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 C'est une blague? [Olivia ♥]

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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Sam 4 Oct - 20:04

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

A quel moment avait-elle laissé faire ? A quel moment était-elle vraiment rentré dans le jeu, au point d'en oublier d'essayer de mener les rênes ? Livia détestait ça. Elle avait toujours détesté ça. Elle était une mania du contrôle et une obsédée du silence et de l'inaction. Elle avait merdé sur toute la ligne trop de fois pour laisser quoique ce soit lui faire perdre le contrôle d'une situation et pour laisser sa véritable nature reprendre le dessus. La secrétaire parfaite, la Olivia du travail... Elle elle ne faisait pas d'impair, jamais, parce qu'elle n'était qu'un automate tout à fait au clair avec ce qu'elle avait à faire et devait faire et que ce qu'elle voulait vraiment n'avait pas d'importance. Chaque fois que la Livia naturelle revenait à la charge, elle faisait une connerie, ou tout du moins quelque-chose qu'elle serait tout à fait apte à regretter plus tard. Et sa dernière partie de jambe en l'air de faisait pas exception à la règle. Elle devrait savoir à force qu'il ne fallait pas qu'elle sorte boire un verre quand elle était désespérée par sa solitude et qu'elle était nostalgique de son adolescence...

Livia sourit amusée lorsqu'Owen lui assura ne pas vendre du rêve avec la parole et réalisa une fois de plus que oui, elle avait définitivement perdu la partie et maintenant, elle se laissait embarquer dans une soirée où elle était clairement mise à l'épreuve par l'homme. Il voulait la pousser au bout, voir l'humaine sous le masque. Voir celle qu'elle était en vérité. Celle qu'elle ne voulait absolument pas lui montrer. Celle dont il pourrait se servir à volonté et qui le laisserait faire... qui le laisserait la tromper et la mettre plus bas que terre. Parce que la vraie Livia était comme ça. La vraie Livia était forte, mais pas sur le plan sentimental... Pas sur le plan humain. Elle perdait la partie à chaque fois. Elle finissait toujours par croire les gens au-delà de sa raison et par croire qu'ils pouvaient avoir la même sincérité qu'elle. Elle travaillait pourtant depuis assez longtemps dans un domaine qui lui avait prouvé le contraire...

« Bonne future lune de miel, alors », s'exclama la blondinette alors qu'elle comprit qu'il avait vraiment l'intention d'utiliser cette excuse pour s'offrir de nouvelles vacances. Des vacances qui lui plairaient vraiment à lui et pas qu'il prendrait pour respecter un stupide contrat avec sa stupide femme d'intérêt. « Tu me raconteras comment elle était censé se dérouler. Je pense qu'il serait injuste pour toi de m'emmener alors que c'est un voyage où tu dois faire l'amour cinquante pourcent de ton temps. Et je n'ai pas franchement envie de me retrouver à travailler dans la chambre d'à côté », ajouta-t-elle pour lui faire comprendre qu'elle n'avait quand même pas l'intention de venir. L'entendre s'envoyer en l'air pendant qu'elle travaillerait sur des choses qu'il lui aurait données à faire parce que les assistantes personnelles n'avaient assurément pas le droit d'avoir de vraies vacances, même quand leur patron s'en offrait ? Non merci. C'était aussi clair que le fait qu'elle ne comptait pas lui raconter les détails de sa dernière histoire sexuelle ou sa première vraie histoire d'amour.

Heureusement, le jeu s'élança rapidement et il répondit à ma question - stupide, inutile et absolument pas sujet intéressant dans un tel jeu, bien sûr - en m'expliquant brièvement le contexte. Non, il n'avait pas fait plus d'études qu'elle et il était venu aux Etats-Unis dès le diplôme du secondaire en poche. Bon, c'était bon à savoir. Pas intéressant en soit, mais ça confirmait un peu plus à Livia qu'elle n'avait pas besoin de papier pour prouver qu'elle pourrait faire une bonne éditrice. D'autres avant elle - son patron en première ligne - avait réussi sans passer par l'université. Elle pourrait arriver à emprunter le même chemin. Elle avait la volonté pour. Ce mariage n'en était-il pas un argument de choc ?

Et puis ce fut au tour d'Owen et bien évidemment, sa question a lui fut bien moins soft et elle ne se fit pas d'illusion. Il essayait clairement de la saouler avec des questions faciles. Elle leva donc son verre et en bu une longue traite. Trop longue sans doute pour un simple « oui ». « Je ne suis pas aussi coincé que ça, monseigneur ! », s'exclama-t-elle avant de reposer son verre. « Ne me demande pas le nombre exact... Je ne pourrais pas vraiment te dire... » Elle le regarda et haussa un sourcil, un léger sourire s'affichant sur sa bouche. Elle n'allait pas lui dire, oh non ! Mais rien que ce regard et cette petite phrase laissait sous-entendre - une fois de plus - qu'il y avait un passé pas très sage dans l'histoire d'Olivia O'Ceallaigh. « Mais puisque tu veux savoir, mon dernier c'était la semaine dernière. »

Et c'était de nouveau à son tour. Deux choix s'offraient désormais à elle. Soit elle continuait sur sa lancée, restant sage, n'entrant pas dans le jeu, soit elle se lançait sur le même terrain que lui et tentait de le saouler aussi rapidement qu'il semblait avoir l'intention de le faire. A moins que... « Je n'ai jamais couché avec quelqu'un du bureau », annonça Livia, posant un regard des plus attentifs sur l'homme en face d'elle. Ça, elle voulait savoir. Ça, ça l'intriguait. Est-ce que monsieur pouvait mélanger boulot et plaisir quand l'appel de la nature se faisait trop fort ? Est-ce qu'il y avait une de ses pétasses dans son entourage professionnel ? Est-ce qu'elle était susceptible, à un moment donné, de se retrouver en plein milieu d'un truc qu'elle ne voulait absolument pas voir... ou face à une ex qui n'aurait pas compris que monsieur prenait, couchait et jetait sans état d'âme ? L'ancienne partenaire jalouse et possessive, très peu pour elle. Autant qu'elle sache maintenant, si elle devait se méfier dans l'avenir.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Sam 4 Oct - 22:02






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Une chose était sûre, j’étais dans mon élément. J’adorais, en dehors de mon boulot, sortir pour décompresser et passer du temps avec des amis, simples connaissances ou encore des nouvelles rencontres. Sortir seul ne me dérangeait pas, je ne restais pas seul bien longtemps. Quasiment à chaque sortie, je ramenais une fille chez moi. Bon, ce soir c’était un peu différent, quoique, je ramènerai quand même une fille, ma femme en l’occurrence. Mais ce ne sera pas chez moi… Mais chez SA famille… Vivement qu’on se tire. Dès demain on cherche une maison. Et ce ne sera pas négociable. Je veux mon chez moi et vite. Je n’en peux plus de les voir et de les avoir sur le dos.

Ce soir, et comme quasiment chaque instant de ma vie, j’avais décidé de mener la partie, d’amener les sujets que je voulais, de tout contrôler. Quand une situation m’échappe, je n’aime pas. J’aime être maître de moi-même et de la situation et là, j’avais le sentiment d’avoir toutes les cartes en main. Je suis le chef, c’est moi qui conduis. Pour la lune de miel, je me voyais déjà à Hawaï, aux Caraïbes ou un endroit dans ce gout-là avec Livia, qui bosserait certes, mais pas constamment. Je m’y voyais déjà, mais je redescendis de mon nuage à sa réflexion. Pardon ? Je fronçais les sourcils. Comment ça, je lui raconterai ? Faire l’amour cinquante pour-cent du temps. Je levai les yeux au ciel à cette réflexion. Quelle mauvaise opinion elle a de moi. Je ne passe pas non plus tout mon temps à ça… Enfin… Oui non. Bref. Je secouai la tête rapidement, d’un air faussement outré.

« Quelle réputation. Je ne passe pas cinquante pour-cent de mon temps à coucher à droite à gauche. Il me faut du temps pour bosser. Quand même. »

Puis, je reprenais mon air sérieux.

« Par contre, tu viendras avec moi. Je ne veux pas prendre le risque que quelqu’un te voit à New York alors que tout le monde sait que je suis parti en voyage de noces… Donc, ce n’est pas négociable. Où je vais, tu y vas. »

Etant donné que je commence à me faire un nom dans le business, ce serait vraiment con pour notre contrat que quelqu’un découvre que je suis parti en lune de miel seul… Je refuse de prendre ce risque. Donc elle suivra sans rechigner. Point barre et fin de la discussion. Elle n’avait aucun intérêt à négocier ce point.

Etant très joueur dans les relations sociales – et plus si affinités – j’étais totalement dans mon élément avec ce jeu. Je pouvais ainsi tirer toutes les ficelles et choisir là où je voulais aller. En l’occurrence, sur le plan sexuel. Ma première question était des plus simples et je savais à coup sûr qu’elle boirait. Bingo. Bien. Cependant, ce n’est pas avec de l’alcool comme la bière que je verrai une différence dans son comportement. Autant taper plus fort. Mais je la laissais boire sa chope pour le moment, faisant un rapide signe à la serveuse pour l’appeler le temps qu’elle boive, une très longue gorgée d’ailleurs. Je lui adressai un sourire amusé à sa réflexion sur son degré de frigidité. Pas aussi coincée ? Je demande à voir. Et je ne demande pas le nombre exact non. Je serais bien incapable de répondre à sa place. Si je devais compter mes plans cul… On monterait bien vite très haut en termes de quantité. Mais cette affirmation m’interpella. Soit elle avait très peu d’expérience, ce qui ne me choquerait pas, soit au contraire, elle n’était pas aussi sage qu’elle le paraissait. Là en revanche, ce serait bizarre. Voire perturbant ? Déstabilisant ? En tout cas, ce sera surprenant, elle cache tellement bien son jeu. Enfin, elle continua quand même, ajoutant même que le dernier datait de la semaine dernière. Oh vraiment ? Elle avait piqué ma curiosité. Un sourire en coin se dessina sur mon visage alors que je posai mes coudes sur la table pour me rapprocher. J’avais déjà ouvert la bouche pour lui demander plus de précision, mais c’est à ce moment que la serveuse débarqua. Merde. Elle semblait beaucoup moins chaleureuse que tout à l’heure et n’arrêtait pas de jeter des coups d’œil à Olivia. Visiblement, sa remarque de tout à l’heure l’avait perturbée. Elle nous demanda ce qu’on voulait boire et je lui commandais deux verres et une bouteille de rhum. Elle repartit ensuite. Et qu’elle se dépêche, c’est bientôt à mon tour de poser une question.

Bon, ma demande de précision était tombée à l’eau parce qu’elle enchainait avec sa question. Visiblement, elle avait décidé de rentrer dans le jeu, et plutôt bien je dois dire. Dans le mille. Effectivement, j’ai déjà couché avec quelqu’un du bureau. Enfin, plusieurs personnes. Mais jamais en même temps. Je me mordis légèrement la lèvre inférieure. Touché. J’amenai ma main près de ma chope pour finalement l’attraper. Je la regardais avec un léger sourire et un air coupable. Et oui. J’amenai ma chope à mes lèvres pour boire quelques gorgées avant de la reposer sur la table.

« Pas ma précédente assistante, mais celle d’avant. Depuis elle n’est plus là. Elle était bonne, mais nulle dans son boulot, alors je l’ai virée. Et la nana de l’accueil aussi. Mais elle, elle est toujours là. »

J’imagine qu’apprendre mon mariage ne lui a pas fait plaisir. Avant elle me disait bonjour avec un grand sourire, limite lèche-bottes, mais depuis, elle est moins chaleureuse. Elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même, elle couche mal.

« Mais entre nous, c’est un mauvais coup. Elle a de la chance de bien faire son boulot, sinon elle ne serait plus là. »

Je m’en serais débarrassé. Je ne m’encombre pas avec des gens qui me pourrissent ma bonne humeur au boulot. A ce moment-là, la serveuse revenait avec les deux verres et la bouteille. Elle remplit les deux petits verres, déposa la bouteille sur la table et disparut avec un petit sourire apeuré. Bon, les menaces avaient fait mouche. Bien, à mon tour ! Je me redressai finalement pour m’appuyer contre mon dossier.

« Laisse la bière, on va corser un peu le jeu. Bien, c’est à moi. »

Alors qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui demander ? Tout d’abord qu’est-ce que je n’ai jamais fait ? Ça c’est difficile déjà. J’ai fait tellement de choses… surtout que je veux rester dans le domaine intime. Hum… Qu’est-ce qu’elle serait susceptible d’avoir fait que moi en revanche je n’ai jamais expérimenté ? C’est une femme, qu’est-ce que les femmes font et pas les hommes ? Se tripoter seule ? Certes, mais j’ai déjà fait. Entre femmes ? Ouais mais j’ai déjà couché avec des femmes… Oh ! Je sais ! Mais oui bien sûr ! En plus, elle l’a sous-entendu tout à l’heure.

« Je n’ai jamais utilisé de jouets sexuels, sur moi. »

J’affichai un air de victoire. Elle l’a dit elle-même, c’est évident. Allez bois ce bon petit verre de rhum et entièrement, merci.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Sam 4 Oct - 23:37

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Il n'avait visiblement pas l'intention de permettre que je passe à côté de ce voyage. Zut. J'aurais tellement aimé m'en extraire. Une semaine loin de lui. Cela m'aurait sans doute fait du bien. Cesser, rien qu'un instant, de faire attention à tous. A mes mots, à mes gestes, à mes pensées. Travailler comme un rat de bibliothèque, enfermée chez moi, avec une bière et sans avoir à me soucier de porter des vêtements décents... ou même des vêtements, tout simplement. J'avais trop pris l'habitude de trainer en caraco et petite culotte chez moi et je ne pouvais plus le faire depuis qu'on était ici, parce qu'il était hors de question que monsieur voit ça. Et comme c'était moi qui avait décidé qu'on reste ici plus longtemps, il me fallait assumer... Il faut croire. Je n'allais donc pas pouvoir y échapper. Adieu semaine tranquille, bonjour travail dans la chambre voisine de celle de mon petit mari et écouteurs avec musique à fond sur les oreilles pour ne pas entendre ce qu'il ramenait à l'hôtel. Dieu, ça allait être une longue semaine. Mais en temps qu'assistante, comme en tant qu'épouse, je ne pouvais malheureusement pas le lui refuser. Deux contrats nous liaient et s'il en décidait ainsi, je n'avais juste aucune échappatoire. Il fallait espérer qu'il choisisse un endroit avec de belles plages. Je pourrais toujours m'y évader, espérant qu'il ne vienne pas y chercher de la viande fraîche... Ou qu'il décide - comme il le prétendait - qu'il travaillerait quand même la majorité du temps pendant ce voyage de noces.

Il était intrigué par ma réponse, se demandant sans doute ce que je pouvais bien lui cacher de mes anciens amants et je souris. S'imaginait-il que je tentais de me donner une aura de mystère en laissant sous-entendre que j'avais bien plus d'amants qu'en vérité ? Pensait-il que mon refus se référait à une méconnaissance en la matière ? Ou se demandait-il si, à l'inverse, je n'avais pas un passé débridé que j'avais soigneusement pris soin de cacher après Dimitri ? Bon, il ne pouvait s'interroger par rapport à Dimitri, il n'en savait rien, mais qu'importe, le principe de l'interrogation restait le même et il était amusant de se dire que dans sa tête pouvait se poser la question. Qu'allait-il en penser ? Aurais-je l'air plus pathétique ou plus surprenante et intéressante à ses yeux ? Et question plus intéressante encore : En quoi cela allait-il changer ma vie ? Qu'est-ce que ça pouvait bien me faire, bon sang, ce qu'il pensait de moi ? Depuis quand cela avait-il une importance ?

J'avais fait mon maximum pour ignorer superbement la serveuse quand elle était revenue vers nous et qu'Owen lui avait passé une nouvelle commande. Je ne voulais pas croiser son regard. Je ne voulais pas avoir encore à ''marquer mon territoire''. J'avais joué un jeu dangereux une fois. Je ne voulais pas recommencer. Heureusement, le silence de la jeune femme et l'absence flagrante de jeu de séduction de la part de mon supérieur m'indiqua que je n'avais plus besoin de rien dire. L'attirance semblait visiblement consommée entre eux. Adieu le plan cul issu du bar irlandais. Il faudrait qu'il aille chercher ailleurs et ça se ferait assurément quand je ne serais plus là. C'était tout ce que je demandais, après tout. Il pouvait faire ce qu'il voulait, je m'en fichais. Tant qu'il le faisait loin de mes yeux.

Bien évidemment, il but une gorgée, peut-être même une deuxième, comme réponse à ma question, avant de préciser. Bien sûr qu'il y avait eu une de ses assistantes. Qu'il pense à moi pour son contrat à la noix aurait dû me mettre la puce à l'oreille. Il avait déjà tâté le terrain, avant, avec notre catégorie professionnelle, avec plusieurs même, vu qu'il y avait aussi la fille de l'accueil, secrétaire sur le papier donc, dans son tableau de chasse. Hors, si cela m'intéressait, j'avais beaucoup moins d'intérêt pour le bilan de leurs parties de jambes en l'air. Je grimaçais sans vraiment m'en rendre compte quand il annonça que l'ancienne assistante était bonne au lit, avant de me revigorer un peu par le fait qu'elle était nulle au travail et avait rapidement pris la porte. L'autre en revanche était bonne dans ce qu'elle faisait, mais nulle au lit. Dommage pour elle. On ne tenait pas un homme - et encore moins un homme comme Owen O'Ceallaigh - si on n'était pas un bon plan cul. Déjà qu'une excellente maîtresse devait avoir toutes les difficultés du monde à le garder. Avait-il seulement déjà eu une relation sérieuse un jour ? « Tu l'as mise à la porte parce qu'elle était une assistante terrible ou parce que tu n'avais pas envie de travailler avec une fille que tu t'étais tapé ? », demandais-je avant de réfléchir, m'en voulant immédiatement après avoir posé cette question. Il restait mon boss, merde. Je n'avais pas à lui parler comme ça, ni à lui poser ce genre de questions. Posant un regard coupable sur lui, je me mordis la lèvre inférieure, terminant mon verre de bière d'une traite pour me redonner une contenance.

