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 I told you to not approach him [SAVIE]

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MessageSujet: I told you to not approach him [SAVIE]   Dim 7 Oct - 11:36


# I told you to not approch him again
« Si l'enfer existe, j'y suis. »
# SAVANNAH&CHARLIE

Charlie n'avait pas pris le temps d'expliquer quoi que se soit à son mari. Elle était sortie de chez elle en trombe, prenant à peine le temps de se changer. Elle était terrifiée. Ca ne pouvait pas être vrai, comment le pourrait il? Elle ignorait tout de la maladie d'Aidan. Ne lui avait il jamais rien dit à ce sujet? N'avait il jamais été assez proche pour qu'il ne lui avoue qu'il pouvait mourir à tout instant à cause de son coeur? Déjà de nombreuses années qu'ils se connaissaient et jamais il n'avait pris le temps de lui expliquer quoique se soit de sa maladie. Encore aurait il fallut qu'ils soient encore ne serait ce qu'un petit peu amis lorsqu'il l'avait appris mais ce point là, elle l'ignorait. Tout ce qu'elle était en train de retenir, c'était qu'il était dans un lit d'hôpital à cause de son coeur et que s'il fallait il pouvait y rester. Bon Billie n'avait pas été aussi dramatique, les médecins le gardait pour vérifier que tout allait bien. Mais si au contraire, tout n'allait pas bien? Si tout allait mal et qu'il meurt dans quelques heures à cause d'un arrêt? Charlie stressait. Elle stressait d'ailleurs tellement qu'elle n'arrivait pas à rentrer sa clef pour enclencher le contact de sa voiture. Elle les fit tomber au moins quatre fois avant qu'Elijah ne vienne à son secours. Elle ne lui avait rien dit mais il la connaissait un minimum pour savoir qu'elle était bouleversée et n'allait faire que des bêtises si elle continuait comme ça.  «Give me your keys, I bring you anywhere you want. » « Donne moi tes clefs, je t'emmène où tu veux. » Elle le regarda, ses yeux commençaient à s'embrumer. Les larmes montaient alors même qu'elle ignorait la gravité de l'évènement. Tout ce qu'elle pensait c'est qu'elle risquait de perdre une des personnes qu'elle aimait le plus au monde.  « The hospital. I need to go to the hospital.» « L'hôpital. J4aibesoin d'aller à l'hôpital. » Charlie sortit et Elijah l'a prit dans ses bras pour la réconforter un instant.  «Everything will be find. » « Tout vas bien se passer. » Ses yeux commencèrent à se noircir alors que jamais son mari n'avait eu le droit à un regard autre que celui de la tendresse et de l'amour  « You don't know that, I don't know that either.» « Tu n'en sais rien et moi non plus. »

Le trajet à l'hôpital fut long, trop long pour la jeune femme qui n'arrêtait pas de bouger sa jambe et et de pianoter sur ses genoux. Son mari ne l'avait jamais vu comme ça et il ne préférait rien dire de peur de retour un regard qu'il n'avait jamais vu. Il s'arrêta devant l'hôpital et elle descendit sans un merci, sans rien, le laissant aller se garer tout seul. Il fallait qu'elle voit Aidan, c'était urgent. Elle avait besoin de le voir, de le toucher, de savoir qu'il respirait. Charlie alla directement à la chambre du père de son enfant. Billie lui avait donné le numéro et fort heureusement car elle n'aurait pas supporter qu'on lui demande qui elle était par rapport à Aidan et qu'en plus on lui dise qu'elle ne pouvait pas y aller. Pour sur, elle aurait fait un scandale immense et l'infirmière n'aurait plus su où se mettre. C'est qu'il ne faut pas l'embêter la Middleton lorsqu'elle est stressée et inquiète.

Elle regardait sur chaque porte le numéro. Persuadée de finir par trouver celui qu'elle cherchait, un jour peut être. Elle regardait aussi les patients, au cas où il aurait changé de chambre. Elle le connaissait et le reconnaitrait dans le mile, même avec un bandage et quarante cinq plâtres, elle en était persuadée. Sauf que ce n'était pas Aidan qu'elle reconnut mais une autre personne. Une personne qui avait partagé sa vie avant qu'elle ne parte à Londres. Une personne dont elle s'était cru enceinte et fort heureusement pour elle comme pour lui, ça n'avait pas été le cas. Elle rentra dans la chambre. Elle n'allait pas y rester longtemps mais il fallait bien qu'elle le voit lui aussi. Il avait beaucoup compté pour lui. Elle s'approcha, s'assit sur le bord de son lit et le regarda un instant dormir.  « Oh Jack's, what did you do again? I come back quickly, and you will tell me when you will be awake. » « « Oh Jack's, qu'est ce que tu as encore fait? Je reviens très vite et après tu me raconteras tout lorsque tu seras réveillé. » Elle l'embrassa sur le front. Elle se doutait bien qu'il avait du faire encore une bêtise pour changer mais elle ne se doutait nullement que cette bêtise avait conduit Aidan à l'hôpital. Si elle le savait, pourrait elle pardonner à Jackson? Pourrait elle seulement le regarder encore dans les yeux si le De Conti mourrait? Ce n'était pas certain et pourtant, elle l'aimait beaucoup.

Charlie ressortit, et recommença à chercher la chambre d'Aidan. Au bout de trois interminables minutes, elle finit par la trouver. Seulement, il n'était pas seul. Elle aurait du parier que quelqu'un serait près de lui. Excepté que ce n'était ni Billie qu'elle s'attendait à voir, ni Ciara qu'elle détestait par dessus tout mais qui était sa fiancée alors elle ne pouvait rien dire. Non la personne qu'était là, elle n'arrivait pas à deviner qui c'était. Pourtant, elle avait toujours les mêmes cheveux et la même posture. Lorsque la tête de la demoiselle se tourna, Charlie eut un visage renfrogné. Of course she's here. *Bien sur, elle est là.* Savannah, elle venait de la reconnaître. Elle détestait tout en elle. Son air suffisant que la Middleton était persuadée qu'elle avait et ce, depuis le jour où Savie n'allait pas voulu lui expliquer pourquoi elle avait brisé le coeur d'Aidan et au fond ça se comprenait. Mais qu'importe, Charlie ne l'appréciait pas et l'apprécierait probablement jamais. Si elle était là, c'était soit qu'ils s'étaient remis ensemble mais savait ce que n'était pas vrai car elle restait persuadée qu'il était mariée à l'infirmière. Charlie ne mit pas longtemps à repérer Aidan, allongé là alors que cette pauvre cruche lui tenait la main. Non mais ma parole, si elle pouvait partir, ça l'arrangerait bien excepté que Savannah n'avait pas l'air de cet avis. La Middleton ne pouvait pas attendre le déluge. Ce n'était pas son intention et franchement, elle n'avait qu'une envie, pouvoir s'assurer qu'il respirait. Bon logiquement étant dans une chambre d'hôpital, il respirait mais pour combien de temps encore? Cette question traversa l'esprit de la belle new-yorkaise dont les yeux se remplis de nouveau de larmes mais elle ne pouvait pas se montrer faible devant la Monroe. Elle essaya de cacher sa peine avant de rentrer dans la chambre mais franchement, les larmes continuaient de monter, monter, monter.  « Excuse me, can I talk to Aidan please. I will be not very long. » « Excuse moi, puis je parler à Aidan s'il te plait. Je ne serais pas très longue. » Elle sourit faussement. Charlie n'avait jamais apprécié Savannah et ce n'était pas prêt d'arriver. Elle avait brisé le coeur de son meilleur ami d'une telle manière qu'elle ne pouvait même pas imaginer ce que ça faisait. Il l'aimait et elle était partie comme ça, sans rien dire. Charlie l'avait mise en garde, si elle lui brisait de nouveau le coeur d'une quelconque manière, elle aurait à faire à elle. Qu'importe la raison, qu'importe si elle arrivait en retard, Savie ne serait pas ignorée.



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Dernière édition par Charlie R. Middleton le Mar 19 Fév - 22:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Jeu 11 Oct - 19:36

ð You know my name, not my story. You've heard what I've done, not what I've been through. If you were in my shoes, you'd fall the first step.

