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 When you live in the unknown it becomes your home. Ft Jackson

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MessageSujet: When you live in the unknown it becomes your home. Ft Jackson   Mar 23 Sep - 23:23



Jackson & Avery

Ca avait ressemblé à un simple coup de tête au départ. Elle n'avait pas vraiment, pour une fois, pesé les pour et les contre. Mais c'est sûrement parce que, sans qu'elle le réalise, la balance des pour était tellement lourde que rien ne pouvait la faire tomber du mauvais côté. Être le boss de Jackson. Voilà l'argument choc qui, si elle avait pris la peine d'y penser, aurait suffit à la convaincre. En y réfléchissant, elle trouvait bien sûr d'autres arguments, plus méthodiques, plus pratiques. Parce qu'il était hors de question que les choix importants de sa vie tournent autour de ce bon à rien qui lui servait de cousin. Et puis, au fond, qui n'a jamais rêvé de posséder son propre bar. Enfin, elle n'avait pas prévu d'en faire SON endroit. Elle n'allait pas y modifier quoi que ce soit. De toute évidence, l'endroit fonctionnait très bien comme il était. Inutile d'essayer de ramener à Venice des personnes ayant des goûts un peu plus... potables. Oh, le Barking n'est pas mal. Elle n'oserait tout de même pas trop critiquer le travail de sa cousine qui, pour une Monroe, n'a pas si mal réussi. On peut dire qu'elle a fait le mieux possible avec les moyens du bord. Pas vraiment le style d'Avery néanmoins. La nouvelle proprio préférait sans aucun doute les coins plus calme, plus huppés... On s'habitue vite à vivre avec les riches. Mais après tout, elle était venu à Los Angeles pour changer d'air, changer d'entourage, et retrouver ses "racines". L'achat de ce petit bar paumé n'avait au final rien de trop étonnant. Elle suivait sa ligne directrice : retrouver Jackson et re-découvrir sa vie. Officiellement elle voulait renouer avec sa famille après s'être remise de la mort de son père. Qui ne l'avait guère traumatisée. Officieusement, l'inspiration devait vraiment lui revenir, sinon elle devrait vivre sur ses placements et ce serait un peu frustrant. D'autant qu'elle ne pouvait laisser Marie-Line mourir aussi bêtement. C'était un tellement beau travail... Elle n'avait décidément pas le choix. La famille, même quand on n'en veut plus, il y en a encore. Et c'était aujourd'hui. LE jour pour retrouver Jackson. Elle aurait presque marqué son nom dans son agenda... Mais elle avait décidé de ne plus avoir d'agenda maintenant qu'elle s'installait à LA. Un peu d'imprévu ne ferait pas de mal à la jeune divorcée qu'elle était. En tout cas, elle avait vérifié quel jour son cousin devait travailler et elle pourrait ainsi se pointer comme cheveu sur la soupe. Jackson avait intérêt d'être ravi de voir que le bar était dans d'aussi bonnes mains que les siennes. Il le savait déjà peut-être. S'il avait fait un peu attention à ce qui l'entourait... Mh. Il ne le savait probablement pas. Avery avait donc décidé de faire bien les choses et s'était habillée à merveille pour sa première vraie sortir sur Los Angeles. Elle était pas ici depuis vraiment longtemps à vrai dire. Juste le temps d'acheter un bar. Et ça se fait plus vite qu'on ne pourrait l'imaginer d'ailleurs! En tout cas, elle n'avait pas encore eu le temps de vraiment sortir sur LA, d'autant qu'elle n'y connaissait pas encore grand monde. Alors tant pis si sa nouvelle acquisition n'était pas un bar huppé de New-York comme elle les aimait, elle s'était quand même habillée pour sortir. Escarpin aux semelles rouges, petit robe noire, veste cintrée blanche. Le look parfait de la nana qui s'est perdue dans Venice. Mais Avery ne se perd jamais. L'avantage des smartphones et leur GPS intégrés sûrement.

