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 You're the one that i want CHARLIE

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MessageSujet: You're the one that i want CHARLIE   Sam 14 Avr - 15:23

- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Lorsqu'on sort de prison on ne veut qu'une seule chose. Baiser ? Oui mais non. Profiter de la liberté. Respirer, vivre, s'en sortir. Grimper aux arbres. Prendre un bain de minuit sous n'importe quel température. Se mettre un mine mémorable. S'enivrer de tout de rien, de l'autre. Croiser le regard d'une femme magnifique. Faire glisser ses doigts sur sa peau. La possédé totalement. Baiser ! Oui mais non ! Chanter à tue tête. Mettre autre chose que du orange. Manger un gâteau plus gros que soit. Ecouter de la musique. Mieux aller à un concert. Danser sur la table. Etre ridicule. Draguer. S'amuser. Se prendre un râteau. Ramener une fille chez soit... Baiser... Oui bon... Oui, baiser... Quoiqu'on en dise, Jackson n'était pas la personne la plus classe que la terre n'est jamais porter, et il profitait bien du faire qu'il était bien rouler, qu'il avait un regard à vous retirez toute possibilité de résistance et un sourire à vous achever sur place. Jackson était le genre de garçon à aimer s'amuser, à profiter trop de la vie, et à s'envoyer toutes les filles canons qui pouvait passé par là. On aurait crée un drive in pour les filles à baiser, il l'aurait probablement empreinter. Sans s'intéresser outre mesure à ce que les gens pourraient bien penser. Oui il était un connard infâme... Mais un connard infâme qui à l'heure qu'il est devait avoir les couilles bleus après trois ans d'emprisonnement. Surtout pour un hétérosexuel comme lui, la prison et un milieu particulièrement féroce et dur. On arrêtera là de parler des parties intimes de Jackson, parce que pour une fois ce n'est pas le sujet principale de la soirée. Ou presque.

En prison on a à peine le choix de la télévision, à moins de vouloir se taper avec la terre entière pour imposer son programme de télévision, ce que Jackson n'avait pas réellement oser faire. On a aussi pas vraiment le choix des stations de radio, quoique la musique fait plus facilement son unanimité. Mais s'il se souvenait d'une chose c'était d'un jeune groupe de Jazz. D'ailleurs il n'avait jamais été franchement attiré par le jazz ou quoique ce soit. Mais les mélodies étaient envoutante, et semblait lui parler. Mais le plus envoutant restait la voix de la chanteuse qu'il ne parvenait pas à ce sortir du crâne. Il avait passé les derniers mois de sa peine à écouter ces musiques, et même lorsque ce n'était pas celle qui passait, il n'entendait qu'elle. Il avait fantasmé mainte et mainte fois sur l'apparence que pouvoir avoir la chanteuse. Sur sa vie, sur ce qui la poussait à avoir une voie aussi radieuse et attirante. Il craignit un instant qu'elle soit moche... Mais après tout pour devenir célèbre elle devait forcément avoir un jolie minois... Aussi difficile que ça puisse paraître, les moches et les taulards n'ont pas la place dans notre monde. Pas bien plus que les cons d'ailleurs... Quoiqu'être con et canon ça pouvait attiré la célébrité ... Surtout à Los Angeles. Mais d'ailleurs Jackson se fichait pas mal de la célébrité de la jeune femme. Tout ce qu'il voulait c'était entendre sa voix en vrai, voir son visage, toucher sa peau. Sentir son charme faire effet sur elle. Peut être même avoir le droit à une douce mélodie privé. Il n'était pas rare que Jackson soit obsédé par les choses. Un peu comme un gosse avant Noël. Et on pouvait en être sûr Jackson était obsédé par la voix de la jeune femme dont il ne connaissait même pas le nom.

En sortant il s'était soulé avec sa musique, n'écoutant que l'album dans lequel elle chantait à longueur de journée. Il avait suivit l'actualité du groupe jusqu'à découvrir qu'il jouait au Rainbow dans la soirée. C'était chose étonnante pour un bar très rock'n'roll d'accueillir un groupe de Jazz, mais il fallait dire que ce groupe monté tout droit de la Nouvelle Orléans, et qui avait pris ses marques de noblesse dans la cité des anges n'avait pas grand chose à envier aux groupes de rock qui pollue les petites scènes montantes. Alors qu'il bénéficiait d'une renommé national, ils se produisaient toujours régulièrement sur des petites scènes, dans des bars plus ou moins connu, pour le plaisir des gens, et des fans toujours très présent. D'ailleurs la salle était particulièrement bondé, et Jackson s'était installé non loin de la scène ou il pourrait avoir une vue parfaite de la chanteuse dès qu'elle arriverait. Il avait ressentir l'excitation poindre, et le prendre tout entier. L'idée de la voir, de pouvoir admirer ses traits et se délecté de son physique qui serait probablement très avantageux en plus de sa voix l'emplissait de joie. Quand le groupe rentra sur scène il sentit son coeur partir en vrille et pendant quelques secondes il ferma les yeux, de peur de voir ces fantasmes s'envoler d'un seul coup. Quand il ouvrit les yeux il remarqua d'abord la saxophoniste, qui avait un sourire brillant, une énergie d'enfer, et qui semblait sauter sur scène comme une enfant. Elle était probablement la plus jeune du groupe... mais aussi celle qui en était l'âme d'après les articles... Toutes les mélodies étaient d'elle, et les paroles l'étaient aussi souvent aussi. Il fallait reconnaître qu'elle était jolie... Pour une gamine, et qu'elle avait un talent certain. Soudain le morceau commença et il fut immédiatement attiré par la voix, oubliant sa contemplation de la jolie saxophoniste. Il tourna légèrement la tête et vit la chanteuse. Nettement plus adulte, plus femme peut être, et pas moins envoutante. Jackson se mordit la lèvre et vit ses fantasmes exploser dans son cerveau. Il était sûr, il la voulait. Elle était magnifique, et sa voix, sa gestuelle, sa présence, tout accentuait sa beauté.