La Mort est une notion qui fait perdurer la terreur qu'elle sème profondément chez les gens ; c'est une étrangère qui s'apparente à la vie, qui s'immisce sournoisement en celle-ci pour lui occulter des êtres, déchirant des univers en deux, pour conserver un équilibre injuste et faire prospérer son règne. Savannah ne fait pas exception à la règle, peut-être même est-elle plus terrifiée encore par la Faucheuse, que la plupart des autres personnes, car l'ayant fréquenté de près à de trop nombreuses reprises. C'est l'instinct qui s'exprime, dans cette crainte. Cette pulsion qui comprime l'abdomen et qui nous rappelle que, même si vivre fait parfois souffrir, on ne peut simplement cesser d'être, subitement. On ne peut désirer sa propre destruction, son inexistence ; nous avons tous des mots qu'il nous faut dire, même si nous avons si peu de courage pour les divulguer ; nous attendons tous quelque chose de quelqu'un ou de soi-même, et sans ça, cela ferait longtemps que la Terre serait stérile et déserte de toute présente humaine. Savannah n'avait que cinq ans, la première fois qu'elle entendit ce mot, sans en connaître la moindre signification ; elle avait cru que cela signifiait une séparation brève, un « à bientôt » qui lui brisait d'ores et déjà le cœur. Puis, elle avait réalisé qu'il ne s'agissait point de cela, lorsque la terre funéraire avait recouvert le cercueil en bois vernis de sa mère. Elle avait compris que c'était un adieu définitif, qu'elle n'avait même pas eu le temps de sceller. C'est sans doute l'une des principales choses que Savannah redoute avec la mort : de trop nombreuses fois, on l'avait empêché de proférer des derniers mots, laissant un goût amer d'inachèvement sur sa langue. Dans la banlieue de Chicago, des morts, il y en a tout les jours. Puis, des années plus tard, alors qu'elle vivait le rêve de chaque jeune fille qui consistait à se bâtir des rêves en or en Californie, elle s'était retrouvée confronter à sa propre disparition ; du jour au lendemain, on avait proclamé son décès dans un attentat du métro, et peut-être que ce jour-là, où les mois succédant cette annonce, elle perdit une part d'elle-même qu'elle ne retrouva jamais. Sa naïveté, son innocence, sa confiance. Savannah Monroe revenue à la vie, survivante, n'était plus la même ; plus que jamais méfiante de tout ce qui l'entourait. Peut-être même de son ombre.

Des morts, il y en avait eu d'autre, mais cela ne servirait à rien de toutes les énumérer ; la liste est trop longue pour être énoncée dans son intégralité. Elle était à présent assise dans la chambre du jeune De Conti ; ce dernier avait été réanimé durant le trajet jusqu'à l'hôpital et était passé par les urgences, avant d'être installé ici. Savannah avait attendu – un café horriblement mauvais entre les mains – des nouvelles des divers chirurgiens qui gambadaient autour d'elle, sans même la calculer un seul instant. Son mal était son impatience. Elle haïssait les hôpitaux, jusqu'à l'odeur qui y flottait ; il lui fallut un effort surhumain pour patienter, parmi les autres familles, dans la salle d'attente. Elle appela Billie pour la prévenir de l'état d'Aidan ; Savannah n'aurait pas supporté d'être celle qui aurait dissimulé l'état de l'italien à la Salinger. Cette dernière était certes mère, néanmoins Aidan était un essentiel pour elle, et s'il allait mal, elle avait le droit d'en être tenue informée. À fortiori, Savannah n'aurait sans doute pas apprécié qu'on la mettre à l'écart, pour une question de ménagement. La jeune Monroe gardait son regard rivé vers le visage du De Conti, qui dans sa léthargie semblait si paisible ; elle ne pourrait jamais effacer de sa mémoire le rictus de douleur qui avait déformé ses traits, lorsque cette crise s'était déclenchée dans sa poitrine, telle une foudre déchirant l'obscurité de la nuit. Elle cligna une fois, deux fois. Puis soupira. Il devait être tard à présent, mais elle ne pouvait pas le laisser. Ses prunelles cristallines s'égarèrent vers la porte, songeant un instant à l'état de Jackson ; elle avait tenu la main de celui-ci tout le long du trajet, jusqu'à l'arrivée à l'établissement hospitalier. Ils avaient été ensuite séparés, et elle n'avait pas cherché à lui rendre visite, ignorant quel comportement elle allait adopter : elle demeurait indécise quant à ce qui allait advenir entre eux. Elle ne savait pas, et elle ne désirait nullement régler cette question ce soir-là.

La porte s'ouvrit soudainement, ce qui surpris légèrement la mexicaine, qui ne s'attendait pas à des visites à cette heure aussi tardive – ou matinale, cela dépend des points de vus sans doute -. Billie était rentrée une demi-heure auparavant, pour revenir auprès de River car Ashleigh devait reprendre son service. Son visage se rembrunit quelque peu lorsqu'elle reconnut Charlie. C'était bien la dernière personne qu'elle avait envie de rencontrer à cet instant précis. « Bonsoir, » lâcha Savannah, avec une indifférence nonchalante qui pourrait quasiment passer pour de l'indécence. En réalité, elle était simplement trop harassée pour faire davantage preuve de courtoisie. « Excuse me, can I talk to Aidan please. I will be not very long. » Savannah arqua un sourcil dubitatif dans la direction de la nouvelle venue ; sérieusement ? Elle croyait vraiment qu'elle pouvait débarquer ainsi, et la congédier comme si elle n'avait été que l'infirmière de passage ? « À ta guise, » répondit Savannah en s'enfonçant plus profondément dans le fauteuil qu'elle occupait à l'entrée de la jeune femme, « Ne t'offusque pas s'il ne répond pas, il est sous sédatif. » ajouta Savannah, avec une pointe de sarcasme ; c'était plus fort qu'elle, la simple vue de la Middleton hérissait sa méfiance, et l'irritait profondément.
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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Sam 13 Oct - 12:34


# I told you to not approch him again
« Si l'enfer existe, j'y suis. »
# SAVANNAH&CHARLIE

Elijah n'avait pas encore retrouvé Charlie dans l'hôpital et franchement, c'était bien mieux comme ça. Elle n'avait pas envie d'expliquer pourquoi le fait qu'Aidan soit à l'hôpital la touche autant. Pourtant, son mari était compréhensif, l'homme le plus gentil qu'elle n'ai jamais connu et le plus adorable au monde. Excepté qu'il ne connaissait pas l'italien ni ce qui l'unissait si fortement à lui. Si ça n'avait été que de l'amitié, ça ne la dérangerait pas qu'il la retrouve mais là, c'était un petit peu différent. Aidan était le père de son enfant et il l'ignorait, tout comme il ignorait que sa femme était mère. La Middleton n'avait pas envie de s'expliquer sur le sujet ni de s'énerver dessus. Le plus important était qu'elle sache si son ami va bien ou pas. Et tout aurait pu être plus simple si seulement la mexicaine n'était pas dans la chambre.

Charlie avait hésité à ouvrir la porte mais elle n'avait pas que ça à faire. Il fallait qu'elle s'assure qu'il aille bien. Il fallait qu'elle le voit, qu'elle lui dise de ne pas la laisser tomber car peut être la détestait il au plus profond de lui mais elle, elle ne pouvait pas vivre sans lui. Qu'importe les bêtises qu'elle avait fait, qu'importe si elle lui avait fermé la porte au nez pendant sa dépression et qu'elle lui avait dit qu'elle ne désirait plus le revoir. Sur le moment, ça avait été plus que la vérité. Elle ne le supportait plus, elle ne supportait plus rien dans sa vie. Son fils, sa soeur, son ami tout avait fait qu'elle se détestait elle même, qu'elle détestait sa vie et désirait revenir en arrière, avant sa grossesse qu'elle avait pourtant tant désiré. Maintenant, elle regrettait ce qu'elle lui avait fait subir mais elle ne pouvait pas l'effacer et lui ne voulait pas la pardonner. Au fond, elle pouvait comprendre mais elle était aussi persuadée qu'il n'avait pas vraiment essayé de se mettre à sa place et de la comprendre. Mais le plus important était qu'elle était persuadée qu'ils étaient plus forts que cette dispute. Elle voulait à tout prix croire qu'ils allaient traverser cette épreuve et qu'ils allaient redevenir amis. Evidemment que ça allait prendre du temps, elle ne pouvait pas l'ignorer mais avaient ils seulement le temps? Si son coeur devait lâcher aujourd'hui ou demain, elle n'aurait jamais été pardonné et s'en voudrait toute sa vie. Elle l'aimait tellement. Seulement, elle n'était pas la seule à l'aimer et je dirai d'un côté tant mieux mais d'un autre, ce n'était pas terrible car la jeune femme que l'italien aimait et qui l'aimait n'était pas une femme que la jeune mère supportait et ça, à cause du seul fait qu'elle avait brisé le coeur à son ami et qu'elle n'en avait jamais su la raison. Là encore, elle pouvait le comprendre mais elle ne l'acceptait pas pour autant et ne l'accepterait jamais. Savannah était revenue comme ça dans la vie d'Aidan et la seule réaction de Charlie avait été de protéger son ami contre cette vipère et encore elle préfère les vipères à Savannah.

