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 Last Day ? [ Talan & Sloan ]

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MessageSujet: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Lun 28 Juil - 15:02






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

16:09, Sloan ouvre les yeux pour la première fois de la journée, ce qu’elle regrette aussitôt : la lumière qui s’échappe au-travers des rideaux de la chambre d’hôtel miteux qu’elle occupe l’agressait. Elle a la sensation que son crâne est sur le point d’exploser et elle laisse s’échapper de sa bouche un râle plaintif. Cette journée commence mal. D’humeur maussade, Sloan se traîne hors du lit pour tirer sur le rideau avec force : saloperie de lumière. Elle glisse une main sur son crâne : - Il me faut un café et une clope, là, immédiatement, murmurait-elle pour elle-même. Son regard fut attiré par le paquet de cigarette vide sur la table et elle poussa un juron avant d’enfiler un débardeur trop grand et un short en jean qui menace de glisser de ses hanches. Sloan avait fêté son arrivée à Los Angeles jusqu’à l’aube, avalant cul-sec les verres qu’on lui offrait. Elle avait le vague souvenir d’être montée sur une table pour s’exhiber à la vue de tous, comme pour dire : Regardez-moi, je suis Sloan et vous n’avez pas fini d’en baver avec une Bernstein comme moi. Elle ne pouvait pas débarquer dans une ville sans se faire remarquer et pour ça, Sloan n’avait pas forcément besoin d’alcool. Ce n’est que par politesse qu’elle accepte de boire les verres qu’on lui offre. Enfin… presque. La partie moins drôle était le moment ou Sloan avait recraché ses tripes toute la matinée en s’accrochant désespérément à la cuvette des toilettes de sa chambre. Le souvenir qu’elle en gardait lui donna envie de retourner se coucher pour oublier le goût de la téquila qui avait coulé à flot. "Plus jamais de téquila". Mais pour l’instant, elle avait vraiment besoin de son café et de sa nicotine.

Pour seule toilette, Sloan s’aspergea le visage avec un peu d’eau froide, un trait d’eye-liner sur ses paupières et quelques gouttes de parfum. – Ca fera l’affaire pour le moment, conclu-t-elle en calant ses lunettes de soleil sur le haut de sa tête.

16:32 affichait son téléphone, Sloan consulte ses messages tout en avançant vers le Barking Spider, une cigarette qu’elle tient entre en ses lèvres.

Sam : ‘’ Sloan appelle-moi, c’est important. ‘’

Il faut que je change de numéro, il me harcèle. Sloan glissa son téléphone dans la poche arrière de son short et entradans le bar. Oui, un bar : plus besoin de café, l’effet de l’air frais et de sa cigarette l’avait requinqué. Mauvaise idée. Sans trop savoir ni comment ni pourquoi, Sloan avait une drôle de sensation.  Pour les lieux étaient sympa, la musique agréable. Elle haussa les épaules et se laissa tomber sur une chaise à l’une des tables et se commanda un gin avant de reprendre son téléphone. D’un mouvement du doigt, elle fait glisser les photos de sa galerie en se remémorant les épisodes de son histoire au fil des photos non sans un petit sourire nostalgique parfois. Son cœur manque un battement en tombant sur une photo qu’elle ne pensait pas avoir gardé. Talan Atlas Iver.

Sloan leva les yeux de son téléphone et se sentis défaillir en apercevant l’homme qui, une seconde avant, était affiché sur l’écran de son téléphone se matérialiser devant ses yeux. – Putain de merde… Elle n’en croyait pas ses yeux et si jamais c’était une blague, elle ne trouvait ça vraiment pas drôle. A moins que quelqu’un ai versé quelque chose dans son Gin ? Hallucinait-elle ? Non. C’était bel et bien Talan qui se tenait là, seulement à quelques mètres. Si d’abord elle savait qu’il valait mieux pour elle qu’il ne la voit pas mais ensuite, elle resta juste coincée sur sa chaise à le regarder : il n’avait pas changé et Sloan devait bien admettre qu’il était juste… Sloan reprit ses esprits et se redressa d’un bond de sa chaise et s'empressa de sortir du bar : - Mademoiselle ! Vous n’avez pas payé votre gin !

Fait chier. Et comme si ça ne suffisait pas, au même instant quelqu’un cria dans sa direction : - SLOAN BERNSTEIN ?! Merde, je ne pensais pas te revoir après hier soir… L’autrichienne tourna la tête vers Talan... Y'a plus qu'à sourire.

Oui, Sloan avait un don particulier pour se faire remarquer.
 


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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Lun 28 Juil - 19:00






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Il n’y a rien de mieux que les levés aux aurores. Ou les nuits blanches. Enfin presque nuit blanche. Talan était arrivé à Los Angeles depuis quelques jours, une semaine peut être, il ne faisait pas exactement le décompte. Il y avait des choses comme ça, qui ne l’intéressait pas. Et puis qu’il n’avait pas encore de job, pas encore d’obligation, savoir les jours de la semaine ne l’intéressait pas particulièrement. Et pour oublier ce qui l’avait amené à Los Angeles, il lui fallait un rythme éfreiné. Et mélanger le jour avec la nuit était pour l’Hawaïen le meilleur moyen d’oublier un peu de ce qui l’amenait ici. Pourtant c’était assez difficile à oublier, il avait toujours un certain nombre de coupure de banque bien planqué dans leur affaire avec Rae. Et si heureusement ils en avaient fait partir un peu dans la location de leur futur école de surf, ils ne pouvaient pas décemment arriver avec trop de cash en liquide sans terriblement attirer l’attention. Bon si on faisait abstraction de ce léger détail, on pouvait se dire qu’il suffisait de pas grand chose pour s’oublier un petit peu. Et le bon point c’est qu’il avait pour oublier ses problèmes le meilleur pote qu’il soit donner d’exister sur cette planète. Leo n’était pas délicat, Leo cherchait la merde  et Leo faisait souvent penser à un mec qui cherche la merde même avec la mort, mais Leo était à mourir de rire, Leo ne semblait pas avoir de limite, et Leo n’avait pas peur de Talan. Il faut dire que Talan ne frapperait surement pas Leo. Pour Rae principalement. Bien qu’il puisse peut être le frapper à cause de Rae. Enfin, Leo avait bien sur les initier au soirée de Los Angeles. Naturellement ils s’étaient retrouvé tous les trois au milieu de la nuit sur la plage quasiment déserte après avoir fait un léger détour par l’appartement et s’était regardé d’un air entendu avant de courir en direction de l’eau et de s’étaler sur leur planche. La course évidente qui s’était déroulé avait finit en tonneau tant ils étaient trop saoul pour pouvoir véritablement tenir debout sur leur planche. Mais ils avaient ris, et une fois passé la douleur d’avoir sérieusement bu la tasse ils avaient ris, encore. Et ils étaient rentré comme des cons, trempé, salé, et encore un peu sonné de leur stupide aventure. Talan n’avait même pas eu le courage de se battre pour le lit, et avait probablement fait la connerie de sa vie en laissant Leo bourré dormir avec Rae dans un état similaire. Mais son propre état ne lui avait pas permis de réfléchir au conséquence d’un tel acte. Ils s’étaient étalé, endormi, et réveillé en sursaut à peine deux heures plus tard. Une fois les minutes douloureuses du réveil passé, il avait filé sous la douche viré le sable qu’il n’avait pas pensé à débarrasser en se couchant et s’était dit qu’il n’y aurait rien de mieux qu’aller à nouveau chercher les vagues du matin, tant qu’il n’y avait pas trop de monde, il se recoucherait plus tard.

Dormir en journée n’avait jamais été un problème, là ou il fait chaud la sieste est presque de mise, et lorsqu’on prend l’habitude de renverser ses jours et ses nuits, on se retrouve assez vite à dormir jusqu’à quoi 16 h, quasi. La maison était calme lorsqu’il rouvrit les yeux. Trop calme pour que Leo ou Rae soit là. Il profita du silence de la maison pour s’étirer dans un grognement puissant qui aurait fait sursauté Leo. Leo qui ensuite, ne se serait pas privé de le charier. Il faut dire que parfois, il jouait dans le cliché de l’ours. Mais il fallait avouer que ça allait avec sa carrure, oh et puis bon c’était drôle et bien agréable d’être un ours. Leo n’était qu’un ourson c’était tout. Une fois convenablement réveillé il attrapa son portable avant de chercher le numéro du Whitely et d’écrire rapidement. « Hé cendrillon, puisque tu as kidnappé la cousine, tu serais prié de donner un lieu pour la rançon. » deux petites baffes. Il était mauvais. Ils avaient du aller chercher à manger, ou je ne sais quoi. Il eut à peine le temps de trouver de quoi s’habiller que son portable vibra indiquant une réponse. « Barking, vient seul, nous sommes armés ! »  Talan lâcha un sourire. Le Barking. De ce qu’il en avait compris c’était le bar de Los Angeles, enfin leur bar. Friend avait central Perk, How I Met Your Mother le MacLarens, eux semblait avoir le Barking. M’enfin on en avait pas encore fait une série s’il avait bien tout suivit.

