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 Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie

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MessageSujet: Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie   Ven 21 Mar - 1:06


|Papa won't preach|
Because he's in trouble deep
and being a Stone is fucking hard, it means being cold and alone  
and sometimes you just... Fail.


31 janvier 2015

Je crois que je suis officiellement accro à mon travail.

Ce qui est une bonne chose lorsqu’on y pense vu que les seules choses qui réussissent à véritablement me passionner dans la vie c’est soit les femmes ou bien la physique cantique. Et on ne peut pas aborder les deux de la même façon, une bien grande erreur si vous voulez mon avis. Je veux dire, la physique est ce qu’elle est, et certes, l’univers est vaste, mais les règles élémentaires, on ne peut pas les changer, on a toujours de quoi retomber sur ses pattes et toujours un moyen de se rattraper pas vrai? Je veux dire… Je peux passer des heures devant ce tableau blanc, Clyde 2.0 soit disant au passage, à écrire divers équations et me passer inlassablement les deux mains dans mes cheveux… Je finirai bien par trouver la solution, pas vrai? Oui, c’est de cette façon que j’ai réussi à bâtir ma fortune et que je suis… eh bien, Harry Stone, parce que j’ai les neurones qu’il faut, suffisamment connexion de synaptiques pour me pencher sur ce genre de problème et trouver la solution. Les femmes en revanche… Je veux dire, il suffit de regarder mon passé et de voir à qui je dois signer les chèques en fin de mois pour se rendre compte que les choses ne sont pas aussi faciles. On ne peut définitivement pas les aborder comme de la physique, pourtant ça m’aurait bien facilité la tâche il y a quelques années et… Mon dieu pourquoi est-ce que mon esprit dérive sur Fiona dans un moment pareil? C’est fou, à chaque fois que je me mets à travailler, je peux presque l’entendre hurler en espagnol dans le fond, encore enceinte, de notre deuxième enfant, me jetant à la figure tout ce qui lui passait sous la main. Ah, elle a toujours eu le don pour les véritables disputes, injustifiées la plupart du temps, mais bon que voulez vous, les hormones, un mari souvent absent avec une assistante trop charmante et voilà. Pourtant je le dis et je le répète, j’ai toujours été fidèle, pendant les brèves années on nous avons été mariés, je l’ai toujours été.

Nouveau soupir, concentre toi Harry.

Je me passai une main dans les cheveux, assis en tailleurs sur mon bureau, ma veste longtemps oublié, les manches de ma chemise retroussées jusqu’aux coudes, mes yeux passant d’un tableau à l’autre. Tous disposés devant moi, remplis de formules et de croquis et… Hmm… Je crois que j’ai fait ça depuis des heures, je ne vois pas la solution. Dès que je commence à me pencher sur un problème de nouveaux surgissent, quelle idée de me lancer dans une idée révolutionnaire de faire tout un corps humain entier version robotisée et performante? Et la gravité? Et l’éthique? Et comment gérer les variations de température?
“Harry?”
Je n’avais même pas réalisé que j’avais fini par me prendre la tête entre les mains, cherchant un élément dans la classification périodique des éléments qui était gravée dans ma tête… Je me redressai, posant les yeux sur Jane, mon assistante à qui j’offrais un sourire.
“Qu’est-ce que tu fais là…" Je jetai un coup d’oeil à ma montre. “Jane il est 23heures, ton mari doit s’en doute s’inquiéter.”
“Oh diable Joshua, j’ai quelque chose pour toi.”
Je la regardai intrigué avant de remarquer qu’elle avait une boite entre les mains. La blonde me l’a tendi et je m’en emparai, plus que curieux, avant de l’ouvrir et… de tomber sur un gâteau d’anniversaire. Au chocolat. Avec une bougie en forme de 40.

Attendez…
Ne me dites pas qu’on est déjà le 31 janvier?


