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 Somebody that i used to know (Indie&Jude)

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MessageSujet: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 15 Déc - 19:25

Jude sortait plus rarement dans les clubs... Non pas qu’il soit devenu trop vieux pour l’exercice... Mais plutôt qu’il avait un passé, un lourd passé dans les clubs de Los Angeles. Il y avait joué pommé et sans vrai but à une époque. Joué était le mot. Lui le menteur compulsif, le mauvais acteur, l’imitateur n’avait jamais aussi bien joué qu’à cet époque. Il avait composé, de toute pièce, ces personnes qu’il détestaient. Ses personnes qui ne vont nul part, qui détruise la vie des gens... Pour l’élégance du geste surement... Pour ce sentir mieux avec eux même plus certainement... La raison il n’en avait d’ailleurs rien à foutre. Il ne les aimait pas. Il ne pouvait pas avoir de bonne raison pour détruire des vies de la sorte. D’accord... Lui même n’était pas un ange, pas un saint... Alors même qu’il le pouvait il n’avait jamais vraiment joué au robin des bois... Il pourrait surement... Avec un peu de volonté, et quelques heures de travails il pourrait surement faire quelque chose de bien... Il en parlerait lors de son prochain colloque de conscience. Enfin... Peut importe ce que lui était, il ne s’amusait pas à détruire les gens sans raison, habituellement il ne s’amusait simplement pour facilité son train de vie, et autres actions sans trop d’impact sur des personnes innocentes... De plus les drogues diminuaient sévèrement les capacités mentales, et c’était absolument inacceptable pour lui. Son cerveau était la chose la plus précieuse chez lui... Et l’idée de l’abîmé avec des substances illicites le rendait fou... Alors oui.. Les clubs n’étaient pas particulièrement son truc... Il se souvenait avoir jouer le stone, alors qu’il faisait simplement semblant de prendre la merde qu’il vendait... Il avait été en transe et s’était mis dans des états pitoyables simplement pour sauvegarder sa couverture. Et aujourd’hui ... Il était un professeur respectable qui risquait fortement de tomber sur l’un de ses étudiants... Alors vous me direz... Que diable foutait-il ici ? En souvenir du «bon vieux temps» ? On en doutait... A la chasse au gambette ? Pas tellement son genre non plus... Enfin les écervelées du danse floor ce n’était pas tellement son truc. Son truc c’était les étudiantes charmantes, ravissante, et diablement intelligente... Dit comme ça, cela faisait presque pervers... Mais il n’avait pas tant de différence d’âge avec elle... Et il pouvait encore compté parmi les jeunes. Après tout il n’avait pas passé le cap de la trentaine. Bon la raison. La simple raison ? Il en avait probablement aucune. Il avait passé la journée à errer - les professeurs avaient beaucoup trop de temps libre quand on y pensait... Bien sûr il avait des recherches à faire, une thèse aussi... Mais ça ne meublait pas toute sa journée. Bien sûr il avait aussi son activité de l’ombre... Mais il n’allait pas passer la journée à taper des codes. Je veux dire bien sûr c’était en réalité son principale gagne pain, et la chose qui lui faisait réellement prendre son pied... Mais quand même... Au bout d’un moment il n’allait pas cracker la planète entière que pour son bon plaisir, et pour combler ses heures d’ennuies... Enfin aujourd’hui il avait erré, sans trop de but... Jude était un brin trop raisonnable pour lui ces derniers temps, et Artémis... Artémis était un geek, il n’était personne... Vraiment... Il savait que ses comportement adolescent et fêtard l’avait entraîné dans beaucoup d’ennuis, et qu’il manquait d’une chose... Le self contrôle. Il ne savait profiter des bonnes choses à petite dose et se mettait toujours dans des situations pas possible... A force... C’était un brin fatiguant... Mais l’inverse l’était tout autant. Alors dans son errance il était tombé sur un club, et bêtement il était entré. Il n’avait pas réfléchit. Il s’était commandé un verre, et puis deux, et trois. Il s’était trop rapproché de la sono, et il s’était oublié. Comme ça. Dans un claquement doigt. Comme si l’on pouvait être capable d’appuyer sur le bouton off.

Les yeux clos, transpercé par la musique répétitive il dansait. Oublié de lui même il dansait d’un équilibre fragile qui aurait pu se rompre à n’importe quel moment. Quelqu’un qui lui rentrait dedans, le touchait et peut être il tombait. Bien sûr ça ne fut rien de tout ça. Quelque chose de bien plus stupide. Une écervelé du dancing qui avait du le trouver attirant, complètement à coté de ses pompes à danser sans faire attention à personne. Elle s’était collé à lui. Première erreur. Il avait basculé, perdu l’équilibre, il avait essayé de se rattraper, il avait marché sur plusieurs mètre bousculant tout le monde et il était tombé raid. Il était rentré dans une fille, enfin il avait écrasé une fille. Il aurait espérer écraser celle qui avait causé sa chute mais c’était assez peu probable, il devait être loin d’elle maintenant. Réveillé par sa chute il sortit de son oublie de lui même et se souvint même de jeter un coup d’oeil à la fille qui se trouvait sous lui. Moche. Tant pis. Il vit une main se tendre vers lui, il entendit quelques choses lui siffler dans les oreilles, mais à moitié rendu sourd à le bruit de la sono il ne comprit pas bien. Il attrapa la dite main, féminine, qui le tira vers le haut jusqu’à ce que les deux visages se croisent. Fuck. Indie. Réveil douloureux. Il secoue la tête, c’est surement un rêve ... Non... Elle est toujours là... Pas contente... Jude fait un signe de main. Un. Signe. De. Main. Sérieusement ? Débile. Il recule. Vite. Fuir. Bonne idée. Il l’avait déjà fait. C’était probablement exactement ce qu’elle lui reprochait... Alors autant s’enfoncer encore plus... Maudit clubs... Rien n’allait jamais dans les clubs... Ils étaient maudits, quelques choses comme ça. Il sortit dehors. Il pleuvait. Bien sûr. Autant finir en beauté. Tant pis. Il s’adossa contre le mur, tapant doucement sa tête contre le mur, et re mimant le signe de main. Sérieusement... Qui faisait ça ? La voix écorcha encore ses oreilles. Il prit peur et sursauta. «Putain Indie. Tu cherches à me faire faire une crise cardiaque ce soir ?» Ravissante manière de dire bonjour.. Après... Quatre ans ? «Ouai en faite ne répond pas à ça...» Parce que c’était surement le cas... Enfin la crise cardiaque il ne savait pas, mais l’effet qui en découlait peut être... Il la détailla discrètement... «T’es jolie... Tu as l’air d’aller bien...» Dit ça pour te rassurer, pour penser que tu n’es pas un parfait crétin... Pour éviter d’avoir à penser qu’elle était comme ta famille et que tu l’as laissée tomber... Lâchement en plus...
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 22 Déc - 17:43


    Indianna émergea dans un brouillard de sons et de d'odeur. La tête dans le vide, le reste du corps étalé sur le lit et une coulée de gerbe le long du visage, Indianna se sentait proche de l'asphyxie. Lentement, elle redressa la tête et se recroquevilla tel un fœtus et prit conscience de sa quasi nudité. Puis elle se mit à trembler et s'enroula dans la couette. Quelle heure était-il ? Qu'avait-elle fait hier soir ? Elle avait beau chercher, rien ne lui revint hormis l'odeur de renfermé et l'état poisseux de ses cheveux. Visiblement, elle avait mal fini hier, mais ignorait si cela venait de sa tumeur ou de sa soirée trop animé. Bon, il fallait qu'elle bouge, qu'elle s'active, mais pourtant, son corps refusait le moindre mouvement. La musique était un cran plus fort, c'est du moins l'impression qu'elle avait. Deklan devait prendre sa douche au son d'un vieux groupe de rock dépassé. Était-ce avec lui qu'elle avait passé la nuit pour se retrouver ainsi vêtue ou plutôt dévêtue ? Probable. Ou alors un autre, quelqu'un, mais le nom restait encore inconnu, plongé dans le même brouillard que son esprit. La musique s'arrêta et la porte de la salle de bain grinça. Indianna entendit les pas de son colocataire derrière sa porte et pria pour qu'il n'est pas la bonne idée de venir voir ce qu'elle foutait. Deklan ne sachant pas qu'elle était malade, elle tenait à conserver encore longtemps ce secret. Et jusque là, elle avait réussi à ne pas montrer sa déchéance chez eux, conservant un minimum de dignité. De toute façon, la seule personne pouvant la rendre aussi pitoyable c'était suicidé quelques mois plus tôt, Indianna enregistrant son dernier soupire. Voilà qu'elle allait encore vomir.

    Indianna attendit que Deklan parte travailler pour oser se lever. Le sol de sa chambre semblait garder les marques de sa soirée. Poisseux, il était couvert de restes de repas non digéré et d'un tas de cendre. Un cendrier, plein, remplissait les lieux d'une odeur qu'Indianna reconnu aussitôt. Visiblement, elle avait un peu trop abusé de sa dose journalière de marijuana et son estomac, ainsi que son cancer, n'avait pas appréciés. Indianna se sentait de plus en plus mal, sa tumeur prenant du terrain et son humeur empirait au même rythme. Une fois debout, elle ouvrit la fenêtre dans le but d'évacuer les nuages de fumé et l'odeur écoeurante des lieux. Au radar, elle partit sous la douche et passa un moment à laver sa crinière. Elle constata qu'elle avait encore perdue quelques kilos et que ces cernes c'étaient encore étalées. Après avoir poussé un long soupir, elle s'affaira à laver sa chambre et ne prit pas la peine de faire de même avec ses vêtements qu'elle fourra directement dans la poubelle. Une fois dans cuisine, elle attrapa une boite de céréales et la grignota en fixant le vide. Cela pouvait durer des heures. Depuis l'assassinat de son frère, Indianna aurait pu se laissé mourir. Après tout, il ne lui restait rien, plus aucun combat à mener, plus personne pour qui se battre. Elle était seule, sans famille, sans de réelles attaches. Elle était condamnée et n'attendait plus rien de la vie. Elle n'espérait pas mener une vie ordinaire, elle qui ne l'avait jamais été. Mais se donner la mort, c'était pas son truc. En voyant Riley s'enfoncer lentement dans l'agonie après avoir ingéré trop de médicaments, elle s'était juré de ne pas finir ainsi, le ventre plein de cachet à méditer sur la vie misérable qu'elle avait connu. Elle préférait se prendre une balle, c'était plus radicale et à sa portée quand on connaissait bien Travis.

    Le soir même, Indianna se retrouva au Angel's, discothèque branché de la ville, en plein coeur de Santa Monica. Elle n'y était pas allée de bon coeur, histoire de passer une soirée sympa avec quelques amis. De toute façon, elle n'avait pas vraiment d'ami hormis des cabossés de la vie comme elle, tous emprois a leurs propres problèmes. Sa présence ici n'était dû qu'as celle d'une autre personne, un contact susceptible de la renseigner sur les assassins de son frère. C'était devenu son moteur, abattre les meurtriers et le venger. Cela l'aidait à tenir et c'était suffisant pour le moment. Elle connaissait cette boite pour l'avoir assez fréquenté dans le passé, quand la vie lui paraissait moins compliqué, plus fluide et quand elle avait encore l'impression de compter pour quelqu'un. Vêtue d'un leggins noir et d'une tunique doré, elle ne passait pas inaperçu, surtout avec ses bottines à talon et sa crinière soigneusement domptée. Difficile de croire que quelques heures plus tôt, elle ressemblait à une loque humaine couchée dans son vomi. Indianna était attablé au bar, un cocktail en main quand elle le reconnu. Jude. Que foutait-il ici ? Elle ressentit soudain l'envie d'aller le rejoindre et lui écraser sa main sur le visage. Elle fut nettement récompensé en le voyant, de loin, s'écrouler de tout son long sur une pauvre fille. Une seconde plus tard, elle saisit l'occasion et lui tendis la main tout en le gratifiant d'un sourire faussement amical. Comme il fallait s'y attendre, cet abrutis détala, gêné. Indianna le suivit des yeux, repassa récupérer son verre, parce qu'elle en aurait probablement besoin et retomba sur Jude. « J'aurais jamais pensé que la lâcheté faisait partit de tes défauts. » dit-elle en guise de bonjour en le faisant sursauter. «Putain Indie. Tu cherches à me faire faire une crise cardiaque ce soir ?» Elle le toisa. Alors comme ça, elle avait vraiment réussi à lui faire peur ? Bien, c'est qu'il devait se douter qu'elle reviendrait à la charge. «Ouai en faite ne répond pas à ça...» Indianna but une gorgée de son verre, hésitant à lui cracher dessus, mais cela aurait démontré une grande immaturité de sa part. «T'es jolie... Tu as l'air d'aller bien...» Indianna voulu rire tant elle le trouva pitoyable. Elle aurait eu envie de dire tout un tas de choses, sur son état justement, mais Jude n'était qu'un inconnu aujourd'hui, il ne méritait aucune de ses confidences. « Si tu le dis ... Je peux facilement te retourner le compliment, la prison t'as épargné toi. » Indie n'était pas du genre à tourner autour du pot, comme à son habitude, elle piquait directement et en général, ça faisait mal.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 22 Déc - 20:14

