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  “ The big One. ” | Intrigue

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MessageSujet: “ The big One. ” | Intrigue   Mar 8 Avr - 11:00






the big one, le 14 février
Caroline O.L. Hastings & Arsène M. Smith
22h56

« - Je te hais tu le sais ça ? » Dit-il alors qu'il était au téléphone avec Caroline. « - Me faire sortir le soir de la st valentin, c'est comme si tu voulais que je m'exhibe devant des midinettes désespérées. » Il posa son stylo plume et changea le téléphone d'oreille. « Non, c'est faux... je ne me cache pas à l'hôpital. Je... Je bosse. Non t'as raison, bon d'accord j'arrive. Donne-moi 15 minutes et je te rejoins. T'as intérêt à m'offrir un verre. » Et il raccrocha, posant son téléphone sur son bureau, un léger sourire sur les lèvres. Voilà maintenant trois ans que son chemin avait croisé celui de Caroline et il devait l'avouer, il aimait ce petit lien entre eux. Depuis ce fameux jour à l'école où travaillait la jeune femme, ils avaient décidé de devenir bons amis et aujourd'hui encore c'était toujours sympa d'aller boire un café avec elle ou de sortir tout simplement. Au fond, elle lui ressemblait dans certaines choses tout en restant complètement différente de lui et de toutes les femmes qui avaient croisé. Arsène n'était pas un pervers, mais il avait pour habitude de toujours dire « pourquoi pas » quand il croisait le chemin d'une jolie brune et avec Caroline, ce n'était pas arrivé. Peut-être parce qu'elle l'avait pris pour un psychopathe pédophile la première fois que leur regard s'était croisée, qui sait ? Mais quelque part, il la respectait. La première fois qu'ils s'étaient vue, après avoir rit de la situation, elle l'avait tout de suite invité. Il n'était pas indifférent à sa nature joviale et à sa gentillesse. Elle était fière, courageuse et surprenante. Douce aussi. Elle était normale, peut-être que c'était ce qui la caractérisait le mieux pour lui. Et parfois, même le pire des fous-furieux ne peut dire non à un peu de normalité. Alors, si maintenant il avait confiance en Caroline, si maintenant il pouvait lui parler librement et même parfois s'ouvrir, ce n'était pas forcément le cas il y a trois ans. La jeune femme l'avait surement compris. Arsène prenait son temps pour connaitre les gens et pour leur faire confiance et Caroline était encore là après toutes ces années. Ils continuaient à trainer, à discuter, à rire et quand il était question de sortir, un non n'était jamais une option.

Ce soir c'était la st-valentin et Arsène s'en fichait royalement. Il n'avait pas fêté l'évènement depuis tellement longtemps qu'il s'était habitué à une tradition ridicule et complètement folle : un jour avant, il allait acheter des chocolats et des sucreries qu'il se faisait livrer à lui-même le lendemain. Il avait invité Caroline à faire le « shopping des chocolats de la st-valentin » une fois. Elle s'était bien moqué de lui, mais c'était assez drôle de s'envoyer des cartes ridicules et une tonne de chocolats. Il était un peu tard quand même et bientôt la folie du 14 s'évanouirait pour laisser place à une journée comme une autre : le 15. Arsène attrapa avec lui une des boîtes qu'il achetait chaque année et qu'il n'avait pas eu le temps d'entamer. Une toute petite boîte de pralinée venue de France. Quitte à le manger, autant le faire avec Caroline. Elle ne dirait sûrement pas non à des chocolats Français. Il garda son téléphone dans sa poche et arriva aux The Terrace Café à 23h22.

Il n'avait pas besoin d'être sur son 31, après tout il se baladait toujours avec une classe folle, sans doute parce qu'il aimait qu'on le voie comme un mec ultra cool. Il aperçut Caroline, assise tranquillement à une table en centre de la terrasse. Il prit place en face d'elle et lança un très sérieux :

« - Où est mon verre ? » À peine la question posait qu'un serveur posa un verre de whisky devant lui. Oh, le timing de fou. Il afficha son plus beau sourire avant de dire : « - Tu m'as eu. Je t'ai apporté des chocolats, histoire de plonger dans le cliché de la st valentin avec honneur et fierté. » Il sortit la petite boîte de sa veste et le posa sur la table. « - Tu vas bien ? Qu'est-ce que tu as fais ce soir ? »

Elle l'avait invité un peu à la dernière minute et bien qu'il était content de passer le reste de la soirée, il se demandait ce qu'elle avait fait jusqu'ici. Peut-être une soirée de folie entre célibataires. Ça pouvait être fun. Arsène devait l'avouer, il était un peu protecteur vis-à-vis des relations de Caroline. Peut-être était aussi un peu de la jalousie, il ne savait pas trop. Il ne se compliquait pas vraiment la tête avec la jeune femme. Il était toujours dans un esprit de légèreté et de tranquillité avec elle.

