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 kiss me first, explain later ☇ liam

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MessageSujet: kiss me first, explain later ☇ liam   Mar 29 Jan - 21:49

“you’re where i want to be.
In love we have no control. Our hearts and minds are tormented, teased, enticed and delighted by the overwhelming strength of emotions that make us try to forget the real world.



Tout avait pourtant si bien commencé. Se réveiller dans ses bras alors que le soleil n’était pas encore levé, le regarder dormir dans toute sa perfection, déposer ses lèvres sur sa peau aussi délicatement que possible ; assez pour s’en délecter, mais aussi pour ne pas le réveiller. Elle était sortie de chez lui aux aurores comme une voleuse, subtilisant simplement les images dont elle avait besoin pour commencer sa journée. Laissant un mot à son chevet, lui rappelant qu’il devait passer la chercher à l’hôpital ce soir, comme ils l’avaient convenu la veille. C’était le moyen le plus simple qu’ils avaient trouvé pour passer un peu plus de temps ensemble : Zoey pourrait se concentrer sur son travail la journée, jusqu’à ce que Liam l’enlève pour la nuit. Et ca lui laisserait le temps d’écrire, aussi… Depuis qu’elle avait entamé cette quatrième année partiellement à l’hôpital de Los Angeles, les choses étaient devenues un peu plus compliqué pour le couple : peu de temps libre, autant dire un couple mis en arrière plan. Et lorsqu’enfin la brune avait laissé éclaté toute la frustration de leur situation, son petit ami lui avait promis qu’ils trouveraient une solution. Chose faite, et ils essayaient vraiment de s’y tenir, quitte à faire passer une partie du monde en second. Depuis quand Zoey n’avait-elle pas eu de vraie conversation avec sa mère – autre qu’à propos de la médecine ? Mais elle le lui avait assuré, une fois ces années passées, tout irait bien mieux. Et l’étudiante voulait y croire. Croire que ces sacrifices n’étaient pas vains, qu’elle aurait la carrière dont elle rêvait, et par dessus tout, qu’elle réussirait à maintenir son couple au beau fixe, malgré tout. C’est donc sur cette bonne voie qu’avait commencé sa matinée, suivant les traces d’un interne en pédiatrie – quoi de plus beau que de commencer avec des bébés…

« Si ton copain t’a oublié, je peux toujours te ramener Perkins. » le ton qu’il employait, le fait même qu’il se trouve sur son chemin… une demi heure, elle l’attendait depuis une demi heure déjà, avait essayé de l’appeler deux ou trois fois sans réponse, et commençait à fulminer de l’intérieur. « Il arrive, merci. » sèche, elle sentait son petit sourire narquois la démanger. Qu’il dégage, il envahissait son air ! La gratifiant d’une remarque qu’elle ne releva même pas, Connor fini par s’éloigner, direction le parking des employés. Elle pouvait quasiment entendre le moteur de sa Porsche d’ici. La nuit commençait à tomber sur la cité des anges, et un collègue visiblement attentionné déposa un café à côté d’elle, avant de s’asseoir sur les marches qu’elle avait décidé d’investir. Il la fit rire ; chose quasiment improbable vu son degré d’énervement, il lui prêta même sa veste, jugeant qu’il ne valait mieux pas qu’elle meure de froid. Peter était un interne qu’elle avait rencontré au service cardiologie, et s’il avait un certain charme, celui-ci restait assez en retrait face au reste du personnel. Une force tranquille, dont la conversation était agréable. Et qui – elle le voyait, le sentait – n’avait d’yeux que pour elle, ce soir. Sans savoir vraiment pourquoi ni comment, elle avait fini par rentrer dans son jeu, doucement, prudemment. Passant une main délicate dans ses cheveux, se pinçant les lèvres, c’était aussi facile que ça après tout. Il lui démontrait un intérêt certain, alors que son insécurité grandissante face à l’absence de son propre petit ami l’affaiblissant. Elle ne faisait rien de mal, après tout ! Il était là, prévenant, présent, alors que Liam… une heure, il avait plus d’une heure de retard, et pas un seul message, pas un appel. Qu’est-ce qui lui garantissait qu’il n’était pas avec une autre, après tout ? Si elle le savait parfois tête en l’air, il ne l’avait jamais laissée sur la touche de la sorte, certainement pas alors qu’ils tentaient de remettre les choses dans l’ordre. Alors, excusez-là pour les doutes, d’accord ? « Je peux te ramener, si tu veux ? » Peter lui tendait maintenant la main, alors qu’il s’était levé pour la dominer. Il voulait qu’elle la saisisse, comme un signe de se lancer. Zoey ne pouvait quitter du regard cette main qui s’offrait à elle, et considérait l’idée. Non pas comme une vengeance, ce garçon était certes mignon, et oui, elle avait instauré un jeu de séduction légèrement dangereux ce soir, seulement comme un moyen de rentrer chez elle. Parce que dans le fond… il n’était pas lui. Il n’était pas « Liam ? » elle avait détourné son regard deux secondes, pour voir son petit ami arriver vers eux. Se redressant en oubliant presque l’homme qui il y a quelques minutes encore, avait toute son attention.



Dernière édition par Zoey L. Perkins le Jeu 31 Jan - 23:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Mar 29 Jan - 23:43

I never meant to hurt you.
There is never jealousy where there is not strong regard







Une année charnière et déterminante pour son avenir, voilà comment il analysait les choses quand il observait l’emploi du temps de la jeune femme, accroché de façon presque insolente sur son frigo. Une piqûre de rappel constante quant aux semaines difficiles qui s’étaient écoulées, et quant à celles qui leur restaient encore à affronter. Il ne fallait pas s’y méprendre : la réussite de sa petite amie lui tenait à cœur, et il était très fier de son parcours – aussi différent soit-il du sien. Seulement… Cette situation était loin d’être optimale, et combinée avec ses propres obligations il faisait le constat difficile d’un éloignement douloureux. Parce qu’en dehors du simple problème de timing se cachait des maux plus profonds, que Zoey n’envisageait même pas. Et comment aurait-elle pu le faire cela dit, alors qu’elle lui vouait une confiance presque aveugle ? Elle n’avait aucun tort, et il assumait parfaitement toutes les responsabilités qu’on pouvait lui incomber quant au léger déclin d’un « nous » qui avait fêté ses quatre ans récemment. C’est pour cette raison qu’il ne lui reprochait jamais ses horaires difficiles, qu’il s’excusait même à chaque fois quand c’était à son tour d’avoir un empêchement… Parce qu’elle méritait mieux, vous comprenez ? Et que la seule façon de réparer l’erreur qu’il avait commise il y’a plus d’un an en embrassant Olivia, c’était de la rendre heureuse, tout simplement. De la voir afficher ce sourire enjoliveur, marqué par des fossettes tellement craquantes sur ses joues. Pour autant, Liam était conscient que sa culpabilité ne se volatiliserait pas d’un coup de baguette magique. Pas alors qu’elle était toujours là, à hanter son esprit. Qu’il la voyait quasiment aussi souvent que Zoey. Qu’il ressentait toujours ces foutus papillons dans le ventre à chaque fois qu’ils se mettaient à discuter. Un vrai salaud, voilà comment il se qualifiait quand il se retrouvait seul dans les draps froissés d’un lit qui portait encore son odeur. Pourquoi l’être humain était-il une machine si complexe ? Pourquoi diable fallait-il qu’il aime deux sœurs jumelles, chacune pourtant si différentes l’une de l’autre ? La première parce qu’elle partage sa vie depuis plus longtemps qu’aucune autre avant elle, qu’elle a ce petit regard espiègle qui l’agace si fortement quand elle le taquine mais dont il ne pourrait définitivement pas se passer, qu’elle déborde de joie de vivre et d’énergie… Et la deuxième pour leurs similitudes flagrantes, sa douceur dans le regard et son côté artiste. Dieu que ça pouvait être compliqué, ces putains de sentiments.