Indie et Jude c’était une longue histoire. Enfin une courte histoire. Une longue histoire courte. Longue à raconté, plutôt courte dans le temps si on regardait leur âge... Une histoire qui commençait à dater aussi. Mais on allait pas commencer à rentrer dans détail temporel. Honnêtement ça n’en valait pas la peine. C’était plutôt une histoire compliquée. Une histoire qu’il avait pas mal compliqué à dire vrai... Evidement me direz vous ? Depuis quand Jude fait les choses faciles. Il n’était pas né dans la facilité, il avait toujours été abonné au complication. Et franchement qu’il le reconnaisse ou pas, c’était souvent lui qui les créait. Volontairement ou non. Là c’était surement lui qui avait empirer les choses... Parfois dans ses meilleurs jours il se disait qu’il n’aurait de toute façon pas pu faire autrement... Jude et la culpabilité n’était pas particulièrement bon copain, et il la laissait le plus souvent au placard, pour le plus grand bonheur de son sourire égoïste. Parfois, seulement parfois, très rarement, il regrettait. Au fond s’il cherchait à être réellement honnête il savait qu’il regrettait. Il ne regrettait certainement pas ce qu’il avait fait. Il regrettait seulement que ça est mal tourné pour elle. Il ne l’avait pas voulu. Il ne lui avait jamais voulu aucun mal... Ce n’était pas lui l’enfoiré dans l’histoire, il n’avait jamais cherché à la faire plongé... Il ne l’avait seulement pas sortit de là... Pouvait-on réellement lui en vouloir ? De son point de vu à elle... Surement. Mais voilà, Jude n’était pas doué pour les confrontations. Enfin si... Généralement si... Il avait de la tchatche, il ne se sentait coupable de rien, il pouvait y aller franco... Mais là c’était légèrement différent. Pas pour lui, par rapport à elle. Il l’aimait bien. Il l’avait toujours apprécié d’ailleurs, c’était une femme forte, brillante, brulante aussi... Un pur délice... Et honnêtement il l’aimait bien, l’avait toujours fait, et comptait le faire un moment encore. Enfin l’aurait fait si tout n’était pas venu en travers de leur chemin. Mais maintenant clairement il ne pouvait pas récupéré les choses comme ils les avaient quitté. Tout d’abord parce qu’il n’y avait plus rien de ce qu’il avait quitté, deuxièmement parce que même si tout était encore là, jamais Jude n’y remettrait les pieds... Si ce n’était pour Indie et Jay, ces mois avaient clairement été les pires de sa vie. Slave he was, slave he never shall be. Mais il savait que s’il n’arrondissait pas les angles, que s’il ne reconnaissait pas de faute, que s’il jouait le con insensible... Que s’il était naturel... Elle voudrait lui arracher la tête, ne plus jamais lui parler... Et il n’était prêt ni à l’une ni à l’autre des solutions. Il ne voulait pas lui mentir, pas lui faire croire à des remords quand il n’en avait aucun. Il avait évité la prison, il s’était libéré. Il avait été désolé pour elle, mais suffisamment heureux pour lui pour ne pas avoir d’arrière pensée. Voilà tout. Et il ne voulait pas s’en prendre plein la tête, lire sa haine sur son visage... C’était pourtant quelque chose à laquelle il s’habituait vite. On l’adorait, et le détestait. Il était the genius in facade, the devil in disguise. Mais la haine d’Indie... Même s’il devait l’avoir depuis des années déjà... Il ne voulait pas réellement la lire dans son regard...

Alors oui il avait fuit. Parce que la fuite était ce qu’il faisait de mieux. De plus facile surement... Mais Jude compliquait déjà bien suffisamment sa vie comme ça... Il n’avait réellement pas besoin d’en rajouter. Bien sûr la fuite ne marchait pas à chaque fois. Et alors que la voix d’Indie lui brûla les oreilles il réagit au quart de tour. Il ne prit pas tout de suite conscience de ce qu’elle avait dit. Et après compréhension, il fronça les sourcils. Lâche ? Biatch ! C’était une question de point de vu en plus... Sincèrement. Mais bon, première (enfin deuxième) réaction, l’humour, baisser la tension... «Et moi qui croyait que tu connaissais tout mes défauts !» Il fit un grand sourire. Jude aimait ses défauts presque autant que ses qualités... Si ce n’est même plus... Mais en règle général il appréciait être l’enfoiré qu’il essayait d’être. «Puis moi j’appellerais plutôt ça de l’auto préservation...» Voilà toute la différence. Il n’était pas lâche, il tenait à la vie, et à avoir une vie longue et plutôt paisible... Et vu l’échec total de ce côté là depuis environs 28 ans... Il se disait qu’il était temps d’améliorer les choses. « Si tu le dis ... Je peux facilement te retourner le compliment, la prison t'as épargné toi. » Ah ! Voilà les délicatesses ! Enfin il n’allait pas faire celui qui ne savait pas, il avait regardé, il avait su, il n’avait rien fait, il avait disparu point. Il resta en silence, une moue légèrement gêné. En faite c’était le moment de choisir... Mentir et s’excuser, ou dire la vérité. «Je suis désolé... Sincèrement.» Mentir alors... «Mais je ne sais pas quoi te dire de plus... Si c’était à refaire, à choisir entre ta peau et la mienne... Je sais que je referais la même chose.» Ah non... La vérité... La dure vérité, sans rien pour la dissimulé d’ailleurs. Brute et laide. «Tu peux me haïr pour ça... Mais rien de ce que j’aurais pu faire ne t’aurais évité la prison.» Enfin c’est ce qu’il pensait... D’après lui, s’il était revenu la chercher, il se serait juste fait chopé avec... Et il était persuadé de valoir bien plus cher qu’elle. Aujourd’hui encore si la police venait à le choper, et à comprendre tout ce qu’il avait pu faire, il prendrait surement très cher. Et il n’y tenait pas particulièrement. Du tout d’ailleurs. «Et tu t’en ai pas trop mal sortie non plus il me semble...» D’accord là il fallait qu’il arrête de parler, sans doute ne pouvait-il rien faire de plus que de l’énerver... En tout cas on aurait réellement dit que c’était ce qu’il cherchait. Il fit un sourire légèrement désolé pour essayer d’appuyer sa sympathie... Mais attendait tout de même l’orage poindre au dessus de sa tête.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Mar 7 Jan - 22:29

    Le passé avait le don de refaire surface constamment ces temps-ci. Un passé foutrement emmerdant qui remettait un peu trop en question son stoïcisme. Parce qu'Indianna n'aimait pas s'attarder, ni en remords, ni en regrets, ni en rien du tout. Elle trouvait la plupart des gens trop mielleux, trop amoureux, trop écœurant. Que ce qu'ils avaient tous à fondre devant un film a l'eau de rose, devant un bébé tout rose ou un mariage ? Indianna trouvait ça ridicule, affligeant. Elle n'aimait pas les sentiments, ça entraînait trop de contraintes et des complications à ne plus savoir qu'en faire. Mais se serait mentir que de dire qu'elle avait toujours était aussi insensible, elle avait quand même une part d'humanité, très enfoui, tout au fond, en certaines circonstances, quand elle voulait bien que quelque chose transparaisse. Mais ces temps-ci, tout son foutu passé ressortait de terre avec une facilité effarante. Ça et sa combinaison avec les drames de sa vie actuelle formait un joyeux bordel dans sa tête déjà infecté par cette horrible tumeur. Et voilà que Jude venait subitement de refaire surface. Jusque là, Indianna c'était contenté de l'oublier, ou du moins, de le mettre de côté. Comme dit précédemment, les regrets ne faisaient pas partit de son quotidien et encore moins ceux qui dénotaient un passé trouble où les sentiments s'en été mêlé. Jude faisait, jusque là, partit de son ancienne vie. D'une vie où elle n'était pas différente de celle d'aujourd'hui, mais moins déçu par la vie. Du moins où elle attachait peu d'importance aux liens qui unissaient les gens, aux membres de sa famille laissée derrière elle et aux personnes dont elle ne pensait pas aimer autant avant de les voir disparaître de son existence. Jude, donc, venait de sortir tout droit de nul part, quasiment identique à l'image qu'elle gardait de lui. Son air faussement coupable, sa barbe naissante qui lui donnait un charme terrible et même cette démarche légère teinté de provocation. Tout en lui suggérait la provocation. Une provocation décadente, admirable et terriblement sexy. 

    «Et moi qui croyait que tu connaissais tout mes défauts !» Un rictus s'afficha sur le visage d'Indianna. Un rictus de mépris plus que de sarcasme. « Je connaissais bien plus en fait. » lâcha-t-elle avec aisance. D'une part, parce qu'elle connaissais le Dufaÿs dans l'intimité et d'autre part, parce qu'elle n'était plus sur de le connaître aujourd'hui. D'ailleurs, l'image qu'elle avait de lui n'avait jamais reflété un lâche avant qu'elle comprenne qu'il avait fuit sans un mot. Indianna c'était donc trompé sur son compte et c'était bien la première fois qu'elle se faisait ainsi avoir par un proche. «Puis moi j'appellerais plutôt ça de l'auto préservation...» Nouveau rictus de la part de la métisse. Autrefois, cela l'aurait certainement fait sourire, parce que tout ce qui venait de Jude méritait réflexion, que ce soit ses conneries ou ses pertinences. Mais aujourd'hui, cela ne faisait que l'agacer d'avantage. «Je suis désolé... Sincèrement.» Bien. Menteur, mais bien. Parce que son visage n'exprimait aucun pardon véritable. Indianna n'était pas menteuse, ou alors, par omission. Elle mentait souvent pour se sortir d'affaire, pour arranger les choses à sa manière, pour se sortir d'une situation délicate et elle mentait avec un aplomb déconcertant. Elle mentait bien, certes, mais n'avait jamais trouvé ça très bien. Même si Indianna avait peu de scrupules dans la vie, le mensonge lui avait souvent paru la meilleure solution même si cela remettait en cause certaines de ses -rares- valeurs. En tant qu'indic, mentir lui avait sauvé la vie, mais avec Jude et Jay, elle n'avait jamais triché. Jude n'avait joué à ça avec elle non plus, jusqu'à aujourd'hui. « Je t'en prie. », cracha-t-elle, agacée, tout en sortant une cigarette de sa veste. «Mais je ne sais pas quoi te dire de plus... Si c'était à refaire, à choisir entre ta peau et la mienne... Je sais que je referais la même chose.» Ca, au moins, c'était vrai. En l'entendant, Indianna ne put qu'accepter, parce qu'elle aurait certainement fait la même chose. Depuis sa naissance, elle était mue par une capacité à s'auto-défendre. Elle devait batailler pour rester en vie et sauver sa peau. C'était instinctif chez elle et il fallait bien reconnaître que peu de personne n'aurait mérité qu'elle jette un regard en arrière, personne, sauf eux. Ces frères, d'abord, même si elle du les abandonné à une famille d'accueil et l'ainé en prison et eux, Jude et Jay, parce qu'ils avaient représenté sa famille à l'époque. «Tu peux me haïr pour ça... Mais rien de ce que j'aurais pu faire ne t'aurais évité la prison.» Son verre lui faisait de l'oeil a présent. Indianna c'était toujours tenu loin de l'alcool. Sa mère était alcoolique et quand Indianna avait dû la ramasser ivre morte la première fois, a l'âge de huit ans, son dégoût de l'alcool c'était accru en même temps que son aversion pour sa génitrice. Mais ce soir, peut-être en prévision d'une longue soirée, elle avait tenter de nouer un lien avec la boisson du diable. Par défi ou par dépit, elle ne savait pas encore, mais le cocktail semblait l'appeler à la tentation, surtout après la connerie monumentale que venait de dire Jude. « Alors là, je t'arrête tout de suite. Que tu ais sauvé ta peau plutôt que la mienne, je peux l'entendre, mais que tu dises que tu n'aurais rien pu faire, non ! Tu es parti avant mon arrestation donc tu savais bien que j'étais traqué et au lieu de me prévenir, tu t'es cassé comme un lâche. Donc ... Ferme là. » termina-t-elle en buvant d'un trait son verre. L'alcool lui brûla la gorge et elle grimaça de dégout. Elle se pencha en avant mais rien ne sortit, bien. D'après son neurologue, boire de l'alcool ne ferait qu'aggraver son état, donc actuellement, c'était certainement ce qu'il y avait de meilleur, paradoxalement. «Et tu t'en ai pas trop mal sortie non plus il me semble...» Connerie ! Que ce qu'il en savait d'abord ? « Tu ne sais rien de ma vie aujourd'hui, tu as sagement prit tes précautions pour resté introuvable. » Et Jude ne savait rien. Il ne savait pas combien elle souffrait au quotidien avec cette tumeur dans son crane, combien son existence était devenue intolérable avec la mort de Riley et de Clyde, combien Jay lui manquait, combien tant de choses qu'elle avait refoulé remontaient à la surface provoquant en elle un flot d'émotion contradictoires. Indianna aurait été bien surprise si Jude c'était pointé à sa sortie de prison. Mais elle n'avait pas été étonnée d'y trouver Jay, par contre, les mains dans les poches, l'air hagard devant ce lieu, un demi-sourire sur les lèvres en la voyant franchir les portes. « En fait tu m'emmerdes Jude. Tu m'emmerdes parce que tu es devenu un gros con. Dit moi un truc, quand on bossait ensemble, tu jouais un jeu ou tu étais déjà aussi con ? » Et elle ne parlait que du boulot là, leur histoire de cul était encore autre chose.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Mar 14 Jan - 11:33