Le concert fut comme une immense parenthèse dans la vie de Jackson, comme un moment ou aucune pensée noire ne viendrait polluer son cerveau. Ou il n'avait pas eu besoin de penser à Savannah, ou il n'avait pas sentit le poids de l'échec, la douleur d'être un raté fini. En dévorant des yeux la chanteuse dont la voix ravissait ces oreilles, il semblait être perdu dans un monde aussi magique qu'envoutant. Sa tête dessinait toute seule les traits fins de la jeune femme que ses doigts mentalement découvraient au fur à mesure. Se furent les applaudissement qui le réveillèrent de sa transe. Ce bruit fut comme une outrance à ces oreilles habitué au son mélodieux de la chanteuse. Il applaudit largement, et sourit à la chanteuse qui semblait avoir été dérangé par l'insistance des regards de Jackson et qui lui jeta un coup d'oeil, un sourire peut être. Le groupe remercia tout le monde, et prévint qu'eux aussi avait le droit à une pause bar. Et se fut dans un joyeux mélange que quiconque le voulait pouvait discuter avec ces stars charmantes. Jackson s'approcha d'un pas vif vers la brunette, dans l'espoir de pouvoir lui dire deux mots. Elle se trouvait au bar, à coté de son amie la saxophoniste, ou trompettiste suivant les morceaux , et discutait joyeusement. Jackson s'interposa doucement entre les deux,et planta son regard d'un bleu profond dans celui brillant de la ravissante demoiselle. «Je n'ai pas pu détacher mon regard de vous de tout le concert... Mais vous le savez déjà... Quand à votre voix, elle m'a emmener au paradis... ». Il y avait une certain naïveté dans ce qu'il disait. Jackson n'était pas un grand parleur. Il n'était d'ailleurs pas un beau parleur. Généralement il ne draguait pas vraiment, ou en quelques mots et se contente de faire parler l'autre discrètement, et répondait de phrase courte et minutieuse. Mais là il ne pouvait s'empêcher de dire la stricte vérité, de manière la plus naturelle possible. La saxophoniste sourit et émis même un léger rire avant d'embrasser la chanteuse sous la joue et de lâcher un « Amusez vous bien... » Avant de partir de manière enjouée. Jackson fit un sourire franc et maintenant qu'il était aussi près de la demoiselle ne put s'empêcher de la détailler encore plus. « je vous offre un verre ? ». Galanterie quand tu nous tiens, alors qu'il n'avait généralement pas trois sous en poche.

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MessageSujet: Re: You're the one that i want CHARLIE   Lun 23 Avr - 20:45

- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Charlie avait accouché il y avait quelques semaines de cela. Le petit bout de chou l'énervait déjà. Entre les pleurs parce qu'il avait faim, ceux parce qu'il n'arrivait pas à dormir et ceux où il n'était pas propre, Charlie n'en pouvait déjà plus. Ses seuls envies étaient soient de le passer par la fenêtre, soit l'étouffer et malheureusement, il y avait toujours quelqu'un pour sonner au moment où elle désirait faire une de ses deux choses. Ou alors, c'était ses chiens qui s'y mettaient et elle n'avait même pas le droit de faire ce qu'elle voulait. Franchement, ça ne devrait pas être permis. Comment des chiens et un bébé pouvaient-ils régenter sa vie? La miss l'ignorait ou tout du moins n'arrivait pas à le comprendre ce qui l'exaspérait d'autant plus. En résumé, elle était toujours sur la défensive, toujours en train de s'énerver contre son enfant qui continuait plus fort à brayer. Si elle l'avait égorgé, ça n'aurait été que plus plaisant pour la demoiselle et c'était à se demander pourquoi elle ne l'avait pas encore fait. Au moins, ses nuits seraient complètes et elle pourrait faire ce qu'elle désirait de ses journées. C'était à se demander comment elle avait pu passer de la jeune fille joyeuse qui désirait plus que tout un enfant à une fille aigri et en colère à cause de son enfant.

Huit mois auparavant, Charlie avait demandé une chose inconcevable à son meilleur ami. Devenir le géniteur de son enfant car elle en désirait tellement un qu'elle ne voulait pas attendre d'avoir rencontré la personne idéale, pensant que peut être, cette personne ne viendrait jamais bien que si elle ne rencontrait pas l'âme sœur, beaucoup de personnes ne rencontreraient pas la leur. Elle se souvenait très bien de la première réaction qu'il avait eu. Une réaction vive, logique et franche. « Quoi ? Attends ... Quoi ? T'es sur que tu veux pas reprendre un verre et te taire ? J'ai peur d'avoir compris quelque chose de franchement dégueulasse ! » Comme si c'était si inimaginable que ça. Comme si jamais Aidan n'avait pensé au par avant à coucher avec elle. Chose qui d'ailleurs était peut être vrai mais lorsque l'on regardait la jeune demoiselle, il était bien impossible de ne pas avoir à un moment où un autre voulu passer la nuit avec elle et ce n'était pas Jack's qui allait vous dire le contraire. Comme si elle n'avait pas mesuré le pour et le contre. Comme si elle n'avait pas réfléchit aux conséquences de ses actes ou à ce que cela signifierait pour eux. D'ailleurs, peut être n'avait elle pas bien réfléchit à tout ce que cela signifiait mais une chose est sure, elle pouvait être très persuasive lorsqu'elle le désirait. Aidan ne pourrait que pour le confirmer puisqu'ils avaient passé la nuit ensemble. Une nuit d'ailleurs étonnement bien et dont elle se rappellerait pendant longtemps puisque c'était la nuit de la conception de leur enfant et même s'ils avaient décidés d'en rester là car franchement, ça avait beau avoir été bien, c'était aussi spécialement étrange et bien plus étrange que beaucoup de choses qu'elle avait elle même pu faire ce qui était d'ailleurs bien difficile à croire lorsque l'on connaissait ses années d'universités. Toujours que malgré qu'ils aient décidé d'arrêter là, de leur nuit était né un enfant. Un enfant qui comme je vous le disais tapait sur les nerfs de sa mère. Cette soirée était donc une superbe occasion pour la jeune maman de décompresser.

