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 Memories seem like so long ago, daddy - Annibal

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MessageSujet: Memories seem like so long ago, daddy - Annibal   Lun 19 Mai - 23:46


Annibal & Astrée




Mai 2015,
L’arrivée des temps chauds se faisaient définitivement ressentir depuis un certain moment à Los Angeles, ce qui avait le don de ramollir tout le monde si vous demandiez l’avis d’Astrée. Enfin mises à part ces quelques considérations météorologiques d’une banalité barbante, il fallait bien avouer que Los Angeles respirait pratiquement l’été. On pouvait même dire que la ville s’était parfaitement bien remise des tremblements de terre de février, venant effacer tout souvenir de ce malheureux accident qui aurait au moins eu le mérite de foutre une véritable pagaille. Toutes les réparations étaient pratiquement achevées et avec un bon système d’assurance, les dégâts restaient plutôt moindres. Du moins tel était le cas pour Astrée qui avait eu la chance d’avoir été suffisamment en sécurité lors de secousses pour qu’elle n’évalue pas toute l’étendue des dégâts. Enfin soit, de toute façon ce n’était pas comme si elle se préoccupait réellement de la chose, tant qu’elle avait un toit pour dormir la nuit et pour habiter sa petite sœur, ça lui allait bien. Il fallait dire qu’en réalité Astrée ne s’intéressait plus qu’à trop peu de chose depuis la mort de sa jumelle… Hantée, obsédée, habitée. Elle avait toute une longue liste d’adjectifs pouvant coller à sa situation. La mort de Jade était la seule chose à laquelle elle pensait depuis maintenant cinq ans. Cinq années à se battre pour découvrir la vérité et pourtant ne pas réussir à récolter ne serait-ce qu’un seul indice sur le pourquoi du comment sa sœur s’était retrouvée avec deux balles dans le crâne. La rousse avait beau se tuer à la tâche et faire de longues recherches – parfois à la limite de la légalité –  elle pédalait dans la semoule, ne réussissait qu’à obtenir toujours et encore les mêmes informations. Et Dieu savait lui-même à quel point c’était frustrant. A chaque fois qu’elle avait l’impression de faire un pas en avant elle finissait toujours par en faire trois en arrière… Résultat, Astrée rageait, Astrée rouspétait, Astrée ne donnait absolument aucune envie de rester à ses côtés. Pourtant elle faisait des efforts pour passer à autre chose, pour essayer d’arrêter sa vendetta un instant pour souffler et prendre le temps de profiter de ce qui l’entourait… Mais que voulez-vous, il semblerait qu’elle en était quasiment incapable, une sorte de haine constante avait fini par trouver refuge en elle, c’était son propre démon. Tout pouvait se résumer avec les pensées de Stephen King au final: “Monsters are real and ghosts are real too. They live inside us and sometimes they win”. Il avait au moins le mérite d'avoir tout compris…et si Astrée ne faisait pas plus attention son démon à elle finirait par la détruire pour de bon.  Sauf qu’elle se considérait elle-même comme étant totalement démentielle dans une certaine mesure, alors à quoi bon lutter ?

Laissant échapper un soupir, Astrée sortit des bureaux du FBI non sans réticence. Qu’est-ce qu’elle pouvait être stupide parfois, pourquoi avait-elle promis à sa demi-sœur de faire un tour à Santa Monica pour rencontrer une fille qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam ? Certes, Billie Salinger était biologiquement sa demi-sœur aussi, mais elles ne s’étaient jamais vues de leur vie et avec du recul Astrée désapprouvait totalement de débarquer à moitié à l’improviste chez elle… « Salut, je suis ta demi-sœur, notre père est un connard et nous avons toutes les deux une jumelle décédée. Ça te dit de faire connaissance ? »… Comment dire, il y avait tout de même mieux comme première rencontre tout de même… Alors d’accord, Siobhan lui avait juré que Billie était une fille adorable, qu’elle ne verrait rien contre son arrivée et qu’elle était même la bienvenue, Astrée ne le sentait pas. Elle avait l’impression que sa petite sœur avait exagéré ses propos encore une fois pour la forcer à venir. Elle imaginait très bien se retrouver nez à nez avec une Billie totalement surprise de la voir débarquer, voire pire une Billie qui ne connaissait même pas son existence… Quoi qu’il en soit si c’était le cas, la benjamine Ginsburg avait du souci à se faire…