Jude devait avouer que retomber sur Indie n’était pas particulièrement chose facile. Il n’était pas de ceux qui éprouvent remord, ni regret. Il n’était pas de ceux qui s’excusent, qui se sentent mal. Il était de ceux qui tiennent qui tiennent la route, qui continuent tout droit, peut importe les conséquences. Mais il n’était pas totalement en dehors de la réalité. Il avait conscience. Conscience qu’il n’avait peut être pas été correcte, peut être fait une erreur. Mais à quoi bon se sentir coupable ? Il n’aurait jamais - au grand jamais - fait le bon choix. Il n’aurait jamais essayé de la sauvé. C’était comme ça, c’était lui, on ne se refaisait pas. Il ne voulait même pas se refaire. Parce que ça ne changeait rien au fait. Elle avait tout de même été importante. La plus importante. L’une des plus importantes. Elle n’était pas n’importe qui, et il ne lui avait pas mentit, pas vraiment. Elle ne savait peut être pas non plus toute la vérité, mais c’était parce que la vérité était dure à avaler parfois. Et qu’avec Jude la vérité commençait parfois à peser son pesant d’or, et qu’il ne pouvait pas lui mettre se poids sur les épaules. Mais elle savait beaucoup de chose, plus que n’importe qui au final. Même sa mère ne savait pas tout, alors... Elle ne pouvait pas se plaindre. Mais Indie était agressive, Indie était forte. Indie allait le déstabiliser. Allait l’énerver aussi surement. Jude n’avait pas un bon métabolisme, il réagissait mal au sentiment. Il se laissait emporter. « Je connaissais bien plus en fait. » Elle n’avait pas tord. Elle avait même raison. Elle le connaissait sous presque toutes les coutures, au passé bien sûr. C’était de sa faute à lui... Tant pis. On laisse toujours des gens derrière sois, c’est comme ça. «Tu me connais toujours un peu, au fond.» dit-il lourdement. Parfois il se disait qu’il n’aimait pas ça. Artémis, au fond, n’aimait pas ça. Savoir que quelqu’un pouvait encore le percer à jour. M’enfin, ce n’était pas le moment de sortir la paranoïa, au fond, il préférait se douter... Se douter qu’elle ne lui ferait pas de mal, que sa colère ne se jetterait pas réellement à son cou, ou peut être que si, mais qu’elle n’essayerait pas à le détruire autrement qu’à coup de poing.

Il s’excusa, plus pour la forme qu’autre chose, parce qu’il ne savait pas par ou commencer, par le cracha de politesse dont elle le gratifia il su qu’il s’était trompé de début, qu’il aurait pas du lui mentir. Trop tard. De toute façon s’il avait pu ressentir une quelconque culpabilité, il se dirait surement, qu’avec elle, il ne ferait que des conneries. il enchaîna d’ailleurs les phrases plus sincère, qui l’apaisèrent un instant, avant de la faire sortir de ses gonds. Ok peut être que ça n’avait pas été totalement sincère. Enfin si, ça avait été l’excuse qu’il s’était donné pour éviter la culpabilité. Parce que peut être qu’il pourrait en ressentir. Il ne savait pas, il n’avait pas envie d’essayer en faite. C’était un sentiment chiant, désagréable, quelque chose qui te ronge, et que tu ne peux pas effacer. Pas même avec une bonne gomme. Celle qui efface les mauvaises notes. « Alors là, je t'arrête tout de suite. Que tu ais sauvé ta peau plutôt que la mienne, je peux l'entendre, mais que tu dises que tu n'aurais rien pu faire, non ! Tu es parti avant mon arrestation donc tu savais bien que j'étais traqué et au lieu de me prévenir, tu t'es cassé comme un lâche. Donc ... Ferme là. » Ah bah voilà, elle s’énervait. Non. Elle l’énervait, à s’énerver. Elle se prenait pour qui ? Pour un ex taularde qui pouvait tout se permettre. Peut être qu’elle avait raison, qu’elle ne le connaissait plus. Elle était énerver, très bien. Lui ne se laisserait pas abattre. Il avait sa poitrine qui gonflait contre elle. On ne l’attaquait pas, d’aucune manière. Et il n’était pas lâche, pas vraiment. Si quelque chose en valait la peine, il ferait n’importe quoi, il irait jusqu’au bout, sans aucune peur, mais il se protégerait toujours. Self preservation qu’il disait. «Ok je ne suis même pas désolé, contente ?» Cracha-t-il amère et sévère, con. Parce qu’il pouvait être con quand il s’y mettait. Lorsqu’il était énervé en faite, qu’il ne contrôlait plus le parfait équilibre de son personnage. Il partait dans tous les sens. «J’en ai même rien à foutre... Parce que je me suis fait avoir aussi, et que je me suis rendu compte du truc un peu tard...» La il ne mentait pas. Il ne s’avait pas s’énerver et mentir. Il ne contrôlait pas ses explosions. Il n’aimait pas ses explosions, il n’aimait pas ne pas se contrôler à la perfection. «Ta tête valait moins cher que la mienne, j’ai même pas songé à prendre le risque de passer te prévenir pour risquer d’y passer.» Risquer d’y passer, c’était sa phobie. Et là tout le monde y serait passé, lui, sa mère avec... C’était un risque qu’il ne souhaitait pas prendre, qu’il ne souhaitait jamais prendre. «Et puis j’étais parti, je me suis effacé, encore une fois, clean slate, et je n’ai pas pensé à toi.» Voilà, la dure vérité, l’enfoiré qu’il était. «Et je ne suis pas lâche, Indie. C’était réfléchit, et c’était un risque que je ne souhaitais pas prendre, parce que sur le moment, oui, je me fichais de ce qui pourrait t’arriver, tu ne valais pas la peine qui je passe une trop longue partie de ma vie en prison.» Peut être était-ce dur à accepter pour elle. Mais c’était ce qu’elle voulait, non ? La vérité. «Et puis arrête de t’en prendre à moi. On se protège tout seul. On est fort, on ne compte pas sur les autres, non ? Prends en toi à toi même si tu n’as pas pu te sauver.» Là c’était peut être le coup de grâce. Mais normalement il fonctionnait plutôt pareille, les solitaires.

« Tu ne sais rien de ma vie aujourd'hui, tu as sagement prit tes précautions pour resté introuvable. » Elle s’énervait encore, elle ne s’arrêterait jamais. Elle buvait, peut être trop, elle avait raison, il ne savait pas grand chose, pas parce que lui ne pourrait pas trouver, parce qu’il n’avait pas cherché en faite. Il avait regarder ce qui lui était arrivé, il avait su qu’elle était sortie de prison, et puis il avait tout bonnement arrêter d’y penser. Il n’était même pas à LA pour elle. Plutôt pour une autre de ses obsessions. «Oh allez Indie... Tu me connais suffisamment. Tu m’aurais cherché, tu aurais trouvé un moyen de me trouver.» Pas vraiment le trouver, mais un moyen de faire savoir qu’elle le cherchait. Elle aurait aussi du se douter qu’il rappliquerait. «Et peut être que je ne sais pas grand chose, mais je pourrais, de ta bouche ou non.» C’était fou ce qu’on pouvait trouver sur internet lorsqu’on savait ou chercher. « En fait tu m'emmerdes Jude. Tu m'emmerdes parce que tu es devenu un gros con. Dit moi un truc, quand on bossait ensemble, tu jouais un jeu ou tu étais déjà aussi con ? » Un gros con... Carrément. Et bien. Elle ne lésinait pas sur les moyens. «J’ai jamais été quelqu’un de bien, je penses, Indie, tu le savais.» dit-il, plus calme, il s’assumait, depuis le temps. «Et notre boulot était un jeu, Indie !» Un sale jeu glauque. Glauque et dangereux. Mais un jeu quand même. «T’était la seule avec Jay, avec qui je ne jouais pas. Tu le sais quand même...» Après tout simuler cinq minutes ça allait, mais dans une vie de mensonge tu finissais pas avoir envie d’un peu de stabilité. A l’époque, cette stabilité, ça avait été Indie et Jay.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Ven 31 Jan - 15:15

    La nuit venait de tomber sur Los Angeles. Les anges étaient au lit quand les déchus sortaient de l'ombre. Indianna choisi également cette option et sortit à l'air libre, mettant une clope dans sa bouche. « Salut toi. » La voix provenait de derrière, vers le local à vélo. Un sourire s'afficha sur les lèvres de la métisse au son de cette voix qu'elle reconnaîtrait entre milles. Jude sortit de l'ombre, les mains dans les poches, un sourire ravageur plaqué sur son jolie minois. Il lui tendis son briquet et alluma la cigarette qui se consuma dans un silence agréable. « Prête pour une nuit de chasse ? », lui demanda-t-il tout en connaissant déjà la réponse. C'était leur tournée des bars à cette heure-ci. Ils connaissaient les lieux privilégiés où trouver des informations croustillante pour leur « patron ». Jude entama la marche, Indie sur ses talons. Ils se frôlèrent, esquissèrent un sourire. Indianna vivait chez le dit patron, dans l'immeuble qu'elle venait juste de quitter. Keith était celui qui l'hébergeait, celui avec qui elle couchait aussi et, accessoirement, celui qui lui disait quoi faire pour gagner de l'argent. Mais à côté de lui, il y avait Jude. Celui-ci lui prit le bras et l'entraîna dans une ruelle. Indianna n'avait pas peur, pas avec lui. Elle le connaissait presque aussi bien qu'elle-même. Et puis Jude savait combien la métisse savait se défendre mieux que personne. Un baiser volé, deux, une caresse qui ne s'éternise pas, mais qui tient plus de la pulsion que de la tendresse. Un baiser mordant dans le coup, une main baladeuse qui s'égare sous le chemisier et le tour est joué. Puis ils se dégagent l'un de l'autre et reprennent leur route, comme si de rien n'était. Indianna s'allume un joint et après avoir fumé deux lattes, le file a Jude. Malgré tous les inconvénients qu'avait leur métier, avoir de la drogue gratuitement n'en n'était pas un. Difficile pour eux de se montrer clean quand ils fréquentaient le gratin du deal et du trafic à longueur de journée. Pour Indie, rien de plus que du cannabis, que de la drogue douce dont elle pourrait facilement se sevrer le moment venu, impossible de toucher au reste. « Après toi. » Jude lui ouvre la porte et Indianna pénétra dans le QG. Ici, personne ne se doutait qu'elle travaillait pour les flics, comme ils ignorent tous que Jay et Jude font aussi partit du complot. Parmi tous ces dealers, ils ne sont que des messagers, des dealers qui font partit du système. Indianna rabat sa capuche sur sa tête, mets les mains dans les poches et affiche une expression neutre. A l'intérieur, ça sent la drogue, la fumée de cigarette et d'autres odeurs dont Indianna préfère ignorer la raison. Jay est déjà là, en pleine conversation avec un des gros trafiquant du groupe. Le gros poisson, comme ils l'appellent, celui qu'il faut coincer à tout prix. Jude et Indianna s'approchent et Jay leur jette un sourire. Ils sont ensemble, c'est tout ce qui compte.

