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 GABRIEL || Hold on to your misery

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MessageSujet: GABRIEL || Hold on to your misery   Lun 2 Jan - 22:34


J'étais sur ma chaise, les mains jointes, les mains collantes par l'angoisse des résultats. Tout me bouleversait autour de moi; les visages des autres personnes présentes aussi angoissées que moi, les affiches si inquiétantes au-dessus de notre tête : «  Vivre bien avec le VIH. », les visages si austères des infirmières qui donnaient l'impression de déjà savoir ce que les médecins allaient nous annoncer. Puis, on appelait mon nom et tout les regards se tournaient vers moi, comme un gladiateur qu'on pensait ne savoir voir revenir. La pièce était minuscule et je me retrouvais seul à attendre qu'un médecin me rejoigne. Je me donnais du courage en tripotant le téléphone de Gabriel qu'il avait oublié chez moi, ou plutôt que j'avais forcé à oublier chez moi en le jetant dehors. Je souriais malgré les événements car j'avais bien l'attention d'aller le voir après ce moment sombre. Je voulais lui expliquer à nouveau. J'étais arrêté dans l'idée que notre histoire pouvait pas se finir ainsi. Nous avions vécus déjà tellement de choses, cela ne pouvait s'arrêter là. Je l'aimais et je devais lui dire ce qui s'était passé avec Liam. J'en avais le courage à présent, comme j'avais eu le courage de faire ce dépistage. «  Alors, monsieur Greggson, vous ne vous êtes pas protégé ? C'est un peu inconscient à notre époque. », me lança un médecin que je connaissais ni d'eve, ni d'adam. «  J'ai vos résultats dans cette enveloppe. On va les découvrir ensemble. Si vous êtes séropositifs, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous même, hein ? » Ouais ! J'ai adoré me faire violer, paure connard, pensais-je pour moi même. Qu'est-ce qu'il essayait de me faire ? De me faire peur ? J'étais terrifié et je n'avais pas besoin de lui. Je pensais pas que Liam était malade...mais il avait...en moi et sans préservatif. C'était important que je fasse ce dépistage.

Le médecin commença à ouvrir l'enveloppe quand le téléphone de Gabriel entre mes mains s'illumina. Je ne souhaitais pas être curieux. Je ne pensais même pas regarder. Ce fut instinctif, ma tête se baissant car attiré par la lumière. Là, en grand, un message me fit déglutir et louper un battement. C'était pas l'annonce des résultats, c'était pire.

Citation :
«  Salut, Gabriel, Je sais que je te vois dans quelques minutes, mais je voulais te remercier pour la nuit formidable que nous avons passés ensemble. Tout a été merveilleux. Tu as été merveilleux. Tu m'as fait faire des choses que je ne fais jamais dés la première fois. J'ai adoré...J'espère que tu viendras chez moi ce soir pour recommencer à nouveau ? »

Signé Sven. J'entendais le bruit du papier à côté. Mon cerveau avait fait remonter l'information que le médecin devait avoir maintenant mes résultats devant les yeux. Ma délivrance, peut-être ? Toutefois, je n'arrivais pas à me détacher de ce sms. J'étais profondément en colère. J'étais profondément triste. Il m'avait trompé ? Moi ? Alors, qu'il n'arrivait toujours pas à me toucher. C'était une blague ? Je me levais avec fureur. J'arrachais la lettre des mains de mon voisin et je l'enfonçais dans ma poche, sans même la regarder. Je pensais laisser passer cela. J'étais quelqu'un gentil, mais là, quelqu'un allait subir ma colère. Je roulais en trombe jusqu'aux abattoirs. J'y faisais mon entrée comme un ouragan. Je ne pleurais pas, mon visage était gangrené par la colère. Je marchais jusqu'à Sven qui me tournait encore le dos et je le sifflais. Ce fut avec une satisfaction au bord des lèvres que je lui envoya mon poing dans la figure. ZBAM ! Je refoulais la douleur du coup car je jubilais de voir à terre celui qui avait prit ce que je n'avais jamais pu avoir. Qu'est ce qu'il avait plus que moi ? Qu'est ce qu'il a offert à Gabriel que je ne lui ai pas offert ? «  Mais, ça va pas la tête, toi ! », vociféra t-il en se tenant la mâchoire. Je regardais Sven avec dégout. « Toi, la pute ta gueule et tu bouges pas, sinon je t'éclate les couilles ! » , menaçais-je en levant la jambe. Je me reconnais pas. C'était un autre moi. Un Dexter épuisé, détruit et en ruine. Mais, c'est pas lui que je voulais punir.

Je me tournais vers Gabriel avec cette rage intacte et je lui apportais son téléphone pour lui mettre sous le nez. « Tiens, tu as oublié ça... » Sans violence, je lui rendais son téléphone. Je voulais qu'il le voit ce message. Je voulais qu'il soit face à ce qu'il venait de détruire. Notre couple. « C'était bon au moins ? » , demandais-je avec l'ironie et la colère dans les trémolos de ma voix. « Non, je voulais savoir si ta première fois avec un homme valait le coup ? Vu, qu'avec moi cela coinçait. » Les mains libres je me jetais sur son établie pour tout jeter au sol dans une crise de rage qui semblait jamais se terminer. « Tu es vraiment un beau salaud, tu le sais ça ? Je pensais venir te voir ce soir. Je voulais qu'on traverse cette crise ensemble. Je t'aimais tellement que je me disais que c'était pas possible que cela se termine comme ça. Oui, j'ai couché avec Liam, mais j'y ai pris aucun plaisir. Je voulais t'expliquer tellement de choses que j'ai pas su te dire. Mais, toi... Tu t'envoie en l'air... » Je décrochais la gourmette accroché à mon poignet et je lui jetais à la figure. Je pleurais toujours pas. J'étais au delà de tout ça. J'étais dans un monde dévasté où les terres étaient asséchés. Il n'y avait plus d'eau. J'étais sec de l'intérieur. « Tiens...Tu ne signifies plus rien pour moi. Si tu voulais me blesser en retour, bravo tu as gagné. Tu peux baiser à présent toutes les putes que tu veux. Tu peux aller foutre ta queue dans tout les troues moisies du coin. Tu entendras plus parler de moi. M'appelles-plus. Ne m'adresses plus jamais la parole. » J'aurais dû m'arrêter là. J'aurais dû tourner les talons et m'en aller. Mais, je voulais le blesser, peut-être la seule chose que j'aurais à regretter dans mes paroles, car elle n'avait aucun fondement, juste de la rage et de la méchanceté. « Liam avait vraiment raison sur ton compte...Tu es vraiment qu'un enculeur de truie sans couilles et tu le prouves avec brio ! » Je tournais la tête et je m'en allais. Je quittais cet endroit pour finir par tomber dans ma voiture. Je me détestais. Je voulais mourir. Tout était vraiment fini avec Gabriel ? J'étais tout seul ? Tout seul avec ce que m'avait fait Liam ? Tout seul avec cette lettre dans ma poche ? Je voulais pas l'ouvrir. Je voulais rouler à présent. Je voulais rouler loin jusqu'à n'avoir plus d'essence, rouler pour ne plus penser à rien, rouler pour peut-être avoir la chance de finir dans un ravin...que ce cauchemar se termine enfin...
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Mar 3 Jan - 21:43

Hier soir dans les environs de 23h00.
Je fixais le plafond, alors que je sentais la respiration de Sven s'écraser sur mon cou tandis qu'il caressait mon torse du bout des doigts. J'enlaçais sans le vouloir, Sven, car en réalité, j'allais chercher de mon autre main cette gourmette à mon poignet gauche. Qu'est-ce que je venais de faire ? Tout mon corps se raidissait. Qu'est-ce que je viens de faire ? pensais-je en me détachant petit à petit de Sven. « Que se passe-t-il ? Tu ne passes pas la nuit ici ? » Je n'avais jamais autant vu Sven sourire. Il semblait si heureux en étant à mes côtés, comment pourrais-je lui dire que cette histoire ne représentait rien à mes yeux, si ce n'est qu'un échec et un moment de faiblesse de ma part ? Comment pourrais-je anéantir tout espoir à ce Sven, qui à présent, me semblait aussi fragile que moi ? Je quittais le lit et enfilais mon boxer. « C'était... Bien, mais je dois rentrer chez moi... Je n'arrive pas à dormir, lorsque je ne suis pas chez moi... » Je mentais, mais je savais que Sven gobait toujours tout. Je m'habillais le plus rapidement possible, voulant à tout prix quitter cet endroit. Alors que je m'apprêtais à sortir, Sven, me rejoignit habillé d'un simple pantalon. Il déposa sur mes lèvres un petit baiser, qui pour lui signifiait de grandes et jolies choses, mais qui pour moi, représentait ma plus grande erreur. Je sortis, sans un mot. Dexter. Mon esprit me ramenait toujours à lui.


Hier soir dans les environs de 23h30.
Liam. Il allait regretter de m'avoir voler Dexter. De la tendresse avec Sven, je passais à présent à la plus grande rage. Je poussais la porte, mais celle-ci ne s'ouvrit pas. Il n'était pas là... J'entrais alors par effraction chez lui, passant par une fenêtre non-fermée. Et en plus c'était un agent du F.B.I de merde. Je visitais les lieux. Le bordel régnait dans cette maison. L'odeur de renfermé aussi. Tout me dégoûtait dans cet endroit. Qu'est-ce que je faisais ici ? Je l'attendais tout en regardant tous les objets des pièces différentes. Au bout d'un bon quart heure, je m'attardais sur un DVD avec Dexter écrit dessus. Dexter et Liam avaient-ils été si heureux pour faire un petit film de leur quotidien, ensemble ? Ou bien alors de simples photos que Liam visionnait dans la plus grande tristesse ? Je ne pouvais pas rester ici. S'il rentrait, qu'est-ce que je ferais ? Je quittais rapidement les lieux, et me rendis chez moi, le DVD serrer contre moi. A peine fus-je arrivé chez moi, que je lançais le DVD, ne serait-ce que pour voir à quoi se tenait l'histoire d'amour qu'avait eu Dexter pour Liam. Je me rendis dans la cuisine pour me préparer un café, mais des bruits étranges sortaient de ma télévision. J’abandonnais tous dans la cuisine, marchant lentement dans mon salon, une boule au ventre. Je portais mon regard vers l'écran et découvris avec horreur la scène qui se déroulait face à moi. Il y avait une date. La date d'avant hier, ce fameux jours où Dexter prenait son pied avec Liam, d'après ce qu'il m'avait dit. Je fermais les yeux en voyant Liam sur Dexter en train de se débattre, alors que ses membres étaient ligotés. Je ne voulais plus les ouvrir, la scène était trop affreuse. Et lorsque j'entendis Dexter hurler, je me précipita vers ma télévision, et l'éteignit par le gros bouton. Je restais assis au sol, le regard plongé dans le vide. Tout commençait à se mettre en place, dans ma tête. Ce que j'avais dit à Dexter tout à l'heure revint, et ce que j'avais fait avec Sven aussi... Je me redressa à toute vitesse pour me rendre dans la salle de bain. Accroupit face au w.c, je vomissais toute cette honte que j'avais en moi, toute cette culpabilité, toute cette rage. J'avais maltraité Dexter de tous les noms, je venais même de l'avoir trompé, et ce pour un crime qu'il n'avait pas commis. Il s'était fait violé, et je l'avais maltraité comme une vulgaire putain. Je chialais devant les chiottes, je me demandais si j'allais réussir un jour à effacer toute cette douleur. Celle d'avoir considéré mon petit ami pour un moins que rien, comme l'avait fait Liam en le violant...


Maintenant...
En arrivant à l'abattoir, je le découvris avec un sourire aux lèvres, encore une fois posté sur la tombe de mon père. « Tu as reçu mon message ? » me demanda-t-il en accompagnant ses paroles d'un clin d’œil. Non, j'ai passé ma nuit à chialer car j'ai perdu tout ce qui comptait pour moi, crétin ! pensais-je en me tenant à l'écart. Sven s'approcha immédiatement de moi, pour m'enlacer, pour m'embrasser. Mais je le repoussais, le visage baissé. « Écoute, Sven... Ce... C'était une erreur... » tentais-je d'articuler en me reculant. « Qu'est-ce que tu as dit ? » demanda Sven, le regard brillant. Ah non, il n'allait pas me faire ça ? Il n'allait pas me pleurer dans les bras ? Sven était un type bien, et savoir que je lui avais fait du mal, à lui aussi, en le faisant espérer, faisait de moi le pire salaud du monde. « Tu as très bien entendu, Sven. J'étais particulièrement tourmenté et vulnérable à ce moment-là... Je me suis disputé avec mon petit ami, car oui, Sven, je suis en couple. Oui, Sven, je sais que je t'ai dit le contraire, mais... Bref, j'ai trompé celui que j'aime et cela ne me ressemble pas. Je m'en veux... » dis-je en me rendant à l'intérieur, alors que Sven me suivait les mains en poche. « Peu importe ce que tu me dis, Gabriel, je sais ce que tu m'as fait hier soir, et je ne l'oublierais jamais... J'ai aimé ça, et je sais que tu as aimé cela... » Je ne voulais pas vraiment me prendre la tête avec lui. Peut-être que je lui avais donné l'impression d'aimer cela, car j'avais pratiquement fait que penser à Dexter ? C'était Dexter et Dexter, uniquement que j'aimais, et je me dégoûtais de l'avoir trompé...


Je me retournais en entendant un sifflement. Et sans que je ne m'y attende, Sven se retrouva au sol. «  Mais, ça va pas la tête, toi ! » Je portais mon regard, désorienté, sur Dexter. « Toi, la pute ta gueule et tu bouges pas, sinon je t'éclate les couilles ! » Les mâchoires de celui que j'aimais étaient contractées. Son regard était noir, et je voyais bien en lui toute cette colère. Pourquoi s'en prenait-il ainsi à Sven ? Lorsque Dexter se retourna vers moi avec cette même rage, je déglutis. « Tiens, tu as oublié ça... » Je restais sur mes gardes, lorsqu'il s'approcha. Je lu le message. Une chose était bien dans cette histoire... Je n'aurais pas besoin de lui dire. Dexter était déjà au courant. « C'était bon au moins ? » « Dex... » Il ne me laissa pas le temps de finir et il reprit. « Non, je voulais savoir si ta première fois avec un homme valait le coup ? Vu, qu'avec moi cela coinçait. » Je me fis tout petit. Comment osait-il mettre ça sur la table, et ce, devant Sven. Comment osait-il me ridiculiser de la sorte ? Je ne savais pas quoi dire. De toute façon, j'étais bien trop honteux pour dire quoique ce soit. Il aurait pu me giflé, me battre, je pense que je n'aurais même pas cherché à me défendre. J'aurais mérité ce châtiment. Je regardais Dexter exploser sa rage sur cet établie. Je priais pour qu'il le fasse sur moi, qu'il s'en prenne en moi. Mais Dexter était quelqu'un de bon, de bien et ce même lorsqu'il était énervé. Bien que je ne l'avais encore jamais vu dans cet état. Et il m'effrayait. Énormément.

« Tu es vraiment un beau salaud, tu le sais ça ? Je pensais venir te voir ce soir. Je voulais qu'on traverse cette crise ensemble. Je t'aimais tellement que je me disais que c'était pas possible que cela se termine comme ça. Oui, j'ai couché avec Liam, mais j'y ai pris aucun plaisir. Je voulais t'expliquer tellement de choses que j'ai pas su te dire. Mais, toi... Tu t'envoie en l'air... » Je baissais la tête comme un clebs qu'on grondait pour avoir fait une bêtise. Si seulement il savait comme je m'en voulais, comme je me dégoûtais. Au point que j'avais chialé et gerbé toute la nuit, m'irritant la gorge. Ce qui m'effrayait sans doute le plus était de ne voir que la rage, aucunes larmes. J'avais affaire à un autre homme et j'étais terrorisé. Je ne bougeais plus. Le petit choc que je reçu au visage m'obligea d'une certaine manière à redescendre sur Terre. Je posais mon regard sur cette chose qui était tombée au sol. Sa gourmette... Ma gorge se resserra. « Dexter... Ce n'est... » Il ne me laissa pas en placer plus. « Tiens...Tu ne signifies plus rien pour moi. Si tu voulais me blesser en retour, bravo tu as gagné. Tu peux baiser à présent toutes les putes que tu veux. Tu peux aller foutre ta queue dans tout les troues moisies du coin. Tu entendras plus parler de moi. M'appelles-plus. Ne m'adresses plus jamais la parole. » Ce fut sans doute le coup de grâce. « Tu peux pas dire ça, Dexter... » Je pleurais tellement que j'avais difficile respirer. Et c'est dans cet état-là que je m'abaissa pour reprendre la gourmette, alors que mon corps entier tremblait. Je ne pris même pas attention à Sven qui observait la scène, en silence. Je me contentais de me relever, la gourmette serrée dans la main. Cette gourmette qui représentait notre amour. Cet amour que Dexter refusait à présent.

