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 si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie

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MessageSujet: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Dim 26 Fév - 22:49

On se retourne vers dieu quand ça tourne mal, quand le ciel s’écroule sur nos petites étoiles. On se sent si seul quand le train déraille, de la pluie dans mes yeux quand l’espoir détale, quand je vois maman perdre ses pédales, on s’en remet à dieu sur son lit d’hôpital. Je perds l’équilibre sur mon triste manège, sous le soleil d’été je voie tomber la neige, on ne se moque plus de dieu quand les pelles nous assiège. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, enfermé dans ton mal être, quand les anges pleurent au bord de ta fenêtre. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, à se torturer la tête. Si l’espoir meurt, pourra-t-il renaitre ? »


Du sang. Des tirs. Des hurlements. Ce capharnaüm humain déchirait encore les oreilles meurtries de Savannah. Était-ce réellement cela que d'être en état de choc ? La jeune femme n'aurait su le dire, elle n'était même plus sûre d'être apte à prêter attention aux pensées diverses qui se déversaient dans son esprit vide de tout intérêt. La léthargie s'était accaparée la moindre fibre nerveuse de son être, et si elle avait été capable de songer à quelque chose, c'est qu'elle n'aurait jamais pu croire qu'après tout ce qu'elle avait eu à traverser dans sa vie, elle soit encore capable d'être sensible à ce sentiment si étrange qui l'avait étreint de trop nombreuses fois. Accompagnée par les soins inquiets de Thomas, qui dû supporter l'insupportable silence de la demoiselle tout le trajet durant, elle ne s'aperçut qu'elle arrivait chez elle que lorsque son ami ouvrit la porte de son appartement. Elle franchit le seuil le regard perdu et prestement, elle congédia l'ex-militaire après l'avoir remercié de sa gentillesse, ainsi que de son accalmie. Lorsque la panneau de la porte se referma, Savannah pu percevoir véritablement le silence qui régnait dans l'appartement. Jeremy et Tanyah n'étaient pas présents. Tant mieux, elle n'aurait sans doute pas à expliquer sa tenue. Nonobstant, elle se retrouvait désormais seule face à elle-même et ses démons les plus cachés, ceux qui s'éveillaient lorsque plus personne n'était présent pour les apercevoir et les chasser.
Elle n'alluma pas les lumières du couloir pour se rendre jusqu'à la salle de bain. L'éclairage là, était tamisé et l'apaisa plus facilement. La jeune femme ne voulait pas croiser son reflet dans le miroir, elle ne voulait pas distinguer ses vêtements tâchés du sang de Billy, ce liquide de vie écarlate qui avait giclé sur elle lorsqu'elle avait tenté d'en contenir le flux. Un gémissement horrifié dépassa ses lèvres vermeilles et sans attendre, elle arracha son haut de son corps, le jeta à terre, attribuant le même sort au reste des affaires qu'elle portait. L'odeur métallique flottait encore sous ses narines, elle ne la quittait plus. Nauséeuse, Savannah ne pu retenir un haut-le-cœur et se précipita pour déverser ce que son estomac ne pouvait désormais plus contenir. Non, elle ne pourrait plus jamais porter ces vêtements, ils seraient lavés et certes propres, mais demeureraient sales pour elle.
Tremblante, Savannah entra dans la cabine de douche et s'abandonna sous le jet d'eau chaude. Elle passa une longue demi-heure à savonner son corps longiligne des maux qui l'avait marqué durant cette course de Noël. Elle y passa tant de temps qu'elle en perdit la notion, et lorsqu'elle en ressortie, si ses muscles étaient détendus, rien n'était moins le cas que ses nerfs et son esprit. Savannah se rendit dans sa chambre et se vêtis d'un jean et d'un débardeur avant de s'allonger sur sa literie, se recroquevillant et en fermant les yeux, comme si elle désirait désormais sceller ses paupières pour ne jamais plus voir pareilles atrocités. Les armes à feux. Tout ce qu'elle pouvait détester le plus au monde. Elle se remémora malgré elle avec netteté les innocents chutant au sol, Billy touchée à son tour glissant à terre et un flash plus ancien encore, mais pas moins terrifiant, cet homme dans cette ruelle, assassiné par les soins de Byron. Jamais plus.
Sans s'en apercevoir, la jeune femme s’assoupit, se fiant à un sommeil dénué de songes qui la revigora énormément. À son réveil, elle se sentait mieux, mais pas moins perturbée. Elle consulta son téléphone et s'aperçut qu'il était assez tard. 22h. À quelle heure s'arrêtait les visites déjà ? Peu importe. Savannah enfila une veste et sortie dans la nuit sombre et douce, trompeuse de Los Angeles.

Une cigarette aux lèvres, la jeune femme arriva à l'hôpital et leva les yeux. Elle ne savait pas si Billy serait seule ou si quelqu'un la surveillait déjà … Qu'importe, elle avait besoin de s'enquérir de son état. Elle ne savait pas si Aidan était rentré après la fusillade, en tout cas il était suffisamment tard pour qu'elle puisse ne pas avoir à le croiser. Pas qu'elle chercha à l'esquiver, néanmoins elle ne désirait pas une réunion de ceux qui autrefois avaient formé une famille, alors que l'un des membres étaient en trop mauvais état pour supporter la tension. Savannah entra dans l'établissement, s'adressant directement à l'accueil pour savoir à quelle chambre se trouvait la jeune Salinger.

«  Seule la famille proche est autorisée, mademoiselle. Répondit sèchement la jeune interne, s'attirant presque automatique l'antipathie de la Monroe »
«  Je suis sa soeur, mentie effrontément Savannah et sans le moindre remords. Je suis venue aussi rapidement que j'ai pu, ajouta-t-elle, donnant de la tangibilité à ses précédentes paroles. La chambre, je vous prie. »
«  Je suis vraiment désolée mademoiselle Salinger, chambre 15 au troisième. »

Savannah hocha brièvement la tête, comme pour effacer une bourde qui en soit, n'en était pas vraiment une et se rendit rapidement à l’ascenseur qu'elle appela avec une faible frénésie. Elle rangea ensuite ses mains dans ses poches en deux poings serrés, et patienta. Ou plutôt, souffrit de devoir patienter. Lorsqu'elle pu enfin entrer, elle fit à peine attention aux médecins déjà présent dans l'élévateur, se contentant de les saluer d'une légère inclination de la tête, puis se fit taciturne. Lorsqu'elle arriva à l'étage désiré, elle se rendit à pas silencieux jusqu'à la chambre de Billy. À travers la vitre, elle pu voir la demoiselle endormie sur son lit et ses yeux firent presque aussi rapidement la navette jusqu'au siège des visiteurs ; vide. Elle pénétra dans la pièce, regardant autour d'elle comme quelqu'un sûr de se faire chopper et referma doucement la porte derrière elle. Cela lui rappelait à quel point elle détestait les hôpitaux. La pièce était blanche, vide, dénué d'humanité. Froide. À coup sûr, si Savannah passait plus d'une heure ici-même, elle en deviendrait dingue. Mentalement, elle se promit de venir égayer l'endroit si Billy venait à devoir allonger son séjour. Son myocarde contracté à l'extrême, Savannah s'avança vers son amie, consultant avec une fascination craintive les moniteurs qui l'entouraient. Les « bip » successifs lui faisaient toujours peur. Elle posa sa main sur la sienne et murmura ;

« Hey sweetie, jusque là tu as l'air de t'en sortir, évidemment, ce qu'elle disait lui apparaissait extrêmement stupide. C'est simplement que dans une telle situation, Savannah n'avait jamais su comment s'y prendre. Peut-être faisait-elle un complexe envers la patiente, elle qui était tant intimidée par l'atmosphère mortuaire qui flottait dans l'air … »

Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir derrière elle …
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Lun 27 Fév - 13:01




On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais.


    Est-ce que c'était un cauchemar ? Avait-il vraiment vu tout ça ? Dans le fond, il préférait être entrain de rêver, se dire qu'il avait imaginé tout ça et que rien n'était arrivé Que chacun était confortablement allongé dans son lit, dormant à poing fermé avant d'attaquer cette nouvelle journée. Seulement, Aidan savait que ça c'était bien passé, que le centre commercial avait bien été attaqué par des hommes armés. Il pensait pouvoir oublier, pouvoir passer à autre chose plutôt que de ressasser ces mauvais souvenirs. En pensant à la fusillade, il pensait obligatoirement à l’attentat qui avait eut lieu à Los Angeles, quelques années plus tôt. Ce même attentat qui avait fait tellement de morts, tellement de victimes. Ce jour là, Aidan avait sentit son coeur se détacher dans sa poitrine, son pou s'emballer rapidement devant les débris de la station de métro victime d'une bombe qui avait tout souffler sur son passage. Il revoyait encore l'agent de police lui dire qu'il n'y avait aucuns survivants. Savannah était morte ce jour là, du moins c'est ce qu'Aidan avait crut durant tout ce temps. Et même si il s'avérait qu'elle était bien en vie, Aidan n'oublierait jamais le souvenir qu'il avait de ce funeste jours où les corps étaient éparpillés sur plusieurs mètres, accompagnés des hurlements de terreur des passants.

