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 The true story (jaime)

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MessageSujet: The true story (jaime)   Lun 12 Mai - 21:12




Aby & Jaime
The true story
Santa Rosa, la clinique psychiatrique. J’étais sur mon lit, assise, je déglutis. Mes mains tremblaient et je faisais aussi trembler mes jambes parce que j’étais stressée. Je soupire, mes parents sont partis il y a quelques jours et m’ont laissé seule avec moi-même pour que je puisse réfléchir à mon avenir, mon éventuelle vie future et surtout, ce que j’allais dire à Jaime. Bon sang, qu’est-ce que je m’en veux, de lui avoir fait tout ça, de l’avoir souffrir. Je ferme les yeux et soupire. Il ne méritait pas ça. Il ne le méritait vraiment pas et moi, je l’ai trahi. J’ai trahi sa confiance, notre amitié, trahi sa personne. Il était bien plus qu’un simple pote, c’était … mon ami pour la vie, celui avec qui j’allais passer les restants de mes jours accrocher à ses basques et lui allait faire pareil avec moi, on aurait élevé nos enfants ensemble, mon mari et sa femme seraient super potes … sauf que là, j’ai cassé quelque chose et la culpabilité me ronge. Elle me ronge férocement et ça m’agace. Je sens un poids sur ma tête, comme une enclume prête à me tomber sur le coin de la gueule. L’infirmière entre dans ma chambre et m’informe que je peux sortir. Merde, je veux plus soudainement, mais je me lève, je sors de cette maudite piaule et j’avance lentement vers l’entrée. Je passe d’abord par des couloirs longs et interminables. Je passe une grande porte menant vers le hall et là … KABOUM. Mon cœur saute. Il est là. Je le regarde et m’avance vers lui. Je déglutie, ma gorge est sèche, qu’est ce que je dis ? « Salut », c’est le seul mot que j’ai réussi à prononcer. Je ne peux pas lui dire plus. Je reste stoïque et encouragée par l’infirmière, on sort tous les deux après qu’il ait signé la paperasse de sortie. Je me dirige vers sa voiture, j’ai l’impression d’être un zombie ou pire : un château de carte. Je vais mieux, oui, un peu. Il n’y a rien d’alarmant dans mon état psychologique, car je ne vais certainement pas recommencer de sitôt … je me suis aussi un peu faite peur toute seule, comme une quiche. Je m’assois dans sa voiture, il démarre. Silence de plomb. Horrible. Je déglutie, je reste stoïque encore, j’arrive pas à bouger ou du moins, si je bouge, je vais m’effondrer et lui demander pardon et nous causer un accident, mais à peine quelques minutes plus tard, je vois un bas côté : « Arrêtes toi … ARRÊTES TOI ! », dis je d’abord doucement avant de Presque le crier. Mes mains se changent en poing sur mes cuisses. Je sens que l’heure est proche, je sens que LA terrible confidence va avoir lieu. Je tremble de la tête au pied, bon sang comment va-t-il régir ? Comment va-t-il le prendre ? Comment je vais faire pour supporter ça ? Je suis coupable de n’avoir rien pu lui dire, d’avoir été victime de mes peurs, d’avoir été silencieuse et d’avoir été méchante avec lui. Méchante avec Jaime, damn ! Je ne l’ai jamais été avec lui. Ma vue se trouble, j’essaie de ne pas pleurer, mes larmes tombent quand même, je ne sais pas si l’on est arrêtait ou non. Je reste immobile, je tressaille juste, mes yeux se brouillent, je me cache derrière mes larmes « Pardon. Je suis désolée. Je suis … tellement … tellement désolée … tu méritais pas ça. Pardon … mais … Jaime … si tu savais je … j’ai peur. Horriblement … peur … », je reprend mon souffle, un bruit s’arrache de ma gorge, je tremble de peur. Mais pas de lui. De l’autre.
BY .TITANIUMWAY


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MessageSujet: Re: The true story (jaime)   Dim 18 Mai - 20:58


abigail rochester & a. jaime alworth
the true story.

