’arrachant à ce moment magique, il n’eut d’abord aucune réaction. Après tout, il n’avait aucune idée de qui ce soulard pouvait parler car à ses yeux il n’était pas concevable que quelqu’un tienne de tels propos sur Birdie. S’il n’avait pas senti la belle se raidir à l’entente de cette voix, il aurait juste pris ces paroles pour un incident isolé, un délire d’ivrogne. Toutefois, lorsque son amie se détacha de son étreinte pour faire face à l’homme, il comprit que quelque chose clochait. L’obscurité venait de s’infiltrer dans leur royaume et il n’y était pas préparé. Silencieux, il attendit que la jeune femme réagisse avant de tirer des conclusions, n’ayant aucune idée du pourquoi de cette situation. « Tu te crois malin Reaver ? On sait tous les deux que si j'ai qu'une seule des saloperies que tu as cité, elle vient de toi. Et que dans ce cas là, on peut se considérer comme quitte. » Ah, elle connaissait son nom et ils avaient apparemment un passif entre eux et qui impliquait des relations intimes. Conscient que Birdie était une libertine tout comme lui, il se demanda si l’homme était une de ses conquêtes éconduite après quelques nuits de débauche et qui l’aurait mal pris. Non, les mots et gestes de la belle étaient trop durs pour qu’il ne soit qu’un homme parmi tant d’autres. « Ma parole tu es saoul... » Ca, c’était plus que certain. Attentif aux expressions qu’elle pouvait arborer, il découvrait une nouvelle facette d’elle, emplie de dégoût et de haine, reflet de l’importance que cet homme avait à ses yeux. « Je suis désolée. C'est ... Euh... Une longue histoire. » Cette phrase s’adressait à lui, prononcée comme si elle avait honte d’avoir apporté cette noirceur à leur relation. Thayer s’était fait une idée de la situation et, aussi floue était-elle, il était grand temps pour lui de réagir. Se levant avec prestance, il posa une main sur l’épaule de Birdie et la laissa glisser jusqu’à sa main, la pressant légèrement avant de relâcher son étreinte. Geste qui avait été accompagné d’un sourire tendre, signe qu’elle n’avait pas d’inquiétude à avoir. Se plaçant devant, de sorte à lui laisser la possibilité de parler à ce Reaver, mais aussi de manière à la protéger c’est avec une froideur et un calme déroutant qu’il s’adressa à l’ivrogne. « Je ne sais rien de ta relation avec Birdie, mais une chose est certaine. » Un sourire mauvais se dessina sur le visage du jeune homme. « Tu vas te casser maintenant avant d’avoir des problèmes. » Il se mordilla la lèvre et serra son poing. « Tu n’imagines pas l’envie que j’ai de te foutre mon poing dans la gueule pour ce que tu as pu dire à l’instant. Je me retiens parce que tu es tellement saoul que je n’aurais aucun plaisir à t’éclater la face aussi facilement, mais aussi pour Birdie. » Il marqua une pause et prit la main de la jeune femme avant de continuer. « Je me fous de ce qui a pu se passer entre vous, de ce qui peut te faire prononcer ces mots, sache que je l’aime et que rien de ce que tu diras ne pourra me faire changer d’avis. » Bien entendu, dans la tête de Thayer il était clair qu’il disait l’aimer comme une amie, sa famille, comme une femme exceptionnelle, mais pas comme Reaver risquait de le comprendre dans son état actuel. Cette journée s’annonçait animée.

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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Dim 12 Fév - 20:30

    Tentez d’imaginer un mari qui exige de sa femme qu'elle s'occupe de la maison et des enfants, mais aussi et dans le même temps qu'elle réussisse sa carrière professionnelle et qu'elle soit toujours sexy; qui joue tous les soirs au casino l'argent du ménage; qui s'achète séance tenante les crèmes et les écrans plats que conseille son magazine favori; qui a des sautes d'humeur incessante, pouvant passer plusieurs fois de l'euphorie à l’anxiété extrême, voire à la panique blanche au cours de la journée; qui est capable de demander le divorce pour un café trop froid ou une chemise mal repassée; et qui parvient à justifier tous ses comportements par des raisonnement aussi habiles qu'alambiqués; est-ce à vos yeux un bon parti ?

