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 La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE

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MessageSujet: La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE   Mar 28 Fév - 23:16



Hermès and Birdie


Il est horrible de se rendre compte qu’on avait la belle vie. Car s’en rendre compte est forcément synonyme qu’on ne l’a plus. On ne se lève pas un matin avec cette pensée. C’est un ami qui nous accompagne dans les chemins les plus sombres et qui découlent toujours d’un certain nombre de journée pourris. Billy faisait partie de ce genre de personne. Celle qui ont la belle vie, et qui ne s’en rende pas compte. Sauf lorsqu’il est trop tard. Pour son compte, elle avait déjà au compteur quelques évènements plutôt désastreux qui justifiaient largement son caractère aveugle au bonheur. Orpheline par deux fois. La belle avait la mort comme allié depuis son plus jeune âge.

«Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,

Traversé çà et là par de brillants soleils ;

Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,

Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.»

Mais tout ça était bien doux et nous n’avions pas besoin de nous y attarder autant. Les fruits vermeils sont bien inutile nombreux tant qu’il en reste suffisamment pour que l’on puisse appeler ton jardin, un jardin. Et de toutes les horreurs que la belle avait vécu, jamais elle n’avait été réellement seule. Elle était de celle qui pouvait avoir le monde à ses pieds si elle le désirait. Un de ses sourires vainquait les plus misanthrope. Jamais elle n’avait été seule, et dans toute sa douleur, elle trouvait toujours une épaule solide pour la partager avec elle. Birdie était son épaule siamoise, et elle déversait dans leur vase leur différents orages, les laissant ainsi, ensemble se résorbé sous les soleils. Et puis Billy avait trouver Reaver, une épaule autrement plus attentive et solide, qui ne se briserait pas au premier coup de vent, et qui n’apporterait pas de douleur elle le savait. Aidan qui soudait sans crainte son épaule à celle de Billy et de Birdie, pour avancer à trois, parce que c’est toujours mieux qu’à deux. Wesley était toujours là dans l’ombre, dès que Birdie réapparaissait de La Nouvelle Orléans. Savannah été resté un temps, avant de la suivre de loin. Elle avait vécu la belle vie. Aujourd’hui elle échangerait tout pour l’un de ses orages. Aussi ténébreux soit-il, et même sans soleil.


«La sottise, l'erreur, le péché, la lésine
,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,

Et nous alimentons nos aimables remords,

Comme les mendiants nourrissent leur vermine.»

Aveugle à ces propres soleils, elle les avait délaissé sans peine. Aujourd’hui elle trouvait du réconfort seul dans sa chambre, les volets clos, une odeur de renfermé pénétrant le linges qui demeurait là. Les effluves d’alcool et de cigarette froide donnait un sens au désordre horrible qui y régnait. Des partitions éparpiller par tout, déchirée, raturée, réécrite mille fois en attendant de pouvoir être jouer. Des anti-douleurs qu’elle apprenait à prendre comme des bonbons mélangé avec l’alcool dont elle ne voulait même pas se passer. Désaouler était trop douloureux pour qu’elle veuille se l’imposer à soit même. On ne pouvait pas lui faire remarquer qu’elle était sale, et prenait peu soit d’elle. Si elle fuyait la lumière du jour, elle profitait de l’ombre de la nuit pour aller errer au milieu de la population de Los Angeles, là ou la solitude est bien plus brillante. Assise au milieu de son lit, les genoux remonter contre sa poitrine, elle les maintenait près d’elle avec son bras valide et tenait la cigarette à sa bouche avec sa main blessée. Elle avait délaisser les écharpes maintenant son bras immobile. A voir ses étoffes, il lui arrivait d’avoir des envies de pendaison. Et elle n’avait pas survécu à une plaie par balle, pour finir pendue.
«Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;

Nous nous faisons payer grassement nos aveux
,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,

Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.»
Il serait tellement plus juste de sortir à la face du monde, et de respirer enfin l’air qu’on lui permettait de faire rentrer dans ses poumons. Pendant cette horrible journée du 31 décembre, certain était mort. Beaucoup même, parfois sur le coup. Et non elle, elle pouvait encore se détruire la santé à mélangé cigarette qu’elle n’avait jamais fumée jusqu’alors, alcool et anti-douleur. Elle aurait pu être saisit d’une incroyable envie de vivre, de courir, de sourire, de retourner au source, de se faire pardonner la totalité de ses erreurs, de repartir du bon pied, de se laver de ses fautes et pêchers. Mais il n’en était rien. C’était comme si quelques choses dont personne n’était au courant c’était déroulé à l’ombre de cet évènement et qu’elle se retrouvait dans l’incapacité d’aller de l’avant. C’était comme ci quelque chose avait brutalement été déversé en elle, et qu’elle était incapable de l’ignorer. Elle était sèche de toute larme, même ceci lui semblait vain ses derniers temps. L’horreur était bien plus plaisant que toute la flagellation. Au moins elle parvenait à oublier qu’elle se faisait du mal.

«Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste

Qui berce longuement notre esprit enchanté,

Et le riche métal de notre volonté

Est tout vaporisé par ce savant chimiste.»


Pendant ces moments d’absence elle avait vu l’affreux, le douloureux. Tout s’était déchiré sous ses yeux, et elle en était la seule fautive. Elle les avait détruit à petit feu, et elle ne pouvait rien y faire. Reaver ne serait plus jamais le même. Il était parti à jamais, et il cherchait à broyer son coeur par tous les moyens possible pour en extraire l’image de la jeune femme pour toujours. Il ne faisait plus vraiment la différence et avait arraché sans trop s’en rendre compte le coeur de Billy, laissant un trône vide au milieu du corps blessée de la félonne. Wesley vivait encore dans un éternel mensonge que Billy ne pouvait pas contredire, mais que Billy ne pouvait pas continuer à alimenter. Plus ou moins heureusement pour elle, son état actuelle, était signé du Birdie tout cracher. Savannah et Aidan s’enfonçait tous les deux dans des voix qui les rapprochaient pas l’uns de l’autre, et Aidan s'entêtait profondément à ne voir que le mauvais chemin, sans que Billy ne puisse rien y faire. Aujourd’hui c’était des années de pensée noir et cruelle qu’elle avait eu à propos de n’importe qui, qui se rabattait enfin sur elle même.