Mild Agony Of The Beloved Butter. Je ne sais pas si c'est l'allusion au beurre qui avait mis mon diabète en devenir tout en émoi ou si j'avais juste eu envie de sortir des quatre murs du local radio que je ne quittais plus, mais lorsque mes yeux s'étaient posés sur le nom de ce groupe sorti de nulle part et avaient glissé sur la page de l'événement auquel j'étais invité, j'avais su dans l'instant que je me rendrais à leur concert, le soir même, du côté de Santa Monica. Passant l'info à Curtis le technicien qui avait haussé un sourcil, j’avais dressé en quatrième vitesse la liste des titres qu’il se chargerait de diffuser pendant mon absence et j’avais filé en direction de la grandiose caverne du matos de la chaîne radio avant qu’il n’ait eu le temps de m’interroger sur ce revirement de situation que je n’aurais pas su expliquer. Piocher dans le tas intarissable des rockband qui débutent et lâcher l’antenne pour aller les écouter et préparer une chronique vantant leurs coupes  so Camden Town back in the 60’ et leur son brut de décoffrage n’étaient pas si exceptionnel que ça, du moins, ça ne l’était pas il y a quelque temps encore. C’était même une habitude, une façon de travailler à laquelle tout le monde s’était accoutumé, moi le premier. Pourtant, au cours de ces derniers mois, mes sorties s’étaient faites rares, voire inexistantes. L’incident Abby tombe d’amour pour une boîte de somnifères obnubilait déjà assez mes pensées pour me rendre pour ainsi dire inefficace derrière un micro, bien tranquillement installé dans un studio feutré et silencieux, alors, je vous laisse imaginer ce que cela aurait donné si je m’étais retrouvé saucissonné dans une foule de fans du premier jour, à valdinguer contre les enceintes mal réglées à chaque fois qu’une nouvelle groupie pointait dans l’attroupement... Et puis, je n’avais plus eu le temps non plus. Faire le pied de guerre à l’hôpital, puis, à la clinique, avait requis un dévouement aussi complet que naturel, mais il n’empêche que cela avait empiété sur mon temps libre et avait relégué au second plan ce que j’en faisais en temps normal - genre, manger, ou dormir, aussi. J’avais perdu le compte des matins où j’avais quitté les locaux de la station à l’aube et filé droit vers Santa Rosa, pour y revenir le soir, la journée passée sur une chaise sous les regards de plus en plus exaspérés du personnel soignant, et enchaîner sur une nouvelle nuit de travail, mécanique, insipide, où j’allais refermer les yeux quelques instants, plaçant  avec stratégie de longues, cultes chansons çà et là qui m’accordaient un peu de répit. Et puis, finalement, voilà que ce soir-là, j’étais reparti à l’assaut d’une scène sombre, au public incertain, comme si tout allait mieux. Etait-ce le cas ? Non, sûrement pas. Ma rouquine demeurait encore et toujours introuvable, invisible, mes questions restaient sans réponse et, même si je venais de déposer mes cartons dans un nouvel appartement que je partagerais avec Isla - au plus grand bonheur de mon hygiène de vie qui frôlait l’agonie, je ressentais encore l’absence d’Abigail, quoi que je fasse.

Mais mes visites à l’hôpital s’espaçaient. Parce que les remontrances de la suédoise infirmière (sauce Olga et 100 kilos de muscles, pas de méprise) de l’accueil commençaient à m’angoisser pour de bon. Parce que j’avais fini de compter le nombre de lames de bois du lambris du plafond et les catelles du sol de la salle d’attente. Parce que mon pauvre, pauvre dos se plaignait de l’inconfort répété que je lui imposais en me posant sur l’une de ces chaises qui ne sont pas faites pour qu’on y reste. Parce que l’éducation de Muffin s’avérait plus pointue que je ne pouvais l’imaginer en bon félinophile que j’étais autrefois. Parce que je commençais simplement à me faire une raison et à accepter qu’Abby ne souhaiterait plus jamais me voir. Je n’avais pas encore mis le doigt  sur la raison exacte qui justifiait ces distances que je prenais; quoique, pour que je sois en mesure de le faire, il aurait fallu que j’y mette le moindre effort, et ce n’était pas le cas, préférant simplement faire comme si de rien n’était. Aussi, j’avais donc quitté la radio en ignorant, consciemment ou non, le regard interloqué de Curtis et j’étais parti sur Santa Monica, m’engageant dans telle ou telle rue pour arriver au bar où se tenait le concert sans la moindre hésitation pour avoir appris à m’y repérer après avoir passé quelque temps dans le coin, suite au tremblement de terre, et pour avoir été abandonné une fois ou deux sur le côté de la route lorsque Parker, qui nous hébergeait, Isla et moi, ne supportait plus les choix musicaux que j’imposais à sa précieuse autoradio.

