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 the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine

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MessageSujet: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Dim 1 Jan - 22:47

Beaucoup de gens se plaignait de la routine, mais Muse n’en faisait pas partie. Au contraire, elle y avait pris goût. Il faut dire qu’après quatre années d’une vie complètement dissolue, un retour à la normale, ne lui faisait pas de mal, bien au contraire. Elle avait enfin la sensation de reprendre son existence en main, et c’était un sentiment agréable, qu’elle n’avait pas ressenti depuis bien longtemps. Elle vivait dans l’appartement de Thayer, depuis qu’elle était arrivée à Los Angeles, ce qui avait été d’un grand secours. Elle s’était ensuite inscrite à des réunions de drogués anonymes pour essayer de se sortir de là. Elle avait trouvé un travail de vendeuse dans une boutique de création de bijoux et de vêtements. Tout se passait bien, vraiment. Qui plus est, elle s’entendait à merveille avec la jeune femme qui tenait cette boutique. L’entente entre elles avait été immédiate, et une amitié avait été rapidement à l’ordre du jour. Ca faisait un tel bien d’avoir quelqu’un sur qui compter, autre que Thayer. Muse ne s’était pas fait de réelle amie depuis le lycée, et elle était ravie d’avoir fait la connaissance de Katherine. Ces dernières années, elle avait tellement connu la solitude que cette amitié était un véritable soulagement. Elle avait préféré ne compter que sur elle, se débrouiller seule pour ne pas essuyer de déception, mais elle avait tout de même souffert d’être si seule. Elle avait parcouru les Etats-Unis en long, en large et en travers, et n’était jamais restée très longtemps dans un même endroit. Qui plus est, depuis l’enfance, Muse n’avait jamais eu beaucoup de copines. La plupart du temps, elle avait des relations de rivales avec les filles, fait qui s’était accentué en grandissant. C’était donc agréable d’avoir une amie, une vraie, à qui elle pouvait se confier, parler de tout, de rien ! C’était étonnant, car elles étaient très différentes l’une de l’autre, et pourtant elles s’étaient bien trouvées. Il faut dire que toutes les deux passaient par des moments difficiles. Si Muse essayait tant bien que mal de retrouver un certain équilibre dans sa vie, Katherine connaissait une vie sentimentale assez compliquée. Muse l’avait su sans le vouloir, puisqu’elle avait surpris la jeune femme avec un autre que son petit-ami actuel. Ca avait renforcé l’amitié qui unissait les deux jeunes femmes, puisque la blonde n’avait aucune intention de trahir la blonde. Ce n’était pas le genre de Muse de juger les autres sur les choix qu’ils faisaient, ce serait d’une mauvaise foi incroyable ! Elle s’était droguée, avait bu plus que de raison, avait vendu ses charmes… Elle avait donc pleinement conscience qu’elle n’avait de leçon à donner à personne.

Pendant sa pause déjeuner, Muse s’était rendue à l’une de ses réunions, comme elle le faisait trois fois par semaine. Au départ, elle trouva cela assez étrange de raconter sa vie, ses sentiments, en public. Ca la mettait mal à l’aise de se mettre à nu devant des inconnus. Et puis comme tout le monde, elle avait bien été obligée de s’y mettre. Elle était toujours assez gênée de prendre la parole ainsi, mais elle devait bien reconnaître que c’était un soutien de taille. Malgré tout, Muse gardait une certaine fragilité. Même si elle se reprenait en mains, il était clair qu’elle était loin d’être complètement reconstruite. Disons que pour l’instant, elle s’accrochait comme elle le pouvait, et espérait qu’aucun coup dur ne viendrait ébranler sa détermination actuelle. Lorsqu’elle sortit de sa réunion, elle retourna directement à la boutique, où Katherine était toujours là. « Tu as eu le temps de déjeuner ? » demanda-t-elle. Si ce n’était pas le cas, elle pouvait garder la boutique pendant qu’elle allait se chercher quelque chose à manger. Elle, s’était pris un petit quelque chose à grignoter en cours de route. Une cliente entra dans le magasin et commença à regarder les bijoux exposés. Comme d’habitude, Muse proposa son aide, c’était la phrase habituelle de toutes les vendeuses ! Au bout d’une dizaine de minutes, la cliente d’une vingtaine d’années, se décida pour un ravissant petit bracelet. Elle encaissa son achat, et lui prépara un petit paquet, avant que la jeune femme ne quitte la boutique. Il n’y avait personne d’autre pour le moment. Il faut dire que le début d’après-midi n’était pas particulièrement une heure de grande affluence. « Ca va toi en ce moment ? » demanda-t-elle à Katherine. Profitant de l’absence de clients, elles pouvaient bavarder un peu. Et sachant que son amie avait une vie mouvementée en ce moment, il était normal qu’elle prenne quelques nouvelles.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Lun 2 Jan - 8:43


Katherine n’avait pas beaucoup dormi cette nuit. Lexie, sa petite fille, avait été malade toute la nuit, et elle avait fini par la laisser venir dormir avec elle et Lowell. Du coup, lorsque son réveil avait sonné à 7h ce matin, ça avait été dur d’ouvrir les yeux. Lowell était déjà levé, en pleine effervescence, comme à son habitude et s’apprêtait déjà à partir. Avocat depuis peu, il voulait faire ses preuves et montrer aux associés du cabinet qu’il n’avait pas peur de s’investir pleinement dans le cabinet et de bosser plus qu’il ne fallait. Il faisait donc de grosses journées, et ils se voyaient moins ces derniers temps, ce qui n’arrangeait pas l’état de leur couple. Lexie se sentait mieux mais par précaution, elle demanda à sa mère de l’emmener chez le médecin après l’école, savant d’avance qu’elle quitterait sûrement la boutique à 18h30. Heureusement qu’elle pouvait compter sur sa mère et ses deux sœurs pour garder la petite en cas de besoin. Sinon, sa vie aurait été beaucoup moins facile ! Elle déposa donc sa fille à l’école et prit ensuite le chemin de sa petite boutique, souriante comme toujours. Il n’y avait rien de plus plaisant que de se lever le sourire aux lèvres pour aller travailler. Kath savait la chance qu’elle avait de faire ce qu’elle aimait. Elle vendait ses créations et partageait ainsi son art. Depuis qu’elle avait engagé Muse comme vendeuse, elle avait en plus encore plus de temps pour créer de nouveaux bijoux et vêtements, et elle pouvait aussi s’occuper de sa fille plus facilement. Elle avait installé son atelier dans l’une des nombreuses pièces de la maison, et Lexie adorait la regarder travailler. C’était une petite fille assez calme, alors Kath pouvait lui donner un jeu ou un puzzle et bosser tout en la surveillant d’un œil.
Elle était pleinement heureuse de sa vie, ou presque … Depuis quelques semaines, son premier amour, le père de Lexie était de retour à L.A et elle lui était retombée dans les bras, incapable de lui résister. Elle se sentait coupable par rapport à Lowell, et même par rapport à Lexie mais elle n’arrivait pas à cesser ce jeu stupide qui mettait tout son équilibre en péril. Pourtant, elle savait que c’était mal. Maël ne savait pas qu’il était le père de sa fille, et elle craignait déjà sa réaction lorsqu’il l’apprendrait. Alors, à chaque fois, elle repoussait l’échéance, et se noyait dans ses baisers. Elle leur mentait à tous les deux. Elle se mentait à elle-même aussi lorsqu’elle prétendait que le choix était impossible, mais elle n’était pas prête à choisir. Seule Muse était au courant de cette double vie. La jeune femme ne s’était même pas confiée à ses sœurs, sachant par avance qu’elles allaient la condamner et lui conseiller d’arrêter ça. Au contraire, Muse l’écoutait et la soutenait. Elle ne la jugeait pas et c’était de ça qu’elle avait besoin. Les deux jeunes femmes s’étaient tout de suite entendues et leur amitié était de plus en plus forte. Elles étaient très différentes, mais pourtant elles se comprenaient au moindre petit regard. Elles s’appréciaient et se complétaient finalement.
Elle arriva donc au magasin et ouvrit la boutique, Muse arrivant quelques minutes après. Quelques clients se pressèrent dans la boutique de bon matin, et ce jusqu’à la pause déjeuner de Muse, après quoi ce fut plutôt calme. Katherine en profita pour aller s’acheter un sandwich qu’elle mangea devant son PC portable, profitant de sa pause pour s’avancer dans la compta du magasin. Muse revint quelques temps après, et rejoignit la brunette derrière le comptoir, lui demandant si elle avait eu le temps de déjeuner. Katherine hocha la tête et lui sourit, reconnaissante car Muse prenait toujours soin d’elle.
« Oui, je me suis achetée un sandwich au stand pas loin. C’était plutôt calme ce midi, ça va. Et toi ? Tu as quand même eu le temps d’avaler quelque chose ?» Katherine agissait toujours en amie envers Muse, et jamais en patronne. Elle laissait sa vendeuse s’arranger comme elle le voulait pour les horaires, et ne rechignait jamais à la laisser quitter plus tôt au besoin. De toute façon, Muse était très respectueuse, et elle n’avait jamais eu à se plaindre de son attitude professionnelle. D’ailleurs, une cliente entra, et elle laissa la blonde s’en occuper, satisfaite de voir la jeune fille repartir avec un bracelet. Après ça, Muse revint vers elle et lui demanda comme elle allait Katherine enregistra sa compta et ferma son PC pour se consacrer entièrement à Muse. De toute façon, à cette heure-là, il n’y avait jamais grand monde ! « Pour être honnête .. C’est de plus en plus dur. Je me sens tellement coupable envers Lowell, et je voudrais être assez forte pour mettre un terme à tout ça … Mais, je n’y arrive pas. Et Maël semble vraiment décidé à me récupérer.» Elle soupira, le cœur lourd, ne supportant plus cette situation. Elle était heureuse d’avoir Muse à ses côtés parce qu’avec elle, c’était plus facile, et pouvoir lui parler de tout ça lui faisait beaucoup de bien.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Dim 8 Jan - 16:55

Muse était extrêmement reconnaissante envers Katherine, parce que sans le savoir au départ, elle lui avait permis de reprendre sa vie en main. La jeune femme avait eu pleinement conscience que ce ne serait pas une chose aisée dans la mesure où elle savait qu’elle aurait du mal à trouver du travail. Elle avait beau avoir la volonté de s’en sortir, elle avait eu besoin de ce petit coup de chance obtenu grâce à sa patronne, et à présent amie. Elle n’était pas stupide, qui voudrait embauchée une fille qui avait arrêté ses études après le lycée, et qui avait plongé dans l’alcool, la drogue, et la prostitution de luxe ? C’était le genre d’information qui faisait tâche sur un curriculum vitae, et Muse s’était d’ailleurs bien garder d’en dire un mot lors des différents entretiens qu’elle avait passé. Seulement, la question revenait systématique… Qu’avait-elle fait au cours de ces quatre dernières années ? Invariablement, elle répondait qu’elle avait parcouru le pays en effectuant des petits boulots, ce qui était vrai d’une certaine façon. Parfois, en cherchant à s’en sortir, elle avait accepté des petits boulots de serveuse, mais c’était bien moins rémunérateur que son activité habituelle. Triste à dire, mais elle gagnait bien plus en se prostituant. Alors, elle finissait toujours par y retomber, d’abord en acceptant des boulots dans des clubs de strip tease pour se reconstruire un réseau, puis en y replongeant complètement. Cette fois-ci, la situation était différente, puisqu’elle n’était pas seule. Elle avait Thayer sur qui compter, et c’était un soutien de poids, tant ils avaient traversé de choses ensemble. Qui plus est, il la connaissait à merveille, et à présent qu’elle avait emménagé chez lui, elle ne souffrait pas d’une solitude bien trop pesante. Elle s’était immédiatement mise en quête d’un travail, ne se voyant pas rester chez le jeune homme sans payer sa part du loyer. On lui avait claqué un bon nombre de portes au nez, voilà pourquoi elle avait fait preuve d’une motivation débordante lorsqu’elle avait passé son entretien avec Katherine. Apparemment, ça avait été payant, puisque cette dernière avait accepté de lui faire confiance. Après avoir été embauchée, elle avait préféré être claire avec elle, et lui avait expliqué honnêtement ses problèmes d’addiction, une partie de sa vie plus que misérable ces dernières années. C’est sans doute à partir de là qu’une amitié avait commencé à s’installer entre les deux jeunes femmes qui avaient décidé de s’accorder une confiance mutuelle. En effet, après que Muse ait surpris la jeune femme en charmante compagnie, elle s’était également confiée sur sa vie sentimentale qui s’avérait plus que compliquée en ce moment.

Une fois la confiance instaurée, Muse avait pu se rendre à ses réunions de drogués anonymes, plusieurs fois par semaine, pendant ses pauses déjeuners. Ça aussi, c’était un soutien de taille. Au départ, elle était très mal à l’aise de devoir se mettre à nu, de parler de sa vie, de ce qu’elle ressentait devant des tas d’inconnus, mais elle commençait à s’y faire tout doucement. Et puis, il fallait bien reconnaître que ça lui faisait du bien de parler de ses peurs, de ses angoisses, de ses espoirs à des gens qui comprenaient parfaitement ce qu’elle pouvait ressentir. Elle en ressortait un peu plus légère à chaque fois, et se sentait bien plus sereine à affronter sa vie de tous les jours. La routine qu’elle avait adopté la rassurait, lui imposait enfin un cadre qu’elle n’avait plus eu depuis la fin du lycée, lorsque ses parents étaient morts, et qu’elle avait sombré. Une fois sortie de sa réunion, elle s’acheta un petit quelque chose à grignoter sur le trajet la ramenant au magasin. En arrivant, elle vit que Katherine était déjà là, et lui demanda si elle avait déjà déjeuné. Après tout, ça ne la gênait absolument pas de garder la boutique le temps que la jeune femme aille manger quelque chose, c’était même tout à fait logique. « Oui, je me suis achetée un sandwich au stand pas loin. C’était plutôt calme ce midi, ça va. Et toi ? Tu as quand même eu le temps d’avaler quelque chose ?» Muse hocha la tête en souriant. « Oui, j’ai mangé sur le trajet du retour ! » répondit-elle avec le même sourire, tandis qu’une cliente entrait dans le magasin. Elle s’approcha d’elle pour lui demander si elle avait besoin de conseils, et celle-ci finit par acheter un bracelet. Parfait, l’après-midi commençait bien ! Le magasin étant encore très calme à cette heure de la journée, Muse en profita pour prendre quelques nouvelles de Katherine. « Pour être honnête .. C’est de plus en plus dur. Je me sens tellement coupable envers Lowell, et je voudrais être assez forte pour mettre un terme à tout ça … Mais, je n’y arrive pas. Et Maël semble vraiment décidé à me récupérer.» La jeune femme blonde se mordit légèrement la lèvre inférieure, désolée que son amie se soit fourrée dans une telle situation. Elle ne la jugeait pas, loin de là, ce serait de l’entière mauvaise foi venant de sa part, mais elle se doutait bien que tout ça était loin de la rendre heureuse. « Est-ce que Lowell se doute de quelque chose ? » demanda-t-elle, avant de laisser passer un instant de silence. « Tu crois que Maël pourrait tout lui dire ? » Ce serait terrible, vraiment. S’il y en avait une qui devait dire la vérité, c’était Katherine, et personne d’autre… Du moins, c’était l’avis de Muse.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Jeu 12 Jan - 9:50

Katherine ne regrettait nullement d’avoir embauché Muse. C’est vrai que le CV de la jeune femme était plutôt mince, et qu’elle n’avait aucune expérience dans le domaine de la vente. Pourtant, et même si elle avait rencontré d’autres candidates expérimentées, elle avait cependant décidé de donner sa chance à la blondinette qui avait fait preuve d’un enthousiasme et d’une force de volonté à toute épreuve lors de l’entretien. Et la jeune femme lui avait prouvé depuis qu’elle avait eu raison de lui offrir ce poste. Elle se débrouillait à merveille, avait un contact facile avec les clients, se montrant toujours aimable et accueillante et en plus de ça, elle réussissait presque à tous les coups à faire acheter un petit quelque chose aux clients les plus réticents. Alors oui, Katherine ne regrettait pas d’avoir embauché Muse. Mais pas que pour son talent de vendeuse. La jeune femme lui avait avoué quelques jours après avoir commencé à travailler avec elle ce qu’elle avait réellement fait durant les quatre dernières années de sa vie. Elle ne s’était pas contentée d’être serveuse dans des bars aux quatre coins des USA, mais elle avait aussi plongé dans la drogue, se trouvant obligée de se prostituer pour survivre. Prostitution de luxe, lui avait-elle précisé, honteuse. Katherine, loin d’être gênée par le passé de la jeune femme, ou de lui en tenir rigueur, l’avait alors écoutée. Elle se rendait compte de la chance qu’elle avait, elle, d’avoir eu la vie qu’elle avait. Même si ses parents n’étaient pas très présents, ils lui apportaient quand même amour, confort et sécurité. Ils lui avaient permis de faire des études et avaient investi pour l’achat de son magasin. Elle savait que si sa vie était aussi belle à l’heure actuelle, c’était en grande partie grâce à eux. Bon, ok, elle aurait pu mal tourner pour x raisons, mais finalement ses parents lui avaient quand même inculqués quelques valeurs, et elle avait réussi à toujours éviter les pièges de la vie. Muse n’avait pas été si chanceuse, et Katherine se sentait triste pour elle. Elle n’avait pas mérité ces quatre années qui avaient dû être un cauchemar pour la jeune femme, et elle était donc doublement heureuse de lui avoir donné sa chance car là au moins, elle avait un emploi stable, un salaire qui lui permettait de vivre, et elle espérait vivement que bientôt tout ça ne soit plus qu’un lointain souvenir pour la blonde. Elle s’était pris d’affection pour elle, sûrement en partie à cause de son histoire, mais aussi pour son incroyable optimisme et sa joie de vivre qui étaient pour Katherine apaisant et rafraîchissant au quotidien. La jeune femme avait beau avoir vécu des choses difficiles et lourdes à porter pour son jeune âge, elle gardait cependant espoir en l’avenir et semblait toujours rayonnante. Lorsqu’on la voyait comme ça pour la première fois, personne n’aurait pu imaginer qu’il y a à peine quelques mois, elle était au fond du gouffre. Du coup, les deux jeunes femmes s’étaient peu à peu rapprochées et une amitié entre elles était rapidement née. Elles étaient peut-être différentes sur beaucoup de choses mais elles aimaient se parler et se confier l’une à l’autre.

