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 Every You Every Me - Trenton & Ayli

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MessageSujet: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 18:43

Every You Every Me



J’étais parfois d’une stupidité affligeante, assise sur le rebord de mon lit depuis plusieurs minutes. J’étais sans nouvelles de la mère de Trenton. J’avais tenté de la joindre plusieurs fois dans la journée. Elle qui d’habitude me rappelait dans la minute en me proposant aussitôt de garder Gabriel pour me permettre de profiter un tant soit peu de ma jeunesse. Je ne le considérais pas comme un fardeau, loin de là. Toutefois, j’aimais me retrouver seule avec Ashleigh. Oublier mes responsabilités le temps d’une soirée. Un nombre incalculable d’hypothèses me taraudait l’esprit, m’enserrant dans une crispation incontrôlée. Je ne pourrais pas supporter l’idée qu’ils entrent en conflit par ma faute. Il avait perdu son père. Je refusais de lui prendre sa mère. J’étais également prête à me battre contre un mur, s’il lui interdisait de croiser le regard de Gabriel. Un regard plein d’émerveillement. J’osais espérer qu’il ne bascule pas intérieurement dans un refus catégorique. Qu’il ait laissé ces révélations dans un coin de sa tête. Je replongeai dans un passé révolu, mes doigts caressant les bouts de papiers chiffonnés avec toute la tendresse du monde. Des photos de Trenton.

Gabriel me tira subitement de mes souvenirs. Les yeux brillants, je sentis la culpabilité me gagner. Je ne devais plus pleurer devant lui. Pour évacuer la douleur, j’achetai un cornet de glace à la vanille. A notre retour, je lui proposai une micro sieste qu’il refusa sans hésiter. Les sceaux de peinture l’attendaient bien sagement dans un coin de l’appartement. Sans le vouloir, je lui avais transmis ma passion pour cet art, à la manière de ma tante. Malheureusement, ce Picasso en miniature refusa d’enlever les tâches sur le parquet. « Ne me fais pas regretter de t’avoir emmené manger une glace. C’est moi l’adulte. J’aimerais bien que tu m’écoutes un peu de temps en temps ». Pour tout avouer, je n’étais pas très convaincante et ce petit bonhomme de trois ans se tordit de rire. « Non, tu n’es pas adulte. Tu n’as pas dix-huit ans ». Je levai les yeux au ciel. Puis, mon visage s’illumina de mille feux. Je venais d’avoir une illumination. Je lui lançai un large sourire adorable, avant de l’attaquer avec un pistolet à eau. « Tu as raison. J’ai l’âme d’un enfant. La preuve… ». Nos rires enfantins résonnèrent dans tout l’immeuble. Nous fûmes trempés jusqu’aux os lorsque la sonnerie retentit. « Va te sécher, mon chéri ». Je haussai un sourcil interrogateur avant d’aller ouvrir la porte. Mon visage s’assombrit lorsque je le vis. Mon cœur se serra. « Je ne savais pas que tu comptais le faire travailler de nuit. La prochaine fois, pense à nous avertir ». J’avais conservé cet air froid et impassible.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 19:01

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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Ca ne faisait que quelques jours que j'avais "retrouvé" Ayli et rencontré notre enfant, et déjà je voulais le -ou les- revoir. Malheureusement pour moi -et sans doute moins pour Aylina qui devait plutôt en être soulagée-, les scènes dans lesquelles devait tourner Gabriel, n'étaient pas encore à l'ordre du jour. Et ça ne serait pas le cas avant quelques semaines encore. J'étais donc frustré de n'avoir pas la moindre raison de les revoir tous les deux. Raison pour laquelle je tentais d'y réfléchir sérieusement, pour trouver une excuse pour laquelle je passerais les voir. Mais avant même d'être parvenu à trouver ça, j'étais devant la porte de son appartement. Je ne savais trop ce que je faisais là. Si ce n'est que j'avais vraiment envie de la voir. Elle. Nous nous étions quittés en très mauvais termes. Et cette idée me faisait froid dans le dos. C'était pire encore que tout ce que j'aurais pu imaginer. Et évidemment, j'avais parlé de tout ça à ma mère. Si au départ je lui en voulais terriblement pour ses cachotteries, j'avais fini par capituler. Je ne pouvais tout simplement pas demeurer en mauvais termes avec elle. Et je savais qu'elle avait fait ça pour notre bien à tous. Enfin, c'était ce qu'elle pensait faire. Elle avait été elle même surprise d'apprendre que j'aurais accepté ma paternité si j'avais été au courant. Comme Ayli, elle semblait croire que je tenais terriblement à ma si précieuse liberté. Elle savait pourtant combien j'avais pu aimer la jeune femme.

Mais soit. Ce qui était fait était fait. Et il n'était pas utile d'y réfléchir indéfiniment. Même si ça ne signifiait pas que ne plus y penser, allait tous nous aider à aller de l'avant. Je voulais au moins passer l'éponge sur les cachotteries de ma mère. Il me serait plus difficile de le faire avec Aylina. Et c'était pour discuter de tout ça, que je me trouvais maintenant devant chez elle. Non en fait non, ce n'était pas pour ça. C'était pour ... Eh bien ... Pour la voir. Et je réfléchissais toujours à que dire et que faire, quand elle m'ouvrit la porte. Je fus moyennement refroidis par le regard qu'elle posa sur moi. Ca faisait mal. Vraiment mal. « Je ne suis pas là pour ça mais pour te parler. » Ah oui, vraiment ? Je ne le savais pas avant de le dire. « Je peux entrer ? »  Demandai-je en entrant avant même qu'elle n'ait eut le temps d'ouvrir la bouche pour dire quoi que ce soit. « Merci. » Lâchai-je tout naturellement, avant de regarder tout autour de moi. Pas de présence masculine. A moins que je ne sois trop stupide pour la déceler. « Il est déjà couché ... ? »  Demandai-je sur un ton radoucis, mentionnant évidemment Gabriel. D'accord, j'étais venu pour lui parler à elle. Mais j'avais également envie de voir mon fils. Même que brièvement, ce serait déjà assez.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 19:54

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Rouge pivoine, je baissai instinctivement la tête lorsque ses azurs plongèrent dans les miens. Ma robe blanche aspergée d’eau devenait totalement transparente, épousant parfaitement mes hanches délicates. Une posture susceptible de créer une tension remplie de désirs inavoués. Pour tout dire, je ne m’attendais absolument pas à sa visite. Surtout à cette heure tardive. De manière générale, je réservais ces créneaux horaires aux amis proches. Pendant que Gabriel était couché,  nous nous racontions nos déboires amoureux autour d’un verre.  Je n’étais pas sortie indemne de ces années passées aux cotés de Trenton, certes, mais j’avais perdu l’habitude de le voir débarquer au milieu de la nuit. Je restai bouche bée en découvrant qu’il était venu pour moi. Je me souvenais encore des horreurs qu’il m’avait balancées en plein visage. J’avais imaginé qu’il voudrait me voir cracher du sang par la bouche. J’étais étonnée à l’idée qu’il ait laissé cette sensation de dégoût derrière lui. Je croyais que j’étais la dernière personne qu’il avait envie de voir. A vrai dire, je n’aurais même pas été surprise de le croiser aux bras d’une actrice magnifique. Lorsque mes pensées tournoyaient dans ma tête, je le voyais s’avachir sur le matelas de cette brune pulpeuse à l’allure féline.

Innocemment, je cachai ma poitrine avec mes mains en tentant de bafouiller quelques mots. « Non, il est dans la salle de bain. Une bataille de pistolets à eau qui a mal tournée. Tu n’as qu’à m’attendre dans le salon ». Je disparus du couloir et aidai Gabriel à enfiler son pyjama. Je voulais qu’il aille se coucher au plus vite. La peur qu’il lui annonce brutalement leurs liens de parenté me nouait l’estomac. De plus, je craignais que la tension monte de plus en plus en présence de Trenton, ce qui pourrait avoir un impact sur le moral de mon bout de chou. J’avais toujours pour objectif de créer un cocon agréable et sécurisant, et de repousser toute forme de violence. Je me séchai à mon tour, j’attrapai une robe de chambre et rejoignis Trenton aux cotés de notre petit garçon. « Va dire bonne nuit à Trenton, Gabriel ». Il déposa un baiser furtif sur sa joue, ce qui fit sourire mon cœur. « Normalement, on ne doit pas faire entrer les inconnus ». Je me mordis la langue et lui fis signe de filer dans sa chambre. Difficile de lui révéler la nature de notre relation. Une faible lumière envahit les lieux et je pris place sur le canapé, jouant avec le nœud de ma robe de chambre. Sans arrière-pensée pourtant. Du moins, j’essayais de ne pas m’attendrir devant celui qui incarnait l’objet de mes désirs. La dernière fois que je m’étais laissée aller, il s’était volatilisé. « Tu veux boire quelque chose ? Je t’écoute ». Je redoutais ses paroles, atteignant un haut niveau d’anxiété.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 20:16

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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La vérité, c'était que j'ignorais pourquoi je me trouvais là à cette heure ci. Pour quelle étrange raison avais-je décidé de venir les trouver ici plutôt que de sagement attendre que l'on se retrouve pour le tournage du film ? Tout simplement parce que je mourais d'envie de les voir, l'un comme l'autre. Assez pour être bien incapable d'attendre plus longtemps. Et maintenant que j'étais là, j'étais un peu paumé, immobile dans son hall d'entrée à ne pas savoir que dire ni que faire. Si ce n'est lorsque mon regard fut attiré par le mouvement qu'elle fit pour dissimuler sa poitrine. Ce ne fut qu'à cet instant que je réalisai qu'elle n'était que peu vêtue et, pour couronner le tout, trempée. La dernière fois que j'avais eus la vision de ses courbes délicieuses, sous mes yeux, nous avions couchés ensemble. Et le résultat était ce jeune garçon qui se trouvait actuellement dans la salle de bains. La pensée des deux en train de se faire une bataille de pistolet à eau, amena un involontaire et inconscient sourire sur mon visage. Que j'eus tôt fait de dissimuler, plus par gêne qu'autre chose. Avant de finalement juste obéir et l'attendre du côté du salon, quand elle s'éloigna pour rejoindre Gabriel. Je fus surpris de la voir revenir avec lui. Et plus encore surprit, quand il vint déposer un baiser sur ma joue. Geste simple, bien sûr. Mais qui me fit quelque chose quand même. C'était mon fils et je n'arrivais toujours pas à y croire.

