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 GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.

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MessageSujet: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Jeu 24 Nov - 22:26



« Quelques jours après le massacre »


« Un problème, monsieur Greggson ? » me demandais l'agent Warkins derrière ses lunettes de soleils et sa veste tout de bleu avec l'écusson du FBI. Je ne savais pas quoi répondre, mes bottes baignant dans le sang, devant ses bêtes égorgées J'avais des crampes à l'estomac et j'avais l'impression que mon cœur allait lâcher d'une seconde à l'autre. Et, ce n'était le spectacle devant mes yeux, car après mes années d'école vétérinaire, j'en avais vu des choses, j'étais habitué au corps des animaux morts et l'odeur si particulières qui vous décapent les narines. Même, si je dois dire que c'était vraiment horrible comme spectacle. Car pour l'avoir étudié, je savais que se vider de son sang était la mort la plus horrible et la plus douloureuse qu'on pouvait offrir comme dernier voyage. Oui, j'étais peut-être trop sensible, mais pour les animaux avaient autant de mérites que certaines êtres humains. Ils méritaient le respect et surtout qu'on viellent sur les plus faibles. J'étais devenu vétérinaire pour cela, pour aider et surtout soigner toutes bêtes qui peuvent subir parfois la cruauté humaine.

Mais, ce qui me créait autant d'émotions c'était un objet brillant que j'avais trouvé en soulevant la nuque d'un des étalons. C'était la gourmette que j'avais offert à Gabriel pour ses quatorze-ans, j'avais fait graver nos initiales, je sais c'était stupide, mais c'était l'époque bénit où nous étions copains comme cochons, peut-être mon premier geste pour me l’approprier ? « Je vous parle, monsieur Greggson ? Vous avez trouvé quelque chose qui pourrait nous aider ? », me demanda l'agent Warkins de son sourire le plus enjôleur. Je n'ai pas réfléchi. J'ai caché la gourmette dans ma poche et je me suis levé pour me dresser vers celui qui avait demandé ma présence. La police faisait souvent appel à moi dés qu'il avait besoin de l'avis d'un vétérinaire. Je devenais pour l'occasion comme un consultant. L'agent Warkins baissa ses lunettes et plongea son regard dans le mien. Que pouvais-je faire d'autre ? Les paroles de mon meilleur ami tremblaient dans ma tête : « Demain... On parlera de moi dans la presse... Je te le promet... » Je voulais pas y croire. «  Non...Rien du tout. Désolé. » Je m'éloignais car j'essayais de me concentrer pour ne pas sombrer. Je réalisais ce qu'avais fait Gabriel, mais aussi tout ces crimes étranges depuis quelques années. C'était donc lui ? C'était évident, cependant je n'avais jamais voulu le voir. J'entendais les rumeurs en ville depuis quelques jours. J'entendais mes propres amis, mais je l'avais défendu. J'avais dit que c'était impossible que cela soit lui...L'agent Warkins me sortit de mes rêveries et me posa une main sur l'épaule. « Vous semblez tout retourner.  Je vous paye un café en ville, venez ? » Je ne savais pas pourquoi il me regardait avec un regard si intense à présent et je ne pu m'empêcher de lâcher peut-être pour relâcher la pression. «  Vous n'êtes pas entrain de flirter avec moi, agent Warkins ?  », plaisantais-je. « Appelez-moi, Liam...Et, si je le fais ? Cela vous poserait problème ? »

« Trois semaines plus tard »