Il était entré dans le Barking une grosse demi-heure plus tard, le temps de s’activer et de bouger son cul jusqu’à là bas en somme. Il s’était approché de la table de Leo en maintenant les mains au dessus de sa tête avec un sourire entendu, et arrivé à Leo il l’avait attrapé par le col, lui arrachant peut être un cris de surprise et une tape sur le bras, et l’avait hissé jusqu’à lui avant de lui claquer une grosse bise sur la joue et de le relâcher sur son siège. « V’la ta rançon ! » avait-il dit en entendant le rire de Rae, de s’assoir à côté d’elle et de passer son bras autour de ses épaules, lui claquant une bise plus tendre sur la joue. Avec Rae il ressemblait plus à un nounours qu’à un ours, mais ça faisait parti de son charme. Il attrapa le verre qu’on lui avait commandé et le porta à ses lèvres avant de lever les yeux vers un regard qui le fixait quelque part dans le Barking. Il recracha presque sa gorgée en reconnaissant ses yeux. « T’as vu un fantôme gros ? » Passé le regard noir pour le gros, Talan lâcha dans un grognement, lançant un regard de travers à Rae « Sloan. » Leo éclata dans un rire, se rappelant surement de la dite Sloan et de ce qu’elle avait été pour Talan. Rae regarda dans le vide avant de la trouver du regard. « Elle se barre. » Ah, c’est bien, elle a peur, c’est donc bien elle qui la volé. Bon bah qu’il est jamais eu un doute, mais au moins maintenant il en avait la preuve. « J’m’en occupe. » dit-il en se levant rapidement, laissant à nouveau Leo et Rae tout seul, Leo ignorant toute la situation. Enfin non, la moitié de la situation. Seulement pas celle impliquant un gros stock de marijuana. « - Mademoiselle ! Vous n’avez pas payé votre gin ! » Il sourit en entendant la voix du barman, Jack quelque chose, il paraît, c’est Leo qui lui a dit, un pote normalement. Lui et les potes c’est pas toujours ça, mais il a une bonne descente alors ça devrait bien se passer. Il lui fait un air qui dit, ça aussi j’m’en occupe. C’est son créneau, récupérer les dettes, même si ce n’est que quelques euros. Et puis combien on parit que c’est à cause de lui qu’elle est partie à la sauvette? Elle est mignonne quand elle a peur de lui. Ca lui ferait presque de l’effet. Elle aurait peut être pu filer, il n’avait pas envie de courir, si quelqu’un n’était pas arrivée en face d’elle en criant. « - SLOAN BERNSTEIN ?! Merde, je ne pensais pas te revoir après hier soir… » Bon au moins maintenant il était aussi sûr que c’était lui… Bon d’accord il n’en avait jamais douté non plus. Elle se retourne, elle sourit, il sourit. Un sourire peut être un peu plus carnassier, il aime l’idée de lui faire peur. Il était presque étonné de la voir risquer de l’énerver à mort en lui chourrant la mari… Elle sait pourtant de quoi il est capable. « Tu dois un Gin au barman ! » lança-t-il simplement, faisant craquer discrètement ses poings, fallait réveiller ses articulations, il sortait à peine du lit. « Je ne pensais pas te revoir non plus étrangement. » pour ton bien en tout cas. « Tu t’es faite une orgie ou il en reste ? » Là on sait de quoi on parle, on ne va pas commencer à se demander les banalités du genre, tu vas bien. Franchement il s’en tape. Si elle n’avait pas été une fille, il lui aurait juste coller son poing en pleine gueule, mais là peut être qu’il pouvait y avoir quelque mot avant que sa vole. Il s’était quand même rapproché d’elle, marquant sur elle sa carrure plus qu’imposante. « Je t’ai manqué non ? » Fit-il dans un grand sourire.
 


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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Lun 28 Juil - 21:34






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

FLASH BACK.
Je suis allongée sur Talan, l’homme avec qui je partage mes jours et mes nuits depuis quelques mois. Je trace sur son torse des dessins avec mon doigt et j’écoute sa respiration calme, reposante. Des moments de tendresse avec Talan, nous n’en avions pas vraiment en-dehors de notre lit. Je n’arrive pas à dire si ça me déplait ou non, je sais juste que par moment il m’effraie. Non, Talan n’a jamais été violent envers moi mais une partie de moi redoute que cela arrive. Et quand bien même, je ne parviens pas à accepter cette partie de lui. Nous nous étions embarqué à toute vitesse dans une relation toxique. Impossible de sauter du train tout de suite car nous étions désespérément accro à l’autre.  Malgré tout, je me sentais bien juste là, au-dessus de lui. Je n’avais rien à craindre –si ce n’est lui, car rien ni personne ne pourrait me toucher tant qu’il était à mes côtés.

Mes doigts glissent sur les cicatrices de son visage et au même moment le téléphone de Talan se met à sonner. Notre bulle éclate, mon havre de paix se brise. Il me repousse sur le côté et je m’agrippe à son bras : - Non ne répond pas, dis-je doucement. Il ne faut pas brusquer l’ours. – Lâche-moi, les affaires ce sont les affaires. Je bouillonne et roule sur le côté pour attraper son portable plus rapidement que lui et décroche aussitôt que je l’ai en main, Talan s’énerve ; - Désolée, Talan n’est pas disponible. Je glisse sur une pente dangereuse en piquant Talan aussi vivement, - Tu fais chier Sloan, et je ne peux pas m’empêcher d’avoir un sourire satisfait. – Tu ne vas pas mourir si tu rates un appel, il s’en remettra et ta came peut attendre, pas moi.

Notre relation, ce n’était que ça : quelques minutes d’extase qui laissaient ensuite place à une colère qu’on ne pouvait contenir. Nous étions capables de s’aimer autant que nous pouvions nous détester.

FIN DU FLASH BACK.

Quand elle y repensait – le peu que ça lui arrivait -, Talan l’avait profondément marqué. Il n’était certainement pas ce qui lui était arrivé de mieux dans son existence mais ça avait été la seule relation dans laquelle elle s’était sentie vivre pleinement. Mais le revoir ici, à Los Angeles ne la rendait pas vraiment folle de joie et la vue de Rae et Léo non loin, ne la rassurait pas non plus. Il fallait qu’elle réfléchisse vite : surtout, ne sors pas d’ici. Au moins, ça c’était plus intelligent que d’embarquer le pactole de Talan avant de mettre les voiles.  J’ai un sale karma pour le moment.

- Tu dois un Gin au barman, lui disait Talan et Sloan leva les yeux au ciel : Il se fou de moi ? – Oui, j’ai un peu la tête en l’air, nuit pas facile, tu sais ce que c’est.

Sloan balaye la salle du regard : elle cherche un visage connu, l’autre abruti qui lui fait de grand signe de la main et qui l’a un peu plus enfoncé, ne lui sera d’aucune utilité. Non, l’autrichienne ne se sentait pas totalement maître de la situation même si elle tentait de se consoler en se disant qu’il n’oserait probablement pas commettre un meurtre dans un bar. Elle sait qu’il lui faudra bien plus que de jolis souvenirs ou un large décolleté pour se faire pardonner : si toutefois le pardon était envisageable. – Je ne pensais pas te revoir non plus étrangement. Ça tombait bien, Sloan n’avait pas vraiment prévu que cela arrive non plus. – Maintenant que tu en parles… moi non plus. C’est drôle comme le monde est petit hein ? Sloan gardait son sang-froid et conserva son sourire. – Tu t’es faite une orgie ou il en reste ? Bon, si elle espérait qu’elle ait oublié sa petite bêtise c’était raté. – Je t’offre un verre ? C'est plus sympa pour discuter. Suggéra-t-elle en haussant les épaules.

Elle pourrait peut-être trouver un moyen d’appeler Parker, il la sortirait sûrement de ce merdier. Merde Talan, je viens d’arriver à L.A, tu pouvais pas prévoir de débarquer ici genre jamais ? Mais elle se garda bien de le lui dire. – Je t’ai manqué non ? Ben là, tout de suite… pas vraiment. – A peu près autant que j’ai dû te manquer, Talan. Elle lui renvoya son sourire en accentuant le sien. Hypocrites.

Sloan ne tenait pas vraiment à s’expliquer à propos du sujet fâcheux. Ce qu’il pouvait être rancunier… depuis le temps, il aurait pu passer à autre chose et vendre des tulipes au lieu de l’herbe. D’une certaine manière, c’était essayer de lui rendre service. – Ecoute Talan… à propos de tout ça… je ne sais pas ce qui m’a pris mais vois le bon côté des choses, je suis resté un souvenir inoubliable non ? Et puis, merde ce n’était qu’un peu d’herbe, Sloan se rapprocha de Talan, posant sa main sur son torse, - on vaut mieux que tout ça non ?  Belle tentative pour esquiver le problème, Sloan mais ce n’est pas vraiment sûr que ça fonctionne. – J’ai sûrement sauvé la vie d’un tas de personne, c’était un acte héroïque, elle se permit un rire léger. - Si jamais ça peut t’aider à te convaincre Talan, je ne suis pas seule ici alors évite de m’abîmer.


 



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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Lun 28 Juil - 23:59






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

On le savait, Talan était sanguin. A cause de ça son adolescence avait été un véritable enfer. Incapable de se concentrer, il était toujours à cogner la première chose qui passait, et ne supportait pas que l’on se foute de sa gueule. Non vraiment tout l’énervait. Un petit rire dans son dos, quelqu’un qui ne répondait pas à une de ses questions, celui qui imitait son mauvais accent Hawaïen. Bref, vraiment tout et n’importe quoi. Il ne fallait qu’une petite étincelle pour qu’il suspende à son poing un mec sur les casiers du lycée. Forcément ça ne faisait pas bonne image, et il avait du passé autant de temps au lycée qu’expulser du lycée. En grandissant c’était vaguement allé en s’arrangeant. Enfin il avait murit, il avait essayer de se calmer, de se contrôler. Mais il y avait toujours quelque chose qui risquait de le faire sortir de ses gonds. Et pendant un temps, la chose qui l’avait fait sortir de ses gonds, c’était Sloan. 1m70 de malice et de vice. Une espèce de bombe nucléaire ambulante, et diablement sexy. Talan n’était tout bonnement pas capable de résister à Sloan, mais il avait souvent été à deux doigts de ne pas se retenir de l’étrangler. Il fallait dire qu’elle n’avait aucune limite, et que même si parfois elle avait peur de lui, elle le provoquait quand même. « – Oui, j’ai un peu la tête en l’air, nuit pas facile, tu sais ce que c’est. » Il lève les yeux aux ciels, oui il savait.


