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 All you need is love ð Le trio.

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MessageSujet: All you need is love ð Le trio.   Ven 21 Déc - 12:54

Merry Christmas


Tic-Tac, Tic-Tac ... L'horloge mural résonnait dans le silence tranquille de la villa. Aidan ne dormait pas, mais pour la première fois depuis longtemps, cela n'avait rien à voir avec ses insomnies nocturnes. La raison de son éveil se trouvait sous ces yeux, allongé sous les couettes, endormie profondément. Savannah avait la tête reposée sur l'oreiller et un sourire délicat était posé sur ses lèvres closes. Aidan avait encore du mal à assimiler qu'elle dormait dans son lit, qu'elle était bien là, vivante, assoupie comme si rien ne c'était passé auparavant. En silence, il remonta la couverture sur son corps nu et sortit du lit, sans bruit. Il chaussa un caleçon et partit dans la chambre de Julian. Celui-çi dormait à poing fermés, le visage rêveur. Aidan déposa un baiser sur son front, comme pour vérifier que cela n'avait rien d'un rêve, que ce qu'il vivait depuis quelques semaines était bien réel. L'enfant semblait accepter la nouvelle venue chez lui. Il était encore à l'âge où cela n'avait que peu d'importance du moment que son confort quotidien resté le même. Aidan appréciait d'avoir Savannah près de lui, de ne plus avoir à s'en faire quant au temps qu'il restait et du reste. En silence, toujours, il partit se servir un verre d'eau et ne ressentit même pas l'envie de s'en griller une. Savannah avait cet étrange pouvoir sur lui, ce magnétisme évidant qui lui permettait de voir sa vie sous un nouveau jour. « Ca ne vas pas ? », demanda une voix encore endormi. Aidan leva les yeux sur l'objet de ses désirs. Savannah portait une chemise à lui, le reste de son corps à peine dévoilé. Elle avait encore les yeux clos, tel un nouveau né sortant de son sommeil de plomb. Avec tendresse, Aidan l'accueillit dans ses bras où elle fit mine de se rendormir. « Au contraire, ça n'est jamais allé mieux. », souffla t'il avant de déposer un baiser sucré sur ses lèvres vermeilles.

Le lendemain, Savannah fut levé avant lui. Depuis qu'Aidan lui avait proposé d'emménager, la maison rayonnait d'une force nouvelle. Au départ, elle ne faisait que passer la nuit là avant de réintégrer son appartement avec Billie et River. Ensuite, elle avait prit l'habitude d'y séjourner le week-end, quand Aidan la ramené directement ici après le travail. Au fur et à mesure, sans y faire particulièrement attention, Savannah avait investi les lieux, ramenant brosse à dent et sous-vêtements, puis d'autres affaires qui trouvaient peu à peu leur place dans la villa. Aidan se sentait un peu coupable de laisser Billie seule maintenant que sa charmante colocataire avait investit sa maison. Mais s'il y avait bien une personne à qui profitait cette affaire, hormis le jeune couple, c'était bien la Salinger, qui voyait cette renaissance d'un très bon oeil. « Bon allez, on a un tas de courses à faire ! », chantonna gaiement Savnnah, déjà toute prête devant un Aidan encore ronfleur. Il mit un certain temps à se remémorer la date et ce qu'elle impliquait. Noël, bien sûr. Pour la première fois depuis longtemps, la famille serait -presque- au complet pour fêter l'évènement. Savannah avait prit les choses en main en invitant Billie et River, elle avait même téléphoné à Alessia, la cousine d'Aidan, pour lui proposé de venir. Cette dernière n'avait encore rien accepté, mais c'était tout elle, ça. Quant à Billie, elle avait bien sûr sauté sur l'occasion. Aidan fini donc par émerger, prendre une douche rapide et s'activer. Une fois Julian habillé, ils partirent au marché pour remplir le frigo en vu du repas de Noël du soir.

C'est Aidan qui se mit aux fourneaux, sous le regard approbateur d'un Julian très gourmand. Sandrelli, le chien bâtard, tournait autour d'eux comme un amas de mouche sur un pot de miel. La journée se déroula avec une joie comme rarement. Une fois que Julian fut occupé à jouer avec le chien et que Savannah eut fini d'installer les dernières décorations de Noël, Aidan l'attira à lui. « Dit moi. J'ai besoin de ton avis sur une petite chose. », il la guida jusqu'à la table du salon où une brochure d'agence immobilière trônait. Il l'ouvrit à la bonne page qui illustrait une maison type coloniale. « J'aimerais que ce soit notre maison, si tu es d'accord.», dit-il en guise de demande officielle d'emménagement. Cette villa était un vrai bijoux aux yeux de son propriétaire mais s'ils voulaient recommencer à zéro, le mieux était encore de trouver quelque chose qui serait à l'image de leur couple. « Prend ton temps pour réfléchir, tu n'es pas obligé de me donner ta réponse tout de suite. », plaida t'il, soudain inquiet qu'elle refuse. Leur bonheur semblait tellement éphémère par moment que la perspective qu'elle refuse lui effleura l'idée. Mais il n'eut pas le temps d'en dire plus que la sonnette retentit. D'un pas assuré, il ouvrit à une Billie sublime et à une petite River épatante. Il prit sa filleule contre lui et guida Billie jusqu'au salon décoré pour l'occasion. « Installe toi, je vais vérifier où en ait la dinde », dit-il, emmenant la petite avec lui. River était une gamine plutôt curieuse et qui, comme sa mère et son oncle, semblait porté sur la bonne cuisine, notamment la française.
B-NET
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Dim 6 Jan - 0:38

Était-il possible de ressentir un bonheur si intense au point d'avoir l'impression de s'étouffer heureux ? Quelques mois auparavant, Savannah n'aurait jamais cru pouvoir vivre une situation aussi idyllique ! Elle était passée de sa solitude amère à une vie de couple ardemment désirée, et rien ne semblait aussi parfait à ses yeux que de reprendre des habitudes aux côtés du De Conti, des manières qui lui semblait déjà acquises puisque tout n'était qu'harmonie, comme si en fin de compte, ils avaient toujours cette capacité stupéfiante qui était de se compléter mutuellement. Elle ne comptait plus les jours où elle avait finalement décidé de s'installer définitivement chez lui, ce déménagement s'étant effectué premièrement par transitions ; au départ, elle ne venait qu'après son travail, avant de retourner à son appartement, auprès de River et Billie, cette dernière lui jetant des regards plus que significatifs à chaque fois qu'elle passait le pas de la porte. Puis, elle avait commencé à s'attarder, à s'endormir contre lui sur son sofa, puis à passer des week-ends entier à la villa et finalement, des semaines, jusqu'à ne plus envisager de rentrer à son petit appartement. Elle s'était aperçue que l'idée même de dire au revoir sous le porche, pour un soir, était devenu une corvée dont elle ne voulait plus se charger ; c'était si bon de se dire qu'elle pouvait traîner avec lui, lui faire à dîner si elle le souhaitait, et finalement profiter de sa présence comme elle le faisait autrefois, sans remords et sans qu'il n'y ait aucune conséquence. Savannah pouvait l'aimer librement, et cela se révélait d'une intensité si profonde qu'elle se sentait transpercée part son contentement ; elle était comme sur un petit nuage, et il lui apparaissait que rien désormais ne pouvait perturber ce petit air de paradis que leur quotidien se donnait. Ses rêves se réalisaient - sa détermination était donc enfin récompensée.