    ***

    «Tu me connais toujours un peu, au fond.» Elle lui jette un regard en biais. Ah bon ? Elle ne sait pas vraiment si elle reconnaît le gars qui se tient devant elle. Bien qu'il soit le même physiquement, avec quelques années en plus, il n'en reste pas moins un étranger à ces yeux. Pourtant, elle avait connu l'homme, le dealer, l'indic. Elle l'avait connu, fréquenté, aimé aussi, dans le fond. Pas un amour réel, pas une passion aussi dévorante que ceux des films. Non, rien de tout ça. Mais elle l'avait aimé comme un frère, comme un amant aussi, plus tard. « L'homme que je connaissais ne m'aurais jamais laissé tomber. » mentit-elle en levant la tête. Elle savait pertinemment que c'était faux. Comme tous les indics du monde, la survie était la base. En cas d'infection, il fallait extraire la brebis galeuse et la mettre en quarantaine. Si l'un d'eux tombaient, ils tombaient tous avec. C'était ça travailler sous couverture : être au service des autres, mais ne jamais y laisser sa peau. Ils connaissaient tous trop bien la prison pour savoir que des gens comme eux seraient traités comme des bêtes une fois derrière les barreaux. Jude avait eu peur de ça, alors il avait préféré fuir et les laissaient derrière lui. Seule Indianna c'était faite choper, elle seule avait été assez bête pour ne pas s'enfuir plus tôt. Elle savait aussi que Jude n'était pas le seul à blâmer. Le vrai enfoiré, c'était Keith, cet ordure qui l'avait balancé pour sauver sa peau. «Ok je ne suis même pas désolé, contente ? J’en ai même rien à foutre... Parce que je me suis fait avoir aussi, et que je me suis rendu compte du truc un peu tard... Ta tête valait moins cher que la mienne, j’ai même pas songé à prendre le risque de passer te prévenir pour risquer d’y passer.»  Sa tête valait moins que la sienne ? Indianna aurait pu s'offusquer, mais elle préféra sortir un rire fort, blasé, affreux. Cet enfoiré se croyait-il si important ? Si intouchable ? La dure réalité lui sauta à la gorge alors que Jude s'égosillait à défendre sa position. Depuis le départ, il c'était toujours sentit au-dessus du lot. Pourquoi n'avait-elle pas remarqué ça plus tôt ? Elle qui voyait clair chez les gens, elle qui c'était toujours vanté de n'être ni naïve, ni facile à duper. Et Jay, avait-il vu clair dans le jeu du Dufaÿs à l'époque ? Ça, elle ne le saurait jamais. Jay c'était barré, il avait quitté le pays, il l'avait quitté, elle. Comme elle le maudissait en cet instant. Comme elle aurait souhaité qu'il soit présent, paradoxalement.  «Et puis j’étais parti, je me suis effacé, encore une fois, clean slate, et je n’ai pas pensé à toi. Et je ne suis pas lâche, Indie. C’était réfléchit, et c’était un risque que je ne souhaitais pas prendre, parce que sur le moment, oui, je me fichais de ce qui pourrait t’arriver, tu ne valais pas la peine qui je passe une trop longue partie de ma vie en prison.»  La vérité la frappa en pleine coeur, mais elle n'en montra rien. Jude l'avait dupé, trahis, doublé. Il avait joué avec elle et elle ne savait pas si elle devait en rire où en pleurer. Cet enfoiré se tenait devant elle, et elle n'avait aucune idée de comment réagir. Jay aurait su, certainement. Pas de doute qu'il l'aurait poussé contre le mur et qu'il lui aurait fait une jolie entaille dont il aurait gardé la cicatrice a vie. Une cicatrice si laide, si grande, qu'elle lui aurait rappelé combien la lâcheté avait un prix à payer pour laisser ses amis derrière soit. Parce si Jude était plus débrouillard, Jay avait toujours était le plus fort, le plus impressionnant. De Jude, il n'aurait fait qu'une bouchée. Son esprit l'avait toujours bien protégé jusque là, parce qu'il était très malin, mais Indie avait quelques trucs qu'il n'avait pas. Elle lui avait sauvé la peau quand les bagarres se terminaient en bain de sang, parce qu'elle savait se battre, se défendre. Mais pas contre la traîtrise, visiblement. «Et puis arrête de t'en prendre à moi. On se protège tout seul. On est fort, on ne compte pas sur les autres, non ? Prends en toi à toi même si tu n'as pas pu te sauver.» Elle s'avança, rageuse. « Tu a raison Jude, j'aurais dû m'en sortir toute seule, je n'aurais pas du compter sur ta sale gueule pour me sortir de là. », dit-elle, toute proche maintenant. Elle termina son verre d'une traite, le liquide semblant moins désagréable après coup.

    «Oh allez Indie... Tu me connais suffisamment. Tu m’aurais cherché, tu aurais trouvé un moyen de me trouver.» Encore cet égo mal placé, cette foutue arrogance qu'Indie rêvait de lui arracher ! Elle aurait pu, oui, sans doute, elle était plutôt balaise à ce genre de course poursuite. Mais elle ne l'avait pas fait, parce qu'elle avait jugé avoir mieux a faire. Parce qu'elle avait dû avancer, faire au mieux pour s'en sortir. Elle avait fuit en France, puis c'était retrouvé ici, de nouveau, comme tiraillé par son passé. «Et peut être que je ne sais pas grand chose, mais je pourrais, de ta bouche ou non.» Cette fois-ci, elle n'avait plus du tout envie de rire. Elle balança son verre à ses pieds qui se brisa. La seconde d'après, Indianna fut trop près pour qu'il l'évite. « Ne me menace pas Jude. Jamais. » Il n'y avait rien à savoir de toute façon, rien qu'il devait connaître lui en tout cas. «J'ai jamais été quelqu'un de bien, je penses, Indie, tu le savais. Et notre boulot était un jeu, Indie ! T'était la seule avec Jay, avec qui je ne jouais pas. Tu le sais quand même...» Elle recula de quelques pas, le toisa, soupira. « Aucun de nous n'était quelqu'un de bien... » soupira-t-elle devant l'évidence. Passé obscure, secrets enfouis, aucun d'eux n'était réputé pour être des enfants de coeur, sinon ils ne seraient pas devenus des espions à la solde des flics, des ripoux surtout quand on y repensait. « ... Mais on comptait les uns sur les autres, du moins c'est ce que je faisais pour vous deux. » Là, elle ne mentait pas. Elle avait veillé sur eux, parce qu'ils avaient représentés sa famille, son seul vrai repère dans cette ville. Quand l'un ne rentrait pas, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur, peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, peur qu'il ne revienne pas. « Si tu ne jouais pas, alors pourquoi n'avoir pas donné signe de vie après ? » Était-ce de l'appréhension ? De la peur ? La culpabilité ? Jay, certes, l'aurait certainement dérouillé, mais elle ? Elle ne savait plus quoi penser. Maintenant qu'elle se savait condamné, maintenant qu'elle allait mourir, devait-elle revoir ses principes à la baise ? « Pourquoi t'es revenu d'abord ? ».
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 2 Fév - 15:20

A l’instant ou Jude avait rencontré Keith il ne l’avait pas supporté. Il n’avait supporté que quelqu’un puisse avoir percé sa carapace sans sa permission. Il n’avait supporté que quelqu’un puisse accumulé un tel niveau d’arrogance et de prétention. Il n’avait pas supporté la possibilité qu’il puisse exister plus intelligent, plus enflure que lui. Il n’avait guère apprécier se retrouver au pied du mur. Lui devoir sa liberté lui était intolérable. Lui devoir celle de sa mère était encore pire. Lysandre était surement la seule et unique personne pour qui il risquerait sa vie, sa liberté. La seule pour qui il l’avait déjà fait. La seule pour qui il le ferait toujours. Il avait détesté l’idée que Keith est pu le cerner. Durant ces mois sous couverture tout ce qu’il avait fait était chercher un moyen de le faire tomber. Peut être que dans un premier temps c’était ce qui l’avait poussé à draguer Indie, parce que l’idée de posséder quelque chose que Keith possédait aussi était trop douce pour ne pas y céder. Bien sûr, après c’était devenu différent, Indie, Jay, il était les seules pièces de son puzzle californien qu’il appréciait, aimait même, peut être. Jude était difficile à suivre dans son affection. Mais tant qu’il pouvait, il avait toujours mis son cerveau à les sortir eux et lui d’affaire. Mais il avait toujours chercher un moyen de faire tomber Keith. Il n’avait jamais trouvé. Ca le hantait. Au fond, il savait. Que peut être, tout ce qu’il avait fait, c’était réussir à l’énerver.

Il avait profité d’une course qu’il avait à faire seul pour se faufiler dans un cyber café. Keith n’était pas stupide, et la première chose qu’il avait fait avait été de lui supprimer son ordinateur. Son précieux ordinateur. Il n’y avait rien de compromettant dedans, ou peut être que si, mais à moins de connaître le mot de passe, le contenu de l’ordinateur se détruirait à la première faute, à la première tentative de rentrer dedans par la force. Bien sûr il avait à peine eu le temps de se connecter sur les ordinateurs beaucoup trop lent du cyber café qu’un homme avait surgit derrière lui. «Tu pensais que je ne te verrais pas ?» Jude avait sourit devant son ordinateur, se retournant vivement sur le siège tournant regardant l’homme avait un sourire vicieux. «Tu pensais que je souhaitais que tu ne me vois pas ?» demanda-t-il doucement laissant planer un doute. Qui à cet instant se jouait de l’autre? Keith qui était arrivé à temps pour l’empêcher de faire je ne sais quoi, ou Jude qui semblait savoir exactement ce qu’il faisait ? «Ne te fais pas plus malin que tu ne l’es Dufaÿs.» Jude acquiesça du regard, le même sourire impérissable sur les lèvres. «Puisque tu es là Keith, je voulais te parler.» C’était donc Jude qui avait le dernier mot. Keith leva un sourcil, soupira. «C’est finit, tu vas nous laisser partir, moi, et les deux autres.» Les lèvres de Keith s’écartèrent dans un sourire encore plus grand. «C’est finit ?» Jude hocha la tête, répondant dans un souffle. «C’est finit.» Serait-il suffisamment convainquant ? «J’ai gagné. Echec et Mat. On a fait notre temps. Laisse nous partir.» Le sourire de Keith faiblit légèrement, il doutait, mais n’y croyait pas. «Tu as gagné ?» Jude hocha la tête à nouveau, gardant un sang froid incroyable au vu de la situation. «J’ai gagné.» Le problème de son jeu c’est qu’il n’avait rien, et que Keith ne croirait des preuves. «Je te connais mieux que toi Keith. Tu penses me suivre tout le temps ? Je te dis que tu me suis seulement quand je le veux. Ce n’est plus qu’une question de temps.» La vérité c’était que les seules fois ou Keith ne le faisait pas suivre c’était lorsqu’il était avec Indiana. Parce qu’étrangement il avait confiance en sa main mise sur la brunette, et savait que Jude ne ferait rien de stupide à ces côtés. Peut être qu’il avait raison. Peut être qu’il avait tord. Il comptait sur cette faille, sur se doute pour s’échapper. «Soit, je vous rend votre liberté. Qu’est ce que je gagne ?» Jude paru légèrement surpris, étrangement étonné d’entendre. «Je ne jouerais pas mon dernier coup. Je te laisses tranquille.» Il pouvait être sincère, il n’avait rien. Pas de coup à jouer. Rien du tout. «Adjugé vendu... Laisse moi régler votre extraction.» Jude l’avait jaugé du regard. Il ne lui faisait pas confiance. Pas du tout. «Donne moi un ordinateur, je m’en occuperais, on ne va pas empiéter plus sur ton temps.» Demanda Jude, plus rassurer s’il pouvait avoir la situation bien en main.

***

Ce jour là, Keith lui avait promis un ordinateur, lui avait promis leur liberté. Jude y avait presque cru. Il avait gardé suffisamment de méfiance en l’homme pour ne pas se faire avoir complètement. Mais il avait failli. Peut être que c’était de sa faute. Peut être que ça ne l’était pas. Il n’avait pas compris comment Keith avait pu monter son coup aussi rapidement. Il avait peut être été, en le poussant à bout, celui qui avait appuyé, malgré lui, sur la détente, mais tout avait été près avant, bien avant. Keith n’était pas con, mais il n’était pas si brillant que ça. Il n’aurait jamais eu le temps. Peut être qu’il s’en était légèrement voulu lorsqu’il l’avait appris. Mais il avait décidé de faire taire sa culpabilité, et il était parti, sans se retourner, en tout acquis de conscience.

« L'homme que je connaissais ne m'aurais jamais laissé tomber. » Jude avait levé les yeux au ciel. Sérieusement. Elle jouait à ça maintenant. «Ne soit pas si niaise Indie.» lâcha-t-il très sérieusement. Bien sûr Jude ne montrait jamais rien de toute sa complexité, mais tout de même... Il ne s’était jamais montré fiable ni même honnête. S’il s’était toujours bien entendu avec Jay, l’Irlandais avait toujours eu une certaine méfiance à son égard. Une méfiance qu’Indie aurait du avoir. Une méfiance qu’il avait envers eux. Parce que dans ce genre de milieu, si on aime sans méfiance... On finit généralement au fond du trou. Ca n’empêchait pas qu’il l’avait aimé, à sa façon, et d’une manière pas toujours très honnête, mais il avait fait de son mieux, et elle comptait toujours pour lui. D’une certaine manière.

Il le voyait dans ses yeux, elle ne comprenait pas, et elle n’acceptait pas ces paroles. Tant pis pour elle. La vérité était parfois dure, il n’allait pas mentir. Il ne l’avait jamais fait avec elle, il n’allait pas commencé maintenant. « Tu a raison Jude, j'aurais dû m'en sortir toute seule, je n'aurais pas du compter sur ta sale gueule pour me sortir de là. » Il la laissa se rapprocher, et il figea son regard dans le sien. Il devait se sentir mal ? Parce qu’elle l’insultait plus ou moins. «Non tu n’aurais pas du Indie.» lâcha-t-il finalement. Il s’en fichait. Il ne lui avait jamais demandé de se fier complètement à lui. Ils n’étaient pas parfait, ni séparément, ni ensemble. Croire le contraire était con.