Bien sûr, la serveuse réapparue à ce moment-là. Elle commence vraiment à m'énerver elle, songeais-je en me crispant une nouvelle fois. Heureusement, une fois de plus, elle repartit aussi rapidement qu'elle était arrivée, laissant derrière elle deux shooter et une bouteille de rhum. Génial ! De quoi être encore plus rapidement hors de contrôle, songeais-je sans pour autant avoir à cœur de mettre les holà. Nous avions commencé un jeu dans lequel j'étais une perdante née, mais je n'avais jamais reculé devant les difficultés. C'était ce qui me perdait toujours. Je le regardais donc nous servir deux verres, posant une nouvelle question tendancieuse et soupirait. Il ne pouvait pas le nier. Il essayait juste de me saouler à mort. J'attrapais donc mon verre et le vidait d'une traite, laissant le rhum glisser sur ma langue et brûler ma gorge. Zut, c'était fort... Secouant la tête sous l'acide, j'inspirais un grand coup avant de compléter ma réponse alcoolisée. « J'en ai déjà parlé, alors ça n'est pas vraiment une découverte et tu essayes juste de me rendre saoule. La question est pourquoi ? Qu'attends-tu au juste de moi une fois que je serais alcoolisée ? » Je n'allais pas expliquer quels types de jouet j'avais, ni ma fréquence d'utilisation. Qu'il se fasse des idées. Qu'il en rêve. J'avais plus à cœur de comprendre son but.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 5 Oct - 0:32






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Il est vrai que je suis un homme exigent. Dans tous les domaines de ma vie je crois. Sur le plan professionnel, je ne tolère qu’une erreur, pas deux. Je veux un travail parfait, en temps et en heure, de la ponctualité, du sérieux, de l’efficacité et de la disponibilité. Si j’en suis arrivé là où j’en suis aujourd’hui, c’est parce que j’ai toujours été perfectionniste et persévérant. Au niveau personnel et intime, c’est un peu la même chose. Si ma partenaire d’un soir n’est pas assez performante selon moi, je lui laisse une chance si vraiment elle veut remettre le couvert. Une erreur, pas deux. Si la seconde fois, c’est l’échec à nouveau, je lui dis bye bye. Même si le plus souvent, c’est un soir pas deux. J’aime varier et ne pas tomber dans une routine avec une même femme, après vient l’ennui… Je déteste ça.

Je venais de terminer ma rapide explication, qui ne l’intéressait peut-être pas en fait et je commençais à réfléchir à ma question. Mais visiblement, le sujet l’intéressait finalement. J’étais un peu surpris qu’elle intervienne pour me poser ce genre de question. Je haussais légèrement les sourcils en l’écoutant jusqu’au bout, et inconsciemment un petit sourire s’afficha sur mon visage. Elle me semblait bien curieuse d’un coup. Pourquoi est-ce que ça l’intéresse tant ? Est-ce qu’elle s’inquiète pour elle ? Cela veut-il dire qu’elle envisage, un jour, le fait d’éventuellement consommer notre mariage ? Et qu’elle s’inquiète donc que je la vire si jamais je ne peux pas travailler avec une femme avec qui j’ai passé une nuit ? Voire plusieurs si elle assure un minimum ? Cependant, elle devait sans doute réaliser l’absurdité de sa question vu la tête qu’elle tirait et la vitesse à laquelle elle descendait son reste de bière. Je la regardais boire sans rien dire pour le moment et je terminais également ma chope doucement, tranquillement.

« Madame O’Ceallaigh s’inquièterait-elle de se faire virer une fois que le mariage sera consommé ? »

Evidemment, je suis conscient qu’étant un mariage blanc, nous n’avons aucune obligation à coucher ensemble. Cependant, ça rendrait quand même plus vrai si c’était le cas. Je suis persévérant, un jour, elle se réveillera dans mon lit après une nuit d’amour. Elle ne pourra pas y échapper. Ça prendra le temps que ça prendra mais elle succombera, comme toutes les autres. C’est la nature humaine, on ne peut pas résister à la tentation. Encore moins avec de l’alcool dans le sang. Enfin, autant la rassurer.

« Rassure-toi, ça ne me gêne pas de travailler avec une femme qui partage mon lit. Elle était vraiment nulle dans son travail. Une fois sur deux, elle arrivait en retard et le boulot était mal fait, il fallait sans cesse que je repasse derrière elle. Elle n’est pas restée longtemps. »

A peine une semaine ? J’ai dû me la taper dès le premier jour, mais j’ai vite déchanté en découvrant ses aptitudes – quasi inexistantes – pour le boulot que je lui demandais. Quel boulet… Et quelle cruche… Rien dans la tête. A croire que son cerveau était tombé dans sa poitrine. Bref.

Nos deux nouveaux verres devant nous, j’avais alors posé ma question. Et comme je l’avais prévu, elle avait bu. En même temps, elle l’avait dit précédemment. Et oui ma jolie, ce n’est pas de la bière, tu le sens passer ton verre cette fois. J’attendais alors qu’elle se lance dans des explications sur les objets sexuels qu’elle avait donc utilisés. Mais elle évitait soigneusement le sujet en mettant mon plan sur le tapis. Hey ! Là n’est pas le sujet ! Non non non, elle doit expliquer et poser une nouvelle question !

« Tu es censée expliquer un minimum, genre la dernière fois que tu en as utilisé. »

Peu importe ce que je veux, là n’est pas la question, j’attends la sienne justement et pas celles en rapport avec mes intentions. Mais bon ok, jouons cartes sur table et soyons sérieux.

« Pourquoi es-tu aussi méfiante ? De quoi as-tu peur ? Que je te saute dessus pour te violer ? Non mais sérieusement Olivia, pour qui tu me prends ? »

C’est limite vexant. Ok, j’aime bien m’envoyer en l’air mais merde, je ne suis pas obsédé à ce point. Je n’ai pas que ça en tête. A la base, je voulais l’aider à se détendre, qu’elle se confie un peu. Que j’en apprenne un peu sur ma femme, au moins autant qu’elle en sait sur moi. C’est vrai quoi, je ne sais pas grand-chose sur elle niveau personnel. J’aimerais qu’on soit sur le même pied d’égalité. Mais non, Mademoiselle ne cesse de parler de mon côté Don Juan. Elle a peur de se faire avoir c’est ça ?

« Ok, j’aime bien ramener des filles chez moi, mais je ne suis pas un obsédé, je n’ai pas que ça en tête. C’est limite vexant de penser que c’est une obsession. Et mon but n’est pas de te saouler non. Je cherche juste à t’aider à te détendre pour en apprendre un peu plus sur toi. Tu es tellement fermée, robotique… J’aimerais te connaitre telle que tu es vraiment. On est quand même marié je te signale. Tu me connais beaucoup plus que je te connais et je voulais rééquilibrer la balance. C’est tout. C’est si compliqué à comprendre ? Arrête de voir le mal partout… Je ne suis pas un monstre. »

Certes. Mais je mentirais si j’affirmais qu’au fond de moi je n’avais pas cette petite pensée de l’amener dans mon lit en fin de soirée. Mais ça, elle n’est pas censée le savoir. Bon, je suis bon acteur, je le reconnais. Mais réellement, j’aimerais la connaitre un peu mieux. D’une part, par curiosité. Parce que j’aime avoir des informations sur les autres. Et d’autre part, parce que la moindre information, futile soit-elle, peut toujours servir. Là pour le coup, je me fais passer pour la victime et je trouve que j’y arrive plutôt bien. Après tout, la vie est une immense scène de théâtre où nous sommes tous les acteurs, non ? Alors jouons. Je peux d’ailleurs en rajouter une couche pour la faire culpabiliser.

« Après si ça t’ennuie de passer une soirée avec moi, en tant que mari ou même en ami et non comme le patron, alors ok on rentre. Je comptais t’inviter au restaurant après, mais tant pis. »

Ajoutez à cela, mon petit air déçu finement joué et vous obtiendrez un résultat parfait.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 5 Oct - 22:10

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Je connaissais, mieux que personne, le professionnalisme à l'extrême et la demande constante de perfection de mon supérieur hiérarchique de mari. J'étais son assistante personnelle depuis quatre ans et il m'avait fallu tenir la distance sans aucun jour de relâche depuis, sous peine de prendre la porte sans un merci, ni un au revoir. Owen O'Ceallaigh n'était pas connue pour son humanité ou sa clémence. Le droit à l'erreur n'avait pas cure auprès de lui et mieux valait assurer dans tous les domaines requis pour avoir une chance de garder sa place. C'était un trait de caractère que je pouvais apprécier parfois, cela plaçait la barre haut et demandait à toujours être au top. J'avais conscience que c'était en grande partie cela qui faisait qu'aujourd'hui, il était l'homme à succès qu'il était. Mais c'était pesant à la longue, particulièrement quand son pointillisme allait sur des détails stupides, comme la longueur de ma jupe (un centimètre en trop pour servir dans les affaires) ou le nombre de caractères dans la rédaction d'un document (« Il manque trois caractères pour que cette ligne soit parfaitement en symétrie des autres Olga ! »). Dieu merci au moins maintenant cette phrase contiendrait mon vrai prénom. J'avais été fatigué dès le premier mois de le reprendre sans cesse sur mon nom et avait fini par abandonner. « Vous là-bas » avait fini par suffire pour savoir qu'il parlait de moi.

Surpris par ma question, il me demanda si j'avais l'intention de consommer le mariage, avant de m'assurer que ça ne serait aucunement ce qui pourrait causer un éventuel renvoi. Il reprit l'exemple de l'avant dernière secrétaire personnel pour m'expliquer qu'elle ne faisait pas correctement son boulot et je secouais la tête par la négative. « La définition légale d'un mariage blanc est qu'il n'est qu'intérêt et non consommation », rappelais-je avec un demi-sourire. « Si nous venions à... avoir des rapports sexuels, cela deviendrait alors un véritable mariage. Et je crois que ni toi, ni moi, n'avons envie d'un vrai mariage, mon cher petit mari. » Tout en parlant, je m'étais penchée sur la table, m'approchant du visage d'Owen pour lui souffler mes mots, amusée et... je ne savais pas trop quoi d'autre. Du défi ? Du questionnement ? Voulait-il coucher avec moi au point d'être prêt à modifier les termes de notre mariage sur le papier officiel ? Au point de perdre le contrôle d'une situation qu'il avait lui-même instauré ? Je n'étais pas dupe, j'avais dans la tête depuis un moment déjà le fait qu'il voulait prouver, à moi-même, mais aussi à lui, qu'il pouvait m'avoir rien que parce qu'il le voulait. Mais à quel prix sa victoire était-elle d'acceptable à ses yeux ?

Il s'offusqua cependant de ma demande quant à la raison de ce jeu et de sa tentative pour m'alcooliser, me rappelant que les règles du jeu induisait que j'explique un minimum les raisons qui m'avaient fait boire à son « je n'ai jamais... ». Puis il s'emporta... un peu... me demandant pourquoi j'étais si méfiante, si j'avais vraiment peur de la tentative de viol, me demandant pour qui je le prenais. Il m'assura qu'il n'était pas un obsédé, qu'il n'avait pas pour but de me saouler, mais de me permettre de me détendre, d'en savoir plus sur moi, pour faire plus vrai et je levais les yeux au ciel. Et puis le coup qu'il voulait fatal. En une phrase, il se fit passer pour la victime, m'assurant qu'il comptait m'inviter au restaurant, mais que si cette soirée m'ennuyait vraiment, nous pouvions rentrer maintenant.

« Je connais vos méthodes, monsieur O'Ceallaigh », lui rappelais-je avec douceur et tendresse. « Je suis votre assistante depuis assez longtemps maintenant pour vous avoir vus jouer maintes et maintes fois un petit jeu de dupe qui vous donne toujours ce même air de fausse innocence et ce regard brillant face à une victoire certaine. » Une nouvelle fois, je me rapprochais encore un peu plus par-dessus la table, croisant mes bras pour prendre un bel appui et taquiner un peu plus l'homme en face de moi. « Pour qui je te prends ? Pour l'être brillant et manipulateur que tu as toujours été depuis le jour de notre rencontre. L'homme qui a toujours une idée derrière la tête et fait tout ce qu'il pense devoir faire pour atteindre son but. Pour qui je te prends ? », demandais-je encore, atteignant ses jambes de mon pied, avant de remonter lentement le long de son mollet, glissant jusqu'entre la naissance de ses cuisses. « Pour l'homme qui n'a probablement pas les idées les plus chastes lorsque ses questions concernent ma vie sexuelle, qui est entré en moi et quelle sorte de jouets je peux utiliser lorsque je n'ai pas un homme sous la main pour calmer mes pulsions. »

Puis je reculais de nouveau dans mon siège, me calant au fond de celui-ci, croisant les jambes et nous servant un nouveau shooter de rhum. Je bus le mien d'une traite avant de re-remplir mon verre. « Gagnons du temps, veux-tu ! Je meurs de faim et ce jeu pourrait durer encore très longtemps à cette vitesse. J'ai quitté cette ville à dix-huit ans, dès que j'ai eu mon diplôme du secondaire en poche. Je voulais juste m'enfuir, ne plus rester avec mon étouffante famille. Le fait que tu veuilles qu'on prenne une maison t'indique pourquoi j'avais autant besoin d'être ailleurs. J'ai plutôt... merdé dans ma vie une fois à New York. Mon parcours professionnel tu le connais. Mon parcours privé restera... disons que je ne veux pas en parler et ma famille non plus. Encore une fois, ils ne t'interrogeront pas sur cette partie de ma vie et je te demanderais de ne pas le faire non plus. » Tout en parlant, je remplissais mon verre, le levait vers lui et buvait, avant d'y verser une nouvelle dose et de recommencer. « J'ai eu une adolescence... plutôt rebelle disons. Je n'étais ni une cheerleader, ni même une populaire. J'étais la fille qui traînait avec les garçons et disait leurs quatre vérités à tout le monde et surtout aux adultes. J'ai eu mot lot de... souvenirs impérissables en heures de colles et autre truc du genre, dirons nous. » Nouveau verre. « Avant qu'on se mette ensemble, j'avais des amants, mais jamais rien de sérieux et je ne voulais rien de sérieux entre nous. Je voulais même rien du tout parce que tu étais mon patron et qu'on ne devait pas dépasser le cadre professionnel. Mais pauvre fou que tu es, tu as vu quelque-chose en moi » Un nouveau verre passa dans ma gorge avant que je ne le pointe du doigt « Et là je te laisse le soin de trouver quoi... Bref, tu as vu un truc en moi qui t'as donné envie de persévérer, de me séduire complètement et de me garder rien que pour toi. Et tu as réussi. »

Je plongeais son regard dans le sien, me perdant dans l'histoire, dans le jeu, me disant que finalement, le rhum avait sans doute eu plus vite raison de mes inhibitions que je ne l'avais prévu. Ma dernière rencontre avec ce type d'alcool remontait à trop loin pour que mon corps puisse en supporter les effets ravageurs en petit dose de cul-secs. « Tu as réussi, toi ! Owen O'Ceallaigh. L'homme que toute ma famille connaissait comme l'homme le plus haïssable de la planète. Tu as réussi, toi, à me faire oublier mon passé... à me faire oublier combien cela m'avait coûté la dernière fois que j'avais fait confiance... » Je baissais les yeux sur mon verre vide, sur mes doigts crispés autour du récipient transparent et inspirait un grand coup. « Ceci étant bien sûr la version qu'ils sont en mesure d'accepter... La seule qu'ils pourraient éventuellement comprendre un peu. Parce que s'ils apprenaient la vérité sur notre marché... s'ils apprenaient que j'ai... Putain ! » Je secouais la tête, évitant son regard, me servant encore un verre que j'avalais d'une traite. « J'ai assez bu pour dire des choses que je ne voulais pas que tu saches, je crois », soufflais-je avec un sourire dépité. « C'est assez détendu pour toi ? Assez révélateur ? » Pour moi en tout cas, c'était trop. Beaucoup trop. Je n'avais peut-être rien dit de clair, mais j'avais donné assez d'élément sur moi pour qu'il puisse poser les bonnes questions, obtenir les bonnes réponses. Les jeux étaient faits. Owen avait non seulement les cartes en main, mais il avait tout le paquet et moi une seule foutue maudite carte inutile, parce que suicidaire autant que valable contre lui. « J'ai besoin d'air, excuse-moi... »

Et sans demander mon reste, je me levais de ma chaise et courrait presque vers la sortie, prenant la porte le plus vite possible, l'air frais de l'extérieur me frappant soudainement et me donnant le tournis. J'enroulais mes bras autour de moi en faisant quelques pas pour m'éloigner du bruit filtrant à travers les murs et la porte en train de se refermer. Merde... Merde, merde, merde...


