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 Family means no one gets left behind... Right?

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MessageSujet: Family means no one gets left behind... Right?   Jeu 24 Juil - 20:22


Not a family man either...



Juin 2015

"Harry c'est..."

Fantastique? Fabuleux? Même épique? Je comprends que mon interlocuteur manque de mots, même moi je dois avouer que... Je me tairai bien histoire d'admirer mon oeuvre. Je veux dire... Je ne suis pas fier de beaucoup de choses dans ma vie. Quand j'ai compris à l'âge de, disons... quatorze ans, qu'il y avait définitivement quelque chose qui clochait chez moi car je préférai considérer l'être humain comme un amas de cellules tout entier et que j'avais donc de ce fait décider d'ignorer le bruit et le monde dans lequel je vivais... Je m'étais posé une question essentielle. Qu'est-ce que je vais donc laisser dans ce monde avant de partir? Je veux dire, quelle sera ma classification périodique des éléments ou ma Mona Lisa ou même ma... ma... Non désolé, je manque de sommeil je vais être incapable de filer davantage ma métaphore.

Je reste tout de même sur ma question, quelle sera ma marque? Déjà je ne compte pas partir sans avoir eu un ou deux prix Nobel, ça c'est un fait établit depuis longtemps, mais il me faut quelque chose de plus, quelque chose de flagrant et d'assez flamboyant pour qu'on se dise que oui, Harry Stone est passé par là. Et non, cela n'a rien avoir avec mon narcissisme latent et ni même le fait que je sois nombriliste et égocentrique. Ce n'est pas juste moi. N'importe quel homme à n'importe quel moment de sa vie finira par se poser cette question. Philosophe? Oui, à mes heures perdues et quand l'envie m'y prend. Bref, la logique voudrait que je sois attaché à ma famille. Mais franchement... Partager une moitié de matériel génétique avec quelqu'un, ça ne forge pas forcément des liens, je veux dire, vous ne me voyez pas en train de serrer dans mes bras mes sushis à chaque fois que j'en mange? Non, et pourtant sans les poissons les hommes n'auraient jamais vu le jour. Non, il faut autre chose et en dehors d'être une drama queen notoire (oui, je l'ai dit, c'est bien l'occasion de prendre une photo), s'il y a quelque chose que je sais mieux que quiconque c'est... Construire des trucs. À partir de rien. Juste avec un croquis, juste avec une idée et ensuite le reste suit.

Tout comme Bridget. À partir de rien. Eh bien j'ai encore réussi, des années plus tard et avec moins d'essais ratés cette fois ci, j'ai réussi mon coup et mes yeux sont posés en ce moment sur la première jambes robotisée performante. Et ça n'a rien à voir avec ses modèles affreux en titane ou autre gris métallisée, non, cette jambe là, mon deuxième bébé en quelques sorte, à une apparence humaine, rosée, et elle réagit, il suffit juste de la connecter sur l'extrémité de quelqu'un qui a perdu un de ses membres et voilà. Est-ce que je suis en train de sourire? Sûrement, peut être, les heures d'insomnies et ma très légère crise cardiaque ont fini par payée. Et comme pour la première fois, je présentai mon modèle, grâce à une webcam, à un de mes anciens collègues de l'université de Yale.