    Aidan ouvrit brutalement les yeux. De la sueur perlait sur son visage, ses mains étaient devenues moites. Le temps semblait c'être arrêté, du moins c'était ce qu'indiqué la pendule accroché au dessus de la commode. La nuit était tombé et Aidan ne se rappelait avoir sentit un vide aussi intense. Dehors, il n'y avait pas un bruit, même pas un sifflement, c'était affreusement silencieux. Aidan était toujours habillé, vêtu d'un jean et d'une vieille chemise bleu, à présent légèrement rougie. En regardant de plus près la tache, Aidan eut un haut le coeur et s’empressa de l'enlever, balançant la chemise à l'autre bout de la pièce, comme si celle-çi allait le mordre. Quant à son visage, il le collait tant Aidan avait transpirer et c'était trainé par terre, roulant sur lui même pour s'approcher au plus près d'une Savannah terrorisé et d'une Billy en état de choc, si on pouvait dire ça ainsi. Aidan sauta sur ses pieds, partant prendre une douche. Il ne resta que quelques minutes, puis passa un tee-shirt noir et un autre jean. Il n'était rentré que depuis moins d'une heure de l’hôpital, mais il se rendait bien compte que rester enfermé chez lui était la dernière chose à faire. Il était rentré pour se reposer mais même le sommeil ne voulait pas de lui, alors autant repartir tout de suite la-bas et espérer retrouver une Billy réveillée.

    Aidan roula comme un taré jusqu’à l’hôpital. La circulation était encore agité malgré l'heure tardive. Il gara enfin sa volvo sur le parking et pénétra dans le bâtiment réservé aux soins intensifs. Rien que le nom l’effrayait... « Monsieur ! Monsieur, vous allez où comme ça ? », l'alerta la jeune interne chargé du service cette nuit. Aidan se stoppa net, soupirant. Il se retourna violemment vers elle, lui laissant voir un visage tiré et tiraillé par la colère et l'incompréhension. L'interne sembla reculer, mais se répéta. « J'étais déjà là il y a un peu plus d'une heure. Je suis le grand frère de Birdie Salinger, je suis allé prendre une douche et je reviens », alors qu'il pensait que tout était claire, la voix de l'interne l'interpella à nouveau. « Votre sœur est déjà là, vous devriez rentrer vous coucher, une personne suffit... », Aidan crut mal comprendre. « Ma sœur ? ». L'interne dut penser qu'il était fou puisqu'elle haussa les épaules et se dirigea à nouveau derrière son comptoir. Aidan courut alors jusqu’à la chambre de Billy, soudain inquiet. Il entra comme une balle dans la pièce et fit sursauter la personne debout près de Birdie. Instantanément, Aidan se calma, reconnaissant entre milles cette silhouette. D'un geste, il ôta sa veste qu'il déposa sur le dossier du fauteuil et s'approcha du lit de sa sœur. « Bien joué le coup de la frangine, mais je ne trouve pas que tu lui ressemble beaucoup », dit-il simplement en déposant un léger baiser sur le front de Billy.
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Mar 28 Fév - 19:36

Est ce que vous l’avez dit ? « Je t’aime », est ce que vous l’avez dit ? « Je ne veux jamais vivre sans toi... Tu as changé ma vie... » Est ce que vous l’avez dit ? Faire des projets, se fixer un but et travailler pour cela... Mais de temps à autre, on regarde autour de soi parce que c’est ainsi, on ne sera peut-être plus là demain.»


Néant. Vide. Douleur. Anéantissement. On devra tous passer par là à un moment. On ne pense jamais que ça viendra, que ça vient, que c'est là. Moi Billy Blue Salinger, je suis morte il y a dix mois, seize jours. Mais comme je suis plus coriace que ça. Ou plutôt que je mens, voici dix mois et seize jours que je vis dans la peau de ma soeur réellement morte, et je crois bien qu'aujourd'hui tout pourrait se finir. Néant. Vide. Douleur. Anéantissement. On croit toujours pouvoir défié la mort, changer quelques lettres sur un certificat de décès. Jouer à contre courant, ressusciter comme par magie. Et puis un jour ou se rend compte que s'il y a des règles c'est peut être pour qu'elle soit observer. Il paraît que j'ai la chance de la malchance. Je vivais à la Nouvelle Orléans lorsque Katrina est passée par là. Mais comme je suis chanceuse, je n'y étais pas, je préférais me dorée la pilule avec Birdie alors que mes papas se faisaient avaler par un ouragan. J'aurais pu avoir une malformation génétique du cerveau qui dégénèrerait en tumeur. Mais comme je suis chanceuse c'est ma soeur qui l'a eut et je suis restée intacte. J'ai traversé la rue un soir une voiture déboulait à fond d'une course illégale sans montrer un quelconque intérêt au faite de s'arrêter. Mais comme j'ai eu de la chance, la voiture m'évita pour laisser descendre mon ex fiancée passant par là dans une course pour égo démoli. Je me suis retrouvée au beau milieu d'une fusillade. Les maladroits attiraient le regard des tireurs, tout allait vite. Mais comme j'avais épuisé toute ma chance je me suis effondrée. Néant. Vide. Douleur. Anéantissement. Il fallait bien que toute cette mascarade finisse un jour.

Birdie ne se souvenait pas grand chose des derniers évènement qui venait de s'écouler. Elle se souvenait de sa motivation soudaine à laisser les mauvaises choses de la vie et les débordements hasardeux derrière elle. Elle voulait profiter d'un certain bonheur qui lui revenait de droit malgré ces conneries passés. Elle voulait faire les choses bien. Bonne résolution, joie de vivre, et simplicité. Elle se souvenait de s'être trouvée dans une fusillade au super marché. Des vagues de terreur, des flash lui remontait sans cesse et la faisait trembler. Toujours elle ressassait les images de la voiture de Reaver lui fonçant dessus, et celle du chaos qui les avait englobé quand dans un instant de surprise elle s'était prise une balle perdue. Faiblesse. Elle ne se sentait plus capable de continuer. Soudainement toutes les promesses d'avenir, l'envie de se battre s'en allait. C'était tellement plus simple d'y rester. Bien sûr il y aurait Aidan, Wesley, Reaver... Non il y avait probablement trop de personne pour qu'elle puisse décemment leur faire ça. Mais le sang qui s'échappait de la plaie ressemblait étrangement à du velours rouge, chaud et doux sur lequel on voulait s'étendre à l'infini. Tout commençait à marcher au ralentit pour alimenter les organes vitaux et l'envie de s'endormir était forte. Les cris qui l'entourait et le mouvement constant l'empêchait de vraiment abandonner. Parce qu'elle ne pouvait pas leur faire ça. Mais ces souvenirs se faisait flou et faible. Elle s'imaginait être une poupée cotonneuse qui ne tient plus à marché. Une poupée vaudou à qui en enfoncerait des aiguilles dans le bras et qui ressentirait la douleur. Quelqu'un au cerveau lesté de plomb qu'on voudrait balancer dans l'océan. Ses yeux avaient parfois fonctionné en diapositive. Puis de plus en plus lentement. Avant de se trouver en sécurité et de sombrer dans une véritable inconscience.

Une pièce sombre. Noire. Froide. Silencieuse. Personne. Elle demeurait peut être au centre de la pièce, mais tout semblait calfeutré et elle n'entendait que des sons étouffés qui lui donnait le sentiment d'avoir les oreilles remplis de coton. Soudainement Reaver apparu face à elle, et elle se leva précipitamment pour se jeter dans ses bras. Ses pas ne raisonnait pas dans la salle, pourtant propice à ce genre de jeu. Et au moment d'arriver à la hauteur de Reaver, elle se cogna à une parois invisible. Un sourire vicieux orna alors le visage de son fiancé, ou ex fiancé. « Je te hais. Ce coeur que tu m'as donné, voilà ce que j'en fais. » Alors qu'aucun son ne parvenait à sortir de sa bouche, Reaver sortait un coeur palpitant de dessous son manteau, exactement à l'emplacement ou son coeur devait se situer, et le tint dans sa main avant de le broyer devant Billy qui s'écroulait au fur et à mesure que le coeur explosait. Elle ne parvenait pas à y croire. Soudainement Reaver, le sang, le coeur disparurent à l'unisson. Et Wesley et Birdie apparurent s'embrassant à l'infini avant que Birdie ne se face sauter la cervelle à elle, ce qui eut pour effet de tuer sur le coup Wesley avec. Comme des âmes soeurs unis dans la vie et dans la mort. Horrifiée, brisée sur le coup, elle voulu ramper vers elle et les sauver, mais les images disparurent, et laissèrent l'apparition à une Savannah ensanglanté qui aurait péris dans l'attentat d'il y a quatre ans. Ses pères pâles figurent déchiqueté et noyer dans un ouragan meurtriers. Et Aidan seul face à elle. Portant un corps qui avait drôlement l'air d'être le sien. Elle voulait hurler, lui dire qu'elle était là, qu'elle vivait, respirait. Pour lui. Qu'il n'y avait pas à s'inquiété. Mais le corps dans ses bras se disloquait au fur et à mesure qu'Aidan laisser couler les larmes de désespoir. Rien n'y faisait, elle ne parvenait pas à sortir. Elle ne parvenait pas à ce réveiller. Tout était si incompréhensible, irréel. Douloureux et macabre. Etait-elle la seule à être encore persuadé d'être vivante ?