Le mot déposé le matin même sur l’oreiller par sa compagne était resté dans sa poche toute la journée, destiné à lui rappeler tous les quarts d’heure de sa mission capitale. Il était tête en l’air, et pas seulement du genre à oublier de savoir où il avait rangé son téléphone portable pour le retrouver dans le frigo. Non, il avait un vrai problème de mémoire quand il s’agissait du monde extérieur à son travail. Il n’était guère surprenant qu’il se retrouve coincé devant la porte de son appartement parce qu’il avait eu la bêtise de laisser ses clés sur son bureau en sortant du travail, ou encore qu’il oublie un rendez-vous galant. Il fonctionnait donc depuis quelques années à coup de post-it, notant avec minutie chacune de ses obligations pour la journée. Et celle-là était primordiale, ça allait de soi. La journée s’était déroulée de la façon la plus banale qui soit : il était à son poste avec quinze minutes d’avance, ayant aujourd’hui une interview à effectuer avec l’un des responsables d’une firme internationale. Le monde des affaires et de l’entreprise n’était pas forcément son domaine de prédilection, mais il était encore trop jeune au sein de la boîte pour pouvoir avoir l’audace de refuser un sujet de cette trempe. Et puis en fin de compte, il restait professionnel en toutes circonstances, et même si le débat sur la place de l’environnement au sein des grands groupes internationaux ne le passionnait pas, l’écriture de l’article qui en résultait et le débat verbal nécessaire au préalable étaient quant à eux fascinants.


« Bishop j’ai un service à vous demander. John a oublié d’aller me chercher les archives que je lui ai quémandées ce matin au sujet de la crise de 29. Voilà les références, si vous pouviez vous en charger.» Il était dix-sept heures trente-cinq à sa montre, et le brun n’avait pourtant pas le choix. Il s’empara du bout de papier en hochant la tête, et se dirigea d’un pas rapide vers le local situé au niveau du sous-sol qui leur servait d’entrepôt pour tous les anciens journaux publiés et autres paperasses conservées avec les années. Le seul hic, c’est que Liam n’y allait quasiment jamais, demandant toujours à une des habitués de l’aider dans sa tâche. Résultat des courses, le brun trouva enfin les documents désirés plus de trois quarts d’heure après qu’on lui en ait fait la requête. Un désastre. Voilà ce qu’allait être sa soirée. Pourtant d’une nature calme et rationnelle, le journaliste se montra irritable en ressortant, sachant qu’il avait encore une ou deux petites lignes à écrire avant de remettre son interview pour qu’elle puisse être imprimée dès le lendemain. La fin était bâclée, mais tant pis, il n’avait guère le choix. Attrapant les clés de sa moto, sa veste en cuir et les deux casques qu’il possédait, le brun déambula dans le parking et chevaucha l’engin qu’il affectionnait tant, direction l’hôpital. Une heure de retard en tout et pour tout, de quoi lui attirer les foudres de sa petite amie, à juste raison. Cependant la scène à laquelle il assista en posant le pied à terre après avoir ôté son casque lui fit complètement oublier l’heure. Parmi ses nombreux défauts, Liam était jaloux. Pas possessif au point de faire suivre à la trace sa petite amie ou à espionner sa boîte mail, mais suffisamment attaché pour détester qu’elle se fasse draguer devant son nez. Délaissant moto et casques, le brun resta en retrait quelques secondes, détaillant l’interaction entre les deux personnages. Il lui tendait une main, et s’il ne pouvait entendre le dialogue qui s’accompagnait avec le geste, il imaginait parfaitement la proposition. Et elle hésitait. Un pincement au cœur, il décida d’intervenir, déambulant avec un regard noir en direction de son rival d’un soir. « Liam ? » Il s’immisça fermement entre eux deux, obligeant le jeune homme à se rétracter. « C’est mignon à toi d’essayer, mais elle n’est pas seule.» Il n’était pas violent de nature, ni même agressif, et le garçon en face de lui ne semblait pas être un mauvais bougre non plus. Tant et si bien qu’il s’éloigna, sûrement déçu par la tournure des choses, mais raisonnable. Les traits crispés du visage de Liam se détendirent un peu au fur et à mesure qu’il s’éloignait, et c’est quand il plongea son regard dans celui de sa petite amie qu’il changea complètement d’attitude, n’étant plus sur la défensive. « Je suis désolé… J’ai été retardé à cause d’un problème au boulot et..» Il désigna d’un léger mouvement de tête l’ombre de son collègue. « Et puis au final tu n’as pas l’air de t’être ennuyé de moi pour autant… »




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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Jeu 31 Jan - 23:42

“you’re where i want to be.
In love we have no control. Our hearts and minds are tormented, teased, enticed and delighted by the overwhelming strength of emotions that make us try to forget the real world.



Zoey aimait la médecine. Aussi loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours voulu être médecin : au départ parce qu’il lui semblait évident de suivre les traces de sa mère, comme beaucoup d’enfants. Puis peu à peu, en grandissant, la brune avait appris à aimer les matières qui constituaient cette science. Et enfin, elle avait reconnu les bienfaits de celle-ci, comprenant qu’elle aussi voulait être de ceux qui aident les autres. Alors oui, du plus loin qu’elle se souvienne, la jeune femme avait toujours aimé la médecine. Seulement elle n’avait compris l’intérêt des multiples sacrifices qu’elle avait à faire pour elle qu’il y a quelques mois. Pour sa quatrième année, elle devait effectuer un nombre certain de stage lui permettant de valider quelques premiers acquis concrets, sortir un peu des livres et de la théorie pure et dure. Et si dans un premier temps Zoey n’avait fait que suivre les praticiens pendant leurs consultations – vous savez, la personne du fond de la salle, celle qui doit rester dans l’ombre et n’ouvre jamais la bouche – passé le stade du passif, elle avait demandé un peu plus d’actif. Prête à apprendre, elle s’était bien sûr entrainée sur des choses factices avant de partir à l’aventure, mais finalement un urgentiste l’avait laissé faire deux points de sutures peu avant Noël ; un cadeau avant l’heure. Ce jour là, elle était rentrée comme une furie dans l’appartement de son petit ami, trop excitée à l’idée de lui raconter sa journée et d’enfin partager ce sentiment qui grandissait en elle avait quelqu’un d’important. Et par dessus tout, l’étudiante voulait qu’il comprenne, qu’il sache, qu’il se rende compte que tout ceci n’était pas vain. Que les nuits qu’elle passait parfois à étudier plutôt qu’à se détendre à ses côtés n’étaient pas seulement des caprices de sa part mais qu’elle en valait la peine. Elle aimait la médecine. Et elle voulait que cette part de sa vie ne soit pas éludée par une autre part importante de sa vie. Lui.