Billie avait fini par la convaincre de devenir LA chanteuse de son groupe de jazz. Charlie qui avait connu la scène d'une autre manière avait pendant longtemps hésité avant de finir par accepter. Chose d'ailleurs qu'elle ne regrettait pas car cela lui permettait de passer ses soirées sans son enfant. Un enfant confié à sa sœur Cass'. Et oui, même si son meilleur ami était le père du bout de chou, elle ne pouvait pas supporter qu'il s'en occupe. Soit, elle allait bientôt le laisser faire et ce par des actions que vous connaîtrez plus tard mais pour le moment, seules sa petite sœur et ses meilleures amies avaient l'autorisation de toucher son enfant. Après tout, ce n'était encore qu'un bébé bien que Charlie désirait le transformer en punchingball. Bref, la voilà devenue chanteuse.

Ce soir là, elle était sur la scène du Rainbow avec Billie. Un bar Rock'nRoll qui généralement n'accueillait donc pas des groupes du genre de celui des miss mais franchement, avec le tabac qu'il était en train de faire, mieux valait accepter de les produire ne serait-ce que pour un soir pour un jour se vanter de les avoir eu sur scène, dans le bar. La demoiselle était à l'aise. Seule avec ceux qui étaient désormais devenus ses amis, elle avait pour seule envie que de s'amuser. S'amuser de toutes les manières possibles et inimaginables. Charlie monta alors sur scène sous les applaudissements du public. Des applaudissements bien mérités qui mirent quelques minutes à s'arrêter. La demoiselle repensa au temps où elle était applaudit lorsque ses pas touchaient la scène avant même qu'elle ne danse. Elle qui aurait pu devenir une des plus grande danseuse de toute une génération avait vu son rêve s'achever à cause d'une blessure. Une blessure, chose la plus dangereuse pour un sportif de haut niveau et qui pouvait lui coûter tout ce pourquoi il a travailler. C'était ce qui lui était arrivé. Sa blessure avait mit un terme à ses ambitions, non pas parce qu'elle ne pourrait plus jamais danser car elle le pourrait si elle le désirait mais à quoi bon s'acharner lorsque l'on sait que l'on ne pourra jamais retrouver le niveau que l'on avait. Un niveau si élevé que peu de danseuses ne pouvaient rêver de l'atteindre. Tout s'était donc terminé d'un seul coup, un coup imprévisible. Charlie n'avait jamais alors pensé remonter sur scène et ce soir là, elle l'était. Certes sa sœur qui avait déjà assisté à son premier concert n'y était pas mais elle, ses pieds foulaient la scène en bois. C'était comme un renouveau, comme une nouvelle vie qui s'offrait à elle.

« Amusez vous bien... » Charlie essaya de retenir Billie par la main mais elle était déjà partie. Billie ne me... elle souffla voyant que finir sa phrase ne l'aiderait pas. Qu'est ce qu'elle pouvait être énervante cette Billie lorsqu'elle le désirait. C'était trop facile de partir comme ça, en la laissant en compagnie d'un étranger. Pas que cet étranger soit peu regardable car au contraire, il était pas mal mais la belle sentait qu'elle n'allait pas pouvoir s'en dépêtrer. Il l'avait regardé avec tant d'insistance lors du concert que la demoiselle ne s'était pas sentit plus que ça en sécurité. Jack's n'avait pas l'air d'un fou et son regard ne montrait pas de la perversité mais son insistance était différente; comme s'il était en manque de quelque chose. Comme si Charlie s'était révélée être un être à part pour lui. Toujours que ses paroles ne correspondaient pas à celles d'un homme juste sorti de prison mais plutôt à celles d'un enfant ou d'un illuminé, c'est à vous de voir ce que vous préférez. Franchement, quel homme un tant soit peu mature et normal irait lui sortir « Quand à votre voix, elle m'a emmener au paradis... » ? Remarque, peut être un homme qui avait envie de l'emmener dans son lit, sortirait une chose pareille et c'était d'ailleurs ce que voulait probablement Jack's mais Charlie là tout de suite, elle trouvait ça pathétique. En temps normal, elle aurait été attendrit mais depuis son accouchement, ce qu'elle ressentait ne correspondait plus à qui elle était au par avant. La chanteuse se retrouvait donc avec cet homme qui lui proposait un verre. Elle s'adressa au barman avec un large sourire. Une vodka s'il vous plait. Depuis que son enfant était né, elle en prenait un verre tous les soirs. Après tout, pendant près de sept mois, elle n'avait pu en boire alors maintenant, elle se rattrapait. A peine servit que ses lèvres trempèrent dans le mélange qui s'écoula le long de sa gorge comme un regain de vitalité. Elle était désormais prête à converser avec l'ancien prisonnier. «Vous avez l'air un fervent admirateur de nos chansons, je me trompe? » Naïveté ou vérité, elle n'allait pas tarder à le savoir.


Dernière édition par Charlie R. Middleton le Ven 11 Mai - 21:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: You're the one that i want CHARLIE   Mar 24 Avr - 17:45

- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Obsession, représentation, accompagnées d’états émotifs pénibles, qui tend à accaparer tout le champ de la conscience. Et honnêtement Jackson n’avait pas eu grand chose dans sa tête depuis des semaines. Sa tête était plein d’un millier de dessin. D’essai, de portrait qui pourrait éventuellement collé à cette voix qu’il écoutait sans cesse, ou essayait de se remémorer. Ces compagnons de cellule se foutait bien de lui. De lui et de ses dessins, de lui et ses images débiles, de lui et de son idée vaine de s’en sortir. Oui il se foutait de lui parce que cette voix la rendait véritablement fou. Elle portait tant de douleur, tant de force, tant de douceur. Elle lui rappelait tout ce qu’il avait perdu, tout ce qu’il n’aurait jamais plus. Il avait essayé de la dessiner blonde et fluette pour la douceur, mais ça n’avait pas collé à la puissance de voix. Elle était forcément de type caucasienne. Elle n’avait pas la voix d’une afro, ni même d’une mexicaine ou de je ne sais ou. Non elle avait un accent américain absolument parfait. Un timbre de voix... Elle devait avoir des yeux magnifique. Oui elle aurait des yeux magnifiques. Il avait passé des jours et des jours sur cette image mentale. Il n’était pas fou, il n’était pas un sociopathe en puissance. Il avait juste trouver un filon d’imagination, quelque chose à quoi se raccrocher pour avancer, peut être l’un des futurs personnages d’une de ses bandes dessinés qui ne sortiraient jamais au grand jour. Mais il devait la voir, il devait absolument lié un visage, des courbes, la douceur d’une peau à cette voix qui l’obsédait. Sans ça il n’arriverait à rien, et il resterait coincé dans son dessin sur une femme à multi-tête et aussi intéressant cela puisse être d’un point de vu psychologique, en ce qui concerne le sex appeal du personnage ça le faisait rapidement descendre à zéro, alors que dans sa tête, le personnage était forcément une icône du glamour et du fantasme chez l’homme. C’était évident, et avec une voix pareil il ne pouvait pas en être autrement. Et les paroles des chansons s’alliait à la perfection à cette voix sublime qu’il aimait tant. Bien sûr les textes n’étaient pas de la chanteuse, mais cela avait bien peu d’importance aux yeux de Jackson. Après tout elle possédait ses textes à son tour en les chantant.

