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 il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais

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MessageSujet: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Lun 2 Jan - 19:21






Thayer avait longtemps détesté la période de noël. Lorsqu’il était petit, c’était l’un des rares moments où ses parents et lui se retrouvaient le temps d’une soirée autour d’un repas fait maison par sa mère. S’il avait vécut dans une famille classique, cela aurait été un heureux moment empli d’amour et de tendresse, mais sa relation avec ceux l’ayant mis au monde n’avait rien de chaleureuse. Son père ne lui accordait aucun intérêt, sauf lorsqu’il avait besoin de lui pour une bière ou pour aller faire des courses pour ses nombreuses maitresses. Quand à sa mère, elle voyait en lui la raison pour laquelle elle ne pouvait quitter son ordure de mari. Cumulant deux travails, elle échappait autant qu’elle pouvait à la misère de son foyer, abandonnant son fils par la même occasion dans l’antre de cette enflure paternelle. Seul le soir de noël était un moment où, par coutumes ou traditions, ils se sentaient obligés de se rassembler autour d’une dinde cramée à se regarder en chien de faïences. A peine quelques minutes après le repas entamé, son père ivre commencerait à insulter sa mère, la traitant d’incapable et sa mère pleurerait et lui reprocherait son infidélité et ses problèmes de boisson. Oui, ses noëls se passaient toujours ainsi. Il s’enfuyait dans sa chambre pour éviter un mauvais coup de son père et les entendaient finir leur dispute en pointant que la seule raison pour laquelle cette souffrance continuait était qu’ils devaient s’occuper d’un chiard qui était devenu plus une nuisance qu’autre chose. Un noël qui se répétait tous les ans, suivis d’un nouvel an où son père ivre finirait par faire l’amour avec une potiche dans le salon et sa mère travaillerait jusqu’à six heures du matin. A la rentrée des classes, le petit garçon raconterait son noël magique et les cadeaux, volés par lui-même, que ses parents lui avaient offerts. Non, Thayer n’avait jamais cru au père noël. Si cette période avait évoluée au fil des années avec le départ de sa mère, elle n’avait réellement changée qu’après sa rencontre avec Muse et sa famille au collège qui l’accueillaient tous les ans pour noël dans une chaleur qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Une douce période qui se termina brutalement quand ils moururent dans un accident de voiture. Lors de sa période noire, il tenta tout de même de garder un semblant de noël avec Muse, en souvenir du passé, mais il restait amer et leur rappelait leur misère quotidienne. Depuis son arrivée à Los Angeles, il n’avait jamais rien fait de spécifique pour noël, évitant poliment les invitations que l’on pouvait lui donner et restant seul à attendre un appel de ses parents ou de Muse qui ne venait jamais. Seulement, cette année était différente. Le retour de Muse deux jours plus tôt, peu de temps après noël, l’avait bouleversé, mais il avait décidé de mettre sa haine et frustration de côté pour l’entourer du mieux qu’il pouvait. Ce n’est qu’une fois qu’elle s’en serait sortie comme lui qu’il pourrait se laisser aller à son égoïsme et laisser s’évacuer sa colère. Du moins, c’était le plan, mais Thayer avait toujours été quelqu’un d’imprévisible et ces retrouvailles s’annonçaient compliquées.

Nous étions le 31 décembre et le jeune homme et sa nouvelle colocataire avaient décidés de faire quelques courses pour fêter le réveillon ensemble. Il avait normalement prévu de passer le réveillon chez Erin avec d’autres invités, mais leur relation à présent était telle qu’il était impossible pour lui de la voir et encore moins de lui présenter Muse, ce mystère qu’il cultivait depuis deux ans et dont il n’avait jamais pu se résoudre à véritablement parlé. Ce soir serait donc un tête-à-tête, une manière de se retrouver et c’était aussi bien. Ils discutaient tranquillement quand une paire de chaussures attira l’œil de Thayer. Si ses souvenirs étaient bons, c’était exactement ce type de bottines qu’elle aimait porter. Cela ferait office de cadeau de noël en retard. Posant délicatement sa main sur son épaule droite, il s’approcha de son oreille pour se faire entendre dans ce brouhaha ambiant. « J’ai une petite course à faire, tu peux m’attendre quelques minutes ? » Un clin d’œil plus tard et il entrait dans la boutique, laissant Muse livrée à elle-même dans la foule. Un quart d’heure plus tard, il sortait du magasin, un sac contenant son cadeau à la main le sourire aux lèvres. Cela lui avait pris plus de temps que prévu, mais il était certain que ce cadeau lui ferait plaisir. Observant autour de lui, il mit du temps avant de retrouver la jolie blonde. S’approchant d’elle d’un pas léger, il s’arrêta un mètre avant de la rejoindre en s’apercevant qu’elle parlait avec une personne qui était loin de lui être inconnue. Reaver Miller, un connard de première avec qui il avait échangé quelques politesses verbales et douces caresses du poing. Que faisait-il ici et surtout pourquoi est-ce que Muse gloussait à ses blagues ? Ses sourcils se froncèrent et il commença à marmonner. « pourquoi elle n’arrête pas de lui toucher l’avant bras ? et elle ne peut pas s’arrêter de sourire ? tu penses que tu es attirante à rire comme une idiote ? tu as surtout l’air stupide... et toi espèce de gros naze, on peut savoir où tu veux en arriver à te la jouer comme ça ? (…) » Il continua ainsi pendant un temps avant de se rapprocher d’eux. Passant son bras autour des épaules de Muse, il regarda avec un sourire exprimant clairement « casse-toi connard » Reaver. Se retournant vers la belle blonde, il s’adressa à elle avec un sourire forcé. « On y va ? » Ce crétin n’était pas prévu dans le programme de la soirée et Thayer comptait s’en débarrasser le plus vite possible.


