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 Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.

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MessageSujet: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Mar 27 Déc - 21:28







Tout est écrit dans nos gênes. Objectivement on peut mourir du jour au lendemain. On le sait depuis qu'on est gosse. Certain même se vante de le savoir mieux que les autres et de vivre Carpe Diem. D'ailleurs Birdie est probablement l'une de ces Carper Diem particulièrement ridicule. Vivre au jour le jour, comme s'il n'y avait pas de conséquence, comme si on ne serait pas là pour vivre ces conséquences. Le plus ridicule, c'est que lorsque ce genre de personne se retrouver confronter à la mort, elle pas plus qu'un autre ne s'attendait vraiment à voir sa vie finir à ce moment là. Nous sommes conçu pour mourir à chaque seconde, mais nous ne pouvons pas le concevoir. On fait des plans à long termes, des choix, des rêves, qui doivent nous empêcher de mourir, parce qu'on n'a pas tout achevé. Mais soyons honnête achever tout quoi ? Le rêve qu'on a sur le moment ? Mais après on en fait un autre. Nous sommes conçu pour refuser l'inévitable. Birdie ne s'est pas levée ce matin en ce disant, aujourd'hui je vais risquer, ou plus de mourir pour la deuxième voir même troisième fois de l'année. Parce que c'est une pensée ridiculement morbide, et qu'on n'y pense jamais. Birdie commençait à avoir les mains moites et sentait son pouls s'accélérer. Mais quoi de plus normal lorsqu'on se trouve dans une foule criante, blessé, et entourer ou je ne sais trop quoi de dégénérés armé. Elle avait lâcher depuis longtemps tout ce qu'elle était venu acheter, et cherchait un moyen de sortir de là, ou plutôt de rester calme. Elle n'avait pas vraiment l'âme d'un héros, et ne risquerait pour rien au monde de faire quelque chose de stupide. En même temps comment comprendre ce qui paraîtrait stupide à ses hommes masqués qui ont l'air de trouver sa drôle de foutre en l'air la nouvelle année, et la vie de plusieurs personnes.

Pour tout comprendre il faut revenir plusieurs heures plus tôt. Huit heure, le réveil sonne. Ca fait plusieurs semaines que Birdie n'a pas été aussi matinal. Ca fait aussi plusieurs semaines que Birdie n'a pas été en possession de toutes ces capacités le matin. Nous sommes le 31 Décembre, et ce soir elle compte enfin tirer un trait sur cette année noir. Et pour cela elle a prévu la fête du siècle. Elle fonce sous la douche, et se remémore mentalement tout ce qu'elle doit faire dans la journée. La soirée est en quelque sorte une surprise pour Wesley. Un Cadeau pour se faire pardonné leur disputes constante de ces derniers jours. Elle sourit en enfilant ses vêtements confortables spécialement prévu pour les courses longues et pénibles. Ce soir serait une fête mémorable, et elle entrerait correctement dans la nouvelle année. Et dès que les coups de minuit sonneront, elle pourra fêter convenablement la nouvelle année, et ses vingt trois ans. Son première anniversaire sans sa soeur. Elle se mis du mascara dans l'oeil et jura. Ca l'apprendrait à penser à des choses négatives en ce jour qui devra être béni. Après un petit déjeuner rapide, elle pris sa voiture pour aller au plus grand centre commercial de Los Angeles. Elle pris une grande inspiration, enfonça ses écouteurs dans ses oreilles, et entra dans le centre. Ce genre de jour était béni par tous les vendeurs qui voyaient leur chiffre de vente augmenter sans pareille. Mais pour les citoyens venus faire leur course c'était un véritable enfer. Mais Birdie souriait, et rien, ni personne ne pourrait atteindre son moral de fer. Malgré toutes les merdes de l'année. Toutes les conséquences qu'elle n'avait pas fini de payer, elle ferait bonne figure, et elle s'en sortirait à merveille. De toute façon ce n'était pas en finissant saoule tous les soirs, et en se lamentant mentalement sur un sort dont elle était responsable qu'elle ferait avancer les choses. Alors quitte à avoir empreinter l'identité de Birdie, autant agir avec le positivisme qui était le sien. Elle alla droit dans l'hypermarché ou elle devait acheter de quoi faire une soirée mémorable. De l'alcool, car même si on ne compte pas se saouler comme tous les soirs, ce soir toutes les excuses sont bonnes pour boire et être le plus joyeux possible. Et la joie est d'ailleurs la meilleure raison de boire. De quoi manger. Et de bien manger. En remplissant son cadis, elle essayait de se souvenir qui elle avait invité. Pas mal de gens c'était une évidence. D'ailleurs elle mélangeait assez facilement ses connaissances avec celle de Birdie, enfin Billy, et puis zut on verra bien ce que ça donnerait. Elle finit par penser qu'elle aurait du demander un coup de main à Aidan, parce qu'elle n'avait pas assez de bras et encore moins les compétences en gérant de bar d'Aidan pour savoir exactement la quantité qu'il fallait qu'elle achète. Dans le doute elle pensa facilement qu'il fallait qu'elle en prenne plus.

Soudainement des cris retentir. Dans un sourire Birdie imagina que des enfants jouaient à se pourchasser et que soit la petite fille criait très fort sans ce rendre compte qu'il y avait beaucoup de monde autours d'elle, ou alors elle était tomber et s'était fait mal. Mais les cris redoublèrent d'intensité et un bruit sourd retentit. Le genre de bruit qu'on entend généralement que dans les films d'action. Ou les enquêtes policières. Un coup de feu. Les gens commencèrent à regarder tout autours d'eux, à crier à bouger, pendant que des coups de feu était lancé à la pelle. Pourtant tout le monde semblait s'approcher de l'épicentre des bruits. Mais il y avait surement plus de chance de s'en sortir si on était loin des armes à feu. C'était une règle que Birdie et Billy avait appris en regardant des films d'action. Au cas ou Birdie écrivit rapidement sur un bout de papier NE PAS TOUCHER sur le cadis et le laissa en plan. Pas vraiment besoin de s'encombrer. Il y avait déjà tellement de monde qu'une course poursuite avec un cadis serait assez peu négociable. Enfin il y avait assez peu de chance qu'on la prenne, elle en course poursuite. Birdie grinça des dents. Avant la peur, elle ressentait de la colère. De la colère pour ses crétins armés qui avait bien décidé de gâcher sa journée de fin d'année. De la colère pour ceux qui voulait décidément faire de sa vie un enfer. Alors qu'elle aussi s'était rapprocher de là ou tout se passait, elle aperçu tous les gens qui fonçait dans sa direction, pour rentrer dans le magasin. Elle se faufila tout de même dans la foule affolé, qui poussait des cris et gesticulait dans tous les sens. Quand on y pense on a plus de chance de se prendre une balle par malchance en envoyant ses membres dans tous les sens qu'en regardant le canon de l'arme et agissant avec vivacité et intelligence. Il faut dire que c'est peut être difficile d'agir avec vivacité et intelligence en regardant le canon d'une arme... Soudainement, alors que mentalement Birdie voulait mettre une dérouiller à ces mecs, une balle partie et toucha la femme situé à coté de Birdie. Prise de terreur Birdie se retourna vivement et se planqua derrière l'un des rayons du supermarché.

On était revenu au début, les mains de Birdie commençait à être moite, son coeur s'emballait et sa respiration devenait plus rapide. De la colère elle était plutôt vite passer à la peur. Et à la colère, elle avait envie de gifler toutes les personnes qui hurlait et qui lui faisait perdre son sang froid. Soudainement dans la foule elle aperçu un visage qui lui était familier. Savannah. Elle n'avait jamais été plus heureuse à ce moment là que de la voir. Allez savoir pourquoi. Peut être parce qu'elle était encore plus flipper d'être seule que d'être coincé dans un supermarché avec des fous furieux. Doucement elle se faufila jusqu'à Savannah et se jeta dans ses bras. « Savannah ! » Elle s'éloigna rapidement de son amie, et sursauta en entendant une autre détonation. « Je voulais te dire, si on sort de là, tu es invitée chez moi pour le nouvel ans... » Une nouvelle volé de balle partie. Instinctivement Birdie s'accroupi au sol en se mettant les mains sur les oreilles. Avant de se rendre compte que les balles n'allaient pas du tout dans leur direction. Elle se releva et se mit de face au agresseur, tout en regardant un peu Savannah et le mystérieux jeune homme, vraiment plutôt pas mal, quoique beaucoup plus vieux qu'elle, qui se trouvait à coté. « Il y aura Aidan.. mais c'est peut être une bonne raison de venir... J'ai un chariot plein de bonne chose dans ... l'une des allées par là... » Elle fit un vague geste vers les rayons, accompagné d'un sourire nerveux. Elle finit par dire «Moi c'est Birdie, enchantée... Enfin autant qu'on puisse l'être dans ce genre de situation. » Elle tendit sa main avec un grand sourire. Bien qu'on sentait facilement qu'on se pouls était encore rapidement et irrégulier... Le moins qu'on puisse dire c'était que dans tout ce Chaos Birdie avait débarqué comme une bombe au milieu de Savannah et Thomas.
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Mer 28 Déc - 0:44


You besta run before they count to ten

Le réveillon du jour de l'an. Savannah n'aurait su dire à quel moment précis de sa vie elle avait estimé que cette fête n'avait plus aucune valeur à ses yeux et, par ailleurs, ne devrait pas en avoir non plus à ceux des autres. Peut-être cette amertume avait pris racine lors du deuxième réveillon qu'elle passa seule, sur son sofa déglingué, tandis que les bruits d'animations retentissaient dans les rues mexicaines. Sa solitude l'avait contraint à se remémorer avec une netteté indésirable ceux qu'elle avait partagé avec son frère, lorsqu'ils vivaient encore à Chicago. Évidemment, leur père était de sortie et n'aurait pas songé à les emmener avec lui, et à la réflexion, c'était sans doute mieux : autrefois il ne suffisait que d'une bougie, d'un paquet de chips et de rêves partagés pour que les deux Monroe passent sereinement le seuil de la nouvelle année, bercés par les lois de leur monde utopique, au sein d'un havre de paix. Aujourd'hui, les illusions qui illuminaient d'étoiles les prunelles des autres l'avaient déserté. À l'inverse d'une bonne partie de la population mondiale, Savannah ne croyait pas à la chance, c'était une entité trop volubile pour être réelle à ses yeux, chacun sème ce qu'il récolte et rien de plus. C'est ainsi qu'elle pouvait aisément mépriser ceux qui énonçaient leurs résolutions prochaines pour l'année à venir : soyons honnête, chacune d'entre elles sont sustentées par la chimère d'une résistance contre les tentations qui nous poussent à faire des résolutions. La nature humaine est trop faible pour s'y tenir et se plie aux paroles de Wilde « résister à la tentation, c'est y céder ». La seule résolution à laquelle Savannah pourrait se tenir, c'est d'avoir la force de se lever le matin et d'affronter le monde avec l'espérance de le voir changer.