D’ailleurs, lorsque Muse l’avait surprise en train d’embrasser Maël, elle n’avait pas hésité longtemps avant de lui raconter toute l’histoire, et lui parler ensuite longuement de ce qu’elle ressentait et de la situation actuelle. La blondinette l’écoutait sans la juger et pour Katherine, c’était le principal. Elle se sentait déjà assez mal et coupable et n’avait nullement besoin d’entendre des sermons moralisateurs sur la fidélité et la confiance, ciments d’un couple heureux. Muse, elle, se contentait de l’écouter et rien qu’en lui parlant, elle se sentait mieux. Même si pour l’instant, elle était toujours au même point. C’est-à-dire qu’elle ne savait pas où elle en était. Elle était retombée dans les bras de son ex, alors qu’elle venait tout juste de se fiancer. Elle se sentait horrible de faire ça à Lowell, qui s’était toujours montré attentionné et protecteur avec elle. Lorsqu’elle était au fond du gouffre après sa rupture avec Maël, c’est lui qui l’avait tiré vers le haut. Lui qui l’avait sauvé. Lui qui était devenu le père de sa petite fille, et l’avait aimé comme si c’était son propre enfant. Et elle, il suffisait que Maël repointe le bout de son nez pour qu’elle lui retombe dans les bras. Elle savait qu’elle l’aimait toujours. Qu’elle n’avait d’ailleurs jamais cessé de l’aimer. Mais tout était si compliqué.

Alors quand Muse rentra de sa pause déjeuner et lui demanda comment elle allait, Katherine lui ouvrit de nouveau son cœur, lui avouant à quel point la situation était dure pour elle, même si elle savait que c’était elle qui avait créé tout ce merdier. Elle lui parla de sa culpabilité face à son fiancé, et de la volonté de son ex qui semblait déterminé à la récupérer avant de soupirer tristement, le cœur lourd. Muse l’écoutait, et elle se mordit la lèvre, se sentant sûrement désolée pour son amie.
« Est-ce que Lowell se doute de quelque chose ? » Elle marqua un instant de silence, et reprit avant que Katherine ne puisse lui répondre : « Tu crois que Maël pourrait tout lui dire ? » Katherine secoua vivement la tête, autant pour lui répondre que par effroi, imaginant l’espace de quelques secondes que Maël puisse faire ça. Mais, elle en doutait vraiment. Il n’était pas comme ça. Certes, il avait beaucoup de défauts, mais il savait que si quelqu’un devait parler à Lowell, c’était elle, et pas lui. « Non, je ne crois pas que Lowell se doute de quelque chose. Il m’a quand même fait remarquer que j’étais distante ces derniers temps, mais je ne pense pas qu’il puisse imaginer un seul instant que ça soit lié à un autre homme … Je lui ai dit que j’étais fatiguée et que la boutique me prenait beaucoup de temps …» Elle baissa la tête, un peu honteuse de ses mensonges. Bon, ok, elle avait effectivement pas mal de boulot, mais elle devait avouer que ça lui arrivait de rentrer plus tard parce qu’elle voyait Maël … En général, elle s’arrangeait pour le voir lors du déjeuner car elle ne voulait pas rentrer trop tard trop souvent, sa petite fille lui manquerait de trop et elle voulait passer un maximum de temps avec elle, surtout en ce moment. Comme si ça pouvait éloigner la culpabilité … Elle releva la tête, et regarda son amie. « Mais je pense sincèrement que Maël ne dira rien. Il n’est pas comme ça. Mais, je ne sais pas combien de temps il va supporter cette situation. La patience n’a jamais été sa principale qualité.» Et surtout, il était impulsif. Et elle craignait qu’un jour cette impulsivité le pousse à aller voir Lowell … Elle croisait les doigts pour que ça n’arrive pas mais elle vivait avec cette peur au fond d’elle. Elle soupira de nouveau … « L’amour est tellement compliqué. J’aimerais vraiment que ça soit plus simple, et que la bonne décision m’apparaisse clairement, tu vois ? »
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Sam 14 Jan - 22:48

La vie de Muse reprenait petit à petit un court normal, et si la plupart des gens rechignaient à avoir un quotidien routinier, elle, elle y prenait goût. Après quatre longues années de chaos, elle avait besoin de s'imposer à nouveau des règles et des limites... D'être encadrée en somme. Depuis que Katherine l'avait embauché, elle n'était pas arrivée une seule fois en retard, elle n'avait pas manqué une seule journée de travail, et elle se débrouillait pour participer à ses réunions anonymes trois fois par semaine. Ce n'était pas un style de vie particulièrement folichon, mais c'est ce dont elle avait besoin pour le moment, parce que croyez-moi, les folies, elle en avait suffisamment faites ces quatre dernières années. Non, aujourd'hui, il fallait qu'elle se pose, qu'elle se fixe des objectifs... Qu'elle essaie d'être heureuse tout simplement. Cette normalité qu’elle commençait à retrouver passait en grande partie par son amitié avec Katherine. Elle avait choisi d’être honnête avec la jeune femme, et de se confier sur son passé tumultueux, alors forcément, elle avait été particulièrement touchée d’être acceptée par elle. Cette amitié était d’ailleurs assez étonnante, dans la mesure où elles avaient eu des vies radicalement différentes, que leurs caractères l’étaient également, mais que pourtant, elles avaient réussi un trouvé un bel équilibre… C’est sans doute cela qui rendait cette amitié si unique.

Si l’existence de Muse devenait plus calme, celle de Katherine, en revanche semblait bien compliquée depuis quelques temps, puisqu’elle avait deux hommes dans sa vie. La blonde serait certainement la dernière à vouloir juger la brune, compte tenu de son passé. Et puis de toute façon, ce n’était pas vraiment dans son habitude d’être comme ça. Personne n’est parfait, chacun fait des erreurs, se met dans des situations plus ou moins graves, elle était bien placée pour le savoir. Et puis, à partir du moment où elle considérait Katherine comme son amie, elle estimait qu’elle était là pour l’écouter, lui donner des conseils si cette dernière en réclamait, mais certainement la juger et le prendre de haut. Puisqu’elles étaient seules, pour le moment, dans la boutique, elle lui demanda donc comment elle allait. La réponse, évidemment, était que la situation était difficile, et c’était bien normal. C’était déjà difficile de gérer une relation, alors deux… Et c’était sans compter sur sa petite fille ! Muse demanda si Lowell se doutait de quelque chose, et immédiatement après si Maël pourrait tout lui déballer. Ce serait vraiment terrible ! On pouvait dire ce qu’on voulait, qu’après tout si Katherine avait décidé de se mettre dans cette situation, elle n’avait qu’à en assumer les conséquences. Ce n’était pas l’opinion de Muse… Ou tout au moins, elle estimait que si quelqu’un devait aborder le sujet un jour, ce devait être elle. C’était ça d’assumer les conséquences de ses actes, de prendre la décision de les affronter, et ne pas être pousser à le faire, à contrecœur. « Non, je ne crois pas que Lowell se doute de quelque chose. Il m’a quand même fait remarquer que j’étais distante ces derniers temps, mais je ne pense pas qu’il puisse imaginer un seul instant que ça soit lié à un autre homme … Je lui ai dit que j’étais fatiguée et que la boutique me prenait beaucoup de temps …» Ca avait un fond de vérité d’une certaine façon, puisqu’il était clair que son métier lui prenait un temps fou, gérer une boutique, en assurer les créations, puis rentrer s’occuper de sa fille… Difficile de passer à côté du fait qu’elle devait être débordée. « Mais je pense sincèrement que Maël ne dira rien. Il n’est pas comme ça. Mais, je ne sais pas combien de temps il va supporter cette situation. La patience n’a jamais été sa principale qualité.» Et c’était sans doute là que résidait une grosse partie du problème. Personne ne pourrait faire preuve d’une patience d’ange dans une pareille situation, alors s’il ne l’était pas de nature ! Imaginez un peu, que pris par l’impatience, il décidé de tout dire à Lowell ?! Ce serait vraiment terrible pour Katherine, car à partir de ce moment, elle pourrait sortir toutes les explications du monde qu’aucune d’elles n’auraient encore de légitimité. C’était déjà un sentiment terrible de trahison que d’être trompé par la personne que l’on aime, c’était encore pire de ne pas l’apprendre de sa bouche… Pour Lowell, le sentiment de trahison en serait certainement encore plus fort. « L’amour est tellement compliqué. J’aimerais vraiment que ça soit plus simple, et que la bonne décision m’apparaisse clairement, tu vois ? » Oh oui, ça, elle le voyait parfaitement ! La complexité de l’amour, elle l’expérimentait avec Thayer depuis tellement longtemps… Et leurs récentes retrouvailles ne lui avaient apporté aucune solution pour définir ce qu’ils étaient, ce qu’ils pouvaient représenter l’un pour l’autre. « Oui, malheureusement, je vois très bien ! » répondit-elle en esquissant un léger sourire. « Tu crois que tu vas pouvoir tenir encore longtemps dans cette situation ? » demanda-t-elle finalement. On pouvait dire qu’elle avait le beau rôle de l’histoire, mais ça crevait tellement les yeux que ce n’était pas le cas, et qu’elle n’y prenait vraiment aucun plaisir. « Je veux dire par là que ce genre de situation n’est pas faite pour durer éternellement, et que ce qui t’arrives finira par éclater au grand jour à un moment ou à un autre », ajouta-t-elle. C’était typiquement le genre de situation qui faisait effet de bombe à retardement. La pression augmentait encore et tournage, et plus l’attente était longue, plus l’explosion était intense. « Est-ce que tu arrives à y voir plus clair, dans ce que tu veux toi ? » la questionna-t-elle. « J’imagine que Lowell et Maël ne t’apportent pas le même genre de relation, et que tu ne te sens pas forcément la même avec l’un ou avec l’autre », conclut-elle. Après tout, la logique voulait que si les deux hommes lui apportaient exactement la même chose, elle ne s’embêterait sans doute pas à avoir une liaison. Mais voilà, parfois, on ne sait tout simplement pas ce que l’on veut vraiment, ni même ce qui serait le mieux pour nous. L’amour est ainsi fait, certainement pas noir ou blanc… Mais plutôt avec une palette de nuances tellement importante qu’il est facile de s’y perdre et de ne plus savoir où on en est.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Lun 16 Jan - 11:06

Katherine était très contente que sa nouvelle vendeuse, Muse, soit également devenue une amie. Elle appréciait énormément la jeune fille, et bien qu’elles soient différentes et qu’elles n’aient pas eu tout à fait la même vie, elle trouvait qu’elles se complétaient à merveille. Très tôt, Muse s’était confiée sur son passé tumultueux, et elle savait sans doute appréciée que Katherine s’abstienne de juger la jeune femme sur sa vie passée. Non, Katherine n’était pas comme ça. Pour elle, tout le monde devait avoir le droit de prétendre à une seconde chance, et elle était heureuse d’être celle qui lui accordait le bénéfice du doute. Et d’ailleurs, Muse ne lui faisait en rien regretter la décision qu’elle avait prise en l’embauchant. Elle était une employée modèle, autant envers Katherine qu’envers les clientes, et se montrait toujours d’un professionnalisme rare. Chose qui plaisait à Katherine. Elle avait fait il y a quelques mois l’expérience d’une vendeuse bien différente de la jeune femme, au CV certes irréprochable mais qui très vite avait laissé entrevoir qu’elle se fichait complétement de son poste. Elle arrivait fréquemment en retard sans raison valable, ne se donnait parfois même pas la peine de saluer les clients, bref une vendeuse catastrophique, et Katherine l’avait bien vite renvoyée. Alors, quand Muse s’était présentée à elle, son CV quasiment vide, elle avait hésité un instant avant de finalement lui accorder le poste. Elle l’avait formée rapidement, la demoiselle apprenant le métier avec une facilité déroutante, et très vite Katherine lui avait accordé sa confiance. Elle lui avait laissé sans aucune difficulté le magasin lorsqu’elle devait s’absenter pour diverses raisons, sachant que Muse ne la décevrait pas. Puis, ensuite elles s’étaient rapprochées. Katherine, en l’écoutant sans la juger, avait pris une place importante dans la vie de la jeune femme, et lorsque Katherine s’était à son tour confiée à elle sur ses problèmes amoureux, elle avait apprécié qu’à son tour, la jeune femme se contente de l’écouter et de la conseiller sans la juger. Du coup, elle n’en parlait qu’à elle, n’osant pas à ses autres amies, qui étaient de toute façon des amies qu’elle avait en commun avec Lowell. Donc, pas question de leur avouer qu’elle avait quelqu’un d’autre dans sa vie, et pas n’importe qui, non ; son premier amour …