Dernière édition par Thayer J. Weston le Mer 18 Jan - 23:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Dim 8 Jan - 18:33

Les fêtes de fin d’année étaient censées être un moment de joie, de bonheur, de détente à partager avec sa famille ou ses amis. Au cours des deux années écoulées, Muse n’avait pas fêté Noël, se contentant simplement de rester dans une sordide chambre de motel à regarder de vieux films que diffusait le câble. A quoi bon fêter un évènement familial, alors qu’elle se retrouvait terriblement seule ? Ça n’aurait servi qu’à lui filer le cafard. Alors, elle avait préféré faire comme s’il s’agissait d’une soirée tout à fait normal, à ceci près qu’elle ne « travaillait » pas. Pour le réveillon du jour de l’An, c’était différent, puisque là, il était important qu’elle mette tous ses charmes en avant, du côté de tous les gosses de riche qui fêteraient l’évènement en boîte de nuit, et qui auraient envie de s’éclater un peu plus que prévu initialement. Ce soir là, elle se faisait pas mal d’argent. C’était à peu près la même chose lorsqu’elle vivait avec Thayer, à New York, mais il n’y avait rien eu de particulièrement magique à fêter Noël à cette époque… Ils étaient tombés bien trop bas pour garder en tête la magie de cette période. Cette année serait peut-être différente, du moins pour le jour de l’An, parce qu’ils le fêtaient ensemble, et qu’ils étaient tous deux dans un bien meilleur état qu’il y a quelques années. Muse commençait à nouveau à ressentir l’excitation de cette période, qu’elle ressentait plus jeune, lorsque sa famille était encore là. Que voulez-vous, elle venait tout droit de Suède, un pays froid, où la culture de Noël était importante, du moins ses parents la lui avait inculqué. C’était resté, même lorsqu’ils étaient arrivés aux Etats-Unis. Elle se rappelait encore de cette tradition qu’ils avaient, d’aller voir le gigantesque sapin de Noël du Rockefeller Center, et d’aller boire un chocolat chaud juste après. Elle avait tant de bons souvenirs de cette époque… Mais depuis que ses parents et son petit-frère étaient décédés dans un terrible accident de voiture, les fêtes n’avaient plus le même charme qu’avant. Mais peut-être que cette année… Peut-être que les choses seraient empruntes d’un peu plus de magie. Et puis, c’était symbolique, n’est-ce pas ? Elle allait passer en 2012 avec des tas de bonnes résolutions en tête pour une fois. Elle voulait changer de vie, et y parviendrait petit à petit. Elle avait un logement puisque Thayer l’avait accueilli chez lui, elle avait un travail récemment obtenu dans la boutique de Katherine, elle allait régulièrement à des réunions d’anonymes pour combattre ses addictions… Elle s’était même fait des amis, en la personne de sa patronne, et également de ce jeune homme, Reaver, qu’elle avait croisé à la sortie de l’une de ses réunions. Les choses rentraient doucement dans l’ordre et elle se sentait prête à affronter cette nouvelle année avec sérénité.

En ce 31 décembre, Muse et Thayer faisaient quelques courses pour le réveillon. La jeune femme s’étonnait de fêter ça dans une ville où il faisait encore chaud l’hiver… Elle qui avait toujours été habituée à la neige, que ce soit en Suède ou à New York, ne risquait pas d’en voir à Los Angeles ! « J’ai une petite course à faire, tu peux m’attendre quelques minutes ? » Elle se retourna vers le jeune homme en hochant la tête, un sourire aux lèvres. « D’accord », répondit-elle tout simplement, avant de se replonger dans la contemplation d’une vitrine, tandis qu’il s’éloignait. Au bout de quelques minutes, elle aperçut une silhouette qui lui était familière. Reaver. Elle lui adressa un large sourire, contente que le hasard est placé le jeune homme sur sa route. « Vous ici monsieur Miller ! » fit-elle, avec un sourire espiègle. « Je vais finir par croire que tu me suis à force de se croiser ! » le taquina-t-elle, en riant. « Tu fais des achats de dernière minute ? » lui demanda-t-elle. Ces dernières années, Muse avait tellement refusé de s’ouvrir un peu aux autres, qu’elle était ravi de pouvoir à nouveau se faire quelques amis. Et puis, Reaver était un type sympa, il était drôle, et la faisait rire à chaque fois qu’ils se croisaient. A chaque fois, c’était un moment de détente, et d’une certaine façon, elle pouvait oublier un peu ce qu’avait été son quotidien il n’y a pas si longtemps, pour la simple et bonne raison qu’il ne le lui rappelait pas. Aujourd’hui ne fit pas exception à la règle, et elle laissa échapper quelques éclats de rire. Soudain, sans l’avoir vu venir, elle sentit un bras lui entourer les épaules… Celui de Thayer. Elle fut assez étonnée par cette proximité soudaine, et s’apprêtait à faire les présentations, mais ne fut pas suffisamment rapide, puisqu’il parla un peu. « On y va ? » Elle fronça légèrement les sourcils, ce n’était pas très poli de partir ainsi. « Attends, attends ! » fit-elle en souriant. « Tu sais, je te l’ai dit que j’avais croisé quelqu’un de très sympa en sortant des réunions… Et bien c’est Reaver ! » annonça-t-elle, tandis que son sourire s’agrandissait. « Thayer, voici Reaver. Reaver voici mon colocataire Thayer, dont je t’ai déjà parlé également ! » dit-elle pour faire les présentations. « Je suis contente que vous vous rencontriez enfin ! » ajouta-t-elle, avec un sourire qui ne dissimulait en rien sa joie. Elle avait peu d’amis pour le moment, alors forcément, ça lui faisait plaisir qu’ils puissent se rencontrer, et pourquoi pas même s’entendre ! Elle ne voyait pas comment il pourrait en être autrement de toute façon !
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Jeu 12 Jan - 1:57