« Et si tu arrêtais de te payer de ma tête ? » Il demande, sombre. Si elle a envie de jouer, pas lui. Il en a finit de jouer avec elle. Enfin non, elle a arrêté de jouer avec lui le moment ou elle s’est tiré. Alors certes eux deux c’était pas parfait, et ils allaient probablement droit dans le mur, mais c’était amusant, et plutôt bon dans l’ensemble. Mais puisqu’elle avait pris le parti de se tirer avec la came sans un mot… C’était aussi bien un arrêt de jeu sec et cassant qu’une déclaration de guerre. Elle le savait. Elle ne pouvait pas l’ignorer. Elle n’avait jamais été particulièrement conne. « – Maintenant que tu en parles… moi non plus. C’est drôle comme le monde est petit hein ? » Drôle… Elle essayait de faire quoi. Il voyait son sourire. Il sourit, mauvais, et grogna. Au cas ou elle n’avait pas sentit qu’il n’essayait pas d’être aimable. Il acquiesça, espérant tout de même mentalement que le monde n’était pas si petit que ça et qu’il n’aurait pas d’autre surprise comme ça de tomber sur des ex connaissance Hawaïenne à Los Angeles. Enfin il y en avait qu’il avait particulièrement pas envie de revoir. « – Je t’offre un verre ? C'est plus sympa pour discuter. » La coopération c’était pas son fort. Il regarda autour de lui pour voir à quel point le bar en avait rien à foutre d’eux. Elle la plaqua contre le bar et attrapa violemment sa taille serrant probablement un peu trop. « Tu t’es fait une petite orgie, ou il en reste ? » répète-t-il, durement, serrant toujours sa taille, sa fine et délicate taille. Hum… Wait. Stop that. « Et puis commence par payer ton gin. » lâche-t-il, sévère. On dirait un papa pas content avec sa fille. Ok, c’était bizarre de penser comme ça. What’s your problem ? « Mais va pour un verre. » Dumb ass. Bon quelque chose de fort alors. Histoire de… S’apaiser les nerfs. Enfin ça c’était pour elle. Parce que sinon il allait lui broyer la hanche.

« – A peu près autant que j’ai dû te manquer, Talan. » Elle sourit la mauvaise, l’hypocrite. Il se mort la lèvre, lâche sa hanche, sert le poing. Il refait un tour de la salle du regard. Calm down. Il ne pouvait pas décemment la cogner ici. Si lui n’avait aucun scrupule à cogner une femme, le bar ne serait surement pas d’accord. Il passe sa main derrière sa nuque et se rapproche comme s’il allait l’embrasser, sauf qu’il s’arrête avant et qu’il sert sa poigne sur sa nuque. « Si tu savais à quel point tu m’as manqué. » C’était mauvais. Elle ne lui avait pas particulièrement manqué. Mais c’était l’idée des retrouvailles qui l’avait souvent travaillé. Et d’accord, dans sa tête c’était bien plus sanglant. Bien plus sanglant. En même temps il ne s’était étonnement jamais imaginé la retrouver dans un bar bourré de monde. Il avait plutôt imaginé un truc plus secret, une ruelle, et… bref. Ne gâchons pas les retrouvailles.

« – Ecoute Talan… à propos de tout ça… je ne sais pas ce qui m’a pris mais vois le bon côté des choses, je suis resté un souvenir inoubliable non ? Et puis, merde ce n’était qu’un peu d’herbe »
Ok, là, il rigole, mais genre vraiment. Et il boit, cul sec. Hop. « Le verre est finit » Qu’il lâche, dans un grognement. Elle se croit drôle. Oui elle est inoubliable. Mais plus tellement pour ses parties de jambes en l’air… Enfin… Il regarde la main sur son torse. Il avale sa salive, envisage de la lui faire bouffer. « - on vaut mieux que tout ça non ? » Ok, là, par contre. Il attrape presque en slow motion le poignet de Sloan avant de le tordre doucement mais surement jusqu’à lui abaisser complètement. « Tu vaux rien Sloan ! » Enfin techniquement là tout de suite, elle valait le prix de la dope qu’elle lui avait chourré. Puis elle l’emmerde c’est tout. « Je t’ai pas fait mal rassure moi. » Qu’il raille, en souriant caressant son poignet en appuyant. Vu de l’extérieur Rae devait fichtrement se demander ce qu’il était entrain de faire. Leo devait simplement avoir l’impression qu’il était entrain de la chauffer à la manière ours des montagnes. Enfin personne s’imaginait qu’il était entrain d’essayer de faire de la poussière avec ses os du poignet en tout cas. « – J’ai sûrement sauvé la vie d’un tas de personne, c’était un acte héroïque, » Elle rit, doucement. Humf. Il la regarde le regard sombre, brûlant même. Un bruit flippant meurt dans sa gorge alors qu’il l’empêche de sortir. La violence. Ok, là il visualise sa latitude de mouvement sur Sloan sans que ça suscite l’intérêt de quelqu’un. Ou alors, il l’emmène ailleurs… Hum dehors il faudrait marcher longtemps avant de trouver un endroit ou ils seraient seuls. Il visualise la porte des toilettes, et croise le regard de Rae qui acquiesce. Quiconque les verra rentrer dans les toilettes s’imaginera quelque chose de fondamentalement différent, et personne n’osera venir voir… Ca pourrait même expliquer quelques bruits. « Marie-Jeanne ne tue pas sweetheart » Enfin pas comme une overdose, ou alors il fallait y aller sévère, et puis ce n’était plus son problème. Pas le problème de Sloan, fallait pas se foutre de sa gueule. Il attrapa sa main. La même qui était relié à son poignet qui devait déjà être bien douloureux et il enferma ses mains dans sa main. Il lui fit son plus beau sourire et un charmant clin d’oeil avant de la tiré, un peu brutalement surement. Il sent le regard dévié de nombreux gens du bar alors qu’il tire Sloan jusqu’au toilette. Il ouvre la porte, rentre et tire Sloan derrière lui avant de refermer la porte et de l’envoyer valser à l’autre bout des toilettes. « - Si jamais ça peut t’aider à te convaincre Talan, je ne suis pas seule ici alors évite de m’abîmer. » Là il rigole vraiment, sérieusement ? Il se rapproche d’elle et la relève d’une main. « Sérieusement Sloan, des menaces ? » Il fronce les sourcils, sent son pouls s’accélérer. « Tu penses que j’en ai quelque chose à foutre ? » Bon dans les faits, il vient d’arriver à L.A il serait bon qu’il ne t’attire pas de problème. Mais bon. « T’arrête de me prendre pour un con ? » question justifié, parce que là, franchement. « Dis moi… Pourquoi ? » Il reste là, appuyé contre la porte, à inspirer, expirer, essayer de faire en sorte de se calmer.
 


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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Mar 29 Juil - 12:29






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Depuis combien de temps Talan était-il à Los Angeles ? Et pourquoi était-il parti d’Hawaï ? Des tas de questions tournoyaient dans sa jolie tête blonde, une partie d’elle voulait savoir. Elle jeta un regard vers Rae et Léo : c’était trop con tout ça. Peut-être que si Sloan avait su qu’elle les reverrait un jour, les choses auraient été différentes. Non. Rien n’aurait été différent : parce que Sloan ne voulait plus les revoir, parce que Sloan avait décidé, d’elle-même, qu’elle partirait sans ne rien dire à personne, c’était son choix et à ce moment-là, c’était ce qu’elle voulait vraiment. Mais maintenant ? Sloan n’avait jamais été mise devant le fait accomplis : sa vie n’avait été qu’une succession d’arrivé et de départ en semant derrière elle des conneries, des personnes blessées ou qu’elle abandonnait sans plus se soucier de leur triste sort. La roue tourne apparemment. Et il n’y avait pas d’échappatoire. Sortir du bar à toute vitesse et s’encourir ? Talan la rattraperait sûrement et elle aurait moins de chance de s’en sortir sans un aller direct vers les pompes funèbres ou –dans le meilleur des cas- l’hôpital. « - Et si tu arrêtais de te payer de ma tête ? » Elle l’énervait mais c’était précisément ce qu’elle cherchait : jouer avec le feu, Sloan ne pouvait pas s’en empêcher. Mais ça n’amusait pas Talan et à qui la faute ? Oubliait-elle qu’avec son départ et son vol, elle avait déclaré la guerre aux Iver et qu’en prime elle avait fait éclater tout ce qu’ils avaient pu vivre tous les deux ? Pas vraiment, non. « - Je ne me paye pas de ta tête, j’essaye d’être sympa ! Ce que t’es rabat-joie Iver. »

Les mains de Talan attrapèrent sa taille et il la repoussa contre le bar, elle laissa s’échapper d’entre ses lèvres un petit hoquet de surprise et de douleur. Non, il ne jouait définitivement pas et il n’était absolument pas d’humeur à sympathiser avec elle. C’est noté. « - Merde Talan tu me fais mal. » Il ignore sa plainte et répète, non sans laisser entendre sa colère dans voix : « - Tu t’es faite une orgie ou il en reste ? Et commence par payer ton gin. » Sloan baisse la tête comme une gamine en faute, « - Je ne pouvais pas passer la frontière avec tout alors… j’ai dû m’en débarrasser. J’ai tout revendu à un gars… dans ton genre. » Heureusement pour elle, il accepta de prendre un verre. Avec un peu de chance, ça l’aiderait à faire passer la pilule. Elle en commande deux. Elle avait besoin d’un peu plus de courage.

Sloan redressa la tête et se rendit compte de cette soudaine proximité entre eux. Merde, il est beau ce con. Malgré ses mains qui lui faisaient mal, son regard noir et le danger, elle ne pouvait pas empêcher les frissons remontés le long de son échine. «- Si tu savais à quel point tu m’as manqué » Son visage n’était qu’à quelques centimètres du sien maintenant mais sa poigne sur sa nuque l’empêche de bouger. Sloan se permit un rire sans éprouver la moindre envie de plaisanter. Elle le fixait du regard, ne voulant pas lui montrer la moindre faiblesse. « - Je n’en doute pas » lâcha-t-elle, finalement mauvaise. Sloan s’était collé contre Talan et sur la pointe des pieds elle susurra contre son oreille : « - Toi et moi, on s’aime à la haine Talan. »

« - Le verre est finit » lui balança-t-il ensuite. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle avait vidé son propre verre aussi rapidement tout en débitant ses conneries. Sloan pensait que les choses se passaient mieux que prévu. Certes, il était en colère mais il semblait se contrôler un minimum. C’était plutôt une bonne chose non ?

Quelle erreur de croire que tout allait bien pour Sloan. Talan attrapa son poignet le tordant doucement afin de baisser sa main. Sloan se mordille la lèvre presque à sang, contenant un cri. Elle ne voulait pas attirer l’attention, ça ne servait à rien. « - Tu ne vaux rien Sloan ! » lui cracha-t-il, « - Je t’ai pas fait mal rassure-moi ». Sloan fronçait maintenant les sourcils et tentait de se dégager de son emprise. « - Lâche-moi. » Sa voix tremblait, elle aussi sentait la colère monter. Bien sûr, Sloan ne faisait pas le poids mais quitte à devoir mordre la poussière, elle se défendrait.