« Liam avait vraiment raison sur ton compte...Tu es vraiment qu'un enculeur de truie sans couilles et tu le prouves avec brio ! » Dexter me laissa là, avec cette phrase. Comment pouvait-il encore mentionner son prénom à lui, après ce qu'il lui avait fait subir ? Après ce que j'avais pu voir ? Comment osait-il prendre partit pour lui ? Cette phrase, m'acheva sans doute. Car je vacillais, et c'est Sven qui me rattrapa. Je pleurais toujours autant, était-ce fini ? Dexter me détestait-il ? « Il est parti... » murmura Sven, en me serrant dans ses bras et en m'obligeant à rester contre lui. « Par ta faute ! » vociférais-je en le repoussant. Je courrais vers la sortie, espérant qu'il n'était pas parti. J'avais peur du pire, surtout dans l'état où il était. Un soulagement, mais une angoisse m'atteignirent lorsque je découvris la voiture de Dexter. Je courrais vers celle-ci et entra à l'intérieur. Par chance, il ne s'était pas renfermé. De nombreuses larmes coulaient encore sur mon visage, et je serrais toujours autant la gourmette de celui que j'aimais plus que tout. « Je sais tout. Hier. Oui, j'ai couché avec Sven, mais je n'ai fait que penser à toi ! Je ne te demande pas de me pardonner ça, mais de me pardonner de ne pas avoir comprit. De me pardonner d'avoir cru que tu étais un fils de pute comme moi, j'ai cru... Que. Toi et Liam... » Je pleurais, et ma voix était saccadée. « Dexter... Je suis tellement désolé, d'avoir cru que tu serais capable de me tromper. Tu as raison. Je suis un salaud. Je suis le pire fils de pute du monde. J'ai voulu faire cela pour te faire du mal, et cela fait de moi l'être le plus monstrueux qui puisse exister, mais je t'en prie... Crois-moi... Jamais je ne l'aurais fait si je n'avais pas cru que tu m'avais trompé avec Liam. J'étais tellement énervé et borné que je n'ai pas réfléchi... » dis-je en posant ma main sur celle de Dexter. Peut-être allait-il me rejeter, mais j'avais besoin de sentir sa peau contre la mienne, quelque soit le risque. « J'ai été chez Liam, hier. Je voulais me rendre chez lui, lui casser la gueule, mais dans l'état où je me trouvais, je l'aurais tué... J'ai trouvé un DVD. Je l'ai pris et je suis parti... Liam a filmé ton viol, et c'est la plus grosse erreur qu'il a commis, car avec ou sans toi, il me le payera ! » J'avais cessé de pleurer, car s'était ma rage pour Liam qui remontait en moi. Il avait touché à mon chéri, à mon bébé, et il allait savoir ce que signifiait s'attaquer à un Gates... Je séchais mes larmes et je me concentrais sur le visage de Dexter. « Je t'ai dit ce que j'avais à dire... Maintenant... Je vais respecter ce que tu veux. Je ne t’appellerai plus et je ne t'adresserai plus jamais la parole... Tu ne me verras plus... Mais avant ça, je veux que tu saches une chose... » Je déposais un petit baiser sur sa joue et ouvris la portière de la voiture pour en sortir. « Je t'aime... » Je claquais la portière et m'éloigna de la voiture, les larmes à nouveau aux yeux. Ce que je faisais ? J'allais vivre. J'allais vivre uniquement pour le venger, et une fois que ce sera chose faite, j'affronterais la mort, car vivre sans Dexter, m'était tout simplement impossible, et impensable...
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Ven 6 Jan - 16:48

Mon visage s'éclaira. Mon visage s'éclaira quand ma portière s'ouvrit. Je pensais pourtant que tout était terminé entre nous. J'avais déjà fait le cruel bilan d'une relation qui n'avait été que chaotique depuis ses débuts. Rien n'avait été facile, tout avait douleur et peine depuis que j'avais décidé de faire part au grand jour de mes sentiments pour Gabriel. Je ne regrettais pourtant rien et si cela avait été à refaire, je le referais un milliard de fois, car je l'aimais vraiment et c'est pour cela que ça me tuait. Cela me tuait qu'il est couché avec Sven, qu'il est couché avec un homme. Il aurait pu le faire avec n'importe quelle pouffe du coin, je lui aurais pardonné, mais là, Sven m'avait tout volé, il m'a volé la vraie première fois de celui que j'aimais, une première fois qui aurait dû être avec moi et personne d'autre. Et, malgré tout...Mes larmes que je n'arrivais plus à éponger avec ma manche, ce sentiment de tristesse extrême, je ne pouvais que être content qu'il soit là. Je tournais la tête et je pouvais voir qu'il était dans le même état que moi. Est-ce qu'il regrettait ce qu'il avait fait ou il avait quelque chose d'autre ?

« Je sais tout. Hier. Oui, j'ai couché avec Sven, mais je n'ai fait que penser à toi ! Je ne te demande pas de me pardonner ça, mais de me pardonner de ne pas avoir comprit. De me pardonner d'avoir cru que tu étais un fils de pute comme moi, j'ai cru... Que. Toi et Liam... » J'essayais une nouvelle fois de passer ma manche humide sur mon visage alors que je sanglotais comme un gamin. Tout mon corps frissonna car qu'est ce qu'il avait comprit ? Je restais pendu à ses lèvres, mais mon cerveau allait déjà plus loin. Mon cerveau se demandait s'il savait ? Mais, comment il aurait pu savoir ? « Dexter... Je suis tellement désolé, d'avoir cru que tu serais capable de me tromper. Tu as raison. Je suis un salaud. Je suis le pire fils de pute du monde. J'ai voulu faire cela pour te faire du mal, et cela fait de moi l'être le plus monstrueux qui puisse exister, mais je t'en prie... Crois-moi... Jamais je ne l'aurais fait si je n'avais pas cru que tu m'avais trompé avec Liam. J'étais tellement énervé et borné que je n'ai pas réfléchi... » Je regardais la main qui venait de se poser sur la mienne. C'était si bon de sentir sa chaleur. J'arrêtais de pleurer et j'avais envi de le prendre dans mes bras. Je ne pouvais encore lui pardonner ce qu'il avait fait, mais j'avais besoin de lui, j'avais besoin de ses bras. Je me moquais de qui avait tord et qui avait raison, mon esprit était un champ de bataille et j'avais besoin d'une trêve pour retrouver un repos. Un repos que je crevais de trouver.

« J'ai été chez Liam, hier. Je voulais me rendre chez lui, lui casser la gueule, mais dans l'état où je me trouvais, je l'aurais tué... J'ai trouvé un DVD. Je l'ai pris et je suis parti... Liam a filmé ton viol, et c'est la plus grosse erreur qu'il a commis, car avec ou sans toi, il me le payera ! » Je ne bougeais plus. J'étais en état de choc, tout mon corps l'était. Mon cœur perdait sa force à chaque nouveau battement, comme si je perdais ma force vitale, comme si on me l'enlevait. Il savait...Je retirais ma main de la sienne. Je fuyais son regard car j'étais encore dans le déni. Je voulais qu'il le sache, mais comme cela...Il l'avait vu. Il l'avait vu me faire ces choses. Je sentais ma poitrine se resserrait. J'avais envi de vomir. « Tu n'as pas à faire ça...Après tout, nous sommes plus ensembles. C'est pas toi qu'il a violé. Et, cela change quoi ? Tu as quand même couché avec Sven. Sauf, si lui aussi il t'a violé ? » J'étais plus froid que le cuir de mes sièges. J'étais même d'une cruelle ironie. Ma voix l'était, mais mon regard était absent, j'étais pas là au final, car je ne pouvais accepter ce que je lui reprochais. Cependant, j'étais trop blessé pour l'admettre, trop blessé pour accepter qu'il a passé son premier orgasme dans les bras d'un autre. Ce n'était pas sexuel, c'était un tout...J'avais perdu un tout !

« Je t'ai dit ce que j'avais à dire... Maintenant... Je vais respecté ce que tu veux. Je ne t’appellerais plus et je ne t'adresserais plus jamais la parole... Tu ne me verras plus... Mais avant ça, je veux que tu saches une chose... » Je caressais ma joue. Je caressais à l'endroit où il m'avait embrassé, la tête toujours fixe sur mon volant. J'osais pas le regarder. Il n'avait pas le droit de faire ça. J'étais en colère après lui. J'étais honteux à cause de lui. « Je t'aime... » La salaud ! Le salaud ! Je recommençais à pleurer comme un enfant en le voyant refermer ma portière. Je lui hurlais dans un cri de désespoir. « C'est cela...Casse toi...Va baiser ton Sven ! » Je le laissais s'éloigner. Ce n'était pas la meilleure chose à faire ? Je portais ma main tremblante sur les clés pour allumer le moteur. Je voulais le démarrer mais j'y arrivais pas. Je me mordis avec fièvre la lèvre inférieure et je sautais hors du véhicule pour courir après Gabriel. J'arrivais hors d'haleine par derrière et je l'enserrais de mes bras. Je restais quelques secondes ainsi, attendant que mon cœur se calme, le serrant de plus en plus fort.

« Ne me quittes pas, s'il te plaît... », sanglotais-je, mes larmes perlant à présent sur sa nuque. Je reniflais et je laissais retomber mon front mouillé sur son épaule. Je voulais lui dire tellement de choses. Je l'aimais, mais je le détestais aussi pour ce qu'il avait fait. J'étais perdu, mais je savais que je voulais pas le voir disparaître de ma vie. «  Je ne sait pas si je pourrais te pardonner pour ce que tu as fais...Mais, je t'aime. J'ai besoin de toi. Sinon je pense que je vais faire une grosse connerie. Je veux pas être seul ce soir...s'il te plaît...Je veux pas m'endormir sans toi... » Mes bras relâchaient leurs emprises et je le forçais à se tourner pour me faire face. Je m'approchais de son visage, sans pourtant l'embrasser. Je le voulais mais je ne le pouvais pas. Ses lèvres avaient touchés celles d'un autre, même ses lèvres avaient touchés le corps d'un autre. Je restais ainsi le souffle haletant, lèvres frôlant les siennes. Ma main qui remontait pour se perdre dans ses cheveux. «  Laisse-moi, venir chez toi...J'ai peur...J'ai peur que Liam revienne à nouveau...Tu es le seul à pouvoir m'aider. Serre moi ! Serre moi fort et me lâche pas ! », soufflais-je à travers sa bouche. J'attrapais ses mains et je les posais sur mes hanches. Je voulais sa chaleur. Je voulais qu'il me couvre de son odeur,  je voulais qu'il fasse disparaître celle de Liam. Je le voulais lui et personne d'autre...
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Ven 6 Jan - 22:45

Comme je m'y attendais, Dexter retira sa main. Et il fuyait complètement mon regard. Était-ce moi qui le dégoûtait pour ce que j'avais osé faire avec mon collègue ? Ou était-ce cette sensation d'impureté, de saleté qui vous tiraille de l'intérieur après un viol ? J'étais effrayé. Je ne voulais pas que Dexter garde une mauvaise image de moi, je voulais qu'il se souvienne de moi comme le blond amoureux qui en quelques semaines s'est affirmé être bisexuel. Je voulais qu'il se souvienne de chaque baisers, de chaque mots gentils que j'ai pu lui susurrer au creux de l'oreille pour qu'il trouve le sommeil. Je voulais qu'il se souvienne du temps que j'ai consacré à lui faire des massages pour le détendre le plus possible. J'en avais fait des choses sympa avec lui, et je ne voulais pas admettre que tout ceci soit terminé. « Tu n'as pas à faire ça...Après tout, nous sommes plus ensembles. C'est pas toi qu'il a violé. Et, cela change quoi ? Tu as quand même couché avec Sven. Sauf, si lui aussi il t'a violé ? » Le ton qu'il employa me glaça le sang. Je le fixais, sans réellement comprendre. Je ne pouvais pas comprendre de toute façon. Je n'avais jamais subi d'agressions sexuelles. Mon père était ce qu'il était, mais jamais il ne m'avait fait des attouchements, il se contentait de ma mère, pour cela. Mais j'avais suffisamment lu et regardé des émissions psychologiques, "documentaires" pour comprendre les différents stades qui suivent le viol.

Après tout, nous sommes plus ensembles. La phrase de Dexter me revint encore et encore en tête. Était-ce vraiment fini dans sa tête ? Avait-il rayé mon nom de sa liste ? M'avait-il reprit la clef de son cœur ? Ça ne pouvait pas être fini. Je l'aimais... Je regardais en face de moi quelques instants, priant pour que je me réveille. Mais comment se réveiller de la réalité ? Tout était fini entre lui et moi... d'après lui, uniquement. Car dans ma tête, rien n'était encore terminé. Au contraire, tout commençait. Une dispute suite à une histoire d'infidélité... J'aimais tellement Dexter que j'étais près à accepter qu'il aille voir un autre homme le temps d'une nuit. Qu'il s'y défoule, comme je l'avais fait avec mon collègue. Et je n'aurais pas d'autre choix que de fermer ma gueule, d'accepter, de pardonner, et de ne pas le lui reprocher cette histoire d'un soir. J'étais même près à faire n'importe quoi pour garder Dexter auprès de moi. Dans l'état où je suis en ce moment, Dexter aurait pu me battre, ou me rabaisser encore plus, j'aurais été capable de lui pardonner. Et de toute façon, je l'avais déjà fait. Toutes les paroles qu'il m'avait dit devant Sven, certes m'avaient fait mal et me démolissait encore l'esprit, mais je le pardonnais. Je le pardonnais de m'avoir rabaissé de la sorte, de m'avoir ridiculiser et ce devant mon collègue de travail.

« C'est cela...Casse toi...Va baiser ton Sven ! » Dexter répondait à mes questions. C'était fini... Je marchais d'un pas lent, les yeux remplis de larmes. Je ne voulais plus rien d'intime avec Sven, bien que je n'aie jamais vraiment voulu avoir quoique ce soit d'intime avec lui, mais je l'avais fait et mon erreur était irréparable. Cependant, j'allais devoir aller lui parler. Pour lui présenter un minimum d'excuses car je lui reprochais mes conneries, alors qu'il n'avait rien demandé, lui qui m'aimait depuis un moment d'après ce qu'il m'avait dit. C'était moi qui m'était rendu chez lui, c'était moi qui lui avait dit que j'étais libre. C'était moi qui lui avait fait passer un message. Et c'était moi qui avait posé une main sur sa cuisse... J'avais utilisé Sven pour parvenir à mes fins et étrangement je n'arrivais pas vraiment à l'accepter... Je me passais une main dans les cheveux, marchant au milieu de la route. Peut-être que finalement j'attendais qu'une voiture me percute, peut-être que je voulais m'éteindre aujourd'hui. Et ce sentiment augmentait au fur et à mesure de mes pas. Pourquoi Dexter ne venait-il pas me rejoindre ? J'osais espéré que tout n'était pas encore fini, peut-être n'étais-je qu'un abrutit d'y croire ?

J'entendis le souffle de Dexter se rapprocher. Sur le moment, je me suis dit qu'il s'agissait sans doute de mon imagination qui commençait déjà a me jouer des tours, mais lorsque je sentis que Dexter se collait à moi, je ne pu m'empêcher de laisser couler quelques larmes. Il était revenu... « Ne me quittes pas, s'il te plaît... » Je posais ma main sur la sienne qui se trouvait sur mon ventre. « Ça ne risque pas, Dexter... Pas sans que tu ne le veuilles... » Je lui avais promis d'être là pour lui, quoiqu'il arrive, mais s'il souhaitait que je m'en aille, comme il me l'avait dit quelques minutes auparavant, je le ferais. «  Je ne sait pas si je pourrais te pardonner pour ce que tu as fais...Mais, je t'aime. J'ai besoin de toi. Sinon je pense que je vais faire une grosse connerie. Je veux pas être seul ce soir...s'il te plaît...Je veux pas m'endormir sans toi... » Dexter me tourna vers lui et je posais immédiatement mon regard dans le sien. Même si je devrais éviter de me réjouir, j'étais heureux. Heureux de le revoir près de moi. Car le simple fait qu'il soit venu me prouve que notre histoire n'est pas encore prête d'avoir sa fin écrite. Et j'espérais sincèrement qu'il n'y aurait aucune fin, que notre histoire serait à la vie, à la mort... « Je ne te demande pas de me pardonner, Dexter... Je veux simplement être avec toi, t'aider et te soutenir dans cette épreuve. Chasser tes idées noires, et te faire avancer avec ce fardeau. C'est ce que tu as fait pour moi... Certes, les faits sont différents, mais on en reste pas moins dépités psychologiquement et tu es celui qui panse mes blessures, alors laisse-moi être celui qui en fait autant... » Il était si proche. J'avais envie de l'embrasser, je ne désirais que cela, un baiser à lui pour effacer ceux de Sven. Je voulais goûter à nouveau à la tendresse dont Dexter faisait preuve, mais j'avais peur de sa réaction. Je ne souhaitais pas me faire repousser.