    D’une étrange façon, j’aimais Noël. Je n’avais pourtant jamais connu les réunions familiales émouvantes, je n’avais jamais décoré le sapin avec mes parents, me contentant de lorgner sur les présents posés tout autour de ce dernier avec avidité. J’avais observé la joie fébrile de mes comparses, m’imprégnant de leur bonheur pour supporter plus facilement le vide qui m’animait. J’adorais déballer mes cadeaux, mais je n’étais jamais assez heureuse de ce que je trouvais sous l’emballage, et la déception me submergeait bien rapidement alors que je m’éloignais de la fête pour m’isoler. J’aimais à voir les gens heureux. Je me souviens de l’époque où je fêté noël avec Billie et sa famille, le soir j’aimais descendre l’escalier pour voir ses parents heureux, je les espionnais discrètement le soir, blottis l’un contre l’autre sur le canapé, un verre de champagne dans la main. J’enviais leur joie palpable, je m’efforçais de sourire à mon tour, et j’étais probablement bien plus doux – c’était le seul moment de l’année où l’enfant infernal devenait brusquement supportable. Je crois que j’aspirais simplement à me sentir bien, moi aussi, et je pensais naïvement que me comporter de la sorte m’aiderait à parvenir à cette plénitude qu’ils semblaient tous ressentir. Mon père adoptif, pour sa part, méprisait cette période de l’année, celle-là et toutes les autres, celle-là plus que les autres. Alors je taisais mon excitation, l’écoutant parler pendant des heures sur l’inutilité d’une telle célébration. Parfois, il arrivait à m’en convaincre, mais c’était surtout la seule chose sur laquelle je n’ai jamais pu l’approuver, c’était par ses mots que je comprenais à quel point il pouvait être inhumain, à quel point je ne lui ressemblerai jamais totalement. Cela me terrifiait, quand cela aurait dû me soulager, et je m’en voulais d’aimer à ce point une soirée qui me décevait à chaque fois, sans exception. Mais je n’arrêtais pas, je les regardais, encore et encore, je fixais les enfants qui jouaient dans la neige, souhaitant simplement y glisser mes doigts, me le refusant cependant. Je n’avais plus l’âge de jouer à ça, je ne l’avais jamais eu. Et je flânais sur dans le centre commercial, les joues rougies par un plaisir immature qui me faisait honte. J’aurais voulu me coller aux décorations, acheter des dizaines de cadeaux, les distribuer à tous, et vivre de leur joie, comme tant d’autres fois. J’étais ridiculement enthousiasmée à l’idée de rendre les autres heureux, quand bien même je les méprisais, quand bien même la haine ne m’avait jamais quitté. Je ne savais pas pourquoi. Peut-être était-ce l’ambiance, cette animation à laquelle je rêvais de participer, les regardant s’affairer à leurs achats, combattant le manque qui reprenait déjà du terrain. Je ne faisais pas partie de ces réjouissances, je me contenterais donc de les observer, comme tant d’autres fois. Et mon mépris se mélangeait à mon envie, violente et bien trop puissante, de leur ressembler. J’aurais voulu m’oublier, moi aussi, dans cette fête commerciale qui ravissait tant de gens, j’aurais voulu organiser un grand repas où tous mes proches seraient conviés – quand bien même la plupart haïssait cela –, j’aurais voulu rentrer dans la masse, pour une fois. Pourtant, aujourd’hui encore, je me sentais déplacé, totalement décalé, et le vide rugissait sous la surface, demandant son dû, hurlant sa colère. Pour la première fois, peut-être serais-je incapable de supporter le bonheur de tous ceux qui m’entouraient. Et les rires des enfants qui avançaient dans le centre commercial me martelaient le crâne, tandis que je m’arrêtai pour m’acheter un café. J’y lisais l’amertume qui était inscrite sur mon visage, et la chaleur bouillante me brûlait la langue et le cœur. Je n’aurais jamais dû venir cette année, pas après tout ce qu’il s’était passé. Je ne m’en irai pas maintenant, cependant, je partirai lorsque l’appel se ferait trop suppliant, lorsque mon corps et mon esprit se mettraient d’accord sur ce que je devais faire. Il était d’ailleurs ironique de songer que cela n’arrivait qu’en pleine détresse, aux pieds du mur, tandis que je contemplais le gouffre avant une satisfaction morbide. Je me poussais de plus en plus loin, et un jour, je savais que je ferai le pas de trop. Rien ne retiendrait ma chute. J’attendais ma déchéance avec impatience, de la même façon qu’attendaient, surexcités, les gosses de se lever le matin de Noël. Mon dieu que je détestais cette fête. Je trempais mes lèvres dans le breuvage bouillant, déposant quelques dollars sur le comptoir avant de m’éloigner. Je jetai le gobelet quelques mètres plus loin, bousculant au passage une vieille dame qui m’adressa un sourire dégoulinant de sympathie, chose qui m’aurait habituellement dégoûté. Néanmoins, médusé, je l’observais, et lui rendis un rictus crispé que j’espérais convaincant, bien qu’il soit loin de l’être. Elle s’éloigna en me souhaitant un joyeux Noël. Pitoyable, j’étais pitoyable. Mon sac de course pesait lourd, soudainement, tant je sentais le poids des calmants, me narguant, attendant que j’y plonge la main pour assouvir le besoin glaçant qui m’animait. J’étais pantin de mes pulsions, petit enfoiré soumis qui n’apprendrait jamais comment parvenir à s’en débarrasser, qui n’était certainement pas certain de le vouloir. Un équilibre précaire à ne pas briser, que je rêvais de piétiner cependant, soulagement incertain qui me tiendrait peut-être jusqu’au bout de ma journée.