Elle se réveilla une première fois. Seule dans une salle monstrueusement blanche, à l'odeur étrange de propre désaffecté et inhumaine. Elle se sentit bloquer au niveau du visage par un truc qui englobait son nez et sa bouche. Elle voulu le retirer mais son bras lui arracha un étouffement de douleur qui lui fit comprendre que sa prison nasale ne servait qu'à l'aider à respirer. Voyant personne. Elle sombra à nouveau dans l'inconscience. Fatiguée. Persuadé que tout le monde s'imaginait qu'elle n'était plus. Un vide béant au milieu de la poitrine comme si tout son rêve avait été vrai. Elle se réveilla plus tard dans une chambre encore plus lumineuse, baigné d'un soleil qui n'avait rien à faire là dans les circonstances. Elle se rendit compte que plus rien n'emprisonnait son visage, et se laissa croire qu'elle pouvait donc respirer toute seule. Elle ouvrit la bouche et même si l'air aseptisé lui donna un goût froid et peu satisfaisant sentir ses poumons se gonfler à merveille lui paraissait être la preuve suffisante que même le coeur explosé par Reaver, les yeux injectés d'images étrange et douloureuse elle était toujours là. Elle se sentait monstrueusement endormis et ses membres lui donnait l'impression d'être gonflé avec des chamallow. Elle n'avait vu personne entrée, ni même entendu. Mais soudainement un voix surgit de la droite « Hey sweetie, jusque là tu as l'air de t'en sortir » Elle tourna la tête faiblement pour découvrir le magnifique visage timide de Savannah. Elle eut envie de sourire, et laissa en même temps ses yeux se reposer quelques secondes sous ses paupières. Elle répondit naturellement d'une voix un peu pâteuse de celle qui se réveille d'un sommeil de plomb peu enviable. « Non merci... Je vais attendre un peu avant de sortir... » Elle bougea légèrement sa main sous celle de Savannah comme pour marquer que tout allait bien et que tout fonctionnait normalement. « Tu ne devrais pas sortir non plus. Tu as une tête de cadavre sans t'offenser...» Elle n'avait probablement rien à dire à ce sujet. Mais le cerveau plein de vapeur des anti-douleurs, soit elle ne comprenait pas grand chose à ce qu'on lui disait. Soit elle se sentait l'envie de faire de l'humour un peu déplacer. Là c'était probablement un mélange des deux. Soudainement elle vit Aidan passé dans l'embrasure de la porte. Ce qui fit légèrement sursauté Savannah. Billy fut heureuse de ne pas voir le visage de son frère s'assombrir. Il continua son chemin naturellement pour venir de l'autre coté du lit. Elle sourit quand Aidan déposa un baiser sur son front, juste après avoir lancé « Bien joué le coup de la frangine, mais je ne trouve pas que tu lui ressemble beaucoup » Ainsi ils étaient tous de nouveau comme une seule famille. Sauf que là ils étaient tous frères et soeurs et que tout ceci paraissait bizarre. Elle avait l'impression d'être entouré des personnes les plus importantes. Même s'il manquait encore des éléments cruciaux c'était déjà bien. Elle ne put pas s'empêcher de dire « Belle soeur c'était plus crédible. » Elle jeta un regard entendu aux deux concernés avant de se préparer à faire intervenir la Morphine s'il essayait quoique ce soit contre elle.
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Ven 2 Mar - 0:40

On se retourne vers dieu quand ça tourne mal, quand le ciel s’écroule sur nos petites étoiles. On se sent si seul quand le train déraille, de la pluie dans mes yeux quand l’espoir détale, quand je vois maman perdre ses pédales, on s’en remet à dieu sur son lit d’hôpital. Je perds l’équilibre sur mon triste manège, sous le soleil d’été je voie tomber la neige, on ne se moque plus de dieu quand les pelles nous assiège. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, enfermé dans ton mal être, quand les anges pleurent au bord de ta fenêtre. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, à se torturer la tête. Si l’espoir meurt, pourra-t-il renaitre ? »


Les prunelles cristallines de Savannah se déposèrent avec bienveillance sur le visage marqué par la fatigue de Billy. La jeune mexicaine fut presque surprise de lui savoir la force insoupçonnée de sourire aux paroles maladroitement prononcées qui avaient dépassé ses lèvres sèches, néanmoins elle ne pu songer qu'au bon signe que cela semblait lui lancer. Il avait toujours été important pour elle de pouvoir repérer ces points positifs qu'il était parfois ardu de décrypter dans une situation comme celle-ci ; Billy eut-elle été dans un état plus critique encore que celui dans lequel elle était lorsqu'elle avait été admise en urgence à l'hôpital, Savannah aurait voué chaque minute de liberté à la veille de son chevet. Dans un temps aussi indéterminé que l'aurait souhaité le rétablissement de la demoiselle. C'est ainsi qu'il était important pour Savannah de compter sur l'optimisme dont elle était dépourvue naturellement et donc, artificiel, que lui dédiait ce sourire ; parce qu'aussi brave et courageuse la Monroe pouvait-elle être, les heures passées sur cette chaise, à l'hôpital, l'aurait privé d'une part d'elle-même, aurait brisé des pièces préalablement piteusement recollées. Et elle aurait laissé partir ses morceaux d'elle-même sans rechigner. Peut-être même sans s'en apercevoir. Être ainsi assise sur le bord de ce lit d'hôpital lui rappelait vaguement encore les visites médicales auxquelles sa défunte mère devait se rendre pour traiter son cancer. Savannah se remémorait parfaitement l'effluve médicamenteux semblable à celui-ci même flottant dans la chambre, elle se rappelait aussi avoir adopté une posture similaire à l'époque, lorsque autrefois elle était trop petite, trop fluette pour voir le visage de sa maternelle, et pour l'atteindre elle devait monter sur le matelas avec l'aide de son père pour se faire bercer dans ses bras . Avec un frisson, Savannah songea que non, cet établissement hospitalier, comme tout les autres, ne lui procurait pas le plus grand bien, c'est pour cela qu'elle se concentra quelque peu sur la réponse de Billy.

« Non merci... Je vais attendre un peu avant de sortir... Tu ne devrais pas sortir non plus. Tu as une tête de cadavre sans t'offenser...»

Les effets de la morphine rendait la perception de Billy complètement confuse, c'était du moins ce que pensa Savannah aux dires décalés de la patiente. Les propos de la jeune femme parvinrent néanmoins à la faire rire sous l'ironie perçante pouvant uniquement être créée par la Salinger elle-même, peut-être inconsciemment. Une tête de cadavre, songea Savannah en secouant légèrement la tête ce qui fit virevolter ses cheveux ébènes sur son épaule.

« La tête de cadavre, c'est toujours plus inaperçu que la Momie, répliqua-t-elle doucement en faisant référence aux nombreux bandages dont son épaule était recouverte. Peut-être était-ce trop tôt pour plaisanter là-dessus, mais la mexicaine n'avait jamais prétendu avoir un perfect timing, bien au contraire. On sortira quand on aura toute les deux retrouvées la forme, poursuivit-elle en replaçant une mèche de cheveux égarées derrière l'oreille de la demoiselle. »

Soudain, Savannah sursauta violemment lorsque la porte de la chambre s'ouvrit à la volée sur une silhouette masculine visiblement pressée. La belle brune se leva à demi, son pouls élancé dans une course effrénée dans sa poitrine telle qu'elle aurait sans doute pu bondir ci et là pour effacer sa présence aux côtés de Billy, dans le but purement rationnel de ne pas avoir à la justifier une seconde fois, en prenant le risque de dévoiler son imposture. Lorsqu'elle reconnut les prunelles si caractéristiques d'Aidan cependant, elle réagit à l'inverse et inexplicablement, se pétrifia sous la surprise. Elle l'observa, tandis qu'il entrait dans la pièce se faisant part son charisme plus imposant qu'il ne semblait l'être aux premiers abords. Damn. Son cœur chavira.

« Bien joué le coup de la frangine, mais je ne trouve pas que tu lui ressemble beaucoup »
« Belle soeur c'était plus crédible. »

Savannah haussa un sourcil amusé vers Billy dont toute une mélodie franche s'échappait d'entre ses lèvres habituellement beaucoup moins chantantes. Là où toutes autres femmes auraient pu sentir un malaise survenir à cette remarque, Savannah elle s'esquiva en un sourire rehaussant légèrement la mine « affreuse » qu'elle abordait.

« Merci, répondit-elle en passant une main distraite dans sa chevelure brune, j'y penserais si l'occasion se représente Ajouta-t-elle en relevant son regard cristallin vers celui du nouvel arrivant, le détaillant un bref instant avant de poursuivre ; tu as pu parler aux médecins ? Elle va devoir rester ici combien de temps ?S'enquit-elle. »
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Dim 4 Mar - 17:10




On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais.