« Ne me menace pas Jude. Jamais. » Elle était de mauvaise humeur. Et peut être qu’elle avait le droit. Mais elle était chiante. Jude recula. «Ce n’était pas une menace, j’énonçais simplement une vérité. Je n’ai pas dit que je comptais le faire. Je ne veux rien savoir de ce que tu ne comptes pas me dire.» C’était rare venant de lui, lui qui pouvait scruter votre historique internet à distance et tout savoir de vous en quelques clics. «Mais je veux bien savoir tout ce que tu voudras me dire...» dit-il doucement, laissant entendre que l’affection qu’il avait pour elle n’avait pas failli. Il savait que ce genre de phrase ne serait pas bien accueillie mais tant pis. Il ne mentait pas. « Aucun de nous n'était quelqu'un de bien... » Il haussa les épaules. Oui surement. Peut importe. Elle n’aurait pas du lui faire autant confiance. « ... Mais on comptait les uns sur les autres, du moins c'est ce que je faisais pour vous deux. » Oui ils avaient compté les uns pour les autres. Jusqu’à un certain point. «Compter les uns sur les autres n’empêche pas de compter sur soit même. Il y a toujours un point ou ça ne marche plus. C’était là.» Enfin pour lui. Peut être n’aurait-elle pas agit de la même manière. Peut être que la situation n’aurait jamais été dans un autre sens. « Si tu ne jouais pas, alors pourquoi n'avoir pas donné signe de vie après ? » Hum... Bonne question surement. Mais elle n’aimerait pas la réponse. Elle n’aimerait rien de ce qu’il aurait à dire sur le sujet de toute façon. «Parce que j’avais tourné la page. Clean slate. Et vous ne me rappelez pas exactement des bons souvenirs... Je ne pensais pas vous revoir un jour...» Il ne pensait pas non plus revenir à Los Angeles un jour d’ailleurs. Indie et Jay représentait son échec, ils lui rappelaient qu’il avait un jour trouvé presque plus fort que lui et que ça avait faillit lui coûter cher. Forcément... Il n’avait pas eu envie de prendre des nouvelles. Il avait vaguement suivit le cas d’Indie. Et lorsqu’il avait vu qu’il était sortit de prison il avait laissé tombé. « Pourquoi t'es revenu d'abord ? » Jude fit un sourire mauvais, et enfonça profondément ses mains dans ses poches. Indie savait poser des questions. Mais elle ne voulait probablement pas entendre la réponse. «Pas pour toi...» Pure vérité. Ca l’avait fait extrêmement chiez de revenir dans cette ville. Mais l’affaire en valait la peine. Ou alors il était juste fou... Complètement fou... C’était possible aussi. «Pour une vieille affaire qui refait surface.» Washington, Jade, tout ça tout ça. Bang bang. Deux balles. Et plus rien. Sauf peut être une soeur jumelle. Fâcheux. Très fâcheux. Etrangement attirant, et fascinant. Stupide aussi. «Tu perdrais ton temps à me haïr Indie... Je n’en vaux pas la peine... Tu ferais mieux de me pardonner.» dit-il dans un sourire charmeur.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 9 Fév - 18:39

    Merde, il l'avait dupé. C'était la première chose qu'elle avait pensé quand elle avait compris qu'il venait de la balancer aux fédéraux. Le portable tremblait contre son oreille, mais elle devait faire vite. Keith était endormi, à quelques mètres d'elle, de l'autre côté de la porte. Cet enfoiré semblait moins inquiet maintenant qu'il savait que la flicaille allait venir la cueillir. Durant une fraction de seconde, elle hésita à lui régler son compte avant de foutre le camps. Il ne lui suffisait que de quelques minutes et il était maîtrisé. Son arme de service se trouvait dans sa table de nuit et son arme de poing soigneusement rangé dans un torchon dans le placard de l'entrée. Et si cela ne suffisait pas, l'appartement disposait de tout un tas d'objets qui pourraient servir à l'envoyer six pieds sous terre. Malgré tous ses schémas, elle recula. Elle n'avait jamais tué personne, même si elle avait côtoyé la mort de près. Et si jamais ils lui tombaient dessus, elle prendrait bien plus que pour trafic de drogue. Elle mit sa veste, attrapa un sac de sport où elle fourra tout ce qu'elle put trouver à porté de main et qui ne ferait pas de bruit. Elle amassa l'argent liquide que Keith conservait dans une planque qu'il pensait introuvable, jeta un coup d'oeil à sa montre et quitta les lieux. En chemin, elle chercha à joindre Jude qui était injoignable. « Oh allez décroche putain ! » Mais le Dufaÿs restait sur silence, au moment où elle avait sûrement le plus besoin de lui. Finalement, elle réussit à joindre Jason. « Ne bouge pas Indie, je viens te chercher. Reste où tu ... », mais Indianna ne pouvait pas prendre ce risque. « Non Jay, tu ne viens pas. Je vais trouver une solution et je te rappelle une fois que je suis planquée. » Elle ne pouvait pas l'entraîner avec elle, pas lui. Et si les fédéraux étaient à ses trousses, alors Jason était autant en danger qu'elle. « Et prend soin de toi. Prend tout ce que tu peux et dégage de là où tu te trouves. » et parce qu'elle ne voulait pas craquer, elle raccrocha et jeta le combiné dans la première poubelle venue. Elle avait un plan en tête : quitter le pays. Indianna était douée, elle pouvait facilement leur glisser entre les doigts, mais elle manquait de temps. Elle pensa de nouveau à Jude, avait-il était attrapé ? Elle se pinça les lèvres. Non, il était futé, il avait déjà dut déguerpir et cherchait sûrement a la retrouver à l'heure qu'il était. Arrivé à la gare, elle rasa les murs. Si elle arrivait à prendre n'importe lequel de ses trains, elle avait une chance de se trouver une planque quelque part et de joindre les gars. Mais il était déjà trop tard quand elle les aperçut, Keith en première ligne. C'était pourtant une bonne sprinteuse, même si elle boitait toujours depuis son agression. Mais sa course n'avait pas suffit, pas cette fois-là. Elle avait été attrapé au moment où elle se jetait dans un wagon. Vraiment, elle avait manqué de chance sur ce coup-là.

    ***

    Jude se trompait sur une chose, Indianna avait toujours été méfiante envers Keith. Si Jude pensait sincèrement qu'elle avait pu faire confiance en ce flic, alors il se trompait lourdement. Dés le premier jour, elle avait comprit qu'il serait simplement un sauf-conduit, un port d'attache le temps de prendre le large. Il n'avait jamais été question de plus. C'était Indianna, la première, qui c'était joué de lui, en le charmant, en jouant avec lui pour qu'il accepte de l'héberger gratis et qu'il lui confie ces missions. En fait, tout ce qui lui était arrivé, c'était sa faute. C'est elle qui avait manipulé Keith, elle qui avait joué l'indic pour gagner sa vie et elle aussi qui c'était fait attraper par les flics. Keith n'avait toujours été qu'on pion dans son plan, à aucun moment Indianna n'avait ressentit quelque chose pour lui hormis une attraction sexuelle et même ça, elle trouvait mieux chez Jude à l'époque. Elle c'était méfié de lui, comme de tous, mais son erreur avait été de se croire intouchable. Elle avait sincèrement pensé avoir trouvé la bonne planque et se pensait à l'abri. «Ce n'était pas une menace, j'énonçais simplement une vérité. Je n'ai pas dit que je comptais le faire. Je ne veux rien savoir de ce que tu ne comptes pas me dire.» Vraiment ? Jude pensait-il sincèrement qu'elle allait lui livrer sa vie ? «Mais je veux bien savoir tout ce que tu voudras me dire...» Le regard haineux d'Indianna était suffisant. Il jouait, cet enfoiré essayait de la charmer ! Autrefois, cela avait marché, mais les circonstances étaient radicalement différentes. Ils étaient proches, amis et non étranger, comme aujourd'hui. « Tu n'as vraiment peur de rien, toi. », dit-elle simplement, le toisant. «Compter les uns sur les autres n'empêche pas de compter sur soit même. Il y a toujours un point ou ça ne marche plus. C'était là.» , lui dit-il. Oui, certainement. Mais ce point-là, elle ne l'avait pas vu venir. Elle n'avait pas sentit le danger avant de décrocher le téléphone de Keith et de comprendre qu'elle était grillée. « Je t'ai appelé ce jour-là. Tu étais déjà loin, c'est ça ? » Elle n'avait jamais eu de réponse à cette question. Une fois qu'elle avait été attrapée, elle n'avait pas eu le loisir de voir un contact. Keith l'avait foutu dans une cellule et dés le lendemain, elle avait été transférée dans la prison du comté. Bien sûr, tout appel téléphonique lui avait été refusé, tout comme la visite d'un avocat, Keith s'en était bien assuré. Indianna avait alors comprit qu'il cherchait à sauver sa peau et tant pis si elle y restait pour qu'il conserve sa place. Elle n'avait pas été traité comme n'importe quel condamné, mais comme une foutu indic qu'il fallait faire taire. Et tandis qu'elle payait sa peine en prison, Jude était certainement sur une plage à boire des cocktails. «Parce que j'avais tourné la page. Clean slate. Et vous ne me rappelez pas exactement des bons souvenirs... Je ne pensais pas vous revoir un jour...» Ça avait le mérite d'être clair. A l'évocation des souvenirs, tout un tas d'images assaillirent l'esprit d'Indianna. Des images qu'elle avait longtemps refoulé, parce que c'était trop douloureux. Mais quand elle y repensait, il y en avait eu des bonnes, des très bonnes même. Des moments complices autour d'un verre, des fous rires dans une voiture en planque et tout un tas d'autres souvenirs qui méritaient de ne pas être oubliés. Mais pour Jude, ils n'avaient pas compté, visiblement. « C'est marrant, tu ne disais pas ça quand on été tous les deux. Je pensais t'avoir laissé un meilleur souvenir de moi. », dit-elle, un sourire facétieux sur les lèvres, les mains sur ses hanches délicates. Elle avait maigris, certainement, depuis qu'elle avait été diagnostiqué malade, mais elle n'était pas encore repoussante, du moins elle le pensait farouchement. Elle le trouvait injuste de mettre de côté leurs moments à eux, comme si ceux-ci n'avaient jamais comptés. «Pas pour toi... Pour une vieille affaire qui refait surface.» Évidemment pas pour elle, elle n'était pas aussi conne que ça ! Même si elle ne pouvait mettre de côté qu'il refaisait surface au moment où Jay disparaissait. « Une affaire avec des jupons ? », questionna-t-elle. Il ne fallait pas y voir de la jalousie, Indianna était passé bien au-dessus de ça, mais elle connaissait le beau blond. Pour revenir ici, il devait avoir une sacrée excuse et une excuse qui porte des couettes serait plus crédible que le reste. «Tu perdrais ton temps à me haïr Indie... Je n'en vaux pas la peine... Tu ferais mieux de me pardonner.» Et maintenant, il lui donnait des raisons pour le détester d'avantage. « Je suis au moins d'accord avec toi sur quelque chose. », dit-elle en sortant une autre cigarette de son paquet et en lui sortant un sourire narquois. « Te pardonner de quoi ? De ta lâcheté ? De ton incapacité à éprouver une once de remord ou de ta foutue arrogance ? Hein, dit moi Jude, de quoi je devrais te pardonner au juste ? », dit-elle en lui crachant sa fumée au visage. A ce moment-là, un groupe de jeune sortit, tous hilares. L'alcool venait de faire son œuvre et Indie se surprit à les envier. Rien ne semblait gâcher leur bonheur, ils avaient le sourire, les filles étaient collées au garçon avec un regard qui en disait long sur la suite. Eux, ils n'avaient certainement pas un cancer, ni une copine qui c'était faite exploser le ventre avec des cachets où encore un jeune frère assassiné sous leurs yeux. Non, eux, ils avaient juste l'air d'apprécier leur soirée.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Lun 10 Fév - 9:25

Jude se souvenait moyennement de ce jour là. Le jour ou tout avait basculer, ou il avait retrouvé sa liberté. Il s’était levé tard, et dans un sale état. La soirée de la veille lui revenait pas bribe. Constat douloureux. Il n’avait qu’une seule peur panique dans ce milieu, mise à par celui de se faire découvrir de se prendre une balle dans le crâne, qu’on le pousse à la coke, à l’héroïne ou à je ne sais qu’elle autre drogue dur dont il ne pourrait pas se débarrasser... Il n’était pas un sain mais il tenait à son cerveau. Et même si les drogue douce n’était pas forcément mieux, il savait au moins qu’il pourrait arrêté aisément... Et un dealer qui ne se drogue pas lui même... Ce n’était pas crédible. Alors sur le coup il avait eu peur. Et puis il avait réalisé qu’il était en retard, qu’il avait loupé... Quelque chose... il ne savait plus réellement quoi... Les souvenirs de cette journée était flou. Il avait paniqué, il était sortit en courant, cherchant à rattraper la marche. Il était passé devant le poste de police, il s’était arrêté net en voyant Keith et plusieurs agent beaucoup trop bien fringué pour appartenir à la brigade de Keith. Il s’était planqué, avait écouté. Il avait fait demi tour. Le coeur battant, les reins suant. L’enfoiré. Le salaud. Il avait dit. Le con. Putain de merde. Il avait pris son portable, pris d’un doute il avait ouvert la batterie, vérifié que Keith n’avait rien trifouillé avec son portable. Il n’avait rien trouvé. Ca ne l’avait pas rassuré. Le con. Il avait jeté le portable contre un mur, de toute ses forces, le portable avait voler en éclat. Ca ne l’avait pas rassuré. Il avait ramassé les bouts, les avait jeté dans la mer. Ca ne l’avait pas rassuré. Il était rentré dans une boutique de déguisement, il était sortit méconnaissable après plus d’une heure, par une autre porte. Ca ne l’avait pas rassuré. Il avait foncé pour s’acheter un ordinateur, et il avait commencer à travailler, depuis le fond d’un café mal famé ou on ne trouve jamais personne, de jour comme de nuit, ou personne ne penserait à le chercher. Keith connaissait les hauts standing de Jude, il n’aurait pas assumé qu’il puisse se trouver dans un tel trou à rat. Mais ça ne l’avait pas rassuré. Il avait chopé un réseau wifi, au pif, celui d’un des habitants du dessus peut être. Et il avait tout brûlé, tout détruit. Lysandre Dufaÿs, celle des pays bas, disparu, jamais existé. Ni dans l’acte de naissance, ni même à l’hôpital ou elle travaillait, ni même dans aucun dossier internet scolaire, ni même dans les journaux qui parlait de son enlèvement. Des archives en tout cas. Tout était au nom de Lisbeth Arnaud. Rien à voir. Keith saurait ce qu’il a fait mais il ne pourrait jamais le prouver. Il avait effacé son casier judiciaire, il avait béni Keith qui gardait un nombre de compte informatique sur lui incalculable. Pour se rassurer il avait rebooter le système informatique de l’agence, explosé le réseau, un bon virus comme il ne saurait l’imaginé. Ca ne l’avait guère rassuré. A ce moment là il savait que Keith aurait compris ce qu’il se passait, et qu’il en aurait personnellement après lui. Il avait mis les voiles, détruit l’ordinateur qu’il avait en possession, il avait tiré de l’argent, la totalité de ce qu’il lui restait sur son compte, et il avait fermé son compte avant de disparaître. Un billet pour Buenos Aires, le premier avion qui partait. Ca ne l’avait pas rassuré. Il avait passé des jours enfermé chez lui, un nouvelle ordinateur dans les mains, à tout nettoyer, à appeler sa mère toutes les dix minutes pour savoir si tout allait bien. Il avait eu des suée froide pendant des mois lorsqu’il croisait la police. Il avait cru ne jamais s’en remettre. Il avait cru devenir fou... L’enfoiré. Il l’avait bousillé.