    MUSE – « Vous ici monsieur Miller ! »

    Muse. Sa blondie. Enfin, sa relation avec elle n’était pas toute saine, je me suis rapproché d’elle pour faire enrager Thayer. J’ai donc tissé un lien fort avec la demoiselle, pour mieux atteindre Thayer mais je ne m’arrête pas là et telle la carotte pour le lapin, j’essaye de la faire replonger dans ses déboires passés depuis notre rencontre dans une réunion des drogués anonymes. REAVER – « Je vois que les miracles de noël existent vraiment. Comment vas-tu ma chère Muse ? » je souriais tout en l’embrassant sur la joue pour la saluer. MUSE – « Je vais finir par croire que tu me suis à force de se croiser ! » Je pris un air outragé comme si cette perspective me paraissait horrible puis je finis par rire à nouveau. « Et oui que veux-tu je ne peux plus me passer de toi. On t’essaye, et on ne peut plus se passer de toi. Pratique, non ? » lui lançais-je avant de lui faire un clin d'œil pour la taquiner.

    MUSE – « Tu fais des achats de dernière minute ? »
    Reaver– « Si je te dis oui, tu veux bien te prêter au rôle du porteur, tu seras parfaite dans ce … »
    Thayer – « On y va ? »


    Coupé alors dans son élan son regard glissa sur ce bras qui avait entourait les épaules de Muse, l’indiquant comme une propriété privée, défense d’approcher et encore moins de toucher ; mes yeux se durcissant avec virulence, se faisant presqu'assassins lorsque je reconnus la voix de Thayer. Je pouvais la reconnaître d'entre mille depuis notre rencontre à la plage avec Billie. Je maudissais ce timbre de voix qui m’arrachaient des frissons mauvais d'une envie meurtrière. N'ayant pas fait attention à la silhouette qui s'approchant de nous, la surprise fut de taille, autant que la colère et la jalousie qui m'animaient alors. Muse, n’avait pas dû s’apercevoir de la tension qui rainé depuis l’arrivée de Thayer et avait commencé les présentations avec son éternelle sourire et sa jovialité si légendaire.
    REAVER – « Thayer le sombre abruti qui ne voulait pas te pardonné de ton erreur d’être parti c’est bien ça ? » Ou le sombre abruti qui draguait MA copine quelques semaines plus tôt ? Imbécile va ! A quoi bon faire dans l’hypocrisie et les bonnes manières a un instant où la situation semblait déjà des plus tendue ?
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Mar 17 Jan - 10:20

Les fêtes de fin d’année. Une période magique que Katherine aimait tout particulièrement. Et encore plus depuis qu’elle avait son adorable Lexie. Après tout, quoi de mieux pour Noël que d’avoir une petite aux yeux brillants qui attendaient avec impatience chaque année le père Noël. Avant la naissance de Lexie, Katherine n’était pas spécialement enjouée aux fêtes de fin d’année. Elle n’avait pas une grande famille, et l’ambiance était parfois un peu pesante. Les conversations étaient toujours les mêmes, politique, argent, avenir des deux filles Montgomery. Bref, rien de très excitant. Mais depuis Lexie, Noël avait retrouvé toute sa magie, et elle adorait voir le bonheur de sa petite fille ouvrant les cadeaux qu’elle désirait tant. Et des cadeaux, elle en avait ! Tout comme sa maman avant, Lexie était une petite fille très gâtée, et elle n’était pas à plaindre.

Mais cette année, Katherine devait avouer qu’elle était un peu ailleurs lors du repas de Noël, et même sa mère qui n’était pas du genre à prêter attention à ce genre de détails s’était bien rendue compte que quelque chose clochait. En fait, elle s’était juste mise à imaginer ce que serait son Noël avec Maël. Pas très malin lorsqu’on était à table avec son fiancé, sa sœur, ses parents et sa petite fille, mais elle n’avait pu s’empêcher de laisser cette pensée traverser son esprit, et s’y installer, la faisant s’envoler ailleurs l’espace d’un instant. Elle s’était bien vite reprise, et s’était efforcée de ne plus penser à son ex. Mais, le lendemain elle avait prétexté devoir travailler sur ses créations pour rejoindre Maël chez lui. Pas très brillant, surtout un jour de Noël mais elle avait eu besoin d’être près de lui, rien qu’un peu.

Et voilà qu’en ce 31 décembre, rebelote, elle remettait ça. Elle se rhabillait rapidement, enfilant à la hâte son legging marron et sa tunique bleu roi devant le regard de Maël toujours allongé sur le lit. Elle se retourna vers lui, une fois habillée et lui fit un petit sourire contrit.
« Je suis désolée, je ne peux pas rester plus longtemps. Lowell m’attends … » Il soupira et détourna le regard. Elle savait qu’il lui en voulait de ses passages éclairs, de ces rendez-vous clandestins et pourtant, il acceptait sans broncher, ou presque. « Va retrouver ta petite famille si parfaite alors … » Elle lui lança un regard suppliant, détestant le voir réagir ainsi et pourtant comprenant plus que bien ses réactions. Elle s’approcha de lui et déposa un baiser sur ses lèvres. « Je reviens très vite, promis. Et on parlera de tout ça.» Elle fila en coup de vent avant qu’il ne pose davantage de questions sur le « ça », en l’occurrence Lexie. Mais ça, il ne le savait pas encore. Elle s’était finalement décidée à se jeter à l’eau la prochaine fois que qu’elle le verrait, sous les conseils avisés de Muse. Il ne fallait pas que cette situation s’éternise. Maël devait connaître la vérité. Et elle, elle devait faire un choix. Elle fila à sa voiture, direction le centre commercial de Santa Monica où Lowell l’attendait pour qu’ils fassent des courses. Cette année, le réveillon se faisait chez eux, à la grande horreur de Katherine, puisqu’il avait invité des amis à lui, un couple, qu’elle n’appréciait pas plus que ça. Tous trois avocats, parlant sans cesse de leur boulot … La soirée promettait d’être affreusement longue.

