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 SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?

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MessageSujet: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Dim 12 Aoû - 22:47


# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
Soir de repos. Ce n'est pas rien pour Jackson qui travaille de huit heure à dix sept heures du lundi au vendredi sans un garage miteux, à réparé des caisses miteuses qui feraient bien d'être mise à la casse si leur propriétaire avec des sous pour en racheter une neuve. Et qui reprenait de dix huit heures à une heure du matin du mardi au jeudi, et de dix huit heures à deux voir trois heures les vendredi et samedi. Ca lui faisait deux journées et deux soirée de libre par semaine. Ce qui était en soit assez peu et qu'il passerait bien à dormir si en vrai il n'avait pas d'autre chose à faire. Enfin d'autre chose à faire... C'est à dire trainer avec ces potes, boire généralement trop, et finir par se trouver une fille qu'il ramènera chez elle pour lui faire découvrir son plumard. Plumard qu'il peuplait le plus de nuit possible... L'avantage d'être un barman... Quoique son crétin de collègue et ami Jason s'amusait à lui voler la vedette alors qu'il avait une copine, ce qui avait pour effet immédiat de mettre Jackson hors de lui... D'autant plus que la copine en question c'était Ashleigh. Bref on s'égare.

Lundi soir. Jackson était donc sorti avec Decklan et Jason. Jason se montrerait peut être plus sage que les deux autres mais peut importe. De toute façon tant que ni Ashleigh, ni Eva ne ramène leur fesses, Jason et Jackson se montreront civilisé, notamment avec quelques verres dans le nez et Decklan serait alors le seul à pouvoir venir foutre la merde avec ces conquêtes généralement foireuse. Comme à chaque fois que les trois potos se voyaient dans un bar ils alignaient les billets pour s'en foutre plein le bide. Et l'avantage pour Decklan d'avoir deux barmans comme ami c'est qu'à chaque fois que le barman était trop nul, il suffisait que l'un ou l'autre passe derrière le bar pour faire les meilleurs coktails imaginable. Bref un verre, deux verres, trois verres... Plus ceux qu'ils se mettent à offrir aux filles ce qui leur donne une excuse pour boire deux fois plus. Inutile de dire qu'à presque une heure du matin Jackson n'avait plus du tout les yeux en face des trous alors que Jason partait pour rejoindre Ashleigh et que Decklan suivait "sa futur âme soeur". Jackson avait bien trouvé une fille à ramené, mais il faut croire qu'il était trop bourré pour la ramené à bon port puisque quelques minutes plus tard, au milieu de la rue, il se rendit compte qu'il l'avait oublié dans le bar. Bon tant pis, de toute façon une fille qu'on oublie aussi vite ne devait pas casser quatre pattes à un canard.. Il repris sa marche vers un but que lui même ignorait avant d'avoir une illumination. Oui vous savez les illuminations de bourré qui ne veulent rien dire et dont on ne se souvient strictement pas le lendemain matin. Il s'arrêta contre un mur, ouvrit sa braguette et pissa. Les méfaits de l'alcool partie une. C'est ce moment là que trois mecs choisirent pour accosté Jackson qui referma rapidement sa braguette pour faire face au mec qui lui causait.« Jackson Monroe ! Ca fait longtemps qu'on ne ta pas vu dans les parages... » Des mecs qui connaissent son nom ce n'est probablement jamais bon signe. Surtout que ceux là il ne les avait pas vu depuis une éternité, ce qui remontait à son époque de Junkie, et ce qui laissait présager le pire. Ayant du mal à rassembler ses pensées pour se les remettre en souvenir, il marmonna quelques mots à peine audible. « J'ai été occupé... » C'était le cas de le dire. Trois ans de taule, c'est presque aussi efficace qu'un lavage de cerveau, alors si ils lui disaient pas bien vite ce qu'ils voulaient, il n'allait pas pouvoir faire grand chose. L'un des mecs poussa Jackson contre le mur alors que l'autre sifflait entre ces dents. « Tu te souviens de tout ce que tu nous dois ? Je pense qu'on ta laisser assez de temps pour tout rassembler... » Euh... Ah merde ! Quand il pensait que ça ne pouvait pas être bon. Bien sûr que non qu'il ne se souvenait pas. Déjà à l'époque il n'arrivait pas à s'en souvenir avant qu'on l'ait tabassé plusieurs fois de suite pour la même somme d'argent, alors après quatre ans ce n'était même plus la peine de lui demander de s'en rappeler. En revanche il serait probablement moins revêche et éviterait tant que possible de se faire passer à Tabac... Une promesse qu'il avait fait à Ashleigh récemment. Il essaya de se dégager de l'emprise des mecs, avant de dire calmement, en essayant de maîtriser sa voix de bourré. « Ecouté, je suis désolé... Mais euh j'ai rien sur moi, mais si vous voulez venez avec moi, j'allais faire la fermeture du bar ou je travaille... Mon boss me fera une avance que je vous donnerais. » Ah oui il allait faire la fermeture ? C'était probablement ça son illumination de bourré. En tout cas l'effet du mot travail et d'avance avait l'air d'avoir convaincu les mecs qui le menacèrent une nouvelle fois du regard avant de le suivre de très près jusqu'au Barking Spider.

La suite on la connait bien. Jackson trop bourré peut convainquant ne réussit ni à convaincre les mecs de l'attendre dehors, ni à Savie suspicieuse de lui donner son avance de paye, et sans un éclair de génie, Jackson fit preuve d'une stupidité qui lui était maintenant légendaire pour provoquer une bagarre phénoménal ou il avait franchement peu de chance de gagner. Finalement Jackson pouvait presque saluer l'intervention des flics qui avait probablement empêcher les mecs de le massacrer en leur faisant prendre la fuite. Là ou il pouvait les détester jusqu'à la fin des temps c'est que ces flics étaient des connards finit comme les trois quart de la population flics du monde. En faite tous sauf Ashleigh. Bref ne cherchant pas à comprendre pourquoi deux frères et soeur se retrouvait salement amoché, enfin l'un plus que l'autre, et complètement bourré. Enfin seulement Jackson, ils décidèrent de les emmener passer la nuit au post pour s'expliquer plutôt que de les laisser rentrer et s'expliquer entre eux. Nul doute que maintenant que frère et soeur se retrouvait dans une cellule de prison, Jackson foirait merveilleusement son illumination de bourré qui consistait en ce faire pardonner de Savannah. Jackson ferma les yeux et essaya de respirer profondément comme si l'air le ferait désaouler. Il finit par prononcé quelques mots, suffisamment fort pour que Savie entende. « Je suis désolé... J'aurais pas du t'entrainer la dedans... » Encore une fois Jackson merdait complètement dans son rôle du grand frère. De toute façon il faudrait l'appeler le jour ou il y arriverait correctement. Il finit par se lever et par crier à travers les barreaux. « C'est possible d'avoir une tasse de café ? Il paraît que ça fait descendre la Téquila ! » le rhum et le whisky aussi... Voyant qu'aucun des policiers ne bougeait ses fesses, il ne se rendit pas compte qu'il pensait à voix haute. « Allez faite pas les cons... Vous voyez bien que sans ça même ma soeur est entrain de m'envoyer paître ! » Hum le principal problème de l'alcool chez Jackson, c'est qu'alors qu'habituellement il ne parlait que très peu, il se mettait à parler trop, et surtout lorsqu'il ne le fallait pas. La nuit s'annonçait très longue.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Jeu 16 Aoû - 18:03


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


La mécanique du cœur est une énigme ancestrale ; les pièces qui la constituent ne sont jamais identiques, les instruments pour la régler ou bien la réparer sont dissociés, quant à sa régularité, elle demeure inexistante. Si Savannah était incapable de reconnaître les fêlures et les pièces manquantes de son myocarde, il en était tout autre de l'étalage de moteurs qui se trouvaient sous ses yeux étincelants de convoitise. Depuis le début de l'été, la jeune femme s'était engrenée dans un projet qui la stimulait énormément ; suffisamment pour lui oublier l'absence pesante de Billie et de River à l'appartement, ainsi que celle d'Aidan – tous s'étaient envolés pour la France – mais qui la fascinait au point où les heures qu'elle passait à rechercher des pièces détachées et celles où elle les montait sur la carcasse de moto qu'elle avait découverte il y a quelques semaines, lui étaient devenues indispensable à son équilibre. C'était son exutoire, son passe-temps et elle en ressortait considérablement sereine, à l'instar d'une femme venant de terminer son yoga. Savannah s'empara du matériel entre ses doigts fins, le retournant sur lui-même comme pour l'examiner plus attentivement, sous chacune de ses facettes ; elle distinguait quelques marques superficielles ci et là, néanmoins c'était de loin la pièce la plus intacte qu'elle était parvenue à dénicher jusqu'ici. Un sourire satisfait étira ses lèvres vermeilles et elle sortit quelques dollars de sa poche, qu'elle donna au vieillard qui attendait nerveusement sa commission. Lorsqu'elle quitta les lieux, la jeune femme glissa son acquisition dans son sac, à l'abri des regards curieux qui pourraient se demander pourquoi elle se trimbalait cela ; elle ne prendrait pas non plus le risque d'attirer l'attention à cet instant précis, nullement désireuse de se voir confisquer ce qui bâtirait bientôt son petit bijoux. Acheter au noir était bien le seul délit qu'elle s'autorisait ; rêveuse de conduire une moto depuis des années, elle transgressait volontiers ce petit détail juridique, pour arriver à ses fins. Consultant sa montre, la jeune femme s'aperçut qu'elle venait de prendre du retard sur son service et avec un soupir, elle s'approcha de la chaussée, condamnée à héler un taxi tant qu'elle ne serait pas venue à bout de son idée.

Les derniers clients se volatilisaient, tandis que Savannah s'éclipsait vers la pièce consacrée au personnel ; là, elle rangea le petit tablier qui ceignait sa taille chaque jour et attacha sa longue crinière ébène, sans se préoccuper des mèches rebelles qui venaient encadrer gracieusement son visage fin. Ses rétines océanes se posèrent un instant sur son sac, hésitante ; l'envie impérieuse d'aller essayer immédiatement sa trouvaille taraudait son abdomen, d'un autre côté, elle savait que ce n'était pas raisonnable à une heure pareille, de plus que c'est elle qui se chargeait de l'ouverture le lendemain. Un léger soupir frustré expira sur ses lèvres et elle claqua la porte de son casier. L'écho qui s'éleva sembla s'accorder à sa résignation. Elle quitta la pièce. Savannah s'apprêtait à fermer le commerce, lorsqu'une silhouette se glissa dans son dos et elle sentie son cœur faire un bond gigantesque dans sa poitrine, avant que le visage de son frère ne fut éclairé par la lueur des lampadaires environnants. Elle eut envie de l'engueuler, ce qui était souvent le cas, mais l'expression qu'empruntait les traits de son aîné lui fit peur et la réduit au silence tandis qu'il prenait la parole pour lui demander une avance qu'elle était incapable de lui accorder là, tout de suite. Elle jeta un coup d'oeil aux hommes qui accompagnaient le Monroe, et presque systématiquement, elle sentie la moindre fibre de son corps se tendre sous la nervosité. Jackson était-il en train de lui demander de l'argent, pour payer sa dose ? Ses sourcils se froncèrent ; elle était réticente à croire son histoire de remboursement fortuit. Elle n'était pas dupe, quoi qu'il en soit, ça avait trait avec la drogue et elle refusait que son salaire passe aux frais d'un trafic comme celui-là. Quand bien même, elle ne pouvait rien faire avant le lendemain matin, et cela, elle le lui fit bien comprendre. Les relents d'alcools qui émanaient de son frère parvinrent à ses narines, lorsqu'il soupira. Puis, comme à son habitude, il agit sans réfléchir et enclencha une rixe foireuse. Un cri se coinça dans sa gorge, lorsqu'elle se rendit compte que le colosse avait attrapé les bras de son frère, l'immobilisant pour offrir une meilleure cible au second homme qui ne tarda pas à ruer sa victime de coups. Presque sans s'en apercevoir, Savannah pénétra dans la tumulte, pivotant sur ses hanches et balançant violemment son poing dans la mâchoire du malfrat qui se retourna vers elle, une lueur cruelle au fond de ses yeux hagards. Il lui semblait être de retour à Chicago, redevenir l'adolescente qui parfois, devait se servir de ses poings pour rentrer saine et sauve chez elle. Il l'attrapa avec véhémence par les épaules, et avec virulence, Savannah remonta son genou jusqu'aux parties les plus sensibles de l'anatomie d'un homme. Il grogna, telle une bête sauvage, avant de l'éjecter contre un mur. Savannah sentie son crâne percuter la pierre et étourdie, elle se laissa glisser jusqu'au sol, portant sa main au douloureux point d'impact. La peur s'insinuait dans ses veines, lorsqu'une patrouille fit sonner sa sirène, faisant déguerpir leurs agresseurs. Ce à quoi elle ne s'attendait pas, c'est d'être embarquée pour un motif qui ne fut pas même énoncé ; en Amérique, l'arrestation pouvait être justifiée par le faciès, et l'état d’ébriété de Jackson ne devait pas peser en leur faveur. Elle grimaça lorsque ses poings furent menottés, serrés comme si elle était Charles Manson lui-même. La nuit s'annonçait longue …

