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 Secrets I have held in my heart are harder to hide than I thought, maybe I just wanna be yours (ft. Jude).

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MessageSujet: Secrets I have held in my heart are harder to hide than I thought, maybe I just wanna be yours (ft. Jude).   Ven 6 Juin - 22:34


Jude & Astrée




Juin 2015,

La tête d’Astrée était sur le point d’exploser. Trop de monde, il y avait juste beaucoup trop d’agitation autour d’elle alors qu’une chaleur étouffante s’était infiltrée dans les bureaux du FBI. C’était absolument insupportable, comme s’il était de toute façon possible de travailler sous une telle chaleur et avec autant de va-et-vient qui venait déconcentrer le peu d’attention qu’elle avait réussi à rassembler. Résultat, la tête de la jeune femme ne lui servait plus qu’à habiter une douleur massive qui comprimait son lobe frontal. Et quiconque vous dirait que dans de telles conditions, il était juste impossible de travailler convenablement. Et encore, c’était bien gentil de le poser dans des termes aussi neutres... Astrée avait juste envie de rentrer chez elle, quitte à continuer ses recherches chez elle, au calme. Au moins dans son appartement de Santa Monica, elle pourrait se mettre à l’aise et se rafraichir sans avoir à passer pour une fille sans manière… M’enfin, en l’espèce elle n’avait pas tellement le choix, son patron lui avait clairement fait comprendre qu’elle ne quitterait pas la pièce avant d’avoir fini ce qu’elle avait à faire. « Miss Ginsburg, n’oubliez pas, je veux le dossier complet sur mon bureau pour dix-neuf heures ! ». En guise de réponse, la rousse s’était contentée de lui adresser un sourire complaisant avant de laisser échapper un soupir de protestation une fois qu’il fut parti. « Gnah-Gnah-Gnah », le singea-t-elle comme une enfant boudeuse l’aurait fait. Ce n’était définitivement pas pour les dossiers d’archivage à compléter qu’elle avait décidé de rejoindre les fédéraux, loin de là… Bien évidemment, elle savait bien ce à quoi elle s’était engagée en passant tous ces maudits tests pour rejoindre leur rang, mais elle n’aurait jamais imaginé à quel point elle aurait aussi peu de temps pour elle et ses véritables aspirations. Car clairement, ce n’était bien que pour Jade qu’elle était là, elle ne se serait jamais donné autant de mal si ce n’avait pas été le cas. Que voulez-vous, elle s’était fait la promesse de finir par décoder la mort de sa jumelle, de venir fouiller dans les dossiers confidentiels du FBI pour obtenir ne serait-ce que quelques malheureux détails en plus. Et Dieu ce qu’elle pouvait être déçue pour l’instant. Rien. Absolument rien, le néant total. Ce que diable elle pouvait être frustrée de nager autant dans la semoule. C’était presque comme si tous ses efforts n’avaient servi à rien. Et peut-être qu’après tout c’était bien le cas. Avec le peu de chance qu’elle avait, le FBI n’avait sûrement rien sur sa mort et elle perdait son temps. Peut-être même qu’elle aurait dû se concentrer sur la CIA que sur les fédéraux, qui sait. Malgré tout, Astrée ne perdait pas le peu de foi qu’elle lui restait et elle ne pliait pas. Après tout, elle n’avait plus le choix et elle se devait de continuer ce qu’elle était en train d’accomplir quand bien même ça signifiait de se coltiner des tâches fastidieuses et des maux crânes provoqués par une chaleur étouffante.