«  Laisse-moi, venir chez toi...J'ai peur...J'ai peur que Liam revienne à nouveau...Tu es le seul à pouvoir m'aider. Serre moi ! Serre moi fort et me lâche pas ! » « Parce que tu crois que j'allais te laisser seul ? Si tu ne serais pas venu me retrouver, tu crois que j'aurais fait quoi ? J'aurais passé mes nuits entières devant chez toi à observer et à écouter le moindre bruit, prêt à tout moment d'une quelconque rencontre. » Je gardais une main sur sa hanche et je remontais l'autre jusque sa nuque. Je le fixais en espérant peut-être y lire le feu vert, y lire son accord, j'avais si peur de faire une bêtise et lui rappeler Liam... Tant pis, je me lance. Peu importe les conséquences, je voulais un baiser de sa part, et je n'attendis plus une seule seconde et l'embrassa tendrement, évitant malgré tout de le faire durer trop longtemps. J'enfreignais peut-être cette petite distance qu'il semblait garder, mais à présent, il allait devoir affronter ses peurs, même si mes baisers en faisait partis. Je le serrais délicatement contre moi, comme s'il s'agissait de notre dernière étreinte. Je respirais son odeur, comme si du jour au lendemain, elle me serait arrachée. Je savourais ce moment comme s'il s'agissait du dernier. Cependant, je restais prudent. Je ne voulais pas que Dexter se sente emprisonné, bien que mes bras pouvaient s'avérer être la plus belle des prisons. Il pouvait y pleurer, il pouvait s'y défouler, il pouvait se sentir en sécurité et se sentir soutenu et ce dans l'unique but d'aller mieux. « Tu peux venir chez moi autant de temps que tu voudras. D'ailleurs, je te ferais de la place pour ton linge... » Dexter pouvait prendre cette annonce comme il le souhaitait. Mais dans ma tête tout était clair. J'avais déconné, et je pouvais à présent perde Dexter à tout moment. Je voulais y remédier et lui proposer de rester chez moi un jour, un mois ou un an me semblait déjà peut-être un bon départ pour lui faire comprendre que j'étais prêt à tout pour le garder à mes côtés. Même à sacrifier mes soirées de solitude que j'appréciais avoir, car s'était les soirées où je me remettais en question... Je mis fin à cette longue étreinte qui lui montrait qu'il avait mon soutient. « Tu es frigorifié, si on rentrait ? » proposais-je en lui prenant la main que j'embrassais tout en regardant ses yeux qui laissaient les traces de ses larmes.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Sam 7 Jan - 22:35

« Ça ne risque pas, Dexter... Pas sans que tu ne le veuilles... » J' aurais dû le vouloir. Une partie de moi voulait vraiment le détester, lui faire mal pour ce qu'il avait fait. Mais, maintenant, je ne voyais personne pour me soutenir, pour me couvrir de ses bras. Je me voyais pas venir pleurer chez mes parents, chez mes sœurs ou mes amis. C'était horrible ce qui m'était arrivé et tout ce que j'avais besoin c'était l'amour de Gabriel. J'avais simplement besoin de lui. « Je ne te demande pas de me pardonner, Dexter... Je veux simplement être avec toi, t'aider et te soutenir dans cette épreuve. Chasser tes idées noires, et te faire avancer avec ce fardeau. C'est ce que tu as fait pour moi... Certes, les faits sont différents, mais on en reste pas moins dépités psychologiquement et tu es celui qui panse mes blessures, alors laisse-moi être celui qui en fait autant... » Nous étions si proches que cela aurait pu me faire mal, mais sa présence m'apportait tout le réconfort que j'avais besoin. Il était mon alpha, mon oméga. Je l'aimais plus que tout et sentir sa chaleur, son effluve qui se dégageait de chaque pore de sa peau me donnait encore plus l'envie de le serrer contre moi.

Je n'avais toujours pas ouvert la bouche, mais ses paroles étaient d'or, ils coulaient en moi comme une douce ambroisie. Ils me redonnaient vie. Ils me redonnaient courage. Gabriel avait toujours ses pouvoirs magiques et j'étais le plus heureux des hommes qu'ils marchent toujours aussi bien sur mon âme. Fais ta magie sur moi. Fais tomber ta poudre magique sur mes blessures..Je voulais pas rester seul ce soir. J'avais peur de faire une bêtise. Je frissonnais un instant dans ses bras en attendant sa réponse. Et, s'il me disait non ? Et, s'il préférait être avec Sven ou avec une autre ? J'avais été si violent avec lui. Je ne méritais pas sa compassion. Mais, alors que nous étions si proches, tout me montrait que notre histoire n'était pas terminée.

« Parce que tu crois que j'allais te laisser seul ? Si tu ne serais pas venu me retrouver, tu crois que j'aurais fait quoi ? J'aurais passé mes nuits entières devant chez toi à observer et à écouter le moindre bruit, prêt à tout moment d'une quelconque rencontre. » Je sanglota de soulagement à sa réponse et c'est à contre cœur que j'ai légèrement détourné la tête quand il m'a embrassé. Je voulais ses baisers mais il y a encore cette chose en moi, ce ver me dévorant les entrailles. Liam ne m'avait pas embrassé lors de son viol brutal, mais je me sentais pas digne d'être embrassé. J'avais donc légèrement glissé pour échapper à ce baiser. J'aimais ses bras et je l'entourais à mon tour, ma tête sur son épaule. « Désolé...Ne le prends pas pour toi...J'ai envi que tu m'embrasses...Mais, il va me falloir du temps...» Je m'expliquais car je ne voulais pas être incompris cette fois. Je voulais pas le faire fuir. J'avais mes démons, mais j'allais les combattre. J'étais bien là. J'aurais pu rester une éternité. Le bruit dans les arbres, les feuilles qui tombaient lentement, le moment était tout simplement magique. Il avait même ce rayon qui se reflétait dans le pare-brise de ma voiture qui nous couvrait, qui nous protégeait de cette lumière qui semblait soudainement bienfaitrice.

« Tu peux venir chez moi autant de temps que tu voudras. D'ailleurs, je te ferais de la place pour ton linge... » Je souriais, toujours ma tête sur son épaule. J'en demandais pas tant. Cependant, j'aimais l'idée. M'installer chez Gabriel ? Vivre avec lui ? Cette image apaisait mes blessures. Mais, c'était pas aller trop vite ? Gabriel avait sa vie ? Ses habitudes ? Et, s'il voulait inviter quelqu'un ? J'étais égoïste. Je le voulais pas. Je ne savais pas où en était notre relation, mais je voulais m'imposer. « Tu me ferras une petite place dans ton lit aussi ? Je veux pas m'imposer...Mais, je pense plus avoir le courage de revenir chez moi. Liam sait où j'habite. J'ai peur de le croiser. Je suis désolé...Je suis une vraie loque...» Je continuais de trembler et je ne voulais qu'une chose m'écrouler. J'étais épuisé, autant physiquement que psychologiquement. Je continuais de regarder Gabriel comme mon sauveur. « Tu es frigorifié, si on rentrait ? » Je terminais de sangloter et je l'entrainais jusqu'à ma voiture. Je mettais au volant et je séchais mes larmes tout en essayant d'offrir un vrai sourire. Un sourire reconnaissant pour tout ce que Gabriel faisait pour moi. Je me grattais la gorge tout en me mangeant les lèvres. « Tu devrais envoyer un message à...Pour dire que tu t'absentes...Je veux pas que tu es des problèmes...»

Je ne sais pas comment j'ai trouvé la force de rouler jusqu'à chez lui. Mais, une fois à son appartement, je me sentais soudainement comme chez moi. Peut-être à cause de son odeur qui couvrait ses meubles ? Je me sentais bien. Je me sentais enfin protégé. Je m'approchais de son canapé alors que je montrais des signes sévères de fatigue. Je me tournais vers Gabriel, tout en déboutonnant ma chemise. Je tanguais, mais j'arrivais à lui lancer ses quelques mots. « Cela te dérange pas que je m'écroule une heure ou deux dans ton canapé ? J'ai pas réussi à dormir depuis...ce que tu sais. » Je retirais mon jean que je lui lançais amusé à la figure, comme si j'avais pu l'inviter à autre chose, mais là, je ne pensais qu'à sombrer. Déjà, quelques secondes après, je tombais comme un sac de plomb sur son canapé, juste vêtu de mon caleçon. Je n'avais aucun besoin d'être pudique, Gabriel m'avait vu tout nu et je n'avais pas peur de lui.


J'aurais aimé que mon sommeil soit doux, mais ce ne fut que des cauchemars. J'ai du me retourner dans ce canapé. J'ai du pousser des gémissements sourds. Car, j'avais cette image de moi-même qui subissait à nouveau les attaques de Liam, j'étais toujours ligoté, impossible de bouger ou de me défendre. Je ne sais pas combien de fois j'ai revécu mon viol, mais soudainement je me suis réveillé, dans un bon surprenant. J'étais assis sur le canapé, le torse ruisselant de sueur et je ne cherchais qu'une personne...Gabriel. Mon regard était noir d'une panique au limite de la tétanie. Et, il était là, je sais pas s'il était resté prés de moi ou s'il venait d'arriver. Mais, je tombais à nouveau dans ses bras et je le serrais de toutes mes forces. J'haletais comme un animal, mon menton sur son épaule. « Comment je vais faire pour vivre maintenant ? Je vais continuer à faire ses rêves horribles jusqu'à la fin de ma vie ? », demandais-je dans un murmure. Je n'attendais pas que Gabriel me donne une réponse. Je ne l'avais pas moi-même. Je me décollais, soudainement honteux de cette sudation excessive. Je passais mon main sur sa joue. « Pardon...Je dois être tout dégoutant...» Je me trouvais bête et mon ventre qui gargouilla me sauva soudainement. Je lui souriais tout en rigolant légèrement. « Ce que tu viens d'entendre, cela veut dire que j'ai une petite faim...» Je déposais un baiser sur sa nuque. Ce n'était surement rien pour Gabriel, mais pour moi cela voulait dire beaucoup. Cela voulait dire que Liam m'avait pas complétement brisé et que la tendresse était peut-être la solution à mon problème ?
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Dim 8 Jan - 21:45

Alors que mes lèvres s'étaient posées sur les siennes, Dexter détourna aussi tôt la tête. Je soupirais intérieurement. Non pas contre lui, mais contre moi-même. J'avais de la peine. J'étais attristé pour lui, pour ce que Liam avait osé lui faire. Je me rendais compte à quel point ça pouvait détruire, Dexter ne voulait même pas m'embrasser. Je repensais alors à Lexie. Et durant un moment, je faillis repousser celui que j'aimais tant. Comment pouvais-je le rassurer, le réconforter, lui dire que tout irait bien alors que moi-même j'avais abusé d'une personne il y a de ça un très long moment ? Je discutais sur Liam, je le critiquais, mais au fond, je n'étais pas mieux que lui. J'étais comme lui et je mériterais tout autant ce que je préparais déjà à lui faire subir. « Désolé...Ne le prends pas pour toi...J'ai envi que tu m'embrasses...Mais, il va me falloir du temps...» Je chassais Lexie de mon esprit pour me concentrer uniquement sur Dexter. Il n'y avait que lui qui m'intéressait en ce monde. Oui, j'avais encore ma mère, mais pour tout vous dire, je me foutais un peu d'elle. Ma mère n'avait jamais rien fait pour faire cesser ce cauchemar que mon père nous faisait endurer chaque jours. Elle ne s'était jamais mise entre lui et moi. Je ne voulais pas qu'elle ramasse les coups à ma place, mais elle ne lui avait jamais hurlé d'arrêter, ou n'avait jamais essayé de l'en dissuader. Elle en avait autant peur que moi, alors elle se taisait, elle aussi... Dexter était ce qu'il me restait, il possédait mon cœur, le faisant battre chaque jours un petit plus. J'avais besoin de lui... Alors je ne répondis rien, car au fond je me sentais coupable. Liam et moi étions tous les deux coupables. Lui d'avoir abusé de Dexter, et moi de l'avoir trompé. Je n'étais pas dans sa tête, mais j'imaginais le bordel qui y régnait. Je resserrais mon étreinte, enfuyant mon visage dans son cou, je fermais les yeux.

« Tu me ferras une petite place dans ton lit aussi ? Je veux pas m'imposer...Mais, je pense plus avoir le courage de revenir chez moi. Liam sait où j'habite. J'ai peur de le croiser. Je suis désolé...Je suis une vraie loque...» Le sentir trembler contre moi tout en sanglotant me serra le cœur et la gorge. Je retenais ma peine, mes larmes. Je devais me montrer fort, et j'allais le faire. J'avais pleuré dans la voiture, même avant lorsqu'il m'a annoncé que tout était fini, ou encore toute la nuit en ayant découvert l'atrocité qu'il avait vécu. Mais maintenant, je ne pouvais pas être faible. Rien n'était fini, au contraire, tout recommençait, en mieux. Je lui relevais délicatement le visage pour qu'il croise mon regard. « Dexter, tu n'es pas une loque, d'accord. C'est normal d'avoir peur, je vais t'aider à l'affronter comme tu l'as fait avec mon père. De plus, tu es l'être le plus fort que je puisse connaître. Tu as toujours réussi à t'en sortir et ce dans n'importe quelles situations. Alors tu vas t'en sortir, et je serais là, tu en as ma promesse. Et tu n'as pas seulement de la place dans mon lit. Tu as ta place dans ma vie, et surtout dans mon cœur. » dis-je en posant sa main sur ma poitrine, en lui adressant un léger sourire.

« Tu devrais envoyer un message à...Pour dire que tu t'absentes...Je veux pas que tu es des problèmes...» Sur ce sujet-là, je n'avais aucuns comptes à rendre à Sven et aux quelques autres employés. Le boss, c'était moi à présent. Si je m'absentais, ils n'avaient rien à dire. De toute façon, je les avais prévenu que l'entreprise n'allait plus tarder à fermer et qu'ils devaient sérieusement se mettre à chercher un autre emploi s'ils ne voulaient pas finir à la rue. Même si je n'avais jamais cherché à avoir un contact en particulier avec mes collègues, ils ne m'avaient rien fait et je n'avais pas l'intention de les laisser partir sans au moins avoir passer quelques coups de fils. Bon, si je faisais cela, c'était parce que l'entreprise était petite et qu'on s'en était toujours bien sortit avec dix employés. Ils auraient été quarante, je n'aurais sans doute rien fait de tel, et je les aurais laissé se débrouiller. Mais là, il s'agissait d'une dizaine d'employés, la plupart avec au moins deux gosses à charge étant donné que sur les dix employés, Sven était le plus jeune d'entre eux et il était âgé de trente-six ans. « Je suis le boss, ils n'ont rien à dire... » Cependant, je savais que Sven allait bâcler son travail s'il restait sur le lieu. Je sortis mon portable alors que Dexter conduisait. Trois appels manqués. De Sven, bien entendu...