Le bar, elle savait déjà comment y aller. Et à la réflexion, ce n'était pas si loin que ça de son appartement. Quoi que... Rien n'est loin dès que l'on prend le taxi. Elle commençait tout de même à s'habituer à la ville et elle avait parfaitement prévu son temps de trajet. Ponctuelle, comme souvent. Et comme elle s'y attendait, elle était la première arrivée. Compter sur Jackson pour arriver à l'heure, ce serait être bien trop optimiste. Sans pour autant être blasée de la vie, Avery était plutôt du genre réaliste quand à la capacité des autres à la décevoir. Enfin. Déçue. Un bien grand mot. Elle était plutôt satisfaite que son cousin soit toujours à la hauteur de ses attentes. L'avantage d'être proprio, c'est qu'elle n'avait pas à l'attendre comme une idiote, dehors, à se peler avec sa robe trop courte. Elle avait les clés désormais. Ça faisait bizarre de rentrer dans le Barking Spider comme si elle était chez elle. Les chaises à l'envers sur les tables, la lumière du jour qui entre à peine. Elle mit quelques chaises en place, alluma les lumières du bar, se servit une ambrée et finit par s'installer sur une chaise de bar pour attendre son employé. La formule avait décidément du charme. Dire "son larbin" était encore plus plaisant mais elle allait tout de même modérer ses propos, si elle était trop insupportable, Jackson serait capable d'essayer de trouver un boulot ailleurs. Ce serait tout de même dommage. Elle ne pouvait pas se permettre d'acheter tous les bars, ou tous les commerces de LA. Elle avait beau être riche, elle savait aussi ne pas dépenser son argent dans des conneries. Dans trop de conneries en tout cas. Elle pourrait éviter d'utiliser le terme larbin en présence du principal intéressé. Principal intéressé qui venait d'ailleurs d'arriver et semblait plutôt surpris d'avoir trouvé la porte ouverte. Il eu l'air encore plus surpris de trouver sa cousine, accoudée au bar, les jambes croisées sur sa chaise, une bière à la main, lui adressant un large sourire. Si ça n'était pas la meilleure surprise de sa vie, elle ne savait pas trop ce qu'il lui fallait. « Et sinon, le bar tourne tout seul quand t'es pas là? » C'était sa façon de lui dire "Salut Jackson, ravi de voir ta tronche, et t'as intérêt de montrer un peu d'entrain pour le retour de ta cousine si chiante". Et puis c'était son rôle de boss de lui faire remarquer qu'il devait être à l'heure. Bon, son ton n'était pas trop convaincant, plutôt moqueur même... C'était pas sûr que Jackson percute tout de suite qu'elle était rentrée sans lui dans le bar et que cela voulait donc dire qu'elle avait les clés. Il savait surement qu'il y avait un nouveau proprio, mais de là à ce qu'il fasse le lien... Quoi que, avec l'âge, il était peut-être devenu plus rapide. Ça fonctionne normalement à l'inverse, mais avec Jackson, il fallait s'attendre à tout. Il avait toujours aimé faire les choses à sa façon de toute façon, non? Oui, "sa façon" signifiait généralement "mal" selon les critères d'Avery, mais il y a certaines personnes avec qui on sait qu'il ne faut pas trop en demander.



Dernière édition par Avery R. Monroe le Dim 28 Sep - 11:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: When you live in the unknown it becomes your home. Ft Jackson   Sam 27 Sep - 12:07