Je… Je veux dire, j’ai parlé il y a quelques mois de cela avec Billie de faire une éventuelle fête et de réunir tout le clan Stone et… merde. C’est aujourd’hui. Des mois d’équation et voilà, je finis par me perdre. Merde, merde, merde. Vite, dis quelque chose Harry, ne reste pas là avec la bouche grande ouverte.
“Euh… je…”
“Les gens normaux disent merci Harry, allez souffle ta bougie et fait un voeu.”
“Okay.”
Je soufflai la dite bougie, sans pour autant formuler de voeu. Jane tu le sais que je n’ai plus 5 ans. Je posai ensuite le gâteau avec le plus grand soin du monde à côté de moi sur la table. Hmm… Merde. Quarante ans. Wow. Je peux entendre les échos de ma conversation avec Billie, pas la peine de s’inquiéter pas vrai? Quarante ans ce n’est même pas vieux, il me reste encore plein de temps pour… Pour quoi? Avoir enfin ce prix nobel? Acheter un autre hôpital? Me remarier? Hmm… Bonne question.
“Harry… Et si tu rentrais chez toi? Je veux dire, tu es là depuis des jours, je suis certaine que tout ça peut attendre hmm… Tu pourrais rentrer et manger ton gâteau avec ta fille.”
“... Magdalena, manger avec moi?” Au moins, Jane aura réussi à me faire rire, c’est à peine si je croise ma fille, je veux dire, oui, on vit dans le même appartement mais on arrive très bien à s’éviter. Jane poussa un soupir et se rapprocha de moi pour déposer un baiser sur mon front. “Tu sais, elle préfère qu’on l’appelle Maggie.” Oh okay. Mon assistante qui doit parler plus souvent à ma fille que moi connait ce genre de détails. 40 ans, père râté… À qui la médaille? Jane finit par partir sans que je le remarque, je finis par bouger dix minutes plus tard, m’enparant de mes clés de voiture. Le trajet jusqu’à chez moi fut des plus rapides et enfin, je me retrouvai assis sur le canapé, le gâteau posé sur la table basse, moi avec un couteau dans les mains. Non mais sérieux, j’ai un mauvais pressentiment, si je le coupe… Il va se passer quoi? Pas le temps de se pencher sur la question, j’entends déjà le bruit caractéristique de quelqu’un qui chercher ses clés. Hmm… Je réfléchis à toute vitesse et je ne sais pas pourquoi j’ai le coeur battant en apercevant enfin Magdalena… Maggie.

“Hmm… Tu veux un bout de gâteau? Il paraît qu’on a quelque chose à célébrer toi et moi.”

Probablement les premiers mots échangés en deux semaines après notre altercation sur ce qu’il devait y avoir ou pas dans notre frigo. (Et si j’ai envie de foutre mon portable et mes sous vêtements dedans, je le ferai, merci). Mais bon… Il n’est jamais trop tard pour faire des efforts pas vrai? Et puis merde c’est ma journée… Bon okay il ne me reste qu’une heure mais tant pis.
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MessageSujet: Re: Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie   Dim 23 Mar - 17:38

50 nuances des Stone
L'histoire d'un père et d'une fille que lient seuls les liens du sang, et non ceux du cœur.


« J'arrive dans dix minutes, garde moi une bière bien fraîche et une place à coté de toi. » Ce qu'il y avait de bien lorsqu'on était une jolie fille de seize ans à peine, c'est qu'on avait pas besoin de se questionner sur comment se finirait sa soirée. C'est l'époque où l'on préfère claquer tout l'argent de ses parents dans des conneries inutiles, plutôt que de réfléchir au sens de la vie. La vérité, c'est qu'on est bien bête lorsqu'on a seize ans, et Maggie, comme toute ses amies, se préparait ce soir là à rejoindre une énorme fête à la discothèque de la ville. D'un sms, elle prévint son amie Emma de son retard, tâchant en vain de faire sécher son vernis plus vite. Et dire que quelques années plutôt, la miss ressemblait à un garçon... A la voir comme ça, personne ne l'aurait cru. Seulement derrière le pantalon de cuir noir qu'elle portait ce jour là, se cachait encore la pauvre gamine maltraitée par ses camarades. Et sous ses cheveux ébouriffés, elle cachait bien son jeu. Soufflant sur ses ongles, elle se précipita devant sa valise qui n'était toujours pas déballée depuis son arrivée ici, et fouilla dedans pour trouver ses doc Martens vernies noires. Après une série d'injures, elle finit par sortir ses petites merveilles de son imposante valise, pour les déposer au sol, et les enfiler. Toujours en soutient-gorge, elle attrapa un t-shirt qu'elle avait acheté il y avait peu de temps, agitant la main droite dont le vernis n'était pas tout à fait sec.