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 5 Oct - 23:41






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Je savais que mon jeu d’acteur était bon. Je savais embobiner n’importe quelle minette. Même ses parents. Au téléphone avec des clients aussi, c’était simple de les amener exactement là où je le souhaitais. J’ai une confiance en moi énorme. Je n’échoue pas. Pas moi, le grand Owen O’Ceallaigh. Je me savais infaillible. Oui, mais c’était sans compter mon assistante qui me connaissait mieux que ma propre mère. Et oui. A croire qu’elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Quelle ironie. Forcément, elle ne culpabilisait pas. Et elle était encore moins tombée dans le panneau. Il fallait s’en douter. Elle me rappela tout d’abord la définition du mariage blanc. Oui, certes. Mais vois-tu ma douce, je me suis lancé un défi personnel. Question de fierté, tu finiras par succomber. Même si cela doit devenir un vrai mariage. Ce sera alors un vrai divorce. Ça ne change pas grand-chose. Elle s’était même rapprochée de moi tout en parlant. Que cherche-t-elle à faire ? Instinctivement, je n’avais pas pu m’empêcher de quitter ses yeux pour la détailler légèrement. Sans aucune discrétion, inutile de s’embarrasser avec ça. Elle me connait apparemment.

« Certes. »

Que dire d’autre ? Rien. Elle a tout dit. Mais je reste sur ma position. Avant notre divorce, dans un an, elle aura succombé à la tentation. J’en suis certain. Si j’insiste trop, elle va se mettre sur la défensive, autant faire comme si j’avais abandonné l’idée. Elle viendra d’elle-même. Je n’aurais aucun effort à faire. Je n’aurais qu’à agir innocemment lorsqu’on sera seuls et j’en profiterai devant sa famille. A force, elle tombera sous mon charme irrésistible. Ce n’est qu’une question de temps. Il n’y a qu’à voir sa proximité pour savoir que je ne la laisse pas insensible. Puis, il faut reconnaitre que devant sa famille, elle y met vachement de cœur à l’ouvrage. J’y croirais presque si je ne savais pas la vérité. Elle doit juste se voiler la face. Voilà tout. Je l’aurais.

Et ma tentative de passer pour une victime tomba à l’eau. Elle connait mes méthodes. Oui, forcément, elle me côtoie quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle voit bien comment j’agis avec les clients, ou même avec des filles. Et c’est ce qu’elle me confirma. A croire que mon expression faciale ne la trompe pas. Il va donc falloir que je travaille là-dessus. Ce qui prouve qu’elle est très observatrice en fait. Puis elle se rapprocha encore, alors que j’avais déjà mes coudes appuyés sur la table. Est-ce qu’elle compte se rapprocher encore davantage pour me narguer ? Pour qui tu me prends ? Oui cette réponse m’intéresse, je suis toute ouïe. Brillant et manipulateur. Oui c’est vrai. Je le suis. En effet, je suis plutôt adepte du fameux La fin justifie les moyens. Lorsque j’ai une idée en tête, rien ne peut m’empêcher d’atteindre mon but. Rien ne peut me faire barrage, rien. Je détruis tout ce qui se dresse sur ma route. Tout sans exception. On pourrait me traiter de requin dans le domaine, mais ça me caractérise assez bien, je le reconnais. Elle reposa la question une nouvelle fois. Ah, elle n’a pas terminé ? Mais à ce moment, je sentis son pied sur ma jambe, remontant légèrement, doucement pour dépasser mon genou. Je rêve ou… Elle m’allume ? Sérieusement ? Elle ? Olivia le robot… et elle continue de parler. Evidemment, je n’étais plus trop concentré sur ce qu’elle disait. J’avais plutôt l’esprit fixé sur son pied là. Chastes ? Quoi ? Non en effet, à ce moment précis, je n’ai pas les idées les plus chastes qui me passent par la tête. Cependant, je soutenais son regard, d’un air de défi. Je ne bougeais pas, ne disais rien. Je l’écoutais juste – partiellement.

Et finalement elle recula. Ah. C’est bien ce que je dis, allumeuse. Je la regardais resservir nos verres. Je ne touchais pas au mien pour le moment. Elle, en revanche, le descendait d’une traite pour le remplir encore une fois. Gagner du temps ? Par rapport à quoi ? Je n’eus pas réellement le temps de poser la question ni même d’en placer une qu’elle débita un flot de paroles incessant. Et voilà qu’elle me raconte sa vie. Euh. D’accord. Mais… ce n’est pas réellement de cette façon que je voulais apprendre à la connaitre. J’aurais préféré qu’elle m’en dévoile petit peu par petit peu et pas me balancer sa vie de but en blanc. Il va falloir que j’enregistre beaucoup de choses là… Bon, elle a quitté la ville à 18 ans. Diplôme du secondaire. Famille étouffante. Sur ce point, je suis d’accord. Elle a … Merdé dans sa vie ? Oui, le parcours professionnel c’est bon. Le côté privé on l’oublie, bon. Et en moins de 10 secondes, elle avait avalé un nouveau verre et re-rempli celui-ci. Ouh là, doucement, tu ne bois pas de l’eau là. Et elle enchainait… Sans s’arrêter… Bon, je crois que l’alcool agit sur elle. Note à moi-même, une fois alcoolisée, elle devient extrêmement bavarde. Je ne pouvais absolument pas en placer une. Adolescence rebelle. D’accord. Mais plus elle parlait et plus je me concentrais sur les verres qu’elle enchainait. Je voulais lui dire de se calmer avec l’alcool, j’avais même fait une tentative pour dire quelque chose – j’avais ouvert la bouche – mais elle ne me laissa pas parler. Je finis par poser ma tête sur ma main, coude sur la table et mes yeux suivaient chacun de ses nombreux verres. Elle va me tomber dans les pattes. Des amants oui, certes. J’avais l’impression de tenir le rôle d’un psy face à sa patiente. Elle ne voulait rien avec moi, parce que je suis son patron ? Donc, si je ne l’avais pas été ? Cependant ma question fut rapidement balayée par son nouveau verre. Bordel Livia arrête toi.

J’ai vu quelque chose en toi ? Evidemment. Mais je ne te le dirais pas. C’est ça, laisse moi le soin de trouver quoi – même si c’est déjà tout trouvé. Mais la fin de sa phrase n’avait pas trop de sens. Je n’ai jamais vraiment cherché à la séduire. Et encore moins de la garder exclusivement pour moi. Enfin… Elle peut faire ce qu’elle veut, elle ne m’appartient pas – hormis pour le travail. J’ai surtout l’impression qu’elle se perd dans le fil de ses pensées. Tout doit se mélanger avec la quantité d’alcool qu’elle s’avale depuis quasiment dix minutes là. Je vais la ramasser à la petite cuillère… J’ai réussi ? De quoi elle parle ? Elle devient de plus en plus incohérente… Ah ! Voilà pourquoi sa famille m’a regardé bizarrement au début. C’est sûr que si elle me rabaissait et se plaignait de moi constamment, ses parents ont mal compris ce mariage. J’imagine bien… En revanche la suite de son interminable flux de parole restait assez floue pour moi. Lui faire oublier son passé ? La dernière fois qu’elle avait fait confiance, quoi ? Bon sang, je ne comprenais plus rien.

Elle semblait se calmer d’un coup, perdue dans son verre. Bien je peux enfin en placer une ! J’ouvris la bouche… Mais trop tard. Elle reprenait. Merde. Alors encore une fois, le début fut incompréhensible. Oui, ils ne doivent pas apprendre pour le marché, parce que ça leur briserait le cœur certes, mais qu’ils pourraient aussi balancer tout ça au service de l’immigration. Je ne suis pas con au point de me ruiner moi-même mes plans. Oh, ne te mets pas dans des états pareils. Ils ne sauront jamais. Bordel un verre de plus, je n’ai pas été assez rapide pour l’en empêcher. Tu as assez bu ? Oh oui, je confirme. J’acquiesçais simplement d’un signe de tête, supposant que je n’aurais, encore une fois, pas le droit de parler. Effectivement, je suppose qu’elle en a trop dit. Mais je ne voulais pas que ça se passe comme ça. Je lui adressais un sourire désolé pour toute réponse. Détendu ? Je ne sais pas si c’est le mot que j’aurais employé. Je me contentais d’attraper son verre pour le ramener vers moi. L’alcool c’est fini pour toi ce soir.

« Tu as assez bu pour aujourd’hui je crois. »

J’avais obtenu des informations, certes, mais je n’étais pas spécialement fier de la façon dont je les avais obtenues. Mon but n’était pas de la faire se sentir mal, bien au contraire. Je soupirais un coup. Mais c’est à ce moment qu’elle se leva pour aller prendre l’air. Je la regardais partir et jetais un coup d’œil autour de moi, prenant le temps d’assimiler toutes les informations que je venais d’entendre, résumant ce qu’elle venait de balancer à cent à l’heure. Mais, je ne pouvais pas la laisser seule dehors trop longtemps, pas dans son état. Il ne manquerait plus que quelqu’un vienne la faire chier. Si elle disparait, je ne pense pas que sa famille m’accueillerait à bras ouverts. Je bus alors mon verre d’une traite, récupéra nos affaires, notamment son sac. Enfin, je me dirigeais vers le bar pour régler nos consommations avant de sortir à mon tour. Je la voyais un peu plus loin, les mains sur ses bras. Elle a froid ? Je m’avançais doucement près d’elle en lui tendant son sac à main.

« Tiens. Ça va ? »

Je restais en face d’elle et me tenais prêt à l’intercepter si jamais elle se mettait à vaciller. On ne sait jamais. Ce n’est pas le moment qu’elle se blesse en tombant. On est censé passer une soirée en amoureux alors j’aurais l’air con si je ramène leur fille amochée ce soir.

« Tu veux t’asseoir ? Ça va aller ? »

Autant demander plusieurs fois, on ne sait jamais. La nuit était tombée, il commençait à faire frais à cette heure. Il n’était pas spécialement tard, mais en sortant d’un endroit aussi chaud que le bar, la différence de température parait énorme. Et comme elle avait ses bras croisés, je supposais qu’elle avait froid. Alors, par bonté, j’enlevais ma veste pour la lui mettre sur les épaules.

« N’attrape pas froid, ce n’est pas le moment. »

Je lui adressais un petit sourire, mais je ne m’éloignais pas d’elle pour autant. Je la regardais un instant sans rien dire, détaillant son visage. J’amenais mes deux mains sur ses joues, que je caressais légèrement avant de sourire.

« Tu parles beaucoup quand tu as bu tu sais. »

Je regardais ses lèvres un petit instant. A ce moment de la soirée, avec n’importe quelle fille, le baiser serait déjà tombé. Du moins, c’était le moment idéal. Mais non. Je ne vais pas lui donner raison. Je vais lui montrer que je sais me tenir. Je soupirai légèrement avant de la lâcher.

« En tout cas, tu t’es lâchée un peu. J’ai pu découvrir une autre Olivia, et ça m’a fait plaisir. »

Merci. Mais par fierté, ce simple mot ne sortira pas de ma bouche. Bon, et maintenant ?






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mar 7 Oct - 16:04

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

L'air extérieur était frais, revigorant, dé-saoulant même... Sans doute en grande partie parce que l'alcool que j'avais ingéré jusqu'à présent n'avaient permis qu'à libérer ma parole et me faire tourner la tête, mais que j'étais encore bien loin de la vraie beuverie d’antan. Je détestais l'effet que l'alcool avait sur moi. Il me transformait en vraie pipelette, en nounours câlin et en demeurée qui disait tout ce qui lui passait par la tête, surtout quand ça pouvait faire partie des choses que je ne voulais surtout pas voir divulguées, lorsque j'étais sobre. Owen en avait ici eu un bref aperçu et pourtant, c'était déjà un aperçu dont je ne voulais pas, déjà bien suffisant. L'alcool et moi ne faisions pas bons ménages et si au cours de mon adolescence cela ne posait pas vraiment de problèmes, aujourd'hui, avec tous les secrets, tous les mensonges et tous les faux semblants de ma vie, me retrouver saoule devant mon patron était la dernière des choses que je devais faire si je ne voulais pas me retrouver dans de sacrés ennuis.

L'irlandais sortit du bar peu de temps après moi, m'approchant pour me rendre mon sac et me demander si ça allait. « Merci... » Je pris le sac et le mit en bandoulière avec un hochement de tête. Comme je n'avais pas répondu la première fois - ou simplement parce qu'il voulait être sûr -, il me demanda de nouveau si ça allait et si je voulais m'asseoir, ce à quoi je répondis en secouant la tête par la négative. « Non, c'est bon. Je vais bien ! » soufflais-je en m'enroulant de nouveau dans mes bras pour me protéger du froid. Bon sang, j'avais pris une veste pourtant. Pourquoi j'avais aussi froid ? La température extérieure était bien basse par rapport à celle de l'intérieur du bar, certes, mais elle restait pourtant tout à fait supportable. New York en cette saison était bien pire, même en journée.

Perdue dans mes pensées, je n'en sortis qu'en sentant un poids venir sur mes épaules, avant de réaliser qu'Owen m'avait cédé sa propre veste, me disant qu'il ne fallait pas que j'attrape froid. Surprise, je le regardais dans les yeux, souriant doucement, incapable de réagir. Je n'avais jamais vécu cela avant. Je n'avais pas pour habitude de le voir aux petits soins avec qui que ce soit et surtout pas avec moi. Il n'était pas bon, ni précautionneux. Il ne prenait pas de gants et se contrefichait qu'il fasse froid ou chaud ou que la faim me tiraille, lorsqu'on travaillait. On travaillait et puis c'est tout. Je n'avais juste qu'à serrer les dents et attendre que le reste passe. Je n'avais pas l'habitude qu'Owen O'Ceallaigh fasse preuve de douceur, d'attention et de précautions. Surtout maintenant que nous étions seuls, que nous n'avions aucun public pour le regarder me sourire doucement et lui répondre. Pour s'attendrir devant ses mains caressant mes joues... Pourquoi mon cœur s'en serrait ? Pourquoi ma respiration s'était-elle accélérée si subtilement que j'avais mis plusieurs secondes à m'en rendre compte ?

L'homme souligna combien j'étais bavarde lorsque je buvais et je baissais les yeux, m'accrochant aux pans de sa veste pour la resserrer autour de moi. « Oui, c'est un de mes sales défauts », avouais-je doucement, juste avant qu'il ne recule, soulignant que cela lui avait permis de découvrir l'Olivia que je n'avais pas voulu dévoiler auparavant. J'en grimaçais. Génial ! En plus il allait se vanter d'avoir gagné la partie, maintenant. De gagner toutes les parties, à vrai dire. Parce que, bien évidemment, ce soir ne serait pas une leçon. Jamais. J'allais encore gaffer, j'allais encore le laisser pénétrer cette partie de moi que je ne voulais pas qu'il piétine. Je serais incapable de l'en empêcher. Ce soir l'avait bien prouvé, une fois de plus.

Je soupirais, m'enfonçant un peu plus dans sa veste, sentant son parfum me frapper avec force. Il avait toujours eu une odeur des plus agréables. Je ne pouvais pas mentir là-dessus. Combien de fois son parfum avait-il fait tourner mes sens lorsque nous étions penchés sur l'écran de l'ordinateur, alors qu'il relisait le texte qu'il m'avait fait taper et me faisait corriger ? Sa proximité n'avait pas vraiment été une nouveauté. La proximité physique avait fait partie intégrante de notre travail depuis quasiment le début - je n'avais pu que noté son besoin de contact physique, sa tendance maladive à envahir l'espace vital, pour séduire ou pour déstabiliser. L'impact, en revanche, avait grandement changé depuis que nous nous étions dit « oui » devant Monsieur le Maire. Au travail, notre proximité s'était faite moins chaste, moins professionnelle, juste assez pour que les commères du bureau croient à notre histoire, pensent que nous étions vraiment intimes. Ici, cela avait pris un tour encore plus intime, encore plus proche de quelque-chose de bien trop personnel. Mais c'était toujours en public. Jamais en privé, sauf au décours du matin, lorsque nous nous réveillions d'une nuit de sommeil et que je me retrouvais, invariablement, dans ses bras, blottit le dos contre son torse, son visage dans mon cou, alors que nous nous étions couchés la veille avec la ligne de séparation bien défini entre nous. Il ne savait pas dormir dans une tenue décente et il ne savait pas non plus garder sagement son côté du lit. C'était ainsi.

L'intimité non feinte était censé s'arrêter là pourtant, pas grandir, par devenir plus ambiguë. Il n'aurait pas dû mettre sa veste sur mes épaules parce que j'avais froid. Il n'aurait pas dû me tenir si près de lui en me regardant dans les yeux... en me souriant... alors qu'il s'amusait de mes indiscrétions dévoilées. Il n'était pas censé me faire tourner la tête rien que par son maudit parfum stupidement accroché à sa veste...

« Tu n'es... Tu n'es pas obligé de m'emmener manger quoi que ce soit », dis-je soudain, essayant de penser à autre chose qu'à sa chaleur, sa proximité, son parfum... Trop long avait été le temps depuis que je n'avais pas eu un homme valable dans mon lit. « Si tu veux retourner à l'intérieur, dire à la serveuse que je ne suis qu'une ex jalouse et possessive... ou te trouver quelqu'un d'autre... Ou si tu veux passer la fin de ta soirée seul, sans personne... Tranquille... La proposition tiens toujours, tu sais. Je ne t'en voudrais pas. Il y a un petit snack que je connais bien à deux rues d'ici, je peux y aller le temps que tu passes la soirée que tu as envie de passer. », expliquais-je en pointant du doigt la direction dans laquelle je comptais aller. « On dis quoi ? Quatre heures, ça te suffit ? » Je n'avais pas vraiment envie de savoir combien de temps exactement il mettrait pour rencontrer une fille, la séduire, finir chez elle et passer un bon moment avant de pouvoir revenir jouer les hommes parfaits. Je n'avais aucune envie de le savoir, en fait. Mais il ne fallait pas qu'on rentre au lever du soleil non plus et je ne tenais pas spécialement à passer la nuit sur un banc dans un parc en attendant qu'il soit disponible pour revenir jouer notre petite comédie romantique. Il valait donc mieux se donner une heure de rendez-vous. « Non, cinq plutôt, non ? Oui, je crois que c'est mieux. A dans cinq heures », dis-je en me tournant, prête à prendre mes jambes à mon coup, le plus naturellement que me le permettait l'engourdissement de mes jambes, l'envie d'avoir l'air tout à fait sereine avec la situation et son maudit parfum que je ne voulais pas lâcher... Aurais-je du lui rendre sa veste avant de partir ?