C'est ainsi qu'en ce matin du 31 décembre, Savannah ne s'imaginait pas vraiment flâner dans les rayons du supermarché bien au contraire. Elle s'était tellement peu mise en disposition pour cette journée dite « exceptionnelle » qu'elle n'avait même pas pris la peine d'organiser quoi que ce soit. Elle ignorait les plans de Jeremy et Tanyah et quand bien même en auraient-ils qu'elle n'aurait pas cherché à s'y implanter : peut-être sortirait-elle simplement pour boire un verre avec Thomas, rien de plus. La jeune Monroe quitta bientôt sa literie et s'étira de tout son long, chassant ainsi la langueur qui pesait sur ses muscles et s'activa en tirant rapidement le draps sur ses oreillers avant de se vêtir d'une chemise blanche pour dissimuler sa lingerie et se rendre sans crise d'énervement de Tanyah jusqu'au réfrigérateur. Cette dernière avait une fâcheuse tendance à lui reprocher cette décontraction qui pourtant, n'était pas singulièrement nuisible, ce n'était pas comme si elle portait un intérêt évident envers Jeremy. Elle pris une brique de lait et se servit un verre qu'elle sirota tranquillement en allumant la télévision, lorsque soudainement, la sonnerie de l'entrée retenti. Savannah posa bruyamment son verre sur le plan de travail et tout de même ravissante dans son impudeur, ouvrit la porte : Thomas. Elle grimaça, sachant pertinemment pourquoi elle le retrouvait sur le seuil de sa porte à cette heure bien précise.

« C'est vraiment utile dis-moi ? grogna-t-elle après qu'elle eu enfilé un jean en-dessous de sa chemise, des bottines, qu'elle eut brièvement ordonné sa chevelure ébène et qu'ils furent à l'extérieur. Tu sais que les fêtes, c'est pas vraiment mon style et tu t'escrimes à marquer le coup chaque année ! Serais-tu sadochiste ? La contrariété qui s'imprimait sur les traits de la Monroe était loin de quitter ces derniers, néanmoins son coeur restait plus léger, comme si l'habitude lui avait appris à ne plus réellement se soucier de ses propres refus car de toute évidence, ils étaient vains. Ils entrèrent au supermarché côte à côte et arrivèrent dans les rayons. Les prunelles de Savannah se baladèrent sur ceux-ci et elle s'empara avec vivacité de plusieurs paquets de chips et après un regard à Thomas, lança ; Courses finies, on passe à la caisse ? bien sûr ce n'était qu'ironie car elle se doutait qu'ils n'en avaient pas terminé.

C'était le moins que l'on puisse dire, en effet. Extérieurement, Savannah semblait parfaitement à l'aise avec le jeune homme, et dans un sens, cela paraissait logique puisqu'ils avaient passé quatre ans ensemble. Ils se connaissaient sur le bout des doigts. Néanmoins, la tournure ambiguë que leur relation avait prise avant leur retour à Los Angeles la rendait mal à l'aise ce qu'évidemment, elle masquait avec une dextérité qu'elle ne se serait pas crue capable. Elle se contentait de rester au point amical où ils avaient toujours été jusque-là, sachant pertinemment que s'il s'aventurait sur un terrain plus large, elle serait contrainte de lui mettre des restrictions auxquelles elle ne voulait pas avoir recourt. Alors qu'ils vagabondaient dans les premiers rayons, des coups de feux retentirent et presque sur-le-champs, elle sentie une main solide lui agripper le bras pour l'obliger à se baisser. Ses yeux se tournèrent vers Thomas, dont le corps entier semblait s'être activé, alarmé.

« C'est quoi ce bordel ?! s'écria-t-elle. Sans répondre, il l'attira à l'abri derrière une étagère et Savannah observa la masse dense de personnes qui couraient dans tous les sens. »

Elle vit une dizaine de corps chuter au sol et un noeud se forma dans sa gorge. Elle resta docilement dissimulée là où elle se trouvait, maîtrisant la peur subite qui s'emparait progressivement de ses membres.

« Savannah ! » La voix avait claqué dans son esprit et la concernée se retourna juste à temps pour accueillir dans ses bras la silhouette menue de Birdie qui se serra contre elle un bref instant. Mi-rassurée, mi-terrifiée de la savoir présente, Savannah la tint contre elle un instant, jusqu'à ce que celle-ci s'agite nerveusement ; Je voulais te dire, si on sort de là, tu es invitée chez moi pour le nouvel an... »
« Qu... Quoi ? bredouilla Savannah, la confusion rendait encore plus compliqué la compréhension des paroles de Birdie dans un contexte comme celui-ci. Elles se baissèrent d'un même mouvement, Savannah ne détachant pas ses mains de sa veste. Tu me dis vraiment ça maintenant ? »
« Il y aura Aidan.. mais c'est peut être une bonne raison de venir... J'ai un chariot plein de bonne chose dans ... l'une des allées par là... »

La jeune femme se surpris à regarder dans la direction que Birdie lui indiquait avant de se ressaisir, les invitations n'étaient pas pour maintenant, ils devaient se mettre à couvert au lieu de discuter librement du dîner du soir à la vue des tireurs. La nervosité la rendait dingue.

« Moi c'est Birdie, enchantée... Enfin autant qu'on puisse l'être dans ce genre de situation. »
« Justement, passons les présentations, on décolle » lâcha Savannah en tirant sur la manche de Birdie lorsqu'elle découvrit le visage d'un des tireurs se tournant vers eux.

Les jeunes gens, sous la tutelle du Henley, se mirent à courir à travers le magasin ....


Spoiler:
 


Dernière édition par Savannah R. Monroe le Mer 28 Déc - 1:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Mer 28 Déc - 0:57






Quelques heures plus tôt…

« Tony… per favore » Luca geignait au téléphone depuis des heures en vain. « Tou a oune missionne, tou ne peu pas rentrer avant et tou le sais bien. » Aussi énervé était-il par cette situation, le jeune homme ne put s’empêcher de sourire en entendant l’accent italien de son père d’adoption. Cela faisait plus de vingt ans qu’il vivait aux Etats-Unis, mais il n’avait jamais pu s’en séparer. « ok.. ok. Surtout passe un bon réveillon et pense à mettre la bouillote que je t’ai envoyé, il fait frais en cette saison » Anton Giuliano, aussi connu sous le nom de « gros Tony » dans la mafia, émit un bruit approbateur avant de raccrocher. Ce n’est qu’une fois le téléphone sur son socle, qu’il se permit de prononcer ces phrases qu’il avait tant voulu dire « Fils, surtout fait attention à toi. Tu me manques aussi. » Ce n’est pas parce qu’un homme fait partie de la mafia qu’il est impossible pour lui d’exprimer de la tendresse, au contraire le concept de famille est tellement important que rien ne compte plus qu’elle pour la plupart de ceux qui en faisaient partie. Alors il était vrai que gros Tony avait déjà tué des ripoux et arnaqué des innocents, mais il n’en éprouvait pas moins un amour sincère pour son fils d’adoption. Luca eut un sourire en imaginant son père remettre en place sa bouillote sous son pull, grognant que tout ce que faisait son fils c’était de lui faire remarquer qu’il n’était qu’un vieux crouton. A l’extérieur il était un homme implacable et sans peur apparente, mais une fois chez-lui, il avait des airs de petits vieux et Luca savait très bien que sans lui il devait se sentir seul, voilà pourquoi il lui apportait la chaleur qu’il pouvait. Ce moment de nostalgie passé, le jeune homme poussa un grognement. Cela ne faisait qu’un mois qu’il était ici et il ne supportait déjà plus son rôle de gentil garçon maladroit. S’il lui arrivait de replonger dans ses vieux démons dans certaines boites perdues dans la région, c’était de plus en plus rare. Il allait bientôt devoir approcher Alessia et à partir de ce moment-là, il n’aurait pas le droit à l’erreur. Ses seules distractions étant de coincer des vieux « amis » de la région histoire de savoir sur quoi ils travaillaient, une bravade qui pourrait lui coûter cher si son employeur l’apprenait. Après tout, cette femme fan de chintoks devait normalement être sa seule mission. Il avait toutefois appris une information qui l’avait occupé quelques jours de ce dernier mois sur une femme qu’un collègue à lui voulait retrouver. Une balance qui avait fait mettre en prison un mec qu’appréciait Luca. Un beau gâchis. Dire que ce joli petit cul brun allait se prendre une balle entre les deux yeux quand l’occasion se présenterais le rendais désolé. Un matin, il avait vu sa photo après avoir discuté avec l’homme chargé de la tuer et le soir même, elle rentrait dans le bar jouxtant le sien. Une bonne raison de se rapprocher du gérant du bar et de la suivre un soir. Par trois fois, il s’était rendu dans ce petit pub géré par un crétin blond sûr de son charme où elle était serveuse. Jouant le rôle d’Hermès à la perfection, il avait renversé un verre par maladresse et s’était excusé maladroitement pendant de longues minutes. Si ses souvenirs étaient bons, il avait même cité star trek. La raison de sa présence était de se rapprocher d’elle, cela pouvait toujours servir d’avoir un contact à l’intérieur et cela l’amusait de voir le piège se refermer autour d’elle. A dire vrai, s’il avait put être Luca et non Hermès, il aurait bien couché avec elle avant qu’elle ne se fasse tuer, encore une fois quel gâchis.

Nous étions le 31 décembre et Hermès Blackwell, car tel était son nom à Los Angeles, se demandait ce qu’il allait bien pouvoir faire en étant loin de sa famille et en ne connaissant quasiment personne. S’il avait été Luca, il aurait été en boite de nuit à danser toute la nuit en enchainant les whiskey pure malt et aurait sûrement finit la soirée dans le même lit que des jumelles suédoises. Non, des triplettes voilà qui était plus exotique. Sauf qu’à présent il était Hermès, chef d’un restau de ramens et qu’il n’avait rien de mieux à faire que d’ouvrir son magasin ce soir. Cela incluait de faire des courses, ce qui aurait fait chier au plus haut point Luca, mais Hermès avait une vision optimiste de la vie et il voyait en cette sortie la possibilité de nouvelles rencontres. De toute manière, que pouvait-il bien arriver dans un grand supermarché la veille de la nouvelle année ? Une crise cardiaque d’une mamie se disant qu’elle avait déjà bien trop vécue ? Aucun intérêt. Pardon, Hermès verserait sûrement une larme en se disant que la pauvre n’avait pas mérité de mourir au milieu de boites de cassoulets. Non, ni Hermès ni Luca ni toutes les personnes présentes ce soir-là n’avaient pu prévoir ce qui se passerait.