« À ta guise, » Charlie aurait presque pu espérer que la mexicaine allait sortir de la pièce mais si elle avait espéré, elle aurait alors été bien naïve et Charlie ne l'était pas. Elle était blessée, triste et inquiète mais surement pas naïve. Les deux jeunes n'auraient jamais laissé l'autre être seule avec Aidan. Elle le savait mais ne le supportait pas. « Ne t'offusque pas s'il ne répond pas, il est sous sédatif. » *Et ma main en pleine figure, tu la veux* pensa-t-elle si fort que si la télépathie fonctionnait, Savannah l'aurait entendu. La new yorkaise d'origine continuait à bouillonner à l'intérieur. Au fond, la mexicaine ne lui faisait pas peur mais elle avait une telle appréhension que c'était presque comme si. Ce n'était pas elle en elle même qui lui faisait peur mais ce qu'Aidan ressentait pour elle. S'il devait se réveiller et qu'elles étaient en train de se disputer, Charlie ne donnait pas cher pour savoir à qui il donnerait raison. Qu'importe si Savie lui avait brisé le coeur en mille morceaux et recommencerait probablement ou pas mais Charlie était négative en ce qui concernait l'autre demoiselle. Mais elle n'avait pas que ça à penser, en réalité, elle n'avait pas à y penser. Si Aidan se réveillait et qu'il voulait voir Charlie sortir, il n'y arriverait pas. Elle resterait comme un piquet et il faudrait la sortir par la force mais non sans qu'elle se débatte car elle pouvait être une vraie furie lorsqu'elle le désirait. Une vraie furie en se débattant mais aussi en attaquant la mexicaine en face d'elle. La belle n'allait pas partir sans l'avoir vu seule et lui avait dit ce qu'elle ressentait. Peut être n'entendrait il pas ses supplications mais peut être les entendrait il et comprendrait il alors qu'elle ne pouvait pas vivre sans lui et qu'il était tout pour elle ou presque. « That will be great if you can leave me alone with him. » Charlie sentait bien que Savannah n'allait pas partir et ça l'énervait déjà. Déjà qu'elle ne pouvait même pas supporter d'entendre son simple prénom alors la voir était trois fois pire. Elle continua avant que la demoiselle ne puisse parler. « And it's not a suggestion if you didn't understand.» Charlie ne feignait même plus de sourire. Savannah était restée et avait commencé la guerre, il n'en fallait pas plus à la New Yorkaise pour la continuer et ne l'arrêter que lorsque la mexicaine aurait abandonné le combat.

Charlie l'aurait bien fait sortir par elle même mais bon, elle n'avait pas non plus envie de créer un esclandre alors qu'elle venait juste d'arriver. Quoique si, elle avait plus qu'envie mais il allait lui falloir une raison et celle du faire qu'elle ne pouvait pas encadrer Savie n'en était probablement pas une aux yeux des autres. Elle avait envie que si des médecins ou n'importe qui arrive dans la chambre, se soit la mexicaine qui sorte et non elle.



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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Mer 31 Oct - 13:02

ð You know my name, not my story. You've heard what I've done, not what I've been through. If you were in my shoes, you'd fall the first step.

L'intrusion de Charlie dans la pièce lui déplût considérablement ; la jeune Middleton la dévisageait de haut, avec un mépris condescendant déguisé par des sourires hypocrites. Ces derniers semblaient presque faire écho à ceux de la Monroe, qui pourtant, faisait moitié moins d'efforts à être courtoise, qu'à garder les yeux ouverts tant l'épuisement la guettait. Pour comprendre l'animosité qui avait germé telle une fleur maléfique et tortueuse entre les deux jeunes femmes, il faudrait remonter à quelques mois, voire même plus d'une année pour être parfaitement exact quant au déclenchement des hostilités. Savannah se remémorait cette période comme l'une des plus sombre, car elle revenait à Los Angeles telle un mort-vivant sortant de sa tombe pour retrouver sa ville natale. Elle avait retrouvé ses proches, leur avait appris les faits de sa disparition brutale, avait recouvré l'amitié de Billie, mais s'était confrontée à un mur avec Aidan. Ô elle allait mal. Elle revenait du Mexique, et si elle retrouvait peu à peu ses marques dans la cité des anges, elle avait tout de même perdu les notions d'amabilité et de confidences qui sont le lot de toutes les jeunes femmes de Los Angeles. Aucun secret ne survit bien longtemps ici, alors qu'à Tijuana, les coups de feux retentissent lorsque quelqu'un se mêle de ce qui ne le concerne pas. Charlie était apparut à ses côtés, comme une fleur, fringante, alors qu'elle traversait les rues de Venice. Les deux jeunes femmes ne s'étaient pas vues depuis des lustres – pour les mêmes raisons que les autres - et pour ainsi dire, elles n'étaient pas plus proches que cela. Et Charlie avait posé la question fatale ; qu'était-elle devenue toutes ces années ? Pourquoi avait-elle brisé le cœur d'Aidan ? Que de questions qui avait rebuté les réponses de Savannah ; cela ne la regardait pas. C'était aussi simple que ça, à ses yeux. Et parce que cela ne regardait pas, la jeune mexicaine l'avait repoussé froidement, sans le moindre scrupule, assassinant les ardeurs de la demoiselle. Ce rejet avait semé les graines de cette inimité ; et comme une mauvaise herbe, elle n'avait jamais cessé de croître, car jamais déracinée.

Les deux jeunes femmes se trouvaient donc l'une face à l'autre dans cette chambre, seulement séparées par le corps inerte du jeune De Conti – qui à cet instant précis, devait sans doute être à des années-lumières de cette confrontation. Bien évidemment, Savannah ne pu démontrer une once de sympathie envers la nouvelle venue ; premièrement, parce que cela équivaudrait à un chat saluant gracieusement une souris, ce qui en soit est très peu probable, et deuxièmement parce qu'elle n'avait pas suffisamment de bonne volonté à dépenser pour tenir un rôle aussi superfétatoire. Elles ne s'appréciaient pas ; c'était clair, net, transparent comme de l'eau de roche. À quoi bon prétendre le contraire ?

Ainsi, la jeune mexicaine demeura dans son fauteuil, s'installant plus confortablement au fil de la conversation, dans l'intention évidente de désamorcer les intentions de la jeune Middleton. Elle ne bougerait pas de ce siège, encore moins si c'est elle qui le lui demandait avec si peu de prétextes pour illustrer cette urgence qu'elle prétendait avoir. De même, Savannah n'avait jamais prétendu être une personne particulièrement généreuse et compréhensive, voire même conciliante. En ce cas, il ne servait à rien de faire appel à une facette compatissante de la Monroe, surtout à ce moment précis. « That will be great if you can leave me alone with him. And it's not a suggestion if you didn't understand. » Un sourire narquois apparut sur les lèvres vermeilles de Savannah. Étrangement, les paroles de la jeune femme l'éveillait peu à peu, comme si elle émergeait d'un ennuis poussiéreux qu'elle n'avait pas comblé depuis des années. « Mais c'est qu'elle mordrait? » railla-t-elle doucement, en posant son regard cristallin sur elle. Elle n'avait aucune raison de refuser ce droit à Charlie, si ce n'est peut-être qu'Aidan l'avait peu tenu dans son cœur suite à son départ impromptu pour l'Angleterre. Néanmoins, elle pouvait se formaliser de n'avoir que sa propre irritation comme moteur de son refus catégorique. Avec nonchalance, elle croisa les jambes et ajouta : « J'ai parfaitement compris. Je me borne simplement à ne pas satisfaire ton désir d'être seule avec lui. Mais peut-être n'était-ce pas assez évident. » ironisa-t-elle, légèrement méprisante à son tour. « Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant Charlie ? Tu vas me jeter dehors peut-être ? Mhm ... l'idée paraît presque amusante, j'aimerais te voir essayer. » La mexicaine vrilla ses rétines fauves dans celle de la jeune femme, comme pour l'inciter à un défi. Néanmoins, malgré le sourire moqueur qui ornait ses lèvres, Savannah ne plaisantait qu'à moitié ; qu'elle essaie, elle se retrouverait rapidement surprise. On ne grandit pas dans la banlieue de Chicago et on ne vit pas au Mexique en compagnie d'un agent du FBI durant quatre ans, sans apprendre soi-même quelques petites leçons défensives. Finalement, Savannah ouvrit le bras en direction d'Aidan et sans quitter Charlie des yeux, ajouta ; « Allez, ne soit pas timide. »

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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Mer 7 Nov - 14:32


# I told you to not approch him again
« Si l'enfer existe, j'y suis. »
# SAVANNAH&CHARLIE

Rien que voir la Monroe, ça énervait la Middleton. Pourquoi devait elle la revoir ici? Encore et toujours? Comme si le temps avait décidé qu'il fallait que la Middleton souffre encore un peu plus. Pas de tristesse non mais tout simplement par l'énervement et tout ce qui s'en suivait. Savannah était comme une enfant à qui l'on a enlevé son jouait et qui du coup comptait venir embêter un autre enfant plus content qu'elle. Pas que Charlie soit contente. Non, pas le moins du monde. Elle était terrifiée à l'idée qu'Aidan puisse mourir là tout de suite. Elle ne s'était pas réconcilier avec lui et s'en voudrait tout sa vie s'il devait partir aux cieux dès aujourd'hui. De toute manière, même s'ils s'étaient réconciliés, elle s'en voudrait tout le temps. Comme si elle était supposée le protéger du mal qui les entouraient. Elle n'avait pas été assez présente pour lui dernièrement bien qu'elle ait essayé de se faire pardonner. Une chose était sure, la présence de Savannah n'allait pas aider le moins du monde. Encore moins lorsqu'elle apprendrait qu'elle était le centre d'intérêt de cette bagarre. Elle ne savait même pas qu'il s'était bagarré mais qu'importe, tout ce qu'elle retenait c'était qu'il était dans ce lit d'hôpital, pouvant mourir à tout instant. Son coeur battait la chamade, s'attendant à chaque instant à ce que les médecins rentrent dans la chambre pour faire un message à son meilleur ami. Un peu trop pessimiste? Pas le moins du monde, juste réaliste.