La première secousse allait arriver dans un peu plus de dix minutes... 23h34 approchés.
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MessageSujet: Re: “ The big One. ” | Intrigue   Jeu 10 Avr - 5:56




The big one
Ft. Arsène & Caro
" Vous partez déjà les filles ? Vraiment ? " Elle adressa un petit regard désespéré à sa bande de copines. La soirée battait son plein au Terrace Café et la jeune femme était ravie d'avoir retrouvé son QG pour faire la fête et boire un verre entre copines. Sauf qu'il était à peine 22h30 et que ses copines prévoyaient de partir bientôt. Et elle ? Elle n'avait pas envie de rentrer chez elle, du moins pas tout de suite. La soirée de Valentin était assez déprimante comme ça, alors elle ne voulait pas se retrouver seule chez elle. Encore seule. Elle esquissa un sourire et fit un signe à ses copines pour leur dire qu'elle revenait avant de sortir du café. Elle apprécia la fraîcheur de l'air sur sa peau chauffée par la multitude de gens qui se bousculaient là-dedans, et la chaleur du café. Elle composa rapidement un numéro, celui de son copain de soirées. Elle entendit une voix pâteuse lui répondre et elle n'hésita pas avant de s'exclamer : " Je t'attends. Maintenant. Au Terrace C. Dépêche-toi, hein ? Je veux pas finir la soirée toute seule." Façon abrupte pour commencer une discussion mais elle connaissait assez bien le jeune homme pour savoir que si elle lui proposait les choses gentiment, il allait discuter .. et ne pas venir. Alors qu'en lui ordonnant, ça marcherait mieux. « - Je te hais tu le sais ça ? » Elle poussa un petit soupir et acquiesça tandis qu'il continuait sa complainte : « - Me faire sortir le soir de la st valentin, c'est comme si tu voulais que je m'exhibe devant des midinettes désespérées. » Elle lâcha un petit rire et répliqua : " Petit un, tu m'adores. Et de deux, c'est moi la midinette désespérée, alors ramène tes fesses, d'accord ? " Elle réfléchit avant de rajouter : " Et ne me sors pas l'excuse de l'hôpital, tu te caches toujours derrière l'hôpital." Un soupir du jeune homme qui répliqua : « Non, c'est faux... je ne me cache pas à l'hôpital. Je... Je bosse. Non t'as raison, bon d'accord j'arrive. Donne-moi 15 minutes et je te rejoins. T'as intérêt à m'offrir un verre. » Elle faillit pousser un petit cri mais se contenta de lui dire qu'elle lui en offrirait même deux avant de raccrocher. Elle rejoignit ses copines, le coeur plus léger. Elle adorait Arsène, vraiment .Et pourtant, leur première rencontre était assez ... spéciale. Si on lui avait dit 3 ans plus tôt qu'elle serait amie avec ce jeune homme hors du commun, elle aurait ri et répliqué "sûrement pas.". En fait, elle l'avait pris pour un pédophile, ou un pervers. Souvent devant l'école, en train de guetter, elle l'avait repéré et tout feu tout flammes, elle l'avait incendié avant de se rendre compte de sa méprise, et de l'inviter pour s'excuser. Depuis, ils étaient inséparables. Ou presque. Ils sortaient beaucoup ensemble, riaient beaucoup et finalement, se ressemblaient plus que ce qu'il n'y paraissait.

Elle finit par saluer ses copines qui la laissèrent seule à sa table, et elle regarda platement son verre devant elle, en soupirant. Elle commanda une nouvelle tournée, en précisant bien au serveur qu'un jeune homme la rejoignait. Elle avait vu une lueur taquine dans son regard. Peut-être la prenait-il pour une fille désespérée en ce soir de St-Valentin. Et peut-être l'était-elle. Elle était seule, désespérément seule depuis son retour à L.A. Elle avait fui Logan du mieux qu'elle pouvait, et les hommes par la même occasion. Ce fut Arsène qui la tira de ses pensées en se plantant devant elle, sourire aux lèvres, prenant place en face d'elle. « - Où est mon verre ? » La jeune femme n'eut même pas le temps de répondre que le serveur rappliqua avec le whisky du jeune homme et un cocktail pour elle. Elle le remercia d'un sourire tandis qu'Arsène la contemplait, surpris avant de lâcher : « - Tu m'as eu. Je t'ai apporté des chocolats, histoire de plonger dans le cliché de la st valentin avec honneur et fierté. » Elle lui sourit et poussa un petit cri de joie en voyant la boîte qu'il sortit de sa veste : " Tu es le meilleur valentin dont je pouvais rêver. Merci beaucoup. Moi par contre, je n'ai que ce verre de whisky à t'offrir, et tout plein d'autre si tu veux." Elle arqua les sourcils et rit malicieusement en ouvrant la boîte de chocolats : " Et des chocolats à partager aussi." Elle en prit un dans sa bouche, ravie. « - Tu vas bien ? Qu'est-ce que tu as fais ce soir ? » Elle haussa les épaules et soupira : " Une soirée entre copines. Enfin, entre filles désespérément célibataires le soir de St Valentin. Prétendant s'amuser tout le long de la soirée alors que chacune pleure un mec, ou sur son célibat. Génial, hein ? J'aurais peut-être du m'inscrire à un truc de speed-dating." Elle sourit avant de reporter son attention sur le brun : " Et toi ? Je t'ai tiré d'un ennui profond ? Plongé devant un film insipide et banal ? Avoue." Elle rit doucement en attendant la réponse du jeune homme. Elle sentait que la soirée serait parfaite. Amusante et douce, comme toujours avec le jeune homme. Elle se trompait, mais ça, elle l'ignorait. Elle ne savait pas que dans quelques minutes à peine, sa vie allait être bouleversée. Enfin, sa soirée tout au plus. Elle ne savait pas qu'une secousse allait faire de cette soirée l'une des Saint-Valentin les plus mémorables de sa vie.
© Belzébuth
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MessageSujet: Re: “ The big One. ” | Intrigue   Lun 14 Avr - 13:47