Retour au moment présent…

Luca avait côtoyé la mort depuis sa tendre enfance, en oubliant ce qui était le bien et ce qui était le mal, comprenant juste qu’une seule chose comptait dans ces moments-là, protéger sa vie à tout prix. Si son père d’adoption était là, il serait capable de prendre une balle pour lui, mais ce n’était pas le cas pour toutes ces personnes l’entourant. Si pour éviter de mourir la vie d’une autre personne devait être prise, il n’hésiterait pas et il considérait que c’était le comportement normal que tout homme et femme se devait d’avoir. C’est pourquoi, quand il avait entendu un coup de feu son premier réflexe fut de se placer derrière une femme enceinte se trouvant à ses côtés. Avec son ventre, elle le cachait entièrement et dans l’éventualité d’une balle perdue, il serait protégé. Oui, il était un connard, mais l’important était qu’il était un connard en vie. Il s’aperçut vite des hommes masqués créant la panique. Une bande de ratés pensant que ce court moment de puissance allait leur apporter la jouissance à laquelle ils aspiraient depuis toujours. Abrutis, ils n’étaient que des faibles sans cervelle. D’ici quelques heures ils seraient capturés et ils perdraient toute chance de revoir la lumière du soleil. Un homme puissant dans le crime ne se fait pas prendre ou alors garde toujours une échappatoire, il ne tue pas des gens à l’aveugle dans un supermarché pour le plaisir et sans aucune retenue. Tuer pour tuer est ridicule, on tue les traitres et les indésirables, ceux qui nous bloquent dans notre évolution, pas ceux qui n’ont aucune importance à nos yeux. Luca n’avait pas d’arme sur lui ni aucun moyen de défense, non car aujourd’hui et depuis un mois il n’était plus un mafieux, mais Hermès, un homme simple et qui n’a rien à cacher.

Hermès regarda autour de lui avec anxiété et aperçut un magasin à proximité, s’approchant de ce dernier, il entendit un coup de feu près de lui. Cependant, ce ne fut pas ce coup de feu qui annihila tout son autour de lui pour ne laisser que celui assourdissant de son cœur, mais la vision qu’il venait d’avoir. Birdie Salinger, une personne qu’il avait vu mourir sous ses yeux et qui se trouvait devant lui à courir vers ce même magasin. Alors sans réfléchir, il redevint Luca et oublia tout de la situation courante. Son sang battait ses tympans, son cœur tentait de déchirer sa poitrine, sa respiration était si forte et accélérée qu’elle lacérait sa gorge, mais il ne s’arrêta pas et décida de la suivre. Au moment où il allait la toucher, celle-ci se leva pour se jeter dans les bras d’une femme se trouvant au fond du magasin et là le sang du jeune homme ne fit qu’un seul bond. Tout venait de s’embrouillait dans son esprit. Savannah Monroe, celle qui était la cible de la mafia, comment connaissait-elle Birdie ? Etait-elle vraiment Birdie ? C’était impossible n’est-ce pas ? Comment quelqu’un peut se relever après s’être pris six balles dans le corps et avoir été balancée dans un vide-ordure. Si la fouine s’en était occupée, il était même possible que son corps ait été broyé. Non, c’était juste une illusion. C’était le résultat de nuits à rêver d’elle, à revoir sa mort, à se réveiller en sueur. Il devait oublier à présent. Un coup détonna à côté de lui, finissant le lui remettre les idées en place. Son passé n’avait pas lieu d’être ici, il était Hermès et personne d’autre.

Hermès s’approcha du trio le pas non décidé, après tout des fusillades n’avaient rien de rassurant. Celle qui lui faisait dos parlait de ses projets de nouvel an avec la brune. Après tout, chacun gère son stress comme il le peut. Inconsciemment, il se refusait à regarder celle qui parlait, comme pour ne pas s’avouer qu’elle pouvait être ce fantôme du passé qui l’habitait de nombreuses nuits depuis sa mort. Un des tireurs se tourna vers eux, les obligeant à courir à l'autre bout du magasin. Luca n’avait pas réellement peur, mais un Hermès stoïque n’aurait pas été crédible. C’est pourquoi quand Hermès arriva enfin à la hauteur de Savannah, il était tremblant et semblait mal contrôler sa respiration. Sortant une poche en plastique de son sac, il souffla dedans comme pour calmer une crise d’hyperventilation dû la panique et la regarda à nouveau, nerveux. « Je… je suis heureux de voir un visage connu. » Il semblait au bord des larmes, Luca avait toujours été bon pour faire semblant de pleurer, après tout c’était son excuse petit pour se réfugier dans les poitrines généreuses des femmes de la maison. Encore une fois, il n’accorda pas un regard à la jeune femme qu’il avait poursuivit quelques minutes plus tôt et se concentra sur la jolie brune et l’homme l’accompagnant. Tentant un sourire nerveux, il continua. « Vous… vous êtes très jolie aujourd’hui. » Il marqua une pause. « J’aurais bien ajouté qu’il est agréable de vous voir dans un cadre différent, mais les cadavres et jets de sang ne sont pas vraiment ce que j’appellerais un « cadre romantique et de détente ». » Il frotta son visage de sa main droite, comme pour se calmer et s’appuya avec l’autre brièvement sur le bras de l’homme, en profitant pour remarquer que ce dernier devait souvent faire de l’exercice. Cet homme l’intriguait, il ne l’avait pas encore vu autour d’elle. Peut être n’était-ce qu’une coïncidence, mais une chose était sûre, ce dernier ne tremblait pas et semblait calme. Après tout, il pissait peut être tellement dans son froc qu’il n’osait bouger d’un cheveu. Cette situation était parfaite, il arriverait peut être à mettre en danger Savannah et à la faire tuer par accident, un service rendu à la mafia et une manière de s’en sortir sans exploser sa couverture. Non, finalement cette merde pouvait être sa chance surtout que le tireur n'allait sûrement pas tarder à les trouver. Tout ce qu’il fallait, c’était qu’il soit attentif, qu’il joue son rôle et qu’il fasse en sorte d’éviter le regard de la jeune femme se trouvant à côté de lui pour ne pas être troublé.


Dernière édition par Hermès S. Blackwell le Mer 18 Jan - 23:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Ven 30 Déc - 17:18

Thomas ouvrit les yeux sur un plafond illuminé d'un pâle rayon solaire hivernal. La nuit avait été relativement courte pour l'agent du FBI ; ce dernier avait travaillé durant une bonne partie de la nuit sur la conclusion d'une affaire au bureau et, avait dû réalisé tout la paperasse que son collègue avait négligé durant la progression de l'enquête. Inutile de dire que le travail avait été fastidieux, d'autant plus qu'il n'avait guère participé à la totalité de l'investigation. Néanmoins, de manière plutôt paradoxale, l'agent anglais avait été ravi de pouvoir s'atteler à une tâche strictement administrative - l'ennui était parfois très revigorant. L'anglais s'étira souplement entre ses draps, savourant durant quelques instants le silence qui régnait dans son appartement. Il était rentré du Mexique depuis quelques jours seulement, après s'y être établi durant quatre années pour les besoins d'une mission de protection et, reprendre son ancienne routine avait quelque chose d'à la fois irréaliste et, de très confortable ; il était plutôt apaisant de pouvoir rester allonger ainsi, sans craindre de se laisser surprendre ou, de voir sa protégée se faire blesser. Le jeune homme se redressa finalement, se frottant doucement le visage afin d'en chasser toute torpeur et, se dirigea d'une démarche boîtante vers la salle de bains afin d'effectuer un brin de toilette. L'ancien soldat réalisa alors, sous la détente des jets d'eau chaude, que 2011 touchait à sa fin, pas plus tard que le soir même. Il n'avait plus songé aux fêtes propres à cette période depuis de nombreux hivers ; en réalité, les seules qu'il pouvait véritablement se vanter d'avoir célébré remontaient à son adolescence, lorsque son père parvenait à rentrer à la maison afin de prononcer les vœux de la nouvelle année, aux côtés de sa femme et, de son fils. Les années suivantes, Thomas les avaient passé à l'école militaire, puis dans l'armée américaine : dans ce genre d'institutions, les festivités n'avaient guère leurs places. Il nota avec une certaine lassitude que 2011 ne ferait certainement pas l'exception ; encore une fois, il n'avait rien organisé de particulier. Le jeune homme se mordit pensivement la joue, tandis que ses pensées s'envolaient vers Savannah. Durant les quatre dernières années, il s'était toujours efforcé de marquer quelques occasions, afin qu'elle ne se laisse pas glisser dans la nostalgie, la déprime ou bien qu'elle ne se sente pas trop isolée de ses proches - ce qu'elle avait été néanmoins, quoi qu'il puisse en dire.

L'agent du FBI coupa l'arrivée d'eau chaude avec une motivation renouvelée ; il était conscient que sa protégée était de retour en Californie, au beau milieu du quotidien de ses proches qui l'avaient cru morte durant presque cinq ans. Il était plus que probable que la soirée du réveillon de la jeune femme soit constituée d'un simple rencard avec son poste de télévision et, un plat de pâtes à la sauce mexicaine. Rien de bien palpitant, en conclusion. Thomas revêtit rapidement un jean et, une simple chemise à carreaux au-dessus d'un V-neck blanc. Il avala rond ses cachets contre la douleur récurrente de sa cuisse et, se mit prestement en route vers l'appartement de la jeune femme.