Citation :
« Je prend ma journée. Les autres savent comment ça fonctionne, alors prend la tienne aussi. Lorsque la tension sera descendue, j'essayerais de venir te parler. Mais ne m'appelle pas aujourd'hui, c'est tout ce que je demande... »

Envoyé à Sven. Je n'avais pas vraiment envie qu'il sonne, sachant que Dexter serait à mes côtés pour toute la journée et toute la soirée sans doute. Et je n'en demandais pas moins. Mais je savais aussi que s'il appelait, cela risquerait à tout moment de vexer Dexter, ou de l'énerver ce qui n'arrangerait rien de la situation. Quelques secondes après l'envoi du message, je reçu un simple ''d'accord merci'' de la part de Sven. Dexter gara la voiture en bas de l'immeuble et une fois sortit du véhicule, je m'approchais de lui pour passer mon bras autour de sa taille. Chose que je n'osais pas vraiment faire il y a à peine trois jours. Mais pour lui j'étais prêt à tout. J'étais prêt à m'affirmer avec lui devant les gens si cela pouvait me permettre de remonter dans son estime et de lui changer les idées. Je voulais peut-être aussi me faire pardonner d'avoir couché avec Sven, et qu'en acceptant, en me montrant comme étant en couple avec Dexter, il comprendrait que je n'aime que lui. « Cela te dérange pas que je m'écroule une heure ou deux dans ton canapé ? J'ai pas réussi à dormir depuis...ce que tu sais. » Je fermais la porte à clef derrière moi. Simple précaution. Liam pouvait s'il le souhaitait débarquer chez moi. Après tout, j'avais en ma possession quelque chose de très précieux à ses yeux. La preuve d'un viol dont il sera reconnu coupable. Dès demain, les problèmes allaient entrer dans la vie de cet agent du F.B.I... Je posais les clefs sur le meuble et je regardais Dexter qui retirait sa chemise. « Non, bien sûr que non. Mais tu peux aller dans mon lit, tu seras mieux installé... » dis-je alors que je rattrapais le jean qu'il venait de me balancer à la figure. Mais Dexter s'installa dans le canapé. J'observais la scène se dérouler devant moi, sans réellement savoir ce que je pourrais faire. Je repliais ses vêtements que je posais sur la table basse avant de prendre une couverture et de la déposer délicatement sur lui.

Je n'avais pas allumé la télévision depuis hier... Mais je n'avais pas besoin de celle-ci pour me rappeler toutes ces images. Je revoyais constamment Liam sur celui que j'aimais, ou bien j'entendais encore les cris étouffés de Dexter et cela me tiraillait l'esprit au plus haut point. D'ailleurs, le CD était toujours présent dans le lecteur DVD. Je le retirais, je ne voulais pas que Dexter soit confronté à cela. Bien que lors du procès, (je voyais loin, mais Liam allait me le payer) il risquerait fortement d'y être mêlé étant donné qu'il s'agissait-là d'une pièce à conviction. Après avoir enfilé ma paire de lunettes, que j'évitais de mettre devant Dexter, j'allumais mon ordinateur et lança la copie de ce CD. Je me retournais plus d'une fois vers Dexter dont le sommeil était agité. Et lorsque je l'entendis un peu gémir, je m'accroupis à ses côtés, lui caressant le visage tout en accompagnant mes gestes d'un ''chut''. Il ne se réveillait pas, ce n'était pas mon but, mais j'essayais cependant de l'apaiser. Je retirais les lunettes, éteignis l'ordinateur et cacha les disques à deux endroits différents. Je partis m'installer dans le fauteuil, en face de Dexter. D'habitude, j'adorais l'observer en train de dormir, mais là, c'était limite une pénitence de le faire. Ses traits étaient contractés, ils passaient de la colère à la tristesse, de la tristesse à l’incompréhension. Je ramenais mes jambes vers moi et me concentra sur les deux gourmettes que j'avais à mon poignet gauche. Accepterait-il de la reprendre dès aujourd'hui ? Ça me tuait de les voir toutes les deux présentes à mon poignet, je voulais encore lui appartenir. Je voulais appartenir à Dexter, même si l'effet d'appartenance me donnait encore des frissons. J'avais appartenu à mon père pendant des années. Je n'allais pas resté là à me tirailler l'esprit en regardant celui que j'aimais, aller mal, et ce, même dans son sommeil. Je partis chercher un livre, la marque du tueur de Chris Carter, et commença à le lire, avec ses lunettes très fines que je détestais tant...

Lorsque je vis Dexter se réveiller au bout de trois heures et se redresser en même temps, je m'installa à genoux face à lui et ce dernier me tomba immédiatement dans les bras. « Comment je vais faire pour vivre maintenant ? Je vais continuer à faire ses rêves horribles jusqu'à la fin de ma vie ? » Je le serrais contre moi. J'aurais voulu lui dire que non, que tout finirait par s'arrêter. Mais se serait lui mentir. Je continuais toujours à faire des cauchemars de mon père et pourtant cela faisait un peu plus de deux semaines que je lui avais ôté la vie. Dexter allait donc faire des cauchemars. « Je ne sais pas si cela s'éternisera... Mais je fais toujours des cauchemars de mon père... » avouais-je alors que je lui avais dit que j'allais mieux il y a quelques temps, mais je ne dormais plus beaucoup à cause de mes cauchemars et quand j'en pouvais plus je me shootais aux somnifères et dormais des journées entières. Mais si je lui racontais cela, c'était pour lui expliquer de manière détournée que oui, il allait devoir vivre avec ces cauchemars, mais que je serais là pour le soutenir et essayer de le rendre heureux et faire de ses cauchemars, des contes fées... « Pardon...Je dois être tout dégoutant...» Je laissais un sourire se dessiner sur mes lèvres. Il se retournait là-dessus, alors que de mon côté ce genres de détails ne me traversaient même pas l'esprit. Je le regardais dans les yeux et balançais la tête de gauche à droite pour lui répondre que non, il ne me dégoûtait pas. Je le voulais contre moi, tout simplement.

« Ce que tu viens d'entendre, cela veut dire que j'ai une petite faim...» Mon corps entier frissonna lorsque je sentis les lèvres de Dexter se poser dans ma nuque. J'adorais tellement qu'il m'embrasse à cet endroit. Je remontais mon regard vers lui, essayant de comprendre. Je posais ma main sur sa joue droite que je caressais avant de déposer un petit baiser sur l'autre joue. Je n'allais pas tenter et risquer encore qu'il détourne la tête sous mes baisers. J'étais prêt à attendre s'il le fallait. Je lui laisserais le temps. Et il m'embrassera lui-même lorsqu'il s'en sentira prêt. Je mis fin à cette étreinte et me redressa. Les paroles plus le baiser de Dexter me laissa penser qu'il souhaitât de la tendresse de ma part, mais pourquoi maintenant et pas quelques minutes auparavant ? Ses refus de me laisser l'embrasser me revint en tête et je me disais que c'était sans doute moi qui pensait mal. Alors à défaut de peut-être être pris pour un vrai blond, je me rendis à la cuisine pour ''préparer'' à manger à celui que j'aimais. J'ouvris le frigo et le referma en soupirant. Je devais faire les courses depuis deux jours, mais détestant cela, je ne l'avais pas fait, et je m'étais nourri aux biscuits pour ne pas me rendre aux supermarchés. Je finis par l'ouvrir une seconde fois et en sortir un barquette de fraise et une bombe de crème fraîche. Ce n'était pas vraiment le truc super recherché, mais je pouvais être certain d'une chose, Dexter raffolait de cela. Lorsque nous nous disputions en étant adolescents, il ne noyait pas son chagrin dans le chocolat comme tout le monde, mais plutôt dans les fraises, comme moi. Comment je savais cela ? Car au bout de quinze ans d’amitié, je pouvais affirmer tout connaître de lui et qu'à l'époque, lorsque nous nous disputions et que j'étais la cause de la dispute, c'était à moi d'aller présenter des excuses, sans quoi, Dexter ne m'aurait plus adressé la parole. Je l'avais plus d'une fois découvert un bol de fraises entre les mains, installé devant sa télé, bien décidé à ne pas me parler tant qu'il n'aurait pas entendu ce qu'il souhaitait.

Après avoir passées toutes les fraises sous l'eau, je les plaça dans un bol. Et remplit un second de crème chantilly. Je posais les deux bols, la bombe de crème fraîche ainsi qu'une cuillère sur un plateau et j'apportai cela sur la table basse du salon. « Excuses-moi, je t'offre un repas, bien médiocre... » dis-je en me frottant la nuque. J'étais quelque peu mal à l'aise de lui servir cela, lui qui s'était démené les quelques jours avant pour me préparer de bons petits plats, même avec de la viande. Et moi je lui faisais des fraises. Génial Gabriel, tu marques des points ! pensais-je, complètement déçu de moi-même. « Si bien sûr on peut appeler cela un repas... Mais tu sais à quel point j'adore faire les courses. » ajoutais-je de manière ironique en m'installant à côtés de lui. Bien qu'à travers cette ironie, on pouvait déceler de la nervosité. « Mais si tu veux passer commande pour une pizza, un niak ou je ne sais quoi encore, dis-le moi, hein. » ajoutais-je en prenant une fraise pour mordre un morceau hors. En plus elles ne sont pas très sucrées, pensais-je en grimaçant à cause de l'acidité.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Mer 11 Jan - 0:29

« Non, bien sûr que non. Mais tu peux aller dans mon lit, tu seras mieux installé... » Je lui souriais mais je l'écoutais déjà plus. Ce n'était pas de l'impolitesse, j'étais dans un était horrible et je me sentais enfin revivre légèrement dans l'appartement de Gabriel. Car, je le connaissais et aussi car Liam n'était jamais venu. C'était l'univers de Gabriel, c'était son lieu saint pour lequel je devais asile. Si j'avais pu l'entendre, c'est vrai que son lit aurait été mieux, mais finalement c'était peut-être mieux que je tombe dans son canapé. Déjà, je ne dormirais pas trop, car si j'étais tombé dans son lit, là j'étais bien capable de dormir huit-heures d'affilées. Dans son canapé, j'allais juste retrouver un peu de force, un peu de moi-même. Puis enfin dans le lit de Gabriel, j'avais peur que cela dérape, j'avais peur qu'il se force pour moi, qu'il veule me prouver des choses. Je l'avais accusé de tellement de choses et moi pour l'instant je ne savais pas où nous en étions. Ce n'était clairement pas finit entre nous, mais est-ce qu'il était possible qu'on surpasse cette crise ? Qu'on se pardonne mutuellement ?

Je me réveillais et j'avais toujours été du genre à tout de suite reprendre pied dans la réalité. J'ai tout de suite remarqué cette attention de cette couverture sur moi. J'ai trouvé ce geste si naturel, si beau, quelque chose qui n'était rien, quelque chose qui pourtant me touchait au plus profond de moi car c'était une attention de l'homme que je continuais d'aimer. Je le serrais contre moi, non pour effacer toute l'horreur de ses dernières quarante-huit heures, mais plutôt pour effacer les images encore horrible dans mon esprit. Liam était toujours présent, comme un croque-mitaine qui me pourchassait, qui voulait ma mort, mais je serrais ma pierre précieuse, je serrais celui qui calmait mes peurs. Je l'écoutais, ma tête sur ses épaules et j'aurais pu l'écouter toute la nuit ainsi. Sa voix me berçait et me rassurait, il était le seul à avoir ce pouvoir magique, il était mon tout et je me sentais complet en sa présence.

« Je ne sais pas si cela s'éternisera... Mais je fais toujours des cauchemars de mon père... » Je me décollais un instant pour me mordre la lèvre inférieure. Je le trouvais adorable de vouloir me rassurer de cette manière qui me faisait tant de bien, car il était tout simplement sincère. Le père de Gabriel était un sujet tabou, comme ses sentiments et ses peurs. Nous nous étions peut-être rapprochés pendant ces semaines, mais nous restions des hommes et un homme ne doit pas montrer ses peurs comme ses faiblesses. Je n'avais jamais trouvé Gabriel faible de se livrer à moi, mais le voir ainsi me toucha. Ma main s'approcha de son visage et je voulais vraiment lui caresser la joue, mais j'hésitais. Je ne savais pas ce que j'allais ressentir. J'avais peur de le rejeter à nouveau. Pourtant, mon regard fut tendre et j'ajoutai. « Tu m'avais pas dit cela...Je suppose que tu dors très mal ? Pfff...Tu pensais me le dire quand ? » Mais, ce n'était pas trop tard à présent ? Est-ce qu'il devait se livrer à moi si je décidais de rompre ? Non, je ne voulais pas rompre avec lui c'était certain. Je l'aimais trop pour cela.

Je lui laissais préparer le repas et je me dirigeais vers sa salle de bain. « Je reviens. Je vais prendre une douche cela me donner un coup de fouet... » Je lui demandais même pas sa permission, peut-être j'étais trop habitué à notre vie d'avant ? A cette liberté que nous prenions face à l'autre, même si nous faisions encore pipi la porte fermée après l'autre, moi je trouvais cela chou et je m'amusais de cette situation il y a encore quelques jours. Mais, alors tout était terminé ? Je me douchais rapidement. Je voulais pas vider son ballon d'eau chaude. Je voulais pas être un poids, même si c'est ce que j'étais. Je sortais de sa salle de bain comme un chien qui aurait sorti son museau sous une pluie battante. Je séchais lentement mes cheveux et sans m'en rendre compte je continuais cette mauvaise habitude qui le faisait toujours hurler. J'avançais les pieds nus jusqu'à la table basse. Je m'étais de l'eau partout dans mon bas de jogging et mon débardeur tout simple. « Aie ! Désolé...Je sais, je devrais mieux me sécher... » Je lui envoyais ce sourire enfantin que j'avais trouvé pour me faire excuser jusqu'à là alors que j’inondais sa pauvre moquette qui ne m'avais rien fait.

« Excuses-moi, je t'offre un repas, bien médiocre... » J'agitais les épaules et j'appréciais le geste. Je volais une fraise et je fermais les yeux en mordant dedans. C'est qu'elle était acide. Je m'installais dans le canapé en essayant d'avaler cette fraise. « Non...T’inquiète, cela à l'air délicieux...», mentais-je honteusement, mais sans aucun remords car en terminant ce que je savais en bouche. J'explosais de rire. C'était vraiment le repas le plus minable qu'on ne m'avait jamais fait dans toute ma vie. Je m'excusais aussitôt. « Oh...Pardon ! » Je le regardais s'installer à côté de moi et je posais une main devant ma bouche. J'étais pas du genre à me plaindre, c'est juste que cela faisait plaisir de rire. Est-ce qu'il l'avait fait exprès ? « Si bien sûr on peut appeler cela un repas... Mais tu sais à quel point j'adore faire les courses. » Je le regardais et je secouais la tête en le laissant découvrir l’acidité des fraises. Je lui caressais quand même le genoux pour la peine.

« Non, ce n'est pas un repas...mais je te remercie pour l'effort. » Je plongeais une des fraises dans la crème et je venais lui chatouillais le bout du nez. Je retenais un nouveau rire en me mordant l'intérieur de la bouche. Je le regardais. Je regardais que lui. « Oh, tu es beau comme ça ! Attends, il manque quelques touches ici et là. » Je continuais mon art en déposant deux taches de crème de chaque côté des joues de Gabriel. « Magnifique ! » Je le trouvais adorable comme cela et je n'avais qu'une envie maintenant c'était allé lécher tout ça. C'est ce que l'ancien Dexter aurait fait, l'actuel était tout inquiet tout d'un coup. Je sentais mon cœur s'accélérer dans ma poitrine. C'est que je voulais me faire violence. Je me rapprochais donc de Gabriel, ma fraise à la main. Je me collais contre son torse et de ma main libre je lui attrapais l'épaule. Mes yeux lui crièrent tout d'un coup : Ne bouges surtout pas. Je m'approchais fébrilement. Je déglutissais jusqu'à sa joue et je sortais ma langue. Je lécha généreusement sa joue du bas vers le haut, main de libre qui avait remonté le long de sa nuque et qui le tenait avec fièvre. Je tournais sa tête pour m'occuper de l'autre côté de son visage et en croisant son regard en chemin, je lui lâchais un outrancier en léchant mes lèvres. « Délicieux... » Je ne savais pas vraiment ce que je cherchais là. J'attendais peut-être que Gabriel m'aide. Je voulais peut-être qu'il me touche pour que je puis-ce savoir si j'étais capable d'effacer ce que m'avait fait Liam. Je posais la fraise sur mes lèvres pour y dessiner un tracé de crème et tout en rapprochant je lui demanda. « Et, toi tu ne veux pas goûter ? »
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Mer 11 Jan - 23:13

« Tu m'avais pas dit cela...Je suppose que tu dors très mal ? Pfff...Tu pensais me le dire quand ? » Bien que son regard tendre fit chavirer mon cœur sur le moment, il ne réussit cependant pas à me convaincre davantage à me confier. Premièrement, je m'étais promis à moi-même de ne plus étaler ma vie comme je l'avais si souvent fait ses derniers temps avec Dexter. Pourquoi cela ? Car j'avais l'impression d'être égoïste et de rapporter toujours le malheur à moi. Deuxièmement, je ne voulais pas l'effrayer. Depuis le meurtre, rien n'avait changé. Mes nuits étaient interminables, et exécrables. Combien de fois je ne me suis pas réveillé – lorsque bien sûr je trouve le sommeil – tout en sueur et tout autant terrorisé qu'avant, lorsque mon père était réellement en face de moi. Mais le pire dans mes cauchemars, c'est le réveil. Car j'ai tellement reçu des coups, qu'au final, j'ai enregistré la douleur. Et lorsque je passe une nuit entière à me faire tabasser par mon père, certaines images me reviennent en tête et une douleur imaginaire s'installe en moi. Alors oui, je dormais très mal. Et malheureusement, Dexter allait passer par-là. Il allait revivre son viol, une fois, deux fois, x fois. Il finira par ne plus les compter. Et puis il allait faire d'autres cauchemars. Mais avec des rôles inversés. Combien de fois aussi, je ne me suis pas réveillé en sueur car mon père tabassait Dexter, et que je me retrouvais impuissant pour le protéger. Ou pire encore, que Dexter tabassait mon père, car j'étais incapable de le faire, car j'étais un lâche. Maintenant, je redoutais fortement ma future nuit. Avec ce que j'avais appris sur Dexter, sur le peu d'images que j'avais vu, je sais déjà que mon esprit va me jouer des tours. Peut-être allais-je revoir en boucle la scène de Liam sur Dexter qui hurle de douleur. Pire encore, Liam sur moi. Ou moi sur Dexter. Bref, l'esprit est capable de tout mélanger et rien qu'à y penser j'en ai déjà des frissons.