Une chose était sûre : il ne comprenait pas le fait qu’elle tienne à ce temps qu’ils pouvaient passer ensemble, trop rare à son goût. Du moins, c’était ce qui lui venait à l’esprit, alors qu’elle l’attendait déjà depuis une bonne vingtaine de minutes. Elle aurait pu accepter l’invitation de Connor à la ramener, mais c’était une victoire qu’elle se refusait de lui donner. Appeler un taxi, ou l’un de ces proches ? La brune n’avait pas envie de déranger le reste du monde alors que Liam savait qu’il devait venir la chercher. Il le savait, et lui avait promis. Alors pourquoi ce sentait-elle aussi démunie face à son absence et au simple fait qu’il ne lui donne pas de nouvelles ? Oui, elle essayait de penser à autre chose, alors que la conversation se faisait avec son collègue, seulement la vigueur avec laquelle elle tenait son téléphone au cas où il se mettrait à sonner lui rappelait inlassablement qu’elle avait peur. Peur de se retrouver sans lui. Alors le voir arriver, comme ça, comme si de rien n’était… se relevant de sa marche, la brune restait là, stoïque face à la posture d’un homme voulant clairement en impressionner un autre. « C’est mignon à toi d’essayer, mais elle n’est pas seule.» si un faible sourire en coin avait fait son apparition l’espace de quelque secondes, c’était pour le simple fait qu’il se batte pour elle. Ou du moins, qu’il évince la concurrence, aussi faible et improbable soit-elle. Ça voulait bien dire qu’il se souciait d’elle, non, et de leur couple ? Assurant d’un regard à Peter que tout allait bien avant de lui tendre sa veste, elle le vit s’éloigner, et retrouva sans tarder le regard de son petit ami. « Tu aurais pu appeler… » un reproche, certes, mais fondé. Au moins pour lui dire qu’il était en retard et qu’il arrivait ! Rien qu’un coup de téléphone, un texto même. « Je suis désolé… J’ai été retardé à cause d’un problème au boulot et.. Et puis au final tu n’as pas l’air de t’être ennuyé de moi pour autant… » bien sûr qu’il avait eu un imprévu au travail, elle s’en doutait pour autant ca ne voulait pas dire que son retard était excusable. Et cette petite remarque ? Se rendait-il au moins compte de l’absurdité de la chose ? « Je n’ai rien à cacher Liam. Peter n’est qu’un collègue qui a eu la gentillesse de patienter avec moi pendant ton absence, rien de plus. » calme, elle n’avait certainement pas envie de s’énerver pour si peu. D’accord, Zoey avait apprécié d’être le centre d’intérêt de quelqu’un l’espace de quelques minutes, mais elle n’avait rien fait de mal. « Tu sais pourquoi je suis restée là à t’attendre ? J’aurai pu rentré il y a bien longtemps, mais en voyant que tu ne répondais pas, je me suis dit que… et s’il t’était arrivé quelque chose, hein ? Si je t’avais vu arriver dans l’une de ces ambulances ? » dit-elle en désignant l’arrivée des urgences un peu plus loin. Si elle avait essayé de faire bonne figure depuis plus d’une heure, elle laissait peu à peu le mur qu’elle avait battit s’effondrer, soulagée de constater que son esprit n’avait fait que jouer avec ses nerfs fatigués, et qu’il allait bien. Dans un frisson, elle finit par parcourir la courte distance qui le séparait pour fondre dans ses bras, enfin. « Préviens moi la prochaine fois… s’il te plait. » souffla-t-elle contre sa peau, ses lèvres effleurant celle-ci alors qu’elle s’imprégnait de son odeur rassurante. Oui, elle avait définitivement eu peur pour lui ce soir. Bien plus qu’elle ne voulait l’avouer.
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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Sam 2 Fév - 0:56

I never meant to hurt you.
There is never jealousy where there is not strong regard







Si une part de lui aurait bien entendu préféré qu’elle choisisse des études qui auraient demandé moins de dévouement de sa part, il n’en restait pour autant pas moins fier d’elle. Elle poursuivait un chemin prestigieux, était sans doute l’une des femmes les plus courageuses qu’il avait croisé dans sa vie, et pour ces raisons et tant d’autres encore il l’admirait. Et quelque part, il n’avait jamais cessé de se demander ce qui pouvait l’attirer elle vers un garçon qui n’était qu’un simple journaliste et qui avait tourné le dos à son père et à une entreprise qui aurait pu le propulser beaucoup plus haut dans l’échelle sociale. Peut-être était-ce ridicule de trouver un sens à leur amour, mais quand il la voyait s’acharner au travail comme elle le faisait, il remettait bien malgré lui en question leur avenir. Après tout, ils étaient parfois si différents qu’il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle serait sans doute plus heureuse auprès d’un homme qui partageait sa vision du monde professionnel. Un chirurgien qu’elle aurait l’occasion de voir plus souvent. Qui lui non plus n’aurait pas le temps de se marier ou de fonder une famille avant ses quarante ans. C’était peut-être ridicule mais… Oui, il aspirait quant à lui à cette vie-là. La construction d’une maison, le jour où il demanderait sa main à la femme de sa vie, le jour où elle lui annoncerait attendre une partie d’eux deux. Et s’il n’était pas tout à fait près dès maintenant à franchir ce genre d’étape, il ne se voyait pas non plus attendre une dizaine d’années supplémentaires. Et puis il y’avait Olivia… C’était compliqué. Trop peut-être pour l’être humain qu’il était. Et comme si il n’y avait déjà pas assez d’obstacles dressés contre eux, voilà qu’en plus son boulot à lui l’empêchait cette fois-ci de jouir d’un peu de temps à ses côtés. Il détestait ça. Détestait l’idée qu’elle était en train de s’impatienter à quelques kilomètres de là alors qu’il était coincé au milieu de centaines d’archives. Il aurait aimé accélérer le processus, ne pas la décevoir autant… Mais avec une heure de retard, il avait bien du mal à imaginer qu’elle ne lui en voudrait pas.