«C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!

Aux objets répugnants nous trouvons des appas;

Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,

Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.»


Elle était bien incapable de dire à quel point elle était devenu elle même ou pas. Elle s’en fichait éperdument. Son cerveau c’était perdu dans les limbes de la fusillade, et il rodait en sa tête une odeur âcre de ténèbres. Assise dans l’ombre et le silence le plus désespérant, elle se rêvait en Perséphone, prisonnière volontaire des enfers, à danser au milieu des flammes, à laisser brûler malicieusement des pans entiers de sa robe, à sentir sa délicate peau se faire grignoter par les flammes sans envie aucune de se reculer. Ce n’est pas Hadès qui viendra la sauver. Lui même se délectant sans fin du spectacle donner par sa captive. Il l’avait bien, elle l’immortelle, à la conscience fade et détruite.


«Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange

Le sein martyrisé d'une antique catin,

Nous volons au passage un plaisir clandestin

Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.»

Baudelaire trainait non loin d’une bougie, comme l’annonciateur brillant d’une décadence certaine. Billy qui d’un geste lent se pencha vers la bougie pour y allumée à sa chaleur une unième cigarette. Le visage réchauffé par l’incandescence de la flamme, elle eut dans ses yeux l'étincelance des idées pyromanes qui lui traversait le cerveau. Elle se recula brusquement, un instant terrifié par sa pensée. Si seulement elle avait une plume telle que celle du poète. Elle était bien aussi maudite, et elle pouvait largement poussée la débauche jusqu’à avoir son imagination et son attrait pour la pourriture. Elle qui ne craquait déjà que pour les malades et les crasseux.

«Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,

Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,

Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons

Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.»

Elle n’avait pas bien dormit depuis, elle ne savait plus. Les soirs s’enchaînaient, et elle s’amusait dans des danses langoureuses et névrotique, son corps se laissant depuis quelques temps porté par les liqueurs. La douleur à l’épaule venant ça et là lui rappeler qu’elle était vivante et lui tirer un sourire. Elle gardait le teint blafard et doux de la femme sérieuse et parfaite qu’elle avait été. Elle avait dans le creux de ses yeux le vice, la cruauté et le désir inavoué qui brillait et rêvait de s’échapper. Vous ne l’imaginiez pas, mais Birdie et Billy était deux être si ressemblant, et dans le vice elles étaient subitement de parfaite jumelle.

«Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,

N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins

Le canevas banal de nos piteux destins,

C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.»


La cigarette mourrait entre ses doigts fins, vestige d’une douceur évanouie. Et d’un geste lent, elle souffla la bougie et se leva d’un geste souple de son lit. Elle avait l’agilité d’un de ses chats, et l’élégance d’un ange déchue qui ne sait plus comment faire pour avancer sans ailes. Elle croisa Wesley qui la regarda un instant alors que Billy se dirigeait jusqu’à la salle de bain. «Tu devrais te reposer» Billy s’arrêta un instant et lança un regard inexpressif «je me reposerais bien quand je serais morte. Regarde ma soeur, là ou elle est je suis sûr qu’elle en peut plus de se reposer, et qu’elle doit penser que si dans toute sa vie elle n’avait jamais dormit elle serait morte à l’équivalent de quarante quatre ans, au lieu de vingt deux ans...» Elle lui lança un sourire qui ferait probablement peur à n’importe qui et qui désespérait Wesley. «A moins que tu ne veuilles te reposer, tu es la bienvenue avec moi...» Wesley releva la tête étonner de la proposition qui était rarement mise sur le tapis. «Tu vas ou?» Le regard de Billy s’alluma d’une lumière mauvaise et malicieuse. «Là... Sous la douche... Plus tard.. En enfer !» La phrase sonnait horriblement mal au vue de leur histoire à toutes les deux, et Wesley se vit obliger de décliner. Billy, sous les traits de Birdie avait été plutôt clair la dernière fois. Si elle voulait sauver l’amitié qui les unissaient elle devait apprendre à vivre en ami avant de se tuer mutuellement de sentiment dévastateur. Billy s’enfonça sous l’eau brûlante.

«Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,

Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,

Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,

Dans la ménagerie infâme de nos vices,»


Droite comme un i, elle laissait l’eau fumante couler sur son corps. Elle fermait les yeux, et visualisait son poing s’écraser et transpercer la vite de la douche. Le sang coulait le long de sa jambe alors qu’elle laissait sa main pendre dans le vide, ne réagissant pas à l’agression qu’elle venait de se faire subir. Elle ne le ferait jamais. Mais les yeux clos, la visualisation mentale de cette torture lui donnait cette impression d’invincibilité maudite qui la caractérisait. Peut être devenait-elle complètement folle. Elle en voulait à Birdie de ne jamais lui avoir parler des travers de sa vie. Birdie avait toujours su tous les coins d’ombre de la vie de Billy, et de toute évidence, Billy n’en connaissait pas un seul. Elle n’était pas dupe, elle ne s’était pas retrouver dans cette situation de son propre chef. Après des mois à essayer d’imiter sa décadente et libertine de soeur, il avait fallu qu’un accident, un pet au crâne la plonge dans les méandres d’une vie de pêcher. Le malheur se vivait mieux dans l’ombre, et la douleur au grand jour lui donnait cet air candide.

«II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!

Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,

Il ferait volontiers de la terre un débris

Et dans un bâillement avalerait le monde;»

Elle revêtit bien rapidement une robe rouge vif, à manche courte et qui couvrait suffisamment l’épaule pour dissimuler son bandage, col arrondit et qui laissait à merveille entrevoir la naissance de sa poitrine, dans le dos le col tombait vers le bas du dos dévoilant la peau de manière charmante, près de la peau, elle s’évasait à partir de la taille pour laisser libre la propriétaire de tout mouvement. Maquillage simple, qui s’accordait avec l’esprit de la robe, elle enfilait une paire de talon, qu’elle enverrait peut être valser au milieu de la nuit et qu’elle perdrait, rentrant pied nue chez elle. Elle avait cette air fragile de la fille perdue qui à pourtant un regard déterminé et un cerveau acéré.

«C'est l'Ennui! L'oeil chargé d'un pleur involontaire,

II rêve d'échafauds en fumant son houka.

Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat
,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère!»


Répétant sans arrêt les mêmes gestes, elle se dirigeait vers un bar ou la lumière serait probablement le dernier de ses soucis. Sombre, au accent doucereux de la décadence de la prohibition, on se retrouvait plongé dans une vieille ambiance de la Nouvelle Orléans, sous le rythme des musiques dangereuses. Même la déchéance avait sa monotonie et son ennuie. A force de boire on avait l’ivresse moins illuminé et moins drôle. On s’habituait à un certain état constant d'ébriété. En la voyant le barman eu lui réflexe de lui servir le même verre qu’elle avait pris pour commencer les deux dernières nuits. Comme si l’ennui avait des alliés partout. Ainsi tout le monde s’acharnait à vouloir sa mort, et à rendre sa descente au enfer moins douce. Dans une lueur d’espoir elle chercha quelque chose à laquelle se raccrocher pour sortir du mauvais chemin. Pourquoi chercher. Elle le savait Aidan devait se battre avec Ciara, Savannah ou Charlie, la fidèle petite soeur n’avait plus vraiment à avoir sa tête dans le tableau. Reaver quand à lui devait être avec sa petite droguée chéris. Peut être qu’en tombant aussi bas elle s’attirerait les grâces du mécréant qui préférait visiblement profiter des faiblesses des femmes. Soudainement à l’autre bout du bar elle aperçu un visage connu, et le sien s’illumina d’une lumière nouvelle. Comme si son voeux avait soudainement été exhausser et qu’on venait la tirer de son ennui mortel. Elle attrapa son verre et le finit rapidement avant de s’avancer d’un pas sûr vers le jeune homme qui l’avait royalement ignoré au centre commercial, dont la maladresse légendaire maintenant lui avait probablement valu la vilaine blessure qu’elle dissimulait à merveille sous sa robe. Elle vint se poster au bar près de lui avant de dire d’une voix sûr et tranchante «Luca.» Dérangeant le jeune homme dans je ne sais quel lubie. Elle imaginait mal un mec aussi maladroit que lui dans un bar aussi sombre et puissant. Elle se rappela ensuite le nom qu’il s’était donné et qui ne correspondait pas du tout avec celui dont elle avait le souvenir dans les paroles de Birdie. Elle se rapprocha de lui pour murmurer à son oreille «ou devrais-je dire Hermès inconnu qui m'assistes Et qui toujours m'intimidas,Tu me rends l'égal de Midas,Le plus triste des alchimistes.» Baudelaire avait probablement définitivement pris possession de sa pensée, de ses paroles et peut être même de ses gestes en version féminine. Mais elle avait l’attrait pour le maudit, pour la décadence, et pour le spleen dont il parlait avec tant de désarrois et de beauté. Il était l’image de la perfection déchue, et caractérisait à merveille la demoiselle brisée dans son élan, à se retrouver avec de vieille connaissance dont elle ne savait plus rien, mais ce soir, avec lui, elle serait prête à faire semblant, et à le suivre dans tous les jeux qu’il lui proposerait. Elle était désormais une Birdie plus vraie que nature, et c’était de toute façon à la fille de se laisser guider.
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MessageSujet: Re: La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE   Lun 12 Mar - 21:31



hermès and birdie


Hermès ne put s’empêcher de rire en entendant sa voisine lui raconter la dernière farce de son yorkshire kiki. C’était maintenant devenu un rendez-vous hebdomadaire que de prendre le thé avec Mrs. Humphrey et un vrai délice de goûter ses gâteaux maisons. Cela lui rappelait une famille qu’il n’avait jamais eu et il avait par deux fois montré des larmes à cette mère d’adoption en lui expliquant son passé aux airs tragiques. Depuis le nouvel an, sa vie avait été des plus maîtrisée et il n’avait pas une minute à lui. Quand il n’était pas au restaurant, il voyait ses voisins ou discutait avec de nouveaux amis et il y avait Alessia aussi. Cette douce jeune femme qui venait régulièrement au restaurant, récemment il s’était mis au ridicule en tombant sur elle, faisant s’écrouler la moitié du restaurant avec lui. Ce fut au tour de sa compagne de thé de rire quand il lui raconta cette histoire abracadabrante. Lui qui pensait avoir perdu toute chance de la revoir après ce désastre avait été agréablement surpris quand elle avait de nouveau passé la porte du restaurant le lendemain. Comme Mrs. Humphrey venait de lui rappeler, les histoires d’amour commençaient de la manière la plus délicieuse et surprenante possible, ce n’est pas quelque chose que l’on peut contrôler. Le jeune acquiesça en finissant son thé sur un air de jazz. Comme à chaque fois, lors de leurs rendez-vous hebdomadaires, il se leva et lui tendit la main pour l’inviter à danser. Le vinyle s’arrêta, ainsi que ce moment si précieux. Une nouvelle, il lui assura de la joie qu’il avait à la connaitre et qu’il l’a trouvait toujours aussi séduisante, même à quatre-vingt ans. Le jour touchait à sa fin et il décida de retourner dans son appartement. Sortant sa clé, il déverrouilla sa porte et entra après un dernier sourire à sa voisine de palier qui lui faisait signe au bout du couloir.