« Tu veux boire quelque chose ? Je t’écoute » Bien. Comment dire exactement ? Comment avouer que j'étais là sans réelle raison en réalité et que je ne savais pas que dire véritablement ? Comment avouer que j'avais juste eus envie de les voir tous les deux et de découvrir un peu le lieu où ils vivaient ? Je ne me sentais pas vraiment de lui avouer tout ça. A la vérité, ça me gênait assez. « Non merci. » Répondis-je avant de poser enfin les yeux sur elle et le regretter presque instantanément. Je déglutis avec peine et détournai de nouveau le regard, incapable de la regarder plus encore sans être perturbé par sa présence et sa proximité. Sans compter le fait qu'elle était en tenue de nuit et au naturel. Autant dire qu'elle représentait la tentation suprême. La mienne. Enfin, elle avait été mienne. « Hm .... Je ... » Oui, je quoi ? Je devais parler de quoi ? « Voulais parler de Gabriel. J'aimerais faire parti de sa vie. Et pas comme un inconnu. Je veux qu'il sache que je suis son père. » Lâchai-je finalement, de façon un peu trop subite. Comme si je retenais ces paroles depuis trop longtemps. La vérité, c'était surtout que c'était là la seule chose que j'avais trouvé à dire. Et bien sûr, j'avais vraiment envie de ça. Mais pas que. Le fait était que dans un premier temps, je voulais la voir. Pas forcément entamer une conversation de fou. Mais la voir, à coup sûr. Et lui parler de nous ? Ca me semblait un peu précipité. Et je ne voulais pas qu'elle m'envoie chier.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 21:36

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Je me permettais de l’observer de la tête aux pieds, tandis qu’il passait la majeure partie de son temps à détourner le regard. Discrètement, je jetai un coup d’œil dans le miroir qui se tenait devant nous, ajustant rapidement la robe de chambre qui me revêtait. Visiblement, ce qu’il éprouvait pour moi dépassait l’attirance physique quasi inexistante. Un brin nostalgique, il était probablement venu me voir en souvenir du bon vieux temps. En souvenir de notre amitié fraternelle, plus précisément. Un comportement distant qui ne laissait plus aucun doute sur les raisons de son départ. Je n’avais pas été à la hauteur. Je n’étais pas parvenue à satisfaire ses désirs charnels. Il regrettait d’avoir franchi le pas, sachant que je n’étais rien d’autre qu’une jeune femme naïve et inexpérimentée, à l’époque. Je me demandais encore pourquoi il avait bondi directement vers moi, cette nuit-là, alors qu’il ne m’avait jamais trouvée à son goût. Et pour preuve, je croisais mes jambes sensuellement, il ne me prêtait pas la moindre attention. Je pestais mentalement depuis un bon laps de temps, luttant contre l’envie de me donner des claques. A quoi je jouais ? Il ne méritait pas que j’esquisse des mouvements aussi évocateurs. Si les choses dérapaient à nouveau, je ne parviendrais pas à me défaire de son étreinte. Au petit matin, il s’en irait. Je n’avais franchement pas besoin de tester mon sex appeal. Je me levai subitement pour attraper mon sac à main. Je lui tendis le premier chèque en question. « Il n’y a pas tout. Le reste arrivera petit à petit ». J’essayais de mettre le plus de distance possible entre nous. C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour ne pas commettre l’irréparable.

Un bout de papier, certes, mais l’argent dominait le monde. Il serait préférable qu’il domine également notre relation et que toute trace d’affection disparaisse. Je me retins de tousser à m’en arracher les poumons lorsqu’il en arriva à l’essentiel. J’étais coincée. Je ne pouvais plus me défiler. J’étais incapable de refuser quoi que ce soit à Gabriel. Je ne pouvais pas bafouer son avenir et lui demander de renoncer à ses rêves. Trenton aurait la possibilité de lui annoncer sa paternité à tout moment, lorsqu’ils se verraient sur le plateau de tournage. Si je les empêchais d’entrer en contact, je serais la pire des vermines. Je ne voulais pas faire preuve d’une telle cruauté. Je ne le voulais pas, peu importe la nature de la relation que j’entretenais avec Trenton –amicale ou haineuse-.  « Je n’ai pas le choix, je suppose, mais comment pourrais-je vivre en toute tranquillité en sachant que tu peux très bien décider de partir du jour au lendemain ? Je n’ai pas envie qu’il souffre à son tour ». Raide comme un piqué, je m’emparai d’une bouteille de scotch, histoire de me redonner un peu de courage. Je n’avais pas l’habitude de consommer de l’alcool. Mais en boire en petite quantité me ferait le plus grand bien. « Je crois qu’il va falloir que j’ingurgite toute une bouteille. Tu es sûr que tu n’en veux pas ? Autrefois, c’était toi qui me dévergondais ». Un tas de bons souvenirs me revinrent subitement en tête, et je lui fis une première confidence, d’une voix doucereuse. « Je ne pensais pas tout ce que j’ai dit ». Je me foutais bien de son âge. J’étais incapable d’ordonner à Gabriel de le haïr. Parce qu’au fond de moi, je l’aimais encore. Même si je le considérais comme la pire des ordures. Même si je ne pourrais jamais lui pardonner.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 21:54

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Si j'évitais de trop la regarder, pour m'éviter la tentation suprême qu'elle représentait pour moi, je ne pu m'en empêcher quand elle se leva. Mon regard erra sur ses longues jambes délicieusement galbée, remontant à l'arrondis de ses hanches ... Pour finalement se poser sur son visage quand elle pivota pour revenir. J'avais tant l'esprit accaparé par son physique hautement attrayant, que je ne compris pas de suite ce qu'elle me disait et tendait. Ce fut de façon parfaitement inconsciente que je posai les yeux sur le chèque en le récupérant. Je fronçai les sourcils avant de reposer le regard sur elle. « C'est quoi ça ? » Demandai-je sur un ton bien incertain. Il fallait dire qu'avec les mots pas franchement plaisants que nous avions échangés lors de nos retrouvailles, je n'avais pas tout mémorisé. Et très certainement pas tout ce qui touchait à l'argent. Finalement, j'en vins enfin au fait et à la raison supposée de ma présence ici. A savoir : Gabriel, notre fils lui même. Evidemment, même si je mentais, elle ne pouvait pas le deviner. Et c'était sans doute préférable. Je ne tenais pas à ce qu'elle se foute de moi. Quand elle émit ses doutes à voix haute, je soupirai doucement en fermant un instant les yeux. Bien sûr, je comprenais parfaitement ses inquiétudes. Elles étaient bien légitimes. Mais comment lui faire comprendre que je ne ferais jamais un truc pareil à mon enfant ? Certes, je ne lui avais jamais fais entendre que je pouvais être un homme posé, si je le voulais vraiment. L'étais-je véritablement ?

« Ca n'arrivera pas ... » Soupirai-je sans trouver de véritable argument à avancer. Peut-être que je devrais tout simplement lui faire part des raisons pour lesquelles j'étais parti et lui dire que j'étais fou amoureux d'elle à l'époque. Et sans doute même l'étais-je encore grandement à l'heure d'aujourd'hui. Mais je ne savais pas dire je t'aime. Je ne l'avais jamais dis à personne d'autre qu'à ma mère. Et compte tenu de notre relation actuelle, à Ayli et moi, j'étais terrifié à l'idée de lui en faire part. Je n'étais pas prêt pour ça. Le serais-je seulement un jour ? Je fus déconcerté quand elle se servit un verre d'alcool et hochai négativement la tête quand elle me proposa un verre. Parce qu'aujourd'hui, elle n'avait très certainement plus besoin de moi pour s'amuser comme ... Comme une nana de son âge. Dire qu'elle n'avait que vingt quatre ans, bon sang. Quasiment l'âge que j'avais lorsque nous nous étions rencontrés. Quand elle reprit la parole, j'arquai les sourcils sans trop savoir comment le prendre. Et à vrai dire, j'étais perturbé tout autant par son ton que par ses propos eux mêmes. « Ah oui ? Et quelles sont les paroles que tu ne pensais pas vraiment ? » Demandai-je avec une ironie évidente. « J'aurais préféré t'entendre t'excuser pour ne pas m'avoir mentionné que j'avais un enfant ... » Fis-je lentement remarquer, sans la quitter du regard et sans rien laisser transparaître de mes émotions.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 22:36

Every You Every Me



Je prenais sur moi pour ne pas enfouir mon visage dans ses cheveux en le suppliant de tout oublier. J’avais besoin que sa main enveloppe ma main droite, de sentir son souffle chaud se répandre sur ma peau. Une partie de moi souhaitait lui redonner une chance, lui proposer de recommencer à zéro. Une autre souhaitait le voir souffrir. Que mes ongles lui égratignent le ventre, que mes mains se plaquent violemment contre son cou. J’étais d’un tempérament assez rancunier, plus encore si l’individu qui m’avait causé du tort s’appelait Trenton. Tout simplement parce qu’il aurait dû être dans l’incapacité de me blesser. Il avait tout fait voler en éclats, emportant avec lui ma gentillesse à toute épreuve. D’ordinaire, un simple regard suffisait à lui faire comprendre le sens de mes sentiments. A présent, j’incarnais une étrangère issue d’un autre royaume. Sa voix trahissait un certain malaise. Je parlais dans une langue qu’il ne parvenait pas à déchiffrer. Je le dévisageai avec impatience, le sourcil relevé. « La caméra. Les loyers ». J’avais conscience du fait que le matériel qu’il utilisait coûtait une fortune, et qu’on me versait un salaire lamentable. J’aurais besoin de plusieurs années pour le rembourser, mais peu importait.

