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 Wounds never heal really - Jackson&Callie.

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MessageSujet: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Sam 26 Avr - 15:50

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

« Allez, encore un petit effort. » Callie serra les dents. Elle n'osait pas l'envoyer promener, pas lui. Son kiné semblait vraiment croire en elle et elle connaissait que trop peu ce sentiment. Par la baie vitrée, elle apercevait les oiseaux picorer sur la terrasse, les rayons du soleil venant chatouiller ses orteils. Lentement, il posa ses mains sur ses hanches et l'accompagna de nouveau vers le tabouret. Elle ne comptait plus le nombre d'aller et retour qu'elle avait fait, elle avait la tête qui tournait. « Vous progressez, bravo. » Il s'agenouilla à sa hauteur tandis qu'elle s'écrasait lourdement sur le tabouret, massant sa jambe avec frustration. Calmement, il enleva sa main et se mit à la masser, la couvant d'un regard qui la mettait presque mal à l'aise. Il s'appelait Dan, il était brun avec de grands yeux rieurs. Il était aux petits soins pour elle depuis son arrivée ici, depuis qu'elle faisait de la rééducation pour sa jambe. Quand il remonta son legging, elle eut un regard de recul devant l'énorme cicatrice qui balafrait sa jambe. Encore aujourd'hui, elle grimaçait à cette vision. C'était énorme, boursouflé, déformé. C'était moche et elle souffrait. « Vous allez bientôt pouvoir emmener votre fille jouer dans le parc. » Sa voix était douce, apaisante. « J'vois pas comment, je tiens toujours pas debout. » Et puis Ella n'avait pas l'âge d'aller au parc de toute façon. Rien que d'imaginer pousser la poussette devant toutes ces mères en pleine forme lui filait la nausée. « Vous y arriverez. Votre jambe est toujours là et elle se remettra. Maintenant, il vous que vous puissiez vous en remettre, vous. » Elle tourna la tête. Depuis l'accident, elle avait du mal à se remettre de quoi que ce soit. La douleur, l'absence, la culpabilité, tout semblait décupler depuis qu'on l'avait sortit des décombres. Il la massait toujours, affichant ce sourire si parfait. Parfois, elle avait l'impression qu'il flirtait, qu'il pensait sincèrement tous ces compliments à son égard et puis elle se rappelait, douloureusement, qu'elle n'était qu'une épave et qu'il était payé pour la remettre sur pied. « On vient vous cherchez où je vous appelle un taxi ? » Pour toute réponse, elle se redressa, récupéra ses béquilles et clopina vers la sortie. Une fois dehors, devant la clinique presque trop belle pour ses services, elle s'alluma une cigarette. Il avait dit qu'il passerait la prendre, il avait dit qu'il serait là. Elle attendit presque une heure, mais Jackson ne se pointa pas. Il avait oublié le rendez-vous ou alors il continuait de la fuir. C'est presque avec honte qu'elle commanda un taxi pour rentrer chez elle.

Le taxi la déposa devant le barking. Elle mit un temps fou avant de s'extraire du véhicule, grimaçant sous la douleur. Malgré la chaleur, elle portait un legging foncé qui couvrait l'intégralité de ses jambes. Par-dessus, un simple débardeur pourpre et une queue de cheval afin de ne pas gêner son visage. Après le tremblement de terre, ils avaient emménagés dans un appartement au-dessus du bar. Jackson n'avait, soit disant, rien trouvé de mieux et Callie était encore trop amoché par tout ça pour contester son choix. Son studio avait été reloué et leur ancien appartement c'était effondré, elle devait sûrement s'estimait heureuse d'avoir un nouveau toit sur sa tête. Alors qu'elle s'approchait de la montée d'escalier, un type surgit près d'elle, provenant de la cour située derrière le bar. Elle le reconnu immédiatement. « Salut. », dit-il simplement. Aidan. Le fiancé de Savannah, l'ennemi juré de Jackson. Callie ne le connaissait pas, elle en avait simplement entendu parlé par Jacks. Il était le co-gérant du bar d'après ce qu'elle savait, mais allait bientôt partir pour monter un restaurant sur Santa Monica. En silence, il lui ouvrit la porte et l'aida à grimper, avant de disparaître. Heureusement, l'appartement était situé au premier étage, ce qui réduisait quelques peu la souffrance quasi-quotidienne de Callie lors de ses déplacements. Elle était seule, Ella étant gardée par Dylan, la soeur de Scott qui se proposait souvent de garder la petite. Callie posa béquille et fardeau et s'allongea sur le canapé, avalant sa dose journalière de cachet anti-douleur et traitement contre sa bipolarité.

Elle se réveilla dans un brouillard. La pièce était plongée dans l'obscurité et les échos de la fête en dessous vinrent la tirer définitivement de ses songes. Elle sa massa les tempes, épongea la sueur sur son front. Encore une fois, elle se sentit tomber, oubliée, vide. Jackson n'était pas là, impossible de dire où. Elle retint une montée de larme. Finalement, elle se leva, lissa son débardeur qui n'avait rien de sortable hormis la poitrine qu'il soulignait et elle descendit. Quand elle poussa la porte du bar, les regards se tournèrent vers elle quelques secondes puis l'agitation reprit. Elle n'avait rien à faire là. Elle n'était plus la jeune femme désirable d'autre fois, la chanteuse émérite où la droguée volage. Elle était simplement elle, une mère cabossée, une femme négligée. Elle se traîna jusqu'au bar et fut surprise de voir Jackson. Il la lorgna, ne comprenant sûrement pas ce qu'elle venait foutre ici. Elle venait probablement de lui gâcher sa soirée, de lui faire louper la jolie brune assise plus loin. « Tu devais venir me prendre cette après-midi, à la clinique ... ».





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Sam 10 Mai - 13:39

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Quelque part, très profondément dans ses pensées, il pouvait penser qu’il n’était pas fait pour ça. Pour cette vie. Pour tout ça. Peut être même qu’il avait été fait pour vivre mieux. Il ne savait pas. C’était confus dans sa tête. Peut être qu’Isla était un peu rentrer dans sa tête. Avec son positivisme à la con. Ou alors c’était simplement d’avoir pu parler. Oh il ne savait pas. Et puis au final ça ne changeait vraiment rien. Sa vie était toujours la même. Et quoiqu’elle puisse en dire il ne voyait aucun moyen de l’améliorer. Il ne pouvait plus réellement recommencer à zéro. Il y avait des choses qu’on ne supprime pas sans être un parfait connard. Il ne pouvait plus ignorer que sa vie était ici, que Callie et Ella avait étrangement besoin de lui. Besoin de lui. C’était une notion qu’il n’assimilait pas. Qu’il ne parvenait même pas à assimiler. Comment on pouvait assimiler de pareil mot lorsqu’on était comme lui. On avait jamais besoin de lui. On avait surtout pas besoin de lui surtout. Ce n’était pas bon d’avoir besoin de lui. Il ne répondait jamais aux attentes. Ca ne mènerait à rien. C’était sûr. C’était comme ça dans sa tête, comme ça dans ses gestes. Et Isla aurait beau dire ce qu’elle voulait, ça ne changerait pas trop. Mais Callie avait besoin de lui. Callie était putain amoureuse de lui. De lui. Et personne d’autre. De sa gueule de con autodestructrice. Du dragueur invétéré qui la traîne dans la boue. De l’anti héros bourré de remords qui reste dans l’unique optique de ne pas être un connard. Sinon pourquoi ? Il en avait strictement aucune idée. Oh bien sûr, il l’aimait bien. Enfin il ne savait pas si c’était le mot. Mais il y avait quelque chose. C’était indéniable. Il n’y réfléchissait seulement pas trop. Mais ça raisonnait dans ses entrailles, ça lui brûlait la gorge parfois. Bien sûr, il y avait l’envie, le désir. Cette chose étrange qui aurait du partir, et qui ne partait pas. Il n’était pas habitué. Coucher avec la même femme plusieurs fois, pendant longtemps. Enfin ça ressemblait presque à une relation. Enfin pour ce qu’il en connaissait. Enfin ils habitaient ensembles, couchaient ensemble -enfin couchaient ouai- avait une fille ensemble… Ouai… On pouvait dire que ça ressemblait à un couple. Pas un couple heureux, pas un couple qui marche, parfois pas un couple du tout. Mais c’était sensé. C’était fait pour ça surement. Enfin c’est ce qu’elle voudrait surement. C’est ce que veulent les filles amoureuses non ? Et lui, il voulait quoi ? Est-ce qu’il pouvait seulement ? Le couple ? C’était une notion qu’il n’avait pas employé depuis longtemps. Depuis Ash en faite. Depuis ses étés avec la blondinette. Depuis qu’il avait un sourire con sur la gueule toute la sainte journée, et l’envie de découvrir chaque parcelle de son corps. Avec le recule on pourrait lui dire que c’était surement les hormones adolescente. Il avait du y avoir de ça. Mais avec Ash c’était plus. Et avec Callie ? Oh l’envie, le désir était bien là, étrangement. Il était si présent qu’il glissait même sur des détails. Il glissait volontiers sur son ventre peut être plus aussi fin qu’avant la grossesse. Et si on lui demandait il disait qu’il ne faisait pas gaffe au cicatrice. Même à la nouvelle. Oh bien sûr il n’allait pas jusqu’à dire que c’était beau, encore moins que c’était ça qui l’excitait. Ce n’était pas le cas. Mais ça faisait partie intégrante d’elle. Et puis elle était vivante, elle était forte, c’était une survivante. Elle était tellement plus forte que lui. Ca l’estomaquait souvent, ça lui tirait un sourire, ça augmentait son envie. Ou peut être que c’était d’elle dont il avait envie, pas d’un corps parfait qu’il pouvait trouvé et séduire assez facilement. Juste d’elle. Elle et son caractère de cochon qui le rend fou, elle et de sa violence exacerbé, elle et de sa putain de force, elle et sa poitrine - il ne fallait pas déconné non plus - et elle et le fucking plaisir qu’elle savait lui apporter. A croire qu’il y avait du bon à coucher plusieurs fois avec la même personne. Elle le connaissait. Elle savait s’y prendre il fallait croire. Ce n’était jamais aussi bon qu’avec elle. Alors pourquoi ne pas s’en satisfaire ? C’était déjà beaucoup ce qu’il disait. C’était déjà beaucoup ce qui l’attirait à elle. Il ne savait pas franchement ce que c’était. Une simple notion de respect - et dieu ce que ce n’était pas gagné chez lui, le respect pour une femme. Ou je ne sais quoi. Mais ça pouvait être suffisant. Et puis elle ne lui demandait pas grand chose. Elle lui demandait d’être fidèle. Et physiquement, généralement, ça collait entre eux. Enfin ça avait collé. Il aurait pu s’en satisfaire. Il aurait pu ne pas avoir besoin d’aller voir ailleurs. Mais il n’y avait rien à dire, pas d’excuse à donner, pas même de raison. Il était juste ce qu’il était. Un putain de connard qui voudrait ne plus en être un. Mais on ne se refait pas il paraît. Alors il était là, comme elle l’avait voulu, lui même et pas fier de l’être. Mais il ne faisait rien de plus.

La journée avait passé vite. Un peu comme une gueule de bois. Lentement donc peut être. Mais vite. Parce qu’on a l’impression de perdre des vides de vie dans notre mal de crâne. De toute façon la vie était une putain de gueule de bois à Jackson. C’était comme ça. C’était habituel. Alors évidement il n’était plus trop capable de dire ce qu’il avait foutu de la journée. Enfin rien de bien particulier. Il était aller bosser, le nez sous une bagnole, ou dans le capo, et puis il avait du tomber sur Parker, et ils étaient aller au bar, avant de prendre son service. Ouai. Une journée comme une autre en somme. Une journée ou il n’était pas capable de dire à quoi il avait bien pu penser. Une journée ou en somme il ne pensait pas, surement. Ce n’était pas trop son truc de réfléchir. Réfléchir apportait la conscience, et la conscience apportait la haine. Et la haine le faisait perdre les pédales. Il valait donc mieux éviter tout ça. Il avait pris son service en début de soirée. Il savait bien au fond que ça agaçait Callie de travailler si tard. Il lui avait même promis de demander à Savannah si on ne pouvait pas arranger ça. Mais c’était difficile. Avec le garage, il n’avait pas tant d’horaire de disponible. Alors il avait des soirs de repos. Et il avait promis de ne pas trop traîner après la fermeture du bar. Pas comme d’habitude. Mais bien sûr il trainait toujours. Quelques clients, clientes qui n’ont pas envie de bouger, et qui rit avec lui. Une tournée qui se paye en plus lui avec, pour le remercier de savoir si bien faire durer la soirée. Il est simple d’appâter Jackson avec un verre. Et puis il oublie l’heure le bougre. Jusqu’à ce qu’il voit la porte du bar s’ouvrir. Il s’apprête à dire que le bar est fermé lorsqu’il voit le visage de Callie. Son regard s’assombrit. S’étonne. Ca lui arrive peut de venir ici, et puis il est tard. Oh. Ca monte au cerveau. Il est tard. Le con. La brune pas loin de lui. Qui lui fait de l’oeil. A moins que ça ne soit lui qui lui en fasse. Il ne réfléchit pas à ça. Rigole. A regarder la manière de marcher de Callie. « Jacks tu ne lui dis pas que c’est une soirée privée sans boulet ? » Sa mâchoire se ressert, passant une main sur son visage il ravale l’envie de l’envoyer bouler. Qu’elle conne. Il n’en était pas sûr jusque là. Mais qu’elle pute. Son regard se fait suffisamment sombre pour la glacer sur place surement. Ce n’est plus du tout les regards charmeurs qu’il devait lancer malgré lui encore quelques secondes plus tôt. Il s’avance vers le bar à la rencontre de Callie. « Tu devais venir me prendre cette après-midi, à la clinique ... ». Fuck. Il ferma les yeux et laissa tomber sa tête sur le comptoir. Ca plus l’haleine alcooliser, plus la brune pétasse, il allait entendre ses oreilles siffler. Bon il pouvait dire qu’il avait oublié. C’était le cas, c’était crédible. Il était du genre à oublier tout un tas de chose. Une passoire. « C’est que… j’voulais te faire un cadeau, oh une breloque, un bracelet ou je sais pas, et j’allais penser à aller m’occuper d’Ella en sortant du garage… Et j’ai croisé un camion de marchant de glace… » c’était cohérent son histoire ? Il avait de la brume dans le cerveau, enfin de l’alcool plutôt. Il attrapa sa main dans les siennes « Enfin j’ai oublié… Je suis désolé. » Oh désolé il l’était. Mais est-ce que ça changeait grand chose ? Il repartit un moment vers l’autre côté du bar, ou était toujours accoudé la brune, deux blondes, et deux autres mecs. « On paie, je ferme. » lâcha-t-il déclenchant une vague de mécontentement. « Je ferme » redit-il fermement. La brune leva un sourcil. « Tu vas rentrer avec elle ? » Oh ce qu’il avait de lui en coller une. « Oui. » lâcha-t-il se contenant, mais paraissant sans appel. Evidement qu’il allait rentrer avec elle. D’une part ce n’était pas comme si il avait réellement le choix. D’autre part ce n’était pas comme si il avait envie de rentrer avec l’autre brune. Une fois l’alcool encaissé il retourna vers Callie. « Tu m’attends ? Je ferme et je te remonte, je te porte si tu veux. » Comme si ça pouvait le pardonner de tout. Il laissait vriller ses pupilles désolées dans les siennes, voyant pourtant que ça ne la calmait pas. Fuck.