"Je vais te poser une question très stupide mais... est-ce qu'elle est résistante à l'eau au moins?"
"Franchement... Tu pourrais demander quelque chose de plus difficile que ça."
Je fronçai les sourcils avant de m'emparer de ma bouteille d'eau à moitié pleine, la vidant sur la jambe sans aucune hésitation. Absolument aucune réaction de la part de mon bébé qui fonctionnait toujours aussi bien.
"Harry... Comment est-ce que tu as réussi à faire ça? Je veux dire, elle fonctionne à l'électricité? Si oui, quel type de circuit tu utilises et..."
"Tu penses vraiment que je vais te révéler tous mes secrets d'un coup?" J'esquissai l'ombre d'un sourire avant de m'étirer sur ma chaise. Une chaise que je n'avais pas quittée depuis quelques jours? Semaines? J'étais très occupé ces derniers temps, certes, cela m'aura pris moins de temps que pour Bridget mais tout de même. "Je pense que pour le moment je vais aller me reposer et manger et voir si quelqu'un est intéressé... et puis je veux dire, je n'en ai fait qu'une seule et tout ce qui concerne ce projet est dans ma tête donc... Ça veut dire que je vais bientôt devenir très riche. Une fois que les japonais m'auront fait une offre." Moi, parano? Absolument pas, mais si le monde en général est très brutal, quand on passe dans le domaine des sciences, les choses sont encore plus... réelles dira t-on. Hors de question que mon bébé finisse entre de mauvaises mains je veux dire... Ça serait vraiment affreux et il me reste encore des détails à régler, refaire un autre modèle est exclu, ce sera le seule et unique, gage de qualité et de prix. Parce que s'il y a bien une chose que j'aime encore plus qu'avoir de l'argent... C'est avoir plus d'argent.
"Tu as déjà une idée pour le nom?"
"Là tu poses les bonnes questions Stuart... Je sais pas, il me faut un prénom féminin, je ne sais pas, Lana? Lara? Ly..."
Pas le temps de finir ma phrase, la porte d'entrée sonnait. Maggie aurait-elle oublié ses clés? Bonne question. Je fis un bref signe de tête à Stuart qui signifiait qu'on allait reprendre cette conversation plus tard avant de prendre la direction de la porte d'entrée.

"Maggie je peux savoir depuis quand tu sonnes et..." Pas Maggie. Définitivement pas Maggie. Je regardai la nouvelle venue de la tête au pied, avant de gratter ma barbe de trois jours, commençant instinctivement à refermer la porte. Encore une fois, je ne suis pas parano. "Hmm... Je peux vous aider?"
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MessageSujet: Re: Family means no one gets left behind... Right?   Ven 25 Juil - 11:31

Après un peu plus d'un mois et demi à Santa Monica, je venais de me décider à faire ce pour quoi j'étais venue à la base. Rencontrer mon père, en personne, et lui annoncer qu'il pouvait rajouter une personne à son arbre généalogique. Ou plutôt, deux personnes, puisqu'il y avait aussi Colleen. J'avais préféré m'intégrer un peu dans la ville, me faire quelques amis, avoir quelques personnes de confiance, avant de faire cette rencontre qui pourrait à nouveau tout changer dans ma vie. Ce n'était pas comme si mon père était mon patron, non, pas du tout. Si ça se passait mal, il y avait des chances que je doive faire mes adieux à la nouvelle vie que j'avais envie de me construire. Je n'avais jamais eu de famille « à moi » avant la naissance de ma fille. Bien entendu, ma famille d'accueil avait été comme une famille, mais j'avais toujours su que ça ne serait pas définitif. Et ce que je voulais, c'était une famille définitive. J'aimerais que Colleen puisse avoir une famille qui ne s'arrête pas juste à sa mère, qu'elle puisse voir plus loin. Plus loin que moi, je n'avais pu voir. Cette rencontre était très importante pour moi, mais le serait encore plus pour elle. Si elle pouvait avoir la vie de famille que je n'avais jamais eue, ce serait formidable. Et dans le pire des cas, le fait que mon père très riche pourrait être un sacré avantage pour l'élever. S'il ne voulait rien avoir à faire avec nous, je pourrais toujours lui demander une petite contribution à notre vie, ça ne lui coûterait pas grand chose. Mais ce n'était pas exactement ce que j'espérais, ça serait juste un potentiel lot de consolation en cas de rejet.