Ce matin-là, la jeune femme se réveilla très tôt ; c'était plus une habitude, qu'une obligation puisqu'aujourd'hui elle ne travaillait pas au bar – et elle avait aussi décidé qu'Aidan non plus, par ailleurs. Elle n'était pas réellement partisane des longues grasses matinées, sauf si cela signifiait qu'elle pouvait se blottir longuement dans son étreinte chaleureuse ; là, évidemment, elle pouvait se prélasser jusqu'à pas d'heure. Aujourd'hui cependant, elle se sentait d'humeur électrique ; cela ne lui était plus arrivée depuis des temps immémoriaux, et pour dire, elle n'avait jamais si bien dormi qu'à ses côtés. Pourquoi ? Parce qu'à l'accoutumée, elle était continuellement hantée par des cauchemars qui ne la quittaient pas, et qui malmenaient son repos. Elle s'était donc forgée un mental résistant aux nuits très courtes. Désormais pourtant, elle était revigorée et une énergie nouvelle pulsait dans ses veines. Elle se rendit dans la cuisine, vêtue simplement de la chemise qu'elle avait subtilisé à Aidan la veille, et commença à se préparer du café avant de se poser devant la télévision qui ne passait que des programmes futiles, qu'elle regarda tout de même. Ses longues jambes étalées devant elle, elle organisait ses idées pour le dîner du soir, ne sachant encore quel dîner ils allaient servir à la famille qu'ils avaient convié ; Billie leur sœur de cœur bien évidemment, ainsi que leur petite nièce, mais aussi Alessia, la cousine du jeune homme qu'elle n'avait jamais rencontré – c'était pour elle l'occasion de connaître un De Conti sympathique, aux dires du bel italien. Puis, elle se rendit dans la salle de bain pour prendre une petite douche rapide ; elle n'était pas encore tout à fait habituée au luxe ambiant qui régnait dans la villa. Tout semblait avoir été dessiné en grand, monumental et précieux ; elle qui était née dans un pauvre coin de Chicago et qui était une bohème dans l'âme, n'avait jamais connu pareil confort, pareil niveau de vie, parce qu'elle avait toujours su qu'elle n'en aurait jamais les moyens. Elle s'y ferait sans doute, songea-t-elle tandis que le jet d'eau s'abattait sur sa chevelure corbeau ; pour Aidan, elle pouvait bien faire cet effort. Après s'être habillée et avoir séché ses cheveux qui prirent une allure sauvage, la jeune femme alla réveiller Aidan qui était encore tout ensommeillé. En attendant, elle s'occupa de Julian ; l'habillant tranquillement en lui murmurant des mots doux qui attisèrent son rire enfantin. Puis, tous le monde fut prêt. Il était temps de faire des courses.

La journée passa extrêmement vite ; Savannah fut par ailleurs satisfaite d'avoir préalablement des décorations de Noël sous la main, sans quoi le décor de la villa aurait été bien terne. Elle n'avait pas des souvenirs particulièrement bons de cette période hivernale ; l'année précédente par exemple, une fusillade s'était déclenchée dans le supermarché, et c'était sans doute pour cela qu'elle était demeurée légèrement tendue lorsqu'ils parcouraient les rayons, néanmoins elle était bercée par une vague d'optimisme ; s'ils recommençaient tout, elle désirait aussi modifier ses habitudes, et ses traumatismes. Faire un trait définitif sur ce qu'elle avait vécût pour en arriver jusqu'ici, ses malheurs et ses souffrances, et simplement profiter du trésor précieux qu'elle détenait à présent ; son amour, son honey, comme elle se plaisait parfois à lui murmurer à l'oreille. Il était désormais huit heures ; elle avait enfilé une robe en laine courte, très simple, bleue avec des rayures mauves et jaune, ainsi qu'un collier auquel elle tenait beaucoup et qui avait autrefois appartenu à sa mère. Cela renforçait la gaîté dans laquelle elle flottait. Julian l'avait aidé un petit peu à décorer l'arbre flanqué dans un coin de la pièce, et elle avait souri largement en le voyant accroché les boules scintillantes à chacune des branches du sapin, avec cet émerveillement d'enfant qu'elle adorait chez lui. Ses yeux se posaient tendrement sur lui, tandis qu'elle songeait que l'acceptation qu'il avait eu envers elle était inestimable. Étonnamment, elle s'était aisément habituée à s'occuper de lui le matin, à l'habiller, lui préparer son petit déjeuner, et le laver ; une habitude qui était devenue si systématique qu'elle n'avait demandé aucun effort, du moins aucun qui n'eut suscité la moindre mauvaise foi. Elle adorait Julian, c'était aussi simple que ça. Tandis qu'elle finissait d'accrocher une guirlande, les mains masculines d'Aidan vinrent se poser sur sa taille fine, provoquant un sourire chez la mexicaine qui se laissa attirer à lui avec malice. « Dis-moi. J'ai besoin de ton avis sur une petite chose. » La jeune femme hocha la tête et sans résistance, se laissa guider jusqu'à la table du salon sur laquelle était déposée un prospectus qu'elle n'avait jamais remarqué auparavant. Elle le regarda plus attentivement, et reconnu l'enseigne immobilière qui servait d'en-tête, et la surprise se peignit sur ses traits. « J'aimerais que ce soit notre maison, si tu es d'accord.» Savannah se retrouva sans voix ; Aidan lui offrait sur un plateau d'argent ce dont, encore une fois, elle avait toujours rêvé. Il lui ôtait les mots de la bouche, si bien qu'elle resta muette l'espace d'une fraction de seconde, alors que ses yeux continuait de fixer l'image de ce logis qu'il lui proposait. Elle imaginait déjà la vie qu'ils pourraient avoir ensemble, là-dedans. Paisible. « Prend ton temps pour réfléchir, tu n'es pas obligé de me donner ta réponse tout de suite. » Et sans qu'ils n'eussent le temps d'en dire davantage, la sonnerie de l'entrée retenti, claironnante.

Billie et River pénétrèrent dans la villa, chacune aussi magnifique l'une que l'autre ; Billie, fidèle à sa beauté naturelle et lumineuse était sublimée par sa tenue visiblement bien choisie, et River dotée du charme similaire de sa maternelle l'éblouie ; elle s'aperçut que sa nièce lui avait manqué. Aidan repartit vers les fourneaux et Savannah s'approcha d'elles, un large sourire aux lèvres. Elle déposa une bise sur chacune des joues qu'on lui présentait, puis tandis que Billie prenait la parole, elle passa son bras sous le sien et lui murmura ; « Je crois qu'Aidan est en train de me faire le plus beau cadeau qui soit. » Sa voix était calme, mais l'excitation perçait derrière ces mots. Mon dieu, la boucle de son bonheur était bouclée.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Ven 11 Jan - 23:21

En soit ça ne se fait pas. Bouder un jour de Noël. Se lever avec le moral dans les chaussette, les chaussettes, tout au fond du placard, et le placard déposé au encombrant depuis trop longtemps. Parce que le moral de Billie est encombrant. Il emmerde le monde se moral à deux balles qui n'en fait qu'à sa tête. Qui fait la gueule lorsque le monde est joyeux. Lorsque le monde cris un joyeux Noël, que la fausse neige s'effondre dans les rues de Los Angeles, que les rires gras des faux père Noël divertisse les enfants.. En parlant d'enfant... Billie chercha du regard sa fille à travers la pièce. C'était son deuxième noël. Un autre dont elle ne se souviendrait pas... Billie eut beau chercher dans la chambre elle ne vit pas de petite bouille brune, aux grands yeux noirs... Un doute s'empara d'elle brutalement. Elle l'avait bien récupéré hier soir à la crèche... Elle l'avait bien ramené à la maison... Elle l'avait bien couché, chanté sa berceuse... Non ? Les secondes découlait dans la pièce soudainement très silencieuse... Non elle n'était pas le genre à oublier sa fille... Pas la prunelle de ses yeux, pas la seule parcelles de son coeur qui battait encore normalement. Les larmes lui montèrent brutalement aux yeux, son humeur s'assombrissant encore plus, et elle détala de sa chambre encore plus rapidement, elle passa dans le couloir, passa la tête dans la salle de bain, vérifia partout, derrière les toilettes, dans la baignoires, sous la douche, même dans le placard, pour un peu elle aurait ouvert la poubelle tant bien même elle la savait trop petite pour dissimuler un bébé. Et puis pourquoi un bébé voudrait-il se dissimuler ? Elle continua à parcourir l'appartement de plus en plus inquiète. Dans ses souvenirs River ne savait pas encore marcher, et elle ne voyait pas réellement comment elle aurait pu se déplacer jusqu'à l'autre bout de l'appartement. L'appartement qui était vide, froid et silencieux, et qui remplissait son angoisse du bruit terrifiant du néant. Elle était une mère horrible. Après plusieurs minutes à courir dans tous les sens, regardant mal, commençant à voir flou et à ressentir la fatigue accumulée. Elle finit par tomber sur sa fille assise sur le lit trop bien fait de Savannah, alors qu'elle passait devant pour la troisième fois. River était minuscule sur le grand lit, assise ses petites jambes croisées l'une sur l'autre, suçant son pousse et dodelinant de la tête, ses grands yeux balayant la pièce, et s'arrêtant sur Billie à deux doigts de fondre en larme. Elle se précipita sur sa fille et la pris dans ses bras avant de se laisser tomber sur le lit de sa meilleure amie et d'essuyer ses yeux. Elle était pitoyable. Comment avait-elle pu penser qu'elle oublierait sa fille à un endroit ? Comment s'imaginer qu'elle pourrait ne pas faire suffisamment attention pour perdre sa fille ?