the big one, le 14 février
Caroline O.L. Hastings & Arsène M. Smith
23h27

Il n'y avait pas beaucoup de gens dans sa vie qui le comprenait ou qui passait du temps avec lui. Arsène était loin d'être le genre de personne très sociable, mais il avait la manie d'aller vers les gens, de parler avec une familiarité exagérée et parfois ça lui permettait de se faire des liens avec des gens exceptionnels. Le loup solitaire qu'il était, se permettait de temps en temps d'être avec d'autres. Même s'il s'était habitué à une certaine solitude, il ne pouvait refuser la compagnie de personne qui lui permettait de faire passer le temps plus rapidement. Caroline en faisait partie. Parce que malgré les défauts du jeune psychiatre, elle avait réussi à voir qu'il y avait bel et bien une personne derrière tout ça. Après ces dernières années, elle était devenue une amie importante et même s'il ne le disait pas ou qu'il ne le montrait pas, Caroline était bien plus qu'une simple connaissance qui le suivait au fil des années. La preuve était là : Il commençait à s'ouvrir à elle, à dévoiler des choses de sa personne. Peu de gens arrivaient à voir les doutes et les peurs d'Arsène. C'était un spécialiste pour cacher ce qu'il ressentait. Il y avait encore beaucoup à savoir sur lui et beaucoup à savoir sur elle et Arsène se plaisait dans ce lien qui était né entre eux. Il aimait découvrir Caroline chaque jour un peu plus et il aimait le fait qu'il n'était finalement pas si seul que ça. Il avait beau de ne pas savoir ce qu'une famille était réellement et il avait beau s'en moquer, il savait qu'être accompagné dans la vie par des gens de confiances était une nécessité à sa propre conscience. Quelle utilité il y avait à affronter le monde si personne n'était là pour partager les meilleurs instants de sa vie . Mieux que personne, Arsène savait parfaitement ce dont l'homme avait besoin pour survivre, physiquement et émotionnellement, et la compagnie est un remède contre le malheur.

Un léger sourire avait pris place sur son visage lorsqu'il avait raccroché. Il sentait que la nuit serait amusante et pleine de surprise. La façon dont elle lui avait "ordonné" de venir l'avait fait rire. Il n'y avait rien de grossier dans sa façon de lui dire de venir, mais il y avait comme une barrière qui s'était effondré. Comme s'il pouvait tout se permettre avec elle et vice-versa. C'est pour cette raison qu'il n'attendit pas. Sa blouse blanche se retrouva automatiquement sur le siège de son bureau alors qu'il attrapa une petite boîte de chocolat. Il se retrouva très vite en face de la jeune femme, sur la terrasse du café. Ce soir-là, il n'avait rien de mieux à faire non plus. Il était du genre à ne jamais rien fêter. Ni Noël, ni le nouvel an, ni son propre anniversaire. Oh, il aimait faire la fête, mais ne supporter faire ce genre de chose. Il y avait un air d'obligation, à chaque fois. Comme s'il ne pouvait pas faire autrement qu'aller à la fête de machin pour inaugurer son nouvel appartement. Arsène préférait fêter la vie, quand il en avait envie. C'est-à-dire tous les jours si possible. Automatiquement assis, on lui apporta un verre. Un bon whisky, voilà ce dont il avait besoin.

« - Tout plein d'autre ? Oh oui. Tu vas faire pleuvoir des verres d'alcool sur ma tête et je compte sur toi pour me tenir les cheveux pendant que j'irais vomir dans les toilettes. » Il plaisantait, riant alors qu'il piocha dans la boîte pour prendre un chocolat. Visiblement Caroline n'avait pas échappé à la traditionnelle sortie entre filles le soir de la St-Valentin. Il aurait bien aimé venir, juste pour draguer une ou deux de ses amies. C'était le meilleur moment de l'année pour profiter de la vulnérabilité des demoiselles en détresse.

« - Le speed dating ! Il faut qu'on essaye ça un jour. On va bien rire. » Se rencontrer en moins de 5 minutes et essayer de récolter le plus de numéro possible, en voilà une bonne idée ! En plus, cela voudrait dire qu'ils se croiseraient sur la même table. Il se demandait quelle technique elle utiliserait pour mettre dans sa poche les pauvres mecs en face. Elle ferait surement un truc avec ses cheveux, avant de rire de bon coeur. Ça faisait craquer n'importe qui ça. « - Non, pas de film cette année. Juste du trie. J'essaye de classer mes dossiers en trois catégories : en cours, terminés et cas qui ne finiront sans doute jamais. Super, hein ? » Il attrapa un nouveau chocolat et but une gorgée de whisky avant de rajouter : « - Tu aurais dû passer chez moi on lieu de sortir. On se serait maté un film et je t'aurais fait une vraie pizza maison. Tu te serais beaucoup plus amusé et en prime, je t'aurais laissé choisir le film de ton choix. Donc tu aurais pu te faire plaisir et mater Ryan Gosling. » Il haussa les épaules. C'était tant pis pour elle. (Et tant mieux pour lui en vraie, parce qu'il n'était pas du tout du genre à regarder des films romantiques.) Arsène était parfois assez casanier. Dès qu'il pouvait rester chez lui pour ne rien faire, il en profitait. On ne pouvait pas lui reprocher d'aimer son énorme appartement.