Ils furent placés dans une cellule vide, voisine à celle qui semblait receler bien pire qu'eux. Elle n'était pas d'humeur à entendre les inepties des autres hommes et femmes qui soit disant, avaient seulement griller un feu rouge, avait seulement ramassé un porte-feuille, avait poignardé qu'à moitié sa compagne. Elle s'allongea sur le banc qui était à leur disposition ; son crâne était atrocement douloureux et la migraine paraissait plus tapageuse encore, tant et si bien qu'elle avait l'impression que le simple fait de penser la ferait souffrir. « T'as conduit ces types au Barking, mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? » murmura-t-elle, avec une pointe d'exaspération dans la voix qui semblait bien plus piquante que si elle venait de crier. Il avait l'art et la manière d'amener les ennuis à lui, mais peut-être pire encore, de leur donner les moyens de le trouver encore si rien n'était réglé une première fois. « Je suis désolé... J'aurais pas du t'entraîner là-dedans... » - « Tu m'en diras tant, » soupira-t-elle, les yeux clos. Elle se redressa pour s'asseoir et l'espace d'un instant, un léger vertige la déboussola ; la nausée elle-même, faisait son apparition. En taule, elle était en taule. Et vraisemblablement pour la nuit ; ça faisait des années qu'elle n'avait pas vu un décor comme celui-ci. Sans doute que la dernière fois, c'était quand elle était venue chercher Aidan, pour qu'il vienne s'installer chez elle. « C'est possible d'avoir une tasse de café ? Il paraît que ça fait descendre la Téquila ! Allez faite pas les cons... Vous voyez bien que sans ça même ma soeur est en train de m'envoyer paître ! » - « Arrête tes conneries Jackson et demande plutôt un coup de fil, c'est plus utile pour payer une caution que ton foutu café. » Personnellement, elle n'avait personne à appeler : Billie et Aidan étaient en France, Thomas n'était pas revenu à Los Angeles et elle ne pouvait déranger Lucas à une heure comme celle-ci.
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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Ven 17 Aoû - 11:55

Jackson E. Monroe a écrit:

# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
C'était trop simple d'en vouloir à Savannah, au flic, à la terre entière, d'être un looser de la pire espèce. La vérité c'est que oui, il foirait tout. Il n'avait pas un gramme de réflexion dans le crâne, d'autant plus lorsqu'il avoisinait les un grammes d'alcool dans le sang. Il était une tête cramé et complètement bousiller qui croyait autant en lui même qu'il pouvait croire au père Noël. D'un coté c'était particulièrement simple pour Savannah de critiquer Jackson et de le juger si durement. Elle est parfaite. Magnifique, forte, droite, aventureuse sans être dangereuse, elle était plus pondérée, la nature l'avait aussi doté d'un cerveau bien fait. A coté Jackson faisait forcément le déchet de la famille Monroe. L'ainé complètement foiré. Bien que ça ne fut absolument pas le genre de leur mère, Jackson n'aurait pas été étonné de savoir que Madame Monroe avait fumé et bu comme un pompier pendant sa première grossesse. Du moins ça l'aurait rassuré de le savoir. Il aurait eu une bonne raison à toute cette connerie. « T'as conduit ces types au Barking, mais qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ? » Qu'est ce qui ne tourne pas rond chez lui ? C'était probablement une question qui l'aurait laissé à plat, penaud et mal luné s'il l'avait entendu sobre. Bourré c'était une autre histoire. Bourré tout était une autre histoire avec Jackson. Les vapeurs d'alcool battaient contre ses tempes, et les mots de Savannah lui arrachait les quelques parcelles de raison qu'il n'avait jamais possédé. Il était faible, stupide, lâche, et crétin, il était un abrutit sans nom... Il se détestait. Il se détestait d'être lui. D'être le pire frère de l'univers. D'encore la faire souffrir. De la mettre en danger qui sait. « Mais rien ne tourne jamais rond chez moi Savie ! Je t'y ai pourtant habitué, non ? Même lorsque je répare mes conneries ça tourne au massacre. » Il avait un karma véritablement pourris, même lorsqu'il essayait de bien faire, il s'y prenait comme un manche et gâchait tout. Quel avenir pouvait avoir un mec comme ça ? « Et puis tu peux parler... Qu'est ce qui ta pris de les frapper ? Tu aurais du dégager. » Là c'était probablement injuste de sa part de l'engueuler pour ça. Surtout qu'elle lui avait probablement sauver la vie en venant les frapper. Mais elle avait une chance inconsidérée que les flics fassent détaler les malfrats sans quoi ils seraient probablement tous les deux passé à la casserole. Et certes c'était Jackson, encore une fois, qui avait exposé inutilement Savannah au danger, mais c'était aussi elle qui avait choisit de s'interposer au lieu de laisser le destin faire les choses. Et même si aujourd'hui leur rapport était légèrement plus cordiaux qu'à la réapparition de Savannah, au fond il savait bien ce qu'elle pensait de lui. Ce que tout le monde devait penser de lui. Sa disparition à lui ne ferait jamais une grande perte. Et elle en soulagerait beaucoup probablement. Ou alors il était trop pessimiste.

Et voilà qu'il balançait toute sa haine et sa connerie contre les flics, confortablement assis dans leur gros fauteuil au cuir alors qu'eux se brisait le postérieur sur des bancs peu accueillant. Bien sûr il ne réfléchissait pas. Sinon il aurait agit autrement. Probablement. Ou pas. Mais Savannah ne manqua pas de le reprendre. Parce que c'était les seules paroles qu'elle pouvait lui adresser de toute façon. « Arrête tes conneries Jackson et demande plutôt un coup de fil, c'est plus utile pour payer une caution que ton foutu café. » Il se sentait comme un gamin de dix ans. Peut être qu'au fond c'était ce qu'il était toujours. Il voulu gesticuler les jambes dans tous les sens pour évacuer l'agressivité qui l'envahissait comme un poison, mais le moindre mouvement brusque lui déchirait l'estomac. Ses côtes étaient déjà fragile d'une précédente altercation, et voilà qu'il avait remis ça. S'il n'avait rien de cassé, ça serait un miracle. Il s'assit dans un coin de la cellule, essayant de trouver une position qui lui serait un maximum confortable... Ou le moins douloureux finalement. « On ne va pas payer une caution pour s'être fait tabasser tout de même... » vociféra-t-il tout bas à l'attention de Savannah. C'était ridicule. D'un coté c'était la justice américaine. Devant le regard désapprobateur de sa soeur il se leva pénible et se rapprocha des grilles, la tête basse, essayant de contrôler les effluves d'alcool pour pouvoir se montrer le plus poli possible. « Pourrions nous utiliser notre droit à appeler l'extérieur digne représentant de l'ordre ? » Oui bon la politesse à outrance dans la bouche de Jackson avait largement des accents de foutage de gueule. Mais face à l'effort prononcé par le brun, et par le nombre de mot qui avait du lui arracher la langue l'un des policiers se leva avec le téléphone avant de s'arrêter devant Jackson « Et qui doit-on appeler qui acceptera ou non de sauver tes fesses Monroe ? » Gné gné, il se croit intelligent parce qu'il connait son nom de famille ? Ce n'est pas une marque de génie de savoir lire un dossier déjà bien rempli non plus. Jackson se rapprocha des grilles et murmura « L'Agent Monaghan s'il vous plait... » Comme quoi ça sert peut être d'avoir une ex et une meilleure amie qui fait partie de la police... Enfin surtout lorsqu'on est un crétin comme Jackson juste bon à s'attirer des ennuis. Le flic serra les dents, visiblement mécontent de voir que si effectivement la Monaghan acceptait de venir l'aider, il y avait beaucoup de chance qu'ils sortent tous les deux sans encombre. Et pourtant lui qui se faisait une joie de garder Jackson pour l'emmerder. Le policier composa le numéro et tandis le téléphone à Jackson qui s'isola dans un coin de la cellule. « Ash... J'ai besoin de ton aide... » Il aurait probablement pu se présenter, mais il se doutait bien qu'en disant ça elle n'aurait aucune peine à reconnaître qui lui parlait. « Oui, oui je vais bien... Quelques côtes cassées au pire. » Et voilà que la blondinette s'inquiétait pour lui. Il fallait dire que la dernière fois elle avait menacer de le tuer s'il mourrait. D'un coté il en était encore loin normalement... Alors il était sain et sauf. « Ca va j'te dis... Si tu pouvais au moins venir chercher Savie... Je pense que l'agent... Springfield meurt d'envie de me faire décuver derrière les barreaux. » Jackson raccrocha sans plus tarder rendant le téléphone avec un sourire niais à l'agent. Il avait l'air d'être sobre... c'était une bonne nouvelle. Il se recula pour s'assoir sur le banc, mais fut pris d'un vertige et se ramassa par terre, grognant de douleur. Il n'avait pas l'air sobre. Il bascula mollement sa tête contre le banc situé derrière lui, et laissa couler ses jambes sur le sol. De toute façon il en avait pour un petit moment tout de même. « Ashleigh viendra te chercher quand elle aura finit son service. » D'un coté ils avaient de la chance, si elle n'avait pas été de service, elle aurait probablement été entrain de dormir,et la réveiller aurait été une mauvaise idée. Sa lui faisait penser que plus tôt dans la soirée Jason n'avait donc pas pu partir pour rejoindre sa blonde... Il ne devait plus supporter la vue de Jackson probablement. Il resta les yeux clos, mal installé entre le sol et le banc, essayant de réfléchir à moyen de se faire pardonné de Savannah. Si moyen il y avait. Il finit par marmonner. « Tu sais... J'essaye vraiment. » dans sa bouche ça ne prenait que peu de sens. Essayer qui que quoi dont ou ? Surtout lorsqu'on voyait le peu de résultat que ça donnait.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Ven 17 Aoû - 17:01


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


La migraine semblait prendre ses aises dans les moindres recoins du crâne de la jeune femme, qui l'espace d'un court instant, regrettait de n'avoir aucune aspirine sous la main ; cela lui aurait permis d'endurer la nuit, sans avoir à garder les yeux grands ouverts sur le plafond glacial de la prison, qui semblait réfléchir la même dureté avec laquelle elle s'adressait à son frère. Devait-elle être plus douce à son égard ? Il venait d'attirer près de son établissement une bande de dealers à qui il devait vraisemblablement de l'argent ; elle ne comptait pas le remercier pour cela. « Mais rien ne tourne jamais rond chez moi Savie ! Je t'y ai pourtant habitué, non ? Même lorsque je répare mes conneries ça tourne au massacre. » Les paroles résonnèrent dans l'esprit de Savannah qui grimaça sous les dégâts causés par les échos qui refluèrent ; elle aurait aimé lui intimer de s'exprimer moins fort, mais cela lui semblait burlesque et futile à côté de l'exclamation coupable qu'il venait de pousser. Oui, Jackson. Si je te pose cette question encore et encore, c'est dans l'espoir que cette fois-ci, tu aies une réponse ; non seulement pour moi, mais surtout pour toi. Songea-t-elle en demeurant silencieuse. Après s'être redressée avec difficulté et avoir réprimé le vertige qui tentait de s'emparer de son équilibre, la jeune femme entrouvrit ses paupières et ses rétines océanes se posèrent sur son frère, indéchiffrable. Il était ivre, elle le remarquait bien et elle connaissait aussi l'état d'excès dans lequel il se mettait, lorsqu'il n'avait plus même contrôle sur les inflexions de sa propre langue ; paradoxalement, c'était dans ces instants où il semblait aussi fort que vulnérable, qu'il était aussi le plus sincère. Elle pouvait aisément noter qu'il s'en voulait pour ce soir ; en réalité, à chaque erreur commise, il était consumé par sa culpabilité. L’ennui, c'est que cette dernière ne l'empêchait jamais de recommencer, encore et encore, sans jamais s'arrêter. Rien ne paraissait pouvoir le freiner, même elle n'y était pas parvenue, malgré les efforts qu'elle avait effectué pour lui, depuis toujours. Elle ne s'estimait nullement parfaite ou supérieure à lui, pourtant, elle savait qu'elle avait toujours eu plus de détermination là où il préférait baisser les bras et se laisser ballotter dans les bras meurtriers de son existence. Il était une voiture aux pédales défectueuses, il s'élançait sur sa propre voie et tan pis si au bout, il y avait un mur. « Et puis tu peux parler... Qu'est ce qui ta pris de les frapper ? Tu aurais du dégager. » Cette fois-ci, un sourire sardonique s'installa sur les lèvres de la demoiselle ; maintenant il lui reprochait d'avoir tenté de le tirer du mauvais pas dans lequel il s'était élancé ? Comme elle l'avait toujours fait, pour ainsi dire. « Navrée, les vieilles habitudes ont la vie dure. C'était un réflexe, je n'ai pas vraiment réfléchi. Et puis, je résiste difficilement à botter le cul d'une tête de con. » ironisa-t-elle. Son ton éthéré pouvait presque suggérer une entente entre la fratrie Monroe, à moins que son engourdissement ne parla à sa place. « Mais comme tu veux, la prochaine fois je pèserai le pour et le contre, pendant que tu te fais refaire le portrait. » ajouta-t-elle, cynique. La vérité étant qu'elle espérait qu'il n'y aurait aucune prochaine fois.