Une nouvelle obsession était né lorsqu’il avait lu le nom de la chanteuse. Charlie. Il avait tout de suite été charmé par la masculinité du prénom, sa poésie. Il coulait littéralement dans la bouche et provoquait toujours un sourire. Bien sûr c’était principalement à cause de la terminaison en i. Mais l’artifice voulait forcément dire quelque chose. Il vivait en écoutant leur chanson, leur dernier album principalement, là ou elle chantait. Et il se retournait plusieurs fois par jour sur son chemin croyant entendre le prénom de Charlie, et espérant tombé sur le visage de la belle. Mais tout ceci avait été vain et peut intéressant. Il était tombé une fois sur un chien et avait manqué de le taper pour lui avoir coller une frayeur pareille. Charlie, un chien... Et puis quoi encore. Pour tout dire il n’était pas à l’aise avec cette obsession. Il n’était pas quelqu’un d'obsessionnel. Pas quelqu’un de véritablement fêlé. Il n’était pas du genre à placer tout son espoir sur une idée, sur une personne qui ne voudrait probablement jamais lui parler. Et puis il était impossible qu’une femme est autant ascendant sur lui, alors qu’il ne la connaissait pas. La seule personne qui avait le droit d’avoir ce genre d’effet sur lui, sans toute la partie érotique, était Savannah, et personne d’autre. Elle était la seule à pouvoir gouverner sa vie comme elle voulait. Ou presque. Mais une illustre inconnu. C’était terrifiant, troublant d’avoir tant d’idée en tête à son propos. Il l’a haïrait probablement pour l’effet qu’elle lui faisait déjà. Et à moins qu’elle soit hideuse, son esprit serait bien plus fou d’elle quand il l’aurait vu. C’était probablement l’état de manque qui provoquait aussi ces idées en tête. Et au moment même ou il avait appris le concert au Rainbow, il avait été incapable de penser à autre chose. Il se faisait lui même peur, et tournait en rond. Il se réveillait au milieu de la nuit, à essayer de chasser son image qui ne le laissait plus tranquille et l’empêchait parfois de fermé l’oeil. Elle ravivait ses crises d’angoisse les plus secrètes et animait de nouveau en lui cette certitude je suis un bon à rien, elle ne me remarquera jamais. Pourtant avec les femmes il était plutôt du genre couillon sur de lui et prêt à tout. Mais elle n’était pas une femme. Elle était Charlie, là était toute la différence.

Le concert avait été divin. Autant pour les oreilles que pour les yeux. Il n’avait pas été déçu, et fut non étonné de se rendre compte que malgré la quantité de dessin qu’il avait pu faire d’elle, il n’avait pas été fichu de deviner un seul de ses traits. Mais s’il avait été intelligent ça se serait su. Il aurait probablement eut à chercher dans la section image de google... Mais puisque son esprit refusait de se montrait vif, il allait devoir compter sur autre chose pour la charmer. Mais avait-il vraiment autre chose. Peut être un cul que tout le monde envie, un sourire, un regard, et un corps. Bon oui dans l’apparence il était presque tout ce qu’une fille ou un gay pouvait souhaiter. Mais après s’il elle était au moins à moitié aussi intelligente qu’il le soupçonnait il était fait comme un ras et il ne tiendrait pas cinq minutes en sa compagnie avant de vouloir se pendre. Il ne mis pas longtemps à se rendre compte qu’il avait déjà les mains moites. C’était d’un ridicule... Il n’avait pas eu les mains moites pour une fille depuis quoi... La dernière année de maternel ? Son premier baisers sur la bouche volé à l’une de ses camarades de classe. Elle avait crié après, un peu effrayé la pauvre. Mais le lendemain elle avait voulu recommencer. Mais ça avait fait chiez Jackson... Il avait encore ses cris dans la tête. Et puis elle en avait tellement parlé à ses copines, que l’une de ses potes étaient déjà venu le voir un peu plus tôt, et elle n’avait pas hurler au loup lorsqu’il l’avait embrassé. Beaucoup plus amusant. C’était comme ça qu’avait commencé un long parcours de tombeur et de connard à plein temps. Pourtant il perdait déjà ses moyens. Tout ça parce qu’il avait compris qu’il allait devoir parler, et que tout allait alors être légèrement plus compliqué que prévu. Non pas qu’il était du genre muet. Mais c’était plus qu’il n’avait pas grand chose à dire. Il n’avait jamais eu grand chose à dire. Et dès qu’il commençait à parler, il s'emmêlait rapidement les pinceaux entre ce qu’il était sensé dire, sensé ne pas dire. Et à mon avis, il valait mieux qu’il lui dise tout simplement rien sur lui, ou sinon il ne lui donnait pas cinq minutes pour fuir. Elle avait l’air d’être habitué à un standing plutôt important contrairement à lui, et il y avait fort à parié que les bad boy en son genre de lui face ni chaud ni froid. Il en venait encore à ce demander pourquoi il tentait quelques choses étant donné que tout était déjà foutu d’avance. Il devait aimer la chute.