***
« Tu n'as vraiment peur de rien, toi. » Ce n’était pas vraiment ça... Au fond Jude était un téméraire froussard. Il ne savait pas réellement comment c’était possible, mais il pouvait autant faire preuve de connerie insouciante que de paranoïa dégénérative qui l’empêchait complètement d’avancer. Parfois il se trouvait faible... Quand sa paranoïa ne le faisait pas se sentir plus fort. «Je devrais ?» demanda-t-il doucement. Il ne pensait pas avoir besoin d’avoir peur d’Indie... Pas qu’elle ne pouvait pas être menaçante. En combat singulier, si elle n’avait rien perdu, il y avait quelque chose chance qu’elle le mette minable. Mais ce n’était pas réellement le plus important. Il ne pensait pas réellement qu’elle est de raison de vouloir le mettre minable. Et puis il n’avait rien dit qui ne soit pas sincère. Il était de ce genre, de ceux qui sont absent et invisible pendant 4 ans, et qui peuvent revenir du jour au lendemain comme si de rien était. «Mais je suppose que ça veut dire que tu ne veux pas me parler... Mais j’étais sincère, si un jour tu as besoin de moi, je peux être là...» Pour quelque chose de légal pensa-t-il... Ou alors qui est rapport avec le hackage... Sinon il ne serait pas suffisamment sur de lui pour être fiable. Et il allait encore la décevoir. « Je t'ai appelé ce jour-là. Tu étais déjà loin, c'est ça ? » Il leva les yeux sur elle, l’air absent. Il n’en savait trop rien... Tout dépend quand elle s’était rendu compte du pot aux roses. Il ne s’était barré plutôt rapidement, mais il avait tout de même réglé tout ce qu’il avait à régler... «Je ne sais pas... La première chose que j’ai fait c’était de détruire mon téléphone... Avec Keith on ne sait jamais... Il ne me faisait pas confiance sur les engins électroniques...» Et il avait certainement raison... Mais ce n’était pas la question. La seule chose qui importait c’était qu’il avait coupé toute communication bien avant de mettre les voiles... Peut être qu’il aurait pu prendre le temps de les prévenir... Il ne l’avait pas fait... On allait pas revenir la dessus. Ca ne servait plus rien. « C'est marrant, tu ne disais pas ça quand on été tous les deux. Je pensais t'avoir laissé un meilleur souvenir de moi. » Il sourit laissant ses yeux se perdre sur ses hanches... Elle avait raison, tout n’avait pas été mauvais. Dans ce bordel il avait eu Jay, il l’avait eu elle. Mais il n’était pas comme elle. Il n’était pas de ce monde. C’était peut être arrogant et suffisant, mais toute sa vie il avait été libre, et généralement derrière un ordinateur... Il s’était peut être sali les mains quelques fois plus jeunes, lorsqu’il ne tenait pas tous les tenants et aboutissants de son affaire. Mais dans l’ensemble il savait ce qu’il faisait. «Non toi, tu fais partie de mes seuls bons souvenir... ou presque... mais tu trouve ça suffisant ?» Pas lui. Il avait toujours attendu plus de la vie... Et il savait qu’il pouvait se l’offrir. «J’ai horreur de la drogue... C’était un enfer... Et je n’avais juste pas le choix...» Le pire c’est qu’il en avait vendu avant ça... Au Mexique. Mais c’était différent. Il était plus jeune. Et il gérait le réseau. Un truc bien trop malin et pas assez. Ils mettaient en déroute les plus gros réseaux locaux en volant leur marchandise... Bien sûr avec Jude au commande derrière un ordinateur tout se passait très bien... Jusqu’à ce que ça ne marche plus... Il n’avait jamais vu la drogue à l’époque... Il l’avait juste suivie par ordinateur, et avait donner quelques ordres à ses copains. Point. Rien à voir avec ce mêler en profondeur à un trafique de drogue pour devenir un dealer presque aussi camé que les autres... « Une affaire avec des jupons ? » Il grimaça, se massant négligemment la nuque. On pouvait dire ça comme ça. Enfin même d’un point de vue technique c’était exactement ça... Mais il ne fallait pas le dire comme ça... Ce n’est pas comme si Jude était tant que ça un homme à femme... Enfin il l’était... Mais il était presque autant de l’autre bord... «Tu sais que je ne fais guère de différence...» dit-il pour sa défense, n’aimant pas réellement l’image que ça donnait de lui... Comme si qu’une femme pouvait le mener par le bout du nez... Parce qu’Astrée n’était pas au courant, mais ses dernières semaines elle avait dirigé une bonne partie de ses actions. «Mais oui... En quelques sorte... C’est un peu compliqué» Un peu stupide et complètement malade aussi. Elle était la jumelle de sa femme morte. Honnêtement qu’est ce qui n’allait pas chez lui? « Je suis au moins d'accord avec toi sur quelque chose. » Il répondit par un sourire forcée. Ce qu’elle était mauvaise. « Te pardonner de quoi ? De ta lâcheté ? De ton incapacité à éprouver une once de remord ou de ta foutue arrogance ? Hein, dit moi Jude, de quoi je devrais te pardonner au juste ? » Jude grimaça. Il n’aimait pas le mot lâche. Il n’était pas lâche. Mais il supposait que ça ne servait à rien d’argumenter... Et que si à l’époque il ne l’avait jamais vraiment vu comme ça, ce n’était effectivement pas très courageux d’avoir fuit seul... «Ca serait trop demander de me faire un all package ?» demanda-t-il dans un demi sourire. «Je ne réfléchis pas quand je me sens menacer. Enfin si mais je ne réfléchis qu’à la manière dont je ne vais m’en sortir... Je peux te dire que je suis désolé, mais je ne m’encombrerais pas de remords éternelles...» Elle n’allait encore pas être contente. Elle n’était jamais contente. Peut être parce qu’il était décevant au fond... Mais qu’est-ce qu’il pouvait dire... Il était ce qu’il était. Il ne changerait pas.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Mer 5 Mar - 21:26

    « Tu es sur que Keith ne vas pas rentrer ? » redemanda Jude, en jetant un regard derrière le rideau donnant sur la rue. Indianna se rapprocha, ôtant sa main. « Certaine. », répondit-elle en soufflant sur sa cigarette. Keith était en planque, Indianna avait fait ses recherches. Suivant ses informations, il ne rentrerait pas avant plusieurs heures, en attendant, l'appartement était à elle. Indianna n'avait pas vraiment envahit les lieux cependant. En tant que nomade depuis déjà quelques temps, elle se contentait souvent d'un sac à dos. Ici, elle disposait d'une penderie avec quelques fringues et une micro trousse de toilette. Elle n'avait pas d'attache, pouvait disparaître en quelques minutes, s'envoler, comme ça. Jude c'était avachis sur le canapé, sa chemise ouverte sur son torse dénudé. Indianna le toisait, non sans discrétion, fumer sur sa propre clope avec cet air faussement concerné. Ils avaient terminé leur tour, Jay avait préféré resté pour glaner encore quelques informations. Indianna écrasa son mégot et s'assit, a califourchon sur Jude, ses bras autour de son coup. Cela suffit a donné à Jude un regard plus sauvage, soudain. « J'comprendrais jamais comment tu fais pour te taper ce mec ... », commença-t-il, tout en hasardant ses mains le long de son dos. Ah, les hommes ... Indianna connaissait très bien l'animosité de Jude envers Keith. Pourtant, l'un n'allait pas sans l'autre et ils le savaient tout deux. Indie était la glu qui faisait fonctionner tout ça. Bien sûr, elle ne défendait pas Keith tout le temps, elle le savait méprisant, égocentrique et arrogant, mais il payait grassement leur service. Physiquement, c'était un bel homme, un air déterminé sur le visage, des cheveux auburn peigné avec soin ... Mais surtout, il l'hébergeait gratos en contre partit, et pour Indianna, c'était pas négligeable. « Et toi pourquoi tu tiens tellement à le souligner. Tu es jaloux ? » A présent, les mains de Jude étaient à hauteur de ses fesses qu'il pinça, lui jetant un regard outré. En fait, il y avait peu de chance que ce soit le cas. Jude n'était pas du genre à tomber amoureux et encore moins d'une femme comme Indianna. Pourtant, quand ils étaient ensemble, elle se sentait bien, en sécurité. « Et si tu devais choisir ? », claironna-t-il, ôtant son tee-shirt qu'il envoya baladé à travers la pièce. « Tu me payerais mieux ? », susurra-t-elle, tout l'embrassant dans le coup. Parce que Keith la rémunérait pour ses missions, pas pour ces partis de jambe en l'air, sinon cela lui serait revenu trop cher. Mais ils savaient tous deux que Jude n'était pas de ce genre-là. Il était comme elle, volatile, solitaire. Ils étaient ensemble un duo prometteur, mais qui ne pouvait fonctionner bien longtemps.

    ***

    «Mais je suppose que ça veut dire que tu ne veux pas me parler... Mais j’étais sincère, si un jour tu as besoin de moi, je peux être là...» Être là, toujours ce refrain, ce stupide discours qui ne valait pas un clou. Jay lui avait sortit un du genre et il s'était fait la malle. Et puis Indianna avait besoin de personne, si ? Elle s'était toujours démerdé seule, depuis qu'elle était gosse. Et puis de quoi lui parlerait-elle ? Un jour, quelqu'un qui lui avait dit qu'elle était insociable. Pourtant, des connaissances, elle s'en était fait des tas avec les années. Des nomades, des passagers. Elle les avait côtoyé durant ses voyages, avait bavardé avec eux. Elle était même tombée enceinte de l'un d'eux... Indianna savait parler, mais pas nouer de liens, elle n'avait jamais été douée pour ça, sauf quand cela devait vitale pour elle. Elle avait charmé Keith, elle avait berné Liam. Elle s'était fait un réseau de faux amis en fait et elle avait toujours trouvé ça mieux ainsi. Les amis, ça finissait toujours par faire mal, surtout quand ils sortaient de vos amis. Indianna avait cru bon de se protéger durant tout ce temps, mais cela lui minait quand même bien le moral quand l'un d'eux disparaissait. De vrais amis, elle n'en n'avait probablement pas beaucoup, parce que se lier a quelqu'un revenait à dire qu'il pouvait vous manquer, vous blesser, vous décevoir. «Je ne sais pas... La première chose que j'ai fait c'était de détruire mon téléphone... Avec Keith on ne sait jamais... Il ne me faisait pas confiance sur les engins électroniques...» Ni sur le reste, voulait-elle ajouter. En même temps, elle devait reconnaître qu'il avait agit intelligemment. Mais aurait-elle agit pareil pour lui ? Elle se voyait encore cherché à le joindre, pensant qu'il s'était fait prendre, elle s'était vraiment inquiété pour lui, sur le coup. Quelle conne ! «Non toi, tu fais partie de mes seuls bons souvenir... ou presque... mais tu trouve ça suffisant ?» Des bons souvenirs ... Pendant un instant, Indianna se perdit dans le passé, un passé bien lointain décidément. Aujourd'hui, elle n'aurait plus occasion de connaître ça, cette liaison dangereuse, ce trio de tous les excès, cette vie aussi palpitante que risquée ... Elle ne la connaîtrait pas parce qu'elle allait mourir et que c'était moche la vie, du coup. C'était ça qu'il voulait entendre ? Au moins, il n'aurait pas à se montrer aimable bien longtemps, pensa-t-elle amèrement. Non, ça elle ne le dirait pas. Même si Jude n'était pas le genre à se montré compatissant et à l'accompagner dans sa descente vers la mort, elle n'était pas sur qu'il soit vraiment lui-même face à un tel aveux. Et puis elle avait accepté depuis longtemps d'être seule à ce moment-là, un gros joint au bord des lèvres. «Tu sais que je ne fais guère de différence...» Indianna le toisa. Ce n'est pas elle qui allait le juger. Elle même se connaissait des attirances pour l'autre bord, des attirances du nom de Riley, une brune maigre comme un clou au teint cireux totalement givrée. Non, elle se refusait à penser à elle. Elle était morte dans ses bras, elle était partie elle aussi. «Mais oui... En quelques sorte... C'est un peu compliqué» Elle souria. « C'est toujours compliqué avec toi Jude. », dit-elle simplement. «Je ne réfléchis pas quand je me sens menacer. Enfin si mais je ne réfléchis qu'à la manière dont je ne vais m'en sortir... Je peux te dire que je suis désolé, mais je ne m'encombrerais pas de remords éternelles...» Évidemment. Elle même n'avait jamais su s'excuser, même quand elle s'était montré des plus désagréable, ce que lui reprochait constamment Jay. Pardonner. Patienter. Tant de mots qu'elle n'avait jamais assimilé comme le commun des mortels. « Ok, alors je suis ravie de t'avoir revu Jude. J'espère que cette nana ou n'importe qui, t'apportera moins de bordel dans ta vie. », dit-elle mi-franche, mi-blasé. Elle lui tourna le dos, revint en arrière. « Oh et ne te barre pas comme ça de sa vie, parce qu'elles ne sont pas toutes comme moi Jude, celle-là elle pourrait bien t'en vouloir à mort, définitivement. » Elle le regarda un instant, presque décidé à l'embrasser, comme au bon vieux temps, comme quand tout était plus simple. Elle se contenta d'un sourire léger, promesse qu'un jour elle pourrait aller de l'avant, parce que demain pour elle, c'était très bientôt.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 9 Mar - 11:01