Charlie se demandait quand est ce que les hostilités allaient vraiment commencer? Elles attaquaient en douceur mais pour sur que ça n'allait pas durer doucement pendant longtemps. Tant que l'on ne touchait pas complètement à Aidan, elles n'auraient pas les ongles entièrement sortis. « Et qu'est-ce que tu vas faire maintenant Charlie ? Tu vas me jeter dehors peut-être ? Mhm ... l'idée paraît presque amusante, j'aimerais te voir essayer. » Charlie secoua la tête. Franchement, elle se croyait amusante? Savannah ne l'avait jamais vu en colère. Elle l'était rarement d'ailleurs et heureusement. Toujours qu'elle sentait que sa rivale pourrait bien avoir le droit à un moment donné à son humeur des moins réjouissantes. Enfin, elle ne montra pas qu'elle commençait déjà à s'énerver. Elle ne lui ferrait pas ce plaisir. «Should I? Are you so stupide that you can't think that I will be capable of? » Réponse ou pas, elle s'en contre carrait. Charlie n'en avait que faire des paroles de Savie, tout ce qui l'énervait était sa présence. Sa voix aussi mais disons qu'elle pouvait facilement faire comme si elle n'était pas là.

Charlie ne quitta pas les yeux de Savannah tandis qu'elle s'approchait du lit pour prendre la main d'Aidan. Elle désirait sentir qu'il était encore en vie. « What are you doing here?  Is it not that enough that you broke his heart, now you come here? » Charlie n'attendit pas même pas sa réponse. Au fond, elle se fichait complètement de ce que la mexicaine pouvait bien lui dire. Tout ce que la demoiselle savait lui suffisait bien. Évidemment qu'elle venait parce qu'elle l'aimait. Chalie n'était pas aveugle non plus. A moins que ce soit parce qu'elle se sentait coupable de quelque chose. Et ça c'était encore autre chose. Les deux jeunes filles ne se connaissaient pas vraiment avant la disparition de Savannah. Elles s'étaient rencontrées quelques fois parce qu'Aidan l'avait voulu mais rien de bien transcendant. Charlie ne l'aimait pas spécialement mais ne la détestait pas pour autant puisqu'elle estimait ne pas la connaître assez. Pourtant, la disparition de la Monroe lui donna vers quelle idée se diriger. Elle ne l'aimait pas point final. Qu'importe si Aidan osait lui pardonner. Elle ne pardonnerait jamais à la Monroe d'avoir brisé le coeur de son ami ni même de ne pas lui avoir expliqué pourquoi elle avait prétendue être morte et était réapparut comme ça. Charlie s'inquiétait tellement pour son amie. Elle ne laisserait pas cette peste lui voler l'instant qu'elle voulait avoir avec son meilleur ami seulement parce qu'elle comptait rester dans la pièce. « What is wrong with you? I ask only for a while because I have to see an other friend who is in the coma too and you play the strong girl? You really have only that to do.»  Savannah ne devait pas travailler ou quoi? Charlie se le demandait bien. Elle savait qu'Aidan était important mais bon, disons que si elle travaillait comme tout le monde, ça lui aurait évité de la voir aujourd'hui. Surtout qu'il fallait qu'elle voit Jackson. Au moins, elle pourrait peut être comprendre ce qui c'était passé, quoique, pas si sur que ça. Toujours qu'il avait été important d'une certaine manière pour lui. Une relation juste comme ça qui avait, elle l'avait cru se finir en maternité numéro deux et ça, elle n'avait pas pu le supporter. Londres était vraiment arrivé au moment le plus opportun dans sa vie. Six mois s'était écoulés depuis leur dernière conversation et maintenant, il était dans le coma. Elle ne doutait pas qu'il l'avait cherché mais elle adorait le chenapan et n'aimait pas le voir seul. En plus, si ça pouvait lui permettre d'éviter de voir cette peste en face d'elle, elle ne dirait pas non.



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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Ven 16 Nov - 17:59

ð You know my name, not my story. You've heard what I've done, not what I've been through. If you were in my shoes, you'd fall the first step.

Savannah demeurait irascible envers Charlie. Cette dernière ne devait probablement pas comprendre quel était le motif d'une telle amertume dont elle était la cible, et à juste titre car il n'y avait pas de justification correctement ficelée pour l'expliquer. Savannah aurait aimé pouvoir mettre cela sur le seul compte de l'animosité qui subsistait entre la Middleton et elle – on pouvait aussi ajouter qu'elle n'avait jamais eu beaucoup de familiarité avec les femmes de cette famille, cela en devenait peut-être viscéral – néanmoins, en prétendant cela, Savannah se mentait à elle-même avec une aisance déconcertante. La simple présence de Charlie ne pouvait pas être le moteur d'un pareil soulèvement chez Savannah ; cette dernière était reconnue pour avoir une impulsivité colérique parfois bestiale, mais il y avait toujours un motif à cela. Ce n'était jamais imprévisible, ce n'était jamais illégitime. De plus, les assauts de la mexicaine étaient affreusement maladroits eux aussi, ce qui accentuait particulièrement l'injustice d'une pareille rixe verbale. Pourquoi ne laissait-elle pas Charlie approcher ? Pourquoi défendait-elle le sommeil réparateur d'Aidan avec une ferveur aussi agressive ? Elle ne le savait pas elle-même. Peut-être était-ce parce qu'elle ne pouvait pas poser les yeux sur lui, sans qu'un éclair ne vienne déchirer son esprit et ne lui rappelle le rictus de douleur qui avait déformé ses traits quelques heures plus tôt. Peut-être parce qu'elle avait encore ce sentiment affreux au fond du cœur, qui faisait saigner celui-ci de mille-et-une blessures, d'avoir failli le perdre et de le savoir présentement si inaccessible. « je t'aime Savannah », avait-il murmuré avant de perdre conscience. Elle n'avait pas pu lui confesser son amour en retour, car l'inconscience avait refermé son étreinte sur lui. Et elle l'avait maintenu contre elle, pendant une dizaine de minutes qui lui avait paru des jours entiers, avec une force telle, un chagrin si intense, qu'elle avait cru se noyer. Les mots étaient restés coincer dans sa gorge ; ils l'étouffaient. Et à présent, elle s'enfermait dans un havre de haine artificielle, là où n'importe quel prétexte est bon pour s'emporter ; pour délivrer toute cette peur, toute cette frustration, toute cette détresse qui l'avait hanté jusqu'au moment où on lui avait appris qu'Aidan était sauf. Oui, c'était peut-être injuste envers Charlie. Mais Savannah n'avait pas encore conscience de tout ce qui se débattait en elle ; les regrets seront pour plus tard.

« Should I ? Are you so stupide that you can't think that I will be capable of ? » Savannah posa son menton contre sa paume, continuant de dévisager la visiteuse d'un œil dubitatif face à sa réponse. Elle aurait aimé se lever et montrer à la Middleton ce dont elle était capable, mais une once de lucidité subsistait dans son esprit, suffisamment lumineuse pour l'empêcher de commettre un acte de violence qui serait la goutte de trop. Ce n'était pas sa nature que de s'attaquer physiquement à quelqu'un, cela lui rappelait trop son frère, voire même son père. Il y avait encore une digue de calme à laquelle elle demeurait attachée, et si elle redoutait tant de la briser, ce n'était pas pour n'importe quelle raison. Elle avait vu trop de violence, d'horreurs et de souffrances dans sa vie, pour que l'envie d'en être le fléau lui soit ôtée. « Je n'ai pas dis que tu n'en serais pas capable. Je dis qu'il serait stupide de ta part d'essayer. » répliqua simplement la jeune mexicaine en passant une main sur son visage éreinté. « Après tout, c'est une chambre d'hôpital. » ajouta-t-elle, comme pour diluer légèrement la menace tacite qui avait été placée dans ses propos précédents ; elle savait que si elle le désirait, elle pouvait faire beaucoup de mal à Charlie. Mais elle préférait ne pas en avoir l'occasion. Harassée, fragilisée comme elle pouvait l'être à cet instant, elle ne voudrait pas commettre l'irréparable. « What are you doing here? Is it not that enough that you broke his heart, now you come here? » Un éclair de mauvais augure traversa les prunelles cristallines de la mexicaine. Elle était piquée à vif, par une telle remarque qui en soit, était atrocement déplacée, surtout lorsqu'elle était prononcée par Charlie. S'il y avait bien une chose qui pouvait l'agacer, c'était lorsque l'on jugeait quelqu'un sans connaître ce par quoi il est passé. Dans un sens, l'ignorance de son interlocutrice avait été désirée, ce qui ne l'exemptait pas d'être dotée de discernement. Mais vraisemblablement, il était inutile de compter là-dessus. « Et c'est toi qui dis ça ? » asséna-t-elle avec cynisme. « Je n'ai aucun compte à te rendre, et tu ne me dois aucune leçon de morale. Dans le registre 'cœur brisé', on se vaut l'une et l'autre. » répliqua-t-elle, la toisant avec une mine indéchiffrable. Charlie avait fui, avait laissé son enfant derrière elle, avait même bien failli tuer celui-ci. Et c'est elle qui lui parlait de " ce n'est pas assez d'avoir disparu pendant quatre ans ? " C'était l'hôpital qui se foutait de la charité, au sens propre du terme.