    La peur. Celle qui nous compresse le cœur, celle qui nous crée un énorme vide dans l'estomac, qu'on à l’impression que son contenu vas se verser sur la moquette du salon. Cette peur qui contrôle nos gestes mais aussi nos sentiments. C'était cette peut là qu'avait ressentit Aidan lorsqu'il avait vu tomber Birdie, lorsqu'il l'avait vu blottit au sol, une flaque de sang se déversant sur le sol. Cette sensation que notre corps ne nous répond plus, que votre cerveau refuse de vous écouter, que tout ce que vous voyez se trouble dangereusement avant que que vous basculiez dans une terreur sans nom. La même peur quand vous revoyez votre ex, quand elle vous dis qu'elle se battra pour vous et que vous, bloqué, vous la laissez partir sans rien ajouter. Parce que la vie ne vous fait pas de cadeau. La vie vous prend les êtres que vous aimez, elle vous pousse à faire de mauvais choix, elle met la tentation sur votre chemin et souvent, vous y céder. Tentation, celle de rester ou partir. Celle d'assumer ou d'être lâche. Celle d'imaginer que votre vie serait résolument différente si vous ne vous étiez pas fiancé à une femme que vous n'aimiez pas, si vous aviez était au prés de la femme que vous aimiez lorsqu'elle a disparut... Avoir une seconde chance, pouvoir retourner en arrière et tout changer. Pouvoir être plus rapidement au près de Birdie et prendre cette foutue balle à sa place. Pouvoir tout changer et rendre le monde moins noir.

    Aidan c'était approché de sa soeur, heureux de la voir réveillé. La pâleur de son visage était bien réelle et cela lui soulevait le coeur. Ses grand yeux, eux, étaient intact et même si leur chaleur c'était envolé, leur intensité, elle, était encore bien vivace. C'était étrange cette situation. Dans une autre réalité, Birdie ne se serait pas fait tiré dessus, elle aurait simplement du subir une petite opération de routine. Dans cette même réalité, Savannah l'aurait fait rire aux éclats en lui expliquant qu'elle avait monté le ton avec un con qui lui avait coupé la route. Aidan, lui aurait souri avant de déposer un baiser sur ses lèvres sucrés et de lui rappeler qu'elle conduit comme un manche mais qu'il l'aime comme ça. Oui, cette autre réalité aurait pu exister. Aidan aurait aimé la vivre, juste pour connaitre à nouveau cette vie plaisante qu'il avait connu aux côtés des deux jeunes femmes. Quand Birdie était encore en vie, quand Savannah était encore là, quand tout était différent. « Belle soeur c'était plus crédible », articula Birdie avec une intention évidente. Aidan émit un léger sourire avant de l’effacer aussi vite qu'il était apparut. Toujours assis sur le bord du lit, il replaça une mèche rebelle derrière son oreille. Il savait bien ce qu'elle pensait en cet instant. Il pouvait imaginer ce qu'elle ressentait, cette nostalgie qui lui sautait à la gorge. Quand ils formaient une famille. Mais les choses étaient bien différentes aujourd'hui. Oui, Savannah avait était la belle-soeur de Billy et, à l'époque, cette vérité ne semblait gêner personne puisque c'était la vérité. Aujourd'hui, qui était elle ?

    « Merci, j'y penserais si l'occasion se représente. Tu as pu parler aux médecins ? Elle va devoir rester ici combien de temps ? », Aidan tourna lentement la tête vers Savannah. Il ne put s’empêcher de remarquer à quel point la fusillade avait troublé ses traits. Elle ne c'était peut être pas fait tiré dessus mais tout son corps en disait long sur le traumatisme qu'elle avait subit. Son visage était dur, quasiment fermé, seul ses lèvres s'agitaient, faiblement. Si l'occasion se présente ? Visiblement, elle n'avait pas perdu sa répartie, ce qui amusa légèrement Aidan. Il était difficile d'imaginer une situation aussi horrible que celle-là, malgré tout. « Ils ne savent pas. Le médecin que j'ai vu avant de rentrer m'as expliqué que ton état délicat, mais qu'il avait bon espoir. Après il a parlé comme un toubib et j'ai rien compris », dit-il, penaud. Aidan n'avait pas vraiment était patient à ce moment là. Après que les secours soient arrivés, l'agitation était devenu incontrôlable. Tout était allé très vite, si bien qu'Aidan avait quelque peu perdus ses repères. Il avait vu un brancard s'approcher d'eux, puis un médecin avait relevé Savannah avant de lui demander si il avait besoin d'aide, lui aussi. Il avait vu la civière disparaitre dans l'ambulance avec Billy à son bord. « Tu a vu un médecin, toi ? », demanda t'il à Savannah. Après que Billy ait était mise dans l'ambulance, Aidan n'avait pas perdu de temps et avait grimpé avec elle. Le secouriste lui avait expliqué que c'était impossible mais Aidan avait tenu à monter, le menaçant presque. Devant une telle colère, l'ambulancier en chef avait cédé si il acceptait de se tenir tranquille. « C'est ma soeur », avait-il alors expliqué. « Si jamais elle ne meurs et que je n'étais pas là, je vais perdre la seule famille qu'il me reste. Vous ne pouvez pas m’empêcher de rester avec elle », et l'ambulance était partie. C'était la première fois qu'il parlait directement à Savannah. Il avait encore du mal à lui parler, à la regarder en face. Mais il c'était inquiété pour elle, il avait compris qu'elle comptait toujours, c'était une évidence maintenant.


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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Dim 4 Mar - 19:13

Est ce que vous l’avez dit ? « Je t’aime », est ce que vous l’avez dit ? « Je ne veux jamais vivre sans toi... Tu as changé ma vie... » Est ce que vous l’avez dit ? Faire des projets, se fixer un but et travailler pour cela... Mais de temps à autre, on regarde autour de soi parce que c’est ainsi, on ne sera peut-être plus là demain.»


La douleur l'assommait. Ce n'était pas tant la blessure, et les dégâts physique qu'elle avait causé qui la faisait souffrir. C'était bien plus l'état de son psychique qui déraillait complètement et lui entaillait le cerveau, le coeur et chaque organe de large cicatrice béante et brûlante. Pourtant elle avait dix mille raisons d'aller mal physiquement, et dans l'immédiat elle ne devait pas en avoir tant que ça d'être détruite psychologiquement. Mais se retrouver prostrée dans un lit d'hôpital, entourée de matériel médical, de docteur, et de gens de la "famille", lui rappelait horriblement ce qu'aurait du vivre Birdie, et qu'elle n'avait pas vécu. Avec son égo hors du commun, et sa fausse bonté envers les gens qui comptait, Birdie était morte toute seule, et cette pensée écrasait toutes les douleurs, les supplantait. Elle ne se souvenait que trop bien avoir souhaité mourir aussi lorsqu'elle était étendue dans ce super marché. L'idée que tout ceci puisse finir lui avait paru tellement douce... Seulement à voir les traits tirés de Savannah et Aidan, elle s'en voulait, le seul souvenir de cette volonté morbide qui l'avait animé la plongeait dans une culpabilité hors du commun, elle n'avait pas le droit d'abandonner. Le teint pâle, les yeux entourées de fatigue, elle gardait néanmoins un sourire candide sur le visage pour ne affoler aucun des membres de sa très chère "famille". Pourtant ce faible sourire lui coutait déjà toute l'énergie du monde, et à chaque seconde elle détestait pensé, que si elle se montrait aussi égoïste que Birdie pouvait le faire, elle se laisserait sombrer et qu'on n'en parlerait plus. Fatiguée, elle ferma les yeux un bref instant.

Son appartement était incroyablement lumineux. Il y avait eu pourtant peut de très beau jour en décembre. Birdie venait de raccompagné quelqu'un à la porte. Elle fermait lentement la porte, le sourire aux lèvres, et se retournait pour rejoindre sa chambre. Soudainement en se retournant elle découvrit Wesley, les traits tirés, une valise derrière elle. Le visage de Birdie était devenu blême. « Tu vas quelque part... ». Elle n'osait pas réellement la regarder dans les yeux. Elle avait bien trop peur d'entendre la raison qui la poussait à partir. « Je rentre à la Nouvelle Orléans... Je n'ai rien à faire ici... » Les larmes commençaient à naître dans les yeux de Birdie. Billy derrière les traits et les habitudes de sa soeur, n'arrivait pas à imaginer qu'à cause d'une romance destructrice dont sa soeur ne l'avait jamais mise au courant, elle allait perdre ce qui la rapprochait le plus de sa soeur défunte. Elle allait perdre sa meilleure amie. L'ultime pièce de son enfance éteinte. « Tu as tord, qu'est ce que je vais faire sans toi ? » La voie de la jeune femme tremblait de douleur, elle ne pouvait pas se résoudre à enterrer la dernière partie de son enfance aujourd'hui. Pas un si beau jour. Wesley la regarda les yeux rougis par les larmes, la colère montant dans sa voix. « Mais tu vas faire comme toujours ? Tu as toute ta vie ici, je n'arrive même pas à savoir comment tu as fait pour rester tout se temps à La Nouvelle Orléans avec moi... Sans toi je suis perdue, mais je meurs à tes cotés... Alors j'imagine qu'il vaut mieux que je me perdes... » Birdie, enfin Billy s'était écroulée devant la porte, voyant des images de Birdie, Wesley et elle défiler devant ses yeux alors qu'elle était petite. « Je t'en supplie, ne me laisse pas, je ferais tout pour tu sois à l'aise. Laisse moi la période des fêtes pour me racheter. Sans Billy, sans toi, je ne suis plus rien, vous êtes mon univers. » Elle sentait pitoyablement trop attaché à Wesley. Elle savait qu'elle ne pouvait pas vraiment la retenir, enfin pas indéfiniment. « La seule chose qui puisse me faire rester, est la seule chose que tu ne pourras pas me donner... Mais parce que je t'ai promis d'être là pour toi en toute circonstance, je reste. Mais le deux janviers je rentre à la Nouvelle Orléans... Je suis vraiment désolée Birdie... Mais toi et moi on savait bien qu'un jour ça finirait comme ça... » Wesley était rentrée dans sa chambre et avait laissé Billy désemparé. Elle ne pouvait tout simplement pas lui apporté ce qu'elle voulait parce qu'elle n'était pas Birdie. Mais peut être était-ce mieux comme ça. Que Wesley s'en aille, ignorant toujours la vérité, elle souffrirait moins comme ça...