Arrivée à l’intérieur du centre commercial, elle lui envoya un sms en lui disant que qu’elle le retrouvait devant l’épicerie fine qui se trouvait à l’autre bout d’ici une quinzaine de minutes, le temps pour elle de traîner et de faire un peu de lèche-vitrine. Elle avançait lorsque soudain elle aperçut Muse, un peu loin en compagnie de jeunes hommes. Un sourire s’afficha sur son visage, et elle fila vers le trio, bien contente de tomber sur son amie.
« Hey ! » Elle arriva à leur hauteur, et s’arrêta juste devant son amie, lui faisant un grand sourire.
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Mer 18 Jan - 22:59






Muse était la seule personne à tout savoir de Thayer, du moins de son passé avant son arrivée à Santa Monica. C’était elle qui l’avait trouvé à quatorze ans, déjà meurtri par un passé qu’il tentait de cacher derrière un sourire toujours présent et qui suffisait à tromper ceux l’entourant. Un hasard. Il n’aurait jamais pensé qu’elle le suivrait un jour après les cours, elle la nouvelle reine du collège. La jolie blonde n’avait pas imaginé non plus qu’elle découvrirait que le petit prince apprécié par tous vivait en fait dans un taudis avec un père ne se gênant pas pour tirer son coup aux yeux de son fils. Une image qu’on croirait sortie d’un reportage sur la jeunesse perdue, cette pauvreté qui encrasse l’Amérique. Ce choc marqua le deuxième évènement important de leur relation, le premier ayant été le coup dans les roubignoles que la belle lui avait mis quand il avait tenté de la séduire, histoire de montrer qui était le maître à présent. Une relation qui démarrait sur des tensions, mais qui prit un tournant que nul n’aurait pu prévoir. Ce jour-là, elle lui prit la main et l’emmena loin de cet enfer familial. Ce jour-là, Thayer rencontra la famille de Muse, ceux qu’il considéra comme sa famille d’adoption. Un nouveau chapitre de sa vie, qu’il vécut à nouveau avec elle. La belle le vit s’ouvrir pour la première fois à l’amour, s’écarter d’elle pour vivre pleinement une romance où elle n’avait place. Il fallut attendre leurs dix-huit ans pour qu’ils vivent le troisième moment marquant de leur relation. La famille Evans venait de mourir dans un accident de voiture, emportant un couple aimant et leur fils et laissant derrière eux une jeune femme brisée. Drame qui coïncida à la perte du premier amour de Thayer. Ce soir-là, ils firent l’amour pour la première fois et entamèrent une descente aux enfers de quatre ans. Quatrième moment de leur relation, l’abandon de Muse qui marqua la fin de cette période noire pour le jeune homme qui partit vivre à Santa Monica. Deux ans qu’il était présent ici et personne ne connaissait les détails de son histoire, son passé de gigolo pour femmes fortunées, la fuite de sa mère, la perte de son premier amour, l’ordure qu’était son père, qui était Muse pour lui. Quand à son passé de drogué, seulement une poignée de personnes n’était au courant. C’est pourquoi le retour de Muse, aussi douloureux et frustrant était-il, lui apportait aussi une partie de lui-même, celle précisément qu’il avait cherché à fuir durant deux ans. S’il avait décidé de fuir le problème et de ne pas se confronter à ce qu’ils avaient vécus ou à ses sentiments à son égard pour se donner bonne conscience en se disant que c’était pour le bien de la belle, qu’il devait avant tout la sauver comme lui l’avait été précédemment, il se rendait bien compte une fois encore de l’importance qu’elle avait à se yeux. C’est pourquoi la voir avec un connard pareil, une ordure qui n’hésiterait pas à se servir d’elle lui sortait par les yeux. Jaloux ? C’était bien mal connaitre Thayer que d’imaginer qu’il puisse admettre ne serait-ce qu’une seconde ressentir un tel sentiment. Non, il protégeait juste ce qui était sien. Oui, oui vous pouvez le dire, cela revenez à dire « Ouga ouga cette femme est mienne. ». Les hommes préhistoriques ont un certain charme, non ?