“With every day, and from both sides of my intelligence, the moral and the intellectual, I thus drew steadily nearer to the truth, by whose partial discovery I have been doomed to such a dreadful shipwreck: that man is not truly one, but truly two.”

A peine entré, Luca se dirigea d’un pas rapide vers ses toilettes pour vomir. Depuis le nouvel an, dès qu’il se retrouvait seul chez-lui, il était pris de nausées, comme si tout son corps cherchait à rejeter Hermès. Le drame du nouvel an lui avait appris que même lui pouvait se trouver faible face à la pression ou à un choc trop important. S’il avait décidé d’effacer de son esprit tout ce qui pouvait se rapporter à Birdie Salinger, il avait tout de même retenu sa leçon. Lorsqu’il était Hermès, il devait s’oublier complètement et cela signifiait s’effacer entièrement tous les jours, jusqu’à ce qu’il se retrouve enfin seul. Ses capacités d’adaptation lui faisaient de plus en plus peur, comme si cette autre personnalité prenait le pas sur la sienne. Cela faisait plusieurs fois déjà qu’il se sentait perdre le contrôle sur son double, qu’il en venait à oublier qui il était réellement et que tout ceci n’était qu’une mission. Il passa son visage sous l’eau et se regarda dans le miroir face à lui. « Tu es Luca Anton Giuliano, tu n’es pas un péquenaud fan de chintoks et qui passe sa vie à faire des pâtes. » Seulement, désirait-il vraiment être lui ? C’était là sa plus grande terreur récemment, dès qu’il retrouvait sa vraie personnalité il était hanté par ses souvenirs de Birdie. Son exécution un an plus tôt, puis la fusillade au centre commercial où il avait cru la perdre une deuxième fois. Il était de moins en moins rare qu’un fantôme de la jeune femme apparaisse devant ses yeux, le torturant par son sourire si délicieux ou son regard froid et ses paroles entêtantes « tu m’as tuée, non attend ce n’est pas tout à fait vrai. Tu n’es qu’un lâche, tu préfères laisser les autres faire le boulot. ». Cela avait résultait en des nuits blanches dans un premier temps, puis il avait pris l’habitude de se saouler dans des bars underground et connus seulement par une poignée d’initiés. Finissant généralement ivre mort et dans le lit d’une inconnue, il rentrait au petit matin la tête vidée, prêt à redevenir Hermès Blackwell.

Ce soir-là, il avait décidé de retourner dans un bar années 20 dans l’ambiance de la Nouvelle Orléans qu’il avait trouvé quelques jours plus tôt. Discret, connu que par de rares nostalgiques, il était parfait pour tout oublier l’espace d’une soirée. Habillé d’un costard noir, il ne mit pas de cravate et laissa les premiers boutons de sa chemise ouverts. Il enfila ses mocassins qui avaient été fait sur mesure par le cordonnier de la famille et sortit de son appartement. Un coup d’œil rapide au fond du couloir lui assura que la mégère devait déjà dormir, sûrement à rêver de lui. Une idée qui le débectait au plus haut point, mais elle était à présent une habituée de la vie d’Hermès et il devait s’y faire. Poussant la porte du bar, il eut un sourire satisfait en respirant cette atmosphère sombre et moite qui lui était si familière. On pouvait entendre la version de Quizás Quizás Quizás par Nat King Cole se jouer et certains couples s’étaient déjà retirés dans des alcôves. Si certaines personnes dansaient déjà, la plupart attendaient patiemment le premier tango qui pourrait décider de leur partenaire pour la soirée. Tels de fiers prédateurs, hommes et femmes se regardaient un sourire aux lèvres, prêt à agir au moment voulu. Se dirigeant vers le bar, Luca ignora le regard des femmes se posant sur lui. Ce n’était pas le moment, lui seul déciderait de qui aurait l’honneur de partager son lit ce soir et aucune d’elles n’avaient attiré son attention. Il commanda un whiskey sec et se laissa porter par l’ambiance, peu à peu il redevenait lui-même. Cet homme froid qui n’avait peur de personne et se savait au dessus des autres. Hermès, maladroit et tendre, venait de disparaitre pour laisser place à un homme au regard profond et déterminé, quelqu’un qui maîtrisait tout ce qui l’entourait et qui ne laissait pas place à l’erreur. «Luca.» Il frémit, non pas en entendant son vrai nom, mais en reconnaissant cette voix qu’il connaissait tant. Non, pas ici. Elle ne l’avait jamais suivi hors de son appartement, il ne pouvait se laisser aller à la folie. «ou devrais-je dire Hermès inconnu qui m'assistes Et qui toujours m'intimidas,Tu me rends l'égal de Midas,Le plus triste des alchimistes.» Baudelaire, ce ne pouvait être qu’elle. Qui dans son entourage le citerait aussi aisément ? Aussi importants soit pour lui sa famille, la plupart d’entre eux n’étaient pas doués d’une culture littéraire très développée et c’est auprès de Birdie qu’il avait lui-même développé la sienne. Tournant sa tête légèrement afin de l’observer, il tressaillit. C’était elle sans aucun doute, son assurance, son sourire si particulier, il n’avait oublié aucun détail la concernant et la personne face à lui était celle qu’il pensait avoir vu mourir à deux reprises. Etait-il prit de démence cette fois encore ? Il devait être le seul à la voir, cette illusion qui cherchait à le rendre plus fou qu’il ne l’était déjà. Le meilleur moyen était de l’ignorer. Il prit une gorgée de son verre et observa le barman se diriger vers eux pour demander à la jeune femme ce qu’elle souhaitait boire. Quel tour lui jouait le destin cette fois-ci ? N’était-elle donc pas une illusion ? Que faisait-elle en vie face à lui ? Les questions se bousculaient dans son esprit, le rendant brumeux. « Que fais-tu ici… » Le meilleur moyen de vaincre sa démence est parfois d’y céder, alors ce soir il l’accepterait. « … Birdie ? » Il accepterait qu’elle soit vivante et ferait en sorte de n’avoir aucun regret cette fois-ci.