Comment être sûr que l'on fait le bon choix lorsque cela fait aussi mal ? Elle se réveilla brusquement dans sa chambre d'hôpital, les yeux révulsés de douleur. Et elle croisa les silhouettes d'Aidan et Savannah qui était penché sur elle, leur visage plus inquiet que jamais. Elle adoucit immédiatement son expression faciale et un léger sourire se dessina sur ses lèvres. A l'intérieur c'était le chaos. Wesley allait partir. Peut être qu'à cause de sa promesse, elle resterait encore le temps que Birdie revienne saine et sauve à la maison, mais ce n'était que temporaire. Et elle savait que jamais Wesley ne viendrait la voir à l'hôpital. Depuis Katrina en 2005, les trois inséparables avaient toujours eu une peur bleu des hôpitaux. Enfin principalement Wesley puisque sa mère qui avait été une rescapé de l'ouragan était morte quelques jours après à l'hôpital. Elle savait que Wesley préférait bien plus rester à la maison, à se ronger les sangs, à appeler régulièrement pour vérifié son état, mais qu'elle ne supporterait pas de la voir comme ça. Pourtant la certitude qu'elle ne viendrait pas lui fendait le coeur. Wesley allait partir. Elle serait seule.

Elle leva de nouveau les yeux vers Aidan et Savannah, et essaya de faire un sourire rassurant. Elle était pitoyable, son cerveau s'endormait dans ses cauchemars trop régulièrement et elle devait terrorisé ceux qui étaient tout pour elle, avec ces absences soudaine. Elle les observa l'un puis l'autre. Les mêmes traits tirés, et le même air d'inquiétude latente qui ornait leur visage, tel un masque tordu par la douleur et la peur. Elle ne savait pas comment faire pour les convaincre qu'elle allait bien, qu'elle allait s'en sortir. Que c'était juste son cerveau qui déconnait avec le reste de son corps et de ses souvenir. L'humour sauverait peut être tout. Ou alors dans ce cas présent la morphine. « Vous devriez voir vos têtes... Exactement les mêmes expressions... Vous êtes vraiment fait l'un pour l'autre... » En temps normal, Aidan lui aurait probablement arraché la tête pour lancé des remarques du genre à si peu d'intervalle. Mais c'était plus fort qu'elle. Ils avaient l'air de deux handicapés qui préféraient la regardé elle dans sa somnolence cauchemardesque plutôt que de se regarder l'un l'autre une seule seconde. Pitoyable. Ayant cru entendre quelques remarques concernant les médecins et son état, elle se lança dans un discours hasardeux et qui se voulait rassurant... « Il paraît que je m'en sors pas mal. Enfin d'après les médecins mon sens de l'humour est bien plus encourageant que mes résultats. Mais comme on ne comprend rien aux résultat je propose qu'on se focalise sur mon sens de l'humour... » Elle attrapa doucement la main d'Aidan et la serra à peine. De toute façon elle n'avait pas bien plus de muscle pouvant être utilisé à l'heure actuelle.

Soudainement elle s'immobilisa tout à fait. Quoiqu'elle n'était pas d'humeur très mobile en ce moment de toute façon. Toute la pièce et l'espace temps sembla s'arrêté pendant quelques secondes. Puis Billy demanda d'une voix bien plus sur d'elle, et forte que tout ce qu'elle avait pu prononcer au paravant. Comme si c'était une chose bien plus importante que le reste. « Reaver sait ? » Elle ne pouvait pas en dire plus. Elle s'en voulait déjà d'aborder le sujet avec Aidan à coté, alors que ce dernier rêvait de lui refaire la face. Mais elle avait besoin de savoir. Besoin d'espérer qu'il pourrait réapparaître brutalement dans sa vie, refusant de la perdre une deuxième fois et pour de bon cette fois. Surtout après leur dispute de la dernière fois qui avait effacer tous les bénéfices qu'avait pu avoir leur nuit ensemble. Elle préféra tourner la tête vers Savannah, de peur d'affronter le regard navré et désapprobateur d'Aidan.
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Dim 11 Mar - 21:39

On se retourne vers dieu quand ça tourne mal, quand le ciel s’écroule sur nos petites étoiles. On se sent si seul quand le train déraille, de la pluie dans mes yeux quand l’espoir détale, quand je vois maman perdre ses pédales, on s’en remet à dieu sur son lit d’hôpital. Je perds l’équilibre sur mon triste manège, sous le soleil d’été je voie tomber la neige, on ne se moque plus de dieu quand les pelles nous assiège. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, enfermé dans ton mal être, quand les anges pleurent au bord de ta fenêtre. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, à se torturer la tête. Si l’espoir meurt, pourra-t-il renaitre ? »


Savannah sentait se détendre sensiblement chacune des fibres de son corps. Penchée au-dessus de la literie de la demoiselle, elle n'en restait pas moins marquée par la fatigue et l'anxiété que lui causait l'admission de la Salinger au Samaritain Hospital, mais davantage encore, les blessures qui l'avaient réduite à piteux état. C'était incroyable de constater qu'une balle pouvait faucher plusieurs vies en une unique détente. Il y avait bien évidemment l'être qui recevait le trait ravageur et qui devait apprendre à se relever après avoir chuté, du moins si la Mort se voulait suffisamment patiente pour passer son tour et le remettre à la Vie plus longtemps encore. Il y avait aussi les proches reliés à cette personne par le cœur : une fois que le myocarde de l'être aimé s'arrêtait de battre, les dommages collatéraux étaient multiples et les autres palpitants se brisaient à l'unisson. Allongée dans son lit d'hôpital, Billy semblait si vulnérable. Un orchestre frénétique de « bip » sonores chantaient mélodieusement sa convalescence. D'une manière étrange, la patiente lui faisait penser à un être angélique. Un ange estropié. Était-ce l'atmosphère hospitalière, la lumière au-dessus du lit chutant sur le front de la demoiselle, elle n'aurait su le dire. Il y a des pensées qui ne s'expliquent pas.
Savannah resta neutre lorsqu'Aidan arriva dans la pièce, bien que son teint se colora légèrement et qu'une main discrète vint arranger sa chevelure désordonnée que chacun lui connaissait. Ils n'avaient pas eu l'occasion de se parler sérieusement, d'arranger ce qui avait été défait, depuis qu'ils s'étaient parlés au téléphone. Cette conversation ne s'était d'ailleurs pas particulièrement bien terminée puisqu'il avait piqué la susceptibilité douloureuse de la jeune Monroe, néanmoins la mexicaine avait peu de rancune à cet instant précis. Comment aurait-elle pu réellement lui en vouloir, en réalité ? If it's still hurts, that mean it's still care. Elle lui adressa un léger sourire qui s'adoucit encore plus lorsqu'elle le vit déposer un baiser sur le front de Billy. Cette dernière ne tarda pas à donner son propre avis sur la question de l'usurpation d'identité dont Savannah avait usé pour avoir accès à la chambre, ce qui fit sourire plus largement la Monroe. Billy et son sens de l'humour … Aussi inséparable que deux doigts d'une main, même dans les moments les plus difficiles.

« Vous devriez voir vos têtes... Exactement les mêmes expressions... Vous êtes vraiment fait l'un pour l'autre... »
« Si on liait les gens pour les similitudes de leurs expression, j'ose même pas imaginer avec qui on te mettrait là, maintenant, répliqua une seconde fois Savannah, esquivant les tentatives maladroites de la jeune femme à créer une ambiance tout autre que celle des visiteurs venant prendre des nouvelles de la blessée. »

Cela n'empêchait pas Savannah d'agréer à la pensée de Billy, intérieurement. Nonobstant, la belle mexicaine préférait retourner la situation de telle sorte à ce que rétablissement ( ou anéantissement, à voire ) de sa relation avec Aidan ne se fasse pas au chevet de son lit, selon ses dires propulsés hors de sa bouche par la morphine. N'avait-elle pas promis à Aidan que Billy ne serait pas mêlée d'une quelconque manière à leur histoire ?
Savannah changea de sujet en une fraction de seconde, puisqu'en soit, elle avait des interrogations plus importantes pour l'instant que l'état des faits entre elle et le De Conti. Avait-il vu un médecin ? Quelqu'un avait-il pu le renseigner sur les lésions de Billy ? En soit, Savannah pensait la mine de la demoiselle comme sensiblement bonne, mais n'étant pas forcément qualifiée pour en juger précisément soi-même, elle préférait un avis médical. Les chiffres et les lignes, les graphiques, étaient pour elle une langue étrangère.