Jackson & Avery

La vie de Jackson était chaotique. D’un côté elle l’avait toujours été. Il n’avait jamais eu ce qu’on pouvait appeler une vie paisible et ennuyeuse. Ennuyeuse peut être, parce que passer trois ans - même quatre en cumulé - en prison n’était pas ce qu’on pouvait appeler quelque chose d’amusant. Mais paisible, jamais. Bien sûr c’était en partie de sa faute. Jackson était ce que les gens appelaient communément un abrutit notoire. Il n’en ratait jamais une, même lorsque ce n’était pas particulièrement le but. Jackson n’avait jamais connu le plaisir d’avoir une vie plate et fade. Sans même parler d’absence de goût il n’avait jamais eu une un temps sois peu normale et saine. Il avait eu des moments de mieux, il avait eu des moments de pire. Et depuis quelques temps ils semblaient volontairement essayer de s’enfermer dans le pire. Callie l’avait mis à la porte, et l’on pouvait surement dire que c’était grandement sa faute. Avant ça, Savannah avait filé en France avec son connard de fiancé, le laissant voguer à la dérive… S’il voulait manquer de lucidité, il pouvait dire que c’était la faute de Savannah s’il avait encore merdé au point d’agacer suffisamment Callie pour se faire mettre à la porte. Mais c’était probablement exagérer. Et même lui n’oserait pas tirer sur les ficelles du karma de cette façon. Callie l’avait donc foutu à la porte, et si on allait pas dire que la garde d’Ella lui manquait, leur grand lit double et son odeur sur les draps étaient tout de même nettement plus confortable que le canapé de Parker. Bien sûr il n’en disait rien, pour éviter de passer pour un mec accroc principalement, et parce qu’il était encore dans la phase « fiou ce que ça fait du bien d’être libre, elle était franchement casse-couille. » La présence de Parker dans sa vie l’aidant grandement à penser ce genre de phrase stupide. Parker était typiquement le genre de pote régressif. Celui qui ne changerait jamais et qui ne voudrait jamais vraiment grandir. Celui qui ne tolérait pas l’idée d’avoir une copine, d’être sobre ou même clean. Celui qui s’arrangeait toujours pour que Jackson fasse une connerie plus grosse que lui même. Qu’on ne mélange pas tout, Jackson ne disait pas que Parker est un mauvais pote. Il en était même un très bien. Le genre de mec qui ne le laisserait pas déprimer sur son ex copine au ventre détendu par sa grossesse.

Quoiqu’il en soit la vie de Jackson était un peu chaotique. Comme si sa conscience alors qu’il était avec Callie parvenait tout de même à le tenir un minimum dans le droit chemin. Depuis qu’il vivait sur le canapé de Parker tout était plus… flou. Les matins étaient durs, les soirs il lui arrivait d’en oublier. Nécessairement lorsqu’il s’agissait d’aller travailler, il arrivait que cela soit un peu difficile. Il regardait Parker avec son regard vague caractéristique du gars qui a trop d’alcool dans le sang. Il regardait l’heure, et essayait de viser dans combien de temps il serait suffisamment sobre pour aller ouvrir le bar. Pas suffisamment de temps, clairement. « Fais moi du café Park, j’vais sous la douche… » L’avantage du changement de propriétaire, c’est que depuis quelques semaines il n’y avait plus vraiment de patron pour gérer le bar. Bien sûr Jackson n’abusait pas complètement, mais personne ne serait là pour s’apercevoir qu’il aurait surement une demi heure de retard. Il s’assit dans la baignoire et laissa couler l’eau sur lui, se frottant les yeux comme il pouvait pour essayer de réanimer les nerfs qui se chargeraient de… pfff, il ne sait évidement pas ce qu’est un nerf… Il se frotta les yeux pour rendre sa vue plus nette. Il leva les yeux vers la pluie, enfin vers la douche, et ferma brutalement la paupière en se prenant une goutte dans l’oeil. Dans une grimace il ouvrit la bouche et la remplie d’eau chaude qu’il avala de travers, le faisant tousser. Glorieuse journée.

Il finit par réussit à s’extraire de la baignoire et par se vêtir - avec deux chaussettes de couleurs couleurs différentes, mais ça personne ne le verrait - puis par sortir de la salle de bain avant de se faire un premier cul sec de café. Il se servit ensuite un grand mug de café, et murmura dedans. « Ne pas boire avant le boulot… » Il sentait Parker ricaner dans son dos, et eut une légère envie de lui jeter le café à la figure, mais il préféra s’allumer une clope avant de regarder l’heure. « merde » Il soupira et tira sur la clope avant de dire « j’embarque le mug » grogna-t-il avant de filer en dehors de l’appartement.

Sans même souffler dans le ballon il se doutait qu’il n’était pas en mesure de conduire, mais franchement ça avait assez peu d’importance, il était déjà suffisamment en retard comme ça, et qu’on se le dise, ça n’était probablement la première fois, et pas la dernière. Il savait ce qu’il faisait, ça devait suffire à tout le monde - ou pas. Il avala le reste de son café cul sec avant de prendre le volant et roula un peu trop rapidement jusqu’au Barking, la clope au bec. Il avait effectivement bien une demi heure de retard lorsqu’il arriva au bar… Bon comme il disait personne ne serait là pour le voir, ça n’était pas bien grave. Il sortit la clé du bar de sa poche et alors qu’il cherchait à la glisser dans la serrure la porte s’ouvrit. Il bascula en avant perdant l’équilibre et tomba nez à nez avec…What the Fuck ?