J'avais tout planifié, je savais très exactement comment me pointer chez lui, Scott m'avait donné l'adresse. Je m'étais habillée proprement, comme pour aller à un entretien d'embauche, et j'avais vêtu la petite avec une jolie robe d'été. « On va voir ton grand-père, ma puce » lui avais-je dit, alors que je mettais un élastique au bout de sa petite tresse. Pas besoin de s'encombrer avec un mensonge pour la protéger, autant qu'elle soit parfaitement consciente de la personne qu'on va voir. Si cela se passait mal et qu'il fallait faire comme si de rien n'était, elle ne pourrait pas me reprocher dans quelques années de ne pas avoir essayé. Elle n'avait pas posé de questions, peut-être qu'elle sentait qu'il ne valait mieux pas. Les enfants manquent souvent de tact, mais elle, elle, fait toujours très attention. Bien qu'elle n'hésite pas à me dire que je suis la plus méchante maman du monde lorsque je refuse de céder à ses caprices, ce qui ne me fait pas changer d'avis pour autant. Elle a juste souri, et nous sommes parties, main dans la main, à travers les différents blocks de Dowtown LA. Harry Stone n'habitait pas très très loin, et ça nous avait fait une bonne promenade matinale d'y aller à pied. Le dernier étage de l'immeuble n'était pas très difficile à atteindre, grâce à l'ascenseur. Le trajet dans celui-ci avait été un peu plus long que prévu, puisque Colleen avait appuyé sur tous les boutons, et que la docile machine électrique s'était donc arrêtée à tous les étages. Mais nous voilà enfin arrivées devant la porte de l'appartement. Je soulevai la petite du sol, la prenant dans mes bras, pour qu'elle puisse appuyer sur la sonnette elle-même. Je retins mon souffle un instant, anxieuse à l'idée de ce qui allait se passer. J'avais beau avoir tout prévu, rien ne m'affirmait que tout allait se passer comme j'en avais envie.

La porte s'ouvrit, et je me retrouvai face à Harry Stone, qui pensait que j'étais visiblement Maggie. Qui était Maggie ? Sa femme ? Une colocataire ? Bref, n'importe qui, mais pas moi. Je tendis à l'homme une boîte de Kinder... « Surprise! »  dis-je avec un grand sourire et un ton enjoué, masquant le mieux possible mon stress. A vrai dire, j'étais aussi surprise que lui était supposé l'être. « Je peux entrer ? On sera mieux à l'intérieur pour que je vous explique le motif de ma visite » demandai-je en indiquant l'intérieur de l'appartement derrière lui, et la porte qui se refermait un peu. Le peu que j'avais pu entrapercevoir semblait luxueux. Sans surprise. « L'idéal serait que vous vous asseyez. Enfin, je ne sais pas si vous êtes cardiaques ou quoi, mais par précaution, mieux vaut que vous soyez confortablement installé ». Mon sourire était à présent bien plus gêné, que sûr de lui. « C'est très important » me sentis-je obligée d'ajouter, pour avoir une chance de pénétrer dans la demeure. Il devait vraiment se demander ce qu'une jeune femme avec un marmot, sur le pas de sa porte, pouvait bien lui vouloir, mais s'il était un peu curieux, il ne tarderait pas à le savoir. Je regardai le sol un instant avant de relever les yeux vers lui. Je n'avais pas exactement agi comme je l'avais prévu. Comme quoi faire des plans était souvent inutile, puisqu'ils finissaient toujours par être chamboulés. « S'il vous plait » terminai-je. Je n'avais plus qu'à espérer qu'il soit un minimum coopératif, et que je n'ai pas à glisser précipitamment un pied dans la porte pour la bloquer, au risque de le fracturer. Dans le pire des cas, c'était ce qui se passerait, et il serait bien obligé de me conduire à l'hôpital, et je profiterai alors pour lui raconter pourquoi j'étais venue vers lui. De toute façon, je ne repartirai pas sans qu'il l'ait entendu.