Jackson babillait des conneries à la face des gardes qui surveillaient les cellules ; tant et si bien que Savannah lui rappela qu'ils avaient le droit à un coup de fil, détail qui semblait n'avoir nullement percé la brume alcoolisée qui dissimulait l'évidence aux yeux de son frère. Et puis, il l'agaçait à demander du café, en sachant bien entendu qu'il n'aurait le droit à rien, pas même un sucre. Ça faisait du bruit pour rien et sa migraine n'était pas gracieuse. « On ne va pas payer une caution pour s'être fait tabasser tout de même... » siffla-t-il à son attention et la Monroe haussa ses épaules graciles ; peu importe pour quoi ils payaient, du moment qu'ils sortaient de cet endroit le plus rapidement possible. La désapprobation se dressa donc dans ses prunelles, décidant le jeune homme à s'approcher des barreaux, pour s'adresser aux geôliers. « Pourrions nous utiliser notre droit à appeler l'extérieur digne représentant de l'ordre ? » Nonobstant la situation inconfortable dans laquelle ils se trouvaient, un rire involontaire lui échappa lorsqu'elle entendit l'étalage de politesse de Jackson ; avec lui, sourire était parfois la meilleure manière de dire qu'il emmerdait le monde et cet excès de bienséance prouvait encore une fois le mépris évident qu'il avait envers ce « digne représentant de l'ordre ». Kiss my arse, man. À cet instant, c'est bien le seul point qu'ils partageaient ; l'effronterie qu'ils étaient capable de manifester face aux policiers qui venaient de les arrêter. Apparemment, Jackson chercha à contacter Ashleigh, qui travaillait au bureau de police. C'était bien l'une des seules relations dont le Monroe devait se sentir reconnaissant d'avoir pu sauver. Et pratique, elle devait bien l'admettre. Lorsqu'il revint vers elle, la jeune femme le suivit des yeux ; « Alors ? » s'enquit-elle, alors qu'il s'écroulait au sol, dos contre le mur glacé. Elle s'inquiéta de son déséquilibre, mais comme il son organisme entier devait être imbibé d'alcool, sans doute qu'elle ne devait pas en être étonnée. « Ashleigh viendra te chercher quand elle aura finit son service. » Savannah hocha la tête faiblement, avant de prendre une longue inspiration pour calmer les crispations de son abdomen. Peu à peu, elle se sentait mieux et si son crâne était encore douloureux au toucher, elle s'estimait heureuse de n'avoir pas eu à refouler davantage. En soit, elle pouvait affirmer intérieurement avoir affronté bien pire que cela ; entre un meurtre dans une ruelle et une fusillade à Noël, cela relevait d'un rang de basse catégorie. Elle pouvait gérer ça. Ses doigts fins trouvèrent le pendentif dont elle avait hérité à la mort de son père et qui appartenait aux nombreux bijoux délaissés dans la vieille boîte à bijoux de leur défunte mère ; et ce contact la rasséréna. « Tu sais... J'essaye vraiment. » murmura la voix de son frère, attirant son attention. Le visage de la jeune femme se fit plus grave, tandis qu'elle baissait les yeux vers lui ; il ne la regardait pas, ses yeux semblaient se perdre dans le vide, parmi les mille et une incompréhensions qui devaient peupler son esprit. Elle sentie sa gorge s'assécher ; elle ne savait plus lui parler, comme elle le faisait auparavant. Autrefois, sans aucun doute elle aurait immédiatement su ce qu'elle avait à dire pour le rassurer, pour lui faire comprendre qu'elle ne lui tenait aucune rancune, elle l'aurait pris dans ses bras et tout aurait semblé parfait dans le petit havre fraternel qu'ils avaient bâti. Aujourd'hui, elle ne pouvait plus agir ainsi ; parce que si sa rancune s'était adoucie, elle était pourtant encore présente. Et que si elle pouvait pardonner, elle ne pouvait pas oublier. La mémoire était trompeuse ; elle recelait les meilleurs moments d'une vie, mais aussi les pires. Elle ne pouvait pas occulter sa tromperie avec autant de facilité, même si secrètement elle le désirait ardemment ; ce n'était pas si facile. La fatalité est cruelle, mais la logique des hommes l'est bien plus encore. Et la mécanique du cœur de Savannah, cette science si hasardeuse, se bloquait, car des pièces étaient encore trop abîmées, parce qu'il en manquaient d'autres, et que rien ne semblait plus pouvoir avancer sans l'essentiel : la confiance qu'ils avaient l'un envers l'autre, il y a bien longtemps. « Je sais Jackson. » souffla-t-elle, en ramenant ses jambes contre elle. Elle avait appris à tolérer sa présence une année entière et seuls, ils avaient pris la route pour Chicago ; durant deux mois ils n'y avaient eu qu'eux. D'une certaine manière, même si elle ne l'avait jamais avoué, elle l'avait observé en catimini. Il progressait, rechutait, sautait sur ses pieds et reprenait là où il s'était arrêté. Le simple fait qu'il se relève seul, soulignait son changement. Mais la reconnaissance se coinçait dans sa gorge. « Qu'est-ce que tu attends de moi maintenant ? On sait tout les deux que ça ne sera plus jamais comme avant. Tu n'es plus celui que tu étais, tu commences à grandir. Et moi, je me suis brisée et reconstruite d'une autre manière. Il y a des choses que je ne peux plus offrir ... »
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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Ven 17 Aoû - 22:24


# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
Les effets de l'alcool ne se dissipait pas. Pas assez vite en tout cas. Son coeur battait dans chacune de ses veines, des petits orteils jusqu'à ses tempes créant dans sa tête un orage assourdissant. Pas étonnant qu'il ne s'entende plus penser. La téquila essayait de choper le whisky qui semblait quand à lui bien déterminé à s'envoyer la vodka, et ça faisait un affreux mélange qui s'accordait plutôt mal au cellule des prisons. Pourtant Jackson ne savait jamais s'arrêter. Il connaissait l'excès jusqu'à s'en mettre malade, mais une fois relever, il ne parvenait pas à avoir la lucidité suffisante pour ne pas y retourner. D'un coté le gros problème de Jackson était sans aucun doute le cercle vicieux. D'un coté Jackson faisait une connerie... D'abord parce qu'il était humain, et puis que merde, il avait un mal fou à se contrôler. Résultat il se mordait les doigts, déglutissait dans son coin à cause de la merde qu'il avait créer. Il se haïssait, et c'était cette même haine qui l'envoyait faire des conneries. Et la boucle et bouclée. Finalement il aurait été un beau salaud, tout aurait été franchement plus simple pour lui. Au moins il n'aurait pas eu besoin d'éprouver cette haine intarissable à son égard qui lui foutait encore la nausée malgré les litres d'alcool. Ou alors c'était les litres d'alcool qui la lui collait, la nausée. Il ne savait plus très bien. C'était aussi le faite d'avoir vu Savannah s'en prendre une qui le mettait hors de lui. Il était probablement trop con pour avoir peur, et c'était bien son genre d'aller détruire les mecs dès qu'il serait sorti d'ici et réparer. Pour leur apprendre qu'on ne touche pas à sa petite soeur. Comme si ces frappes d'après coup pourrait réparé les erreurs qu'il faisait presque sans sourciller. « Navrée, les vieilles habitudes ont la vie dure. C'était un réflexe, je n'ai pas vraiment réfléchi. Et puis, je résiste difficilement à botter le cul d'une tête de con. » Sobre Jackson aurait beaucoup rit. Parce que Savannah était beaucoup plus forte que beaucoup de mec, ne lui en déplaise. Parce qu'elle était impulsive, et parfois violente, et que ça lui donnait un caractère de feu que le jeune homme appréciait temps. Parce qu'elle était une sauvageonne qui ne se laissait pas faire, et qui se débrouillait toute seule la plus part du temps. Notamment parce qu'elle n'avait personne de valable pour bien s'occuper d'elle. « Mais comme tu veux, la prochaine fois je pèserai le pour et le contre, pendant que tu te fais refaire le portrait. » Ah le sarcasme et les Monroe... Une longue histoire d'amour. Il aurait probablement rien répondu en temps normal. Parce qu'il avait l'habitude de répondre à une phrase sur quatre grand maximum, un peu plus si c'était particulièrement important et que ça impliquait une réponse. Mais sinon... Mais la téquila parlerait pour lui. « Il n'y a pas de pour dans l'équation Savie. La prochaine fois que je refais un coup pareil tu me laisses. » C'était simple à dire, sans appel, et aucune négociation. Jackson avait déjà vécu une fois l'horreur de la perdre. Il avait été dévasté, anéantit, brisé. Et comme si ça n'avait pas suffit, il avait fallu que ça soit entièrement de sa faute. sa faute à lui et à sa connerie. Alors si jamais sa connerie refaisait surface. Et avec Jackson il y avait de forte chance qu'elle le fasse, Savie le laissait se démerder, peut importe ce que ça impliquait. Du moment qu'elle était loin de lui, de sa connerie. Du moment qu'elle aille bien. Il n'y avait qu'un Jackson bourré pour sortir ce genre de chose. Ca revenait typiquement, avec son intention de voix - quoique légèrement altéré par la liqueur - à dire quitte à choisir entre toi et moi, je préfère que ça soit moi qui crève. En soit c'était peut être particulièrement égoïste de sa part, puisqu'il ne se sentait pas de survivre une nouvelle fois à la disparition de Savie... D'un coté il n'espérait pas que sa disparition à lui, face un quelconque effet sur sa soeur et ses proches. Alors bon. D'un coté il broyait carrément du noir pour imaginer de tel truc. Après tout il n'avait que des côtes cassés, et elle devait avoir un bon mal de crâne, effet gueule de bois sans boisson au préalable.

Jackson dégustait. Comme à chaque fois que sa soeur était dans les parages, et qu'il était en dessous de tout. D'autant plus qu'il était fait comme un coing. Alors qu'il s'adressait au policier pour le coup de fils demander par sa soeur, il s'accrochait solidement au barreau, comme Ulysse à son mats face aux sirènes, pour ne pas pitoyablement glisser sur le sol. Il était minable de se mettre dans des états pareilles. En soit tout à l'heure il trouvait ça marrant. C'était juste qu'après les coups, l'alcool redescendait particulièrement mal. D'un coté, prochaine gueule de bois monstrueuse ou non, l'alcool le rendait loquace... Enfin comparé à d'habitude. Et malgré son ton toujours légèrement provocateur et éméché, il alliait à merveille politesse qu'on ne saurait lui reprocher, et dégout profond qu'il avait pour cet uniforme qui n'y connaissait rien en matière de justice. Après avoir réussit à négocier avec Ash une sortie pour Savannah dans un délais qu'il espérait bref, il s'effondra tout seul contre le mur. Il n'espérait pas trop pour lui même, avec son casier judiciaire les flics trouveraient bien de quoi le garder plus longtemps... En hommage à tous les flics qu'il avait du emmerder par le passer. Second avantage à avoir le corps littéralement imbibé d'alcool, c'était que pour le moment il ne sentait pas franchement les dégâts fait par les hommes de main de son très cher débiteur. Assis contre le sol froid, la tête contre le banc dur, il se laissait aller à ses divagation d'alcoolique. La réalité s'écoulait dans un univers parallèle bariolé. Puis les couleurs se raréfièrent pour laisser au style Jacksonnien tout le plaisir de s'écouler. Jackson campait un garçon d'une dizaine d'année, face à un mère clémente. C'était ridicule, et au fur à mesure que l'histoire s'écrivait dans sa tête, le garçon grandissait, grandissait, grandissait, et de la dizaine passait plutôt à la trentaine. En revanche la mère rajeunissait, rajeunissait pour être dans la fleur de l'âge. Mais les dialogues n'avaient pas changé. Tout en jackson était immuable. Ou du moins tendait à l'être, lorsqu'il ne se battait pas dans le vent pour faire avancer les choses. A combattre dans le vent, Jackson s'asphyxiait lui même. « Je sais Jackson. » dit d'un souffle accordèrent à Jackson une pause dans son oeuvre mental et artistique et il pu enfin respirer. Son visage avait du prendre une légère teinte rouge, et il frôlait l'asphyxie. « Qu'est-ce que tu attends de moi maintenant ? On sait tout les deux que ça ne sera plus jamais comme avant. Tu n'es plus celui que tu étais, tu commences à grandir. Et moi, je me suis brisée et reconstruite d'une autre manière. Il y a des choses que je ne peux plus offrir ... » La il s'étouffa franchement. Il commençait à grandir ? Il ajouta d'un ton vif, et empreint d'un dégout non feint qu'il éprouvait contre sa misérable personne « J'aurais aimé être autiste... Au moins il y aurait eu une raison à un tel retard de développement. » Non parce qu'attendre trente pige pour potentiellement commencer à évolué... C'est tout de même d'une rare violence. Quand à ce qu'il attendait vraiment d'elle, il ne pris pas la peine de réfléchir. De toute façon ses caricatures en noir et blanc qui s'échappent dans des nuages de fumée, ne le mènerait pas bien loin sur le chemin de la réflexion. « Un peu de confiance. Je vais me ramasser... Mais je me relèverais. Et j'aurais besoin que tu ne sois pas loin quand je me remettrais debout. Tu peux fuir à chaque fois que je déconne. Pour être sûr que je ne te blesse plus. Mais j'ai besoin de ma soeur pour avoir confiance dans les efforts que je fais. C'est tellement pitoyable. Mais je ne peux pas avancer sans toi. La faute aux parents... Tu as eu la beauté et le cerveau. Pour un peu tu aurais aussi eu la force. » Décidément il n'en manquait pas une en matière de dépréciation. D'un coté peut être que s'il apprenait à être moins dépendant des femmes de sa vie, et à se faire confiance lui même peut être qu'il avancerait plus vite. « Tu t'es incroyablement bien reconstruite. Tu as l'air mieux sans moi... » Et là c'était son propre coup de grâce. D'un coté c'était plutôt évident comme remarque. Il était un bougre de première qui ne valait pas un clou. Aucune soeur n'avait besoin d'un tel boulet pour se développer.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Sam 18 Aoû - 23:13