Astrée inspira un bon coup une nouvelle fois. Si elle en croyait l’adresse qu’elle avait notée, elle était bien devant l’immeuble de Billie. Devait-elle vraiment le faire ? Du moins, aujourd’hui ? Remarque maintenant qu’elle était là, il était bien trop tard pour faire machine arrière et elle ne pouvait que laisser faire les choses… Après un moment qui parut aussi long qu'une éternité – à savoir le temps que la liste des pour et des contre fasse le tour dans son esprit – la rousse finit par pousser la porte principale de l’immeuble de sa…sœur. Sentiment bien étrange d’avoir une sœur de vingt-quatre ans qu’Astrée rencontrait la première fois à vingt-six ans…
Une fois devant sa porte, elle toqua sans plus trop se poser de question puisqu’après tout elle n’avait rien à perdre et tout à gagner. Du moins…c’était ce qu’elle avait pensé avant de découvrir le visage de la personne qui l’accueillit à l'entrée. Ce n’était nullement Billie, non. Ce n’était même pas une femme du tout ou même un étranger. Oh Astrée le connaissait même très bien. C'était son père, Annibal Luke-Eros Ginsburg. Ce même père qui l’avait abandonnée quinze ans plus tôt, le même père qu’elle avait adoré et qui avait fini par la briser, ce père qui n'était d'autre que la personne qui l’avait le plus fait souffrir de toute sa vie. En l’espace de cinq secondes tous les souvenirs enfouis dans sa mémoire étaient remontés à la surface. BAM, prends-toi ça en pleine tronche ! « … Quel plaisir de te revoir. Je peux rentrer ? »., dit-elle rapidement avant de se laisser submerger par la surprise de le voir. Son ton avait été plus agressif qu’elle ne l’avait voulu, un ton qui marquait clairement toute la rancœur qu’elle avait à son égard en somme. « Tu te souviens de moi au moins, papa ? », demanda-t-elle ensuite en insistant bien sur le dernier mot qui lui avait arraché la bouche. Soit-on jamais, avec six filles et quinze années d'absence, ce n'était pas une question anodine. Quoi qu'il en soit, c'était super ! Il n'y avait rien de mieux qu’un tête à tête avec l’homme qu’elle avait espéré revoir durant toute son adolescence et qui n’était jamais revenu. Au moins ils auraient beaucoup de chose à se dire en attendant Billie. Du moins Astrée en avait des choses à lui apprendre elle. La mort de Jade en était un parfait exemple.
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MessageSujet: Re: Memories seem like so long ago, daddy - Annibal   Sam 21 Juin - 15:06