Alors, en ce bel après-midi de janvier, lorsque Muse rentra d’une de ses réunions auxquelles Katherine l’avaient fortement encouragées à se rendre plusieurs fois par semaine, lui jurant que ça ne perturbait en rien l’emploi du temps de la boutique et que son absence ne gênait en rien, elles se mirent à parler de la situation plus que compliquée dans laquelle Katherine s’était fourrée en retombant dans les bras de son ex. Elle répondait aux questions de son amie, lui disant qu’elle ne pensait pas que Lowell, son fiancé se doutait de quoique ce soit même s’il est vrai qu’il avait remarqué qu’elle était un peu distante ces derniers temps, ce à quoi elle lui répondait qu’elle était débordée par la boutique. Elle rajouta qu’elle voyait mal Maël tout révéler à Lowell, sauf si la patience venait à lui manquer. Elle soupira ensuite et avoua à Muse qu’elle aurait aimé que tout soit plus simple et qu’elle sache quoi faire. Muse hocha la tête, esquissant un léger sourire, compatissant avec son amie.
« Oui, malheureusement, je vois très bien ! » Katherine savait que sa vie amoureuse n’était pas toute rose elle non plus, et qu’elle avait du mal à trouver son équilibre actuellement avec l’homme qu’elle aimait. Elle ne savait pas vraiment où ils en étaient, et même si elle gardait le sourire, Katherine savait que c’était dur pour elle. La blondinette lui lança un regard désolé avant de poursuivre : « Tu crois que tu vas pouvoir tenir encore longtemps dans cette situation ? » Elle rajouta tout de suite après : « Je veux dire par là que ce genre de situation n’est pas faite pour durer éternellement, et que ce qui t’arrives finira par éclater au grand jour à un moment ou à un autre » Katherine hocha la tête, sachant pertinemment que son amie avait raison. La situation ne pouvait pas perdurer encore et encore, et bien vite elle serait obligée de prendre une décision. Mais comment prendre si vite une décision qui va bouleverser toute votre vie ? Comment choisir en étant sûre de ne pas regretter après ? Si Katherine mettait autant de temps à se décider, c’est que justement elle craignait de faire une erreur et de le regretter. Il n’y avait pas qu’elle dans cette histoire. Il y avait aussi sa fille. Et ça rendait les choses encore plus difficiles. Son père, Maël, ne savait même pas qu’il était le père, et Katherine ignorait totalement comment il allait réagir. « Oui, je sais. Je ne pourrais pas continuer comme ça bien longtemps. Déjà, parce que je me sens vraiment mal, et ensuite parce que plus j’attends, et plus je prends le risque que Lowell vienne à le découvrir et ça je ne veux pas. Je veux pouvoir lui dire de moi-même, pas qu’il l’apprenne comme ça … » Elle fit une petite pause, regardant un instant au loin, perdue dans ses pensées. Elle finit par se retourner vers son amie et poursuivit : « La première chose à faire, c’est d’avouer à Maël que Lexie est sa fille … C’est par là que je dois commencer mais je dois t’avouer qu’il est tellement imprévisible que j’ai peur de lui dire. A chaque fois, je me dis, cette fois, je me lance, et devant lui, je perds tous mes moyens. Comment va-t-il réagir en sachant qu’il est papa d’une petite fille de 6 ans ? » C’était là la principale question que se posait Katherine. Et quand elle aurait sa réponse, elle était persuadée que le reste des réponses viendrait facilement. Après tout, elle avait toujours été du genre à écouter son cœur, et encore une fois, c’est ce qu’elle ferait. La blondinette l’avait écoutée attentivement, et après lui avoir répondu, reprit : « Est-ce que tu arrives à y voir plus clair, dans ce que tu veux toi ? » Elle resta un instant silencieuse avant de rajouter : « J’imagine que Lowell et Maël ne t’apportent pas le même genre de relation, et que tu ne te sens pas forcément la même avec l’un ou avec l’autre » Katherine réfléchit un moment avant de répondre à son amie. Ce qu’elle voulait elle, oui, c’était assez clair. Maël avait toujours été celui qu’elle aimait d’un amour sans limite. Mais, il y avait aussi le bonheur de sa fille en jeu, et si Maël ne la reconnaissait pas ou n’était pas capable de l’accepter, elle renoncerait à lui. Parce que sa fille passait avant tout. « Je n’ai jamais cessé d’aimer Maël durant toutes ces années, et si je m’écoutais, là, tout de suite, c’est avec lui que je finirais ma vie. Mais, je ne suis pas toute seule. Je dois penser à Lexie avant tout, et si Maël n’est pas prêt à être père, je ne peux pas tout quitter pour lui.» Elle soupira, consciente que si elle devait renoncer à Maël encore une fois, elle en souffrirait atrocement. Mais, c’était la vie, et elle ne pouvait risquer sa famille, le bonheur de sa fille pour son bonheur à elle. Ça aurait été égoïste. Et depuis que Lexie faisait partie de sa vie, Katherine avait cessé d’être égoïste. « Lowell est formidable. Il m’aime, il est un père merveilleux pour Lexie et je suis vraiment attachée à lui. Mais ça n’a rien à voir avec l’amour que j’ai pour Maël.» Voilà, c’était dit. Katherine tentait de se voiler la face depuis des semaines, de se persuader qu’elle aimait Lowell mais ce n’était pas si simple. L’amour a ses raisons que la raison ignore, pas vrai ?
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mer 18 Jan - 22:48

Katherine avait permis à Muse d'avoir un emploi, mais elle y avait également gagné une amie. C'était très important pour la jolie blonde puisqu'elle n'avait jamais eu beaucoup d'amies. Il faut dire qu'à l'adolescence, elle ne recherchait pas vraiment la compagnie des filles. Depuis son plus jeune âge, le moins que l'on puisse dire, c'est que Mus savait ce qu'elle voulait, et qu'elle ne se laissait marcher sur les pieds sous aucun prétexte. Son caractère bien trempé tranchait avec son physique angéliques. Blonde aux yeux bleus, elle avait toujours eu cette allure de jeune fille sage... Est-ce qu'elle l'était vraiment? Ça, c'était une toute autre histoire! Elle n'avait pas uni tempérament des plus simples à comprendre, et de de toute façon, elle avait une sainte horreur que l'on cherche à l'analyser. Le mystère qu'elle possédait en elle, et qui transparaissait tant dans son regard, elle le chérissait tel un trésor. Très vite, elle avait compris que lorsque l'on s'expose trop aux autres, on consent à leur offrir sur un plateau d'argent le bâton pour vous battre. Et à de petit jeu là, elle préférait être celle qui bat plutôt que celle qui est battue. Ce discours faisait-il d'elle une froide calculatrice? Peut être, mais que voulez-vous, elle avait toujours eu un instinct de protection très développé. Il n'empêche qu'elle n'était pas du genre à aller cherche les embêtements, à faire dans la méchanceté gratuite. Elle ne répliquait que lorsqu'on l'attaquait. Et puis, si Muse pouvait paraissez pour une véritable peste aux yeux de ceux qui ne la connaissait pas, il fallait savoir que l'attitude de la jeune femme était avant tout empreinte d'une grande méfiance. Sa confiance, elle ne l'accordait pas à tout le monde, sachant à quel point les gens peuvent se montrer perfides parfois. Alors, globalement, à l'adolescence, elle avait été solitaire... Son seul véritable ami avait été Thayer, qu'elle avait rencontré à l'âge de 14 ans, lorsqu'elle avait quitté sa Suède natale avec sa famille, pour New York. Là résidait tout le paradoxe de Muse, elle avait été une fille très populaire au collège comme au lycée, attirant les regards charmeurs et charmés des garçons, attisant la jalousie des filles... Mais en même temps, elle ne s'était pas entourée de véritables amis, mis à part Thayer. Alors, l'amitié de Katherine, c'était assez nouveau pour elle. D'autant plus que c'était une amitié saine, basée sur le confiance, sans aucune méfiance, ni une once de jalousie. Alors oui, cette amitié, elle comptait bien la garder le plus longtemps possible!

En parlant, les deux jeunes femmes étaient arrivées à un constat très simple bien qu'un peu déprimant. L'amour n'était pas simple. Elles avaient beau avoir des vies complètement différentes, leur conclusion était la même. Katherine s'était embourbée jusqu'au cou dans une relation avec deux hommes différents. Muse serait bien mal placée pour lui faire la morale, dans la mesure où, d'une part, ces dernières années, elle avait enchaînés les mauvais choix, et d'autre part, sa vie sentimentale n'avait rien de simple non plus. Le seul qui ait vraiment compté dans sa vie était Thayer, mais... Mais quoi? Où est-ce qu'ils en étaient? Avaient-ils laissé passer leur chance définitivement? Que réprésentait-elle pour lui? L'esprit de Muse débordait de toutes ces questions. Ce qu'il représentait pour elle, était évident. Il étaitson meilleur ami, sa famille, mais aussi celui qu'elle n'avait jamais cessé d'aimer. Ce que pensait Thayer, en revanche, ça restait un mystère. D'une certaine façon, elle avait l'impression de l'avoir retrouvé, ce qui était encourageant après avoir passé deux ans sans se voir. Mais justement, deux ans s'étaient écoulés... Deux longues années au cours desquelles tellement de choses avaient changé. La preuve, il avait réussi à s'en sortir, en venant ici, à Los Angeles, en ouvrant un bar... Mais dans le même temps, il avait connu d'autres personnes, d'autres femmes, dont certaines étaient bien présentes. Elle ne savait rien d'elles, mis à part qu'elles avaient le mérite d'exister dans la vie de Thayer, comme quelqu'un le lui avait clairement dit. Alors oui, elle était jalouse, elle ne pouvait pas le nier. Elle avait beau se répéter qu'elle n'avait aucun droit de l'être, ce sentiment la consumait quand même. Sa vie sentimentale étant pleines d'incertitudes, elle pouvait donc comprendre que celle de Katherine n'avait rien de simple non plus. Deux hommes... Combien de temps pourrait-elle continuer ainsi, à jongler entre ses deux vies, à supporter chaque jour un peu plus, le poids de la culpabilité? « Oui, je sais. Je ne pourrais pas continuer comme ça bien longtemps. Déjà, parce que je me sens vraiment mal, et ensuite parce que plus j’attends, et plus je prends le risque que Lowell vienne à le découvrir et ça je ne veux pas. Je veux pouvoir lui dire de moi-même, pas qu’il l’apprenne comme ça … » C'était tout à fait normal qu'elle veuille le lui dire elle-même. À partir du moment où elle tenait à lui, il était logique qu'elle souhaite lui fournir des explications. « La première chose à faire, c’est d’avouer à Maël que Lexie est sa fille … C’est par là que je dois commencer mais je dois t’avouer qu’il est tellement imprévisible que j’ai peur de lui dire. A chaque fois, je me dis, cette fois, je me lance, et devant lui, je perds tous mes moyens. Comment va-t-il réagir en sachant qu’il est papa d’une petite fille de 6 ans ? » Vaste question, et si on ne peut déjà pas le prévoir en temps normal, avec quelqu'un d'imprévisible c'est encore plus compliqué. Imaginez un peu qu'il le prenne mal? Ce serait terrible pour elle. « Est ce que tu en as parlé à Lexie? Enfin je veux dire, est ce que tu lui as déjà parlé de son vrai père?» C'était une question que Muse n'avait jamais posée à son amie, si sa fille considérait Lowell comme son père ou si elle savait qu'il y avait quelqu'un d'autre, à savoir Maël. « Et lui, tu crois qu'il pourrait s'en douter? Par rapport à votre relation et à l'âge de Lexie? » Après tout, les deux concordaient fortement, et il était tout à fait possible que Maël se soit déjà interrogé à ce sujet. Muse finit par poser la question à un million de dollars. Qu'est ce que Katherine voulait? Est ce qu'elle y voyait suffisamment clair pour percevoir duquel elle était le plus amoureuse? « Je n’ai jamais cessé d’aimer Maël durant toutes ces années, et si je m’écoutais, là, tout de suite, c’est avec lui que je finirais ma vie. Mais, je ne suis pas toute seule. Je dois penser à Lexie avant tout, et si Maël n’est pas prêt à être père, je ne peux pas tout quitter pour lui. Lowell est formidable. Il m’aime, il est un père merveilleux pour Lexie et je suis vraiment attachée à lui. Mais ça n’a rien à voir avec l’amour que j’ai pour Maël.» effectivement, ils ne lui apportaient pas le même genre de sentiment, ni le même genre de sentiments. Pour Muse, il n'y avait pas vraiment de bonne solution entre un amour passionnel et un amour pus sécurisant. Les deux ont leurs avantages et leurs inconénients, il suffisait de mettre le doigt sur ce que l'on cherchait vraiment. « Je comprends, mais d'un autre côté, maintenant que tu as retrouvé Maël, et si on prend l'hyptohèse qu'il ne soit pas prêt à assumer ses résponsabilité... Tu n'as pas peur que ta relation avec Maël te paraisse fade? » Il n'y aurait rien de pire ce serait complètement injuste pour elle, comme pour Lowell. Comment pourrait-elle tenir si elle était remplie de regrets vis à vis de sa relation avec Maël? Difficile d'avoir une relation saine et équilibrée lorsque l'on pense à quelqu'un d'autre et que l'on ne s'est pas remise de cette relation. Qui plus est, Maël était le père de sa fille, elle serait donc à jamais liée à lui.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mar 24 Jan - 14:18


Katherine n’avait jamais eu de réelle amitié dans sa vie ou du moins, même ses amitiés les plus fusionnelles se finissaient assez rapidement. Elle ne s’était jamais vraiment expliqué cette difficulté qu’elle avait à conserver ses amis surtout qu’elle se trouvait plutôt souple. Elle avait toujours eu un caractère assez facile, bien qu’un peu capricieux parfois, et c’était une jeune femme agréable à vivre. En général, du moins. Quoiqu’il en soit, malgré sa douceur et son caractère facile, elle n’avait jamais réussi à conserver de longues amitiés, ou alors c’était seulement quelques dîners de temps en temps, un verre par-ci, une soirée par-là. Mais, elle n’était pas entourée comme pouvait l’être d’autres personnes, et elle devait avouer que parfois elle jalousait deux copines complices qu’elle apercevait dans la rue. Pourtant, l’arrivée de Muse avait changé tout ça. Enfin, elle avait le sentiment d’avoir une amie, une personne sur qui elle pouvait se reposer sans craindre quoique ce soit. Bien sûr, leur amitié était toute neuve mais il n’empêchait que Katherine accordait déjà à Muse une place primordiale dans sa vie. Les deux jeunes femmes, malgré leurs différences certaines, se comprenaient pourtant sur bien des points, et d’ailleurs aujourd’hui, elles mettaient en évidence la complexité de l’amour. Chose qu’elles comprenaient plus que bien vu qu’elles vivaient chacune une (ou plusieurs pour Katherine) relation compliquée. Pourtant, l’amour devrait être simple. Pourquoi fallait-il toujours que quelque chose vienne toujours compliquer la relation ? Pour Muse, c’était le réapprentissage de la vie avec Thayer. Ils s’étaient perdus de vue depuis un moment, et chacun avait suivi un chemin différent. Aujourd’hui, elle devait accepter la nouvelle vie de ce dernier, et surtout les personnes qui en faisaient désormais partie. Et Katherine savait que la jeune femme avait beaucoup de mal avec ça. Elle ne pouvait s’empêcher d’être jalouse de certaines de ses nouvelles rencontres, des femmes bien entendu, et Katherine ne pouvait que comprendre. Elle-même se montrait souvent très possessive et la jalousie faisait partie de ses nombreux défauts. Elle conseillait à la blondinette de ne pas trop lui montrer car ça risquait plus qu’autre chose de braquer le jeune homme. Elle savait que c’était difficile de cacher qui on était vraiment, mais bon parfois il le fallait bien. Muse tentait donc de faire avec et de faire bonne figure auprès de Thayer.