Il se redressa rapidement essayant au mieux d’avoir l’air normal. Putain de merde. Autant il était triste que Savannah est mis les voiles pour la France, autant cette Monroe là pouvait être n’importe ou qu’il s’en fichait éperdument. « Et sinon, le bar tourne tout seul quand t'es pas là? » Il fit un sourire mauvais. Elle n’avait pas changé. Vraiment pas… et lui, il avait un karma merdique. « Vu le verre dans ta main, je dirais que oui. » grogna-t-il ne se doutant pas du tout de ce qu’elle foutait là. Il finit d’ailleurs pas regarder les clés dans ses mains avant de relever les yeux vers sa cousine et de maugréé « Comment tu es entrée ? » Il se retourna vers la porte et se demanda s’il avait bien fermé le bar la dernière fois. Oui… Parker avait eu la décence de lui rappeler ce détail… Et puis il n’aurait pas oublié. Il se retourna vers sa cousine et passa derrière le bar. Il commença à mettre en marche les machines et en profita pour se servire un nouveau café. « Qu’est-ce que tu fais là ? Je te manquais ? » dit-il en pouffant à moitié de rire. Pas puéril pour deux sous… « Bon allez dégage, le bar n’est pas encore ouvert comme tu vois. » Il avala une gorgée de sa tasse avant d’aller descendre d’autre chaise du bar… Il allait tellement regretter cette dernière parole.

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MessageSujet: Re: When you live in the unknown it becomes your home. Ft Jackson   Jeu 2 Oct - 23:47



Jackson & Avery

La tronche de Jackson valait tout l'or du monde. Et le Barking Spider aurait pu être une affaire de merde et couler deux jours après qu'elle l'ai acheté, elle n'aurait même pas regretté d'y avoir foutu son argent. On a beau dire, certains riches savent malgré tout apprécier les petits bonheurs de la vie. Et l'argent de fait pas le bonheur était bien une expression de pauvre. Evidemment qu'il ne suffit pas, mais il suffit d'avoir un minimum de cervelle pour savoir quoi acheter et être vraiment heureux. Enfin, Avery avait depuis longtemps abandonné l'idée de faire comprendre son point de vue sur l'argent aux autres. Elle se contentait de savourer les bonheurs fugaces que sa vie de nouvelle riche lui offrait depuis cinq ans. Et aucune réflexion philosophique tendant à déterminer si l'argent suffisait à faire le bonheur n'aurait pu venir gâcher son moment de triomphe. Cet idiot de cousin reprit malgré tout son air arrogant habituel. En même temps, elle ne s'attendait pas à ce qu'il saute de joie à la simple idée de la supporter à nouveau, elle et sa langue de vipère. Si il avait débarqué dans son joli salon New-Yorkais, elle aurait sûrement hésité à appeler des gros bras pour qu'ils le mettent à la porte. Hésité seulement. Il avait beau être un des pires spécimens d'être humain qu'il lui avait été donné de fréquenter, il restait son cousin. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la famille? Et puis, elle aurait donné beaucoup d'argent pour assister à la rencontre Jim-Jackson. Et si Jackson avait eu la bonne idée de débarquer peu avant qu'elle ne divorce, elle l'aurait surement laissé coller son poing dans la gueule de son ancien mari. Mais Jackson n'était pas venu, et c'était elle qui s'incrustait désormais dans son petit monde bien réglé. Le pauvre. Son affection débordante pour sa frangine était d'ordre public, et voilà que, sans son accord, on lui l'échangeait contre sa cousine la plus insupportable. Seule cousine peut-être aussi. « Et sinon, le bar tourne tout seul quand t'es pas là? » Apparemment, vu son sourire, il n'était pas d'humeur à apprécier la qualité indéniable de l'humour de sa cousine. Mais qu'il soit d'humeur ou non, ce devait être le cadet des soucis d'Avery. C'était bien plus amusant de l'emmerder quand il n'avait pas envie qu'on l'emmerde. C'est un peu là le principe de toute chieuse, non? Et si Avery n'aimait pas le manque de panache dans le terme de "chieuse", elle n'aurait jamais osé nié qu'il s'appliquait à merveille à son cas. « Vu le verre dans ta main, je dirais que oui. » Mh. Jackson ne devait pas être lever depuis bien longtemps. On dit que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Avery ne savait pas si cet adage était véridique, mais une chose était sûre, l'avenir n'appartenait pas à Jackson. Le pauvre, il avait perdu Savannah pour se retrouver coincé avec elle. Elle arrivait presque à le plaindre. Presque. C'était Jackson après tout. Il devait avoir pourri son karma avec toutes les conneries de sa jeunesse, et aujourd'hui, il en subissait les conséquences. C'était surement de sa faute après tout. Avery aurait adoré raisonner comme ça, mais au fond, elle croyait pas assez à ce genre de conneries. Non, s'il se retrouvait coincé avec elle, ça n'avait rien à voir avec le karma. Juste avec le fait qu'elle avait l'envie et les moyens de revenir l'emmerder.