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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Dim 11 Mai - 17:03

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

« Tu veux de la fraise sur ta tartine ? », demanda la voix mielleuse de Jackson par l'entrebâillement de la porte. Callie se trémoussa sous la couette, la remonta sous sa poitrine généreuse, lui souria. « Oui, avec beaucoup de miel aussi, merci. ». Elle se leva, intégralement nue, traversa la pièce pour accéder à la salle de bain. Dans le miroir, elle ne vit aucune cicatrice, aucune rougeur. Elle lissa ses cheveux de nouveaux soyeux dans son dos, observa son visage rieur et bronzé. Jackson la surprit de nouveau, un tableau dans les mains. Il portait simplement un boxer et son visage était aussi béat que le sien, en cet instant. « Avant de déjeuner, j'ai envie d'autre chose... », susurra-t-il, déposant le déjeuner sur la commode et l'attirant à lui. Il sentait bon les épices, l'encens et non les effluves d'alcool. Il la poussa sur le lit, embrassa son ventre, l'intérieur de ses cuisses, le contour de ses seins. Il embrassa son cou, mordilla ses oreilles, caressa le bas de son ventre avec envie, avec passion. Callie fixa le plafond, frissonnante, tremblante sous l'émotion, le désir. La chambre était grand et spacieuse, lumineuse avec les éclats du soleil réchauffant leurs pieds entremêles. L'appartement était bien plus beau que l'ancien, situé dans un quartier tranquille, en bord de mer. Une fois le désir assoupi, ils reposèrent leurs têtes sur l'oreiller, Jackson continuant à masser son dos, jouant avec les boucles de ses cheveux. Callie bascula la jambe qui aurait dû porter une cicatrice sur lui, l'encerclant, le manipulant pour être au-dessus, une main de chaque côté de son visage. De là, elle pouvait observer à sa guise l'alliance rutilante à son doigt. Jackson lui prit la main, l'embrassa là où se trouvait l'anneau. « Tu vas finir par la faire fondre à la fixer comme ça. » Non, elle ne pouvait pas l'abîmer, jamais.  « Désolé mais j'ai cru que tu te déciderais jamais. », plaisanta-t-elle. Ici, ils étaient ensemble depuis des années, sans pause prison, sans autre fille, juste eux. Pas d'alcoolisme chronique, pas de bipolarité, juste leur amour frôlant la perfection. « Je t'aime Calliope Garcia. »

***

Le nuage c'était évaporé bien vite maintenant qu'elle avait franchi les portes du Barking. Il était bien loin ce beau rêve alors qu'elle sentait tous les regards perçant posés sur elle. Elle clopina vers le bar, mal à l'aise, honteuse. En comparaison de toutes ces filles, elle était fade, insipide. Il était loin le temps où elle attirait les hommes comme des mouches, où rien qu'avec sa voix elle faisait craquer tout un groupe d'homme en rûte. Jackson lui-même n'avait pas résisté à l'époque, ses yeux plongeant dans son décolleté, s'arrêtant un peu trop sur ses fesses, ses mains frôlant ses hanches à chaque fois qu'elle glissait vers lui. En claudiquant vers le comptoirs, la démarche bancale, le visage triste, elle se sentit perdre pied, mais ne flancha pas. Pas moyen de montrer à cette pétasse qu'elle n'assurait pas ! « C’est que… j’voulais te faire un cadeau, oh une breloque, un bracelet ou je sais pas, et j’allais penser à aller m’occuper d’Ella en sortant du garage… Et j’ai croisé un camion de marchant de glace… » , bredouille-t-il, s'enfonçant un peu plus dans le ridicule. Callie baissa les yeux, mi- agacé, mi- chagrin. Près d'eux, elle sent le regard insistant de la jolie brune. Elle doit avoir deux ou trois ans de moins qu'elle, une étudiante peut-être. Elle a un jolie minois, presque trop naturel selon Callie. Ses yeux aussi clairs que les siens, ses cheveux ressemblent fortement à son ancienne chevelure. Elle se revoit en elle, avant, il y a une éternité. Elle reposa son regard sur Jackson qui se sent très con au vu des plis qui se forme sur son front. « Enfin j'ai oublié... Je suis désolé. », dit-il après lui avoir prit la main. « Tu ne m'as jamais rien offert Jacks. », dit-elle simplement, presque désolé. C'est ça la triste vérité. Pas de cadeaux, pas de surprise, juste des cris et des larmes et des cicatrices, ça, difficile de l'oublier. Elle le connaît, elle sait qu'il meurt d'envie de lui dire qu'Ella était quelque chose de lui mais s'il ose, elle le tue sur place. Malgré sa jambe, malgré la honte, elle saute par-dessus et lui fout la bouteille sur le crane qu'il semble avoir vidé avant son arrivé. Jackson s'éloigne tandis qu'elle reste debout, une main sur le bar pour s'accouder. « On paie, je ferme. », l'entend t-elle dire. Elle regarda l'horloge, en effet, il est tard, l'heure à laquelle il rentre en temps normal, quand elle dort, quand il n'as pas à l'entendre parler. Elle soupire, balance une mèche derrière son oreille. Callie le voit négocier, apparemment, la petite bande dont fait partit la brune n'est pas décidé à quitter les lieux. Elle le voit la regarder d'un mauvais oeil, elle la fille qui vient chercher son mec pour se coucher, qui vient l'emmerder jusqu'au boulot et lui rendre la vie impossible. Elle a presque envie d'hurler, d'assassiner cette pétasse allumeuse, mais rien ne vint, elle ne bouge pas, se contente d'attendre. Que ce qu'elle sait l'autre, de sa vie, de son « couple » ? Sait-elle qu'elle a faillit perdre sa jambe ? Que sa fille a eu de la chance de ne pas s'étouffer ? Que sa maladie la ronge autant que l'ignorance de Jackson ? Dans son regard, elle lit du mépris, du jugement, aucune sympathie. « Tu m'attends ? Je ferme et je te remonte, je te porte si tu veux. » Elle grimace. Derrière lui, elle voit nettement la brune sourire à grande dent. Ainsi que ses acolytes cacher leurs rires derrière leur derniers verres. Alors elle n'était qu'une invalide maintenant ? Une moins que rien ? Subitement, elle sent les larmes lui monter aux yeux, ses jambes frémir sous le pois de la honte. « Laisse tomber. Sers moi un verre plutôt. », dit-elle en se posant sur le tabouret, ignorant de son mieux la fine équipe plus loin. Jackson ne semble pas comprendre ce qu'il a dit ou fait de mal, comme toujours. Comme il ne voit pas qu'elle se sent seule, qu'elle crève de jalousie pour toutes ces autres qu'il regarde, qu'elle n'arrive plus à se voir autrement que comme une femme au corps mutilé, à la vie insipide. Jackson fini par la servir et elle s'enfile le verre, ne grimace même pas quand le liquide brûlant lui gèle le gosier. « Un autre. » Elle n'as pas envie d'être douce, ni sympa, elle veut juste oublier et si possible, ne plus ressentir la pression des vis dans sa jambe. Le second verre lui chauffe la gorge, c'est presque agréable et ça fait remonter tout un tas de souvenirs. « Encore. » Cette fois-ci, Jackson hésite. Elle n'as pas but autant depuis des mois, avant la naissance de Ella en fait. Elle avait arrêté, parce qu'elle se savait accro, mais là, c'est trop, elle en ressent un besoin presque viscéral. « Allez merde ! », dit-elle fermement. Peu importe que Jackson apprécie, peu importe qu'il la voit comme une malade mentale, de toute façon, rien de ce qu'elle faisait n'arrivait à l'impressionner. Alors que cette brune là-bas, elle avait tout pour lui plaire.





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Lun 12 Mai - 12:53

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Jackson il ne savait pas. Il ne savait pas jouer à ce jeu. A ce putain de jeu. Au jeu du couple. Il n’avait pas les bonnes cartes en main. Et pour tout dire il ne connaissait même pas les règles du jeu. C’était un tricheur invétéré, un de ceux qui prend des raccourcis, qui n’en fait qu’à sa tête, qui change le tout pour le tout. Alors forcément tout allait de travers. Forcément il ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Et forcément il en avait marre. Il en avait marre et il avait envie d’hurler. Hurler et frapper tout ce qui l’entoure. Juste pour exulter la violence de l’incompréhension. Juste pour se libérer de sa rage, de la haine qui grandit contre lui à chaque fois qu’il la voyait pleurer, s’énerver, s’agacer. Et forcément, elle ne faisait que ça. Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vu sourire ? Il se demandait s’il l’avait déjà vu sourire. Je veux dire, un vrai sourire, un sourire heureux. Pas un sourire de jouissance, ni même un sourire fatigué par leur jeu. Parce qu’entre eux ça avait toujours été un jeu. Un jeu de drogué, un jeu d’ami/amant. Un jeu tordu pour lesquels ils n’avaient jamais vraiment marqué de règle précise. Jackson croyait estimé légitimement que les règles du plan cul avait été clairement exprimé depuis des générations. Et Callie… Bah il n’avait jamais eu aucune idée de ce qu’elle pouvait bien penser. Forcément l’un dans l’autre ça ne ressemblait pas à grand chose. D’autant plus qu’ils avaient légèrement sauté des étapes et qu’ils s’étaient retrouvé au cent trentième niveau de difficulté alors qu’il était encore au premier. Enfin un truc dans le genre. Alors au énième reproche, à la énième connerie, tout ce qu’il avait envie de faire, c’était d’hurler. D’hurler à plein poumon, à en faire trembler les verres sur le bar.

Bordel laisse moi le temps !

Parce que du temps ils n’en avaient pas eu. Même pas vraiment neuf mois, parce qu’elle avait mis du temps à l’apprendre, ou alors du temps à lui dire. Il ne savait pas, il s’en foutait au fond, de pourquoi il avait eu aussi peu de temps. Mais il n’en avait pas eu. Elle c’était plus simple. Elle c’était une femme. De base elles ont une petite horloge stupide qui fait que dès qu’on leur fou un gosse dans les bras ça va mieux. Et puis elle, elle l’avait senti grandir dans son ventre, c’est quelque chose qui rapproche surement. Et puis elle, elle était amoureuse de lui. Enfin c’est ce qu’elle disait. Elle ne lui avait pas dit depuis quand. Elle ne lui avait pas vraiment dit pourquoi - parce qu’honnêtement ça ne faisait aucun sens. Mais elle était amoureuse de lui. Alors oui elle voyait surement l’intérêt d’un enfant, l’intérêt de se retrouver coincé avec lui. L’intérêt de le voir changer en un quart de seconde. Mais bordel il n’allait pas se transformer en un putain de prince charmant. Il n’avait jamais pensé à se casé. Il n’avait surtout pas pensé à devenir père. Et il n’avait même pas pensé à tomber amoureux. D’elle ou de n’importe qui. Il n’avait pourtant rien contre elle. A bien y penser, de toutes les filles qu’ils se tapaient au moment ou Callie était tombé enceinte, c’était surement la moins pire. Enfin celle qu’il supportait le mieux. Enfin qu’il appréciait le plus. Enfin vous avez compris le tableau. Dans sa malchance, il avait peut être eu un brin de chance. Enfin seulement si elle lui laissait du temps. Le temps de comprendre, le temps d’assimiler, le temps de s’adapter. Peut être même le temps de tomber amoureux d’elle.

Oh il savait que ce n’était pas simple à donner, le temps. Elle ne devait plus en pouvoir. Elle devait le haïr de la laisser seule. Elle devait ne plus en pouvoir. Et est-ce qu’elle réfléchissait à ce qui se passait dans sa tête. Comment espérait-elle qu’il tombe amoureux d’elle, alors qu’elle se transformait en harpie à chaque fois qu’il passait le pas de la porte. Jackson tu n’as pas fait ça, pourquoi tu as encore oublié. Et Ella tu veux pas la faire taire. Et… PUTAIN ! Putain, putain, putain ! Too much. Far far too much. Il voulait juste du temps. Juste la voir sourire. Juste qu’elle lui laisse l’occasion de l’approcher sans couche à la main, sans petit pot, ou sans balais. Il n’en savait rien. Il n’était pas romantique, il ne savait pas s’y prendre, il n’avait même pas vraiment envie. Mais peut être qu’ils n’avaient pas besoin de grand chose. Peut être qu’un tout petit de temps serait suffisant.

Bien sûr elle pouvait lui dire qu’il en avait eu du temps. Elle ne l’avait pas dérangé de la grossesse, sauf à la fin, et puis maintenant Ella avait six mois, alors du temps il en avait eu. En tout ça faisait un an qu’il savait. Si ce n’était pas du temps. Mais il n’appelait pas ça du temps. Parce que du temps avec elle, hors des cris, il n’en avait pas eu. Du temps avec elle sans reproche. Il n’en avait pas eu. Oh bien sûr c’était peut être un peu de sa faute. Beaucoup même. Lui qui faisait tout de travers. Mais Callie était capable de l’engueuler avant même qu’il fasse la connerie - bien sûr la connerie il la faisait quand même au final - mais ça devenait lourd. Lourd et épuisant.
« Tu ne m'as jamais rien offert Jacks. » Là, un autre reproche. Certes il ne lui avait jamais rien offert. Mais elle non plus si on partait par la. Et puis elle n’avait jamais rien demandé. Elle voulait croire quoi ? Qu’il était un putain de télépathe qu’il pouvait savoir ce qu’elle voulait. Parce que de tous les reproches qu’elle aurait pu lui faire sur ce qu’il venait de dire, c’était celui qui tenait moins la route. Déjà il avait menti. Elle le savait. C’était une excuse bidon. Il n’avait même pas essayé de la cacher. Ensuite, du coup, il l’avait quand même oublié… Rien que ça était bien plus grave qu’un putain de cadeau qu’elle n’avait jamais demandé, et qu’il n’avait donc jamais fait. Il croisa les bras sur sa poitrine un instant boudeur. « Tu ne m’as jamais rien demandé Callie. » Parce que Callie, elle était comme ça, des rêves pleins la tête, mais une foutue incapacité à les formulées. Bien sûr qu’elle mettrait une demi-heure de souffrance avant de l’appeler à l’aide. D’ailleurs, comme exemple, là, aujourd’hui, depuis combien de temps elle l’attendait avant de se décider à descendre ? Probablement des heures. Et il n’avait aucun appel en absence sur son téléphone. Elle ne communiquait pas. Elle pensait, elle rêvait, et lui était sensé composé avec ce qu’il ne savait pas. Forcément, ça ne marchait pas.