« On y va ? » Le message était clair, Thayer ne voulait pas rester une seconde de plus en présence de ce gros plouc. « Attends, attends ! » *Si elle pouvait enlever ce sourire Colgate de son visage, ça serait parfait*. « Tu sais, je te l’ai dit que j’avais croisé quelqu’un de très sympa en sortant des réunions… Et bien c’est Reaver ! » *Dites-moi que c’est une blague…* « Thayer, voici Reaver. Reaver voici mon colocataire Thayer, dont je t’ai déjà parlé également ! » *mon colocataire Thayer. Partenaire de baise aurait eu tellement plus de cachet…* « Je suis contente que vous vous rencontriez enfin ! » *T’es bien la seule !* « Thayer le sombre abruti qui ne voulait pas te pardonner de ton erreur d’être parti c’est bien ça ? » Premièrement, il venait de le traiter d’abruti et venant d’une raclure comme lui c’était des plus risibles. Deuxièmement, cette phrase sous-entendait qu’elle avait parlé de lui à ce naze et surtout de leur séparation. Cela pouvait laisser à penser qu’elle avait laissé échapper bien plus sur eux et ça, Thayer n’était pas prêt de l’accepter. S’amusait-il à parler de leur passé à la première venue juste parce qu’elle avait une poitrine généreuse et un sourire aguicheur ? Certainement pas. « Hey ! » Une jeune femme était arrivée à leur hauteur avec un timing des plus parfaits. Ne laissant pas le temps à Muse de réagir, le jeune homme abandonna sa première idée qui était de foutre son poing de la gueule de son interlocuteur pour une autre bien plus intéressante. Preste, il la prit par la taille et la fit basculer avant de l’embrasser avec passion devant les deux nouveaux amis. Son idée était simple, il comptait faire payer à la jolie blonde le fait d’avoir eu la langue un peu trop déliée avec une personne qui n’était digne d’aucune confiance. Se redressant aussitôt, il jeta un coup d’œil à Reaver et eut un sourire mauvais. Finalement, son premier plan n’était pas complètement à jeter. Son poing droit parti en flèche vers le visage de son adversaire, venant s’écraser en beauté sur son arcade sourcilière, le faisant tomber. Une chance pour Thayer, la force de son coup l’entraina et il tomba à son tour évitant de justesse une balle perdue. La détonation lui glaça le sang. Non loin d’eux, des hommes cagoulés avaient commencés à tirer des balles sans préavis sur toutes les personnes se trouvant dans le centre commercial. Restant à terre un moment, il remarqua que deux d’entre eux les avaient repérés, chacun visant une des demoiselles. Tous deux à égale distance, toutes deux aussi susceptible de mourir, face à lui une inconnue et l’une des femmes ayant le plus compté à ses yeux. Alors pourquoi ? Pourquoi se jeta-t-il sur Katherine, l’entourant de ses bras afin de la faire tomber au sol tout en protégeant sa tête afin qu’elle ne se blesse pas. Oui, pourquoi décida-t-il de sauver la vie de cette parfaite inconnue, risquant de perdre celle qu’il avait tant aimé ? La vie est faite de hasards et de décisions et celle qu’il venait de prendre risquait de changer sa vie à tout jamais.
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Jeu 19 Jan - 23:10

Quelques courses de dernières minutes. Voilà ce qu’étaient venus faire Muse et Thayer au centre commercial de Santa Monica. La jeune femme avait du mal à s’habituer à l’hiver californien, pour le simple et bonne raison qu’il n’existait pas. Entre la Suède et la New York, elle avait été habituée à la neige aux périodes des fêtes. Même lorsqu’elle avait quitté la Big Apple, pour parcourir le pays de long en large, elle s’était toujours arrangée, pour passer ses hivers au froid. N’allez pas croire qu’elle n’aimait pas la chaleur, mais elle avait besoin de toujours revenir aux univers glacés… Une sorte de retour aux sources en somme. Et puis, c’était simple, en hiver, il fallait de la neige. Le soleil radieux de Los Angeles et les températures, certes un peu fraîches, mais tout à fait clémentes, lui donnait l’impression d’un trop grand décalage. Pour elle, le mois de décembre rimait avec de gros pulls, l’envie de paresser sous la couette, boire un chocolat chaud… Pas bronzé sur un transat. Enfin, c’était L.A., c’était une nouvelle vie pour elle, et comme le reste, il fallait qu’elle s’y fasse. Et compte tenu de ce qu’elle avait traversé ces dernières années, la météo n’était qu’un point de détail. Thayer finit par lui dire qu’il avait une dernière course à faire, et elle décida de l’attendre devant la vitrine qu’elle était en train de contempler. Quelques instants plus tard, elle repérait une silhouette familière, celle de Reaver. Elle était contente de le croiser ici, que le hasard fasse si bien les choses ! Elle avait passé les deux dernières années dans une grande solitude, sans jamais s’attacher à personne, et elle commençait tout juste à se faire quelques amis ici… Reaver faisait partie de ces gens qu’elle appréciait, en qui elle pourrait avoir confiance à l’avenir, quelqu’un qui ferait partie de cette nouvelle vie qu’elle avait tant voulu. Elle lui adressa un large sourire en le voyant, avant de dire quoique ce soit. « Je vois que les miracles de noël existent vraiment. Comment vas-tu ma chère Muse ? » Son sourire s’agrandit un peu plus à sa remarque. « Je vais très bien, et toi ? » lui demanda-t-elle à son tour. Elle plaisanta ensuite en disant qu’à force de le croiser partout où elle allait, elle allait finir par penser qu’il la suivait. « Et oui que veux-tu je ne peux plus me passer de toi. On t’essaye, et on ne peut plus se passer de toi. Pratique, non ? » Elle plissa les yeux, tandis qu’un sourire amusé naissait aux coins de ses lèvres. « C’est tout moi ça, je suis pratique ! » répondit-elle laissant échapper un léger rire. Elle lui demanda ensuite s’il faisait des achats de dernières minutes. La question n’était pas fondamentale, mais c’était une façon comme une autre de poursuivre la conversation. « Si je te dis oui, tu veux bien te prêter au rôle du porteur, tu seras parfaite dans ce … » Elle allait lui répondre qu’il pouvait toujours rêver, lorsque la voix de Thayer se fit entendre, lui demandait s’ils pouvaient y aller. Elle était assez étonnée par son attitude, le bras qu’il mettait subitement autour de ses épaules, et son envie précipitée de mettre les voiles ! Non, elle voulait d’abord lui présenter Reaver, ça lui tenait à cœur, et puis elle avait déjà parlé de l’un à l’autre, et vice versa. « Thayer le sombre abruti qui ne voulait pas te pardonné de ton erreur d’être parti c’est bien ça ? » Quoi ?! Muse resta interdite pendant quelques instants. Jamais elle n’avait mentionné Thay’ dans ces termes… Et pourquoi Reaver parlait de lui ainsi ?! « Je n’ai jamais… » commença à protester Muse, avant de se retourner lorsqu’elle entendit une voix féminine qu’elle connaissait, celle de Katherine. « Hey ! » Muse n'eût même pas le temps de saluer son amie que Thayer collait ses lèvres aux siennes, sous le regard médusé de la blonde. Non mais quelle mouche l'avait piqué aujourd'hui?! Elle était furieuse... Il avait réussi à la rendre furieuse en un quart de seconde. Qu'est-ce qu'il cherchait à prouver en faisant ça?! Incontestablement il cherchait à l'atteindre puisqu'il savait très bien que Katherine était son amie, la seule qu'elle avait ici à vrai dire. Alors oui forcément, elle était furieuse, déçue, dégoûtée, et j'en passe! Et monsieur n'arrêta pas là sa petite démonstration ridicule puisqu'il mit son poing dans la figure de Reaver. « Mais qu’est-ce qui te prend ?! » s’exclama-t-elle, outrée. Le reste… Tout s’enchaîna à une vitesse folle. En collant une droite à Reaver, Thayer perdit l’équilibre, et évita une balle perdue. C’était de la folie, Muse ne réfléchissait même plus à ce qui se passait. Des hommes cagoulés étaient en train de tirer sur les passants. Elle eût à peine le temps de voir Thayer plonger sur Katherine qu’une douleur aigue lui transperça la cuisse, et qu’elle s’effondra sur le sol. Sonnée, elle porta sa main à sa jambe, et sentit un liquide chaud sur ses mains… Du sang. La douleur était tellement intense, qu’elle en avait la nausée. Elle ferma les yeux quelques instants sous l’effet des vertiges, entendant dans le lointain l’affolement et les cris des gens. « Qu’est-ce qui se passe ? » marmonna-t-elle, complètement dans les vapes. « Thay ? » Non, la présence qu'elle distinguait n'était pas celle du jeune homme.



