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 THE BIG ONE - Croyez-vous aux coïncidences ?

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MessageSujet: THE BIG ONE - Croyez-vous aux coïncidences ?   Mer 5 Fév - 17:07



«Croyez-vous aux coïncidences ?»

Avec Parker H. Bernstein


Eden marche, l'esprit tranquille. Le petit bout commence a sérieusement s'agiter dans son ventre. C'est drôle, toutes ces sensations nouvelles. Sentir le bébé bouger, en soi, c'est vraiment unique. Pour ça, Eden se remercie presque d'être une femme. Après tout, on le dit bien souvent, la grossesse est la meilleure des choses... Si on oublie bien sûr les chevillent qui gonflent d'eau, prêtes à exploser, le ventre qui s'étire et qui laisse de belles traces, les nausées matinales, les hormones qui montent à la tête, les envies - à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Oui, si on fait abstraction de tout ça, être enceinte, c'est beau. C'est vrai aussi que de sentir son bébé faire des cabrioles, ça vaut presque tout le reste.  

La jeune femme n'est pas dans le quartier depuis très longtemps, mais a déjà pris une habitude le matin : aller au Starbucks Coffee du coin. Bien sûr, la caféine est totalement proscrite pendant la grossesse. Eden se contente d'un bon lait chaud avec du miel, qu'elle va tranquillement siroter sur la terrasse. La blondinette ne s'est pas encore fait d'amis. Tout juste des connaissances, timides et maladroites. néanmoins, elle se sent bien dans le coin. Les gens ont l'air sympathiques.

Son tour vient enfin, et le vendeur la tire de ses pensées. "Un lait chaud au miel, sur place, s'il vous plait." Eden a bien compris comment ça marche ici. On ne perd pas son temps à parler du temps qu'il fait. On répond à deux questions très simples - que voulez-vous? Sur place ou à emporter ? - et terminé. On est très vite oublié, les vendeurs passent à un autre client. Il faut agir vite, c'est comme ça maintenant. Les gens ne prennent pas bien le temps.
Eden a toujours pris le temps de tout. Sans doute son éducation, ou parce qu'elle vient du Sud de la France, ses habitants étant réputés calmes, tranquilles.

Elle récupère sa commande, et alors qu'elle se retourne un peu vite pour trouver une place, elle se cogne contre un jeune homme qui se dirigeait vers le comptoir. Inutile de vous dépeindre la scène : son lait bien chaud, bien collant de miel qui se renverse sur le t-shirt de l'inconnu ... Eden fait une grimace, elle est confuse. Elle examine la tâche et relève les yeux vers la pauvre victime ... Son voisin. Elle se mord la lèvre inférieure, encore plus confuse. "Excusez-moi, je ne vous ai pas vu du tout et ... Je suis sincèrement désolée ! Je paierai le teinturier ... Ça ne vous brûle pas trop ?", non ça doit être une vraie sinécure, pauvre tarte ! Bien sûr qu'il avait dû avoir mal ... Bien sûr qu'il doit encore avoir mal. Je vous paierai le teinturier, une nouvelle peau aussi ? Alors qu'elle le regarde, Eden en a même oublié son nom. Il lui avait dit, une fois, lors de son arrivée. C'était il y a trois mois, et Eden a un peu de mal avec les prénoms. Elle en entend tellement ... Mais elle n'ose pas se mettre davantage dans l'embarras. Une seule gaffe à la fois !

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MessageSujet: Re: THE BIG ONE - Croyez-vous aux coïncidences ?   Lun 10 Fév - 11:18




Croyez-vous aux coïncidences ? -  Eden & Parker

Lorsque j'ouvre un oeil, puis l'autre, c'est pour me retrouver face à un plafond trop décrépi pour être le mien. Encore dans le coltart, j'ai tout de même la décence d'esprit de risquer un regard sur ma gauche - et je me redresse, piqué au vif. Pas tant que ça par la silhouette qui gît là à-côté, striée par les rayons du soleil qui percent à travers les rideaux mal tirés de la fenêtre, mais plutôt, justement, par ces dits rayons. Scheisse. Pas aujourd'hui ! L'esprit tanguant, j'ai tout de même conscience du jour qui vient de débuter. La St-Valentin. Bordel, non.  Le temps de m'insulter et de chercher à reconstituer le fil de ma nuit pour trouver le moment auquel j'ai merdé en m'endormant là, dans le pieu de - tiens, c'était qui déjà ? - au lieu de filer vite fait, l'affaire réglée, je suis déjà hors de son immeuble, une grimace sur les traits qu'une paire de lunettes qui se pose sur mon nez s'affaire aussitôt à détendre. Un regard circulaire, quelques pas à la stabilité progressive et une clope allumée pour refaire de l'ordre dans ma tête plus tard, je me repère. Pacific Palisades. J'ai passé suffisamment de temps à l'hôpital, pas loin de là, pour ne pas avoir à chercher trop loin; l'enseigne du Rainbow, que je devine à l'angle, fait aussi remonter quelques souvenirs de la veille au soir. Un soupir au bout des lèvres, j'y coince ma cigarette et m'élance à travers la route. 