Il la laissa un moment pour aller s’occuper des autres clients qu’il rêvait de mettre dehors. Enfin au fond peut être qu’il aurait aimé qu’il reste. Surement. Ca lui éviterait peut être de se faire passer un savon. Mais ça ne ferait que l’énerver encore plus. Alors il valait mieux en finir maintenant, avant que la crise devienne ingérable. Ils n’étaient pas très coopérant. Surtout elle. Ils ne devraient pas jouer à ce jeu. Elle ne devrait pas jouer à ce jeu. Plus les minutes passaient moins il était attiré par elle, et plus il avait envie de lui en coller une. Qu’elle dégage avant qu’il ne s’énerve. « Vous avez deux minutes pour finir votre verre. Je ferme. » répéta-t-il avant de retourner vers Callie. Il voulu être gentil, enfin aimable, ou juste compatissant, enfin il ne savait pas. Mais il se pris un regard glaçant, et un ordre. « Laisse tomber. Sers moi un verre plutôt. » Il grimaça un instant, et s’exécuta, comme un barman qui n’avait pas le choix. Il la regarda vider son verre cul sec, et grimaça d’autant plus. Il avait l’impression de la revoir des années plus tôt. Ou alors il avait l’impression de se voir lui. Quoiqu’il en soit, l’un ou l’autre ce n’était pas une vue enviable. Un autre. » Il serra les dents et la resservit encore une fois. Le continu du verre disparu aussi rapidement que le premier et elle revint à la charge. Il resta suspendu, son regard planté dans le sien. C’était une connerie de la resservir. Tout barman le savait, et lui le savait encore mieux. « Allez merde ! » Il grimaça, montrant légèrement ses dents. D’un geste rapide il rangea la bouteille sous le bar, et attrapa le verre. « Joue pas à la plus conne Callie, tu vaux mieux que ça ! » Elle n’était pas lui, elle valait mieux que ça. Elle entendit un rire étouffé sur le coté du bar, et senti son sang ne faire qu’un tour. Le verre bien en main il le lança de toutes ses forces sur le devant du bar, laissant le verre s’exploser devant eux dans un fracas. « J’ai dit on paye et on sort ! Je ferme. » Ils sursautèrent tous, pendant que les filles lâchèrent un cris de surprise. Ils eurent un mouvement de recul lorsqu’ils virent Jackson, le regard presque meurtrier s’approcher d’eux. Ils sortirent tous l’argent du et le tendirent à Jackson. « C’était si compliqué ? » Grogna-t-il à leur attention ? Avait-il besoin de s’énerver pour obtenir quelque chose d’aussi primaire ? Alors que les autres se levaient, il ramassa rapidement le verre explosé sur le bar, et donna un coup d’éponge. « Callie, on rentre. Tu marches ou je te porte ? » il reposait la question, il lui demandait d’être intelligente, de se laisser faire, et d’arrêter de bouder. « Ecoute je suis désolé pour aujourd’hui, je travaillais, j’ai oublié. Pas un drame ok ! Tu aurais pu m’appeler ! » Et elle ne l’a pas fait.





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Lun 12 Mai - 15:08

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Jackson ne la comprenait pas. Il ne comprenait personne, se comprenait à peine lui-même en fait. Il vivait dans son propre monde, son univers bien a lui rempli d'alcool, de femmes, d'ébauches d'un passé qu'elle ne connaissait que trop bien. Il semblait figé dans cette époque révolu, toujours à courir après les filles, à s'énerver à la moindre contrariété, à jouer au con pour ne pas comprendre ce qu'on attend de lui. Il en était toujours là. Alors oui, il n'avait pas porté d'enfant, il n'avait pas sentit la vie en lui et c'était sûrement ça la différence entre leur évolution. Mais là où il se trompait, c'est que Callie avait détestait ça. La grossesse, les montées de lait, le corps qui change, tout ce qui s'apparenté à la parentalité en gros. Elle n'avait pas aimé ça, n'y trouvait toujours aucun plaisir. Si elle avait pu échanger sa place avec lui, elle l'aurait fait avec joie. Mais la nature était mal faîte, les hommes avaient plus de droit, Callie l'avait bien comprit. Non, Jackson ne la comprenait vraiment pas et elle ne savait quoi faire pour que cela change. Démunie. Elle ne trouvait aucun ressort à cette situation qui les étouffait tous les deux, elle en regrettait presque à avoir fait ce choix : garder Ella, choisir de l'élever. Peut-être aurait-elle dû l'écouter, la laissé à l'adoption, continuer sa vie comme si rien de tout ça n'avait jamais existé. Oublié les couches sales, les nuits de deux heures, les sensations d'être une mère abjecte, de rien faire comme il faut. Mais elle ne se faisait pas d'illusion, la marque était indélébile. Qu'Ella soit avec eux ou non, Jackson n'aurait pas changé pour autant. Il aurait juste pu continuer sa vie immature avec moins de culpabilité, si coupable il se sentait de temps à autre. Ella aurait pu être un ciment, mais elle était un fossé de plus dans leur vie décousue.

Aime moi, aurait-elle voulu hurler. Hurler à la face de la terre, crier au monde entier qu'elle avait simplement besoin de ça. Simplement. Besoin qu'il la regarde comme la brune avant qu'elle rentre, un regard qu'elle avait surprit mais n'avait même plus la force de le relever. Avant, elle l'aurait démolie, aurait joué la tigresse, mais elle n'en n'était plus capable. En perdant sa jambe, elle avait perdu sa force, sa hargne. Pas étonnant que Jackson ne la regarde plus comme cette fille, il n'y avait plus rien à voir. Même comme ça, elle ne pouvait se confier, lui avouer ses tords, le traitement qu'elle ne prenait plus, l'envie de rechute quasi constante et tout ce qui lui oppressait la poitrine à longueur de journée. Elle aurait aimé lui parler de son kiné qui lui faisait du rentre dedans, tester sa jalousie, mais c'était inutile. En rentrant dans ce bar, elle avait comprit une chose : Jackson ne pourrait jamais l'aimer comme elle. « Tu ne m'as jamais rien demandé Callie. », siffla t'il dans sa direction. Elle cligna des yeux. C'était vrai, jamais, elle ne savait pas faire. Elle faisait toujours tout pour les autres, donnait sans compter, se cassé les dents et elle en redemandait. Le constat lui fit mal, mais elle ne dit rien. Jackson n'était pas romantique, pas sentimental pour un sou, pourquoi lui aurait-il offert quelque chose ? Même avec Drake, elle n'avait reçu que des coups et des sévices en cadeaux. Seul Travis avait été bon envers elle, l'avait aimé comme une reine, lui aurait décroché la lune si elle lui avait demandé ... « Retourne avec lui alors. », s'entendit-elle penser, avec l'écho de Jackson derrière. Oui, cela était une erreur de plus à ajouter à sa longue liste de connerie. Le quitter, lui, celui qui la regardait comme quelqu'un d'unique, de sublime. Un homme qu'elle avait quitté pour la drogue, belle ironie alors qu'elle avait bien faillit en crever ! « Désolé, j'aurais dû te dresser une liste depuis le temps. », cracha-t-elle après un temps. De quoi avait-elle envie ? Elle n'y songeait plus, d'ailleurs, elle n'avait jamais était une femme comme ça. Rien ne la faisait rêver, ni un sac à main, ni même un joli bijoux, rien. Elle ne désirait rien, n'aspirait plus à rien. Même chanter lui était devenu impossible malgré tout ce qu'elle avait besoin d'évacuer.

Elle se mit à boire. Après tout, si Jackson n'avait pas évolué, elle oui. Elle avait arrêté de boire pendant sa grossesse, avait même diminué la cigarette. Elle avait changé pour Ella, pour eux, mais Jackson continué son petit manège. Quand elle y pensait, il ne la respectait pas. Il ne l'aimait pas, ou du moins pas comme le père de sa fille aurait dû le faire. Merde ! « Joue pas à la plus conne Callie, tu vaux mieux que ça ! » Elle se mit à rire. Mieux que ça ? Mais que valait-elle ? « Je t'emmerde. », dit-elle, sèche. La réaction à suivre était à prévoir et Callie ne bougea pas d'un cille quand il envoya valser le verre dans la direction du groupe plus loin. Voilà, il était énervé. Parce qu'elle, elle n'avait pas le droit d'être en colère, elle devait la fermer, prendre sur elle pour ne pas le froisser, pour ne pas lui donner des raisons de fuir, encore. Mais lui, il pétait des plombs, s'envolait parfois des heures et c'était tout à son honneur puisqu'il devait la supporter. Callie grinça des dents. Elle en avait marre d'être confronté à un mur, un mec fuyant, un gars qui ne semblait rien comprendre. Il voulait partir, devait-elle lui donné une excuse pour qu'il le fasse ? Parce qu'elle ne lui avait jamais demandé de rester, jamais. Le groupe bougea, mais elle non. Elle n'était pas décidée. « Callie, on rentre. Tu marches ou je te porte ? », lui demanda t'il comme si rien venait de se passer. Et merde ! Elle frappa son verre sur le bar, attirant son attention. Elle ne voulait pas qu'il décide pour elle, qu'il décide tout court. Elle ne voulait pas qu'il ait le dernier mot, qu'il se cache derrière de l’exaspération, ça avait assez duré. « Je suis à ce point un fardeau ? » Elle n'attendait pas de réponse. « Ecoute je suis désolé pour aujourd’hui, je travaillais, j’ai oublié. Pas un drame ok ! Tu aurais pu m’appeler ! » Ce coup-çi, elle en avait plus que marre. « T'appeler ? Mais tu déconnes là ? Trois jours que je t'ai prévenu, trois jours que je te le rappel parce que je sais que tu trouveras un prétexte à la con pour pas venir ! J'ai même mit un rappel sur le frigo putain ! C'est pas à moi de tout noter, tout planifier, je suis pas ta mère, je suis même pas ta copine apparemment ! » Elle reprit sa respiration. « C'est la honte de venir chercher l'éclopé, c'est ça ? Ça te coûte quoi de venir, rien qu'une fois, voir ce que je fais ? Tu aimes que je sois comme ça, que je ressemble à rien ? Ça te sers d'excuse pour coucher ailleurs ? » Elle était devenue toute rouge sous l'effet de la colère, ses mains c'étaient mises à trembler. « Tu crois que je vois pas ? Que je suis si conne que je comprend pas ce qui se passe ? T'imagine que c'est facile pour moi, que j'aime la vie qu'on mène ?! Que j'avais vraiment envie de venir jusque là pour te voir draguer cette pouf ? » Elle ne pleurerait pas, même si ça la démangeait, même si elle crevait de jalousie, de hargne, de chagrin. Si elle voulait lui en mettre une, l'embrasser, le rouer de coup, elle savait plus trop. « Tu travailles, toi, t'es ici, tu peux t'échapper. J'ai quoi, moi ? Je bosse plus, je peux à peine traverser la rue toute seule et je n'ai aucun moment à moi. Et je ne parle pas des moments où on est ensemble, parce qu'ils existent pas. Même quand t'es avec moi, t'es pas vraiment là. T'es ailleurs, partout sauf avec moi ou Ella. J'existe pas, ta fille non plus, alors je sais pas ... » Voilà, elle allait craquer, elle le sentait venir. « On peut pas continuer comme ça Jacks. » Elle sentit son menton trembler, il allait encore la prendre pour une faible, voilà.







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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Lun 12 Mai - 22:17

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Parfois il avait l’impression que tous les deux, ils étaient voué à l’échec. Bon d’accord, ce n’était même pas parfois, c’était tout le temps. Quand il se levait, lorsqu’il se couchait, et tout le reste de la journée. Il avait l’impression qu’ils n’avaient rien en commun. Ils avaient eu la drogue, et au fond ils l’avaient toujours. Chez l’un comme chez l’autre c’était un fantôme qui les suivrait toute leur vie. Mais au delà de ça… Honnêtement il ne savait pas trop. Lorsqu’ils étaient sous coke ça ne comptait pas vraiment de savoir si oui ou non ils aimaient tel ou tel couleur, s’il préférait les petits poids ou les brocolis si… Peut importe. Rien ne comptait réellement mise à part la poudre blanche qu’il s’écrasait sous le nez, et l’attraction irrésistible de l’autre. Mais aujourd’hui… Aujourd’hui en plus de ne plus avoir la drogue, il avait un gosse pour venir compliqué les choses et réellement plus rien à se dire mise à part des reproches. Qu’on se le dise, ils étaient le pire couple de l’univers. Et de loin. Il ne savait même pas vraiment s’ils étaient un couple. Enfin probablement oui. Mais un couple qui ne ressemblait à rien clairement. Un couple qui n’allait nul part non plus. C’était terrible. Il restait à moitié plus par obligation que par envie. Mais s’il voulait se faire la malle trop longtemps, un truc lui manquait. C’était con, il ne parvenait pas à mettre le doigt dessus, et dès qu’il revenait auprès d’elle il avait l’impression de devenir fou et de n’avoir qu’une seule envie se tirer de là. Mais dès qu’il était seul, il semblait avoir envie de rentrer à la maison. Et elle semblait se rattacher à une certaine notion de la maison. Enfin de chez lui. Là ou il devrait se sentir bien. Mais de toute façon, il ne se sentait jamais bien.

Alors il criait. Il criait son malêtre, il criait sa haine, il criait sa connerie, il criait son inefficacité, il criait son inutilité, il criait tout ce qu’il n’arrivait pas dire, tout ce qu’il n’arrivait pas à taper. Il criait et brassait du vent, frappait dans le vide. C’était un cercle vicieux. Un serpent qui se mordait la queue. Un tourbillon stupide dans lequel il s’était enfermé avec Callie. Aucun des deux ne comprenaient vraiment l’autre, sinon ils n’en seraient jamais arrivé là. Ils étaient sourd à l’autre, cherchant désespérément à se faire entendre.

Dialogue de sourd.

« Désolé, j'aurais dû te dresser une liste depuis le temps. » Jackson fronça les sourcils sous le sarcasme. Elle faisait exprès de ne pas comprendre non ? Elle ne voyait pas l’intérêt de dire ce qu’elle voulait ou comment ça se passait ? Elle espérait quoi ? Qu’il soit un putain de devin ? Déjà qu’il était un homme raté, alors il ne fallait pas espérer qu’il soit plus. Fallait pas déconner. « Bah oui t’aurait du ! T’espère que j’devine ou quoi ? J’arrive déjà pas à savoir c’que j’veux alors si t’espère que trouve ce que toi tu veux tu crois encore au père Noël ! » L’évidence même, tout de même, lorsqu’on y pense. Mais elle devait avoir des putains de rêve de prince charmant dans la tête pour agir de la sorte. « Je sais pas qui tu espère que je sois, mais si c’est un prince que tu veux t’as pas sonné à la bonne porte. Alors à moins que tu trouves enfin le moyen d’ouvrir la bouche pour demander ce que tu veux avant de me reprocher de ne pas l’avoir fait, tu peux aller voir ailleurs si j’y suis. » Voilà, elle l’énervait, encore, toujours. « Réveille toi, j’étais pas une grenouille hier, je suis pas un prince aujourd’hui, ni demain. » humour de merde, humour de merde, humour de merde. C’est ça d’avoir eu une petite soeur, ça attaque le cerveau. Un peu… Enfin s’il n’y avait que ça.

« Je t'emmerde. » C’était un peu sorti de ses entrailles. Jackson avait relevé la tête, l’avait regardé un instant, avait tout de même reposé la bouteille. « C’était un compliment… M’enfin bon. » Car oui elle valait mieux que ça. Elle valait mieux que lui. Elle valait mieux que tout ce qu’elle avait été. C’était évident, pourquoi est-ce qu’elle ne voulait pas le voir ? Elle, elle arrivait à changer, elle semblait arriver à ce lever le matin. Lui dans son état, il aurait déjà abandonné. Il ne savait pas pourquoi elle continuait, mais il était content qu’elle le fasse. Parfois il était presque content qu’elle est voulu garder Ella. Parce que c’était elle, de vouloir, de faire, même si ça paraît désespéré. De la même manière elle s’accrochait à lui, quand bien même c’était stupide, quand bien même elle valait beaucoup mieux que lui. Mais elle n’entendait rien. Comme toujours. Dialogue de sourd. Alors il partit s’occuper des récalcitrants. Pour laisser sortir la rage qui l’attaquait. Pour se calmer un peu, sur des têtes peu plaisantes. Il faisait peur, lorsqu’il s’énervait. Il était difficile de voir des limites à sa colère. Alors ça faisait peur.

Mais Callie, elle n’avait pas peur. Enfin elle n’avait plus peur. Elle savait qu’il s’arrêtait, qu’il s’arrêtait avant l’impardonnable. Il ne lèverait jamais la main sur elle. Alors elle lui rentrait dedans. Parfois de manière incompréhensible. « Je suis à ce point un fardeau ? » Il fronce les sourcils. Il ne suit pas. Il ne suit pas comment ça se passe dans son cerveau. « What the hell ? » Demande-t-il à coté de ses pompes ? D’ou ça sort ? Est-ce que parce qu’il a proposé de la porté ? C’était sensé être gentil. Pour lui éviter de marcher. Il paraît que les princes font ça, avec leur princesse, même lorsqu’elles ont pas la jambe déchiré. Lui c’est bien la seule chose de princière qu’il veut bien faire. Qu’il peut bien faire. Alors il suit pas. Elle était venue le chercher, il arrivait, sans même broncher, sans même se plaindre. Il avait juste eu besoin d’une piqure de rappel. C’était tout.