A son plus grand bonheur, Astrée avait réussi à rendre son dossier bien avant l’heure fixée. Comme quoi, avec un petit peu de motivation et de bonne volonté elle était capable du meilleur. Ce fut donc avec un sourire sadique que son patron l’avait félicité en lui permettant de rentrer chez elle. « J’ai encore des tas de dossiers à vous faire classer pour demain. Reposez-vous, une longue journée de travail vous attend. Et courage Ginsburg, c’est bientôt la fin de votre formation. » Avec un sourire crispé, Astrée s’était retenue de lui foutre sa main dans la tronche avant de retrouver les rues bondées de Los Angeles. Dieu ce qu’il faisait chaud, c’était à peine s’il y avait une différence avec la chaleur absolument abominable qui l’avait habitée toute la journée ! Il lui fallait vite une bonne boisson fraîche si elle ne voulait pas finir déshydrater pour de bon. Ce fut donc dans cette optique de survie qu’elle s’arrêta net devant le Starbucks de Pacific Palisades pour se commander un mochaccino glacé. Elle était sur le point de sortir quelques dollars de son sac lorsque le visage bien trop connu de Jude Dufaÿs se matérialisa devant elle. Qu’est-ce que ce mec pouvait l’énerver, partout où elle allait il finissait par lui tomber dessus ! Certes il était plus que mignon et lui faisait de l’effet… mais elle n’aimait pas vraiment sa façon de lui tourner autour et elle n’avait de toute façon aucunement envie de se lancer dans une quelconque relation. Enervée, elle n’attendit même pas sa monnaie pour s’emparer de sa boisson avant d’aller à sa rencontre. « Jude, quelle bonne surprise ! », commença-t-elle faussement. Il ne fallait pas s’appeler Merlin pour comprendre qu’elle avait juste envie de le découper en petits morceaux. « Je vais commencer par croire que tu fais exprès de me suivre. La bibliothèque, le centre commercial et maintenant le Starbucks… C’est quoi ton problème à la fin ? Et ne va pas me dire que c’est une coïncidence, tu gardes ton baratin pour les cruches que t’as envie de mettre dans ton lit ». Oui, lorsqu’elle était de mauvaise humeur elle perdait largement toute bonne répartie… M’enfin, face à Jude c’était comme si tout ce dont elle était capable s’évaporait en fumée de toute manière alors à quoi bon chercher se fatiguer, au moins elle ne tournait pas autour du pot pendant trois ans.
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MessageSujet: Re: Secrets I have held in my heart are harder to hide than I thought, maybe I just wanna be yours (ft. Jude).   Dim 15 Juin - 22:53


Jude & Astrée




Juin 2015,

Il y a des choses comme ça, que l’on fait sans trop savoir pourquoi. Des idées qui nous reste en tête qui nous hante. Des idées tenaces qui reste, présente, trop présente, à l’esprit. Des pensées, des souvenirs, des images créées. Des joies ou des terreurs. Mais juste des choses comme ça, qui reviennent. Qui reviennent et te font faire des choses… Comme ça, sans trop savoir pourquoi.

Jude il en était plein. Des ses choses, de ses idées, de ses souvenirs, de ses images. Base solide à sa paranoïa. Terreau fertile à sa folie. Alors il n’était pas bien cohérent. Parfois il avait même l’air fou. Mais la plus part du temps, il avait l’air libre. Tellement libre. Il avait l’air d’être de ceux qui se foutent de tout, surtout de l’autre. Il avait l’air d’être de ceux qui ne vivent que pour eux, qui ne répondent à personne. Et au fond, il l’était. Il ne s’était jamais embarrassé de l’avis d’autrui. Seul celui de sa mère, celui de Lysandre avait compté. Mais elle avait toujours été d’accord avec lui, elle ne l’avait jamais contredit. Peut être parce qu’il était son ange et son démon, qu’il était son vice, et qu’il était le reflet de sa culpabilité. Alors elle n’avait peut être jamais osé. Mais donc le seul avis extérieur qui comptait était positif. Mais sinon il était libre. Libre de tout sauf de lui. Sauf de ses démons à lui. Sauf de sa paranoïa.