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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Lun 13 Fév - 0:33

    INCONNUE - « Héy »

    Et voilà que quelqu'un gâche son plaisir à humilié Thayer. Non, pas quelqu'un: une fille. Et plus précisément, une femme, jeune femme qui était à son goût. Il aurait voulu pousser la provocation encore plus loin et pourquoi pas draguer Muse devant lui mais la demoiselle avait interrompu ses « projets » mais pas ceux de Thayer qui embrassa avec passion la jolie blonde. Silence. On tourne. La scène pourrait facilement faire penser à une adaptation cinématographique d'un navet pseudo romantique ou les deux héros au cœur insensible finissaient après de nombreux obstacles par se rendre compte de leur amour réciproque et acceptaient enfin de le vivre au grand jour et en toute honnêteté. Dans ce navet, cette scène ferait penser au moment où le héros après de nombreux échec pour faire éloigner son concurrent se fend en excuse et l’embrasse passionnément. Sans oublier de la faire basculer en arrière. Oui dans un film cette scène donnerait surement un truc dans le genre. Quelque chose de bien niais qui respirerait l'amour à des kilomètres. Mais on n’est pas dans un film et pourtant la suite se déroula de la même manière.

    Dépassé par les évènements, ou plutôt distrait par la scène hot que ce déroulé sous ses yeux, il avait laissé le temps à l'autre abruti de lui fabriquer un futur joli coquard. S'il se permettait de le frapper comme ça, c'était sans doute que monsieur était susceptible. Car Reaver est un animal tant majestueux que mystérieux qu’on ne peut se sentir menacer face à un tel homme. Que ce type chétif se lance dans une bataille contre lui, s'en était poilant, ouais, désolé. La force de son coup le mis à terre malheureusement pour lui personne n’amorti sa chute comparé à l’autre abruti qui lui tomba dessus.

    Et l’univers bascula, le jeu se perdit, une bonne fois pour toute, et le bruit, assourdissant, retentit. Tout s’écroulait, c’était la fin du monde, de son monde. Il n’eut le temps de rien faire, d’une seconde à l’autre, et il n’avait rien vu, rien pu calculer, il s’était laissé surprendre. Il y eut un silence, comparable au calme après l’effroyable tempête. Il y eut ses oreilles, bourdonnantes, le goût amer du sang dans sa bouche, puis, enfin, les hurlements. Ces cris parvenant en écho et frappant contre sa tête comme des plaintes lancinantes se heurtant aux murs décharnés. Et pourtant, tous ces cris de peur, d'angoisse, tous ces pleurs, tous ces gémissements aigus lui paraissaient trop loin. A la fois bien présent et se sentant ailleurs, dans un autre monde, dimension cauchemardesque dont il n'entrevoyait pas la fin, Reaver se sentait submergé par l'agitation ambiante et les silhouettes allant et venant. Posé contre le sol froid, inhalant la poussière comme un goût de sang âpre s'immisçait dans sa bouche dû au faite que Thayer voulait prouver sa virilité avec une charmante droite dans la pomme. Lui n’ayant jamais été un gros fan des combats en public devrait pourtant remercier de la droite qu’il lui décrocha qui leurs avaient sauvé la vie. Encore ces cris semblables à des sirènes venues le sauver, le tirer hors de ce gouffre dans lequel il était tombé. Lorsque tout comme Thayer, il remarqua que deux hommes cagoulés les avaient repérés, chacun visant une des demoiselles. En toute logique, il se sentait déjà poussé des ailes pour aller sauver la jolie demoiselle du « hey » puisqu’après avoir était spectateur du baiser langoureux qui s’était déroulé entre Muse & Thayer quelques minutes plus tôt, il n’avait aucun doute que le prince allait sauver la jolie princesse d’une mort certaine. Cependant, il voyait Thayer foncé sur Katherine et la protégé d’une façon héroïque alors que Reaver pour pouvoir sauver Muse avait le choix entre ce lever et je prendre une balle à sa place puisque le temps de réaction ce fit plus long chez Reaver –mais faut le comprendre, il avait un gros tas sur lui- ou opter pour la deuxième solution qui était de la faire tomber au sol en soulevant son pied puis balayer l’autre pour la faire tomber cependant avec ce mouvement, son pied gauche reste quelques millièmes de secondes en l’air le temps de se prendre une balle dans la cuisse. Avant de se plaquer contre elle fermant les yeux dans un souffle étouffé comme sa main vint se poser sur sa tête blonde. Ne vous méprenez pas c’était plus pour sa sécurité que pour autre chose …