Je pousse la porte de l'établissement que j'ai cherché sans vraiment le faire ; le café ne manque pas, dans le coin, encore moins quand il est affublé d'une marque célèbre qui alimente les caisses des gros portefeuilles du capitalisme et vide celles de petits en quête d'une jolie sirène à flanquer sur leurs vintage photos d'hipsters au smartphone dernier cri. Pas le temps de me ficher de la tronche de celle que j'aperçois justement, tordue dans LA position qui lui permettra d'aligner sa tronche de canard et son mug fumant pour son prochain chef-d'oeuvre de selfie; je me dirige tout droit vers le comptoir, la bouche trop pâteuse et la vision encore trop douloureuse, démunie des verres noircis que j'ai ôtés en passant la porte, pour m'y attarder. Me glissant derrière la personne qui me précède face au serveur dont la tronche ne laisse aucun doute quant à la passion que provoque chez lui son job, je laisse courir mon regard sur l'étalage de graisses saturées, grimace au premier donut rose bonbon à l'honneur, terrible rappel de l'étalage de niaiseries que je m'apprête à avoir à faire face tout au long de la journée, enchaîne rapidement sur les croissants à côté, songeant à la fille de hier soir qui se dira sûrement que je suis parti en chercher pour elle en se réveillant seul... Et serre brusquement les dents, là où j'aurais dû sculpter un sourire mauvais. « Putain !  » C'est le bon mot... c'est toujours le bon mot, mais, là, il est parfaitement justifié, alors que je recule d'un pas, comme si cela allait stupidement m'éloigner de la chaleur trop brusque qui vient de se poser sur ma peau. Je m'apprête déjà à enchaîner sur tout le champ lexical auquel il appartient et prouver de manière claire et audible à l'ensemble des clients présents à la ronde à quel point mon vocabulaire est fourni et coloré, mais je me coupe dans mon élan lorsque mes prunelles virevoltent de mon t-shirt trempé et la grande gagnante de ce qui aurait dû être mon râlage, dans les formes et même un peu plus, de la semaine. Sans défroisser mes traits pour autant, je reste subitement silencieux, une seconde ou deux, alors que je dévisage la jeune femme qui se confond déjà en excuses - bullshit - et ses traits qui ont quelque chose de familier. Mon regard entame une descente sans détour sur son anatomie, qui, dans la logique des choses, devrait me parler bien plus que sa tête de chieuse désolée, sauf que je bute sur son abdomen un peu trop rebondi.

Deux options, elle abusait largement des nachos ou elle n'était pas toute seule - dans les deux cas, elle n'entrait pas dans la catégorie dans laquelle je pensais pouvoir la retrouver.  Merde, qu'est-ce qu'elles avaient toutes à se mettre à pondre ? Ne pensaient-elles donc pas, rien qu'un peu, aux pauvres types dans mon genre à qui elles limitaient de plus en plus le choix dans leur millésime ? Je n'en arrive toutefois pas au point de lui faire mes doléances ; je ne me plaignais pas d'avoir à taper dans le plus jeune, et puis, de toute manière, trouver un créneau de libre dans mon agenda Blondes s'avérait de plus en plus compliqué, depuis quelques semaines. Je ne m'aventure pas plus loin avant de remonter mes prunelles sur son visage et, maintenant que je sais que plus rien d'autre ne pourra me distraire, j'y reconnais finalement les traits, à peine aperçus, de ma voisine. Ce n'est pas pour apaiser mon air furibond, le fait que je vienne de déduite qu'elle est enceinte non plus - j'imagine déjà des cris s'élever au milieu de la nuit à travers d'une cloison trop fine, qui ne ressembleraient en rien à ceux que je pourrais affectionner, et je fronce un peu plus les sourcils.  « C'est pas un teinturier qu'il te faut, c'est une saloperie de d'opticien ! » L'envie d'un petit drame dans l'âme, le manque de sommeil dans les jambes, l'agacement de la date affichée au calendrier sur les bras et surtout une sale tête dure au-dessus de mes épaules, je laisse claquer ma réplique froidement dans l'air, distinctement, une nouvelle fois; là où l'autrichien qui coule dans mes veines devrait me faire garder tête basse et traits fermés, l'américain prend le dessus et me pousse au scandale, sans grand effort néanmoins.  « J'sais pas, tu as déjà essayé de te renverser dessus un gobelet brûlant de...  » Ma voix s'éteint, sur un ton plus interrogatif, tandis que je porte ma main au cataclysme qu'elle a provoqué et grimace légèrement. « C'est quoi, ce truc collant, en plus ?  » Collant, je n'aurais su mieux dire; je frotte mes doigts entre eux, tandis que je relève la tête vers la blonde. Mon air a changé, l'énervement semble avoir perdu du terrain au profit d'une once de dégoût. Cette dernière s'efface, à son tour, et je soupire profondément, alors qu'un air plus lassé qu'autre chose prend le relais. Je me rapproche un peu, afin de pouvoir me saisir des quelques serviettes que me tend l'employée qui est apparue derrière son comptoir. J'en profite pour planter un regard un peu plus intrusif encore dans celui de ma gourde de voisine. « Je fais comment pour aller bosser, maintenant ? » Parce que, oui, pour parfaire le tout, il faut en plus que j'aille bosser, un 14 février, dans une fac remplie d'hormones en folie et de petits couples encore trop innocents. Journée de merde.