Quant à Katherine, elle, c’était une toute autre histoire … Une autre forme de complexité de l’amour. L’amour à 3. Fiancée depuis peu à Lowell qui partageait sa vie depuis presque cinq ans déjà et qui servait de père à sa petite fille, elle avait cependant oublié comment résister à la tentation en retombant dans les bras de Maël, son premier amour et papa de la petite Lexie, chose qu’en plus de ça, il ne savait pas. Les choses étaient donc loin d’être simple pour la jeune femme, qui en plus de devoir savoir ce que son cœur voulait, devait s’assurer de veiller à ce que la vie de sa fille chérie ne soit pas ébranlée par les difficultés sentimentales de sa mère. Loin d’être facile … Elle parlait donc de la complexité de sa situation à Muse, lui avouant à quel point il était difficile pour elle d’assumer cette double vie. Elle lui expliqua que la situation ne pouvait pas continuer ainsi et qu’il fallait qu’elle se bouge un peu pour pouvoir éclaircir un peu les choses. Et bien entendu, il fallait commencer par le début, c’est-à-dire, avouer à son premier amour qu’il était l’heureux papa d’une gamine de 6 ans. Muse l’écoutait avec attention, et Katherine appréciait particulièrement cette qualité chez son amie. La jeune femme était toujours très attentionnée, et c’était agréable de lui parler car on savait qu’on était écoutée. D’ailleurs, après que Katherine se soit tue, la blondinette lui demanda : « Est ce que tu en as parlé à Lexie? Enfin je veux dire, est ce que tu lui as déjà parlé de son vrai père?» Katherine hocha la tête. Bon, même si elle n’avait jamais montré de photos de Maël, ni même avoué sa véritable identité, Lexie savait que son papa n’était pas l’homme qui s’occupait d’elle depuis sa toute jeune enfance, mais un autre qui avait beaucoup compté dans la vie de sa maman. Katherine avait tenu à au moins lui dire la vérité sur ce point. Même s’il aurait sans doute été plus facile pour tout le monde de prétendre que Lowell était son père, Katherine avait détesté cette idée, et préféré l’honnêteté. Elle savait que c’était important pour l’avenir de sa fillette. « Oui, elle sait que Lowell n’est pas son père. Mais, elle n’a aucune idée de qui peut l’être. Je ne lui ai pas parlé précisément de Maël. Elle n’a jamais été très curieuse à ce sujet, même si ça lui arrivait de poser des questions.» Katherine soupira, elle savait très bien qu’un jour, Lexie serait bien plus curieuse que ça. Après tout, un jour, elle voudrait savoir qui est son père, et c’était tout à fait normal à ça. Muse hocha la tête, et continua : « Et lui, tu crois qu'il pourrait s'en douter? Par rapport à votre relation et à l'âge de Lexie? » Katherine grimaça. Connaissant Maël, il pourrait fort bien s’en douter. Après tout, la petite avait des airs de ressemblance avec lui. Et puis, surtout son âge. S’il cherchait un peu, il pourrait facilement deviner qu’il était le père de la fillette, et non Lowell comme il le pensait actuellement. La jolie brune s’appuya sur le comptoir avant de répondre : « Il est assez malin oui … Il pourrait s’en douter. Surtout s’il la voit. Elle a son sourire, et son regard aussi. Difficile de lui faire croire qu’elle est la fille de Lowell alors qu’elle a ses yeux … Il ne l’a encore jamais vu, ou juste aperçu de loin, mais s’il se retrouve face à elle, je suis presque certaine qu’il saura à cet instant précis qu’il en est le père. Et je ne veux absolument pas qu’il le découvre comme ça ! » La jeune femme se releva, soupirant de nouveau avant de se retourner vers son amie, écoutant sa réponse. La blondinette lui posa enfin la question, celle qui pouvait normalement répondre à tous ses problèmes : qui aimait-elle vraiment ? Pour qui son cœur faisait-il des bonds ? Et à cette question, Katherine avait la réponse : Maël. Mais, malheureusement, elle ne pouvait qu’à elle. Il y avait Lexie, et l’enjeu le plus important était le bonheur de sa fille. Bien sûr, elle aimait Lowell aussi, mais c’était plus un amour tendre et rassurant que l’amour véritable, celui qu’elle ressentait pour Maël. Muse l’écoutait toujours, et hocha la tête avant de commenter : « Je comprends, mais d'un autre côté, maintenant que tu as retrouvé Maël, et si on prend l'hyptohèse qu'il ne soit pas prêt à assumer ses résponsabilité... Tu n'as pas peur que ta relation avec Lowell te paraisse fade? » Muse avait dit tout haut ce que Katherine pensait tout bas … Comment pourrait-elle de nouveau se contenter de Lowell, aussi rassurant et adorable soit-il, alors qu’elle avait connu la passion à l’état brut dans les bras de Maël ? Comment pourrait-elle de nouveau dire je t’aime à Lowell alors qu’elle savait désormais que seul son amour pour Maël était solide ? Elle haussa les épaules avant de murmurer : « Je ne suis pas sûre d’y arriver … C’est ce que je me demande chaque jour … Comment continuer d’être avec Lowell après ce que j’ai vécu avec Maël ? J’ai déjà eu tellement de mal à l’oublier la première fois, et si je devais le perdre de nouveau … » Elle ne finit pas sa phrase, sentant un sanglot monter. Elle resta un instant silencieuse avant de reprendre : « Je crois simplement que si Maël n’est pas prêt à assumer son rôle de père, et de s’investir entièrement auprès de nous, je renoncerais à lui, mais je quitterais Lowell aussi. Il mérite mieux que ce que je lui apporte. Il mérite de trouver une femme qui l’aimera tout autant que j’aime Maël … » Elle se tourna vers son amie et esquissa un petit sourire. « Je suppose que c’est le mieux, hein ? »


HJ : Désolée du retard !!!!!! :leche:
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mer 25 Jan - 23:40

Il avait fallu attendre vingt quatre ans pour que Muse apprécie d'avoir une vie normale. La sienne avait été tellement chaotique ces dernières années, alors elle recherchait forcément le calme aujourd'hui. Plus jeune, lorsqu'elle était encore une petite fille, puis une adolescente, elle craignait l'ennui, la routine... Aujourd'hui, elle en avait besoin, voilà tout. Le terme de nouvelle vie était tout à fait approprié. C'était comme renaître à nouveau, devoir réapprendre des tas de choses. Pourtant des changements, elle en avait connu des tas, comme tout le monde, mais cette fois-ci, c'était différent. Elle était née à Stockholm, en Suède, et y était restée jusqu'à l'âge de treize ans, moment auquel ses parents avait pris la décision de rentrer dans le pays natal de son père, les États-Unis. À l'époque, il est clair qu'emménager dans un pays inconnu, qui plus est, dans une ville gigantesque comme New York, avait été une sacré révolution dans sa vie. Mais elle s'était bien adaptée... Peut être parce qu'elle était déjà terriblement indépendante. Au collège, elle était devenue populaire en un rien de temps, pour avoir tenu tête au petit arrogant de service, en lui mettant un coup de pied dans une partie sensible. Ce garçon, c'était Thayer. Au départ, les deux adolescents c'étaient livrés une guerre sans pitié, jusqu'à ce que la jeune fille qu'elle était découvre ce qu'était la vie de Thayer, loin d'être rose. Ils êtaient devenus inséparables. Est ce qu'elle était déjà amoureuse de lui à l'époque? Certainement... Ne serait ce que parce qu'elle avait très mal vécu le fait qu'il ait une petite amie, de passer au second plan de sa vie. C'est à ce moment qu'elle s'était plongée corps et âme dans la danse. Elle était douée, et ses professeurs disaient d'elle qu'elle pourrait en faire son avenir. Ce rêve s'était achevé lorsqu'elle s'était blessée au genoux. Le verdict du médecin avait été sans appel, elle ne devait plus danser, du moins pas professionnellement. Quelques mois plus tard, ses parents et son petit frère étaient morts dans un accident de voiture. Deuxième bouleversement énorme dans sa vi qui changea du tout au tout. Thayer revint dans son existence, sa petite amie s'étant fait la malle, et avait commencé leur descente aux enfers. Leur amitié avait cédé la place à l'amour, le lycée avait cédé la place à la prostitution, à la drogue, à l'alcool. Et puis au bout de deux ans, elle était partie en moto avec un type rencontré depuis quelques semaines. Ce n'était pas parce qu'elle n'aimait plus Thayer, plutôt parce que dans moment de lucidité, elle avait compris qu'ils ne s'aimeraient jamais correctement dans l'état où ils étaient. Alors elle était partie, dans l'espoir de s'en sortir, ce qu'elle n'avait pas réussi à faire. Mike l'avait largué au bout de quelques mois, et sa déchéance, elle l'avait continué toute seule. Jusqu'à ce qu'elle arrive à Los Angeles, qu'elle retrouve Thayer, et qu'elle décide de s'en sortir pour de bon. Alors oui, des changements, elle en avait connu des tas, mais cette fois-ci, c'était différent, parce qu'elle avait de l'espoir.

Dans sa nouvelle vie, Muse pouvait compter sur une amie, en la personne de Katherine. Entre les deux jeunes femmes, une relation de confiance s'était instaurée entre les deux jeunes femmes. Malgré leurs différences, elles parvenaient à se comprendre, à s'écouter, et à se soutenir. Profitant de l'absence de clients pour le moment, elles avaient entamé une discussion à propos de la vie sentimentale très compliqué de Katherine. Cette dernière annonça que la première chose qu'elle devait faire, c'était de dire à Maël qu'il était le père de Lexie. Muse demanda d'abord si Lexie était au courant de qui était son père. « Oui, elle sait que Lowell n’est pas son père. Mais, elle n’a aucune idée de qui peut l’être. Je ne lui ai pas parlé précisément de Maël. Elle n’a jamais été très curieuse à ce sujet, même si ça lui arrivait de poser des questions.» C'était normal qu'elle en pose... Mais en tous cas, c'était sans doute une bonne chose qu'elle sache que Lowell n'était pas son père, c'était une chose de moins, pour Katherine, à devoir expliquer. Elle demanda ensuite si Maël ne s'en doutait pas, de sa paternité. Après tout, l'âge de la petite fille coïncidait avec leur rupture, alors ce n'était pas compliqué de faire le rapprochement. « Il est assez malin oui … Il pourrait s’en douter. Surtout s’il la voit. Elle a son sourire, et son regard aussi. Difficile de lui faire croire qu’elle est la fille de Lowell alors qu’elle a ses yeux … Il ne l’a encore jamais vu, ou juste aperçu de loin, mais s’il se retrouve face à elle, je suis presque certaine qu’il saura à cet instant précis qu’il en est le père. Et je ne veux absolument pas qu’il le découvre comme ça ! » Muse hocha la tête. « Ce ne serait pas la façon idéale en effet » répondit elle. Puis vint une question essentielle, sans doute la plus importante, qu'est ce que Katherine voulait? Après tout, si elle entretenait une relation avec deux hommes, c'est qu'ils ne lui apportaient pas la même chose. La brune confirma, et avoua ce qu'elle voulait: Maël. Muse eut une hésitation quant à son interrogation suivante, mais la franchise faisait partie de son caractère, alors elle demanda si elle ne craignait pas que sa relation avec Lowell lui semble fade, si jamais Maël en venait à la laisser tomber. « Je ne suis pas sûre d’y arriver … C’est ce que je me demande chaque jour … Comment continuer d’être avec Lowell après ce que j’ai vécu avec Maël ? J’ai déjà eu tellement de mal à l’oublier la première fois, et si je devais le perdre de nouveau … Je crois simplement que si Maël n’est pas prêt à assumer son rôle de père, et de s’investir entièrement auprès de nous, je renoncerais à lui, mais je quitterais Lowell aussi. Il mérite mieux que ce que je lui apporte. Il mérite de trouver une femme qui l’aimera tout autant que j’aime Maël … Je suppose que c’est le mieux, hein ? » Muse se mordilla légèrement la lèvre... C'était tellement subjectif de déterminer ce qui était le mieux. Elle n'était déjà pas capable de le décider pour elle-même, alors... Pourtant, cette question, elle se l’était posée un nombre incalculable de fois ! Qu’est-ce qui était le mieux ? Une passion capable de vous transporter de bonheur comme de vous enterrer six pieds sous terre ? Ou plutôt quelqu’un avec qui ne vous transcende pas, mais qui a au moins le mérite d’être présent ? « Le mieux… Il faut que ce soit le mieux pour toi. C’est une décision qui n’épargnera personne, alors… Disons qu’il faut que tu choisisses ce qui est le moins pire pour toi », lui répondit-elle finalement.


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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Lun 30 Jan - 13:27

Katherine était reconnaissante envers son amie de toujours l’écouter et de la soutenir du mieux qu’elle pouvait, mais ce pourquoi elle lui était le plus reconnaissante, c’était que la blondinette jamais ne la jugeait. Et ça, c’était sans doute ce qui comptait le plus. Peu de monde était au courant du dilemme qui déchirait Katherine depuis quelques semaines. Et si Muse, elle, le savait, c’est parce que Katherine avait su qu’elle pouvait compter sur elle et tout lui raconter sans pour autant devoir à supporter une leçon de morale. Elle savait que ce qu’elle faisait était mal, et pour preuve, cet écrasant sentiment de culpabilité permanent qui ne la quittait plus depuis qu’elle avait cédé à la tentation des bras de Maël et qui l’empêchait de trouver le sommeil des heures durant. Et elle estimait qu’elle n’avait pas besoin qu’on la sermonne davantage. Elle-même savait déjà dans quel merdier elle s’était fourrée et n’avait pas envie de se l’entendre répéter sans cesse. Alors, elle était bien contente d’avoir trouvé en la personne de Muse une amie à l’écoute et compatissante. Parce que même si elle était d’accord lorsque Katherine lui disait que ce qu’elle faisait était horrible, elle savait aussi que ce que Katherine vivait était difficile, et qu’elle n’était pas retombée dans les bras de Maël juste pour quelques heures de plaisir. Non, sa relation avec Maël avait toujours été complexe, et l’amour qui les liait était toujours aussi fort malgré les années qui les avaient séparés.

Alors, elle aimait ces instants de tranquillité au magasin qui lui permettait de pouvoir se confier à Muse sur ses sentiments et sur les rebondissements de sa vie. C’était marrant. Muse avait eu un passé plutôt agité, et elle paraissait s’épanouir maintenant dans une routine presque rassurante pour la blondinette. Alors que Katherine, elle avait toujours eu une vie bien rangée, presque trop calme, et voilà qu’aujourd’hui, tout semblait bouleversé, et mouvementé. A croire que les deux jeunes femmes avaient échangé leur vie. Dans tous les cas, elle savait qu’elle finirait par retrouver le calme et le sommeil lorsqu’elle aurait révélé la vérité sur sa fille, leur fille à Maël, et c’était justement ce qu’elle disait à Muse. Elle lui expliquait que sa petite Lexie ressemblait drôlement au jeune homme et que s’il venait à la voir d’un peu trop près, il devinerait facilement qu’elle n’était pas la fille de Lowell comme il le pensait, mais la sienne. Et Katherine ne voulait pas que les choses se passent comme ça. Muse semblait d’accord avec elle, et elle hocha la tête, avant de lui répondre : « Ce ne serait pas la façon idéale en effet » Katherine acquiesça, le regard perdu dans le vide. Ce serait effectivement une catastrophe si Maël venait à découvrir la vérité avant qu’elle ne lui avoue tout. Déjà, il lui en voudrait à mort, ce qu’elle pouvait comprendre. Et en plus, le connaissant, il pourrait faire quelque chose de stupide, genre se présenter à Lexie sans lui laisser le temps d’apprendre la vérité, ce qui pourrait causer un choc à la fillette. Elle soupira avant de jeter un regard désappointé à son amie. « Oui, ça serait terrible. Il faut absolument que je lui dise la vérité, et vite. » Même si elle savait que ça serait dur, elle n’avait pas le choix. Il fallait qu’elle lui apprenne au plus vite qu’il était le père de Lexie. Et elle espérait tout au fond d’elle qu’il ne les rejetterait pas après ça … Katherine avoua ensuite à Muse qu’elle continuait d’aimer Maël, et qu’elle s’était rendue compte que ses sentiments pour Lowell n’étaient pas si forts, et surtout ne ressemblaient pas à de l’amour. Peut-être ressentait-elle une profonde tendresse pour lui, mais elle ne l’aimait pas. En tout cas, pas comme elle n’aimait Maël. Après cette confession, Muse lui demanda si elle serait capable de continuer avec Lowell si Maël venait à ne pas assumer sa paternité et la quittait. Question difficile, mais justifiée. Et cette question, Katherine se la posait chaque jour. Elle confia alors à Muse que si Maël venait à la quitter, elle préférerait sûrement quitter Lowell plutôt que de se contenter de cet amour-là. Elle lui expliqua qu’il méritait mieux qu’elle, et que de toute façon, après ce qu’elle avait vécu avec Maël, elle serait bien incapable de rester avec son fiancé. Elle quémanda l’approbation de Muse afin de savoir si c’était bien la meilleure décision. La blondinette se mordilla les lèvres et resta un instant pensive, avant de lui répondre : « Le mieux… Il faut que ce soit le mieux pour toi. C’est une décision qui n’épargnera personne, alors… Disons qu’il faut que tu choisisses ce qui est le moins pire pour toi » Katherine réfléchit un instant aux paroles de son amie, riches de bon sens. Elle avait raison. Quoiqu’elle fasse, des personnes seraient blessées. Donc autant choisir ce qui la ferait se sentir le moins mal. Et aussi, ce qui perturberait moins sa Lexie. « Oui, tu as raison … Il faut aussi que je pense à moi. Mais, de toute façon, si Maël ne veut pas de nous, je ne pourrais pas rester avec Lowell. Je le sais, j’en serais bien incapable. Je n’arriverais plus à être heureuse avec lui.» Katherine soupira, et resta un instant silencieuse. « Il faut absolument que je vois Maël au plus vite pour que je puisse éclaircir les choses …» Elle rangea nerveusement quelques documents qui traînaient avant de se retourner vers Muse, un sourire aux lèvres. « Bon assez parlé de moi. Du nouveau dans ta vie à toi ?» Katherine ne voulait pas que Muse soit sa confidente sans que ça ne soit réciproque. Elle savait que tout n’était pas rose pour la jeune fille et qu’elle aussi avait parfois besoin de parler.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Dim 5 Fév - 15:04