Et puis elle explose, sans prévenir… En faite voilà un autre point commun. Leur rage, leur incapacité à gérer leur sentiment. Ca explose. Sans prévenir. Et ça fait tous les dégâts que ça peut faire. Et Jackson qui reste con, qui essaye de suivre, mais c’est qu’elle parle vite énervée. Et puis il n’arrive pas à comprendre son cheminement de pensée. Oh il sait d’où c’est parti. Mais il ne comprend pas la suite. Il retient des bribes, des phrases qui lui font grincer les dents. « C'est pas à moi de tout noter, tout planifier, je suis pas ta mère, je suis même pas ta copine apparemment ! » Sa mère, de là ou elle est, elle pleure surement de voir ça, de le voir, depuis qu’elle est plus là elle doit pleurer, elle doit avoir honte là haut. Alors non elle n’est pas sa mère. Personne ne voudrait être sa mère. Quand à sa copine. Elle a raison, c’est dure à dire. «  C'est la honte de venir chercher l'éclopé, c'est ça ? » Hein ? Non ! Il a oublié. Oublié. Ca arrive à tout le monde. Il a pas l’air d’être une lumière pourtant, elle pourrait comprendre que les choses s’évanouissent de son cerveau… Ca lui arrive souvent. « Tu aimes que je sois comme ça, que je ressemble à rien ? Ça te sers d'excuse pour coucher ailleurs ? » Là il grimace doublement. Ca il sait. Il sait qu’elle aime pas. C’est bien la seule chose qu’elle lui a demandé, d’être fidèle. Enfin c’était peut être implicite. Mais ça colle souvent à un je t’aime. Le je t’aime n’est pas prêteur. Et toi tu ne sais que faire ça. « T'imagine que c'est facile pour moi, que j'aime la vie qu'on mène ?! Que j'avais vraiment envie de venir jusque là pour te voir draguer cette pouf ? » Draguer c’est relatif, c’était surtout elle, lui n’a rien fait. Bon il la laissait faire. En même temps il n’a pas la bague au doigt, il peut se faire draguer. Il voudrait parler. Il voudrait répondre, même pas pour se défendre, juste pour lui foutre deux ou trois claques mentales et lui montrer à quel point elle délire. Mais elle continue, elle cherche à l’achever. « Tu travailles, toi, t'es ici, tu peux t'échapper. J'ai quoi, moi ? Je bosse plus, je peux à peine traverser la rue toute seule et je n'ai aucun moment à moi. Et je ne parle pas des moments où on est ensemble, parce qu'ils existent pas. Même quand t'es avec moi, t'es pas vraiment là. T'es ailleurs, partout sauf avec moi ou Ella. J'existe pas, ta fille non plus, alors je sais pas ... On peut pas continuer comme ça Jacks. » Là il accuse le coup. Plus que pour le reste. Parce que si elle le sent invisible il ne peut rien dire. Il ne peut pas réagir à un putain de ressentit. Pourtant il est là, il fait tout pour l’être. Il ne sait juste pas comment faire. Il pourrait être calmé par cette évidence. Mais ça l’énerve. Tout l’énerve. Ne pas maîtrisé l’énerver plus que tout. Et là il ne maîtrise rien.

« Au moins un point sur lequel on est d’accord. » On ne peut pas continuer comme ça. Ca va se finir par un meurtre cette histoire. Et vu que lui ne lèvera pas la main sur elle, il est plus probable que ça soit elle qui s’en charge. Au bien sûr il s’en fou un peu, ça serait presque une bonne manière de partir. Mais quand même. Ca fait chiez, un peu. « Mais putain mon dieu, il faut que t’arrête d’être aussi paranoïaque ! » Voilà, ça sortait, doucement, progressivement, tout en vulgarité. « Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre que tu sois éclopée ? Ca va guérir ! T’es pas handicapée Callie non plus ! Et puis ça va, moi aussi j’ai l’habitude d’être démembré. » Ca pour avoir l’habitude il avait l’habitude. Ca faisait un moment qu’il avait pas terriblement mal finit. Peut être qu’il grandissait. En même temps heureusement qu’il énervait pas des Aidan tous les jours, parce que ses genoux s’en rappellent encore. « Je suis désolé de ne pas être fichu de retenir la seule chose dont tu as besoin. Mais je suis juste une putain de passoire… Et j’ai croisé Parker. » L’excuse Parker. Ca ne ferait rien à Callie, mais pour lui ça expliquait toujours beaucoup de chose. Lorsqu’il croisait Parker, il avait tendance à oublier le reste. A ne voir que Parker, et à entrer dans ses délires. C’était simple de le suivre. C’était plus compliqué de se précipité à la rescousse de Callie. « Et putain la seule chose qui me sers d’excuse pour aller coucher ailleurs… » c’était mal parti… Comment il pouvait se trouver des excuses pour ça. « c’est que tu me laisses plus te toucher ! Parce que franchement, j’en sais rien, peut être que tu pourrais me convenir, me suffire. On est explosif. » c’était le cas de le dire… « Mais tu me repousses, et je suis désolé d’être un putain de con primaire, mais j’ai envie de toi et ça me rend fou, et une autre fait aussi bien l’affaire. » Non, elle faisait moins bien l’affaire. Mais elle faisait l’affaire. Le cerveau pouvait faire des choses magnifiques pour gérer les fantasmes. « Et je suis désolé de ne pas savoir m’y prendre, d’être… Je sais même pas ce que je fou là en ce moment… J’ai même pas l’impression que tu veux que je sois là. Tu me supporte plus Callie ! Bordel ! Tu as envie de me hurler dessus dès que je rentre. Parfois j’ai l’impression que je pourrais rentrer avec un bouquet de fleur que tu me le ferais bouffer par les racines en pensant que je l’ai acheté pour une autre… » S’il n’avait pas un ton aussi énervé , ça aurait été presque gentil. Enfin, d’accord il fallait sortir les mots sympa, et les comprendre. Mais. Bon d’accord, elle allait surement le prendre mal…. Pour changer en gros. Il s’était rapproché d’elle, et l’avait pris dans ses bras, sa tête contre son torse. « Je suis pas bon pour toi, mais ça on le savait dès le départ… » Enfin lui l’avait toujours su. « Et puis si j'enchaînais pas deux taff, on serait pas dans la merde je te signale. »







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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Mar 13 Mai - 15:39

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Ils n'allaient pas dans le même sens, c'était plus qu'évident et ce, depuis le début. Ils avaient mal commencé. D'ailleurs, avaient-ils déjà vraiment commencé quoi que ce soit ? Rien n'avait été si compliqué que leur histoire, si histoire il existait. C'était comme nager à contre sens : on luttait, on essayait ardemment et puis on finissait par lâcher prise, par se laissé emporter par le courant. Le courant, c'était toute leur vie merdique. C'était leur passé qui ne fonctionnait pas ensemble même si tout avait commencé grâce à lui. Le courant, c'était le caractère de Callie, celui de Jackson, ce bébé qu'ils avaient eu trop tôt - ou eu tout court - , leur difficulté à communiquer, à s'entendre, à s'aimer, se surprendre. Parce que Callie n'était pas heureuse et mettre le doit dessus c'était ouvrir une brèche déjà bien entamé. Le bonheur, elle avait l'impression de ne jamais l'avoir vraiment saisit, de ne pas en comprendre le sens, le concept. Jackson non plus n'était pas heureux, ça c'était l'une des rares certitude qu'elle avait à son encontre. Ils le savaient tous deux, ne cherchaient pas à se voiler la face, pas comme tout le reste. Le constater, c'était chose aisée, mais en trouver la solution, c'était autre chose. Parce que Callie connaissait l'issue, la seule qui pouvait vraiment les libérer tous les deux : se séparer, passer à autre chose, avancer séparément. Seulement, c'était quasi impossible pour Callie. Tout recommencer revenait à se jeter du premier pont venu et réussir, cette fois. Parce que son état suicidaire n'arrangeait rien, elle le savait pertinemment.  Constamment en rechute, son histoire avec Jackson en pâtissait plus que de raison. Comme sa colère, son état émotionnel plus qu'instable, sa paranoïa, son incapacité à s'exprimer autrement que par cris ou larmes, tout ça ... Combiné à ce qui faisait de Jackson l'homme qu'il était, cela formait un jolie cocktail explosif qui ne cessait d'enfler, de tout rafler, de tout détruire. Laisse le partir, pensa-t-elle, mais ce n'était pas à elle de décider. Ils étaient deux. Ils devaient se mettre d'accord, ce qu'ils n'arrivaient jamais à faire. Ça et tout le reste. Jamais en accord avec l'autre, jamais sur la même longueur d'onde, jamais. Le laisser partir, le libérer d'elle, du fléau qu'elle représentait. Combien de fois lui avait-elle dit de partir, de disparaître ? Et combien de fois était-il revenue ? A chaque fois. Malgré sa colère, malgré ses hurlements et même ses coups, il finissait toujours par réapparaître. Pourquoi le faisait-il, lui qui n'aspirait qu'as retrouver sa liberté, sa vie d'avant, celle où Ella n'existait pas, où il avait une colocataire sexy ? Elle n'avait pas trouvé de réponse.  

« Je sais pas qui tu espère que je sois, mais si c’est un prince que tu veux t’as pas sonné à la bonne porte. Alors à moins que tu trouves enfin le moyen d’ouvrir la bouche pour demander ce que tu veux avant de me reprocher de ne pas l’avoir fait, tu peux aller voir ailleurs si j’y suis. » Un prince ... Avait-elle donné une seule fois la prétention d'un vouloir un ? Il le faisait exprès ? Ne comprenait-il vraiment pas ? C'est pas un foutu prince qu'elle voulait, mais lui, uniquement lui. Si elle avait voulu un gars comme il le décrivait si bien, c'est sûr qu'elle ne serait pas là. Pas avec Travis non plus si on y repensait. Ni Drake, ni aucun autre. Elle aurait dû épouser un italien, l'avoir rencontré lors de son séjour à Rome, l'aimer assez pour se laissé passer la bague au doit, pour vivre avec lui dans son immense villa en bord de mer, lui faire des enfants ... Oui elle rêvait, c'était un peu son problème. Mais ça, elle l'avait toujours gardé pour elle, elle ne c'était jamais livré à Jackson. Elle n'avait pas eu ce qu'avait eu Ciara : un mari aimant, riche et une petite fille adorable qu'elle désirait. Mais Ciara était morte et tous ces espoirs avec. Ce qu'elle voulait ? Elle n'en savait fichtre rien mais cela n'aurait rien de matériel. Etre heureuse, que tu m'aimes, qu'Ella aille bien, que tout roule, que ma vie soit rose, l'utopie même en soit. Mais elle ne pouvait pas lui répondre ça sans essuyer ses sarcasmes, il la trouvait déjà assez naïve sans ça. « C'était un compliment... M'enfin bon. » C'était du Jackson tout craché, vous faire croire à autre chose que sa réelle pensée. Des compliments ... Il ne savait pas s'exprimer, exactement ce qu'il lui reprochait, mais il ne devait pas s'entendre. Entendre toutes ces conneries qu'il lui sortait, toutes ces excuses plus bidon les unes que les autres, ces phrases toutes prête dénuées de charme ou de tact... Il ne savait pas faire des compliments, sauf sur l'oreiller et c'était il y a bien longtemps, alors. Elle n'en faisait pas non plus, il ne les entendait pas de toute façon.

« Au moins un point sur lequel on est d’accord. » Ouais, c'est toujours ça, mais c'est trop peu. Ils ne s'entendent sur rien, jamais. C'était plus facile avant, ils n'avaient pas besoin de discuter, juste de coucher. De baisser, n'importe où, n'importe quand, ils s'en foutaient. Ils étaient au moins d'accord sur ça à l'époque, mais ça, aujourd'hui, c'était même plus d'actualité. « Mais putain mon dieu, il faut que t’arrête d’être aussi paranoïaque !  Tu crois que j’en ai quelque chose à foutre que tu sois éclopée ? Ça va guérir ! T’es pas handicapée Callie non plus ! Et puis ça va, moi aussi j’ai l’habitude d’être démembré. » Aie ! Paranoïaque, le mot qui lui rappelle sa maladie et ce qui va avec. Elle serre les dents, serre les poings. Pas handicapée ... C'était plutôt drôle en fait. Parce qu'elle avait toujours eu l'impression de l'être. De l'être par sa naissance compliquée, par cette impression d'être différente des autres, de ne pas composer avec tout le monde. Handicapée dans sa vie, son art, sa prose. Une handicapée des émotions contradictoires, des attitudes incontrôlées. Une handicapée de la vie en fait. « Tu as aussi l'habitude de te prendre des poutres énormes sur la jambe pendant un tremblement de terre ? Je m'excuse, je ne savais pas. », cracha-t-elle. Elle aurait pu rajouter de se retrouver dans une camionnette en flamme, d'avoir subit de multiples agressions sexuelles, survécu à un saut dans le vide... Oui elle aurait pu, mais Jackson était invincible, c'était un surhomme lui, elle n'avait pas à se plaindre après tout. Lui, du moment qu'il pouvait toujours vaquer à ses petites affaires, le reste était secondaire. Comment aurait-il réagit si c'était lui qui avait reçu cette poutre ? Qu'il aurait dû ramper sur des mètres, porter une fillette inanimée contre elle, manqué de se noyer ? Finalement, elle aurait dû prendre sa place ce moment-là. « Je suis désolé de ne pas être fichu de retenir la seule chose dont tu as besoin. Mais je suis juste une putain de passoire… Et j’ai croisé Parker. » Il reconnaissait son oublie, mais ce n'était plus suffisant, pas après toutes ces autres fois, pas après toutes ces fuites, ces plaintes. « Rien à foutre de Parker ! C'est à toi de dire non, t'es adulte bordel ! T'es pas foutu de refuser alors que pour moi, tu as toujours une excuse ! C'est avec lui que tu vis ? Lui qui partage ton lit ? Lui la mère de ta fille ? Réfléchis un peu putain ! » La vérité, c'est qu'elle n'en pouvait plus de ses potes, de cette racaille avec qui il passait son temps. Autant elle adorait Ashleigh et même Savannah, mais les autres, c'était juste pas possible. C'était un gamin avec eux, il régressait, redevenait un pauvre con, bien qu'il l'ait toujours été dans le fond ... « Et putain la seule chose qui me sers d'excuse pour aller coucher ailleurs... c'est que tu me laisses plus te toucher ! Parce que franchement, j'en sais rien, peut être que tu pourrais me convenir, me suffire. On est explosif. » Prend ça dans les dents ! Heureusement pour elle, elle était assise, les mains bien à plat sur le bar, loin de tout projectile susceptible de lui faire ravaler ses paroles. Parce que Jackson ne la blesserait jamais physiquement, mais elle, oui. Rien à foutre qu'il se fasse mal, qu'il saigne, rien à foutre parce qu'elle voulait qu'il ait mal, là. Et au pire, elle mettrait ça sur le compte de sa bipolarité, pour une fois que ça lui servait d'excuse... « Mais tu me repousses, et je suis désolé d'être un putain de con primaire, mais j'ai envie de toi et ça me rend fou, et une autre fait aussi bien l'affaire. » Woua ! Pétage de plomb, alarme incendie, explosion dans le cerveau, rechute immédiate. Une autre, toujours une autre, toujours plus. Une autre comment ? Moins grosse, moins handicapée, moins chiante ou les trois à la fois peut-être ? Une qui ne serait pas elle, qui serait son opposé en gros.   « Mais à quel moment tu me le montre tout ça ? Tu parles de moi qui ne dit rien mais, toi tu dit quoi ? Tu penses que quand tu rentres à point d'heure je vais fermer ma gueule et coucher avec toi ? Quand tu rentres bourré, que tu m'embrasses avec le parfum d'une autre, tu penses encore que je vais faire quoi que ce soit avec toi ? Je ne te repousse pas Jacks, j'en crève d'envie, mais j'arrive plus à me concentrer que sur ça. Y a Ella maintenant, y a tout ce que ça implique. » Parce qu'elle avait envie de lui, mais n'y arrivait plus. La douleur, l'impression qu'il la maîtrise, qu'il trouverait mieux ailleurs, qu'il reste uniquement pour la fille qu'ils ont eu en commun. « Et je suis désolé de ne pas savoir m'y prendre, d'être... Je sais même pas ce que je fou là en ce moment... J'ai même pas l'impression que tu veux que je sois là. Tu me supporte plus Callie ! Bordel ! Tu as envie de me hurler dessus dès que je rentre. Parfois j'ai l'impression que je pourrais rentrer avec un bouquet de fleur que tu me le ferais bouffer par les racines en pensant que je l'ai acheté pour une autre... » D'être un con, un égoïste, un pauvre type ; voulait-elle finir pour lui. La liste était longue, sûrement aussi longue que celle qu'il dressait pour elle. C'était bien ça le problème, ils ne se supportaient pas l'un l'autre. Il avait raison sur ce point, elle ne pouvait le regarder sans ressentir de la colère, de la rancœur. Mais elle pouvait aussi le désirer, l'attendre ardemment pendant des heures, espérer recevoir un texto de sa part, mais ça, il ne s'en rendait pas compte bien sûr.  « Essaye déjà de l'acheter ce bouquet avant de tout décider ! Même à l'hôpital t'as pas été foutu de m'apporter quoi que ce soit ! Essaye bordel, fait quelque chose, tente ! Tu te cherche des excuses en permanence. C'est à moi de te dire que j'ai envie d'un bouquet de fleur ? Très bien Jackson, alors à toi de me dire quand tu arrêtera de te comporter comme un vrai gosse ! » Un gosse avec un gosse, quelle belle vision des choses ! Jackson contourne le bar, se rapproche d'elle et tandis qu'il l'étreint, elle se contracte. Elle est en colère, elle ne supporte pas qu'il la touche alors qu'elle a envie d'exploser. « Je suis pas bon pour toi, mais ça on le savait dès le départ... Et puis si j'enchaînais pas deux taff, on serait pas dans la merde je te signale. » Voilà, on en revenait à lui, a ce super-héro qui faisait vivre le foyer. Parce qu'elle, a part boiter, elle ne faisait rien après tout ! « Qui te donne le droit de décider ce qui est bon pour moi ? Tu crois que je ne savais pas ?! A la différence de toi, j'ai choisi, depuis le début. J'ai choisi de garder Ella, choisis de vivre avec toi, j'ai même choisi de t'aimer Jackson. Tu as si peu d'estime pour toi pour penser que je me suis trompé là-dessus aussi ? Tu n'as pas le droit de me dire ce que je dois ressentir. » Elle se mit à pleurer, à se détendre légèrement dans ses bras. « Ça te ferait quoi si j'allais voir ailleurs ? » Parce qu'il n'avait jamais été confronté à ça, lui. Il ne savait pas ce que cela faisait de sentir que la personne que vous aimiez vous trompe. Callie, elle, le savait que trop.