« - D'ailleurs, pas de mec en vue dernièrement ? » Il s'adossa un peu mieux à son siège, un sourire moqueur sur les lèvres. Caroline était quelqu'un de bien et Arsène avait un peu peur de se montrer protecteur avec le temps. Il n'était pas spécialement au courant de toutes ses histoires de coeur, mais il se disait simplement qu'elle ne méritait pas de souffrir. Oui, Arsène savait se montrer attentionné. Il faisait toujours attention à tout, au moindre petit détail. Il savait qu'elle type correspondrais en Caroline. D'ailleurs, y a pas de meuf sexy dans le coin ? Arsène lança un coup d'oeil à l'espace, repérant ainsi deux femmes assissent plus loin.
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MessageSujet: Re: “ The big One. ” | Intrigue   Dim 20 Avr - 17:47




The big one
Ft. Arsène & Caro

Maintenant qu'elle avait convaincu Arsène de la rejoindre, elle savait que sa soirée risquait d'être plus amusante, et au moins, ils pourraient presque passer pour un couple aux yeux de tous, ce qui éviterait de faire d'elle, une célibataire pour ce triste jour. Son visage s'éclaira lorsque le jeune homme prit place en face d'elle et rapidement le whisky qu'elle lui avait commandé arriva devant lui, lui extirpant une moue admiratrice. Elle lui en promit plein d'autres, et elle le vit rire avant qu'il ne réplique : « - Tout plein d'autre ? Oh oui. Tu vas faire pleuvoir des verres d'alcool sur ma tête et je compte sur toi pour me tenir les cheveux pendant que j'irais vomir dans les toilettes. » Elle lâcha un petit rire et haussa les épaules : " Je suis d'accord pour faire pleuvoir les verres de whisky, mais pour la prochaine étape, euh .. Tu pourras te passer de moi. Je t'adore, hein, tu le sais ? Mais peut-être pas au point d'aller te tenir les cheveux. Quoique ... Si vraiment, tu as besoin de moi." Elle roula des yeux, malicieuse, comme souvent avec lui. Ils adoraient se taquiner, se chercher et ensemble, ils s'entendaient à merveille. Dire qu'au début, elle le prenait pour un pédophile, elle en riait souvent et ne manquait pas une occasion de lui rappeler cette rencontre qui avait pourtant conduit à une belle amitié. Il sortit des chocolats, ce qui rendit la brunette d'encore meilleure humeur et ils commencèrent à piocher tandis qu'elle lui raconta sa soirée de St-Valentin. Banale, comme toujours. Soirée entre copines, à pleurnicher sur les cons qui leur avaient brisé le coeur ou à se promettre cette année de trouver le bon, ou d'être plus à l'aise avec les plans Q, bref rien de nouveau sous le soleil. Elle lui avoua avoir du s'inscrire à un truc de speed dating. Au moins, elle aurait rigolé et elle aurait tenté de faire l'effort de séduire pour la St-Valentin. A sa grande surprise, le jeune homme sourit et hocha la tête : « - Le speed dating ! Il faut qu'on essaye ça un jour. On va bien rire. » Elle lui décrocha un clin d'oeil et acquiesça. " On a qu'à se faire ça pour l'an prochain. Même avant si on en a vraiment marre du célibat et des soirées cinéma. Ca peut être marrant, j'ai jamais essayé. En plus, si on fait ça tous les deux, on sera forcé de se retrouver coincés à une table toi et moi. Je pourrais voir si tes techniques de drague se sont améliorées ou si jouer le pédophile reste toujours ton bonus." Elle lâcha un petit rire, s'imaginant déjà la scène. C'était sûr qu'ils allaient se marrer. Elle demanda ensuite au jeune homme ce qu'il avait fait lui de sa soirée, s'attendant au traditionnel soirée ciné et il secoua la tête en riant : « - Non, pas de film cette année. Juste du trie. J'essaye de classer mes dossiers en trois catégories : en cours, terminés et cas qui ne finiront sans doute jamais. Super, hein ? » Elle grimaça et lâcha malicieusement : " Encore pire que moi mon pauvre." Il hocha la tête et lui dit : « - Tu aurais dû passer chez moi on lieu de sortir. On se serait maté un film et je t'aurais fait une vraie pizza maison. Tu te serais beaucoup plus amusé et en prime, je t'aurais laissé choisir le film de ton choix. Donc tu aurais pu te faire plaisir et mater Ryan Gosling. » Elle rit, il la connaissait vraiment bien. Elle adorait Ryan Gosling, c'était son homme idéal. " Oh oui, j'aurais adoré. Remarque, on peut toujours le faire, hein ? Une nuit blanche avec Ryan, ça me dit bien pour finir la St-Valentin. Avec toi aussi, hein, t'en fais pas, je t'oublie pas." En même temps, elle savait qu'il détestait les comédies romantiques. De temps en temps, il se prenait au jeu pour lui faire plaisir, c'était tout. Elle enfourna deux chocolats dans sa bouche et but une gorgée de son cocktail tandis que le jeune homme lui demanda : « - D'ailleurs, pas de mec en vue dernièrement ? » Elle le fusilla du regard, elle avait perçu la touche moqueuse du jeune homme. Il adorait se moquer de moi. Elle ne lui racontait pas tout, mais en général elle aimait bien avoir son avis. Elle se renfrogna un instant en pensant à son ex et haussa les épaules : " Mon ex est de retour en ville. Mais, j'espère pas le croiser de nouveau. C'est trop compliqué lui et moi. Je l'avais dans la peau, lui aussi. Mais il a jamais pu tenir tête à sa famille." Elle souffla, elle avait raconté sa vie à Arsène, il savait pour la famille mafieuse, leur histoire à la roméo et juliette. Bref, il savait tout. " Je suis un cas désespéré, que veux-tu ? Mais au moins, ce soir, on a l'impression que je suis en couple. Et avec un beau mec en plus. Désolée, je risque de te casser la baraque si tu avais des plans drague en vue." Elle rit, effleurant la main du jeune homme pour rire. Elle était toujours tactile, et il ne s'en plaignait pas. Du moins, pas devant elle. " Et toi, aucune nana pour te briser le coeur ? " Elle lui sourit, il était plus discret qu'elle sur sa vie, elle devait souvent l'interroger pour tout savoir.