Il y avait tellement de doutes en ce moment dans la vie de Katherine, de moments qui ne dépendaient pas seulement de sa volonté. Muse comprenait que ça devait être difficile à vivre pour elle, de ne pas avoir le contrôle sur tout. Imaginez un peu que Maël déballe toute l’histoire à Lowell, ou encore qu’il était le père de la petite Lexie. Ce serait terrible pour elle, car il était évident qu’elle avait besoin de dire toutes ses choses d’elle-même, sans qu’elles ne soient découvertes auparavant. « Oui, ça serait terrible. Il faut absolument que je lui dise la vérité, et vite. » Muse acquiesça en hochant la tête. Son amie avait tout à fait raison, il ne fallait pas qu’elle tarde de trop à laisser la vérité s’exprimer. C’était un peu comme un pansement que l’on doit retirer. Le réflexe est d’attendre, d’y aller tout doucement pour ne pas se faire mal, mais finalement la douleur est pire car plus longue, que si on l’avait arraché d’un seul coup. C’était sans doute la même chose pour elle, plus elle attendrait, plus elle serait criblée de remords et de culpabilité. Dans ce genre de situation, il n’y avait malheureusement pas de meilleure solution, il fallait surtout choisir la moins pire, celle qui ferait le moins de dégâts. En plus de cela, Katherine devait veiller au bonheur de sa fille, aux conséquences que cela pourraient avoir sur son bien-être. Muse en était d’ailleurs assez admirative car elle se sentait absolument incapable de veiller sur un autre être humain qu’elle, surtout un effet. Peut-être qu’elle changerait d’avis un jour, peut-être qu’elle aurait envie d’avoir des enfants dans la futur, mais pour le moment, elle se sentait encore trop égoïste pour passer ce pas. Et puis fallait-il encore trouvé un papa… Et ça, c’était une toute autre histoire ! Quoiqu’il en soit, Muse était persuadée d’une chose. Même s’il n’y avait pas de bonne solution, Katherine ne devait pas perdre de vue ce qu’elle voulait, son bonheur à elle. C’était simple dans ce genre de situation de s’oublier complètement, de ne penser qu’à faire le moins de mal possible aux autres, tant on a déjà l’impression d’avoir été un monstre d’égoïsme en menant une double vie… Mais il ne fallait pas se rendre malheureux au final, ne pas se punir, au risque que cela soit encore plus insupportable par la suite. « Oui, tu as raison … Il faut aussi que je pense à moi. Mais, de toute façon, si Maël ne veut pas de nous, je ne pourrais pas rester avec Lowell. Je le sais, j’en serais bien incapable. Je n’arriverais plus à être heureuse avec lui.» C’était tout à fait compréhensible, dans la mesure où elle semblait vivre un amour particulièrement intense avec Maël. A cela, chacun réagis à sa manière, certain sont à la recherche de passion, même si elle est éphémère, d’autres à la recherche d’un amour peut-être moins fort, mais qui durera. Muse ne savait même pas ce qu’elle-même cherchait, alors elle serait bien incapable de dire qu’elle était la meilleure option entre les deux. « Il faut absolument que je vois Maël au plus vite pour que je puisse éclaircir les choses …» Muse hocha la tête… Il n’y avait pas grand-chose à ajouter, à part qu’elle prenait la décision la plus raisonnable, mais ça, elle le savait sans doute déjà. « Bon assez parlé de moi. Du nouveau dans ta vie à toi ?» La jeune femme blonde haussa légèrement les épaules… C’était tellement plus simple d’écouter que de parler, n’est-ce pas ?! Il n’y avait pas tant de chose que cela à dire, elle se reconstruisait petit à petit, voilà tout. « Et bien… Tu sais, j’essaie de me réhabituer à la normalité », répondit-elle en esquissant un léger sourire. « J’essaie de rencontrer de nouvelles personnes, de me faire une attache ici. » commença-t-elle à expliquer. Elle avait déjà Thayer comme attache, mais c’était… Différent. Non pas qu’elle essayait de s’éloigner du jeune homme, ce serait idiot après tout le périple qu’elle avait fait pour le retrouver, mais elle avait besoin de sa vie, bien à elle. Elle avait besoin d’avoir un boulot, de se faire ses propres amis, de se faire une nouvelle vie, qui lui appartiendrait. « Je n’ai pas envie d’être trop dépendante de Thayer », avoua-t-elle finalement. Ca lui faisait peur, parce qu’elle savait que lui avait sa vie depuis longtemps ici, et qu’elle n’en avait pas fait partie. Il avait rencontré de nouvelles personnes… De nouvelles femmes surtout. Muse avait un caractère entier, ce qui ne la rendait pas toujours très sympathique, car lorsque la jeune femme avait quelqu’un dans le nez, elle n’hésitait pas à sortir son venin. Elle était jalouse, une femme s’approchait un peu trop de Thayer, et ses yeux bleus se changeaient en mitraillettes dans la seconde. Ce n’était pas nouveau pour elle, c’était déjà le cas lorsqu’ils étaient au lycée, à New York, et ce sentiment ne s’était jamais éteint. Elle avait une trouille bleue de le perdre à nouveau, alors par réflexe, pour se protéger, elle ne voulait pas être trop dépendante de lui. S’il la laissait tomber, qu’est-ce qu’elle ferait ? Elle retomberait dans ses vieux travers, qui n’étaient d’ailleurs pas si vieux que ça ? Non, il fallait qu’elle s’ancre quelque part, qu’elle ait d’autres attaches que lui ici. Elle avait un caractère pourtant assez indépendant, à toujours se débrouiller seule pour se tirer de mauvais pas, mais dès qu’il s’agissait de lui, c’était ses émotions qui prenaient le dessus, et elles lui étaient entièrement dédiées.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Jeu 9 Fév - 9:00

Katherine se sentait déjà un peu plus apaisée de pouvoir exprimer de vive voix ses angoisses. Garder au fond d’elle tous les doutes qui la traversaient la rendait faible et malheureuse. A vrai dire, elle passait son temps à penser à toute cette histoire, et elle se faisait encore plus de mal. Elle se sentait tellement coupable qu’elle n’en dormait presque plus. Chaque nuit, des rêves presque révélateurs troublaient son sommeil d’habitude si paisible, et elle se réveillait bien souvent en sueur, parfois les larmes aux yeux, troublée de ces cauchemars trop réels. Lowell ne comprenait pas ce qui lui arrivait, et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Contrairement à d’habitude, elle ne pouvait pas se confier à lui. Lowell avait toujours été l’épaule sur qui elle se reposait depuis sa rupture avec Maël, mais cette fois, elle devait l’éloigner de tout ça. Elle ne pouvait pas lui avouer toutes les souffrances qui la faisaient pleurer chaque soir en secret, toutes les hésitations qui la déchiraient de toutes parts et tous ses doutes qui s’insinuaient un peu plus en elle chaque jour qui passait. Non. Elle ne pouvait pas. Et ça, il ne comprenait pas. Il se sentait exclu, loin d’elle, et elle savait qu’il souffrait de la distance qu’elle avait instaurée entre eux ces dernières semaines.

Quoiqu’il en soit, pouvoir se confier à Muse lui permettait d’alléger un peu son cœur meurtri, et plutôt que ressasser toute seule dans son coin, elle avançait. En mettant des mots sur ses hésitations, ça lui permettait d’y voir un peu clair et de réfléchir à quoi faire. Et elle savait très bien ce qu’elle devait faire. Déjà, avouer à Maël qu’il était le père de Lexie. Ça serait une bonne chose de faite, et surtout un grand pas pour tous. La réaction de Maël serait sans doute ce qui ferait prendre la décision à la jeune femme. Tout dépendait de lui finalement, et elle détestait ressentir le contrôle qu’il avait encore sur elle. Mais en même temps, on ne peut pas choisir qui on aime, et Katherine savait au fond d’elle que c’était Maël qu’elle voulait. Personne d’autre. C’est ce qu’elle avoua à son amie, lui disant qu’elle quitterait sûrement Lowell si ça venait à mal se passer avec Maël. Parce qu’il méritait mieux que cet amour incomplet qu’elle lui offrait. Et elle savait pertinemment qu’elle serait incapable d’autre chose. Muse se contenta d’hocher la tête, d’accord avec la jeune femme. La brunette savait que c’est ce que son amie aurait surement fait à sa place. Ne pas faire semblant d’aimer pour ne pas se retrouver seule, mais suivre son cœur. Après cette longue conversation sur tous les doutes existentiels de la jeune femme, Katherine demanda à la jolie blonde de ses nouvelles à elle. Elle savait que la vie de son amie n’était pas toujours de tout repos, même si depuis son arrivée ici, les choses se calmaient peu à peu et qu’elle retrouvait enfin une vie normale. « Et bien… Tu sais, j’essaie de me réhabituer à la normalité » Elle esquissa un léger sourire et Kath sourit, elle savait que son amie appréciait cette routine qui s’installait contrairement à la plupart des gens qui faisait tout pour fuir ça. Elle, elle n’avait justement jamais eu assez de routine dans sa vie pour vouloir la fuir. Non, elle l’appréciait à sa juste valeur, et Katherine admirait ça chez la jeune femme. Elle ne répondit rien, laissant son amie continuer : , « J’essaie de rencontrer de nouvelles personnes, de me faire une attache ici. » Katherine hocha la tête et sourit. Elle savait que la jeune femme avait déjà Thayer dans sa vie mais elle savait également qu’elle souffrait de le voir faire sa vie, voir qu’il avait d’autres personnes, d’autres femmes. C’était difficile à accepter pour la jeune femme et c’est sûrement pourquoi elle tentait de se créer son petit cercle d’amis à elle. « Tu as raison, c’est important d’avoir des amis sur qui compter. Déjà, tu sais que je suis là pour toi, hein ? Tu l’oublies pas ?» Elle lui fit un petit clin d’œil complice. Difficile de l’oublier étant donné qu’elles se voyaient pratiquement tous les jours mais c’était important pour Katherine de le lui rappeler. Bizarrement, même si elle avait toujours eu une vie sociale assez remplie, elle n’avait vraiment eu de réelle amitié avec une fille. C’était assez nouveau. En général, c’était surtout des copines comme ça. Mais rien de plus. Avec Muse, elle sentait que leur relation était plus forte que ça. Les jeunes femmes pouvaient parler de tout et Katherine appréciait beaucoup cette amitié naissante entre elles. Muse hésita un petit moment et reprit la parole : « Je n’ai pas envie d’être trop dépendante de Thayer » Elle baissa les yeux un instant, comme pensive, et Katherine hocha la tête, comprenant très bien ce que la jeune femme voulait dire. Même si elles avaient eu un parcours très différent, au fond, elles étaient un peu semblables sur d’autres points. Comme leur relation amoureuse. Très longtemps, Katherine avait été dépendante de Maël. Leur couple passait avant tout. Elle n’avait pas besoin d’amis puisqu’ils étaient là. Elle détestait chaque fille qui s’approchait de lui, craignant de le perdre, craignant de ne plus être assez bien pour lui. C’était difficile cet amour où on passait notre temps à douter, à redouter de perdre l’autre et pourtant tellement vivifiant. Et elle savait qu’en retombant dans ses bras, elle s’exposait de nouveau à cette dépendance. « Oui, je comprends …» Elle soupira, se demandant pourquoi l’amour était toujours si compliqué surtout quand on aimait vraiment. Avec Lowell, rien n’était jamais compliqué parce que la jeune femme ne l’aimait pas si fort qu’elle aimait Maël. Elle savait qu’il existait deux sortes d’amour : l’amour passionnel, destructeur, celui qui balayait tout sur son passage, et l’amour tendresse. Les deux étaient agréables, mais on se lassait vite de l’amour tendresse, ressentant le désir d’adrénaline qu’apportait l’amour passionnel. « Avec Maël, j’ai toujours été très dépendante, et je pensais vraiment être une femme dépendante. Et pourtant, Lowell ne cesse de me reprocher mon autonomie, mon côté de femme trop indépendante. Et c’est vrai. Avec lui, je me suffis à moi-même, j’ai l’impression de n’avoir besoin de personne, mis à part Lexie bien sûr. Mais depuis que Maël est de retour, je me sens de nouveau fragile, dans l’attente. Ça me tue de ressentir ça mais bon … Comme toi, j’essaie de ne plus concentrer ma vie sur lui, uniquement lui. J’ai ma fille, mon magasin, toi. J’essaie de ne plus tomber dans cette relation de dépendance que j’avais avec lui parce que … C’est pas toujours très bon pour nous. Tu sais de quoi je parle, hein ?» La dépendance pouvait faire ressortir le pire en nous, la jalousie, la méchanceté, tous ces travers qu’on cachait bien en nous ressortait facilement dans ces relations amoureuses trop fusionnelles. Elle leva ensuite le regard vers la jeune femme, et demanda : « Et tu sais, s’il a … Enfin, s’il se mettait avec une autre que toi ? Comment le vivrais-tu ? » Bien qu’elle ne souhaite nullement ça à la jeune femme, au contraire, elle ne veut que son bonheur, mais Thayer a son vécu ici, il a sûrement vécu d’autres histoires, aimé peut-être d’autres filles. Comment Muse gérerait-elle le fait de le voir vivre une histoire d’amour avec une autre qu’elle ?
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Jeu 16 Fév - 22:19

Au fond, Katherine faisait partie de la nouvelle normalité de Muse. Elle pouvait se confier à la jeune femme, lui parler sans aucune méfiance, ce qui était des plus agréables. Enfin, elle avait une relation amicale simple, sans crainte. C'était assez libérateur en fait de pouvoir discuter à peu près de tout. La confiance était là, et la blondes savait qu'elle pouvait compter sur la brune. C'était peut être la première fois qu'elle connaissait une alitié aussi simple, qui coulait de source. Aucun conflit, aucune arrière pensée, alors elle profitait. Et puis, comme elle venait de l'expliquer à la jeune femme, elle avait besoin de se faire de nouvelles attaches à Los Angeles. Elle avait besoin de rencontrer de nouvelles, de se faire des amis à elle, et Katherine en faisait partie. Petit à petit, elle se reconstruisait ici, se faisait une nouvelle vie, bien plus normale que ce qu'elle avait connu ces dernières années. Sans vouloir mener une existence complètement monotone, elle avait besoin de ce calme pour se ressourcer, retrouver la Muse qu'elle était avant de perdre sa famille, cette fille, passionnée de danse, pom pom girl et pleine de vie. Elle voulait se débarasser de l'amertume qu'elle traînait avec elle, renaître en quelques sortes. Alors pourle moment, elle essayait de s'habituer à cette nouvelle vie, et elle devait bien reconnaître qu'elle s'y acclimatait plutôt bien. Se faire de nouveau amis avait été une priorité, sachant qu'elle ne pourrait s'attacher à Los Angeles qu'en s'ybcréant une véritable vie, avec tout ce que cela implique. Un vrai travail, des amis, des loisirs. « Tu as raison, c’est important d’avoir des amis sur qui compter. Déjà, tu sais que je suis là pour toi, hein ? Tu l’oublies pas ?» Le sourire de la jolie blonde creusa ses fossettes. Oui, elle le savait, et elle était très touchée par l'amitié de Katherine. « Je sais, et c'est un exploit, parce que tu dois être la seule fille au monde à qui je n'ai pas envie d'arracher les cheveux! » plaisanta-t-elle, bien qu'il y avait un fond de vérité à ce qu'elle disait. En général, elle finissait toujours par se crêper le chignon avec les filles, et ce depuis l'adolescence. Elle avait son caractère, son indépendance, et elle avait tendance à n'en faire qu'à sa tête... Voilà pourquoi le courant passait rarement, mais avec Katherine ça avait été l'inverse. Chacune acceptait la façon d'être de l'autre sans jugement, sans messes basses déplacées.