Bien sûr, c’était discret chez lui. Parce qu’il pensait le maîtriser d’une part. Et parce qu’il n’avait jamais été confiant. Son environnement n’avait jamais été sain, jamais été sauf, il s’était toujours attendu à être retrouvé, à être enlevé, Lysandre l’avait élevé comme ça, dans sa propre paranoïa. Alors il s’était développé en défense. Il avait appris de quoi se défendre, et il utilisait le hackage de manière principalement défensive. S’il savait tout de l’autre alors il pouvait prévoir. Prévoir le rassurait. Il n’aimait guère être surpris. Il avait peur de la surprise, il n’aimait pas ne pas maîtriser ce qui venait devant lui. Il était solitaire, et quelque peu méfiant, c’était comme ça qu’il fonctionnait, on s’y habituait, on n’y faisait même plus attention. Alors pour tout le monde il était quelqu’un de normal, un peu nerveux parfois, un peu colérique, un peu susceptible. Mais normal, pas plus différent qu’un autre.

Heureusement.

Il ne l’aurait pas supporter. Sa propre méfiance il savait la gérer, mais celle des autres… Elles lui apparaissaient comme des menaces latentes, méfiants ils avaient l’air de fauve tapis dans l’ombre.

Et le fauve dans sa vie aujourd’hui c’était Astrée. Astrée ou la raison de son retour à Los Angeles. Astrée ou ses actes injustifiés, injustifiable. Astrée ou sa paranoïa. Astrée qui lui ressemblait tellement. Astrée qu’il n’avait pas mis longtemps à comprendre. Astrée qui le fascinait, l’angoissait. Astrée… C’était beaucoup trop compliqué. Astrée c’était toute cette culpabilité. La seule qu’il éprouvait. Astrée c’était Jade. C’était Apollonie. Il était obsessionnel, il avait tout trouvé d’elle, tout lu d’elle, il avait bien fait son travail. Il avait eu besoin de se rassurer. Besoin de savoir qu’elle ne savait rien, qu’elle ne trouverait jamais. Oh parce qu’il n’était pas dupe, et puis elle n’était pas discrete, il savait. Il savait qu’elle voulait sa vengeance. Il savait qu’elle voulait comprendre. Mais qu’est-ce qu’il y avait à comprendre ? Comprendre que sa soeur c’était mariée un peu vite à un homme qu’elle ne connaissait pas bien mais qu’elle aimait quand même. Comprendre qu’elle avait finit par le connaître et qu’elle avait voulu le faire tomber, amoureuse trop raisonné. Comprendre que le mari amoureux irraisonné avait retourné la situation à son avantage. Et PAF le chien. C’était pas compréhensible. C’était tordu et malsain. Il n’existait même plus les vrais prénoms. Elle ne pouvait pas comprendre. Elle ne comprendrait jamais. Elle ne pourrait pas comprendre que c’était presque un accident. Que bien sûr il avait cru être conscient de ce qu’il faisait. Mais que c’était la paranoïa qui parlait. Il s’était senti menacé, il avait agit, il l’avait regretté, mais qu’aurait-il pu faire ? Il n’était pas un héros, il n’était pas un sauveur, si elle ne l’avait jamais planté en premier lieu, ça ne serait jamais arrivé. Mais Astrée ne comprendrait pas. Lui même ne comprenait pas toujours.

Alors Astrée l’obsédait, trop, beaucoup trop. Elle l’obsédait sous ses traits, sous les traits presque entièrement similaire de ceux de Jade. Lui voyait la différence. Mais elle était fine. Une différence paranoïaque. Alors il revoyait toujours, il entendait toujours, le cou de feu, et le silence. Il ne l’avait pourtant jamais vu, jamais entendu, mais il imaginait, sans cesse. Toujours.

Alors pour se guérir, pour se rassurer, il était incohérent, il la suivait, il la séduisait. Sans comprendre pourquoi, sans vouloir le faire, juste pour se rassurer il disait. Et quand elle lui envoyait des piques, il se sentait mieux. Un peu. Vaguement surtout.