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


« Il n'y a pas de pour dans l'équation Savie. La prochaine fois que je refais un coup pareil tu me laisses. » La jeune femme qui se berçait jusqu'ici d'ironie, repris instantanément son sérieux et darda ses rétines cristallines sur son frère aîné. Le ton qu'il avait emprunté, à lui seul, révélait son intention corroborée de la maintenir à l'écart d'éventuelles rixes intempestives auxquelles il était habitué depuis au moins l'adolescence. C'était une injonction qui semblait non-négociable et, dans de telles circonstances, elle ne comptait pas argumenter là-dessus, puisqu'elle était bien heureuse de pouvoir être épargnée par cela. Nonobstant, elle releva aussi le futur qui traduisait une récidive et cela la fit tiquer sans qu'elle ne chercha à dissimuler son agacement. La jeune mexicaine pouvait se faire à l'idée d'être en sécurité, mais pas s'il devait continuer à s'exposer aux poings meurtriers de ses débiteurs. C'était comme lorsque l'on vous demande de ne pas penser à telle chose ; systématiquement, les pensées se tournent vers l'interdiction. Si sa facette rationnelle s'accordait aux désirs du jeune Monroe de ne pas la voir intervenir, son irrationalité alimentée par son impulsivité, se rebellait et au plus profond d'elle-même, Savannah savait que si c'était à refaire, elle n'hésiterait pas une seule seconde. Deux idées qui se battent en duel et le combat subsiste, sans relâche, depuis si longtemps maintenant. L'abandon n'était tout simplement pas écrit dans les gènes de la jeune femme. « Je ne te ferai pas promettre qu'il n'y aura pas de prochaine fois, pour ce que ta parole vaut. » répondit-elle enfin, comme pour démontrer sa désapprobation. Après un bref instant, elle ajouta ; « En attendant, si tu veux que j'esquive tes problèmes, tu évites de les traîner jusqu'à mon bar. Sinon, ne compte pas sur moi pour tourner les talons. » termina-t-elle, comme un point final sur ce sujet qui les divisait d'ores et déjà.

Savannah caressait machinalement son pendentif, tandis que Jackson négociait narquoisement le coup de téléphone qu'il souhaitait passer à Ashleigh, qu'elle identifia comme celle qui autrefois avait été sa petite amie, bref, une vieille connaissance. Elle aurait presque pu être surprise de constater que leur relation avait survécu aux années sombres du Monroe et que cette dernière soit encore suffisamment intacte pour qu'elle soit la première personne à appeler en cas de pépins, surtout à ce stade de leurs vies respectives. Intimement pourtant, elle avait toujours su qu'un lien particulier les unissait l'un à l'autre et c'est sans doute pour cela que plus jeune, Savannah s'était longuement méfiée de la belle blonde. Lorsqu'il lui appris que la concernée viendrait la chercher après son service, Savannah sentie s'éteindre la tension qui malmenait ses épaules et enfin, elle pu relaxer sa nuque, qu'elle étira précautionneusement. Elle était tendus comme la corde d'un arc, autant à cause de l'agression qu'il avait subi, que par l'arrestation musclée qui s'était ensuivit. « Tu t'es remis avec Ashleigh ? » demanda-t-elle, lorsque le jeune homme s'écroula au sol, visiblement à bout des forces qu'il avait fallu réunir pour se maintenir debout si longtemps. La question était pertinente, mais elle fut surprise de l'avoir laissé s'échapper d'entre ses lèvres, elle qui était censée s'être désintéressée de la vie de Jackson, elle qui l'avait rayé de son univers la première fois qu'ils avaient eu l'occasion de se revoir, un an et demi plus tôt. Ce n'était ni de l'intérêt en soi, pas plus que de la curiosité ; peut-être cherchait-elle à éviter les sujets qui la feraient sortir de ses gonds, avec lui, c'était si aisé …

Son cœur manqua un battement, lorsque la voix mélancolique du jeune homme s'éleva de nouveau. Un bref instant, elle ne su quoi répondre, ni même si elle devait fournir une réponse à ces mots qui semblaient pourtant gorgés d'une vérité meurtrie. Ce serait mentir que de prétendre avoir ignoré les efforts qu'il additionnait chaque jour, car étant sa patronne, elle savait pertinemment qu'il ne manquait que très rarement, voire jamais, ses heures de travail. Elle savait aussi, par les commérages des serveuses qui peuplaient le bar, qu'il avait un autre job dans un garage, certes impopulaire, mais un garage tout de même. Elle surveillait, dans l'ombre seulement. Et si jusqu'ici il ignorait cela, elle ne pu contenir la vérité à voix haute, sans pour autant remettre en doute ses capacités à pardonner ce qu'il lui avait infligé. Lorsque l'on perd la confiance de la Monroe, il est particulièrement difficile de la reconquérir. Et plus encore lorsque l'être parjure se révèle être son frère, maudit par la vie et par ses choix désastreux. « J'aurais aimé être autiste... Au moins il y aurait eu une raison à un tel retard de développement. » Ce n'était pas la première fois qu'elle lui entendait ce discours, c'est pourquoi elle préféra ne pas commenter ceci. C'était trop bas, comme excuse. Mais peut-être que cela lui suffisait, lui qui touchait toujours du bout des doigts, les étapes inférieures aisées à atteindre. Elle chassa ses pensées ingrates, s'apercevant qu'il ne s'agissait nullement de ça à cet instant précis : c'était le mal-être du jeune homme qui le rongeait, encore et encore. « Un peu de confiance. Je vais me ramasser... Mais je me relèverais. Et j'aurais besoin que tu ne sois pas loin quand je me remettrais debout. Tu peux fuir à chaque fois que je déconne. Pour être sûr que je ne te blesse plus. Mais j'ai besoin de ma soeur pour avoir confiance dans les efforts que je fais. C'est tellement pitoyable. Mais je ne peux pas avancer sans toi. La faute aux parents... Tu as eu la beauté et le cerveau. Pour un peu tu aurais aussi eu la force. » Cet éternel complexe qu'il avait envers elle : il la plaçait toujours sur un piédestal et jamais elle ne s'était sentie en droit de prétendre à quelconque mérite au titre de « perfection » comme il se plaisait autrefois à la qualifier. Elle se leva du banc, ramenant ses cheveux sur son épaule et en tripotant les pointes avec une nervosité légère. De la confiance, il lui demandait de lui faire confiance. Elle lui jeta un coup d'oeil, et son estomac se serra, douloureux. Elle n'estimait pas être capable de cela ; elle était bien trop habituée à lui et ses actions et elle ne pouvait plus placer ses espoirs en lui, lui qui lui avait amené tant de fois une déception, qu'elle avait toujours rejeté, jusqu'à ce fameux jour où il brisa tout, pour un shoot. « Tu t'es incroyablement bien reconstruite. Tu as l'air mieux sans moi... » Un rictus amer crispa légèrement les traits de la jeune femme, qui cessa de faire les cent pas dans la cellule, pour s'appuyer contre le mur glacé, face à lui. « C'est que le masque n'est pas encore tombé. » répliqua-t-elle, d'une voix blanche. Leurs regards similaires se croisèrent, et la peau hâlée de la demoiselle s'hérissa en chair de poule. La façade, c'était ce qui jusqu'ici la faisait tenir, ainsi que l'amitié et l'affection qu'elle avait retrouvé auprès de Billie et de Lucas. Le reste était encore un chaos dont elle ne voyait pas même le bout, et n'en retrouvait que péniblement le début. Elle était coincée sur sa voie, ne sachant plus vers qu'elle direction avancer, attendant inlassablement un signe qui lui permettrait d'atteindre les jours meilleurs. « Je m'en veux de t'en vouloir, tu sais. Je m'en veux aussi de t'avoir haïs jusqu'à l'épuisement, de ne pas pouvoir tourner la page. Et je m'en veux d'être l'objet de ta plus grande dépendance. » dit-elle en se laissant glisser en face de lui, se mettant enfin à sa hauteur. « Je ne veux pas que tu t'appuies sur moi. Que tu fasses tout cela, seulement pour moi. Je veux que tu le fasses pour toi, que tu réalises ce que tu vaux. Car tant que tu ne me le diras pas, je serai incapable de replacer ma confiance en toi. C'est une chose que je ne lègue plus. » dit-elle en observant la pointe de ses pieds, le cœur noué. Pouvait-on l'en blâmer, elle qui avait dû vivre quatre ans dans la clandestinité, à se méfier de son entourage, à être dévorée par sa paranoïa, à être blessée lorsque ses doutes se sont avérés si souvent fondés ? Non. Et elle savait que si on l'ébranlait plus encore qu'elle ne l'était par les histoires qu'elle avait avec Aidan et son harem, elle pourrait imploser, tout doucement. Si imperceptiblement que lorsqu'enfin, il ne restera plus rien d'elle, on commencera seulement à s'en inquiéter. « C'est quoi ton plus beau souvenir ? » s'enquit-elle soudainement, levant ses beaux yeux bleus vers lui, inquisitrice.
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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Dim 19 Aoû - 10:47


# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
« Je ne te ferai pas promettre qu'il n'y aura pas de prochaine fois, pour ce que ta parole vaut. » Jackson encaissa le coup. C'était justifié de toute manière. Il se rappelait à peine la dernière promesse qu'il avait bien pu tenir. S'il y en avait eu une. Il était misérable, incapable de tenir parole, de suivre un chemin tout tracé, d'être quelqu'un de droit et juste. Il déviait sans cesse, se fourvoyait littéralement, avait une sale manie de ne jamais faire les bons choix. Avec l'habitude il devrait le savoir, essayer de faire un effort, peut être prendre à chaque fois exactement le contre pied de ce qu'il comptait faire à la base. Mais avec le temps, il ne savait plus bien si le contre pied était la bonne idée, ou s'il était finalement, l'idée de base - mauvaise donc - déjà abandonné pour une idée meilleure - ou non. Il s'emmêlait les pinceaux dans une réflexion sans queue ni tête destiner à le rendre meilleur, et à chaque fois qu'il essayait c'était pire encore. Ou alors c'est parce qu'il avait grandit, et que les erreurs d'adolescent prenait aujourd'hui une toute autre dimension. « En attendant, si tu veux que j'esquive tes problèmes, tu évites de les traîner jusqu'à mon bar. Sinon, ne compte pas sur moi pour tourner les talons. » Le contraire l'aurait étonné tient. Non seulement son autorité en tant que grand frère était absolument inefficaces voir même complètement inexistante. Et puis ça serait trop demander à un Monroe de vraiment rester en dehors de la bagarre et des histoires de famille. Il savait bien que les liens de sang pouvait être plus fort que tout, mais avec Savannah c'était vraiment particulier. Il avait tout fait - enfin sans le vouloir - pour la décevoir, pour la détruire et lui rendre la vie impossible. Malgré ça, si l'occasion se présentait - et avec Jackson se n'était souvent qu'une question de temps - elle l'aiderait, même si elle risquait de se blesser au passage. Elle était folle. Jackson baissa la tête, se rendant compte de sa propre stupidité. Il ne pouvait évidement pas lui demander de rester en dehors de ses affaires, s'il ne cessait de les lui ramener sous le nez. « Je suppose que ça devrais être dans mes cordes... » Il faisait bien d'ajouter le conditionnel, car franchement avec Jackson on ne pouvait jurer de rien. Après tout, il avait beau être bourré comme personne il avait tout de même amené trois dealer dans le bar ou elle travaillait. Et rien ne pouvait dire qu'il ne recommencerait pas encore une fois. Mais bon, peut être avait-il plus de trois grammes de neurones et qu'il pourrait éviter de mêler sa chère soeur dans ses ennuis. Pour elle il ferait n'importe quoi de toute façon.