Dernière édition par Lydia Snow le Ven 26 Sep - 11:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Family means no one gets left behind... Right?   Mar 5 Aoû - 15:43

Un seul mot: non. Je déteste les surprises, vraiment, véritablement et encore plus quand la dernière « surprise » en date a failli me coûter la vie. Est-ce que j’aspire à faire une crise cardiaque tous les jours et côtoyer la mort de près et manquer de passer de l’autre côté à chaque fois que je fais un pas de travers… Non. Bien sûr que non, alors je pense, qu’on peut s’estimer heureux que je n’ai pas tout simplement claquer cette porte sur le visage de mon interlocutrice et de ce… Gamin. Mon dieu. Je me retiens de rouler des yeux et de lâcher un soupir d’exaspération tandis que cette parfaite inconnue me demandait si elle pouvait rentrer. Chez moi. Dans mon appartement. Mon dieu… Je pourrai probablement me lancer dans un monologue dans environ une heure pour lui expliquer toutes les raisons qui font que non, il est hors de question que je laisse rentrer une personne que je viens de rencontrer il y a une dizaine de seconde et son gosse, dans mon appartement. Je tiens tout de même à préciser que si Maggie, ma fille accessoirement, vit ici, chez moi c’est après une longue discussion ou après une longue bataille. Et oui, elle ne s’est absolument pas gênée pour me menacer et évoquer sa mère et toutes les horreurs qu’elle pouvait lui dire à mon sujet, juste histoire d’alimenter un tout petit peu plus la paranoïa de Fiona. Tout ce dont je n’ai pas besoin, je veux dire, nous sommes divorcés, séparés par des milliers de kilomètres et tout ceci pour raison, pas besoin qu’elle appelle toutes les cinq minutes ou qu’elle me réclame plus de sous au nom d’une pension alimentaire beaucoup trop élevée et trop exorbitante si vous me demander mon avis. Mais c’est bien ça le problème, personne ne m’avait demandé mon avis à cette époque et là on me le demande. Je regardai la jeune femme, puis son enfant, puis une nouvelle fois la mère (enfin je suppose) et je soupirai encore une fois.  « Je… C’est une caméra cachée c’est ça? »

C’était la seule explication logique et rationnelle qui me venait à l’esprit et c’était triste de se dire qu’avec plus de 150 de Q.I, c’était la seule chose que toute cette affaire m’inspirait. Qu’est-ce que je peux dire? Je ne m’attendais pas du tout à être surpris de la sorte, pas dans mon propre appartement du moins. J’ai ce réflexe, que n’importe quel animal a su converser d’ailleurs, qui consiste à protéger son territoire, coûte que coûte. Certes, je ne vais pas me mettre à la mordre ou à lui jeter le premier objet qui me passe sous la main, et non, hors de question que je lui lance à la figure ce livre qui est posée sur le petit meuble du hall d’entrée. Pas besoin de traumatiser la gamine qui l’accompagne. Bref, réfléchis Harry, ce n’est certainement pas une caméra cachée, réfléchis davantage… « Ou non, je sais... vous faites partie d’une quelconque association pour des orphelins ou une autre cause qui nécessite que j’aille chercher mon chèque ou ma carte bleu. » Oui, c’était forcément ça, en plus, maintenant que j’y réfléchissais, je me disais que mon adresse n’était pas si difficile que cela à obtenir, n’importe quel abruti en mesure d’utiliser google maps pouvait trouver mon appartement. Bon, je me fis une note mentale de maudire le portier de l’immeuble qui aurait dû être un peu plus regardant mais n’ajoutons pas des arguments à ma paranoïa… Okay? J’attrapai un stylo et je déchirai un bout du journal d’aujourd’hui, qui traînait là à porter de bras, écrivant le seul numéro que je connaissais par coeur. (Et non, je ne connais même pas mon propre numéro, risible? Oui je sais). Presque dans une mécanisme de défense, je lui tendis le numéro, étant certain que c’était la bonne chose à faire.