Ce fut deux semaines longues et éprouvantes, j'ai eu beau me plonger dans le travail. Je passais chaque jour par les mêmes états : la colère et l'acceptation. Je venais à haïr mon meilleur ami. Je venais à repousser l'amour que j'avais pour lui. Comment pouvais-je aimer un monstre pareil ? Puis, quelques heures plus tard, j'allais dans le sens opposé, je me disais que c'était ma faute, que j'avais loupé quelque chose, que je n'avais pas été là pour lui. Que je l'aimais toujours autant et que je voulais être là pour lui. Cette gourmette je l'avais gardé précieusement et je l'avais pas donné à la police. J'avais aussi tu les paroles de Gabriel. Je l'avais protégé jusqu'à ce soir, mais je ne pouvais plus, la douleur était trop forte. J'étais entrain de sombrer moi-même ; d'abord cela avait été des calmants pour dormir, puis j'étais monté crescendo, à présent je me shootais avec des seringues pour calmer les chevaux, mes bras étaient recouverts de minuscules piqures. J'étais devenu un drogué, voilà, ce que la personne que j'aimais m'avait transformé. Pourtant il avait bien un peu de lumière dans ma vie. Liam avait bien flirté avec moi. L'agent Warkins et moi, on s'étaient rapprochés. Nous nous étions montrés en ville, dans les bars pour boire un verre, dans les restaurants pour dîner, c'était presque devenu quelque-chose de récurant. Il me regardait avec des yeux si amoureux, même si mon cœur était ailleurs, je ne pouvais pas mentir, c'était agréable de se sentir aimer, désirer. Moi et Gabriel, c'étaient terminés, nous n'avions plus échangés un mot. Peut-être pour cela que je m'affichais en ville ? Toutes les petites voix parlaient de moi et cet agent du Fbi. Je voulais montrer à tout le monde que je pouvais vivre sans mon meilleur ami, que je pouvais survivre sans lui. Déjà, c'est bien ce que j'allais devoir faire à présent ?

Cependant, ce soir, je craquais et quittais mon travail plutôt pour me rendre aux abattoirs. Je détestais cet endroit et encore plus depuis que je savais ce qu'il avait fait. Je me garais et je sortais avec ce mal de ventre qui grondait au fond de moi. J'étais en plus tremblotant avec mon manque de mes calmants. J’enfilais mes bottes que je gardais dans mon coffre et je rentrais dans les bâtiments. Je savais que normalement son père n'était plus là à ces horaires. Je fis claquer la porte. Je voulais qu'il m'entende. Je voulais le surprendre. Je m'approchais d'une des tables de travail où la tête d'un porcin reposait. Je vis quelqu'un de dos, je me doutais que c'était quelqu'un. Je croisais les bras, dégouté de cette pièce, dégouté de cette odeur et surtout dégouté de la personne devant moi. Ce soir, je n'avais aucun amour à apporter, c'était la colère et l'incompréhension qu'il avait dans mon regard. «  Tiens, tu as oublié cela à la dernière ferme que tu as visité, enfoiré !» , hurlais-je en jetant sa gourmette à son visage que je n'avais pas nettoyé, toujours sale de ses crimes.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 25 Nov - 21:07


Le jour qui précéda le massacre m'avait épuisé. Et étrangement, mon acte ne m'avait pas vidé physiquement. Non. Mon esprit était malade, encore plus malade... Je regrettais. Je le regrettais tellement que j'en étais venu à m'affliger des blessures, je me torturais moi-même, et je le méritais sans doute. Je méritais jusque la mise à mort, mais je n'avais pas les couilles de passer à l'acte. Sinon il y a bien des années que je serais déjà aux côtés de Lucifer. Aucune marques n'étaient voyantes. Je n'avais pas scarifié mes bras, non. Le bas de mes côtes avait été l'unique cible de mes conneries. J'avais gravé au couteau Pearly l'affreux, pour que chaque jour je vois dans la glace le monstre que j'étais, et devenais de plus en plus, pour que chaque jour je me déteste un petit peu plus... Je me détestais, de détester autant Dexter. Car en effet, les premiers jours, j'en étais arrivé à le détester. Tous les objets que je possédais de lui, je les avais rangé dans une caisse que j'avais scellé avec du scotch. Je voulais la brûler et faire disparaître à tout jamais tous mes souvenirs avec lui, mais lorsque le feu que j'avais allumé était bon, j'avais été incapable de balancer ces quinze années dans les flammes. À présent, cette caisse était rangé dans le dressing, prête à être oubliée.