« Comment tu es entrée ? » L'air paumé de Jackson qui regarda ses clefs, puis la porte, puis elle à nouveau, aurait pu lui arraché un rire... Mais se foutre totalement de sa gueule pour leurs retrouvailles n'était pas forcément la meilleure idée. Il fallait pense de façon stratégique. Squatter sa vie, et après le pourrir. Il ne fallait pas qu'il ai l'idée de fuir. C'est un peu comme le truc avec les grenouilles, quand il faut les mettre dans de l'eau froide pour les cuire parce qu'elle ne se rendent pas compte que l'eau chauffe avant qu'il ne soit trop tard. Elle regarda son cousin se servir un nouveau café. Il en avait de toute évidence besoin. Son cerveau embrumé par le sommeil avait de toute évidence du mal à percuter que, si elle était entrée, ça ne pouvait dire qu'une chose. Ou bien ce n'était pas le sommeil mais juste le fait qu'il était incapable de réfléchir. L'idée lui paraissait peut-être trop... impossible? C'était sous-estimer Avery. Rien n'était impossible une fois qu'elle en avait décidé autrement. « Qu’est-ce que tu fais là ? Je te manquais ? » Elle ne put retenir une moue un brin emmerdée quand elle se rendit compte qu'il n'était pas si loin du compte que ça. Oh, Jackson ne lui manquait pas vraiment. Personne ne lui manquait, de façon générale. Mais oui, elle avait besoin qu'il soit dans les parages à nouveau... Pas pour se sentir moins seul ou une connerie du gens, pas pour renouer avec la famille, pas parce qu'elle appréciait sa vivacité d'esprit... Simplement parce qu'elle avait besoin d'écrire. Mais elle ne pouvait de toute évidence pas lui dire les choses comme ça. Elle n'était pas sûre que, même si elle lui avouait qu'elle était écrivaine, Jackson saurait dans quel sens tenir un livre, mais elle ne voulait pas prendre le risque. D'autant qu'il pourrait être tenté de balancer ça à ses ex. Les harpies comme Avery aimait les appeler, en prévision de leur réaction, le jour où elle s'en rendraient compte. « Je me suis dit qu'avec le départ de ta frangine, tu allais avoir besoin d'une nouvelle présence féminine pour te garder sur le droit chemin. » Le garder sur le droit chemin? Elle n'avait aucune idée d'où ça lui était venu. Il allait falloir qu'elle travaille sur sa crédibilité là. « Une présence féminine avec qui t'ai pas baisé. » Parce que bon, elle ne doutait pas que Jackson soit entouré de femme. Et d'ailleurs, ça l'arrangeait bien. Mais ces femmes avec qui il couchait à longueur de temps n'étaient sans doute pas ce qui ferait de lui un homme bien. Elle imaginait mal que son cousin puisse un jour devenir un homme bien, mais allez savoir. L'avenir nous réserve parfois des surprises. « Bon allez dégage, le bar n’est pas encore ouvert comme tu vois. » Elle leva les yeux au ciel à cette dernière remarque. A croire qu'il faisait exprès.  Alors qu'il revenait avec d'autre chaises, elle jouait ostensiblement avec les clés du bar. SES clés. Histoire qu'il réalise comment elle était rentrée. La réponse étant la plus simple du monde : elle avait les clefs, elle avait ouvert la porte, elle était chez elle. « Je pensais pourtant que les bars ouvraient quand les proprios le décidaient et pas selon les caprices des barmans... » Son air était faussement sérieux. Elle s'essayait à son air de patronne. C'était pas évident, surtout quand elle avait envie de se foutre de la gueule de son cousin préféré. Elle attendait avec une certaine impatience qu'il s'écroule par terre en priant dieu pour que tout ça ne soit qu'une hallucination, la fin de son cauchemar, ou quelque chose du genre. Bon, Jackson n'avait pas un tel goût du dramatique, mais si elle devait retranscrire cette scène un jour, elle s'arrangerait pour la modifier juste ce qu'il faut. « Parce que bon, c'est moi la cheffe ici maintenant... » Elle ne put empêcher un sourire en coin d'éclairer son regard. Elle s'était un peu sentie obligée de conclure. Comme une phrase trop évidente. Mais si elle jouait à la maline, elle craignait franchement de se retrouver à passer la journée à faire des sous-entendus. En vain. Autant dire les choses comme elles étaient. Il ne pouvait plus y avoir malentendu, là. Si?