Elle avait beau se rassurer avec ça, elle ne put l’empêcher de l’entraîner vers les toilettes. Pourquoi je ne crie pas ? Ca ne sortait pas, tout était bloqué. Elle se voyait se rapprocher des toilettes, tirée par Talan et elle ne pouvait rien faire, rien dire ni même se débattre. A peine étaient-ils à l’intérieur qu’il l’envoyait valser, Sloan se rattrapa de justesse à l’un des lavabos. Talan refermait la porte derrière lui : prise au piège. « - Sérieusement, Sloan des menaces ? » Elle se retourna vers lui, et tâta l’arrière de son jean pour trouver son téléphone. Disparu. Sloan ignorait depuis quand il n’était plus dans sa poche arrière : était-ce Talan qui lui avait pris ou l’avait-elle seulement laissé tomber sans s’en rendre compte ? « - Tu penses que j’en ai quelque chose à foutre ? » Elle espérait que oui, en tout cas. «- T’arrête de me prendre pour un con ? Dis-moi… pourquoi ? »  Sloan faisait désormais les cents pas.

« - Les chiottes ? Sérieusement ? Tu as besoin de te cacher Talan ? Tu vas faire quoi au juste ? Me casser la gueule ? T’es tombé bien bas si tu as besoin d’en arriver-là » Elle parlait fort et tournait en rond comme un lion en cage : Sloan ne supportait pas d’être coincée ici, avec lui et personne susceptible de s’inquiéter de son sort. « - Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi je t’ai volé ton herbe ou pourquoi je me suis barrée ? Ton herbe je suppose. Parce qu’il n’y a que ça dans ta putain de vie Talan : ton herbe et tes conneries. Ca n’a toujours été que ça. » Il fallait que ça sorte. « - Et si jamais ça t’intéresse, c’est pour les mêmes raisons que je suis partie. Ca et ton monde de taré. Ok moi aussi je suis tarée mais j’envoie personne à l’hôpital en morceau ».

Elle s’arrêta de marcher, elle voulait le voir. « - Alors vas-y, Talan. Frappe-moi. » Un pas, après l’autre elle se rapprocha de lui, jusqu’à ce qu’elle puisse sentir son souffle sur son visage : « - Tu veux récupérer ce qui t’appartenait Iver ? » On oublie les Talan, « C’est n’est pas possible. Mais tu feras quand même en sorte de le récupérer quitte à me crever pas vrai ? » Elle déboutonna son jean, retira son débardeur, « - J’ai pas de blé, j’ai que ça, » elle lui indiqua son corps « alors vas-y, défonce tout ce que j’ai Iver, parce que je n’ai pas l’intention de vivre dans la peur de te croiser. »
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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Mar 29 Juil - 15:24






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Breathe in, Breathe out.

Il n’en pouvait plus de voir rouge, ou rose, putain de cheveux. Il n’en pouvait plus d’être aussi sujet à la colère, et à toute sorte de dérèglement qui lui faisait simplement perdre son sang froid. Il aurait du envoyer Rae, elle aurait mieux gérer l’affaire. Rae était plus calme. Du genre Bullet in the head. Direct au but. Talan n’était pas bon à ce jeu, il ne savait pas bien tirer, du mal à viser. Forcément, lorsqu’on voit rouge, c’est difficile de tirer droit. Mais il savait frapper, et personne ne voulait se retrouver sous ses coups. Sloan avait raison d’avoir peur. Parce qu’une fois qu’on enclenchait la gachette c’était difficile de revenir en arrière. Et non il ne voulait pas particulièrement la frapper, il avait réellement autre chose à faire, mais c’était comme ça, c’était plus fort que lui. Il n’avait même pas particulièrement envie de la frapper. C’était juste elle. Elle et son sourire à la con, elle et ses manie dérangeante, elle et sa putain de gueule malivicieuse. Elle savait qu’il ne fallait pas l’énerver. Elle le savait, et toujours pourtant elle cherchait la petite bête, elle chatouillait jusqu’à trouver la gachette, et la clac grand coup elle enclenchait le tout. « - Je ne me paye pas de ta tête, j’essaye d’être sympa ! Ce que t’es rabat-joie Iver. » Rabat-joie. Oui, pire que ça même, elle le savait. Il n’était pas un mec drôle, il n’était pas un mec sympa. Oh bien sûr lorsqu’on le brossait dans le sens du poil, comme Leo savait le faire, il était plutôt cool. Lorsqu’on l’emmenait sur une bonne vague il était efficace. Mais quand on lui rentrait dedans constamment, ça ne marchait pas. Elle ne comprenait pas ? Qu’on ne jouait pas à ce jeu là avec lui ? Qu’on ne parlait pas de sa came, que le mieux c’était d’ignorer, comme Leo tout, et de faire avec ce qu’il trouve, de fumer un joint, comme s’il était tombé du ciel. « T’es pas sympa Sloan. » Sloan elle est beaucoup de chose, mais sympa, c’est pas le mot. Elle est anti-tout, elle est un peu violente quand on y pense, mais Talan aime ça, cette manière de penser à reculons de faire l’inverse de ce qu’on attend d’elle, d’être subversive, contraire, chiante même. Le problème c’est que lorsque ça lui rentrait dedans, ça cognait fort, et ça l’énervait. Trop. Et quand c’est trop, il serre, il brutalise. « - Merde Talan tu me fais mal. » Oui, il sait, mais ça marche, la douleur, la peur, ça délie les langues, toujours. C’est con d’en arriver là ? Toi aussi tu trouves ? Et bien pourquoi tu parles pas tout de suite ? Pourquoi tu ne fais juste pas ce qu’on te demande ? Parce que ça t’amuse ? Tu veux qu’on voit jusqu’à ou ça t’amuse ? « - Je ne pouvais pas passer la frontière avec tout alors… j’ai dû m’en débarrasser. J’ai tout revendu à un gars… dans ton genre. » Il fait une grimace. Il ne sait pas ce qui l’agace le plus. Qu’elle n’est pas réfléchit à ça avant de voler la came, qu’elle dise mec dans son genre. C’était quoi son genre ? Genre dealer ? Genre grand ours. Genre je t’emmerde et je te brise le bras si je veux ? « T’es le summum de la connerie tu le sais ça ? Si t’avais besoin d’argent, t’avais qu’à demandé . » Pauvre conne. Parce qu’elle le sait qu’il en a Talan. Elle le sait qu’il s’en fou aussi, d’en avoir, ça se voit non ? Elle le sait que malgré tout ses défauts, malgré sa violence, malgré son manque de sang froid, il s’en balançait de la garder elle, il est pas du genre à étouffer les choses auprès de lui. Il est surtout pas du genre à s’attendre à une belle fin sous le soleil couchant. Il est libre.

Libre de jouer avec elle aussi s’il en a envie. Libre de se rapprocher d’elle et de jouer avec elle. Quoique trop proche d’elle, il n’en mène peut être pas plus large. C’est drôle, l’effet qu’ils se font. Talan il n’a pas que ça dans la tête, les filles, il sait se tenir. Et là, étrange. Il aime pas son regard bleu planté dans le sien, il aime pas finalement la sentir si proche de lui, et sentir son souffle dans son oreille. « - Toi et moi, on s’aime à la haine Talan. » Il grogne contre elle, d’un coup impulsif il lui mort l’oreille. « J’ai pas que ça à faire. » T’aimer, te haïr, peut importe, ça me soule. Il se détache. Il devient froid. C’est drôle à voir lorsqu’on sait à quel point son sang est bouillant dans ses veines.