Les secondes, les heures, les jours défilaient. Ils étaient tous interminables et sans but. Je me rendais compte qu'il y avait un manque dans ma sinistre vie. Dexter. Il me manquait. Et plus que je ne l'aurais cru. Ma haine, je ne l'a lui portait plus, je me détestais tellement que j'étais devenu incapable de le détester lui. Mes journées se résumaient à boire, pour ne plus penser à lui, pour l'oublier. « Pearly-Gates ! C'est quoi cette bouteille ?! » Hurla mon père à même l'abattoir. Car oui, j'emportais une bouteille d'alcool avec moi dans ce foutu travail qui me répugnait. Je ne répondis rien. « Je te parle, petit con ! » Ajouta l'homme en me poussant légèrement. Je fermais un court instant les yeux, tentant de garder ma colère pour moi. Impossible. Je sautais sur mon père, le faisant basculer au sol et de rage, j'appuyais la lame de mon couteau sous sa gorge. Mon père fut surpris, mais il affrontait mon regard haineux. Le sien était cependant neutre, ni peur, ni colère. Rien. Je maintenais la pression sous sa gorge, alors et il éclata de rire diaboliquement. Ce qui me déstabilisa. « Un p'tit merdeux comme toi n'as pas suffisamment de couille pour faire ça ! » Sur ces mots il m'empoigna la main qui tenait le couteau et me l'a broya. Sur le coup de la douleur, je laissais échapper un petit cri. Il se redressa tout en tenant la main et me plaqua contre le mur. « En revanche, moi j'en ai ! » Hurla-t-il en serrant ma gorge de son autre main. Je me débattais et tentais de le repousser. J'étouffais. « GATES ! » S'écria un collègue. Mon père ne me lâchait pas du regard, mais Sven venait d'une certaine façon de me sauver la vie, car j'avais vu dans le regard de mon père cette envie d'en finir avec moi. Sa pression se relâcha et je tombais contre le carrelage froid, en toussant. Je tentais de reprendre mon souffle, tout en essayant de faire bouger mes doigts. « Si tu vas près de lui, t'es viré ! » S'écria mon père, alors que Sven s'était approché. Je remontais mon visage pâle et lui fit signe de partir. Sven me murmura un ''désolé'' et s'en alla avec mon père. Pourquoi perdre sa place pour moi ?

Les jours suivants furent sans doute les plus horribles. Son absence dans ma vie était pénible. Je pensais à lui. Je rêvais de lui et même éveiller, je le voyais à mes côtés. L'alcool me donnait des hallucinations, je discutais avec moi-même, je commençais à perdre la tête. Je ne savais plus quoi penser, ni quoi faire. Je sombrais de plus en plus dans les bienfaits de l'alcool. Je ne me nourrissais plus, je n'avais pas faim. Mon visage s'était creusé, et la peau collait à mes os. Je semblais encore plus fragile. J'étais faible. Je n'en voulais même plus à Dexter. Je m'étais surpris de traîner devant chez lui, à hésiter à frapper à sa porte. Je ne l'avais pas fait. Il ne devait sûrement plus vouloir de moi. J'avais du tellement le décevoir. La porte claqua. Tout en continuant de nettoyer les couteaux, je me préparais déjà à recevoir soit une gifle morale, soit une gifle physique. Qu'est-ce qui mettait encore en rogne mon père ? Mais les quelques instants de silence me firent comprendre que ce n'était pas lui. Mon esprit me disait qu'il s'agissait de Dexter. Pour m'en assurer, je me retournais. Son visage me fit comme une décharge au cœur. Je cachais toutes les émotions que je ressentais en moi. Mais j'étais heureux. Heureux de revoir son visage. Heureux de voir que finalement il ne m'avait pas oublié et qu'il pensait toujours à moi. Cela me rassurait d'une certaine manière, mais m'effrayait à la fois. «  Tiens, tu as oublié cela à la dernière ferme que tu as visité, enfoiré ! » Il me criait dessus. Mais je m'en contre foutais. J'entendais enfin le son de sa voix. J'en avais jusque la chair de poule. Je n'avais qu'une envie lui sauter dans les bras, et le supplier de me pardonner, mais lorsque je sentis quelque chose me frapper la tronche, tout l'enthousiasme que j'avais eu, s'estompa. Mon regard se posa sur l'objet en question. Et je découvris la gourmette que j'avais tant cherché. Cette gourmette était tellement précieuse à mes yeux. Je m'abaissais pour la ramasser et en me relevant, je posais mon regard dans celui de Dexter. « Si tu es venu pour me sermonner, tu peux partir... » Je ne dis rien d'autre. En lui tournant le dos, j'empoignais la bouteille d'alcool, bu quelques gorgées et en versa sur la gourmette afin de nettoyer le sang séché qui s'y était incrusté. Je reposais la bouteille, et rangeais les couteaux. J'ignorais Dexter. Car je n'avais pas la force d'être sermonner, d'être rabaissé. Pas ce soir.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 25 Nov - 23:06