Alors qu’il reposait le casque qu’il portait sur le guidon de sa moto, le brun fronça les sourcils, en colère d’être le témoin d’une scène presque romantique. Il avait confiance en elle, là n’était pas le problème. Seulement le regard de celui qui lui tenait compagnie ne laissait guère place à d’autres hypothèses. Il connaissait cette expression, qu’il avait lui-même eu la première fois qu’elle avait accepté de le revoir. Evidemment il pouvait paraître assez égoïste de sa part d’oser piquer une crise de jalousie alors qu’il était responsable de l’heure qu’elle venait de passer à l’attendre et pire encore qu’il éprouvait des sentiments pour sa sœur. Mais… Tout ça ne l’empêchait pas de l’aimer profondément. Si ça n’avait d’ailleurs pas été le cas, il ne serait jamais resté quatre ans avec elle, n’aurait jamais fait en sorte de se battre pour garder son couple après avoir embrassé Olivia. Droit comme un pic, le journaliste s’était avancé, s’interposant entre les deux pour faire comprendre à l’énergumène qui lui faisait face qu’il pouvait partir et par la même occasion arrêter de faire du charme à une personne qui n’était pas disponible. « Tu aurais pu appeler… » L’homme était parti sans faire de scandale, et Liam se tourna vers sa petite amie, réellement désolé pour ce qu’il venait de lui faire endurer. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il était évident qu’il aurait été à l’heure ce soir. « J’aurais bien aimé mais il n’y a pas de réseau au sous-sol du journal. Et en toute franchise j’étais obsédé par le fait d’en terminer rapidement et je n’y ai pas pensé. Je suis désolé.» Et en bon jaloux qu’il était bien évidemment, il n’avait pu s’empêcher de faire une remarque sur le gars qui lui tendait une main peu innocente quelques secondes auparavant.« Je n’ai rien à cacher Liam. Peter n’est qu’un collègue qui a eu la gentillesse de patienter avec moi pendant ton absence, rien de plus. » Liam lui fit alors les gros yeux, pas vraiment convaincu de ce qu’elle colportait. Oh il ne remettait pas en cause les sentiments qu’elle avait elle, mais il était assez bien placé- en tant que membre de la communauté masculine - pour savoir que ce fameux Peter n’était pas insensible à ses charmes. Chose qu’il pouvait comprendre d’ailleurs, dans le fond. « Un collègue qui te dévorait des yeux.» Oui, il était intransigeant sur ce point, et la moue boudeuse qu’il affichait lui montrait bien qu’il n’appréciait pas tellement la concurrence. « Tu sais pourquoi je suis restée là à t’attendre ? J’aurai pu rentré il y a bien longtemps, mais en voyant que tu ne répondais pas, je me suis dit que… et s’il t’était arrivé quelque chose, hein ? Si je t’avais vu arriver dans l’une de ces ambulances ? » Les aveux de sa petite amie le firent frissonner. Il n’avait véritablement pas envisagé cette option, et la culpabilité qu’il éprouvait venait de s’amplifier de façon colossale. Il ouvrit ses bras tandis qu’elle franchissait les derniers centimètres les séparant, et il resserra immédiatement leur étreinte, passant une main délicate dans ses cheveux. « Hey… Ça ne m’arrivera pas, d’accord ? Il paraît que la vermine est dure à éliminer.» Il déposa un baiser contre sa tempe, avant de murmurer à son oreille. « Je suis un idiot. Excuse-moi..» Ses lèvres contournèrent alors avec douceur sa mâchoire, renouant avec le grain de sa peau.« Préviens moi la prochaine fois… s’il te plait. » Il posa son front contre le sien quelques secondes, avant de souffler un « Promis.» sincère qu’il accompagna ensuite d’un baiser nécessaire, fougueux et tendre à la fois. Il aimait cette vulnérabilité qui pouvait la caractériser derrière son attitude souvent très forte et poignante. A ses côtés, elle semblait s’ouvrir et ce même sur les choses qui pouvaient l’effrayer. « Dis-moi comment je peux me racheter. Je ferais tout ce que tu voudras ce soir.» ajouta-t-il avec un petit air charmeur, tout en replaçant distraitement une mèche de cheveux derrière son oreille.




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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Sam 23 Mar - 19:05

“you’re where i want to be.
In love we have no control. Our hearts and minds are tormented, teased, enticed and delighted by the overwhelming strength of emotions that make us try to forget the real world.



Elle l’avait aimé dès les premières secondes. Zoey n’était pourtant pas habituée à fréquenter des hommes tels que lui : ses anciens petits amis étaient plus égocentriques, moins porté sur leur couple que sur leur étude ou leur futur carrière, de manière général. Très attachés à leurs images, ces hommes se confortaient dans leur relation avec la brune pour la simple et bonne raison qu’elle représentait probablement un challenge de taille pour eux, et qu’ils aimaient à penser qu’une fois apprivoisée, elle ferait une parfaite jeune femme a présenter lors de rendez-vous importants. Seulement la plupart du temps, son caractère avait brisé ces relations. La jeune femme refusant de se laisser dicter sa conduite, et surtout de passer en second vis-à-vis des hommes qu’elle fréquentait, la plupart d’entre eux finissaient par la quitter, ou rendre la situation tellement invivable pour la belle qu’elle préférait mettre un terme à ses idylles. Mais avec Liam… elle avait trouvé le parfait compromis. Il aimait son métier mais ne lui demandait pas de se mettre en retrait pour autant. Il lui faisait comprendre qu’il l’aimait de mille et une façons différentes et il était la personne sur laquelle il pouvait compter à tout moment. Il était pourtant si différent des anciens hommes de sa vie... au contraire, il ressemblait aux amants de sa sœur, ceux qu’elle trouvait parfois trop instable, voir un brin insouciant. Oui, si il y a quatre ans il ne lui avait pas porté une telle attention, la brune l’aurait probablement vu se diriger vers une relation avec sa jumelle. Mais comment dire qu’elle remerciait le ciel chaque jour de l’avoir guidé vers elle ? Aujourd’hui, Liam était une constante véritable, son point d’ancrage, son futur. Elle avait trouvé la perle rare, sa perle rare. Malgré les hauts et bas de ses humeurs, malgré des emplois du temps compliqués, malgré une vision des choses parfois décalée, Zoey refusait de croire qu’elle ne finirait pas sa vie à ses côtés. Il était son évidence, et ce, depuis le départ.