Le groupe au nom improbable s’était avéré étonnamment doué et j’avais profité de la soirée comme je ne l’avais plus fait depuis longtemps, si bien que, le lendemain matin - ce matin -, mon besoin accru de sommeil a pris le pas sur tout le reste et j’ai dormi jusqu’à midi. Pas même mon téléphone qui s’est mis à sonner à deux reprises ne m’a tiré de mon lit ; ce n’est qu’une fois levé et déjà affairé à remplir un bol de cookies concassés et de lait, qu’une grimace plus tard m’indiqua comme étant de soja, que j’ai finalement porté attention aux notifications qui s’affichaient sur l’écran de mon portable. Et là, mon coeur a raté un battement - la clinique. Je connaissais le numéro par coeur, à force, et c’est sans le moindre doute que je l’ai reconnu dans ma liste d’appels manqués. Le combiné porté à mon oreille dans la foulée, il n’a pas fallu plus de trois notes pour que l’affreuse musique d’attente ait raison de ma patience et j’ai tout laissé en plan pour attraper mes clés, sur le comptoir, j’ai traversé l’appartement en trombe, sans halte devant la porte de la chambre réservée à la rouquine comme à l’accoutumée, ni même vers ma nouvelle colocataire qui m’appelait, hilare, à la rejoindre devant je ne sais quelle vidéo de chat champion de boxe thaï qu’elle avait découverte - en moins de temps qu’il en faut pour le dire, j’étais hors de l’immeuble et m’installait au volant de la voiture retrouvée étonnamment vite.

Une petite heure plus tard, je déboule dans l’entrée de la clinique de Santa Rosa, snobe l’Olga que je croise dans le couloir et qui semble pourtant vouloir m’adresser la parole - pas le temps d’être sermonné. Non, je presse le pas jusqu’au comptoir de la réception, saute pratiquement au cou de l’infirmière qui repose le combiné du téléphone sur son socle - tiens, on lui a répondu, à celui-là -  et plante un regard affolé dans le sien. Un mouvement de recul de sa part et un étalement sur son plan de travail de la mienne, je mords sur les syllabes de mon nom en recours à ses yeux ouverts à l’excès. « Un instant, s’il vous plaît, je vais me renseigner. » L’envie d’enfoncer sa tête dans un socle quelconque me traverse l’esprit   quand j’ai la sensation que quelqu’un va se mettre à fredonner la musique de fond de leur répondeur alors qu’elle se détourne vers son ordinateur et je me dis, l’espace d’un instant, que j’ai peut-être passé un peu trop de temps sur le canapé de l’autrichien … ami… d’Isla. « Ah, voilà. Ma collègue a voulu vous contacter au sujet de la sortie de Mademoiselle Rochester. » Freeze, de mon côté, puis du sien. Un instant passe, incertain, avant qu’elle n’abandonne la partie tacite d’un, deux, trois, soleil!, en éclaircissant sa voix d’un ton et remaniant sa dernière phrase. « Abigail Rochester. »  Comme s’il y avait pu en avoir une autre. Les autres Rochester que je connaissais avaient quitté Los Angeles il y a quelques semaines - ou alors, je m’étais foiré dans ma traque, mais ça, j’ai des doutes, passé chef dans le domaine puisque c’était tout ce que j’étais en mesure de faire. Evidemment, qu’il s’agissait d’Abigail Rochester. Il s’agissait toujours d’Abigail Rochester. « Sa sortie ? Quand ça ? »  J’avais parlé avec empressement, un cocktail d’anxiété, d’excitation et d’appréhension cisaillant mon ventre qui amplifiait encore cette caractéristique qui m’était bien propre. Je n’ai pas pour autant le temps de reprendre mes tonalités une à une et les relancer, plus calmement, pour palier à l’air confus de l’infirmière; une autre voix s’élève à ma gauche et je m’arrête de respirer.

Abby. Un sourire s’annonce sur mes lèvres. Elle est là, vivante, debout, proche et rousse. Mais… mais c’est tout. Mon sourire est étouffé avant qu’il n’ait eu le temps de s’étaler sur mes lèvres, qui restent immobiles, face à son salut quelconque. C’est con, j’avais imaginé cette scène à de nombreuses reprises,  malgré l’ignorance à laquelle je me frappais. Les scénarios différaient à chaque fois, passant du banal à l’incongru, l’improbable à l’hollywoodien; mais dans tous, Abby apparaissait comme l’Abby que je connaissais. Souriante. Chaleureuse. Sans notion aucune de personal space. Et là… là, je dévisage des traits éteints, retenus, aseptisés, jusqu’à ce que je baisse le nez vers mes pieds puis les formulaires qu’on me tend.

