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 Work work money made || Emma & Deklan

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MessageSujet: Work work money made || Emma & Deklan   Jeu 9 Aoû - 1:25




J'étais sur scène, en sueur, le public scandait mon nom et en redemandait encore et encore. Je balançais ma guitare et me jetais dans la foule en délire, m'offrant ainsi le plus beau stage diving qu'on n'ait jamais vu dans l'histoire. Mon cœur battait la chamade, j'étais euphorique. Puis mon réveil sonna... me sortant ainsi du plus beau rêve que j'ai pu faire en 32 ans. Saloperie ! Je lançais rageusement un oreiller sur l'engin de malheur situé à l'autre bout de ma chambre – volontairement placé là dans l'espoir que ça me donne la motivation nécessaire pour me lever lorsqu'il sonne au lieu de l'éteindre – puis repoussais ma couette. Pfff, une journée de plus dans cette triste réalité. Je me redressais et restais assis plusieurs minutes, le visage dans les mains, cherchant vainement à me sortir de mon état comateux. Ok, j'aurais mieux fait de me coucher plus tôt hier soir au lieu de traîner au Barking Spider une fois de plus, et probablement que le dernier verre était de trop... Voir les trois derniers. Je commençais à prendre de la bouteille, et les lendemains de cuite se faisaient de plus en plus dur à encaisser.

Je pris enfin le courage de me lever, et déambulais en caleçon dans l'appart. Les yeux semi-clos, j'arrivais à éviter tous les obstacles, que ce soit chaussures ou jean's sale qui traînaient au sol, parce que bien que ce soit le bordel, c'était mon bordel. Chaque chose avait sa place dans ce foutoir. Mais ça bien sur ça passait au dessus de la tête d'Ashleigh qui refusait de comprendre mon raisonnement et me harcelait lorsqu'elle venait pour que je fasse un brin de ménage. Bizarrement, chaque fois je lui lançais qu'elle n'avait qu'à sortir de chez moi si elle n'était pas contente, et chaque fois elle restait... Ah les femmes ! Je dirais même plus : ah les frangines ! Arrivé devant le frigo, je l'ouvris et attrapais la brique de lait entamée, la portais à mes lèvres et y bus une gorgée avant de recracher aussitôt. Pouah, il avait tourné ! Au moins ça eut le mérite de me réveiller pour de bon. Je filais à l'évier, y jetais la brique sans cérémonie et me rinçais la bouche à l'eau. Ecoeuré par ce goût infâme qui me restait en bouche, je jetais un regard à l'horloge de mon micro-ondes. 8H15. Et merde. Il fallait croire que mon réveil avait sonné plus longtemps que je ne le pensais, ou alors que je m'étais perdu en chemin entre mon lit et ici, car j'avais une demie heure de retard par rapport à d'habitude. C'est donc au pas de course que j’enchaînais petit-déjeuner', douche et habillage avant de passer la porte de l'appart' pour filer au boulot.

J'arrivais à temps pour pointer et ne pus m'empêcher de lever les bras en signe de victoire. « Monaghan, dans mon bureau ! » Quoi ? Qu'est-ce que j'avais encore fait ? J'étais pourtant à l'heure... Penaud, j'accourais car il ne fallait jamais faire attendre le patron sauf si l'on rêvait d'une vie d'air pure et d'eau fraîche dans la jungle de Los Angeles. Une fois dans son antre sans aucune décoration si ce n'était une photo de sa famille sur son bureau – ambiance austère, comme le patron – je fus interloqué par la présence d'une jeune femme que je ne connaissais ni d'Adam ni d'Eve. Saluuut poupée! Le big boss claqua des doigts pour me ramener sur terre. « Mlle Lorkowski vient d'intégrer la grande famille de notre établissement. Et j'aimerais que tu te charges de sa formation. » J'arquais un sourcil, étonné par cette affectation. Sérieusement ? Moi, le glandeur number one, j'allais former quelqu'un ? Je regardais chaque coin de la pièce, à la recherche de l'objectif qui devait me filmer en ce moment même pour la postérité.

Haha, bien joué patron, vous m'avez eu ! La caméra est planquée où?