Malheureusement elle connaissait la réponse et comme elle refusait de l'entendre, elle se contenta de garder sa fille dans ses bras, la berçant en se balançant d'avant en arrière.« Mman» Les oreilles de Billie se réveillèrent en sursaut à l'entente de se son survenu de nul part. Enfin non pas de nul part, mais d'une voix enfouie entre ses bras qui n'avait jamais prononcé encore autre chose que des gagaga et des lalalala et même quelques mamama quand elle était bien motivé. Mais là elle n'était pas folle -quoiqu'elle était tout de même à deux doigts d'en douté tout à l'heure - et était bien sûr de l'avoir entendu prononcé maman en français. Certes un maman un peu mâchouillé, et difficilement compréhensible, mais un maman tout de même. Elle se retourna pour voir Savannah ou quiconque qui pourrait appuyer cette nouvelle mais ne vit évidement personne. Elle chercha un instant dans le vide si jamais une silhouette humaine ne prenait pas forme pour venir complété la petite famille qui rêverait d'être parfaite. Mais rien ne vint. Et personne sorti de l'ombre. Seul la voix de River raisonna encore dans le silence tirant Billie de ses pensées. « Mman» Billy se ressaisit et embrassa sa petite chérie sur le front avant de remarquer l'heure.

Merde ! Elle devait être attendu chez Aidan. Elle soupira. Elle n'avait pas envie de les voir. Elle avait beau les adorer, les aimer plus que tout, les imaginer ensemble depuis toujours, rêver qu'il lui passer la bague au doigt. Pourtant là ce n'était pas le moment. Je veux dire elle ressemblait à quoi elle ? Au milieu d'eux deux ? Etouffé par leur amour grandiose, et parfait ? Ils avaient beau être la famille qu'elle n'avait jamais eu, aujourd'hui elle se rendait compte que ce n'était plus suffisant. Qu'elle avait peut être grandis et que c'était l'heure ou un frère et une soeur n'était plus suffisant. D'un coté c'était mieux que de passer le réveillon seul. Et puis ils étaient la seule famille qu'avait River. Et de toute façon elle ne pouvait pas honnêtement leur dire que les voir aussi heureux la déchirait, qu'elle crevait de jalousie. C'était ridicule et puéril. Et pour quelqu'un qui était sensé être tout à fait à l'aise avec la mort de Birdie, Reaver et compagnie ça le faisait franchement moyen. Calant River sur sa hanche elle se dirigea vers la salle de bain pour se maquiller puis s'habiller, respirer un bon coup et avoir parfaitement normal. Elle sourit à son reflet qui lui répondit avec gentillesse et perfection. Pfiiou elle avait l'air heureuse et épanouis c'était magnifique ! Elle amènerait son saxophone, et jouerait des morceaux de noël, elle ferait danser River et Julian, elle ferait semblant de se gaver de gâteau. Elle finit par habiller River, et par aller chez son frère. Se concentrant sur River, elle toqua à la porte et sourit à ces deux amis. Ils était magnifique. Elle embrassa son frère, et Savannah, et entra dans la demeure. Ils avaient l'air heureux. Elle ferma les yeux un instant. Alors elle l'était aussi. Alors qu'Aidan était entrain d'aller surveiller le repas, Savannah la pris à part. ; « Je crois qu'Aidan est en train de me faire le plus beau cadeau qui soit. » Billie resta silencieuse pendant quelques seconde. Et puis elle se ressaisit et sauta au coup de son amie ; « Il t'a demandé en mariage ??? J'aurais le droit d'être ton témoin. Et puis de faire la musique de ton mariage... J'ai déjà des idées de mélodie qui vous irait plus que bien à tous les deux. Le rythme de votre vie. » L'avantage c'est qu'elle était sûr de ne jamais trop en faire en ce qui concerne ces deux là... Quoique si ce n'était pas ça qu'elle voulait dire, elle aurait l'air franchement con...
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Lun 14 Jan - 20:11

    Depuis combien de temps n'avait-il pas été si heureux ? Aidan osait à peine y penser, de peur que ces moments s'effacent aussi vite qu'ils étaient arrivés. Son bonheur était si soudain, si frêle, que le prononcer à haute voix risquait fort de tout endommager. Ce Noël apparaissait comme l'un des meilleurs moments de sa vie, même si ces précédents n'étaient pas à marquer d'une pierre blanche. Il gardait en souvenir peu de moment comme celui-là où sa famille était réunie, oubliant pour un temps le passé douloureux qui les caractérisait si bien. Il se rappelait avec un tendre souvenir le Noël passé avec Savannah, Billie et Birdie à l'époque, quand la simple pensée d'être ensemble suffisait à faire abstraction de tout le reste. Quand le sujet des fiancailles de son meilleur ami et de sa soeur était son seul point de préoccupation et animait la soirée, chacun cherchant à trouver la cérémonie idéale pour unir ces deux là. A cette époque, aucun d'eux ne pensaient que leur vie serait à ce point bouleversé. Que ce dernier Noël serait le dernier avant une liste si terne et si misérable de ces prochaines années où les réjouissances seraient aussi peu reconnues. Un Noël où Birdie serait présente, dans sa folie contagieuse, à jouer du saxophone pour amuser les enfants. Un Noël où Reaver serait encore présent, pardonnant le moment d'égarement de sa fiancée devenue sa femme, buvant son verre avec joie en bavardant avec Aidan. Une fête où les disparus seraient encore présent pour faire rire les vivants. Ou aucun mensonges, aucune trahisons n'effleurerait leur bonheur si délicat.

    Quand Billie franchit le seuil de la porte, Aidan fut inondé d'une joie nouvelle. Voir sa soeur n'était pas une chose anodine, lui qui veillé sur elle comme la prunelle de ses yeux. Il avait compensé ses longues années de souffrance en se rapprochant d'une autre âme en peine. Billie constituait son seul pilier à l'époque, la seule force capable de le tirer vers le haut lui qui rêvait tant de plier vers le bas. Elle avait été présente à chaque fois qu'il avait eut besoin d'elle, quand il fallait quelqu'un pour penser ses blessures, quand sa solitude commençait à trop peser ... En devenant parent quasiment en même temps, la présence de Billie c'était avéré plus qu'une évidence. Parents célibataires tous deux, ils avaient dû se serrer les coudes et ils s'en étaient plutôt bien sortis. Aidan n'ignorait pas la souffrance intérieur qui animait sa soeur, même si celle-çi mettait un point d'honneur à dire que tout allait bien. Seul quelqu'un comme Aidan, qui avait traversé une douleur semblable, pouvait comprendre et reconnaître une souffrance comme celle-ci. Malgré tout, il ignorait la peine de Billie à venir fêter Noël avec eux. Dans son égoïsme, il avait pensé que le fait d'être enfin avec Savannah allait la réjouir, qu'elle serait comblé de les voir de nouveau heureux, elle qui avait fait pied et main pour les rabibochés. Étouffé dans son bonheur naissant, il n'avait pas remarqué la douleur de sa soeur en passant la soirée avec eux. Comment aurait-il put en être autrement ?

    Une fois seule dans la cuisine avec River, Aidan chercha à oublier l'absence de réponse de Savannah quant à sa proposition d'aménager. Il ignorait encore ce qu'elle dirait et il regrettait maintenant de ne pas en avoir parler avec Billie. Les deux jeunes femmes étaient inséparables, se faisant mutuellement confiance. Billie était une alliée précieuse quant à la vie de Savannah et vice versa. River vint le sortir de ses pensées en plongeant son doigt dans la sauce fumante. « Non, non, non. », dit-il rapidement en éloignant River de toute nourriture à sa portée. Dans la cuisine, il entendit une voix haut perché qu'il reconnut comme celle de Billie. Celle-ci semblait enjouée, une note t'enthousiasme qu'il trouvait peu présente ces derniers temps. Sa curiosité désireuse d'en apprendre plus, Aidan se rapprocha de la porte de la cuisine, tendant une oreille attentive en direction du salon. Malheureusement pour lui, les voix se firent plus discrète et il dût abandonner la partie. Il attrapa l'entrée dans une main et entoura River de son autre bras, revenant au salon. « Billie, j'ai cherché à te décrocher un sourire, donc j'espère qu'avec ces blennies et cette crême fraiche, je serais gagnant. », dit-il en posant le plat au centre de la table. Aidan avait tenu à tout préparer lui même et à perpétuer la tradition française, qui était sa cuisine préférée. River s'en lécha déjà les babines, tout comme Julian qui chercha à attraper l'une des entrées de ses mains grassouillettes. Pour le moment, il n'avait pas remarqué la pile de cadeau trônant sous le sapin, tout comme River qui était encore étrangère à cette tradition.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Dim 20 Jan - 22:39