    REAVER - « Non, beaucoup mieux que Thayer. »


Avant de se souvenir qu'il n'avait pas saluer la jolie inconnue face au événement qui s'était déroulé beaucoup trop vite : le baiser, la droite, la fusillade. Cerveau ivre de coups ou pas, il se souvenait de ça. Il eut la stupide idée de lui faire coucou de la main, un sourire complètement con assorti, puis secoua sa caboche légèrement abimée.
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MessageSujet: Re: il suffit parfois de quelques heures pour créer un lien indestructible ou pour en briser un à jamais   Mar 21 Fév - 4:30

Comme chaque 31 décembre de chaque année, la jeune femme se rendait au centre commercial pour ses achats de dernière minute histoire d'assurer à ses convives un dîner d'exception. En parfaite future épouse du brillant Lowell, elle se devait d'assurer même si elle était lassée de cette vie quelque peu mondaine, de ces soirées à refaire le monde à n'en plus finir qui l'ennuyait plus qu'autre chose. Parfois, durant ces abominables soirées, son esprit dérivait et partait loin. Très loin. Alors oui, on la trouvait absente, peu bavarde mais elle se fichait bien de l'opinion des amis de Lowell.

Quoiqu'il en soit la jeune femme pénétrait dans l'immense bâtiment, devant rejoindre son homme mais se laissant un bon quart d'heure pour traîner et faire les boutiques, lui qui détestait ça. Elle aperçut alors son amie, Muse, qui était aussi sa vendeuse dans la boutique qu'elle tenait. Toujours heureuse de la voir, la blonde avait le chic pour lui donner le sourire et là, elle avait bien besoin d'une dose de Muse pour se préparer à la soirée à venir. Elle se dirigea donc souriante et avenante vers la blondinette qui se trouvait en compagnie de deux hommes et salua le petit groupe, souriant à son amie. La suite ? Elle ne s'en rappelait que très peu car tout était allé très vite. Celui qu'elle présumait être Thayer l'enlaça soudain avant de la faire basculer et de l'embrasser avec passion comme s'ils venaient de se retrouver après de longs mois d'absence. La jeune femme abasourdie ne réagit même pas, sous le choc de ce baiser soudain et complètement inattendu. Ce n'était pas elle qu'il devait embrasser, mais Muse. Muse ! La brune eut une pensée soudaine pour son amie et se redressa, repoussant le jeune homme et lui lançant un regard furieux, et gronda : " Non mais vous vous prenez pour qui ? Je crois que vous vous trompez de personne." Elle se tourna alors vers son amie prête à se justifier et à lui jurer que jamais elle n'avait vu Thayer auparavant, après tout la situation pouvait être quelque peu compliquée mais soudain un bruit de coup la fit sursauter. Le poing de Thayer s'écrasait sur le visage - plutôt charmant - de l'autre jeune homme qui n'avait pas encore prononcé un mot. Katherine ne comprenait plus rien et elle allait demander ce qui se passait mais se tut car le bruit d'une déflagration se fit entendre. Elle se figea, brusquement paralysée par la peur, et elle se retrouva soudain à terre, mise au sol par Thayer qui s'était jeté sur elle pour la sauver. Elle eut le temps de voir son amie plaquée par l'autre jeune homme, et ce dernier lui fit alors un petit coucou de la main, un sourire sur le visage. Katherine avait l'impression de se retrouver en plein cauchemar. Elle avait vu du sang sur la jambe de son amie, elle avait du être touchée par une balle perdue. Elle pensa soudain à Lowell, qui devait sûrement se trouver par là et espéra qu'il n'ait rien. Elle réussit à tourner son visage vers son sauver et murmura : " Merci, mais ..." Sa voix se brisa, et elle se tut, mais il avait sûrement compris : pourquoi elle, et pas Muse ? Il n'était pas censé la sauver elle, tout comme il n'était pas censé l'embrasser. A quoi jouait-il ? Que lui était-il passé par la tête. La jeune femme lui était cependant reconnaissante d'avoir risqué sa vie pour elle, simple inconnue qui était rentrée dans sa vie il y a moins de cinq minutes. Elle était aussi reconnaissante au jeune homme d'avoir sauvé Muse alors elle se tourna de nouveau vers lui et lui fit un petit sourire et laissa ses lèvres articuler un "Merci pour elle".
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