    Dans cette description de l'époux insupportable et qui en prime et prête menteur, vous aurez reconnu bien sûr Billie Lou Salinger. Et dans le rôle de la victime, Reaver Aïdan Miller. Malheureusement le divorce n'est pas en vue : cet attelage conjugal a encore un long avenir devant lui. Reprenons dans l'ordre la liste des maux ou pour faire court reprenons une phrase que Billie lui avait adressée « Laisse-moi le temps et tu ne douteras plus, que je ne suis qu'à toi. ». Et que dis ce mari insupportable quand son épouse lui fait des reproches ? Comment justifie-t-il –ou plutôt justifie-t-elle- son attitude de mufle égoïste ? Oh ! Ne croyez pas que ce mari s’en laisse facilement remonter. Il a l’air d’éluder les critiques qu’on leur adresse en refoulant la faute à la pauvre victime qu’était Reaver et que toutes maladies transmissible devait venir de lui. Elle savait appuyer là où ça faisait mal. Ou faire pression. Appuyer là, relâcher. Titiller par-là puis, là. Mais c’était pas tellement ces paroles mais plutôt son geste pour me faire reculer comme si c’était un déchet. Déchet humain qui ne lui apporter rien de bon.

    Aimer quelqu'un, c'est lui donner le pouvoir de vous détruire. Ce pouvoir, elle l’avait c’était certain, et elle en était consciente, elle savait que ce n’était pas le destin qui m’avais ramené à elle quand j’ai su qu’elle s’était fait passer pour morte, que si j’étais revenu ce n’étais pas grâce à la magie de Cupidon, mais tout bonnement parce-que je l’aimais, à un point inimaginable, si bien que je me demandais chaque jour ce qu’étais mon existence avant qu’elle soit là. Elle avait décidé de nous détruire sous forme de jeu. J’avais toujours crains par-dessus tout c’est que le jour où cela prendra fin notre histoire il n’en reste que de mauvais souvenir, on n’y repense qu’avec un gout amer. Et on avait réussi, les moments passées ensemble à sourire aux éclats était bien loin. Vous savez, on ne voit jamais arriver le danger, on a beau s’y préparer, savoir qu’il peut venir de n’importe où, au fil du temps, on baisse sa garde et sans même savoir pourquoi du jour au lendemain plus rien n’est pareil, on a beau vouloir se cacher la réalité, elle finit toujours par ressurgir car si il y a bien une personne à qui on ne peut mentir s’est à sois même. Cette relation m’avait changé, tout ce en quoi je croyais était anéanti, les valeurs de l’amour n’existait plus, la fidélité, la confiance. Mais pourquoi ne pouvait-on pas tout effacer ? Prendre une gomme géante et passer sur les moments du passé que l’on aimerait plus que tout oublier ? Pourquoi ne pouvait-on pas oublier pour ne se souvenir que des moments heureux, des moments de bonheur ? Ce serait tellement plus simple. « Reaver, tous ces moments pénibles, il ne faut pas vouloir les oublier. Il faut au contraire s’en souvenir. Parce qu’ils nous font grandir. Ils nous font avancer. Et ils t’apprennent à ne plus refaire les mêmes erreurs. Tu comprends, Reaver ? ».Oh oui, il comprenait. Bien sûr qu’il comprenait. Et bien sûr que son grand-père avait raison. Comme toujours. Ce jour-là, il avait acquiescé, de l’admiration plein ses grands yeux noisette, contemplant son grand-père comme s’il s’agissait d’un oracle. Un vieux sage, plein de bon sens. Mais même si il avait compris, aujourd’hui Reaver aurait tout donné pour pouvoir effacer le passé. Et ainsi, l’oubliais : Elle, la cause de tous ses ennuis.

    BILLIE - « Ma parole tu es saoul... ». La gente féminine est une race fascinante et désespérante. On peut remarquer comment la communication, qui repousse déjà régulièrement les frontières de l’absurde peut parvenir à un tel niveau de n’importe quoi. Un murmure méprisant pour toute réponse, un regard indifférent qui ne se porta pas sur la jolie brune mais demeura ancrée sur le jeune homme dernière elle qui s’était empresser de ce levé pour jouer l’homme, le vrai. Le mâle ne cherche rien d’autre dans la séduction qu’une bonne grosse partie de jambes en l’air, qu’il achèvera dans un râle avant de se tourner sur le côté puis de lâcher un petit pet pré-endormissement et Thayer était CE mâle celui n’hésiterait pas à ce donner corps et âme pour protéger Birdie pour avoir en retour une petite récompense.