Times up. On ne joue plus. Il la bouge de la il la tire. « - Lâche-moi. » Ta gueule il pense, qu’elle le suive, qu’elle se la ferme, elle parlera quand on lui demandera. Il passe devant Leo qui rigole et qui regarde Rae. Rae qui se mort la lèvre. Bon il gèrera ça après. Il sent le regard de Rae qui s’appuie dans son dos quand il passe. Elle doit se demander. Parce qu’elle même elle ne doit pas être sûr de ce qu’il va faire dans ses toilettes. Leo est sûr, il va se l’envoyer. Rae voudrait surement être sûr du contraire, qu’il va la défoncé. Mais elle n’est pas sûr. Elle connaît Talan, elle connaît Sloan, et elle connaît les deux ensembles. Pire idée de l’année. Même Talan il ne sait pas. Enfin si il sait. Il sait ce qu’il veut. Enfin non. Il n’en sait rien. Mais il la jette dans les chiottes , ca lui va bien cette violence, ça le rassure un peu, il ne sait pas sur quoi, pour quoi, mais quelque part en lui, ça lui fait du bien. Elle se rattrape lorsqu’il la balance et elle tourne. Petite lionne. Elle s’apprête à lui hurler dessus. « - Les chiottes ? Sérieusement ? Tu as besoin de te cacher Talan ? Tu vas faire quoi au juste ? Me casser la gueule ? T’es tombé bien bas si tu as besoin d’en arriver-là » Il grogne, clairement, comme un animal. Puisqu’elle joue au lion en cage, il va jouer à l’ours en colère. « Oh toi et moi on est jamais monté bien haut. » Elle essaye de faire quoi ? De le faire culpabiliser ? De le faire se sentir minable ? Elle croit qu’il en a quelque chose à foutre ? Qu’elle compte encore ? Est-ce qu’elle pense qu’elle a compté ? Bon ça peut être. Mais pas tant que ça. Il est pas du genre amoureux. Elle non plus. Alors franchement. « - Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi je t’ai volé ton herbe ou pourquoi je me suis barrée ? Ton herbe je suppose. Parce qu’il n’y a que ça dans ta putain de vie Talan : ton herbe et tes conneries. Ca n’a toujours été que ça. » Et blablabla. Ils se regardent, ils s’observent, ils calculent leur mouvement, peut être même les prochains mots qui sortiraient après. « Le surf. » Il grogne. Il n’y avait que le surf principalement. Oh bien sûr, l’herbe, ces conneries, la violence, son job, ça putain de famille. Mais ça c’est inhérent à lui. C’est ce qu’il serait même s’il ne voulait pas. Il a juste pas le choix, c’est son nom de famille qui veut ça. « - Et si jamais ça t’intéresse, c’est pour les mêmes raisons que je suis partie. Ca et ton monde de taré. Ok moi aussi je suis tarée mais j’envoie personne à l’hôpital en morceau ». Oh bah voilà, la bonne excuse. Elle n’était pas obligé de se mêler à ça aussi. Elle pouvait faire… Comme Leo tient, il ignorait tout. Talan est juste un ours un peu brutal, pas une arme de destruction massive non plus. « Ca c’est juste parce que t’es une micropuce. » crache-t-il. Parce que avouons le, si jamais elle avait ne serait-ce que la moitié de sa force, elle ferait des dégâts incalculable. « Tu crois que t’es mieux que moi ? Madame j’m’en branle, no responsabilité, liberté, et fuck all of you ? Madame trouillarde et lâche ? » Parce que Sloan elle fuyait, c’était son truc ça non ?  « On a le monde dans lequel on nait. » En tout cas lui. « Toi t’es née dans quoi pour être comme ça ? » parce que lui fallait pas aller chercher loin. Elle en revanche, elle avait juste l’air tarée. « - Alors vas-y, Talan. Frappe-moi. » Elle arrêtait de parler, il avait ses épaules et son torse qui s’élevait au fur à mesure de sa respiration rapide. Il s’énervait toujours plus. C’était pas l’envie qui l’en manquait, mais il fallait croire que lui aussi, il aimait pas être là ou on l’attendait. Ca l’énervait de la voir en demander. Bien sûr ça lui donnait envie de lui exploser à la figure. Mais ça le faisait chiez au fond. « - Tu veux récupérer ce qui t’appartenait Iver ? » Si elle savait ce qu’il s’en branle de l’herbe, il a d’autre chat à fouetter. Mais elle se rapproche encore plus de lui, et elle parle, la Bernstein. Elle ne sait faire que ça, parler, enfin crier plus, elle croit que ça la rend forte, la trouillarde, mais c’est juste qu’elle ne peut pas fuir. « C’est n’est pas possible. Mais tu feras quand même en sorte de le récupérer quitte à me crever pas vrai ? » « Question de principe » il grogne immédiatement pour marquer l’évident. Question de principe, parce que oui, il en a des principes, lui au moins, pas elle, il sait. Et elle retire son t-shirt sous son nez, déboutonne son jean. Il baisse les yeux, ses rétines bougent trop vite soudainement, ses muscles se tendent, sa mâchoire se crispent, putain elle fait chiez. « - J’ai pas de blé, j’ai que ça, » Oh ça il savait qu’elle l’avait. C’était eux ça, violence et sexe. C’était pas malin, ça n’arrangeait rien. « alors vas-y, défonce tout ce que j’ai Iver, parce que je n’ai pas l’intention de vivre dans la peur de te croiser. » Il se mort la lèvre, serre les poings. sérieusement Talan, t’es juste un peu plus fort que ça. Il la pousse, la repousse, violemment. De toute façon, lui il ne sait faire que ça, dans la violence. Il a les yeux qui l’évite, qui retombe toujours sur sa poitrine, son ventre, son jean entre-ouvert. Merde. Elle veut jouer à ça. Il retire le sien de T-Shirt. De toute façon ça l’emmerde ce tissus à la con, il a pas l’habitude, à Hawaï il en porte peu des T-Shirt. « Moi aussi je peux gueuler et me déshabiller! » il cri, pour marquer un point surement. Il sait pas trop à quoi il joue, il a même pas l’air bien cohérent à bouger comme ça. Il suppose que c’est maintenant qu’elle se pose la question de Rae, à savoir ce qu’il va faire avec elle. La traiter comme n’importe qu’elle fille, n’importe qu’elle fille qui la volé, ou retomber dans ses vieux travers. Il s’avance vers elle rapidement, en quelques gestes il l’attrape par dessous les cuisses et la soulève, trop facilement, il écarte ses jambes et s’y glisse avançant jusqu’à la plaquer contre le mur violemment. « Défonce tout ce que j’ai, tu disais ? » répète-t-il un peu amusé, là il retombe dans les mauvais travers… En même temps il a son regard qui glisse sur sa poitrine, c’est trop tentant… « Bernstein… » Mentalement il pense à ce qu’il va bien pouvoir faire d’elle. Son envie, elle est évidente, mais assez paradoxale. Bernstein… Pourquoi est-ce qu’il n’a jamais fait le rapprochement. « Parker Bernstein… Ca t’est familier ? » Surement, peut être son frère, ça ne serait pas étonnant, tête cramé tout pareil. « J’ai des gens… dans mon genre… Qui l’on envoyé à l’hôpital il y a quelques années. » Il rit, il s’en souvient, c’était presque drôle. Il rit trop de la douleur des autres. « Manquer de jugement ça à l’air d’être de famille… » il effleure ses lèvres, veut la mordre. Il peut parler.
 


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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Mar 29 Juil - 19:43






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

« T’es pas sympa Sloan »

Il a raison, Sloan n’est pas sympa. Elle n’a rien de la gentille petite Sloan. Elle profite des occasions, vide les gens de leur énergie. Elle est chanceuse, la Sloan, elle en a rencontré peu des personnes comme Talan. Des mecs prêts à lui en retourner une quand elle abuse des bonnes choses. Peut-être qu’elle aimait ça chez lui : il pouvait la canaliser, la calmer, il ne répondait pas à ses caprices et il était capable de la remettre en place. On ne dompte pas Sloan mais encore moins Talan. Il s’en fou s’il l’a brise, il s’en fou si elle se met à pleurer – non pas que Sloan soit du genre pleurnicharde. « T’es le summum de la connerie tu le sais ça ? Si t’avais besoin d’argent, t’avais qu’à demander » Sloan sourit, c’était vrai. Il lui en aurait donné même si c’était pour partir à des kilomètres de lui et ne plus le revoir, il ne l’aurait pas retenu car ils étaient comme ça tous les deux. Ils n’étaient pas de ce genre à se retenir. Et de toute façon, ils savaient que ça ne rimait à rien tous les deux. Ca n’aurait été utile à personne de s’éterniser sur un nous ou de la faire rester. Quand bien même il aurait essayé, Talan savait bien que si Sloan avait décidé de quelque chose, il était impossible de le lui faire sortir de sa jolie tête blonde. Elle n’avait définitivement pas beaucoup changé depuis la Sloan-Adolescente. « C’était trop facile de te demander du blé, je suis une emmerdeuse je te signale. » Une belle emmerdeuse de première qui vous donne envie de l’étrangler, ce n’était pas pour rien que ses parents s’étaient débarrassés d’elle. Sloan était insupportable et parfois même invivable.

Même en sachant tous les éléments qui ne les avaient pas laissés se courir après, l’odeur de Talan ramenait à Sloan des souvenirs depuis longtemps enterrés. Sa force lui rappelle à quel point elle n’avait rien eu à craindre tant qu’elle restait de son côté. « Je n’ai pas que ça à faire » Oui c’est drôle l’effet qu’ils se font : se désirer et se détacher si facilement, d’un claquement de doigt pouvoir décider que maintenant, là, on s’écarte et on se méprise pour nos méfaits. « Oh, toi et moi on est jamais monté bien haut » Mais ils allaient redescendre encore bien plus bas que là où ils étaient. « Le surf » qu’il grognait, sa réelle raison de vivre peut-être. « Ah oui, le surf… » Répète-t-elle « … je l’avais oublié celui-là. » Mais ça, ce n’était pas ce qui la dérangeait. Ce qui la dérangeait au fond, c’était aussi ce qu’elle aimait le plus : sa force, sa rage. Sloan se contente d’encaisser les mots qu’il lui crache au visage, cachant les blessures qu’il rouvrait : « Ca c’est parce que t’es une micropuce. Tu crois que tu es mieux que moi ? Madame j’m’en branle, no responsabilité, liberté, et fuck all of you ? Madame trouillarde et lâche. » Elle a envie de le gifler pour qu’il se taise mais elle n’ose pas, le retour serait plus terrible que sa frappe de fillette avec ses petits poings. « On a le monde dans lequel on naît. Toi t’es née dans quoi pour être comme ça ? » Quelle bonne question. Sloan lève les yeux au ciel. « Tu as raison Talan, je suis lâche » répond-t-elle dans un souffle, « c’est plus facile pour moi de me barrer quand ça me chante. Et ça n’a rien à voir avec ma famille. Eux, ils sont justes cons. » Ca avait probablement tout avoir avec sa famille, mais Sloan ne pourrait pas admettre une telle chose.

Sloan ne veut plus mâcher ses mots et ce n’était pas non plus le genre de la maison. Il pouvait bien avoir l’air dur, serrer les poings et lui montrer qu’elle ne faisait pas le poids, elle refusait de lui laisser l’ascendance sur elle. « Question de principe », Sloan se sent repoussé violemment. « Question de principe ? Tu as à ce point besoin de te faire respecter Iver ? » Ses mains tremblent, elle ignore dans quoi elle s’est enfoncé. Elle arque un sourcil alors qu’il ôte son t-shirt. « Moi aussi je peux gueuler et me déshabiller. » Elle sent l’adrénaline faire son effet tandis que Talan hausse la voix. Incompréhension, délire : elle ne comprendre plus ce qui est en train de se passer. Sloan regrette de ne pas avoir croisé Rae plutôt que Talan. En fait, elle regrette d’être sortie du lit, elle regrette d’avoir eu envie de s’acheter un paquet de cigarette et d’avoir fait un crochet au Barking.

Il la soulève et la plaque contre le mur brusquement ce qui lui arrache un cri. Sloan glisse ses ongles dans ses cheveux et s’agrippe presque à l’arrière de son crâne. Sa respiration est rapide, chaude. Elle adore sentir sa peau contre la sienne, son souffle se mêler au sien. « Défonce tout ce que j’ai, tu disais ? » répète-t-il, amusé. « Oui », elle halète, tremblante. « Bernstein… » Elle lève les yeux vers lui et se rend compte que là, elle craque. Elle ne sait plus trop ce qu’elle veut ou ce qu’elle ne veut pas. Peut-être pour la première fois, Sloan a l’impression qu’elle est perdue. « Parker Bernstein… ça t’es familier ? » Lui lâcha-t-il ensuite et Sloan écarte son visage du sien, les yeux plissés. « J’ai des gens… dans mon genre… qui l’ont envoyés à l’hôpital il y a quelques années. » Il ose rire, en plus. « C’est mon cousin et laisse-le tranquille », crache-t-elle, « Manquer de jugement, ça à l’air de famille »

Les lèvres de Talan caressent les siennes dans une torture insoutenable. Elle passe ses mains de part et d’autre de son visage, elle a envie de le dévorer. « Tu as l’air de manquer un peu de jugement toi aussi, non ? » Sa voix est faible, comme une caresse, comme un souffle. Était-ce de la naïveté ? Avait-elle bien le droit de succomber, là, maintenant ? Comme ça ? « Je te déteste » continue-t-elle sans trop  d’assurance. Ses hanches bougent d’elle-même contre Talan, en désaccord avec les mots qu’elle vient de prononcer à l’instant. Sloan veut laisser tomber les interdits, elle n’a jamais aimé en avoir. Pas de règles. Insouciante.