« Tenez, c’est le numéro de mon assistante, elle répond à tout heure du jour et de la nuit, elle sera beaucoup mieux placé que moi pour tout… » Mon regard passa encore entre la femme et sa fille… Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire? Non, je ne veux pas savoir, je ne veux vraiment pas savoir. La science m’attend, mon projet m’attend, j’ai encore un prénom à trouver, des gens à contacter et… non, pas d’histoire de la vie quotidienne. S’il vous plaît, pas ça, je me suis enfermé dans mon appartement pendant des semaines, précisément pour éviter tout ça. C’est plus simple de fuir et de me retrouver avec mes croquis et mes livres de robotiques et des trucs qui sont strictement à moi et que je maitrise. Quoi que… si quelqu’un décide de sortir  « comment marche l’être humain » ou même « les relations pour les nuls » je crois que je serais la premier à acheter une centaines d’exemplaires. « Ça. » Dis-je enfin pour terminer ma phrase. « Bonne journée… » Ce fut tout ce que je lançai avant d’amorcer un mouvement pour fermer la porte.
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MessageSujet: Re: Family means no one gets left behind... Right?   Ven 26 Sep - 11:54

Mon stress était monté d’un cran. Je commençai à hésiter quant au bien-fondé de ma visite. Si jamais ça se passait mal, quelles en seraient les conséquences ? Cet homme était tout de même mon patron. S’il décidait de m’effacer de sa vie par tous les moyens possible, je serais sans doute virée de l’hôpital et j’aurais à recommencer une nouvelle vie quelque part d’autre. Ce serait trop de changement en si peu de temps, surtout pour ma fille. Ce n’est pas sain de changer trop souvent d’environnement, lorsqu’on a trois ans. Enfin, de toute façon, j’avais la détermination de faire en sorte que tout se passe bien. Je ne laisserais aucune place à l’échec. Jamais je ne repartirai bredouille. Je n’avais pas fait tout ce chemin et démarré cette nouvelle vie pour qu’au final ça ne rime à rien. Mon cœur battit un peu plus vite, alors que je découvrais cet homme qui ne me ressemblait pas spécialement, mais qui m’avait, si j’en croyais la lettre de ma toxicomane de mère, donné la moitié des gênes présents dans mon ADN. Et si, au final, elle avait menti ? Peut-être avait-elle eu un tas d’aventures, et dans ce cas, Harry Stone n’était absolument pas mon père ? Dans ce cas, je resterai dans le flou pendant bien longtemps. Enfin, rien ne pouvait vraiment prouver qu’il n’était pas mon père, pas vrai ? Sauf s’il réclamait un test de filiation. Et si c’était ce qui se passait, je n’avais qu’à espérer qu’il soit positif. Bref, ce n’était pas le moment de divaguer, ou de me laisser envahir par des hypothèses improbables. J’observai sa bouche s’ouvrir, ma respiration en suspens.