Alors elle l’attendait. Et elle l’attendrait, peu importe la colère qui l’envahissait, peu importe le sentiment d’insécurité qui grandissait en elle, peu importe l’impression de ne pas compter que tout ceci engendrait. Et bien que l’idée qu’il s’en prenne à quelqu’un de manière quasiment gratuite, voir Liam légèrement jaloux éveillait en elle quelque chose de singulier. Une sorte de reconnaissance, nécessaire. « J’aurais bien aimé mais il n’y a pas de réseau au sous-sol du journal. Et en toute franchise j’étais obsédé par le fait d’en terminer rapidement et je n’y ai pas pensé. Je suis désolé.» soupirant, comment voulez-vous qu’elle réagisse ? Si on lui avait proposé d’assister à une intervention alors qu’elle était sur le chemin de la sortie, tout en sachant que Liam l’attendait à l’extérieur, Zoey elle aussi aurait été capable de tout oublier pour se remettre dans le travail. Parce que c’était bien plus qu’une manière de gagner leur vie : c’était une passion. Pour elle comme pour Liam. « Je sais. » un faible sourire aux coins des lèvres, la brune voulait qu’il comprenne que cette légère colère qu’elle avait manifesté n’était que passagère. Mais qu’il lui fasse une réflexion sur Peter, par contre, était complètement déplacé. Elle aurait du rester plantée là seule pendant plus d’une heure ? « Un collègue qui te dévorait des yeux.» roulant les siens, elle n’arrivait pas à comprendre la peur qui pouvait résulté de la vision d’un autre à ses côtés. Quatre ans, ils étaient ensemble depuis quatre ans et jamais, jamais elle n’avait dépassé les limites avec un autre homme. Mais elle aimait la compagnie masculine, et si c’était quelque chose qu’il ne supportait pas, alors ils auraient quelques petites choses à régler. « Je n’ai jamais dépassé les bornes Liam, jamais. S’il était devenu trop collant, je l’aurai remis à sa place, tout simplement. Tu dois me faire confiance… comme je te fais confiance. » plus douce, sa voix se faisait intimiste. Parce qu’elle non plus n’était pas très fière au départ, comprenant tout à fait que son petit ami soit le centre d’attention de la gente féminine. Seulement si ils voulaient que leur couple marche, ils devaient se faire confiance. Simplement. Et déjà, elle lui expliquait à demi mots le pourquoi de son angoisse. Et lui, toujours présent, refermait son étreinte rassurante autour d’elle. « Hey… Ça ne m’arrivera pas, d’accord ? Il paraît que la vermine est dure à éliminer.» laissant échapper un rire nerveux, la brune avait envie de croire qu’il ne lui arriverait jamais rien, seulement depuis quelques temps, les drames qu’elle avait pu voir à l’hôpital avaient tendances à influencer son jugement. « Oh oui, très ! » resserrant ses bras autour de lui, elle refusait pour l’instant de briser cette étreinte nécessaire. « Je suis un idiot. Excuse-moi..» secouant la tête négativement, Zoey retrouva son regard, glissant une main délicate sur la joue du brin « Non, c’est… j’ai perdu mon premier patient aujourd’hui, je crois que ça m’a un peu perturbée. » elle savait qu’elle aurait à affronter la mort de part son métier un jour. Seulement elle n’était pas encore médecin, elle n’avait même pas encore véritablement un pied dans le métier et déjà, elle avait senti la vie d’un homme lui glisser entre les mains. Et cette sensation… « Dis-moi comment je peux me racheter. Je ferais tout ce que tu voudras ce soir.» acceptant ses lèvres comme le cadeau qu’il était avant de retrouver son regard la brune affichait un air espiègle, passant ses bras autour du cou de son petit ami « Hmm, je veux que tu m’emmènes sur ta moto pour que je puisse me coller à toi. On pourrait s’arrêter pour prendre à manger dans ce petit japonais sur la 5ème histoire de ne pas avoir à se soucier de la cuisine, et rentrer chez toi pour regarder un film ou…lire, ou… » haussant les épaules de manière faussement innocente, la brune vint retrouver ses lèvres simplement « Pas trop dure comme sentence ? »murmura-t-elle contre ses lèvres, laissant sa main passer dans les cheveux du jeune homme.
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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Mer 27 Mar - 22:33

I never meant to hurt you.
There is never jealousy where there is not strong regard







Difficile de rester de glace face à la vue d’un homme posant clairement ses yeux sur sa petite amie. Liam était un tantinet possessif, il ne l’avait d’ailleurs jamais caché. Mais sa réaction était d’autant plus exagérée qu’il savait avoir merdé en omettant d’envoyer un texto à la jeune femme pour s’excuser du retard qu’il aurait. Obsédé par l’envie d’en finir au plus vite et de la retrouver, il n’avait tout bonnement pas pensé à être plus prévenant. « Je sais. » Elle le comprenait sans doute mieux que quiconque sur ce point, étant la première à mettre en avant son travail et sa passion. C’était l’un de leurs rares points communs, puisque sur beaucoup de sujets Zoey et lui était parfois diamétralement opposés. Et si certains avaient été surpris que leur couple marche aussi bien compte-tenu de tels paramètres, Liam lui savait de quoi il en retournait. Malgré leurs différents, ils avaient trouvé un équilibre et surtout ne se braquaient pas l’un et l’autre à la moindre divergence. Il leur arrivait forcément de se disputer de temps à autres - quel couple ne le ferait pas ? - mais ils n’en restaient pas moins respectueux et avides de trouver une solution, un compromis. Seulement ces dernières semaines, le brun s’éloignait parfois inconsciemment, renforçant cette distance imposée par leurs contraintes professionnelles. Et ça lui faisait simplement mal au cœur de constater qu’un autre passait plus de temps aux côtés de Zoey que lui pour la bonne et unique raison qu’il était un collègue de travail.« Je n’ai jamais dépassé les bornes Liam, jamais. S’il était devenu trop collant, je l’aurai remis à sa place, tout simplement. Tu dois me faire confiance… comme je te fais confiance. » Il venait de recevoir une claque cinglante en plein visage et les traits de ce dernier se décomposèrent tandis que son estomac se nouait de mille et une façon. Comment lui dire qu’il ne méritait aucunement la confiance qu’elle lui accordait ? En dehors des sentiments ambigus qu’il éprouvait pour sa jumelle, il y’avait ce baiser partagé un an plus tôt et qu’il n’arrivait pas à se pardonner. Et peut-être que le lui dire le soulagerait de ce poids qu’il portait sur ses épaules, seulement il s’y refusait. Ce serait égoïste de sa part de vouloir se débarrasser de ses remords et au passage de faire souffrir une personne qu’il aimait profondément. Il était le seul fautif, et dans cette perspective il était plus légitime d’être le seul à en assumer les conséquences plutôt que d’impliquer une personne aimante et innocente qui ne serait pas insensible à de telles révélations. Un raisonnement qui pouvait être discuté, tergiversé, mais qui était nourri de bons sentiments, aussi paradoxal cela puisse-t-il paraître venant d’un homme qui avait embrassé la sœur de sa copine. « Je te fais confiance.» décréta-t-il sur un ton sans appel. Et c’était la pure vérité : sa jalousie n’était pas le fait d’une foi en elle altérée, mais simplement d’un constat simple : elle méritait mieux que lui et un autre le lui ferait sans doute prendre conscience un jour. « En revanche je ne fais pas confiance à tous ces beaux mecs, surtout ceux en blouse blanche.» Ce dernier commentaire était bien entendu fait pour détendre l’atmosphère et accompagné d’un sourire qui lui prouvait qu’il ne voulait pas gâcher leur soirée plus qu’il ne l’avait déjà fait en arrivant en retard.

