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 Nobody's fault but mine...

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MessageSujet: Nobody's fault but mine...   Mar 2 Sep - 18:42

Try to save my soul tonight

Oh, it's nobody's fault but mine...

Début septembre 2015

"Il me faudrait 5mg d'adrénaline... maintenant!"

C'était une journée comme celle que Scott détestait.
Qu'on ne s'y trompe pas, l'infirmier adorait son job, plus qu'adorait même, il était du genre à être acharné à la tâche et à faire des heures supplémentaires sans broncher, un sourire parfait sur les lèvres, il refusait les promotions, arrivait toujours à l'heure au boulot et repartait bien souvent après les autres... L'employé parfait. Le blond ne savait pas vraiment l'expliquer, peut être qu'il était vraiment taillé pour le métier, peut être qu'il ne se sentait véritablement qu'à son aise dans les couloirs de l'hôpital. Scott était de ce genre d'infirmiers qui connaissait les noms et toutes les histoires de ses patients par coeur. Question d'habitude et parce qu'il avait appris que chaque vie était importante et que chaque patient comptait, il n'y avait pas vraiment de petit bobo, tout le monde avait besoin de se sentir spécial et d'être rassuré et choyé et ce même si ce n'était que pour quelques heures. Il laissait les médecins donner leur diagnostic froid sans absolument aucune saveur et sans se soucier de la petite fille qui était là et qui manquait son anniversaire ou même de ce couple qui allait se marier dans quelques jours... Scott lui savait et il vivait des dizaines d'histoires tous les jours et quand il rentrait chez lui, il était plus qu'éreinté car quelque part, on pouvait dire qu'il avait beaucoup vécu. C'était d'autant plus vrai ces derniers temps car l'absence de Luya avait creusé un vide qu'il tentait de combler avec son travail. Le brun était toujours en Espagne, toujours loin de Scott pour son travail amis le blond était content d'avoir réussi à le convaincre. Certes la distance était dur et lourde à supporter. Combien de fois avait-il dit à Luya de ne pas faire ses valises et de tenir bon? Ils se parlaient grâce à internet et Scott était bien content de voir le visage de l'autre homme sur son écran d'ordinateur, c'était réconfortant. Ce n'était pas pareil mais Scott préférait ça que rien du tout. Toujours de cette manière, Luya était à lui. Et le blond préférait largement ignorer ce que l'autre homme lui avait dit avant de partir, comme quoi il pouvait fréquenter d'autre personne... Non, il voulait son Luya.

"Winston, vous voulez bien descendre au service des urgences, je crois qu'ils sont débordés aujourd'hui." Scott haussa la tête et il termina sa perfusion, rassurant sa patiente, ce n'était rien, juste de la fatigue, pas de quoi paniquer avant de quitter la chambre. Il poussa un soupir et se dirigea vers l'ascenseur, regardant les chiffres s'allumer, pensif. L'hôpital était bondé en continu depuis le tremblement de terre, certes, leur cher patron à tous, Harry, avait mis le prix pour restaurer l'hôpital en un temps record mais la ville comptait toujours de nombreux blessés en tout genre. Certes, Los Angeles se remettait, se reconstruisait, mais les gens se retrouvaient toujours ici, toujours dans leur salle d'urgence, à croire qu'ils avaient toutes les réponses. Pour les points de suture, Scott voulait bien, mais il ne pouvait pas loger les gens, des logements sociaux avait été mis en place, des solutions avaient été trouvées... La ville des anges se remettait. Plus bas, aux urgences, c'était effectivement un véritable chaos. Aux patients habituels et aux personnes qui venaient aux urgences pour rien (franchement qui venait aux urgence parce qu'il avait découvert un bouton dans son dos... Franchement...), à tout cela s'ajoutait un groupe d'enfants d'une dizaine d'années, visiblement leur bus avait été touché dans un accident de voiture mineurs et quelques enfants avaient besoin de point de suture.