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MessageSujet: Re: When you live in the unknown it becomes your home. Ft Jackson   Lun 13 Oct - 11:38



Jackson & Avery

Damned.

Aujourd’hui n’était réellement pas la bonne journée. Il n’était ni d’humeur, ni dans l’état d’affronter sa cousine. Qu’on se le dise, Jackson n’était pas particulièrement famille. Il l’aurait peut être été, si sa mère n’était pas morte si jeune. Pour le reste, ça n’avait jamais été vraiment récupérable. Son père était un déchet humain, et il paniquait toujours lorsqu’il s’apercevait qu’il lui ressemblait bien plus que de raison. Ces oncles et tantes n’étaient pas franchement mieux. Bien sûr il y avait Savannah, l’unique exception, la petite princesse. Mais aujourd’hui Savannah était loin, et il pouvait parier sur le faite qu’elle ne reviendrait pas. Il fallait l’avouer, dans la vie de Savannah, c’était lui le déchet, et même si elle lui avait dit le contraire, il se doutait qu’elle finirait tôt ou tard par l’oublier. Ou peut être qu’elle reviendrait un jour ou l’autre, pour jeter un coup d’oeil à sa nièce. Oui peut être que sa nièce serait la seule chose qui la ramènerait au bercail, une fois de temps en temps. Enfin, si elle n’apprenait pas d’ici là, que Jackson avait été mis dehors, et qu’il s’était fait prendre entrain de tromper Callie par cette dernière… Là était sans doute le seul avantage de ne pas l’avoir dans les parages… ca lui évitait surement de voir son regard désabusé. Ensuite, il y avait Avery. Avery était un programme à elle, seule, et honnêtement, Jackson ne savait pas tellement quoi en faire. Sa jeune cousine était, d’après lui, une petite plaie. Ca faisait bien longtemps qu’il ne l’avait pas vu, et on ne pouvait pas dire qu’elle lui avait manqué. Avery avait toujours le chic pour avoir raison à son sujet, et pour le rabaisser sur les points sensibles. Mais le fait est que, surprise, il n’avait aucunement besoin d’être rabaissé. Il savait déjà bien suffisamment le faire tout seul. Alors nécessairement lorsque Savannah avait souvent été un baume, et un levier vers le haut, Avery était tout l’inverse. Et le Jackson qui ne grandit pas, et qui nourrit l’ambition extrêmement secrète de s’en sortir un jour ou l’autre - sans y croire - avait du mal à imaginer Avery revenir dans sa vie pour les bonnes raisons… Ca sentait le roussit. Clairement le roussit.