Je démarre et la voiture s’engage sur la route alors que nous poursuivons déjà la nôtre dans ce silence de plomb qui m’ôte tous mes moyens. Je ne sais pas par quel miracle je ne me trompe pas d’avenue à l’intersection et combats mes instincts d’Anglais qui trouvent la voie de gauche si plaisante, tant mes pensées s’agitent dans un brouhaha encore plus remarquable qu’il ne l’était déjà à l’accoutumée. Nouvelle donnée dans mon histoire ; ce n’était pas retrouver ma meilleure amie à deux doigts de la mort qui était le plus dérangeant, mais plutôt la revoir, elle, après tout cela, et ne pas la reconnaître. J’avais eu le temps de dresser la huge sas list des raisons qui avaient pu la pousser à commettre l’irréparable - à présent, chaque seconde qui s’écoulait dans ce climat si pesant me confortait dans l’idée que j’y tenais une part de responsabilité qui demeurait un mystère pour moi, mais qui semblait s’imposer avec prestance. Et puis, sa voix s’élève, avec force, et je serre mes doigts sur le volant pour ne pas le laisser partir à la dérive sous mon sursaut. Elle ne criait jamais, sauf peut-être quand je me planquais pendant deux heures dans son armoire et que j’en bondissais quand elle ouvrait la porte  ou quand j’osais shipper    Pippa avec Harry. J’obtempère, mâchoires serrées, et me range sur le côté de la route, avant de, stupidement, verrouiller les portières - j’ai beau remporter la palme du conducteur le moins attentif ever, j’ai aperçu un ou deux camions dans le rétroviseur et, breaking news, je me fais des films. Et puis, je m’immobilise. Incapable de trouver quoi dire, quoi faire, quoi penser. C’était comme ça que ça allait se passer ? Cinq minutes s’étaient peut-être écoulées et elle n’en pouvait déjà plus ? J’étais sûrement candide, mais une partie de moi espérait que je la retrouverais, comme ça, un jour, et que tout ce qui s’était passé ces derniers mois s’évaporerait en une fraction de seconde et qu’on reprendrait notre vie comme si de rien n’était, en allant chercher deux milkshakes gigacaloriques chez Benson’s et qu’on se bidonnerait devant le marathon de tous les épisodes de Family Guy qu’elle avait manqués le soir même. Alors, oui, là, la situation dans laquelle nous nous trouvions me revenait droit dans les dents et, merde, ça ne me faisait pas…

« Abby ? » Je m’interromps, dans mes pensées, mes regrets, mes inquiétudes et vire un regard anxieux sur son profil lorsque j’entends les saccades de son souffle. Elle pleurait. Et c’était tout ce qui m’importait, là. Avant que j’aie le temps de, finalement, articuler autre chose qu’un surnom, elle se lance dans des excuses que j’écoute, perdu, mes prunelles cherchant à rejoindre les siennes, sans succès. Je ne peux que balayer le rideau de cheveux qui la dissimule, ces cheveux roux, flamboyants, électriques et- merde. Putain, merde, c’était Abigail, mon Abby. Ca ne pouvait pas être si compliqué. En moins de deux, je détache ma ceinture et mes bras se glissent autour de ses épaules, maladroits, mais ce n’est pas grave.Ce n’est pas grave si elle me repousse, non plus, je me suis senti suffisamment évincé tout au long de ses mois pour savoir supporter une nouvelle esquive de la jeune femme si l’envie l’en prenait; j’avais besoin de la sentir contre moi, même si ce n’était que pour une seconde ou deux, de savoir que c’était bien elle, d’en avoir la preuve, tangible, de sentir son coeur battre alors qu’il était s’était montré si discret la dernière fois. « Non, ne t’excuse pas, c’est moi. C’est de ma faute. Je… j’suis désolé. » De quoi ? Je n’en sais rien. Mais c’est honnête. Ca sort tout seul, ça se formule sans que j’aie à y réfléchir et je resserre un peu ma prise sur elle, puisqu’elle ne s’en est pas - encore - défaite. « Peur ? Qu’est-ce qu’il y a ? » Une de mes mains remonte dans le rouge du désordre de ses mèches - c’était elle, l’aspect courage de notre duo. Qui tuait les araignées, certes, à distance, mais, hé, moi, je n’avais jamais osé jeter une pantoufle sur le monstre, convaincu que son gang entier me scrutait. Elle ne pouvait pas avoir peur. « Tu veux que je te ramène à la clinique ? » Pitié, réponds non. Je relâche un peu mon accroche pour jeter un coup d’oeil au rétroviseur pour voir comment je pourrais rebrousser chemin.
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MessageSujet: Re: The true story (jaime)   Lun 26 Mai - 10:14