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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Dim 18 Mai - 20:52

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Jackson il était né face à un mur. Et n’étant visiblement pas doté d’une fonction marche arrière ou alors de l’intelligence suffisante pour penser à se retourner, et bien il s’acharnait à rentrer dans le mur. Il se cognait toujours plus fort. Et lorsqu’il s’énervait, lorsqu’il perdait bien, il éclatait la tête des autres contre ce pauvre mur qui l’avait vu naître. Et maintenant, lui, Ella, et Callie, ils allaient droit dans le mur. A pleine allure. Et là Jackson, il commençait à chercher un moyen de freiner, de le contourner ce foutue mur. Mais il ne trouvait pas. Il faut dire, qu’il ne l’avait jamais trouvé. Ca l’étonnait qu’il puisse le faire maintenant. Alors il regardait Callie, et en gueulant l’injustice de leur vie, il la suppliait de trouver une solution. Oh bien sûr ce n’était pas très clair. Bien sûr elle ne comprenait même surement pas. Jackson ne donnait pas souvent l’impression d’être un oiseau qui a besoin d’être sauvé. Il préférait jouer au con que de prouver à quel point il pouvait être cassé. Et puis c’était lui l’homme dans l’histoire. Il y avait un côté machiste dans l’histoire. Il ne pouvait pas se montrer si faible. Valait encore mieux qu’elle le déteste. De toute façon si elle voyait la vérité, elle ne l’aimerait pas mieux. Parce qu’il n’était pas aimable Jackson. C’était un déchet. Un truc cassé qui tenait encore debout par l’opération de la connerie. Et dieu que la connerie humaine n’avait aucune limite.

Mais il s’épuisait à force. A force de jouer au con, à force de se détester, à faire de se faire détester. Et face à Callie il flanchait. Et face à Callie, quand il croyait faire le con dur, il s’étalait en faiblesse. Et il se détestait pour ça. Il se détestait d’être incapable de lui faire comprendre quoique ce soit. Il se détestait de ne pouvoir lui demander son aide. Enfin il se détestait déjà pour tellement de chose, qu’une ou deux ajoutées ça ne serait qu’un luxe en plus. Mais il s’expliquait mal, et elle ne comprenait rien. Ils ne sautaient pas de la voiture, ils fonçaient toujours droit dans le mur. « Tu as aussi l'habitude de te prendre des poutres énormes sur la jambe pendant un tremblement de terre ? Je m'excuse, je ne savais pas. » Il s’était arrêté net. Il l’avait regardé interdit. Il était resté en silence à moitié estomaqué parce qu’il venait d’entendre. Il devait ne pas comprendre. Il devait être trop énervé pour réellement comprendre le ton qu’elle employait avec lui. Il avait essayé de relativiser. Il avait inspiré, expiré, il avait serré ses poings, desserré ses poings, il … « T’es vraiment entrain de me reprocher le tremblement de terre ? » demanda-t-il la voix presque éteinte. « Je… Je suis désolé de ne pas avoir pu sauver ta jambe, mais… » Mais il avait fait tout ce qu’il avait pu. Il avait… Il aurait mille fois pris sa place s’il avait pu. Il avait reculé de quelques pas, et l’avait regardé silencieux, encore choqué parce qu’il venait d’entendre. Elle avait vu à quel point il était terrifié de la perdre. Elle avait vu l’acharnement qu’il avait mis à la sortir de là. Elle n’avait pas le droit de lui reprocher ce jour là. Il s’en voulait déjà suffisamment. Peut être que s’il n’était pas parti, il n’aurait pas eu à s’inquiéter, peut être qu’ils les auraient sauvé. Peut être qu’il y serrait resté. Peut être qu’on s’en fou. Mais ça aurait été forcément mieux.

« Rien à foutre de Parker ! C'est à toi de dire non, t'es adulte bordel ! T'es pas foutu de refuser alors que pour moi, tu as toujours une excuse ! C'est avec lui que tu vis ? Lui qui partage ton lit ? Lui la mère de ta fille ? Réfléchis un peu putain ! » Ces mots lui faisait l’effet de gifle ! Oh probablement que c’était exactement l’effet recherché. Mais il s’était mordu la lèvre, encaissant ce qu’il avait provoqué. Il ne répondrait pas. Il ne saurait pas répondre de toute façon. Non il ne dirait pas non à Parker. Et il était probablement pas capable de réfléchir de toute façon. Mais elle ne voulait pas entendre ça. Elle ne voulait probablement pas entendre qu’ils étaient condamnés. Elle ne voulait pas voir qu’il ne restait que cent cinquante mètre avant le mur, et que à la vitesse ou ils allaient ils se le prendraient dans quelques minutes. Elle voulait probablement entendre que ça irait mieux, qu’un jour ils pourraient être heureux. Mais ces mots là, Jackson, il ne les possédait pas. Alors il s’était tu. Il avait fait une moue à moitié gêné à moitié énervé, et il avait gardé ses distances. « Mais à quel moment tu me le montre tout ça ? Tu parles de moi qui ne dit rien mais, toi tu dit quoi ? Tu penses que quand tu rentres à point d'heure je vais fermer ma gueule et coucher avec toi ? » Oh il avait à peine écouté la suite. Il était resté bloqué sur le début. A quel moment il lui montrait tout ça… Elle se foutait de sa gueule ? Ses yeux s’étaient écarquillé comme des boulets. Elle était sérieuse en plus. Enfin elle avait l’air. Sérieusement enragée aussi. Ils n’étaient pas ensemble pour rien ces deux là, aussi incapable de se maîtriser que l’autre. « A quel moment je te montre tout quoi ? » demanda-t-il bêtement. « Parce que si tu parles du faite que j’ai envie de toi, je crois que je te le montre de manière assez clair… » Mais il était un homme, et il avait quand même un minimum d’égo, surtout sur ce plan là, et à force de se faire refroidir à chaque fois il commençait à peiner à venir demander, il avait l’impression de passer pour un mendiant. Etait-ce si aberrant d’avoir envie d’elle. « Et je ne rentre pas à point d’heure, je rentre quand j’ai finit de bosser. » Là plus part du temps. Il fallait avouer, parfois il traînait. Comme ce soir, mais ce n’était pas non plus la plus part du temps. Il ne fallait pas exagérer. Il s’était assagit, il avait fait des efforts, et si elle ne semblait pas s’en rendre compte, ses efforts lui pesaient sur les épaules comme un poids mort. « Essaye déjà de l'acheter ce bouquet avant de tout décider ! Même à l'hôpital t'as pas été foutu de m'apporter quoi que ce soit ! Essaye bordel, fait quelque chose, tente ! Tu te cherche des excuses en permanence. C'est à moi de te dire que j'ai envie d'un bouquet de fleur ? Très bien Jackson, alors à toi de me dire quand tu arrêtera de te comporter comme un vrai gosse ! » Il grimaça. Pour le coup, il avait l’impression de se tirer une balle dans le pied. Il fallait dire qu’il n’assumerait pas d’acheter un bouquet de fleur. Il trouvait ça niais et ringard, et crèverait probablement de honte si un de ses potes le chopait avec ces merdes florales dans les mains. Mais maintenant qu’il l’avait dit, il avait plus qu’à ce notifier un putain de nota bene pour penser à lui acheter des fleurs, et faire en sorte que personne ne le chope. « Mais je suis un gosse Callie ! » Enfin non officiellement il était sensé être adulte. Il avait même passé la trentaine … Il n’était plus un gosse. Mais dans sa tête et dans les faits il n’avait clairement toujours pas grandit. « Il y a encore trois ans j’étais strictement incapable de m’occuper de moi même sans finir en taule… » Les faits étaient là tout de même, en trois ans il avait fait un bon bout de chemin. Ce n’était pas négligeable, mais ce n’était clairement pas suffisant. « Alors je ne sais pas comment tu peux ne serait-ce que penser que je puisse devenir moins con… » Parce qu’elle avait l’air de le vouloir, ou d’y croire, ou des deux ou… Il ne savait pas, mais ça n’annonçait rien de bon.

Et il l’avait pris dans ses bras. Il ne savait plus bien pourquoi. Mais il avait cru que c’était la meilleure chose à faire. Connerie. Il était restée raide comme un manche à balais. Elle attendait surement tendue qu’elle le lâche. Mais il en avait rien fait. Il avait resserré son étreinte qui se voulait chaleureuse. Et il avait dit l’évidence, il avait essayer d’appuyer sur la pédale de frein, suffisamment fort pour la faire descendre de voiture. Il avait ouvert la portière. Elle l’avait refermé sur ses doigts. « Qui te donne le droit de décider ce qui est bon pour moi ? Tu crois que je ne savais pas ?! A la différence de toi, j'ai choisi, depuis le début. J'ai choisi de garder Ella, choisis de vivre avec toi, j'ai même choisi de t'aimer Jackson. Tu as si peu d'estime pour toi pour penser que je me suis trompé là-dessus aussi ? Tu n'as pas le droit de me dire ce que je dois ressentir. » La gardant toujours dans ses bras il s’était légèrement retourné pour la regarder dans les yeux. Si peu d’estime de toi… Choisis de t’aimer… il ne l’a comprenait pas… Ce n’était pas la première fois qu’il s’en rendait compte, mais putain elle ne fonctionnait pas comme lui. Silencieux il perdit son regard dans le sien, perdu, comme s’il pourrait s’y retrouver. Mais il n’y retrouvait rien, pas même la haine qui l’animait lui à son égard, pas même l’amour qu’elle semblait ressentir pour lui. Rien ne faisait échos. Si elle savait à quel point il n’avait aucune estime de lui, il la jetterait probablement à la poubelle, il ne valait plus rien. « Pourquoi tu as choisis ça ? » demanda-t-il un peu bêtement. Ca ne faisait aucun sens, il fallait être maso pour choisir consciencieusement de tomber amoureuse de lui. « Je ne te fais que du mal… » C’était une évidence pour lui, qu’il la faisait souffrir. Il l’avait vu pleurer, et d’une main un peu tremblante il était venu essuyer les larmes alors qu’elle se détendait contre lui. « Tu sais que je suis nocif… » Et souvent elle semble s’en contenter. Elle le regarde un instant avant de prononcé à voix basse. « Ça te ferait quoi si j'allais voir ailleurs ? » Il fronça les sourcils sous la demande. C’était quoi cette question piège ? Il sentit ses mains se contracter contre sa taille en même temps que ça mâchoire se serrait. Il grimaça un moment, avant de demander un peu plus durement que voulu. « Pourquoi tu demandes ça ? Tu es allé voir ailleurs ? » Il n’avait pas le droit d’être en colère. Il le faisait, elle avait donc le droit de le faire. Mais c’était évident, ça l’énervait. « Tu voudrais que je sois jaloux ? » demanda-t-il en grinçant légèrement des dents. Le pire c’est qu’en lui demandant, il avait déjà l’impression de l’être… C’était une première.