Il leva les yeux au ciel, désabusé. « Fiston, je suis on ne peut plus sérieux. Tu fais quasiment partie des meubles du magasins, tu es le plus ancien de mes employés... » Ouais, merci de retourner le couteau dans la plaie. Deklan Monaghan, l'éternel vendeur du Virgin Megastore ! « et donc le mieux placé pour expliquer tout ce qu'il y a à savoir à Emma. » Mais c'est qu'il était vraiment sérieux le barbu joufflu en fait ! D'ailleurs il me fixait avec ses yeux de fouines, comme s'il attendait quelque chose de ma part... Je me ressaisis.

Oh euh... Là maintenant tout de suite ?

Cette fois ma question lui extirpa un profond soupir d'agacement. « Oui. Allez, au boulot les petits jeunes ! » Conclu-t-il en nous poussant vers la sortie de ses mains grassouillette avant de refermer la porte derrière nous. Expéditif aujourd'hui ! Si j'avais su, probablement que je n'aurais pas recraché ce foutu lait. J'aurais fini par tomber malade, et j'aurais pu retourner dans mon lit, peinard, loin de ce défi de taille. Car peu à peu je prenais conscience de la tâche qui venait de m'être confiée. L'employé le plus oisif allait devoir montrer comment bosser, si c'était pas machiavélique tout ça ! J'étais surtout emmerdé pour elle. Après un silence gêné, je me passais la main à l'arrière du crâne et me lançais.

Emma, c'est bien ça? je lui tendis la main. Moi c'est Deklan!


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MessageSujet: Re: Work work money made || Emma & Deklan   Dim 12 Aoû - 18:02

Durant des semaines après son divorce et sa perte d’emploi, Emma était restée enfermée dans son appartement, à boire et broyer du noir, sans se préoccuper de ce qui pouvait bien lui arriver. Heureusement, un ami secourable était intervenu et elle avait fini par comprendre qu’elle devait réellement se ressaisir, et cela commençait par trouver un emploi, n’importe quel emploi, car si les choses continuaient dans ce sens, elle ne pourrait pas payer le prochain loyer et se retrouverai par conséquent à la rue. Or, Craig et elle avaient pris cet appartement des années auparavant, avant que les prix de l’immobilier ne se mettent à grimper, et elle ne tenait pas à payer plus cher pour une surface quatre fois plus petite. Elle s’était donc mis à éplucher les annonces dans le journal et à envoyer des CV un peu partout. Ses perspectives n’étaient pas réellement brillante : elle n’avait qu’un diplôme de comptabilité et en ces temps de crise il était particulièrement difficile de trouver un emploi en entreprise. Et puis, elle devait le reconnaître, elle n’avait pas réellement envie de se relancer dans un boulot qu’en réalité elle avait toujours détesté.

Comme elle s’y attendait au fond, les réponses furent toutes négatives. Elle en conçut une certaine forme de soulagement, même si cela n’arrangeait pas ses affaires. Quel que soit l’emploi, il fallait qu’elle en décroche un au plus vite. Elle se mit alors à s’intéresser aux places en-dessous de ses qualifications. Peu importe si cela paraissait dévalorisant, devant la nécessité elle était prête à mettre sa fierté de côté. Pourtant, elle sentit son orgueil atteint quand la place la plus avantageuse qu’elle trouva et qu’elle pouvait occuper le plus rapidement était un travail de vendeuse au Virgin Megastore. La dernière fois qu’elle avait fait ce genre de boulot, elle était encore à l’université. Jamais elle n’aurait imaginer devoir retourner derrière une caisse un jour. Elle se consola en se disant que c’était provisoire, et qu’après tout mieux valait ça qu’être jetée à la rue. Il n’empêche que le jour où elle dut se rendre au magasin pour sa première journée de travail, elle n’en menait pas large, craignant par-dessus tout de croiser son ex mari ou sa petite amie. Elle n’aurait pu supporter les regards de pitié venant d’eux en particulier. Cependant, elle parvint jusqu’à la célèbre enseigne sans avoir fait de mauvaise rencontre. Elle demanda à l’un des employés où se trouvait le bureau du patron, qui lui fut indiqué. Une fois là-bas, elle le salua avec courtoisie avant de l’écouter décrire le travail qu’elle aurait à faire et ses exigences. Emma le trouva plutôt aimable, quoiqu’un peu étrange à première vue, mais ne s’en formalisa pas.