Après sa bataille avec son vernis, qu'elle finit tout de même par gagner, elle finit par sortir de la chambre, ses imposantes chaussures claquant sur le sol. Maggie tendit l'oreille, marchant à pas de loup. Cela faisait bientôt une semaine qu'elle évitait son père... ou plutôt qu'ils s'évitaient mutuellement. C'était son géniteur et pourtant elle n'avait rien à lui dire. Elle redoutait de le croiser parce qu'elle savait que leur relation était totalement inexistante. Il la supportait chez lui, en contrepartie elle ne le dérangeait pas et vivait discrètement sa vie. C'était ce qu'elle avait comprit et qu'elle respectait. Enfin, ce n'était même pas une question de respect, c'était devenu une habitude et elle ne voyait pas cela autrement. Après tout ils avaient beau être du même sang, elle avait la sensation de n'être qu'une étrangère pour lui... Tout comme il était un étranger pour elle.

« Hmm… Tu veux un bout de gâteau? Il paraît qu’on a quelque chose à célébrer toi et moi. »
Une voix la fit sursauter, alors qu'elle attrapait enfin les clés qu'elle cherchait depuis tout à l'heure. Ne s'y attendant pas, elle pivota d'un seul coup vers la fameuse voix grave, découvrant, à sa plus grande surprise, son père assit là, tout seul. Pour le coup, elle s'attendait à tout sauf à cela. Elle fronça les sourcils, se répétant ce qu'il venait de lui dire dans la  tête, victime d'une nouvelle surprise. De quoi est-ce qu'il parlait ? La petite blonde laissa se passer un léger silence avant de répondre, un sourire en coin venant se loger sur ses lèvres en comprenant. « Laisse moi deviner, c'est Jane qui t'a dit de rentrer pour manger ton gâteau avec moi, c'est ça ? » Elle fit quelques pas vers lui, soupirant. « Ne fais pas cette tête là, j'ai peut être arrêté le lycée mais je ne suis pas stupide pour autant. » Elle ajouta, s'approchant encore jusqu'à finalement arriver devant la table basse. Elle fixa le fameux gâteau, comprenant que ce n'était certainement pas lui qu'il l'avait acheté. Une telle pâtisserie avait été faite avec grande affection, et elle doutait franchement que son père puisse être aussi narcissique... Quoique.

Après une petite hésitation, qu'elle se garda bien de montrer d'ailleurs, elle finit par venir s'asseoir près de lui, curieuse. « Alors comme ça, tu te sens tellement seul que tu vas jusqu'à fêter ton anniversaire avec ta fille ? Je ne te pensais pas si désespéré. » Elle leva les yeux vers lui, souriant en coin. « Ça te fais quel âge, soixante-dix ? » Elle se mit à rire. Certes elle le taquinait, voir le provoquait, mais elle s'était assise et lui parlait. Parce que comme toujours, l'envie d'en savoir plus sur cet homme que sa mère détestait tant était omniprésente. Au fond, ils ne savaient rien sur l'un ou l'autre. A part sans doute, qu'il était un connard, et elle une petite garce rebelle.

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MessageSujet: Re: Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie   Sam 29 Mar - 1:56