« Si tu es venu pour me sermonner, tu peux partir... » Il se moquait de moi ? Il m'ignorait ? Comment Gabriel pouvait être aussi détaché après mon geste ? Toutes mes questions se heurtèrent au fond de mon crâne alors que je ne pouvais détacher mes yeux de la personne vers laquelle toutes mes pensées étaient allés pendant tout ce temps. J'avais pensé à notre dernier soir ensemble. J'avais essayé de refaire l'histoire à ma manière. J'avais rêvé de nous deux, un doux mélange de scène sirupeuse et de déclaration enflammé, et d'autres soirs des ébats mouvementés ou nous fessions l'amour comme des bêtes...sur cette même table que je fixais à présent. Cette table de travail immaculée de sang et de la carcasse d'un animal mort, la drogue et le manque aidant, j'avais un flash et la scène recommençait devant mes yeux. Elle, si réelle que j'en déglutis en terminant par revenir vers Gabriel. Ce soir, j'avais terminé avec les déclarations, j'en avais terminé de croire qu'il pourrait m'aimer. Je voulais en terminer avec tout cela. Je voulais l'enterrer pour enfin peut-être sortir du trou boueux dans lequel je m'enfonçais un peu chaque jour. « Ouais, la pédale va partir...Je te rassure. Elle sait même pas ce qu'elle fait ici à vrai dire...J'aurais pu tout à fait de dire tout cela par téléphone. »

Mon ami pouvait m'ignorer, je faisais de même et je me tournais vers la table. Mon regard se concentrant sur la bête en son centre – ou en tout cas ce qu'il restait. Je commença à frapper les avant-bras avec énergies, le manque était de plus en plus insupportable. Ma tête me tournait. J'avais des hauts le cœur. J'avais froid et je mourrais de chaud en même temps. Je le regarda ranger ses couteaux et je l'empêcha d'en ranger un que je gardais dans mes mains. « L'agent du FBI va venir te voir demain. Quand il m'a posé la question sur mon emploie du temps, j'ai dit que nous avons été ensemble toute la soirée et que tu as dormi chez moi...» Je terminais avec une voix rauque et je plantais le couteau dans la table juste à côté de ma main qui baignait dans le sang – sans protection, sans gant. Je daignais toujours pas regarder Gabriel car avec la drogue qui coulait dans mes veines, j'étais imprévisible. Je me demandais maintenant même qu'est ce que je pouvais faire là. Pourquoi je le prévenais ? Pourquoi je lui rendais sa gourmette ? Pourquoi je le protégeais ? J'étais d'un monde où chaque délit mérite sa punition. C'était en plus horrible ce qu'il avait fait pour moi. Moi, le vétérinaire...Mais, le plus horrible dans mon esprit perturbé c'était cette question, une question que je devais lui poser.