Ce fut alors qu’il parla de sa future formation, qui allait se faire sous la direction de l’un de ses employés. Elle n’était pas réellement enchantée à l’idée de se voir donner des ordres par un étudiant, mais bon, puisqu’il le fallait... Il fit appeler un certain Monaghan. Alors que la jeune femme s’attendait à voir apparaitre un jeune homme d’une vingtaine d’années, ce fut quelqu’un de son âge, voire même un peu plus vieux, qui entra dans la pièce. « Saluuut poupée! » Emma haussa un sourcil, peu amatrice de ce type d’exclamations, mais ne dit rien, du moins, pour le moment. Elle se contenta d’assister au petit duel entre le nouvel arrivant et son supérieur, non sans un certain amusement. Il ne semblait pas particulièrement ravie à l’idée de la former, mais il n’avait pas l’air bien méchant. Elle manqua d’éclater de rire en voyant la tête qu’il fit lorsqu’il comprit que l’ordre était réellement sérieux, mais se retint de justesse. D’après les dires du patron Deklan devait travailler ici depuis un bon moment, et elle avait hâte d’en savoir plus à son sujet.

Enfin, une fois que tout fut dit, celui qui était à présent son supérieur lui serra la main. « Bienvenue parmi nous, Emma. N’hésitez pas en cas de besoin. » Puis, il les poussa tous les deux vers la sortie sans grand ménagement. Elle leva les yeux vers son nouveau collègue, curieuse de savoir comment il allait s’en sortir, étant donné l’enthousiasme dont il avait fait preuve à l’idée de la former. « Emma, c'est bien ça? Moi c'est Deklan! » Elle sourit et serra la main qu’il lui tendait.

« C’est bien ça. Ne m’appelle plus jamais Poupée, et je te promets qu’on s’entendra. »

Elle avait beau être petite, elle pouvait se montrer extrêmement effrayante lorsqu’elle le voulait et elle n’hésitait pas à dire très exactement ce qu’elle pensait. Un nouveau silence s’installe, durant lequel elle balaya les lieux du regard avant de se tourner de nouveau vers Deklan.

« Bon... On commence par quoi? »
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MessageSujet: Re: Work work money made || Emma & Deklan   Jeu 16 Aoû - 8:07




« C’est bien ça. Ne m’appelle plus jamais Poupée, et je te promets qu’on s’entendra. » Mon visage dut se décomposer sous le choc. Apparemment je devais avoir encore pas mal de restes de la veille, car bien que je pensais ne l'avoir appelé Poupée qu'en pensée, il semblerait que je l'ai fait à voix haute. Et merde ! A peine je la rencontrais que je faisais déjà une bourde. Bon, au moins elle ne m'avait pas fait de scandale devant le boss, comme bon nombre de nana l'aurait fait, c'était déjà ça. « Bon... On commence par quoi? »

Et si je te faisais visiter les lieux?

Après une rapide révérence, je lui proposais mon bras en grand prince. Évidemment elle ne le prit pas, et je ne m'en offusquais pas le moins du monde. Avec le temps elle s'habituerait à mes petits délires et n'y ferait plus cas. Je lui fis signe de me suivre d'un mouvement de tête et l’entraînais dans les rayons. Lui indiquant sans grandes convictions leur raison d'être car après tout c'était on ne pouvait plus visible. « Musique » « Films » « Jeux vidéos »... L'organisation du magasin n'était pas compliqué étant donné le peu de produits qu'on offrait. Ici pas de home cinéma ou autre matériel, juste l'essentiel. On s'approcha d'un ordinateur mis à disposition pour les employés.

Tout est noté là-dedans. Si un client cherche un film ou un CD en particulier, t'as qu'à regarder dans la base de donné. Si on l'a en stock dans l'arrière boutique, il y sera répertorié, sinon tu peux toujours le commander à la maison mère. Je lui montrais rapidement l'onglet pour les commandes mais lui fis un sourire gêné en voyant qu'elle regardait attentivement par dessus mon épaule. Pour les détails concernant son utilisation, il faudra voir avec quelqu'un d'autre. Je ne suis pas un bon pédagogue, je risquerais de t'embrouiller plus qu'autre chose, crois moi.