Je n’avais pas froid aux yeux et accumuler les heures supplémentaires ne me dérangeait pas. J’étais même prête à trouver un petit emploi pour le week end, si cela me permettait de ne rien lui devoir. J’étais seulement effrayée à l’idée d’être semblable à une mère fantôme, aux yeux de Gabriel. Il lâcha des paroles avec spontanéité, qui ne suffirent pas à me convaincre. Je voulais des actes. « Prouve le moi ». Lui répondis-je sur un ton de défi, avant de prendre une mine déçue. Diable que j’aurais souhaité retourner dans la magie de mes seize ans. Juste le temps d’une soirée. Qu’on oublie les sarcasmes, qu’on trinque tous les deux, qu’il me serre dans ses bras. Je me faisais mes films. Notre relation avait évolué, cette nuit-là. Le sexe s’était immiscé dans notre vie à deux. La trahison était la pire offense, pour moi, et je ne pourrais pas m’empêcher de lui déballer toute ma rancœur, après avoir cédé une nouvelle fois à la tentation. Je bus une gorgée avant de lâcher des mots qui me brûlèrent les lèvres. « Je m’en fou de ton âge. Ça n’a jamais été un frein. Et je ne te déteste pas au point de vouloir te faire vivre un enfer ». Je haussai les épaules, lasse, lorsqu’il continua d’inverser les rôles. « Tu ne t’es pas excusé d’être parti. Je n’ai pas été à la hauteur, ce soir-là. Je ne l’avais jamais fait, certes, mais je ne méritais pas que tu disparaisses aussi brutalement ». Je lui fis part de cette impression d’humiliation cuisante.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 22:51

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Elle me filait un chèque pour rembourser la caméra cassée par Gabriel, et les loyers ... Sérieusement ? Comment pouvait-elle faire ça de façon aussi sérieuse ? J'en demeurai bouche bée. Avant de lui lancer un regard noir avant de faire de son chèque, un millier de confettis. « J'en veux pas d'ton argent. » Marmonnai-je en tentant vainement de prendre sur moi pour ne ressentir aucun agacement. C'était sacrément difficile à faire tout de même. Qu'elle idée d'ajouter des histoires d'argent, à nos histoires déjà bien assez compliquées comme ça ? Si compliquées, qu'elle ne parviendrait pas à me faire confiance du jour au lendemain. Et ça, j'en étais parfaitement conscient. Ca me tuait d'ailleurs, de penser que j'avais détruit notre amitié et la confiance qu'elle pouvait avoir en moi, en simplement lui tournant le dos une fois, rien qu'une. Evidemment, je le regrettais maintenant. Plus encore depuis que j'avais réalisé qu'elle en avait été réellement blessée et que, contrairement à ce que j'avais pu entendre par hasard une fois, elle n'était pas forcément plus heureuse sans moi. En même temps, comment aurais-je pu deviner ça ? Aux dernières nouvelles, je n'étais pas devin et encore moins télépathe. Tout ce que je savais, c'était ce que j'avais appris lors de nos retrouvailles mouvementées, quand elle m'avait plus ou moins dit tout ce qu'elle avait sur le coeur. Dont une partie qu'elle semblait maintenant regretter, comme elle était tout juste en train de me le dire. Ca ressemblait presque à des excuses. Un bon début.

Mais le chemin pour aller à la réconciliation, me semblait encore très long et très tortueux. Semé de milles embûches et sans doute d'imprévus auxquels nous ne pensions pas encore. La rancune était tenace. Et avait eut le temps de se solidifier au fil des semaines, des mois, puis des années. Oublier tout ça ou mettre de côté, n'allait pas être tâche aisée. « Me voilà rassuré ... » Remarquai-je avec un vague amusement, alors qu'elle me faisait part des paroles qu'elle ne pensait pas vraiment. Si elle n'avait jamais tilté sur mon âge, ce n'était pas mon cas. Au contraire, il avait toujours représenté un frein terrible pour moi. Et c'était très clairement la raison pour laquelle je n'avais jamais tenté quoi que ce soit à son encontre, avant ce soir fatidique où lutter m'avait semblé tout simplement impossible. Les mots qu'elle lâcha ensuite, me coupèrent le soufflet. Pas à la hauteur. Pas à la hauteur !? Je dardai un regard choqué dans sa direction, véritablement bouche bée ce coup ci. « Pas à la hauteur ... » Murmurai-je pour moi même, façon de bien assimiler ses dires. Incroyable ... « Ok, resituons. On a couché ensemble. J'ai réalisé que j'étais le premier type avec qui tu couchais. Néanmoins, j'ai passé la meilleure nuit de ma vie avec toi. Mais au réveil, je me suis rappelé que nous avions douze ans d'écart, que tu étais ma meilleure amie, que tu devais me considérer comme un frère et que tu n'avais sans doute pas assez profité de ta jeunesse, pour devenir exclusive, sexuellement parlant, à un homme de douze ans ton aîné. » La meilleure nuit de ma vie, sans exagération ...
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 15 Jan - 23:53

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Un simple geste qui fit régner un vide et un froid glacial dans cette pièce. Le fruit de plusieurs années de dur labeur s’envola dans les airs. Je relevai vivement la tête vers Trenton, interloquée. Je le regardai un long moment, la bouche grande ouverte, des images du passé défilant à toute allure dans mon esprit. Nous avions déjà eu ce genre de conversation, alors que je n’avais que seize petites années. Lorsque j’avais réussi à dégoter mon emploi de serveuse, j’avais voulu lui verser plusieurs centaines de dollars, en sachant qu’il m’avait nourrie, logée et blanchie sans rien me demander en retour. J’étais issue d’une famille qui m’avait inculqué des valeurs fondamentales. Jamais je n’avais envisagé l’idée de tirer profit d’un autre individu. De plus, j’avais passé plusieurs semaines à errer dans les pays voisins, ce qui m’avait valu une prise d’autonomie. J’avais essayé de m’en sortir par moi-même. Les quatre passées loin de Trenton ne permettaient pas à celui-ci de venir à bout de ma ténacité légendaire. Il m’avait appris à demander de l’aide, certes, mais son départ m’avait appris que le château de cartes ne résisterait pas à la prochaine tempête. Finalement, tout pouvait s’effondrer du jour au lendemain. La vie ne tenait qu’à un fil. Toute relation également. On ne pouvait compter que sur soi-même. « Je ne veux plus être redevable ». Par sa faute, l’amertume et la morosité me tenaient. Cependant, le sourire qui vint s’étirer sur ses lèvres me fit revivre.

Par automatisme, mes mains rencontrèrent les siennes et ma bouche s’étira en une moue narquoise. Il ne regrettait pas du tout ses propos, donc. Il restait muet comme une carpe.  « Tu me trouves cruelle, donc ? ». Il essaya de me rassurer du mieux qu’il le pouvait, et je réalisai que depuis quatre ans, j’avais tiré des conclusions complètement fausses. Les yeux brillants de larmes, je poussai un soupir de soulagement. Je n’avais peut-être pas de quoi me sentir aussi misérable. Je réprimai une moue de déception lorsqu’il mit en avant notre différence d’âge, et l’incendiai du regard. Pourquoi éprouvait-il le besoin de se conformer à des règles qui n’existaient même pas ? Comment avait-il pu se permettre de décider à ma place ? Je n’étais qu’une pauvre gamine sans cervelle, à ses yeux ? Une sotte qui n’était pas en mesure de rester monogame. Il ne comprenait rien. On ne choisissait pas d’aimer quelqu’un. On l’aimait, c’est tout. « L’âge. Toujours l’âge. Il ne t’est jamais venu à l’idée que j’avais toujours rêvé de faire l’amour avec toi ? J’ai toujours eu des pensées salaces, à ton égard. Je ne t’ai jamais considéré comme un frère, Trenton. Mais ne t’en fais pas, j’ai respecté ton désir. Je me suis donnée à plusieurs hommes. Néanmoins, ils ne sont jamais parvenus à me satisfaire, à l’inverse de toi ». Je me mordis la langue en regrettant de m’être laissée aller à de telles confidences. Je n’y pouvais rien. Il m’avait poussée à bout. Dans le but de tester la véracité de ses propos, je laissai une main s’aventurer sur sa cuisse. « Je parle beaucoup trop. N’oublie pas que je te déteste quand même assez ». Je lui adressai un regard malicieux.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Jeu 16 Jan - 17:31

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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Dans le genre entêtée, Ayli l'était quand même sacrément. Je ne comprenais même pas qu'encore aujourd'hui, elle veuille me régler les mois de loyers qu'elle avait passé dans mon appartement. Ce n'était pourtant pas comme si nous n'avions jamais parlé de ça et que je ne lui avais pas dis que je ne voulais aucune compensation, financière ou autre. C'était un simple service que je lui avais rendu pendant tout ce temps. Et ce, avec un immense plaisir ! Si c'était à refaire, aucun doute que je le referais. « Arrête avec ça ... » Grommelai-je avec agacement, alors que je venais de foutre en l'air son chèque. Et avec le plus grand des plaisirs même ! Quant à la caméra cassée ... Puisque Gabriel était également mon fils, l'on pouvait nettement passer l'éponge sur ça aussi. Je me figeai au contact soudain de ses mains, autour des miennes. De surprise, je posai le regard dessus, hésitant à les retirer. Mais pourquoi ferais-un truc pareil alors que j'étais heureux de ce premier contact physique entre nous ? Au contraire, j'avais plus envie d'en profiter pleinement qu'autre chose. Je pris une moue de réflexion quand elle me demanda si je pensais vraiment qu'elle était cruelle. Puisque je ne revenais pas sur mes propos, contrairement à elle. « Hm ... Oui tu l'es. T'as quand même été super vache. » Lui fis-je remarquer en lui lançant un regard narquois. C'était assez vrai quand même, on ne pouvait se mentir à ce sujet ! Même si je n'étais pas non plus irréprochable.