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mar 7 Oct - 20:29






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Une fois sorti du bar, l’ambiance était complètement différente à l’extérieur. Tout d’abord, il y faisait beaucoup plus frais, mais aussi parce qu’on était au calme. Je n’avais pas spécialement froid, j’ai connu un climat bien moins chaleureux dans mon enfance. Mais il fallait quand même s’acclimater au changement de température plutôt radical. Je lui avais tout d’abord rendu ses affaires et je voulais m’assurer qu’elle allait bien. Je suis son mari – sur le papier – mais surtout, je suis responsable d’elle. Pour le moment, ses parents nous hébergent, alors, il faut un minimum que je m’occupe de leur fille. Ou du moins que je leur ramène entière. Si elle voulait vomir, qu’elle le fasse, mais je préfère le savoir avant, plutôt que de me prendre par surprise. Mais apparemment, elle allait bien. D’accord.

Voyant qu’elle se frottait les bras, je lui avais même donné ma veste – je suis un homme parfait, je le sais. Je n’avais pas spécialement froid donc pas de souci pour moi. Puis, l’une de ses connaissances pourrait passer par là, ça me donne des points. Mais surtout, si elle tombe malade, qui va la remplacer ? Je n’ai pas d’autre assistante sous le coude dans le cas présent et personne n’est à la hauteur pour faire son boulot. J’ai besoin d’elle en forme. Alors mieux vaut prendre les devants. D’ailleurs, à voir son regard et son air, elle avait été surprise de mon geste. Bien. Un point pour moi. Si je veux la faire succomber un jour, il faut que je paraisse un minimum attentionné, mais de façon anodine. Bon, là pour le coup, c’est juste parce que je ne veux pas qu’elle tombe malade, pour le boulot. Mais à voir son expression, je me dis qu’elle a été agréablement surprise. Je laisse ensuite mon charme naturel opérer.

Elle affirma également que sa capacité à beaucoup parler lorsqu’elle était bourrée était l’un de ses sales défauts. Oh, je ne suis pas d’accord. Ce n’est pas forcément un défaut si j’apprends des choses qu’elle ne m’aurait jamais dites en étant sobre. Je peux ainsi en apprendre plus sur elle sans poser la moindre question. Si c’est comme ça à chaque fois, je la ferai boire un peu plus souvent. Toute information est bonne à prendre. Surtout sur une assistante personnelle – ou sa femme. Puis, je dois bien avouer que la connaitre un peu plus était bien l’un de mes objectifs de ce soir. C’est donc une victoire. La technique fonctionne, à réutiliser donc.

Le silence se fit par la suite. Elle avait soudainement perdu la parole, elle qui ne me laissait pas en placer une il y a encore dix minutes. Repensait-elle à tout ce qu’elle avait dit ? Cherchait-elle de nouveau quoi dire ? Est-elle perdue dans ses pensées ? Aucune idée, toujours est-il qu’elle était devenue bien silencieuse d’un coup. Mais j’attendais, sans rien dire. Peut-être qu’elle allait me dévoiler autre chose sur sa vie ? Quelque chose d’inutile comme la perte de sa première dent ? Ou quelque chose de bien plus intéressant, sa première fois peut-être ? Bon, ce n’est pas non plus passionnant mais on reste dans le thème de la soirée. En tout cas, elle semblait bien partie, et bien loin.

Et soudain, le moulin à parole reprit. Non, je ne suis pas obligé, je le sais. Mais je l’ai dit à sa mère. Et surtout, je ne veux pas déjà rentrer chez eux, alors autant occuper le temps utilement. Et la voilà qui remettait la serveuse sur le tapis, mais cette fois, elle m’encouragea carrément à aller la voir, voire même à finir ma soirée avec elle. Fait assez surprenant quand on sait que précédemment, elle l’a envoyé sur les roses assez violemment. Pourquoi est-ce qu’elle retourne sa veste aussi soudainement ? Elle m’incite carrément à aller voir ailleurs, alors qu’elle m’a expressément dit qu’elle ne voulait rien savoir sur ma vie sexuelle… Où est l’arnaque ? C’est louche. Moi, passer la soirée seul ? C’est la meilleure ça. Être seul, ce n’est pas trop mon truc. Ce que je constate là, surtout, c’est qu’elle essaye de se débarrasser de moi. Quand elle pointa je ne sais quoi de la main, je ne tournais même pas la tête, continuant de la regarder d’un air perplexe. Et encore une fois, je n’avais pas le temps d’en placer une, elle me donnait déjà rendez-vous dans quatre heures. Et maintenant cinq heures… Oh ! Mais ne décide pas toute seule ! Je n’ai pas le temps d’accepter ou de refuser qu’elle part déjà ! Non. Surtout qu’elle oublie un détail. Ma veste. Ce n’est pas comme si j’avais mon porte feuille dedans. A peine était-elle retournée que j’avançais légèrement en lui attrapant le bras pour la tourner dans mon sens.

« Attends, ne te sauve pas comme ça. »

Je posais mes deux mains sur ses bras pour la maintenir face à main, pour éviter qu’elle se sauve en courant – elle avait l’air bien partie.

« Tout d’abord, tu as ma veste, avec mes papiers dedans. Ensuite, je ne vais pas rentrer dans ce bar pour aller récupérer une serveuse ou je ne sais qui. »

Ce n’est pas l’envie qui m’en manque mais bon, elle est bourrée, je suis responsable d’elle. S’il lui arrive quelque chose c’est moi qui prends. Je n’ai pas envie de mettre ses parents à dos et encore moins de faire capoter ce mariage. Mes papiers sont à la clé, c’est beaucoup trop important. Puis j’ai besoin d’elle pour le boulot, ce n’est pas le moment qu’elle disparaisse, surtout que je suis perdu ici en plein ouest américain, loin de mon petit confort new yorkais.

« Vu ton état, je préfère que tu restes avec moi. »

Et je pourrais aussi apprendre de nouvelles choses par la même occasion. Je ne dois pas laisser filer cette chance.

« Allez, emmène moi à ton petit snack, tu ne vas pas te débarrasser de moi ce soir. »

Je lui adressais un petit sourire avant de la lâcher et de passer l’un de mes bras autour de ses épaules pour marcher à côté d’elle. Tout ceci était stratégique. D’une part, pour l’aider à marcher, au cas où, elle a bu, on ne sait jamais. Mais également pour me montrer rassurant, réconfortant. Vu sa réaction quand je lui ai prêté ma veste…

« Et sinon, tu utilises quel genre de jouet ? »

Ben quoi ? Elle ne m’avait pas répondu. Autant faire la conversation en marchant, surtout qu’elle est plutôt bavarde, autant en profiter. Et si elle s'offusque, je pourrais toujours lui dire que je plaisante - ou pas.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mar 7 Oct - 22:03

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Il y avait une entourloupe, non ? J'avais manqué quelque-chose, une logique dans sa pensée, un élément qui offrait à la scène un nouvel éclairage, non ? Je n'avais pas les idées claires, ça c'était certain. C'est pourquoi il fallait que je l'éloigne de moi. Je ne pouvais pas prendre le risque de me dévoiler plus. Je ne pouvais pas prendre le risque de perdre plus. Il avait eu sa victoire ce soir, qu'il s'en contente et me fiche la paix. Moi j'avais besoin de m'éloigner, de remettre mes idées en place... et de manger des frites. Oui, des frites. Je voulais des frites. Je voulais aller dans ce snack où j'avais l'habitude d'aller, manger des frites et un burger. J'adorais leur sauce maison.

J'étais déjà sur le chemin lorsqu'il me rattrapa, m'intimant de ne pas partir, posant ses deux mains sur mes bras pour me couper toute retraite. Il avait raison. J'avais sa veste sur le dos. J'aurais dû la lui rendre avant de partir... mais ensuite, il ajouta qu'il n'allait aller voir ni la serveuse, ni personne d'autre, arguant le fait que mon état ne lui permettait pas de me laisser partir et je soupirais. « Je te l'ai dis, j'ai déjà fait bien pire que boire quelques shooters en un temps record. Je vais très bien. Il me fallait juste de l'air frais. » Faux. Je n'allais pas parfaitement. Ma tête avait toujours le tournis, mais j'étais quasiment certaine que ça n'avait rien à voir avec le rhum. C'était son foutu parfum. C'était ses mains sur mes épaules. C'était son regard sur moi et sa voix dans mes oreilles. Mais ça n'était pas l'alcool... Bon d'accord, si, je préférais l'idée que ça soit l'alcool. Mais ça n'était rien que je ne pouvais pas gérer. Je pouvais toujours appeler un ami dans le pire des cas. Il n'était pas obligé de me materner comme ça.

Puis Owen m'ordonna de l'emmener au snack et je soupirais, reculant d'un pas. Je ne voulais pas. Mais je n'avais pas le choix, une fois de plus. Owen O'Ceallaigh avait décidé d'une chose et c'était non négociable. Qu'importe l'excuse. Le sentiment de responsabilité vis-à-vis de moi, l'envie d'en savoir plus, de m'entraîner dans un nouveau jeu ou juste l'envie improbable de rester avec moi un peu plus longtemps. La vérité était que peu importait. Il avait décidé. Et j'étais une bonne petite assistante. Et une bonne petite épouse. Alors, je n'avais pas le choix.

Je fus surprise, une fois de plus, lorsqu'il montra un geste tendre en encerclant mes épaules de son bras. Je haussais un sourcil, évitant son regard. Okay ! Une fois, un geste perdu, je voulais bien, mais là ça faisait trop. Il jouait. A quoi ? Je n'en savais rien, mais je ne voulais pas entrer dans un nouveau jeu. Je me calais un peu plus contre lui, cependant, passant un bras dans son dos, ma main reposant sur son flanc, mon autre main sur ventre, alors que nous avancions, semblable à un vrai petit couple d'amoureux transits. A nous voir, nous l'étions. Mais j'avais terminé de croire qu'il se montrait humain. Il avait juste à nouveau son idée en tête et il faisait ce qu'il fallait pour. Ne jamais oublier à qui tu as affaire, Livia, bon sang ! Ne jamais oublier qui est Owen O'ceallaigh...

Alors que nous marchions tranquillement dans la direction que j'impulsais, il brisa le silence et la quiétude de ma marche, me demandant une nouvelle fois quel genre de jouets j'utilisais. Je poussais un profond soupir en levant les yeux au ciel, avant de réfléchir, pesant le pour et le contre d'un tel aveux. Qu'est-ce ça allait me coûter de jouer encore un peu ? Qu'est-ce que ça allait me coûter de me montrer honnête et de lui révéler ça ? « Ça dépend de si je les utilise seule ou à deux », avouais-je, réalisant que, merde, j'avais encore de l'alcool dans le sang. « En ce moment c'est surtout seule, alors ça n'a rien d'extravagant... tu sais ses jolis petits substituts du membre masculin » Tout en parlant, j'avais levé les yeux vers lui, mes lèvres proches de son oreille, un fin sourire amusé dessinant ma bouche. Puis nous arrivions enfin. Plus qu'un tour à droite et nous étions devant la vitrine du snack.

Je me détachais alors de mon cher petit mari, reprenant en main les pans de sa veste pour la maintenir sur mes épaules, pivotant pour lui faire face, un regard équivoque sur le visage, un sourire qui ne me quittait plus. « A deux... j'ai essayé quelques trucs, mais j'avoue que j'ai un petit faible pour les liens... », dis-je, léchant subrepticement ma lèvre inférieure, percutant légèrement la porte du snack avec mon dos. « Mais cela fait une éternité que je n'ai pas eu un partenaire en qui j'avais assez confiance pour me laisser faire... », terminais-je avant d'entrer dans l'endroit, prenant directement la direction du comptoir pour passer commande de deux menus burger frites. Je laissais Owen choisir sa sauce, optait - comme toujours - pour la sauve maison et payait notre commande. Je l'obligeais à venir là plutôt qu'au restaurant, je pouvais bien sortir les billets. « A toi maintenant ! », dis-je en choisissant une petite table haute ronde pour qu'on s'y installe. « Des pratiques un peu particulières dont je devrais avoir connaissance en tant qu'épouse dévouée ? »


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mar 7 Oct - 23:06






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Visiblement j’avais raison, comme toujours, elle semblait bien décidée à se débarrasser de moi, vu son soupir et sa pseudo excuse. Mais pourquoi voulait-elle s’éloigner ? Pourquoi choisissait-elle de m’abandonner ? Apparemment, elle préférait que je m’envoie en l’air avec la première venue que de passer le reste de la soirée en ma compagnie. Pour quelle raison ? Est-ce que je la dérange ? Ou alors… Peut-être bien que je la perturbe ? Ça ne m’étonnerait pas. Je suis irrésistible. Elle veut peut-être s’éloigner de moi par peur de faire une bêtise qu’elle pourrait regretter ? Dans ce cas-là, c’est encore plus tentant de rester. Je vais partir su cette idée, ça ne fera que me motiver davantage. Il lui fallait de l’air… Ouais ouais.

« Evidemment. »

Partons plutôt au snack manger un morceau, ce sera plus intéressant. Elle soupira de nouveau d’ailleurs. A croire qu’elle ne fait plus que ça depuis quelques minutes. Mais passons. Une fois en route, un bras autour de ses épaules, je sentis qu’elle se collait un peu plus à moi et passait son bras autour de ma taille. Et bien alors ? Je ne suis plus le patron qu’elle déteste – pardon détestait – selon les dires de ses proches ? Ah, c’est sûr qu’avec de l’alcool dans le nez on se laisse plus facilement aller. Je suis certain que vu de l’extérieur on passait pour un vrai petit couple amoureux. Au moins, on était crédible. Et comme je ne lâche jamais rien et que je suis assez borné, ma question éludée précédemment refit surface. Oui, ça m’intéresse de savoir ce que ma femme utilise pour se satisfaire seule.

De nouveau un soupir. Oui encore. Si elle ne répond pas maintenant, je reposerai la question éternellement jusqu’à ce que j’aie une réponse. Je suis plutôt persévérant – ou chiant au choix. Alors, si elle ne voulait pas avoir à soupirer toute la fin de soirée, elle allait devoir répondre. C’est ce que j’attendais, jetant des petits coups d’œil dans sa direction de temps en temps. Puis, elle se décida. Ah bien. Oh, en ce moment elle est seule ? Je croyais que sa dernière relation datait de la semaine dernière ? Un sourire s’afficha sur mes lèvres lorsqu’elle précisa quel genre de jouet elle utilisait. Commun. Je tournais ma tête vers elle à ce moment-là et je me rendis compte qu’elle me regardait aussi. Si proche…

« Les vrais sont pourtant meilleurs. »

Carrément. Rien ne peut remplacer la chaleur d’un corps contre le sien. Le plaisir de sentir l’autre collé à soi. Entendre son souffle s’accélérer, son rythme cardiaque s’emballer. Sentir son plaisir monter pour enfin exploser. Rien n’est meilleur que ça.

Arrivé devant le snack, je la laissais passer devant et la suivais jusqu’à l’entrée. Mais en chemin, elle se stoppa pour pivoter dans mon sens, un regard assez significatif sur le visage et un sourire que je ne cessais de voir depuis quelques minutes. Un faible pour les liens hein ? Intéressant. Un jour, je pourrai envisager de l’attacher quelque part. Si ça lui fait plaisir. Et qu’est-ce donc que cet air aguicheur ? Une éternité dis-tu ? Ça fait long oui. Evidemment, si tu utilises des menottes, il vaut mieux avoir une entière confiance en l’autre si tu ne veux pas rester attacher seul. Tu as l’air con après, obligé d’appeler à l’aide… Oui, c’est du vécu.

« Adepte des menottes donc… »

Je prends note. Je la suivais ensuite jusqu’au comptoir, la laissant commander en premier. Visiblement, elle commandait la même chose pour nous deux. Soit. Je choisis la même sauce qu’elle sans vraiment réfléchir. J’avais la tête ailleurs dirons-nous. J’aurais pu payer mais elle avait ma veste sur elle. Bon, je la laisse payer pour cette fois. Nous avions récupéré nos commandes et je la suivais jusqu’à une table. Je posais le tout sur la table et m’installais en face d’elle. A moi ? Hum, des pratiques peu particulières… J’ai essayé tellement de trucs. Par où commencer ? J’eus un petit rire en entendant le épouse dévouée.

« Epouse dévouée… »

Je pris une profonde inspiration, ne sachant pas par où commencer.

« Hum, j’ai déjà testé le cuir, mais ce n’est pas top. Tu ne peux pas vraiment bouger comme tu veux. Les liens c’est pas mal oui. Les déguisements c’est sympa. »

En fait, l’odeur des frites me donnait horriblement faim. Du coup, tout en réfléchissant, je commençais à piocher dans mon tas pour en manger quelques unes.