Je concluais ma remarque par un petit rire. J'étais un prof lamentable, je n'avais aucune patience avec les gens, et surtout j'étais incapable d'expliquer quoi que ce soit. Je savais me démerder tout seul, comme un chef, mais dès qu'il était question de décrire une manipulation, je me mélangeais les pinceaux et ce n'était pas beau à voir. Après je lui montrais rapidement l'endroit où on stockait le reste de la marchandise ainsi que les produits défectueux que les clients nous avaient rapportés, pus l'amenais dans mon endroit préféré.

Et enfin, pour terminer cette visite guidée, voici la salle de pause ! J'écartais les bras pour englober cette pièce qui était chère à mon cœur. Les meilleurs moment que j'avais pu passer au Virgin Mega Store s'étaient déroulés en ce lieu de perdition. Avec ce bon vieux distributeur qui avale tes sous sans te donner quoi que ce soit en échange un coup sur deux, et cette foutue machine à café qui sort un jus de chaussette dégueulasse au possible.

Je me dirigeais vers le réfrigérateur mis à notre disposition et l'ouvris. Il était plein à craquer de déjeuners à moitié mangés et abandonnés depuis plusieurs jours, voir des semaines. Une odeur d’œuf pourri commençait à se faire sentir et ça me donna la nausée. Je grognais en découvrant le désastre et me tournait vers Bobby Richtner qui traînait sur un fauteuil dans un coin de la pièce.

Merde Bobby, t'étais censé t'en occuper hier.

Ce dernier ne daigna même pas lever les yeux de son magasine pour me répondre. « Ouais ouais, t'en fais pas, je m'en occupe dès que j'ai fini ça... » Ben voyons... Et les poules savent voler aussi. Bobby n'était pas connu pour son efficacité de femme de ménage. Lui, son truc, c'était les ordinateurs. Et tant qu'il n'était pas question de réseau, ou de carte mémoire, il n'était pas intéressé et vous le faisait savoir. Je lançais un regard à ma nouvelle collègue et lui indiquais le jeune homme du menton.

Voici Robert Richtner. Notre petit génie de l'informatique. D'ailleurs, pour la base de donnée, je te conseille de t'adresser à lui. C'est un pro. A la rentrée universitaire, il sera sur les bancs du MIT, rien que ça. Fier comme un paon, ce dernier se redressa sur son siège, gonflant la poitrine avant de la saluer d'un sourire qui se voulait charmeur. Bobby, voici Emma. Elle rejoint l'équipe.

Je refermais la porte et appuyais mon front contre le métal froid en poussant un profond soupir empli de lassitude. Cela atténua légèrement mon mal de crâne et diminua les tambours qui y résonnaient, mais ce n'était pas encore ça. Je me redressais et adressais un regard d'excuse à Emma.

Bon, normalement c'est là qu'on range nos déjeuner, mais je te le déconseille pour l'instant. Contente toi des sandwich. Si la machine te pose quelques problèmes t'auras qu'à m'appeler, j'ai fini par la dompter. Un coup par ci, un coup de pied par là, et elle finit par collaborer. Ou sinon y'a de quoi faire avec le Subway qui est juste à côté du magasin. Je terminais en haussant les épaules puis allais m'installer autour d'une table après avoir pris une canette de soda au distributeur. Je m'étirais les bras avant de m'avachir, les coudes sur le contreplaqué blanc. Tu verras, c'est pas si mal ici.

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MessageSujet: Re: Work work money made || Emma & Deklan   Ven 17 Aoû - 18:16

« Et si je te faisais visiter les lieux? » Voilà quelque chose qu’elle ne pouvait qu’approuver. Si elle devait travailler ici les prochains mois au minimum, mieux valait qu’elle se familiarise dès maintenant avec l’endroit. Il agrémenta sa question d’une petite révérence et lui tendit le bras, qu’elle fut trop surprise pour prendre. Elle trouvait Deklan particulièrement intriguant, et ses manières étaient très différentes de celles plus sérieuses, qu’elle avait connues chez ses anciens collègues dans la compagnie d’assurance où elle travaillait auparavant. Elle avait du mal à s’y faire, mais ce n’était pas pour cela qu’elle désapprouvait : au contraire, plus elle le côtoyait, plus elle le trouvait amusant et elle avait hâte d’en savoir davantage sur son compte.