Un silence bref s'instaura dans la pièce, seulement perturber par la sonorité des machines qui s'illuminaient autour d'Aidan. Savannah resta assise – signifiant clairement qu'elle n'allait pas esquisser un mouvement pour satisfaire les désirs de la Middleton. Cette attitude sembla exaspérer celle-ci, car n'y tenant plus, elle lâcha ; « What is wrong with you? I ask only for a while because I have to see an other friend who is in the coma too and you play the strong girl? You really have only that to do. » Nouvelle pique, qui ne parvint cependant pas à la démonter. Elle demeurait bornée ; même si à cet instant précis, elle était toujours incapable de dire pourquoi elle ne laissait pas Aidan seul. C'était ainsi, pas autrement. « Aidan vient de se battre à mort avec mon frère,qui à l'instant où nous parlons, est aussi inconscient que lui. Donc oui, je dois vraiment avoir que ça à faire ; attendre qu'ils se réveillent tout les deux, avec la terreur persistante d'en perdre un en cours de route. Satisfaite ? » Ce dernier mot avait été craché. « Alors oui je joue peut-être la fille forte. C'est toujours mieux que ton hypocrisie pathétique. » Sans qu'elle ne s'en aperçoive, un sentiment avait grandi en elle, tandis que ses paroles s'écoulaient d'entre ses lèvres. Son inquiétude pour Jackson, qu'elle avait mise de côté depuis son arrivée à l'hôpital. Elle s'interdisait peut-être de quitter cette chambre, pour résister au besoin de voir Jackson. Elle était déchirée entre sa fureur, et l'amour fraternel qu'elle ne pouvait s'empêcher d'avoir pour lui. Savannah carra les mâchoires, et se leva pour rejoindre à son tour Aidan près du lit et fit face à Charlie. Cette dernière ne revenait que maintenant, après tout ce temps. Après avoir commis des erreurs, les avoir laissé derrière elle, et prétendre que tout n'était pas cassé à présent. Elle s'était peut-être retrouvée elle-même en Angleterre, en se mariant et Savannah ne pouvait qu'être contente pour elle. Mais le bordel qu'elle avait laissé en partant, était bien resté un bordel. « Tu crois vraiment que je vais te laisser seule avec lui, alors qu'il n'est même pas en état de dire s'il en a envie ou non ? C'est trop facile de t'inquiéter maintenant Charlie, t'étais où tout ce temps, quand il avait besoin de toi ? »

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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Jeu 29 Nov - 19:23


# I told you to not approch him again
« Si l'enfer existe, j'y suis. »
# SAVANNAH&CHARLIE

Pour Charlie, Savannah n'aurait jamais du rencontrer Aidan. Elle avait rencontré ce dernier et peu de temps après, il avait du gérer la pseudo mort de la mexicaine. A ce moment là, aucun des deux n'aurait puis se douter qu'en réalité, elle était un témoin protégé. D'ailleurs si Charlie savait que celui qui l'avait obligé à partir était Thomas, elle le tuerait probablement sur place. Enfin peut être pas non plus car elle était un peu trop sensible à la condition humaine et à la vie. Charlie avait toujours été comme ça et le resterait probablement encore longtemps. Tout ça pour dire que Savannah et Aidan ensemble, ce n'était pas une bonne chose pour elle. Au bien sur, une année était s'était écoulée et même un peu plus depuis que la mexicaine était de retour en ville. Des mois aussi s'étaient écoulés depuis son départ à Londres. Charlie n'était donc pas vraiment objective car Savannah le disait elle même « Dans le registre 'cœur brisé', on se vaut l'une et l'autre. » Excepté qu'Aidan n'avait jamais été amoureux d'elle. Cela voulait il dire qu'il n'avait pas autant souffert? Pas le moins du monde mais Charlie savait depuis un moment qu'elle reviendrait vers lui. Elle savait qu'il lui en voudrait et la détesterait peut être même. Toujours que Savannah n'avait selon elle pas le droit de revenir pour qu'elle retrouve son meilleur ami en aussi mauvaise condition que lors de son départ.

En voyant Savannah près d'Aidan. Charlie se remémora le jour où elle avait apprit au blessé sa grossesse. Ce jour là, la New Yorkaise avait décidé de se réconcilier avec Aidan. Excepté que tout ne s'était pas passé comme prévu. Le désir de Charlie de se réconcilier et de lui avouer qu'il allait être père avait été gâché non seulement par la nouvelle du retour de la mexicaine mais aussi par le fait qu'Aidan l'ait apprit bizarrement et qu'elle lui demande de choisir entre Ciara et leur enfant. Depuis ce jour là, rien n'allait plus entre les deux amis et malheureusement, elle ne pouvait pas blâmer Savannah pour ça. Cependant, elle le faisait un peu. Et puis de toute manière, Charlei était du genre rancunière donc elle en voulait à Savie d'être partie. Surtout que Charlie avait beau ne pas être présente pour Aidan depuis une année, ni même connaître la relation entre les deux jeunes gens dans la même pièce qu'elle, elle voulait le protéger. Charlie était revenue pour redevenir son amie. Elle désirait se faire pardonner mais aussi le protéger. Considérant Savannah comme une source de tristesse pour lui, elle voulait comme l'éliminer. Comment pouvait elle deviner que quelques instants plus tôt, il lui avait avoué son amour? Elle ne le pouvait mais ça importait peu.

 « Aidan vient de se battre à mort avec mon frère,qui à l'instant où nous parlons, est aussi inconscient que lui. Donc oui, je dois vraiment avoir que ça à faire ; attendre qu'ils se réveillent tout les deux, avec la terreur persistante d'en perdre un en cours de route. Satisfaite ? » Charlie ne se sentait pas mal pour Savannah. Elle ne l'appréciait pas et en plus, elle était complètement énervante. Quant au fait qu'Aidan n'aille pas bien, là ça la faisait souffrir. Elle détestait le voir dans cet état. Elle la regarda dans la yeux. « If you suffer? Yes. » Si tu souffre? Oui La mariée ne mentait pas vraiment. Elle estimait que ça lui ferrait peut être ressentir un peu ce qu'avait ressentit son ami. Oui oui, elle restait rancunière. Elle n'aimait pas voir les gens souffrir mais pour Savannah, elle ferrait une exception.   « Alors oui je joue peut-être la fille forte. C'est toujours mieux que ton hypocrisie pathétique. » Charlie la regarda méchamment.   « I wanted to be nice for Aidan but I now I will not take tweezers  » Je voulais être sympa pour Aidan mais maintenant, je ne vais pas prendre des pincettes. Toujours que ce n'était pas le plus important. Si Aidan venait de se battre avec le frère de Savannah, elle en était surement la cause et ça, elle ne le supportait pas. « I suppose that you were the reason of the fight? »Je suppose que tu es la raison de leur dispute? Charlie la jaugeait toujours. « All this thing is because of you. I was sure about that. You can't stay far from him. If he died, you will have it on the conscience but you will be probably not here for a long time to be sad about it.» Tout est à cause de toi. J'en étais sur. Tu ne peux pas rester loin de lui. S'il meurt, tu l'aura sur la conscience mais tu ne seras probablement pas ici pour longtemps pour te sentir triste à propos de ça. Charlie ne pouvait supporter le fait qu'Aidan soit dans cet état à cause de la Mexicaine. Elle n'en avait que faire des raisons de la bagarre, tout ce qu'elle retenait c'était que Savannah était encore la cause des problèmes d'Aidan. Elle était peut être un peu trop renfermé dans son esprit mais Aidan lui manquait tellement qu'elle ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à Savie. Charlie le savait. Menacer Savannah n'était pas une bonne chose mais une chose était sure. Si Aidan mourrait sans qu'elle n'ai pu lui parler, sans qu'ils n'aient pu redevenir amis, elle en voudrait à Savannah. Elle lui en voudrait d'être la cause de sa mort mais elle s'en voudrait aussi à elle même. Charlie ne pourrait que s'en vouloir de tout ce qu'elle avait fait subir à son ami. Et même s'ils se réconciliaient un jour, elle s'en voudrait toute sa vie.