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MessageSujet: Re: La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE   Mar 13 Mar - 0:10



hermès and birdie


J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

Billy avait toujours été le cerveau de la famille, et Birdie avait été... Baudelaire. Elevée dans une culture française irréprochable, elle avait tourner autours du poète dès qu'elle fut en âge de lire. Dans les premiers temps elle récitait bêtement les poèmes les plus connus sans chercher à en comprendre le sens. Plus tard elle passait des nuits entières à lire, et relire ses favoris, à annoter sa version des fleurs du mal. Quand l'imagination l'abandonnait, et que les textes se refusaient à couler sur du papier à musique, elle attrapait toujours son recueil pour mettre en musique quelques un de ses plus brillant poème. Billy était toujours resté assise et émerveiller devant tant de loyauté pour une seule personne. Birdie était capable de trouver à chaque moment de sa vie un citation qui conviendrait de près ou de loin. Si certain avait leur bible, Birdie avait toujours eu Baudelaire.

Imaginez une pièce sombre, éclairée de vilaine lumière tamisé faite pour augmenter l'érotisme de n'importe quelle scène. Deux fauteuils en cuir au accent lubrique, une vieille ambiance d'alcôve des années 20, jazzy et en pleine prohibition. Lové dans le fauteuil, une magnifique jeune femme, les cheveux oscillants du châtain clair, au blond vénitien, les yeux du marron nacré au vert fauve, le sourire de l'éclat de rire à la perversité absolue. Un verre de Whisky dans une main et un cigare dans l'autre, la jeune femme appuyait sa tête contre l'énorme accoudoir et balançait ses jambes appuyer sur l'autre accoudoir. Elle semblait rire, et se perdre dans un rêve infini. Elle prit plusieurs bouffée du cigare avant de le passé à un homme beaucoup plus droit qu'elle et mi-amusé, mi-fasciné par le spectacle qui se déroulait devant lui. Dans le fauteuil d'en face, la belle semblait être arrivé à destination, un voix légèrement rauque garantie par le cigare et l'alcool, elle entonna selon une mélodie qui lui était propre. « J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans. Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans, De vers, de billets doux, de procès, de romances, Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances, Cache moins de secrets que mon triste cerveau. »

La scène n'était peut être jamais arrivée tel qu'elle. Mais au fond d'elle, Billy savait. Elle avait toujours entendu Birdie chanter ces mélodies dans la langue de Baudelaire, et n'imaginait sans peine que sa soeur les ait développé dans d'univers bien plus sombre que la parfaite petite jumelle ne fréquentait. Tel était l'ange, et le démon. La sagesse et la luxure. La raison et l'action. Alors que Billy s'apprêtait à sombrer, elle aurait pu faire appelle à toute la rationalité qu'elle possédait, à toute la prévenance, à toute sa conscience. Elle aurait pu partir en faux, délaissé la vie de sa soeur qui l'entrainait vers des fonds qu'elle n'avait jamais vraiment chercher à soupçonner. Mais dans l'ombre de sa chambre, elle avait attraper le recueil de Baudelaire de Birdie, et s'était laissé glisser au son des mélodies entonné par sa soeur.

« C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
— Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers. »

Submergée par un souvenir nouveau, un étouffement certain, elle s'était mieux glissé dans la peau du personnage, comme si finalement Birdie la femme forte et résistante que Billy avait toujours connu, n'avait jamais été qu'un amas de douleur et de souvenir fiévreux. Billy débutante dans les activités festives s'étaient adaptés comme une fille qui à ça dans le sang. Comme l'une de celle amoureuse d'un dealer. Elle n'avait pas réellement mis longtemps avant de trouver des bars qui serait à la hauteur de sa réputation naissante. Cachée toute la journée dans l'auguste obscurité de sa chambre elle attendait patiemment la peine au coeur, le déchirement dans l'âme que vienne la nuit et que se réveille ses instincts naturel toujours ignorée. A l'heure fatidique, l'horreur s'envolait presque de ses pensées et elle ouvrait doucement les yeux, battant délicatement ces cils chargés par le mascara et les larmes séchées. « Lou's Back » Dans leurs grands jeux d'aventure et d'imagination, tandis que Billy rêvait d'être une exploratrice, une amazone, Birdie rêvait simplement d'être Lou, une courtisane des années 20. Elle se levait souplement et entonnait d'une voix légèrement plus douce mais tout aussi sulfureuse que celle de sa soeur lorsqu'elle le voulait « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, Où gît tout un fouillis de modes surannées, Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché. »

Encore enivrée des soirs précédents elle descendrait cette fois-ci dans les fantasmes de sa soeur, suivant les rythmes Baudelairien et les appelle à la décadence. Elle oublierait peut être un peu ce dealer moralisateur qui la blâmait pour ses méfaits alors qu'il en faisait voir au monde, de toutes les couleurs. Elle construirait un mur sans faille, ou le ciment serait renforcé à l'alcool devant les invocations lascive de Wesley et Birdie s'embrassant, se déchirant, la détruisant. Jouant de ces doigts fins sur le comptoir elle attendait que l'ennui la prenne, et que l'alcool aidant elle puisse tirer sa révérence, et retourner s'enfumer les poumons dans une ambiance encore plus confinée et étroite. Elle danserait probablement avec l'un de ses hommes stupides qui pensent que la femme saoule et une prise facile. Elle le charmerait avec lassitude et génie, avec régale et envie. Elle lui brûlerait les entrailles avec un sourire délicieux et un regard brillant. Elle le laisserait tomber avant consommation, assommé de plaisir et de frustration il sera bien incapable de venir quémander son reste. A moins de s'enfermer dans un monde délicieux de l'imagination, et d'entonner ses airs suave.

« Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morne incuriosité,
Prend les proportions de l'immortalité.
— Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche. »

Ces paupières s'ouvrant de nouveau sur l'ambiance tamisée d'érotisme lattant, sur ces alcôves sulfureuse, et sa musique enivrante, Birdie cru se souvenir d'un rêve. Quand ces pupilles furent attirées vers ce qui devait brisé son ennui. Il n'était pas question de ce laisser embrumer par des hommes sans importance. Ce soir elle avait l'âme de Lou la courtisane des années vingts sous la peau. Ce soir Luca serait bien plus efficace que Baudelaire pour faire revenir ce qui pouvait rester de Birdie endormi au plus profond de Billy. « Que fais-tu ici… Birdie ? » Un très court instant Birdie fut déstabilisée par la question de Luca. Non seulement le jeune homme n'avait pas l'air dans son assiette, et dans sa voix il entendant presque qu'elle n'avait rien à faire là. Pourtant il était naturelle qu'elle se retrouve ici. « Ca serait plutôt à moi de te retourner la question... Je savais que je te manquerais... Mais de là à ce que tu me suive jusqu'à Los Angeles, c'est plutôt inattendu... » les yeux pétillant, elle éclata d'un sourire brillant et vint passer délicatement sa langue sur ses dents avant de se mordre la lèvre inférieur, visiblement amusée par la situation et l'étonnement manifeste du jeune homme. Elle se retourna vers le serveur pour lui demander un whisky. Elle s'assit à demi sur le siège le plus proche de Luca et resta accoudé sur le comptoir. Elle entendit un morceau de tango et ne put s'empêcher de regarder Luca le regard brûlant. L'alcool à ces fièvres qui ne trompent pas. « Puisque tu n'es probablement pas venu jusqu'à moi pour qu'on joue de la musique... Tu danses ? » Elle tendit sa main ouverte, ayant presque déjà avalé le contenu du verre que la barman venait de lui servit. En regardant son visage lumineux, personne ne pouvait se douté des heures d'ombre qu'elle vivait le matin venu. Et si Billy ne savait rien d'autre sur Luca qu'il était un homme à qui Birdie s'amusait à donner des cours de musique, elle pensait suffisamment bien cerner sa soeur pour savoir qu'avec quelqu'un de l'acabit de Luca, Birdie ne serait jamais resté sage... Après tout, il y avait forcément une raison pour que Wesley monte sur ses grands chevaux à chaque fois que Birdie croisait un mec. Le reste Luca le lui rappellerait sans doute rapidement. Personne ne savait résister à une Birdie lascive et éméchée.
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MessageSujet: Re: La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE   Mar 20 Mar - 10:54



hermès and birdie


A la seconde où il entrait dans ce bar, Luca avait la sensation d’être à nouveau transporté à la Nouvelle Orléans. Lui-même possédait quelques bars du genre là-bas où il mettait à disposition de ses clients de l’alcool à flots, mais aussi des femmes et hommes prêt à exaucer le moindre de leurs souhaits et quelques petits services spéciaux pour certains. Un sourire se dessina sur ses lèvres au souvenir de cette femme gigantesque, couverte de fourrures et de bijoux, qui lui avait expressément demandé un nain. Rien de choquant pour le jeune homme, après tout, dans ces endroits de perdition, tous les goûts sont permis et aucune limite ne peut restreindre vos droits. Vous trouvez ça dégoûtant et révoltant ? C’est que vous ne venez pas de là-bas, que vous ne connaissez rien au jazz et à son monde. Ce moment où luxure et musique se mélangeaient était son quotidien, à la seconde où il entrait dans cet univers, il se perdait durant une soirée. Hallucinations étranges, rires qui prenaient des airs de carnavals de l’horreur lorsque l’on y prêtait trop attention et surtout luxure de tous les instants. Une nouvelle fois, cela vous choquera peut être d’apprendre que malgré les nombreuses propositions des femmes autour de lui, Luca ne faisait l’amour qu’à ses prostituées la plupart du temps. La raison était simple, il ne souhaitait aucun attachement. A tout moment, une personne pouvait devenir l’ennemi de sa famille, son ennemi et par conséquent mourir devant ses yeux. C’est pourquoi il ne couchait qu’avec des femmes sublimes, mais aussi importantes à ses yeux que le mégot qu’il venait d’écraser au sol. Luca était une ordure, une vraie comme on en fait plus. Capable de passer en deux secondes à l’état de brute sanguinaire, il manipulait et s’amusait de la souffrance des pauvres bougres croisant son passage. Un état qui était à prévoir lorsque l’on est habitué aux meurtres et agressions depuis son jeune âge, en venant à trouver cela normal. Aimer viendrait plus tard, il était pour le moment à la fleur de la jeunesse, le moment où on veut juste tout brûler autour de nous, un sourire démoniaque aux lèvres.