Retrouvant la chaleur de son corps contre le sien, Liam était désolé d’entendre que ses heures supplémentaires au bureau avaient eu des conséquences plus profondes qu’il n’aurait pu l’imaginer. Sans se sentir nécessairement invincible, il n’imaginait en tout cas pas du haut de ses vingt-cinq ans être victime d’un coup du sort et se retrouver sur une civière. C’est donc avec un ton rassurant et légèrement humoristique qu’il lui fit comprendre qu’elle n’avait pas à se tracasser pour lui. La vermine était dure à éliminer, et faisant partie des pires il vivrait très probablement centenaire ! « Oh oui, très ! » Un léger rire s’échappa de sa gorge tandis qu’il resserrait leur étreinte et l’embrassait avec tendresse sur le front. Une main glissée dans ses cheveux, il respira son parfum à plein poumons avant de murmurer quelques mots. « De ce fait… Je ne veux plus que tu t’inquiètes pour ton idiot de petit ami, parce que ça ne sera malheureusement pas la dernière fois qu’il sera en retard. » Même s’il aurait voulu lui promettre avec toute la sincérité du monde qu’il ferait preuve de plus de ponctualité, il savait d’avance que son métier ne le lui permettait pas toujours et il refusait de lui faire des promesses qu’il ne pourrait pas tenir. Honteux, le journaliste s’excusa finalement, jurant intérieurement d’avoir plus de tact la prochaine fois qu’une telle mésaventure se produirait. « Non, c’est… j’ai perdu mon premier patient aujourd’hui, je crois que ça m’a un peu perturbée. » Les sourcils froncés, le brun ne cachait pas la peine qu’il avait pour elle. Il n’était pas dupe et savait que dans cette branche elle se verrait un jour confrontée à la mort, mais il s’était pris à espérer que cela lui tomberait sur le coin de la figure le plus tard possible. Même si elle était plus forte que la plupart des femmes qu’il avait croisé dans sa vie, il la connaissait suffisamment pour pouvoir affirmer qu’elle était également sensible et respectueuse de la vie humaine, sans quoi elle ne se serait pas dirigée vers ce genre de métier. Délicat, Liam caressa ses joues du bout de ses pouces et plongea son regard dans le sien. « Je suis désolé de l’apprendre Zo. Si tu as besoin d’en parler… Tu sais que je suis là.» Relevant son menton pour s’emparer délicatement de ses lèvres, Liam aurait aimé pouvoir effacer les souvenirs douloureux de sa journée d’un coup de baguette magique. Après s’être finalement détaché à contre cœur de son visage, le brun lui proposa de se racheter. Elle n’avait qu’un mot à dire, et il s’exécuterait ! Cela semblait d’ailleurs faire mouche, vu l’air espiègle qu’elle lui lançait en enlaçant ses bras derrière sa nuque. « Hmm, je veux que tu m’emmènes sur ta moto pour que je puisse me coller à toi. On pourrait s’arrêter pour prendre à manger dans ce petit japonais sur la 5ème histoire de ne pas avoir à se soucier de la cuisine, et rentrer chez toi pour regarder un film ou…lire, ou… » Rien que ça, hein ? Tout en se mordillant la lèvre inférieure, Liam leva les yeux au ciel, mains sur ses hanches, faisant mine de réfléchir. « Je n’ai ni envie de regarder un film, ni de lire… Mais la troisième proposition me plaît bien.» répondit-il finalement avec un sourire qui en disait long sur ses intentions. « Pas trop dure comme sentence ? » Vu les circonstances, il n’avait pas trop le droit de se plaindre en effet ! « Je te trouve terriblement sévère avec moi ce soir ! Je crois que je vais demander à ce qu’on revoit mon jugement..» murmura-t-il contre ses lèvres avant d’entrelacer ses doigts aux siens et de se diriger avec elle vers sa moto, quelques mètres plus loin. Arrivé devant l’engin, le journaliste attrapa le casque de sa bien-aimée qu’il avait apporté avec lui et le lui mit sur la tête avec toute la délicatesse dont il savait faire preuve. Il souleva la visière pour déposer un baiser sur le bout de son nez dans un sourire puis enfila son propre casque et ses gants. La seconde d’après, il chevauchait déjà la moto, la faisait vrombir et attendait simplement que la brune se cale derrière lui. Ce qu’elle ne tarda pas à faire. Une fois assuré qu’elle était bien installée derrière, le brun appuya sur le levier du changement de vitesse avec son pied pour enclencher la première et démarrer avec souplesse, direction le japonais. Même s’il appréciait la vitesse à titre personnel, il faisait toujours preuve d’un peu plus d’attention quand Zoey ou une quelconque personne était avec lui, son but n’étant pas d’effrayer le passager derrière lui ! Il mettrait donc sans doute un peu plus de temps à atteindre son but qu'à l’accoutumée, mais cela avait l'avantage de lui permettre d'observer un peu plus la ville de nuit.





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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Sam 13 Avr - 14:42

“you’re where i want to be.
In love we have no control. Our hearts and minds are tormented, teased, enticed and delighted by the overwhelming strength of emotions that make us try to forget the real world.