Et puis, au delà de ça... Elle tenait absolument à ne pas trop être dépendante de Thayer. Non pas qu'elle voulait s'éloigner du jeune homme, elle était bien trop contente de l'avoir retrouvé pour ça. Mais la peur de la perdre ne la lâchait pas. Il avait passé deux ans de sa vie ici, à rencontrer de nouvelles personnes, de nouvelles femmes. Évidemment, c'est ces dernières qu'elle craignait le plus. Elle n'y pouvait rien, dès qu'il s'agissait de Thayer, elle crevait de jalousie. Il était sa faiblesse, sa faille, celui pour qui elle était incapable d'être de glace. Au mieux, elle aurait jouer les indifférentes, et aurait sans doute été une très mauvaise actrice. Mais voilà, elle voulait se protéger un minimum, parce que... Parce que s'il rencontrait quelqu'un d'autre elle savait qu'elle morflerait, et elle voulait limiter les dégâts. Elle ne voulait pas partir défaitiste vis à vis de lui, mais peut-être qu'ils avaient laissé passer leur chance, peut-être qu'elle ne lui convenait plus, peut-être qu'il y avait quelqu'un qui comptait plus. Bon sang, elle était tellement incertaine dès qu'il s'agissait de lui! Elle avait l'impression de nager dans un océan d'hypothèses. « Avec Maël, j’ai toujours été très dépendante, et je pensais vraiment être une femme dépendante. Et pourtant, Lowell ne cesse de me reprocher mon autonomie, mon côté de femme trop indépendante. Et c’est vrai. Avec lui, je me suffis à moi-même, j’ai l’impression de n’avoir besoin de personne, mis à part Lexie bien sûr. Mais depuis que Maël est de retour, je me sens de nouveau fragile, dans l’attente. Ça me tue de ressentir ça mais bon … Comme toi, j’essaie de ne plus concentrer ma vie sur lui, uniquement lui. J’ai ma fille, mon magasin, toi. J’essaie de ne plus tomber dans cette relation de dépendance que j’avais avec lui parce que … C’est pas toujours très bon pour nous. Tu sais de quoi je parle, hein ?» Oh oui, elle ne comprenait que trop bien! Muse était terriblement indépendante, et ce, depuis son plus jeune âge. Elle savait ce qu'elle voulait et ne laissait personne, interférer dans ses objectifs. Sa vie, c'était elle qui la menait, un point c'est tout. Avec Thayer, c'était différent. Comme venait de le dire, si bien, Katherine, elle se sentait dans l'attente, de ce qu'il pensait, de ses réactions, de ses gestes, de son attitude envers elle... Alors que tout ça, elle avait tendance à s'en moquer de la part des autres. « Oui, je vois très bien», répondit elle en hochant la tête. « Il s'est fait une vie ici, et je n'en faisais plus partie avant d'arriver, alors... Je crois que j'ai besoin d'avoir un à-côté, un boulot, des amis, une vie qui m'appartient, parce que si jamais...» Elle avait du mal à finir sa phrase, parce que ça lui faisait mal rien que de l'envisager. « Si jamais ça ne fonctionne pas, je ne veux pas me retrouver sans rien, je veux pouvoir me raccrocher à quelque chose.» avoua-t-elle. « Et tu sais, s’il a … Enfin, s’il se mettait avec une autre que toi ? Comment le vivrais-tu ? » La question à un million de dollars, question qui la hantait. « Mal. », répondit-elle avec honnêteté. Elle aurait beau se protéger autant qu'elle le voudrait, elle ne pourrait jamais être indifférente s'il rencontrait une autre femme, avec qui ce serait sérieux. « C'est arrivé une fois, quand on était au lycée », confia-t-elle. Joey. Elle avait eu cette fille en horreur, un vrai cauchemar tant elle s'était retrouvée bouffer par la jalousie, et déçue d'avoir été mise de côté. « On n'était jamais sorti ensemble à l'époque, mais je crois que sans vraiment le réaliser, j'avais commencé à ressentir plus que de l'amitié pour lui, et... Lorsqu'il a rencontré cette fille, c'est comme si j'étais passée à la trappe... Au bout d'un moment on ne s'adressait presque plus la parole », expliqua-t-elle. « Si ça devait se reproduire, je pense que je le prendrais tout aussi mal... Je veux dire, je sais que ça peut arriver! Il n'a pas vécu une vie de moine pendant deux ans, mais s'il devait rencontrer quelqu'un et que ce soit plus qu'une passade, je ne sais pas si je lui pardonnerais » avoua-t-elle. C'était égoïste, et elle n'avait pas son mot à dire sur la question. Après tout, ils n'étaient plus ensemble. Mais elle se sentirait tellement blessée qu'elle serait bien incapable d'accepter cette situation.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mar 21 Fév - 4:15

Les deux filles s'étaient trouvées et cette amitié qui venait de naître comptait énormément pour Katherine. Elle était heureuse de pouvoir se confier à quelqu'un, de pouvoir avoir quelqu'un comme Muse dans sa vie et surtout que malgré leur deux caractères différents, les deux filles s'entendent si bien. Elles se comprenaient, sans même parfois avoir besoin de mots superflus, et Katherine pour la première fois de sa vie sentait qu'elle pouvait se confier sans aucune crainte à la blondinette qui faisait désormais partie de sa vie. Elle savait que pour Muse aussi leur amitié comptait puisqu'elle était un repère pour la jeune femme, un point de stabilité dans cette nouvelle vie qu'elle avait choisie, et elle était heureuse d'avoir pu aider la jeune femme dans cette quête du bonheur. D'ailleurs, elle rappelait justement à Muse qu'elle était là pour elle et la jeune femme sourit avant de lui répondre : « Je sais, et c'est un exploit, parce que tu dois être la seule fille au monde à qui je n'ai pas envie d'arracher les cheveux! » Les deux filles laissèrent toutes deux échapper un rire. Il est vrai que Muse, dans sa vie passée, n'avait jamais eu de réelle amitié féminine et Katherine devait avouer qu'elle non plus n'avait pas goûté aux joies adolescentes des soirées pyjamas, des coups de fils qui s'éternisaient. Non, elle avait eu des copines, mais de véritables amies, pas vraiment. Il faut dire que très jeune, elle avait eu Maël, et il avait changé sa vie, elle n'avait besoin de personne d'autre que lui, et elle n'avait ainsi jamais ressenti le besoin de se lier davantage à ses quelques copines. Elle reprit son sérieux et sourit à son amie : " Et j'espère bien que ça durera ! Parce que j'y tiens à mes cheveux moi, hein ?" Elle rit encore, aimant cette relation complice où les deux jeunes femmes pouvaient parler, rire, et s'amuser comme des gamines. Katherine évoqua ensuite le sujet Thayer et Muse lui avoua ne plus vouloir être dépendante de lui comme elle l'avait été dans le passé, et qu'elle avait besoin d'avoir d'autres repères, son boulot, son amitié avec elle. La jeune femme était bien d'accord avec elle, et elle lui avoua qu'elle aussi avait connu ce même sentiment de dépendance avec Maël, ce sentiment qui nous fait nous sentir hors du monde et tellement bien parfois, lorsqu'on ne se sent pas au bord du gouffre. Elle non plus n'avait pas envie de retomber dans le cercle vicieux qu'était la dépendance et c'est ce qu'elle dit à son amie. La jeune femme hocha la tête, avec un petit soupir. « Oui, je vois très bien» Elle hocha la tête et poursuivit : « Il s'est fait une vie ici, et je n'en faisais plus partie avant d'arriver, alors... Je crois que j'ai besoin d'avoir un à-côté, un boulot, des amis, une vie qui m'appartient, parce que si jamais...» Elle se tut, marqua une petite pause et sa voix se brisa lorsqu'elle laissa échapper sur un ton résigné : « Si jamais ça ne fonctionne pas, je ne veux pas me retrouver sans rien, je veux pouvoir me raccrocher à quelque chose.» Oui, Katherine comprenait parfaitement le raisonnement de la jeune femme, elle aussi ne voulait pas mettre tous ses espoirs sur Maël, espérer qu'ils finissent ensemble, espérer qu'il accepte Lexie avec le sourire. Parce que si ça ne se faisait pas, la déception serait terrible et la jeune femme aurait le coeur brisé. Elle finit donc par hocher la tête suite aux paroles de la blonde et répondit : " Oui, je comprends ... C'est pas évident. Parce qu'en même temps, on a tellement envie de croire que ça va fonctionner qu'on a envie de se raccrocher toute entière à eux ..." La jeune femme resta pensive quelques instants et repri : " Mais comme tu dis, il faut pouvoir se raccrocher à quelque chose au cas où ça ne marcherait pas ... Même si j'espère que ça ne sera pas le cas ! " Elle retrouva son sourire et finit par demander à Muse comment elle réagirait dans l'éventualité où Thayer trouverait quelqu'un d'autre. Une ombre passa sur le visage de la jeune femme. « Mal. » Le ton de la jeune fille était tout ce qu'il y a de plus sincère, sa réponse spontanée et Katherine apprécia son honnêteté. Après tout, pas facile de reconnaître ça. La jeune femme continua : « C'est arrivé une fois, quand on était au lycée » La blondinette semblait être ailleurs, loin, perdue dans ses souvenirs pendant qu'elle racontait : « On n'était jamais sorti ensemble à l'époque, mais je crois que sans vraiment le réaliser, j'avais commencé à ressentir plus que de l'amitié pour lui, et... Lorsqu'il a rencontré cette fille, c'est comme si j'étais passée à la trappe... Au bout d'un moment on ne s'adressait presque plus la parole » Elle semblait réellement avoir souffert de cet épisode dont Katherine ignorait encore l'existence et elle imaginait très bien la douleur qu'avait du ressentir Muse. Perdre son meilleur ami mais aussi l'homme qu'elle aimait. Le voir avec une autre avait du être terrible. Katherine savait qu'elle aurait plus que mal rien qu'à l'idée de l'imaginer avec une autre femme qu'elle alors ... Muse continua après un petit silence pensif : « Si ça devait se reproduire, je pense que je le prendrais tout aussi mal... Je veux dire, je sais que ça peut arriver! Il n'a pas vécu une vie de moine pendant deux ans, mais s'il devait rencontrer quelqu'un et que ce soit plus qu'une passade, je ne sais pas si je lui pardonnerais » Katherine avait écouté sans broncher son amie, se contentant de hocher la tête. Elle ne connaissait pas Thayer mais elle espérait réellement qu'il ne blesserait pas la jeune femme. Après tout, elle méritait plus que quiconque d'être heureuse. Elle posa sa main sur l'épaule de la jeune femme, en signe de soutien et lui dit : " Oui, tu n'arriverais pas à rester auprès de lui en tant qu'amie alors qu'il vivrait le bonheur dans les bras d'une autre. C'est compréhensif. Quand on aime quelqu'un aussi fort que tu l'aimes, on ne peut pas accepter son bonheur. Même si on le lui souhaite, au fond, tout ce qu'on désire, c'est qu'il trouve son bonheur en nous, pas avec une autre, hein ?" Après tout, quand elle avait renoncé à Maël, elle lui avait souhaité d'être heureux, de rencontrer une femme qu'il aimerait, mais était-ce sincère ? Ou ne s'agissait-il que de mots de conséquence qu'on utilise à tout va sans jamais les penser ? Katherine pouvait être très jalouse, et très possessive, et elle devait avouer qu'elle préférerait renoncer définitivement à Maël plutôt que de rester une simple amie dans sa vie pendant qu'il en aimerait une autre.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Dim 26 Fév - 20:56

Katherine venait de lui dire qu’elle pouvait compter sur elle. Muse le savait, mais ça faisait tout de même du bien de l’entendre. Et puis, cette amitié avait beau être récente, elle y tenait déjà beaucoup, peut-être parce que c’était la première fois qu’elle avait une véritable amie. Habituellement, elle avait plutôt des relations de rivales avec les filles, mais avec la brune, c’était différent. La confiance c’était vite instaurée entre elle, il n’y avait pas de méfiance, et elles étaient là l’une pour l’autre en cas de besoin. Au final ce n’était pas grand-chose, mais elles s’écoutaient, se remontaient le moral, se conseillaient, comme elles le faisaient en ce moment. Alors oui, tout ceci était assez nouveau pour Muse. Habituellement, ses relations amicales féminines tournaient rapidement au vinaigre et terminaient en crêpage de chignon. Mais cette fois-ci, ce n’était pas le cas, simplicité était le maître mot de leur amitié, et c’était parfait ainsi. « Et j'espère bien que ça durera ! Parce que j'y tiens à mes cheveux moi, hein ? » Muse rit à sa remarque… Les cheveux, un vrai truc de filles, n’est-ce pas ?! Sans être particulièrement superficielle, c’était tout de même une marque de coquetterie. « Je reconnais que ce serait criminel… On dirait que tu sors tout droit d’une pub pour shampoing ! » répondit Muse en riant toujours. Franchement, elle n’aurait aucun mal à voir Katherine balancer sa longue chevelure brune, brillante et souple, de gauche à droite, en affirmant qu’elle le valait bien !

Depuis qu’elles avaient commencé à parler, leur discussion tournait autour de leur vie sentimentale, Katherine avec Maël et Lowell, et Muse avec Thayer. On ne peut pas dire que les deux jeunes femmes faisaient dans la simplicité à ce niveau là ! Leurs deux histoires n’avaient pourtant rien en rapport, à part le fait d’être complexes, et c’est sans doute pour cette raison qu’elles parvenaient à se comprendre aussi bien. Depuis qu’elle était arrivée à Los Angeles, Muse essayait véritablement de se reprendre en mains. Elle avait laissé tomber la drogue, allait régulièrement à ses réunions, et essayait de mener une vie saine. Elle essayait d’être plus sereine, d’éviter les coups durs qui pourraient la faire retomber. D’une certaine façon, c’était assez angoissant, puisqu’elle avait comme une ombre au-dessus de la tête, en permanence. Elle essayait de se dire que si elle avait eu la volonté s’en tirer, elle parviendrait à tout affronter. Pensée optimiste, toujours essayer de voir le verre à moitié plein. Mais si Muse était méfiante avec la plupart des gens, elle l’était également avec elle-même. Elle savait qu’elle avait ce côté écorché-vif qui la poussait parfois à s’enfoncer. Bien sûr qu’elle était capable de résister, de ne pas retomber dans cette facilité qu’est la drogue. Il fallait qu’elle affronte la vie, les obstacles qui en découlent sans avoir besoin d’atténuer la réalité. Elle en était capable… Mais jusqu’à quel point ? Elle avait une grande faiblesse en la personne de Thayer. Il s’était reconstruit toute une vie ici, depuis deux ans. Une vie dont elle n’avait pas fait partie. Alors elle avait aussi besoin de construire la sienne. Parce que si jamais, un jour, il n’était plus présent à ses côtés, elle devait pouvoir se raccrocher à quelque chose, à un travail, à des amis, et surtout ne pas sombrer à nouveau. « Oui, je comprends ... C'est pas évident. Parce qu'en même temps, on a tellement envie de croire que ça va fonctionner qu'on a envie de se raccrocher toute entière à eux ... » Là était tout le problème. L’envie d’y croire était si forte. Au fond, ce n’était même pas une envie, c’était un besoin. Muse avait besoin d’y croire parce que si ça ne fonctionnait pas… Qu’adviendrait-il ? Qu’est-ce qu’elle deviendrait ?! Elle avait tout de même plus de force qu’à son arrivée ici, puisqu’elle avait trouvé ce travail, qu’elle avait l’amitié de Katherine, et qu’elle commençait à rencontrer d’autres personnes, mais… Non, elle ne pouvait pas imaginer ce que ce serait d’être à nouveau sans Thayer. Est-ce qu’elle aurait le courage de se relever ? Elle n’en avait aucune idée… Peut-être avec le temps. Mais pour le moment, elle se sentait encore trop fragile pour affronter tristesse et douleur. « Mais comme tu dis, il faut pouvoir se raccrocher à quelque chose au cas où ça ne marcherait pas ... Même si j'espère que ça ne sera pas le cas ! » Muse hocha la tête. C’était tout à fait ça, et elle n’avait rien de plus à y ajouter. Espérer que cela fonctionne, mais avoir suffisamment de force pour ne pas tomber de trop haut, et se relever. En cas de déception, il fallait limiter les dégâts. « On y arrivera… Je veux dire, si ça ne fonctionne pas, à nous deux, il nous restera quelqu’un sur qui compter », répondit Muse avec une légère dose d’optimiste. Le tout était de ne pas se laisser happer par une étouffante solitude, mais leur amitié était solide, alors oui, elles avaient quelqu’un sur qui compter, en la personne de l’une ou l’autre. Katherine posa ensuite la question à un million de dollars. Comment réagirait Muse si jamais Thayer finissait avec une autre ? La réponse était simple. Mal. Elle le prendrait mal. C’était déjà arrivé par le passé, lorsqu’ils étaient encore au lycée, avec cette fille Joey, que la blonde avait encore en travers de la gorge. Elle l’avait déjà pris très mal à l’époque, et elle avait la sensation que si ça arrivait une seconde fois, ce serait pire. Elle ne pourrait pas lui pardonner, elle ne pourrait plus être son amie… Non, elle ne voyait pas comment elle pourrait rester à ses côtés s’il était avec une autre, à moins de se laisser consumer par la jalousie. « Oui, tu n'arriverais pas à rester auprès de lui en tant qu'amie alors qu'il vivrait le bonheur dans les bras d'une autre. C'est compréhensif. Quand on aime quelqu'un aussi fort que tu l'aimes, on ne peut pas accepter son bonheur. Même si on le lui souhaite, au fond, tout ce qu'on désire, c'est qu'il trouve son bonheur en nous, pas avec une autre, hein ? » C’était tout à fait ça. Peut-être qu’un caractère plus posé que celui de Muse pourrait l’accepter, mais elle ?! Non. Elle était une jeune femme entière, ses sentiments, elle les avait complètement ou elle ne les avait pas. Et surtout… Surtout, elle était extrêmement possessive, et n’avait pas le sens du partage si elle était amoureuse. « Oui… Egoïstement, je lui souhaite tout le bonheur du monde, mais pas avec une autre que moi », répondit-elle en esquissant un petit sourire en coin. Elle n’avait pas son mot à dire dans la vie sentimentale de Thayer, mais la phrase résumait assez bien ce que ressentait Muse. Elle ne partageait pas, point final.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mar 28 Fév - 15:32