Après l’avoir abordé avec la phrase la plus débile et ridicule que l’univers lui est permis de pondre, la saxophoniste s'éclipsa avec un clin d’oeil plein de sous entendu, et se fit par la même occasion maudire par Charlie. Il devait probablement déjà l’agacer. Il le sentait. C’était le genre de chose que l’on sentait. Il aurait voulu pouvoir se retourner et s’en foutre une. Une grosse beigne qui l’assommerait un coup et lui ferait reprendre sa contenance. Il était sensé être le type qui pouvait mettre n’importe qu’elle fille dans son lit.. Même les plus frigide. Quoiqu’il se démerdait quand même mieux avec les connes. Mais il devait être un peu rouillé. En trois ans on ne pouvait pas dire qu’il avait vraiment eu l’occasion de s’exercer. Il s’était même demander un moment s’il n’allait pas tourné gay. Et puis non, les gros mecs baraques qui le regardait d’un oeil lubrique ça ne l’excitait toujours pas et ça le faisait toujours autant flippé. Autant dans la vie de tous les jours les gays son plutôt normaux, sympa et tout le tralala. Mais en prison c’est une vraie horreur. Heureusement qu’ils étaient à coté du bar et qu’il pourrait ainsi se dérouiller la langue. Elle commanda une vodka. Et lui finit par se retourner vers le barman pour demandé rapidement «ça sera un rhum pour moi, merci» Il ne supportait plus la vodka depuis... Depuis que c’était l’odeur de leur appartement à Chicago. Enfin de l’appartement de leur père. Depuis que lui aussi s’était pris plusieurs cuite successive avec ce breuvage, et qu’il avait eu l’impression de devenir son père en version russe. Il avait flipper un bon coup et avait préféré le rhum, ou n’importe quoi d’autre. «Vous avez l'air un fervent admirateur de nos chansons, je me trompe? » Peut être que tout n’était pas perdu finalement. Elle parlait. Enfin lui parlait. Et il était à peu près sûr que si elle l’avait déjà pris en grippe elle n’aurait eu qu’à partir qu’il n’aurait pas été en droit de broncher. Après tout lui aussi faisait rapidement dégager les femmes qui l’emmerdait royalement. Il fit mine de réfléchir un instant. Réfléchir à quoi il ne savait pas trop... Il dessinait juste mentalement le visage de la jeune femme, détaillant tous les traits. «Elles m’ont apportées beaucoup... Mais pour être honnête c’est votre voix qui m’a le plus marqué.» L’honnêteté ne peut pas faire de mal si ? Il finit par boire une large gorgé de son verre, laissant le liquide se répandre et dispersé sa chaleur. Bientôt ça commencerait à lui monter à la tête et il se sentirait peut être mieux. «J’ai eu beaucoup de mal à mettre un visage sur votre voix. Et vous êtes encore plus belle que je ne me l’imaginais, enfin... Différente surtout.» C’était peut être un brin flippant de lui dire qu’il l’avait déjà imaginé. Trop tard de toute façon. Une chose était à peu près sûr... C’était clairement pas ce soir qu’il aurait ce qu’il voulait. Si elle ne le jetait pas... Elle n’était clairement pas celle qui pensait. Clairement pas celle qui avait le droit de lui retourner l’esprit comme elle le faisait.

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MessageSujet: Re: You're the one that i want CHARLIE   Ven 11 Mai - 21:39

- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Birdie, une fille qui peut être adorable comme détestable. La plupart du temps, elle est adorable. Elle a un sourire mignon qui rappelle les petites filles tellement elle est heureuse. Chose qui ces derniers temps à le don d'énerver Charlie mais qui ne le montre pas le moins du monde. Birdie avait réussit -allez savoir comment- à rendre heureuse la jeune maman alors que tout avait le don de l'énerver alors oui, elle pouvait être adorable lorsqu'elle le désirait mais elle était aussi détestable comme à ce moment là. Elle l'avait laissé en compagnie d'un jeune homme qu'elle ne connaissait pas et qui semblait venir droit d'un endroit bizarre. Tout ce qu'il lui disait lui semblait faux ou idiot ou elle ne savait quoi encore. En temps normal, elle aurait pu apprécier, ce dire que ça allait être un bon partie mais là, elle le trouvait juste lourd. Il sortait des répliques sorties d'une comédie à l'eau de rose et franchement, elle n'avait nullement besoin de ça. Parce que Charlie, en compagnie de quelqu'un, Charlie susceptible de tomber amoureuse, ça ne risquait pas d'arriver de si tôt et encore moins avec quelqu'un comme Jackson. Il l'avait énervé rien qu'en prononçant sa première phrase. C'était à se demander pour qui il se prenait. Un poète? Un charmeur? Charlie aurait pu apprécier mais malheureusement pour lui, ce soir, ce n'était pas le cas du tout. Encore une fois, sa réplique sonnait faux aux oreilles de la miss qui continuait de boire sa vodka nature. «Elles m’ont apportées beaucoup... Mais pour être honnête c’est votre voix qui m’a le plus marqué.» Sa voix l'avait marqué? Comme probablement beaucoup de personnes qui écoutaient la musique de la belle ou plutôt du groupe car Charlie n'était que ça chanteuse. Bien qu'elle ai déjà écrit quelques textes, de là à pouvoir les transformer en chansons, c'était un petit pas mais qu'elle pensait grand comme la distance séparant l'Amérique de l'Europe. My voice? It's nothing special. Charlie n'avait pas encore vraiment pris conscience de la puissance et de la beauté de sa voix. Elle avait cartes fini par se laisser entraîner par Birdie mais c'était tout. Cela lui changeait les idées, la faisait sourire et même rire parfois mais franchement, elle ne pensait toujours pas que sa voix avait quelque chose d'exceptionnelle. Jamais personne ne lui avait au par avant dit qu'elle avait un plus au niveau de sa voix, qu'elle chantait bien et encore moins merveilleusement bien. Peut être était ce du au fait que jamais elle n'avait chanté devant quelqu'un et le faisait seulement dans sa douche. Elle ne se souvenait d'ailleurs pas vraiment comment Billie avait découvert sa voix mais c'était à partir de ce jour là qu'elle ne l'avait plus laissé tranquille et qu'elle l'embêtait pour qu'elle chante avec elle. Mais Charlie dans un groupe, ce n'était pas possible. Bien que du genre sociable et amusante, là, ça n'avait rien à voir, c'était un travail pour Billie alors que pour elle, ça n'était qu'une distraction. En plus, elle ne connaissait aucun des membres et bien qu'à l'origine, ça ne l'aurait pas dérangé, les hormones liées à sa grossesse avait tout chamboulé en elle, de telle sorte qu'on ne pouvait pas trop savoir qui elle était. Et puis, ce n'était pas parce qu'elle n'allait pas s'y plaire qu'elle avait refusé mais plus parce que la scène, elle l'avait abandonné depuis bien longtemps sans l'avoir voulu et elle ne voulait pas que ça arrive de nouveau. Depuis plus de dix ans, elle n'était pas montée sur une scène. Dix années sans pouvoir la regarder avec les larmes aux yeux. Dix années sans pouvoir s'empêcher de repenser à son accident. Charlie avait eu mal d'abandonner son rêve, sa passion, qui elle était. Elle avait du se reconstruire, se battre si fort, elle ignorait si elle pourrait de nouveau le faire car bien que la vie est une suite de batailles, elle estimait en avoir vu assez pour être tranquille jusqu'à la fin de sa vie mais bien entendu, il lui en restait encore beaucoup. Birdie avait réussit à lui faire quelque peu enlevé sa peur mais si jamais le groupe ne marchait plus, Charlie lui en voudrait probablement le restant de sa vie pour l'avoir fait espérer mais pour le moment, il n'y avait rien à craindre.