Aby & Jaime
The true story
Un zombie. Un truc ou je sais pas quoi. Mais pas moi. Voila ce que j’étais à l’hôpital. Tout, mais pas moi. Je n’étais pas Abi qui saute dans les bras de Jaime, je n’étais pas Abi, celle qui donne un coup de poing sur l’épaule de Jaime, je n’étais pas abi, celle qui est souriante et lance une vanne à deux balles. Non. Je n’étais que l’ombre de moi-même. J’étais immobile, absente, effrayée. On me laisse partir avec Jaime et on me laisse partir dans ce monde rempli de requins. On sort, je déglutis, bon sang, je flippe, je veux retourner dedans … NON, certainement pas. Je marche vers la voiture, le cœur affolant, il faut que je fasse quelque chose, j’ai envie de pleurer, de crier et de courir, non tu vas encore te faire interner. Je rentre dans la voiture, je m’accroche et je redeviens silencieuse et immobile. La voiture démarre, je prends une bouffée d’oxygène pour la recracher lentement. Silence de plomb. BOUM BOUM … BOUM BOUM … mon cœur bat, il me fait mal, parce qu’il angoisse. Je ferme les yeux, je tente de respirer normalement, avant d’ouvrir les yeux, il le faut. MAINTENANT. J’ouvre ma bouche, lui demandant de s’arrêter avant de le lui crier dessus en parfaite hystérique. Bon sang, comment je dois réagir. Comment ? Je rouvre la bouche, je parle et je sanglote, mon dieu Jaime … si tu savais, le mal qui me ronge, la peur au ventre. Je me détache, il a fermé la portière, merde je voulais courir dehors, sauf que je pleure et j’ai pas envie. Je secoue la tête, non tu n’as pas à être désolée « T’as pas à être désolée, t’as rien fait … tu n’as … rien fait. Tu es juste toi, mais moi … », j’ai peur. Il me regarde, ne comprend pas, je lève mon regard, mon regard perdu, mon regard rempli de peur, j’ai envie qu’il me prenne dans ses bras, mes lèvres tremblent, il me demande de retourner à la clinique, je secoue frénétiquement la tête. Non. Je veux rester avec toi. « J’ai besoin … de toi. Je … suis désolée … Il faut que tu saches … ». Je déglutie, mon dieu c’est dur. Mes parents c’était simple. Lui non. Je soupire et doucement, je reprend enfin j’essaie, de reprendre une respiration à peu près normal. Je le regarde encore : « La nuit, du vendredi soir où ma voiture était morte. Où j’ai dû rentrer après ma répétition. J’aurais dû t’écouter, j’aurais dû soit t’attendre, soit venir au studio … mais … je voulais te faire notre gâteau. Je voulais te faire une surprise … mais j’ai pas pu … parce que … oh mon dieu c’est horrible », je me rend alors compte de l’horreur. Je suis horrifiée, je le sais. Je le regarde à nouveau : « Il y avait un homme … », je ferme les yeux, je déglutis, allez tu peux le faire, je rouvre les yeux et là, pour la première fois, je m’avance vers Jaime, mon regard ce plonge dans le sien, comme un secours, je prend ses mains dans mes miennes parce que j’ai besoin de ce contact et soudain, je me sens bien … « Un homme est venu me choper avec un couteau et il m’a … emmené dans une ruelle et … il … tu sais … j’aurais aimé qu’il me vole des sous ou tout … mais pas ça. Pas qu’il me viole dans une ruelle », je tremble, je le lui ai dis, je met mes mains devant ma bouche, je le lui ai dis. C’est parti, ma terrible vérité, ce terrible secret qui me ronge « Jaime j’ai peur, peur qu’il me retrouve, peur que tu m’en veuille de ne pas te l’avoir dit je suis désolée, pardonne moi, s’il te plait, reste avec moi, j’ai besoin de toi je t’en supplie, Jaime … aide moi », je m’affole, je me met des idées à la con en tête et là, je prend mon meilleur ami dans mes bras et je le serre, je le serre contre moi, je ne veux plus le lâcher, son odeur m’avait tellement manqué. J’ai besoin de lui. Mon tout.
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MessageSujet: Re: The true story (jaime)   Dim 15 Juin - 16:36


abigail rochester & a. jaime alworth
the true story.