« Je reconnais que ce serait criminel… On dirait que tu sors tout droit d’une pub pour shampoing ! » Muse riait et Katherine éclata de rire face à sa remarque malicieuse mais plutôt flatteuse avouons-le. Les deux filles parlaient de la chance qu’elles avaient de s’être trouvées elles qui n’avaient pas l’habitude des amitiés féminines. Et pourtant, les deux jeunes femmes, malgré leurs différences et leur passé totalement différents, arrivaient à se comprendre, à se confier et à s’amuser ensemble. Katherine se sentait réellement chanceuse de pouvoir compter sur Muse surtout en ce moment et elle appréciait fortement la complicité qu’elle avait avec la jolie blonde. Outre leurs confidences sur leur vie amoureuse, elles aimaient aussi beaucoup rire et se taquiner comme c’était le cas. Katherine secoua d’ailleurs sa tête, provoquant ainsi un mouvement sculptural de ses cheveux, les touchant en même temps de ses mains et mimant la mimique séductrice des plus grandes actrices qui le valaient bien. « Je dois avouer que je m’entraîne depuis très longtemps pour obtenir ce geste unique.» La jeune femme aimait bien se vanter tout en restant dans la touche humoristique, montrant ainsi qu’elle connaissait et pratiquait le sens de l’autodérision à merveille. Elle retrouva son sérieux, passant une main dans ses longs cheveux bruns avant de soupirer. « Mais j’aurais rêvé d’être blonde comme toi.» Sa mine dépitée amusa Muse et elle éclata ensuite de rire. Bien qu’effectivement étant jeune, elle aurait aimé tenter une couleur blonde, cette envie lui était depuis longtemps passée, et elle avait appris à s’accepter comme elle était. Après tout, être brune, c’était pas mal non plus ! Surtout qu’elle avait de beaux cheveux souples et épais, éclairés par un léger reflet auburn au soleil. Elle n’était pas à plaindre. Les deux jeunes femmes retrouvèrent ensuite leur sérieux, continuant de parler de leur vie sentimentale. C’était finalement grâce à ça qu’elles s’étaient rapprochées toutes les deux. Lorsque Muse l’avait surprise dans les bras de Maël, elle s’était sentie obligée de se justifier auprès de sa vendeuse et de lui expliquer ce qu’elle faisait lovée contre un homme qui n’était pas son fiancé. Elle n’avait pas envie que celle-ci la prenne pour une fille pas sérieuse, séductrice et infidèle. Parce que c’était loin d’être le cas. Bon, ok, elle était infidèle. Il fallait dire les choses comme elles étaient. Mais cette infidélité était la conséquence d’un retour inattendu dans sa vie, celui du père de sa fille, de son premier amour qu’elle n’avait jamais réussi à oublier complétement. Elle s’était donc confiée à Muse sur cette relation complexe qu’elle entretenait avec Maël et les deux jeunes femmes, bizarrement, depuis se confiaient beaucoup l’une à l’autre. Et Katherine appréciait beaucoup ce rapprochement. A son tour, avec le temps, la blondinette lui avait parlé de son amour pour Thayer, et évoqué son histoire avec lui. Elle espérait vraiment le retrouver et former de nouveau un couple avec lui et après avoir parlé de Maël, les deux jeunes femmes évoquaient maintenant cette relation, et surtout la dépendance que ces deux hommes provoquaient chez elles. Bizarrement, même si leur histoire d’amour était totalement différente, elles avaient ce point commun là qu’était le besoin insensé, vital qu’elles avaient des jeunes hommes. Elles se raccrochaient à eux sans comprendre réellement pourquoi ni comment, mais c’était ainsi. « On y arrivera… Je veux dire, si ça ne fonctionne pas, à nous deux, il nous restera quelqu’un sur qui compter » Muse souriait, optimiste et Katherine hocha la tête. Bien sûr, si elle devait perdre Maël, elle serait détruite, brisée mais elle l’avait déjà surmonté une fois, elle pourrait recommencer. Surtout qu’elle n’était plus seule. Elle avait sa fille, et puis une amie sur qui elle pouvait compter maintenant, Muse. Elle lui sourit et répondit : « Oui, quoiqu’il arrive tu pourras compter sur moi, et je sais que c’est pareil pour moi. Même si on se casse la gueule dans nos histoires amoureuses, on sait qu’on pourra toujours se raccrocher l’une à l’autre.» La jeune femme croyait vraiment en son amitié avec Muse et elle avait décidé de vraiment donner une chance à la jeune femme. Elle avait toujours eu du mal à faire confiance aux autres mais avec Muse, elle savait qu’elle pouvait croire en elle et ça la rassurait de se dire qu’elle était là. Katherine lui demanda ensuite comment elle réagirait si elle apprenait que Thayer se mettait avec une autre et la jeune femme, honnête, lui répondit qu’elle le vivrait mal, lui racontant par la même occasion que cette situation s’était déjà produite par le passé et qu’ils s’étaient beaucoup éloignés à cette période. Katherine comprenait tout à fait, elle n’aurait pu supporter d’être l’amie de Maël et de le voir heureux avec une autre. C’était tout ou rien. Pas juste un peu de lui. Non, le voir dans les bras d’une autre l’aurait détruite. Muse semblait d’accord avec ce point de vue et hocha la tête, un petit sourire en coin sur les lèvres. « Oui… Egoïstement, je lui souhaite tout le bonheur du monde, mais pas avec une autre que moi » Katherine aurait pu dire la même chose et elle ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire. « Tu as bien résumé les choses. C’est exactement ça. On a envie qu’ils soient heureux, mais les voir avec une autre, non, ça ne nous irait pas. On a besoin qu’ils soient heureux dans nos bras, c’est tout. Ou seul, mais pas avec quelqu’un d’autre.» Katherine souriait bien que cette conversation laissait voir à quel point les deux jeunes femmes étaient cruellement possessives envers l’être aimé. « Et tu crois … Enfin, il a toujours des sentiments pour toi ? Vous en parlez des fois ? » Elle avait posé la question pour en savoir un peu plus sur leur relation et surtout savoir si la jeune femme avait encore ses chances. Elle se doutait bien que Thayer pour l’héberger chez lui et s’occuper d’elle comme il le faisait devait vraiment être attaché à elle mais était-ce de l’amour ? Ou simplement une affection profonde en souvenir de leur histoire, de leur vécu ? Elle n’avait pas envie que la jeune femme se fasse trop d’illusions pour ensuite tomber de haut. Elle savait qu’elle était encore fragile et n’avait pas envie de la voir blessée.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Jeu 8 Mar - 21:04

Les choses auraient pu mal se passer avec Katherine, mais ce n’était pas le cas. Muse s’entendait à merveille avec la jeune femme, et ne ressentait pas cette sensation de compétition et de méfiance permanente qu’elle ressentait habituellement à l’égard de la gente féminine. C’était donc bien la première fois qu’elle n’avait pas envie d’arracher les cheveux à une fille… Et puis il faut bien avouer que ce serait criminel d’abîmer la magnifique chevelure de la brune. Elle avait les cheveux légèrement ondulés, souples, soyeux, brillants… Sans plaisanter, elle donnait l’impression de sortir tout droit d’une pub pour shampoing, de quoi vous donner des complexes capillaires ! « Je dois avouer que je m’entraîne depuis très longtemps pour obtenir ce geste unique.» Ce n’était pas étonnant, elle pourrait être l’égérie de l’Oréal avec des cheveux pareils ! « Mais j’aurais rêvé d’être blonde comme toi.» Muse rit à sa réponse, en se disant que c’était un problème typiquement féminin de ne jamais être satisfaite. Quand on est brune, on se veut blonde, quand on a les cheveux bouclés, on les veut lisses, et inversement. « On n’est jamais contente » répondit-elle en riant. Petite parenthèse de légèreté dans leur conversation qui était plus sérieuse. Les deux jeunes femmes parlaient de leurs vies sentimentales, mais sans beaucoup de gaieté puisque celles-ci étaient véritablement compliquées. Entre Katherine qui naviguait entre deux hommes, et Muse qui ne savait pas où elle en était avec Thayer… On ne peut pas dire que les deux jeunes femmes faisaient dans la simplicité ! Mais en tous cas, ce qui était certain, c’est que les deux jeunes femmes pouvaient compter l’une sur l’autre, et la blonde avait véritablement besoin de cela. Si elle devait tomber de haut avec Thayer, elle voulait avoir de quoi se relever, et une amie, une véritable amie, c’était loin d’être négligeable. Elle voulait être forte en dehors de lui, avoir sa vie à elle, et c’était ce qu’elle était en train de se construire ici. « Oui, quoiqu’il arrive tu pourras compter sur moi, et je sais que c’est pareil pour moi. Même si on se casse la gueule dans nos histoires amoureuses, on sait qu’on pourra toujours se raccrocher l’une à l’autre.» Muse hocha la tête avec un large sourire, en posant sa main sur celle de Katherine dans un geste amical. Même si elle savait qu’elle pouvait compter sur lui, et lui faire confiance, c’était toujours agréable à entendre, le genre de phrase qui vous donne la certitude de pouvoir conquérir le monde sans avoir peur de tomber.

Muse n’allait pas mentir, en disant que tout ce qu’elle souhaitait pour Thayer, c’est qu’il soit heureux, peu importe que ce soit avec elle ou non. Non, elle voulait son bonheur, mais avec elle… C’était complètement égoïste, elle le savait. Et puis elle n’avait aucun mot à dire sur la vie sentimentale du jeune homme, sachant qu’ils ne formaient plus un couple. Ils étaient deux amis, qui partageaient un appartement. Deux amis étranges, dont la relation était tellement de choses… Amicale, fraternelle, amoureuse, passionnelle…Difficile d’y poser une étiquette précise. Et peut-être que c’est ce qui faisait la beauté de cette relation, elle était indéfinissable. Mais en même temps, c’était difficile d’y voir clair. « Tu as bien résumé les choses. C’est exactement ça. On a envie qu’ils soient heureux, mais les voir avec une autre, non, ça ne nous irait pas. On a besoin qu’ils soient heureux dans nos bras, c’est tout. Ou seul, mais pas avec quelqu’un d’autre.» Oui, c’était tout à fait ça. Ce serait bien trop douloureux de le revoir avec quelqu’un d’autre. Elle ne pourrait pas rester amicale, proche tout en le sachant avec une autre femme. Ce serait hypocrite, ce qu’elle n’était pas, et puis ça lui ferait mal. Vraiment. Alors sans doute qu’elle s’éloignerait si ça devait arriver. Elle n’en savait rien, ne pouvant pas vraiment prévoir qu’elle réaction elle pourrait avoir. Mais ce dont elle était certaine, c’est que ça lui resterait en travers de la gorge, et qu’elle ne l’accepterait pas. Le reste, comment elle serait vis-à-vis de lui… Elle n’en savait rien. « Et tu crois … Enfin, il a toujours des sentiments pour toi ? Vous en parlez des fois ? » Muse fit secoua négativement la tête. « Non, on n’en parle pas vraiment… Mais il tient à moi, du moins je l’espère ! » répondit-elle en laissant échapper un rire nerveux. « Je veux dire, il m’a accueilli chez lui, donc j’imagine que c’est une preuve que je compte un minimum, mais… Je crois que lui avais vraiment fait du mal quand j’ai quitté New York… » et qu’elle l’avait quitté par la même occasion pour un autre. « Je lui expliqué pourquoi je l’avais fait, parce que je cherchais une porte de sortie à la vie qu’on menait, mais… Je suis pas sûre qu’il m’ait pardonné, et je sais même pas s’il le fera un jour ! » expliqua Muse. Elle avait quitté New York avec un dénommé Mike, qui était aussi imprévisible qu’elle, alors elle oui, elle avait passé de bons moments avec lui. Cela dit, il ne fallait pas se méprendre, elle n’était pas partie par amour pour lui, mais parce qu’elle voulait s’en sortir. Thayer et elle… Ils abusaient de tout, d’alcool, de drogues, de sexe, et ce n’est guère avec ce cocktail explosif qu’ils pouvaient avoir une relation saine. Et c’est ce qu’elle voulait avec lui, alors elle avait préféré partir, leur donner une chance de s’en sortir chacun de leur côté. « Et puis… Je sais pas combien de femmes il a dans sa vie… Je sais qu’il en a, on me l’a dit, mais je ne sais pas qui elles sont, je ne sais pas si c’est sérieux… Je suis dans le brouillard complet ! » conclut-elle. C’était Rafael qui lui avait dit que Thayer tournait autour de deux femmes… Est-ce qu’il avait dit la vérité ? Elle l’en avait aucune idée. Mais ça lui semblait logique. Thayer n’était pas seulement beau, il avait ce petit quelque chose en plus qui attirait le regard, qui donnait envie d’aller vers lui. Et puis c’était un séducteur, il savait parfaitement comment se mettre en valeur, comment mettre ses atouts en avant… Déformation professionnelle sans doute. Ils avaient tous les deux vendus leurs corps pendant un moment, alors ils connaissaient à merveille l’art de la séduction. Alors ce serait étonnant qu’il n’ait personne dans sa vie, aucune fille sous son charme… Voilà pourquoi elle croyait ce que lui avait dit Rafael.

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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Ven 9 Mar - 9:00

« On n’est jamais contente » Katherine rit, hochant la tête, bien d'accord avec ce que Muse venait de dire. Les filles n'étaient jamais contentes de ce qu'elles avaient. Bon, au bout d'un moment, avec l'âge venait l'acceptation, mais bien souvent à l'adolescence ou au début de la vie d'adultes, on passait notre temps à envier les autres. Katherine, brune, cheveux ondulés, grande, aurait préféré être blonde comme Muse, les cheveux lisses comme tout et un peu plus petite parce qu'elle avait du mal à trouver des garçons à sa taille. Maintenant, heureusement, elle aimait sa couleur de cheveux et ne regrettait absolument pas d'être brune. D'être elle. " Oui, heureusement que ça passe avec le temps. Sinon, je passerais mon temps à me teindre en blonde ou rousse selon mes humeurs." Elle rit, appréciant ce moment de légèreté dans leur conversation qui avant ce petit trait d'humour était assez sérieuse, voire plutôt presque dramatique. Entre Katherine et les deux hommes de sa vie, et Muse et sa relation ambiguë avec Thayer, c'était pas la joie tous les jours. Heureusement, les deux femmes pouvaient compter l'une sur l'autre et appréciaient grandement l'amitié qui les liait. D'ailleurs, Katherine dit à Muse que même si leurs histoires de coeur venaient à mal tourner, elles pourraient toujours se raccrocher l'une à l'autre. Muse hocha la tête, posant sa main sur celle de Katherine d'un geste amical. Elles se sourirent, complices et unies comme jamais. Katherine était plus qu'heureuse d'avoir Muse dans sa vie et elle savourait chaque moment avec la jeune femme. Elles revinrent ensuite au sujet qui les tracassait tant : les hommes. Enfin, là, deux en particulier : Thayer et Maël, et surtout du fait qu'elles ne voulaient absolument pas les voir heureux avec d'autres qu'elles. Heureux seul, oui. En couple, non. Elles étaient parfaitement d'accord là-dessus même si elles avaient conscience que c'était complètement égoïste. Quoiqu'il en soit, c'était ainsi.