Je crois qu'il y a un proverbe qui dit qu'il n'est jamais trop tard... J'ai juste envie de dire que c'est un tas de conneries là tout de suite, évidemment qu'il est beaucoup trop tard. C'est plus qu'évident, Harry est passé de mode et Magdalena, pardon, Maggie, n'a vraiment plus besoin de moi. Est-ce que cette pensée m'attriste? Non pas vraiment, le concept de la famille m'a toujours échappé pour la bonne et simple raison que je n'ai jamais compris pourquoi est-ce que je devais être autant dépendant d'autres personnes. Je suis ma propre personne, moi Harry Stone, moi tout seul et je crois que le monde se porterait bien mieux si tout le monde était un peu plus égoïste. Mais ça ne n'est que mon avis et que peut être... Hmmm... il est un peu trop tard pour que je me lance dans de la philosophie de bas étage. Bref, je suis là, avec mon couteau dans la main et je fais un effort. Ai-je soudainement gagné en maturité en l'espace d'une journée? J'en doute, très sincèrement, j'en doute. Elle ne fit pas demi-tour ce qui était déjà un bon point en soit, j'arquai un sourcil tandis qu'elle me parlait de Jane. Est-ce que je suis prévisible que cela? Non, sérieusement, c'est une véritable question, si je le suis, il va vraiment falloir que je revois mes priorités... et sérieusement. Je ne bronchai pas à la remarque et je fus quelque part content tandis que Maggie, ma fille soit dit en passant, je sais que j'oublie de le préciser mais voilà, finit par s'installer à quelques centimètres de moi sur le canapé. Sa prochaine phrase eut au moins le don de me faire rire et je me retins de lui tirer la la langue avant de tout simplement répondre.

"... Quarante ans puisque tu poses la question si gentiment." Et oui, son père commence à se faire vieux. Un peu trop vieux, mais elle doit s'en moquer complètement. Où sera t-elle et que fera t-elle à quarante ans? C'est une question beaucoup plus intéressante. Et où est-ce que je serais moi? Pas de doute qu'elle me refilera à une maison de retraite dès qu'elle en aura l'occasion, qu'est-ce que je raconte, pas de maison de retraite pour moi, je vais finir ma vie sur une île privée un point c'est tout. "Et crois moi ça m'enchante vraiment de partager mon gâteau avec toi Magdalena." Moi sarcastique? Non, pas vraiment, sincère alors? Encore moins, difficile de savoir sur quel pied danser avec moi et tant mieux, j'aime bien entretenir une part de mystère. Ce qui ne devrait pas être le cas avec mon... enfant. Non décidément, le rôle de père célibataire ce n'est pas fait pour moi. J'aimerais bien lui demander si elle a des nouvelles de Fiona ou même de son petit frère mais ça risquerait de gâcher l'ambiance. Je décide de tout simplement et de couper le gâteau avec des gestes précis tout en continuant de parler. "Je veux dire je pourrais m'enfiler ça tout seul et dans quelques années quand je ferai une crise cardiaque à cause de tout ça, tu toucheras le gros lot." Qu'est-ce que je raconte, j'en sais rien mais je me sens obligé de combler le vide, et pourquoi est-ce que je coupe ce gâteau en six moi? Là encore, je ne sais pas pourquoi, on se détend Harry, vous n'êtes que deux, personne ne va débarquer à l'improviste.

"Oui c'est toi l'aîné, c'est toi qui risque de toucher le plus, sympa pas vrai?" Quatre enfants, il ne faut pas que j'oublie qu'au total j'ai quatre enfants, je ne sais même pas si Maggie est au courant de mon second mariage et de mon autre vie. Bonne question, ce n'est pas comme si je prévoyais ce genre de choses... "Bref, je sais que tu t'en fous et que tu n'as pas envie d'être là mais est-ce qu'on peut juste bouffer ce putain de gâteau sans s'envoyer des piques ou autre? Je suis un peu trop fatigué et franchement je crois que tu commences à devenir un peu trop douée à ce jeu-là." Je posai enfin le couteau avant de montrer une part de gâteau. Oui, des assiettes on doit avoir ça quelque part. Je pars quelques secondes dans la cuisine et je reviens avec deux assiettes et même des des petites cuillères, je ne savais même pas qu'on avait tout ça, je mange rarement et encore moins ici. Je lui donnai sa part avant d'enfin lever le regard vers elle.  "Oh et contrairement à ce que Fiona a pu te raconter, tu tiens ça de moi." Il n'y a pas à dire vraiment, vive la génétique, et puis on dit bien, tel père, telle fille... non? J'ai vraiment beaucoup de mal avec les dictons et autres.  
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MessageSujet: Re: Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie   Dim 30 Mar - 21:37

50 nuances des Stone
L'histoire d'un père et d'une fille que lient seuls les liens du sang, et non ceux du cœur.