Visiblement, le magasin n’était pas très grand et organisé comme n’importe quel autre Virgin où elle avait pu aller. Elle était cependant rassurée que le matériel informatique n’y soit pas tellement présent, étant donné qu’elle n’y connaissait pas grand chose, le strict minimum. L’ordinateur des employés lui serait en revanche bien utile et elle fut particulièrement attentive à ses explications. « Tout est noté là-dedans. Si un client cherche un film ou un CD en particulier, t'as qu'à regarder dans la base de donné. Si on l'a en stock dans l'arrière boutique, il y sera répertorié, sinon tu peux toujours le commander à la maison mère. » Elle tenta d’enregistrer toutes ces informations. « Pour les détails concernant son utilisation, il faudra voir avec quelqu'un d'autre. Je ne suis pas un bon pédagogue, je risquerais de t'embrouiller plus qu'autre chose, crois moi. » Elle laissa échapper un léger rire à sa remarque. Par chance, le système n’avait pas l’air trop compliqué et elle savait tout de même se servir d’un ordinateur. « Compris, je pense que je devrais pouvoir me débrouiller pour commencer. »

Elle se demanda pourquoi leur supérieur avait demandé à Deklan en particulier de s’occuper de sa formation, étant donné qu’il n’avait pas l’air particulièrement à l’aise dans ce rôle. Cependant, elle était loin d’en être mécontente, au contraire : elle le trouvait particulièrement amusant et sentait qu’elle avait des chances de bien s’amuser à ses côtés. Déjà, elle en avait presque oublié le divorce douloureux qu’elle avait traversé, et même l’éventualité que son ex mari, ou sa petite amie, aurait pu à cet instant passer la porte du magasin et l’apercevoir.

Elle suivit son nouveau collègue jusqu’à la salle de pause. A première vue, l’endroit ne payait pas de mine, mais Deklan était si enthousiaste qu’elle décida de faire un effort et d’être plus prompte à lui trouver du charme. Elle prit note mentalement de ce qu’il lui dit et décida qu’elle devrait penser à apporter son propre café si elle ne voulait pas finir empoisonnée. « Je suppose que tous les distributeurs se ressemblent. J’avais le même à mon ancien boulot. » Le plus répugnant fut sans aucun doute la découverte du réfrigérateur, ou plutôt, de ce qu’il contenait. Elle ne put retenir une grimace et eut tôt fait de s’éloigner. « J’espère sincèrement qu’on n’aura jamais l’inspection de l’hygiène sur le dos. »

Elle regarda le dénommé Bobby et en profita pour le saluer, mais il était déjà retourné à son magazine et sembla ne pas l’entendre. Elle haussa simplement les épaules et écouta le portrait que lui en fit Deklan. En entendant son éloge, le jeune homme sembla soudain s’apercevoir de sa présence et cette fois-ci Emma pu le saluer correctement. « Ravie de te connaître. En cas de problème, je viendrai te voir. » Ils échangèrent une poignée de main cordiale avant qu’elle ne porte de nouveau son attention sur Deklan. Elle ne fut pas surprise qu’il lui conseille de ne pas poser son déjeuner là-dedans, elle ne l’aurait pas fait de toute façon. Elle le suivit jusqu’à la table et s’y installa à son tour. « Tu verras, c'est pas si mal ici. » Il est vrai que toutes les appréhensions qu’elle avait pu avoir au départ s’étaient envolées. « Je n’en doute pas. C’est totalement différent de mon ancien boulot. J’étais dans les assurances, c’était un peu plus... guindé disons. » Elle s’accouda sur la table et regarda le jeune homme avec une certaine curiosité. « Tu as l’air de bien connaître l’endroit, depuis combien de temps tu travailles ici exactement? »
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MessageSujet: Re: Work work money made || Emma & Deklan   Ven 31 Aoû - 20:26




Apparemment notre garde manger fit son petit effet. « J’espère sincèrement qu’on n’aura jamais l’inspection de l’hygiène sur le dos. » Sa remarque me fit rire. En effet, si ces gars passaient un jour dans le coin, le magasin aurait des problèmes. Le nombre de germes qu'il devait y avoir dans ce réfrigérateurs auraient intéressés bon nombre de scientifique, les cultures devaient y être unique. Peut-être qu'ils en tireraient une Pénicilline 2.0, qui éradiquerait toutes les maladies. On deviendrait des héros pour la Terre entière. Mais bon, de ça j'en doutais, on avait surtout de quoi tuer par intoxication alimentaire.

Bof, tu sais, comme on ne fait pas dans l'alimentaire, on n'est pas vraiment surveillé de ce côté là. Après ça ne tient qu'à nous de penser à notre santé haha !