Il y avait un homme.

Je n'étais pas bon en interprétation, en déduction. Je ne l'avais jamais été. J'avais mis plus de dix ans à comprendre que mes parents n'étaient pas vraiment les miens alors que tant d'indices avaient été semés par des proches peu vigilants, tant de signes s'étaient manifestés, dans les discussions entendues du haut des escaliers, caché parce que Noël on un anniversaire approchait. J'étais incapable de discerner la moindre once sarcasme, même du plus mauvais, celui qui fait rire les uns et choque les autres. Jamais je n'avais saisi le sens réel d'un c'est pas toi, c'est moi !, la raison d'un silence gênant, le fond d'un reproche inattendu. Les politesses qui amochaient la franchise mais préservaient les égos tiendraient pour toujours du mystère à mes yeux. Pour que je comprenne quelque chose, il fallait me le dire clairement, précisément, comme s'il me manquait une case ou deux, même si ce n'était pas la réalité. Enfin, je crois. Je m'en fiche. Là, plus que jamais. Il y avait un homme. Je n'étais pas bon dans l'interprétation, la déduction, mais à cet instant précis, je n'ai pas besoin d'entendre la suite pour interpréter cette phrase, courte, simple, qui pourrait passer pour anodine dans un autre cas de figure. Sa lèvre qui tremble, sa nervosité mêlée au chagrin que je vois noyer son regard d'habitude si électrique, jovial, insouciant, lorsqu'elle le plonge finalement dans le mien - non. Je n'ai pas besoin qu'elle m'explique que ça ne va pas, que ça ne va tellement pas. J'oublie la clinique, j'oublie qu'elle y a passé tellement de temps, j'oublie qu'elle a peut-être mille et une raisons d'être fragile et de devoir y retourner; il n'y a plus qu'une explication qui s'installe, lentement mais brusquement, demeurant incertaine mais pourtant déjà si brûlante. Un instant plus tard, elle reprend la parole, ses mots lui échappent et je les écoute avec attention, alors qu’au fond, je n’ai pas envie de les entendre. Je suis partagé, entre mon envie de savoir ce qui l’a poussée à l’irréparable et celle d’enfouir tout cela dans un coin de ma tête où je ne me rendrai plus, parce que je ne veux pas avoir à y penser, je ne veux imaginer ce qu’elle a subi, je ne veux pas me confronter à la vérité, celle d’un pauvre type qui lui a fait du mal, à elle, Abigail, l’Abigail que j’aimais du plus profond de mon être, celle qui pouvait tout encaisser, celle qui était intouchable, celle à qui on ne pouvait blesser.