«J’ai eu beaucoup de mal à mettre un visage sur votre voix. Et vous êtes encore plus belle que je ne me l’imaginais, enfin... Différente surtout.» Oulala, Jackson tombait encore plus bas dans son estime ou tout du moins, il lui sortait encore des stupidités qu'elle avait du mal à avaler. Where do you come from? Because sincerely, you imagine me? It's scary.. Bien qu'elle même ai déjà imaginé comment pourrait être certaines personnes lorsqu'elle les avait au téléphone, là, c'était quelque peu creepy. Tout d'abord il n'avait pas arrêté de la regarder avec instance ce qui avait mit la jeune maman plus que mal à l'aise mais en plus, il lui disait qu'il l'avait imaginé. Ce qui lui faisait probablement plus peur était que peut être d'autres personnes l'avaient imaginé, elle, une fille tout à fait banal. Alors soit il venait d'un asile, ce qui était la réponse la plus logique mais aussi quelque peu terrifiante soit il venait d'un endroit où aucun journal n'avait pu être apporté parce que franchement, ces derniers temps, les demoiselles faisaient un carton. Elles avaient été interviewés plusieurs fois ce qui avait fait bizarre à Charlie parce que ce n'était pas du tout son truc et avait été dans plusieurs magasines. Leur groupe commençait sincèrement à être pas mal connu et il n'était pas bien difficile de voir leur tête quelque part. Bien que ça plaise à la demoiselle, c'était aussi quelque chose qui pouvait la rendait quelque peu nerveuse. Si au moins, elle avait déjà eu ce genre d'attention de la part des médias ça aurait été mais là, c'était différent. Très différent des papiers qui avaient été publié sur elle lorsqu'elle dansait. Normalement, on évaluait sa performance avec toujours des pointes positives et lorsque les critiques étaient négatives, c'était parce que la personne ne connaissait rien à la danse. Charlie était du genre à piquer sa colère par la suite et à presque insulter le journaliste. Là, c'était différent, ce n'était pas elle seule qui était jugée mais le groupe. Le groupe créé par Billie et dont elle faisait désormais partie. Tout ne reposait pas sur elle et alors si les critiques étaient négatives, elle n'aurait pas forcément à les prendre juste pour elle, à moins que l'on ne juge sa voix. Qu'est ce que Jackson allait bien pouvoir lui sortir ce coup ci? Parce que s'il lui sortait des choses qui la mettait mal à l'aise ou quoique se soit, il était clair qu'elle allait le laisser en plan à boire tout seul son rhum. Chose qu'elle aurait probablement du faire des le début.
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MessageSujet: Re: You're the one that i want CHARLIE   Mer 23 Mai - 12:54

- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Jackson avait honnêtement l'habitude de se rendre ridicule. De se rétamer misérablement, et de s'enterrer lui même bien plus bas que terre. C'était dirons nous dans sa seconde nature. Le ridicule ne l'atteignait nullement, puisqu'il n'avait honnêtement aucune considération pour lui même. Seulement il y avait d'autre personne pour qui il n'avait généralement aucune considération. La gente féminine. C'était plus fort que lui, les imaginer comme plus que de potentiel plan cul était pour lui impossible. Aussi impossible qu'une jolie tête bien pensante puisse s'intéresser à lui finalement. Peut être que tout le problème était là finalement. Il était bien persuadé de ne pas être à la hauteur d'une fille qui en vaudrait la peine. Mais il trouvait les filles de son niveau juste sans importante et vraiment débile. Si vous lui cédez rapidement, il prendra sons pieds bien entendu, mais ne vous accordera aucune considération. Parce que si vous lui avez céder, c'est probablement qu'il n'a pas ouvert la bouche pour vous convaincre, ou alors qu'il était d'excellente humeur et forme, mais c'est fort peu dans ses habitudes. Et si vous êtes du genre à céder à un inconnu qui n'ouvre même pas la bouche pour vous faire la cours c'est tout de suite pitoyable vous ne croyez pas? En même temps Jackson était rarement d'humeur à l'ouvrir pour une femme, à se battre pour l'avoir ou je ne sais quoi. C'était un sentiment qu'il ne connaissait absolument pas, et généralement à la première difficulté il mettait les voiles. C'était tellement plus simple. Et ça évitait pas mal de déconvenue gênante qui donnerait aux gens une raison de plus de rire de lui. Et honnêtement il y en avait vraiment assez comme ça.