« Tu crois vraiment que je vais te laisser seule avec lui, alors qu'il n'est même pas en état de dire s'il en a envie ou non ? C'est trop facile de t'inquiéter maintenant Charlie, t'étais où tout ce temps, quand il avait besoin de toi ? » Charlie la toisa du regard. Il était vrai qu'elle non plus n'aurait pas laissé l'autre seule dans la chambre avec Aidan. Dans le simple fait qu'elle la détestait cordialement. La jeune mère n'était pas méchante mais si elle s'était retrouvée hors d'un hôpital, pour sur qu'elle l'aurait déjà giflé à cause de sa simple présence. « And where have you been when he cried because of you? I am maybe not white but you're not too. I need to see him for one reason and a reason that you could understand if only I wanted to tell what that was but I don't. » Et où était tu lorsqu'il pleurait à cause de toi? Je ne suis peux être pas blanche mais tu ne l'es pas non plus. J'ai besoin de le voir pour une raison et une raison que tu pourrais comprendre si seulement je désirait te la dire mais je ne le veux pas. Elle s'arrêta un instant. Elle n'estimait pas qu'elle était meilleure que Savannah quoique si un peu quand même. Pourtant, toutes les deux avait fait du mal à Aidan d'une manière ou d'une autre. « I was maybe not here but I am now and I will not let you destroy more his life. You have down enough. » Je n'étais peut être pas là mais je le suis maintenant et je ne vais pas te laisser détruire encore plus sa vie. Tu en as fait assez. Pour elle, Savannah n'avait pas évolué et c'était ça le pire. Elle ne connaissait pas ce qui avait motivé Savannah à partir. Elle ignorait tout ce qui s'était passé en un an mais une chose était sure. Charlie comptait reprendre le contrôle des choses. Enfin contrôle était un bien grand mot mais disons que Savie ne pouvait faire partie de l'équation. Aidan ne pouvait peut être pas dire s'il désirait la voir ou non mais il était clair que Charlie ne laisserait pas la mexicaine décider quoique se soit. « Go to see your brother. If he is in the same condition than Aidan. It's cruel to let someone alone like that. » Va voir ton frère. S'il est dans le même état qu'Aidan. C'est cruel de laisser quelqu'un seul dans cet état. Comme ça, Charlie passerait du temps avec Aidan mais sans cette stupide greluche. Elle se doutait que Savannah ne lui laisserait pas le loisir mais elle avait tant besoin de parler à Aidan. Peut être par égoïsme mais qu'y pouvait elle? Tout le monde avait une part d'égoïsme en soi. De tout manière, elle ne pouvait continuer. Elle était tiraillée. Charlie serra la main de son ami tout en espérant qu'il se réveille mais elle n'y croyait pas vraiment.



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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Jeu 6 Déc - 14:39

    Des ombres, des visages et soudain, le noir, total. Son corps était agité de soubres-sauts et sa tête semblait s'embraser dans un feu torrentiel. Tout semblait encore fonctionner à l'exception d'un organe, celui qui bat, celui qui nous est indispensable. Un silence sourd dans la poitrine n'avait rien de bon, c'était bien souvent le signe d'une défaillance cardiaque et il était probablement trop tard maintenant pour y remédier. Soudain, c'est de nouveau le noir, un noir étoufant, une absence totale de lumière même si les yeux sont grand ouvert. L'angoisse, l'asphyxie maintenant. Une sensation bien connue qui vous enserre le corps comme dans un étau, mais même ça, ça vous laisse froid. On a envie de crier, d'hurler quelque chose mais aucun sons ne franchit vos lèvres, même la mâhoire refuse de s'actionner. Et puis c'est le cerveau qui déconne, il semble hésiter sur la marche à suivre. Les informations ne circule plus et c'est le signal de fin. Le coeur à rendu l'âme, le cerveau vient de s'éteindre. C'est alors une étrange sensation qui parcoure votre corps, une sorte de paralysie douce et réconfortante. C'est un moment de plénitude bien que le constat soit que vous venez de mourir. Il n'y a pas de lumière qui apparait au loin, rien de toutes ces conneries racontés dans les livres. Non, juste une sorte de tranquillité, comme un appel au calme. Lutter ne sert à rien, il faut attendre. Attendre quoi au juste ? Aucune idée, juste se laisser aller.

    « Choqué ! ». Soudain, une voix semble apparaitre, de loin, très loin. C'est comme le son de cloche qui annonce la fin de la journée, celui qui vous annonce que l'école est fini et qu'il est temps de rentrer. C'est un peu comme la sonnerie du téléphone qui vous réveille et vous annonce qu'il est temps de se lever. Mais le corps refuse d'obéir tout de suite, il se sent bien dans cette étreinte avec la mort. « Choqué ! », hurle de nouveau une voix, un peu moins lointaine cette fois. C'est une voix masculine au vu du ton grave, mais impossible de la reconnaitre. Et là, le coeur semble fonctionner de nouveau car un léger tintement indique un signal sur l'écran. Mais ce n'est pas cette sensation là qui ramène Aidan à la vie, non, c'est ce contact à la fois chaud et glaciale de sa paume. Quelqu'un lui tient la main, une personne semble se cramponner encore à l'espoir que son coeur batte de nouveau. « Il revient ! », clame de nouveau la voix. Il revient d'où ? Aidan l'ignore encore mais il sait qu'il ait en vie. Quelque chose d'humide tombe sur sa main, il s'étonne de ressentir un tel détail après ce qu'il vient de se passer. Un reniflement léger à sa gauche et soudain, il ouvre les yeux. « Monsieur, vous m'entendez ? C'est le samu Monsieur. On vous emmene à l'hôpital, vous venez de faire un arrêt cardiaque.», annonce l'ambulancier en le fixant de ses prunelles vertes. Il s'en doutait un peu à vrai dire. Son attention se porte alors sur la personne assise près de ui. Il croit d'abord qu'il s'agit de Savannah, qu'elle lui tient la main de la même façon que lui lorsqu'il avait accompagné Billie dans l'ambulance. Sa vue met un moment à faire le point puis il s'aperçoit qu'il s'agit d'une autre personne, une femme qu'il ne connait pas. Pourtant, elle semble réellement inquiète et elle lui sourit lorsqu'il ouvre les yeux. Un instant, Aidan ressent comme un vide immense, parce qu'elle n'ait pas là, qu'elle est surement au chevet de son frère. Il s'en veut alors d'être aussi con, d'avoir faillit y rester pour un abrutis tel que Jackson.

    « Il est plongé dans un coma artificiel pour le moment. C'est le seul moyen que nous avons pour qu'il se remette totalement. Il ne devrait garder aucune séquelles, mais le réveil peut être long. », avait annoncé le médecin à la personne présente dans la pièce à ce moment là. Bien sûr, Aidan l'ignore car son corps est plongé dans on sommeil programmé. De cette façon, il ne souffre pas. Il n'entend rien, ne ressent rien et c'est une sensation merveilleuse. Il ne songe plus à rien, semble prisonnier du seul moment où son cerveau cessa de fonctionner pour laisser place à une machine faisant tout le travail. Soudain, quelque chose semble émerger, au loin. On dirait une voix, un ultrason quelconque. Et puis ça s'arrêtte, aussi rapidement que c'est arrivé. Ensuite il y a un autre bruit, on dirait celui d'une porte qui se referme, un son doux et lointain. Petit à petit, Aidan prend conscience qu'il émerge d'une léthargie et il ne sait pas encore si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Ensuite, il sent comme un picotement dans son dos, qu'il identifie aussitôt à un grattement. Il devine alors que ce sont les draps qui le grattent, ces affreux draps en coton mal taillés caractéristiques des services hospitaliers. Ensuite, c'est un enchaînement de sensations qui l'assaillent. Une douce lumière semble irradier derrière ses paupières closes et quelque chose semble remuer tout prêt de lui. Mais les sons lui arrivent encore de loin, comme au téléphone quand la fréquence audio est très mauvaise. Il se sent mal, une sorte de tiraillement lui compresse le coeur et son corps s'active dans un concert de crissements et de contractions violentes. Alors, il entend une voix, très nette cette fois, qu'il reconnait aussitôt : Savannah. Il devine qu'elle se trouve à sa droite. Une seconde fit aussitôt son apparition, celle-là semble plus aggressive, ça fait un moment qu'il ne l'as plus entendue : Charlie. « Alors oui je joue peut-être la fille forte. C'est toujours mieux que ton hypocrisie pathétique. », clame Savannah. Aidan ressent de la colère dans sa voix, une colère qui ne lui ressemble pas. A ce moment-là, il ne sait pas encore s'il doit se manifester ou non. Charlie ne lui en laisse pas le temps : « Tout est à cause de toi. J'en étais sur. Tu ne peux pas rester loin de lui. S'il meurt, tu l'aura sur la conscience mais tu ne seras probablement pas ici pour longtemps pour te sentir triste à propos de ça. »Visiblement, la situation était plus que tendu et cela n'arrangeait rien à la tension qui émanait d'Aidan. « Tu crois vraiment que je vais te laisser seule avec lui, alors qu'il n'est même pas en état de dire s'il en a envie ou non ? C'est trop facile de t'inquiéter maintenant Charlie, t'étais où tout ce temps, quand il avait besoin de toi ? », répliqua Savannah d'une voix se voulant mesuré bien que le tremblement de sa voix trahissait sa véritable émotion. « Je n'étais peut être pas là mais je le suis maintenant et je ne vais pas te laisser détruire encore plus sa vie. Tu en as fait assez. », cracha Charlie, délibérément négative envers la brunette. Aidan sentit à la fois son coeur et son cerveau se retourner délibérément, comme le signal qu'il était temps de se réveiller. Il sentit alors quelque chose glisser dans sa main, une paume chaude et bienveillante. Au prix d'un gros effort, il ouvrit les paupières et fut éblouie quelques secondes par la lumière de la chambre. Charlie sursauta, ce qui alerta Savannah qui se redressa avant de fixer Aidan. « J'vous remercie d'avoir perturbé mon sommeil si paisible, non, vraiment. », ronchonna-t-il en guise de bonjour. En vérité, il n'était pas très heureux de ce qu'il venait d'entendre à mi-clos. « Arettez de me fixer comme ça, on dirait que vous venez de voir passer un fantôme. », ajouta-t-il, dans une pointe d'humour typique du jeune italien qu'il était.
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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Sam 5 Jan - 23:32

ð You know my name, not my story. You've heard what I've done, not what I've been through. If you were in my shoes, you'd fall the first step.