Cela faisait bien quelques semaines qu'elle ne l'avait pas vu. Non pas que cela la chagrinait ou même la rendait heureux, mais l'étonnement de le voir assit sur le canapé, seul était plutôt grand. A vrai dire, cela ne lui faisait ni chaud ni froid. Elle avait beau prendre de grands airs, elle ne le détestait, ni ne l'aimait. C'était un étranger pour elle. Il n'avait pas vraiment été présent pour elle, même quasiment pas (on ne pouvait pas vraiment compter les appels rapides au téléphones, lesquels elle faisait en sorte de raccourcir de plus en plus au fil des années). C'était comme ça, et pourtant elle ne le détestait pas tant que ça pour autant. Elle était habituée, elle ne lui demanderait jamais plus. Elle ne ressentait pas le besoin d'avoir un père, elle pensait pouvoir tout affronter seule. D'ailleurs même en venant à Los Angeles, son but n'était pas réellement de rencontrer son père. C'est ce qu'elle avait dit à sa mère, c'est ce qu'elle avait fait... Mais au fond rien n'avait vraiment changé. Les deux Stone ne se voyaient que rarement, et c'était très bien comme ça.

Et pourtant, lorsqu'il le lui avait proposé, elle avait rangé les clés dans sa poche et était venue s'installer près de lui. Elle ne le touchait pas, mais se trouvait proche de lui, elle pouvait presque sentir son odeur, dont elle avait été privée. La vérité c'est qu'elle était curieuse d'en savoir plus sur ce mystérieux type dont elle ignorait tout. Tiens d'ailleurs, la curiosité, n'était-ce pas un trait de caractère qu'elle tenait de lui ? « ... Quarante ans puisque tu poses la question si gentiment. » Avait-il répondu d'un air sarcastique, lorsqu'elle lui avait demandé quel âge toutes ses bougies représentaient, demandant pour le taquiner si elles étaient bien soixante-dix. « Ouah, eh bien tu prends de l'âge. » Dit-elle, souriant en coin. Elle devait bien malgré elle avouer qu'il ne les faisait pas tant que cela, ou du moins qu'il s’embellissait avec l'âge. Elle l'avait toujours trouvé laid et con sur la photo de mariage que sa mère avait caché dans un carton de la cave, et qu'évidement la miss avait déniché. Ou alors peut-être était-ce de la faute du bourrage de crâne de sa mère ? Celle ci répétant inlassablement, dès qu'on parlait de lui, qu'Harry était un véritable connard. A force, ça avait dû rentrer dans le crâne de l'ex petite brune. « Tu te fais des teintures hein ? Avoue. T'as quasiment pas de cheveux blancs. » Elle demanda, plutôt sérieusement malgré la moquerie qui se ressentait dans sa question.

« Et crois moi ça m'enchante vraiment de partager mon gâteau avec toi Magdalena. ». Elle fut tout sauf convaincue; levant un sourcil et croisant les bras. N'en faisait-il pas un peu trop ? « ...Ah ouais ? » Elle afficha une mine sceptique, inspirant. « Et c'est Maggie. M-A-G-G-I-E. » La blonde avait réellement horreur qu'on l'appelle de son vrai prénom. C'était d'ailleurs pour ça qu'elle faisait croire à tout le monde qu'elle s'appelait réellement Maggie. Magdalena... Non mais quelle horreur. Harry se mit donc à couper le gâteau, et Maggie devina à sa mine qu'il cherchait quoi dire de plus, gêné du silence qui commençait à s'installer. Elle ne fit rien pour l'aider, croisant légèrement les jambes et l'observant d'un air à la fois méfiant et curieux. Elle ne savait, comme lui, pas vraiment sur quel pied danser lorsqu'elle était avec lui. « Je veux dire je pourrais m'enfiler ça tout seul et dans quelques années quand je ferai une crise cardiaque à cause de tout ça, tu toucheras le gros lot. » Elle cligna des yeux, surprise par la connerie qu'il avait trouvé à sortir. Elle fronça les sourcils. L'argent était quelque chose dont elle se fichait éperdument, contrairement à son père. C'était le cadet de ses soucis. Certes elle en avait besoin pour vivre, mais après tout, comme il venait de le dire, elle n'emporterait aucun billet verre dans sa tombe... Et si elle avait eu à choisir entre l'argent et les gens qu'elle appréciait, elle aurait choisit sa famille, malgré tout, elle. Enfin, elle se gardait bien de faire une quelconque réflexion à ce sujet. Après tout, elle ne connaissait pas toute l'histoire, et n'avait que la version sûrement très exagérée de son espagnole de mère. « Oui c'est toi l'aîné, c'est toi qui risque de toucher le plus, sympa pas vrai ? » Elle haussa les épaules. « Si tu le dis. » Elle inspira. « Ça ne m'intéresse pas. » elle lâcha d'un ton un peu leste, créant un nouveau silence.