All You Need Is Love

Vivre dans une maison, dans un simple foyer qui ne pourrait se distinguer que part sa modestie et son allure chaleureuse, c'est ce dont Savannah avait toujours rêvé. Dans sa jeunesse, elle avait vécût dans un foyer qui ne lui apportait nullement ce confort douillet et si nécessaire. Ce dernier n'avait pas eu le mérite de détenir la moindre once de chaleur, si ce n'est les éclats de lumière que lui avait apporté Jackson en la faisant courir follement dans les petits couloirs étroits et glissants de la maisonnée, lui faisant presque oublier à quel point leurs vies étaient pitoyables. Depuis sa plus tendre enfance donc, la jeune Monroe rêvait d'un simple endroit, qu'elle surnommerait son « havre de paix », dans lequel elle imaginait toujours une cheminée pour réchauffer ses membres engourdis, mais aussi son cœur. Savannah se remémorait parfaitement les confessions qu'elle avait faite à Aidan, dans la pénombre nocturne. À l'époque, tous les deux bohèmes, ils vivaient encore sous les toits des vieilles bicoques déglinguées de Los Angeles, et il n'était pas rare que les courants d'airs leur tinrent compagnie, les incitant à se serrer l'un contre l'autre pour se maintenir au chaud ; c'est dans ses bras qu'elle avait compris la définition réelle du « chez soi ». Et elle se souvenait encore des mots qu'il murmurait parfois contre son oreille, qu'il la pensa endormie ou non ; « Tu auras tout ça, Savie. Ça prendra peut-être du temps, mais je te le donnerai. » Ses paroles s'étaient scellées aux tréfonds de son être, à l'instar d'une promesse inaltérable.

Savannah avait donc murmuré ses mots avec un enthousiasme éclatant, presque autant que son sourire qui semblait receler mille mystères, comme à l'accoutumée. Son excitation, bien qu'habilement contenue, bouillonnait en elle et jetait des étincelles sur l'intérêt vif de Billie – à tel point que lorsqu'elle arriva sur ses derniers mots, elle nota distinctement la lueur de surprise qui s'alluma dans le regard de la jeune femme. Évidemment, Savannah ne s'attendait pas à ce que ses semi-confidences mèneraient la Salinger à des conclusions encore voilées. « Il t'a demandé en mariage ??? J'aurais le droit d'être ton témoin. Et puis de faire la musique de ton mariage... J'ai déjà des idées de mélodie qui vous irait plus que bien à tous les deux. Le rythme de votre vie. » Savannah, qui venait de passer son bras sous celui de sa sœur pour l'inciter à s'approcher d'elle, sentie son cœur s'envoler hors de sa poitrine lorsqu'elle se jeta à son cou, plus enthousiasmée encore qu'elle ne l'était elle-même. Elle se figea l'espace d'une fraction de seconde, comme pour démêler le flot ininterrompu de paroles qui s'était écoulé hors des lèvres de la belle française. Elle n'aurait jamais pensé qu'elle puisse songer à une demande au mariage, mais en y réfléchissant davantage, elle devait bien admettre que le mystère qui l’auréolait aurait pu tromper n'importe qui. « Pas encore, cariña, » répondit-elle avec un sourire indulgent. « Si ça avait été ça, crois-moi que tu aurais été la première au courant, à la minute près. » ajouta-t-elle en passant un bras autour de ses épaules afin de la serrer contre elle. Oui, n'importe qui aurait pu deviner une proposition maritale. Le seul problème, c'est que la Salinger n'était pas n'importe qui et c'est à cette seconde précise qu'elle commença à réaliser qu'elle n'avait plus eu de réelles discussions – c'est-à-dire, comme elles avaient toujours eu l'habitude d'en avoir lorsqu'elles vivaient ensemble – avec elle depuis au moins une semaine. À cette idée, son estomac se distordait nerveusement, coupable. Nimbée de bonheur, peut-être aveuglée par une satisfaction aussi intense, elle n'avait pas pensé aux conséquences que son absence pouvait causer sur Billie – surtout qu'elle n'avait fait que glisser de leur appartement, à la villa d'Aidan, sans de réelles déclarations. Elle s'éclaircit la gorge pour poursuivre ses mots, ne sachant plus vraiment comment réagirait Billie à son annonce. « Aidan m'a proposé de m'installer avec lui, dans une maison à Venice. » Elle posa un regard à la fois bienveillant et scrutateur sur la jeune femme, guettant le moindre tic qui pourrait agiter son visage et lui apprendre la pensée de son amie. Dans un sens, son sens de l'observation et sa perspicacité lui avaient toujours permis de lire les gens comme des livres ouverts, et la française ne faisait pas exception à la règle ; elle attendait juste de reprendre le fil de sa lecture, percevant pourtant un certain malaise – habilement dissimulé – chez la jeune femme. « Je ne lui ai pas encore répondu, » murmura-t-elle, alors qu'Aidan était encore dans la cuisine dans l'évidente intention de finir la préparation des entrées. « Je crois que j'ai surtout besoin de savoir si tu iras bien. » Avec le loyer, mais aussi avec ta solitude, semblait ajouter son silence. Pourtant, elles savaient tout les deux que l'impulsion qui l'attirait vers Aidan était irrépressible ; elle serait incapable de dire non au De Conti, quitte à se montrer malgré elle égoïste envers l'être qui l'avait le plus épaulé jusqu'ici.

Aidan revint dans la salle de séjour, une entrée appétissante à la main et presque systématiquement, un sourire lumineux vint apparaître les lèvres vermeilles de la Monroe. Dès lors qu'il entrait dans son champ de vision, son myocarde entier s'émouvait ; elle avait l'impression d'avoir quinze ans et de découvrir ce qu'était exactement, les premiers spasmes que l'amour génère à travers le corps. D'un geste, elle convia Billie à s'asseoir, tandis qu'Aidan disait ; « Billie, j'ai cherché à te décrocher un sourire, donc j'espère qu'avec ces blennies et cette crème fraiche, je serais gagnant. » Savannah observa attentivement ce qu'il présentait au centre de la table ; ayant été bannie de la cuisine par les soins amusés du De Conti qui tenait absolument à ses traditions françaises, elle n'avait pas eu le luxe d'observer la préparation des plats et était donc aussi surprise que pouvait l'être Billie. D'autant plus qu'elle n'avait jamais mangé de blennies de toute sa vie, et était particulièrement curieuse. Savannah se pencha pour prendre River et Julian dans ses bras – installant l'une entre Aidan et elle, et le second entre l'italien et Billie. Déjà leurs doigts habiles se tendaient vers la nourriture, un air gourmand sur le visage qui fit littéralement fondre la Monroe ; ça lui faisait extrêmement plaisir qu'ils soient réunis autour de cette table, après tant de temps. Ils étaient une famille, une vraie. À cet instant, River pointa sa mère du doigt, et prononça un «Ma-man, » parfaitement distinct, qui fit ouvrir des grands yeux à la mexicaine.
© fiche créée par ell

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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Mer 30 Jan - 21:10

Savannah avait l'air radieuse. En voyant le visage frai, reposé, teinté d'amour, de bonheur, Billie espérait que dans le fond elle même n'avait pas trop une tête de déterrée. Elle faisait un effort surhumain pour avoir l'air parfaite en toute circonstance et craignait qu'à force son masque se craquelle, et que l'illusion disparaisse. Elle ne voulait plus revoir les regards peinés, les mains tendus vers elle, comme si elle allait tomber. Elle ne voulait pas être un homme à la mer à qui on se doit de lancer une bouée de sauvetage. S'il y avait quelque chose que Billie détestait c'était sa faiblesse. Elle avait toujours admiré Birdie pour sa force de caractère, sa manière de survoler les problèmes avec un sourire radieux alors qu'elle même se pliait sous le vent affreux de ses déboires familiaux. La vie sembler tenter sans cesse de l'éradiquer, comme si elle était une erreur de la nature, et elle pliait, et elle pleurait, en silence, et dans le noir, lorsque tout le monde est assoupis, lorsque personne ne l'entend. Elle avait honte de ses plus grandes faiblesses, elle avait honte de trébucher, de se prendre les pieds dans le tapis, de se réveiller la nuit en hurlant, terrifier par de vieux démon enfouit qu'elle ne parvenait par à faire ressortir. C'était forcément peine perdu, elle préférait fermer les yeux de toute ses forces et attendre que tout disparaisse comme par magie. Parce que sinon elle ne voyait pas comment les autres pouvait faire pour tout supporter. Si les choses ne disparaissait pas comme ça, lorsqu'on ferme les yeux, comment les gens font il pour avancer? Pour oublier ? Billie battis un instant des paupières reléguant ses problèmes aux deuxièmes plans. Elle respira un plein poumon, laissant le léger fumet de la cuisine caresser ses narines, laissant l'air doux d'un noël qui s'annonçait trop radieux alléger la lourdeur de ses poumons. Elle releva les prunelles vers Savannah, jouant de son habituel enthousiasme pour dissimuler à merveille les fêlures qu'elle haïssait. Etre jaloux de leur bonheur n'était pas possible. Elle ne pouvait pas se le permettre. « Pas encore, cariña, » la voix douce au timbre lourd de son ami enveloppa ses oreilles d'une douce mélodie, et insinuèrent un doute dans l'esprit de Billy. Si ce n'était pas un mariage, qu'est ce que ça pouvait être ? Un enfant ? Aidan commençait à être habitué au paternité précoce. Enfin elle exagérait. Et Julian était le plus beau garçon au monde. « Si ça avait été ça, crois-moi que tu aurais été la première au courant, à la minute près. » Billie afficha un sourire radieux, visiblement satisfaire de la promesse qui se jouait là en demi teinte. En même temps elle espérait bien qu'elle serait de toute façon la première au courant. Savannah et Aidan était ses âmes soeurs à elle, ceux qui ne pouvait pas s'écrouler sans détruire son monde à elle. Ils étaient ses pilliers immortels, sa famille. Et même si leur bonheur apparaissait parfois comme un fardeaux trop lourd pour ses frêles épaules, le manque causé lorsque se fardeaux n'était pas présent semblait encore plus important et vicieux. Billie se laissa serrer dans les bras de Savannah, profitant de la chaleur de son amie pour se sentir revivre à petit feu. « Aidan m'a proposé de m'installer avec lui, dans une maison à Venice. »