Les pensées nébuleuses de Savannah s'égaraient dans une profonde confusion à l'énonciation de son frère ; ce dernier se trouvait dans la chambre avoisinante, elle le savait. Il se trouvait là et elle n'avait pas bougé de cette chaise depuis qu'on lui avait déclaré qu'Aidan était stabilisé et qu'il devrait normalement passer la nuit. Elle n'avait donc pas bougé, veillant sur le sommeil du De Conti comme Morphée le faisait sur ses enfants. Pourtant, elle demeurait tentée ; une réflexion sournoise persistait à rôder autour de son esprit affaibli, comme pour détourner son attention entièrement focalisée sur Aidan, et l'inciter à changer de lit, l'espace d'un bref instant … en vain. Ce débat intérieur avait attisé la nervosité cuisante de la Monroe et n'ayant aucune nicotine sous la main, ses belles lèvres y étaient passées - à présent, seule la conversation qu'elle entretenait avec Charlie la galvanisait. Elle était tellement harassée … Elle s'était retrouvée coincé entre les deux hommes de sa vie, les deux maîtres de son cœur ; l'un passionnément aimé depuis cinq ans, l'autre tendu vers une haine bicéphale, car oui cette dernière ne pouvait avoir que deux visages pour justifier la complexité que représentait l’ambiguïté des sentiments de Savannah à son égard ; elle le haïssait pour tout le mal qu'il lui avait causé, pour ses erreurs entassées les unes sur les autres, et aussi paradoxal que cela pouvait paraître, elle l'aimait également – pour ses défauts incorrigibles, mais aussi pour ses bons côtés qu'elle était seule à connaître, pour sa présence de grand frère qu'elle avait eu tout au long de sa vie, jusqu'à il y a quatre ans. Elle l'aimait affreusement et était déchirée en deux par l'antithèse qu'il représentait dans son cœur à lui tout seul. Elle n'aurait pas davantage supporté de le perdre lui aussi. Mais ce débâcle qui régnait en elle la rendait atrocement susceptible et particulièrement impulsive ; elle réagit au quart de tour lorsque Charlie lui demanda si elle n'avait rien de mieux à faire, et ses paroles sèches semblèrent enfin durcir le visage de la Middleton. Imperceptiblement, Savannah eu un sourire amer ; c'était peut-être tout ce qu'elle attendait, la colère de la Middleton.

« I wanted to be nice for Aidan but I now I will not take tweezers. I suppose that you were the reason of the fight? » Savannah arqua une nouvelle fois un sourcil dans sa direction, ne comprenant pas où elle voulait en venir ; bien entendu elle était la raison de cet affrontement, mais en soit c'était beaucoup plus compliqué, au-delà de ce que la Middleton pouvait visiblement imaginer. Jackson l'avait trahi, avait détruit son couple, l'avait détruite elle et Aidan par la même occasion. Elle n'allait tout de même pas rejeter la faute de cet incident sur elle, tout de même ? Savannah carra la mâchoire, sans répondre. « All this thing is because of you. I was sure about that. You can't stay far from him. If he died, you will have it on the conscience but you will be probably not here for a long time to be sad about it.» Savannah sentie chacun de ses muscles se crisper un à un face aux accusations dont Charlie l'accablait ; ce devait être tellement aisé pour elle de rejeter toute la culpabilité sur elle, alors qu'elle ne savait rien, qu'elle ne la connaissait pas et qu'elle ne pouvait sans doute pas non plus envisager l'attachement intense qui reliait la mexicaine au De Conti. Et ces mots qu'elle prononçait, étaient idiots et inutiles car vide de sens ; elle dépeignait une personne qu'elle n'était pas, qu'elle ne serait jamais. « Tu te sens mieux maintenant, peut-être ? » cracha Savannah avec véhémence. « Ce n'est pas parce que tu sembles persuadée d'une chose, qu'elle est forcément concrète, même si elle doit l'être dans l'image complètement erronée que tu as de moi. Ça t'arranges n'est-ce pas ? De penser que je suis ainsi, ou mieux, de t'aveugler avec des conneries pareilles ?! Rends-toi service Charlie, ferme-la, ça vaudra mieux. » répondit Savannah, dont le ton avait claqué sévèrement dans le silence de la pièce. Elle ne connaissait que son nom, pas son histoire, elle ne savait pas par où elle avait dû passé pour arriver jusqu'ici, et sans doute qu'à sa place, elle serait tombée au premier pas. Et elle la dévisageait ainsi, avec toute sa condescendance de petite idiote qui crois savoir mieux que tous le monde autour d'elle. Savannah à cet instant, aurait pu lui cracher au visage pour lui faire ravaler son mépris. « And where have you been when he cried because of you? I am maybe not white but you're not too. I need to see him for one reason and a reason that you could understand if only I wanted to tell what that was but I don't. I was maybe not here but I am now and I will not let you destroy more his life. You have done enough. »

À cet instant précis, Savannah sentie la main d'Aidan se presser dans la sienne, la détournant de l'éventuelle réponse qu'elle s'apprêtait à donner à Charlie qui persistait à être bernée dans ses leurres effarouchés. Elle baissa lentement les yeux vers lui, pourtant ses traits ne perdaient pas la dureté derrière laquelle bouillonnait sa rage. Même le regard havane du jeune homme ne parvint pas à l'apaiser ; elle ne supportait plus d'être celle à qui on jetait la pierre, celle que l'on traitait comme un bourreau, alors qu'elle n'avait jamais été autre chose qu'une victime du coup sur sort et de la cruauté de ce monde. « J'vous remercie d'avoir perturbé mon sommeil si paisible, non, vraiment. Arrêtez de me fixer comme ça, on dirait que vous venez de voir passer un fantôme. » Un faible sourire étira la commissure des lèvres de la jeune femme face à la tentative d'humour du jeune homme qui pourtant ne pris pas vraiment mouche pour elle. « Comment tu te sens ? » demanda-t-elle, la gorge affreusement nouée. Elle porta sa main à son visage, lui adressant une caresse certes brève, mais chargée de tendresse. Puis, quelques minutes plus tard, elle capitula ; dès lors qu'il était éveillé, Charlie avait désormais tout les droits de s'entretenir avec lui, du moins à ses yeux. Elle leva ses rétines fauves vers la concernée et une nouvelle fois, pris la parole, d'une voix bien plus calme qu'auparavant, mais tout autant sérieuse et désormais, glacée. « Je vais prendre l'air, ça devrait te laisser le répit que tu attendais. Mais pour te répondre, car je ne reviendrai plus jamais là-dessus avec toi ; Où étais-je pendant quatre ans ? C'est sur cette question que je t'ai rejeté la dernière fois que nous nous sommes abordées. Ce que je vais te dire n'est certainement pas une excuse, mais ça sera au moins une raison ; mon identité a été détruite par la police, je suis morte officiellement dans un attentat, puis j'ai été enfermée entre quatre murs pendant plusieurs années au Mexique. Ce n'est très certainement pas ce que tu imaginais, donc. » railla-t-elle froidement, avant d'ajouter. « Ce cher frère que tu me recommandes de visiter, est celui qui m'a mené tout droit dans les filets d'un tueur. J'ai vu ce dernier abattre un homme, et je suis devenue une cible – moi, ainsi que mes proches, dont fait donc partis Aidan. » Elle avait donc suivi le conseil de Thomas ; s'était exilée dans le programme de protection des témoins, permettre la sécurité à ceux qui lui étaient chers, même si cela revenait à ne plus les revoir sans date de retour déterminée. Sans qu'ils ne sachent qu'elle était encore là, quelque part. « Alors réfléchi bien Charlie, réfléchi bien ; qui de nous deux a vraiment été si égoïste ? » Savannah termina sur ses mots. Ses yeux étaient plantés durement dans ceux de la jeune femme, et c'est à peine si elle pouvait se détourner d'elle désormais. En quelque sorte, même si elle avait toujours été mystérieuse, elle estimait qu'ouvrir les yeux à la jeune femme ne lui ferait aucun mal, au contraire. Et étonnamment, elle se sentait bien plus relaxée désormais, même si un poids pesant persistait sur ses épaules. Aucun mot n'avait été prononcé en réponse à son laïus . Elle n'en attendait pas. Enfin, elle se détourna et après avoir déposé une bise délicate sur le front du jeune italien, elle lâcha ; « À plus tard, » avant de refermer la porte de la chambre.