Une vingtaine de minutes plus tard, ils étaient tout les deux sur le chemin du centre commercial, après être parvenu à attirer la jeune femme hors de chez elle. Le comportement plus que bougonnant de la jeune femme lui arracha un sourire, tandis qu'ils dépassaient les agents de sécurité de l'endroit. Thomas s'appliqua à faire la sourde oreille aux vives protestations de l'ancienne exilée, les à demi-enfoncées dans les poches de son jean, pure représentation de la décontraction : « Tu sais que les fêtes, c'est pas vraiment mon style et tu t'escrimes à marquer le coup chaque année ! Serais-tu sadochiste ? » râla t'elle. « J'étais persuadé que c'était ce qui te plaisait chez moi » répliqua t'il, en adoptant brièvement une mine faussement dépitée. Le jeune anglais était à demi soulagé de constater que les choses demeuraient comme elles l'avaient été durant leur quatre années de vie commune. Simples, malgré le tournant qu'avait dangereusement adopté leur relation. Ils s'avancèrent tranquillement vers le supermarché du centre et, il s'empara d'un simple panier d'une horrible couleur orange. À peine eurent-ils avancé dans l'établissement, que la jeune femme s'emparait de deux paquets de chips, sonnant ironiquement la fin de leurs courses. Il lui adressa une grimace puérile et, s'apprêtait à lui renvoyer une réplique cinglante lorsque plusieurs détonations sèches et, claquantes résonnèrent familièrement à ses oreilles. Ses traits se durcirent instantanément, laissant place au masque de pure concentration, acquis après des années passées dans des cadres militaires. Il abandonna sans plus de réflexion sa panière et, appuya vivement sur l'épaule de sa protégée, la faisant s'accroupir derrière un étalage quelconque. Machinalement, il réalisa un travail sur sa respiration, s'imposant le sang-froid qu'exigeaient les circonstances. « Aucune idée. Ne bouge pas. » dicta t'il, les sens en alerte, tout en gardant la main de Savie dans la sienne. Il pencha légèrement la tête sur le côté, laissant à peine entre-apercevoir la moitié de son visage, afin de réaliser un bref constat de la situation. Il repéra rapidement la lente progression de plusieurs hommes armés depuis les caisses jusqu'aux rayonnages et, ses mâchoires se serrèrent lorsqu'il comprit que le but de ces types n'étaient pas d'effrayer les clients, mais de réaliser un véritable carnage civil. « Écoute-moi bien. » déclara t'il, en se tournant vers son amie et, en dardant ses yeux dans les siens afin d'être certain de ne pas perdre son attention en court de route : « Je vais te faire sortir de là et, tout va bien se passer si tu suis exactement ce que je te dis, d'accord ? ». Un corps chuta lourdement non loin d'eux, lui retirant quelques points de crédibilité dans cette dernière affirmation. Il distingua soudainement une silhouette s'élancer vers eux, au travers de l'artère principale du magasin. Celle-ci se plaqua vivement contre la mexicaine et, Thomas se détendit légèrement en découvrant la familiarité entre les deux femmes. Tandis qu'elles échangeaient quelques paroles inattendues en rapport avec une soirée de réveillon organisée par l'inconnue en question, Thomas entreprit d'établir un plan qui les verraient tous sortir d'ici sans trop d'encombres. Il émit un juron lorsqu'il réalisa que son arme de service était restée chez lui - naturellement, hors service, il se promenait rarement un calibre à la ceinture. Son attention fut détournée par les présentations de la jeune femme qui les avaient rejointes et, il la dévisagea durant quelques instants, légèrement surpris de cette étrange manière de gérer le stress. « Thomas » répondit-il, en lui serrant très brièvement la main qu'elle lui tendait. « Justement, passons les présentations, on décolle » lâcha la jolie brune, aussitôt approuvée par Thomas. « Attendez. Dès que je vous le dirai, vous courrez jusqu'au rayon jardin-bricolage que vous voyez là-bas » indiqua t'il, tout en surveillant l'avancée des assaillants dans un miroir en hauteur du magasin. « Maintenant ! » ordonna t'il. Ils se levèrent précipitamment et, coururent le plus rapidement possible jusqu'à la position qu'il avait choisie. Il s'arrêta durant quelques instants et, tendit l'oreille.

Avant qu'il n'ait eu l'occasion d'ajouter la moindre parole, une quatrième personne vînt s'ajouter à leur improbable trio. C'était un homme d'âge moyen et, de haute stature. Au premier coup d’œil, il subissait une crise d'angoisse tout à fait légitime, maîtrisée au biais du sac en plastique qu'il tenait en main. En vue de son approche, il était évident qu'il faisait partie des connaissances de Savannah. Thomas se renfrogna lorsque le nouvel arrivant poursuivit - avec des avances qu'il jugea plus que déplacées en ce genre de circonstances. Il sentit une pointe de jalousie poindre dans sa poitrine - pointe, qu'il ignora délibérément. C'était stupide et, puéril comme réaction. Le type s'appuya sur lui, durant quelques instants et, lui-même en profita pour le jauger d'un œil critique et, expérimenté. Bien qu'il ne sache quoi, quelque chose le dérangeait dans l'attitude de ce gars. Il mit de côté ses doutes et, se tourna vers le rayonnage, s'armant de manière très primaire : il leur tendit à tous, un marteau qui pourrait se révéler utile, en temps et, en heure. « Toi, là. » appela t'il, sur un ton un peu plus dur qu'il ne l'aurait souhaité, en désignant l'homme. « Ils en étaient où, quand tu es arrivé ? » l'interrogea t'il, en le pressant un peu.

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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Lun 2 Jan - 23:30






Birdie avait envie de se taper la tête contre les murs. Elle était tout bonnement incroyable. Finalement en neuf mois passé à jouer le rôle de sa soeur, elle avait bien fini par adopté certain de ses traits de caractère les plus flagrant, et même dans les situations désastreuses c'étaient eux qui ressortait. Sinon elle ne voyait pas comment elle aurait pu faire pour agir avec autant de légèreté stupide, mêlé avec autant de nervosité. Il y a quelques mois Billy se serait retrouver dans une situation similaire elle aurait fait les cents pas dans l'un des endroits les plus exigüe du magasin afin de trouver une solution au problème insolvable. Elle aurait respirée à grand coup, aurait probablement fait de l'hyper-ventilation avant de s'évanouir. Par ce qu'elle vivait très mal le stresse, et que normalement ce n'était pas dans ses habitudes de stresser autant, mais qu'il fallait l'avouer aujourd'hui était l'une de ses situations particulièrement stressante. Birdie au contraire aurait été typiquement le genre de personne capable de jouer au héros, de ne pas réfléchir au conséquence, de presque faire comme si de rien était avec une certitude parfaite qu'on s'en sortirait tous vivant. Billy se serait retrouver avec Birdie dans ce genre de situation elle aurait longuement hésité entre l'étrangler avant que les tueurs ne lui envoie une balle et la serrer dans ses bas pour se rassurer, parce quoique complètement folle et clairement pas terre à terre, elle était l'une des filles les plus rassurantes qui puisse exister. Elle était ... Ce n'était pas le temps d'y penser. Billy faisait aujourd'hui un savant mélange des deux. Elle ne pouvait pas complètement renier sa nervosité maladive, mais se mettait à parler sans relâche, comme si tout était normal. Seulement il était clair que personne ici ne voulait la laisser dans son délire. Savannah avait commencée violemment avec une tête autant choqué que terrifié Tu me dis vraiment ça maintenant ? » A laquelle Birdie avait répondu avec un grand sourire presque désolée. Mais au fond d'elle toutes ses trip hurlaient de lui dire, qu'elle était en panique total, et que ça serait fort sympathique si tout le monde y mettait du sien pour lui faire oublier qu'elle était au milieu d'une fusillade. Mais clairement Savannah n'était pas du même avis que les trip de Savannah et elle enchaina « Justement, passons les présentations, on décolle » Le mystérieux inconnu avait rapidement répondu « Thomas » la seconde d'avant, il lui serra rapidement la main et repris sa stature droite et parfaite qu'il avait quelque seconde plutôt avant d'être dérangé par Birdie la bombe humaine. Birdie avait d'abord été particulièrement impressionné par le jeune homme. Il était si calme et si alerte que s'en était affolant. Lorsqu'il dit son nom, Savannah cru se rappeler que c'était le nom de l'agent du FBI de Savannah, et elle compris tout. Elle se renfrogna à moitié. En même temps elle se dit que lors d'une fusillade un agent du FBI serait beaucoup plus utile que n'importe quel idiot ramasser au coin de la rue. Mais tant qu'à faire elle aurai préféré que ça ne soit pas celui de Savannah. Celui qui avait empêcher la jeune fille de donner de ses nouvelles. Celui qui l'avait tuer à leur yeux pendant plus de quatre ans. « Attendez. Dès que je vous le dirai, vous courrez jusqu'au rayon jardin-bricolage que vous voyez là-bas » Mais pour être honnête son calme était plutôt agaçant et stressant. Elle s'imaginait déjà dans une mission suicide, avait l'impression de se retrouver au milieu de la guerre du Vietnam, et revoyait soudainement la voiture de Reaver lui foncer dessus à plein ballon sans visible volonté de s'arrêter avant elle. Elle vacilla un instant et se rattrapa de justesse contre les rayons. Elle ferma les yeux pour se concentrer, et murmura « Vous voulez pas pétez un coup ? Vous me faite encore plus peur que ces mecs avec votre sérieux... » Mais elle eut à peine le temps de finir sa phrase que Thomas disait « Maintenant ! » Elles les suivent en courant le plus vite qu'elle pouvait, tout en tremblant mentalement.

Elle essayait de s'imaginer une toute autre image dans sa tête, mais celle-ci était sans cesse perturbé par des coups de feu, et par le sérieux de Savannah et de Thomas. Elle avait beau essayer de s'imaginer courant sur sa plage habituelle de Santa Monica poursuivit par Thayer qui finira par la rattraper et par l'entrainer dans l'une de ses danses sur fond de Jazz imaginaire, le carrelage du super marché était beaucoup trop glissant pour ressembler à du sable, et elle n'arrivait pas à fixé son tableau mental sur quelque chose de suffisamment solide. Elle paniquait c'était évident. Et comme pour rajouter plus de stresse un mec avait débouler en hyper-ventilation presque en pleurant. Il s'était approcher de Savannah de son air débile, et maladroit et l'avait clairement dragué. Finalement son hyper-ventilation ne la dérangeait pas plus que ça, elle éclata presque de rire, restant néanmoins subjugué par le visage du jeune homme. Il était d'une beauté à couper le souffle, mais évitait clairement volontairement son regard. Au fond d'elle, elle était persuadé qu'elle le connaissait, ou plutôt que Birdie était sensé le connaître. Elle en avait déjà entendu parler, elle avait déjà vu se visage, et bordel elle n'arrivait pas remettre un nom dessus. En même temps Thomas lui tendit un marteau, que Birdie regarda avec un air suspicieux. Elle releva la tête « Tu comptes mener une attaque contre des gens armés avec des marteaux ? Je sais pas ce qu'on t'apprend dans ton métier, mais contre les balles les boucliers c'est mieux. » Elle leva les yeux au ciel pendant qu'elle avait repris son débit de parole habituel au situation de stresse. « Pourquoi est-ce qu'on est pas dans un supermarché médiéval ? » Elle avait lâcher ça tellement rapidement qu'elle ne se rendit pas compte qu'elle avait parler à voix haute. Ce n'était pas nouveau qu'elle avait des idées parasites étrange, surtout en cas de nervosité instance, mais il n'était pas obligé de le montrer à tout le monde... Soudainement son visage s'illumina, elle posa sa main sur l'épaule du jeune homme étrange, maladroit et dragueur qui était resté face à Savannah tout en l'ignorant royalement. « Luca ? » Ca lui était revenu subitement, comme on retrouve la mémoire après un malaise. Birdie lui donnait des cours de musique à la Nouvelle Orléans, il était riche et lui apportait pas mal de capital pour monter son groupe à raison de plusieurs heures de musique par semaine. Un vrai accro à la musique. Birdie en parlait relativement souvent. Elle l'aimait bien d'après ce que Billy en avait compris. C'est pourquoi elle lui fit un sourire resplendissant quoiqu'un peu tiré et surement flippant.