C'était bien à ce demander s'il n'était pas tombé sur la tête. Il ne se ressemblait en rien. On ne pouvait pas deviner que sous ses airs de minable se cachait un connard finit qui sortait de plusieurs années de prison. Quoiqu'à le regarder il sortait clairement de plusieurs années loin de l'humanité normal vu ses réflexe de drague qui semblait daté de la dernière décennie. Jackson craignait. Mais d'une toute autre manière. Il ressemblait à un garçon de quatorze ans, mal à l'aise dans ses pompes qui cherchent à impressionner une fille bien au delà de sa ligue et qui n'a aucune idée de comment il faut s'y prendre. Alors comme tout gamin de quatorze ans, il sort toutes les répliques les plus ridicules que sa grande soeur trouve dans ses films à l'eau de rose. Seul problème ? Jackson n'a plus quatorze ans depuis... quatorze ans justement. Et il n'a pas vraiment de grande soeur qui regarde des films à l'eau de rose. Il a seulement une petite soeur qui rêve de l'empaler vivant sur je ne sais quoi de bien tranchant. «My voice? It's nothing special» Et de toute évidence le coté drague miteuse trop romantique et trop attaché ne marchait en rien sur la jeune femme, qui avait l'air de grimper sur un pied d'estale au fur à mesure que Jackson se faisait enfoncer dans les profondeurs de l'humiliation. Jackson commençait à s'énerver contre lui même. Contre cette imbécilité latente qui le malmenait depuis vingt huit ans. Cette chose étrange qu'on appelle caractère de merde qui le rend absolument incapable de faire quoique ce soit de bon pour lui. En même temps, peut être qu'il pourrait réfléchir à ce qui serait bon pour la femme en face de lui, et se retirer. Après tout, on le sait tous. Jackson est la plaie de ce monde. Il était néanmoins étonné par la réaction de la jeune femme, et n'arrivait pas à déterminé si c'était un acte extrêmement hautain qui allait le faire sortir de ces gonds, ou alors la preuve même de la plus grande modestie de la jeune femme qui allait probablement le faire sombrer encore plus dans son obsession ridicule. «Oh yeah ! Nothing special... Just a voice which bring crowd in the most famous concert bar in town... No big deal... » Jackson ne savait pas vraiment ce qu'il voulait. Si cherchait à la rendre fière de ce qu'elle faisait, à lui faire remarquer l'incroyable talent qu'il avait. Il pouvait d'ailleurs jouer au parfait looser pour lui montrer à quel point elle était parfaite à coté. Car oui l'une des seules qualités de Jackson était qu'il faisait partie des meilleurs faire valoir de la ville. Probablement parce qu'il acceptait ce rôle. Savannah était une femme remarquable, aussi étonnant que cela puisse être en regardant sa famille. Mais lorsqu'on la regardait dans le tableau familiale et encore plus, au coté de Jackson, elle brillait, étincelait de mille lumière. Là dessus, il avait un pouvoir assez incroyable. Dommage que ça ne lui soit d'absolue aucune utilité. Et qu'à priori pour ce soir... Quoiqu'il dise, rien ne l'amènera dans les faveurs de la brunette. Il le voyait bien c'était peine perdu. Elle le prenait déjà pour le crétin de base. Il donnerait presque tout pour redevenir le connard de base. Car crétin c'était bien plus douloureux.

Il hésitait franchement à ce retourner sur lui même, à ce tirer, maintenant que le spectacle était finit, qu'il avait une idée précise de la chanteuse qui hantait ses rêves... Encore une chose qu'il ferait bien de ne pas lui dire s'il ne voulait pas être ramener en prison pour harcèlement... Quoique cette fois-ci ça serait plus l'asile. Mais aller savoir pourquoi il était incapable de tourner les talons. Il se sentait près à se ramasser mille fois avant d'abandonner. Elle avait quelque chose. Peut être était-ce ça longue chevelure brune qui lui rappelait celle de Savannah. Alors qu'honnêtement entre les cheveux noirs et raides de sa soeur et ceux de Charlie, plus clair, plus souple et plus sauvage il n'y avait rien à voir. Mais dans son esprit fêlé ça n'avait aucune importance. C'était sa stature. Son regard vif et cassant qui le coiffait au poteau. Il n'arrivait pas à la considérer comme une femme de plus qu'il pourrait ajouter à son tableau de chasse. Non seulement parce qu'il était clair qu'il n'avait pas la moindre chance... Mais aussi que tout en elle criait qu'elle valait plus. Seulement Jackson n'avait jamais fait de barème pour le plus que rien. «Where do you come from? Because sincerely, you imagine me? It's scary..» Awesome. Après crétin, il venait de descendre les marches jusqu'à dégénéré. Il fallait vraiment qu'il apprenne à tenir sa langue. Ca ne devrait pas être si compliqué lui qui n'avait habituellement strictement rien à dire. Et la voilà qui lui demandait d'ou il venait. Honnêtement Jackson hésita à lui répondre bêtement qu'il venait de Chicago. Mais là encore ça serait une remarque hors des clous qui le ferait passé pour plus bête qu'il ne l'est. Enfin cette dernière partie reste encore à prouvé. Il ne pouvait pas non plus lui dire qu'il sortait de prison. Car la il passerait de la case weird freak à dangerous freak. Et c'était encore plus mauvais pour son business. «From a place where imagination actually save people...» Avec un peu de chance le coté mystérieux lui ferait marquer de point... Ou pas... C'était toujours bon d'espérer. L'espérance allait avec l'imagination, et maintenait l'esprit humain sur les voix de l'avenir. Aussi cruelle puisse-t-il se montrer après. Soudain quelque chose marqua Jackson. Il était tout de même étonnant qu'une femme aussi canon que l'était la chanteuse soit encore célibataire. Non pas que toute les femmes célibataires soient bonne à foutre à la poubelle. Mais généralement une femme célibataire ne tient pas la pâte à un dégénéré sentimental, elle l'envoie boulé une fois pour toute et va se chercher quelqu'un de plus intéressant. Et nul doute que ça doit se trouver sans trop de problème ce soir. Elle devait donc être sévèrement casée pour s'amuser à tester les limites du ridicule d'un pauvre mec comme Jackson. «You must have someone in your life... » Pour une fois il évita les clichés du pretty as you are ou autres, mais c'était suffisamment peu subtile pour que à la seconde même ou il finit sa phrase il s'attende à se faire rembarrer comme un idiot. Il faut dire qu'il avait ce même sourire étrange, le regard perdu dans le vide figé sur elle, comme si il la traversait. Il était là, et à dix mille lieux, perdu dans son imagination en noir et blanc qui faisait de sa chanteuse fétiche le personnage le plus brillant et envoutant de toutes ses histoires.
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MessageSujet: Re: You're the one that i want CHARLIE   Lun 11 Juin - 17:14

Citation :
- Je peux être très drôle si tu le désires, ou songeur, intelligent, superstitieux, courageux... Et je sais faire des claquettes ! Je peux faire ce que tu veux. T’as qu’à me dire ce que tu veux que je sois pour toi.
- Tu es stupide.
- Ouais je peux l’être aussi.