© Belzébuth
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MessageSujet: Re: “ The big One. ” | Intrigue   Sam 26 Avr - 13:17






the big one, le 14 février
Caroline O.L. Hastings & Arsène M. Smith
23h31

C'était finalement une bonne chose. Être avec Caroline lui apportait la fraicheur nécessaire pour pouvoir supporter les choses les plus communes du monde. Lorsqu'il était avec elle, il savait que l'ennui ne serait jamais au rendez-vous. C'était une particularité qui était propre à la jeune femme et plus le temps avançait, plus Arsène était content d'avoir une telle amie à ses côtés. Elle était précieuse, d'une certaine façon. Il était content d'être là, à cette table. Il était content d'avoir ce verre de whisky dans les mains et d'avoir le sourire de la jeune femme en face. Finalement, la soirée semblait plus que prometteuse et la conversation s'engageait déjà dans cette routine qui leur étaient propres. Il n'y avait pas vraiment de limite dans ce qu'ils disaient. Arsène n'avait jamais de limite quand il parlait. Mais avec Caroline les choses pouvaient être encore plus ouvertes, il se confiait à elle. Ce n'était pas très récent, ayant du mal à faire confiance aux gens, mais aujourd'hui il pouvait l'admettre : Il y avait des moments où Arsène s'ouvrait et disait le fond de sa pensée comme il ne le disait à personne. Caroline s'en était surement du compte, ils se côtoyaient depuis tellement longtemps maintenant qu'ils avaient appris certaines choses l'un de l'autre. Elle était vraiment plus qu'une amie, c'était une vraie confidente. Une vraie épaule solide sur laquelle il pouvait pleurer. Personne n'avait cette place dans sa vie, du moins personne du sexe opposé. Il n'accordait pas autant d'importance à tout le monde. La jeune femme ne s'était surement pas rendu compte de la place qu'elle avait prise dans la vie du psychiatre.

Il ria à son tour. Il n'avait pas vraiment de cheveux, mais l'image était amusante. Lui, penchait sur une cuvette des toilettes, recrachant le surplus d'alcool qui traînait dans son ventre et Caroline à ses côtés, lui tenant les cheveux, comme une bonne copine. C'était un peu l'image de l'amitié féminine dans le plus grand des clichés.

« - Et j'aurais besoin de toi ! » Et il termina d'un trait son verre, le secouant alors pour montrer qu'il était vide et que c'était le moment où jamais d'en recommander un autre. Arsène n'était pas un grand buveur, il se contentait d'un verre ou deux quand il était avec Caroline. Il était le genre de gars qui n'aimaient pas se retrouver un matin, l'esprit à l'ouest par des images inexplicables. Il faut dire qu'il avait un certain respect pour l'institutrice. Il n'avait pas envie de faire une connerie, l'alcool guidant son cerveau. Il savait qu'il était capable de beaucoup de connerie dans ses moments-là. La jeune femme lui raconta alors sa soirée : rien de bien extraordinaire. Et sur cette idée, Arsène était convaincu que sa présence changerait la donne de la nuit qui ne tarderait pas à se finir dans une demi-heure. La Saint-Valentin était réellement une blague. Mais l'idée de Speed Dating que proposa Caroline lui donna des idées. Et visiblement Caroline était complètement d'accord avec l'idée de tenter l'expérience un jour ou l'autre.

« - haha. Mes techniques de dragues sont extraordinaires. Tu seras bluffé. » Elle lui rappelait cette scène à l'école où ils s'étaient rencontré pour la première fois. Arsène en avait ri, parce qu'il ne pouvait pas faire autre chose que rire face à une telle situation. Mais au moins l'idée était prête à être essayé. Arsène s'en souviendrait et inscrirait sans doute la jeune femme sans qu'elle ne s'en rend compte pour ensuite allait la kidnapper chez elle et la forcer à mettre une jolie robe. Ils étaient ainsi. Il n'y avait pas de gênes, de véritables secrets. Caroline était libre de débarquer dans sa vie, à n'importe quel moment.