« Une fois, je suis tombé sur une cinglée. Mais vraiment. Elle paraissait super douce, gentille, limite timide. Mais une fois chez elle… C’est devenu une tigresse enragée… Bref, depuis, j’ai du mal avec le cuir. »

Mais assez parlé de moi, on s’en fout.

« Mais dis-moi… ça ne te manque pas un vrai mec ? »

Je croquais dans une frite tout en la dévisageant – non en la dévorant du regard en fait.

« Sentir la chaleur d’un homme contre toi. Sa peau contre la tienne. Sa langue sur ton corps. Tout entier. »

Provocation ? Tentation ? Tout à fait.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Jeu 16 Oct - 19:18

Spoiler:
 

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Je jouais avec le feu. Sacrément, même. Ça n'était pas n'importe qui, qui m'interrogeait. Ça n'était pas une compagnie de passage ou un amant potentiel. C'était juste mon patron. Mon salop de patron qui se servirait assurément de tous ce qu'il découvrirait sur moi, un jour ou l'autre. Pourtant je lui disais tout... enfin pas tout, mais je lui en disais assez. Je lui parlais de choses qu'il n'avait pas à savoir et jouait avec lui comme j'aurais joué avec un homme de passage dans ma vie. Ça n'était pas bon pour moi... et pourtant, une partie de moi se délectait de voir ses réactions. La surprise dans ses prunelles, les traits de sa bouche lorsqu'il découvrait une chose à laquelle il ne s'attendait pas, la manière dont il répondait en retour. Tout me donnait des frissons. J'étais inintéressante et frigide, hein ? Bon sang, il ne me connaissait absolument pas. L'idée même de devenir intéressante à ses yeux me procurait des sensations... que je ne devrais pas ressentir. Pas vis-à-vis de lui. Pas concernant ce « nous » qui n'existait même pas ailleurs que dans notre comédie stupide.

Le temps de passer commande et d'obtenir nos repas nous servi d'interlude à cette charmante discussion, me laissant le temps de me remettre un peu les idées en place et de réfléchir aux conséquences de mes mots et de mes aveux. De songer aussi, que si je donnais de ma personne - presque littéralement au vu de l'importance des choses que je lui avouais - je méritais d'au moins obtenir la même chose en retour. S'il comptait jouer toute la soirée sur le plan de ma vie sexuelle, alors autant s'abaisser à son niveau et ne pas aller vers de plus hauts instincts pour obtenir ma contrepartie. C'est pourquoi je lui demandais de m'en dire un peu plus à son tour. Etait-je intéressé par les réponses ? Peut-être pas, mais tout était bon à prendre avec lui et si j'avais un minimum de poids dans l'histoire, c'était juste pour obtenir des informations croustillantes à défaut d'utiles.

Je m'installais aussi confortablement que possible sur ma chaise, mon hamburger-frites sous le nez, prêtes à écouter ses confidences. Je souris en hochant la tête concernant le cuir. Je n'avais jamais testé le total look cuir type sado-masochiste, mais j'avais eu l'audace dans ma jeunesse d'arborer le pantalon de cuir et ça n'était déjà pas des plus confortables, alors dans le domaine de l'intime... Malgré moi, des images d'Owen en dominé vinrent à mes yeux et je me mordis la lèvre pour ne pas rire, alors qu'il ajoutait que les liens étaient définitivement un plan qu'il pouvait apprécier aussi. Il poursuivit en parlant des déguisements et je hochais la tête en souriant de plus belle. « Oh oui... les jeux de rôles ! Ça c'est fun. Enfin, ça ne m'est pas arrivé depuis le lycée », avouais-je avant de réaliser que je mangeais de son temps de parole pour confesser une fois de plus des choses sur moi. Sentant la chaleur monter à mes joues, je m'enfonçais un peu dans ma chaise - et dans sa veste au passage - piochant une frite ou deux pour combler ma bouche décidément trop bavarde.

Puis il parla de nouveau après avoir mangé quelques frites, racontant l'histoire d'une de ses ex-maîtresses adepte du cuir... et de la relation dominant-dominé, visiblement. Je ris un peu, imaginant réellement la scène une fois de plus, avant de me mordre la lèvre pour arrêter de me moquer. Il n'allait sans doute pas apprécier de savoir que ses aveux me faisaient rire. Et même s'il était bien trop concentré sur l'idée d'en savoir plus sur moi pour se rendre compte que j'étais vraiment en train de m'amuser de choses qu'il m'avouait, je savais qu'il allait le réaliser à un moment donné et je ne voulais pas qu'il prenne la mouche. En découvrir plus sur lui était trop amusant pour qu'il décide soudainement de ne plus rien dire du tout. « Ça doit faire un drôle d'effet, effectivement. J'ai jamais eu d'ex cinglé... » Des connard, oui. Le roi des connards en personne, même. Mais pas de cinglés. J'aurais probablement préféré, mais bon.

Une nouvelle fois, il redirigea la conversation sur ma personne, me demandant si cela ne me manquait pas d'avoir un vrai mec. Il ajouta les détails qui devaient manquer, juste pour la forme, ou pour me tenter - allez savoir - parce que les évocations me virent immédiatement me sentir toute chose. La chaleur d'un véritable homme contre ma propre chaleur, la sensation du peau à peau, le sillon léger laissé par une langue sur une peau surchauffé par le désir... Je fermais les yeux un instant, serrant les cuisses malgré moi, essayant de trouver une position confortable sur ma chaise de si basse qualité. Inspirant un bon coup, je rouvrais les yeux, les posant sur Owen. « A ton avis, Owen ? Nous sommes ici depuis deux semaines et j'ai réussi à m'éclipser quelques heures pour trouver quelqu'un avec qui passer un moment. Crois-tu vraiment que ça serait le comportement d'un robot frigide qui n'est pas titillé par l'appel du sexe ? »

Croisant les jambes, je pris une nouvelle frite, la trempant dans la sauce. « Je ne suis pas inhumaine, mon amour... », dis-je sans pouvoir empêcher le sarcasme de détruire toute la douceur du petit surnom, comme chaque fois que je le laissais filtrer entre mes lèvres lorsque nous étions seuls. « J'ai choisi de ne pas laisser mes instincts les plus primaires prendre le pas sur mon ambition. J'ai choisi de laisser l'amour derrière moi... et le sexe autant que possible, parce qu'il conduit inévitablement aux emmerdes, mais il reste difficile de lutter contre ce pour quoi on est programmé en tant qu'individu en âge de procréer. » Je mis un nouveau duo de frites dans ma bouche, léchant sans vraiment m'en rendre compte la sauce avant d'enfourner la pomme de terre. J'avais quitté depuis longtemps le regard de mon supérieur hiérarchique, me concentrant pleinement sur le défilé des frites dans la sauce et dans ma bouche, tout en parlant. « J'aime ce moment... tu sais, cet instant d'anticipation, juste avant que les deux corps ne fusionnent... » Je mordais dans une frite et glissait le reste entre mes doigts, observant les grains de sel sur la pomme de terre. « Cet instant où l'homme me regarde dans les yeux, cherchant l'accord, redoutant le refus. Cet instant d'un dixième de seconde où il comprend que c'est le moment. Que je suis prête à l'accueillir. Ce moment où je vois pour la dernière fois le regard noirci par le désir de mon amant... » Je souris malgré moi, mi-amusé, mi-gêné. « J'ai tendance à tout oublier après ça. Le plaisir est trop grand et ma concentration est plus... limitée... » Encore une fois, je poussais un soupir. Ça bien sûr, c'était l'idéal, l'apogée de l'étreinte étant bien évidemment l'orgasme. Malheureusement, pour l'un comme pour l'autre, les moments se faisaient rare, depuis que j'avais cessé de croire que l'amour pouvait frapper à ma porte. « M'enfin, la plupart du temps, je n'ai droit ni à l'un, ni à l'autre. Les amants d'un soir... », soupirais-je. « La plupart d'entre eux ne pensent qu'à leur propre plaisir. Il arrive souvent que le mien ne soit que secondaire et obtenue seulement sur un coup de chance. Je devrais mieux choisir mes partenaires, je sais. Mais avec le peu de temps libre que mon cher patron me laisse, je fais avec ce que j'ai sous la main... Je suis condamné à me faire crier de plaisir sans l'aide de personne », ajoutais-je en le regardant de nouveau cette fois.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 19 Oct - 17:49






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



C’était un réel plaisir pour moi d’apprendre autant de chose sur ma petite assistante. Elle était si bavarde d’un coup – enfin depuis qu’elle avait bu. Je gardais en tête tout ce qu’elle me disait. La moindre information pourrait me servir un jour ou l’autre, j’en étais persuadé. Et puis surtout, plus j’en savais sur ma femme, plus notre relation paraissait réelle aux yeux de ses proches mais également pour les services d’immigration. J’ai donc l’excuse d’améliorer notre supercherie si jamais elle se plaint. Après, évidemment, je dois bien reconnaitre que mes intentions premières sont de satisfaire ma curiosité personnelle, mais ça, elle n’est pas censée le savoir. Toute information est bonne à prendre pour n’importe quelle occasion. J’avais même l’impression qu’un petit jeu s’était instauré entre nous et ça ne me déplaisait pas, au contraire. J’avais l’habitude d’entrer dans ce jeu de séduction avant toute chose. Même si dans le cas présent, je savais déjà qu’elle finirait dans mon lit. Vu qu’on est encore chez ses parents, elle n’a pas trop le choix. Après, la balle est dans mon camp si je veux qu’il se passe quelque chose ou non.

Nos repas étaient servis à présent et je commençais à manger. Je lui racontais quelques anecdotes à mon tour et je la vis rire légèrement. Oui et bien je ne riais pas ce jour-là. J’étais réellement tombé sur une folle furieuse qui m’a vacciné du cuir. Le cuir c’est sexy certes, mais le mieux c’est quand il n’y en a plus. Mais ce qui me fit sourire et marquer une pause, fut sa réaction lorsque j’abordais le sujet des déguisements. Elle avait l’air tellement enthousiaste que je m’en serais voulu de l’interrompre. Surtout au vue de son grand sourire et de son enthousiasme débordant. Apparemment ça lui plaisait aussi les jeux de rôle, même si elle n’avait pas retenté depuis le lycée. Mais voyant sans doute qu’elle m’avait coupé – enfin elle ne m’avait pas vraiment coupé la parole, disons qu’elle s’était juste manifestée vivement – elle se mit à rougir et à manger rapidement. Je ne pus m’empêcher de sourire de plus belle. Je trouvais ça tellement attendrissant une femme qui rougit. Je crois d’ailleurs que c’est la première fois que je la vois rougir, elle qui semble d’ordinaire tellement frigide.

« Tu es toute mignonne quand tu rougis. »


Je sais très bien qu’en général quand on relève ce phénomène chez les gens gênés, ils rougissent encore plus. C’est pourquoi je ne me gêne pas.

« Mais pour les déguisements, je confirme, c’est fun. »

J’avais ensuite repris sur mon anecdote de l’autre cinglée. Ce souvenir était tellement désagréable. J’en rigole à présent mais à ce moment-là… Bref. Je la vis d’ailleurs se retenir de rire. C’est ça, marre-toi. Rira bien qui rira le dernier. Elle fera moins la fière le jour où elle se réveillera dans mon lit, nue. Elle est tellement réfractaire à l’idée de coucher avec moi, que le jour où elle craquera elle s’en voudra personnellement d’avoir cédé, j’en suis sûr. Et ce jour-là, moi je rirai. Enfin, elle se rattrapa en disant que ça devait faire un drôle d’effet et en ajoutant qu’elle n’était jamais tombée sur un cinglé.

« Oui, c’est assez déstabilisant. »


Mais assez parlé de moi. C’est pourquoi je recentrais le sujet sur sa personne, en la provocant légèrement. Oui, c’était léger, je pouvais être beaucoup plus direct. D’ailleurs, je suppose que j’étais parvenu à la perturber un minimum vu sa réaction. Elle ferma les yeux un instant, elle se dandina même très légèrement. Et bien, si de simples paroles lui font déjà de l’effet, qu’est-ce qu’elle fait si je la touche un peu trop ? A méditer. Surtout que sa réponse me confirma son éventuel état de manque. Ce qui me fit sourire, alors que je reprenais une frite.

« Sans doute que non. »

Elle reprit ensuite la parole, mangeant des frites en même temps. Mon amour cette appellation sonnait tellement fausse. Je pouvais sentir son sarcasme à des kilomètres. Elle continua ensuite, expliquant qu’elle ne laissait pas ses instincts primaires prendre le dessus – à l’inverse de moi. Le sexe conduit aux emmerdes ? Pas toujours. Mais il est vrai que dans certaines situations, il mène inévitablement aux problèmes, je sais de quoi je parle. Et effectivement, nous sommes tous humains et nous avons des besoins. On ne peut pas lutter contre ça. La machine à paroles avait repris le dessus, elle ne s’arrêtait plus, et ne se stoppait même pas pour manger. Elle faisait tout en même temps. Je m’étais même arrêté de manger pour l’observer. C’est tout de même incroyable le débit de parole qu’elle peut avoir, elle qui est si discrète en général. Elle enchaina ensuite sur le moment qu’elle préférait dans une partie de jambes en l’air. Le moment juste avant l’union des deux corps. Je l’écoutais attentivement sur ce point, prenant des notes intérieurement. Je n’avais même pas besoin d’acquiescer d’un signe de tête puisque de toute façon elle ne me regardait pas. C’est vrai que ce moment est particulier. C’est d’ailleurs difficile d’attendre leur accord quand on n’a qu’une hâte depuis plusieurs minutes, c’est d’y aller. Mais j’aime aussi cet instant. J’aime faire languir mes partenaires pour qu’elle me supplie de leur donner ce qu’elles veulent. J’aime voir le désir déchirer leur visage. C’est tellement jouissif. Elle affirma ensuite qu’elle oubliait tout après ça. Pour la concentration limitée, je comprends oui. Plus rien d’existe autour, on se concentre exclusivement sur le plaisir qu’on ressent et qu’on procure. Plus rien d’autre ne compte.

Mais après cet aveu, elle poussa un soupir. Pour quelle raison ? Bon, je n’avais pas besoin de chercher trop longtemps puisqu’elle me donna la réponse tout de suite après. Ouh là, mais c’est qu’elle me ferait presque de la peine. Sortez les mouchoirs. Non c’est méchant. Elle n’est pas tombée sur des types bien voilà tout. Beaucoup sont de vrais connards qui ne pensent qu’à leur plaisir, il y en a beaucoup. Personnellement, je ne suis pas comme ça. Je ne fais pas ça juste pour moi. Un acte sexuel est un moment de partage, je trouve ça inconcevable de ne penser qu’à soi. Pour moi, c’est une fierté de faire jouir ma partenaire. A croire qu’on n’est pas tous fait pareil. Et la voilà qui accusait son cher patron de ne pas lui laisser assez de temps libre. Ah, ça va être de ma faute. Sa dernière réplique concernant les plaisirs solitaires sonnait comme un appel à l’aide à mes oreilles. Si tu veux un vrai mec, tu en as un devant les yeux. Je me devais d’intervenir.

« Tu n’as pas eu la chance de tomber sur les bonnes personnes en effet. »

Il est temps de me vendre un peu.

« Tout le monde n’est pas aussi attentionné que moi. Non sérieusement, je ne conçois pas de m’envoyer en l’air avec une fille pour mon propre plaisir. Ça ne marche pas comme ça. C’est un moment de partage à deux, alors automatiquement, mon but est de me donner au maximum pour faire grimper ma partenaire aux rideaux si je puis dire. Puis c’est une fierté de se dire que tu as réussi à donner un orgasme à la fille qui a partagé ta nuit. Et si tu n’y arrives pas du premier coup, qu’importe, tu as toute la nuit pour y parvenir. »


Lui vendre du rêve.

« C’est une obligation pour moi. Je ne peux pas quitter une femme sans lui avoir donné du plaisir, c’est impossible et je te garantis qu’aucune femme n’est jamais venue se plaindre par rapport à ça après une nuit avec moi. »

Je mangeais quelques frites avant de reprendre.

« Et puis, je m’adapte très facilement. Si une femme préfère la douceur, je suis doux, si au contraire, elle aime un peu de brutalité, elle est servie. Et toi ? Qu’est-ce que tu préfères ? »






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 19 Oct - 22:08

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Menteur !, avais-je envie de crier, alors qu'il me disait que j'étais mignonne quand je rougissais. Mais comme j'étais belle et bien humaine, après tout, je n'eus que la réaction la plus basique et naturelle face à ce doux compliment... je me mis à rougir de plus belle en baissant les yeux. Satané crétin. Vile flatteur. Homme trop certain de l'effet qu'il faisait à la gente féminine...

J'avais un point commun avec lui. Bon sang, j'avais un point commun SEXUEL avec lui. Comment cela se pouvait-il ? Comment cela avait-il même fini par arriver que je découvre ça ? Est-ce que j'allais pouvoir à nouveau me retrouver dans la promiscuité d'un lit avec lui, maintenant que je savais ça ? Maintenant que j'avais vu son regard à cette réalisation... Merde !

Et pourtant, cela ne m'empêcha pas de continuer de débiter mon flot de parole, de raconter ce que cela me faisait de me lier physiquement à un homme, de dévoiler cette part intime de mon être dont même mes amants n'avaient pas conscience. Je lui parlais du besoin impérieux de sentir un corps chaud contre le mien, de l'instant si particulier précédent l'union, qui tenait lieu de secret les plus intimes depuis des années. Je lui parlais même du manque flagrant d'intérêt à mon égard que pouvaient avoir mes amants et du pathétisme de ma vie. J'avais l'air au bout de ma vie, suppliante, tout ce que je détestais. Tout ce que je ne devais plus montrer à un homme. Je n'étais dépendante d'aucun d'entre eux. Je pouvais faire ma vie sans eux. Bon sang.