Si quelqu'un avait pu se trouver dans le cerveau de Billie au moment ou la nouvelle était tombée, alors elle aurait probablement entendu les morceaux de verre se briser un peu partout, écorcher chaque partie viable de ce muscles de l'intellect. Elle était heureuse, elle se devait d'être heureuse. Pourquoi alors le silence macabre de son appartement désormais vide raisonnait à ses oreilles ? Le visage impassible, au sourire figée ne trahissait rien, mais au cas ou Billie serra Savannah dans ses bras, son visage disparaissant dans le creux du cou de son amie. « Je suis heureuse pour toi bella » souffla Billie avec la totalité de l'air qui semblait encore résider dans ses poumons. « Je ne lui ai pas encore répondu, » Billie envisagea de rester indéfiniment là, dans les bras de son amie, la tête figée là ou personne ne pouvait la voir, les yeux clos sur son présent, sur son avenir, sur son passée, sur son être tout entier. « Je crois que j'ai surtout besoin de savoir si tu iras bien. » Billie reçu une décharge électrique. Evidement qu'elle n'irait pas bien. Mais ce n'était pas une réponse acceptable. Elle ne pouvait pas briser le bonheur des deux personnes les plus chères à son existence parce qu'elle même n'était pas capable de respirer correctement. Elle ferma les yeux encore plus fort, visualisa un évènement réellement heureux. La dernière fois qu'elle avait sourit avec une douceur infinie, la dernière fois que tout lui avait paru léger. Puis elle se détacha un peu de Savannah pour planté ses iris dans ceux de son amie. Le visage serein, calme, souriant. « Bien sûr que ça ira. Je suis grande bella. Il est peut être temps que l'oiseau prenne son envole et apprenne à voler de ses propres ailes. » après tout elle était mère. Elle avait sa propre famille, et ne pouvait pas continuer de grandir dans le cocon doucereux d'une colocation parfaite.

Elle se retourna à l'arrivée triomphale d'Aidan, ramenant les entrées, et River dans ses bras. Aidan l'apostropha gentiment, tirant effectivement un sourire à la brunette, qui renchérit. « En même temps je ne suis pas non plus particulièrement dure à faire sourire normalement. Et puis j'ai faim. » Oui elle avait faim. Comme toujours finalement. Mais elle savait bien que quelques bouchée plus tard elle sentirait son estomac se nouer sur le peu d'aliment avalé, et refuserait d'avaler quoique ce soit d'autre. Toute la famille s'installa autours de la table ou était assortis toute sorte d'entrée délicieuse qui faisait déjà saliver les deux petits mômes près à ce ruer sur la nourriture, maintenant qu'il pouvait manger autre chose que des pots de bébé. Alors que tout le monde était tranquillement assis dans les canapés, River pour la troisième fois de la journée se tourna vers Billie pour lui lancé un maman de plus en plus audible. Billie souris naturellement lançant un regard remplir d'amour à sa fille. « Ah oui je ne vous ai pas dit. Elle parle. Elle marche probablement aussi.. Ou gambade bien aussi. J'ai cru l'avoir perdu avant de venir... Elle s'était réfugier dans ta chambre Savie. » pensant-alors que River trouverait ça bizarre de ne plus avoir Savannah à la maison. Mais peut être que ça pourrait lui faire une chambre à elle toute seule. Elle porta un toast à ses lèvres, et servit un verre à tout le monde de dire. « A vous deux, à nous tous. Et a votre futur maison à Venice. » Au moins l'accord serait scellé, et il n'y aurait probablement plus de discussion sur le sujet qui viendrait tenir le peu de sa bonne humeur de Noël.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Mar 5 Fév - 18:50

    Pourquoi Billie tenait-elle tellement à garder pour elle cette profonde solitude qui l'habitait ? Aidan ne voyait rien ou ne voulait pas voir. Il ne pouvait qu'entrevoir la dure réalité : Billie n'était pas heureuse. Etre heureux, sa signifiait quoi, dans le fond ? Aidan se sentait heureux quand il regardait Julian ouvrir les yeux, quand il sentait l'air californien sur lui après un bon footing, quand ... Non, tout ça c'était des conneries. La réalité était tout autre. Le bonheur ça ne s'achetait pas, c'était quelque chose de si petit, si léger et éphemère, que le ressentir devait requérir des facultés particulières. C'était peut-être l'une des raisons qui faisait qu'Aidan était aveugle à la détresse d'autruis, qu'il ne faisait plus attention car lui même ignorait tout son sens. Mais Billie n'était pas n'importe qui, ce n'était pas n'importe quelle nana faisant son entrée dans sa vie telle une débutante. Billie, c'était son tout. Alors pourquoi choisir de ne rien voir ? Pourquoi se montrer si égoïste devant la détresse d'une personne qui vous a apporté un peu de stabilité et si ce n'est pas ça, un peu d'amour ? De l'espoir aussi, parce que sans elle, peut-être n'aurait-il pas vécu assez longtemps pour apprendre que Savannah était encore en vie. Il n'aurait alors jamais connu la fin tant attendue qui se déroulait sous ses yeux aujourd'hui. Nier. Nier l'évidence car la vérité fait mal, car voir les choses dans leur ensemble vous donnent la nausée. Choisir de s'éloigner, car la tristesse de l'autre vous met mal à l'aise, car la douleur se propage aussi vite que la peste et que vous n'êtes pas prêt à tout recommencer. Retrouver l'horrible vérité qui c'est imposé à vous, la douleur, la souffrance, le chagrin et toutes ces choses affreuses que vous laissez derrière vous, du moins, en espérant que cela se passe ainsi.

    Aidan fit alors son entrée dans la pièce. Visiblement, les deux jeunes femmes avaient eu une discussion plaisante au vu du sourire enchanteur de Savannah. Billie se montrait plus discrète, comme à son habitude, mais son visage s'éclaira quelque peu devant son entrée en fanfare. Aidan savait exactement de quoi elles avaient parlé, il n'avait pas besoin de tendre ses oreilles pour deviner leur centre d'intérêt. Visiblement, la nouvelle avait été plutôt bien accueillie par Billie, au vu de son calme apparent. Cependant, Aidan n'était pas dupe. Si Savannah quittait définitivement leur appartement, elle emporterait avec elle le peu de stabilité dans la vie de la Salinger. Elle disparaîtrait tout autant que la lumière de sa présence, une lumière dont Aidan, égoïste, ne pouvait plus se passer. Savannah était plus qu'une simple amie pour Billie, c'était une soeur, de la même façon que Billie faisait entièrement partit de la famille d'Aidan. « En même temps je ne suis pas non plus particulièrement dure à faire sourire normalement. Et puis j'ai faim. », dit-elle, soudain plus alerte. Aidan garda pour lui ce ressentit. En vérité, il savait que Billie trouvait difficilement le sourire ces temps-ci. Tout ce à quoi elle pouvait se rattacher se trouvait dans cette pièce. Elle n'avait personne d'autre, tout comme Aidan et Savannah. Leur trio était ce qui ressemblait le plus à une famille dans leurs vies, le tout s'ajoutant à Julian et River qui semblaient encore bien insouciant de la vie agitée de leurs ainés.