S’il était une chose que la jeune femme refusait de se voir accorder, s’était la confiance. Parce qu’elle était une personne dont les valeurs étaient omniprésentes, la brune considérait que personne, certainement pas les gens qui lui étaient le plus proche, n’avait de réelle raison de lui refuser ce droit. Dans son métier, elle aurait la vie des hommes entre ses mains, et elle avait besoin de sentir que les gens qu’elle ferait tout son possible pour que le rétablissement soit celui escompté. Elle avait aussi besoin de se dire que ses collègues n’hésiteraient pas à lui tendre le bistouri dans des situations délicates. Et surtout, elle avait besoin de savoir que Liam serait là à l’attendre, après ces journées intenses. Besoin aussi de ne jamais avoir à s’expliquer, parce qu’il lui ferait assez confiance pour la laisser entrer dans un monde majoritairement masculin sans crainte pour leur couple. Alors oui, elle en aurait besoin dans le futur. Mais aussi maintenant, alors que le regard de son amant lui traversait le corps pour toucher l’âme. « Je te fais confiance.» ces mots, ces simples mots, et un sourire naquit sur ses lèvres. Elle n’avait besoin que de peu, de sa part : sa confiance, donc, sa sincérité, aussi, et son amour, surtout. Avec ce tableau, elle était comblée. Se hissant légèrement sur ses pieds, Zoey déposa ses lèvre sur celles de Liam, intimement convaincue qu’elle était entrain de le retrouver ; là, à cet instant même. « C’est pour ça qu’on fonctionne si bien tout les deux… tu devrais en faire un article, tiens ! Je te donnerai mon témoignage exclusif. » espiègle, elle noua ses bras autour de son cou, passant distraitement sa main dans les cheveux de son petit ami. Certes, ils n’étaient pas parfaits, certes, ils avaient des hauts et des bas, seulement… quatre années, ce n’était pas rien. Alors oui, elle avait de quoi considérer que leur couple fonctionnait. Et savait au fond d’elle que ce n’était que le commencement. « En revanche je ne fais pas confiance à tous ces beaux mecs, surtout ceux en blouse blanche.» plissant légèrement les yeux en affichant une moue résignée, la jeune femme fini par trouver son regard, amusée « Tu as raison, beaucoup ne porte rien en dessous, autant dire que la tentation est partout… » finit-elle avant de tourner la tête alors que l’un de ses supérieurs la saluait à quelques pas d’eux. Un homme très gentil, certes, mais dont le physique n’avait pas vraiment supporté les années ; à commencer par un abdomen légèrement proéminant. Le saluant à son tour, la brune lâcha un soupir digne d’une midinette en chaleur, avant de lancer un « Vraiment partout ! » à son petit ami. Un éclat de rire plus tard, et il retrouvait toute son attention.

C’était difficile, et Zoey n’arrivait pas à se dire que la tâche s’arrangerait avec les années. Perdre un patient ne serait jamais facile, elle apprendrait juste à… mieux le cacher. Pour autant, si elle n’avait pas envie d’inquiéter Liam, elle n’arrivait pas non plus à lui mentir sur le pourquoi de son état. « De ce fait… Je ne veux plus que tu t’inquiètes pour ton idiot de petit ami, parce que ça ne sera malheureusement pas la dernière fois qu’il sera en retard. » acceptant l’étreinte qu’il lui offrait en même temps que ses mots, la jeune femme laissa ses lèvres retrouver sa peau, non loin de son cou, là où son parfum lui donnait des envies d’escapade. « Je m’en doute. Mais sois prudent, d’accord ? Si j te vois débarquer ici sur une civière, crois moi je te tuerai de mes propres mains. » et si la menace n’avait rien de… menaçant, en soi, elle trahissait un manque total de contrôle qui lui faisait visiblement peur. Elle ne pourrait jamais le protéger des dangers du monde, elle le savait. Mais avoir croisé la mort aujourd’hui lui avait fait prendre conscience de la fragilité de la vie. Et celle de Liam, lui était précieuse. « Je suis désolé de l’apprendre Zo. Si tu as besoin d’en parler… Tu sais que je suis là.» restant encore quelques instants contre lui, la brune finit par se détacher de son petit ami, saisissant sa main avec un sourire un peu trop faux sur le visage ; elle essayait, elle devait donner le change. Le reste… viendrait avec le temps. « Non, ca va, ne t’en fais pas. » exerçant une pression sur sa main qui se voulait rassurante, elle avait surtout envie de changer de sujet, et vite. Revenir sur cet événement passé ne changerait rien à l’issue, et plus vite elle passerait à autre chose, plus vite elle irait. Mieux. Alors, elle lui proposa un programme pour la soirée, en guise de punition pour son retard. « Je n’ai ni envie de regarder un film, ni de lire… Mais la troisième proposition me plaît bien.» le regard et le sourire qu’il lui lançait… mon dieu, comment pouvait-il exercer un tel pouvoir sur elle sans être condamné pour ?! « Je te trouve terriblement sévère avec moi ce soir ! Je crois que je vais demander à ce qu’on revoit mon jugement..» affichant son sourire le plus malicieux, Zoey secoua très légèrement la tête de manière négative. « Essaie seulement. » conclut-elle contre ses lèvres avant qu’il ne mêle ses doigts au sien pour l’emmener vers sa moto. Non, elle n’était pas forcément fan de l’engin, pour autant, elle avait appris à faire des concessions avec le temps. Et Liam savait être très prudent lorsqu’elle était derrière lui, alors… le remercia après qu’il ait vissé son casque sur sa tête, la brune attendit qu’il grimpe sur sa moto pour en faire de main, nouer ses bras autour de sa taille et coller son corps contre le sien ; meilleur rempart sur cette planète.

Comme prévu, ils s’arrêtèrent dans un restaurant chinois qu’ils appréciaient tout les deux et passèrent commande pour le dîner de ce soir. Et, quelques minutes plus tard, ils étaient de nouveau sur la route, direction l’appartement de monsieur Bishop. « D’accord, d’accord, je l’admet ! Los Angeles de nuit est assez magique quand on est sur une moto. » la jeune femme flanchait enfin, alors qu’ils passaient le porte de son appartement. Elle ne pouvait pas le nier, elle avait apprécié cette balade qu’il lui avait offerte ; et la nuit, tombant sur la ville, avait rendu le spectacle d’autant plus beau. « J’ai commencé ce livre qu’Olive et toi aimez tant. Je n’en suis qu’aux premières pages mais… c’est assez bien ! » oui, elle avait du mal à se mettre dedans. Non pas parce que l’histoire ne l’intéressait pas, mais simplement parce qu’elle avait tant d’autres choses à penser que parfois, elle lisait une page sans être capable de se souvenir des dernières lignes. Pour autant, elle voulait le faire. Pour lui. Laissant ses baguettes saisir une nouvelle bouchée de nouilles chinoises, la jeune femme tenta de s’intéresser au sujet qui semblait attiser la curiosité de son petit ami. « Vous avez trouvé qui est l’auteur ? » se hasarda-t-elle à demander.
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MessageSujet: Re: kiss me first, explain later ☇ liam   Jeu 18 Avr - 16:03