Finalement l'arrivé du jeune homme l'avait apaisé. Elle ne s'était pas vraiment attendu à un retournement de situation tel, mais au milieu de l'horreur de la situation le coté complètement décalé et presque flippé à outrance du jeune homme lui avait fait un instant oublier la fusillade, elle avait l'impression d'être au théâtre, ou elle se produirait devant une salle comble. La scène serait à peu près la même que celle-ci avec comme fondamental différence que rien ne serait réel. Tout serait alors beaucoup plus simple. Elle pourrait presque danser devant les agresseurs sans prendre aucun risque. Elle ferma ses oreilles aux bruit des balles et essaya de se concentrer sur cette image mental. Elle vint rajouter subitement une musique en fond sonore pour finir de ce calmer. Ce fut bien évidemment un Jazz lent et langoureux qui lui envahit le cerveau. Rapidement ses doigts se mirent à jouer dans le vide la mélodie qu'elle seul entendait. Elle pouvait bien faire abstraction de tout ce qui l'entourait. Enfin elle respirait. Elle remerciait presque de pouvoir être un peu comme Birdie et de savoir aussi bien qu'elle changer de tempérament dans la seconde. Si avant elle bloquait se lunatisme insupportable pour beaucoup, pour rester aussi parfaite qu'elle le pouvait, aujourd'hui elle avait l'autorisation de se laisser aller à ses sautes d'humeur. Son esprit vagabonda sur des souvenirs lointains avant de se reposer sur Savannah. Elle avait pas mis très longtemps à comprendre la vérité au sujet de son identité et elle savait bien au fond d'elle que c'est parce qu'elle n'avait pas eu un vrai désir de la dissimuler. Elle se demandait ce que Savannah pensait d'elle à ce moment là. Elle était une Billy difficilement reconnaissable ainsi que Birdie encore plus changeante que d'habitude. Ca allait vite devenir usant si elle rétablissait pas un équilibre. Mais en même temps ce n'était pas véritablement le plus important. Car bien que Birdie parvenait à maintenir une illusion presque parfaite, la situation ne faisait que s'aggraver sans qu'elle ne s'en redent compte. Et finalement il serait bientôt temps qu'elle prenne son courage à deux mains et qu'elle affronte la réalité correctement. Sans quoi elle allait finir par se planter, ou par les planter.
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Jeu 12 Jan - 19:39


You besta run before they count to ten


Savannah avait abandonné l'idée séduisante de flâner paisiblement, toute la journée, dans l'appartement, lorsque le visage du jeune Henley surgit brusquement de l’entrebâillement de la porte. À cette seconde précise, la belle mexicaine avait compris que les plans éventuels, ceux mettant son oisiveté vis-à-vis des fêtes à son aise, étaient compromis, voire complètement anéantis par le sourire ravageur qu'il lui adressait innocemment. Dès lors, deux options ayant une issue aussi décevante l'une que l'autre se présentaient à elle : la première était de suivre de son plein grès l'agent du FBI, sans opposer la moindre résistance, ce que l'on pouvait communément nommer la méthode douce. La seconde quant à elle, extrêmement tentante, était de refuser catégoriquement de mettre les pieds dehors ... pour se retrouver traînée de force dans les rues de Los Angeles la minute suivante, la manière forte. La moue qu'adoptèrent ses lèvres vermeilles traduisit parfaitement l'analyse de ces deux choix qu'elle prenait le temps d'établir, faisant la balance entre ce qu'elle pourrait bien y gagner, et y perdre. Premièrement, le constat fut rapide, elle n'avait aucun bénéfice dans cette affaire, au contraire, elle risquerait de s'y faire arracher sa dignité lorsqu'il l'aurait remorqué sur son épaule dans les ruelles. Renfrognée, Savannah ne tarda pas à enfiler une tenue correcte, quoi qu'extrêmement improvisée, et se laissa entraîner à l'extérieur.

Sur le trajet du centre commercial, Savannah ne réprima en aucun cas sa contrariété naissante. Cette dernière augmenta sensiblement lorsqu'elle s'aperçut que loin de culpabiliser son compagnon, elle parvenait à l'amuser. Cela était peut-être dû au manque de crédibilité qu'elle possédait désormais auprès de lui : au fond, elle n'aurait sans doute pas désiré perdre les rituels qu'ils avaient établi ces quatre dernières années, cela aurait été comme brûler une part d'elle-même qui maintenait ensemble tout les autres morceaux brisés de son être. Les portes automatiques s'ouvrirent devant eux lorsqu'ils arrivèrent à proximité et Savannah suivit Thomas dans les rayons d'un pas traînant. Certes, elle ne souhaitait nullement l'abolition de leurs habitudes, néanmoins elle devait bien admettre qu'elle se serait privée avec ravissement de la tâche que représentait les courses pour elle. C'est dans ces instants que l'on se rends compte du peu à prendre avec soi parce qu'on est trop seul pour acheter davantage. Pourtant, fut un temps où Savannah était une personnalité en voie de disparition, une personne qui adorait passer du temps sur le choix de ses achats cuisiniers, elle qui aimait tant expérimenter différentes recettes. Elle se plaignit une nouvelle fois, vainement, elle le savait.

« J'étais persuadé que c'était ce qui te plaisait chez moi »

La jeune femme lui adressa une grimace, songeant que si une chose pouvait lui plaire chez lui, c'était la sécurité et le réconfort qu'il lui offrait et qui parvenait toujours à l'apaiser dans ses paniques les plus intenses. Elle s'empara rapidement de plusieurs paquets de chips quelconques, déclarant les courses terminées ce qui déclencha une mimique similaire à la sienne quelques instants plus tôt sur les traits de Thomas, qui fit enfin sourire la jeune Monroe. Elle attendait avec une impatience brûlante sa réplique cinglante, lorsque soudainement des détonations retentirent dans son dos. Thomas, avec un réflexe que l'habitude avait sûrement due inscrire dans ses gênes, la fit s'accroupir sur-le-champs et alarmée, Savannah sentie ses muscles se raidirent.

« Aucune idée. Ne bouge pas. »

Leurs mains se lièrent l'une à l'autre et Savannah observa méticuleusement l'attitude qu'affichait désormais Thomas : il était concentré et abordait un calme olympien qu'elle lui enviait sincèrement. Alors qu'il examinait la situation dans laquelle ils étaient plongés avec un sérieux qu'elle ne lui connaissait que trop bien, Savannah s'appliqua à réprimer les élans de paniques qui croissaient progressivement au creux de son abdomen et qui remontaient peu à peu pour prendre d'assaut sa gorge qui s'asséchait. De nouvelles détonations résonnèrent, réduisant à néant ses efforts de maîtrise.

« Écoute-moi bien. Je vais te faire sortir de là et, tout va bien se passer si tu suis exactement ce que je te dis, d'accord ? »

Savannah scruta un bref instant les prunelles océanes du jeune homme dont les promesses semblaient aussi insensées que la mort qui s'attaquait cruellement aux victimes les plus innocentes. Elle avait toujours pu compter sur lui, et même si ces paroles semblaient issue d'une pure folie, elle sentie sa terreur chassée par ces dernières et se solidifier sa détermination qui avait toujours été sienne et qui l'avait guidé durant toute son existence là où elle désirait être présente : elle ne désirait pas mourir, pas maintenant et surtout pas d'une manière aussi stupide, pas après tout ce temps. Si ses résolutions pouvaient se résumer à une seule chose, c'est qu'elle allait vivre, et accompagner de Thomas, elle allait s'en assurer. La Monroe hocha la tête, approbative et se redressa légèrement sur ses chevilles lorsque soudainement, Savannah entendit une voix féminine familière crier son nom. Elle eut tout juste le temps de pivoter sur ses talons pour réceptionner Birdie et la serra avec force contre elle, aussi rassurée de l'avoir contre elle que terrifiée de la savoir présente. Après que Birdie eut tenu des propos que Savannah jugea presque instantanément incongrus, la Monroe compris que c'était une manière propre à la demoiselle de contenir son stress. Honnêtement, connaissant la jeune femme, elle se serait presque attendue à la voir s'évanouir, qu'elle soit encore sur ses jambes relevaient de l'exploit. Lorsque leur nombre attira l'attention des tireurs, Savannah proposa vivement de se déplacer le plus rapidement possible.

« Attendez. Dès que je vous le dirai, vous courrez jusqu'au rayon jardin-bricolage que vous voyez là-bas »
« Vous voulez pas pétez un coup ? Vous me faite encore plus peur que ces mecs avec votre sérieux... »

Aussi surprenant que cela puisse paraître, un rire irrépressible naquit dans la gorge contractée de la jeune femme suite aux paroles de Birdie, c'était sûrement nerveux, mais cela libérait toute la tension qui s'accumulait dans ses membres. Une fraction de seconde plus tard, elle fut coupée dans son élan de décontraction par la voix claquante de Thomas qui leur intimait de courir. Vive, Savannah s'élança entre les rayons aux côtés de Birdie, s'interdisant purement et simplement de la laisser en arrière. Ils atteignirent rapidement le refuge repéré par Thomas et bientôt, ils furent rejoins par un jeune homme dont le visage ne lui était pas inconnu ... qui fut immédiatement recouvert par un sac plastique visant à maîtriser la crise qui s'emparait de lui. Hermès.

« Je… je suis heureux de voir un visage connu. Vous… vous êtes très jolie aujourd’hui. J’aurais bien ajouté qu’il est agréable de vous voir dans un cadre différent, mais les cadavres et jets de sang ne sont pas vraiment ce que j’appellerais un « cadre romantique et de détente ».
« Merci, mais tu devrais mieux te concentrer sur ta respiration plutôt que sur mon allure, répondit-elle avec le manque de tact dont elle était dotée et qui pourtant, était soucieux de l'état de santé du jeune homme. »

Elle lui dédia tout de même un léger sourire, les avances du jeune homme avaient toujours un " je-ne-sais-quoi " de flatteur, et même maintenant, qu'il ne s'en prive pas avait un côté surprenant, pour un homme piquant une crise d'hyper-ventilation. Chacun son truc, songea-t-elle. Elle croisa ensuite le regard de Thomas et haussa un sourcil en y notant un éclat étranger qui disparu une fraction de seconde plus tard. Elle le contempla encore, tandis qu'il distribuait à chacun un marteau neuf dont Savannah testa le poids sans pour autant savoir ce qu'elle pourrait bien en faire. Elle s'imaginait extrêmement mal abattre un homme avec ...