Nécessairement il avait fait une tête de dix pieds de long, incapable de réagir. Un instant il avait même douté que ça soit bien sa cousine. Après tout c’était encore une morveuse lorsqu’il l’avait laissé. Enfin une morveuse adolescente, mais pour lui Avery resterait toujours une morveuse insupportable. Il pouvait parler, il était mille fois pire. Et c’était bien ça le problème. Avery savait lui faire sentir à quel point elle était supérieur à lui. Il en avait conscience, lui rappeler n’était pas franchement nécessaire, mais tout de même. « Je me suis dit qu'avec le départ de ta frangine, tu allais avoir besoin d'une nouvelle présence féminine pour te garder sur le droit chemin. » Jackson la regarda avec le plus grand sérieux, essayant de voir venir la vanne. Mais la vanne ne venait pas. Il ria. Un rire bref et qui reste coincé dans la gorge, un rire un peu nerveux aussi. Avery, le garder dans le droit chemin. Elle n’avait, à ce qu’il sache, jamais essayé de l’aider. Elle n’avait jamais non plus vraiment essayé de l’enfoncer - enfin à ce qu’il sache aussi - mais elle l’avait toujours verbalement descendu. « Prends moi pour un con surtout. » dit-il l’air mauvais. Il n’avait aucune idée de ce que sa très cher cousine faisait ici. Et il ne pouvait pas nécessairement lui en vouloir. A part être insupportable, elle n’avait jamais rien fait de vraiment néfaste à ça vie. Enfin, qu’il pensait. « Une présence féminine avec qui t'ai pas baisé. » Ah, voilà, il se disait que la chute de la blague ne devait pas tarder à arriver. Il aurait du attendre un peu plus longtemps. Il fit un sourire forcé. Drôle, très drôle. Il mit ses mains dans ses poches avant d’essayer de se donner une contenance. « Figure toi que j’en ai… Des… présences féminines ! avec qui je n’ai pas baisé. » Bon, il y avait Isla quoi… Et puis c’était la brune qui avait insisté. Et si elle n’était pas la meilleure amie d’Ashleigh… Et elle avait dans le pif Deklan, alors nécessairement, pas toucher. Mais bon, d’accord, il n’y en avais pas des masses. Mais ça n’explique toujours pas ce qu’elle fou là… Elle n’était pas du genre à revenir dans la vie de Jackson comme ça, pour le plaisir. Je veux dire, ils n’étaient pas particulièrement proche.

« Je pensais pourtant que les bars ouvraient quand les proprios le décidaient et pas selon les caprices des barmans... » Il ouvrit grand la bouche, pas très sûr de comprendre. En réalité, il comprenait. Enfin, il n’était pas totalement stupide non plus, et ça expliquait beaucoup de chose, à savoir comment elle était rentrée ici, alors que c’était lui qui avait les clés et qu’il était bien sûr d’avoir fermé hier en partant. Il resta un long moment la bouche grande ouverte, incapable de réagir. Proprio… Déjà que bosser sous Savannah, et par extension Aidan, ce n’était pas le pied… Mais Avery… Qu’est- ce qu’il avait fait au bon dieu ? « Parce que bon, c'est moi la cheffe ici maintenant... » Damned. Non, il avait bien compris. il avait réellement bien tout compris. Shit. Shit. Il referma la bouche. La rouvrit. La referma. Et la rouvrit finalement. « C’est quoi cette blague ? » Rester dans le déni… oui c’était surement la meilleure façon de réagir. Il se passa les mains sur le visage sentant la gueule de bois lui écraser le front. Et c’était pas avec une nouvelle pareille que ça allait s’arranger. Il aurait pu jeter une chaise de colère tant il se sentait impuissant dans cette situation débile. « Tu es entrain de me dire que t’as quittée je ne sais qu’elle ville ou tu étais pour venir racheter le bar dans lequel je bosses ? » Non parce que si ce n’était pas ça, il était à la ramasse tout de même. « T’es défoncée ? » Mais alors, un très très gros bad trip… parce que pour faire quelque chose d’aussi stupide il fallait… Non il n’arrivait pas toujours pas à comprendre. Ca ne faisait aucun sens. « C’est quoi ton but ? » Il fronçait les sourcils, on allait pas dire qu’il détestait ne pas comprendre, ça lui arrivait tout le temps, mais là, il était particulièrement dans le flou… « Ca fait quoi… 10 ans qu’on s’est pas vu ? Et tu rachètes le bar dans lequel je bosses… » Histoire de fou. « T’es dans un trip familiale chelou ? » Non parce que non merci… Il n’avait aucune envie d’échanger Savannah contre Avery. Enfin, cela dit, il n’avait pas vraiment le choix.  

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