Et puis ce fut à son tour de parler, m'assurant que je n'avais juste pas eu la chance de tomber sur les bonnes personnes et je me retenais de répondre, préférant plutôt me redresser pour saisir mon hamburger et mordre un bon morceau pendant qu'il poursuivait son petit discours. Bien sûr il se vanta. Bien sûr il parla essentiellement de lui, mais je devais m'avouer un peu surprise tout de même, car il ne clamait pas qu'il réussissait toujours à tirer un orgasme à son amante du premier coup. Non, il parlait plutôt de comment il s'y prenait, avouant que s'il n'y arrivait pas du premier coup, il fallait juste persévérer. Oh, il n'allait pas dire que parfois il n'y arrivait pas, ni parler d'une éventuelle ex qui n'aurait pas été satisfaite, mais il disait - et j'avais l'impression qu'il était vraiment honnête sur ce coup - qu'il pensait que le plaisir devait être partagé pour que la partie de jambe en l'air soit vraiment réussie, que la fierté de l'acte n'était possible que lorsqu'on pouvait dire qu'on avait réussi à satisfaire la partenaire. C'était agréable à entendre. Sous ses airs de connard égocentrique se cachait peut-être un homme qui en valait un peu la peine, après tout. Tout du moins, il devait s'y cacher un bon amant. Ce qui n'était déjà pas si mal. Si en plus il avait été égocentrique au lit, le pauvre Owen n'aurait alors absolument plus rien eu pour lui.

« Même la folle du cuir était satisfaite ? », demandais-je en souriant, léchant mes doigts, alors qu'un peu de sauce du hamburger avait coulé sur leur longueur.

Il poursuivit ensuite, assurant qu'il se soumettait au désir de son amante, se montrant doux ou brutal, en fonction de la demande de sa partenaire. Puis avec un sourire, il me demanda ce qu'il en était pour moi, ce que je préférais et je souris malicieusement, attrapant une frite que je mis dans ma bouche sans le quitter du regard. « Des envies de savoir comment me satisfaire, O'Ceallaigh ? », demandais-je plus mutine que jamais. « Ce que j'aime comme comportement de la part d'un homme qui me saute ? » Oui, il me fallait réfléchir à cette question, pour la simple et bonne raison que cela dépendait. Cela dépendait de tellement de choses. L'homme en question, l'était de la relation, l'humeur du moment. Je n'avais jamais aimé la monotonie. La routine ? Très peu pour moi. Je n'étais pas adepte des jeux de rôles sexuels pour rien. « Ce que j'aime, c'est un type qui agit et qui montre au lieu de se vanter de savoir être doux ou fiévreux », dis-je finalement après réflexion, lançant un regard équivoque à mon très cher mari. « Ce que j'aime, c'est qu'on ne me demande pas. C'est qu'on sache de suite, en un regard, ce que je veux. A ton avis, O'Ceallaigh, qu'est-ce que je veux ? »

Lentement, je me penchais par-dessus la table, posant un coude sur la table, l'autre main entre mes cuisses, alors que je serrais les genoux. Je léchais ma lèvre inférieure, goûtant le sel des frites sur ma langue, plus vraiment capable de réfléchir sur ce que je disais et à qui je le disais. Il me chauffait depuis tout à l'heure, depuis ce foutu bar où il m'avait traîné. Il voulait savoir ce qu'il y avait au fond de moi. Qu'il y goûte et s'en réjouisse. Je rendais les armes et me livrait toute entière, dans tout ce que j'avais de plus naturel... de plus fragile aussi. Pitié Owen, ne me brise pas toi aussi... « Est-ce que j'ai envie que tu me fasse l'amour en douceur, tendrement... ou est-ce que je veux que tu me prennes avec toute la force du désir que tu as pour moi, ici et maintenant, contre le mur de la ruelle ou des toilettes ? Dis-moi Owen... Qu'est-ce que je veux ? »


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Dim 19 Oct - 23:15






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Je ne mangeais pas énormément en fait depuis tout à l’heure. J’étais plus intéressé par la discussion – ou plutôt par ma femme -  que par ce que j’avais dans l’assiette. Je grignotais, rien de plus. Après tout, c’est elle qui voulait manger, pas moi. Tout ce qui m’intéressait depuis le début de la soirée, c’était d’en apprendre plus sur elle, de voir si elle était réellement frigide comme elle l’était au boulot, de savoir si je parviendrai à briser cette carapace qu’elle se trimballe. Montre-moi la vraie Olivia. Et pour ça, tous les moyens sont bons. Déjà la faire boire, là-dessus c’était ok. Ensuite, j’avais juste à poser les bonnes questions, elle s’était dévoilée toute seule. Je balançais ensuite quelques compliments par-ci par-là, dont un pour la faire rougir davantage. Une seule question et la voilà qui me raconte ses secrets les plus intimes. Parfait. Je me délectais de tout ça et pour rien au monde je l’aurais coupé dans son explication.

Bon, de temps en temps, il fallait bien que je me vende aussi, et surtout que j’éveille en elle quelque chose d’enfoui depuis certainement un bout de temps. Si je la voulais dans mon lit ce soir, il fallait que j’y mette du mien.

« Même la folle en cuir oui. »

Je la regardais alors se lécher les doigts… Certes je la titille depuis tout à l’heure, mais je ne suis certainement pas le seul. Elle aussi me chauffe et elle y met de moins en moins de retenue. Je sens que la fin de soirée va prendre un tout autre tournant que ce qu’elle avait en tête. Mes yeux étaient fixés sur ses doigts et sur ses lèvres. C’est moi ou il commence à faire chaud ici ? Je pense que c’est moi.

Après m’être joliment vendu – j’avais surtout rebondi sur le fait qu’elle était déçue par ses amants -, je lui avais retourné la question. A savoir ce qu’elle préférait. Etant donné qu’elle a l’air prédisposé à énormément parler alors autant lui poser des questions directes, faute de mieux. Son sourire avait quelque chose de provocant, du moins c’était mon interprétation. Le ton de sa voix… Je l’avais entendu tellement de fois chez d’autres filles… Un ton provocant. Je haussais un sourcil en entendant la suite. Ah ouais, elle devient de plus en plus directe. J’étais presque amusé par sa façon de répondre. Presque. Parce que la suite me fit gentiment grincer des dents. Je pris sa réplique comme une attaque et mon visage se ferma. Mon regard devint moins chaleureux, plutôt blasé. Je soupirais silencieusement et me pinçant les lèvres. Oui, là je suis touché dans mon égo, et je déteste ça. Je croisais les bras, me mordant l’intérieur de la joue pour ne pas répliquer. Inutile de faire un scandale dans un snack parce que je me vexe.

Mais l’instant d’après, elle se pencha sur la table. Son visage bien plus proche du mien du coup. J’étais concentré sur ses lèvres, je ne pouvais rien regarder d’autre. L’embrasser pour la faire taire et qu’elle arrête de déblatérer des conneries. Voilà ce qui me traversa l’esprit. Puis sa langue apparut juste quand j’envisageais de l’embrasser. Bordel c’est un signe. Cette proximité, cette chaleur que je sentais malgré la courte distance qui nous séparait, sa façon de se lécher les lèvres… Et ce qu’elle dit alors ne fit que m’enflammer davantage. Je me mordis la lèvre inférieure par réflexe. Mon esprit était figé sur ses paroles qui revenaient en boucle dans ma tête. Une seule solution s’offrait à moi. Elle venait de me demander clairement de la prendre. Ce qu’elle veut ? Oh je le sais parfaitement ce qu’elle veut. Moi.

Ma respiration s’accéléra légèrement, une certaine chaleur que je connaissais bien m’envahit. Elle m’allume sans aucune retenue. Elle me demande de lui faire l’amour là maintenant. Devant une telle proposition, je ne pouvais pas faire autrement. Mon regard quitta ses lèvres pour croiser le sien. D’accord. D’un geste vif, je balayais tout ce qu’il y avait sur la table avec mon bras. Au diable ces hamburgers-frites. Je n’ai plus faim, enfin, j’ai faim d’autre chose. Ah, elle n’a jamais connu d’homme qui l’a satisfaite ? Oui, mais ça c’était avant, je suis là maintenant et ça va changer. Je me levais ensuite rapidement pour me poster à côté d’elle, l’attraper par les épaules et l’allonger sur la table. On est dans un snack ? Il y a du monde autour ? Peu importe, j’étais focalisé sur elle et sur sa déclaration. Trop tard. Ah elle me provoque ? On ne me provoque pas impunément, je réponds toujours aussitôt.

Une fois allongée sur le dos, je me penchais sur elle pour aller directement sur ses lèvres. Trop d’attente, trop de tentation, trop de provocation, trop de trop. Les pulsions ça ne se contrôle pas. Aussitôt, je l’embrassais avec fougue pour lui faire passer l’envie de me narguer. J’avais cédé. Certes. J’avais remporté la première manche dans le bar, mais celle-ci, je reconnais l’avoir perdue. L’une de mes mains alla se poser sur sa joue, la caressant alors que l’autre descendait le long de son corps jusqu’à atteindre sa cuisse que je remontais contre moi. Je l’embrassais sans retenue, laissant ma langue se glisser entre ses lèvres. Fini les baisers de cinéma devant ses parents. Fini de jouer la comédie. Place au vrai Owen. Celui qui se donne tout entier.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mar 21 Oct - 21:54

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Toutes, même la folle en cuir, avaient toujours été satisfaites de leurs ébats avec lui. Soit mon cher petit mari était un invétéré vantard, soit il était un amant génialissime. Je savais que j'aurais dû m'en moquer. Que l'idée même qu'il soit un amant d'exception, capable de me faire grimper au rideau pour peu que je le supplie de me prendre, comme tant d'autres l'avaient fait avant moi, aurait due me passer par-dessus la jambe. Mais non. Notre soirée avait trop pris une tournure devenue hors de tout contrôle pour que je puisse penser clairement à cela... Mes propres pensées et émotions.

J'avais touché un point sensible, il faut croire, vu comme il se ferma en une seconde. Oh oui O'Ceallaigh, malgré toutes ses années à encaisser sans broncher, j'étais une femme d'action. Les blablas des hommes m'avaient trop brisés par le passé. Tout ce qui importait pour moi de leur part, c'était leurs actes. Qu'ils me respectent par leurs caresses, leurs regards, leurs manières de me faire l'amour. C'était tout ce en quoi je croyais. Les mots n'avaient plus de sens depuis longtemps. Les hommes étaient trop doués pour mentir... pour ME mentir. Non, pour moi ce qui comptait, c'était leurs preuves physiques, leurs gestes et leurs promesses sans mots.

Alors je poussais le bouchon toujours plus loin, le poussant dans ses retranchements, essayant de voir jusqu'où il pouvait aller, par fierté, par défi, par volonté de prouver ses mots. Jusqu'à quel point pouvait-il se contrôler ? Jusqu'où était-il prêt à aller pour me prouver qu'il était le meilleur et que je devais tomber dans son piège ? Il me voulait, je le voyais dans ses yeux, à la manière dont il fixait mes lèvres de ses yeux assombrit, dont tout son corps se tendait dans ma direction. Voyons voir Owen O'Ceallaigh. Jusqu'au peux-tu aller pour me prouver tes mots ? Pouvait-il accepter sciemment de perdre le contrôle d'une situation qui était jusque là entre ses mains juste par défi ? Il voulait que je sois celle qui craque en premier. Il voulait que ça soit moi, celle qui aurait sauté en premier sur l'autre...

Mon dos vint percuter la table vide, avant que je n'ai eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, alors que le son de nos commandes envoyés sur le sol raisonnait à peine jusqu'à mon cerveau et que je commençais seulement à réaliser qu'il avait débarrassé entièrement le plan d'un geste du bras pour m'y allonger. Et tout aussi rapidement, ses lèvres étaient sur les miennes. Écrasantes, féroces, affamées. J'ouvris la bouche en gémissant de surprise, lui offrant un accès jusqu'alors interdit, allant goûter sa langue directement à la source pour la première fois. Nous nous étions embrassés plus souvent que prévus depuis que nous étions là, mettant toute notre volonté de bien faire les choses au service de notre ridicule comédie face à mes parents. Mais c'était des baisers factices, du lèvre à lèvre comme au cinéma, à peine une lèvre capturée entre deux rangées de dents faussement désireuses. Là ça n'était plus un jeu. Ou plutôt une toute autre sorte de jeu.

Sa main chaude était caressante sur ma joue, son autre main glissa, experte, jusqu'à ma cuisse, s'en saisissant pour me rapprocher davantage à son corps. Mes bras s'enroulèrent automatiquement autour de ses épaules, alors que mon corps bougeait de sorte de se retrouver plus près du sien, de s'y emboîter. Je gémis à nouveau, une de mes mains allant chercher sa nuque, la douceur de la base de ses cheveux. Merde, je perdais le contrôle... totalement. J'étais finie.

« Nan, mais vous vous croyez où ! », vociféra une voix indignée, se rapprochant dangereusement. « Vous voulez que j'appelle les flics ou quoi ! » Les murmures réprobateurs et choqués des autres clients parvinrent à mes oreilles, alors et je réalisais ce que nous faisions et où nous le faisions. Alors, je m'obligeais à me séparer de lui, posant mes deux mains à plat sur son torse pour le repousser vivement. A bout de souffle, les cheveux en bataille, complètement surchauffée par l'étreinte qu'il venait de m'offrir, je le regardais une seconde, avant que je vois le patron furibond s'approcher rapidement, près sans doute à nous faire payer notre exhibition publique. « Merde... », soufflais-je, à peine remise, sautant sur mes pieds en attrapant mes affaires et le manteau qui était tombé de mes épaules, avant d'attraper de ma main libre celle d'Owen. Il allait appeler la police, assurément. Il fallait qu'on soit loin quand ils arriveraient. Je me voyais mal appeler mes parents et leur demander de venir nous chercher au poste de police pour cette raison. Alors, aussitôt pensé, je me mis à courir, sortant rapidement du snack et prenant la direction inverse de celle empruntée plus tôt, retournant vers la voiture.

Je courus un moment, ne lâchant pas la main d'Owen, riant à moitié de la folie de cette soirée. Riant surtout du bien fou que cela faisait. Bon sang, oui, cela faisait du bien. Je n'avais plus fait ça depuis mon adolescence. Je n'avais plus joué, pris autant de risques et fini en courant pour échapper à un patron furibond, depuis que j'avais quitté Los Angeles pour New York... Sauf que je n'avais plus dix-sept ans... Aussi me retrouvais-je rapidement à bout de souffle et je fus contrainte de bifurquer dans une petite ruelle adjacente à l'abri des regards. Une fois dans la pénombre, je ris de plus belle, m'adossant au mur de brique en essayant de reprendre mon souffle. « Okay ! Moins de frites et plus de sport », concédais-je, plus pour moi-même que pour lui réellement.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Mer 22 Oct - 19:58






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



J’avais perdu cette bataille, c’était indéniable. Depuis le début je maitrisais la situation. Je l’avais emmenée sur des sujets que je voulais aborder. Elle était arrivée là où je le voulais. Mais elle est vite rentrée dans le jeu et l’a carrément retourné. A la base, je voulais qu’elle se jette sur moi, qu’elle comprenne que je pouvais me montrer irrésistible. Mais au final, l’inverse s’est produit. Disons simplement que mes pulsions primaires ont pris le pas sur la raison. Mais c’est tout à fait légitime ! Elle m’a carrément invité. N’importe quel homme aurait réagi dans ce sens face à ce comportement. Et impulsif comme je suis, ça n’a pas pris très longtemps avant qu’elle ne se retrouve allongée sur la table.

Le moins que je puisse dire c’est qu’elle ne s’y attendait pas. Mais peu importe. Je n’avais aucune retenue dans ce baiser et je laissais toute ma hargne s’exprimer. On a beau se contenir un certain temps, au bout d’un moment ça explose. Il est vrai que j’ai toujours trouvé mon assistante attirante. Combien de fois mon regard s’est promené sur son corps alors qu’elle me montrait quelque chose sur son ordinateur… Mais bon, à cette époque, je la prenais pour un robot, un larbin. Depuis que nous sommes mariés, mon regard a changé sur elle. Je la vois un peu plus comme une femme à présent. Et autant profiter de notre statut non ? Puis, ça fera plus vrai. Depuis ce mariage, j’avais déjà envisagé de la faire succomber, un jour. Peut-être pas aussi tôt. Mais l’occasion se présente, je ne peux pas laisser passer cette chance.

Chance en effet, puisque pour la première fois, je la sentais extrêmement réceptive, à tel point, qu’elle enroulait ses bras autour de mon cou et rapprocha son corps du mien. J’aurais pu oublier où nous étions. J’aurais pu faire abstraction de tout et me concentrer sur elle. Oui, mais c’était sans compter sur une voix désagréable sortie de nulle part. Elle se mit à hurler puis à mentionner les flics. Quoi ? Pourquoi faire ? Mais vraisemblablement, Olivia réagit avant moi en me repoussant. Je me reculai alors, à contre cœur, et regardai un peu autour de moi, l’air perplexe. Oh seigneur… C’est vrai qu’on est dans un snack… Avec des gens autour. Et des gosses tiens. Oui bon, et alors ? Il faut bien leur apprendre la vie à ces mioches. Et c’est quoi tous ces regards indignés ? Quoi, ces crétins n’ont jamais rien vu ? Ils n’ont jamais vu deux personnes s’embrasser en public ? Non mais sérieusement… Je fronçai les sourcils alors qu’un homme portant l’uniforme de l’établissement se rapprochait de nous. Ce que je retiens surtout c’est que j’ai été interrompu par une personne extérieure. Or, je déteste ça. J’étais en tort, certes – même si à ce moment précis, ça ne m’effleurait pas l’esprit – mais je me devais de répliquer. On ne me parle pas sur ce ton, pas à moi, Monsieur Owen O’Ceallaigh.