« - On est des cas désespérés. » Lança-t-il en souriant, alors qu'il venait de raconter un bout de sa soirée. C'est vrai qu'entre elle qui était venue ce soir avec ses copines et lui qui s'était enfermé dans son bureau à trier ses dossiers comme si c'était le meilleur moment de l'année, ils avaient encore du chemin à faire. Heureusement que cela n'avait pas tant d'importance, ni pour lui, ni pour elle. Il lui raconta alors la soirée qu'elle aurait pu passer chez lui et sans surprise il obtenu un rire dans la jeune femme

« - Tu m'oublieras à la minute où Monsieur aura montré son joli petit minois sur l'écran. » On lui avait servi un autre verre, qu'il savourait déjà. Peut-être qu'ils rentreraient chez lui après tout. Ils avaient encore du temps et Arsène était le genre de personne qui aimait improviser. Totalement. Il aimait voir au fur et à mesure et changer d'avis à la dernière seconde pour faire autre-chose. C'était sa façon de vivre. L'hésitation et l'incertitude étaient des piliers pour aller vers l'avant et découvrir des choses qu'il n'aurait jamais découvertes s'il était resté à suivre une seule et unique option. Il demanda alors en Caroline si elle avait quelqu'un en vue. Question pertinente et non souhaitée. Elle lui répondit alors que son ex était de retour. Généralement, ce n'était pas une bonne chose et c'était surtout synonyme de problème. Et puis la dernière phrase lui rappela à quel point la famille pouvait être un problème. L'histoire de Caroline n'était pas facile et elle ne cessait de se compliquer au fur et à mesure. Il lui offrit quand même un sourire réconfortant alors qu'elle rajouta de nouveau quelque chose. Elle positivait. C'était la meilleure chose à faire dans ce genre de situation.

« - On dit que l'interdit attire beaucoup de femmes. » Il en riait alors qu'elle lui demanda si quelqu'un allait lui briser le coeur. « - Pour l'instant, personne. Rien de sérieux du moins. De toute façon, je suis encore dans un stade de... » C'est alors que son regard se posa sur son verre. La boisson qui était à l'intérieur bougeait de droit à gauche. C'était discret, mais cela ne cessait d'augmenter en vitesse. Le visage souriant d'Arsène prit alors une tout autre couleur, levant la tête pour regarder les lustres de la terrasse qui bougeaient à leur tour. Arsène senti que quelque chose n'allait pas. Un lustre tomba sur la table d'un couple, une femme cria même. Arsène s'était levé de sa chaise, se retournant alors vers la plage qui était juste en face. Il ne voyait rien. Jusqu'à ce que la secousse se fasse sentir. Rapidement. Et qu'il aperçut durant quelques secondes l'océan se lever. « - Putain de merde... »

23h34.

« - Caroline ! » À peine s'était-il retourné, tendant la main vers Caroline, qu'une vague de plusieurs mètres de haut englobés déjà l'ensemble de la terrasse.
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MessageSujet: Re: “ The big One. ” | Intrigue   Dim 11 Mai - 22:19






the big one, le 14 février
Caroline O.L. Hastings & Arsène M. Smith


Tout se passait bien, même très bien en réalité. C'était bon d'être auprès de Caroline. C'était toujours bon d'être auprès des gens qu'il aimait et Arsène le savait. Il pensait souvent à sa mère, qui était trop loin de Los Angeles, autant physiquement que mentalement. Maintenant, il avait appris à s'ouvrir à Caroline, au fil des ans. Peut-être qu'il aurait dû s'ouvrir plus tôt, mais c'était quelqu'un qui prenait son temps pour faire confiance aux gens. Aujourd'hui, il avait pleinement confiance en Caroline. Il n'avait pas peur - bien qu'il n'avait jamais peur en réalité - de dire quoi que ce soit avec elle. Elle savait l'écouter, c'était bon. Lui faisait ça avec tout le monde, mais c'était vrai que personne n'avait encore jamais réellement pris la peine de l'écouter lui, en dehors de vieille connaissance dont il ne pouvait se séparer. Caroline avait persisté à rester auprès de lui, sans jamais lui en vouloir d'être discret sur sa vie. Sans doute avait-elle compris dès le départ qu'Arsène n'était pas ce qu'il semblait être. Elle l'avait bien pris pour un pédophile au tout début, pour se rendre compte de son erreur. Oui, il était bien avec Caroline et rien n'allait gâcher cette st-valentin improviser.