« Ils ne savent pas. Le médecin que j'ai vu avant de rentrer m'as expliqué que ton état délicat, mais qu'il avait bon espoir. Après il a parlé comme un toubib et j'ai rien compris »

Sa dernière phrase fit naître un rire éthéré chez la mexicaine. C'était toujours ainsi, de toute manière. Les chirurgiens parlaient un langage que les familles ne parlaient généralement pas. Pourquoi cela ? Parce qu'en soit, ils étaient persuadés d'être comme tout le monde, que chacun pouvait comprendre la langue chirurgicale, alors qu'en réalité, les médecins étaient pour les autres, des martiens faiseurs de miracles. C'était pour la plupart tout ce qui comptait ; que les proches aillent bien, rien de plus.

« Il paraît que je m'en sors pas mal. Enfin d'après les médecins mon sens de l'humour est bien plus encourageant que mes résultats. Mais comme on ne comprend rien aux résultat je propose qu'on se focalise sur mon sens de l'humour... »

Un sens de l'humour visiblement infaillible. Savannah leva brièvement ses prunelles cristallines vers le plafond, mi-exaspérée, mi-amusée par la décontraction de son amie. Néanmoins, ne disait-on pas que le rire est le meilleur des remèdes ? Billy elle, semblait appliquer ce concept à la lettre. Avec un humour un peu douteux, cependant.

« Tu a vu un médecin, toi ? »

Savannah darda son regard océanique vers celui électrique du jeune homme. Son interrogation la prenait par surprise, autant parce qu'elle dépassait ses lèvres que par son contenu. Pourquoi devrait-elle consulter un médecin, elle qui n'avait point été blessée ? Elle savait pourtant qu'elle devrait. Elle était une personne sensible et extrêmement vulnérable à l'exposition qu'elle avait eu à subir. La fusillade, des tirs, des morts. Nul doute, bientôt, on lui recommanderait un psychiatre. Mais comme toute personne dont la langue est liée par le traumatisme et donc mensongère, elle nierait purement et simplement avoir quelconque problème, s'illusionnant dans l'espoir que lorsqu'elle fermerait les yeux, un jour, elle ne verrait plus de teinte effroyablement écarlate, ni de cadavres.

« Non, répondit-elle après quelques secondes écoulées. Je suis directement rentrée chez moi après la fusillade, un ami m'a raccompagné. »
« Reaver sait ? S'enquit soudainement la voix faiblarde de Billy »

Reaver. Cela faisait des années que Savannah n'avait pas entendu ce nom, si bien que dans l'équation de son retour, elle avait presque oublié sa présence.

« Non, mais si tu veux je peux passer un coup de fil... dit-elle, lorsque Billy se retourna vers elle. Pourtant, lorsqu'elle croisa le regard d'Aidan, elle eut comme la sensation que ce n'était pas une chose à dire, comme si quelque chose clochait. Ou peut-être pas … ? se ravisa-t-elle, hasardeuse. »

Y avait-il encore un chapitre dont elle ignorait l'existence ?
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Sam 17 Mar - 17:17




On dit souvent que le temps guérit toutes les blessures. Je ne suis pas d'accord. Les blessures demeurent intactes. Avec le temps notre esprit, afin de mieux se protéger, recouvre ces blessures de bandages, et la douleur diminue... mais elle ne disparaît jamais.


    Les hôpitaux n'avaient vraiment rien pour eux. Aidan avait déjà fait un séjour dans un hôpital tel que celui-çi et les souvenirs qu'il en gardait lui donnait envie de vomir. Rien que le nom donné la nausée... Comment des personnes pouvaient avoir envie de travailler dans un tel lieu ? Comment pouvait-on se lever le matin tout en sachant que l'on risque de voir des personnes souffrir, des personnes en fin de vie ? D'un autre côté, une personne comme Charlie aurait certainement trouvé à redire. Elle lui aurait signifié qu'il accueille aussi des nouveaux-nés, des enfants en voix de guérison ou quelques autres miracles. Oui, si elle avait été là, elle aurait trouvé à redire à son penchant négatif et sa vision de tout voir en noir, comme toujours. Mais en traversant les portes du bâtiment quelques heures plus tôt, Aidan n'avait rien vu de beau, rien qui lui donnait envie de passer plus de temps que nécessaire dans un endroit tel que celui-çi. Il y avait tellement de souffrance, de douleur, des pleurs... Aidan avait tenue la main de Billy tandis que le brancard se frayait un chemin à travers les couloirs et à chaque pas, Aidan ne pouvait s’empêcher de penser que la dernière vision qu'il est de sa sœur, c'est le corps presque sans vie d'une jeune femme qui n'avait pas assez profité de la vie. Et les images de la fusillade lui revenait, des bribes bien ancrées de corps gisant sur le sol et des proches ayant été informés de la situation. Que ferait-il sans elle ? Comment continuer à vivre si sa seule famille partait ? Comment ... ?

    « Vous devriez voir vos têtes... Exactement les mêmes expressions... Vous êtes vraiment fait l'un pour l'autre... », continua Billy, lancé à présent. Aidan ne put s’empêcher de lui jeter un regard de reproche. Il la savait souffrante et c'était certainement la seule raison qui le poussait à garder en lui ce qu'il mourrait d'envie de lui dire. Heureusement pour lui, Savannah enchaina tout de suite, ne laissant pas le temps à l'ambiance de se tendre d'avantage. Mais dans un moment comme celui-là, Aidan savait que Billy avait en partie raison. Après avoir vécu ce qu'ils avaient connus la veille, chacun était en droit de se remettre en question. Si Savannah était morte lors de cette fusillade, Aidan aurait-il pu vivre avec cette culpabilité ? Celle de ne lui avoir rien dit, celle de ne l'avoir pas serré dans ses bras une dernière fois... A la dérobée, il lui jeta un regard. Comment vivre dans un monde où elle ne serait plus là ? Comment accepter l'idée de la perdre une seconde fois ? « Il paraît que je m'en sors pas mal. Enfin d'après les médecins mon sens de l'humour est bien plus encourageant que mes résultats. Mais comme on ne comprend rien aux résultat je propose qu'on se focalise sur mon sens de l'humour... » , ces dernières paroles eurent pour effet de sortir Aidan de sa transe. Un pâle sourire s'afficha sur son visage et il prit avec joie la main que lui tendis Billy. Doucement, il caressa sa peau, se voulant rassurant. « En réalité, je n'ai jamais trouvé que ton humour était risible, j'ai fais semblant tout ce temps », plaisanta t'il, veillant à ce que Savannah esquisse au moins un rictus.

    « Non. Je suis directement rentrée chez moi après la fusillade, un ami m'a raccompagné. », Aidan hôcha la tête, entendu. Il n'osa pas poser de question concernant cette ami, jugeant qu'il n'était pas en droit de le savoir. Il aurait bien ajouté qu'il l'aurait certainement ramené lui même si il n'était pas monté à bord de l'ambulance, mais cela n'aurait fait qu'ajouter un cran supplémentaire à la tension qu'il y avait entre eux deux. Pourtant, il aurait aimé qu'elle ait consulté un médecin. Après un tel drame, des blessures plus profondes pouvaient apparaitre, des blessures bien dissimulées qui pouvaient ressurgir à tout moment. Aidan n'avait pas été blessé durant cet attentat, hormis une entaille à la main après avoir glissé sur du verre. Mais il gardait en lui des images qu'il préférait oublier, en commençant par la vision de Billy étalé au sol, une balle dans le corps. « Reaver sait ? », demanda soudainement Billy, le visage résolument tendu et fiévreux. Par réflexe, Aidan retira sa main de celle de Billy qui s’obstinait à ne regarder que Savannah, trouvant certainement plus d'attention auprès d'elle que d'Aidan après une telle question. « Non, mais si tu veux je peux passer un coup de fil... Ou peut-être pas … ? », s'empressa d'ajouter Savannah après avoir échangé un regard avec son ex-fiancé. « Non il ne sait pas et ne compte pas sur l'un d'entre nous pour le lui dire. Si il n'étais pas l'abrutis qu'il es, il aurais été avec toi hier et tu ne serais pas dans cet état », dit férocement Aidan en arquant les sourcils. Visiblement, Savannah n'était pas au courant du différent qui agissait entre Reaver et Aidan depuis plusieurs mois maintenant. Avant sa mort ou plutôt sa fuite, Reaver et Aidan étaient toujours fourrés ensemble et aujourd'hui, ils se vouaient une haine sans merci. Aidan savait qu'il mettait Savannah à contribution et qu'il avait parlé en ce nom, mais il ne voulait pas qu'elle le prévienne et encore moins qu'elle lui demande de passer voir Billy. « Wesley n'est pas passé te voir ? », demanda t'il pour changer de sujet.
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Lun 19 Mar - 12:13

Est ce que vous l’avez dit ? « Je t’aime », est ce que vous l’avez dit ? « Je ne veux jamais vivre sans toi... Tu as changé ma vie... » Est ce que vous l’avez dit ? Faire des projets, se fixer un but et travailler pour cela... Mais de temps à autre, on regarde autour de soi parce que c’est ainsi, on ne sera peut-être plus là demain.»