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Mar 27 Mai - 14:07

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

« T’es vraiment entrain de me reprocher le tremblement de terre ? » Il ne comprenait rien. Elle ne le lui reprochait pas, pas du tout. Elle ne pouvait pas le blâmer de s'être retrouvé face à un tremblement de terre, personne ne le pouvait. C'était arrivé si vite... La terre qui se met à trembler, le sol qui se dérobe sous vos pieds et cette peur, tenace, qui vous prend aux tripes. Callie n'avait jamais connu ça. Même à Cuba, ce genre d'événement n'avait pas fait autant de dégâts. Des blessés, des morts, des personnes à la rue, des centaines de commerces à l'abandon... Non, elle ne le lui reprochait pas. Mais elle pouvait le blâmer sur d'autre chose ce soir-là. Sur le fait qu'il soit partit. Qu'il lui tourne le dos alors qu'elle avait envie de lui, qu'elle s'était faite belle, qu'elle voulait rattraper quelque chose, n'importe quoi. S'il était resté, il serait peut-être mort, n'aurait peut-être pas eu la chance de s'en sortir. Mais c'était elle qui était tombée, elle qui avait reçu cette poutre. Jackson était revenu néanmoins et il avait son maximum pour la sauver, elle et Ella. « Je... Je suis désolé de ne pas avoir pu sauver ta jambe, mais... » Mais, il y en avait toujours un. Mais Ella était née, mais Callie était jalouse, mais, mais encore mais, toujours mais. Leur existence se complaisait dans le passé, dans la possibilité d'un autre avenir. Tout n'était que farce, supposition et remords. Tout était faux, dupé, trompeur. Il fallait tout revoir, tout réécrire, se baser sur ce que la vie aurait été avec un schéma différent. Si Jackson n'était pas allé en prison, si Callie n'avait pas croisé son chemin, si ... Il n'avait pas pu sauver sa jambe, mais lui avait sauvé la vie. Elle ne pouvait l'accepter tous les jours, quand la douleur était trop tenace, quand les anti-douleur ne fonctionnaient pas. Mais quand les bons jours survenaient, elle appréciait qu'il l'ait fait, qu'il se soit presque sacrifié pour elle. « Et moi je suis désolé que cela ne t'ai pas suffit à comprendre. » Il allait dire qu'il ne comprenait pas, qu'elle ne s'exprimait pas bien, qu'elle ne savait pas communiquer. Pourtant ce jour-là, elle avait naïvement pensé qu'il avait saisit. Que Jackson avait comprit à quel point elle l'aimait, a quel point elle ne pouvait imaginer la suite sans lui, qu'elle était prête à prendre sa place parce que vivre sans lui lui était intolérable. Mais il n'avait pas comprit. Ils avaient échangé un baiser qui aurait pu être le dernier, mais cela n'était pas suffisant. A l'hôpital, elle l'avait attendu. Ou était-il pendant qu'elle agonisait sur son lit ? Pendant qu'Ella se remettait difficilement du tremblement de terre ? Malgré ce qu'elle avait cru ressentir quand ils étaient sous les gravats, Jackson n'avait pas hésité à prendre ses jambes à son cou.

« A quel moment je te montre tout quoi ? Parce que si tu parles du faite que j’ai envie de toi, je crois que je te le montre de manière assez clair… » Haussement de sourcil de la part de la cubaine. Quand ? Quand il rentrait tard ? Quand il était saoul ? Quand elle était souffrante ? Quand Ella réclamait son biberon ? Quand ? Les autres couples y arrivaient-ils ? Ciara avait-elle connut ça ? A la pensée de l'italienne, le coeur de Callie se serra. Elle regrettait tant. Le tremblement de terre avait ravagé tellement, mais surtout, il avait emporté sa meilleure amie, la seule femme en qui Callie avait toute confiance. Ciara avait toujours été la plus forte, la plus tenace. C'était une femme qui se battait pour ses valeurs, qui avait tourné le dos à sa famille pour épouser un homme qui ne lui été pas destiné. Elle avait eu une fille et puis tout c'était arrêté. Sans le savoir, les deux jeunes femmes avaient vécu la même situation au même moment. Chacune protégeant son enfant, luttant pour survivre, espérant que tout prendrait fin sans encombre. Mais l'une n'avait pas eu la chance de l'autre. Ciara était morte, elle, elle survivait. Callie se plaignait, mais elle, elle était en vie et Jackson encore là malgré tout. Mais ils ne partageaient plus rien, même leur lit était froid. Jackson se levait tôt ou tard suivant la journée, tandis que Callie déprimait, vaseuse. Il fuyait l'appartement, passait tout juste par la chambre de sa fille. Ils ne partageaient plus aucun moment, mais l'avaient-ils déjà fait ? Avaient-ils connus un seul instant ressemblant à ceux des autres couples ? Callie ne se rappelait de rien. Pas de balade main dans la main, pas d'escapade au bord du lac le dimanche, pas de soirée télé avachis l'un sur l'autre, rien de tout ça. Même avec leur fille, il n'existait pas de véritable lien. « Et je ne rentre pas à point d’heure, je rentre quand j’ai finit de bosser. » Évidemment. Elle ne le croyait pas. Callie ne flairait pas le mensonge, mais chez Jackson, c'était évident. Il mentait souvent pour se sauver la mise, mentait par omission, mentait pour s'éviter une crise. Callie n'avait jamais su mentir. Malgré ses efforts, elle se trahissait en permanence. Le mensonge l'hérissait. « Alors tu finis tard très souvent... Je croyais que Savannah t'avais allégé ton emploi du temps ? Je pourrais peut-être vérifier ça avec elle. », dit-elle, menaçante. Parce que Savannah n'était pas menteuse, mais la bienveillance incarné. Parce qu'elle ne ressemblait en rien à son frère, que le couple qu'elle formait avec Aidan était à l'opposé du leur. « Mais je suis un gosse Callie ! » Quel scoop ! Elle le savait depuis le départ, ça n'avait rien de nouveau. « Il y a encore trois ans j’étais strictement incapable de m’occuper de moi même sans finir en taule… Alors je ne sais pas comment tu peux ne serait-ce que penser que je puisse devenir moins con… » Et il y a trois ans, Callie sautait d'un pont et voulait en finir. Elle avait fait du chemin, lui aussi, mais cela ne suffisait pas. Malgré l'évolution positive de leur cheminement, ils étaient encore dans un chaos d'ordre et de conception. De toute façon, les paramètres n'étaient pas en leur faveur : un taulard toxicomane et une bipolaire suicidaire ne pouvait forcément pas finir ensemble et espérer que cela finisse bien. « Peut-être parce que t'as une gosse maintenant et que tu peux plus penser qu'as toi ! » Tous les livres se mettaient d'accord en disant qu'on prenait de la maturité en devenant parent. Visiblement, cela ne s'appliquait pas à Jackson. Il n'était pas plus mature sur ce point là, était tout maladroit quand il s'agissait de border Ella, il était terrifié à l'idée de la garder seul. Callie, elle, avait changée en la mettant au monde. Voir son visage, apercevoir ses petits pieds, tout ça, ça l'avait changé. Callie se battait chaque jours pour s'en occuper, chantonnant pour elle au moment du coucher, l'habillant avec soin. Elle était peut-être pathétique, nettement moins douée que Ciara sans doute, mais elle faisait de son mieux.

Le ton montait. Elle était dans ses bras et ne savait ce qu'elle désirait vraiment : le repousser ou le serrer encore plus fort. Elle avait presque oublié la sensation d'être proche de lui, même comme ça. Quand il venait la rejoindre le soir, elle l'entendait pousser la porte, s'approcher du lit, retirer sa chemise et son pantalon. Elle l'entendait s'étirer, se brosser les dents puis se rapprocher avant de se glisser sous les draps. Il devait penser qu'elle dormait puisqu'il n'osait l'approcher, par conscience ou par gêne, elle ne savait pas trop. Souvent, elle avait eu envie de se retourner vers lui, de profiter de sa fatigue pour se coucher dans le creux de son ventre, mais elle ne le faisait plus. « Pourquoi tu as choisis ça ? » Elle leva son regard embué vers lui. Attendait-il vraiment une réponse ? « Tu veux vraiment que je te réponde ? », demanda-t-elle en reniflant. « Parce que ça s'explique pas Jackson. » Mais elle savait que c'était peine perdu de le lui faire comprendre. Il ne comprenait toujours pas ce qui unissait sa soeur et son ex colocataire de cellule, cet amour qui le dégoûtait alors qu'ils s'aimaient d'une grande passion. Il ne comprenait pas que Callie puisse l'aimer comme une damnée alors qu'il se trouvait méprisant. Jackson ne comprenait rien à l'amour. « Je ne te fais que du mal... », répéta t'il. Callie prit son visage entre ses mains. « Arrête avec ça, s'il te plait. » Elle n'en pouvait plus de l'entendre répéter cette phrase comme un poème, comme une litanie agaçante. « Tu sais que je suis nocif... » Rah ! « Ca suffit maintenant ! », dit-elle en se levant brusquement, envoyant promener le tabouret, forçant Jackson à reculer. « Pourquoi tu demandes ça ? Tu es allé voir ailleurs ? » Durant une seconde, elle lut une pointe d'angoisse dans le regard de Jackson. Jackson ne devait pas la connaître si bien que ça, sinon jamais il n'aurait posé la question. Callie était incapable de tromper, incapable de coucher avec un homme autre que celui qu'elle aimait. On lui avait brisé le coeur, trop souvent, mais elle ne c'était jamais réduite à faire de même. Même quand Jackson et elle ne faisaient que se voir à l'occasion pour batifoler, elle ne fréquentait que lui, parce qu'elle lui appartenait déjà. Pouvait-elle lui mentir ? Non, il le verrait forcément. Mieux valait opter pour une pseudo-vérité. « Non, mais je pourrais. Ça fait des semaines que mon kiné me fait de l'oeil. Et j'arrête pas de lui dire qu'il rencontrera mon copain un jour mais tu ne te pointe jamais. Il doit penser qu'en plus d'être handicapée, je suis mythomane. » Elle mit les mains sur ses hanches. « Tu voudrais que je sois jaloux ? », demanda t'il tout bas. Callie soupira. « Je voudrais que tu me désire, que tu m'aime, que tu me le montre. Je voudrais que tu sois comme avec les autres. Pourquoi tu ne me regarde plus comme elle ? », demanda-t-elle en avançant vers lui, la voix mélancolique, les yeux brillants. « Je vais partir Jacks. Je vais me trouver un appart quelque part et me débrouiller. Je peux plus continuer comme ça, j'y arrive plus. » Bien sûr, elle savait que se serait dur, que le fait de partir l'isolerait encore plus de lui, qu'elle prenait le risque qu'il la zappe pour de bon.





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Ven 13 Juin - 13:04

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

« Et moi je suis désolé que cela ne t'ai pas suffit à comprendre. » Callie n’aimait pas être claire. Ou alors elle aurait mis un complément. Comprendre quoi ? Elle espérait que Jackson soit à même de comprendre ? Surement. C’était toute la problématique de leur couple. Enfin couple. Couple au sens deux du terme. Couple au sens je te baise de temps en temps ou du moins je t’ai baisé à un moment… Comprendre ou ne pas comprendre l’évidence. Ils avaient chacun un certain nombre de chose que l’autre devait comprendre. Mais l’autre ne comprenait jamais. Et comme ils n’étaient jamais explicite, parce que c’était tellement évident… Et bien il ne comprenait toujours pas. Pourtant ça avait l’air d’être important. Cette foutue chose à comprendre. Il aurait du comprendre quoi ? Qu’elles étaient importantes ? C’était l’évidence même. Enfin elle devait le savoir qu’elles étaient importantes ? Ou alors elle aurait du le comprendre ce soir là… Il était revenu. Il aurait pu ne pas faire demi tour, estimé que c’était page close. Il était revenu, il avait risqué sa vie inutile pour les sauver elles. Il n’était certes pas venu à l’hôpital, mais il détestait les hôpitaux et les évitait comme la peste, mais il avait chercher un nouvel endroit pour vivre pour quand elles sortiraient. Il s’était chercher pour eux un nouvel endroit pour vivre… Ca ne voulait pas rien dire. Ca disait même bien à quel point elles étaient importantes. Elle ne pouvait pas ne pas comprendre… Non ? Et lui alors il devait comprendre quoi de plus ? Qu’est ce que ça pouvait bien lui dire ce foutu tremblement de terre ? Ou même la jambe de Callie… C’était sans queue ni tête. Tout simplement. Il fronça les sourcils… Evidement. « Tu voudrais être moins clair que tu ne pourrais pas… Tu le sais ça ? » Il aurait pu dire un simple je ne comprend pas. Mais il aurait senti la répétition trop évidente. Il ne disait que ça. Toujours. Tout le temps. Depuis un bon moment. Il avait presque l’impression que leur dialogue était exclusivement composé d’incompréhension… Au moins ils étaient constant sur quelque chose… Ils ne se comprenaient pas. Sauf qu’à force de dialogue de sourd il n’allait pas aller bien loin.

Il vit le haussement de sourcil de Callie. Elle ne comprenait pas. Encore une fois. Il aurait presque eu envie de rire. C’était risible. L’un parlait, l’autre fronçait les sourcils, et ainsi de suite, jusqu’à la fin de la soirée, jusqu’à ce qu’ils aillent se coucher presque en se tournant le dos. Pourtant il ne broncherait pas si elle venait se blottir contre lui. Lui pourtant pas réputé pour être câlin ne rechignerait pas à l’avoir contre lui. Mais elle ne venait pas, il n’allait pas la chercher. Elle était froide en ce moment, elle ne donnait pas l’impression d’avoir envie de le voir. Alors peut être que oui il ne donnait pas forcément l’impression d’avoir envie d’elle. Il fallait dire que pour être plus clair il fallait qu’il lui saute dessus… Et ses cris et ses regards lourds lui déconseillaient de le faire. Mais là ou il pourrait le faire, pour marquer un point, ou simplement parce qu’il en avait envie, il ne le sentait pas. Jackson ne le sentait pas. Pourtant s’il y avait bien quelque chose qui sentait de manière assez naturel c’était comment embrasser une fille. Mais avec Callie ça ne lui venait plus. Il devait pourtant le savoir qu’elle ne mettrait pas longtemps à lui céder… Ca avait toujours été comme ça… Mais il avait l’impression de lui forcer la main… Ailleurs c’était plus simple qu’avec elle. C’était pas mieux… Juste plus simple. Ailleurs il n’y avait ni engueulade, ni menace. « Alors tu finis tard très souvent... Je croyais que Savannah t'avais allégé ton emploi du temps ? Je pourrais peut-être vérifier ça avec elle. » Il grimaça. Oui Savannah lui avait allégé son emploi du temps. Et oui ça l’avait emmerdé, il avait d’ailleurs rechigné pour le coup, parce que ça ferait forcément moins d’argent, et puis il n’avait pas eu le choix. Mais surtout c’était la menace qu’il n’aimait pas. Elle ne lui faisait pas confiance, ne lui ferait jamais confiance, au moins c’était clair, et c’était plutôt simple comme manière de faire. En même temps elle n’avait peut être pas tord… Mais quand même ça pesait à force. « Je travaille le soir Callie… Si elle me donne des mi-temps de mi-temps je vais vite ne plus avoir de salaire… J’ai deux soirs par semaine de libre… ou je suis à l’appart au cas ou tu ne t’en rend pas compte… » Il boudait, ça se voyait, et il était sincère. Enfin presque. Ces deux soirs là il était effectivement à l’appart, généralement à bouder, ou à gribouiller dans un coin. Mais il avait aussi un troisième soir de libre, ou là c’était plus aléatoire, parfois il était là, parfois il rentrait un peu tard, d’autre fois carrément tard. Quelques rares fois il ne rentrait pas… Mais c’était plutôt exceptionnel. Il voulait garder ce soir pour lui même, pour décompresser du quotidien boulot, Callie, bébé, même si on ne pouvait pas dire qu’il était particulièrement efficace. Cette situation lui pesait sur les épaules plus qu’elle ne pourrait y penser. « Peut-être parce que t'as une gosse maintenant et que tu peux plus penser qu'as toi ! » Il ferma les yeux ravalant une montée de colère. Toujours les mêmes reproches. Elle s’entendait parler ? Lui aussi ressortait surement toujours les mêmes rengaines. « Ne penser qu’à moi ? » Il était pas le mec le plus altruiste du monde, mais bon il n’était pas non plus le plus égoiste. Oh il foirait, oh il n’y arrivait même jamais, mais ce n’était pas tout à fait faute d’essayer, c’était ce qu’il se disait. Mais à être persuadé que l’on va échouer, il faut savoir que c’est souvent ce qui arrive. « Si je suis là c’est parce que je penses à toi, hein ! » Parce que clairement sans elle, il se serait barré loin, s’il avait pensé à lui, il aurait fichu le camp, il n’aurait jamais rien eu avoir avec la gamine. C’était sur.