Enfin, Sloan écrase sa bouche contre celle de l’anglais. C’était comme retoucher à une drogue dont on s’était sevré trop longuement, c’était aussi bon que tous ces produits interdits qu’on lui avait fait essayer. Et comme à chaque fois que Sloan glisse une pilule dans sa bouche lors d’une free party, elle sait que ce qu’elle fait est loin d’être bien et raisonnable. « Je te déteste vraiment » répète-t-elle comme à bout de souffle, à bout de force.



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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Mar 29 Juil - 23:18






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Sloan, Talan, c’était malsain. Malsain au possible. Ca l’avait toujours été, et honnêtement ça menaçait de devenir encore pire. Enfin ça ne pouvait que devenir pire. Talan n’avait aucune idée de l’humeur dans laquelle était Sloan, mais une chose était sûr… C’était que lui en était dans une terrible. Il n’était certes pas à Los Angeles depuis longtemps, mais il savait que ça allait être dur. Mine de rien Hawaï lui était rentrer dans la peau, et la vie à l’Américaine ne lui plaisait pas particulièrement. A Hawaï il était plus libre d’être un Iver et de laisser libre court à tout ce qui allait avec ce nom de famille. Pas étonnant que ses parents est décidé de cet île pour s’installer après l’Angleterre, rien avoir, bien plus sécurisant pour eux… Enfin vaguement tout de même. A croire qu’au bout d’un certain temps, il faut que ça tourne mal. Histoire de les garder vigilant. Enfin Talan était agacé d’être ici, agacé de se tenir à carreau. D’ailleurs, elle en penserait quoi, la Sloan, de savoir que Talan c’était officiellement retiré de toute ces conneries comme elle le disait si bien ? Enfin il ne comptait pas lui dire, il ne voudrait pas risquer de lui faire plaisir. Enfin, Talan avait les crocs, et il avait probablement Leo dans son dos qui fait les yeux doux à Rae, puisqu’il ne se doute de rien. Gosse naïf qui saute sur la moindre occasion. Enfin, avant même de voir Sloan il avait déjà mille raison d’être agacé, mais maintenant il allait littéralement être incalmable .

« C’était trop facile de te demander du blé, je suis une emmerdeuse je te signale. » La voix de Sloan l’avait tiré de son propre agacement. Il la regarda à moitié interloqué avant d’éclater de rire. Là il riait franchement. Parce que pour la première depuis qu’il avait croisé le regard de Sloan elle lui disait la vérité. C’était tellement évident lorsqu’on la regardait agir qu’elle ne faisait tout ça que pour l’emmerder. Et il devait avouer qu’il trouvait ça aussi agaçant que charmant. Parce qu’étrangement, elle avait beau avoir peur de lui et de ce qu’il pourrait lui faire, elle lui rentrait dedans tout de même, et ne perdait jamais une seule occasion de l’emmerder. C’était un comportement qu’il l’avait toujours laissé muet. Totally clueless. Mais c’était surement ce qui faisait tout son charme. Il n’était pas habitué à avoir une fille qui le défit autant. Enfin Rae, mais Rae ne risquait clairement rien venant de lui… On ne pouvait pas dire la même chose de Sloan. « Une emmerdeuse dans la merde. » siffla-t-il histoire de lui rappeler sa situation. Car certes elle adorait l’emmerder. Le problème c’était qu’il était trop facilement emmerdable et qu’elle ne le calmait pas aussi vite qu’elle l’agaçait. Elle ne le calmait d’ailleurs jamais vraiment. Eventuellement elle l’épuisait, autrement elle se contentait de le distraire. Mais elle ne l’avait jamais vraiment calmer. C’était comme ça qu’il était avec elle, toujours sur le point d’exploser. On edge. C’était épuisant et vivifiant. Au moins avec elle, il était vivant. Mais bon, ça finirait forcément mal. Peut était-ce justement pour ça qu’il l’aurait facilement laissé partir. C’était mieux pour eux deux. La savoir à Los Angeles ne le rassurait donc pas tant que ça, et passé la joie de s’être venger de sa dernière petite blague, il se retrouverait bien dans la merde. Elle ruinerait forcément tout ses efforts d’être un mec normal… Si mec normal il pouvait être.


Pour se rassurer, pour se dire qu’il n’avait qu’à écraser son crâne dans la palissade il l’avait trainé dans les toilettes - première mauvaise idée - pour être plus à l’abris. Plus a l’abris de quoi il ne savait pas franchement, pas plus à l’abris de lui surement. Elle l’avait agacé, il l’agaçait encore plus. S’en était presque touchant de voir une relation aussi énervée. « Ah oui, le surf … je l’avais oublié celui-là. » En l’entendant c’était drôle d’imaginer qu’ils avaient pu être ensemble. Elle se foutait du surf. Oh elle n’avait rien contre, mais elle s’en foutait… Tout le monde s’attendait que la copine de Talan soit au moins une mordue de surf… Enfin une fille comme Rae en soit, sans le côté cousine en faite. Non mais elle tout ça lui passait au dessus de la tête. Il avait fallu qu’elle remarque l’autre facette de lui, et qu’elle la retienne en plus. Elle serait une bombe ambulante à côté de Leo. Il l’enchaîne, lui qui parle peu, quand il parle il aussi saignant que ses poings. « Tu as raison Talan, je suis lâche » Il est pas étonné de la voir acquiescer, après tout il se ressemblait un peu, étrangement. « c’est plus facile pour moi de me barrer quand ça me chante. Et ça n’a rien à voir avec ma famille. Eux, ils sont justes cons. » Il leva les yeux. Il avait envie de rire. Eux c’est juste des cons. C’était comme avouer que tout avait rapport avec eux…Fallait pas essayer de faire dans l’original, ça ne marchait jamais. « Non c’est pas du tout eux que tu as fuit en premier… » Il siffla, c’était tellement drôle de toucher juste, de prendre un baton et d’appuyer. Généralement il n’était pas aussi loquace et brillant pour trouver les problèmes des autres, mais Sloan et lui, ils avaient cet effet là l’un sur l’autre. C’était malsain de se comprendre et de se percer comme ça. Surtout qu’ils ne l’utilisaient pas à bon escient. « Question de principe ? Tu as à ce point besoin de te faire respecter Iver ? » Il restait frappé avec horreur. Ca défilait devant ces yeux, le sang de Leeds, les parents de Rae, Bullet in the head, le carnage à la plantation le dernier soir à Hawaï, et le mec, descendu par Rae, Bullet in the head. Se faire respecter, se faire craindre, ou se faire descendre. Il serra la mâchoire, restant muet d’horreur. Ce jeu était malsain.

D’autant plus lorsqu’elle se déshabillait aussi impunément pourquoi ? Pour marqué un point ? Bon, il pouvait marquer le même. Enfin ça sonnait franchement con tout de même, et puis mal placé. Ils allaient faire quoi ? Faire un corps à corps stupide et violent dans une marre d’eau de chiotte ? C’était pas de la boue, hein, et puis ils n’étaient pas deux filles en chaleur. Enfin deux filles clairement pas, en chaleur… peut être plus. Il ferait mieux d’envisager de lui éclater la cervelle, ça ne prendrait que quelques secondes… Mais même si personne ne pourrait le voir, tout le monde saurait que c’est lui. Honnêtement il ne pouvait rien faire qui laisse véritablement de marque… Est-ce que c’est cette conscience là d’être aussi bloqué qu’elle dans ses toilettes qui le força à l’attraper de la sorte pour la hisser avec violence contre le mur ? Ou tout autre chose. Il avait le sang qui lui battait sévèrement contre les tempes et il sentait une envie bien différente de celle de lui exploser la tête. Il est là, trop près d’elle, brûlant de colère, à essayer de se maintenir à une respiration normale, et à essayer de réfléchir. Mais dans ce cas là, il n’est pas bon pour ça, réfléchir. « Oui » elle souffle, son état n’est pas plus enviable, enfin ils s’accordent l’un à l’autre, ils le font si bien, si naturellement. Il ferme un instant les yeux, revisualise le dernier soir à Hawaï, le choc dans les yeux de Rae, l’horreur de devoir fuir. Il cherche à l’énerver, à la pousser hors de ses gonds elle aussi, peut être même à la provoquer jusqu’à ce qu’elle explose de violence. Il voudrait voir ce que ça pourrait faire, une claque de sa part. Ca le réveillerait peut être. « C’est mon cousin et laisse-le tranquille » Oh elle s’énerve, mais à peine. C’est décevant, il s’attendait à beaucoup mieux. Si elle était pas là pour lui mettre une claque, qui allait l’empêcher de tomber dans le panneau qui s’approchait bien trop vite de lui. Alors que ses lèvres étaient à frôler les siennes il sentit ses mains s’accrocher à son visage et il réagit dans un petit sursaut, avant de la sentir souffler contre lui. « Tu as l’air de manquer un peu de jugement toi aussi, non ? » Il ferma les yeux plusieurs fois avec l’impression que l’air s’effondrait dans sa gorge, et qu’il habitait une putain de fournaise. « complètement… » grogna-t-il dans un souffle. Oh il allait pas mentir, ça serait de mauvais genre, et puis s’ils continuaient comme ça il se donnait combien de temps avant qu’elle commence à le sentir contre elle, son manque de jugement ? « Je te déteste » Il hoche la tête, s’appuie contre le mur, cherche de l’air. Il sent ses hanches glisser contre lui et il voudrait rire. Rire du paradoxe qu’elle est. Est-ce qu’elle se sent réagir d’elle même à leur corps qui s’embrase ? Enfin il rigolerait s’il se sentait pas soudainement si à l’étroit dans son jean. A la mode américaine, qui avait eu l’idée de l’habiller à la mode américaine ? Il pouvait pas vivre en tong, en maillot de bain et torse nu ? Ce n’était pas naturel autrement. Elle l’embrasse. Il est presque rassuré de la voir craqué avant lui. Enfin, avant lui… C’est tout de même lui qui a eu la bonne idée de la hisser contre lui de la sorte. Maintenant il est comme un con à l’embrasser comme si c’était la seule chose intelligente à faire. A se rappeler de ses lèvres, de l’odeur de sa peau, et la manière de bouger ses hanches. « Je te déteste vraiment » Ses mots ne pourraient pas avoir moins de force que maintenant… Elle le sait. Il ne sait pas trop ce qu’elle veut marquer avec cet aveux. Lui aussi il la déteste pour ce que ça vaut, mais ce n’est pas l’important non ? Il place une main dans son dos et fait sauter l’attache de son soutient gorge tout en la soulevant contre lui pour la porter jusqu’au lavabo ou il l’assieds. Non parce que bien sûr techniquement il pourrait tenir la position contre le mur longtemps, par rapport à lui, elle est un poids plume. Mais ça posait soudainement des soucis technique quand à leur deux pantalons, et le sien commence vraiment à l’emmerder. Il la regarde la mâchoire crispé, et défait sa ceinture en quelques gestes, il revient à sa bouche, son coup, quand ses mains joue sur ses hanches, sur son pantalon qu’il descend. Il grogne contre ses lèvres. « Mmh retient ce que tu penses là pour après tu veux bien ? » Non parce qu’elle ne croit pas que ça change quoique ce soit. Quand ça sera finit, il pourra revenir à lui exploser la tête paisiblement.  
 