Seulement tout avait basculé des mois plus tôt, son cœur avait faibli et, pour la première fois de sa vie, il avait été touché par une exécution. Cette femme ne quittait plus ses nuits, s’amusant de le voir terrorisé à son réveil, de ses nausées lui donnant envie de rejeter tout son être, de ses larmes. Il regrettait de l’avoir approchée, d’avoir été touché par sa musique, de lui avoir laissé une entrée minime dans son cœur. « Puisque tu n'es probablement pas venu jusqu'à moi pour qu'on joue de la musique... Tu danses ? » Face à lui, resplendissante, le regard brûlant, elle lui tendait la main pour l’inviter à danser. Si réelle, il n’osait la toucher de peur qu’elle disparaisse et pourtant il crevait d’envie qu’elle ne soit qu’une illusion qui partirait en fumée au moindre contact. Sentiments contradictoires, folie naissante, il but son whiskey d’une traite et lui saisit la main. Le contact de sa peau activa tous les nerfs de son corps, vivante, elle était là en face de lui avec son sourire charmeur comme autrefois. Si dans le passé, il avait gardé cette relation de séduction, sans aller plus loin de peur de s’attacher, il était maintenant trop tard. Un tango venait de commencer et la piste de danse était noire de monde. La main qui tenait la sienne se fermie et l’autre vint se poser en haut de son dos, descendant lentement au creux de ses reins, puis il fit en sorte de l’amener à lui fermement. Sa poitrine contre son torse diffusait une chaleur dans tout son corps, poussant sa folie à l’extrême, il avait envie d’elle, de lui faire l’amour, de la tuer de ses propres mains pour ces nuits de souffrance, de la ressusciter et de lui faire encore l’amour. Maître dans l’art du tango, il menait la danse avec perfection et bientôt on leur laissa un espace plus grand sur la piste. Leur danse, bien que sensuelle était ponctuée de gestes violents. Si des regards appréciateurs étaient rivés sur eux, il n’y fit pas le moins du monde attention. A ce moment précis, ils ne faisaient qu’un et leurs regards brulants ne se quittaient plus. Sa main descendit le long de sa cuisse qu’il pressa jusqu’à lui faire mal avant de réduire encore la distance entre eux, afin de sentir chaque parcelle de son corps contre lui, prêt à fusionner leurs corps dans cette danse fiévreuse. Leurs souffles se mêlaient et il approchait de nombreuse fois sa bouche de la sienne, s’écartant au dernier moment ou la laissant le repousser d’un air amusé. Sans s’en rendre compte, il l’avait presque poussée contre un mur. Le morceau touchant à sa fin, il la plaqua contre ce dernier et plaça ses mains de chaque côté de sa tête, puis il rapprocha ses lèvres de son oreille droite « Si ton plan était de détruire toute trace de sanité en moi. » sa voix s’était faite murmure, il lui mordilla l’oreille et empoigna sa cuisse avant de continuer « sache que tu as réussi » Son autre main vint se poser sur les fesses de la jeune femme qui ramena à lui tout en caressant sa cuisse de son autre main, « mais sauras-tu en assumer les conséquences ? » le désir et la folie habitaient le regard de Luca, ils étaient perdus dans un tango qui les mèneraient certainement à leur perte.

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MessageSujet: Re: La sottise, l'erreur, le péché, la lésine, occupent nos esprits et travaillent nos corps... HERMES & BIRDIE   Dim 25 Mar - 16:02



hermès and birdie


Lorsque Billy se regardait dans la glace, elle ne se reconnaissait plus. Habillée comme sa soeur, maquillée à la perfection, les cheveux lâchés, elle avait comme Birdie la beauté sauvage et mutine travaillée à la perfection. C'était le naturel sophistiqué. La sophistication qu'on ne repère pas au premier coup d'oeil à cause des sourires, des oeillades, et de l'attitude décontracté mais qui se planque derrière chaque geste. On se laisse tromper par l'impulsivité, et on manque la fille sur d'elle et de ces charmes qui joue avec son monde. Billy avait toujours été différente, gueule d'ange, elle avait tout l'air d'être la sainte nitouche, la jeune fille farouche qui ne connait rien de la superficialité du monde, celle qui a des étoiles dans les yeux et qui vous fera découvrir mont et merveille. On tombe amoureux de Billy au premier regard, on est obsédé par Birdie à la première oeillade. Billy avait été mise au placard, de toute façon elle en avait déjà trop vu, trop vécu pour être crédible dans le rôle d'une jeune fille farouche et parfaite, elle avait trop fait souffrir, elle avait trop souffert, et les larmes qui roulaient sur ces joues ne pouvaient plus être celle d'une petite fille. Mais lorsqu'elle s'appliquait son blush, lorsqu'elle étirait ses cils d'un coup de mascara expert elle ne voyait que Birdie en train de se maquiller devant le miroir avant de sortir. Voilà pourquoi Reaver ne voudrait plus jamais d'elle, à cause de ce coté sauvage, cruelle, et mutine qu'elle avait empreinté à la place de sa pudeur. Cette idée la frappa à mesure qu'elle plongeait son regard à travers celui d'Hermès. Face à elle il semblait hésiter, comme si la danse était aller trop loin. Pourtant Billy aurait juré. Juré que Birdie ne serait jamais rester prude avec un tel étalon. Elle était sûr d'avoir raison, et de savoir ce qu'elle faisait. Elle laissa sa main en attente, lui souriant à demi, le regard aussi brillant que brulant. La pensée de Reaver lui broyait les entrailles, elle avait besoin de se perdre dans les jeux de sa jumelle pour oublier. Reaver n'avait jamais eu d'emprise sur Birdie, il ne pourrait jamais s'introduire dans un esprit aussi fêlé que le sien, même si cet esprit était gouverné pas la plus parfaite et innocente des petites filles.