« Oh ça va, on n’est plus libre dans ce pays ? »


J’étais contrarié, et cela se ressentait dans le ton de ma voix. Je n’étais pas en position pour la ramener et pourtant… La situation aurait pu dégénérer. Je me serais énervé davantage et l’homme en face de moi également je suppose. Le ton serait même monté. Mais avant que tout ça ne se produise, je sentis qu’on m’attrapa la main pour me tirer en dehors de ce restaurant pourri. Evidemment, Olivia prenait la fuite en m’entrainant avec elle. Je n’eus pas le temps de jeter un œil à notre table pour vérifier qu’elle avait pris nos affaires, mais en me retournant dans sa direction pour lui emboiter le pas, je vis ma veste à son bras. Bien.

Je courais derrière elle, sa main toujours dans la mienne. Apparemment, elle n’était pas décidée à me lâcher. Je ne savais pas trop où elle allait, mais je n’avais pas d’autre choix que de la suivre à travers les rues et ruelles de la ville. A un moment, j’aurais même juré l’entendre rire. Ça l’amuse donc de courir dans les rues ? A moins qu’elle apprécie de se faire chasser par un gros barbu qui menace d’appeler les flics. Ah, les menaces de ce genre me rappellent quelques sorties avec ma sœur et des potes… ça remonte à très loin, c’était encore en Irlande.

Au bout d’un moment, elle finit par s’arrêter dans une petite ruelle, abandonnée et isolée. C’est sûr que là, personne ne nous trouvera. Je ralentis alors le pas et lâchai sa main. Je la voyais à bout de souffle alors que personnellement j’allais plutôt bien. Je suis habitué à courir. J’essaye de le faire au moins une fois par semaine, pour me maintenir en forme notamment. Je jetai un œil autour de moi, pour vérifier que nous n’étions pas suivis. Rien à signaler. Lorsque je reportai mon regard sur elle, je la vis rire, encore, et adossée contre le mur. Sa réflexion me fit sourire. Il est vrai qu’elle s’en est enfilé des frites. Quant au sport…

« Plus de sport ? »

J’eus un petit rire, et doucement je m’approchai d’elle, avançant tel un prédateur, lentement. Arrivé à son niveau, je baissai les yeux pour regarder ses lèvres un instant, me mordant la lèvre inférieure et laissant apparaitre un sourire en coin sur mon visage, puis je reportai mon regard sur le sien.

« Pour ça on peut s’arranger ma chérie. »

Aussitôt dit, je glissai une main sur sa nuque, attrapant ainsi sa tête alors que j’approchai mon visage du sien. Je posai de nouveau mes lèvres sur les siennes pour reprendre là où nous nous en étions arrêtés. Encore une fois, ma langue se frayait un chemin entre ses lèvres pour rejoindre la sienne pour un baiser plein de fougue. Je collais même mon corps contre le sien pour ainsi la bloquer contre le mur, ne lui laissant donc aucune chance de fuir. Mon autre main, d’abord posée sur son bras, descendit lentement pour venir se poser sur sa hanche. Elle voulait que j’agisse au lieu de parler ? Elle voulait que je lui montre mes capacités d’exception ? Elle va être servie.

Après un petit moment, je rompais le baiser pour poser mes lèvres sur sa peau, parcourant sa joue pour atteindre son cou. Je l’y embrassais de manière plutôt langoureuse, laissant ma langue chatouiller sa peau chaude. Je sais très bien que le cou est une zone sensible. Je sais également qu’elle s’est laissée allée à la minute où elle m’a invité à lui faire l’amour immédiatement. Elle me connait. Elle sait comment je suis sur ce plan, alors jamais elle n’aurait tenu de tels propos si elle ne voulait pas aller jusqu’au bout. J’en suis certain. Bon, évidemment, nous n’irons pas loin dans cette ruelle, je ne suis pas non plus un sauvage qui couche n’importe où, j’ai besoin d’un minimum de confort et en pleine rue ce n’est pas le top, on n’est pas à l’abri des regards indiscrets – oui ça sent le vécu.  

Je remontais progressivement le long de son cou, laissant mes lèvres et ma langue glisser sur sa peau pour atteindre son oreille. Arrivé là, j’attrapais le lobe de son oreille entre mes dents pour la mordiller légèrement, soufflant expressément contre sa peau. Mes deux mains étaient à présent sur ses hanches mais je remontais l’une d’elle le long de son dos pour la maintenir contre moi. Après un petit moment, alternant propos et mordillement, je lui rappelai mes paroles précédentes, murmurant à son oreille.

« Sentir la chaleur d’un homme contre toi. Sa peau contre la tienne. Sa langue sur ton corps... »

Cette fois, mes paroles auront plus d’impact. Elle n’est pas restée insensible la première fois, mais à présent les conditions sont différentes. C’était une certaine façon de la perturber davantage.

« Ça ne te manque pas ? »

En attendant qu’elle réagisse, je repartais à l’attaque de son cou, me positionnant de l’autre côté cette fois. La partie intéressante peut reprendre.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Jeu 23 Oct - 18:43

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Je perdais la tête. Je foutais en l'air ma carrière en entrant dans son jeu, pour peu que je ne l'avais pas foutu en l'air plus tôt, dès l'acceptation de ce contrat. Et je perdais complètement la tête, parce que je ne m'en voulais même pas. Enfin si, mais pas pour ça. Pas pour ce moment. Pas pour ce jeu qui partait complètement à vau-l'eau. Bon sang qui contrôlait quoi désormais ? Certainement pas moi. Moi, j'étais complètement perdue, prisonnière de la chaleur de ses mains sur mon corps, contrastant avec la froideur de la table, de son souffle sur ma peau, de sa langue dans bouche, de sa main dans la mienne et de sa présence dans mon dos alors que je courrais je courrais,... de son regard sur moi alors que je riais dans cette ruelle déserte...

Il avait fallu mettre de la distance entre le snack et nous. Le patron n'aurait pas supporté longtemps l'air hautain et le sarcasme d'Owen et j'avais assisté à assez de coup de colère de sa part au bureau pour savoir qu'il n'aurait pas lâché le morceau non plus, par défi et par volonté de faire ce que bon lui plaisait. Heureusement, il me suivit sans broncher, suivant le rythme que j'imposais, sans le subir. Bien sûr. J'avais tellement tendance à m'encroûter rapidement si je ne faisais pas un effort régulier et je venais de manger... non, dévorer un plat bien graisseux. Pas les meilleures conditions pour une course improvisée...

Une réaction de sa part à ma remarque sur la nécessité d'une meilleure hygiène de vie de ma part ne se fit pas attendre et c'est tel un prédateur qu'il répondit de manière osé à ma remarque, s'approchant lentement, en se mordant la lèvre sans me quitter des yeux. Merde... J'en frissonnais d'anticipation. Depuis combien de temps un homme ne m'avait-il pas regardé comme ça ? Etait-ce vraiment du désir dans son regard ? Est-ce qu'il avait vraiment envie de moi... de ça, comme j'en avais envie ?

Il m'assura qu'on pouvait toujours s'arranger pour le sport et je savais que j'aurais dû lui dire que non, qu'il pouvait toujours courir, mais je dormais avec un homme depuis deux semaines sans jamais rien faire d'autre. Je me couchais le plus loin possible de lui chaque soir, mais je me réveillais chaque matin au creux de ses bras, sa chaleur se diffusant doucereusement dans mon dos, sa main sur ma hanche ou même parfois sur mon ventre, sous mon pyjama. Ce peau à peau quotidien était devenu une telle torture que j'avais pris le premier venu la semaine dernière pour évacuer mes frustrations et mon besoin de caresses. Une torture que mon lamentable choix n'avait absolument pas apaisé. Alors, quand cet homme, ce démon personnel, torture matinale quotidienne, me regardait de ses yeux de braises, semblant me désirer comme je ne l'avais plus été depuis des mois... peut-être même des années... Comment résister ? Comment dire « Non, même pas en rêve » ? C'était impossible. J'avais trop envie de me sentir désirable et désirée...

Et Owen ne se fit pas plus prié, saisissant de nouveau mes lèvres entre les siennes pour un baiser qu'il ne prit même pas la peine de quémander, prenant directement possession de ma bouche comme si elle lui avait toujours appartenu. Nos corps retrouvèrent leur proximité de tout à l'heure sur la table du snack. Ses mains prirent le soin de me garder contre lui et les miennes vinrent automatiquement se poser pour garder cette proximité. L'une retrouva le chemin de sa nuque, tandis que l'autre s'accrochait à son bras, se délectant de la sensation des muscles d'Owen se mouvant pour guider ses gestes. Seigneur, il allait vraiment avoir ma mort sur la conscience... Surtout s'il continuait de glisser ses baisers sur mon visage et mon cou, activant un million de nerfs sous ma peau trop longtemps délaissée...

Un gémissement - encore un ? - s'échappa d'entre mes lèvres lorsque sa langue titilla une zone particulièrement sensible de mon cou et mes doigts se crispèrent sur lui, savourant le contact de sa peau et sa chaleur. J'en voulais plus. Tellement plus. J'effleurais sa joue du bout des lèvres, leur fine peau chauffée par ses baisers fougueux largement tentés par la pilosité savamment travaillé de sa barbe de quelques jours. Je savais qu'il faisait exprès pour avoir l'air de s'en moquer et se donner un style rebelle tranchant avec les joues rasées de près de tous ses proprets en costume cravate qui nous tenaient lieux de collègues et patrons. Il aimait trop sortir du lot pour se raser convenablement comme tous ses requins là, mais il n'était pas je-m'en-foutiste sur son style, loin de là. Sa barbe était soigneusement travaillée pour avoir l'air d'être laissé au naturel. Je n'aurais jamais vu un rasseoir électrique dans la salle de bain, autrement.

Je découvris au fil de son étreinte qu'il était vraiment du genre à souhaiter me torturer. Moi qui ne voulais pas réagir, qui ne voulait pas le désirer autant, je n'étais juste plus capable de répondre à quoique ce soit, complètement soumise à ses caresses, ses baisers, son souffle sur ma peau. Il remonta lentement le long de mon cou, m'arrachant des frissons de plaisirs et vint jusqu'à mon oreille qu'il taquina à son tour, me faisant serrer les dents. Il fallait que j'agisse. Je ne pouvais pas juste me laisser faire, comme une pauvre chose complètement soumise ou comme une fille qui se refusait à jouer désormais le jeu. Bon d'accord, je lui avais demandé de me montrer de quoi il était capable, mais si je ne réagissais pas, il allait se lasser. Se dire que je n'en valais décidément pas la peine, moi le robot sans âme. Sauf que je l'avais défier et c'était à lui de me prouver qu'il pouvait me faire atteindre le septième ciel. Ça n'était plus à moi de lui montrer qu'une humaine se trouvait sous la carapace professionnelle. J'avais déjà montré ça.

« Sentir la chaleur d'un homme contre toi. Sa peau contre la tienne. Sa langue sur ton corps... Ça ne te manque pas ? », murmura-t-il contre mon oreille, me faisant fermer les yeux. Il allait définitivement avoir ma mort sur la conscience. Il le savait. Il ne répétait pas ses mots provocateurs maintenant, ainsi, pour rien. « Ferme là, O'Ceallaigh », soufflais-je alors, empoignant les cheveux de sa nuque pour le tirer doucement loin de moi. Juste assez pour qu'il ne touche plus ma peau de ses lèvres. Juste assez pour que mon visage se retrouve à nouveau en face à face avec le sien... juste assez pour pouvoir à mon tour me jeter sur sa bouche, l'embrassant fougueusement. Nos langues reprirent leur lutte avec ferveur, ma main sur son bras le lâchant enfin pour glisser le long de son torse, jusqu'à son ventre, trouvant rapidement le bord de son pantalon. Mes doigts étaient froids, la température de l'air extérieure ayant finalement de nouveau eu raison de moi malgré la surchauffe de l'étreinte et je m'en rendis compte lorsque deux de mes doigts entrèrent en contact avec sa peau, alors qu'ils s'étaient faufilés entre les boutons de sa chemise, touchant son ventre que j'avais toujours suspecté de n'avoir rien de juvénile.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Sam 25 Oct - 20:05






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Elle m’avait montré une facette bien différente d’elle-même. Une facette que jamais je n’aurais pu imaginer. Qui aurait pu penser que derrière la femme frigide, froide, droite, vivant pour son boulot se cachait une jeune femme attirante, charmeuse, directe même ? Certainement pas moi. En lui demandant de m’épouser pour les papiers, j’avais pensé que tout se déroulerait sans accroche, que je serais libre de faire ce que je veux, sans me soucier d’elle en fait, faire ma vie de mon côté et ne penser à ce mariage que comme d’une simple formalité. Je me trompais. Déjà parce qu’elle s’est bien jouée de moi en m’emmenant quasiment immédiatement après chez sa famille. Maintenant, on va devoir vivre sous le même toit, prenant garde à nos moindres faits et gestes au cas où on croiserait un de ses proches n’importe où. J’étais bien loin de m’imaginer tout ça. Et puis maintenant, voilà que je me retrouve à l’embrasser dans une rue, de mon plein gré. Certes, j’avais longtemps envisagé la possibilité de coucher avec elle à un moment ou à un autre, mais pas aussi rapidement. Je n’aurais jamais cru qu’elle baisserait sa garde aussi vite, pas elle la femme si coincée. Il faut croire que mon charme irrésistible a fait tout le boulot.

Comme je le sais depuis de nombreuses années, je fais de l’effet. Et je constatai rapidement qu’elle ne restait pas insensible. J’étais plutôt expert en la matière. Je savais y faire, je connaissais les endroits sensibles des femmes et j’utilisais mes connaissances sans aucune gêne. C’est pourquoi, j’entendis un faible gémissement lorsque je m’occupais de son cou. Zone très sensible, chez tout le monde. Satisfaction personnelle, surtout lorsque j’entends ce genre de son. C’est tellement bon de savoir que je procure du plaisir à l’autre. Je sentis même ses lèvres effleurer ma joue et ses bras autour de moi. Preuve qu’elle est réceptive et plutôt d’accord avec tout ça.

Je fus reçu par un charmant « Ferme-la » lorsque j’avais de nouveau prononcé ces mots à son oreille. Je ne pus m’empêcher de sourire. Mais aussitôt elle me saisit les cheveux, m’obligeant à reculer mon visage pour lui faire face. J’eus à peine le temps de l’observer, de la regarder dans les yeux avec envie qu’elle se jeta littéralement sur mes lèvres. Tiens, on inverse les rôles. Ce n’est pas pour me déplaire au contraire. Même si j’aime me montrer dominant et contrôler la situation, j’aime également quand une femme prend des initiatives. Cela pimente un peu la situation. L’une de mes mains remonta pour se poser sur sa joue, l’autre toujours dans son dos alors que nous laissions nos corps – plus particulièrement nos bouches – s’exprimer. Sa main se mit à descendre le long de mon corps jusqu’à ce qu’elle s’arrête au bord de mon pantalon. Le contact de ses doigts gelés contre ma peau me ramena à la réalité. Nous étions dehors. Et dehors, à cette heure, il fait froid. J’eus un frisson, mais pas de plaisir, et un sursaut. Par réflexe, je rentrai le ventre et me reculai légèrement, attrapant sa main au passage.

« Ouh là, attention où tu mets tes doigts congelés chérie. »

Je n’avais pas spécialement froid, l’activité actuelle me réchauffait amplement, mais inutile de rester dehors plus longtemps au risque de tomber malade. Je récupérais ma veste que j’enfilais, cherchant dans mes poches mes clés de voiture. Bien, je les ai.

« On va aller se mettre au chaud avant toute chose. »

Puis si on doit s’envoyer en l’air, je préfère que ce soit dans un lit bien confortable plutôt que contre un mur d’une ruelle miteuse. Mais plus je la regardais, plus mes pulsions prenaient le pas sur tout le reste. Je me mordis les lèvres en la détaillant des pieds à la tête avant de prendre sa main et de me mettre en route.

« Viens. »

Mon pas était assez rapide. Normal, j’étais pressé de rentrer. Et au moins, en marchant vite, elle se réchaufferait – même si je peux me charger moi-même de ce problème de température corporelle. Je me faufilais aisément entre les différentes personnes qui se trouvaient sur ma route, ne lâchant pas la main de Livia pour ne pas la perdre. Il est hors de question que je perde encore plus de temps à lui courir après.

Quelques petites minutes plus tard, nous arrivions enfin devant ma superbe voiture. D’ordinaire décapotable, j’avais bien pensé à remettre le toit avant de sortir tout à l’heure. Je sortis les clés de ma poche et lâchais sa main devant sa portière. Je déverrouillais enfin mon véhicule pour prendre place côté conducteur. Bien. Maintenant, on va se dépêcher de rentrer. J’attendais qu’elle s’installe et je mettais en route le moteur. Après un dernier – long – coup d’œil dans sa direction, et après m’être retenu de lui sauter dessus, parce que oui, la voiture c’est assez confortable pour moi, je me mis en route. La maison de ses parents n’est pas très loin, en théorie, on devrait arriver vite. Mais le chemin me parut durer une éternité. Comme par hasard on se tapait tous les feux rouges et à chaque fois, je pestais contre eux, soupirant fortement, me mordant les lèvres avec rage. Oui, je suis pressé et je ne suis surtout pas patient.