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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Ven 8 Aoû - 18:27






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Une emmerdeuse dans la merde. Mais pour l’heure, j’étais surtout à moitié déshabillée devant lui. Toutes les émotions semblèrent passer à travers moi : l’envie, la colère, la peur, le désir. Je n’étais plus capable de faire le tri de mes sensations, elles me transportaient, m’enivraient. Je suis une idiote, une gamine. Je n’ai jamais eu le sens des responsabilités et encore moins eu un jour l’envie de m’intéresser un tant soit peu aux autres ou même à moi-même. A m’intéresser à ce que mon corps me hurle, ma conscience m’ordonne. Je fais l’impasse de tout ça. Et maintenant, je suis là à devoir gérer toutes ces choses. J’étais bonne à me retrouver dans un groupe d’entraide : « Bonjour, je m’appelle Sloan Bernstein et je fais de la merde ». Bonjour Sloan. Quelle ironie. Et pour me rattraper de ma situation désastreuse, tout ce que je trouve à lui balancer c’est : « Si je suis dans la merde Talan, j’ai l’intention de t’embarquer dans ma galère. » J’appuie mes propos par un énième effleurement de mes lèvres contre les siennes. J’ai le besoin, désormais viscérale, de le sentir contre moi, d’avoir son souffle contre la peau de mon visage, de me souvenir de l’odeur de son corps, de son haleine alcoolisée. Je veux retrouver mes souvenirs d’Hawaï, de la mer, du sel et de la marijuana qui parfume la chambre. Je m’invente un havre de paix que nous n’avions pas, je révise des séquences de nos vies qui n’existent pas. Une partie de moi voudrait que tout ça soit réel, que ce ne soit pas uniquement le fruit de mon imagination. C’est la première fois que j’éprouve le besoin de retrouver de la sérénité quelque part.

A la place de ça, je m’effondre. Je m’effondre et redeviens si petite, si faible. A quoi m’ont servis toutes ces années à explorer une partie de notre Monde si je suis incapable d’en retenir tous les bienfaits quand je suis fasse à quelqu’un comme Talan ? Mon courage se fait la malle, je pensais pourtant avoir retenu la leçon : on ne s’attache pas, on n’espère pas, on n’imagine pas. Sentimentale ? Hors de question. Je peux me convaincre comme je veux, je me retrouve quand même dans cette situation pathétique. Ça ne me ressemble pas. Mais au fond, qu’est-ce qui me ressemble ? A cet instant, je ne sais plus trop. Je m’oublie totalement. Je n’arrive même plus à réagir lorsqu’il évoque Parker, le seul membre de ma famille pour qui je pourrais sacrifier une partie de moi. Le seul Bernstein qui compte tout court. Qu’est-ce qui m’arrive ? Je vois trouble et je vois rouge mais je suis inerte, incapable du moindre mouvement rationnel.

“Break me off, tie me down and tear me down. Make me feel like a little doll. Why don’t you rape me now and when you hit me now? Make me feel like I’m nothing at all. I wait for you, wait for you to kill everything I have inside. Destroying everything I have inside. You and me… we’re a waste and we’re going down the drain.”**

« Complètement » Complètement on a perdu l’esprit. On étouffe dans ces toilettes, je cherche de l’air, j’ai l’impression de ne plus arriver à respirer correctement, calmement. Je suis prisonnière, entre lui et le mur. Tandis que mes lèvres reposent sur les siennes, je sens l’attache de mon soutien-gorge lâcher, dernier rempart de tissus entre sa peau et la mienne. J’aime cette sensation plus que le reste : nos peaux qui se rencontrent, l’électricité de nos corps qui se déchargent l’un contre l’autre. Je sens le froid du lavabo sous mes cuisses, il se délivre de son pantalon. Il appuie ses lèves contre les miennes, s’expriment encore dans ses grognements mais sa voix est chaude contre ma bouche. « Mmmh, retient ce que tu penses là pour après tu veux bien ? » Non, je ne veux pas. Je veux qu’il sache que ça ne signifie rien, que ça ne pouvait rien signifier, que nous étions deux idiots. Mais je ne dis rien, j’obéis. Mes hormones ont pris le contrôle sur mon esprit.  J’ai envie et je ne préfère pas admettre que c’est lui qui me donne cette envie bestiale, animale. Je n’ai rien d’humain à cet instant, je me laisser entraîner que par mes pulsions. Je suis à moitié  nue à sa merci assise sur le lavabo des toilettes d’un bar et je n’ai pas encore que la sensation que quelque chose sonne faux. Mes mains fébriles descendent mon short de long de mes cuisses, mon sous-vêtement suivant la trace du jean déjà à mes pieds. J’articule ces mouvements sans y penser, sans réfléchir.

Je descends de mon siège de fortune et repousse Talan contre la porte d’une des toilettes qui me fait face. Loosing control : j’écrase une fois de plus mes lèvres contre les siennes et l’entraîne avec moi au sol. Je grimpe à califourchon sur ses jambes et ma main entour la large gorge de Talan assis sous moi, je serre mon emprise. Je sens les battements de son cœur contre mes doigts, ça a quelque chose d’excitant et surtout je « le » sens lui. J’ai un regard de folle, un air aliéné. Ma tignasse rose recouvre mon visage, j’aime avoir la sensation de puissance que j’éprouve à cet instant. Je ne veux pas de tendresse. En réalité, dans cet égard de conduite il n’y avait qu’hargne et amertume.

Car tout ça avait un coup bien amer finalement : nos corps qui s’assemblent parfaitement, nos échanges, la sueur sur notre peau. Et même si à cet instant nous ne faisions qu’un, ça n’avait rien de vrai. Mensonge. De mes lèvres, désormais, ne s’échappent que mes soupirs qui se mêlent aux siens : mélodie qui nous emmène loin de nos vies, de nos réalités. Mes pensées s’entrechoquent à chaque mouvement de nos reins, à chaque pas de notre danse charnelle, je me noie pour de bon dans la chanson de nos ébats. Mes doigts sont toujours autour de la gorge de Talan mais je suis incapable de maintenir la pression, je sens les siens maintenir mes hanches. Un dernier souffle s’échappe de ma bouche, je m’effondre contre lui, la tête sur son épaule. Les spasmes secouent mon corps quelques minutes. C’est mieux que toutes les drogues, c’est officiel.

Au même instant quelqu’un frappe de l’autre côté de la porte verrouillée. Le tambourinement sourd et les voix du bar me parviennent pour la première fois, je jette un œil à la porte. Je déchante et toise Talan. Enfin, je me rends compte de notre état, à tous les deux. Les choses ne devaient pas se passer comme ça, je ne les avais pas imaginées comme ça. Et puis, je n’avais rien imaginé du tout et surtout pas lui, ici, là, à même le sol. Classe. Est-ce comme ça que je payais ma dette ? Les lettres -p, -u, -t et -e flottent dans ma tête, s’assemblent et me renvoie l’image de ce que je dois être à cet instant. Était-ce réellement moi, Sloan, qui avait insinué cet arrangement ? En était-ce bien un ou un leurre ? On frappe plus fort contre la porte. J’ai envie de vomir mais pour le moment, je me redresse et me rhabille en vitesse. J’ai toujours envie de vomir. Je crois que je suis trop blanche pour vivre à Los Angeles à cet instant, j’ai la tête qui tourne. « Putain de merde » j’arrive à articuler péniblement. « Bouge-toi », je lui lance. « C’est bon, on en a terminé maintenant ? » Les effets de l’orgasme disparaissent au rythme de mes paroles. Je me sens vraiment pas bien. « On est quitte Iver ? » Je lui balance mon soutien-gorge, « tu peux le garder en souvenir ». On frappe encore. J’ai envie d’ouvrir la porte et de gueuler sur l’enfoiré qui vient me déranger. En fait, c’est exactement ce que je m’apprête à faire. Je titube et me rattrape au lavabo, je jette un œil dans le miroir. J’ai une sale gueule, les cheveux en batailles et les lèvres gonflées. J’arrive à avancer jusqu’à la porte, je pose ma main sur le verrou et puis je sens mes jambes me lâcher. Trou noir, je m’effondre au sol, j’ai l’impression de mourir. On pourra écrire sur ma tombe « morte d’une overdose d’Iver, repose en paix salope ». En réalité, dans mon estomac il n’y a qu’un gin, les restes de la veille et du sexe. Evanouie. En tout cas maintenant c’est bon, il peut me tuer je ne me rendrais compte de rien. C’est con comme fin.