Enfin suffisamment. Suffisamment pour qu’il cherche son regard, et pour qu’il se retrouve au même endroit quel, comme par hasard. Il vit son visage se torde d’un rictus énervé au moment même ou elle croisa son minois. Il sourit de plus belle. Fou qu’il était d’apprécier sa fureur. Fureur comme un châtiment, comme une évidence. « Jude, quelle bonne surprise ! » Mauvaise. Il sourit. Elle sait que pour lui, s’en est une bonne, enfin elle doit le croire. Ca ne l’est pas tant que ça, mais c’est quelque chose, bon ou mauvais, bon et mauvais. « Je vais commencer par croire que tu fais exprès de me suivre. La bibliothèque, le centre commercial et maintenant le Starbucks… C’est quoi ton problème à la fin ? Et ne va pas me dire que c’est une coïncidence, tu gardes ton baratin pour les cruches que t’as envie de mettre dans ton lit » Il jeta un coup d’oeil à la plastique d’Astrée rapidement et hocha la tête, oui ça serait mentir de dire qu’il rechignerait à la mettre dans son lit. Mais ce n’était pas la première chose qu’il avait en tête. La première chose c’était les coups de feu. Pan. Imaginaire. La première chose c’était Jade qu’il avait en tête, et qui le quittait pas. « Je suis un professeur, la bibliothèque ça me connaît, je fais des courses parfois, comme tout le monde, et de temps en temps, miracle, je vais me prendre un café. Mais si ça te fait plaisir de ne pas appeler ça des coïncidences… » Et puis quel moyen aurait-il d’arriver systématiquement là ou elle était ? Surveiller la puce GPS de son téléphone portable ? D’accord il pourrait. D’accord il l’avait déjà fait. Mais aujourd’hui c’était presque une coïncidence. Il l’avait vue depuis la rue, et il n’avait pas résisté. « Et je ne mets pas les cruches dans mon lit. » C’était une règle en or. Ou pas, simplement que plus que la beauté physique, c’était l’intellect qui lui plaisait. Et de l’intellect, elle en avait beaucoup. « Juste un café ! Et je vous laisse tranquille ! » Non il ne le fera pas. Mais en vrai il ne lui veut pas grand chose, juste se rassurer, peut être l’entendre dire qu’elle ne s’occupera plus de chercher qui est le meurtrier de Jade. Bien sûr ce n’est pas lui. Pas vraiment. Un peu quand même.







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MessageSujet: Re: Secrets I have held in my heart are harder to hide than I thought, maybe I just wanna be yours (ft. Jude).   Sam 20 Sep - 16:25


Jude & Astrée



Misanthropie : art de détester et de mépriser le genre humain sans aucune distinction de sexe. Sans en être arrivée au stade d’Alceste, héros malheureux de Molière, il fallait bien reconnaitre qu’Astrée avait ces derniers-temps de plus en plus de mal à supporter les gens qui lui faisaient face au point qu’il pouvait lui arriver de se rapprocher de cette définition bien peu avantageuse. Ce n’était pas qu’elle méprisait le genre humain, non, juste qu’elle n’était plus dupe et qu’elle avait un avis assez pessimiste sur le sujet. Le genre humain avait bien du mal à lui apporter un semblant de satisfaction, et elle avait simplement l’impression d’être constamment oppressée par ses pairs, voilà tout. Bien évidemment, ce n’était qu’un sentiment général qui disparaissait au contact de quelques rares personnes ou lors de rencontres sociales où elle se devait se montrer aimante et à l’écoute des autres. Seulement, ce n’était que des cas exceptionnels qui prenaient rarement le dessus sur le reste. Pourtant, en y réfléchissant de plus près, la rousse n’avait pas toujours été de la sorte. Au contraire, elle avait longtemps été la première à s’extasier sur la beauté du monde qui l’entourait ainsi que sur les gens aussi différents qu’intéressants qui le peuplait. Cette Astrée-là appartenait désormais au passé, c’était cette même Astrée qui avait disparu en même temps que Jade avait rendu son dernier souffle. C’était triste mais que voulez-vous faire contre une désillusion la plus totale qui venait emporter sur son passage toutes les croyances qu’elle s’était donné du mal à bâtir ? Non, il n’y avait rien à faire. Du moins, pas temps que son désir de vengeance n’avait pas abouti et ne lui avait pas rendu ce quelque semblant d’innocence qui l’avait habitée jusque-là. Pour combien de temps encore, c’était sûrement une question dont il lui était impossible de répondre…