« Tu t'es remis avec Ashleigh ? » L'interrogation était sorti de nul part. Déclenchant un rire débile à Jackson. Là c'était l'alcool qui riait et faisait vibrer ses cordes vocales. En soit l'interrogation était justifié. Jackson et Ashleigh avait un gros passif en matière d'amourette, et ils n'avaient jamais vraiment rompu. Elle avait seulement arrêter de venir à Chicago, et Jackson n'avait rien fait pour la récupérer... Ce n'était qu'une amourette de multiple vacances de toute façon. Néanmoins il avait du mal à croire ce qu'il entendait. Sa soeur tenait vraiment à savoir sa vie sentimental ? En soit il était près à parié qu'elle ne voulait pas le savoir, surtout que Jackson n'était pas vraiment un modèle de stabilité, de classe, et bref pas un modèle en matière de relation amoureuse. Lorsqu'il eut enfin finit de rire il finit par répondre. « Quoi ? Noon. On est ami c'est tout. Je suis moins con quand je suis avec elle. Et elle m'a sorti de prison l'année dernière. Je ne serais pas grand chose sans ... » Subitement il releva la tête, croisant le regard de Savannah. Quel con ! Logiquement elle n'était pas au courant de sa seconde condamnation. Ses pupilles vrillèrent inquiète en essayant de supporter le regard de Savannah. Mais l'alcool l'empêchait d'avoir la constance qu'il souhaitait dans le regard. L'alcool lui faisait aussi balancer des bombes gigantesque. Il passa sa main dans ses cheveux, sur son visage pour essayer de se donner une meilleure contenance que celle qu'il avait actuellement, saoule et trop con. Il se mit en tête de changer de sujet, juste pour lui éviter le regard noir ou je ne sais quoi de sa soeur quand elle assimilerait la chose. « Tu t'es remis avec Aidan ? » balança-t-il au hasard, mâchoire serré. Comme si prononcer son nom lui coutait énormément. Là encore il se rendait compte de la possible connerie qu'il venait de balancer. Soit elle s'était effectivement remis avec lui et avec un peu de chance elle n'aurait plus envie de l'assassiné. Soit ce n'était pas le cas et elle chercherait à lui arracher les viscères pour avoir détruit ce qui était à ces yeux l'amour de sa vie... Quoique Jackson fussent toujours persuadé qu'Aidan ne soit qu'un crétin arrogant. Il remonta difficilement ses genoux vers son torse et laissa tomber sa tête, laissant échapper un léger rire nerveux. « J'en rate pas une n'est ce pas ? » Mais ta gueule ! Il se serait bien frappé pour redescendre de son nuage éthylique, mais aller savoir le regard de sa soeur lui suffit à lui coller une gifle monumentale.

C'était pas un complexe d'Oedipe, loin de là, mais Savannah avait toujours eu un effet incroyable sur Jackson. Plus dans le genre d'une sirène ou de Méduse. D'un coté il éprouvait pour sa petite soeur une admiration sans limite. De l'autre, elle était probablement la seule à lui coller une frousse pas possible. Si c'était pas malheureux le grand frère qui à peur de la petite soeur. Il fallait dire que cette petite soeur là, marchait droit dans ses bottes, était sure d'elle, bien construite, remarquablement forte, et absolument impressionnante. Forcément Jackson ne pouvait pas tellement rivalisé. Lui le looser finit de la famille Monroe. « C'est que le masque n'est pas encore tombé. » Voilà qu'il avait du parler à voix haute en disant ce qu'il pensait d'elle. Mais elle ne semblait pas être d'accord avec lui. Jackson vacilla sous le poids de la culpabilité. Ce masque comme elle disait... C'était à lui qu'elle le devait. C'était lui qui l'avait brisé. Il planta sa tête sur ses genoux, laissant tombé ses bras inerte contre le sol de sa cellule. De loin on aurait pu croire qu'il pleurait. Il aurait plus pleurer. De rage, de tristesse de voir ce qu'ils étaient devenu. Enfin lui n'était rien devenu, il n'avait pas changer. Mais elle... Elle semblait prête à vaciller à chaque instant, comme si ce beau visage allait se mettre à craqueler pour laisser voir un visage bien plus pitoyable, bien plus médiocre, celui que Jackson arborait à toute heure sur le visage. « J'aimerais tellement pouvoir t'aider. » Ca sortit du coeur, comme un souffle, un râle de sincérité arraché à la poitrine de Jackson. Au fond il savait qu'il ne pouvait pas grand chose. Il n'arrivait pas à se gérer lui même, comment pourrait-il aider quelqu'un. Et puis elle ne lui ferait jamais assez confiance pour lui confier une partie de sa vie. « Je m'en veux de t'en vouloir, tu sais. Je m'en veux aussi de t'avoir haïs jusqu'à l'épuisement, de ne pas pouvoir tourner la page. Et je m'en veux d'être l'objet de ta plus grande dépendance. » Clairement, elle ne lui ferait plus jamais confiance. Jackson releva les yeux en entendant la dernière phrase. Au fond il savait qu'il lui était complètement dépendant, mais en quoi était-ce un mal ? « Et alors ? Tu es la seule dépendance qui ne me tuera pas et qui me donne actuellement envie de me battre et de faire mieux ? Qu'est ce que je deviendrais sans ça ? » Au fond il connaissait parfaitement la réponse. Il l'avait déjà expérimenter... Pendant quatre ans, et malgré les drogues, son absence laissait un souvenir impérissable, une marque au fer rouge sur sa peau comme dans sa mémoire. Il laissa tombé son bras gauche sur lequel on pouvait apercevoir de légère trace violette vestige de cette période désespéré. Des traces de shoot à l'héroïne qu'il avait foiré bien trop stone pour réussir à se piquer lui même. Des traces de lame qui s'était probablement retrouvé là par hasard comme il le dirait. Il ferma les yeux et retourna son bras. « Je ne veux pas que tu t'appuies sur moi. Que tu fasses tout cela, seulement pour moi. Je veux que tu le fasses pour toi, que tu réalises ce que tu vaux. Car tant que tu ne me le diras pas, je serai incapable de replacer ma confiance en toi. C'est une chose que je ne lègue plus. » «Mais qu'est ce que je vaux Savie ?. » le cris était sorti plus vif que jamais, arraché à un être perdu qui n'a plus d'espoir pour lui même depuis trop longtemps, qui se bat contre ses vieux démons en vain, avec un espoir de regagner une place devant sa soeur et peut être de retrouver une lueur d'espoir dans ce monde qui finirait par l'engloutir. Il avait l'air épuisé. « Qu'est ce que je vaux franchement ? je suis con comme mes pieds, j'en rate pas une, je suis juste bon à réparer des voitures minables qui finiront rapidement à la casse, à servir des cocktails à des gens qui espèrent s'y noyer. Je détruis tout et tout le monde autours de moi... Qu'est ce que je peux bien valoir ? » La vérité c'est qu'il s'épuisait lui même. La haine qu'il pouvait éprouvé à son égard le tuait. Et face à Savannah il était bien incapable de faire semblant de s'apprécier. Il dut lutter pour que sa tête ne tombe pas vers l'avant, chutant ainsi sur le sol. Comme si ça tête pouvait effectivement être trop lourde pour ses épaules... Mais c'était ridicule non ? « C'est quoi ton plus beau souvenir ? » Savie excellait en question sortie de nul part ce soir. Jackson se noya un instant dans un flot de souvenir brulant. Beaucoup de coup, de cris, de délire lui brouillait la vue et il ne trouvait rien. Rien qui ne vaille la peine d'être raconter, rien qui lui apportait un réel réconfort. Pourtant soudain il vu son sourire, et il sut quoi dire. « Notre première rentrée scolaire... Enfin la tienne. Tu rentrais en maternelle... Je passais en primaire... Je n'étais pas encore trop con il paraît.. Et j'étais excellent en gribouillage de maternelle... le meilleur il paraît. Maman nous avait accompagné. Toi d'abord parce que tu étais la plus jeune, et que tu devais avoir peur. Et puis la primaire était à coté, elle me laisserait y aller toute seule. Elle s'était arrêté devant ton école pour m'embrasser et me laisser partir. Quand je me suis retourner en trainant des pieds pour rejoindre mes camarades tu m'as attrapé la main. Tu m'as fait mal tellement tu m'as serré... Il a fallu que je t'accompagne jusqu'à ta classe. J'ai été en retard à mon premier jour. Mais à voir ton sourire et la fierté de maman quand elle me voyait jouer le grand frère je crois que ça valait tout l'or du monde. » Il eut un rire nerveux. « Mais je crois que de toute évidence c'est la seule fois que j'ai vraiment assuré... » dit-il en faisant un moue débile, de celui qui commence à s'en ficher tellement il y est habitué. Peut être qu'il finissait par se blasé de sa propre stupidité, et inutilité. Il releva ses iris vacillant vers ceux de sa soeur. «Et toi ? » A vrai dire il avait peur d'entendre la réponse. Persuadé que de toute façon à l'inverse de lui, il n'en ferait pas partie.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Ven 31 Aoû - 17:13


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


Le rire tonitruant de Jackson se répercuta contre les barreaux de fer qui les confinaient dans cette misérable cellule, attisant l'exaspération musclée de leurs voisins qui semblaient aspirer au sommeil susceptible d'épurer la morosité de leur présence entre ces murs froids. Savannah esquissa un léger sourire face à l'éclat d'hilarité incontrôlable de son frère ; visiblement, la simple pensée qu'il soit encore avec la jeune femme méritait l'oscar de la comédie de l'année. Dans un sens, le contraire l'aurait davantage surpris : elle connaissait son frère comme le don juan des enfers, un homme à femmes et certainement pas celui d'une seule. Mais elle se souvenait qu'autrefois, il y a des années lumières, Ashleigh aurait pu être celle auprès de laquelle il aurait pu se ranger, puisqu'ils partageaient un lien si indéfectible par-delà les mois. S'il n'avait pas déconné à pleins tubes, comme il le faisait toujours, s'il avait décidé de la rappeler, de revenir vers elle. Cette alternative était reluisante, mais avait implosé comme du cristal aux rires hystériques du jeune Monroe. Soit, comme elle disait toujours, « avec des si, on scierait. ». « Quoi ? Noon. On est ami c'est tout. Je suis moins con quand je suis avec elle. Et elle m'a sorti de prison l'année dernière. Je ne serais pas grand-chose sans ... » Il s'interrompit et Savannah redressa soudainement la tête à l'énonciation de sa précédente incarcération ; il avait été en prison l'année précédente ? Elle vrilla ses rétines cristallines vers celles de son frère, qui embarrassé, cherchait à esquiver ce contact visuel direct. Savannnah réprima un soupir las, incapable de ne serait-ce commenter cette nouvelle. Il ne lui avait jamais parlé de cette condamnation, pour la principale raison qu'elle ne voulait plus avoir affaire à ses histoires. Et puis, cela remontait à l'an dernier, elle n'allait pas lui passer un savon pour une peine qu'il avait purgé il y a des mois. Elle ne souhaitait pas même savoir le motif de son incarcération ; comme d'habitude, il avait dû commettre une connerie, il s'était fait prendre, fin de l'histoire et glissement des grilles. Peu lui importait désormais. Pourtant, il orienta le sujet vers une autre direction, comme pour esquiver les reproches inexistants de la demoiselle. « Tu t'es remis avec Aidan ? » Qu'il prononce son nom lui fit l'effet d'une gifle, comme s'il venait de hurler un blasphème à la face d'une nonne. Spontanément, ses mâchoires se carrèrent, réprimant la colère sourde que lui inspirait le refus qu'il aborda le sujet avec elle : elle estimait qu'il n'avait nul droit de s'intéresser à Aidan, ou à ce qu'elle avait pu vivre sentimentalement ces derniers mois. Au fond, il devait pertinemment se douter qu'il n'y avait aucune nouveauté vis-à-vis du De Conti, il avait simplement posé la question pour s'éviter l'inconfort de sa déclaration. À cela, elle aurait préféré un silence gêné. « Non. C'est compliqué. Il est père maintenant. » s'entendit-elle répondre, sans intention d'en confesser davantage. « J'en rate pas une n'est-ce-pas ? » Le regard qu'elle lui lança traduisit parfaitement la réponse sourde à laquelle il songeait : oui Jackson, maintenant la ferme.