Arrivé enfin devant sa maison, je me garais rapidement et coupais le contact. Le trajet m’avait paru trop long. Je ne pus m’empêcher d’exprimer un « Enfin. » qui reflétait toute mon impatience accumulée en serrant le frein à main. Je détachais ma ceinture et cette fois, on allait enfin pouvoir y aller. Enfin.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Lun 27 Oct - 0:10

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Je n'avais jamais été plus certaine de faire l'erreur de ma vie et pourtant je fonçais dedans tête baiser. Parce que ses baisers étaient chauds et avides de me goûter, que ses mains ne semblaient vouloir désirer que parcourir mon corps et que toutes mes cellules réclamaient l'euphorie d'une étreinte partagée, voulue, désirer. Il ne me voulait pas moi dans toute ma splendeur. Il ne voulait pas la femme que j'étais réellement. Il voulait le plaisir de pouvoir dire qu'il m'avait faite craquer. Il voulait le plaisir d'avoir son assistante dans son lit, dans ses bras. Mais plus que tout, il voulait me prouver qu'il pouvait me faire du bien. Il voulait me montrer qu'un homme pouvait désirer - pour son propre plaisir - le plaisir de son amante. Et de bien des manières, cette simple volonté sur ma personne valait bien plus que la plupart de mes précédents amants, désireux uniquement de se taper une fille plutôt facilement. Pour lui j'étais un défi. La considération était donc bien plus grande. Qu'importe les remarques salaces et autres moqueries qui en découleraient. Pour ce soir, j'étais importante. Pour ce soir, j'étais pour lui Olivia, l'assistante à défier. Pas juste l'assistante sans nom.

Le contact de mes doigts froids sur sa peau lui fit l'effet d'un électrochoc et Owen se recula aussitôt, décidant qu'il était tant d'aller se mettre au chaud. Puis après un dernier regard sur mon corps, il m'attrapa la main et me guida à son tour jusqu'à sa voiture. Je le suivis sans broncher, le laissant me guider à travers les rues, montant dans la voiture lorsqu'il fut temps, le laissant pester sans rien dire à chaque feu rouge ralentissant notre course. Pendant tout le trajet, je me mordis la lèvre. Avais-je raison de le suivre ? Avais-je raison de le laisser m'emmener là où je savais que nous allions ? Avais-je raison de le laisser gagner ça ? Me prendre ça... ? La part raisonnable de moi-même ne le voulait pas. Voulait lutter contre lui. Mais j'étais seule depuis si longtemps... « mal baisé » depuis si longtemps, diraient certains. J'avais envie de me laisser aller pour une fois, rien qu'une soirée. Faire des bêtises comme à l'adolescence et me moquer des conséquences. J'avais envie de retrouver la Livia de mon adolescence, qui n'avait ni carrière, ni avenir tracé et qui pouvait tout se permettre parce que le temps des responsabilités n'était pas encore venu...

Trop rapidement à mon goût - surtout parce que me réflexion ne m'avaient pas conduite à trouver un plan d'action clair - la voiture s'arrêta et un « enfin » plus que clair passa les lèvres de mon patron, signifiant la fin de la torture pour lui. Grand bonheur lui fasse. Je n'étais pas au bout des miennes. Aussi, c'est sans un mot que je sortis de la voiture, serrant mon sac contre moi. Je savais qu'à la seconde où son corps frôlerait le mien, sans serait fini pour moi... Chose qui arriva alors que je posais la main sur la poignée de la porte d'entrée. Je le sentis dans mon dos et reculait contre son torse, sentant sa chaleur dans mon dos, son souffle dans ma nuque. Fermant les yeux, je me mordis la lèvre en soupirant. Et merde ! Tant pis pour la femme de responsabilités, songeais-je en me retournant, me retrouvant le visage à quelques millimètres à peine du mien. Et alors que ma main droite appuyait sur la poignée pour ouvrir la porte, ma main gauche retrouva le chemin de sa nuque pour l'attirer à moi dans un baiser passionnée. « Chut... chut... chut... », soufflais-je alors que la porte claquait contre le mur.

« Oui, moins de bruit me paraît pas mal comme plan », s'exclama une voix dans la pièce d'à côté. Surprise, je m'écartais d'Owen pour regarder l'intrus qui était autre que mon cher frère aîné. « Pas sûr que papa apprécie le son... ni l'image d'ailleurs. Pas sûr que je l'apprécie non plus quand j'y pense. » « Mais qu'est-ce que tu fais encore ici ? », grognais-je. Cette maison était vraiment le pire des moulins. « Je finissais de ranger le repas de ce soir. J'allais partir », assura-t-il, désignant le manteau qu'il avait sur le dos et les clés de voiture dans sa main. « Bonne nuit ? » Ouais, c'était ça ! Bonne nuit. « Il faut vraiment qu'on ait notre propre endroit, loin du bazar de cette maison », soupirais-je avant de prendre la direction de notre chambre. Heureusement, elle se trouvait à l'écart dans une aile de la maison où personne n'allait en pleine nuit. Jusqu'au petit matin, l'endroit n'était que pour nous.


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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Ven 31 Oct - 23:08






C'est une blague?

Avec Olivia R. O'Ceallaigh



Durant tout le trajet, je refrénais tant bien que mal mon envie grandissante de lui bondir dessus. Elle était là, assise à côté de moi, si proche de moi et je ne pouvais rien faire pour le moment, à part me concentrer comme je le pouvais sur la route. Et si jamais le temps du trajet la faisait revenir à la raison et qu’au final ça ne l’intéresse plus ? Evidemment qu’il y avait cette menace, ce risque. Parce que plus le temps passe, plus on se refroidit. C’est ainsi. De toute manière, je n’aurais qu’à la charmer de nouveau pendant cinq minutes et le tour est joué. Si elle est frustrée au point de se taper le premier venu la semaine dernière, c’est qu’elle ne pourra jamais me résister non ? Surtout si ce type ne l’a pas satisfaite. Ce sera un jeu d’enfant pour moi, sachant qu’elle est un minimum alcoolisée. C’est une bonne technique pour obtenir facilement ce qu’on veut que de saouler les gens. Ça fonctionne à chaque fois.

Enfin arrivés devant chez elle, j’avais coupé le moteur pour sortir de la voiture ensuite. Elle quitta son siège également, sans un mot. Bon sang, j’espère qu’elle n’a pas changé d’avis et qu’elle est en plein doute… Il va falloir remédier à ça sinon. Je fis le tour de la voiture pour m’avancer dans l’allée de sa maison après l’avoir verrouillée et je la suivais jusqu’à la porte. En même temps, je sortis mon téléphone de ma poche pour jeter un œil à l’heure qu’il était. Bon, il n’était pas encore trop tard. Lorsque je relevai les yeux, rangeant mon téléphone dans ma poche, je manquais presque de lui rentrer dedans. Oh, je n’avais pas calculé que la porte était si proche. Du coup, je me retrouvais limite collé à elle pendant qu’elle ouvrait la porte. Plus vite… Elle se mit à reculer légèrement, sans doute pour avoir la place d’ouvrir la porte ? Je la gênais peut-être ? Elle avait besoin de place pour ouvrir la porte ? Tant pis, je ne bougeais pas pour autant. Allez ouvre, vite. Je me tenais prêt à entrer lorsqu’elle aurait ouvert la porte mais au lieu de ça… elle se retourna vers moi. Tout se passa très vite ensuite. Elle attira mon visage contre le sien pour un nouveau baiser passionné et en même temps, comme elle s’appuyait contre la porte d’entrée, ben elle claqua contre le mur en s’ouvrant. Ouais, j’ai connu plus discret comme entrée. Mais on ne va pas chipoter sur des détails insignifiants.

Elle baragouinait quelque chose – je crois qu’elle disait à la porte de se taire – mais je n’y fis pas plus attention que ça, j’étais plutôt concentré sur autre chose. Sur ses lèvres pour être précis. L’une de mes mains avait retrouvé sa hanche, l’autre se tenait contre le haut de son dos pour la maintenir contre moi. J’aurais presque pu penser que j’étais chez moi. Presque, si une voix n’était pas sortie de nulle part. Une voix masculine qui plus est… Aussitôt, elle s’extirpa de mes bras et je devais bien me redresser un peu pour chercher du regard cet intrus… Je haussais un sourcil en écoutant ses paroles. Moins de bruit… Oui et bien cette nuit il y en aura. Que ça te plaise ou non jeune homme – même s’il est peut-être plus vieux que moi en fait. Et on s’en tape de son père. Ne vas pas la décourager à dire des conneries crétin ! Et bien retourne te coucher si tu n’apprécies pas ce que tu vois… Livia répliqua en lui demandant ce qu’il faisait ici… Non mais sérieux, on s’en tape de ce qu’il glande dans sa cuisine ! Et monsieur se justifia. Oui bon à ce rythme-là, on en est au même point demain alors on accélère jeunes gens. Je m’impatientais dans mon coin alors que le frère et la sœur discutaient…Ouais c’est ça bonne nuit. Et Livia se décida ENFIN à avancer pour rejoindre la chambre. Ce n’est pas trop tôt. D’ailleurs, en passant devant son frère, je ne pus retenir une petite réflexion accompagnée d’un petit sourire, après tout, il m’avait fait perdre du temps.

« Elle passera une excellente nuit, ne t’en fais pas, mais elle ne dormira pas beaucoup. »

Allez sur ce, je suivais ma chère et tendre dans les escaliers. Comme j’étais derrière elle, j’en profitais pour laisser mes yeux admirer le spectacle qui s’offrait devant moi. Arrivés en haut, nous prenions la direction de notre chambre conjugale. Au moins un avantage dans cette maison de cinglés, on est éloigné des autres pendant la nuit ! Elle pourra donc s’en donner à cœur joie. Le temps du parcours, j’avais déjà retiré ma veste – gagnons du temps. Devant la chambre, je passai furtivement devant elle pour lui ouvrir la porte – quelle galanterie n’est-ce pas ? Je la laissais entrer d’abord et entrais à mon tour, jetant ma veste au hasard dans la pièce. A peine avais-je fermé la porte que je la saisissais d’un coup par le bras pour la plaquer contre la porte fermée. Halleluyah, enfin ! Finie la retenue, à présent nous sommes seuls et je peux enfin relâcher cette pression. Immédiatement après, et sans lui laisser le temps de faire quoique ce soit, je revenais capturer ses lèvres pour venir l’embrasser sauvagement cette fois. Place aux pulsions. L’une de mes mains maintenait son bras contre la porte, l’autre vint se glisser derrière sa nuque, laissant mes doigts parcourir ses cheveux. Ma respiration s’était accélérée d’un seul coup tellement j’avais attendu. Finie la frustration de l’attente. Mon corps était collé au sien. Je sentais sa chaleur à travers nos couches de vêtements respectifs. Il est trop tard pour faire marche arrière à présent.

Je finis par quitter ses lèvres pour aller l’embrasser dans le cou, fougueusement. Ma patience avait atteint sa limite. J’alternais entre des mordillements et des caresses de ma langue sur sa peau. La main que j’avais précédemment sur sa hanche remonta légèrement le long de son ventre pour se glisser sous son haut et ainsi être en contact direct avec sa peau. Je remontais légèrement pour lui caresser le bas du dos et je revenais sur le ventre en passant par sa chute de rein. Elle n’a pas l’air si mal foutue que ça en fait. Mon autre main quitta sa nuque pour rejoindre l’autre, attrapant ainsi le bas de son haut. Je reculais alors mon visage de son cou, pour pouvoir lui retirer son vêtement plus facilement. Ceci fait, je le jetai au hasard derrière moi et elle se retrouvait en soutien-gorge face à moi. A ce moment, mon regard se perdait sur son corps, que je n’avais encore jamais vu si dénudé. C’est limite si j’examinais chaque parcelle de son buste, de son ventre, de sa poitrine. Et sans m’en rendre compte, l’un de mes tics apparut. Celui que je ne pouvais pas éviter lorsque ce que j’avais devant les yeux m’attirait fortement. Je me mordis les lèvres quelques secondes avant de passer ma langue sur ma lèvre inférieure.






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MessageSujet: Re: C'est une blague? [Olivia ♥]   Ven 31 Oct - 23:12

c'est une blague?

j'ai jamais su jouer à ce genre de jeu. trop confiante, trop moi... je perds toujours. j'y laisse ma peau et mes os. et toi tu me perdras... comme les autres avant toi.

Cette famille... Ma famille... était complètement dégénérée. Mon frère et moi étions en train de parler tranquillement du fait que j'allais m'envoyer en l'air avec mon mari dès qu'il ne serait plus dans notre champ de vision, sous le toit même de mes parents, comme si c'était la chose la plus normale du monde. Et le pire, c'est que dans cette famille, ça l'était. Mon frère aurait sans doute joué les gars protecteurs et n'aurait pas voulu que cela arrive si Owen avait été le premier venu ou mon petit ami, mais là, il était mon mari et pour tous, le mariage était déjà consommé. Alors une partie de jambe en l'air de plus ou de moins, ça n'était clairement pas ce qui allait choquer. Ma famille était complètement... folle ?

Je l'étais probablement tout autant, parce que même après le long trajet et ma réflexion pendant la route, même après cette rencontre avec mon aîné, même en sachant que mes parents étaient dans une chambre à l'étage en dessous et même si je savais que c'était la pire connerie de ma vie, j'avais juste envie d'être enfin seule dans cette foutue chambre que nous partagions et qu'il advienne ce qu'il devait advenir. Et le pire, c'est qu'Owen fit une remarque à mon frère en passant, que je ne saisis pas. Il valait sans doute mieux, car connaissant l'oiseau, c'était probablement une remarque des plus déplacés à dire à un frère. Et je m'en fichais comme de l'an quarante. Il m'avait chauffé, je l'avais chauffé... je m'étais chauffé aussi à jouer ainsi avec le feu et j'avais juste envie qu'il éteigne le brasier. Tant pis pour cette dignité que j'avais perdue depuis longtemps et tant pis pour les conséquences. J'avais besoin d'un homme et il m'avait promis qu'il allait me donner ce dont j'avais besoin. Qu'il joue son rôle, je jouerais le mien.

Arrivée devant la porte de la chambre, Owen m'ouvrit - galamment ? - cette dernière, avant de me laisser entrer... et de me plaquer contre le bois ses lèvres déjà de retour sur les miennes. Il n'y avait plus de place pour la retenue - si toutefois il y en avait eu avant - et c'est sans remords et sans hésitation que son corps partie à la conquête du mien, explorant chaque parcelle de peau qu'il pouvait atteindre ou se devait de découvrir. Et son corps était en feu sous mes doigts encore froids, alors que je tirais sa chemise hors de son pantalon pour aller toucher son ventre, sentir le fin duvet de poils qui ornait ce torse qu'il s'était machiavéliquement échiné à me dévoiler au-delà de toute raison depuis que nous jouions le parfait petit couple en visite dans la famille.

Habilement, il commença à m'effeuiller, me faisant bientôt me retrouver en soutien-gorge devant lui. Il prit alors le temps de m'examiner découvrant ce corps que j'avais, à l'inverse, tout fait pour cacher depuis le début de cette comédie. Je me sentis rougir un peu sous l'examen, consciente que ça n'était pas quelque-chose de moi qu'il se devait de voir et ne sachant plus si j'avais vraiment envie ou non qu'il me mette ainsi à nue. Puis je le vis se mordre la lèvre, avant de passer sa langue sur l'objet du délit. Je pris cette réaction pour une preuve de son appréciation et mon rougissement s'accentua, alors que le désir revenait au galop, balayant sans ménagement l'appréhension et la conscience que ça n'était pas bien. Je le voulais et il me voulait et il appréciait ce qu'il allait avoir. C'était tout ce qu'il me fallait dans ses conditions pour reprendre sa bouche dans un baiser brûlant, m'attelant déjà à défaire les boutons de sa chemise qui rejoignit bientôt le sol.

Posant mes deux mains sur son torse, je le repoussais alors, le faisant reculer sans pour autant perdre le contact, suivant son mouvement, jusqu'au lit. Je le fis s'asseoir, alors que je retirais mes chaussures d'un mouvement des pieds, le regardant à mon tour, observant ce torse viril que j'avais tout fait pour éviter jusqu'alors, sentant son souffle si près sur ma peau. Et passant mes bras derrière mon dos, je dégrafais mon soutien-gorge, plaquant un bras sur la dentelle noire pour la maintenir contre ma poitrine, alors que les bretelles tombaient sur mes bras. Il me regardait. Il me regardait vraiment et j'avais l'impression d'être totalement passé au scanner sous son regard. Je découvrais alors une chose que je n'avais plus expérimentée depuis mon ancien amour et qui m'effrayait un peu. Je redécouvrais ce que c'était d'exister, de ne pas être qu'un corps objet, mais un corps désirable et c'était la chose la plus effrayante que j'avais vécu depuis lui... Je n'étais pas juste une relation d'un soir. Il y aurait des conséquences, même si elles ne devaient pas conduire à une relation ou à la souffrance. C'était ce qui s'en rapprochait le plus depuis des années et c'était réellement terrifiant.

Plus que jamais désireuse de couper court à cette foutue crainte qui m'empêchait d'avancer depuis des années, je l'embrassais, mordant la lèvre, me rapprochant de son corps au maximum, plaçant un genou de chaque côté de ses cuisses et m'accrochant à sa nuque de ma main libre.


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