Mais il était resté et il s’accrochait à quelque chose qu’il ne maîtrisait pas et qu’il ne saurait pas maîtriser. Mais elle semblait presque y arriver, malgré les cris, malgré les larmes, malgré les pétages de plomb. Elle semblait en avoir plus envie que lui en tout cas. Lui ne savait pas trop, lui ne comprenait pas, lui ne comprenait jamais rien. Il avait du mal à comprendre - ce qui attachait un homme à une femme et inversement - tout ça le dépassait complètement. « Tu veux vraiment que je te réponde ? » Des larmes toujours, et encore, il ne savait plus quoi en faire de ses larmes, il ne savait pas y réagir. Il hocha la tête. Evidement qu’il voulait qu’elle réponde, sinon pourquoi poser la question ? Il voulait comprendre, au moins faire l’effort en tout cas. « Parce que ça s'explique pas Jackson. » Il recula légèrement fronçant les sourcils. « Mais si ça ne s’explique pas c’est pas un putain de choix Callie ! » Enfin ça lui paraissait pourtant évident. « Je suis ta fucking prison ! » Elle s’était attaché à lui et elle ne pouvait pas s’en sortir. Peut être que lui c’était pareil. En tout cas maintenant avec Ella il se sentait vraiment pris au piège. Si bien qu’il n’avait jamais vraiment réfléchit à s’il voulait être là ou non… Ce n’était surement plus une question en faite. Quand le sujet dérivait sur tout ce qu’il faisait mal on en finissait toujours au même point. Jackson s’avouait vaincu facilement, il plaidait coupable. Il ne faisait jamais rien correctement il la détruisait à petit feu. Ca la calmait souvent ou l’énervait au choix .Il se laissa un instant bercer entre ses mains fermant les yeux. « Arrête avec ça s’il te plait. » Il ne répondit pas. Il ne pouvait pas arrêter. Il était trop honnête pour se taire. Il faisait de la merde. Et il avait recommencer, et elle s’était énervée ! Oh il avait compris, ça la soulait. Mais tout l’énervait chez lui, c’était à ce demander comment elle pouvait l’aimer et le détester en même temps… 

Et puis la question était sortie de nul part, il en avait presque oublié sa haine pour lui, et il l’avait regardé étrangement. C’était quoi cette question ? Et qu’est ce qu’elle essayait de prouver ? Il serra la mâchoire et les poings en l’écoutant. « Non, mais je pourrais. Ça fait des semaines que mon kiné me fait de l'oeil. Et j'arrête pas de lui dire qu'il rencontrera mon copain un jour mais tu ne te pointe jamais. Il doit penser qu'en plus d'être handicapée, je suis mythomane. » Il ne savait pas si c’était à cause du kiné ou du copain qu’il avait grincé des dents, mais ça avait presque raisonné dans tous le bar. Copain… C’était surement ce qu’il était au fond… Enfin il n’avait plus trop le choix. Quand au kiné, s’il y allait, il n’allait probablement pas se serrer la main amicalement. Il grogna « j’viendrais ! » Pour la forme, ou pour lui faire avaler ses yeux, au choix. Putain s’il se mettait à être possessif… Mais c’était ce qu’elle cherchait non ? « Je voudrais que tu me désire, que tu m'aime, que tu me le montre. Je voudrais que tu sois comme avec les autres. Pourquoi tu ne me regarde plus comme elle ? » Ses yeux c’était ouvert rond comme des soucoupes, la bouche légèrement entrouverte… « Tu veux que je te regarde comme elles… ? » Savait-elle à quel point c’était con comme demande ? « Personne ne veut ça… » Il les regardait comme des objets, il regardait une paire de fesses, de sein, des yeux aux mieux, mais le reste il en avait bien rien à foutre… « J’te respecte trop pour ça, j’te… » Enfin elle comptait quoi ! C’était pas clair ce qu’il disait ? « Je vais partir Jacks. Je vais me trouver un appart quelque part et me débrouiller. Je peux plus continuer comme ça, j'y arrive plus. » Hein ? Mais ça ne faisait aucun sens. Il était resté con, le cerveau qui refusait de prendre en compte les deux dernières phrases. Est-ce qu’elle venait en deux phrases de lui demander de se bouger le cul de jouer au copain, et de le plaquer ? Décidément il ne la comprendrait jamais. Et comme les informations mettaient longtemps à monter son cerveau, il réagit sur la dernière chose qu’il avait vraiment capté. Je voudrais que tu me désire… Easly done. Il l’avait poussé contre le bar avant de l’embrasser passant sa main derrière sa nuque. Oh il avait bien entendu ce qu’elle avait dit après. Fondamentalement il avait même surement compris. Mais très honnêtement il n’est pas passé maître dans l’art de retenir une femme. Enfin il n’en connaissait qu’un. Il laissa glisser sa main sur sa taille la tirant légèrement vers lui. Il se détacha doucement lâchant un magnifique « c’est clair comme ça ? » Bien sûr il aurait pu dire mille chose plus romantique et plus efficace, mais encore aurait-il fallu que ça lui vienne à l’esprit.





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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Mer 18 Juin - 18:24

    Peut-être qu'elle aurait dû mourir dans cet hôpital. Qu'elle n'aurait pas dû batailler pour sa survie, qu'elle aurait juste dû lâcher prise. Mais elle n'était plus seule, il y avait Ella. Ce petit bout qu'elle avait mise au monde, cette enfant qu'elle aimait plus que tout le reste. Elle n'était plus seule, Ella était là, sa fille, sa moitié. C'était mielleux, sûrement le discours le plus pitoyable de la maternité, mais c'était vrai. Ella avait beau être détestable, pleurer à longueurs de temps, lui pourrir ses nuits, fournir ses crises d'angoisses etc ... Elle la rendait vivante. Quelqu'un avait besoin d'elle et ça n'était jamais arrivé jusque là. Callie avait toujours eu besoin des autres, inconsciemment. Besoin de Scott pour la soutenir, besoin de Jackson pour vivre, besoin de Ciara pour avancer, besoin des autres. Et avant Ella, personne n'avait eu besoin d'elle. Jackson pouvait-il comprendre ce genre de choses ? Sûrement pas. Il se construisait seul, mal certainement, mais seul. Callie n'avait pas besoin d'être voyante pour savoir que Jackson ne considérait pas Ella de la même façon qu'elle. Après tout, elle avait tout gâché... Mais dans le fond, aurait ce était mieux ? Callie avait observé Ciara et Enzo avec leur fille : ils respiraient le bonheur , la complicité, la tendresse. Envieuse. Jalouse. C'était dingue ce qu'elle pouvait ressentir devant pareil scène. Avait-elle jamais vu Jackson sourire aussi béatement devant leur fille ? Avait-il une seule fois ressentit cet élan d'amour envers Ella ? Était-ce si difficile de mettre de côté ses rancœurs pour le bien d'un bébé ? Quand on les voyaient ainsi, se déchirant, se faire du mal, on se disait bien que c'était impossible.

    Mais il n'y avait pas que leur fille qui posait problème. C'était eux, le souci. Leurs coups de gueules, leurs difficultés à cohabiter, à s'entendre, se comprendre, se pardonner. Tout ça. « Je travaille le soir Callie… Si elle me donne des mi-temps de mi-temps je vais vite ne plus avoir de salaire… J’ai deux soirs par semaine de libre… ou je suis à l’appart au cas ou tu ne t’en rend pas compte… » Apparemment, non. La routine, c'était peut-être le pire dans tout ça. Pourtant, on ne pouvait pas dire qu'ils vivaient ensemble depuis assez longtemps pour ne plus profiter. Ils étaient « ensemble » depuis la naissance de leur fille, ce qui faisait quelques mois seulement. Avant ça, c'est séparément et d'une façon décousue, qu'ils se fréquentaient. Et puis un bébé, un appart, deux appartements, une vie qui s'installe lentement, toujours plus doucement. Ils avaient tout fait à l'envers. Tout. Même leur couple avait la tête en bas. Et puis, d'une façon générale, aucun des deux n'étaient fait pour la vie de couple. Avant lui, Callie vivait seule avec un vieux matou, sa musique et son art. Elle avait un cocon rassurant, un espace à elle. Jackson avait partagé sa vie entre les filles, les potes, les soirées, il n'était jamais seul, aimait se complaire d'une vie agitée, animée, explosive. Vivre ensemble avait percé leurs univers, leurs rythmes de vie. Ils le payaient sévèrement aujourd'hui. « Pour une fois je suis d'accord avec toi, je ne m'en rend pas compte. », dit-elle, sèchement. Peut-être qu'elle était déjà KO à ce moment-là, où qu'elle était trop pleine de colère pour lui faire de la place. « Ne penser qu'à moi ? » Visiblement, il n'avait pas apprécié la remarque. Bon. Mais Jackson n'était pas vraiment un gars tourné vers les autres, fallait bien le reconnaître. Son enfance y était peut-être pour quelque chose, son chemin de vie, tout ça ... Un père violent, une mère décédée trop tôt, une soeur qui l'avait rejeté, c'était peut-être excusable pour son comportement. Pourtant, Callie avait connu ce genre de déboires et était bien plus altruiste que lui. Mais ils étaient différents, encore. « Si je suis là c’est parce que je penses à toi, hein ! » Ahhh. Et là, elle devait sûrement s’estimer heureuse, lui sauter au cou, tout pardonner. Évidemment. Elle avait envie d'ajouter que ce n'était pas assez, qu'elle avait besoin de plus, mais à quoi bon ? Il la prendrait encore comme pour une capricieuse, une éternelle insatisfaite. Parce qu'elle voulait plus, qu'il l'invite à manger un bout, qu'il se propose de garder la petite quand elle avait besoin d'air, qu'il ne regarde plus les autres femmes... Utopie certaine. Alors elle se contenta de soupirer.

    « Mais si ça ne s'explique pas c'est pas un putain de choix Callie ! » Hein ? Décidément, ils ne vivaient vraiment pas sur la même planète, ni même sur le même planisphère. L'amour n'était pas juste chimique, c'est du moins ce que Callie voulait croire. C'était toute une pulsion, une sorte d'art en fait. C'était une attirance inexpliquée, puis une douleur, un manque, tout un schéma bien précis qui vous faisait comprendre que l'autre vous étiez indispensable. Mais pour Jackson, ça n'avait aucun sens. Il ne semblait même pas comprendre les bases. Pourtant, il avait aimé Ash, alors il devait bien garder un léger souvenir de cette époque, non ? Callie se souvenait des premiers frissons, des jambes qui tremblent légèrement, des pulsions de son corps presque ingérable... Elle se rappelait de tout, de toutes les fois où elle avait succombé au charme d'un homme. Mais elle, c'était une femme, une artiste, elle avait probablement quelque chose de plus pour se rappeler de tout ça. « Je suis ta fucking prison ! » Là, elle était déjà plus d'accord. Quant au choix, elle l'avait fait en restant avec lui, en ne partant pas, pour le moment. « C'est toi qui en fait une prison. », dit-elle simplement. Parce que ça pourrait être autre chose, seulement Jackson ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. De nouveau, ils s'engueulaient. C'était repartit sur un Jackson qui se faisait toujours plus connard afin qu'elle parte, certainement, sinon pourquoi faire ? Il ne faisait que rabâcher son emprise sur elle, l'obligeant presque à ce qu'elle foute le camps. Mais Callie restait, étrangement. Et après il osait dire que ce n'était pas un choix et que l'amour n'était pas réel. Blague. Quant à la jalousie, chez Jackson, c'était jamais très clair. « j'viendrais ! » Il ne comprenait vraiment rien. Elle ne voulait pas simplement qu'il passe la prendre, elle voulait qu'il s'implique, qu'il l'aide, qu'il soit véritablement présent. Parce que son kiné avait beau être charmant, il n'était pas Jackson, mais ça non plus il n'avait pas comprit. « Ouais... Comme tu devais venir à l'hôpital... » Mauvaise, mais elle avait bien le droit, après tout, d'être en colère, frustrée, malheureuse. Elle avait le droit de le montrer, elle en avait juste marre, elle était épuisée. « Tu veux que je te regarde comme elles... ? » Dans les yeux de Jackson, elle y lut de l'incompréhension. Pourtant, pour elle, ça n'avait rien de stupide. Avant, elle faisait partit de ces autres et aujourd'hui, elle était cantonnée au rôle de mère au foyer grosse et invalide. Alors elle aurait tout donné pour qu'il la désire comme cette brune tout à l'heure, juste une fois, juste pour se rappeler. « Personne ne veut ça... » Callie grinça des dents. « Et personne ne veut ce que je vis Jacks ! C'est si con que ça que je veuille que tu me désire comme la pétasse de tout à l'heure ? Parce qu'avant, c'est moi que tu fixais comme ça et tu avais l'air de passer du bon temps. » Et c'était peu dire ! Enfin il ne lui avait jamais dit clairement, mais son comportement était bien assez éloquent. Respiration rapide, accélération du rythme cardiaque, yeux brillants ... Tant de signes physiques qui ne trompaient pas après une partie de jambe en l'air comme les leurs. « J'te respecte trop pour ça, j'te... » Je te quoi bon sang ?! Elle avait envie de hurler, elle bouillonnait de l'intérieur ! Elle le supplia du regard de poursuivre, d'approfondir, de cracher le morceau. Mais les mots étaient difficiles pour Jackson, il n'avait jamais été à l'aise avec les démonstrations, pas du tout en fait. Il n'aimait pas quand elle lui ouvrait son coeur, quand elle lui disait qu'elle l'aimait, quand elle se mettait à pleurer devant sa prison d'acier ... Il n'aimait pas, elle en souffrait. « Tu me qu... », mais elle n'eut pas le temps de finir qu'elle fut plaquée en arrière, sauvagement. Il l'attira contre lui, la tenant fermement, encerclant ses lèvres, s'accrochant à elle comme si elle risquait de s'enfouir. Elle retint sa respiration, mais pas son coeur qui s'emballa furieusement sous la pression. « c'est clair comme ça ? » Son regard était assez éloquent, mais pour être sur d'être comprise, elle rajouta : « Encore. » Jackson ne se le fit pas dire deux fois et recommença, avec plus d'entrain cette fois-ci. Callie enroula ses jambes autour de lui tandis qu'il encerclait son visage à deux mains, ne respirant qu'entre deux baisers. Elle laissa ses mains glisser vers son jean et n'hésita pas à le déboutonner, sous le regard ravi et curieux de Jackson. Ok, cela ne ressouderait sûrement rien et ils s'engueuleraient probablement juste après, mais ça serait bon. Jackson fit glisser son leggins le long de ses jambes et se colla à elle. En quelques secondes, il fut en elle, Callie ne quittant pas son regard.
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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Jeu 26 Juin - 18:42

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Jackson n’avait pas de mot pour dire ce qu’il ressentait pour Callie. Il n’avait pas de mot pour les sentiments. Des sentiments pourtant il en avait. Des tas même. Il était une boule constante de sentiment qu’il ne savait pas résoudre. Sinon pourquoi toute cette colère ? Comment toute cette colère. Cette colère, cette haine, cet énervement constant c’était la résultante de son manque de vocabulaire, de son incapacité à sentimentaliser. Il était un putain d’handicapé sentimental. On pouvait mettre mille raison. La perte de sa mère, trop jeune, son père, cet alcoolique notoire qui noyait son chagrin dans l’alcool et dans la violence. Peut être même que c’était un gène. Parce que plus il grandissait, plus il avait l’impression de lui ressembler. Au delà du nez, du menton, et des traits basiques - il n’avait pris de sa mère quasiment que les yeux et la couleur de cheveux - peut être qu’il y avait un gêne con sentimental. Un gêne de raté aussi surement. Il ne comprenait pas comment sa mère avait pu un jour tomber amoureuse d’un mec comme ça, comme il ne pouvait concevoir que Callie tombait aujourd’hui amoureuse de lui. Mais il n’arrivait pas à concevoir comment son père avait pu épouser sa mère. Je veux dire pour ce qu’il savait, si ça se trouve il était un putain d’accident, un accident qui avait cloué son père au sol, un accident qui en avait amené un deuxième. Mais son père n’avait jamais été fait pour être père. Soudainement il lui ressemblait peut être de plus en plus. Et s’il lui ressemblait tant que ça, il avait du mal à concevoir qu’il se soit fait fixé au point de s’attacher à sa femme. Parce que des faibles souvenir qu’il avait de ses huit premières années. Son père n’était pas si violent. Son père n’avait pas l’air d’être infidèle. Et s’il avait été capable de reconnaître l’amour, il aurait peut être dit que c’était ça. Mais voilà ou ça l’avait mené. Peut être qu’ils ne se ressemblaient pas complètement. Peut être que son père avait été fou amoureux de sa femme. Peut être que ça l’avait détruit. Peut être que lui était son père sans raison. Peut être qu’il n’était que le con sans être l’amoureux. Peut être qu’il n’avait aucune raison d’être brisé. Peut être qu’il se noyait pour rien. Peut être que l’on était effectivement pas prédestiné et qu’il était seulement un raté, juste comme ça.