Maggie finit par se rendre compte du léger malaise qu'elle venait de créer avec sa phrase un peu sèche. Mais il reprit, d'un air un peu las, elle l'écouta. « Bref, je sais que tu t'en fous et que tu n'as pas envie d'être là mais est-ce qu'on peut juste bouffer ce putain de gâteau sans s'envoyer des piques ou autre? Je suis un peu trop fatigué et franchement je crois que tu commences à devenir un peu trop douée à ce jeu-là. » Elle le fixa, restant un moment sans réaction, avant de lentement se redresser pour s'enfoncer dans le canapé. Elle finit par doucement hocher la tête, levant les yeux vers le plafond. « T'as raison. » approuva-t-elle seulement. Lui se leva pour aller chercher des assiettes, et elle fut presque surpris de voir qu'il savait où elles se trouvaient, lui qui ne venait quasiment jamais ici... Elle n'était même pas sûre de l'avoir déjà vu manger à l'appart. « Oh et contrairement à ce que Fiona a pu te raconter, tu tiens ça de moi. » Elle prit l'assiette qu'il lui tendait en lâchant un léger rire, venant en même temps glisser ses doigts entre les siens pour attraper une petite cuillère. Ouah, premier contact depuis des semaines... « Maman dit énormément de choses sur toi. » Elle tâchait de trouver un sujet de conversation. « Je me suis toujours demandée si c'était vrai, ou qu'elle essaye de se convaincre qu'elle est mieux sans toi. » Elle glissa un morceau de gâteau dans sa cuillère et la porta à ses lèvres. Après quelques bouchées, elle poursuivit. « Et j'en conclus qu'il y beaucoup de conneries, et quelques vérités. Et certaines choses que je ne peux pas savoir, comme par exemple que Paupaule est apparemment minuscule. » Elle ne pu s'empêcher de rire. « Bon, en tout cas le gâteau est super bon. » Enfin, elle se donna la peine d'esquisser un vrai sourire.

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MessageSujet: Re: Papa won't preach cause he's in trouble deep - Maggie   Sam 5 Avr - 23:03

"Pas la peine de me faire la leçon de morale avec ton prénom kiddo, c'est ta mère qui l'a choisi, j'ai juste du hocher la tête et dire amen le jour de l'accouchement." Je m'étais senti obliger de préciser ce léger petit détail parce que c'était la vérité. Je veux dire, le jour de la naissance Maggie j'étais... dans un état second, je veux dire, si on m'avait dit il y a quelques années qu'un jour moi, Harry Stone, connard de service, je serai père, pas de doute que j'aurais bien rigolé. Je n'ai tout simplement pas le profil et décidément pas les épaules qui faut. Et puis quand elle est née il y a seize ans de cela et qu'on a fini par la mettre dans mes bras, je me suis dit que franchement, le reste n'avait pas d'importance, le prénom, savoir si j'étais à la hauteur tout ça... C'était juste un tout petit être comme ça, dans le creux de mes bras... Juste ma fille. Et à l'époque, tout me paraissait plutôt facile, j'ai même essayé de me prêter au jeu lors des premières années et je me rappelle encore des quelques rares moments passés en compagnie de Maggie. Avant que tout dérape évidemment. Et maintenant je suis un vieux con en train de manger un gâteau avec ma fille de seize ans, qui pourrait tout aussi bien être une étrangère que cela ne ferait pas la moindre différence.