Une caméra cachée ? Quel aurait été l'intérêt d'une caméra cachée ? Bien sûr, le scénario qui se passait en ce moment même avait toutes les raisons du monde de faire penser à Harry Stone qu'on lui jouait une tour télévisé. Il fallait avouer que ma mise en scène avec le paquet de chocolat pouvait être déstabilisante, mais tout de même. Je le fixai intensément, avant de finalement m'exprimer. « Non, ce n'est pas une caméra cachée, une blague, ou quoi que ce soit d'autre ». Je lui adressai un mince sourire alors que Colleen tira involontairement sur une des mèches de cheveux bouclés qui tombaient en cascade autour de mon visage. « Aïe, fais attention s'il-te-plait ! » protestai-je, avant de me concentrer à nouveau sur mon interlocuteur. « Je suis venue pour parler d'un sujet sérieux, à vrai dire ». Mince, je n’aurais vraiment pas dû me présenter de la sorte à la porte. Un tourbillon de panique se fit ressentir dans mon estomac. Il demanda alors si je venais pour une quelconque organisation. Non, mon Dieu, non. Même s’il touchait du doigt le réel but de ma venue en pensant à des orphelins, il était toujours très loin du compte. Je n’eus même pas le temps de protester que je trouvai dans ma main le numéro de sa secrétaire griffonné sur un papier. Je contemplai ce dernier d’un air béat. Qu’est-ce que j’allais faire avec le numéro de sa secrétaire ? Ca ne faisait définitivement pas partie de mon plan. L’envie d’intervenir pendant sa micro-seconde d’hésitation me prit, mais je ne réagis pas assez vite, et c’était trop tard, la porte commençait à se refermer doucement. Je n’allais pas laisser mon géniteur s’en tirer de la sorte. Cette courte entrevue ne pouvait pas se terminer de cette façon-là, ce n’était pas prévu comme ça.

Alors, sans hésiter, j’intercalai mon pied entre la porte et ses gonds. « Stop, attendez ! ». J’essayai de faire ressentir que mon intention était ferme, que je n’allais pas juste partir. « Si ce n’était qu’une question de sponsor ou de don à une association, j’aurai appelé directement votre secrétaire, effectivement ». Je fis passer le papier dans la main du bras qui tenait Colleen, et, avec ma main nouvellement libre, j’appuyai sur la porte, pour l’ouvrir, m’opposant à la résistance du Stone. Il allait falloir que je me montre plus convaincante si je voulais avoir ne serait-ce qu’une chance de lui annoncer ce pourquoi j’étais venue. Ou, que je passe directement à l’action. Alors que je sentais la porte se refermer malgré la pression ferme et délicate que j’y opposais, je décidai d’affirmer ma présence. « Bon, puisque rien ne semble vous convaincre, je vais directement vous dire pourquoi je suis venue. Et si vous faites un malaise, ça sera votre faute, je vous ai prévenu que vous asseoir serait plus intelligent ». Je marquai une courte pause. « Vous êtes mon père ». Je n’avais pas prévu de la faire en mode Dark Vador, mais cette affirmation semblait essentielle à la poursuite d’une quelconque conversation. Il méritait plus d’explications, cependant. Je ne pourrai pas l’obliger à les entendre, mais, dans l’idéal, avec le choc post-traumatique, il resterait béat, et je pourrais tranquillement m’installer sur un de ses luxueux canapés et lui expliquer la situation.
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MessageSujet: Re: Family means no one gets left behind... Right?   Mar 7 Oct - 22:33

Un sujet sérieux.

Mon regard passe en boucle entre la mère d'une part et la gamine. Et j'ai beau être intelligent, je ne vois vraiment pas où est le problème, enfin là dans ce cas... La solution, je ne vois pas vraiment pourquoi et en quoi ça me concerne et je ne vois pas vraiment pourquoi est-ce que je devrais accorder une précieuse minute de mon précieux temps à une parfaite inconnu. Niveau patience, je suis loin d'être un champion et je peux déjà vous prédire que je vais fermer la porte sur le visage de cette inconnue dans très exactement trois secondes. Un. Elle me dit que ça n'a absolument rien avoir avec l'argent, j'ai dû mal à la croire et mon regard doit certainement en dire plus que mes pensées, à part pour de l'argent... Pourquoi venir voir ce cher Harry Stone? Après tout, ne suis-je pas une version plus jeune et plus friquée que le Père Noël? (Et plus mince aussi, j'ai oublié de le préciser mais bon... Je suppose que c'est évident ça quand même). Mais non, je ne suis pas naïf à ce point-là, je ne crois pas aux contes de fées, je n'y ai jamais cru et très franchement, si j'avais un billet de cinquante à lui donner, je l'aurais fait depuis longtemps histoire de me sortir de cette conversation. Deux. Pourquoi est-ce qu'elle persiste à me dire de m'asseoir? De nous deux, c'était certainement moi le plus intelligent, absolument aucun doute là dessus, pas besoin de faire de calcul compliqué. Je veux dire c'est moi qui vient d'inventer un outil révolutionnaire ou pas? Qu'est-ce que je fiche ici, ça doit encore être un coup du karma qui a décidé que non, je n'aurais pas un seul jour de répit.