Quoi qu’il en soit, l’attitude blasée d’Astrée n’était pour l’instant pas décidée à disparaitre et ce n’était sans doute pas en comptant sur Jude que ça pourrait changer du jour en lendemain. Pourtant, si vous demandiez à Astrée, Jude ce n’était rien. Rien de plus qu’un mec parmi tant d’autres qui lui tournaient autour de manière peu discrète et qui arrivait mieux que personne d’autre à la faire sortir de ses gonds parfois sans aucune véritable raison. Allez savoir, il représentait simplement tout ce qu’Astrée ne pouvait supporter. Non qu’il soit difficile à regarder en face ou qu’il soit incapable de faire preuve d’une quelconque remarque pertinente – au contraire, le mâle en question était tout de même professeur dans l’une des universités les plus réputées du pays à même pas encore trente ans – mais c’était cet air goguenard et de je-sais-tout-et-surtout-comment-te-faire-craquer sur son visage qui l’insupportait encore plus. Alors bien évidemment, en le voyant arriver depuis l’autre bout de la rue, la jeune femme avait laissé échapper un soupir de désapprobation et une moue blasée au possible avant de finalement lui rentrer dans le lard une fois qu’il se matérialisa en chair et en os devant elle. « Je suis un professeur, la bibliothèque ça me connaît, je fais des courses parfois, comme tout le monde, et de temps en temps, miracle, je vais me prendre un café. Mais si ça te fait plaisir de ne pas appeler ça des coïncidences… » Blablabla… Monsieur avait forcément réponse à tout, ça n’aurait pas été drôle sinon. En simple guise de réponse, Astrée s’était contentée de lever les yeux au ciel avant d’ignorer purement et simplement sa réponse. Après tout, coïncidences ou pas, ça ne changeait pas grand-chose au fait qu’il arrivait à se retrouver aux mêmes endroits qu’elle à chaque fois qu’elle avait un moment de pause à s’accorder et à l’affreuse sensation d’oppression qu’il arrivait à lui procurer. « Et je ne mets pas les cruches dans mon lit. » Il fallait bien avouer que cette remarque réussit à lui arracher un sourire aussi moqueur que discret qui n’échappa sûrement pas à Jude. « Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, -enfin sauf tes élèves répondant au nom d’Antigone Ginsburg pour le reste, nul besoin de se justifier. », répondit-elle cette fois sans être vraiment sûre de la raison qui l’avait poussée à parler de sa petite-sœur. « Tu ne serais pas le premier. Le mythe professeur-élève, j’entends. », se sentit-elle obliger de rajouter le plus naturellement du monde sans aucune gêne. Il fallait qu’elle arrête par contre, il valait mieux parfois se taire… « Juste un café ! Et je vous laisse tranquille ! » La proposition la fit grimacer intérieurement. Ça commençait toujours par « juste un café »… Et puis le simple fait qu’il passe du tutoiement au vouvoiement en l’espace d’une simple phrase avait une fâcheuse tendance à la déstabiliser alors qu’il n’y avait à première vue aucune raison valable pour que ce soit le cas. « Je vous prends au mot», accepta-t-elle non sans rentrer dans son jeu. Quelques secondes plus tard, un des serveurs du Starbucks coffee l’appela par son nom pour lui signaler que sa boisson était prête. Astrée se saisit ainsi de son mochaccino glacé avant de s’asseoir à une table vide où Jude ne tarda pas à – malheureusement – la rejoindre quelques minutes après s’être installée. « Bon alors, qu’est-ce que le grand Jude Dufaÿs pourrait trouver d’intéressant à me faire partager autour d’une merveilleuse boisson de chez Starbucks? ». C’est vrai ça… Ils n’arrêtaient pas de se croiser mais au final ils ne s’étaient jamais vraiment adresser la parole plus de dix secondes. Et puis…c’était sans compter qu’au final Astrée n’avait pas grand-chose à lui dire alors il avait plutôt intérêt à trouver le moyen de garder son attention éveillée.
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MessageSujet: Re: Secrets I have held in my heart are harder to hide than I thought, maybe I just wanna be yours (ft. Jude).   Lun 13 Oct - 10:17