Connaissez vous la solitude ? La véritable solitude ? Celle qui creuse un vide silencieusement mais profondément. Celle invisible qui s'étale même en société. Celle qui plus vous êtes entourés, plus elle fait rage. Celle qui vous consomme et vous tue. De toute sa vie Billy n'avait jamais plus sentie cette douleur que maintenant. Elle n'avait d'ailleurs jamais vraiment été seul. Même dans sa tête Birdie influait souvent sur ces décisions et elle sentait comme une infime présence autours d'elle qui lui faisait dire que tout va bien. C'était la beauté d'avoir une jumelle. Mais Birdie était morte, et sa tête était vide de toute présence. Bien sûr il y avait Reaver, et puis Wesley, et puis Aidan, et maintenant Savannah qui revenait doucement mais surement dans la vie de la jeune femme. Mais Reaver lui en voulait, Reaver s'éloignait, vidant peu à peu sa cage thoracique de son muscle cardiaque. Wesley suffoquait sur la côte ouest, et ne supportait pas leur "rupture" qui était pourtant pour le mieux, si elle savait. Et elle ne tarderait pas à l'abandonner pour rejoindre la côte Est. Elle marquait la distance, et vidait l'appartement de toute trace de vie. Aidan était toujours là, serait toujours là c'était une chose certaine, mais Billy savait, il avait beaucoup de chose en tête, et même quand il était au près d'elle, il pestait contre Reaver, il évitait de penser à Savannah, il appréhendait de rentrer chez lui et de voir Ciara. Il avait dix mille choses en tête, et Billy n'était qu'une faible partie de ces choses, et le vide qu'elle voyait dans les yeux d'Aidan, creuser par la fatigue, et la peur ne faisait que lui renvoyer son propre vide et sa propre insignifiance. C'était plus ou moins la même chose pour Savannah, alors qu'elle était là au milieu, complètement secoué par les derniers évênement, les voir tous les deux ensembles ne faisaient que bousculer de vieux sentiments qui avaient toujours exister entre les deux. Et même s'ils étaient là pour elle, elle sentait cette électricité dans l'air, cette fatigue qui les assommaient. Mais le pire c'était qu'elle était la principale initiatrice de cette double action qui ne la concernait plus véritablement elle, mais les concernait tous les deux. Comme si elle participait elle même à sa propre solitude. Comme si elle s'arrangeait pour prendre elle même une pelle et vider ce qui pouvait rester dans sa carcasse, sans être trop glauque...

« Si on liait les gens pour les similitudes de leurs expression, j'ose même pas imaginer avec qui on te mettrait là, maintenant » Savannah marquait un point... Peut être pourrait-on la mettre avec un cadavre trouver à la morgue, quoiqu'elle devait tout de même avoir un peu plus de couleur, et de chaleur, car elle était encore vivante apriori. Elle fit un faible sourire. Ce n'était visiblement pas avec des expressions débiles et des blagues vaseuses qu'elle ferait quoique ce soit, et à priori elle n'arriverait pas maintenant à faire quoique ce soit pour leur cas. D'ailleurs ça l'agaçait un peu. Les deux idiots s'aimaient de manière évidente. Enfin Savannah était quand même revenu seulement pour lui, et Aidan, elle le connaissait suffisamment bien pour savoir que la tête de Savannah était toujours gravé dans le vif de son coeur... un peu comme sur un gâteau kitch... « En réalité, je n'ai jamais trouvé que ton humour était risible, j'ai fais semblant tout ce temps » Pour clasher la jeune femme il avait du probablement lire dans ses pensées et se venger des débilités qu'elle pouvait penser à son sujet. Billy fit une grimace, et une moue qui ne faisait qu'enlaidir son visage blanchâtre à cause de la fatigue et des pertes de sang qu'elle avait subit. « Je vais faire semblant d'être blessé par tes propos... Et je dois avouer que c'est lâche de s'attaquer à une infirme au neurone morphique... euh sous morphine.. » A votre avis à quoi pouvait ressembler des neurones morphiques ? Peut être pas à grand chose, enfin comme Billy ne voyait pas vraiment quel pouvait être la signification de morphique il était difficile d'avoir une image clair de ce qu'elle se représentait... Elle laissait voguer son regard de l'un à l'autre, de Savannah à Aidan, d'Aidan à Savannah. Ils se regardaient à peine. S'effleurait doucement du regard à chaque phrase qu'ils prononçaient, pour vérifier que l'autre souriait à un pic d'humour, ou juste pour détailler le visage qu'il aimait tant. Billy se renfrogna un peu au fond de son lit, elle trouvait ça débile. « Vous êtes un peu ridicule... Vous feriez mieux de vous regarder franchement, de vous dévorer du regard au lieu de vous zieuté discrètement. Et puis tant que vous y êtes rouler vous une bonne galoche et mettez par terre ces micros tensions et cette électricité latente qui me mette mal au crâne... Bon par contre prévenez moi de ce que vous faites que je ferme les yeux... » Billy avait légèrement l'air d'un enfant au milieu d'un couple de divorcé qui n'avait rien à faire divorcé. Ou alors simplement de la petite soeur qu'elle était, qui trouvait ridicule de perdre son temps sans amour alors que l'amour était au bout de leur nez. Elle savait bien qu'Aidan voudrait lui arracher les tripes pour avoir dit ça... mais a priori il oserait peut être pas, et au pire tant pis, elle n'aurait qu'à faire venir une infirmière pour le faire sortir. Mais à priori entre son état et la présence de Savannah il ne ferait rien de la sorte.

Ah le sujet de Reaver. Comment pouvait-elle l'éviter alors que tous ces membres, ses molécule etc criait d'avoir besoin de la présence du jeune homme. Elle voulait voir son sourire, sentir sa présence, et la chaleur de sa peau. Elle voulait ses lèvres sur son front, sur ses lèvres. Elle voulait tout son amour, pouvoir lui donner tout le sien. Elle ne voulait plus de rancoeur, plus de dispute. Elle voulait retrouver son fiancé. « Non, mais si tu veux je peux passer un coup de fil... Ou peut-être pas … ? » En entendant le début de la phrase elle eut les yeux brillant et s'apprêtait à hocher de la tête. Sauf que le regard de Savannah croisa celui d'Aidan et elle changea de direction. Il n'allait pas vraiment faire ça ? Il n'allait pas vraiment l'empêcher de le voir, ne même pas lui dire... « Non il ne sait pas et ne compte pas sur l'un d'entre nous pour le lui dire. Si il n'étais pas l'abrutis qu'il es, il aurais été avec toi hier et tu ne serais pas dans cet état » Dès qu'il s'agissait de Reaver et d'elle, il devenait absolument irrationnel. Billy s'insurgea brutalement sur la phrase de son frère « Tu veux dire que si je n'avais pas été l'abrutie que j'ai été on serait encore fiancé et qu'il aurait peut être été ensemble hier au centre commercial, et que par amour il se serait peut être pris une balle pour moi ? Très réconfortant Aidan. Merci. Tu sais qu'à choisir je préfère être là à sa place. Si tu ne veux pas le prévenir donne moi le téléphone...» Elle avait tenté de se relever sur son lit pour tendre le bras vers Aidan, mais l'effort qu'elle venait de faire était bien trop important pour elle, elle eut soudainement la tête qui tourne, et lutta pour se concentrer sur sa position dans le lit et pouvoir se récupérer avant de s'effondre sur l'oreille. Quoiqu'en soit elle ne se ferait pas mal, elle ne voulait juste pas les inquiétés, ou les énervé parce qu'elle ne faisait pas vraiment attention à elle. En même temps c'était toujours comme ça, lorsqu'il s'agissait de Reaver, elle s'oubliait souvent elle même... Elle s'allongea un peu violemment, sa course jusqu'à l'oreiller étant accéléré par l'envie de s'évanouir. Elle attrapa faiblement la sorte de bol pour se la mettre sur la bouche et le nez et pour mieux respirer. Elle battait des yeux pour ne pas s'endormir et rester éveillée avec eux...« Wesley n'est pas passé te voir ? » Il avait donc décidé de faire toutes les boulettes du monde et du moment ? Elle inspira dans l'appareil avant de le retirer de sa bouche pour pouvoir parler « Wesley ne mettra jamais un pied à l'hôpital de son propre gré... Et elle doit surement faire ses valises pour la Nouvelle Orléans à l'heure qu'il est... » Après tout c'était ce qu'elle avait dit, que pour Billy, elle restait jusqu'au deux janvier, mais qu'après elle rentrait chez elle. A la vérité Wesley attendrait en se rongeant les sangs que Billy revienne à la maison avant de partir, mais à ce moment Billy ne le savait pas. Après avoir finit de parler elle se remis l'appareil pour mieux respirer sur la bouche, et ferma les yeux un bref instant.
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Dim 8 Avr - 10:22

On se retourne vers dieu quand ça tourne mal, quand le ciel s’écroule sur nos petites étoiles. On se sent si seul quand le train déraille, de la pluie dans mes yeux quand l’espoir détale, quand je vois maman perdre ses pédales, on s’en remet à dieu sur son lit d’hôpital. Je perds l’équilibre sur mon triste manège, sous le soleil d’été je voie tomber la neige, on ne se moque plus de dieu quand les pelles nous assiège. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, enfermé dans ton mal être, quand les anges pleurent au bord de ta fenêtre. Il y a des jours comme ça ou rien ne va, à se torturer la tête. Si l’espoir meurt, pourra-t-il renaitre ? »


Le regard de Savannah glissa plusieurs fois sur le visage incliné d'Aidan. C'était ainsi, quoi qu'elle puisse prétendre, elle ne pouvait s'empêcher de le contempler en catimini, comme une prétendante éperdue paralysée par une timidité maladive envers l'élu de son cœur. En soit, elle n'était ni paralysée, ni timide, néanmoins elle demeurait éperdument amoureuse de celui qui avait été son fiancé. Depuis la seconde où il avait ouvert la porte de cette chambre, le comportement de la Monroe s'était donc sensiblement modifié, involontairement. Il avait ravie son attention à son insu et désormais, chacun des gestes de la jeune femme s'accordaient aux siens, changeant de posture ne serait-ce que d'un millimètre lorsqu'il bougeait, un comportement inconscient qui chez un observateur perspicace, se dévoilait comme le nez au milieu de la figure. Son cœur palpita plus encore lorsqu'elle aperçu le sourire qu'il dédia à Billy et à ses traits d'humour douteux. Une chaleur diffuse se rependit dans sa cage thoracique, tandis que ses rétines se teintait de douceur. Damn, ce qu'elle aimait ce sourire … Lorsqu'il releva les yeux vers elle, Savannah avait déjà reporté son attention sur la patiente, se dérobant lâchement à l'examen similaire, dont elle ignorait l'existence, qu'il pouvait mener à son encontre.