« Tu comptes mener une attaque contre des gens armés avec des marteaux ? Je sais pas ce qu'on t'apprend dans ton métier, mais contre les balles les boucliers c'est mieux. Pourquoi est-ce qu'on est pas dans un supermarché médiéval ? »
« Parce qu'il y a pas de dinde dans les supermarchés médiévaux, répondit Savannah machinalement, s'apercevant à peine qu'elle entrait peu à peu dans les délires de Birdie. Quoi que ... ajouta-t-elle lorsqu'elle entendit un cri particulièrement tonitruant et admettons-le, malgré la situation, complètement ridicule. Je te l'avais dis qu'on aurait dû commander une pizza ! ajouta-t-elle à l'adresse de Thomas »

Alors que leur discussion s'établissait peu à peu, personne ne se rendit compte qu'un tireur les avait repéré et s'avançait silencieusement vers eux, son arme pointé droit devant lui ...
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Ven 13 Jan - 22:59




« Merci, mais tu devrais mieux te concentrer sur ta respiration plutôt que sur mon allure » Hermès eut un petit sourire gêné et Luca ne put s’empêcher un commentaire interne. *Ca serait du gâchis que de ne pas en profiter maintenant, après tout je me ferais un plaisir de faire en sorte que ton joli petit corps tombe raide mort d’ici peu.* C’était devenu une habitude à présent pour Hermès que d’essayer de la séduire de sa manière gauche. Il n’était qu’à demi-sérieux, après tout un garçon comme lui ne pouvait même rêver d’avoir une fille aussi belle auprès de lui *par contre moi, je l’aurais bien mise dans mon lit et je l’aurais* Le jeune homme fit taire la voix de son alter égo mafieux et se concentra à nouveau sur la situation et les gens l’entourant. Juste à temps pour rattraper et manquer de faire tomber le marteau que lui tendait Thomas, après tout Hermès avait toujours été maladroit. « Tu comptes mener une attaque contre des gens armés avec des marteaux ? Je sais pas ce qu'on t'apprend dans ton métier, mais contre les balles les boucliers c'est mieux. Pourquoi est-ce qu'on est pas dans un supermarché médiéval ? » Une nouvelle, fois il avait ignoré la ressemblance de cette voix avec celle de Birdie. « Parce qu'il y a pas de dinde dans les supermarchés médiévaux… quoique… » Hermès ne put s’empêcher de sourire. « et puis, vu le poids d’une côte de mailles, tu aurais certainement plus ressemblée à un pancake dans du papier aluminium qu’à un chevalier. » La nervosité de Luca s’était envolée, cette peur latente qu’il avait eu en croyant revoir Birdie n’était plus et il se sentait de nouveau maître de la situation. « Je te l'avais dis qu'on aurait dû commander une pizza » Le sourire d’Hermès n’avait pas disparu. « Ça aurait été en effet plus malin. » Il fit un clin d’œil à Savannah, avant de se remettre à trembler à l’entente d’un coup de feu. Tremblements qui s’arrêtèrent subitement à l’entente d’un seul mot. « Luca ? » Hermès lutta de toutes ses forces pour ne pas se tourner à l’entente de son vrai nom. Toutefois, observant les autres le regarder, il n’eut pas le choix que de se tourner vers Birdie. Son cœur s’arrêta un moment avant de repartir comme s’il battait à l’envers et au ralentis. L’espace d’un court instant, Hermès quitta toute parcelle du corps du jeune homme, ne laissant place qu’à Luca et ses souvenirs.

Ce rêve qu’il faisait quasiment toutes les nuits lui revint clairement. Une succession de flashs. Elle qui rit en s’enfuyant après l’avoir taquiné, son sourire malicieux quand elle avait une idée en tête, sa force face à toute situation, sa manière de lui dire ses quatre vérités. Ses lèvres, ses yeux, sa peau qui paraissait si douce, ses hanches dessinées avec élégances, ses cheveux courts ne retirant rien à sa beauté. Ce n’était que depuis sa perte qu’il s’était aperçu à quel point elle comptait à ses yeux, du moins à quelle point elle pouvait le hanter. Ses mains se mirent à trembler, il se sentit nauséeux « Couchez-vous ! » Un cri au loin le fit revenir à la réalité. Il était temps pour Hermès de revenir, aussi choquante et troublante que pouvait être cette rencontre, il ne pouvait faire sauter sa couverture pour un fantôme du passé. Il s’apprêtait à lui répondre quand il la vit dans son monde, à jouer d’un instrument invisible. Une nouvelle fois, il fut inondé par les souvenirs, toutes ces fois où elle jouait un orchestre invisible devant lui, le faisant entrer dans son monde. Cette fois encore, il mit un temps pour revenir à lui. « Je n’ai rien contre un petit bœuf jazz habituellement, mais j’ai l’impression que ce n’est pas exactement le moment, bien que j’ai toujours mon piano virtuel avec moi » Il fit mine de le montrer et s’apprêta à continuer à parler, quand il aperçut l’un des tueurs s’approcher d’eux, une arme à la main. C’était le moment qu’il attendait, il ne pouvait plus se laisser distraire par ses illusions, il était temps d’agir. Fuir le passé, cette réalité qui le rattrapait pour une autre qu’il pouvait maîtriser. Il connaissait ce genre d’hommes et leur manière d’agir, après tout il en avait vu beaucoup des grands malades avec des armes jusqu’à présent. S’il prenait peur, qu’il lui montrait qu’il l’avait repéré, l’autre risquait de s’énerver et de tirer sans réfléchir, non ? Restait juste à avoir le bon timing. Un coup de feu retentit, lui donnant sa chance. Sursautant de manière trop brutale, il percuta l’étagère à côté de lui et fit tomber des boites et autres condiments. Paniquant, il glissa sur l’une d’elle et poussa un cri qui attira le tireur qui le visa avec un sourire des plus sadiques. Tout est une question de timing… *3.. 2.. 1..* Tentant maladroitement de se relever en agrippant l’étagère à côté de lui, il attrapa la jambe de Savannah à la place, la faisant tomber devant lui juste au moment où le tueur s’apprêtait à tirer. Tout était parfait, il paraissait innocent, elle mourrait et il s’enfuirait sans demander sans reste et sans aucun état d’âme. Seulement, tout ne se passe pas toujours comme prévu…
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Jeu 26 Jan - 17:53

L'ancien soldat adressa un bref coup d’œil à la jeune femme qui, de son calme paradoxalement nerveux, lui intimait une attitude plus détendue. Sans s'accorder le temps de méditer sur cette dernière requête et, privilégiant une prise de décision rapide, il lança le signal à l'intention de ses deux partenaires, après avoir consulté les miroirs au-dessus de leurs têtes qui l'informaient jusqu'alors de la progression des tireurs ; leur étrange petit groupe s'échappa prestement en direction des rayons antérieurs du supermarché, encore délaissés par les tireurs qui poursuivaient leurs massacres dans les allées les plus fréquentées - il sentit une pointe de culpabilité naître dans sa poitrine, en réalisant qu'il laissait clairement tomber des personnes en nécessité, au profit de sa propre survie et, de celle de ses proches. Néanmoins, au fil des années il avait appris qu'il était impossible de sauver tout le monde - parce qu'il n'était qu'un homme après tout. Et même si cette idée était encore difficile à accepter pour lui, il avait finit par s'y plier, avec une certaine amertume. Ils cessèrent de courir dès qu'ils eurent atteints leur destination - peu désireux d'attirer l'attention des mauvaises personnes par un remue-ménage indiscret, ils s'accroupirent silencieusement, non loin d'un chariot d'inventaire. Thomas se redressa et, vérifia promptement les lieux qui les entouraient : il estima finalement avec un certain soulagement, qu'ils pourraient avoir une petite poignée de minutes à leur profit, afin de s'organiser pour quitter cette boucherie. D'un coup d’œil expérimenté, il évalua l'état émotionnel et, physique des deux jeunes femmes ; au moins, elles allaient aussi bien que la situation pouvait le permettre et, semblaient suffisamment réactives pour parvenir à ne pas se prendre stupidement une balle. Ils furent rapidement rejoints par une jeune homme angoissé que Thomas estima sans danger - bien que fichtrement agaçant.

Il serra fermement les dents, tandis que son orgueil flanchait légèrement sous les critiques déplacées de la jeune femme. Il réprima une répliqua brûlante et, se contenta pour le moment d'un regard noir. Si d'ordinaire il était capable de beaucoup de patience, il n'était cependant pas dans l'humeur adéquate pour supporter les remises en question incessantes, d'une gamine qui ne connaissait rien de lui, ni de ses facultés à gérer des situations aussi extrêmes que celles-ci. La réplique relancée par Savannah parvînt à l'apaiser suffisamment pour qu'il consente enfin à prendre en compte les remarques de la musicienne ; il arbora dès lors, une expression moins mécanique et, écarta consciemment ses réflexes militaires. Il n'était plus en Irak et, comme l'avait maladroitement souligné Birdie, il n'avait guère besoin de réagir aussi extrêmement que s'il était sur le terrain, là-bas. Il esquissa un mince sourire lorsque la jolie brune commença l'une de ses phrases récurrentes commençant par je t'avais bien dis. « Et renoncer à ces excitantes courses de dernière minute ? Non, je ne crois pas. » répliqua t'il, en écarquillant les yeux de manière exagérée. Oh boy. Ils entraient tous progressivement dans le même délire - ce qui, vu de loin pourrait paraître relativement inquiétant. Autant dire, qu'on avait jamais vu un groupe plaisanter avec autant de désinvolture que s'ils échangeaient des commentaires sur la météo, dans une situation aussi meurtrière que celle-ci. Thomas retrouva un minimum de sérieux, lorsque Birdie intervînt soudainement dans leur échange, les yeux dardés sur monsieur-le-charmeur-en-herbe, appelant celui-ci par un nom qu'il ne sembla pas reconnaître - en regard de son manque de réactivité. Les sourcils du fed se froncèrent, perplexe. L'anglais s'apprêtait à demander quelques éclaircissements à propos de ce Luca, avant de se raviser, au dernier moment. Il aurait tout le loisir d'interroger la musicienne à ce propos, plus tard. En attendant, il était inutile d’arborer une attitude plus méfiante envers ce type, que nécessaire. Pour le moment, en tout cas.