Après mes révélations au sujet des raisons pour lesquelles j'étais parti, j'observai la moindre de ses réactions physiques, avant de me figer devant ses paroles. La première partie était plaisante au possible. La seconde, beaucoup moins. « T'étais pas obligée de le dire ça ... » Remarquai-je avec agacement. Et je ne tenais pas à savoir combien d'hommes avaient eut la chance de ... Bref. Elle avait été mienne et plutôt que de la garder pour moi seul, je l'avais laissé filer. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi même aujourd'hui. « Comment je pouvais le deviner que tu pouvais ... Fantasmer sur moi ? Moi qui pensais que si t'avais eus accès à mes propres pensées, tu aurais rougis et pris la fuite sur le champ... » Remarquai-je à mi parcours entre l'agacement, et l'amusement. Parce que des pensées salaces la concernant, je n'en avais eus des tas. De façon quasi constante, à partir de ses dix huit ans. Quoi que déjà avant. Sauf que là, je culpabilisais beaucoup plus en sachant qu'elle était encore mineure. Je me figeai de plus bel quand elle glissa une main sur ma cuisse. Se rendait-elle compte de l'effet dingue qu'elle me faisait ? Ou, justement, en jouait-elle ? En attendant, j'étais en train de lutter toujours plus fort contre mon envie folle. « Je te déteste assez, également. Comme ça on est quitte... » Remarquai-je d'une voix tendue, avant de relever la tête pour planter mon regard dans le sien. « Mais te détester 'assez', ne m'empêche pas d'avoir envie de toi. C'est grave ? »
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Jeu 16 Jan - 23:27

Every You Every Me



Il croyait sans doute que j’allais me tourner vers lui et attendre ses ordres. Il n’était pas le patron, ici. Nous n’étions pas sur son plateau de tournage. J’avais encore du mal à digérer l’humiliation qu’il m’avait subir. Lorsque je me remémorais la scène dans les détails les plus sordides, je prenais conscience du fossé qui nous séparait. La déception était telle que je ne voulais pas lui être redevable, quitte à mener une vie simple dans un quarante mètres carrés. Et oui, lorsqu’il avait pénétré dans notre appartement misérable, ses yeux ne s’étaient pas ornés de paillettes argentées. Et oui, je ne m’enfouissais pas sous des draps en dentelle. Je ne pouvais pas m’offrir le luxe d’embaucher des domestiques. Toutefois, je retrouvais une existence paisible. Indépendante financièrement, je pouvais me permettre de l’envoyer balader lorsqu’il recommençait avec ses sarcasmes. Sans risquer qu’il nous menace de nous couper les vivres. De toute façon, il ne l’aurait jamais fait. Il n’était pas assez pitoyable pour cela. A bien y réfléchir, je ne le savais plus vraiment. Je ne l’aurais jamais imaginé m’abandonner à mon triste sort. Et pourtant, il l’avait fait. « Tu n’as rien à m’interdire ». Je lui imposai une nouvelle séance de flagellation. Surtout lorsque je constatai qu’il ne regrettait toujours pas d’être parti. Du moins, il continuait de me mettre tout sur le dos alors qu’il avait été responsable de ce climat d’insécurité dans lequel j’avais vécu.

Il avait fait en sorte que les mots restent bloqués dans ma bouche en prenant la fuite à la manière d’un voleur. « Ou l’art d’inverser les rôles ».Un sourire acerbe flotta sur mes lèvres. Il s’éclipsa lorsqu’un brasier se déclara au fin fond de mon ventre. Je ne me faisais pas à l’idée qu’il avait déjà voulu faire de son studio le théâtre de nos jeux érotiques. Disait-il vrai ? « Elles étaient si indécentes que ça, tes pensées ? Dis-moi s’en plus ». Mes mains tâtèrent le tissu rugueux de son pantalon. « Tant mieux », lâchai-je en réponse à ses aveux perfides, en feignant l’indifférence. La haine ne pouvait pas être chassée par la haine. Peut-être par le sexe ? Il ne s’agissait pas de mon intention. J’étais seulement en train de perdre mon côté sage et rationnel. Le désir que j’éprouvais pour Trenton me montait au cerveau et dépassait mon entendement. Il ne manquerait plus que je me transforme en homme. « Serais-tu en train de faire des infidélités à ta  belle brune ? C’est comment son nom déjà, tu sais ton actrice ? Si tu veux, je connais des hôpitaux psychiatriques très réputés ». Lui demandai-je avec une pointe de jalousie dans la voix. Je continuai dans cette lancée en lui lançant un regard rancunier. « Merci mais j’ai vu ce que ça a donné la dernière fois, même si j’en ai très envie, moi aussi ». J’attrapai la fermeture éclair de son jean et pris une moue boudeuse, incapable de gérer la frustration accumulée. Je voulais Trenton. « D’un côté, si tu m’abandonnais au réveil, Gabriel n’en souffrirait pas. Il ne connaît pas encore votre lien de parenté. On pourrait parler d’animosité améliorée ». Aucun engagement à l’horizon. En serais-je capable ? Je l’ignorais, et je m’en voulais d’envisager pareille alternative. Ce n’était pas digne d’une mère idéale.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Ven 17 Jan - 16:13

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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La nouvelle Aylina avait l'incroyable capacité à me taper sur le système. Je ne la reconnaissais plus. C'était sans doute l'indépendance qui l'avait rendue aussi imbuvable. Parce que pour l'être, elle l'était sacrément. Même si, en même temps, je trouvais ça presque excitant. Je devais être maso. Ca n'aurait rien de bien étonnant. « T'est vraiment devenue chiante ... » Remarquai-je sur un ton pourtant pas réellement agacé ni énervé. Rien de plus qu'un constat, juste comme ça, alors que je continuais de la détailler du regard. Bien que ce dernier demeure rivé sur son visage. Parce que je savais qu'à laisser mes yeux errer en direction de ses courbes délicieuses, je risquais de perdre les pédales sur le champ et sans autre forme de procès. Un sourire en coin naquit sur mes lèvres, quand elle voulut en savoir plus au sujet des pensées indécentes que j'avais pu avoir par le passé. Ce serait trop facile que je lui en fasse part maintenant alors qu'elle même m'avait avoué en avoir eut des tas me concernant, à cette même époque. « Je préférerais encore te les montrer ... » Répondis-je d'une voix diablement douce, sans la quitter du regard. Bien sûr que j'étais sérieux. Sans doute même que je ne l'avais jamais été à ce point. J'avais envie d'elle en cet instant, c'était indéniable. Et je doutais de pouvoir quitter cet appartement sans l'avoir fait une nouvelle fois mienne. Comme je doutais d'éprouver ensuite l'envie de disparaître comme je l'avais fais par le passé.

« Tu parles de Francesca ? C'est fout ce que les magasines people peuvent raconter comme conneries. Je me suis toujours demandé qui pouvait lire ça ... » Lâchai-je avec ironie. J'étais pourtant perdu entre l'amusement et la joie de sentir de la jalousie dans sa voix. A moins que je ne me fasse de faux espoirs ? J'osais espérer que non. Parce que j'aimais évidement beaucoup l'idée qu'elle puisse être jalouse. Agacé par la réponse suivante, je roulai des yeux. Je la sentais assez tendue de son côté, pour me douter qu'elle ne se ferait pas prier pour me répondre si jamais je faisais le premier pas. Quoi qu'elle en dise. Du moins osais-je l'espérer. Il ne manquerait plus que ça. « Tu parles vraiment trop ... » Remarquai-je sur un ton songeur, en laissant mon regard s'attarder sur ses lèvres durant un court laps de temps. Avant de me redresser pour attraper l'une de ses cuisses et l'attirer à moi, de sorte à ce qu'elle se retrouve installée à califourchon sur moi. De là, tout en passant inconsciemment ma langue entre mes lèvres, j'attrapai la ceinture de son peignoir et la dénouai pour ensuite en écarter les pans et contempler sa chemise de nuit. Encore humide, elle collait à sa peau et ne dissimulait pour ainsi dire ... Rien du tout de sa poitrine. Je laissai échapper un vague "nom de Dieu" en laissant le bout de mes doigts, d'une main, glisser de sa gorge à sa poitrine, avec lenteur.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Ven 17 Jan - 18:53

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Si je m’étais rendue dans une galerie d’art, mes compétences de peintre amateur m’auraient conféré une certaine grandeur. Malheureusement, je me trouvais actuellement dans mon salon, aux côtés d’un vieil ami qui n’allait probablement pas tarder à secouer la tête. Excédé par mes nouvelles tendances. Je me focalisais sur une seule cible. Je faisais le portrait caricatural de la vie de couple de mes parents, et je prenais Trenton comme modèle. Lorsque j’étais enfant, j’assistais à leurs scènes de ménage interminables. Ils entraient souvent dans des longs débats qu’ils ne parvenaient pas à clôturer. Il s’agissait d’histoires à dormir debout. Mes supplices étaient alors couverts par la voix criarde de mon père. C’est alors qu’il prenait position sur le canapé inconfortable. Je m’en voulais, de faire subir la même chose à Trenton. Néanmoins, j’étais convaincue du fait qu’il ne m’avait pas laissé le choix. La mine défaite, j’avais enfermé les mots doucereux au fin fond de mon placard. Il avait réveillé l’être maléfique bloqué à l’intérieur de moi. On en avait tous un. D’un autre côté, je lui étais reconnaissante. J’étais à présent capable de répliquer, lorsqu’on me lançait des paroles acerbes. Même si je savais qu’au fond, je resterai encore et toujours la bonne poire de service, qui dirait amen à tout la plupart du temps.