Jude & Astrée




Juin 2015,

Jude ne savait pas réellement ce qui le poussait à aller draguer Astrée. Enfin peut être qu’au fond de lui, il le savait. Mais ce n’était ni intelligent, ni une bonne idée. Une partie de lui, voulait voir de quel bois elle était faite, voulait déterminer à quel point elle ressemblait à sa soeur, ou non. L’autre part voulait simplement vérifier ce qu’elle savait, et ce qu’elle ignorait toujours. Mais c’était stupide, et c’était sans doute ce qui le mettrait droit dans le mur. Après tout, il s’était lui même occupé de faire disparaître les preuves de son existence au côté de Jade à l’époque, et il n’y avait strictement aucune raison qu’elle ressorte d’une quelconque manière. Lorsque Jude détruisait des preuves, elle restait détruite. Mais non, ça le chatouillait trop. Il avait fallu qu’il aille s’en rendre compte par lui même. Mais ce n’était ni intelligent, ni facile. Astrée n’était pas comme Jade. Il aurait pu s’en douter, ce n’était pas parce qu’elle se ressemblait physiquement comme deux gouttes d’eau, qu’elles allaient est parfaitement similaire. Astrée était froide, et agaçante par extension. Astrée était le genre de fille qui ne tolérait pas de se lâcher, sans doute. Jade n’était pas la femme la plus excentrique qu’il n’avait jamais vu, mais tous les deux… C’était différent. Il aurait pu sourire à ce souvenir. Mais ce n’était pas une bonne idée. A l’époque déjà, épouser Jade, enfin Apolonie avait été une idée absolument débile. Mais il était tombé dans le panneau une fois. Amoureux. Si ça ne s’était pas si mal finit, il en rirait encore. Mais il n’y avait pas de quoi en rire, et c’était peut être la seule chose, qui dans sa vie, lui laisserait une marque indélébile de culpabilité. Alors peut être que c’était cette marque de culpabilité qui le marquait principalement lorsqu’il croisait le regard d’Astrée. Ou alors c’était sa froideur qui le clouait sur place et qui lui faisait perdre ses moyens. Mais Jude ne perdait jamais ses moyens… Il n’avait aucune raison de le faire, il était sûr de lui. Il était paranoïaque sur beaucoup de chose, mais confiant de sa personne. Il était peut être un peu paradoxale, mais qui ne l’était pas de nos jours ? Les gens simples, sont soit complètement stupide, soit il ne s’assume pas complètement. Jude lui même évitait de toujours s’assumer complètement. Mais ça, c’était pour répondre à son côté paranoïaque.

« Tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, -enfin sauf tes élèves répondant au nom d’Antigone Ginsburg pour le reste, nul besoin de se justifier. » Antigone Ginsburg… Il leva les yeux au ciel faisant mine de réfléchir. Enfin non, il réfléchissait réellement, il avait tout de même un certain nombre d’élève, et certes nous étions à la fin de l’année, mais il lui manquait parfois quelques noms. Mais effectivement, Antigone Ginsburg, ça lui disait vaguement quelques choses. « Ta soeur je supposes ? » dit-il dans un sourire fin. Voilà pourquoi il ne pouvait pas oublier le prénom de cet élève si… Parce qu’en faisant ces recherches sur Astrée il était tombé sur elle, Antigone, et d’autre. Demi-soeur serait d’ailleurs plus approprié, mais il n’avait normalement aucune raison de le savoir. Il n’était pas la peine d’attirer sa curiosité sur lui de la sorte. « Elle est un peu jeune… » Enfin dans le principe, ça ne le dérangerait pas tant que ça. Elle était majeur, vacciné, il ne risquait plus grand chose. Mais bon. « Et puis si la grande soeur me plait, il serait déplacé de répondre au sourire - surement innocent - de la petite soeur. » dit-il assez naturellement dans un sourire. De toute façon il n’y avait pas besoin de le cacher, elle le savait. Ca se voyait comme un nez au milieu de la figure. « Tu ne serais pas le premier. Le mythe professeur-élève, j’entends. » Il sourit, oui, la dessus, il voyait parfaitement ce qu’elle voulait dire. Et il ne niait pas qu’il n’y avait pas déjà succombé. C’était trop facile et il résistait très mal, à une étudiante, ou un étudiant particulièrement brillant. « Je suis plus complexe que ça. » Menteur, mais il fallait bien donné le change un peu. Et puis il n’avait nullement envie de parler de ses habitudes sexuelles. Et comme il n’avait encore jamais offert de mieux à des élèves. Et qu’on se le dise, dans ses histoires, c’était surement lui le plus utilisé des deux.