Fiona parlait encore de moi? Cela ne m'étonnait qu'à moitié, selon elle, j'avais complètement ruiné sa vie mais bon... Elle a eu quelques années de mariage décentes, un divorce où elle a pu garder la maison et les enfants et en plus avoir une bonne compensation financière... Franchement, je ne vois pas ce qu'il y a de si raté là tout de suite. Ou peut être que c'est encore ma tendance à croire que l'argent peut résoudre tous les problèmes ou juste parce que Fiona a essayé... Elle a trop essayé de sauver ce pauvre Harry et de lui faire croire que l'amour, la famille, c'était ce qu'il y avait de plus important. Non, franchement, je ne lui en veux pas, mais j'étais déjà une cause perdue depuis le départ. Je poussai un soupir avant de reporter mon attention sur mon gâteau et sur Maggie et je manquai de m'étouffer avec ses prochains mots. Pas besoin de test de paternité, c'est bien ma fille. "Ce n'est pas la taille qui compte ma chérie c'est définitivement la façon dont on s'en sert et je pourrais t'expliquer tout ça en long en large et en travers mais je suis certain qu'il y a des lois contre ça donc..." J'haussai les épaules, continuant à manger. Pas besoin de traumatiser cette pauvre Maggie, le but d'être parent c'est tout de même d'espérer que ses enfants auront une meilleure vie que la sienne pas vrai... Et je ne suis peux être pas le père de l'année mais oui, pas de doute que j'aimerais qu'elle fasse mieux, qu'un autre de mes petits Stone fasse mieux. Certes, si elle se marrie un jour elle changera probablement de nom de famille mais on ne change pas son ADN et elle sera toujours ma fille quoi qu'il advienne. (Mon dieu, est-ce que c'est le chocolat qui me rend aussi niais? Probablement.)

Je poussai un autre soupir, me disant que dans le fond ce moment n'était pas des plus désagréables et je passai ma main libre dans mes cheveux, cherchant quelque chose à dire. Pas de toute qu'elle n'a pas une très haute estime de sa mère... Sinon elle ne serait pas là, sur mon canapé à moi, je veux dire, de tous les endroits du monde, et ce même si elle une future star, elle aurait pu aller à New York, loin de tout ça, loin de son cher Papa et très loin de ce cher Harry. "Et qu'est-ce que tu veux que je te dise... la vérité sur Fiona et moi? Oh bien sûr que je pourrais te dire la vérité, après tout je n'ai absolument aucune raison de te mentir... Je veux dire, ce n'est pas comme si je me souciais bien de ce que ça pourrait te faire au niveau psychologique et blabla... Tu es ma fille après tout, tu es une Stone, tu vas finir en thérapie comme moi." Moi voir le futur? Oh non, c'est juste que je sais d'expérience que la plupart des Stone ont souvent ce genre de problème, alors autant la mettre en garde sur le champ. Je ne suis pas pessimiste non, juste un putain de réaliste, ce qui doit bien être mon problème.  "Bref, par où commencer? Ça n'a pas toujours été comme ça entre ta mère et moi. J'ai vraiment été amoureux d'elle et tout, genre le truc immonde qu'on voit dans les films. Mais merde, ça n'a pas marché." J'hausse les épaules avant d'engloutir un peu plus de ma part de gâteau, je suppose que personne ne parle des histoires d'amours ratées dans les films ou même les romans à l'eau de rose. Personne pour vous dire que même si vous faites de votre mieux pour contenter votre femme vous êtes tout de même vous et vous ne pouvez pas vraiment vous empêcher d'être vous même dans le fond...

"Et par parce que je l'ai trompé... Ça non désolé, je ne fais pas et ce contrairement à tout ce que Fiona a pu dire sur le sujet."  Autre haussement d'épaules. "Et oui, il est bon ce gâteau. Tu veux une autre part? "
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