Lorsque je lui dis qu'elle allait se plaire parmi nous, la jeune femme en sembla étonnement convaincu. Au moins elle n'avait pas froid aux yeux, car ils nous arrivaient d'en décourager plus d'un. Parfois des petits nouveaux débarquaient et à peine nous avaient-ils rencontrés qu'ils fuyaient. La belle brochette de guignols que nous formions était-elle si déprimante ? Je ne pense pas. Selon moi, ces petits jeunes espéraient tellement changer le monde – débordant d'énergie et d'idéaux, se mettant en tête que leur première expérience marquerait leur avenir – que d'arriver dans ce magasin les démoralisait. Car nous n'étions pas « motivés », qu'on ne prenait pas les problèmes de la société au sérieux et j'en passe. Oh, on est là pour gagner de la tunes, point. « Je n’en doute pas. C’est totalement différent de mon ancien boulot. J’étais dans les assurances, c’était un peu plus... guindé disons. » Ah ça pour sur l'ambiance ne devait pas être la même. Je ne pense pas que j'aurais pu supporter de bosser en costume cravate, rester derrière un bureau... Non, ce n'était pas pour moi. Ici au moins j'étais en contact avec les gens, et même si l'horrible gilet rouge sans manche de la boite n'était pas ce qu'il y avait de plus classe, au moins c'était décontracté. « Tu as l’air de bien connaître l’endroit, depuis combien de temps tu travailles ici exactement? » Trop longtemps dis-je intérieurement. Beaucoup trop longtemps. A tel point que de m'imaginer quitter ce boulot me foutait la trouille. Ici, c'était un peu devenu comme mon second chez moi, je connaissais chaque mur, chaque tâche indélébile sur le sol de la salle de pause. Alors en partir... Ce serait aussi déroutant que lorsqu'avec ma frangine on avait quitté notre Pays de Galles. Mais cela arrivera un jour, si je trouve le courage de tourner la page, d'avancer. Après tout, les USA s'étaient révélés être une bonne chose pour les Monaghan, alors un autre boulot ça ne devrait pas être plus compliqué à affronter. Mais bon...

Pfiou! Je poussais un soupir. Je n'avais jamais cherché à savoir depuis combien de temps j'étais là. Parce que cela m'aurait déprimé sans doute. Eh bien, j'ai d'abord commencé ici pendant les vacances d'été alors que j'étais à l'université... Puis après mes études, je suis revenu comme je savais pas quoi faire d'autre.

Je haussais les épaules. C'était la triste réalité. Bon, j'avais omis volontairement de préciser que la mort de mon père d'adoption y était aussi pour quelque chose, car j'en parlais à très peu de monde. Ce n'était pas un sujet de conversation sympathique, généralement les gens se sentaient obligés de me remonter le moral et ça me gonflait. Il en était de même pour ma sœur, on en parlait très peu, c'était un sujet sensible. Or on n'aimait pas attirer la pitié des gens, on était plutôt du genre à sortir des vannes douteuses pour détourner les conversations embarrassantes. Par contre pour les études, c'était la vérité vraie. Les cours que j'avais suivi ne m'avaient servi à rien, mais de ça je m'en étais douté dès que je m'y étais inscrit. Du moment que ça me permettait de valider mon année, ça me convenait à l'époque... D'ailleurs maintenant je ne regrettais rien. Tout le monde n'était pas fait pour les longues études, et j'en faisais partie. Je n'avais jamais eu la tête aux révisions, car je n'avais jamais accroché aux matières. Je n'étais pas con, juste pas intéressé. Parce que je n'avais jamais eu de plan d'avenir. L'éternelle question que les profs vous posaient lors des rentrées « Que veux-tu faire plus tard ? » m'avait toujours fait chier. Parce que j'en savais rien. Alors j'avais fini par inventer des conneries, des boulots basiques, pour qu'on me foute la paix. Résultat ? J'étais coincé ici... Et pourquoi partir sachant que rien d'autre ne m'intéressait ?.

C'est comme de longues vacances tu vois. Haussement d'épaules. D'interminables vacances. Et toi ? Qu'est-ce qui a bien pu t'amener ici ? Passer d'une boite d'assurance au Virgin, c'est un peu radical tout de même comme reconversion.

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