Savannah se leva pour faire les cent pas, relaxant ses nerfs tirés à vifs et surtout, évitant de se recroqueviller sur la peine que lui inspirait la conversation qui débutait. Elle ne désirait pas s'abrutir par les tiraillements de son coeur, c'était trop lui demander que le pardon. Car s'il n'y avait quasiment plus de rancune, cela ne signifiait pas qu'elle était prête à laisser le Monroe entrer dans sa vie de nouveau, ses bases étaient si fragiles qu'elle ne pouvait prendre le risque de voir tout exploser de nouveau : elle n'aurait pas le courage de reconstruire son existence de nouveau. Si son univers s'effondrait encore une fois, ce serait bien la dernière. Et Jackson demeurait le feu et la poudre. « J'aimerais tellement pouvoir t'aider. » Elle savait qu'il était sincère ; il ne pensait jamais à mal, c'était ses actes qui prenaient des alternatives différentes de ses intentions, mais le résultat était le même au bout du compte. Elle caressa son pendentif, nerveusement, baissant les yeux vers son frère qui se recroquevillait sur lui-même à tel point qu'elle cru un instant qu'il pleurait. Son myocarde se contracta douloureusement dans sa poitrine, sous ce mal-être dévorant qui émanait de l'être entier de son frère. Si seulement il était capable de s'aider soi-même ... Lorsqu'elle s'exprima sur le fait qu'elle désirait qu'il devienne davantage autonome, se délit d'elle pour mieux avancer, il lâcha ; « Et alors ? Tu es la seule dépendance qui ne me tuera pas et qui me donne actuellement envie de me battre et de faire mieux ? Qu'est-ce-que je deviendrais sans ça ? » À cela, elle ne su que répondre. Touchée en plein coeur, elle aurait aimé pouvoir le détourner d'elle, mais c'était visiblement au-dessus de ses forces. Autant demander à un croyant de se défaire de sa religion, d'être plus rationnel. « Mais qu'est-ce que je vaux Savie ? Qu'est-ce que je vaux franchement ? je suis con comme mes pieds, j'en rate pas une, je suis juste bon à réparer des voitures minables qui finiront rapidement à la casse, à servir des cocktails à des gens qui espèrent s'y noyer. Je détruis tout et tout le monde autour de moi... Qu'est -ce que je peux bien valoir ? » Encore une fois, elle connaissait ce refrain et encore une fois, une tristesse pesante vint se déposer sur son esprit. La détresse de son frère annihilait les motivations qui l'avait décidé à le maintenir loin d'elle. Malgré ce qu'il lui avait pris, elle se sentait égoïste d'ignorer volontairement ses appels à l'aide silencieux. Comme si elle ne désirait pas que sa misère envahisse sa propre vie. Elle se sentait presque honteuse. « Si tu passais moins de temps à te détester toi-même pour ce que tu es maintenant, tu réaliserais peut-être qu'il n'y a pas que ça, qu'il y a encore tout un monde derrière ce mur monumental que tu as bâti autour de toi. » Ses mots ne prenaient pas l'allure d'un reproche, juste d'un constat faiblement murmuré à la conscience endormie de son frère. Elle ne pouvait faire plus, en soi.

Comme pour apaiser ses peines, Savannah lui demanda quel était son plus beau souvenir. Cette interrogation venait certes de nulle part au point de surprendre le jeune homme, mais elle était tout autant étonnée que lui de la spontanéité imprévisible de sa propre question. En quatre ans d'exil, elle avait peut-être réalisé le pouvoir de la mémoire sur les humeurs et la détermination. Combien de fois avait-elle ruminé le passé, pour accepter son présent ? Assise désormais face à son frère, elle contemplait son visage cadavérique qui pensait, se plongeait dans les tréfonds de ses songes, comme perdu dans sa propre noirceur. Un instant, elle s'inquiéta qu'il ne trouva rien à répondre. Puis, un éclat vint zébrer son regard et il répondit rêveusement ; « Notre première rentrée scolaire... Enfin la tienne. Tu rentrais en maternelle... Je passais en primaire... Je n'étais pas encore trop con il paraît.. Et j'étais excellent en gribouillage de maternelle... le meilleur il paraît. Maman nous avait accompagné. Toi d'abord parce que tu étais la plus jeune, et que tu devais avoir peur. Et puis la primaire était à côté, elle me laisserait y aller toute seule. Elle s'était arrêtée devant ton école pour m'embrasser et me laisser partir. Quand je me suis retourné en trainant des pieds pour rejoindre mes camarades tu m'as attrapé la main. Tu m'as fait mal tellement tu m'as serré... Il a fallu que je t'accompagne jusqu'à ta classe. J'ai été en retard à mon premier jour. Mais à voir ton sourire et la fierté de maman quand elle me voyait jouer le grand frère je crois que ça valait tout l'or du monde. » Un sourire lointain vint s'installer sur les lèvres vermeilles de la Monroe ; elle ne se souvenait pas de ce jour qu'il énonçait, mais elle s'en faisait sa propre description et ce qu'elle imaginait lui plaisait. Elle ne se remémorait pas le visage de sa mère qui comme toujours, demeurait flou dans ses pensées, néanmoins, elle se figurait parfaitement la main de son frère dans la sienne. « Mais je crois que de toute évidence c'est la seule fois que j'ai vraiment assuré... » Une moue désapprobatrice vint s'installer sur les lèvres de la demoiselle, qui répondit ; « Tu oublies la fois où tu as cassé la gueule à Mark Diggens parce qu'il criait à tout le monde qu'il m'avait eu dans son lit. C'était quand même jouissif. » dit-elle avec un sourire léger, en se remémorant les ecchymoses du connard, qui avaient coloré sa peau pendant des semaines et des semaines. Jackson avait fait bien plus de mal, qu'elle n'aurait pu en faire elle-même à cette armoire à glace. « Et toi ? » s'enquit-il, avec une note de désespoir dans sa voix. Elle darda son regard cristal dans le sien, muette face aux attentes du jeune Monroe. Elle sonda ses propres souvenirs et les premiers qui lui vinrent à l'esprit furent ceux qu'elle avait partagé avec Aidan, dans le havre de paix qu'ils s'étaient bâtis ensemble, idyllique. Nonobstant, un autre vint se déclarer sur ses lèvres ; « Quand on est arrivé pour la première fois à Los Angeles. On avait conduit toute la nuit et c'était le petit matin lorsque nous avons commencé à apercevoir la ville. Le soleil commençait à nimber le sommet des buildings et les rues s'animaient peu à peu. Je me rappelle parfaitement du sentiment qui m'a étreint à cet instant, comme si nous étions à l'aube d'un renouveau, comme si nous débutions enfin nos vies, qu'on effaçait l'ardoise et que l'avenir nous promettait tellement de bonnes choses, parce que nous ne pouvions pas voir pire qu'à Chicago. Je me sentais libre, enfin. C'était … paisible. » dit-elle avec une moue sur le visage. Ô qu'elle regrettait ses dix-huit ans, lorsqu'elle rêvait encore des possibles et des impossibles, quand son cœur ne connaissait que les jouissances des aléas de ses impulsions, et rien d'autre. « Et ensuite il y a eu Aidan, bien entendu … » ajouta-t-elle, en sentant sa gorge se crisper.
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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Lun 3 Sep - 19:18


# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
C'était franchement chiant... A chaque fois tout virait au drame entre eux deux. Jackson se sentait plus mal que jamais, et pour un peu il allait finir par se pendre. Déjà qu'il n'en était jamais bien loin. Il avait l'habitude de tout détruire sur son passage. C'était presque un rituel. Il lui suffisait de penser qu'il allait arranger les choses pour une catastrophe arriver. Peut être que s'il pensait d'abord à la catastrophe ça ferait l'inverse. A vrai dire non... Il avait déjà essayé aussi. Il était un cas absolument à part. L'un de ceux qu'on ferait mieux de jeter à la poubelle finalement. Et encore aujourd'hui c'était pire que tout. Et c'était à prévoir. Déjà il ne ressortait jamais rien de bon d'une cellule de prison. C'était une règle de base plutôt simple à assimiler. Ensuite lorsque Jackson était bourré il ne se passait jamais rien de bien fantastique non plus. Jackson n'était pas fait pour parler. C'était d'ailleurs pour cette raison que la plus part du temps il se la fermait soigneusement. Seulement passé les 0,5 grammes d'alcool dans le sang, il ne tenait plus franchement la route, et disait tout ce qui lui passait par la tête. Et comme ça tête n'était franchement pas bien foutue, et bien il n'y avait rien de bon qui pouvait en sortir. Bien qu'il n'est absolument pas envie d'en parler, il fut blesser de voir que Savannah ne réagi pas à la nouvelle de son second passage en prison. Certes elle devait être habituée, immunisée contre les nouvelles frasque qu'il pouvait bien faire. Seulement cette fois si ça n'était pas l'une de ses innombrables conneries... Quoiqu'il s'en serait probablement mieux tiré s'il n'avait pas été stone comme personne et n'avait pas eu autant de coke sur lui... Mais il avait été tout de même victime du système... Condamné à tord pour un crime qu'il n'avait pas fait. Et maintenant Savannah ne savait qu'une version erroné des choses. Mais comme Jackson ne lui dirait pas à moins qu'elle ne le demande, elle resterait avec cette version des choses, persuadé que son frère était un multirécidiviste con comme ces pieds.. Ce qui n'était peut être pas faut. L'alcool aidant il enchaina connerie sur connerie allant jusqu'à parler d'Aidan. Et pourtant en temps normal jamais il aurait prononcé ce nom qui lui écorchait les lèvres. Encore moins devant Savannah, qui avait été amoureuse de ce crétin des alpes. La vie était franchement mal faite. « Non. C'est compliqué. Il est père maintenant. » Père ? sur le coup Jackson manqua de lâcher un rire. Il avait un problème avec la paternité. Enfin avec l'idée de la paternité. Et autant il ne le voyait pas avec Savannah, autant il ne le voyait pas non plus père. Mais bon contrairement à lui qui reste immuable, peut être que les gens change et s'améliore... Ca serait bien pour le gosse. Ou alors peut être que Jackson n'avait jamais aimé Aidan... Parce que justement lui marchait plutôt droit pour un taulard.

La suite était de plus en plus pathétique. Jackson s'enfonçait de plus en plus dans son dégout de soit. Luttant contre ses propres démons comme un enfant enragé, sans force, et qui ne parvient à rien. De toute façon c'était la malédiction de Jackson : ne jamais parvenir à rien. Si jamais il avait une réussite dans sa vie. Si jamais on lui avait fait confiance sur quelque chose. Si jamais quelque chose pouvait l'élevé au dessus des autres peut être qu'enfin il relèverait enfin la tête de l'autre. Mais pour le moment il se noyait dans un puits sans fond. C'était toujours la même chose et c'était épuisant. Imaginez vous, vingt neuf ans à tourner en rond. A se relever, puis à s'effondrer, à mordre la poussière jusqu'à en pleurer, à ramper un peu plus loin, à se relever, à se gameller de plus belle. Encore et encore, sans que le schéma ne semble avoir de fin. Forcément qu'il n'avait plus fois en rien maintenant. Il n'avait jamais eu fois en rien d'ailleurs. « Si tu passais moins de temps à te détester toi-même pour ce que tu es maintenant, tu réaliserais peut-être qu'il n'y a pas que ça, qu'il y a encore tout un monde derrière ce mur monumental que tu as bâti autour de toi. » Facile à dire. Elle ne savait pas ce que c'était de vivre dans sa tête. De sentir le mal que l'on faisait aux autres tout en étant absolument incapable de changer quoique ce soit. De voir la haine, le dégout, la moquerie passer dans le regard des autres à son égard. Au fond il n'en pouvait plus d'être comme ça et de ne pas réussir à changer les choses. Il haïssait son incapacité chronique.

Lorsque Savannah ramena sur le tapis leur meilleur souvenir, ça apaisa légèrement le coeur de Jackson. Il n'en avait pas beaucoup de bon. Parce qu'il avait rarement été à la hauteur. Mais ceux qui restait imprégné dans sa mémoire, lui apportait de la joie comme rien d'autre au monde ne pouvait le faire. Un sourire de Savannah et il était cuit. Mais rapidement la joie s'en allait bouffé par la peine qu'il avait en remarquait que ses souvenirs étaient trop peu nombreux. Qu'il avait eu trop souvent tord... Qu'il était trop mauvais pour êtr heureux. « Tu oublies la fois où tu as cassé la gueule à Mark Diggens parce qu'il criait à tout le monde qu'il m'avait eu dans son lit. C'était quand même jouissif. » Jackson sourit. Il se souvenait de ce petit con. Il n'avait rien vu venir. En même temps il fallait être con de provoquer Jackson. Enfin Savannah c'était un peu la même chose. A l'époque Jackson était déjà capable de démonter une armoire à glace. Peut être qu'il aurait du s'inscrire à la boxe ou un truc du genre... il aurait surement fait des miracles. « Tu sais bien que dès qu'on en vient au poing c'est l'un des rare domaine ou j'assures... » Malheureusement là aussi il y avait des limites... Parce que Jackson n'était pas capable de se contrôler. Et sa haine permanente qu'il éprouvait à son égard, le rendait absolument ingérable, et incapable de contrôler ses accès de colère. L'ambiance s'assombrit encore un peu alors que Savannah cherchait un souvenir à raconter. Elle savait bien au fond qu'elle se forçait pour lui. Pour ne pas trop l'enfoncer. « Quand on est arrivé pour la première fois à Los Angeles. On avait conduit toute la nuit et c'était le petit matin lorsque nous avons commencé à apercevoir la ville. Le soleil commençait à nimber le sommet des buildings et les rues s'animaient peu à peu. Je me rappelle parfaitement du sentiment qui m'a étreint à cet instant, comme si nous étions à l'aube d'un renouveau, comme si nous débutions enfin nos vies, qu'on effaçait l'ardoise et que l'avenir nous promettait tellement de bonnes choses, parce que nous ne pouvions pas voir pire qu'à Chicago. Je me sentais libre, enfin. C'était … paisible. » Et pourtant même ce souvenir l'enfonça encore plus. Los angeles avait été la promesse d'une vie meilleure. Et ça avait été pire que l'enfer... Et tout était de sa faute. Il ferma les yeux, serra les dents et ferma les poings. Il ratait tout. C'était inévitable. « Et ensuite il y a eu Aidan, bien entendu … » La se fut à lui d'avaler de travers. Ses doigts se crispèrent à peu plus. Ce crétin était responsable de plus de moment de bonheur de sa soeur qu'il n'arriverait jamais à faire. Il était misérable et sa le tuait.