Il lui saisit la main et Billy fut prise d'une violente décharge électrique, réveillé de sa stupeur et de sa rêverie amoureuse elle releva le regard vers Luca presque étonné. Elle se connaissait bien, personne ne lui faisait cet effet. Elle était absolument incapable de se sentir à l'aise, et de désirer quelqu'un d'autre que Reaver, à leur contact elle perdait toute sensation et s'ennuyait de manière fulgurante. Il était impossible qu'il déclenche à lui tout seul de tel réaction. Ou devenait-elle vraiment comme sa soeur. Un instant tout son cerveau lui hurlait la bêtise qu'elle s'apprêtait à faire. Elle était Birdie, mais en fragile, vulnérable, et blessée. Elle était une Birdie prête à faire n'importe quoi. Sans le savoir, elle était la réplique exacte de Birdie la première fois qu'elle avait rencontré Luca, vide, attendant la bonne pièce de puzzle pour venir réparer son avenir. Luca était la parfaite pièce contrefaite, il donnait l'illusion du vrai, il avait un regard envoutant, une force de caractère, et une droiture parfaite, la maladresse ne lui allait pas, il y avait quelque chose de bien plus fort chez lui, dans se regard elle voyait presque la même souffrance que la sienne, la même cruauté que la sienne, ou pire même. Il fermis la poignée de main qui les maintenait ensemble et glissa sa main dans son dos jusqu'au creux de ses reins pour se mettre en position pour un tango prometteur. La chaleur de sa main dans le creux de son dos la brûlait, et elle fut presque obligé de se rapprocher de lui pour échapper à ce contact électrisant. Elle était maintenant bloqué dans leur étreinte passionné à ce couper le souffle et se laissait guider à la perfection.

On dit que la danse est le plus intense des préliminaires. Mais avec ces deux là c'était la descente aux enfers assurés. Billy avait depuis bien longtemps oublié le reste de la salle et ne savait plus si c'était les effluves d'alcool ou le désir qui lui montait à la tête. Chacun sembler essayer d'assoir sa domination sur l'autre, et ils étaient désormais incapable de se détacher du regard, et à travers leur pupilles enflammé tout ce déroulait à l'avance. Il y avait autant de promesse que de menace muette. Je te touche, tu succombes. La promesse était faite, et Billy se sentait aussi paniqué par la force inattendue de la relation entre Birdie et Luca qu'exciter par la possibilité de ressentir ce genre de sentiment à nouveau. La danse s'effectuait comme de violente caresse, et c'était à celui qui aurait le regard le plus percutant. La violence que certaine passe infligeait à son épaule blessé aurait du la faire hurler de douleur, mais l'excitation et la folie qui se dégageait de leur couple fulgurant et étrange calmait ses nerfs normalement à vifs et avait probablement éteinte toute ses terminaisons nerveuses. Hypothèse qui se réfuta lorsqu'il descendit sa main le long de sa cuisse et qu'il la serra en la rapprochant encore de lui, elle ne put s'empêcher de planter ses doigts dans son dos en réponse à la douleur infligée. Le jeu pervers s'intensifiait et leur lèvres à quelques centimètre d'écart jouait au chat et à la souris, s'attisait sans vraiment chercher à se refroidir. Il avait l'air d'un fou, elle avait l'air d'être son monde, ils ne voyaient qu'eux, ne respiraient étrangement qu'ensemble, leur promiscuité fatale lui donnait l'impression que si elle désirait s'échapper de cette spirale sensuelle elle serait bloquée dans son monde fiévreux et ne pourrait plus s'en détacher. Le temps d'une danse il avait enflammé son esprit, et d'après ce que Birdie avait toujours dit il n'y avait qu'une seule manière de faire redescendre la température et de se libérer c'était brûler tout ce qui restait, raser tout, céder à la tentation et s'envoler le coeur libre juste après. Alors qu'il la plaqua contre le mur qui avait soudainement surgit dans la salle sans que Billy ne s'y attende vraiment, elle glissa sa main de son épaule jusqu'à sa nuque pour avoir une chance de le maîtriser, de se maîtriser. « Si ton plan était de détruire toute trace de sanité en moi. » Si chacun de ses gestes était comme une allumette craquée dans son cerveau, ses mots avaient tendances à réveillé Billy qui somnolait sous le désir latent. Birdie avait clairement un effet particulier sur les gens, Wesley, Luca... Elle emprisonnait littéralement les gens dans leur désir les plus fous avec une simplicité souvent déroutante. Il était impossible de ne pas se perdre à ce jeu là. « sache que tu as réussi » Prise dans l'ouragan de la personnalité franche et lascive de Birdie, Billy ne put s'empêcher de penser que Birdie, par l'intermédiaire de Luca réussissait très bien à la rendre folle. « mais sauras-tu en assumer les conséquences ? » Cette dernière phrase tendit à la ramener brusquement à la réalité. Elle aurait pu soudainement, sous le poids du mon conséquence se réveiller en sueur du futur cauchemar qu'elle s'apprêtait à vivre. Pourtant à moitié réveillé entre fantasme et réalité, elle attacher chacun de ses mots à la faire retomber dans le rêve, là ou ni douleur, ni pensée ne survive, et ou le plaisir est l'unique but. « Tes représailles m'ont toujours libérée... » Bien sûr elle n'avait aucune idée de ce que pouvait signifier vraiment le mots représailles dans le langage de Luca, elle qui n'employait ce mot qu'à des fins purement érotique. Elle se rapprocha de lui alors qu'elle sentait ses mains glisser le long de ces cuisses jusqu'à ces fesses. S'aidant de sa main placer derrière la nuque du jeune homme pour se hisser contre lui à sa hauteur elle murmura « tu parles trop... Tu sais que j'ai toujours préféré les hommes d'action... » Elle se remis à la même hauteur que lui, leur visage était si proche que leur nez se frôlait et son regard appelait aux défis, à la folie. Elle se rapprocha encore et laissa ses lèvres effleurer les siennes. Si elle avait été à deux doigts de pouvoir se détacher de son emprise, se contact qu'elle pensait contrôler lui donnait une envie presque irrépressible de l'embrasser passionnément jusqu'à ce que ses lèvres ne devienne que désir entre les siennes. Elle ferma un instant les yeux se mordant la lèvre inférieur comme pour résister à l'impossible. En entendant une nouvelle musique redémarré elle chercha à lui donner l'impulsion pour relancer la danse, comme si danser la sauverait. Elle aurait du ce douter que les enfers trouvaient leur charme dans les attraits luxuriant de la musique et la danse.

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