(** Brise-moi, plaque-moi au sol et déchire-moi. Donne-moi la sensation d’être une petite poupée. Pourquoi tu ne me violerais pas maintenant et ne me frapperais-tu pas maintenant ? Donne-moi la sensation de n’être rien du tout. J’attends… j’attends que tu tues tout ce que j’ai à l’intérieur. Détruit tout ce que j’ai à l’intérieur. Toi et moi… nous sommes un gâchis et nous tombons à l’eau. – Lily Wood / down the drain)
(désolée t’es mon cobaye, je change de façon d’écrire tu es mon premier RP depuis X années, je me cherche :p)
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MessageSujet: Re: Last Day ? [ Talan & Sloan ]   Lun 18 Aoû - 16:38






Last day ?
Talan A. Iver & Sloan H. Bernstein

Il allait être furieux. Il le savait ce n’était pas bon. Il le savait, il n’en avait pas envie. Enfin peut être que si. Mais c’était l’une de ses pulsions inavouables qu’il allait répudier après. Il allait lui même s’énerver. Et cette certitude le rendait d’autant plus violent. Talan n’était pas un mec agréable, il était brute et agressif, et si généralement ce n’était pas à lui qu’il devait ses poussées mauvaises d’adrénaline, elles n’étaient jamais bonne pour personne.

Il n’aimait pas Sloan. C’était un principe de base, de toute façon il n’était pas un amoureux. Franchement avec sa stature, son regard sombre et ses tendances violentes, il n’était nécessairement pas un amoureux. Et puis Sloan, blague, elle non plus n’avait rien à faire dans une relation amoureuse. C’était peut être même pour cela que cela avait aussi mal et aussi bien marché. Eux deux c’était animal, brûlant et pas franchement raisonné. C’était jamais vraiment voulu. Ou peut être que si. Ca arrivait c’était tout. Elle avait l’habitude de le pousser au bout de sa conscience. A côté d’elle, il était bien incapable d’être calme. Il fallait dire que c’était une pile électrique, une petite chieuse qui vient toujours gratter la surface pour voir ou ça énerve. Oh bien sûr on pouvait dire que cela avait un côté amusant et rassurant, surtout pour Talan qui avait rarement des personnes qui s’amusaient à lui faire face… Mais dieu ce que c’était insupportable. Et puis elle avait mis le nez dans son trafic. Et là c’était devenu réellement invivable. Elle n’était pas blanche, elle n’était pas pure, elle tolérait très bien qu’il ne soit ni droit, ni juste, ni bon. Mais il avait fallu qu’elle mette son nez là ou il ne fallait pas. Il avait fallu qu’elle joue à la grande fille alors qu’elle n’était encore une gamine. Et qu’elle prenne peur. Stupide chieuse. Et maintenant, comme elle ne savait pas être sage. Ils étaient dans la merde.

Enfin, il aurait pu laisser couler. Il aurait du laisser couler. Il était là pour un nouveau départ, il n’était pas la pour faire de vague, il n’était pas là pour faire parler de lui. Clairement il aurait pu laisser couler. Lui passer un savon, pour la forme. Mais la certitude qu’elle n’aurait jamais vraiment écouté l’avait empêché d’agir raisonnablement. De toute façon c’était le problème entre eux. Ni l’un, ni l’autre n’était véritablement raisonnable et ils se poussaient chacun à bout. Pour les étincelles, ils en créaient plein. Le problème c’est qu’ils n’avaient pas pour réputation de s’arrêter avant l’incendie.

Merde.

Comme on dit.

Aujourd’hui n’échapperait pas à la règle. Aujourd’hui serait pire que la règle. La rancoeur et la haine bousille le coeur on dit. Chez eux c’était les os et les terminaisons nerveuses que ça devait attaquer. Ils étaient deux fous, deux dérangés, deux fauves qui se jetaient dessus pour se dévorer. Elle avait beau être physiquement plus faible que lui, elle était féroce et semblait parfaitement savoir ce qu’elle voulait. Pas que Talan n’en ai aucune idée. Mais il avait fallu d’une seconde d’hésitation entre la sauter et lui éclater la tête pour qu’elle le fasse glisser sur le sol, s’installant à califourchon sur lui et maintenant une pression pas si agréable que cela sur sa gorge. Il râle un peu la gorge coincé, elle ne lâche pas, elle a le regard fou caché derrière ses mèches roses. Cette fille n’est pas naturelle. A sentir sa main lui coincé la gorge il sent son coeur battre dans tous ses membres. Il glisse sa main vers elle, dégage ses cheveux de son visage en tirant dessus sans délicatesse. Il « la » rapproche de lui. C’est vicieux, animal, et violent. C’est un bien coupable et évident. Pendant quelques minutes le mal, le bien est oublié. Tout oublié. Jusqu’à son propre nom surnom. Il n’aurait presque plus conscience de qui il a sur lui, entre ses mains. Il n’a conscience que des corps qui s’assemble, qui s’entrechoque, que de la sueur qui glisse sur leur peau, que des râles et des souffles lourds échangés. C’est une musique, une danse, un jeu violent et malsain. La poigne de Sloan faiblit à mesure que celle de Talan se raffermit et que les coups de rein s’accélèrent. Elle s’effondre, tremblante, il s’arrête, paralysé une seconde par l’explosion de ses sens, ses muscles se contractent sous quelques spasmes et retrouve le repos, une respiration plus paisible et lourde. Il y a un sentiment de paix qui demeure dans les quelques secondes du blanc de l’esprit. Pendant quelques secondes, il pourrait avoir le sentiment que c’était ce qu’il lui fallait, que c’était la juste combinaison hormonale qu’il lui fallait. C’était toujours quelques choses comme ça entre eux.
Mais l’extérieur reprend ses droits sur eux. Les coups sur la porte réveil le cerveau de Talan et font grimper sa colère à mesure qu’il prend conscience de sa posture. Leurs regards se croisent, il a envie de lui cracher à la gueule alors qu’elle le toise. Il ne dit rien, il ne bouge pas. C’est ça d’être faible. Ca fait mal au fond, ça le fait gronder. Rae va l’allumer. Rae aimait bien Sloan, elle s’en foutait avant de ce qu’elle pouvait bien faire avec Talan. Mais là elle va trouver ça stupide, puéril, et faible. En même temps ce n’est que ça. Ce n’est qu’un ancien réflexe qu’il n’a pas su réprimer. Et ça ne résous rien, strictement rien. Si elle pense le contraire, elle se trompe lourdement. On cogne plus fort. Talan manque de se soulever d’un coup envoyant valser sans cérémonie Sloan n’importe ou pour dégommer le mec qui ose le déranger. Elle se lève. Au moins un truc à soulever en moins. Elle jure, elle a une voix faiblarde qui ne lui ressemble pas. Il ne fait pas attention. Elle le somme de se bouger. Il l’emmerde. Il resterait bien là cul nul contre le sol sale si ça pouvait la faire chier. Mais le sol était sale, dégueulasse même, des chiottes de bar, quel idée. C’est glauque comme endroit. « C’est bon, on en a terminé maintenant ? » Il se relève. De quoi elle parle ? Oui pour l’instant on en a terminé. Elle ne veut pas un deuxième rond si ? Pas qu’il ne puisse pas en avoir la force, mais il en as pas envie. La disparition de l’orgasme lui fait l’effet d’une douche froide. Il regarde son corps qui se recouvre, et il se dit qu’il était con, tellement con. « On est quitte Iver ? » Il grogne. C’est un va te faire voir qui résonne à ses oreilles. Quitte. C’est un truc qu’il ne connaît pas. « Le jour ou tu payeras te dette en prenant ton pied tu m’appelleras. » il crache, attrape le soutient gorge qu’elle lui lance, a envie de lui enfoncer dans la gorge. Franchement il a que ça à faire de garder ses sous-vêtements ? Elle penses quoi ? Que c’est un fétichiste ? Il en connait plein qui aime se faire payer en nature, mais franchement il n’a pas que ça à faire. Et puis elle et lui, ce n’est clairement pas ça. Ce genre de paiement sont généralement bien moins sympathique que cet échange bestiale. Et puis elle n’aurait pas eu le dessus de la sorte si ça avait été le cas probablement.

Il la voit avancer vers la porte ou on frappe toujours, il finit de se rhabiller, il la voit flancher, s’effondrer. Il ne réagit pas. On cogne plus fort, il rejoint la porte, il enjambe le corps, il prend conscience de l’état de Sloan. « Merde la pute. » lâche-t-il entre ses dents. Ca c’est ça veine. En plus d’avoir un comité d’accueil derrière la porte, il a une évanouie… Evanouie non ? Elle que ça, non? Bref une évanouie sur les bras. Mais elle est pale et … Il se rapproche d’elle et passe son visage devant le sien observe sa poitrine. Elle respire. Hum. Well… Quand même. S’il sort de la en la laissant allongé là, ça va lui retomber dessus… S’il l’abîme plus ça va lui retomber dessus… Tout le monde les a vu rentrer ensemble. Sa mâchoire se sert. Son pouls s’accélère à nouveau. Il s’énerve. La pute. Elle a choisit son moment. On cogne encore à la porte. Il se relève et envoie un coup contre la porte avant d’hurler dans un grognement « Une minute putain ! » Une minute il en a eu plein. Mais merde, il a pas besoin d’avoir tout le bar derrière lui pour ranimer une salope. Il tape -presque gentiment - la joue de Sloan. « Allez réveille toi ! » Pas de réponse. Il soupire d’agacement. Il ouvre le robinet et l’asperge sans commune mesure. Il vérifie son pouls d’une main et continue à le secouer un peu avant d’abandonner un instant et sans aucune délicatesse la foutre sur le côté. Une vague position de pls. Il a la flemme de faire les choses correctement. Il est sur les nerfs, elle lui fait perdre son temps, et puis l’autre con qui continue de tambouriner sur la porte. Il se lève d’un coup, il ouvre la porte et voit le mec basculer avec la porte, il l’attrape par le col et le tire dans les toilettes. « Tient l’abrutit impatient, surveille là deux secondes. Elle clamse pendant que je suis pas là, it’s on you ! » Il crache non sans violence. Il passe devant Rae et Leo sans leur accorder un regard, il ne veut pas des foudre de Rae, ou de l’humour foireux de Leo. Il joint le barman, un ami de Leo, il paraît. « Un p’tit punch, et ce que tu as de plus calorique à bouffer. » Si elle lui a fait le coup de l’hypoglycémie, il la tue. Le barman apporte, il claque un billet sur le comptoir, il retourne d’ou il vient avec démarche lourde et agacée. « Dégage » crache-t-il au mec sans le remercier, d’une main il redresse le corps moue de Sloan avant de porter le verre à ses lèvres et d’agiter la bouffe devant son nez. « Si tu te réveille pas, je t’étouffe avec. » Au moins on ne peut pas faire plus clair comme menace.
 


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