Elle se glisse dans mes bras et mes mains se posent partout et nulle part à la fois, je suis gauche mais pas parce que c’est dans ma nature ou parce que je n’ai jamais été fichu de faire preuve de la moindre adresse dans n’importe lequel de mes gestes; non, je gesticule, brouillon, parce que je n’y pense pas. Je reste sur ces paroles, cette révélation que j'attendais depuis des semaines et qu'à présent, je n'arrive pas à accepter, à encaisser. Ce n'était probablement pas le bon moment, je n'en dirais d'ailleurs rien, le coup frappant plus fort que mon obstination à laisser tout ce qui me passait par la tête s'échapper de mes lèvres usuellement, mais ça faisait mal, ça me faisait mal. Egoïste, insensé ou de mauvais goût, tous ces adjectifs conviendraient s'il fallait décrire mon ressenti, mais tous concordaient également avec l'honnêteté de mes muscles qui se tendent et l'air qui s'enflamme dans mes poumons. C'était blessant, mais ce n'était pas sa faute, oh que non, même si elle s'excuse, encore, même si elle me supplie de lui pardonner - il n'y avait rien à lui pardonner. Pas même son silence, son indifférence : tout était oublié, balayé par cette histoire qu'elle me raconte du bout des lèvres, de celles auxquelles on a du mal à croire et qu'on attribue toujours aux autres, mais jamais à ceux qu'on chérit. Non, ce n'était pas sa faute, c'était la faute de l'autre, cet inconnu, ce personnage de son sordide récit, dont je ne veux rien savoir et pourtant tout connaître. Qui diable pouvait s'attaquer à elle ? Qui pouvait chercher à lui faire du mal ? Quitte à risquer de donner l'impression que je la réduis à un statut d'objet ou que sais-je, elle était la chose la plus importante à mes yeux, à cet instant précis comme durant toutes ces années écoulées. Je la voyais forte mais terriblement précieuse d'une même mesure, si ces deux peuvent s'accorder - c'était le cas dans mes pensées, dans mon coeur. Il ne fallait pas la rendre triste. Il ne fallait pas la blesser. Il ne fallait pas lui faire subir ça. « Arrête de t'excuser, j't'ai dit... Bordel, Abby ! » Ma voix s'est échappée, j'ai ponctué ma réplique incertaine avec force inhabituelle, avec une dureté palpable et mal dosée. Je ne saurais même m'expliquer sur la tournure de ma phrase, c'est mes tripes qui ont parlé à ma place, c'est l'émotion, la tension, la colère et l'angoisse qui s'allient pour mieux serrer mes tripes et consumer le peu de maîtrise que j'ai déjà sur moi-même. La sentant s'écarter de moi, je ne fais rien pour la retenir, et j'attends qu'elle ait quitté mon côté pour plonger un regard amoché dans le sien et, aussitôt, me rapprocher, à mon tour, et laisser filer mes mains dans ses cheveux alors que je m'empresse de poser mes lèvres sur son front, comme souvent, même si, là, la charge que j'y mets est toute autre. « C'est bon... c'est fini maintenant... hein ? Et puis, je reste là. Je ne t'en veux pour rien du tout. » Si, peut-être un peu. Pour être si mal et me mettre dans la panique, parce que je ne sais pas comment agir dans de telles circonstances. Je l'avais déjà consolée, ça, oui; quand Friends s'était terminé, quand Gribouille était tombé du balcon à Londres, quand X pauvre mec l'avait largué pour une autre bimbo des beaux-quartiers. Mais là, là ! Qu'est-ce que je pouvais bien lui dire ? Je n'en savais rien, et c'est pour ça que je lui en voulais. Un peu. Presque rien du tout. Et, encore; c'est plus à moi que je m'en veux, au fond. Peu importe, mes mains glissent sur son visage. Mes doigts parcourent ses pommettes, je risque un sourire en dépit de cause mais le résultat ne ressemble sûrement à rien. Tant pis. « Tu sais qui c'était ? »
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MessageSujet: Re: The true story (jaime)   Lun 23 Juin - 19:32




Aby & Jaime
The true story
Confidence pour confidence. Un soir où tout a basculé. Un soir où tout s’est effondré. Un soir qui marquera à jamais mon esprit. Etat de Stress Post Traumatique. Voila comment nous avons diagnostiqué mon mal être. Un mal être ancré dans ma peau, mon cœur, mes tripes et mon âme. Je regarde Jaime. Bon sang. Je sens que les mots peinent à sortir et pourtant, je les force. Cette confidence allait tout changer. Tout. Plus rien ne sera comme avant. Ce n’est plus possible. Ce ne sera plus jamais possible. Il va falloir que je réapprenne à vivre, que j’apprenne à avancer et surtout que j’accepte. Ça va être dur, mais Jaime, il sera là. Je le sais, alors, sans hésitation, reprenant mes mots, là où je les ai laissés, je parle. Je me confis une énième fois à l’homme de ma vie, car Jaime n’est pas n’importe qui. Je revois encore nos rires, nos disputes, nos jeux enfantins, je revois notre vie à Londres, notre vie ici, nos choix, nos envies, nos folies, nos délires, nos moqueries, nos câlins, je revois encore nous deux mains dans la main dans l’avion avec un sourire aux lèvres : ça y est, nous partons vers les Etats-Unis. Ça y est, nous partons vers l’aventure. L’aventure n’est pas toujours douce … j’en suis la preuve. Alors, je finis par vider mon sac. Je me confie. Voila pourquoi mes parents ont débarqué, voila pourquoi ma mère, ma si douce mère aux cheveux roux m’a regardé avec des yeux implorant, me demandant de tout avouer à Jaime, car elle avait une foi en lui aveugle, car il devait le savoir. Pour nous. Cette promesse, je la tiens. Maman, tu vas être fière de moi. J’ai vidé mon sac.