Toutefois, je ne pourrais pas rester de marbre si Trenton me blessait. Peut-être parce que j’avais eu l’impression de le connaître depuis toujours. Je ne me privais pas d’affronter son regard en un masque impassible, quand il ne réussissait plus à contenir sa colère ou quand il me provoquait gentiment. C’est ce que je fis, d’ailleurs. « Je pourrais te retourner le compliment. Tu es borné». Et puis, comme si de rien était, je lui jetai un regard suggestif en guise d’invitation. J’avais changé. Je manquais toujours de confiance en moi, certes, mais je m’élançais toujours d’une démarche assurée. J’avais perdu mon innocence, tout simplement. J’étais une femme qui pouvait décider de laisser agir son corps selon ses désirs. Je ne les passais plus sous silence, encore moins lorsqu’il était question d’un ‘ami’ si je pouvais dire, de longue date. De celui qui avait incarné mon tout.  « C’est très tentant. Surtout qu’en quatre ans, j’ai eu le temps de m’améliorer ». Lui avouai-je d’une voix charmeuse, avant de faire descendre sa braguette. Je poussai un soupir de soulagement lorsqu’il démentit les rumeurs. Un rire sortit de ma bouche. « Les jeunes blondes sans cervelle ». J’étais un vrai clown. J’avais conservé une âme d’enfant. Cependant, lorsque j’intégrai un autre monde, j’avais atteint la majorité sexuelle. A califourchon sur lui, mon esprit me dictait que ce n’était pas bien, que je ne devais pas céder aussi facilement, mais mon corps en réclamait davantage. Je gémis d’impatience, offerte à ses caresses. « Trenton… ». Ma langue passa la barrière de ses lèvres. Mes mains tracèrent un chemin sur son torse.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Ven 17 Jan - 19:45

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J'étais venu pour discuter. C'était vraiment mon but, sans déconner. Mais malgré quelques paroles blessantes et remarques qui nous agaçaient l'un et l'autre, arriva le moment où la tension fut trop forte pour que nous y demeurions sourd. Alors que sa main se trouvait sur ma braguette avec la ferme intention, de toute évidence, de l'ouvrir, je l'attrapai pour l'attirer à moi. De sorte à ce qu'elle se place à califourchon sur moi. Ce qu'elle fit donc. Si je n'aimais pas vraiment l'entendre me confirmer le fait qu'en quatre ans, elle avait eut le temps de se perfectionner en matière de sexe, je ne pouvais trop m'en plaindre. Puisque c'était bien de ma faute, à n'en pas douter. C'était moi qui étais parti après tout. C'était donc bien fait pour moi. Même si j'étais agacé à la penser des types qui avaient eut la chance de la faire l'heure, l'espace de quelques heures. J'espérais qu'ils n'étaient pas trop nombreux non plus. Qu'elle n'était pas devenue ce genre de femme par ma faute. « Je ne veux pas t'entendre le dire. Je veux le constater par moi même … » Lui fis-je remarquer en plantant mon regard brillant de désir, dans le sien. Oh oui, je préférais avoir des preuves de ce qu'elle avançait. Sans quoi, je ne pourrais la croire sur parole. Enfin certes si, je voulais bien la croire. Mais quitte à en profiter, autant en profiter pleinement et la laisser me montrer ça par elle même. « Tu serais donc devenue une blonde sans cervelle ? » Demandai-je avec un brin de moquerie, à voix basse.

Un involontaire gémissement de contentement, m'échappa quand elle vint presser ses lèvres contre les miennes en soufflant mon prénom. Dieu que j'aimais l'entendre le dire. Surtout de la sorte, dans un tel moment. Tout en répondant à son baiser en y mettant de plus en plus d'intensité et de fougue, je laissai mes mains errer encore quelques instants sur sa poitrine. Avant de les remonter à ses épaules, pour faire glisser son peignoir que je lui ôtai avec lenteur. J'abandonnai ensuite ses lèvres, quand bien même elles me manquèrent aussitôt, pour laisser glisser ma bouche dans son cou que je parsemai de lents baisers et parfois de doux coups de langue et de brefs mordillements. Ce faisant, je posai mes mains sur ses genoux, et les fis lentement remonter sur ses cuisses. Mes paumes caressaient sa peau, appréciant sa douceur toujours identique à quatre ans plus tôt. Elles glissèrent sans aucune hésitation, en direction de ses fesses, que j'empaumai avec fermeté, pour l'attirer plus près de moi encore. Et dans le même mouvement, je redressai la tête pour m'emparer à nouveau de ses lèvres. Cette fois ci, je l'embrassai avec bien plus de fièvre encore, ma langue entamant une danse endiablée et ardente avec la sienne. Il serait sans doute préférable que nous désertions le salon, au profit de sa chambre. Mais je n'avais pas même la force de le lui faire remarquer. Trop occupé que j'étais à répondre à un désir trop longtemps mis à mal.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Dim 19 Jan - 20:00

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J’avais enduré bon nombre de mensonges, et voilà que je tentais d’en faire avaler au père de mon enfant. Non, je devais le considérer comme un simple géniteur. Il était parti. Un valeureux adversaire qui voulait probablement me voir périr sous son épée tranchante. Je n’allais pas survivre, sous les assauts de la séduction. Je n’avais pas d’armes, et je continuais de chercher le moyen de le blesser. De lui faire regretter de m’avoir traitée avec indifférence durant toutes ces années. Alors, je m’inventais une vie. Je me donnais des airs de femme fatale qui réitérait chaque expérience sexuelle, mes lèvres pulpeuses continuant de s’étirer en une moue aguicheuse. La vérité, c’était que je n’avais jamais ajouté mes victimes sur mon tableau de chasse. Pour tout dire, je ne m’en étais jamais fabriqué. Le cœur des hommes me criait de leur faire confiance, et je restais parfaitement figée, comme pétrifiée. Je ne tendais pas ma main au premier venu, contrairement à ce que je prétendais. Trenton n’avait pas besoin de connaître tous les détails. Je préférais qu’il endure les doux supplices que je tentais de lui infliger malicieusement. Nos railleries me ramenèrent quelques années en arrière, et un sourire un brin moqueur s’imprima sur mon visage. J’avais l’habitude qu’on m’attaque sur ma couleur de cheveux, et comme une idiote, je m’auto flagellais. « C’est ce que tu penses ? ».

La tension sexuelle augmenta d’un cran lorsque nos langues se rencontrèrent dans un balai diablement voluptueux. Je m’abandonnai à mes faiblesses, les yeux clos, permettant à ses lèvres fiévreuses de parcourir mon corps pratiquement mis à nu. Il laissa quelques morsures sur mes clavicules. Je ne lui en voulais pas. Il devait marquer sa possession. Mes cris de plaisir augmentèrent en puissance, et je me mordis la langue en me rappelant de Gabriel. Il dormait à quelques mètres de nous. Prise d’une frénésie qui m’était alors inconnue jusque-là, la houle de mon bassin commença à s’emballer quand il m’attira à lui, plus encore. Je le débarrassai de ses vêtements et fis en sorte que nos zones érogènes se frottent violemment, m’arrachant un nouveau gémissement incontrôlé, sous le poids de ce bien être grandissant. A leur tour, mes lèvres voraces longèrent son torse et entamèrent une longue descente. Ma main les remplaça et exerça des mouvements langoureux autour de son organe gorgé de plaisir. Je me fis joueuse. « Ça serait trop cruel de te laisser sur ta fin ? ». J’aurais dû agir ainsi, et respecter les objectifs que je m’étais fixés en compagnie de mes confidents. J’en étais pourtant incapable. Dans ma descente aux enfers, j’en oubliais les bonnes manières. Rejoindre la chambre aurait sans doute été plus approprié.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Dim 19 Jan - 20:12

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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Si je pensais réellement qu'elle était une blonde sans cervelle ? Grand Dieu non. Elle n'avait jamais été ça. Elle était cultivée, pleine d'humour et maline. Qu'elle ait pu lire des magasines qui raconteraient des conneries sur ma petite personne, ne me ferait que penser qu'elle avait été curieuse à mon sujet, tout simplement, au cours des dernières années. Et loin de m'effrayer, cette idée me plaisait plus qu'autre chose à vrai dire. Je devais être maso. Ou stupide. Ou les eux réunis. Mais j'aimais cette idée. « Je ne suis pas en mesure de penser grand chose pour l'instant ... » Soufflai-je comme un doux aveux, le regard revenant sans cesse à ses lèvres qui représentaient la tentation ultime en cet instant. Elle n'avait pas besoin de savoir que la tension sexuelle entre nous, me faisait perdre toute capacité à penser ou réfléchir de façon rationnelle. Je ne pensais qu'à l'envie incroyable que j'avais de la faire mienne au plus vite. J'avais l'impression de n'avoir jamais vraiment couché avec une autre qu'elle, au cours des dernières années. Elles avaient toutes été fades et sans saveurs, en comparaison d'Aylina elle même. Aucune ne tenait la comparaison, c'était l'évidence. Mais le lui dire reviendrait sans doute à lui offrir une énième arme contre moi. Elle pourrait s'en jouer pour se foutre de mois. Hors, je ne le supporterais pas. Nous nous faisions déjà bien assez de mal comme ça, sans en rajouter une couche.