Jude allongé enlaçant le corps nu d’Indue somnolait. Un fin sourire satisfait sur les lèvres il finit par glisser sa tête dans le creux laissé par la nuque de la jeune femme, venant chatouiller sans le faire exprès sa peau avec son nez. En la sentant frissonné il sourit de plus belle refermant un peu plus son étreinte sur elle. « Je n’arrive toujours pas à savoir si tu es le pire des démons, ou l’ange tombé dans ce putain d’enfer » Il murmure riant légèrement. Indie l’étonnait toujours. Et s’il n’était guère du genre à tombé amoureux, et que surtout depuis Apollonie il s’en garderait bien, il devait reconnaître qu’Indie avait un certain nombre d’avantage non négociable. Elle l’a surement frappé doucement en réponse à sa connerie. Ou elle aura jouer de ses cornes, lui aura mordu la lèvre, le regard enflammé. La mémoire se perds avec les années, on ne se rappelle que de bribe, de l’essentiel. Ou peut être pas. « Tu es la plus forte de nous. » Nous. Eux trois. Elle, Jay, et lui. Il avait conscience. Il était probablement le plus faible. Il n’avait été qu’un pion récupéré au dernier moment. Un qui n’est pas fait pour ce genre de mission. Un que l’on aurait du laisser son ordinateur. Keith aurait surement eu besoin, d’un mec derrière un ordinateur. Mais il ne faisait pas suffisamment confiance à Jude pour lui laisser approcher un clavier. Alors il s’était retrouvé là, dans cet enfer, alors qu’il n’est pas fait pour. « Dis pas de connerie, je suis une fille. » Venant d’elle s’était un mot déplacé. D’autant plus qu’elle était du genre à ne jamais se laisser écrasé par un homme. Jude glissa par dessus elle, s’appuyant sur ses coudes. « Tu sais bien que c’est un foutu avantage, tu les fais tous bander, on est drôlement faible en général devant une belle paire de jambe. » Même lui. Et pourtant, il s’était promis de ne plus se laisser avoir. Mais c’était plus fort que lui. Il fonçait dans le tas, toujours. « Je te rend faible ? » dit-elle en souriant. Jude empreinta un air sur de lui, macho. « Non, tu ne me fais pas tourner la tête… » dit-il en rigolant. Oh que si elle lui faisait tourner la tête, un peu. « Mais je ne suis qu’un cerveau » Et il était faible. Enfin pas tailler pour le job. De sa main elle attrapa ses bras et tata la marchandise, faisant une moue plutôt satisfaite. « T’as pas le cerveau situé normalement alors. » Il lève les yeux aux ciels. Stupide. « Tu sais de quoi je parle. » Elle hoche la tête. Oui elle sait. Parce qu’elle lui a sauvé quelques fois la mise. Parce que Jude n’est pas si violent que ça, pas si bon pour se battre, il est effectivement un cerveau. Un garçon qui a grandit dans l’ombre derrière un ordinateur.

+++

Un garçon qui la laisserait tombé, lorsqu’elle ne l’aurait jamais fait. Peut être. Il ne savait pas. C’était ce qui s’imposait à lui lorsqu’il se laissait mangé par la culpabilité. Ca ne tenait jamais bien longtemps, il n’était pas fait pour ce genre de sentiment. Mais parfois ça le frappait. Peut être qu’il avait été un peu lâche. Peut être qu’il aurait pu faire mieux. Mais peut être que non. C’était sa faiblesse à elle, de ne jamais avoir pu l’abandonner. Elle aurait du, elle aussi, sans hésité même. C’était oeil pour oeil, dent pour dent. Et surtout, en cas de grosse merde, chacun pour sa peau. On s’en sortait toujours mieux en fuyant chacun de son côté qu’en voulant s’en sortir à trois. Surtout qu’un trio aussi atypique qu’Indie, Jay et lui, c’était surement assez facilement reconnaissable pour qui cherchait bien. Alors il n’avait surement pas à s’en vouloir. Peut être même aurait-il le droit de lui en vouloir de toute la rancoeur qu’elle lui jetait dessus. Ou peut être pas. Il ne fallait surement pas exagérer. Mais il n’appréciait guère la voir comme ça. Sur la défensive. Elle ne l’avait jamais vraiment été avec lui. C’était douloureux cette absence.

« C’est toujours compliqué avec toi Jude. »


Il leva les yeux aux ciels. Peut être. C’était effectivement une phrase qu’il disait beaucoup, et qui expliquait beaucoup de chose de lui. Ta famille ? C’est compliqué. Ton boulot ? C’est compliqué. Tes relations ? C’est compliqué. Y-avait-il seulement quelque chose de simple ? Peut être pas. « C’est comme ça que je les aimes. » Murmure-t-il, un grand sourire sur les lèvres. Indie aussi était compliqué, dans son genre, qu’elle ne joue pas les livres ouverts et facile à décoder. Il n’était pas sur de l’avoir bien comprise un jour. Elle était compliquée. C’était son charme.

« Ok, alors je suis ravie de t’avoir revu Jude. J’espère que cette nana ou n’importe qui, t’apportera moins de bordel dans ta vie. » Il fait une moue grimaçante. La il en doutait sérieusement. Cette fille ça serait peut être pire que tout. Il devrait surement éviter de s’en approcher. Mais maintenant est-ce que c’était franchement possible ? « Oh et ne te barre pas comme ça de sa vie, parce qu’elles ne sont pas toutes comme moi Jude, celle-là elle pourrait bien t’en vouloir à mort, définitivement. » Il ne put empêcher un rire. Un rire pour mille chose. Parce que c’était incongru. Vue la situation dans laquelle il était avec l’autre. Vue la situation dans laquelle il était avec elle. En répondant à son sourire il lui attrapa le poignet, la tirant légèrement jusque là lui, plongeant son regard dans le sien. « Tu ne m’en veux pas à mort, donc ? » Parce qu’honnêtement, elle laissait un peu penser le contraire. Et ça le ferait chiez. Si au premier abord il n’avait pas été ravis de la revoir, pour les complications que ça engendrait. Puisqu’elle était là, toujours, puisqu’il était là, à nouveau, et qu’il n’avait à priori rien d’aussi glauque dans leur vie, autant en profiter, non ? « Et celle là à déjà une plutôt bonne raison de m’en vouloir à mort, j’essaie d’éviter qu’elle ne s’en rende compte. » Compliqué, comme il disait. Et pas forcément très sain. « Tu m’as manqué Reagan » dit-il doucement, profitant de la semblant d’armistice pour glisser sa main derrière sa nuque et l’embrasser sur le front. Il était sincère, ça se sentait. Conneries et abandon mis à part. Elle avait été importante pour lui. Ca ne changerait jamais.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Lun 10 Mar - 17:20

    « Tu es sur de ce que tu fais ? », redemanda, encore, Jay. Ils étaient attablés depuis plus d'une heure à la terrasse de ce café. Jay en était à sa troisième tasse, tandis qu'Indianna sirotait son second verre de soda. Lunette de soleil sur le nez, elle toisait Jason sans que celui-ci ne voit son haussement de sourcil. « A quel moment tu es devenu mon père, rappel moi ... », plaisanta-t-elle, avec une vague de vrai tout de même. Jason Callaway était un homme en or, Indianna s'en n'était rendu compte immédiatement. Malgré sa face bourru, son air sauvage, c'était un vrai ourson à l'intérieur. Indianna l'appréciait, vraiment, parce qu'il ne cherchait pas à la piéger ou à la mettre dans son lit. Il l'avait prit sous son aile, la protégeait, et, elle le savait, l'aimait comme une soeur. « Fous toi de moi. Mais tu joue à un jeu dangereux Indie, vraiment. Tu sais ce qui t'arrivera si jamais Keith l'apprend ? » Oui, elle le savait pertinemment. Mais elle n'avait pas peur de lui, elle n'avait peur de personne en fait. On lui avait déjà prit beaucoup, on lui avait brisé sa vie, d'une certaine façon, donc personne ne pourrait plus la blesser. Et puis Jude en valait le coup. Devait-elle se flageoler de profiter de la vie ? « Je ne suis pas marié avec lui, je ne lui dois rien. Je sais que tu t'inquiètes Jay, mais je suis assez grande pour me défendre. » On aurait dit une adolescente cherchant à se sortir d'une mauvaise passe. Mais Jason ne le prenait pas vraiment comme ça, puisqu'il soupira bruyamment. Elle ne lui devait rien, hormis un toit, mais ça, ça pouvait s'arranger. Et un job aussi, c'était plus compliqué, mais elle était trop douée pour qu'il s'en débarrasse immédiatement. « T'es vraiment chiante putain ! C'est pas de défense dont t'aura besoin mais d'une tombe si tu continue ton cirque ! Tu trouves pas que le boulot est assez dangereux comme ça sans que tu viennes tout compliquer d'avantage ? » Ce n'était pas vraiment une réponse qu'il attendait, puisqu'ils connaissaient tous deux la réponse. Indianna le voyait rarement en colère, c'était plutôt la force tranquille. Jude ignorait tout de cet échange et c'était mieux ainsi. S'il venait à l'apprendre, il risquait de se braquer contre Jay et elle savait qu'ils étaient de trop bon amis pour tout gâcher à cause d'elle. « C'est pas ta peau que je risque, seulement la mienne, voir celle de Jude. Arrête de prendre les choses comme ça et occupe toi plutôt ta jolie flic ! » Cette fois-ci, le regard de Jay la foudroya. Elle était allé trop loin en parlant d'Ashleigh, c'était son jardin secret, son intimité qu'elle venait d'étaler. Jason se rembrunit, se leva, lâchant un billet sur la table. « C'est ça démerde toi, t'as raison, c'est pas mes affaires. »

    ***

    Encore aujourd'hui, elle regrettait de ne pas s'être levé et s'excuser. Mais ils avaient eu le temps de se rattraper après ça, de se pardonner, de se disputer de nouveau. Avec Jason, elle avait eu le temps d'avancer, mais pas avec Jude. Il était partit, elle n'avait pas pu l'engueuler, lui hurler dessus, le frapper peut-être, puis de l'excuser. Jude n'avait jamais eu vent de cette conversation, comme Indie avait certainement échappé à certains de leurs échanges de mecs. Elle regrettait que Jason ne soit pas là, parce qu'il aurait certainement mieux géré ça qu'elle. Jude lui avait dit un jour qu'elle était la plus forte de leur trio, parce que c'était une fille et qu'elle savait utilisé au mieux ses capacités. Mais Indie était persuadé qu'elle avait surtout été le ciment de tout ça, ce qui faisait que ça fonctionnait. Puis elle a fini par lâcher, puisque l'un était partit et l'autre tout juste revenu et même pas pour elle. Indianna commença à s'éloigner, parce qu'elle n'avait plus rien à ajouter, mais il la retint, l'obligeant a faire marche arrière. « Tu ne m'en veux pas à mort, donc ? » Indianna souri malgré elle, un sourire enfantin, presque. Elle ne souriait plus vraiment ces temps-ci, il faut dire qu'elle avait peu de raison de le faire. « Disont que je pourrais, un jour, envisager de te pardonner. » Il ne l'avait pas lâché, la tenait toujours fermement, son regard plongé dans le sien. « Et celle là à déjà une plutôt bonne raison de m’en vouloir à mort, j’essaie d’éviter qu’elle ne s’en rende compte. » Indianna éclata de rire et surprit la même chose sur le visage de Jude. C'était du Jude tout craché ça, bon dieu, il ne changerait jamais ! Elle comprenait très bien qu'une fille puisse lui en vouloir à mort, comme elle comprenait bien qu'elle pouvait craquer à la seconde. Après tout, Indianna se retrouvait dans ces deux cas. « Tu m'as manqué Reagan » , souffla-t-il. Il l'attira à lui, piégeant sa nuque, embrassant son front. Etait-il sincère en cet instant ? Son instinct lui disait que oui. En quelques secondes, alors qu'elle aurait voulu l'égorger, elle était subitement attiré par lui. Le contact de sa peau contre la sienne la propulsa des années auparavant et elle céda. Lentement, suivant une pulsion qu'elle regrettait probablement à un moment, elle l'embrassa. Après tout, combien de fois pourrait-elle encore faire ça avant de mourir ? Et si quelqu'un devait être le dernier, Jude ne serait pas le pire candidat. Elle fini par se dégager, recula. « Je dois filer, d'autre anciens amants à retrouver. », lâcha-t-elle. Elle lui tourna le dos et fit quelques pas. C'était étrange, cette sensation d'inachevé. Indianna n'était pas du genre à refouler une envie, parce qu'elle savait qu'elle n'aurait probablement jamais le temps de vivre à fond tout ce qu'elle voulait. Mais en revenant vers lui, elle s'avouerait vaincu et elle était encore un chouille orgueilleuse pour ça. Elle avait devancé la boite de nuit, c'était éloigné du brouhaha et elle semblait y voir plus claire. Un bruit attira son attention et elle se retourna, sur lui. Il l'avait suivi, il était là. « Si tu voulais poursuivre, il fallait me demander mon adresse. », dit-elle, mettant les mains sur ses hanches. « C'est tout prêt. », ajouta-t-elle.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Dim 16 Mar - 20:36