23h34

Il avait tenu sa main, comme lorsqu'on cherche à attraper la chose la plus importante de sa vie avant un danger. Et en l'occurrence, cette chose, c'était Caroline. Mais il avait à peine eut le temps de voir son visage un dernier moment avant qu'une énorme vague ne le propulse en avant. Le néant se fit alors. Il ne comprit que trop bien ce qui arrivait, et son instinct de survis le pousser à s'agripper à quelque chose, n'importe quoi. Le seul souci c'est que tout ce qui était sur la terrasse venait de se faire pousser vers l'intérieur de la ville. Dans la nuit, Arsène ne pouvait rien voir, ce qui l'empêchait de voir les choses ou même de penser à quoi que ce soit. Il se prenait des coups, des choses le frôlaient, d'autre ne passaient pas inaperçu. Il senti alors tout son être se cognait à l'un des palmiers du coin, mais la vitesse à laquelle il s'était fait emporter et la façon dont il ne savait plus distinguer le haut du bas l'avait fait lâcher prise. Quelque chose lui perfora l'abdomen, avant qu'il n'arrive à s'accrocher à un autre arbre, respirant avant à la surface. Il avait mal, tellement mal. Il s'agrippait de tout son être, alors qu'il ne sentait même plus son bras gauche. Quelque chose lui avait gratté le dos, qui saignait librement alors que son costume qui l'avait tellement mis en valeur était désormais en lambeau. Sa jambe droite était à nus, il avait l'impression qu'un truc était entré dans son muscle. Non, ce n'était pas une impression. Il avait perdu une chaussure aussi...

Mais ça n'avait pas d'importance. Il essayait de réfléchir. Il essayait de respirer à mesure que l'eau continuer de le coller à cet arbre. Il n'y avait plus de ville, plus d'océan. Tout était d'un coup sombre, les lumières au loin s'éteignait tellement vite... Combien de temps avait-il passé sous l'eau ? Allait-il survivre au mal qu'il endurait ? Et Caroline, où était-elle ? Il continuait à s'accrochait, se disant que c'était le plus important pour l'instant. Oui, qu'il devait tenir le coup.

Il ne vit pas sa vie défilait devant ses yeux. C'était pourtant ce qui aurait dû arriver, puisque sa vie était en jeu. Mais non. Il n'y avait rien dans sa tête. Absolument rien. Le vide total dans son esprit, comme s'il ne voulait pas croire un seul instant ce qui était en train de lui arriver. Tout semblait se calmer ainsi. L'eau continuait son chemin, alors que le sel qu'il avait en bouche ne voulait pas le quitter. Il resta là, jusqu'à ce que ses yeux finissent par s'accoutumer à la noirceur de la ville et qu'il se rend compte d'où il était. Il était tellement loin de la plage ! L'eau semblait s'être calmé, le courant étant moins fort. Il était en plein milieu d'une grande route, des bâtiments sur les côtés. Il avait pénétré dans la ville, sérieusement ? Il n'arrivait pas à reconnaitre l'endroit, mais il regarda l'un des bâtiments. Une dizaine d'étage. Voilà qui pourrait être utile. Il avait besoin d'aide. Peut-être que s'il arrivait à se glisser jusqu'à un des balcons, peut-être pourrait-il se faufiler à l'intérieur ? Il prit de grande respirations avant d'aller de l'avant. Le courant était encore assez fort, c'était parce qu'il était accroché qu'il avait cru à l'inverse. Il se senti se faire prendre par le courant, mais il arriva à s'accrochait à l'un des murs du bâtiment.

Il hurla en se hissant sur le mur avant de se laisser tomber de l'autre côté. Ce qui était dans sa jambe s'enfonça pour ressortir de l'autre côté. Un bout de métal, peu importe. Cela le fit hurler comme jamais. Il se releva légèrement. Il était dans le balcon de quelqu'un, une personne avec des enfants visiblement au vu de la petite moto qu'il y avait devant lui. Il retira sa veste avant d'arracher un morceau de sa chemise qu'il garda en bouche. Il fallait retirer ce truc, dans sa jambe. Ce qu'il fit sans attendre. Le mieux c'était de le faire tout de suite, sans compter. Il hurla de nouveau avant d'accrocher un bout de sa chemise sur la plaie. Il fallait éviter que le sang circule, au risque de trop perdre. Il tenta de se relever, son bras gauche lui faisant mal, mais il ne pouvait s'empêcher de regarder le côté droit de son abdomen. Il avait l'impression d'être un morceau de viande qu'on aurait haché à l'usine.

« - Il y'a quelqu'un ? » Il poussa la porte de la véranda, entrant dans un salon à moitié défoncé. Il avait l'impression que quelqu'un avait cambriolé l'endroit, pourtant ce n'était pas ça. Une fissure dans un des murs lui fit comprendre que c'était un tremblement de terre qui avait sans doute causé le tsunami... Il se rappela d'une chose qu'ils avaient répété aux infos. Un séisme qui aurait dû avoir lieu depuis longtemps... et si c'était ça ? Il y'avait de l'eau jusqu'à ses chevilles, mais Arsène entra dans la demeure sans voir personne. Il piqua d'ailleurs un tee-shirt qui était là et qui allait trop large, mais il avait besoin de se couvrir. Il ne faisait pas si chaud que ça et sa chemise n'était plus portable de toute façon. « - Hé ho ? » Il disait ça comme un appel à l'aide, dans le couloir de l'immeuble. Il savait qu'il n'était pas seul, mais pourtant c'était l'impression qu'il avait.

00h02

Le bâtiment tremblait. Ça recommençait. Quelle heure était-il ? Arsène avançait le long du couloir, boitant, cherchant les escaliers de secours, alors que le bâtiment bougeait terriblement. Un nouveau séisme, l'eau grimpaient déjà à une allure folle. Il se fit de nouveau emporter, jusqu'à se retrouver face au mur du bout, où à côté il aperçu l'escalier. Il s'accrocha, mais c'était trop tard, le mur derrière lui céda et il tomba.