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Ses excès de jalousie n’avaient rien à voir avec un manque de confiance en elle. Même si Zoey avait toujours été de nature extravertie, à jouer même avec certains de ses compagnons masculins, il était le mieux placé pour se rendre compte également de l’amour qu’elle lui portait. Et au-delà de ça, il la savait assez droite pour mettre fin à leur relation avant qu’elle n’aille voir ailleurs. Non, le problème n’était définitivement pas là et il souhaitait donc la rassurer sur ce point. Une fois les quelques mots lâchés, le brun retrouva ce sourire communicatif qu’il aimait tant chez elle et ne se fit pas prier pour accepter ce baiser à l’arrière-goût sucré qu’elle lui offrait. « C’est pour ça qu’on fonctionne si bien tout les deux… tu devrais en faire un article, tiens ! Je te donnerai mon témoignage exclusif. » Il était évident que leur vie sentimentale intéresserait Los Angeles et ses environs ! Amusé, le brun resserra un peu plus leur étreinte, glissant ses mains de sa taille au milieu de son dos. Ses bras avaient toujours parfaitement épousé sa silhouette, lui donnant cette impression qu’ils avaient toujours été faits pour ça. « Mon boss serait ravi d’apprendre que je m’amuse à faire des articles sur ma petite personne…» s’amusa-t-il dans un premier temps avant de poser son front contre le sien. « Mais oui… On fonctionne bien tous les deux. » Même si la situation était compliquée de son côté, même si il restait persuadée qu’elle méritait bien mieux qu’un homme questionnant ses sentiments pour une autre… Leur couple était solide, et son amour pour elle indéniable. Pour autant, prendre ce dernier pour acquis pouvait être dangereux, surtout quand il voyait la concurrence arriver. Qu’elle l’admette ou non… Certains de ses collègues étaient plutôt beaux garçons, et il ne fallait pas être devin pour comprendre ce qui leur traversait l’esprit quand ils la regardaient. « Tu as raison, beaucoup ne porte rien en dessous, autant dire que la tentation est partout… » La phrase commençait à le faire bouillir de l’intérieur, quand il suivit son regard et s’aperçut du physique dégradé de l’homme qui sortait du bâtiment. « Vraiment partout ! » Il aurait dû comprendre qu’elle se moquait de lui, comme souvent quand il affichait une moue boudeuse ou remettait en question certain de ses dires. « Arrête de te foutre de moi !» la réprimanda-t-il dans un rire. « Je te signale que ton collègue de tout à l’heure n’avait pas la bedaine de ce vieux bonhomme !» Après tout, c’était trop facile de prendre le seul exemple du coin qui le contredisait !


Il l’admirait de bien des manières, mais sans doute encore plus quand elle lui parlait de son boulot. C’était assez paradoxal en soit, puisque c’était ce même métier qui créait parfois quelques tensions entre eux, étant la raison pour laquelle il ne la voyait pas toujours aussi souvent qu’il l’aurait voulu. Mais passé ses réticences concernant les horaires, il reconnaissait la difficulté et l’acharnement dont il fallait faire preuve dans cette branche. Lui ne pensait pas en être capable, n’aimant déjà pas la vue du sang au point d’en faire son quotidien. Evidemment traiter des patients et les voir défiler pour diverses raisons ne pouvaient que l’inquiéter d’avantage par rapport à lui et son amour de la vitesse en moto mais elle n’avait pas à s’en faire pour lui. Il était coriace , à l’instar de tout nuisible qui se respecte. « Je m’en doute. Mais sois prudent, d’accord ? Si j te vois débarquer ici sur une civière, crois moi je te tuerai de mes propres mains. » La jeune femme calée dans ses bras musclé, Liam écarquilla les yeux dans un premier temps, feignant d’être choqué par les propos de celle qui prétendait l’aimer. «Tant d’amour de ta part ma chérie, ça me touche !» commença-t-il par dire ironiquement avant de l’observer avec malice. « Et puis je ne pense pas que ce sera la première chose à laquelle tu penseras si ça arrive. » La preuve : elle était affectée à l’instant par la perte de son premier patient, alors qu’elle avait sans doute tout donné pour le sauver. Il était véritablement désolé de l’apprendre, aurait aimé faire quoi que ce soit pour la soulager de ce poids. « Non, ca va, ne t’en fais pas. » Son sourire sonnait bien trop faux pour qu’il puisse la croire, mais il ne voulait pas qu’elle se braque ou se vexe parce qu’il le lui ferait remarquer. Elle lui parlerait si elle en avait envie, voilà tout. En attendant, monsieur souhaitait se rattraper pour son retard et la laissa donc choisir le programme pour les quelques heures à venir. Le sort qu’elle lui réservait était tellement horrible qu’il songeait presque à demander réclamation !« Essaie seulement. » Il ne s’y risquerait pas, croyez-moi ! Dans un rire, le brun s’empara de ses lèvres une dernière fois avant de l’emmener vers sa moto, prêt à profiter un maximum des prochaines heures qu’il partagerait en sa compagnie.

Après une halte au restaurant chinois, Zoey et Liam étaient repartis en moto jusqu’à son appartement. Depuis qu’il était tout jeune ce moyen de transport l’avait toujours fasciné, au point même de râler aujourd’hui quand il était obligé de sortir sa voiture de son garage. Ca ne lui arrivait pas souvent cela dit : qu’il pleuve, neige ou vante il se débarrassait rarement de son bolide à deux roues. La plupart du temps c’était d’ailleurs la jolie brune qui l’empêchait de prendre la route quand elle avait vu du verglas sur la route. Et comme elle était sans aucun doute l’une de ses plus grandes faiblesses… Il cédait. Mais pas ce soir. Non, ce soir c’était à elle d’admettre que rien ne valait la vue de la ville sur une moto alors qu’ils étaient enfin arrivés à destination.« D’accord, d’accord, je l’admet ! Los Angeles de nuit est assez magique quand on est sur une moto. » Alléluia ! Un sourire triomphant fit son apparition sur le visage du brun tandis qu’il refermait la porte derrière eux. « Il t’en auras fallu du temps dis-moi ! » La taquina-t-il avant de s’emparer de ses propres baguettes et de sa boîte de nouilles chinoises, direction le canapé du salon.« J’ai commencé ce livre qu’Olive et toi aimez tant. Je n’en suis qu’aux premières pages mais… c’est assez bien ! » Il venait de s’asseoir à ses côtés, les jambes de la brune par-dessus ses cuisses. Et autant dire que la phrase de Zoey l’arrêta net dans sa dégustation. Son regard surpris glissa vers sa petite amie, cherchant une réponse dans ses yeux. Jusqu’à présent, Zoey ne s’était jamais vraiment intéressé à ce qu’il faisait, du moins n’en avait pas eu tellement le temps avec ses études en parallèle. Alors oui, ça l’intriguait tout autant que ça le touchait. « Vraiment ? Je ne savais pas que tu t’y intéressais..» confia-t-il avant de se pencher vers elle et de l’embrasser à la commissure des lèvres. Sa façon à lui de lui dire que ça signifiait beaucoup pour lui. « Vous avez trouvé qui est l’auteur ? » Liam venait à peine de le terminer, et n’avait encore entamé aucune recherche. L’histoire l’avait particulièrement affecté du fait d’une proximité troublante avec ce qui le caractérisait en ce moment par rapport à Olivia et Zoey. « Non, pas encore. En toute franchise je viens de le finir, donc je n’ai pas eu le temps de me consacrer aux recherches. Quand ce sera fait, je te le dirais !» Ce qui était certain en revanche c’est qu’il féliciterait l’auteur quand il le trouverait. « En tout cas, ta sœur s’était trompée ! Quand je lui ai parlé du livre elle m’a dit qu’elle était persuadée qu’il ne valait pas le coup… Je ne suis pas critique littéraire mais personnellement je l’ai trouvé vraiment bien écrit.»






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