"Est-ce que ça va faire mal monsieur?" Scott eut un sourire, désinfectant en main, fixant ce petit garçon qui devait à peine être âgé de quoi... Huit? Neuf ans? "Hmm ... Je ne vais pas te mentir, ça va piquer un peu mais juste pour quelques secondes." L'enfant hocha la tête et Scott fit son travail, content de voir qu'il était plus courageux que la plupart des patients adultes. Lui et ses camarades posaient beaucoup de questions, visiblement il y avait eu plus de peur que de mal dans cet accident de voiture, tant mieux se dit le blond, ils étaient trop jeunes pour voire des horreurs, si un jour Luya et lui avait des enfants il... Wow. D'où venait cette idée complètement folle? Ils n'en avaient jamais parlé, enfin si peut être une fois, ou peut être pas, tout lui paraissait si loin à présent, son petit ami était à l'autre bout de la planète alors ce n'était certainement pas le bon moment pour songer à  ça... Certainement pas. "Au suivant." annonça Scott à personne en particulier, se disant qu'il ferait mieux de se concentrer sur ce qu'il pouvait faire dans l'immédiat. Deux personnes se levèrent au même moment dont un jeune homme avec un capuche sur la tête, ce dernier ne rencontrant pas le regard de Scott. Et le blond ne sut même pas pourquoi ce détail le frappa mais à croire qu'il lui restait quelque bon réflexe de l'armée car son instinct lui disait qu'il y avait quelque chose d'un peu off chez ce type. Était-ce quelqu'un qui était venu chercher sa dose de morphine à l'hôpital? Ou juste pour voler des médicaments pendant que tout le monde avait le dos tourné? Ça arrivait de plus en plus souvent.

"Une seule personne à la..." fois? Scott ne peut pas terminer sa phrase car l'homme en question venait juste de baisser sa capuche et de redresser le bras, pour pointer une arme en direction de Scott, juste là, à seulement quelques centimètres de son visage, il pouvait voir le canon de l'arme avec une précision folle.
...
Qu'est-ce qu'il disait déjà?
Des enfants, oui, cela lui paraissait être une bonne idée s'il vivait suffisamment longtemps.

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Dernière édition par Scott R. Winston le Dim 5 Oct - 9:54, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Nobody's fault but mine...   Dim 5 Oct - 7:54

Try to save my soul tonight

Oh, it's nobody's fault but mine...

Début septembre 2015

C’était flou.

J’me souvenais plus ce qui avait écopé d’abord. La tête? Le cou? Le dos? Ça c’était fait vite, trop vite pour que je réalise vraiment ce que je venais de prendre dans la gueule.

D’habitude, ça passait mieux. Sur ma planche de surf en plein océan, j’avais tout vu. Un coup sur le crâne, un revers en plein dans les dents, une roche direct dans les côtes, c’était monnaie courante. Limite, je cherchais la merde la grande majorité du temps, ramant trop vite, trop fort, me foutant direct là où l’action – et le risque de me blesser – se décuplait. Mais j’y pouvais rien, l’adrénaline c’était limite plus important pour moi que l’oxygène, et si j’avais la réputation d’être un casse-cou un peu trop couillon, je l’avais bien cherchée… et ça m’allait comme un gant. Donc ouais, les courbatures, les os cassés, les maux de tête, les yeux au beurre noir, la tronche défaite, je m’y connaissais depuis le temps. Mais ça, ça c’était une autre paire de manche.