Il était vrai que Charlie était modeste. Sa voix était magnifique et avait un plus que beaucoup de nouveaux artistes n'ont pas. En particularité des femmes qui pensent que devenir une chanteuse internationale, c'est simplement savoir chanter juste, ce qui bien évidemment n'est pas le cas. Quoi que, on peut maintenant devenir célèbre avec un rien et retomber aussi vite que l'on est monté, ce que ces stars ne pensent pas. C'était probablement pour ça que Charlie ne voulait pas croire que sa voix était si « amazing ». Si elle ne pensait trop fort et que ce n'était pas le cas, elle tomberait bien de haut et elle ne pouvait plus penser qu'à elle. Certes, elle détestait Julian, son fils mais il fallait bien qu'elle contribue aussi à sa vie et il ne fallait donc pas qu'elle pense que devenir star internationale allait être la solution de facilité pour le nourrir ou l'habiller. Pour dire vrai, en ce moment, elle était surtout du genre à le laisser pleurer pendant un long moment avant de ne faire quoique ce soit pour lui.

Jackson lui semblait vraiment apprécier sa voix. Elle l'inspirait et c'était une bonne chose pour lui mais pour Charlie, c'était autre chose. Elle n'était pas le moins du monde habituée à ce qu'on l'aime pour sa voix. Normalement, elle était aimée pour ses enchainements lorsqu'elle était sur une scène. Dans la vraie vie, elle était appréciée pour qui elle était. Une femme qui était toujours de bonne humeur, qui avait un sourire lumineux. Elle était aussi intelligente et savait rire de tout et de rien. Une femme avec une âme d'enfant, voilà ce qu'elle était mais désormais, elle n'était plus comme ça. Elle était acariâte, colérique et rarement joyeuse. En réalité, le seule moment où elle l'était, c'était lorsqu'elle était sur scène. Lorsqu'elle chantait et qu'elle ne pensait pas à son fils, au moment elle devrait rentrer pour le retrouver et encore une fois lui donner à manger ou le changeait car tels était ce qui rythmait désormais ses journées et sa vie et elle détestait ça. Enfin bon, au moins, elle était au Rainbow pour le moment et avait apprécié le moment, jusqu'à ce qu'elle rencontre Jackson. Ce n'était pas un mauvais garçon, loin de là -quoiqu'elle ne connaissait pas du tout son histoire- mavais disons que là, devant elle, il n'avait rien fait de mal. C'était juste que franchement, elle n'avait pas la tête à se faire draguer par quelqu'un et encore moins par simple envie de passer dans un lit, juste pour une nuit. Charlie voulait être libre. «Oh yeah ! Nothing special... Just a voice which bring crowd in the most famous concert bar in town... No big deal... » Il était vrai que le Rainbow était très connu mais franchement, de là à dire qu'il y avait eu une foule, c'était... la vérité. Charlie prit la chose avec dérision. « Exactly, it's no big deal » Quoiqu'en réalité, elle réfléchissait sans avoir l'air à ce que Jackson venait de dire. Le bar était rempli grâce à leur concert bien qu'habituellement, il n'ai pas besoin de ça du tout. Peut être n'était elle pas si mauvaise que ça finalement. C'était une chose à laquelle elle devrait réfléchir plus amplement.

Charlie n'arrivait pas à cerner le jeune homme. Elle but quelques gorgées du breuvage qu'elle avait commandé, tout en se demandant si l'ancien détenu était une personne que l'on pouvait croire et à qui on pouvait faire confiance. Sur ces deux points, elle pensait sincèrement que les réponses seraient négatives. Après tout, il avait beau être mignon, pour lui sortir tout ce qu'il venait de lui dire, il faut soit être atteint soit sortir d'un endroit dans lequel on a été enfermé pendant un long, très long moment. «From a place where imagination actually save people...» Où l'imagination sauve les personnes? Oula, ça n'avait rien de bien positif. Quoique, ça pouvait l'être après tout, imaginer est quelque chose de beau lorsque l'imagination ne laisse pas place à des idées trop clauques ou trop négatives. Toujours que ce n'était pas ce à quoi elle pensait. Elle pensait seulement au fait qu'il devait sortir d'un hôpital et plus précisément, d'un hôpital psychiatrique ce qui n'était pas très reluisant si elle pensait une telle chose. « Oh so it's really what I thought about? You are just escape from psychiatry? » Charlie restait soupçonneuse. En temps normal, elle était été intriguée dans le bon sens du terme. Là, elle l'était mais plus parce que ces paroles lui faisait penser à quelque chose de négatif.

Charlie venait de finir son verre. Elle avait mit peu de temps et c'était tout à fait normal. Pendant six mois, elle n'avait pas bu une goutte d'une boisson aussi délicieuse à cause de sa grossesse. Maintenant, il était temps qu'elle se rattrape et elle le faisait très bien. Elle était comme une petite fille devant son gâteau préféré et qu'elle veut manger à chaque fois. Là, disons juste qu'elle voulait s'enivrer de tout ce qui lui passait sous la main. Qu'importe si elle devait avoir une gueule de bois le lendemain matin. Elle aurait juste une envie d'autant plus forte de vouloir tuer Julian lorsqu'il pleurerait. Enfin avoir une gueule de bois oui mais de préférence toute seule. «You must have someone in your life... » Au moins, c'était direct, ce qui était la meilleure chose qui lui avait dit depuis le début de la conversation. Elle ne pouvait que se douter d'autant plus de ce qu'il désirait. Passer une simple nuit avec elle mais franchement, elle n'avait pas l'esprit à ça, ce qui était dommage pour le jeune homme. « In kind of. » Elle resta quelque peu évasive. « You will be too worried if I told you who is it. » La demoiselle se leva alors et partit retrouver Billie pour rentrer chez elle. Elle avait fini son verre, avait parlé quelques instants avec Jackson et de toute manière, vu qu'elle n'allait pas finir dans ces bras ce soir là, autant ne pas lui laisser d'espoir. Ce serait trop cruel et elle ne l'était pas à ce point.
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