« Je reviens. Je vais prendre une douche cela me donner un coup de fouet... » Je ne répondis rien. Enfin si, je confirmais avec la tête, mais parfois j'oubliais que je n'étais pas dans la même pièce, alors forcément, Dexter ne pouvait pas s'imaginer que je lui avais répondu. J'écoutais l'eau de la douche couler, et je me perdis quelques instants dans mes pensées. Liam allait me le payer. Liam allait autant souffrir que Dexter, c'était un fait. Mais j'allais agir de manières intelligentes, pour une fois. J'avais tué un homme, Liam méritait amplement que je lui ôte la vie, mais ce serait une histoire personnelle et se serait lui faire un cadeau. Prison. Ce mot me vint à l'esprit et un léger sourire se dessina sur mes lèvres. Liam devait croupir en prison. Non seulement il allait se faire continuellement tabasser car premièrement, il est homosexuel. Deuxièmement, il a sans doute mis quelques détenus derrières les barreaux. Troisièmement, il sera enfermé pour avoir commis un viol. Les prisonniers allaient recevoir Liam comme un nouveau joujou sexuel, et comme un nouveau punching-ball pour le sport, et moi, j'irais me faire une joie d'aller lui rendre visite, ne serait-ce que pour l'énerver et lui expliquer qu'il allait devoir faire attention de croiser un grand black dans les prochains jours à venir. Il avait salit mon Dexter. Bientôt, le cul de Liam sera un lieu touristique explorés par de nombreux étrangers. Je m'imaginais déjà loin, mais j'étais bien déterminé à parvenir à mes fins. « Aie ! Désolé...Je sais, je devrais mieux me sécher... » Dexter me fit sortir de mes pensées. J'observais la scène. Il y a quelque jours, j'aurais soupiré, je lui aurais lancé un regard mécontent et je lui aurais dit qu'il allait lui même cirer le parquet et aspirer les carpettes s'il continuait. Mais là, comment pourrais-je lui reprocher quoique ce soit face à ce sourire et ce regard qui me rendaient complètement malade de lui. « Pff... Je déteste quand tu me prends pas les sentiments ! » Cela ne m'empêcha pas d'aller chercher de quoi éponger l'eau qu'il foutait partout. Et je finissais de lui dire que je lui faisais de la place chez moi ? Moi, maniaque, avec lui, bordélique. Mais c'était une étape à traverser, on allait apprendre à vivre ensemble. Lui a faire plus attention et moi à être moins pointilleux.

« Non...T’inquiète, cela à l'air délicieux...» Oh mon dieu, que cela sonne faux, pensais-je. Et Dexter ne tarda pas à exploser de rire. Voilà, il me faisait culpabiliser davantage. « Oh...Pardon ! » s'excusa-t-il. Le simple fait de le voir s'excuser pour si peu et de le voir rire, me fit sourire. « Non, ce n'est pas un repas...mais je te remercie pour l'effort. » « Je me rattraperais la prochaine fois, promis. Je t’emmènerais dans le meilleur mexicain de la ville. » Je n'étais pas sans savoir que Dexter adorait les tacos. Alors que c'était le genre de produits alimentaires qui me donnaient même pas envie de manger. Il prit une fraise qu'il recouvrit de crème fraîche. L'avantage de cette dernière était qu'elle allait retirer un peu toute cette acidité. Sauf s'il s'amusait à l'utiliser comme pinceau et moi comme toile. Cependant, je le laissais faire. Il semblait content. « Oh, tu es beau comme ça ! Attends, il manque quelques touches ici et là. » Dexter continua de me recouvrir de crème fraîche, j'aurais l'air malin, après. « J'en ai de la chance, j'ai l'incarnation de Picasso rien que pour moi. » Je souriais, car enfin, je le voyais un peu sourire. Enfin j'avais l'impression d'avoir mon Dexter près de moi. « Magnifique ! » Je me doutais surtout où voulait en venir celui que j'aimais. S'il avait déposé de la crème fraîche sur mon visage, ce n'était pas pour me refaire la face. Mais pour pouvoir y goûter. « Pas autant que toi... » répondis-je. Je savais comment combler Dexter, tout ce que je détestais dire, il adorait l'entendre. Mais je n'en pensais pas moins. Dexter était tout ce qu'il y avait de plus beau au monde... Je le regardais amoureusement, son regard me faisait fondre sur place. J'avais l'impression d'être sur un petit nuage. « Délicieux... » Je le voulais lui, et uniquement lui. Sa façon de passer sa langue sur ses lèvres me donna encore plus l'envie d'y goûter. Mais j'avais peur. Peur d'être repoussé encore une fois. Je savais que surmonter ce que Liam lui avait fait serait compliqué, mais je ne voulais pas que cet enfoiré puisse se mettre entre lui et moi. J'avais promis à Dexter que mon père se mettrait jamais entre nous, alors personne d'autre ne pouvait le faire.

Dexter se rapprocha. Il me rendait fou. « Et, toi tu ne veux pas goûter ? » Il me rendait tellement dingue, que j'aurais aimé le repousser légèrement dans le canapé pour grimper dessus. Mais en faisait cela, peut-être se sentirait-il dominé ? Il y avait même de fortes chances. Il se sentirait pris au piège, comme avec ce monstre de Liam. « J'ai peur d'y être accro... » murmurais-je en lui adressant un large sourire. Je posais délicatement mes mains sur ses hanches pour le faire grimper sur moi. D'une certaine façon, je le laissais être le ''dominant'' je voulais qu'il se sente bien. Qu'il se sente en sécurité à mes côtés et qu'il me refasse confiance. Je l'attirais doucement vers moi, ne le lâchant pas du regard. J'hésitais. Je voulais voir en lui si je pouvais me lancer. Si je pouvais l'embrasser, sans risquer de tout faire foirer. « Si seulement je pouvais lire dans tes pensées... » ajoutais-je en posant ma main sur sa joue. Je cherchais une réponse, comme tout à l'heure, mais tout à l'heure je m'étais planté... Non, je ne voulais pas encore être ''rejeté''. Je ne lui en voulais pas, mais à contre cœur, il me vexait... Je passais mon index sur sa lèvre inférieure et suça mon doigt avant d’enfouir mon visage dans sa nuque pour l'embrasser là-bas. Je désirais ses lèvres, plus que tout au monde, mais je voulais aussi qu'il prenne l'initiative lui-même de m'embrasser. Il se sentira peut-être moins obligé s'il le faisait lui ? J'étais prêt à me laisser faire, me laisser ''dominer'' si cela pouvait l'aider à reprendre confiance en lui. Je posais mon regard dans le sien. Je culpabilisais finalement de ne pas l'avoir fait. « Je t'aime, Dexter. J'espère que tu me crois encore lorsque je te dis ça ? »
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Jeu 12 Jan - 15:52

« Pff... Je déteste quand tu me prends pas les sentiments ! » Je le souriais d'avantage. Peut-être que j'aimais avoir cette image mignonne ? Peut-être qu'elle m'aidait à effacer l'image que Liam avait laissé sur moi, sur ma peau. C'était complétement absurde, mais j'avais l'impression de l'avoir toujours sur moi, comme une fine pellicule, son odeur recouvrait ma peau. Dans la chambre de Liam, je n'avais été qu'une chose, qu'un vide...Alors, oui, je retombais peut-être légèrement en enfance, mais j'aimais savoir que Gabriel me trouvait craquant. Cela me rassurait. Je le regardais éponger derrière moi alors que je continuais de me sécher les cheveux. Je lui ajoutais en lui passant une main dans les cheveux. « Tu ne savais pas que plus c'est mignon et plus c'est chiant ? » Je lui ouvrais une belle œillade coquine par la même occasion. Je ne savais pas si je me retrouvais mais j'étais bien là. Même, si je faisais semblant que rien ne m'était arrivé, c'était si simple à présent. Faire comme si Liam ne m'avait pas violé, que Gabriel n'ai pas couché avec Sven...Pourtant, si on grattait légèrement ses mensonges, tout explosé à nouveau en pleine figure, rendant les choses encore plus difficiles.

« Je me rattraperais la prochaine fois, promis. Je t’emmènerais dans le meilleur mexicain de la ville. » Je le trouvais adorable avec ses promesses. Je savais qu'il pourrait les tenir si je décidais que notre histoire ne s'arrêtait pas là. C'était si compliqué dans mon esprit à présent. Je l'aimais mais je n'arrivais pas à oublier Sven. Il l'avait touché. Il lui avait fait des choses que même moi je n'avais pas osé. Je me sentais trahi et je ne me demandais toujours si je pouvais lui faire confiance. « Tant que tu n'y invites pas Sven...J'accepte l'invitation avec plaisir... » Je retenais mes mots, comme je retenais mon souffle ma fraise à la main. Je ne lui disais pas cela pour le faire souffrir ou pour l'enfoncer dans sa culpabilité. Quoi, que pouvait penser Gabriel et même s'il ne ressentait rien pour le jeune homme avec qui il avait couché. Ils avaient eu ce moment intime qui ne s'effacera jamais au fond de lui. C'est comme cela que je ressentais les choses, peut-être que j'étais trop romantique ? Mais, je pensais que toute personne avec qui ont couchent, laisse une trace indélébile au fond de soi. Gabriel ne disait ne rien ressentir pour Sven aujourd'hui, mais demain ? Ou quand notre couple battra de l'aile un jour sombre pour une engueulade stupide...

« Pas autant que toi... » J'étais entrain de jouer avec son visage et je méritais plus des claques qu'une approbation. Mais, j'aimais sa manière de se laisser faire et de me dire des choses que j'aimais vraiment entendre. Gabriel n'avait jamais été un démonstratif, je voulais pas le changer, mais aujourd'hui j'avais besoin d'entendre ses mots. Je le remerciais pas un léger sourire à cet homme que je trouvais si beau. Je pouvais m'empêcher de lécher la crème que j'avais déposé sur son visage. Je sais que cela devait être frustrant pour lui. Je l'avais repoussé tout à l'heure et là j'étais carrément sensuel. Lunatique ? Je ne pensais pas. J'étais tout simplement perdu et j'essayais de trouver mon chemin. Je ne voulais pas le frustrer. Je ne savais pas si j'étais prêt à être touché, mais je voulais essayer. Ce n'était pas déjà un premier pas ? Je lui faisais donc des avances de venir y goûter.

« J'ai peur d'y être accro... » J'accompagnais son mouvement et je montais à califourchon sur lui. Je me collais à lui. J'avais besoin de ça. J'avais besoin de sa chaleur et de son odeur. J'avais moi aussi des choses à éliminer. Les mains et les odeurs de Sven qui avaient effleurés la peau de l'homme que j'aimais. Je me frottais mon visage sur ses épaules, sur sa clavicule, sur nuque. Je reprenais ce que je considérais être à moi et je terminais par fixer son regard si envoutant. « Si seulement je pouvais lire dans tes pensées... » Si je le pouvais, moi-même ? Je soupirais légèrement en me collant à la main qui s'approchait de moi. Je n'avais aucune réponse. J'étais dans l'incertitude complète. « J'ai vraiment envi de t'embrasser tu sais...Mais, j'ai peur de quelque chose... » Et, ce n'était pas de Liam, étrangement. Dans mon malheur il ne m'avait pas embrassé lors de ce viol. Je suça tout en le regardant le doigt qu'il m'offrait tout en continuant d'agiter mes hanches sur son bassin. Est-ce que j'essayais de l'excité ? Peut-être ? Voir si je lui faisais toujours de l'effet ? Si je lui plaisais toujours ?

« Je t'aime, Dexter. J'espère que tu me crois encore lorsque je te dis ça ? » C'était à mon tour d'aller cacher ma tête dans sa nuque. Je l'avais laissé m'embrasser ici, mais je restais pour ma part encore sur ma réserve, ma bouche si proche de sa peau, mon souffle brulant qui se déversait sur son cou. Je finissais par parler après un long silence. « Tu sais, je suis dans l'incertitude totale en ce moment. Je sais...que si tu m'aimais pas tu ne seras pas là. Mais, en même temps, je ne peux m'empêcher de me demander... » J'allais chercher mes lèvres par ma propre initiative et je l'embrassais. Je l'embrassais avec fougue, comme si nous allions mourir la seconde suivante. Puis, me détachant, je demandais entre ses lèvres. « C'était comment quand tu embrassais Sven ? C'était mieux qu'avec moi ? » Je savais que la réponse pouvait me détruire, mais elle pouvait aussi me libérer. Je savais Gabriel assez honnête pour me répondre avec franchise même si cela devait me blesser. Ce baiser m'avait attisé. Je passais mes mains sous son haut et je caressais sa peau. Je continuais mes jeux de hanches, appuyant de plus en plus fort sur son entre-jambe. « Qu'est ce que vous avez fait ? Je veux tout savoir... » Je terminais par aller lui sucer le lobe de l'oreille et lui murmurer. « Savoir ce que je dois te faire pour effacer sa sale odeur...»
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Jeu 12 Jan - 22:00

« Tu ne savais pas que plus c'est mignon et plus c'est chiant ? » Oh que si je le savais. Dexter, sur quinze ans, m'avait plus d'une fois cassé les couilles. La plupart du temps pour me faire sortir. C'était un gros fêtard, et j'étais plutôt le geek. Je préférais rester chez moi tranquillement. Sauf quand mon père était présent. Ou bien aller voir un film. Être au cinéma avec Dexter pouvait s'avérer être une expédition. Si le film ne l'intéressait pas, il parlait, ou il bouffait des conneries en faisant un bruit incessant. Si le film le faisait rire, autant vous dire que la salle entière le savait. Il nous faisait remarquer partout. S'il avait peur, je ressortais avec le bras tout engourdi, car il ne trouvait rien de mieux que de jouer à la gonzesse devant les films d'horreur. Durant notre adolescence, il m'en avait tellement fait voir de toutes les couleurs au cinéma que je ne lui avais jamais plus jamais proposé d'y aller. Mais au final, c'était toutes ces petites choses qui faisaient que j'appréciais tant Dexter à mes côtés. De mon enfance, à mon adolescence et de mon adolescence à ma vie adulte, jamais au grand jamais je n'avais regretté de l'avoir suivit chez lui pour manger une glace aux cookies. Car c'était à partir de là que tout avait commencé... « Oh que si, ça fait quinze ans que je te supporte, toi et tes conneries. Mais j'aime tellement cela que je veux te supporter pendant des années encore... » J'avais toujours eu besoin de ses conneries, de ses sourires, de ses blagues salaces pour me remonter le morale, et ce avant même que je ne sache ses sentiments pour moi. Certes, tout était différent à présent, mais tout l'était dans le mieux.