Je sentis des bras m’aider à me relever et limite j’avais envie de rire, me disant qu’habituellement, quand mon corps était en mille miettes, je finissais toujours par ravaler avec un grand sourire niais de plaqué direct sur les lèvres avant de me débrouiller tout seul. La douleur, j’en avais vue de toutes les couleurs et j’étais plutôt dur de mon corps, comme vous pouviez vous en douter. Alors c’était très, très rare que je finisse par me faire aider, et limite, soigner. C’était Isla et Rae qui avaient pris le relais depuis que j’étais revenu à L.A. et qui s’entraidaient pour me faire chier comme personne à aller voir un médecin dès que je m’égratignais un membre. Oh, les filles. Fallait pas qu’elles sachent que j’avais foiré déjà à la deuxième semaine de mon contrat comme cascadeur. Que j’avais proposé de dévaler sans harnais la côte où la scène se tournait. Que je m’étais élancé stoïque, débutant le trajet de parcours qu’on m’avait fourni avec un peu trop d’assurance, pour finir par me pèter la gueule solidement, trop solidement, contre un escarpement rocheux particulièrement piquant. Un peu plus et je tombais de plusieurs mètres de haut direct dans la vallée, mais tout de même, ma chute improvisée m’avait valu quelques applaudissements avant d’entendre l’équipe s’alarmer de ne pas me voir me relever. Ils me connaissaient, j’étais du genre con à faire le mort à la moindre occasion mais là, y’avait un peu trop de sang pour que je joue. Le crâne fendu, ça je sentais direct en passant mes doigts derrière ma tête. Les côtes une nouvelle fois fracturées – c’était du pareil au même, les connes n’avaient pas eu assez de temps pour se solidifier – et à mon sens, j’avais probablement une épaule de disloquée et une jambe ouverte sur une plaie plutôt grande. Merde, merde. Étourdi, j’arrivais à peine à garder l’équilibre une fois sur pied et même si je sentais mon cœur battre à tout rompre d’excitation, je savais aux vues des regards dans ma direction que j’avais fait fort sur ce coup-là. En même temps, proposer de descendre plusieurs mètres apiques à la course en s’élançant un peu partout ressemblait au genre de plans merdiques desquels je sortais toujours abimé à divers niveaux, mais bon, fallait croire que j’apprenais pas. Que j’apprendrais jamais.

Le pire, c’est que j’avais voulu les rassurer, tous. Leur montrer qu’aussi idiot j’avais pu être, on aurait assurément une autre scène ultra réaliste à ajouter au montage. M’appuyant sur Raoul, l’assistant-réalisateur, j’avais même fait l’effort de pousser un sourire, le souffle encore trop coupé pour penser à parler, mais direct je m’étais stoppé dans mon élan. Trois dents provenant direct de ma mâchoire avaient filé direct au sol, entraînant avec elles un flot de sang, probablement venu d’une joue fendue de l’intérieur. Ou de ma boîte crânienne qui avait déjà trop vécu, ou de…

J’aurais vraiment aimé pouvoir vous en raconter encore un peu sur mes malheurs, sur mes divers maux, sur mes blessures qui mine de rien me rendaient particulièrement fier vu leur impact impressionnant, mais je préférai m’effondrer de nouveau au sol, inconscient, à la place.

Au moins, le sourire niais était fidèle au poste. Sanglant et quasi-édenté, mais bien présent.