Bientôt, nos langues entamèrent un ballet des plus sensuels, en rythme avec ses mouvements de bassin au dessus de moi. Mon corps ne tarda pas à réagir à ses appels silencieux. Quoi que pas si silencieux que ça, compte tenu des faibles cris qu'elle laissait échapper à intervalles irrégulières. Je prenais sur moi pour ne moi même pas gémir ou grogner d'aise, alors même que le désir atteignait les sommets. Je me figeai quand, une fois qu'elle m'eut débarrassé de mes fringues, elle pressa davantage son corps contre le mien, de façon plus stratégique. Un soupir d'envie folle m'échappa et je dardai un regard perdu par tant de plaisir et de désir mêlé, dans le sien. L'une de mes mains se cramponna férocement au coussin du canapé, alors que ses lèvres et ses mains s'emparaient pleinement de mon corps, en prenait possession sans l'ombre d'une hésitation. Sa question me fit hésiter et je posai de nouveau le regard sur son visage. Disait-elle cela sérieusement ou juste pour m'effrayer ? Etait-ce vraiment ce dont elle avait envie ? « Ce serait ridicule de te supplier de ne rien en faire ? » Non, je ne voulais pas la supplier. Je ne pouvais pas. J'avais une fierté. Pas aussi immense que celle d'un mec trop sûr de lui. Mais j'avais une fierté comme tout le monde. Et personne, pas même Aylina elle même, n'était en droit de la mettre à mal.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Dim 19 Jan - 22:01

Every You Every Me



‘C’est la dernière fois que je cède à ses avances’. J’avais beau essayer de m’en persuader, je savais pertinemment que je me voilais la face. Je me souvenais encore de l’année de mes seize ans. J’avais rêvé tous les soirs de m’écrouler dans ses bras, après avoir partagé avec lui une étreinte enflammée. Au petit matin, je m’étais parfois retrouvée dans une posture assez suggestive, la tête posée sur son épaule, la main sur son torse. J’avais très vite déménagé en sachant pertinemment qu’à la longue, je l’aurais supplié de passer sa main sur mes hanches, de me faire goûter aux prémices du plaisir. Des torrents de larmes avaient dévalé sur mes joues lorsque je l’avais surpris en train de danser avec une autre femme. J’en avais conclu que les idées de Trenton n’étaient pas toujours bonnes à prendre, à savoir celle de me trainer jusqu’en boite de nuit avec lui. Malheureusement, après cet incident sinistre, je ne m’étais pas résolue à me distancier. Je continuais à m’enfouir sous ses couvertures, tentant de profiter pleinement de sa présence, sans arrières pensées. Bien entendu, je n’y parvins jamais. Huit années plus tard, j’obtenais toute son attention. J’essayais de ne pas me comporter comme s’il s’agissait de ma première fois. Comme une adolescente devant ses premiers émois sexuels.

Je refusais de parler d’amour. J’étais dans l’incapacité de lui confier mon cœur. Il l’avait brutalement piétiné, et il ne s’excusait même pas d’en être arrivé là. A croire qu’il s’en foutait quand même. Je ne lui faisais plus confiance. Egoïste, je me servais de lui, de son expérience sexuelle inestimable, du moins j’essayais d’avoir cet objectif en tête et de m’en persuader. Ce n’était pas gagné. Franchement pas, même. Je savais qu’il avait un avantage sur moi : la différence d’âge jouait en sa faveur. Je ne m’apitoyais pas sur mon sort. Au contraire, je pris les choses en main. Je me satisfis de ses regards. Ils laissaient éclater son désespoir. Sadique, j’en jouais. J’accélérai les mouvements, attendant que son corps réclame bien plus que ses caresses. Lorsque j’obtins l’effet escompté, je rapprochai mon bassin du sien. « Tu as raison. Je te veux tout de suite. Sans sentiments, sans rien ». Oui, je voulais chasser ma sensibilité exacerbée, dans la crainte qu’il m’abandonne une nouvelle fois. D’un geste quasi animal, j’unis nos deux corps, me donnant à lui sans aucune retenue, dans un soupir énamouré. « Trenton… ». Repris-je en soulevant mon bassin avec passion.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Dim 19 Jan - 22:18

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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C'était maintenant une certitude pour moi. Je n'avais jamais désiré une femme comme je désirais Aylina en cet instant. Son souffle qui se mêlait au mien, la pression hautement excitante de son bassin contre le mien, son regard brillant de désir ... Tout chez elle me rendait dingue. Je ne voulais qu'elle. Je n'avais toujours voulu qu'elle mais avais mis un bon bout de temps avant d'accepter cette évidence. Pendant des années, j'avais refusé l'idée de tenter quoi que ce soit, songeant qu'elle méritait mieux qu'un mec comme moi et qui s'avérait être tellement plus âgé qu'elle. Mais maintenant, je savais que je ne serais pas capable de me contenter de rien qu'une nuit. Rien qu'un trop bref rapprochement charnel de nos deux personnes. Raison pour laquelle ses paroles me firent quelque peu hésiter. Mais elle ne me laissa guère le temps d'y réfléchir plus encore. Déjà, elle unissait vivement nos corps. Bien trop pour que je puisse réagir. Un hoquet, mélange de surprise et de plaisir brutal, m'échappa et je plantai mon regard dans le sien, souffle coupé. Sans sentiments. Elle ne voulait pas de sentiments. D'accord. Mais est-ce que j'étais capable de ça ? Non, pas sûr. Pas sûr du tout. Je l'avais tant aimé. Et aujourd'hui ... Aujourd'hui j'étais bien incapable de ne ressentir qu'un néant à son encontre. Je la voulais. Tellement, que ça allait me rendre dingue d'ici à peu de temps. « Nom de Dieu ... » Grognai-je doucement, en fermant un instant les yeux.

Quand je les rouvris, ce fut en me redressant vivement. Bien trop vivement. Son dos rencontra le sol plutôt que le canapé. J'eus quand même le réflexe d'amortir sa chute de ma main libre, mon autre bras étant enroulé autour de sa taille. De nouveau en position de dominant, je me redressai pour lui ôter définitivement sa chemise de nuit, bien trop avide de sentir sa peau brûlante contre la mienne. Je revins ensuite presser mon corps contre le sien et j'entamai des mouvements de hanches puissants qui se firent bien vite entendre. De doux claquement hautement érotiques qui, j'osais l'espérer, ne parvenaient pas jusqu'à la chambre de Gabriel. Et j'osais espérer que, de toutes façons, il dormait déjà profondément. Je collai ma bouche à son cou pour y étouffer un gémissement de plaisir. Je glissai les doigts de l'une de mes mains dans sa chevelure blonde, pour maintenir fermement son visage en place. Et mon autre main se referma avec force et fermeté, autour de l'une de ses cuisses que je fis remonter à hauteur de ma hanche. Avec ou sans sentiments, j'avais de toute façon bien trop envie d'elle, pour pouvoir me contenir assez longtemps pour me faire doux et tendre.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Lun 20 Jan - 22:05

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Dans le feu de l’action, j’oubliais mes principes moralisateurs. J’étais en train de creuser l’abysse de culpabilité dans lequel je m’enfoncerais à mon réveil. J’espérais que la mère de Trenton n’aurait jamais vent de cette nuit d’évasion passée aux cotés son fils, celle-ci nous permettant d’éliminer les tensions durant un court laps de temps. Je ne voulais pas exhiber pareilles faiblesses. Elle ne comprendrait pas. Elle serait surprise par ce changement radical d’attitude. Pire, je craignais qu’elle me toise avec dédain et qu’elle en arrive à la conclusion selon laquelle je l’avais leurrée, avec mes pleurs et mon amertume. La cruauté n’avait jamais pris le dessus sur sa personne. Bien au contraire, elle était la femme la plus généreuse que je connaissais. Toutefois, j’avais vraiment le sentiment d’être en train de trahir mes proches. Gabriel et elle. Je lui avais confié la pire des missions : celle de garder mon secret. Un secret qui concernait son fils. Sa chair, son sang. Je lui avais fourni de nombreuses excuses. J’avais refusé de donner une nouvelle chance à Trenton. Il avait été hors de question de lui permettre de causer le désespoir de Gabriel. Je m’en voulais. Je faisais l’amour avec celui que j’avais considéré comme un monstre durant quatre années. Un lâche comme ma tante, qui n’avait jamais sorti la carte de la sincérité. Je le haïssais, d’avoir ébranlé l’équilibre que j’étais enfin parvenue à atteindre. Mais je me haïssais plus encore, de ruminer de telles pensées moroses, qui ne me ressemblaient pas.

A califourchon sur lui, j’entamai de lents mouvements de bassin et lui adressai un regard larmoyant, qu’il ne vit probablement pas. Ses paupières étaient fermées, à la merci du plaisir que je lui prodiguais. A mon tour, je réussis à me focaliser sur les sensations exquises provoquées par cette étreinte, avant d’atterrir soudainement sur le sol. Je ne l’avais pas vu venir, celle-là. Je jurai intérieurement, avant qu’il me possède avec une ferveur inattendue, les bruits de claquements couvrant les gémissements qui m’échappaient. Au bord de l’orgasme, je sentis son souffle devenir de plus en plus saccadé. Je repoussai sa main et refusai toute attention jugée trop doucereuse et m’agrippai à lui, sentant le plaisir affluer dans mes veines. Je me blottis dans ses bras durant quelques secondes et demeurai silencieuse, avant de lui sourire timidement et de réenfiler ma chemise de nuit. « Je te déteste toujours autant. Rassure-moi, tu ne comptes pas passer la nuit ici et nous ramener des croissants pour demain matin ? Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ?  ». Je me tenais sur la défensive, espérant inconsciemment qu’il nous laisserait tranquille après avoir obtenu ce qu’il désirait tant. D’un autre côté, je n’avais absolument aucune envie qu’il s’en aille.