    La famille aussi soudée que disparate se mit à table. Aidan songea alors que si quelque chose devait arriver de grave, il aurait au moins vécu cet instant. Il pourrait graver dans sa mémoire le regard rond et gourmand de River, le visage souriant et aimant de Savannah, les yeux hésitant de Billie cherchant à ressentir chaque odeurs ... Oui, il pourrai ce rapeller de cette journée dans les moindres détails. « Maman », prononça alors River, stoppant Aidan dans son geste. Seuls Julian et Billie semblaient ne pas être surprit par ce brusque tintement de voix. Savannah et Aidan échangèrent un regard. « Ah oui je ne vous ai pas dit. Elle parle. Elle marche probablement aussi.. Ou gambade bien aussi. J'ai cru l'avoir perdu avant de venir... Elle s'était réfugier dans ta chambre Savie. », annonça Billie pour couper court à leurs airs hagards. Un pincement au coeur se fit ressentir dans la poitrine du De Conti. Ce genre de remarque, bien que totalement inoffensive de la part de Billie, le rendait à la fois nerveux et inquiet. Il savait combien Savannah était importante au sein de l'équilibre de River, mais aussi dans la vie décalée de la Salinger. Savoir sa filleule, qu'il aimait énormément, chercher Savannah qui bientôt serait absente, vint réveiller une sourde culpabilité qu'il tenta de cacher en nourrissant son fils. Visiblement, cette gêne n'échappa pas à Savannah qui lui fit un léger sourire, une petite consolation qui lui passa au travers comme une lame tranchante. « A vous deux, à nous tous. Et a votre futur maison à Venice. » , lança alors Billie. Aidan leva sa coupe et celle de Savie vint bientôt se joindre aux autres. Le tintement de verre vint percer le bonheur d'Aidan encore un peu plus. « Merci. Tu sais, la maison dispose d'une chambre d'amie superbe et j'avais pensé la retaper pour vous deux. », dit-il en désignant River du menton Il était évident pour lui qu'une part de cette maison était autant à Billie et River, qu'as eux. Il ne supporterait pas l'idée de les perdrent en prenant la décision de vivre ailleurs. Savannah se leva alors, allant récupérer une carafe d'eau pour les gorges asséchées des enfants. Aidan en profita immédiatement pour parler avec Billie : « Je suis désolé, j'aurais dû t'en parler plus tôt. J'veux pas que tu te sente mise de côté Chou.», lui dit-il, affectueusement. En réalité, c'était exactement ce qu'il faisait en choisissant de vivre avec Savanah et en privant Billie de sa présence.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Lun 25 Fév - 13:45


All You Need Is Love

Parfois, on ferme les yeux pour ne pas voir, mais nous continuons tout de même à percevoir. Nos sens sont affûtés de telle sorte à ne pouvoir ignorer les divers signaux que chacun s'adresse mutuellement, des messages d'amour et de tendresse, ou d'alerte et de détresse. Si Savannah pouvait être dotée d'un talent inné, ce serait bien celui de déchiffrer les âmes comme des livres ouverts, en observer les atours, ainsi que les versants les plus cachés, en découvrir plus que n'importe qui. Dès que son annonce dépassa ses lèvres vermeilles, elle perçut l'enclume symbolique qui pesa soudainement sur les épaules graciles de Billie, ce poids qui jusqu'ici avait été soutenu à bout de bras par les deux jeunes femmes, avec une unité telle qu'elles parvenaient à l'oublier dans les bons jours. Apprendre son futur déménagement à Billie, c'était abandonner momentanément ce soutien quotidien. C'était lui conférer la totalité de ses responsabilités. C'était lui rappeler qu'elle était mère et adulte désormais et qu'il faudrait savoir se servir de cette indéniable force qui la caractérisait à bon escient. Et bien que le masque jovial de la Salinger scintillait de ravissement, Savannah n'eut aucun mal à déceler son malaise ; n'avait-elle pas vécût suffisamment longtemps avec elle pour connaître les moindres détails des réflexes défensifs de sa personne ? Elle sentit son cœur se tordre sous la pensée de laisser Billie seule, face à ses propres démons, dans leur petit appartement vide de chaleur humaine. Pourtant, elle ne pu se résoudre à commenter cette façade que Billie échafaudait soigneusement. À cet instant, elle estima plus simple de feindre l'ignorance en attendant de trouver une solution, car l'enjeu était trop important désormais. C'était sa vie avec Aidan qui se jouait, et bien qu'elle se sentait déchirée par les devoirs de son cœur – balance infernale entre amant et amitié – elle ne pouvait pas renoncer à ce qui s'offrait enfin à elle, au profit des soins qu'elle aimerait prodiguer à sa petite sœur. Ces dernières années, Aidan avait été sa priorité. Il l'avait toujours été. Il était hors de question d'attendre plus longtemps. Ce temps était révolu.

« Je suis heureuse pour toi bella, » Billie plongea dans ses bras qui s'entrouvrirent pour accueillir la jeune française. Savannah l'étreignit avec force contre elle, déposant un baiser chargé de tendresse sur son front et légèrement imbibé de culpabilité. Elle savait parfaitement que ça allait être dur pour son amie, c'est pourquoi elle voulait s'assurer que ça irait pour elle, avant toute chose. Elle sentit Billie s'abandonner plus profondément dans son étreinte, et à cet instant, Savannah aurait aimé pouvoir contempler son visage pour en distinguer les expressions contradictoires. Mais en soi, elle n'en avait pas même besoin. Elle savait déjà ce qui allait sortir des lèvres de Billie ; un mensonge. Lorsque la Salinger s'écarta légèrement pour offrir ses traits fins au regard perçant de la mexicaine, cette dernière fut surprise d'y découvrir une sérénité nouvelle qui lui insuffla un doute ; peut-être que ça ira en fin de compte, non ? Peut-être s'estimait-elle plus indispensable qu'elle ne l'était en réalité, peut-être que Billie saurait trouver son équilibre sans elle … peut-être, peut-être. « Bien sûr que ça ira. Je suis grande bella. Il est peut être temps que l'oiseau prenne son envole et apprenne à voler de ses propres ailes. » Un sourire éthéré et tendre vint étirer les lèvres rosées de la Monroe, qui écarta une mèche brune derrière l'oreille de la jeune femme. Oui, elle devait prendre son envol. Cela ne signifiait pourtant pas qu'elle devrait atterrir bien loin de son nid, car Savannah demeurerait toujours présente pour elle, au besoin. Et elle espérait qu'elle le savait. Que ce n'était nullement une coupure, ou une séparation. Que c'était un besoin qu'elle devait assouvir, et que pour la première fois depuis des années, elle commençait à penser à elle-même et à faire des projets concrets. Et que ça ne signifiait pas pour autant qu'elle arrêterait de penser à elle, à sa filleule, ou à l'écarter de sa vie. Ça, jamais.

Aidan revint dans la pièce les mains chargées d'entrée et bientôt, ils passèrent à table. Savannah s'occupa d'installer les enfants sur leurs chaises tandis que les deux autres discutaient cuisine française, et bientôt, ils étaient réunis telle une famille. À cette idée, son cœur se réchauffa considérablement ; c'était bien la seule qu'elle avait, dernièrement. Elle eut une pensée pour Jackson, espérant sincèrement qu'il passait une soirée aussi agréable que la sienne en ce soir de Noël ; plus encore, elle priait pour lui, et surtout qu'il ne lui arrive rien. Puis, ses pensées furent interrompue par la petite voix de sa filleule qui appelait sa mère et une mine surprise s'imprima sur ses traits. River parlait ? Depuis quand ? Comment ? Waouh. Comment avait-elle pu rater ça ? « Ah oui je ne vous ai pas dit. Elle parle. Elle marche probablement aussi.. Ou gambade bien aussi. J'ai cru l'avoir perdu avant de venir... Elle s'était réfugier dans ta chambre Savie. » Savannah esquissa un sourire, légèrement fané tandis qu'elle posait un regard affectueux sur sa filleule. La petite regardait autour d'elle avec de grands yeux qui témoignait d'un éveil épanoui, et elle sentit son cœur fondre. Qu'est-ce que ça serait de ne plus avoir la petite avec elle, contre elle, chaque soir ? Ses yeux se posèrent sur Aidan qui semblait tourmenter par les mêmes pensées qu'elle, et elle lui adressa un sourire discret et consolateur. Elle savait qu'il se sentait aussi coupable qu'elle, pourtant, elle savait aussi qu'ils ne renonceraient nullement l'un à l'autre. À cet instant, elle aurait aimé sentir sa main dans la sienne, mais une longue inspiration imperceptible fut son seul réconfort.