Katherine demanda ensuite à son amie si elle parlait de leurs sentiments avec Thayer. Histoire de voir si le jeune homme tenait encore à elle. Muse secoua la tête en signe de négation, haussant les épaules. « Non, on n’en parle pas vraiment… Mais il tient à moi, du moins je l’espère ! » Un petit rire nerveux s'échappa de sa bouche, et Katherine hocha la tête, l'écoutant attentivement. « Je veux dire, il m’a accueilli chez lui, donc j’imagine que c’est une preuve que je compte un minimum, mais… Je crois que lui avais vraiment fait du mal quand j’ai quitté New York… » Elle se stoppa un instant, pensive. « Je lui expliqué pourquoi je l’avais fait, parce que je cherchais une porte de sortie à la vie qu’on menait, mais… Je suis pas sûre qu’il m’ait pardonné, et je sais même pas s’il le fera un jour ! » La jeune fille soupira, et Katherine eut une petite grimace contrise. Elle savait que c'était dur pour la jeune femme, tout comme ça l'avait été pour elle. Les deux n'avaient pas quitté leur homme par manque d'amour mais pour se protéger, pour se sauver, et finalement elles les avaient perdu. C'était parfois con la vie. " Je suis sûre qu'il te pardonnera Muse. S'il ne l'a pas encore fait ... Après tout, tu es partie pour vous sauver de la vie que vous meniez. C'était pas pour le blesser mais au contraire, pour le protéger. Et te protéger toi. Elle s'interrompit un instant, regardant son amie avant de reprendre : " Et s'il ne le voit pas, s'il ne le comprend pas, continue de lui expliquer. Il finira par comprendre que tu agissais pour votre bien. Et que c'est sûrement toi qui en a le plus souffert." La blondinette avait écouté son amie attentivement avant de reprendre la parole : « Et puis… Je sais pas combien de femmes il a dans sa vie… Je sais qu’il en a, on me l’a dit, mais je ne sais pas qui elles sont, je ne sais pas si c’est sérieux… Je suis dans le brouillard complet ! » Katherine haussa les épaules. C'est vrai que c'était pas évident comme situation. Il avait sûrement du rencontrer d'autres femmes en l'absence de Muse mais quelle place occupaient-elles dans sa vie ? Etaient-elles importantes pour lui ? N'étaient-ce que des passades ? " Je comprends que ça doit être dur à vivre. Tu dois te poser des questions sans arrêt, dévisager chaque nana qui le connaît en te demandant ce qu'elle représente pour lui ... " Elle soupira avant de reprendre : " Je sais que c'est dur mais tu devrais vraiment mettre les choses à plat avec lui. Lui parler, lui poser des questions sur tout ce qui te tracasse. Vivre dans l'incertitude, c'est ce qu'il y a de pire, crois-moi." C'était d'ailleurs pour ça que Katherine allait parler à Mael de sa fille, et de l'avenir qu'elle pouvait ou non avoir avec lui. Pour remettre un peu de certitude dans sa vie
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Dim 11 Mar - 22:30

« Oui, heureusement que ça passe avec le temps. Sinon, je passerais mon temps à me teindre en blonde ou rousse selon mes humeurs. » Muse rit à son tour. Cette petite parenthèse légère et amusante ne faisait pas de mal dans leur conversation plus sérieuse. C’était une preuve qu’elle pouvait compter l’une sur l’autre, non ? Elles en avaient bien besoin après tout, puisqu’on ne peut pas dire que leur vie sentimentale se déroulait des plus simplement ! Leurs situations étaient différentes, mais finalement elles en arrivaient à une conclusion similaire, le fait de ne pas vraiment savoir où elles en étaient. Katherine était perdue entre deux hommes, Muse dans une relation qui avait été coupée pendant deux ans. C’était tout bonnement impossible de reprendre les choses où elle les avait laissés avec Thayer. Pour le moment, cet équilibre semblait tellement fragile. Leur relation s’était complètement effondrée lorsqu’elle était partie de New York, elle en avait entièrement conscience, et elle savait aussi que ça prendrait du temps de reconstruire le lien qui pouvait les unir. A vrai dire, elle ne savait même pas si ce serait possible. S’il y avait bien une chose dont elle était certaine, c’est d’avoir véritablement blessé Thayer en quittant New York. Non seulement, elle avait pris la poudre d’escampette avec un autre homme, mais en plus, elle ne lui avait pas dit en face, laissant simplement un mot derrière elle. Est-ce qu’il lui pardonnerait un jour ? Aucune idée. Qui plus est, tout comme elle, il n’avait pas un caractère facile, alors… Alors elle était perdue, voilà tout. « Je suis sûre qu'il te pardonnera Muse. S'il ne l'a pas encore fait ... Après tout, tu es partie pour vous sauver de la vie que vous meniez. C'était pas pour le blesser mais au contraire, pour le protéger. Et te protéger toi. » Elle aurait tellement aimé en être convaincue à cent pour cent. Mais ce n’était pas le cas. Lorsqu’elle était partie, elle lui avait annoncé sur une feuille de papier qu’elle avait trouvé l’amour, et qu’elle partait sillonner le pays avec le type en question. Est-ce que c’était vrai ? Pas complètement. Mike aimait s’amuser, avait du charme, et elle avait passé de bons moments avec lui, mais ça n’avait rien avoir avec le genre de sentiments qu’elle éprouvait pour Thayer… Et d’ailleurs, elle avait rapidement rompu avec lui, et il l’avait abandonné au bord de la route. Le fait est qu’elle n’était pas revenue vers Thay’ pendant deux ans, si bien qu’il en était resté à la première version des faits. En se mettant à sa place, oui, elle comprenait qu’il ne lui pardonne pas en un claquement de doigts. « Et s'il ne le voit pas, s'il ne le comprend pas, continue de lui expliquer. Il finira par comprendre que tu agissais pour votre bien. Et que c'est sûrement toi qui en a le plus souffert. » Elle n’avait pas tort, parler était sans doute la clé… Ce n’était définitivement pas dans les habitudes de Muse, mais entre ses réunions d’anonymes et les conseils de Katherine, elle prenait conscience de l’importance de communiquer au lieu d’encaisser et de tout refouler. « T’as raison… C’est pas vraiment ce dont j’ai l’habitude, mais… Oui, il faut qu’on parle ! » lui répondit-elle en hochant la tête. Et puis… Il y avait une autre part d’ombre. Combien de femmes avait-il dans sa vie ? Etaient-elles simplement des conquêtes ? Y avait-il quelque chose de sérieux ? Evidemment, c’était la deuxième option qui l’effrayait le plus. « Je comprends que ça doit être dur à vivre. Tu dois te poser des questions sans arrêt, dévisager chaque nana qui le connaît en te demandant ce qu'elle représente pour lui ... » C’était tout à fait ça. Elle savait qu’il plaisait, mais également comment plaire. « Je sais que c'est dur mais tu devrais vraiment mettre les choses à plat avec lui. Lui parler, lui poser des questions sur tout ce qui te tracasse. Vivre dans l'incertitude, c'est ce qu'il y a de pire, crois-moi. » Elle hocha la tête. Ce n’était pas en se fondant sur des tonnes d’hypothèses qu’elle allait aplanir les choses. Non, elle ne faisait que se rendre paranoïaque, et se faisait du mal par la même occasion. Mais au fond, elle craignait tellement ce qui pourrait ressortir de cette conversation. Et si ça envenimait les choses ? Si elle apprenait quelque chose qui la blessait ? Peut-être qu’il ne voudrait même pas lui répondre... « Je crois que j’ai peur d’entendre ce qu’il pourrait me répondre », avoua-t-elle en baissant légèrement les yeux. « Je sais que c’est idiot, parce qu’au moins je serai fixée, mais… D’un côté c’est douloureux de rester dans l’ignorance, mais c’est parfois plus simple », essaya-t-elle d’expliquer. « Il faut que je prenne mon courage à deux mains ! » ajouta-t-elle en haussant les épaules. C’est ce qu’elle apprenait depuis qu’elle était à Los Angeles, à changer ses anciennes mauvaises habitudes.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mer 14 Mar - 13:01

Katherine appréciait chaque moment passé avec son amie Muse. Elle aimait lui raconter sa vie, ses problèmes sentimentaux mais aussi rire avec elle. Les deux avaient des vies un peu compliquées et rire ensemble leur faisait beaucoup de bien et leur permettait de relâcher un peu la pression. Après avoir parlé pendant un bon moment de la situation sentimentale de Kath, la brunette demanda à son amie comment se passait la situation avec Thayer, lui posant pas mal de questions et lui conseillant surtout de parler avec lui de ce qu'elle ressentait. C'était important pour la jeune femme de savoir ce qu'elle pouvait ou non attendre de Thayer. La blondinette semblait d'accord avec son amie. « T’as raison… C’est pas vraiment ce dont j’ai l’habitude, mais… Oui, il faut qu’on parle ! » Katherine hocha la tête. Elle qui vivait dans un mensonge depuis quelques temps avec deux hommes sans sa vie savait que rien ne valait l'honnêteté. " Ca te fera du bien de tout mettre à plat avec lui. Puis, surtout tu sauras ce que tu peux attendre de lui, de vous. Au moins, tout sera plus clair après cette discussion." La jeune femme resta pensive un instant comme réfléchissant à l'idée d'avoir cette conversation à coeur ouvert avec l'homme qu'elle aimait. « Je crois que j’ai peur d’entendre ce qu’il pourrait me répondre » Elle baissa la tête, comme gênée à l'idée d'avoir avoué sa peur et Katherine posa sa main sur celle de Muse comme pour la soutenir. Elle laissa son amie continuer : « Je sais que c’est idiot, parce qu’au moins je serai fixée, mais… D’un côté c’est douloureux de rester dans l’ignorance, mais c’est parfois plus simple » Katherine ne pouvait que comprendre ce que la jeune femme ressentait. Elle-même reportait depuis des jours la fameuse discussion à coeur ouvert qu'elle devait avoir avec Maël. Elle avait tellement peur de le perdre, de le voir s'éloigner d'elle qu'elle n'arrivait pas à trouver le courage de lui parler. " Oui, c'est difficile de se lancer. Tant qu'on ne sait rien, on peut imaginer le meilleur, le pire aussi, mais surtout le meilleur. Se dire que tout va bien se terminer ... Mais bon ... Il vaut mieux en être certaine et pour ça rien de mieux que de leur parler. Toi et moi on a beaucoup de choses à régler avec eux ..."La brunette soupira doucement, lassée de cette situation complexe, et des incertitudes que l'amour pouvait emmener. La blonde hocha la tête, d'accord avec elle. « Il faut que je prenne mon courage à deux mains ! » Katherine hocha la tête. Le courage, c'était parfois dur de l'avoir. " Et moi aussi. Tu sais quoi ? Toutes les deux, on va s'encourager à le faire. A se lancer dans ces discussions qu'on repousse sans arrêt parce qu'on a peur." Katherine fit un petit sourire encourageant à son amie, désireuse de la rassurer. Au fond, elle avait exactement les mêmes peurs et même si leur situation était différente, elles avaient la même crainte en elle : perdre l'homme qu'elles aimaient. " Et quand on l'aura fait, on pourra dire qu'on a fait un beau pas en avant."

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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Sam 24 Mar - 18:21

Il était certain que Muse devait se lance, et parler à Thayer. Ce n’était pas vraiment dans ses habitudes de dire ce qu’elle avait sur le cœur. Non pas qu’elle était quelqu’un d’hypocrite, mais elle encaissait beaucoup et se dévoilait peu. Mais depuis qu’elle était arrivée à Los Angeles, elle apprenait que la communication était une chose importante. Elle apprenait à parler d’elle et de ses faiblesses lors de ses réunions. Se débarrasser de son addiction était sans doute le plus important pour retrouver une vie normale. Et elle avait besoin d’être entourée, raison pour laquelle l’amitié de Katherine était si importante. « Ca te fera du bien de tout mettre à plat avec lui. Puis, surtout tu sauras ce que tu peux attendre de lui, de vous. Au moins, tout sera plus clair après cette discussion. » Elle avait entièrement raison, elle avait besoin de mettre les choses à plat avec Thayer, de savoir tout ce qui pouvait se passe dans sa vie. En arrivant ici, elle n’avait pas vraiment pris en compte les deux ans où ils ne s’étaient pas vus. D’une certaine façon, elle s’était dit que s’il l’acceptait à nouveau dans sa vie, tout serait réglé… C’était un peu naïf de sa part évidemment. Deux ans, ce n’était pas rien, et au fond, elle connaissait très peu la personne qu’il était devenu pendant ce temps-là. Mais voilà, elle savait très bien ce qui l’empêchait de poser les questions qu’elle avait sur le bout de la langue… Elle craignait les réponses qu’elle pourrait entendre, des réponses qui pouvaient se révéler blessantes. L’ignorance était douloureuse, dans la mesure où elle imaginait toutes sortes d’hypothèses, mais d’un autre côté, c’était aussi la solution de facilité. Elle retardait le moment où elle serait obligée d’affronter certaines vérités. « Oui, c'est difficile de se lancer. Tant qu'on ne sait rien, on peut imaginer le meilleur, le pire aussi, mais surtout le meilleur. Se dire que tout va bien se terminer ... Mais bon ... Il vaut mieux en être certaine et pour ça rien de mieux que de leur parler. Toi et moi on a beaucoup de choses à régler avec eux ... » Evidemment qu’elle, comme Katherine espéraient… Mais à trop espérer, parfois, on tombe de haut. « C’est le moins que l’on puisse dire », acquiesça-t-elle. Oh oui, elles avaient, toutes deux, des tas de choses à simplifier dans leur vie sentimentale, en parlant, en tirant la situation au clair. En somme, il fallait qu’elles prennent leur courage à deux mains, et qu’elles se lancent… Elles n’en seraient que soulager, n’est-ce pas ? Et dans le pire des cas, elles pouvaient compter l’une sur l’autre, c’était certain. « Et moi aussi. Tu sais quoi ? Toutes les deux, on va s'encourager à le faire. A se lancer dans ces discussions qu'on repousse sans arrêt parce qu'on a peur. » Muse hocha la tête, avec un certain regain de courage, initié par Katherine. « Et quand on l'aura fait, on pourra dire qu'on a fait un beau pas en avant. » Oui, au moins, elles seraient allées de l’avant, ce qui était forcément positif. « Marché conclu ! » répondit-elle en souriant, tandis qu’une cliente entrait dans la boutique. « Je crois qu’il va falloir retourner travailler ! » ajouta-t-elle, avant d’aller à la rencontre de la jeune femme brune qui venait d’entrer. L’aider à choisir un bijou lui semblait mille fois plus simple que de parler à Thayer… Raison de plus pour se concentre là-dessus tant qu’elle était encore au travail.
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MessageSujet: Re: the newest friendships are sometimes the most precious. ft Katherine   Mar 27 Mar - 6:50

« C’est le moins que l’on puisse dire » Les deux jeunes femmes parlaient de leur vie sentimentale respectives, chacune compliquée au possible. Entre Katherine et ses deux hommes et Muse et son amour de toujours, les deux jeunes femmes avaient de quoi papoter pendant des heures. D'ailleurs, ça leur faisait toujours du bien de parler de ça, pouvant ainsi partager leurs peurs, leurs doutes, ... Les deux jeunes femmes devaient chacune éclaircir les choses et surtout être honnêtes. Katherine lui proposa de justement le faire à deux, se motiver à le faire ensemble. Après tout, ça serait plus simple. Elles se donneraient une date et chacune de leur côté iraient parler à leur amour respectif pour mettre les choses au clair. Muse acquiesça avec un petit sourire et hocha la tête. « Marché conclu ! » Katherine lui adressa un grand sourire, et lui tendit sa main pour qu'elle la serre comme si elles venaient réellement de conclure un marché, un deal. Disons que leur amitié leur permettrait d'aller de l'avant quoiqu'il arrive. Même si les deux venaient à souffrir de ces discussions à venir, elles savaient qu'elles seraient là l'une pour l'autre, et ça, c'était appréciable. " Il n'y a plus qu'à se lancer maintenant !" Katherine laissa échapper un petit rire, stoppé par la petite clochette de la boutique, annonçant l'arrivée d'un client. Muse lui adressa un petit signe de tête pour montrer qu'elle s'en chargeait. « Marché conclu ! » répondit-elle en souriant, tandis qu’une cliente entrait dans la boutique. « Je crois qu’il va falloir retourner travailler ! » Katherine hocha la tête et lui sourit, la laissant aller accueillir le client tandis qu'elle se remettait à la compta, soulagée d'avoir pu parler de tout ça avec Muse. Elle se sentait toujours plus légère après une discussion comme ça.

[FIN]
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