« Tant que tu n'y invites pas Sven...J'accepte l'invitation avec plaisir... » Je regardais Dexter. Je ne pouvait pas lui en vouloir de remettre Sven sur le tapis, bien que cela me gênait. J'avais fait la plus grosse connerie. Pourquoi m'étais-je rendu chez lui ? Pourquoi n'avais-je pas été tout simplement chercher une petite pétasse dans un bar ? Tout aurait été plus simple. Peut-être que je voulais être redevable à Sven de m'avoir sauver la vie. Mais Dexter lui aussi, m'avait sauvé la vie, et pourtant ça coinçait lorsque j'étais avec lui. J'avais réfléchi à cela. Et j'avais comprit où était le problème. J'étais effrayé. Terrorisé de tout foirer, de le blesser. Effrayer de ne pas savoir être à la hauteur de ses espérances, car ce que je voulais évidemment, s'était être parfait aux yeux de Dexter, dans tous les domaines. J'avais mes réponses sur le blocage que j'avais fait lors de notre scène d'amour. Mais à présent je devais réfléchir et trouver ce qui m'avait poussé à me rende chez Sven. « Ça ne risque pas, Dexter. Je vais mettre les choses au clair dès demain. J'ai tellement foiré avec toi... » Je m'en voulais, c'était un fait. Je savais aussi que Dexter m'en voulait et c'était compréhensible. J'aurais fait pareil que lui si les situations étaient inversées.

« J'ai vraiment envi de t'embrasser tu sais...Mais, j'ai peur de quelque chose... » Dexter était si proche de moi. Et il s'appuyait tellement sur Little Gates. J'avais envie de ses lèvres, j'avais envie de lui, j'avais envie qu'il me fasse l'amour, je me sentais étrangement prêt. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi fallait-il que cette envie me tiraille l'esprit, aujourd'hui après toutes ces informations ? Pourquoi pas quelques jours auparavant ? Je fermais les yeux un court instant. Bien sûr que j'avais envie de lui. Bien sûr qu'il me faisait autant d'effet. Il m'en faisait de trop, même. C'était difficile de résister à la tentation, alors qu'il prenait un malin plaisir à se frotter à moi. « Tu n'as plus à avoir peur, d'accord ? Ceci dit, je peux être à l'écoute. Bien que si tu continues ainsi, je vais avoir de plus en plus difficile t'entendre. » dis-je en parlant de son agitation qu'il effectuait sur moi. Est-ce qu'il me testait ? Est-ce qu'il jouait avec moi ? Et s'il voulait me blesser ? Me faire croire, me faire espérer et s'en aller ? Non, Dexter n'était pas comme ça. Enfin... j'espère.

Je fermais les yeux en sentant le souffle de Dexter me caresser la peau. Le silence qui régnait dans la pièce ne m'effrayait pas. C'était simplement un moment magique. « Tu sais, je suis dans l'incertitude totale en ce moment. Je sais...que si tu m'aimais pas tu ne seras pas là. Mais, en même temps, je ne peux m'empêcher de me demander... » Si tu ne préfères pas Sven ? Était-ce cela qu'il voulait savoir ? Sans que je ne vois quoique ce soit arriver, Dexter avait déjà ses lèvres posées contre les miennes. J'aurais aimé m'en réjouir, mais son baiser était si fougueux... Où était passée toute sa tendresse ? « C'était comment quand tu embrassais Sven ? C'était mieux qu'avec moi ? » Je le regardais pour savoir s'il était sérieux. Il voulait que je réponde à de telles conneries ? Sven était brutal et fougueux. Je préférais la tendresse que Dexter m'avait offert jusqu'à présent, c'était même une évidence. « Ne te compare pas à lui, ce serait te rabaisser... » Dexter était mieux, dans tout et n'avait rien à envier à Sven. Celui que j'aimais était simplement parfait à mes yeux... Il s'appuya davantage sur mon entre-jambe, en continuant son petit jeu. Il n'y avait aucun doute là-dessus, il m'enflammait toujours autant. Mais pourquoi le faisait-il en me parlant de mon collègue. Mes pensées se brouillèrent. Où voulait en venir Dexter en faisant une telle chose ? « Qu'est ce que vous avez fait ? Je veux tout savoir... » Il divaguait. Pensait-il vraiment aller mieux en sachant ce que j'avais réussi avec Sven et échoué avec lui ? Non, ce n'était pas bon qu'il sache ce qui s'était passé. « Arrête un peu tes conneries, Dexter. » répondis-je calmement. « Savoir ce que je dois te faire pour effacer sa sale odeur...» Je repoussais lentement Dexter sur le côté. « Arrête Dexter ! Arrête... Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu m'excites et tu me parles de Sven en même temps. Où veux-tu en venir en faisant cela ? » demandais-je en posant mon regard dans le sien. Je n'attendais pas de réponse de sa part, je repris aussi vite. « Tu veux que je pense à Sven pendant que tu enflammes Little Gates, c'est ça que tu veux ? » continuais-je sur un ton calme. J'étais surtout perdu. Pourquoi essayait-il de faire ça ? Pourquoi me parler de Sven, alors qu'il frottait ses hanches contre mon bassin ? « Eh bien je vais sans doute te décevoir. Car ça m'est impossible vois-tu... Hier, quand j'ai baisé Sven, je voulais qu'une seule chose, te faire du mal et surtout t'oublier. Mais j'ai échoué là-dessus aussi... Je n'ai fait que penser à toi, pas une seule seconde tu es sortit de ma tête. Je te faisais l'amour à toi, et j'y arrivais. Jusqu'au bout, même. Et quand j'ai ouvert les yeux, ça été un désastre. Un choc... Ce n'était pas toi... Du paradis, je suis tombé en enfer. J'ai gerbé toute la nuit à cause de ça, Dexter. Je m'en voulais avant même d'avoir su ce que Liam t'a fait. » ajoutais-je en me levant du canapé. Je n'étais pas énervé, du tout même. C'était l'accumulation du stress qui me pétait au cerveau. Il méritait d'être éclairé sur mes sentiments face à tout cela.

« Sven n'a aucune importance à mes yeux, si cela peut te rassurer. Je me fous complètement de lui, je me fous des gens. Il n'y a que toi. Je ne vois que toi en ce monde. Je n'éprouve que des sentiments pour toi, j'ai uniquement confiance en toi et je... » Je me stoppais net. Non, je ne regrettais pas mes paroles. Car à travers ceci, encore une fois je lui disais que je ne voyais que lui. Je l'aimais. Mais je commençais à comprendre. Je posais mon regard dans celui de Dexter. « C'est mon cul en fait, le problème. » dis-je à mi-voix. Oui, voilà où devait provenir le problème. « J'ai fait ma pute en te trompant avec Sven, je suis d'accord, mais il n'a été que mon vide couilles, baiser sans sentiments, c'est ce que j'ai toujours fait de mieux depuis des années. Jusqu'à ce que tu m'apprennes à aimer ! Tu veux tout savoir ? Sven n'a pas fourrer sa queue où je pense, si c'est ce que tu veux savoir. Car oui, j'ai peut-être fait ma pute, mais je sais encore tenir des promesses. Et mon cul, je te l'ai réservé... d'ailleurs... » Je m'approchais de lui et je détachais ma ceinture et fis glisser mon jean et mon boxer jusqu'à mes chevilles. Je me retournais et collais mes fesses nues sur le pantalon de jogging à Dexter. Posant les mains de ce dernier sur mes hanches. « Voilà, il est tout à toi, Dexter. Fais-en ce que tu en veux...» Je lui donnais d'une certaine façon mon feu vert pour qu'il me fasse l'amour s'il le souhaitait. Il m'avait excité, j'avais plus qu'envie de lui. Je divaguais complètement aussi, car je me retrouvais confronté à une situation inconnue. Comment pourrais-je aider Dexter ? Et si ce que je venais de lui dire était ce qu'il souhaitait entendre ? Après tout, je n'étais pas en colère, j'étais resté calme. Je voulais simplement qu'il sache que je lui appartenais et que Sven n'avait rien eu de ma part.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Sam 14 Jan - 19:30

« Oh que si, ça fait quinze ans que je te supporte, toi et tes conneries. Mais j'aime tellement cela que je veux te supporter pendant des années encore... » C'est vrai que je pouvais être un vrai gamin parfois et lors de ses quinze d'amitiés communes, je n'avais pas à mentir en disant que j'étais l’électron le plus agité, par rapport au caractère taciturne de Gabriel. Je pensais pas non plus que j'avais à m'en excuser. Nous n'avions pas le même caractère, mais j'avais toujours eu l'impression que nous nous complétions. Que nous nous étions trouvés. Deux pièces d'un artefact brisé d'une cité oubliée qui n'avait aucun pouvoir ensemble, mais une fois réunie, tout devenait possible. Il y a encore quelques jours, je l'aurais répondu sans faillir que ce n'était pas quelques années que je voulais qu'il me supporte, mais toute sa vie, cependant ici je garder le silence.

« Ça ne risque pas, Dexter. Je vais mettre les choses au clair dès demain. J'ai tellement foiré avec toi... » Je baissais la tête et j'ajoutais presque aussitôt. « Je t'en demande pas tant...» Bien sûr que je le désirais, que je le voulais, même une partie de moi, celle qui était la plus sombre, aurait aimé être présent lors de ce face à face. Est-ce que je cherchais une vengeance. J'essayais de ne pas en vouloir à Sven, mais tout était si confus dans ma tête, que j'en voulais à la terre entière ce soir. Cela me rendait heureux d'une certaine manière les paroles de Gabriel. Il se rendait compte du mal qu'il m'avait fait, même s'il n'était pas du genre communicatif. Je savais que tout ce qu'il sortait de sa bouche, sortait de ses tripes et que cela lui demandait une énergie phénoménale pour le déverser de manière aussi fidèle. Je connaissais Gabriel depuis quinze-ans et je savais que pour avoir de telle vérité, il fallait passer parfois par la colère et les hurlements, mais ce n'était pas le cas ce soir et je lui en remerciais.

« Tu n'as plus à avoir peur, d'accord ? Ceci dit, je peux être à l'écoute. Bien que si tu continues ainsi, je vais avoir de plus en plus difficile t'entendre. » Je le testais et j'appréciais le pouvoir que j'avais encore sur lui, ce que je découvrais sous mon fessier grâce à mes coup de hanche. Le petit diable de Dexter était revenu ? Je ne sais pas. J'aimais Gabriel et je vénérais donc tout son corps, de son doigt de pieds gauche plus petit que celui du droit, à l'arrière de son genoux gauche qui se pliait si facilement quand je venais l'effleurer, l'odeur de sa peau entre ses omoplates - celle-ci changeait avec ses humeurs. Et, sans honte, j'aimais son sexe et cela n'avait rien de douteux pour moi. Car je le trouvais en action ou au repos. C'était une zone érogène qui était pour moi directement reliée aux sentiments que pouvait me vouer le beau blond. J'aimais l'attiser. J'aimais la sentir contre moi. C'était grisant et à la fois si réconfortant. Même si jusqu'à présent nous n'étions pas allés jusqu'à la jouissance commune. Je l'avais touché. Je l'avais...Et, l'excitation qui montait à présent en moi, je pouvais affirmer que je voulais maintenant recommencer. « C'est peut-être ce que je cherche...C'est peut-être ce que je veux...»

« Ne te compare pas à lui, ce serait te rabaisser... » Je continuais mon jeu car j'avais besoin de réponse et je m'attendais pas du tout à cette réaction de la part de Gabriel. Je savais que ce n'était pas la meilleure attitude pour lui poser ce genre de questions. Mais, pourquoi il avait couché avec lui, s'il ne représentait rien pour lui ? Je voyais bien et je sentais que je commençais à pousser le bouchon un peu trop loin. « Arrête un peu tes conneries, Dexter. » Je le laissais me repousser sur le côté et je l'écoutais. « Arrête Dexter ! Arrête... Je ne sais pas si tu te rends compte de ce que tu fais ? Tu m'excites et tu me parles de Sven en même temps. Où veux-tu en venir en faisant cela ? (…) Tu veux que je pense à Sven pendant que tu enflammes Little Gates, c'est ça que tu veux ? » Je l'avais écouté et c'était à moi de parler maintenant. Je bombais le torse, mais je n'était pas en colère et je parla le plus calmement possible pour lui répondre. « Car, j'ai besoin de savoir. Tu peux comprendre cela ? J'ai besoin de savoir si je t'excite plus que lui. J'ai surtout besoin de sentir...»

« Eh bien je vais sans doute te décevoir. Car ça m'est impossible vois-tu... Hier, quand j'ai baisé Sven, je voulais qu'une seule chose, te faire du mal et surtout t'oublier. Mais j'ai échoué là-dessus aussi... Je n'ai fait que penser à toi, pas une seule seconde tu es sortit de ma tête. Je te faisais l'amour à toi, et j'y arrivais. Jusqu'au bout, même. Et quand j'ai ouvert les yeux, ça été un désastre. Un choc... Ce n'était pas toi... Du paradis, je suis tombé en enfer. J'ai gerbé toute la nuit à cause de ça, Dexter. Je m'en voulais avant même d'avoir su ce que Liam t'a fait. » Je me levais un instant, car ce qu'il venait de me balancer était tout ce que j'attendais, tout ce que j'espérais. Mais, en même, il avait souffert et cela me faisait mal d'avoir être l'instigateur de tout ça, dans un sens.

« C'est mon cul en fait, le problème. » Je faisais un pas en arrière en penchant la tête comme un chien qui ne comprenait pas son maître. De quoi il me parlait ? Pourquoi il me parlait de ses fesses ? J'avais besoin d'une explication. Je m'approchais et je posais une main sur sa cuisse. « J'ai fait ma pute en te trompant avec Sven, je suis d'accord, mais il n'a été que mon vide couilles, baiser sans sentiments, c'est ce que j'ai toujours fait de mieux depuis des années. Jusqu'à ce que tu m'apprennes à aimer ! Tu veux tout savoir ? Sven n'a pas fourrer sa queue où je pense, si c'est ce que tu veux savoir. Car oui, j'ai peut-être fait ma pute, mais je sais encore tenir des promesses. Et mon cul, je te l'ai réservé... d'ailleurs... » J'arquais un léger sourire. C'était vraiment la dernière chose qui m'était venu à l'esprit. Gabriel n'était pas un cul et j'étais prêt à lui dire quand je le vis se déshabiller devant moi. Je le laissa s'installer sur moi alors que je sentais son cœur s'emballer. Je caressa ses hanches si gentiment offert. « Voilà, il est tout à toi, Dexter. Fais-en ce que tu en veux...» Il venait de briser mes dernières barrières. Je lui offrais mon vrai premier sourire bienveillant de la soirée. J'ai alors caressé gentiment son front et passé une main dans ses cheveux.

« Oh, mon cœur, pour qui tu me prends ?» Oui, il avait bien entendu. Ma voix était douce et je continua mes caresses en allant effleurer sa nuque, tout en plongeant mon regard en lui. Je n'étais plus le Dexter enfant. J'étais à nouveau l'adulte, le responsable et celui qui voulait apporter paix à l'homme que j'aimais vraiment plus que tout à ce moment précis. « Tu n'es pas une pute pour moi et tu le sauras jamais à mes yeux. Tu es la plus belle chose dans ma vie. Une chose abimée, une chose torturée, mais la chose indispensable à mon existence. Tu n'as pas à m'offrir quelque chose car tu te sens coupable ou parce que tu as couché avec Sven...» Je baissais la tête amusé pour aller caresser de ma langue l'appendice tout fringuant de Gabriel. Je voulais lui montrer que je le désirais et que je n'étais pas entrain de le rejeter. Je revenais à lui et je lui demandais par un signe de mes mains de m'entourer les hanches par ses jambes. Je prenais appui et je me soulevais du canapé tout en gardant mon amoureux dans mes bras. « Je suis content que tu te sentes prêt pour ça, mais cela n'est pas rien non plus. Cela peux te faire très mal. Je peux te blesser. C'est important d'avoir des préliminaires, de s'exciter l'un l'autre...» Je profitais de notre rapprochement pour l'embrasser dans le cou, pour aller dévorer sa chair par des baisers brûlants. Mon pas, lui, était lent et je me dirigeais vers la chambre de mon hôte. « ...De rendre cela tendre, de te donner envie de plus et surtout de préparer le chemin...» Je descendais ma main pour aller flatter entre ses fesses avec mes doigts sans pourtant forcer l'entrée. Je restais sage et contrôlant. Je terminais par le poser sur son lit et je me plaçais au-dessus de lui. « .Je veux pas te baiser, Gabriel. Je veux faire l'amour avec toi...car je t'aime.» J'allais sceller mes paroles pour un doux baiser.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Dim 15 Jan - 0:09

« C'est peut-être ce que je cherche...C'est peut-être ce que je veux...» Une chose était certaine à présent. Si j'avais réussis avec Sven, il n'y avait aucune chance que ça ne fonctionne pas avec Dexter. D'autant plus que je me sentais prêt à avancer dans cette relation. Certes, j'étais encore quelque peu apeuré. Je m'avançais vers l'inconnu et j'avais toujours détesté les nouvelles choses. Mais devais-je me faire du soucis en ayant un Dexter comme petit ami ? Avec lui, non. En revanche, j'étais terrifié que mon père surgisse encore une fois. La première fois, j'avais cru apercevoir mon père en dessous de moi, alors que je faisais l'amour à Dexter. Et s'il revenait et que s'était lui qui était sur moi ? Je préférais me concentrer dans le regard de celui que j'aimais. Il avait le don de réussir à m'apaiser, à me calmer et à me faire oublier mes problèmes, et mes craintes.