Il aurait probablement répliquer, s'assenant encore une fois d'injure qu'il méritait amplement. Tant pis pour le pathétisme de la chose. Mais soudainement la cage s'ouvrit et il eut l'occasion de voir la tête du con du flic de tout à l'heure. Tête qu'il aurait bien arraché, s'il ne tenait pas un minimum à la vie. Le flic se décala pour laisser entrer des femmes, des putes sans chercher à être polies. En temps normale Jackson aurait allumé son oeil lubrique. Mais ces filles ne l'excitait en rien. Il n'était pas capable de dire si c'était des transexuelles, ou juste des femmes monstrueusement trop baraquée, et vraiment trop maquillée. Sur le coup il eut presque peur. Surtout qu'une fois que le flic eut annoncé la couleur : « Bon les frangins vous faites de la place aux filles... Se sont nos invités d'honneur ! » Jackson s'était relevé rapidement pour aller rejoindre Savannah, mais l'une des "femmes" l'avait intercepté - oui intercepté car elle faisait bien deux fois le gabarit du jeune homme, voir trois. « Ouh bah mon bichon on s'est fait mal ? Tu veux que tata Bertille te soigne ?» Jackson ouvrit de grand yeux, serrant la machoire pour étouffer un grognement à cause de la douleur provoqué par le contact violent de la tata Bertille sur lui. Et alors ok il avait tendance à fantasmer sur certaine pute... Mais là on y était pas du tout. Il fit un poli non de la tête, avant de s'assoir très rapidement à coté de Savannah. Muet comme un carpe. D'ailleurs il n'osait pas non plus regarder sa soeur. Après tout c'était à cause de lui s'ils étaient dans ce bordel. La tata Bertille enchaîna. « Bah mes bichons. Faut pas être silencieux comme ça. On a passé nos meilleurs nuit dans cette cellule... C'est rempli d'amour ici... Pourquoi vous vous faites la gueule ? » Plein d'amour ? Bah voyons ... Et sa soeur était vierge aussi. Jackson finit tout de même par sortir de son mutisme. « Parce que je suis le roi des cons... Et qu'après avoir causé la fausse mort de ma soeur, je ne trouve rien d'autre que de l'emmener dans la cellule de l'amour... J'ai plutôt de la chance d'être encore envie je penses non... Surement un effet de votre cellule de l'amour.» dit-il méchamment avec un sarcasme sans borne dégoulinant de sa voix. «Tu vois mon bichon, tu saisis déjà les bien fait de cet endroit. Tu ressortiras un homme heureux...» Ouai... A ce rythme là il ressortira les pieds vers l'avant.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Mar 25 Sep - 15:52


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


Dès l'instant où le prénom de son ex-fiancé dépassa ses lèvres vermeilles, Savannah perçut le mépris non-déguisé de son aîné. Ses dents se carrèrent sous l'impulsion de l'énervement que ce type de réaction animait en elle ; elle haïssait purement et simplement l'inimité irrationnelle que Jackson vouait à Aidan, qui par ailleurs, avait causé leur perte. Cela n'aurait tenu qu'à elle, qu'elle aurait arraché de sa face cette expression dédaigneuse qui faisait toujours surface lorsqu'il s'agissait de l'amour qu'elle éprouvait pour le De Conti. Parce qu'elle était intimement convaincue que c'était l'insécurité permanente de Jackson, qui crachait des mots acerbes sur le nom de son ex-compagnon de cellule. Que c'était cette inhibition latente qui le poussait vers la haine et l'irréparable, lorsqu'il s'agissait d'être moins reluisant, moins estimable, moins aimé qu'un autre aux yeux de Savannah. Et aujourd'hui encore, cela éveillait l'agacement le plus prodigieux chez la principale concernée. S'il n'avait pas autant douté d'elle il y a cinq ans, peut-être qu'il n'aurait pas merdé. S'il avait compris qu'elle pouvait vivre autant pour lui que pour Aidan, qu'elle aurait continué de l'aimer aussi fort qu'un cœur valeureux comme l'était le sien pouvait le faire, peut-être aurait-il accepté, simplement. Et qu'aujourd'hui, ils ne seraient pas là, dans une cellule, à retourner le passé dans la plaie de l'univers, à torturer leurs sentiments, bloqués dans une cage intemporelle. Peut-être.

En attendant, si la porte n'avait pas glissé à cet instant précis sur la tête de con de flic qui les surveillait depuis une demi-heure, elle était sûre qu'elle n'aurait pas pu résister à la colère impulsive qu'il venait de faire naître en elle. Il avait abordé un sujet sensible, à ses risques et périls. Mais, heureusement pour lui, son attention fut monopolisée par les nouveaux arrivants et un instant, un sourire indéchiffrable s'inscrit sur ses lèvres ; des putes. « Bon les frangins vous faites de la place aux filles... Se sont nos invités d'honneur ! » Un rire moqueur s'extirpa de la gorge de la jeune femme, qui adossée au mur, ne pu contenir sa répartie cinglante ; « Invités d'honneur, c'est ça ? C'est un message subliminal pour dire que vous les avez sautés ? Sans offense, » ajouta-t-elle, à l'adresse des arrivants. Loin d'être choqués par ces dires, la majorité d'entre « elles » lui adressèrent une moue complice, sous les sourcils froncés du condé. Hé oui mon gars, t'es du mauvais côtés des barreaux. « Ta gueule Monroe ou je te garde pour la nuit ! » répondit-il, avec dédain. Un rictus apparut sur les lèvres de Savannah, qui soutint silencieusement son regard, qu'il finit par détourner, mal à l'aise. Jackson s'était redressé dans l'intention évidente de la rejoindre, mais il fut rapidement intercepté par « une » de leur nouvelles compagnes de cellule. « Ouh bah mon bichon on s'est fait mal ? Tu veux que tata Bertille te soigne ?» Savannah réprima un rire amusé lorsqu'elle vit les traits de son frère se tordre sous l'inconfortable position qu'il occupait à ce moment. Elle n'esquissa pas un geste pour l'aider à se défaire des filets de la Bertille, songeant distraitement qu'elle n'aurait sans doute pas dit non à une cigarette. Jackson finit par la rejoindre et le grand baraqué poursuivit ; « Bah mes bichons. Faut pas être silencieux comme ça. On a passé nos meilleurs nuit dans cette cellule... C'est rempli d'amour ici... Pourquoi vous vous faites la gueule ? » Un sourire redressa une nouvelle fois les lèvres de Savannah, qui n'osa pas penser à ce que devait être les nuits en libertés, si les meilleures s'étaient déroulées ici. Elles devaient avoir un jugement particulièrement bas de ce qu'était le bonheur, ou bien, n'étaient-elles pas exigeantes. Son cœur fut soudainement étreint par une bouffée de nostalgie : ses meilleures nuits, elle les avait passé dans les bras d'Aidan. Son sourire se fana. « Parce que je suis le roi des cons... Et qu'après avoir causé la fausse mort de ma soeur, je ne trouve rien d'autre que de l'emmener dans la cellule de l'amour... J'ai plutôt de la chance d'être encore envie je penses non... Surement un effet de votre cellule de l'amour.» Savannah leva les yeux au ciel, s'interdisant de cautionner les paroles du Monroe, préférant les ignorer soigneusement. « Tu vois mon bichon, tu saisis déjà les bien fait de cet endroit. Tu ressortiras un homme heureux...» Jackson, un homme heureux, après avoir eu une discussion philosophique avec un travestis ? Savannah s'esclaffa silencieusement. La blague. « Si la prison pouvait distribuer le bonheur à la sortie, Jackson serait l'homme le plus heureux du monde. » railla-t-elle. «  N'est-ce pas? » ajouta-t-elle en jouant du coude contre les côtes de son frère. Ô elle était mauvaise, sans aucun doute. Elle le regretterait peut-être plus tard. Pour l'instant, elle lui renvoyait la monnaie de sa pièce. À sa plus grande surprise, Bertille éclata de rire et s'approcha d'elle, amicale et chaleureuse, tactile, comme une amie de toujours. Elle passa son bras autour des épaules de la Monroe et l'étreignit avec force en disant « Rah, elle était bonne celle-là, vous avez entendu ça les filles ? » Une approbation s'éleva des autres protagonistes, tandis que Bertille passait son bras sous le sien, l'attirant à sa suite pour faire le tour de la cellule, à l'instar d'une promenade fictive. « Je suis sûre que ton frère regrette ses actes, regarde-le voyons. Hein que tu t'excuses garçon ? » dit-elle à l'adresse du concerné. « Si tu pardonnes, il n'y a plus de soucis. N'est-ce pas ? Tout repose sur toi, si je comprends bien. » ajouta Bertille en la fixant. Des relents d'alcool et de sexe émanait de la prostituée. Elle n'y fit guère attention, tandis qu'elle sentait la pression orchestrée par l'auditoire se déposer sur ses épaules. Ça serait simple de pardonner, plus de rancoeur, plus de souffrances futiles. Mais cela serait trop simple. Sa gorge se serra. Et pourquoi pas Hakuna Matata aussi ?


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Ven 5 Oct - 20:26


# EUH... WELCOME IN MY WORLD SISTER ?
« J'ai deux amis: la tequila et le whisky, la tequila quand t'es plus là et le whisky quand t'es parti. J'ai deux amours: la heineken et la kronenbourg, la heineken pour le week-end et la kronenbourg pour tous les jours. J'ai deux copains: la cigarette et le petit joint, la cigarette parce que c'est chouette et le petit joint parce que c'est bien. »
# SAVANNAH & JACKSON
Il avait toujours essayé de penser qu'il touchait le fond. Qu'il ne pouvait pas descendre plus bas, qu'il avait atteint le summum, du summum de la connerie. Mais bien sûr le destin, le karma ou peut importe se chargeait toujours de le ramener les pieds sur terre, et de lui montrer que pire existe toujours, et que même au fond du trou, on peut toujours creuser plus profond... Enfin si ce n'était pas à la portée de tout le monde, c'était clairement le talent le plus (moins?) précieux de Jackson. Son seul talent en tout cas c'est peut être certain. Après avoir envoyé sa soeur au fin fond du Mexique pour une connerie égoïste, il la trainait maintenant en prison dans l'espoir de rattraper sa première connerie. Comme si déjà ça première connerie pouvait être réparée. C'était impossible à penser. Savannah ne lui pardonnerait jamais. Et après ça elle voudra simplement l'assassiner. Ca serait peut être d'ailleurs la solution la plus judicieuse... Au moins il était sûr qu'il ne pourrait pas faire pire que mort... Mais non la situation empirait toujours de minute en minute, enflait, enflait, et allait bientôt explosé à la gueule de Jackson. Il avait d'abord perdu son sang froid, ou ses esprits à cause de l'alcool lui montant gaiement à la tête. Mais ce n'était pas encore le clou du spectacle. Le clou était surement cette bande de prostitué absolument infâme -il fallait dire ce qu'il était, ce n'est pas bon de mentir- qui avait été rajouté à leur cellule et qui se permettait de semer la zizanie dans leur "havre de paix". En soit elles tombaient presque à pic, et évitaient à Jackson une lente descente au pays des larmes et des je ne vaux rien. Pays qu'il avait tendance à connaître mieux que personne, quoiqu'il le visite seulement seul généralement. Ce n'était pas un pays accueillant... Il était même plutôt aride -malgré les larmes, celles de Jackson étant en réalité particulièrement sèche - rien ne poussait, ni espoir, ni même talent, et tout sonnait le désespoir et l'horreur. Bref personne ne voulait s'y aventurer, il n'y avait que Jackson qui semblait s'y complaire avec une indécence incroyable. A moins que ça ne soit simplement faute de mieux.