Je sortais le couteau, je me tournais donc vers lui et je dressais l'arme blanche vers lui. Je savais que ce n'était pas des couteaux de cuisine. Je savais qu'ils pouvaient être aussi coupant que mes scalpels. Je chercha son regard car le mieux était orageux avec ces perles de pluie qui les faisaient scintiller mon visage comme un 14 juillet. « Pas de sermons pour moi. Sermonner quelqu'un c'est quand on a encore de l'espoir pour lui...Je suis juste là pour que tu répondes à UNE question. » Je m'avançais toujours l'arme au poing. Mes yeux trahissaient mes mots, bien sûr que j'avais de l'espoir pour lui et j'avais même de l'espoir pour nous. Je ne savais pas pourquoi il faisait ce qu'il faisait mais je voulais le comprendre. Je ne pouvais le détester même si ma question qui me brûlaient les lèvres me faisait un mal de chien. Je lui posais sans détour car elle me rendait folle. « C'est moi que tu imaginais quand tu as fait ce que tu as fait ? C'est ça ? Tu avais l'envie d'égorger la grosse pédale mais tu en avais pas eu les couilles chez moi ? » Je remontais mes manches, plus par un automatisme qui se mélangeait à ce sentiment que des fourmis rampaient sous ma peau.  Je découvrais sans le vouloir ma peau et ce que je lui avais fait subir, ces dizaines de piqures sur une peau violacée. « Je te dégoutes tant que ça, que je dois crever ? » J'étais maintenant si proche de lui que j'avais l'impression de sentir sa chaleur, c'était la drogue qui parlait et je le savais bien. Comment je pouvais le détester et l'aimer à cet instant précis. Mon cœur en aurait pu en exploser tellement c'était intense. Je me grattais l'avant-bras avec plus de férocité au point de m'arracher la peau avec mes ongles. J'étais perdu et armé, un mélange de très mauvais à mon goût comme vous pouvez l'imaginer...
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 26 Nov - 21:27

« Ouais, la pédale va partir...Je te rassure. Elle sait même pas ce qu'elle fait ici à vrai dire...J'aurais pu tout à fait de dire tout cela par téléphone. » Je soupirais. Il en restait sur ces mots ? Pourtant, combien de fois n'ai-je pas mentionné le mot ''pédale'' dans mes conversations passés avec lui ? Je plaisantais souvent sur son homosexualité. Ce n'était pas vraiment méchant, lorsque je l'appelais la pédale. C'était plutôt une façon de l'ennuyer. « Tu en restes sur ce mot? Ça te va loin, tout ceci, pourtant j'ai accepté ton homosexualité depuis des années, je pensais que tu le savais ! » Je ne veux pas que tu partes. Pensais-je. Non, je voulais qui reste avec moi. Qu'on discute, qu'on mette les choses aux points, qu'on se pardonne et qu'on s'aime comme auparavant. C'était limite improbable. Digne d'un compte de fée, mais je n'en pouvais plus de sa distance. D'autant plus que cette distance m'a permis d'une certaine façon de me remettre en question et de me faire prendre conscience, que toute cette haine, n'était qu'en réalité causer par mes sentiments que j'éprouvais pour Dexter. Je l'aimais. Et je ne savais pas encore si j'étais capable de l'accepter.

Dexter m'arrêta le bras et me prit un couteau des mains. Je ne ressentis ni colère, ni peine, ni peur. Non. Je trouvais presque normal qu'il prenne ce couteau entre les mains dans l'état où il était. Peut-être que j'étais prêt pour affronter la mort, inconsciemment ? « L'agent du FBI va venir te voir demain. Quand il m'a posé la question sur mon emploie du temps, j'ai dit que nous avons été ensemble toute la soirée et que tu as dormi chez moi...» Que devais-je répondre ? Oui je savais qu'une enquête avait été ouverte sur mes crimes, mais de là à devenir le suspect, non. Comment étaient-ils remontés jusqu'à moi ? Ce n'était pas Dexter, sinon pourquoi m'aurait-il donner un alibi ? Il planta le couteau dans la table, sans même me regarder. Il n'était pas normal. Je le ressentais. Il n'était pas en bonne santé. « Je ne sais pas quoi dire... Merci me semble bien bas pour ce que tu as fait pour moi... Tu me protèges après ce que j'ai fait, après ce que je t'ai fait. Je ne comprends pas. » Je restais neutre, mon ton était neutre et ne laissait rien paraître. Pourtant, à l'intérieur, je me sentais mal. J'avais envie de chialer. De me mettre en colère, mais la présence de Dexter m'en empêchait. Je ne voulais plus m'énerver contre lui, je culpabilisais de l'avoir frappé.