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MessageSujet: Re: I told you to not approach him [SAVIE]   Mar 19 Fév - 22:00


# I told you to not approch him again
« Si l'enfer existe, j'y suis. »
# SAVANNAH&CHARLIE

« Tu te sens mieux maintenant, peut-être ? » cracha Savannah avec véhémence. « Ce n'est pas parce que tu sembles persuadée d'une chose, qu'elle est forcément concrète, même si elle doit l'être dans l'image complètement erronée que tu as de moi. Ça t'arranges n'est-ce pas ? De penser que je suis ainsi, ou mieux, de t'aveugler avec des conneries pareilles ?! Rends-toi service Charlie, ferme-la, ça vaudra mieux. » Selon Savannah, Charlie avait tord hors cette dernière était persuadée d'une chose, elle avait raison. Sans l'existence de la mexicaine, Aidan n'aurait jamais eu le coeur brisé à cause de cette pseudo mort. Elle pouvait dire ce qu'elle voulait mais c'était la Middleton qui avait été là lorsqu'Aidan était bien trop affecté pour vouloir continuer à vivre. C'était Charlie qui lui avait dit qu'il fallait qu'il se bouge, que la vie valait encore la peine d'être vécue malgré tout. Et puis, elle n'avait pas tord en disant que c'était de a faute de la mexicaine. Si Jackson n'avait pas été son frère, Aidan n'aurait pas eu à se battre contre lui. Bon on peut aussi se dire que la bagarre est la faute à un frère trop jaloux et trop possessif envers sa soeur mais pour Charlie, ça ne serait jamais ça. Savannah était pour elle un fléau dans la vie d'Aidan. Elle ignorait qu'il avait pardonné à la Monroe et si elle le savait, elle ne pourrait comprendre pourquoi. Charlie avait été absente pendant une longue période mais jamais elle n'avait prétendu être morte. Elle n'avait certes pas donné de de nouvelles mais au moins, il savait qu'elle existait. Il l'avait peut être même haït à ce moment là et au fond, Charlie préférait ça plutôt que de savoir qu'il lui avait causé de la tristesse bien qu'elle lui en ai probablement aussi causé. Toujours que la mexicaine pourrait lui dire ce qu'elle voudrait, la jeune mariée le prendrait toujours en sens contraire. C'était elle qui disait des idioties alors que la raison de tout ça était la Monroe? Voyons, il fallait arrêter de la prendre pour une gamine.

Charlie ne pensait plus vraiment au fait qu'Aidan pouvait se réveiller. Elle était tout à coup trop énervée contre la Monroe. Comme si cette dernière n'avait aucun tord. Bon il était probable que la brune en rajoute aussi une couche mais que pouvait elle faire sinon? Laisser la Monroe s'en tirer tout simplement parce qu'elle voulait renouer avec Aidan? Voyons, il ne fallait pas être stupide pour faire ça? Charlie ne pouvait la laisser être proche de son ami car elle lui avait brisé le coeur. Un coeur qui avait eu du mal à se reconstruire. Laisser l'italien près de la mexicaine était comme dire qu'elle se fichait de ce qu'elle avait pu lui faire subir et ce n'était pas le cas, jamais ça ne le serait pour Charlie. Elle avait certes mis du temps à revenir aussi bien revenir à elle même, tout ce qui faisait que c'était la Charlie que l'on aimait mais aussi revenir à Santa Monica mais elle n'allait plus se détacher de son ami. Elle lui avait peut être fait du mal mais elle l'aimait toujours autant et ne pouvait qu'être désolée de ce qu'elle avait fait. Alors lorsqu'il serra sa main, Charlie sursauta ce qui fit aussi réagir la mexicaine. « J'vous remercie d'avoir perturbé mon sommeil si paisible, non, vraiment. Arrêtez de me fixer comme ça, on dirait que vous venez de voir passer un fantôme. » Un fantôme? Il était bien loin de la vérité. Charlie l'aurait imaginé mort et il s'amusait à jouer avec ça. Certes on souhaite toujours dédramatiser une situation mais là, ce n'était pas cool du tout. « Comment tu te sens ? » Charlie leva les yeux au ciel. Savannah qui s'inquiétait de savoir ce qu'Aidan pouvait ressentir, c'était une nouvelle pour la New-yorkaise de naissance. Comme si elle ne pourrait jamais croire que Savannah puisse tenir à quelqu'un.


Charlie ne disait rien, elle n'avait pas envie de se battre. Tout du moins, maintenant qu'Aidan était réveillé, il pouvait dire ce qu'il pensait et qui il désirait voir. Par chance pour l'américaine, Savannah décida de partir mais bien évidemment sans laisser pour autant la brunette tranquille. La guerre n'était pas prête de s'arrêter dis donc entre les deux jeunes femmes. « Je vais prendre l'air, ça devrait te laisser le répit que tu attendais. Mais pour te répondre, car je ne reviendrai plus jamais là-dessus avec toi ; Où étais-je pendant quatre ans ? C'est sur cette question que je t'ai rejeté la dernière fois que nous nous sommes abordées. Ce que je vais te dire n'est certainement pas une excuse, mais ça sera au moins une raison ; mon identité a été détruite par la police, je suis morte officiellement dans un attentat, puis j'ai été enfermée entre quatre murs pendant plusieurs années au Mexique. Ce n'est très certainement pas ce que tu imaginais, donc.» railla-t-elle froidement, avant d'ajouter. « Ce cher frère que tu me recommandes de visiter, est celui qui m'a mené tout droit dans les filets d'un tueur. J'ai vu ce dernier abattre un homme, et je suis devenue une cible – moi, ainsi que mes proches, dont fait donc partis Aidan. Alors réfléchi bien Charlie, réfléchi bien ; qui de nous deux a vraiment été si égoïste ? » Savannah partit, laissant Charlie dans sa réflexion mais pas une réflexion qui donnerait raison à Savannah. Qui des deux étaient finalement la plus égoïste? A bien y réfléchir, pas vraiment Charlie. Quoique les deux avaient leurs raisons de partir et il était vrai que celles de Savannah semblaient plus tragiques et pour cause, mademoiselle avait vu un meurtre. Oh pauvre chou, comme si Charlie allait la plaindre. Ne croyez pas qu'elle était insensible, quoiqu'un peu et ça à cause du fait que ce soit la concernée qui ait vécu ça. Le problème était que ce qu'avait vécu Savannah était certes affreux mais comment avait elle pu abandonner Aidan si elle l'aimait vraiment? Malgré les circonstances, Charlie se sentirait incapable d'abandonner son mari. Si cela faisait d'elle une femme plus fragile que Savannah, soit elle le serait mais elle ne pourrait jamais abandonner son amour pour se cacher seule dans un autre pays. La protection des témoins prend rarement compte des familles ou de ceux que l'on aime mais si on le désire, ne pouvons pas les forcer à les prendre en compte. Charlie était persuadée qu'elle aurait préféré mourir malgré tout aux côtés de son mari que de le perdre pendant quatre longues années. Des années dont elle ne cherchait pas à imaginer l'enfer de la mexicaine car elle avait vu celui d'Aidan qui n'avait pas choisit. Il avait du subir le choix qu'elle avait prit et malgré le fait que ce soit noble, l'américaine ne comprenait pas ce pardon. Elle n'ignorait pas qu'il l'aimait encore et toujours mais ne se sentait il pas trahit par ce qu'elle avait fait? Charlie aussi l'avait d'une manière trahit mais pour une raison différente. Elle se savait être un danger pour Aidan et Julian, elle savait qu'elle était capable de les tuer si seulement un coup de folie la prenait. Ce ne serait pas forcément une noyade comme elle l'avait planifié mais ça aurait pu être pire. Le fait qu'elle ne soit pas revenue tout de suite après sa guérison était peut être considéré comme de l'égoïsme mais qui pouvait elle? Elle avait du mal à pouvoir se sentir bien près de tous ceux qui avaient un jour fait son bonheur. Alors qui des deux étaient la plus égoïste, finalement, pouvait on les différencier? Leurs raisons sont différentes mais leur but est identique, la protection de ceux qu'elles aiment. Charlie ne voyait pas ça comme ça pour Savannah, elle voyait pour elle de la lâcheté ou elle ne savait pas vraiment quoi mais pas de la protection en tout cas car à l'époque, elle avait ramassé les morceaux d'Aidan.

Charlie la laissant partir sans rien dire car au fond, ça ne méritait pas de réponse, juste un ressentit. Elle se cala alors sur le lit, blottit contre Aidan. S'il ne voulait pas d'elle, il pourrait toujours lui demander de partir mais pour le moment, elle ressentait le bien être qu'il lui procurait lorsqu'ils étaient meilleurs amis et tactiles. «I missed you so much. I thought I will never see you again. I couldn't let that happen. » Tu m'as tellement manqué. Je pensais ne plus jamais te revoir. Je ne pouvais pas laisser ça arriver.



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I told you to not approach him [SAVIE]

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