Annibal & Astrée




Je m’ennuyais. Je m’ennuyais terriblement. Je détestais m’ennuyer. Je n'avais décroché qu'un emploi partiel au Samaritan Hospital, ce qui compte tenu de ma condition professionnelle était déjà un miracle, je n'assurais aucun cours aujourd’hui, ce qui n'était pas non plus plus mal, ça m'évitait d'avoir à subir la stupidité d'autant de personnes réunies dans une pièce, avides de savoir mais totalement incapables de comprendre le dixième de ce que je pourrais leur expliquer, autrement dit c'était une perte de temps de toute manière. Je ne bossais pas non plus avec Ashleigh. J'avais une journée de repos. Une journée juste pour moi. C'était super, ça allait me permettre de me reposer, de regarder un film, profiter du beau temps, me balader, lire un bon livre, flâner. Ce mot à lui seul me donnait envie de vomir, « flâner » au fond c'était juste un synonyme de se faire chier, c'était moins long à écrire et c'était classé comme moins grossier, là était la seule réelle différence entre les deux. J'aurais pu me reposer mais ça faisait trop d'années que je consommais de la poudre blanche. J'étais assez lucide pour savoir que j'étais accro, j'étais assez lucide pour savoir que ça améliorait mes capacités cérébrales, j'étais assez lucide pour savoir qu'étrangement ça me rendait un peu plus sociable et sensible mais je l'étais aussi assez pour avoir remarqué toutes les conséquences physique d'une telle pratique. Je dormais pas beaucoup, je mangeais pas beaucoup plus, mon corps oubliait certains besoins pourtant vitaux et ça se voyait parfois, quand j'étais en manque surtout. Mais j'étais jamais en manque, là était toute l'astuce. J'avais essayé d'arrêter une fois, ça m'avait suffit. J'étais trop intelligent pour laisser mon corps me dominer. Mon corps a besoin de cocaïne désormais ? Ou du moins mon cerveau en a besoin ? Très bien qu'il en soit ainsi, du moment que le reste de mon cerveau arrive à suivre du coup, j'y suis prêt.

Je fais les cents pas. Billie est pas là. J'suis tout seul, chez elle. Je dors une heure. Je erre dans l'appartement. Je fume une clope. J'avais arrêté mais on s'en fout après tout, je mourrai d'overdose avant de faire un cancer. Non. C'était très peu probable, j'avais suffisamment de connaissances médicales et fait suffisamment de calculs pour savoir exactement à quel dose je devais m'en tenir par jour pour être au meilleur de mes capacités sans risquer le moindre problème. Je ne mourrai pas d'overdose. J'aurai peut être un cancer, peut être pas. Ça m'empêchait pas de fumer ma cigarette. L'appartement était vide, trop vide. Pas que sa présence me manque mais j'en pouvais plus de ces murs. Au moins quand Billie était là elle assurait une certaine forme de rythme, elle faisait le repas, elle avait des horaires. Quand j'étais tout seul je perdais toute notion du temps. Je mangeais pas, je dormais pas. J'avais bien essayé de regarder la télé mais aucune émission n'étais assez intéressante. Il n'y avait rien que je ne sache déjà.

J'avais fini par trouver un bouquin en fouillant dans les affaires de Billie, c'était un livre de maths, sur le théorème de Fermat, de quoi réveiller un certain intérêt. J'étais assis à la table de la cuisine, le regard dans le vide la simple équation devant moi, mon cerveau fonctionnant à une vitesse folle, les chiffres virevoltaient devant mes yeux, j'allais y arriver, je devais y arriver, j'étais pas loin, je le sentais. Toc toc. Je sursautais. Le bruit de coups contre la porte m'avais arraché à ma transe intellectuelle et tout avait disparu. J'y étais et ça avait disparu. Je laissai l'ouvrage sur la table et me levai pour aller ouvrir. J'avais peut être commandé à manger mais je ne m'en souvenais pas. Ou bien c'était peut être Billie. Ça devait être elle. C'était pas trop tôt.