« Car, j'ai besoin de savoir. Tu peux comprendre cela ? J'ai besoin de savoir si je t'excite plus que lui. J'ai surtout besoin de sentir...» Il me perturbait plus qu'autre chose en me parlant de Sven. Mais d'un côté, je pouvais comprendre qu'il veuille être rassuré. Sven était loin d'être un homme ''moche'', tout du contraire. Mâchoires carrées, cheveux noirs, yeux noisettes avec une barbe de trois jours. Il était très loin des clichés allemands, dont je faisais moi-même partie. Sven s'avérait surtout imposant avec son mètre quatre-vingt-cinq, et ses quelques petits kilos en trop. Ceci dit, ça n'avait pas empêché Dexter, avec ses quinze centimètres en moins de lui coller son poing dans la figure il y a quelques heures. Sven était simplement beau. Dexter lui, était magnifique. Tout était parfait, j'aimais son nez, ses sourcils, ses oreilles légèrement décollées, ses lèvres si sucrées. Ses cheveux et sa barbe – lorsqu'il la laissait poussée – si douce. Son grain de beauté sur sa joue gauche, son corps si musclé, son mètre septante. Tout. J'aimais tout... Dexter se redressa en même temps que moi, et si je l'avais énervé ? Et si à mon tour il me cognait pour avoir été trop loin ? Il s'approcha de moi, alors que je continuais mon monologue et il posa sa main sur ma cuisse. Je ne t'ai pas énervé, pensais-je, soulagé de découvrir ça.

« Oh, mon cœur, pour qui tu me prends ? » En général, je n'appréciais pas vraiment ce genre de surnoms. Mais là, entendre cela sortir de la bouche de Dexter me soulagea, me rassura et me fit même sourire. J'étais toujours son cœur, son chéri, son bébé, sa crème brûlée ou tous les autres surnoms qu'il m'avait donné. Rien n'était fini, c'était certain. Et si notre histoire devait prendre fin, ce n'était pas aujourd'hui, du moins, rien ne pouvait le laisser présager. Tout était merveilleux, je me livrais à lui, dans l'unique but de l'aider. Et il essayait de comprendre pour protéger notre amour. « Tu n'es pas une pute pour moi et tu le sauras jamais à mes yeux. Tu es la plus belle chose dans ma vie. Une chose abimée, une chose torturée, mais la chose indispensable à mon existence. Tu n'as pas à m'offrir quelque chose car tu te sens coupable ou parce que tu as couché avec Sven...» Je me raidissais légèrement. J'avais l'air con, maintenant. Le pantalon baissé alors que Dexter me disait que je n'avais pas besoin de faire tout ceci. Mais lorsqu'il s'abaissa je compris qu'il n'était pas du tout en train de me rejeter, au contraire. Je m'agrippais à Dexter, mon regard brillant comme des perles. Non, je ne pleurais pas, non, je n'avais pas les larmes aux yeux. Mais mon regard était étincelant lorsqu'il était captivé par celui de Dexter.

« Je suis content que tu te sentes prêt pour ça, mais cela n'est pas rien non plus. Cela peux te faire très mal. Je peux te blesser. C'est important d'avoir des préliminaires, de s'exciter l'un l'autre... (...) De rendre cela tendre, de te donner envie de plus et surtout de préparer le chemin...» Dit comme ça, en effet ça pouvait être effrayant. Mais je n'avais pas envie d'avoir peur. Je savais qu'entre les mains de Dexter, je ne risquais rien. « J'ai confiance en toi... Plus que tu ne le crois... Et j'ai envie de toi depuis ton interruption de tout à l'heure.  » répondis-je dans un murmure à son oreille alors que je sentais les lèvres de Dexter dans mon cou. Je faisais référence bien entendu au coup qu'il avait porté à Sven. J'avais trouvé ça mignon et sexy qu'il défende ce qu'il lui appartienne. Même si ce qui a suivi avait été douloureux et difficile à encaisser – encore maintenant, mais je préférais ne pas y penser – je ne voyais que son bon côté. La main de mon amour descendait lentement le long de mon dos jusqu'à mes fesses et un long frisson parcourra mon corps. Je posais ma tête contre son épaule, me collant davantage à lui. Je ressentais tellement de choses pour lui, que s'était même compliqué de déceler tout ou d'expliquer ce qui se passait dans mon corps depuis qu'il m'avait annoncé qu'il était amoureux de moi. Dexter me posa sur mon lit et il se retrouva rapidement au-dessus de moi. Il était si beau. « Je veux pas te baiser, Gabriel. Je veux faire l'amour avec toi...car je t'aime.» Dexter déposa sur mes lèvres un baiser, tendre, doux. Je reconnaissais enfin les gestes agréables de mon amour. Tout en l'embrassant je fermais les yeux. J'étais rassuré de ne pas voir Sven à la place. Dexter était tellement mieux. « Alors fais-moi l'amour... J'ai tellement envie de toi, de ton corps, et de pouvoir enfin affirmer ce que je suis... » chuchotais-je à son oreille alors que je passais mes mains sous son débardeur pour mieux lui retirer. Non je n'avais pas l'intention d’accélérer quoique ce soit. Mais je voulais sentir la douceur de sa peau contre la mienne. La chaleur qu'il dégageait contre ma peau si froide. J'étais frileux, et j'adorais particulièrement le froid. Je contemplais son torse et posais mes mains sur ce dernier. Je finis par l'enlacer complètement et le coller contre moi. « J'ai tellement eu peur de te perde... Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi... » Je me détachais de lui simplement pour pouvoir le regarder dans les yeux. « J'aurais aimé être Neil Armstrong, ne serait-ce que pour graver sur la lune ton prénom. Ainsi, chaque nuit, tu aurais pu te dire en la regardant que même en étant à plus trois cents quatre-vingt-quatre mille quatre cent kilomètres de distance, j'ai pensé à toi... Je n'ai jamais rien ressenti d'aussi beau, d'aussi magnifique. Tu es l'élu de mon cœur Dexter... »
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Lun 16 Jan - 17:03

« J'ai confiance en toi... Plus que tu ne le crois... Et j'ai envie de toi depuis ton interruption de tout à l'heure. » Nous nous reconnections. Je retouchais ce que je pensais que nous avions perdu pour toujours à cause de cette fatalité qui s'acharnait sur nous. Je retrouvais avec délectation le Gabriel que je connaissais et qui me rendait complétement fou. Liam était toujours là, mais je moquais à présent de tout ce qu'il m'avait fait. Il pouvait l'emporter dans sa tombe, moi je ne voulais pas chasser le seul homme que j'avais autant aimer. Je voulais être heureux et pour cela, c'était dans les bras de l'homme que je venais de déposer sur son lit. Je pense qu'il avait pas de dessin à faire ce que je voulais. Je voulais lui et Liam pouvait même nous regarder. Il pourrait alors peut-être prendre des notes sur comment aimer quelqu'un, comment lui montrer et surtout être heureux.« Je note pour plus tard alors...Tu aimes cela quand je joue de mes muscles ? Tu es beau quand tu es excité, chéri...» Je lui caressais son corps que je sentais brulant sous mon touché, tout en lui m'appelait. C'était beau. C'était surtout très excité. Gabriel n'avait pas eu besoin de me toucher. J'étais moi-même au paroxysme de mon excitation. Car, pour moi, c'était la plus belle chose du monde de voir l'homme que j'aimais sous l'effet de l'excitation. Il n'y avait rien de honteux et cela ne rabaissait en rien sa virilité. J'avais envie de lui et ma main entre ses fesses était là pour lui souligner.

« Alors fais-moi l'amour... J'ai tellement envie de toi, de ton corps, et de pouvoir enfin affirmer ce que je suis... » J'embrassais son coup et j'embrassais ses murmures. Soudain, ce n'était plus important d'être le premier, après tout ce n'est qu'un chiffre. Ce qui était important c'était les sentiments et Gabriel m'avait affirmé que Sven n'avait rien été pour lui, je le croyais. Il était donc temps de lui montrer et de lui faire sentir tout l'amour que j'avais pour lui. Ce que mon corps avait envie d'offrir à mon amant n'était pas simplement un acte sexuel, c'était un prolongement de nos sentiments. Une affirmation de ce que nous vivions. Pour moi, faire l'amour, avait toujours été ce moment où comme deux cœurs, deux corps ne font plus qu'un. On offre la jouissance à l'autre et on prolonge ainsi cet amour incorruptible que parfois les mots ne peuvent retranscrire. Oui, cela peut-être facile pour certains de dire «  Je t'aime. » . Il peut être aussi facile de faire semblant. Mais faire l'amour, il est alors plus possible de faire semblant et c'était unique. Et, ce moment unique, je ne voulais qu'avec une seule personne : le magnifique jeune homme qui reposait sous moi, le seul et l'unique.

« J'ai tellement eu peur de te perde... Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi... » Gabriel m'avait retiré mon haut et je retirais moi-même mon bas. Je gardais quand même encore mon boxer tout simplement dans l'envie que mon petit diable excité me le retire plus tard. Je me collais ensuite à lui pour échanger cette chaleur, pour mélanger nos effluves. Je voulais le rassurer, lui dire qu'il n'y avait aucune raison qu'il me perde et puis il m'a soufflé avec ces mots : « J'aurais aimé être Neil Armstrong, ne serait-ce que pour graver sur la lune ton prénom. Ainsi, chaque nuit, tu aurais pu te dire en la regardant que même en étant à plus trois cents quatre-vingt-quatre mille quatre cent kilomètres de distance, j'ai pensé à toi... Je n'ai jamais rien ressenti d'aussi beau, d'aussi magnifique. Tu es l'élu de mon cœur Dexter... » Je l'embrassais avec passion pour remercier ces paroles qui m'avaient touchés au plus profond de mon cœur. Je regardais avec mes yeux tout humides et au bord des larmes. Je voulais pas pleurer, alors je me retenais. Je lui caressa la joue sur le point de craquer. « Je n'ai jamais ressenti cela pour personne non plus. Ce sentiment que malgré tout ce que nous sommes entrain de traverser, cette fatalité...Ce putain de fatalité même qui s'acharne sur nous. Je sais que tu es le bon, que tu es la partie manquante qu'on cherche tous. » Je n'arrivais pas à retenir une larme qui commença à perler sur ma joue et qui s'y accrocha. Ma main lâcha la joue de Gabriel et je retombais sur son poignet où il portait le bracelet que j'avais rejeté. Je passa mon doigt sous les mailles et comme une supplication j'ajoutai. « Je t'appartiens, Gabriel et je t'appartiendrais toujours...Tu...Tu me le remets ? S'il-te-plaît ? » Je tendais mon bras en continuant de retenir mes larmes. Cela aurait été bête pour moi de pleurer dans ce moment. Nous étions heureux, nous nous retrouvions. Nous allions faire l'amour...

Ah merde...Mon regard se troubla et quitta les magnifiques yeux de mon amant. Je tournais la tête violemment comme si tout me revenait. Je tournais la tête sur le côté, sur le porte-manteau de Gabriel pour être plus exact. Cela ne fut que quelques secondes, mais des secondes horribles avant que je revienne à Gabriel.

Je le regardais. J'avais tellement envie de lui, mais je ne pouvais pas...Et, si j'étais séropositif ? C'est ce que cette lettre allait m'apprendre, j'aurais voulu le faire à l'écart et surtout plus tard. Mais, je ne pouvais pas. Et, si je le contaminais ? Je ne pourrais jamais me le pardonner. Je déglutissais et dés que mon bras fut à nouveau libre. Je me levais et je m’asseyais sur le lit. Gabriel devait se demandait ce qui se passait ? Pourquoi j'étais soudainement livide. « Viens, prêt de moi...» Je prenais ses mains et je sais que ce que j'allais dire, allait refroidir l'ambiance, mais j'étais obligé. « J'ai fait un test aujourd'hui...Un test VIH...Liam n'avait pas utilisé de préservatif et il a joui en moi...» Et, bah, voilà...Ce n'était pas si difficile à dire finalement. Sauf, qu'à présent j'avais ce goût amer dans la bouche. C'était la honte. Je sais que je n'y étais pour rien, mais raconter ce que Liam avait fait, ce qu'il avait fait en moi. J'avais l'impression que tout cela était à nouveau de ma faute. Je me reprenais et je me concentrais sur le visage de Gabriel. Je serra plus fort ses mains. « Le résultat est dans la poche de ma veste. Tu veux bien me l'apporter ? Qu'on le regarde ensemble...» Normalement, il n'avait aucune raison de stresser autre mesure. Liam avait beaucoup de défaut et il était clairement un monstre pour ce qu'il m'avait fait. Mais, je ne le voyais pas ne pas se protéger lors de ses ébats. Nous l'avions toujours fait avec protection quand nous étions encore ensemble. Il était de la génération, il faut toujours mieux prévenir que guérir. Il n'avait pas non plus l'air malade et...je ne méritais pas ça...Non, je ne méritais pas d'être séropositif.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Lun 16 Jan - 21:35

« Je note pour plus tard alors...Tu aimes cela quand je joue de mes muscles ? Tu es beau quand tu es excité, chéri...» Mon corps frissonna entièrement sous ses caresses. Que pouvais-je demander de mieux ? J'étais dans les bras de mon amour, moi qui pensait avoir tout détruit quelques temps plus tôt. J'avais toujours été celui qui cognait, au lycée. Je ne cherchais pas la misère aux autres, c'était eux qu'ils le faisaient en me rabaissant ou en me ridiculisant sur ce que je faisais pour mon père. J'avais appris à me défendre en donnant des coups. Et j'avais usé de mes poings pour protéger Dexter, qui n'était pas vraiment apprécié chez les homophobes, logique. Aujourd'hui, Dexter avait usé de ses poings, pour moi. Même s'il ne s'agissait que d'un coup, et même s'il avait été frappé sur quelqu'un de bien, je ne pouvais pas lui en vouloir pour ce geste. « J'aime quand tu joue de tes muscles car je me sens en sécurité. » J'avais tellement ramassé avec mon père, que je ne cesserais sans doute jamais d'avoir peur. J'avais encore peur de lui, mais étrangement, lorsque le poing de Dexter avait touché la mâchoire de Sven, je me suis senti en rassuré. Dexter n'avait jamais été violent, mais aujourd'hui il l'avait été dans l'unique but de protéger ce qu'il possédait. Il était à présent capable de tout et ce simplement pour moi.

Pendant que Dexter retirait son jean, j'en profitais pour retirer mon tee-shirt. Je voulais que mon corps s’imprègne de son odeur. Dexter m'embrassa suite à mes paroles. Ses lèvres m'avaient manquées, sa langue, son corps. Je désirais plus que tout son corps. J'avais envie de le sentir contre moi... et en moi... Voir Dexter avec les larmes aux yeux me fit quelque peu sourire. Ce n'était pas des larmes de tristesse, alors il était tout simplement beau avec ce visage scintillant. « Je n'ai jamais ressenti cela pour personne non plus. Ce sentiment que malgré tout ce que nous sommes entrain de traverser, cette fatalité...Ce putain de fatalité même qui s'acharne sur nous. Je sais que tu es le bon, que tu es la partie manquante qu'on cherche tous. » Mon sourire s’élargissait au rythme de ses paroles. J'étais le bon. C'était tout ce dont j'avais besoin d'entendre. J'étais le bon, malgré les pêchés que j'avais pu commettre. J'étais le bon, sans devoir être jugé. Dexter était ce que je pouvais qualifier à présent comme mon premier amour. Davy ne lui arrivait pas à la cheville, et je n'avais jamais éprouvé autant de sentiments pour elle que j'en avais pour lui. Peut-être qu'au fond j'ai toujours aimé les hommes, mais ayant un père homophobe, cette partie de moi s'était terrée au plus profond de mon être ? C'était une hypothèse plausible, mais peut importe, hétérosexuel, bisexuel ou homosexuel, mon cœur était à Dexter et je me contre foutais pas mal des étiquettes qu'on me collerait à la peau.