« A vous deux, à nous tous. Et a votre futur maison à Venice. » Savannah imita les deux autres en saisissant sa coupe et le tintement du verre résonna faussement à ses oreilles. Elle ne fit aucun commentaire, ce qui était bien contraire à son habitude, lorsqu'Aidan pris la parole. « Merci. Tu sais, la maison dispose d'une chambre d'amie superbe et j'avais pensé la retaper pour vous deux. » Le cœur de Savannah s'emballa sous l'initiative de la belle mexicaine qui renchérit ; « C'est une merveilleuse idée ! Comme ça, River pourra rester lorsque tu feras tes concerts le soir, et tu pourras aussi rester si tu le désires, au lieu de refaire le trajet en entier jusqu'au centre … » commença la jeune Monroe, avant de s'interrompre. « Enfin, c'est toi qui vois. » ajouta-t-elle, avant de se lever pour aller chercher une carafe d'eau. Savannah s'éclipsa jusqu'à la cuisine high-tech.Elle remplissait le récipient, regardant pensivement la réflexion de son image dans la vitre de la fenêtre, lorsqu'elle perçut un mouvement à l'extérieur. Elle plissa légèrement les yeux, comme pour distinguer plus clairement quelque chose, lorsqu'une silhouette se détacha distinctement dans l'ombre. Elle sursauta vivement, et la carafe lui échappa des mains, avant de se briser violemment sur le sol. « Mierda ! » pesta-t-elle contre elle-même, avant de relever les yeux vers l'extérieur. Rien. Avait-elle rêvée ? « Aidan ! » appela-t-elle. Un raclement de chaise se fit dans la pièce d'à côté et bientôt, le jeune italien poussa la porte, une mine inquiète sur le visage. « Il y avait quelqu'un dehors, qui observait … » commença-t-elle.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Sam 2 Mar - 11:06

Billie était le genre de femme sur indépendante, secrète, que rien ne devait atteindre. Elle n'avait pas de gros nez, mais a elle seule elle était un roc, un cap, une péninsule, que ni le vent, ni les vagues de deux mètres ne pouvait abattre. Elle pouvait être submergé un moment... mais l'eau se retirait toujours, et elle respirait à nouveau. Elle se considérait comme une pro de l'apnée, comme un guerrier sans scrupule, comme un agent secret des phénomènes ravageurs. Enfin disons seulement que c'était son idéal à atteindre, et que la seule chose de tout ça qu'elle possédait réellement était une volonté de fer. Alors quand bien même rien allait, que tout s'effondrait qu'elle suffoquait, elle restait forte, se bouchait le nez, et gardait l'air, jusqu'à s'évanouir s'il le fallait. Elle n'était pas forte, elle était surtout con et borné et rêvait d'être forte. Elle jouait sur les mots, jouait sur tout, et principalement sur sa vie. Elle ne voulait rien rajouter sur les épaules de ses amis. Eux aussi avaient souffert. Ils méritaient leurs moment de bonheur. Ils n'avaient pas besoin d'une gamine qui ne sait soudainement plus gérer son deuil, son traumatisme et toutes les conneries du genre. Noël était sensé être un moment merveilleux en famille, ou l'on se pétait le bide, ou l'on riait, ou l'on s'offrait des cadeaux, et si l'année avait été bonne, on se soulait la tête à coup de champagne pétillant qui faisait brillé les yeux et les coeurs. Il n'y avait pas la place pour du malheur à noël, ni jamais. C'était déjà la crise, la montée du chômage, la planète entrait déjà suffisamment dans une période d'autodestruction pour qu'on en rajoute encore et encore avec ces problèmes personnels. Alors Billie se faisait petite. Elle se faisait souris pour pouvoir disparaître. Peut être aussi parce que si elle était petite son coeur le serait aussi plus petit et ne pourrais plus enfler. Peut être aussi que lorsqu'on est trop petit les sentiments finissent par disparaître, que l'on ne peut plus ressentir. Billie ne le disait pas mais elle y pensait parfois. Ne rien ressentir. Elle se disait qu'elle avait trop regarder ces histoires de vampire à la télé. Que l'on ne pouvait pas vraiment turn it off que c'était bien trop simple. Bien trop agréable aussi. Bien trop idéal. Tout oublié, en tournant le bouton. Tout réparer. a tout jamais.

Mais ça ne marchait pas comme ça. L'air continuait de passer à travers ses poumons. Déchirant tout sur son passage. La vie continuait. Ne s'améliorait pas, et la ruait de coup. Le temps n'améliorait pas les choses, elle semblait l'empirer. La fatigue commençait à se faire sentir, mais elle ne pouvait pas s'endormir pour autant. Le manque d'appétit lui tordait le ventre, mais elle n'arrivait presque rien à avaler pour autant. Le deuil ne se faisait pas, le vide s'agrandissait. Elle reconnaissait en River son regard, son sourire.. Elle souriait, brillamment, attendant que ça passe, que le malaise diminue. Le dîner passait sous ces yeux comme un paysage défilant à travers la fenêtre d'une TGV. C'était éreintant, et ça ne menait à rien. Savannah allait s'en aller vivre avec Aidan, il ne lui resterait plus rien. Installée à table, souriante, levant son verre à ses amis, elle sentait ses pieds se crisper sous la table, marquer son décalage. La voix de sa fille se fit entendre, et Billie sourit plus naturellement son regard s'emplissant d'une tendresse légèrement triste, son coeur loupant un battement. Elle était même une mère à coté de ses pompes. C'était sûr qu'elle n'y arriverait pas toute seule. Mais elle était toute seule, et elle devait y arriver. Elle n'avait pas à ennuyer les autres avec ses problèmes. Après tout c'était justement pour ça qu'on les appelait ses problèmes. Et pas les leurs.

« Merci. Tu sais, la maison dispose d'une chambre d'amie superbe et j'avais pensé la retaper pour vous deux. » Elle sentit son coeur se serrer à cette proposition. Est-ce qu'il avait saisit le truc ? Elle se qu'il s'était rendu compte de son malaise ? Décidément plus nerveuse maintenant elle ne pu pas s'empêcher d'entourer ses mèches de cheveux autours de ses doigts concentrant son regard sur sa charmante petite fille dont le regard lui broyait le coeur. « C'est une merveilleuse idée ! Comme ça, River pourra rester lorsque tu feras tes concerts le soir, et tu pourras aussi rester si tu le désires, au lieu de refaire le trajet en entier jusqu'au centre … » Sous la table les pieds de Billie se crispèrent encore un peu plus. Elle ne savait plus ou se mettre. D'un coté elle savait bien qu'elle avait peur d'habiter toute seule dans son appartement. Sans compter qu'elle aurait potentiellement des problèmes avec le loyer. Mais clairement l'idée de s'imposer même seulement pour certaine soirée lui tordait le ventre. Elle était supposé être grande. « Enfin, c'est toi qui vois. » Billie baissa légèrement pas la tête, ne sachant pas trop quoi répondre. C'était plus facile de faire semblant d'être heureuse que de réellement répondre à une question dont elle n'avait pas la réponse. « Oui surement... Mais je vais probablement me prendre un appartement plus petit... Et puis... Il faut que je grandisse aussi. » Dit comme ça ça faisait sacrément con. Comme si depuis des années elle avait l'impression d'avoir régressé... Ce qui était probablement vrai si on y pensait bien. Elle était probablement bien plus responsable lorsqu'elle était seulement fiancé à Reaver, bien vivant, et qu'elle avait une jumelle totalement déjantée qu'il fallait contrôlé à l'occasion. Depuis que tout se barrait en cacahuète elle avait parfois réagit de la plus étrange des manières.