Une détonation sèche claqua non loin d'eux, le décrochant brusquement de ses réflexions stratégiques. Le pseudo-charmeur sursauta violemment, ébranlant d'un même mouvement, l'étagère qui se trouvait derrière lui. Plusieurs conserves roulèrent sur le carrelage, dans un concert sonore de clinquements métalliques. L'anglais se préparait déjà à adresser ses sarcastiques félicitations au pauvre garçon tombé au sol, pour cette marque unique de discrétion - lorsqu'il remarqua enfin la présence du tireur, qui s'avançait vers eux, arme au poing. Il maudit copieusement son manque d'attention : « À couvert ! » dicta t'il, précipitamment, tendant une main protectrice vers Savannah afin de la rapprocher de lui. Il happa le vide. Il sentit sa poitrine se compresser d'effroi, lorsqu'il l'avisa au sol après la chute provoquée par l'autre maladroit, exposée à la mire du meurtrier : il céda instantanément aux instincts purs de protection, qui l'avait animé durant les quatre années qu'ils avaient partagé : ses hanches pivotèrent légèrement, lui offrant l'élan nécessaire pour balancer le marteau qu'il tenait à la main, au visage de l'assassin : un craquement affreux se fit entendre lorsque l'outil percuta le crâne de celui-ci et, il bascula en arrière. Sauvés. Enfin, c'est ce qu'ils crurent durant une brève fraction de secondes. La détonation claqua de nouveau. La balle frôla la hanche de l'agent fédéral et, une courte exclamation de douleur retentit derrière eux. Le sang du jeune agent se glaça dans ses veines, lorsqu'il comprit que Birdie avait été touchée. Il se délesta prestement de sa chemise à carreaux et, s'empressa de la plaquer sur la blessure de la musicienne : « Ça va aller. Tu vas t'en sortir. » tenta t'il de la rassurer - et, de se rassurer. « Savannah, appuie là-dessus, il faut empêcher l’hémorragie » appela t'il. Lorsqu'elle eut pris le relais, il recula légèrement, plaquant ses cheveux en arrière, tout en réfléchissant. « Elle va avoir besoin de soin. Je ne sais pas si je peux réussir à tous nous faire sortir de là en même temps, avec une blessée pare-balle. » déclara t'il, pensant à voix haute.


Dernière édition par Thomas F. Henley le Dim 29 Jan - 15:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Dim 29 Jan - 12:02







Billy était complètement déconnecté depuis un moment. La musique avait toujours eu des pouvoirs salvateur sur elle, et elle n'avait jamais compris pourquoi elle l'avait abandonné. Mais depuis qu'elle était dans la peau de Birdie, et qu'elle avait ainsi repris la musique tout lui était apparu de manière beaucoup plus clair. Peut être que si elle n'avait pas eu la frousse, et qu'elle avait effectivement monter son groupe de musique avec Birdie et Wesley tout aurait été différent. Peut être qu'elle ne serait même pas là d'ailleurs. Les pas autours d'elle se transformait en une basse sourde et légère d'une batterie réglé comme du papier à musique. Les quelques coups de feu qui parvenait encore à ses oreilles sonnaient comme des coups de glas lent et douloureux qui vous percute la tête et annihile vos sens. Les trompettes de toute façon surpassait tout. Elle ne voulait plus avoir à entendre un seul mot du mec du FBI qu'elle jugeait trop sûr de lui et qui allait lui faire perdre tout ses moyens, évanouit elle ne servirait plus à rien, et aurait encore moins de chance de survit. Elle aurait bien envie de rigoler avec Savannah mais clairement elle voyait dans ses yeux que ce n'était pas l'endroit ni le moment, et que de toute façon elles avaient encore pas mal de chose à régler toutes les deux. Luca, elle ne s'en souvenait de toute façon pas assez pour entretenir une conversation pleine de sens, alors elle préférait bien trainer dans ses musiques mentales, le temps que tout se tasse.

Avez-vous déjà eu l'impression qu'en une seconde toute votre vie peut se jouer ? Billy était dans les choux du Jazz depuis un petit moment. Sa respiration était redevenu normal, son sourire sincère, et elle était d'une quiétude parfaite alors qu'autours d'elle tout suintait le stresse, la peur et la maladresse. Elle aurait probablement du être plus attentive, sans quoi tout cela ne serait peut être pas arrivé. Mais vous savez peut être que le destin... Soudainement le maladroit de Luca, qu'elle n'imaginait d'ailleurs pas du tout comme ça, s'écroula par terre, fit basculé Savannah dans sa chute alors que le tireur s'était rapproché et les prenait pour cible. Thomas dans un instant de bravoure attira Savannah vers lui pour lui éviter une balle perdu. Le temps que Birdie sorte de ses pensées, se retourne vers le tireur et comprenne tout ce qui se passait, Thomas avait déjà eu le temps d'envoyer valser son marteau dans la tête du tireur, et une seconde balle qui était parti vint s'enfoncer comme dans du beurre dans l'épaule de Birdie. Qui brutalement, de peur et de douleur s'effondra sur le sol. L'agitation soudaine qui avait sortit Birdie de sa torpeur lui avait probablement permis d'éviter le pire, mais à l'instant présent le sang qui s'échappait largement de son bras lui indiquait le contraire. Elle se mit à trembler et dans sa tête la voiture de Reaver lui fonça à plusieurs reprise dessus, comme dans son souvenir. Elle ferma les yeux un instant et adossa violemment sa tête contre l'étagère derrière elle. Thomas d'un geste preste retira sa chemise et plaqua le bout de tissus sur la plaie de Birdie, cette dernière réprimant un grognement sourd de douleur. « Ça va aller. Tu vas t'en sortir. » Il se releva rapidement et se tourna vers Savannah qui était encore toute bousculée « Savannah, appuie là-dessus, il faut empêcher l’hémorragie » Savannah se baissa à la hauteur de Birdie et sans faire exprès en prenant la place de Thomas elle appuya bien trop brutalement. Birdie sursauta de douleur « Putain ! » Elle se mordit avec insistance la lèvre inférieur pour s'empêcher de craquer, de paniquer, et de toute chose qui serait a peu près normal dans une situation similaire. Surtout que les phrases supposés rassurante de Thomas lui faisait un effet parfaitement inverse. Finalement chose parfaitement inattendu la douleur enclencha une colère sans borne, et d'un mouvement plutôt brusque elle attrapa le marteau situer à coté d'elle de sa main valide, et en effectuant une rotation du haut de son corps elle l'envoya valser dans la direction du tireur qui avait déjà était bien amoché par Thomas « Enfoiré de mes deux ! » cria-t-elle un peu violemment. La brutalité de l'action avait fait basculer Savannah qui avait lâcher la pression sur la blessure, et le sang s'échappait de nouveau de la blessure. Les mouvements peu recommander dans se genre de cas de Birdie avait probablement empirer la plaie et elle se laissa de nouveau tomber de douleur.

Thomas toujours debout, réfléchissait probablement à un plan d'attaque. Son calme remarquable avait été légèrement embarqué par l'inattendu et la violence de la situation. Il lâcha cependant, comme une réflexion à voix haute qu'il aurait mieux fait d'éviter. « Elle va avoir besoin de soin. Je ne sais pas si je peux réussir à tous nous faire sortir de là en même temps, avec une blessée par-balle. » Elle se rendit subitement compte du sérieux de la situation qu'elle cherchait à éviter à tout pris depuis le début. Elle était blessé, et il y avait toujours des fous du pistolet qui se baladait dans le supermarché. Et s'il se rendait compte qu'on avait envoyer valsé des marteaux dans la tête de leur pote, nul doute qu'ils leurs plomberaient tous la cervelle dans hésiter une seule seconde. Donc s'il restait ici, ils étaient fait comme des rats. Et s'ils bougeaient... Elle ne s'imaginait même pas vraiment bougé à cet instant. Elle était fatiguée, tellement fatiguée, elle n'avait même plus envie de paniquer. Elle laissa tomber sa tête contre Savannah qui était toujours à coté d'elle, seulement ce n'était plus vraiment Savannah qu'elle imaginait à coté d'elle, mais Birdie. Elle faisait un sourire vraiment apaisé, et ses yeux qu'elle peinait à garder ouvert se remplissait de larme. Un instant elle se mit à penser que quoiqu'il se passe rien n'avait vraiment d'important, qu'elle était enfin à coté de Birdie et que tout rentrait finalement dans l'ordre des choses. Elle ne pouvait pas vraiment vivre sans sa jumelle de toute façon. Elle laissa néanmoins échapper une blague qu'elle pensait sincère. «Ou sinon... Vous sauvez vos fesses. C'est la troisième fois que je manque d'y passer en un peu plus de neuf mois, je pense que Dieu ne veut vraiment pas de moi là-haut alors je risque rien... » La première fois ça avait été quand elle avait lu la lettre de Birdie. Elle s'était effondré sur elle même, et s'était bien crue incapable de se relever, comme si rien ne pouvait survivre à une tel perte. Elle s'était d'ailleurs réveillé à l'hôpital. La deuxième fois était quand elle avait manqué de se faire écraser par la voiture de Reaver alors qu'elle rentrait d'un concert. Il roulait si vite qu'en deux secondes elles avaient vu toute sa vie se dérouler sous ses yeux. La troisième... Bordel Reaver... Et Aidan... Et Wesley... Reaver l'avait déjà perdu une fois. Elle lui avait promis de pas disparaître, et si elle mourrait une seconde fois maintenant il serait achevé. Aidan et Wesley avait déjà perdu Birdie, et il ne pouvait décemment pas perdre encore une personne qui leur était proche. Cette pensée la réveilla soudainement. « Et puis je peux pas faire ça à Aidan, Reaver et Wesley, ils me tueraient si j'y restais... » Elle chercha à se relever mais au moment de passer à la station debout elle s'appuya sur son bras blesser et la douleur lui fit perdre connaissance.
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Ven 3 Fév - 19:27


You besta run before they count to ten

L'action s'était déroulée en moins de temps qu'il n'y en avait pour dire « ouf ». Paradoxalement, dès que le claquement sec d'une balle libérée avec retenti, Savannah fut happée par l'impression que le temps se suspendait, comme si dès lors, elle n'était plus que spectatrice de la scène dans laquelle elle tenait un rôle plus ou moins exposé au danger. Hermès avait eu un spasme soudain qui alerta la jeune Monroe, dont le seul et unique réflexe fut un pas vers le maladroit qui perdit l'équilibre. Un pas l'entraînant vers une voie sordide, puisqu'il s'était agrippé avec véhémence à ses jambes. Elle aurait souhaité se dégager, lui crier d'arrêter d'agir comme un noyé envers sa bouée, mais seul le froncement de sourcil et sa mine horrifiée trahie sa peur soudaine. Elle avait chuté, présentée ostensiblement aux tirs mortels et ses paupières s'étaient closes, comme pour refuser de voir les traits de la Faucheuse en face. Mais, rien ne s'était produit. Tel un ange gardien, Thomas s'était armé des moyens du bord tant critiqué quelques secondes auparavant et avait propulsé son arme improvisée contre le crâne du tireur. À partir de cet instant, une seconde détonation claqua, réduisant le petit groupe à un effroi insupportable.