    THAYER – « Je ne sais rien de ta relation avec Birdie, mais une chose est certaine… Tu vas te casser maintenant avant d’avoir des problèmes. Tu n’imagines pas l’envie que j’ai de te foutre mon poing dans la gueule pour ce que tu as pu dire à l’instant. Je me retiens parce que tu es tellement saoul que je n’aurais aucun plaisir à t’éclater la face aussi facilement, mais aussi pour Birdie. »

    Blablabla … Il n'avait écouté que cinq secondes à peine du discours du Thayer, et ça lui avait arraché un bâillement. Il ne supportait pas l'inaction sous toutes ses formes, c'était connu. Tout comme il détestait faire quelque chose qui ne lui plaisait pas, parce qu'il était obligé. Il était un esprit libre & sauvage, et si il ne désirait pas écouter le discours surfait d'un enfoiré, rien ni personne ne pouvait le forcer. En effet, il était très facile d'attirer l'attention de Reaver, mais tout aussi aisé de la perdre. Il avait ce pouvoir quasi enfantin de s'émerveiller de tout, mais celui qui l'était tout autant de se lasser dans la seconde. Comme une enfant qui passait d'un jouet à un autre avec indécision, Reaver papillonnait d'amis en amis, de soirées en soirées, de bras en bras. Après un long soupir lancé au protagoniste lui montrant qu’il ne l'intéressait pas le moins du monde, ce dernier lui avoua qu’il l’aimait. Son esprit embrumé par l’alcool et la vitesse à laquelle étaient allés les évènements et ses pensées parasites avait du mal à trouver une réaction convenable.

    REAVER – « Enfoiré. »

    Bon, en fait, ce n'était pas le vrai nom du barman, mais on n’allait pas s'embêter à faire des formalités. Et avant d’y réfléchir plus longtemps qui lui décocha une droite en plein dans le ventre.
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MessageSujet: Re: Et le royaume du tempsdinthé sera noyé sous les eaux de la réalité.   Mer 15 Fév - 11:26





Il y a toujours un moment, ou l'on est forcé de ce demander si l'univers entier ne complote pas contre nous. Si le Karma jaloux du peu de bonheur qu'on arrive à tirer sur cette terre, s'arrangeait pour rendre ce bonheur infernal. Rien qui d'y penser on se sent ridicule et paranoïaque, et pourtant... A la lumière des évènements tout semble s'expliquer par cette simple et ridicule supposition. Alors que tout déconnecté on a de la peine à savoir ce qu'on a bien pu faire pour recevoir tout ça en échange. Birdie était une boule de nerf, de destruction, de honte, de regret, et d'amertume. Elle n'appréciait que les effluves douloureuse d'alcool qui parvenait le temps de plusieurs heures à apaiser ses sentiments défectueux. Mais plus elle avançait, plus ils étaient impossible à apaiser. Tout était de sa faute. Elle n'avait pas réfléchit une seule seconde, et maintenant le ciel tout entier se retournait contre elle. Elle même avait sans arrêt des haut le coeur qui déclarait i'm having an allergic reaction to the universe. Mais bien sûr si ce genre de phrase pouvait nous faire porter pâle et éviter tous les ennuis à serait bien connue, et Birdie l'aurait fait graver sur son front. De toute façon en ce moment elle avait l'impression que tout ses proches se baladait autours d'elle avec un fer chauffé à blanc et qu'ils n'hésitaient pas à la marquer au fer rouge de toutes les débilités qu'elle avait dites ou faites. Et dieu que la liste était longue en ce moment. Brulée de toute part, endormie par le trop plein d'alcool qu'elle avait du ingurgiter depuis qu'elle était Birdie, elle ne voulait qu'une seule chose, un peu de calme et de tranquillité ou alors exploser. Billy avait toujours été d'un calme absolument intemporel, comme si l'énervait relevait de l'impossible. Parce qu'elle était trop gentille elle se sortait des disputes avec une classe légendaire et une patience sans borne. Elle savait détourner les cornes du taureau et les envoyait gentiment se briser plus loin. Aujourd'hui elle avait du mal à ce souvenir comme elle faisait ça. Elle avait sous la peau l'impulsivité latente de Birdie qui s'enflammait pour un rien, prenait littéralement le taureau par les cornes et lui éclatait sa tronche sur le champ. Bien sûr elle n'en était pas encore là. Mais alors que dans une tel situation Billy aurait souhaiter s'effondrer sur elle même, essayer d'adoucir la situation de peur que plus de complication lui fasse perdre le contrôle, elle commençait déjà à bouillonner. Cela faisait plus de neuf mois. Plus de neuf mois et Birdie lui manquait à en crever. Elle se réveillait parfois au milieu de la nuit la respiration presque coupé, les membres douloureux et le coeur absent. Voilà plus de neuf mois et rien n'avait changé. Elle n'avait pas vraiment changé. Pas vraiment fait ce qu'elle voulait, elle était resté au fond Billy, la fille calme et sage qui essaye d'arranger les choses, qui se blâme avant de blâmer n'importe qui d'autre. Elle s'était excusé, avait arrondit les angles. Et elle n'en pouvait plus. Son coeur se serrait, ses poumons se rétractait et elle étouffait. Elle entendait les paroles adorables, et protectrice d'un Thayer charmant et pourtant ça lui faisait l'effet d'une balle dans la poitrine rien qu'à imaginer la réaction de Reaver. Elle se tuait elle même à vouloir protéger les autres de son erreur. Elle avait été Birdie pour pouvoir être garce sans remord. Pour laisser aller la noirceur qu'elle avait toujours posséder. Pour être libre d'être elle. Et voilà que consciente de la bêtise elle s'enfermait dans un savant mélange d'elle et sa soeur, dans une prison encore plus inconfortable que la précédente.