5h46

« - Ne bougez pas. » Il s'était réveillé en sursaut, avant de voir un type au-dessus de lui. « - Vous vous appelez comment ? » Non, ce n'était pas un adulte. Mais un enfant. « - Tim', laisse le jeune homme tranquille, viens ici ! » Arsène se sentait tellement faible.. Il regarda autour de lui, réalisant qu'il était sur le toit d'un bâtiment quelconque. Il faisait jour maintenant. « - Tenez, buvez. » Une femme maintenant lui tendait une bouteille d'eau. « - Ne vous inquiétez pas, les secours vont bien finir par arriver. » Elle disait ça, mais Arsène percevait de l'inquiétude dans sa voix. En se relevant pour boire, il aperçut que plusieurs personnes s'étaient réfugiées sur le toit. Ils étaient une bonne trentaine, voire plus. Et alors qu'il avait englouti toute l'eau, il aperçut la ville. Son coeur se serra.

11h24

De nouveau des cris, mais le séisme semblait moins fort que celui de la nuit précédente. Pourtant, Arsène trembla. Un bâtiment plus loin s'effondra complètement. Arsène avait repris un peu de force, bien qu'il n'était pas au top. Il avait légèrement peur pour sa jambe, mais ça irait. Les survivants avaient fouiné chez eux pour essayer de survivre sur le toit, sans pour autant mourir de faim. Ils distribuaient des couvertures, des vêtements... Un jeune jouait de la guitare. Comme si ça allait aider. Arsène portait désormais un bermuda avec son énorme tee-shirt. Un tee-shirt Star Wars d'ailleurs. Quelqu'un lui avait coincé le bras de façon à ce qu'il ne la bouge plus. Il l'avait bel et bien le bras cassé donc. Il n'avait rien dit, depuis qu'il était là. Il ne souvenait plus de ce qui s'était passé et sans doute la fatigue avait pris sur lui. Il était vers 13h quand des secours arrivèrent. Plusieurs hélicoptères, près à emmener tout le monde à l'abri, dans des hôpitaux sans doute. Arsène n'était pas prêt à partir. Quelque chose manquait, quelque chose qui avait le nom de Caroline. Il n'allait pas l'abandonner. Il n'allait pas partir sans l'avoir cherché. Et alors que la plupart des gens s'en allaient, lui descendait les escaliers péniblement, L'eau s'évacuant petit à petit, il ne restait plus qu'un bon mètre et demi. Il avait l'impression que le temps n'avait plus de limite et que la lenteur à laquelle il allait ralentissais encore plus les secondes qui défilaient. Il devait retourner à la plage, mais il sentait que c'était impossible. L'eau devait être encore recouvrir la majeur partie de l'endroit...

18h57

Il avait passé l'après-midi à chercher et à voir l'horreur de la situation. Il était en vie, oui, mais il avait l'impression qu'il ne se sentirait pas bien tant qu'il n'aurait pas trouvé la jeune femme. Comme si c'était vitale pour lui de savoir qu'elle allait bien. Mais plus il avançait, plus il savait que les chances étaient minces. Ils avaient été au premier plan du tsunami. Mais si lui était en vie, pourquoi pas elle ? Et la vie de Caroline valait sans doute plus que la sienne. Elle était douce, gentille, compréhensif... Un véritable ange. Il n'était pas le seul à chercher, il pouvait voir dans les rues d'autres personnes. Mort comme vivant. Les secours faisaient leurs possible pour aider au maximum et récupérer les morts, comme les vivants. Et alors qu'il désespérait sous le soleil, il laissa échappé un léger murmure, synonyme qu'il n'avait plus de voix. Il avait trop souvent hurlé son nom en une journée et maintenant qu'il l'avait retrouvé, il n'avait plus de voix pour l'appeler. De toute manière, ça aurait servi à quoi, elle ne l'aurait sans doute pas entendu. Elle ne lui aurait sans doute pas répondu. Il avait de l'eau jusqu'aux genoux, et se frayant un chemin parmi les débris. Il avait fait marche arrière, allant à l'opposer de la plage pour la chercher et là voilà. Elle était là.

« - Caroline... » Sa voix tremblait alors qu'il poussait une poubelle qui s'était mise sur son chemin. Elle était là, allongait sur le dos, les yeux ouverts, rivé sur le ciel bleu. Une partie de son corps étaient sous l'eau, coincé par quelque chose sans doute. Le reste flotté, suivant le léger courant. Il pleurait déjà alors qu'il s'était posé à ses côtés. Il espérait qu'elle soit en vie, mais elle ne respirait plus. Elle était tellement blanche. « - Je suis désolé, je suis désolé. » Et il pleurait, sans pouvoir s'arrêtait. Il venait de perdre une partie de lui, il le savait. Et il venait de le perdre de la pire manière qui soit. Sans pouvoir dire Au revoir, sans pouvoir dire je t'aime. Il resta près du corps de Caroline jusqu'à ce que les secours viennent à lui. Il avait gardé le silence, jusqu'à l'hôpital où on l'avait conduit.

Jusqu'à ce qu'il pleure de nouveau, en écrivant « Caroline Hastings » sur un papier.

FIN.   
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