« Birdie ! S'écria-t-elle, lorsqu'elle vit le corps frêle de la jeune fille glisser faiblement au sol. »

Elle se dégagea avec brusquerie de l'étreinte d'Hermès et animée par la frénésie, s'approcha de la musicienne en glissant sur le carrelage glacé. Des tremblements agitaient la vulnérable silhouette de son amie et Savannah sentie son myocarde cesser de battre, une onde polaire envahissant peu à peu sa poitrine. L'impuissance. N'y avait-il pas de sentiment plus écrasant sur cette Terre ? Le visage de la blessée grimaçait de douleur et il n'y avait rien que Savannah ne pouvait faire pour annihiler celle-ci. Ce n'était qu'à cet instant qu'elle réalisait l'extrême danger qui pesait sur eux, une révélation qu'elle n'avait pas confronté dans le but de rassurer celle qui gisait à présent sur le sol, s'assurant elle-même que rien de grave ne pouvait se produire, pour mieux la convaincre de sa sûreté. Rien que des conneries.

« Ça va aller. Tu vas t'en sortir. Intervint Thomas, extirpant la mexicaine de la torpeur effrayante dans laquelle elle s'enfonçait peu à peu. Savannah, appuie là-dessus, il faut empêcher l’hémorragie »

Le jeune homme avait lacé un garrot autour du bras de la jeune femme et Savannah s'anima soudainement, obéissant docilement aux indications que lui commandait l'ancien militaire. Bientôt, les fines mains de Savannah, affairée à exercer une pression sur le bras de Birdie furent noyées par le flot sanguin qui s'extirpait hors de sa blessure. Elle haïssait cette sensation, ainsi que l'odeur métallique dont le goût s'installait peu à peu sur sa langue. Si Birdie ne s'en sortait pas, jamais elle ne pourrait oublier l'horreur de cette scène et ses mains souillées du flux vital de celle qu'elle venait tout juste de retrouver. Elle se haïrait, purement et simplement.

« Putain ! Enfoiré de mes deux ! »

Sous l'imprévisibilité des gestes de Birdie, Savannah relâcha involontairement l'obstruction qu'elle maintenait pour contenir l'hémorragie et fut horrifiée lorsque le liquide poisseux gicla sur elle. Son visage se fit plus dur et avec rapidité, réajusta le vêtement sur la blessure.

« Ne bouge pas Birdie, murmura-t-elle, incapable d'hausser le ton plus haut qu'un souffle. »
« Elle va avoir besoin de soin. Je ne sais pas si je peux réussir à tous nous faire sortir de là en même temps, avec une blessée par-balle. »

Savannah releva ses prunelles saphirs vers Thomas, cédant presque à l'affolement. Elle n'était qu'à un pas de sombrer dans un désespoir total, une panique fiévreuse, une hystérie furieuse. Pourtant, un calme déterminé ne tarda pas à s'abattre sur elle, tandis que sa respiration se régularisait sous la réflexion qu'elle menait en vitesse. Elle savait ce qu'ils devaient faire …

« Ou sinon... Vous sauvez vos fesses. C'est la troisième fois que je manque d'y passer en un peu plus de neuf mois, je pense que Dieu ne veut vraiment pas de moi là-haut alors je risque rien... Et puis je peux pas faire ça à Aidan, Reaver et Wesley, ils me tueraient si j'y restais... »

Aidan … Elle n'y avait pas encore songé. Pouvait-elle réellement lui faire subir la perte de celle qui tenait la place de sœur dans son cœur ? Étant présente sur les lieux, lui pardonnerait-il seulement de ne pas avoir agit en conséquence ? Mais cela était bien peu face au dévouement dont Savannah était capable à cet instant précis. Elle était morte durant quatre ans, aujourd'hui, dans les esprits, elle n'était plus qu'un fantôme. Était-ce si grave si elle y restait ? Si cela pouvait sauver une personne bien vivante … Un éclat nouveau brillait dans ses prunelles. Elle ne comptait pas mourir, et, elle ne comptait pas laisser Birdie les quitter de sitôt.

« La solution me paraît pourtant simple : Thomas, tu te charges de faire sortir Birdie. Ne fais pas cette tête, je n'admettrais aucune discussion à ce sujet. Avec Hermès, elle tourna les yeux vers celui qui était resté tout ce temps en arrière-plan, une lueur quasiment méprisante dans le regard, qui est si doué pour attirer l'attention, nous allons faire diversion. Où du moins, vous donner l'occasion de passer par la sortie de secours. »

À cet instant, Birdie émit un râle de douleur et s'enfonça dans l'inconscience, ce qui scella la décision. Savannah s'assura que le garrot était correctement serré et se redressa, couverte du sang de la jeune femme à un point tel qu'elle s'effrayait elle-même. Elle s'approcha d'Hermès et l'attrapa par la manche pour l’entraîner avec elle, puis se détournant vers Thomas, lui lança ;

« Fais attention à elle Thomas, comme s'il s'agissait de moi … ajouta-t-elle pensivement pour elle-même. Tu me le promet ? »

Savannah tourna enfin son regard vers Hermès, comme si elle attendant un signe de sa part pour s'éloigner ...
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MessageSujet: Re: Tout devient clair, je ne survivrais pas à cette année.   Jeu 1 Mar - 21:08




Immobile dans un monde où tout allait trop vite, plus rien n’avait d’importance pour lui. Au loin, les cris reflétaient la terreur croissante des centaines de personnes se trouvant dans le centre commercial. Plus proche de lui, Savannah parlait avec la jeune femme blessée et le héros du jour, visiblement habitué aux situations de crises. Si son lui habituel aurait fait quelques cyniques remarques intérieures sur la situation l’entourant, celui qu’il était à cet instant était dans un état de choc trop grand pour prononcer un seul mot, ne fut-ce qu’à lui-même. Il frottait frénétiquement ses mains moites l’une contre l’autre, tentant de faire disparaitre une tâche écarlate que seul lui semblait voir. Les cauchemars habitants ses nuits prenaient lentement possession de son esprit, le poussant à un état de folie. Il fallait qu’il se calme, qu’il revienne à la réalité. Réveille-toi. Fermant les yeux un moment, il respira de manière à s’apaiser pendant près d’une minute. Ouvrant les yeux, son premier réflexe fut de regarder ses mains qui lui semblèrent une nouvelle fois couverte de sang. Pris de nausée, il tenta une nouvelle fois de faire disparaitre cette couleur écarlate, frottant de plus en plus violement, il ressemblait à ces fous que l’on peut trouver dans les asiles, les vrais, les psychopathes qu’on ne laisse plus sortir. Des spasmes contorsionnaient son corps et ses mains étaient couvertes de marques de griffures qu’il ne cessait de s’infliger, insensible à la douleur. Sentant une présence face à lui, il releva la tête et se retint d’hurler. Il était tétanisé par la peur et sa culpabilité le rongeait de l’intérieur comme si elle cherchait à le faire souffrir d’une mort lente. Une illusion de Birdie lui souriait, douce et joueuse. Ouvrant la bouche pour lui parler, il s’arrêta lorsqu’elle plaça un doigt sur ses lèvres. Légère, elle riait et dansait sur une musique qu’elle seule pouvait entendre. Cette grâce, cette beauté qui la caractérisait était à son apothéose et Luca ne pouvait la quitter du regard. Immobile et souriant, il passait pour un fou perdu dans son monde au milieu de cette frénésie. Ce qu’il désirait, c’était la rejoindre, rire avec elle, tout oublier. Ses pieds bougèrent d’eux-mêmes et il fit un pas, puis deux vers elle. Au moment où il tendit la main pour la toucher, celle-ci passa au travers et l’expression de la jeune femme changea. Une colère froide l’habitait et elle saignait à plusieurs endroits de son corps, comme si elle venait d’être blessée par balle. « Non… non ne meurt pas » Il tremblait, était à deux doigts de pleurer et se sentait plus misérable que jamais. Un rire froid lui glaça l’échine, et il osa un regard vers elle. Figé par son expression, il sentit la raison qui lui restait le quitter. « Je suis déjà morte Luca. » Sa voix, bien que lointaine, lui lacérait chaque partie de son corps, comme si elle s’était amusée à le taillader minutieusement avec un compas. « C’est toi qui m’a tuée Luca. » Sa respiration était courte et il se mordait la lèvre tellement fort que du sang avait coulé sur son menton. A quelques mètres de lui, Savannah et Thomas essayait de gérer la situation en cours de la manière la plus efficace possible et, s’il n’avait été perdu dans un délire psychotique, il aurait remarqué les regards méprisants de la belle brune face à son immobilisme. Seulement, il était incapable d’interagir avec quelqu’un d’autre à ce moment précis, seules ses hallucinations comptaient. « Tu m’as trahi, tu as trahi ma famille. » Il avait été obligé de faire ça, il n’avait pas eu le choix, du moins il tentait de s’en convaincre. « Qu’il est aisé de se cacher derrière sa famille, de ne pas assumer ses actes. » Déglutissant avec mal, il baissa la tête. « Tu m’as regardée mourir sans bouger un cil et tu vas me laisser mourir une nouvelle fois. » Elle montra du doigt la jeune femme sur le sol. « C’est toi qui m’a tuée, encore et encore tu reproduis les mêmes erreurs. » Non, il ne voulait pas croire que c’était elle au sol avec une balle dans le ventre, elle était déjà morte, elle ne pouvait pas être ici. « Tu vas me regarder me vider de mon sang cette fois aussi ? Après tout, tu as toujours été un lâche. Tu n’as même pas eu le courage de presser toi-même la détente. » Une larme coula le long de la joue de Luca, il sentait ses forces le quitter, il se sentait faible, prêt à tout lâcher. Savannah le regardait, prête à partir avec lui, mais il ne s’en sentait pas capable. Tombant à genoux, il se mit à hurler comme un dément, comme si sa vie en dépendait, il voulait expulser toute trace de Birdie dans son esprit, toute cette merde qui ne cessait de noircir son cœur encore et encore. A bout de souffle, il regarda devant lui, toutes ces personnes qui le regardaient comme s’il était un détraqué, ce qu’il était après tout. Il était partagé entre l’idée de courir pour sauver Birdie et celle de fuir avant de réaliser qu’elle était réelle, qu’elle n’était pas juste une femme lui ressemblant étrangement. Oui, c’était ça, elle n’était pas elle, elle ne pouvait être elle, c’était l’évidence même, il avait été possédé l’espace d’un instant, mais tout devenait clair. Cette fois, c’est un rire qui émana de lui, le confirmant dans sa folie. « Tu n’es pas elle, je le refuse. » Sur ces mots, il tourna le dos à ceux qui comptaient sur lui et partit en courant, se faufilant avec maîtrise entre les situations de crise, d’un instinct quasi animal. Evitant une balle de justesse en laissant une femme prendre la balle pour lui, il sortit enfin de ce cauchemar et partit au loin, d’un pas hasardeux. Ce n’était pas elle, tu ne l’as pas tuée une nouvelle fois… ce n’est pas elle..

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