C'était pas Billie. Pourtant ce visage me rappelait vaguement quelque chose.Mais on ne peut pas dire que j'ai été amené à rencontrer énormément de monde depuis mon arrivée à Los Angeles. Ses paroles confirment que je l'ai déjà vue. J'ai du mal à me concentrer sur son visage alors qu'elle entre clairement dans l'appartement sans attendre la moindre réponse de ma part. Tiens c'est un comportement plutôt du genre Ginsburg ça, ou en tout cas que j'expérimente souvent disons, à croire que cet endroit est définitivement ouvert à tout le monde Billie ne sait pas fermer sa porte à qui que ce soit. C'est relativement étonnant quand on sait à quel point les américains sont attachés à la notion de propriété. Le ton était agressif. En général les gens sont froids quand ils ne sont pas heureux, qu'ils sont déçus ou énervés d'après ce que j'ai pu observer. Papa. Et merde. Encore une. Ça ne pouvait pas être Eliott, ni Antigone. Elle était pas assez jeune. C'était ma veine. Elle faisait partie de celles que j'avais en double. Jade ou Astrée. Autrefois j'arrivais à les différencier un peu. Elles n'avaient pas la même attitude, pas la même façon de parler, et leur sourire surtout était différent. Et puis il était pas dur de différencier Astrée de sa sœur, il suffisait que j'apparaisse pour qu'elle sourie, m'arrachant souvent un rictus qui y ressemblait également. Jade était moins naïve, elle avait plus vite compris. Jade c'est ça ? ça faisait quinze ans que je l'avais pas vue, elle ou sa sœur, j'avais une chance sur deux en soit. Je ferme la porte et lui fait face. Elle a grandi. C'est étrange. Elle a encore moins l'air d'être ma fille maintenant que quand elle était encore une gosse braillarde. Je retourne m'asseoir à la table de la cuisine, espérant pouvoir reprendre rapidement ma réflexion là où je l'avais laissée. Tu veux quelque chose ? Je parle pas de si elle veut un truc à boire ou à manger, elle me connais assez pour le comprendre, ou pas d'ailleurs mais ça ne me viendrait même pas à l'esprit de lui proposer. Si elle est là ça doit être pour une raison bien précise, je doute qu'elle ait tout ce chemin juste pour venir saluer son cher papa alors autant qu'on en finisse rapidement.
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MessageSujet: Re: Memories seem like so long ago, daddy - Annibal   Ven 19 Sep - 18:57


Annibal & Astrée




Il suffisait parfois que d’une seconde, rien de plus. Une malheureuse petite seconde pour que tout bascule, pour que la routine vienne se fracasser d’un seul geste d’une manière aussi efficace que si sa composition n’avait été qu’en cristal. Une seconde… Ce n’était qu’un laps de temps particulièrement ridicule en soi, et pourtant tellement de choses pouvaient se passer, tellement de vies pouvaient basculer que ce soit de la meilleure des façons ou au contraire, de la pire. En vingt-six ans d’existence, Astrée avait fini par l’apprendre à ses dépens. Avoir un père aussi misérable et peu présent que le sien ne l’avait définitivement pas aidée sur le chemin de l’épanouissement personnel et de l’autosatisfaction. Oh non. Même avec tout l’optimisme de base dont elle était dotée à l’origine, Astrée en avait trop bavé pour désormais réussir à se maintenir la tête hors de l’eau dès qu’un retour de fortune venait la prendre en traitre. Non, maintenant elle se contentait simplement de foncer tête baissée en se cachant derrière un masque froid et de paroles acerbes qui lui assuraient un minimum de protection. L’origine d’une telle attitude n’était pas bien compliquée à trouver… Cette putain de famille recomposée qui n’avait jamais eu de sens et qui n’était qu’un bien beau merdier que personne n’arrivait à justifier, l’absence de modèle, la mort de sa sœur jumelle qui lui avait été arrachée beaucoup trop tôt sans qu’elle n’ait le droit à la moindre explication, sa demi-sœur qu’elle n’arrivait pas à comprendre et qu’elle avait sous sa garde, apprendre l’existence d’une sœur qui comme elle avait perdu sa moitié, le sentiment d’oppression qu’elle ressentait dès que Jude était dans les parages, sans oublier son travail au sein du FBI… Non, il n’y avait pas à dire, la demoiselle n’était certainement pas la fille la plus chanceuse du monde et elle avait de quoi en vouloir à la Terre entière, elle qui avait vu bon nombre de secondes destructrices s’écouler sous ses yeux.