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MessageSujet: Re: THE BIG ONE - Croyez-vous aux coïncidences ?   Lun 17 Fév - 13:07





Le jeune homme est énervé. Et comment lui en vouloir ? Eden reste muette, incapable de sortir un mot. Elle ne bouge plus, mordant sa lèvre inférieure et haussant des épaules, embêtée. Oui, embêtée. Dans ses souvenirs, ce voisin ne lui semblait pas si hostile. Il faut dire que le jour de ton emménagement, tu n'avais pas de miel sous la main ... Elle le regarde l'engueuler comme il se doit. Elle a presque l'impression d'être une petite fille, c'est dingue. Bon et puis, il commence à y aller un peu fort quand même. Ah, il finit par se demander ce qui s'est renversé sur son t-shirt. "Du miel..." dit-elle dans un murmure à peine audible, la tête penchée vers ses chaussures. Enfin... Son ventre ne lui permettant pas de voir entièrement ses pieds, elle ne regarde que le bout de ses chaussures. Une vraie gosse ! Il faut dire quand même qu'Eden n'aime pas trop qu'on lui crie dessus. Là, elle a fait une bêtise, elle mérite ces engueulades et à part se confondre en excuse, elle ne sait pas trop quoi faire.

Mais le jeune homme continue. Elle sent son regard insistant sur elle, alors la blondinette relève la tête et lui tient le regard. Il lui parle de son boulot ... Ok, il ne peut sûrement pas y aller dans cet état-là - en même temps, tout dépend de son boulot - mais que peut-elle bien y faire ? Il commence un peu à lui chauffer les oreilles et depuis qu'elle est enceinte, les attaques d'hormones peuvent être terribles. Elle peut passer du rire aux larmes, du calmes à l’hystérie, des excuses aux insultes ... "Parce que vous pensez que j'ai un vêtement de rechange dans mon sac? Qu'est-ce que vous attendez de moi exactement, hein ? Qu'on aille vous payez un autre t-shirt ?" elle soupire en le fixant droit dans les yeux. Elle est coupable, mais elle n'a pas tué quelqu'un tout de même !

Alors qu'elle allait de nouveau répliquer, le sol se met étrangement à trembler. Eden pose son regard vers le comptoir. Les gobelets de plastique s'agitent, les grilles sur lesquelles reposent les pâtisseries en font de même, et font danser les gâteaux. Machinalement, Eden pose sa main sur son ventre et fixe alors son voisin. De la panique commence peu à peu à s'immiscer en elle, alors que les secousses se font plus fortes. Un tremblement de terre ! Et que faut-il faire déjà ? La jeune fille réfléchit vite. S'éloigner des fenêtres, s'accroupir, se couvrir la tête ... Prier, pour ceux qui le peuvent. Par réflexe, elle agrippe sa main au bras de son voisin et l'entraîne avec elle à l'autre bout de la pièce, le plus loin des fenêtres. Ils contournent un mur, se retrouvant dans un couloir qui mène aux cuisines. Ne bougeant plus, elle s'accroupit et invite la victime de son lait au miel à en faire de même. "On parlera de votre t-shirt collant après si vous le voulez bien !" Ironique jusqu'au bout, c'est du Eden tout crachée ça...

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