« Vous êtes un peu ridicule... Vous feriez mieux de vous regarder franchement, de vous dévorer du regard au lieu de vous zieuté discrètement. Et puis tant que vous y êtes rouler vous une bonne galoche et mettez par terre ces micros tensions et cette électricité latente qui me mette mal au crâne... Bon par contre prévenez moi de ce que vous faites que je ferme les yeux... »

Les yeux de la jeune Monroe s'écarquillèrent de surprise sous la spontanéité des paroles de Billy. Décidément, la jeune Salinger avait décidé de ne pas lâcher le morceau, maintenant qu'elle en tenait un bout. Et à cela, Savannah ne su quoi répondre. Elle qui pourtant avait toujours été réputée pour avoir une réplique facile, devait bien admettre que là, Billy lui avait coupé l'herbe sous le pieds. En soit, il n'y avait rien à répondre. La tirade de la jeune femme avait éveillé les prémices de désir de sa visiteuse et cette dernière ne su quoi en faire. Elle s'imaginait parfaitement penchée au-dessus du lit et capturant les lèvres d'Aidan avec les siennes, lui transmettant tout l'amour et la dépendance qu'elle ressentait à son encontre … c'était si aisé que de se l'imaginer, que de le vouloir. C'était tout autre chose que de l'appliquer. Et cette réalité tordit les entrailles de la Monroe.

Un sujet tout autre arriva sur la table. Reaver. Cela faisait des années que Savannah n'avait pas pensé à cet homme ; honnêtement, ils n'avaient jamais été foncièrement proches, pour elle, il était le meilleur ami d'Aidan qui venait parfois squatter le canapé après une longue soirée passée en leur compagnie. Il était aussi le fiancé de Billy et tant qu'il respectait la jeune Salinger, ils s'entendaient. Mais pourquoi cette tension tangible soudaine ? Savannah se tût lorsqu'elle compris que sa proposition n'était pas la bienvenue, du moins plus par Aidan que par Billy, de toute évidence. Avait-elle loupé un chapitre ? Visiblement. Car à une certaine époque, à l'énonciation de Reaver, aucun visage n'adoptait une expression si sombre.

« Non il ne sait pas et ne compte pas sur l'un d'entre nous pour le lui dire. Si il n'étais pas l'abrutis qu'il es, il aurais été avec toi hier et tu ne serais pas dans cet état »
« Tu veux dire que si je n'avais pas été l'abrutie que j'ai été on serait encore fiancé et qu'il aurait peut être été ensemble hier au centre commercial, et que par amour il se serait peut être pris une balle pour moi ? Très réconfortant Aidan. Merci. Tu sais qu'à choisir je préfère être là à sa place. Si tu ne veux pas le prévenir donne moi le téléphone..

Elle avait sérieusement manqué une étape. Depuis quand Aidan interdisait-il la moindre chose à Billy ? C'était déjà arrivé par le passé, bien évidemment, puisqu'Aidan avait endossé le rôle de frère pour Billy, mais jamais il n'avait été aussi … catégorique et implacable. Les protestations de Billy quant à elles, firent apparaître une moue dubitative sur les lèvres de la Monroe. Un point pour la Momie. Néanmoins, ses sourcils se froncèrent lorsqu'elle vit la jeune fille rassembler ses forces en vue d'un effort que Savannah devinait hors d'atteinte pour elle.

«  Fait pas l'idiote, dit calmement Savannah, s'octroyant la neutralité dans leur débat, puisque de toute évidence, elle n'en savait pas assez pour prendre parti et que de toute manière, Billy n'avait pas besoin de ça. »

Elle posa une main sur elle pour l'inciter à s'allonger, ce qu'elle fit avec une telle lourdeur que Savannah s'inquiéta. Lorsque Billy se saisit du machin-truc, visant à l'aider à respirer, son anxiété se raviva encore. Et merde. Elle détestait la voir dans un état pareil.

« Wesley n'est pas passé te voir ? »
« Wesley ne mettra jamais un pied à l'hôpital de son propre gré... Et elle doit sûrement faire ses valises pour la Nouvelle Orléans à l'heure qu'il est... »

Alors que Billy fermait les yeux, Savannah se tourna légèrement en direction d'Aidan. Ses lèvres remuèrent silencieusement pour former les mots «  pas le moment de parler de ça, je crois. », le tout, recouvert d'un regard significatif. La respiration de Billy se fit soudainement lente et régulière.

«  Elle s'est endormie ? Souffla Savannah, un sourcil relevé teinté d'inquiétude. »
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MessageSujet: Re: si l'espoir meurt, pourra-t-il renaître ? ♌ aidan&birdie   Lun 16 Avr - 19:28

    Billy ne savait pas à quel point ces mots pouvaient toucher le jeune De Conti. Même si elle était malade, le poid de ses paroles était plus fort que jamais. Savannah était si proche et pourtant, il ne pouvait rien faire d'autre que la regarder de biais, imaginer une scène plus que romantique qui n’existerait que dans ses rêves. Il pouvait aussi la prendre dans ses bras, lui dire à quel point elle lui avait manqué et combien il avait envie d'elle, là, toute de suite. Mais malheureusement, il était comme paralysé, sentant ses membres se figer à chacun de ses espoirs. Brûlante, elle l'obsédait toujours autant, rendant son innacésibilité carrément désirable. Après tout, si il devait se passer quelque chose, qui le serait ? Il était plus qu'évident que Billy serait la première à les encourager et qu'elle garderait pour elle l'espoir de revoir sa famille se reconstruire. Se pencher juste de quelques centimètres, presser ses lèvres sur celle de la jeune femme, oublier pendant quelques instants l'épée de Damoclès au dessus de sa tête. Mais la réalité le ratrappa vite. Malgré les encouragement de Billy, Aidan resta de marbre, préférant éviter soigneusement le regard de son ex fiancée diaboliquement attirante.

    Le sujet Reaver vint alors définitivement coupé court aux pensées envieuses d'Aidan qui se braqua immédiatement. Se libérant de la main de sa soeur, il s'éloigna en direction de la fenêtre. « Tu veux dire que si je n'avais pas été l'abrutie que j'ai été on serait encore fiancé et qu'il aurait peut être été ensemble hier au centre commercial, et que par amour il se serait peut être pris une balle pour moi ? Très réconfortant Aidan. Merci. Tu sais qu'à choisir je préfère être là à sa place. Si tu ne veux pas le prévenir donne moi le téléphone...» répliqua t'elle, plus du temps souffrante pour le coup. Furieux, Aidan plongea son regard dans celui de Billy, y trouvant alors la fièvre ravageuse de la jeune femme. Le plus dur était certainement l'air blasé de Savannah qui semblait ahuri par la prise de position de son ex. Il ne regrettait pas d'être aussi dur, elle ne savait pas, elle n'était pas en droit de juger. « Pas question », conclu t'il. Aidan n'était pas enclin aux discussions et la négociation n'avait jamais été son fort. Aidan, désireux de changer de sujet, parla de Wesley. Et, à sa grande surprise, ce sujet aussi semblait épineux. « Wesley ne mettra jamais un pied à l'hôpital de son propre gré... Et elle doit sûrement faire ses valises pour la Nouvelle Orléans à l'heure qu'il est... », bon au moins, c'était clair maintenant. Aidan était étrangé à cette histoire et c'est un haussement de sourcil qui conlus l'affaire.

    « Elle s'est endormie ? », demanda alors Savannah, s'adressant directement à Aidan pour la première fois depuis son entrée dans la chambre. Aidan regarda alors Billy et constata qu'elle venait de s'endormir. Songeur, il hocha la tête en direction de Savannah et passa une main rassurante sur le front de sa soeur. Il n'aimait pas la quitter après c'être disputé avec elle mais visiblement, Billy avait décidé de ne pas lui adresser à nouveau la parole aujourd'hui. En silence, les deux anciens amants sortir de la chambre et se dirigèrent vers la sortie. Nerveux, Aidan lui jeté des regards en coin et remarqua alors que Savannah aussi se sentait dépassé par la situation. « Heu... Je te ramène ? », avec surprise, elle accepta. Ce n'est qu'une fois arrivé devant chez la belle, qu'Aidan retrouva l'usage de la parole. La suite ne regarde qu'eux ...






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