Je posais ma main sur sa joue et essuya cette larme, avec le pouce. Je continuais à lui caresser lentement la joue lorsque je vis son regard quitter le mien. « Je t'appartiens, Gabriel et je t'appartiendrais toujours...Tu...Tu me le remets ? S'il-te-plaît ? » J'ai sentis les larmes me monter aux yeux, mais je les refoula aussi vite qu'elles furent apparues. Je voulais que Dexter garde une partie du Gabriel qu'il avait toujours connu. Celui qui ne se plaignait pas, et celui qui ne pleurait pas. J'approchais son visage du mien pour l'embrasser. « Je suis tellement heureux que tu me le demandes. » dis-je en détachant la gourmette. Cette gourmette signifiait peut-être pas autant de chose à Dexter que pour moi. Mais avoir les deux à mon poignet, c'était comme un mari ou une femme ayant les deux alliances à son doigt. Ce bijou représentait à mes yeux mon amour, et mon appartenance à Dexter. D'ailleurs, lors de l'ébat sexuel que j'avais eu avec Sven, entendre le tintement qu'elles effectuaient en s'entrechoquant l'une contre l'autre, m'avait fait mal au cœur. Alors que je lui passais le bracelet autour de son poignet gauche, son regard changea complètement. A travers son propre trouble, il parvint à me troubler. Ai-je fait quelque chose de mal ? Pensais-je alors que je perdais complètement l'attention de Dexter. Malgré cela, j'attachais la gourmette. Premièrement, j'étais déterminé à faire comprendre au monde entier que Dexter était à moi. Deuxièmement, je ne voulais pas lui retenir plus longtemps son bras. Je sentais bien que quelque chose n'allait pas. Sûrement l'autre enfoiré de Liam qui lui revenait en tête.

Dexter reposa son regard sur moi. Mais il n'était plus aussi attendrissant qu'avant. Il était tout simplement, apeuré. Je fermais un court instant les yeux. Il ne m’exaspérait pas, au contraire. Mais voir ce trouble dans son regard me faisait culpabiliser. Pourquoi ne l'ai-je pas suivi chez Liam ? Pourquoi n'ai-je pas été là pour le protéger ? Ou pourquoi n'ai-je pas été moi-même chercher les affaires de Dexter ? Rien de tout ce malheur ne serait arrivé à celui que j'aimais... Dexter qui était a califourchon sur moi depuis tout à l'heure se redressa pour s'asseoir sur le lit. Je me levais à mon tour et ouvris le tiroir de la table chevet. J'enfilais en vitesse un boxer. « Viens, prêt de moi...» Ce n'était pas moi le problème, c'était déjà bon à savoir. Je le regardais, essayant de comprendre quelque chose à travers son regard. Qu'est-ce qui le rendait si honteux ? « J'ai fait un test aujourd'hui...Un test VIH...Liam n'avait pas utilisé de préservatif et il a joui en moi...» Rien que l'entendre prononcer son prénom fit remonter en moi la rage que j'essayais d'apaiser. J'avais envie de lui ôter la vie en le faisant souffrir, mais ce serait le laisser gagner cette partie qu'il avait lui-même lancé. J'aurais préféré aussi que Dexter évite les détails. J'en pouvais plus de voir la sale gueule de Liam sur Dexter et me remémorer, contre ma volonté, les images que j'avais vues hier soir...

Je restais silencieux face au test VIH. Dexter avait-il encore besoin de ça ? N'avait-il déjà pas subit un châtiment suffisamment cruel ? Pour encore avoir une bonne ou une mauvaise nouvelle lui tomber sur les épaules ? J'avais mal pour lui. Car mon propre malheur qui s'était quelque peu adoucit se transmettait amèrement à Dexter. « Le résultat est dans la poche de ma veste. Tu veux bien me l'apporter ? Qu'on le regarde ensemble...» Je restais un instant figé le regard posé sur les clavicules de Dexter. J'essayais d'encaisser comme je pouvais tout ce qui lui arrivait. « Ou... Oui, bien sûr. » dis-je maladroitement. Liam sur Dexter... Je mordais ma lèvre inférieure et m'exécuta jusqu'au porte-manteau. Je cherchais après la lettre et revint avec cette dernière, la main tremblante. Non, je n'avais pas peur de la maladie, mais peur de la réaction de Dexter. Si c'était positif, comment allait-il encaisser ça en plus ? Je m'installais à côté de lui et passa mon bras droit dans le bas de son dos. Je posais la lettre sur les genoux de mon amour, contemplant son profil en restant muet. « Dexter, regarde moi. » fis-je d'une voix douce. Je tournais légèrement son visage vers le mien afin de capter son regard. « Sache que peut importe le résultat, je ne t'abandonnerais jamais... » Je l'aimais. Mon amour dépassait même la folie. Si ce test s'avérait positif, j'étais prêt à risquer chaque jours d'être contaminé. Je lui mis le papier entre les mains et déposa un baiser dans son cou. « Je t'en fais même la promesse. » Oui je promettais beaucoup de choses. Certaines étaient plus insignifiantes que d'autres, mais elles restaient en soit des promesses et je les avais toujours respectées. Je lui promettais cela, et j'allais le faire avec le plus grand plaisir, car ce qu'il m'intéressait, s'était de passer ma vie à ses côtés, vivre pour lui et avec lui. Mais j'étais peut-être aussi un peu con de promettre une telle chose sans savoir comment il allait réagir. Et puis, peut-être que j'allais prendre peur si le résultat s'avérait positif... Tout était possible avec cette fatalité de merde...
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Ven 20 Jan - 19:52

« Je suis tellement heureux que tu me le demandes. » Je le regardais détacher cette gourmette à son poignet. Cette gourmette qui signifiait bien plus pour moi qu'une simple pièce de métal. Celle-ci portait tout l'amour que je portait pour Gabriel. C'était comme un engageant pour moi et je me laissais aller un instant tout en l'observant me la remettre au poignet à imaginer que j'aimerais qu'un jour cela soit autre chose qu'une gourmette pour hurler au monde entier : Oui, c'est lui, l'homme que j'aime, l'homme avec lequel je rêve de finir ma vie. J'imaginais alors des alliances, un mariage, même si le mariage entre deux hommes ici était encore interdit. Moi, je parlais de la cérémonie, des vœux, de proclamer devant Dieu et l'Univers qu'il était le bon et que personne d'autre ne pourrait prendre sa place. Je le remerciais vraiment de m'avoir remis cette objet qui était comme le prolongeant des battements de mon cœur. Cependant, j'avais autre chose en tête. Je savais que je changeais littéralement d'attitude et que cela pouvait être bouleversant. C'était loin ce que j'attendais, mais si nous voulions aller plus loin, je devais savoir. Nous devions savoir.

Il était temps de finir nos galipettes, en tout cas de les reporter pour plus tard. Après tout, je savais que je m'inquiétais pour rien. C'était un test basique et il n'y avait aucun risque qu'il soit positif. Et, pourtant pourquoi je tremblais légèrement en finissant par lui avouer que j'avais fait un test ce matin ? Pourquoi je lui plaçais à nouveau ses détails horribles en tête ? Il avait vu la vidéo...En tout cas, une partie. Je ne souhaitais pas à mon pire ennemie de tenir devant ce qu'il avait dû voir. Je ne refoulais pas que c'était moi la victime ici, mais j'étais complétement drogué quand Liam avait abusé de moi. Je me souvenais que de sensations, de brulures, de douleurs, mais tout le reste était imperturbablement trouble. Je me collais à Gabriel, car j'en avais besoin, sa main dans la mienne. J'avais besoin de courage même si l'aveu était facile. Ce qui ne le serait pas, cela allait être la suite...

« Ou... Oui, bien sûr. » Je scrutais chaque gestes de Gabriel et cette lettre qui s'approchait, mais aussi le moment du résultat. Je profitais pour relâcher la pression en rejetant tout l'air dans mon poumon. Voilà. La lettre était sur mes genoux. Je jetais un œil à l'homme que j'aimais prêt de moi. Je caressais son visage pour le remercier, mais là aucun mot n'arrivait à sortir de ma bouche. J'essayais de ne pas trembler, mais je n'y arrivais pas. « Dexter, regarde moi. » Je le regardais suppliant : Donne moi ce courage, je t'en supplie. J'avais les larmes aux yeux et j'étais prêt à craquer d'une seconde à l'autre. « Sache que peut importe le résultat, je ne t'abandonnerais jamais... » J'essayais de sourire mais le cœur n'y était pas. Je n'avais pas peur qu'il m'abandonne. J'avais peur que la maladie. J'avais peur que la malade nous détruise. Voir quelqu'un peu à peu décliner et s'éteindre...C'était tout simplement horrible. « Je t'en fais même la promesse. » Je soufflais un bon coup et je déposais un baiser sur les lèvres de Gabriel. « Je sais mon cœur...Allez, finissons-en ! » J'ouvrais enfin cette lettre. Il fallait en finir et vite.

Blanc. Blanc. Blanc. Mon visage et mes attitudes étaient en décomposition. Le résultat était devant moi. Je me levais, plus par automatisme de rejet et je balançais la lettre sur les genoux de mon voisin. « Positif ! Putain...» Je rentrais en mode de panique extrême, m'agitant dans la pièce comme un zombie, les mains entre mes mains. Je ne savais même pas où j'allais, quoi penser. J'étais perdu. Je fuyais peut-être un instant. Je marchais. Je tournais en rond. Je voulais pas de la tendresse de Gabriel, au moins pour quelques instants. Je voulais...Je voulais me cogner la tête contre les murs, mais c'était peut-être trop extrême. Je poussa donc un immense cri à m'en détacher les poumons. « J'y crois pas. C'est forcément une erreur ? Putain, le connard...me faire ça et en plus il était malade...» Je terminais et je frappais le mur de la chambre. Je terminais mon éclat en tombant recroquevillé dans un coin. Je restais un moment silencieux avant de fondre en larmes dans mes mains. Je ne regardais pas Gabriel, j'avais trop honte pour cela, mais mes paroles étaient pour lui. « Dis moi que c'est pas possible ? Après tout ce que nous avons endurés...Qu'est ce que j'ai fait de mal, hein ? Pour me faire violer et finir séropositif....Dis-moi....Dis-moi...» Je n'étais plus qu'un tas informe qui se mourrait en se recroquevillant d'avantage. Car, je savais ce que c'était d'être séropositif. J'avais beaucoup d'amis qui l'étaient. Je savais que cela pouvait détruire un homme et surtout détruire son entourage. Voilà. J'étais un homme détruit...Plus rien. Tout un avenir qui s'effaçait. Un simple vœu : finir heureux avec Gabriel. Liam venait de me l'enlever à tout jamais.
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MessageSujet: Re: GABRIEL || Hold on to your misery   Ven 20 Jan - 23:48

Dexter déposa sur mes lèvres un petit baiser. Pour rien au monde, j'aurais sacrifié d'être avec lui. Et ce n'était pas une maladie qui allait nous séparer. « Je sais mon cœur...Allez, finissons-en ! » J'admirais son courage. Où peut-être pensait-il ne pas être malade et qu'il prenait ça uniquement pour se rassurer ? Je le regardais ouvrir cette lettre entre ses mains si tremblantes. J'étais aussi impatient et terrorisé que lui de découvrir la vérité. Je le fixais attentivement et c'est son non-verbal qui me donna réponse à cette question que je me posais. Positif. Son visage le montrait, le marquait si fermement... Il se redressa me jetant la lettre sur les genoux. J'entrepris de la lire à mon tour, bien que je savais pertinemment que Dexter ne se tromperait pas sur les résultats. « Positif ! Putain...» Je restais installé sur le lit avec cette vérité entre les mains. Il était séropositif ? Vraiment ? Mes yeux s'emplirent de larmes, bien que j'essayais d'affronter cette annonce le plus intérieurement possible. Il allait mourir, comme Andrew Beckett dans Philadelphia. Et étrangement, j'en voulais à Dexter de m'avoir obligé à regarder ce film en sa compagnie. J'étais conscient que des traitements étaient présents, bien qu'ils ne soignent pas la maladie en elle-même, mais je le maquillage de Tom Hanks et mes poils se hérissèrent. Dexter ne pouvait pas être séropositif !

Je me redressais laissant la lettre sur le lit. J'aurais aimé lui dire de se calmer, de se poser deux minutes au lieu de gaspiller toute son énergie à tourner en rond. Mais pouvais-je lui demander de faire ça ? Après ce qu'il venait de découvrir ? « J'y crois pas. C'est forcément une erreur ? Putain, le connard...me faire ça et en plus alors qu'il était malade...» Il cria et écrasa son poing dans le mur. Tous mon corps se contracta à ces gestes... Liam avait changé Dexter. Il semblait plus violent... Mais il y avait de quoi aussi. Tout lui tombait sur les épaules, enchaînant les mauvaises nouvelles. « C'est probable, oui. » Je n'avais rien de mieux à répondre Car si je devais me lancer sur le sujet 'Liam' j'allais très certainement laisser Dexter en plan chez moi et me rendre chez Liam pour le descendre d'une balle entre les deux yeux. Il faisait souffrir Dexter, et en faisant cela, il m'atteignait moi. Voir Dexter recroquevillé contre un mur fit monter en moi une grande frustration. Il avait plus que besoin de moi et je me demandais si j'allais être capable d'assurer ce rôle à la perfection. Je m'approchais lentement de lui. Et s'il me rejetait ? Et s'il refusait de me toucher de peur de me contaminer ? J'avais vu dans des reportages, les explications des réactions de certaines personnes séropositives. Elles étaient en général conscientes que la maladie ne se transmettait pas aussi facilement, mais elles semblaient oublier ce détail et refusait tout contact si qualifiant d'êtres dangereux.

Dexter fondit en larmes, seul avec son désespoir. Tout commençait à rentrer dans l'ordre, on commençait à peine à guérir de nos vielles blessures que déjà, d'autres nous étaient affligées. Vie de merde. « Dis moi que c'est pas possible ? Après tout ce que nous avons endurés...Qu'est ce que j'ai fait de mal, hein ? Pour me faire violer et finir séropositif....Dis-moi....Dis-moi...» Je fermais les yeux. C'était si compliqué de rester neutre, ou fort face à une telle scène. Dexter pleurait, il était dépité, et je devais jouer au fort, alors que j'avais un esprit aussi torturé que le sien. « Chuuuuut... » disais-je en m'installant à ses côtés. Je retirais lentement ses mains et pris doucement son visage entre les miennes, l'obligeant à me regarder. « Tu n'as rien fait de mal, Dexter. D'accord ? » Dis-je calmement, mais de façon ferme à la fois. « Ce qui est arrivé, et ce qui t’arrive, n'est pas de ta faute. » poursuivis-je en caressant sa joue droite. Évidemment, qu'il n'était pas fautif. Le seul à l'être était Liam et personne d'autre. Je me penchais vers Dexter afin d'aller lui chercher ses lèvres. S'il était vraiment malade, la maladie ne me freinerait en rien. Je voulais lui montrer, lui faire comprendre par ce petit baiser. « Tu n'as pas à t'en vouloir... » murmurais-je alors que j'accompagnais sa tête contre mon torse.

Le dos contre le mur, je gardais Dexter contre moi, mon bras gauche posé sur son ventre, nu. La main droite caressant sa chevelure rousse. Il pouvait pleurer des heures si cela l'enchantait. J'étais là pour lui, pour le meilleur, comme pour le pire... « Tu l'entends comme il bat ? » demandais-je, en écoutant mon cœur battre rapidement, le regard quelque peu plongé dans le vide. « Liam t'a abîmé ta dignité, j'en suis conscient... Il t'a peut-être même abîmé ta santé, mais il n'a pas abîmé l'amour que j'ai pour toi. » dis-je d'une voix mielleuse. « Alors, tu sais ce que l'on va faire dès demain ? » entrepris-je de dire de manière déterminée. Je m'étais légèrement reculé de sorte à pouvoir capter son regard. « On va se rendre à la clinique, ensemble. Faire ce test, ensemble. Attendre les résultats, ensemble. Vivre ensemble, avec ou sans maladie... »
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