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 Who will survive in America - COLTON & ISLA

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MessageSujet: Who will survive in America - COLTON & ISLA   Dim 4 Mai - 14:38



colton & isla ✖ who will survive in America



« Et après, t'as fait quoi? » j’avais les yeux rivés sur le ciel au dessus de nos têtes, laissant les vagues de l’océan me guider doucement un peu n’importe comment. On était bien, rien que comme ça, étendus sur nos planches de surf. J’arrivais pas à croire qu’il était revenu, lui qui ne jurait que par Hawaii. Que par tout ce qu’il avait trouvé là-bas qui était mille fois meilleur qu’ici. Je ravalai, parce que je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais regretté de ne pas l’avoir suivi. Perdre son double, son jumeau pas identique, celui avec qui la télékinésie est si simple parce qu’on a grandit dans le même moule, toutes ces conneries, ben ça pesait sur le moral. Ajoutez à ça le fait que j’avais toujours été du genre anxieuse et angoissée face à l’avenir et à l’engagement, et vous aviez là une belle crise de la vingtaine. M’enfin, ça, c’était avant que je quitte L.A. pour de nouvelles aventures, et que je prenne de la graine. Que je m’endurcisse, qu’il continue à me manquer, mais que j’arrive à devenir au final une personne à part entière plutôt que sa moitié. J’ai l’air poétique comme ça? Ah ça, c’est le joint qu’on avait fumé quelques minutes plus tôt. Fallait bien fêter – de nouveau – nos retrouvailles, nah?! « Après, on s’est dit qu’il fallait absolument tenté Stairway to Heaven. » qu’il lâcha, comme si de rien n’était. Je me raidis sur ma planche, connaissant cette piste hawaïenne par cœur. « Les escaliers de sureté? T’es malade! » Stairway était en fait un escalier de secours aménagé pour des pompiers il y avait de ça plusieurs, plusieurs années. Reconnue comme l’une des pistes de randonnée les plus atypiques parce que trop raide et incertaine, on disait que l’ascension en dent de scie prenait plusieurs heures, et qu’en haut complètement, on voyait toute l’île. « C’est rien, vraiment. Trois heures et après on faisait la chandelle sur la rambarde en haut. » J’éclatai de rire. C’était rien. Bien sûr, pour lui, tout était rien. Escalader une montagne irrégulière, en pente escarpée avec une pluie torrentielle qui lui brouillait la vue? Déjà fait. Sauter en parachute au-dessus de l’océan, en plein milieu de nul part? Overrated. Surfer à travers une vague 10 fois plus haute que lui? Quand est-ce qu’on recommence. J’envoyai un peu d’eau sur sa planche – visant son visage au passage, du bout des orteils, avant de soupirer. « Si tu me jures que tu me lègues ta nouvelle maison avec vue sur le Pacifique au cas où tu meurs, moi ça me va. » Fallait être pratique. Son palace me faisait rêver, et le pire, il avait même pas payé pour. Foutu surfeur. « C’est rien… » que je répétai pour moi-même, sarcastique, encore sous les choc du tremblement de terre qu’on avait subit deux mois plus tôt et qui avait poussé à leurs limites mes pauvres nerfs. J’avais plus vingt ans, hen.

« Et toi? Je t’ai raconté mes premiers jours à Hawaii, c’t’à ton tour de me faire le topo du Brésil! » On avait décidé de faire le résumé complet de tout ce qu'on avait manqué, durant ces dix dernières années. Un peu comme une façon de s’assurer que l’autre, celui qui savait déjà tout, en sache encore plus. Qu’il puisse prendre part à nos souvenirs à sa manière, pareil que s’il avait été là, comme il aurait dû l’être. Et là, on n'était seulement qu'au début du processus. Je fermai les yeux, entendant presque au loin la circulation bruyante brésilienne. « J’étais au plus mal, c’était pathétique. » que je rigolai, avant de me mordre la lèvre. « Je me demandais encore ce que je fichais là, j’avais une gueule de bois de l’enfer de la veille et l’endroit où je devais dormir avait annulé par texto ma réservation. » J’éclatai une seconde fois de rire, provoquant la même réaction avec Leo. « C’que t’es une petite nature! » qu’il osa, avant de sauter à l’eau et de m’entraîner avec lui. L'océan à la hauteur où nous étions était un peu plus froid que sur les rives et je fit d’abord un sursaut, avant de m’attaquer principalement à lui ficher la tête sous l’eau plus rapidement que lui tentait de le faire avec moi. De vrais gamins, ridicules, à crier au beau milieu de nul part, comme on savait si bien le faire. J’arrivai presque à lui grimper par le dos qu’il s’immobilisa, prétexta que ses côtes lui faisaient encore mal. « C'est toi la p’tite nature… » que j’ajoutai sur le ton qu’il avait utilisé, avant de plonger et de le laisser ramener tout seul nos planches sur la plage. Bien fait, nah? Et puis, s’il oubliait la raison pour laquelle on l’avait renvoyé ici – principalement parce qu’il avait fait le con là-bas, son flanc pouvait en témoigner – ça ne lui ferait pas que du bien. Je pouvais blaguer sur le fait que sa mort ne me dérangeait pas à moins qu’il me lègue son logis, mais c’en était tout autrement. Le perdre pendant 10 ans avait été toute une épreuve, pour le reste de ma vie j’y pensais même pas.