Ce qui me réveilla sur le coup, c’était une sonnerie, constante. Le genre de biiiiiiip agressant qui nous ressuscite en matinée, qui recommence encore et encore jusqu’à ce qu’on l’assomme avec toute la vigueur qu’on peut avoir. Bip. Je fronçai d’abord les sourcils, yeux clos, sentant ma tête engourdie par la fatigue, par le son ambiant, par le bourdonnement autour de moi. Bip C’est une voix à proximité qui me força à porter attention À autre chose qu’à mon corps ankylosé, immobile, limite attaché contre… une civière? « Il a déjà perdu beaucoup de sang. On prendra pas de chance, file avec lui à la salle de transfusion le temps que j’aille chercher le médecin de garde. » Les roues agitées, le lit mobile qui slalomait entre les couloirs, les bruits de pas sur le plancher ciré, les voix alertes autour de moi. Crap. J’étais de nouveau au Good Samaritain, c’est ça? Bip Je tentai d’ouvrir les yeux, d’abord aveuglé par la lumière d’un dude un peu trop égoïste qui en profita direct pour observer mes pupilles au cas où les néons auraient pas déjà fait un excellent boulot à m’éblouir direct. « Hey oh! » que je crachai, sentant le goût ferreux qui emplissait ma gorge depuis tout à l’heure encore bien présent. Bip L’infirmier me sourit, limite plein d'apitoiement, avant d’ajouter un « Vous êtes entre bonnes mains M. Whitely. Il ne reste qu’un couloir à passer pour arriver à destination. Profitez-en pour vous reposer avant de… » le type s’immobilisa direct, coupant court à ses commentaires rassurants à la con, le temps que la civière se stoppe elle aussi et m’arrache un soupir de douleur vu l’impact surprise. Bordel, déjà que j’étais plutôt excédé d’avoir fini ici comme une pauvre victime – damn, je l’avais cherché, qu’on m’épargne avec la pitié hen – s’il fallait en plus qu’on me fasse faire un nouveau lot de cascades en direct de l’hôpital avec en bonus mon matelas de pacotille qui se chargeait de m’achever, on était pas sortit de la misère. « Avant de? » que j’insistai, irrité, usant de mes dernières forces pour me hisser sur mes coudes, ah tiens, mon épaule était toujours autant en compote, espérant attirer le regard de l’autre connard qui était toujours cloué sur place. Bip J’avais tellement de remarques prêtes à lui lancer à la gueule, j’avais tellement envie de le faire chier comme personne, et de réclamer au passage qu’on arrête de me faire attendre comme un pitoyable petit blessé de guerre pour faire ce pour quoi je payerais ensuite une bonne somme – hello, soignez-moi! – lorsque je vis la scène.

Scott. L’infirmier qui était devenu mon régulier avec le temps. Normalement, j’aurais rouler des yeux et il serait venu me voir prompto avec une de ses seringues magiques, se chargeant de panser mes blessures en un temps record avant de me faire chier un brin en me disant que la prochaine fois serait peut-être la bonne, mais je me retins. Mine de rien, il avait tout de même un revolver à quelques centimètres de la tête et même si j’avais culbuté comme un grand chef quelques heures plus tôt, assez pour me démolir le corps et la tête plus que d’hab, je savais que là, j’hallucinais pas.

Leo le super-héros eu l’envie de sauter en bas de la civière et de filer direct sur la scène, coupant le silence de quelques blagues, tentant de détendre l’atmosphère et de comprendre la chose avant de retirer avec agilité l’arme des doigts de l’autre fou furieux, mais un p’tit quelque chose me disait que si je mettais ne serait-ce qu’un pied par terre, je m’effondrerais de nouveau. Pas super pratique pour sauver la veuve et l’orphelin, sauf si mon plan était de saigner sur notre assaillant pour l’aveugler. Dans un élan de stupidité téméraire, je reléguai donc mon attention sur autre chose, le plateau chirurgical annexé à ma civière, et je mis toutes mes forces à la balancer direct au sol. Le bruit du métal heurtant le parquet fit d’abord sursauter le mec armé, avant que son regard fuyant détaille toute la salle, toute la scène. Pas un mot, rien qu’un air mi-apeuré, mi-dément qui ornait son visage, et que je remarquai alors qu’il passa bon nombre de secondes à dévisager dans ma direction. Mais qu’est-ce qui pouvait bien motiver un homme à se présenter aux urgences avec une arme, prêt à tirer sur quiconque croise son chemin? Il avait pas eu droit à son jus de fruits après sa prise de sang? Il prenait pas le fait que son médecin de famille était à la retraite? « Essaie pas de faire le malin, l’éclopé. » qu’il me balança, avant d'esquisser un pas de plus vers Scott.

So long, les envies de jouer au chevalier servant hen.
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