Tr... Pardon? Pardon? Qu'est-ce qu'elle vient de dire? Soudainement, je n'étais plus aussi pressé de refermer cette porte. Son père. Elle vient de dire que je... Mon dieu. Quelques secondes de silence passèrent et je crois qu'en mon fort intérieur, j'ai prié de toutes mes forces pour ne pas faire une autre crise cardiaque, je veux dire... Je n'ai absolument pas besoin d'un nouveau voyage à l'hôpital pour qu'on me rappelle à quel point je suis vieux et qu'il faut que je fasse une pause. Merci bien. Mais si j'ai bien entendu je... Merde. "Je crois que... Oui, je crois que vous allez rentrer." Je poussai davantage la porte et je m'écartai pour la laisser passer elle et sa ... fille? Je suis grand père en plus? Je clignai les yeux avant de me pincer la joue gauche, juste pour être certain que j'étais bien réveillé... Il pouvait s'agir d'un rêve. Un très mauvais rêve et un très vilain tour joué par mon subconscient mais qui a dit qu'on ne pouvait pas être un génie de la physique quantique et un sadique? Ce n'était pas incompatible, c'est bien moi qui le dit. Je finis par fermer la porte, indiquant d'un geste de la main l'endroit où se trouvait le salon. "Vous... Tu... Tu peux y aller, le canapé est juste là."

Je crois que je n'ai jamais autant eu l'air au bout du rouleau de toute ma vie. Qu'est-ce que je peux bien dire? Je me doutais bien que ce genre de trucs allait m'arriver un jour, on ne passe pas une vie à ne se soucier de rien sans un jour en payer les conséquences. Mon dieu, les préservatifs ne coûtent pas aussi cher que ça pourtant, j'aurais vraiment pu faire un effort. Je m'auto maudis en quelque sorte avant de m'avancer, le plus lentement du monde, dans le salon. Elle est toujours là, avec sa fille. "Hmm vous voulez quelque chose à boire? Je vais me chercher à boire." Je m'éclipse quelques secondes dans la cuisine mais vraiment, je n'ai absolument aucune intimité vu qu'il n'y a pas vraiment de mur ou de porte fermée entre les deux pièces. J'attrapai une bouteille d'eau que je vide en quelques gorgées. Les réunions de famille... J'ai toujours détesté ça. Je revins lentement vers le salon, les premières questions franchissant enfin mes lèvres. "Comment tu m'as trouvé? Je veux dire, je ne peux pas être le seul Harry Stone de la planète et comment tu peux être certaine que je suis... enfin que c'est moi?" Je me refuse catégoriquement à employer le mot papa et même si je le suis déjà. Non, je ne m'attendais vraiment pas à ça aujourd'hui et je vais avoir besoin de quelques secondes d'adaptation. Rectification... Des éternités d'adaptation. Mais le temps semble être contre moi car plus j'essaye d'en gagner et plus... c'est l'inverse qui se produit. Une tragédie vraiment. "Et je ne connais même pas ton prénom pendant que j'y suis." C'est un bordel sans nom qui commence, je ne peux avoir un autre enfant, j'ai quatre enfants et c'est déjà suffisamment compliqué comme ça. J'ai quatre enfants et un cousin qui bosse pour moi. Voilà, stop, ça me va pour la vie de famille, j'ai assez de contact pour que n'importe quel psychiatre de ce nom me fiche la paix et oui... J'ai vérifié.
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