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Lun 20 Jan - 22:46

Aylina & Trenton ₰ Every You Every Me.

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La dernière fois qu'une étreinte m'avait procuré autant de plaisir et fait à ce point perdre la raison, c'était déjà avec Aylina. Autant dire que ça faisait maintenant une éternité. Retrouver ça ce soir là, allait forcément me donner envie de plus. Je ne voulais plus la perdre. Je ne me sentais pas capable de supporter à nouveau son absence dans ma vie. Mais elle, de son côté, qu'en penserait-elle ? Je ne la sentais pas encline à accepter de passer outre mon absence de ces dernières années. Pas le moins du monde même. Qu'elle soit en train de se donner à moi sans l'ombre d'une hésitation, ne signifiait sans doute rien pour elle. Et alors que la plaisir venait de nous terrasser et nous laisser pantois l'un contre l'autre, il ne lui fallut guère plus de quelques secondes avant de s'éloigner de moi pour enfiler sa chemise de nuit. Ce brutal éloignement et ses paroles, me firent grincer des dents. J'aurais préféré un autre genre de réaction. Oh, je ne m'étais pas attendu à de grandes déclarations d'amour et tout le tintouin. Mais la voir me rejeter à ce point, c'était difficilement supportable. Peut-être que notre relation passée, était bel et bien morte et enterrée. Et il était peut-être temps que, tout comme elle, je parvienne à faire une croix dessus et à l'oublier tout simplement. Elle ne remettrait très certainement de ses cendres. C'était en tout cas ce qu'elle me faisait comprendre à sa façon. Oubliée notre amitié elle même.

En fait, l'idée de demeurer ici et passer la nuit avec elle, pour aller chercher des croissants au petit matin, était vraiment une idée très plaisante et tentante. Mais soit. Ce n'était pas son avis. Je soupirai donc en me relevant et replaçai correctement mon boxer et mon pantalon, avant de renfiler mon haut, sans jamais trouver le courage nécessaire pour la regarder. Simplement poser les yeux sur elle. Je ne tenais pas à ce qu'elle prenne conscience de la peine qu'elle m'infligeait. Que cette situation elle même m'infligeait ! « Eh bien je suppose que je vais simplement te laisser tranquille et y aller. On est toujours d'accord pour que Gabriel vienne une demi journée par week end ? Bien. Je ne pourrai pas venir le chercher moi même. Tu auras donc le choix entre faire le taxi, ou laisser l'un de mes employés s'occuper de ça. » Lâchai-je sans m'arrêter plus de quelques secondes. Je ne tenais pas vraiment à lui laisser le temps de parler. Elle n'en avait déjà que trop dit. Mâchoire crispée et sans avoir posé une seule fois le regard sur elle, je lui passai devant pour prendre la direction de la porte. Le message avait été on ne peut plus clair. Je n'avais pas de place chez elle. Et je n'avais plus la moindre place dans sa vie, tout court. Et surtout pas dans cette de mon fils de toute évidence. Elle m'avait refusé ce droit. « Bonne nuit. » Me contentai-je finalement de dire, avant de claquer la porte de son appartement et demeurer là un moment, luttant contre l'envie de faire demi tour pour l'incendier.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Mer 22 Jan - 23:42

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Il aurait été certainement préférable d’entretenir une relation platonique avec Trenton. Nos rires enfantins avaient laissé place à des gémissements érotiques qui nous avaient empêchés de garder la tête froide. Mon jugement avait été faussé par le désir, et cela pour la seconde fois de ma vie. Il m’avait permis d’atteindre la plénitude durant quelques minutes, certes. Nous nous étions enveloppés dans des élans de nostalgie qui s’étaient très vite estompés, et qui avaient laissé libre cours à des regrets que j’allais probablement emmener dans ma tombe. Déstabilisée, je jetai des coups d’œil rapides autour de moi en espérant trouver une issue de secours, alors qu’une atmosphère lugubre imprégnait l’appartement tout entier. Malheureusement pour moi, il n’y en avait sûrement pas. Je me mordis la langue pour retenir les paroles blessantes qui me brûlaient les lèvres. J’en avais déjà assez fait. Je me retenais également de changer de sujet de conversation ou de lui suggérer de passer à des réconciliations dégoulinantes d’affection, avec une voix doucereuse. Oui, cette idée me traversait l’esprit. J’étais pourtant convaincue que dans pareil cas, je serais fautive. Je devais conserver ma crédibilité. Au moins pour Gabriel. Je ne devais plus permettre à quiconque de me réduire au rang de la bonne poire qui pouvait tout accepter sans broncher. Accepter que Trenton me prenne et me jette au gré de ses envies. J’enchainais bêtise sur bêtise. J’avais tellement souffert de sa trahison et de son absence, qu’aujourd’hui, j’attendais le pire. A tel point que je m’en allais, avant que la majorité des hommes décident de faire une croix sur ma personne.

Je voulais bien reconnaître que ma méfiance était à la limite de la paranoïa, oui, mais il avait bien contribué à l’alimenter. Pour moi, passer à l’acte signifiait qu’on était au bord de la rupture. J’exagérais, bien incapable de m’interdire toute faiblesse sentimentale. Toutefois, il n’avait pas besoin de le savoir. « On avait dit qu’il n’y aurait pas de sentiments et toi tu… ». Il ne me laissa pas le temps de répliquer. Je culpabilisai en prenant conscience que je n’avais fait que le malmener, depuis nos retrouvailles. J’affichai mon empathie exacerbée et levai brièvement le voile sur mes sanglots silencieux, veillant toutefois à lutter contre mon désir instinctif. Celui d’aller le consoler, comme je le faisais d’ordinaire. Comme je l’avais fait, plutôt. « Trenton… ». J’entendis la porte claquée. Trop tard. Je me pris la tête dans les mains et me figeai pendant plusieurs minutes. Je me demandais comment j’avais fait pour me retrouver dans une situation aussi absurde. Mon emportement était devenu de plus en plus intense, ce qui ne ressemblait absolument pas à Ayli. Ayli était une femme raisonnée. Coupable, je saisis machinalement mon téléphone, avant de me rappeler qu’il avait fini par changer de numéro. Probablement dans l’espoir de ne jamais recevoir d’appel de ma part. De quel droit insisterais-je en tentant de joindre sa mère ? Mon instinct me conduisit vers le hall d’entrée. Un sourire de soulagement orna mon visage lorsque je l’aperçus. « Je m’apprêtais à sortir les poubelles. Mais je viens de m’apercevoir que je suis venue jusqu’en bas les mains vides ». Lui glissai-je avec humour. Comme si de rien était, je fis une première tentative, destinée à réchauffer l’atmosphère. « Tu veux goûter à mon café ? Ou rester jusqu’à temps que je m’endorme ? ».



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Jeu 23 Jan - 17:44

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« Tu as décidé "sans sentiment". Toi. Pas moi. » Ce fut la dernière chose que je lui crachai en plein visage, avant de me détourner pour quitter son appartement. Le moins que l'on puisse dire, c'est que j'étais totalement paumé. Je ne savais plus trop où j'en étais. Plus du tout même. Je savais seulement que j'étais toujours autant attaché à Ayli. Peut-être même que j'en étais toujours autant amoureux que par le passé. Or, c'était une très mauvaise chose puisque de toute évidence, ce n'était pas son cas. Elle n'avait l'air de ressentir pour moi, rien de mieux que de la haine. Au moins, je ne la laissais pas tout à fait insensible. C'était déjà ça. Même si j'aurais peut-être préféré ça à la rigueur. Au moins ça aurait signifié qu'elle parvenait à vivre sans trop de mal, avec ce que je lui avais fais. Que là, elle était juste tellement pleine de haine envers moi, que je ne savais trop que faire ni que dire pour calmer ça. Sans doute rien justement. C'était un peu ce qu'elle me faisait comprendre avec un tel comportement. Que rien ne pourrait changer les dégâts que j'avais fais en partant comme un voleur, après une folle nuit de passion. J'avais pourtant tenté de lui faire part de mes raisons. Sans pour autant lui avouer que si j'avais craqué de la sorte, c'était tout simplement parce que j'étais fou amoureux d'elle. En même temps, c'était sans doute préférable que je garde cela pour moi. Ca ne changerait rien non plus au fait que maintenant, elle me détestait.