Le sable chaud nous piquait les pieds quand il me planta là, prétextant devant aller porter son food truck au garagiste du coin pour un ajustement quelconque. Il tenta vraiment de m’expliquer la chose, comme si malgré tout ce qu’il avait vu de ma capacité à comprendre ce domaine il avait encore espoir, avant de soupirer. Le pauvre. « Tu t’en fiches, hen? » « Tant qu’il y a encore des burritos, tu as toute mon attention. » Je sourie à pleines dents avant de l’embrasser sur la joue et de ramasser mes fringues sous un palmier, lui promettant de passer durant le week-end avec Ash goûter à sa salade de papaye verte & à sa nouvelle salsa sucrée. Comme j’adorais avoir un pote qui aimait autant faire à manger, et qui offrait les meilleurs margaritas du coin, au passage.  

La suite, je m’assurai de la rendre aussi amusante qu'avait pu être l’après-midi que j’avais eu à me laisser dériver sur ma planche de surf. Hollywood. Avec les vapeurs de la mari qui embrumaient encore un peu mon esprit, je me laissai voguer parmi les touristes, arrêtant au stand de smoothies aux fruits de Felix, le seul qui m’ajoutait un trait de lait de coco de sa réserve officielle dans mon jus de goyave, de fruit de la passion & de mangue avant de filer vers le revendeur de magazines du coin, feuilleter le dernier Vogue. J’entendais les appareils-photos tiquer dans tous les sens, immortalisant les noms des stars sur lesquels on pilait tous de toute façon et les klaxons chauffer lorsque je le vis, au loin. Il sortait d’un café, les cheveux un peu plus courts, des lunettes de soleil sur le nez. Ç’aurait pu être mille et un autres mecs parce qu’à cette distance je pouvais clairement me tromper, mais il y avait quelque chose qui me disait… le temps que je baisse les yeux, je l'avais perdu des yeux. Par chance, deux grandes silhouettes déguisées respectivement en Wonderwoman et en Superman venaient dans ma direction, tout sourire. J’en profitai pour prendre un selfie de quelques secondes avec eux, l’envoyant direct à Jaime pour lui remonter le moral lui qui passait la journée à mettre son appart dans des boîtes. « DOUBLE DATE?! » que j’ajoutai à la photo avant d’envoyer le tout, hilare. Puis mes deux nouveaux potes continuèrent leur chemin, je continuai le mien et alors que j’arrivai à l’intersection pour traverser, je me rendis compte en levant la tête qu’il était à quelques mètres de moi. Colton. J’aurais pu le reconnaître entre mille.

« J’en ai pas fini avec toi… » qu’il m’avait murmuré à l’oreille, la journée où j’avais quitté l’Inde pour Sydney. Le feu de signalisation pour piétons s’illumina, la vague de gens autour de nous commença à traverser la rue et je me greffai au mouvement, mes prunelles scindées sur sa nuque qui me précédait. Qu’est-ce qu’il faisait là? Je l’aurais su, s’il avait eu à mettre les pieds à Los Angeles? Je ralentissais la cadence des touristes autour de moi, trop occupée à le scruter, tentant presque de me convaincre que c’était faux, que le Colton que je connaissais ne mettrait jamais les pieds en Californie, encore moins à l’heure de pointe sur le Walk of Fame. Nah, j’hallucinais, clairement. Je fis quelques pas de côté, le laissant filer avec les autres, puis m’adossai au mur le temps de jeter un coup d’œil sur Facebook, me disant que s’il avait posé les pieds à L.A., il l’aurait peut-être annoncé à quelque part. Nope. Absolument rien. J’eus même envie de lui écrire un p’tit message rigolant du fait que j’avais pris un inconnu pour lui aujourd’hui, mais je me raidis. Il venait de s’immobiliser aux côtés de ce qui semblait être sa voiture. Au passage, il avait même retiré ses lunettes fumées et là, là je jurerais que c’était bien lui. Colton Carr. Ici. Je sentis mon ventre se serrer et mon corps se figer, avant de le voir s’engouffrer dans la bagnole. Je faisais quoi, là? Et pourquoi est-ce que le fait de l'avoir croisé comme ça, ici, me rendait si bizarrement stressée?



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