« Je vous prends au mot» Il reçu le vouvoiement en pleine figure, se rappelant immédiatement que c’était surement lui qui l’avait utilisé en premier. Il fit une grimace avant de glisser sa main libre dans sa poche et de répondre. « Excuse moi. Tu me perturbes à être si froide. Tu ne pourrais pas accepter de manière plus forcée. » Autant être honnête, un peu plus de froideur, et il aurait l’impression de la violer sur un café. Bon il exagérait surement, mais peut être pas tant que ça. Il n’était pas méchant, et il ne comptait rien lui faire de mal, réellement. « Je ne suis pas désagréable, et je n’ai aucune mauvaise intention à ton sujet. » dit-il doucement, la mâchoire surement plus contracté qu’il ne le voulait. Il n’allait pas le nier, il avait l’habitude des filles qui tombent comme des mouches. Il n’était pas un chasseur et habituellement il n’avait quasiment rien à faire. Jouer de son charme mystérieux, tabler sur ses grandes connaissances et son charisme naturel pour faire le reste. Mais là rien ne prenait. Il ne savait pas réellement ce qu’il attendait au juste. Il prit une gorgée de son café avant de la rejoindre à table, décidant de finalement de tenter une dernière fois sa chance. En arrivant à table, il aurait presque pu l’entender soupirer. « Bon alors, qu’est-ce que le grand Jude Dufaÿs pourrait trouver d’intéressant à me faire partager autour d’une merveilleuse boisson de chez Starbucks? » Il posa son café, et s’assit un moment, la regardant droit dans les yeux. « Des choses intéressantes à te faire partager, j’en aurais des tas, si jamais tu voulais prendre la peine de les écouter. » dit-il d’une voie douce, mais ferme. « Mais ce n’est pas le cas, tu préfères rester fermer à quiconque viendrait briser ta petite bulle bien confortable. » parce qu’en la regardant, il ne doutait pas une seule seconde qu’il n’était pas le seul qu’elle envoyait balader. « J’espère que le prochain livre que lequel tu travailles sera un succès, pour ma part, je trouve que ton dernier roman manque déjà d’accroche à la réalité, il serait temps de sortir réellement le nez dehors mademoiselle Ginsburg, crois moi lorsque je dis que l’obsession et l’enfermement ne mène jamais à rien de bon. » Cela dit, il serait plutôt aviser de prendre aux mots ses propres conseils, et de laisser aller ses propres obsessions, à savoir la laisser partir elle. Mais bien sûr, rien n’y ferait. Il attrapa son café avant d’en boire une nouvelle gorgée et de se lever. « Profites bien de ton café, Astrée. » Il était très loin d’être sûr que sa petite diatribe puisse faire un effet sur Astrée. Sans doute que s’il voulait faire mouche, il aurait du prononcer le nom de Jade, mais c’était la pire idée au monde. Si Astrée ressemblait un temps soit peu à sa jumelle, elle le rattraperait. Ne serait-ce que pour finir le café, de manière civilisé.
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