Le bruit de la carafe s'étalant sur le sol terrifia Billie qui fit un bon sur sa chaise poussant un léger cris de surprise, assaillit d'un flash peu agréable qui l'empêchait de dormir toutes les nuits. Ca n'allait pas lui arriver en plein jour tout de même. « Mierda ! » La voix de la Monroe rassura Billie qui se leva pour prendre River dans ses bras qui s'était mise à pleurer au cris de sa mère et aux bruits des éclats de verre. Elle serra sa fille contre elle marchant dans la pièce, sentant la chaleur contre son torse la rassurer elle aussi. Elle se mis à freudonner l'une de ses mélodies dans les oreilles de sa fille. « Aidan ! » Elle laissa son frère rejoindre Savannah dans la cuisine, continuant de promener doucement River dans ses bras. Mais les minutes défilait et le silence qui se faisait semblait la stresser. Julian se mit à pleurer aussi et elle s'avança vers lui, s'asseyant sur le sol prennant les deux enfants dans ses bras. Et les balançant d'avant en arrière, elle leur chantait sa mélodie pour les calmer. Mais Aidan et Savannah ne revenait pas, et Billie s'inquiétait, alors qu'elle avait enfin réussit à calmer les enfants, elle prit River contre elle et Julian par la main pour aller rejoindre Aidan et Savannah dans la cuisine. « Que se passe-t-il ? Tout va ... » sa voix se brisa sur le visage inquiet de Savannah. « Ou es Aidan ? » murmura-t-elle comme si sa voix ne pouvait pas émettre plus de son.
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MessageSujet: Re: All you need is love ð Le trio.   Mer 6 Mar - 13:58

    L'appartement avait été décoré pour l'occasion. Le petit studio qu'occupaient Savannah et Aidan était imprégné par un air de fête. Noël approchait à grand pas et pour fêter ça, le petit couple avait décidé de s'offrir un festin. Bien sûr, tous deux savaient très bien que ces dépenses creuserait un énorme trou dans leurs maigres économies. Savannah travaillait comme une dingue pour les faire vivre, pour payer factures et courses en tout genre. Aidan faisait de son mieux pour la soulager, acceptant tout et n'importe quoi susceptible de lui rapporter un peu, mais son statut d'ex taulard jouait souvent contre lui. Il n'était plus un gosse de riche, il devait accepter de se salir les mains pour soulager Savannah qui, elle, ne rechignait jamais à la tâche et trouvait encore le moyen de sourire en rentrant épuiser de ses services de nuit. Il aurait voulu faire plus, beaucoup plus pour que leur vie change, pour que leurs rêves prennent enfin forme. En rentrant du travail, du moins du chantier où il c'était cassé le cul pour trois sous, il avait été émerveillé de la décoration flamboyante du studio. Tout d'un coup, sa colère disparue presque aussitôt et il se rua vers Savannah qu'il encercla de ses bras avant de se laisser aller contre son épaule. Elle avait tout fait pour que ce Noêl soit le plus beau qui soit et pour lui, c'était le meilleur. Après avoir prit une douche, il la rejoint autour de la table et ils passèrent un excellent moment à déguster champagne, dinde et buche de Noël. « Un jour, j'te le promet amour, je t'offrirais tout ça sans qu'on se serre la ceinture pendant des mois. Je t'offrirais cette maison sur Venice qui te fait rêver et on l'ouvrira ce restaurant. Je te le promet mon amour, même si ça doit mettre des années. » et il l'avait embrassé, scellant cette promesse autour d'un long baiser. Plus tard dans la soirée, des toquements à la porte les avaient brusquement sortit de leurs rêveries. Etincellante dans sa robe doré, Billie avait fait son entrée, une bouteille de champagne en main, un sourire déjà farouche sur le visage. « Joyeux Noël ! On c'est dit qu'on pouvait bien boire un coup tous ensemble afin de fêter dignement cette fin d'année, non ? ». Pour souligner ses propos, Reaver sortit de l'ombre, un jeu de carte flamant neuf brandit en l'air. Cette soirée là n'avait rien eut d'extravagant en soit, mais ils avaient joués très tard dans la nuit, à se soualer comme des âmes innocentes en pensant à l'avenir prometteur qui les attendaient.

    ***

    « Oui surement... Mais je vais probablement me prendre un appartement plus petit... Et puis... Il faut que je grandisse aussi. », Concéda Billie, se voulant mesurée. Mais son petit manège ne trompait personne, surtout pas Savannah et Aidan assis près d'elle. Aidan la connaissait par coeur, il savait lorsqu'elle mentait, lorsqu'elle était ivre et qu'elle cherchait à le cacher, lorsqu'elle se disait pleine de vie et qu'elle se laissait peu à peu choir ... Il la connaissait. De la même façon, Savannah ne semblait pas marcher dans le jeu de son amie. Amie. Soeur. Famille. Tous trois étaient liés et ça depuis de nombreuses années, sans que rien ne soit programmé. Billie avait fait d'eux les protecteurs de sa fille, désirant certainement que ce soit eux qui s'en occupe si elle venait à disparaitre. Mais cette simple idée vint briser quelque chose en Aidan. Il avait déjà perdue deux soeurs, il n'en perdrait pas une de plus. River aurait toujours sa mère près d'elle, il pouvait en faire le serment. Il voyait bien à quel point elle se sentait dépassé par tant de changements. Lui-même regrettait quelque peu d'avoir annoncé la chose aussi vite. Il serait prêt à tout pour que Billie et sa fille viennent vivre avec eux. Aidan considérait River comme sa fille, bien qu'il ne l'ait jamais réellement avoué à Billie et Savannah. Encore aujourd'hui, la mort de Reaver venait le réveiller en pleine nuit et lui soulevait le coeur. Il songeait alors à la petite qu'il avait laissé derrière lui, ignorant même jusqu'à son existence. Aidan avait alors prit soin de la petite depuis sa venue au monde, s'occupant d'elle comme si elle était de lui, étouffant ainsi sa culpabilité. Billie ne voulait plus en parler, elle refusait que cette histoire revienne sur le tapis. Alors Aidan faisait comme si tout allait bien mais à chaque fois qu'il posait son regard protecteur sur River, il se sentait étouffé par ses regrets. « C'est comme tu veux. Mais tu seras toujours la bienvenue chez nous. Tu auras ta chambre et tu pourras venir à n'importe quelle heure. », termina t'il, ne lui laissant pas le loisir de renégocier cette proposition. Billie était sa soeur, sa famille, tout autant que celle de Savannah. Il était évident qu'elle serait chez eux comme chez elle.

    Sursauta. Il avait toujours cette mauvaise manie depuis quelques temps. Il se disait courageux, mais souvent, des cauchemars refaisaient surface. Mais plus encore, c'est ce qui suivit qui le paniqua : « Aidan ! », hurla Savannah de la cuisine. Aidan se leva d'un bond, repoussant la chaise qui s'écroula. Le ton de la mexicaine l'inquiétait. Il laissa Julian au bons soins de Billie, qui elle aussi avait tressaillit. Une seconde plus tard, Aidan faisait irruption dans la cuisine, attrapant le visage de Savannah entre ses mains. « Il y avait quelqu'un dehors, qui observait ... », commença-t-elle, sa voix se perdant sous l'angoisse. Aidan jeta un regard au dehors, mais tout paraissait tranquille. En cette journée, le voisinage devait diner en famille afin de célébrer les fêtes. Mais le regard inquiet de Savannah ne trompait pas, elle avait bien vu quelque chose. « Bouge pas de là, je vais jeter un oeil. Rejoint Billie et les petits. », dit-il calmement, afin de la rassurer. Il se dirigea alors vers la porte de la cuisine qui donnait directement sur le jardin. Il voyait mal un rôdeur trainer ici en cette période, surtout dans un quartier aussi surveillé que celui-ci. Pourtant, quelque chose s'agita en lui, comme un signal d'alarme. Aidan fit le tour de la propriété, sans rien trouver. Alors qu'il comptait faire demi-tour, un bruit de pas le fit sursauter et il se retroura nez à nez avec ... Jackson. Celui-ci semblait hagard, ivre sûrement. Les deux hommes se toisèrent en silence. Pour l'un c'était un choix, pour l'autre c'était uniquement pour ne pas effrayer la famille qui attendait son retour. « Fou le camps Jackson. T'as rien à faire ici. M'oblige pas à appeler la police. », dit-il clairement. Les prunelles du Monroe s'écarquillèrent, comme s'il avait du mal à tout saisir. Une seconde silhouette se détacha derrière lui, une métisse plutôt mignonne. Aidan ne l'avait jamais vu mais il ne sentit aucune menace émaner d'elle. Elle avait l'air sobre et elle rejoignit Jackson, posant une main rassurante sur son épaule. « Excuse le. On s'en vas. », dit-elle autant à Aidan qu'à Jackson. Jackson sembla hésiter, mais le contact de la métisse l'apaisa et il consentit à faire demi-tour. Puis quelqu'un s'approcha d'Aidan dans son dos. Il se retourna face à Billie, qui visiblement, n'avait rien raté de la scène. Elle semblait à la fois troublé et inquiète. Aidan passa un bras autour de ses épaules et d'un regard silencieux, se mirent d'accord pour que Savannah n'en sache rien. Ils retournèrent à l'intérieur et purent terminer leurs soirées sans encombres à regarder les enfants déballer leurs cadeaux.


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All you need is love ð Le trio.

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