Indie et lui c’était… Naturel. L’évidence sans trop de complication. Enfin des complications ils en avaient vécu plein, mais ce n’était pas à cause de l’autre. C’était le merdier dans lequel ils s’étaient trouvé qui rendait la chose si compliquée. Leur vie ne ressemblait à rien, et la seule chose qui avait un minimum de sens c’était l’autre. L’un avec l’autre. L’un dans l’autre. Ce n’était pas romantique. C’était physique. Amical aussi. C’était profiter du temps qu’on avait et qu’on aurait être plus. C’était ne pas réfléchir, et faire parler ses désirs. C’était Jude. Et c’était elle. Il n’y avait rien de bien compliqué. Juste ce qu’ils avaient envie.

Après ça n’avait pas particulièrement bien finit. Ca n’avait même réellement finit. Ca c’était juste arrêté. Comme on met une musique sur pause. Un coup de bouton. Sans un mot. Il suffisait d’un geste pour tout reprendre. Mais il fallait avoir envie de reprendre. Le bouton pause pouvait ressembler durement au bouton stop. Il fallait juste savoir si l’on voulait enclencher le bouton play après ça. Jude n’y avait jamais réfléchit. Indie non plus probablement.

Jude n’avait jamais pensé revoir Indie. Pourtant il savait de source plutôt sûr qu’elle était à Los Angeles. Il avait cherché. Mais il s’était dit que la ville était assez grande, qu’il ne la croiserait pas. Qu’il saurait faire attention. Attention. Comme si c’était possible. Il savait que c’était toujours les gens qu’on ne souhaite pas croisé que l’on croise en premier. C’est pas scientifique, mais c’est … Il n’y a peut être pas de mot. C’est simplement la réalité. Ce n’est même plus une question.

A sa façon Jude avait aimé Indie. Comme il ne savait pas réellement aimé, ça ne ressemblait pas à grand chose. Mais il avait tenu à elle. Oui c’était ça. Il avait tenu à elle. C’était important tout de même. Ce n’était pas rien. Mais Jude oubliait vite, il passait à autre chose, se créait de nouveau souvenir. Jude ne souhaitait pas s’encombré. Il avait vécu presque nomade toute sa vie. Et si maintenant il souhaitait peut être se poser un peu, il savait que s’il devait repartir, il n’hésiterait pas bien longtemps. Il ferait ses quelques valises. Son sac plus précisément. Et partirait. Disparaîtrait. Encore une fois. Il était plutôt doué à ce jeu. Alors forcément les attaches ne lui correspondaient pas trop. Il était un bateau sans amarre. Et Indie était l’une des sirènes qu’il rencontrait parfois dans un port. Difficile de lui résister. Difficile de complètement l’oublier. Mais on fait avec. Et éventuellement on oublie. On passe à autre chose.

Jusqu’à ce qu’elle te renverse dans une boite, qu’elle t’insulte et qu’elle se prépare à t’étrangler probablement. C’est le genre de chose qui te ravive la mémoire. Un peu.

« Disons que je pourrais, un jour, envisager de te pardonner. »

Jude n’était pas patient. Notamment parce qu’il ne savait pas réellement quand pourrait être ce un jour. Ni même ou il serait ce jour là. Il n’était pas devin, et il ne voyait clairement pas dans l’avenir. En matière d’avenir, il ne voyait surement pas plus loin que le bout de son nez. « Tu craqueras avant un jour Reagan… » dit-il doucement, provocateur, et assuré. Il espérait surtout. Il n’avait pas envie de s’entourer de gens qui lui faisait la gueule. Et s’il décidait de se poser un peu à Los Angeles, il aimait autant pouvoir s’entourer de gens à qui il faisait confiance. Et Indie faisait probablement partie des très rares à qui il ferait probablement une confiance aveugle.

Il profita d’ailleurs de la baisse de température colérique pour placer un fin moment de tendresse et de sincérité. S’il n’avait pas osé pensé que ça pourrait donné quelque chose, il fut à peine étonné de sentir les lèvres de la métisse s’accrocher au sienne. Il sourit sous son baiser avant d’y répondre avec force. Ah quand même. Ca lui aurait presque manqué.

Il eu pourtant à peine le temps de poser ses mains sur son corps profitant de ses courbes parfaites qu’elle se dégageait déjà, mutine. « Je dois filer, d’autres anciens amants à retrouver. » Il lâcha un rire, levant les yeux au ciel. Elle allait vraiment faire ça ? S’éloigner de lui, sans demander son reste. Soit elle avait appris quelques notions de self control pendant ses dernières années. Soit il ne lui donnait tout au plus quelques minutes avant qu’elle ne se retourne sur lui. Ce n’est pas qu’elle était faible. Il en avait surement autant envie qu’elle. C’était juste qu’ils n’avaient jamais eu pour l’habitude de se résister. Ils étaient tous les deux profondément ancrés dans le présent à ne réfléchir qu’à ce qui pouvait leur procurer du bon plaisir.

Ne la voyant pas se retourner immédiatement, il envisagea de la suivre de loin, histoire de lui laisser l’occasion de se retourner lorsqu’elle se rendrait compte de sa bêtise. Elle ne tarda évidement pas, ce qui arracha un sourire presque vainqueur à Jude. « Si tu voulais poursuivre, il fallait me demander mon adresse. » Il lâcha un pseudo rire, passant sa main dans ses cheveux. Son adresse. Vraiment ? « Je la connais déjà… » dit-il en souriant. Bien sûr qu’il la connaissait. Bien sûr qu’il avait regardé. Bien sûr que dans des moments d’ennui il avait vaguement gardé un oeil sur elle. Il avait aussi regardé son adresse pour être sûr qu’il ne se retrouverait pas par mégarde en bas de chez elle, ou pas très loin. « Mais j’attendais que tu m’invites… » dit-il en souriant, l’air sur de lui. Jude savait être l’un de ses gentleman, l’un de ceux qui laisse venir la fille tout en montrant exactement ce qu’il voulait. Il regarda ses mains figées sur ses hanches frêles et s’approcha doucement d’elle glissant une main dans son dos la rapprochant de lui sans guère lui demander son avis. « J’attendais que tu me pardonnes aussi… » Il n’était pas sûr d’être tout à fait sincère. Bien sûr son pardon avait un peu d’importance pour lui. Mais au fond, il pouvait vivre sans. Et surtout ça ne l’empêcherait pas de vouloir coucher avec elle. Il partit chercher son cou avec ses lèvres, caressant, embrassant, légèrement mordant. « Le sexe de vengeance ce n’est pas mon truc. » Faux probablement. Comme pour le non-prouver, passant une main dans ses cheveux il captura sauvagement ses lèvres. Oui, diable, elle lui avait manqué Reagan.
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MessageSujet: Re: Somebody that i used to know (Indie&Jude)    Sam 5 Avr - 11:04

    Indianna aimait se croire forte, et elle l'était, sans doute bien plus que la moyenne féminine. Elle n'avait d'ailleurs rien de comparable à la gente féminine sur un tas de points. Hormis sa silhouette de femme, à l'intérieur, elle se considérait plus comme un homme. Elle avait de la poigne, de la répartie, un sens de la justice bien à elle et un tempérament machiste. C'est peut-être l'une de ses raisons qui avait autant facilité son entrée chez les indics. Elle était belle mais bagarreuse, sexy mais mauvaise, charmeuse mais provocatrice, tout ce qui attirait les trafiquants et autre criminels. En rencontrant Jay et Jude, elle n'avait aucun mal à trouver sa place, puisqu'elle était tout choisie, entre eux, toujours. Ils n'avaient pas besoin de la protéger, elle savait le faire elle-même. Elle n'avait pas besoin de se protéger d'eux, elle avait choisi de les avoir tous les deux, d'une manière différente. Elle avait Jay comme meilleur ami, pilier et Jude, comme amant, comme échappatoire. Oui, Indianna était forte, parce qu'elle avait encaissé les coups, qu'ils soient physique ou moraux, et elle était toujours là. Elle avait vu la mort, trop souvent, et la destruction, également trop présente. Alors, elle n'avait besoin de personne, elle se suffisait à elle-même, c'est du moins ce qu'elle c'était toujours persisté à croire. Qu'elle valait mieux seule que mal accompagné. Mais Aden, Jay, Jude, lui avaient tous prouvé le contraire.

    En regardant Jude, elle savait, dans le fond, qu'il avait compté. Il avait représenté un bout de sa vie, un chemin de son existence. Il avait participé à ce qu'elle était, certainement un peu. « Tu craqueras avant un jour Reagan… » Il lui souria, elle le lui rendit. Il avait probablement raison. Elle avait changé. Elle était malade, sa vision de la vie en était altéré depuis. Si elle devait mourir demain, elle aimerait sûrement ne plus être en grief contre lui. Et Jay qui ne savait même pas, elle qui n'avait pas trouvé le courage de le lui dire. S'il elle l'avait fait, serait-il resté ? Peut-être. Mais une fois encore, Indianna avait sa fierté et elle avait préférait garder pour elle ce secret. C'était sûrement mieux ainsi, personne dans la confidence et elle ne le vivrait que mieux. Sûrement. Elle c'était éloigné, sans vraiment se presser. C'était comme avec un aimant, c'était toujours tentant de retourner vers lui. Et elle avait affiché un demi-sourire en comprenant que quelqu'un la suivait. Il était là, fière, l'air faussement concerné. « Je la connais déjà… » Devait-elle s'étonner ? Non pas vraiment, elle le connaissait que trop bien. Jude était comme elle, toujours à l’affût de plus d'infos. Elle se rapprocha de quelques pas. « Alors tu a quand même cherché à me retrouver... », dit-elle simplement. Jude avait beau nié vouloir la recontacter, elle n'en croyait pas un mot. Il était là et il savait. « Mais j’attendais que tu m’invites… » Elle ria, se surprenant elle-même. Quant avait-elle ri pour la dernière fois ? Quand sa vie lui avait semblé aussi douce qu'en cet instant ? Pour une fois, Clyde, Riley et le reste, semblait lui laisser le champ libre. « Si tu connais mon adresse, alors tu sais que j'ai un colocataire, avec qui je couche, les habitudes ont la vie dure. » C'est vrai qu'Indianna fonctionnait pas mal comme ça, mais ça ne l'avait jamais choqué. Elle couchait, baissait, s'envoyait en l'air, mais ne faisait pas l'amour, parce qu'elle ignorait ce que cela voulait dire, certainement. « Mais il est absent ce soir. », termina-t-elle. Jude prit ça comme une invitation suffisante et l'attira à lui. Elle se laissa faire, accepta ses caresses. « J’attendais que tu me pardonnes aussi… » Probablement pas, en fait. Parce qu'elle connaissait assez Jude pour savoir qu'il s'en moquait. Il était un peu comme elle là-dessus, il n'aimait pas vivre dans le remords. Alors il se complaisait à jouer de flatteries, parfois ça suffisait. Il l'embrassa, farouchement, sauvagement, comme si ils n'y avaient qu'eux dans cette ville. Elle s'abandonna. Elle qui voulait le tuer quelques minutes plus tôt, avait ardemment envie de coucher avec lui, maintenant. C'était tout Jude ça, elle s'en rappelait maintenant. « Le sexe de vengeance ce n’est pas mon truc. » Elle le repoussa. « Le sexe c'est TON truc Jude. », corrigea-t-elle en l'attirant de nouveau à elle et mordant ses lèvres avec avidité.

    Elle l'avait attiré dans son appartement, finalement, après s'être arrêté plusieurs fois. Ils avaient à peine dépassé le seuil de la porte que Jude l'avait fait basculer au sol, tandis qu'Indianna déboutonnait son pantalon. C'était avide, presque bestiale, mais c'était bon. Elle avait presque oublié comme il était bon amant, comme ça lui avait manqué. Elle l'avait dominé, puis l'avait renversé. Ils s'étaient rejoints dans une osmose, un souvenir. Et c'était tout ce qui importait, pour l'instant.
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