« Invités d'honneur, c'est ça ? C'est un message subliminal pour dire que vous les avez sautés ? Sans offense, » Parfois il reconnaissait tout de même le gêne Monroe chez Savannah. Pourtant il avait toujours pensé que c'était clairement un gêne récessif attribué seulement au mâle/crétin de la famille. Mais clairement lorsqu'il s'agissait de démonter quelqu'un, Savannah était la meilleure des Monroe. De toute façon elle était la meilleur des Monroe. « Ta gueule Monroe ou je te garde pour la nuit ! » Les oreilles de Jackson sifflèrent. C'est lui ou le policier se permettait d'insulter sa frangine. Jackson se retourna rapidement le regard foudroyant et s'avança vers le gardien/flic/gros connard qui souriait d'un air vicelar. « Tu lui parles pas comme ça, tu ne la regardes pas comme ça, et s'il y a un Monroe dont tu dois te plaindre et qui fera de ta vie un enfer et réciproquement ça sera moi, pigé? » Ce n'était pas de sa faute s'il voyait rouge à chaque fois qu'on s'attaquait à sa soeur, à sa sublime et très cher soeur qui ne pouvait probablement plus le supporter, lui et ses sautes d'humeur et accès de violence. Le flic s'apprêta à répondre quelque chose d'un ton cinglant, mais il du voir quelque chose dans le regard de Jackson qui le fit frémir et reculer. Il se stoppa net, et retourna à l'avant du commissariat, retrouver son collègue, avec qui il pourrait discuter du cas Monroe. Jackson était plutôt satisfait de lui... Quoiqu'il n'osait plus vraiment regarder Savannah qui lui lançait probablement à un regard de tueur. La dessus la plus grosse et immonde de prostitué se rapprocha de Jackson et lui foutu la trouille de sa vie. Normalement il n'avait rien contre les putes.... D'ailleurs il les trouvait souvent très charmante... Mais là c'était trop...Il se rapprocha de sa soeur et se serra sur le même banc pour éviter les bonnes femmes monstrueuses qui lui collait des boutons.

Et voilà que la situation empirait, encore, encore et encore. En plus d'être grasse, et moche, elles étaient fêlée et complètement attardée. La cellule de l'amour ? Ca voulait dire qu'elle s'était tapé tous les autres gens qu'elles avaient rencontré ? Qu'on se le dise il était hors de question qu'il passe à la casserole. Voilà que Jackson ramenait son cynisme imparable. En même temps lorsqu'on évoquait l'amour avec Jackson dans les parages on ne pouvait pas s'attendre à mieux... C'était presque déjà un miracle qu'il ne se soit pas mis à ricaner bêtement et à gerber partout dans la cellule. Et si les paroles de Bertille affligeait Jackson au plus au moins, elles firent rire Savannah, qui plaisanta grassement, en collant un coup de coude dans l'abdomen bien trop douloureux de Jackson. « Si la prison pouvait distribuer le bonheur à la sortie, Jackson serait l'homme le plus heureux du monde. N'est-ce pas? » Humf. En soit il se fichait de la blague... C'était le coup qui avait fait mal. Il venait de se faire passer à tabac - encore une fois- si Savie pouvait évité de le taper encore ça l'arrangerait bien. «Et plus encore » grommela Jackson n'ayant que faire de l'humour noir de sa soeur qui avait probablement raison de toute façon. S'en était d'ailleurs probablement affligeant... Mais il ne pouvait rien y faire, rien ne dépendait de lui désormais. Enfin rien n'avait jamais dépendu de lui de toute façon. « Rah, elle était bonne celle-là, vous avez entendu ça les filles ? » Oh mon dieu c'était sûr ils allaient être l'attraction de la soirée de ces putes. Jackson ferma les yeux, refermant ses mains contre ses genoux pour contrôler son agacement grandissant. Mais maintenant il était habitué... Le pire était probablement à venir. « Je suis sûre que ton frère regrette ses actes, regarde-le voyons. Hein que tu t'excuses garçon ? » Alors là non ! Elles n'allaient pas se mêlé de leur affaire. Jackson ne répondrait rien, et les ignorerait royalement. Mais il sentit un silence pesant l'englober, et l'alcool et l'agacement parlèrent pour lui. «Evidement ! Mais ce n'est pas vos oignons. » Il fut probable que personne n'entendit les mots de Jackson. Il fallait dire qu'elle faisait bien la conversation toute seule les pies... « Si tu pardonnes, il n'y a plus de soucis. N'est-ce pas ? Tout repose sur toi, si je comprends bien. » La gorge de Jackson se serra, son coeur enfla brutalement dans sa poitrine. La pute n'était pas aussi conne qu'elle n'y paraissait. Mais tout n'était pas aussi simple que cela. Jackson jeta un coup d'oeil bourré d'espoir à sa soeur... On ne savait jamais que le discours de la grosse Bertille est marché, et qu'elle fasse marche arrière, qu'elle pardonne une fois de plus à Monroe premier l'abrutit. Mais bien sûr rien ne vient... Et ce n'était pas de sa faute à elle. Jackson posa sa main sur le genoux de Savannah et pressa ses doigts contre la peau de sa soeur avant de murmurer. « Je suis désolé... Ash ne devrait plus tarder à venir te chercher... Je suis tellement désolé... » Il n'avait plus grand chose à faire à part s'excuser, s'excuser encore, et essayer de se tenir à carreau pour éviter d'avoir d'autre excuse à faire. Il releva les yeux vers la grosse Bertille, et ne put s'empêcher d'agir en parfait connard. « Sans vouloir vous offensez » c'était déjà faux, il savait qu'il allait dire des horreurs voilà tout. « Je ne vois pas ce que vous pouvez connaître à la vie, aux conneries et aux pardons... Alors que votre seule préoccupation c'est baiser ou être baiser. » Il exagérait probablement. De toute façon il était pas logique lorsqu'il était bourré et énervé. « C'est pas parce que l'aigreur te va bien au teint que tu dois jouer au parfait salaud mon bichon. C'est pas comme ça qu'on parle au dame... Ta soeur à bien du essayer de te l'inculquer... » «je suis un piètre élève» cracha aussitôt Jackson, l'air mauvais. Bertille fit un large sourire édenté et flippant avant de se retourner vers les filles et de dire « C'est parce que tu n'as pas eu de bon professeur mon bichon... Mais tout va changer ce soir... N'est-ce pas les filles ? » Elles éclatèrent de rire, et Jackson se demanda sérieusement si ce n'était le moment de paniquer... On ne sait jamais... Au cas ou.


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MessageSujet: Re: SAVIE&JACKSON - Euh... Welcome to my world sister ?   Dim 28 Oct - 16:32


« Tu apprendras que, avec la même sévérité que tu juges les autres, toi aussi tu seras jugé et, parfois, condamné… Tu apprendras que peu importe que tu aies le cœur brisé, le monde ne s’arrête pas de tourner. Tu apprendras que le temps ne peut revenir en arrière. Tu dois cultiver ton propre jardin et décorer ton âme, au lieu d’attendre que les autres te portent des fleurs… Alors, et seulement alors, tu sauras ce que réellement tu peux endurer ; que tu es fort, et que tu pourras aller bien plus loin que ce que tu le pensais quand tu t’imaginais ne plus pouvoir avancer ! C’est que réellement la vie n’a de valeur que si tu as la valeur de l’affronter ! »


Savannah se sentait dorénavant coincée entre quatre murs et deux extrêmes ; la prison en elle-même, et sa faculté à pardonner où non, plus pressante encore à cause des regards que l'auditoire posaient sur elle avec une attention toute particulière. Il aurait été inconcevable pour elle d'être placée dans une situation comme celle-ci quelques heures plus tôt ; premièrement parce qu'elle n'avait plus été arrêtée et mise en détention depuis les années qu'ils avaient passé à Chicago, et deuxièmement, car l'idée que ce soit des putes qui leur fassent la morale quant à leurs différents lui apparaissait comme étant un paradoxe assez burlesque. Que connaissaient-elles à la rancune, la colère, la nostalgie et la tristesse qui déchirait son cœur quotidiennement ? Lorsque son passé se mêlait à son présent et qu'il s'avérait qu'il n'y ait aucune issue pour un éventuel avenir ? Qu'en savaient-elles de cette peine qui l'écrasait ? Lorsqu'elle regardait son frère et qu'elle ne pouvait y voir que le destructeur de son bonheur, celui qui lui avait arraché sa vie, et les derniers souffles d'espérance et d'innocence qui soulevait la poitrine de la personne qu'elle était autrefois. Celui qui malgré lui, héritait de toute cette rancœur qui de moitié, aurait due être destinée à un autre. Les mâchoires de la jeune Monroe se carrèrent sous l'impulsion de cette colère sourde qui s'édifiait en elle, au fur et à mesure que les travestis s'octroyaient un droit de savoir-vivre, qu'elles ne possédaient sans doute pas. C'était facile de prétendre pouvoir pardonner en un claquement de doigts. En soit, Savannah aurait pu faire de même et prétendre que tout pouvait aller mieux dans le meilleur des mondes. Cependant, si elle pouvait aisément mentir à son prochain, c'était une autre affaire lorsqu'il s'agissait d'elle-même ; elle ne pouvait pas se voiler la face, pour elle, cela relevait d'une faiblesse qu'elle ne pouvait simplement pas combler. Elle voyait plus loin que ça ; pardonner sans être prêt à le faire, revenait à pardonner sans la moindre sincérité, se trahir soi-même, se précipiter dans un gouffre dont il serait difficile de s'extirper. Alors elle préférait attendre que le moment soit venu, qu'il y en ait un ; c'est l'initiative la moins cruelle qui pouvait lui être donnée d'accomplir.

Savannah sentie les doigts de son frère se poser sur son genoux et enfin, elle pu se défaire de la léthargie dans laquelle elle s'était plongée, pour ne pas avoir à réagir trop violemment aux dires des intruses. Elle baissa les yeux vers lui, avant de se rasseoir à son côté et contre toute attente, un calme vint se déposer sur ses épaules et sur son esprit. Jackson pressa sa main contre sa peau, et bientôt, elle s'aperçut que ce simple geste pouvait désamorcer la bombe incendiaire de fureur qu'elle pouvait être – du moins, lorsque cela n'était pas érigé contre lui. Cette découverte impromptue lui administra une vague de bien-être qu'elle ne s'attendait pas à recevoir de sa main. Et son corps, réagissant à contre-sens de cette révélation, se retourna ; sa gorge se serra, ses yeux piquèrent atrocement, et son estomac se contracta désagréablement dans son ventre. Non, ce n'était pas si simple. Avec eux, rien ne l'avait jamais été. « Je suis désolé... Ash ne devrait plus tarder à venir te chercher... Je suis tellement désolé... » La main de Savannah vint recouvrir la sienne, comme pour lui signifier qu'elle passait outre de cette soirée désastreuse ; elle se sentait incroyablement défaite, comme si aucune force néfaste en elle, ne pouvait désormais alimenter ses excès de rage et de blâme. C'était simplement comme c'était, c'est tout. Après un bref instant de silence, Jackson s'adressa aux putes une nouvelle fois, et à peine prononça-t-il un mot que Savannah reconnu son venin caractéristique. « Sans vouloir vous offensez, je ne vois pas ce que vous pouvez connaître à la vie, aux conneries et aux pardons... Alors que votre seule préoccupation c'est baiser ou être baiser. » Savannah tiqua un instant, tandis qu'un léger sourire s'esquissait vaguement sur ses lèvres vermeilles ; lorsqu'il s'agissait d'être cynique et blessant, ils étaient aussi doués l'un que l'autre et partageaient sans doute le même sens critique. Ce sourire équivalait à tout les « 1 » existant sur cette Terre. « C'est pas parce que l'aigreur te va bien au teint que tu dois jouer au parfait salaud mon bichon. C'est pas comme ça qu'on parle aux dames... Ta soeur à bien due essayer de te l'inculquer... » Un rictus apparut sur les lèvres de la concernée ; bien entendu qu'elle avait essayé. Cela ne signifiait pas qu'elle y était parvenue ; d'autant plus que le jour où une « dame » se réduirait à l'image d'une prostituée, elle serait la première à dénigrer celles-ci. « Je suis un piètre élève » cracha Jackson. « C'est parce que tu n'as pas eu de bon professeur mon bichon... Mais tout va changer ce soir... N'est-ce pas les filles ? » Leurs rires glacèrent le sang de la jeune Monroe, qui demeura pourtant impassible en apparence. Qu'allait-il arriver à Jackson, lorsqu'elle serait dehors ? Il sera seul, face à ces dindes dévergondées, écœurantes. Elle ne pouvait pas le laisser ainsi, derrière elle … « Monroe. » dit la voix masculine du policier. Savannah tourna la tête, et reconnu l'imbécile contre lequel Jackson avait vociféré quelques instants plus tôt ; à ses côtés se trouvait une charmante blonde que Savannah identifia comme étant Ashleigh. Les barreaux glissèrent, demande de sortie implicite. Elle posa une main sur l'épaule de Jackson et tandis qu'il levait brièvement les yeux vers elle, ils échangèrent un regard ; l'un reflétant l'anxiété dans l'oeil de l'autre. « Ça va aller ? » murmura-t-elle, avec un altruisme consciencieux subit. Elle supportait mal l'idée de le laisser entre les griffes des « jeunes dames » qui peuplaient la cellule.

Un instant plus tard, elle était libre et Ashleigh l'escortait à l'extérieur du commissariat ; « Tu ne pouvais vraiment rien faire pour Jacks, ce soir ? » demanda Savannah, en montant dans la voiture de la belle blonde. Cette dernière lui signifia que non, que Jacks avait les préjugés des flics au cul, qu'on ne l'aurait pas laissé sortir, même avec sa propre demande. Savannah soupira. C'était la première fois depuis longtemps qu'elle s'inquiétait pour son frère.


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