Elle avait tourné à la pâleur extrême. Tout s'éteignait dans ses yeux. Ses phalanges tremblaient comme si elle était en manque. Elle cherchait à fixer Reaver en attendant sa réaction mais son regard tournait de rage dans le vide. Elle n'osait à peine fixer Thayer de peur de lui faire horreur. Lui l'ange de sa vie. Soudainement Reaver qui était resté d'un ennui de marbre pendant le discours de Thayer lui décocha son poing dans le ventre « Enfoiré. » . Thayer se plia en deux, surement surprit par la réaction du soulard qu'il avait devant lui, et qui malgré son allure de mec complètement fait, tenait plutôt bien la route. Birdie aurait surement pu se ruer vers Thayer pour voir si tout allait bien, le protégeant d'un potentiel nouvelle assaut de Reaver. Et pourtant le coup de poing avait été comme une décharge électrique. Comme si on lui avait branché des pinces de mille volt à même la chair. Elle se rua vers Reaver, le poussa violemment de toute la force qu'elle pouvait bien posséder dans ses deux bras, le regard noir de rage. Reaver saoul bascula de surprise. « Bordel Reaver ça ne va pas la tête ? Il ne t'a rien fait ! Ouvre bien tes oreilles, car je ne me répèterais pas. » Elle posa un genou dans le sable et posa sa main contre le torse du jeune homme pour maintenir une certaine pression sur lui et espérer avoir son attention. De toute façon s'il ne l'écoutait pas ça serait bien tant pis pour lui. Elle planta sa pupille d'un bleu électrique profond dans les siennes plus sombre et perdue que jamais. Sa voix était teinté d'une rage folle et d'une froideur terrifiante. « J'en ai marre. Je pourrais te faire toutes les promesses que je veux, tu t'attendras toujours à ce que je les rompe. Alors écoute moi bien. Il n'y aura jamais que TOI ! Quoique je fasse il n'y aura que toi. Mais c'est fini. J'abandonne! » Elle se releva en l'enfonçant dans le sable avec sa main, et lui tourna le dos. Un instant elle se retourna vers lui. « Au cas ou ça t'intéresse, Thayer est un ami, je n'ai jamais couché avec lui. Birdie l'a fait ! J'espère que tu es heureux avec ta jalousie déplacée à deux francs cinquante. » Elle s'éloigna de Reaver pour s'approcher de Thayer qui devait être à dix mille lieux de comprendre, surtout avec la dernière phrase qu'elle avait lâché. Elle essaya de retrouver un certain calme pour s'excuser auprès de Thayer mais n'y parvint pas réellement. Elle resta légèrement en retrait se doutant qu'il ne voudrait probablement plus lui parler une fois qu'il saurait la vérité. « Je suis vraiment désolée de t'avoir menti Thay'. Birdie est morte il y a dix mois. Je suis Billy, sa jumelle. Et pour des raisons idiotes quand elle est morte elle est devenu Billy et moi Birdie. Voilà pourquoi je me souvenais de rien. Si ça peut te rassurer, elle ne t'avait pas oublié. Vraiment navrée. » Elle se tut un instant. Hésitant à foutre le camp et à les laisser s'entretuer dès qu'elle aurait le dos tourner, ou alors affronter leur réaction. Soudainement elle se rendit compte qu'elle avait probablement oublier de dire le plus important à Thayer. Car oui elle lui avait jeter la vérité cru et étrange au visage et pour qu'il puisse se dépêtrer avec, il lui manquait probablement des données importante. « Thayer ! J'ai peut être menti sur mon nom. Mais je n'ai menti sur rien d'autre. Je n'ai jamais triché avec mes sentiments, ni même avec mes souvenirs. Tout le reste était bien réel. Je suis désolé si j'ai tout gâché. Si ça à encore de l'importance, tu es toujours la personne la plus brillante de ma vie. » Elle s'approcha du transat, ramassa son cornet, rangea ses affaires rapidement, et attrapa ses affaires s'apprêtant à partir. Elle se retourna vers les deux garçons, attendant peut être une quelconque réaction de leur part.
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