Doucement, je me suis faufilée dans les bras de Jaime. Doucement, je ressens sa chaleur me recouvrir. Doucement, je ressens son étreinte maladroite qui me fait du bien et sourire. Je ferme les yeux … et je souris. Bordel ça fait tellement du bien. Je reste là, immobile, dans ses bras. Mais mine de rien, je m’en veux. Oh oui je m’en veux. De l’avoir rejeté. J’ai été tellement brisé par ça. L’avoir rejeté. Je m’en suis voulu. L’avoir repoussé. Bon sang, me pardonnerais tu un jour ? Mon Jaime, mon si précieux ami. Je ferais n’importe quoi pour toi tu le sais. N’importe quoi. Je le serre contre moi plus fort « Pardon. De t’avoir repousser. Je m’en veux tu sais », je le regarde, les yeux toujours brillants de larmes lorsque soudain, Jaime m’engueule. Je finis par m’écarter de lui par peur et le regarde. Je plonge mes yeux dans les siens et remarque … une douleur. Pas par ma « trahison ». Non. Une douleur palpable. Sans bruit, sans mot, il s’approche et embrasse mon front avec douceur. Je ferme les yeux et … souris. Mes larmes tombent. Pas par tristesse ou frayeur, non je suis soulagée. Bon sang ! Soulagée ! Je ressens une profonde libération dans mon cœur. Comme si je venais de m’enlever un couteau plantée dans mon cœur. J’hoche la tête. Oui c’est terminé. Oui, tout est fini. Oui. Il sera là. Mon Jaime. « Merci … j’avais peur tu sais même si … quoi que jfasse tu ne pourras jamais m’en vouloir. Même la fois où j’ai rempli ton lit de mousse à raser jusque dans le duvet et que j’ai rajouté une couche avec de l’eau gelé sur ta frimousse » je le regarde et sens un rire maladroit sortir de ma bouche, j’essuie mes larmes et continue de rire. Bon sang ! C’est … juste magique ! Même si j’ai peur que l’autre fou furieux revienne à la charge. Je m’en fiche, mon Jaime, y sera là. Oui … mon héros. « T’avoir repoussé a été la chose la plus horrible et douloureuse. Au début, je ne voulais pas t’infliger ça, mais j’ai réfléchis et mes parents m’ont supplié. Ils t’aiment bien mais tu sais ça. Ils te font une confiance aveugle c’est dingue. » je souris, avec fierté.

Je soupire doucement pour calmer mes nerfs, je ris, je pleure. Mais je suis surtout très soulagée. Je vais flipper pour sortir le soir après mon taffe, mais je sais que quoi qu’il arrive, je ne serais plus seule. Je vais flipper en rentrant à la maison j’en suis sûre, fermer à double tour, mettre mes clés sur le verrou, fermer toute les fenêtres. Rien que d’y penser, je ressens une vive frayeur au fond de moi, mon regard se perd dans mes pensées, mais des doigts me tirent de mes songes, ces doigts si doux qui parcourent mes pommettes. Je prend sa main avec douceur et la pose à plat sur l’une d’entre elles. Mes nerfs m’ont lâché, je suis fatiguée. Un coup triste, un coup en train de rire. Mais un coup dans la réalité et la peur qui revient au galop. Sa question me percute de plein fouet, je déglutie et secoue la tête. Je ferme les yeux. Son visage. Je le reconnaitrais parmi mille autres. Je rouvre les yeux, enlevant sa main de ma joue mais la gardant dans la mienne, je secoue la tête « Non. » dis je simplement. « Mais je peux le reconnaître. » lui dis je. Le visage de mon Jaime, un visage si inquiet. Un visage qui s’en veut. « Merci. Mon Jaime. D’être là. Merci. D’avoir insisté. Je t’aime. Tu sais ça ? Je t’aime et … je sais que maintenant. Et bien … ça va aller. Je vais aller mieux parce que tu es là. Et … même si je n’ai jamais vécu d’évènements traumatisants, je me dis que je peux avancer, parce que je t’ai toi et que … oui … je suis confiante. Et tu sais ce que disent les japonais quand ils sont soulagés ou heureux ? Yokatta … j’aime bien ce mot, parce que … je sais que ça va aller. Je vais avoir des crises de paniques. Je vais avoir peur, t’appeler comme une folle quand tu seras pas là, t’harceler H24 … voire pire qu’avant … mais … ça va aller ». Je le regarde et souris, je suis peut être trop confiante. Je met peut être trop d’espoir dans ma guérison, je met peut être la barre trop haute, mais je suis bien. Un état de plénitude, « ça te dirais une glace ? » lui demande je.
BY .TITANIUMWAY


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The true story (jaime)

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