Alors forcément quoiqu’il puisse avoir avec Callie, c’était un désastre… Et s’il n’était pas le premier à s’en affligé, on ne pouvait pas dire que ça ne le touchait pas. Et s’il essayait d’être discret sur ce que ça lui faisait ça le mettait tout simplement hors de lui. Enfin il n’était pas capable de réellement dire ce que ça lui faisait alors il était constamment sur les nerfs, comme une bouteille de gaz prête à exploser. « Pour une fois je suis d'accord avec toi, je ne m'en rend pas compte. » Il la regarda les yeux grand ouvert, ravala brutalement sa rage, se pinça le nez un instant pour ne pas crier, et explosa « tout en douceur » ! « Ah bah tient ! Evidement ! Ca va me donner envie de faire des efforts ! » Oh il était de mauvaise fois. Il le savait bien pourquoi elle s’en apercevait à peine qu’il était là. Il était présent absent, à moitié paumé, il préférait ce taire que de se gourer… Forcément ça menait à rien. « bon d’accord tu as l’impression que j’en fait pas… Mais… » Mais putain elle imaginait tellement pas ce qui se passait dans sa tête… Enfin il n’imaginait pas particulièrement ce qu’il y avait dans la sienne. Un amat de chose compliqué sans aucun doute. Trop compliqué pour lui en tout cas. « Il faut que tu m’aides… » Là elle allait lui exploser la tronche… C’était elle qui avait besoin d’aide. Mais il avait l’air con, l’âme en berne, à lui demander de l’aide pour qu’il puisse l’aider… parce qu’honnêtement il était tellement dépassé qu’il ne savait même plus ou commencer.

Il faut dire que tout le dépassait. Ella le dépassait, dès qu’elle se mettait à brailler il avait l’impression que sa vie s’écroulait et qu’il avait encore fait sauté la barraque, ou quelque chose du genre. Et puis c’était Callie qui se mettait à crier, et il perdait tout sang froid. Sa vie n’était qu’une succession de cris et il avait ses oreilles qui sifflent, et ses tympans bouchés à force, et son coeur qui s’affole. Et il comprenait rien. « C'est toi qui en fait une prison. » Ca c’était l’évidence, de toute façon c’ était tout lui. Le bien, le mal, enfin surtout le mal à vrai dire. « Mais oui c’est moi ! Mais je sais pas faire autrement ! » Il ne savait pas comment faire pour être cool à propos de tout ça, pour juste être normal, pour ne pas avoir l’impression de péter un cable et d’exploser. Il ne savait pas être père, il ne savait pas aimer, il était inutile. « Mais ma prison c’est la mienne, c’est moi le prisonnier… T’était vraiment pas obligé de venir me tenir compagnie » Et là c’était pas une métaphore. C’était lui taulard, c’était lui le raté. Evidement qu’il n’était jamais véritablement sortit, il était toujours au proie de ses anciens démons. Il n’y avait qu’à la regarder elle, elle faisait partie de ses démons. En même temps il pouvait pas nié qu’il l’aimait cette compagnie. Enfin il n’y dirait jamais non. Il ne savait pas dire non.
Et puis la jalousie. Enfin peut être, quelque chose qui y ressemble, vaguement, un peu. Il ne sait pas gérer ses sentiments. Il ne sait même pas y réagir, ni les ressentir. Et la réaction est pourtant immédiate. Des deux côtés. « Ouais... Comme tu devais venir à l'hôpital... » Il grinça des dents, et lui lança un regard noir. « Je t’ai dit que je viendrais ! » ragea-t-il entre ses dents. « Dis ton jour, je pose ma journée et je passe la journée avec toi ! » QUOI ? D’ou ça sortait ça ? D’ou est-ce que sortait une idée aussi géniale ? Enfin pas sûr qu’il puisse y survivre ! « Contente ? » Enfin il était pas obligé de réagir comme ça non plus. En même temps elle était agaçante, d’autant plus avec ces crises de jalousie à deux balles. Elle savait pas ce qu’elle demandait. Elle ne savait pas à quel point c’était stupide. Et non nécessaire. S’il y avait bien un point sur lequel il n’avait aucun problème avec Callie, c’était bien le désir. « Et personne ne veut ce que je vis Jacks ! C'est si con que ça que je veuille que tu me désire comme la pétasse de tout à l'heure ? Parce qu'avant, c'est moi que tu fixais comme ça et tu avais l'air de passer du bon temps. » Il soupira, avant de cracher. « C’est surtout con que tu te rendes pas compte que je te désire plus que la pétasse de tout à l’heure ! » Putain les femmes et leur connerie. « Faut que je t’imagine en permanence avec ma queue dans ta bouche pour que tu ne parle pas pour que t’es l’impression que je te désir ou comment ça se passe ? » Non parce que typiquement c’était à peu près ce qu’il pensait de la fille. Et oui il passait du bon temps, parce que son cerveau était déjà bien loin là ou ça pouvait se terminé et qu’il n’écoutait absolument pas ce qu’elle pouvait lui raconter. « Quand au bon temps, on sait tous les deux, que ça dépend de pas grand chose » Qu’elle arrête de lui faire un milliard de reproche principalement. « Tu me qu... »Ou qu’elle la ferme ! Il l’embrassa sans réfléchir. Parce qu’après tout c’était comme ça qu’ils avaient du bon temps généralement. Il se perdit contre ses lèvres et se détacha avec la ferme envie de recommencer, front contre front, espérant ne pas se prendre une gifle. « Encore. » Il sourit avant de capturer ses lèvres sauvagement. Qu’est ce qu’il avait pu en rêver, le con, derrière les cris et sa froideur, de juste pouvoir se perdre contre ses lèvres, d’avoir l’occasion de s’oublier quelques temps contre elle, avec elle. Il sentit ses mains défaire sa ceinture et il planta légèrement ses dents dans sa lèvre de désir. Enfin aurait pu dire s’il n’était pas si occupé. Chatouillé par le regard de Callie qui se faisait insistant il vint chercher son regard alors qu’il s’empressait avec une hate non dissimulé de la débarrasser de ses vêtements. Il guida une de ses mains pour qu’elle le débarrasse de sa chemise alors que sa température augmentait furieusement et que sa respiration s’affolait au fur à mesure des va et vient. Sans avoir conscience que ça ne résoudrait rien du tout, il se laissa allé tout entier à la seule envie de la posséder. Elle savait lui glisser sous la peau avec ses soupires, avec son odeur, avec le goût de ses lèvres, le touché de sa peau. Il laissait glissé ses mains sous son T-Shirt, alors que ses lèvres venaient s’emparé de chaque parcelle de peau laissé à sa disposition. Il laissa son coeur s’emballer serrant ses mains sur sa taille et sa nuque alors qu’il sentait venir le point de rupture.

Ils avaient l’air malin au fond, comme deux adolescents, le pantalon aux chevilles, à moitié déshabillé à c’être sauté dessus sans cérémonie, et à s’être envoyé en l’air comme si leur vie en dépendant et que dans un quart d’heure maximum ils seraient peut être mort. Cela dit si Savannah venait à jeter un oeil à son bar, ils seraient surement mort. Mais ce n’était même pas ça. Parce que Savannah il était a des lieux d’y penser, il était a des lieux de penser à quoique ce soit d’autre. IL n’y avait qu’elle. Qu’elle est l’envie inimaginable, et brulante qui l’animait. Lui et son désir à la con qui le rendait presque fou. Comme un gamin il vint ranger sa tête sur la poitrine de Callie, c’était surement l’un des endroit ou il se sentait le mieux, avant de la serrer contre lui. Malheureusement il resta à peine une minute avant de se reculer brusquement et de remettre à la hate son pantalon. « Fais chiez ! Dis moi que tu as pris la pillule ! » C’était pas possible d’être aussi con. Il suffisait qu’elle lui dise oui pour qu’il oublie l’essentiel. Déjà que quand il mettait un préservatif il y avait des fuites, mais si en plus il jouait au con… Et puis là il était bien hors de question qu’ils aient un deuxième gosse, il se tirerait une balle. Enfin cela dit, il y avait de quoi casser toute la potentielle magie.








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MessageSujet: Re: Wounds never heal really - Jackson&Callie.   Jeu 24 Juil - 9:00

Jackson & Callie

Wounds never heal really



26 Avril 2015

Un je t'aime, ça ne devait pas coûter grand-chose. C'était facile, c'était des mots. Trois petits mots qu'on pouvait dire sans trop réfléchir. Mais c'était différent, dans leur cas. Parce que Jackson ne l'avait probablement jamais dit, ou si peu, qu'il n'en gardait aucun souvenir. Parce qu'il n'en comprenait probablement pas le sens. Où il le connaissait tellement que cela l'effrayait, le faisait reculer, prendre les jambes à son coup. Quant à Callie, elle l'avait probablement trop dit, au contraire. Trop pensé, trop souffert de l'avoir conservé. Elle l'avait dit à Travis, elle l'avait aimé, passionnément et tout avait été plus simple à cette époque. Elle avait aimé Drake, lui avait dit aussi. Parce que Callie aimait toujours trop. Elle n'avait pas de demi mesure, ne savait pas faire semblant. Elle était passionnée, sincère, entière. Elle ressentait, vivait. Et c'était tout le problème. Parce que la douleur, la trahison, l'adultère, elle le ressentait de la même façon. Elle ne pouvait mettre de côté, elle ne pouvait oublier. Callie aimait Jackson et avec lui, elle ressentait tout ce qui n'allait pas. Elle aurait aimé être différente, moins sensible, moins nunuche. Être plus forte, plus comme Ashleigh ou comme Savannah. Callie était tellement naïve que s'en était pathétique. Elle pensait toujours que Jackson rentrerait avec un cadeau pour elle, hors il rentrait avec la mine sombre et le dos en compote. Elle songeait parfois à ce que leur quotidien s'améliore, mais leur vie était aussi terne que celle d'un couple de retraité. Il n'y avait aucune couleur dans sa vie, pas d'ambition, pas d'aventure. L'aventure, c'était quoi ? Parce que Callie ne connaissait rien d'autre que les galères, quand on y songeait. Elle avait certainement était heureuse, mais c'était loin, trop loin pour qu'elle se force à se souvenir. C'était brumeux, presque inaccessible.

« C’est surtout con que tu te rendes pas compte que je te désire plus que la pétasse de tout à l’heure ! » Callie ouvrit grand les yeux sous le coup de la surprise. Oui, surprise. Même là, elle avait du mal à y croire tant elle avait peu confiance en elle. Il faut dire qu'elle avait peu de raison de l'être. Quand elle se regardait dans un miroir, elle ne voyait rien d'autre qu'une fille brisée. Des cernes sombres sous les yeux, des kilos en trop un peu partout, une jambe en vrac, même ses cheveux étaient devenus terne, bref rien d'attirant. « Faut que je t'imagine en permanence avec ma queue dans ta bouche pour que tu ne parle pas pour que t'es l'impression que je te désir ou comment ça se passe ? » La baffe était partie toute seule. Il ne l'avait pas volé. Callie n'avait pas réfléchie, mais ça lui fit un bien fou. Parce que quand elle pensait à Jackson, elle ne songeait pas à ça. Elle ne rêvait pas à quelque chose d'obscène, contrairement à lui. Callie était fleur bleu, sentimentale, elle voulait de la passion, du désir. Elle voulait qu'il lui fasse l'amour et non qu'il la baise. Jackson se frotta la joue mais n'eu pas l'air très surprit de s'être fait baffer. Callie était rouge de colère ou de malaise, elle ne savait pas trop. « Et avant tu bandais dés que tu me voyais ! Tu vois, les choses changent vite ! Pauvre con va ! » Parce qu'il l'agaçait. Parce que c'était vrai. Jackson n'avait pas besoin de préliminaire, son corps à elle faisait l'affaire. Mais ce n'était plus le cas. Elle ne faisait pas grand-chose pour. Callie avait rangeait ses beaux sous-vêtements, n'osait plus porter de jupe. Quant à Jackson, il sentait la sueur, le parfum de femme et s'affalait sur le sofa juste après avoir franchit le seuil.

Puis il fut en elle. C'était surprenant, délectant, jouissif. Sentir son corps, sa chaleur et sa respiration chaude contre sa nuque émoustilla Callie qui accéléra. Peu à peu, des sensations longtemps oubliées remontèrent à la surface, l'irradiant de plaisir. Elle le serra, sentant sa sueur sous ses doigts. Elle aimait ça, comme tout ce qu'il faisait en cet instant. Elle aimait ses baisers, ses caresses, ses vas et vient. Elle bascula sa tête en arrière, lui laissant le loisir de l'embrasser sur sa peau nue. Callie encercla sa nuque, plus fort encore, le possédant totalement. En cet instant, elle avait le dessus, elle pouvait en faire ce qu'elle voulait. En ce moment, ils ne faisaient qu'un et oubliaient l'engueulade précédente. Mais c'est toujours trop court quand on aime. Jackson avait à peine reposé sa tête contre ses seins qu'il se recula, manquant de tomber, le visage rouge de confusion, puis de colère, visiblement. « Fais chiez ! Dis moi que tu as pris la pillule ! » Sympa comme retour à la réalité. Il faisait chier, merde ! Callie grinça des dents, remettant en place son débardeur, sautant au bas du tabouret. « Tu m'emmerde Jacks ! » Elle n'avait même pas envie de lui répondre, elle était trop hors d'elle, trop frustrée aussi. Elle rajusta son legging, glissa ses doigts dans ses cheveux afin de ne pas ressembler à une folle. « C'est tout ce qui te viens à l'esprit, là, tout de suite ? Ne t'inquiète pas, je ne prendrais pas le risque de te foutre un autre gosse dans les bras, je vois déjà ce que ça donne avec Ella. » Mauvaise, voilà, il avait tout gagné. Sa pilule, elle aurait put l'oublier une centaine de fois, étant donné la fréquence de leurs rapports, mais non. Non, parce qu'Ella était un frein suffisant à son existence, pas besoin de se tirer une balle dans l'autre pied. « D'ailleurs je vais peut être rentrer soulager Dylan. » Parce qu'Ella avait une mère après tout et un père aussi, normalement... Elle sortie du bar. Elle avait envie de fumer, de boire aussi. Elle avait envie de tout sauf de sa vie actuelle. Elle avait envie de Jackson et de l'étriper ensuite. Elle voulait quitter LA, partir faire la tournée du groupe de Deklan malgré sa jambe, assister au salon internationale du tatouage à New-York, elle voulait tout ça. Mais sa vie était ici, en bas de cet immeuble, avec un paquet de clope vide et un briquet qui ne fonctionne pas.





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