Mais alors que je venais de quitter son appartement, elle me rattrapa assez rapidement. Ce qui me surprit au plus haut point. Et je ne tentai pas de le cacher, la regardant sans parler. J'attendais juste de savoir pourquoi elle m'avait rejoint. Pour sûr, sa plaisanterie ne me fit pas le moindre effet. Aucun sourire n'étira mes lèvres. Aucune lueur d'amusement dans le regard. Sans doute que j'en avais juste assez qu'elle joue à ce petit jeu là avec moi. Me provoquer, attiser mon désir, y répondre avec moi, pour mieux s'éloigner ensuite. Je ne savais pas sur quel pied danser avec elle et c'était assez frustrant dans le genre. Bref, je ne trouvais plus ça drôle du tout. « Pourquoi je ferais ça, au juste ? » Demandai-je en lâchant un soupir de lassitude. J'en avais assez qu'elle me fasse tourner en bourrique. Si ma présence lui pesait tant, pourquoi continuer cette mascarade ? Surtout que je lui avais fais entendre, plus ou moins directement, que de mon côté il y avait bel et bien des sentiments. Elle était en train de foutre à mal ma fierté. Et pas que. Egalement mon coeur qui ne saurait en supporter davantage. Est-ce que ça l'amusait à ce point ? « Pour ensuite mieux pouvoir me repousser en me rappelant quel connard je suis ? Pour pouvoir te jouer de moi et me faire tourner en bourrique ? » Demandai-je avec emportement.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Jeu 23 Jan - 23:17

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Trenton avait également changé. Il ne cherchait même pas à contenir la vague de fureur qui le submergeait. J’étais pourtant convaincue qu’il me connaissait mieux que personne. Il savait que je serais toujours une fleur fragile, qui avait vu tous ses rêves se briser en un simple claquement de doigts. J’ouvrais des grands yeux estomaqués. Si la fraîcheur nocturne s’abattait sur nous, elle ne me faisait pas grelotter. Le frisson de désespoir m’envahissait, à mesure que ses mots corrosifs faisaient saigner mes tympans. Il ne songeait pas aux lourdes responsabilités qu’il était en train de placer sur mes épaules fragiles. Notre bonne humeur habituelle avait été mise à rude épreuve dès l’instant où il avait pris la décision de me fuir comme la peste et de partir à plusieurs milliers de kilomètres. Comme si cela ne suffisait pas, il m’empêchait de fissurer son masque d’insensibilité. Oui, je refusais radicalement de croire qu’il se prenait vraiment pour le nombril du monde. En effet, il était l’homme le plus généreux que j’avais côtoyé. Lorsque les sentiments de haine s’envolaient, mon regard crépitait d’amour. Au fond, je l’avais toujours considéré comme mon sauveur. Je ne supporterais pas l’idée qu’il se soit ainsi métamorphosé. Un scénariste idolâtré qui s’entourait probablement de jeunes femmes, toutes plus belles les unes que les autres. Des admiratrices qui lui chantaient des louanges à longueur de journées.

Je ne faisais pas le poids. J’avais un salaire modeste, un fils susceptible de mettre fin à sa liberté. Je n’osais même pas lui révéler mon tour de poitrine, plus qu’insuffisant en comparaison de ses poupées gonflables. Tout nous séparait. Lorsque je prenais conscience de nos différences, j’entendais comme des crissements de freins, et je comprenais qu’il prête si peu attention à mes affects. La colère était vite retombée, lorsque j’avais vu sa bouche se tordre en une moue crispée. Je détestais faire de la peine à qui que ce soit, même si j’étais persuadée qu’il avait mérité de se résigner à ce pauvre sort. Je voulais qu’on redevienne Trenton et Ayli et qu’une voix franchement amicale résonne dans le hall. « En souvenir du bon vieux temps ». Je lui offris une moue totalement enfantine. Un ton suppliant. Avant que mes doigts glissent entre ses lèvres. « Arrête… ». Je tentai un nouveau rapprochement en déposant un baiser sur sa joue. J’assumai alors mes responsabilités en répondant avec sincérité. Je ne ferais pas la une des magazines. Je n’avais que quelques sous en poche. Notre relation était teintée de douleurs et de remords, certes, mais elle n’était pas superficielle. « Qu’est-ce que tu imaginais ? Qu’un rapprochement physique allait tout arranger ? Que j’allais réussir à effacer ces quatre années en une soirée ? J’ai besoin d’apprendre à te refaire confiance. Alors monte ».



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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Ven 24 Jan - 16:33

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Cette fois, j'en étais certain, nous étions vraiment en train de nous perdre l'un l'autre. Pourrait-on malgré tout revenir un tant soit peu en arrière, pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l'être ? J'avais besoin de croire que oui. Parce que Ayli et notre amitié, me manquaient affreusement. J'avais besoin de la retrouver. De retrouver cette complicité folle qui nous liait l'un à l'autre par le passé. Ca faisait beaucoup trop longtemps que je vivais sans, et je n'étais pas certain de pouvoir éternellement continuer de la sorte. D'autant plus que nous avions donc un lien indéfectible, en la personne de notre fils Gabriel. Je lui en voulais toujours de cet incroyable secret. Et à ma mère également, par le même coup. Mais je ne devais pas faire de fixette là dessus. Il allait bien falloir que j'aille de l'avant de toute façon. Et ce n'était clairement pas en subissant les paroles et agissements d'Aylina, qui semblait vouloir m'atteindre et me blesser par tous les moyens possibles. Je comprenais un peu son comportement. Mais ça ne signifiait pas le moins du monde que j'acceptais de subir ça. Je voulais fuir. Seulement fuir. Ne plus ressentir ce que je ressentais à l'instant présent, alors qu'elle me rejetait, pour mieux me récupérer ensuite. Mais j'étais bien faible devant elle. les années n'avaient rien changé. Je regrettai mes paroles, à l'instant même où je croisai son regard et qu'elle tenta un énième geste tendre, et innocent, à mon encontre. Je ne pu me résoudre à m'éloigner d'elle.

Après un court instant de silence, je refermai mes bras autour d'elle pour l'attirer à moi. Torse contre poitrine, visage enfouit au creux de son cou, je retrouvais ce contact avec un grand plaisir. Un léger soupir d'aise m'échappa même, alors que je découvrais, avec joie, qu'elle avait même gardé son odeur. Un parfum doux et délicat, à son image. « On a vraiment fait les choses à l'envers là ... » Soupirai-je doucement, bien conscient que j'avais tout de même une belle part de responsabilité là dedans. Le fait était que nous ne faisions que nous reprocher ceci et cela, sans arrêt. Et que nous voulions nous venger du passé, en nous blessant l'un l'autre. Ce qui n'était clairement pas une bonne chose. Avec ça, on ne risquait pas de sauver un lien quelconque entre nous. « Bien. Allons goûter à ton café alors. Voir s'il est meilleur qu'il y a quatre ans. » La taquinai-je l'air de rien, ne me détachant d'elle, sans un mot de plus, regard posé sur son visage. Je voulais croire, vraiment très fort, qu'il n'était pas trop tard pour sauver notre amitié. Au mois notre amitié. Quant à l'idée de plus ... Ce serait bien également, évidemment. Mais je ne voulais pas me faire trop d'espoirs.
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MessageSujet: Re: Every You Every Me - Trenton & Ayli   Sam 25 Jan - 20:44

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Une amitié qui avait volé en éclats. Trenton avait tout balayé d’un simple revers de manche, et je n’étais pas certaine d’avoir saisi les explications qu’il m’avait fournies. S’il était gêné par cette différence d’âges, il aurait dû me l’expliquer tout simplement, et me proposer de sauvegarder notre amitié en oubliant cette nuit enflammée. J’aurais compris, s’il m’avait avoué qu’il avait eu l’impression de commettre une terrible erreur. Sa sincérité aurait certainement été récompensée. Il était parti sans laisser d’adresse, et j’avais du mal à l’encaisser. Mon cœur ne pouvait pas supporter pareille lâcheté. Il ne pouvait pas supporter non plus qu’il quitte l’immeuble sans même m’adresser un dernier regard. L’ambivalence des sentiments. J’ignorais si j’étais capable ou non de lui pardonner ses fautes. De toute manière, il ne prendrait jamais la peine de s’excuser. Tout ce que je savais, c’était que j’avais besoin de le tenir fermement, de sentir sa respiration, d’enfouir mon visage dans son cou, comme je l’avais toujours fait. Des comportements instinctifs que nous avions toujours eu l’un envers l’autre. Je n’avais jamais réussi à lui faire la tête plus de quelques heures. Je savais que les choses seraient différentes, le sexe ayant gâché notre relation. Toutefois, je continuerais probablement d’avoir besoin de lui. Comme c’était le cas présentement, ce qui m’arrachait toutes mes bonnes résolutions. « Ce n’est pas de ma faute. Tu es irrésistible. J’ai réussi à fermer mon clapet ». Fis-je, une moue rieuse sur le visage.

Des flashs me revinrent à l’esprit lorsqu’il joua le rôle du petit enquiquineur que j’affectionnais tant. « Il ne peut pas être aussi écœurant que les plats que tu nous concoctais ». Répliquai-je avec une facilité déconcertante, comme si les choses redevenaient naturelles. Je suivis mon instinct, sans me poser trop de questions. Je lui pris la main et le conduisis jusqu’au salon, jetant un coup d’œil en direction de la chambre de Gabriel. Il dormait profondément, ce qui me rassura. Je me dirigeai vers la cuisine et mis en marche la cafetière en ruminant quelques sombres pensées. J’appréhendais le moment où Trenton lui avouerait la vérité. Je n’étais pas certaine que je le laisserais aller jusqu’au bout. Je chassai mes inquiétudes et revins à ses côtés. Je pris place sur le canapé et lui tendis sa tasse. Les membres contractés à l’extrême, je débitai un flot de paroles absurdes mais véridiques. « Un réalisateur qui me rend visite et pénètre dans mon appartement misérable. Si j’en parlais à mes collègues de boulot, ils me feraient interner sur le champ. Ils ne me croiraient pas. Dans le cas inverse, tu verrais des dizaines de groupies débarquer. Elles finiraient par jeter leurs strings sur ton plateau de tournage ». Un rire s’échappa de ma gorge. Je tentais de masquer la petite pointe de jalousie que je sentais monter en moi. Je vivais un enfer, au quotidien. C’était tout juste si je ne retrouvais pas plusieurs litres de bave sur les magasines qu’elle feuilletait pendant les pauses déjeuner. Je prenais sur moi pour ne pas leur révéler qu’il s’agissait du père de mon enfant, et que par conséquent, elle me devait du respect. Ne souhaitant pas m’étaler plus encore, j’optai pour un nouveau sujet de conversation. «  Bref, je m’égare un peu. Et si tu me parlais du film ? ».



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