Et bien évidemment, il n’était jamais trop tard pour un énième retournement de situation pour venir bousculer de nouveau sa vie dans le semblant de confort qu’elle avait réussi à rebâtir tant bien que mal depuis la mort de Jade. Pourtant, tout était parti d’une bonne intention… Faire la connaissance d’une nouvelle « sœur » et l’accueillir dans la mesure du possible dans sa vie, c’était plutôt honorable, voire très noble de la part d’Astrée. Mais non. Il avait fallu que la porte s’ouvre sur le visage d’Annibal Ginsburg. Annibal… Rien que son prénom avait un arrière-goût d’irréel. Son visage… Non. Ça n’avait pas de sens, pourquoi Billie l’accueillerait chez elle alors qu’elle était sans doute la première à n’avoir absolument aucun intérêt à le faire ? Et qu’est-ce qu’il pouvait bien foutre chez l’une de ses filles d’ailleurs alors qu’il avait pris un malin plaisir à éviter tout contact avec sa « famille ». Non, elle devait nager en plein délire, ça ne pouvait être qu’un effet secondaire du surmenage, rien d’autre.

Pourtant, passées les secondes de surprise face à la redécouverte de ce père oublié – et avec, tous les souvenirs de sa douce enfance – Astrée s’était rendue à l’évidence et n’avait pas hésité à passer à la seconde phase, la confrontation. Ce n’était pas tellement qu’elle en avait envie mais puisqu’il était là… Elle avait eu quinze ans pour préparer son discours si une telle occasion se présentait un jour à elle alors pourquoi ne pas saisir l’opportunité ? C’était d’ailleurs peut-être une perche qui lui était tendue pour régler ses comptes avec son paternel et aller de l’avant, allez savoir. Sauf que bien sûr, dans les rares moments où elle s’était imaginée face à lui, sa répartie ne la quittait pas une seule seconde, là c’était largement plus compliqué… « Jade c'est ça ? ». La supposition de son père eut pour effet de lui arracher un rictus désapprobateur et un regard faussement amusé par la situation. Il était bien beau ce père, à ne pas savoir combien d’enfants il lui restait… « Je vois qu’il faut que tu mettes tes fiches à jour. », se contenta-t-elle de répondre dans un premier temps avant de revenir planter son regard dans le sien.  Jade. Rien que son prénom arrivait à lui faire perdre tous ses moyens intellectuels, c’était irrationnel. En y regardant de plus près, ce n’était pas très étonnant qu’il l’ait prise pour sa sœur jumelle… Il ne restait presque absolument rien de la Astrée qu’il avait connu et presque tout de la Jade que tout le monde connaissait, ce n’était pas le premier à faire l’erreur. « Jade est morte. », avait-elle fini par annoncer d’une voix aussi détachée que possible qui ne venait en rien traduire les émotions qu’elle ressentait à l’instant. Pour les détails, on repassera. S’il voulait en savoir plus, il n’avait qu’à lui poser des questions et ce n’était de toute façon pas comme si Astrée disposait des masses d’information sur le  sujet…

« Tu veux quelque chose ? » La rouquine arqua un sourcil, plutôt surprise qu’il lui pose une telle question. « Je suppose que tu ne te soucis pas de mon bien-être mais que tu désires connaitre la raison de ma venue, me tromperai-je ? » Comme si elle pouvait se tromper… Elle ne se retrouverait pas devant lui de la sorte si ce n’était pas le cas ! « Je cherchais Billie mais j’ai eu l’immense plaisir de tomber sur toi. », répondit-elle, toujours sur le même ton. « T’as trouvé une autre de tes filles à décevoir et pourrir l’existence pour ensuite partir comme un voleur sans la moindre explication ? ». Oops, ce n’était pas censé être aussi agressif mais c’était sorti tout seul… Comme quoi, la rancœur était tenace et n’était pas prête à s’effacer aussi rapidement. Après tout, ça faisait quinze ans qu’elle attendait.
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