« Pas de sermons pour moi. Sermonner quelqu'un c'est quand on a encore de l'espoir pour lui...Je suis juste là pour que tu répondes à UNE question. » Tu mens. Pensais-je en le regardant. Je savais qu'il mentait. Son regard le trahissait. Il avait toujours de l'espoir pour moi, ça me rassurait de lire ça dans son regard, car si je n'étais plus rien pour lui que serais-je moi, pour moi ? Je ne serais plus rien, juste Pearly l'affreux qui avait bercer ma jeunesse. Il s'avançait, le couteau pointé vers moi. Mon cerveau refusait d'anticiper. Non. Il était incapable de le faire. Du moins, je ne voulais pas y croire. Me détestait-il à ce point ? Non, j'avais lu dans son regard, que non. « C'est moi que tu imaginais quand tu as fait ce que tu as fait ? C'est ça ? Tu avais l'envie d'égorger la grosse pédale mais tu en avais pas eu les couilles chez moi ? » Mon visage si neutre devint soudainement choqué, limite outré. Comment pouvait-il croire ça de moi ? Me voyait-il à ce point comme un monstre, capable de le tuer ? Alors que pendant quinze ans, il avait été le seul à posséder ma confiance et mon cœur.

En s'approchant, il remonta ses manches. Et ses bras confirmaient ce que je pensais, malheureusement. J'avais bien remarqué que son regard était différent, sa peau violacée et remplie de traces de piqûre me prouvaient à présent que Dexter était devenu un drogué. Par ma faute. Je regrettais tellement ce que notre amitié était devenue. D'un geste tendre, mais assuré, je lui tins ses poignets et lui retira le couteau des mains. Il était drogué. Il pouvait être capable du pire. Je le balançais au sol et porta ensuite mon regard dans celui de Dexter, toujours en le tenant. « Pour répondre à ta question, Dexter, qui d'ailleurs me surprend, non ce n'était pas toi que je voulais voir crever. Et si cette envie me traverse l'esprit, je te fais la promesse que je m'arracherais la vie avant. » Commençais-je en fixant son regard qui m'avait tant manqué. J'enchaînais, ne le laissant pas répondre. « En revanche, pour être franc avec toi, tu es la cause de tout ce massacre. Tu as réveillé en moi quelque chose, et ce quelque chose m'a poussé a extériorisé une haine que je n'ai pas été capable de gérer. Tu crois que ce que j'ai fait ne m'atteint pas. Mais détrompe-toi, Dexter, chaque jour je regrette ce que j'ai fait, ce que j'ai été capable de faire. » J'étais sincère. Vraiment sincère, je lui montrais peut-être trop ce que je ressentais, ce qui me tourmentait, mais ce serait peut-être l'unique moyen d'arriver à discuter. Sur un ton toujours calme, je repris. « Et tu as raison sur quelque chose, j'ai pas assez de couille pour affronter mon père en lui disant que je démissionne, car vois-tu depuis ce putain de massacre, je ressens de la peine pour les animaux, je vois leur putain de regard me supplier, du moins j'en prends conscience. Je regrette... Je ne sais pas comment te le dire... » Terminais-je par dire. J'étais sincère, mais il était évident que je devais prendre sur moi. Parler autant de ce que je ressentais n'était pas dans mes habitudes, certes, Dexter savait ce que je pouvais ressentir, mais il ne m'avait jamais entendu les dire de vives voix. « Je ne te demande pas de me pardonner, je ne mérite pas ton pardon, mais je te demande simplement de comprendre qu'en aucun cas tu as été ma cible lorsque j'ai fait tout ce carnage dans cette ferme. Je n'étais pas moi-même... » Je baissais mon regard. Car affronter le sien devenait insupportable. Je regardais ses bras meurtrit. Je m'en voulais davantage. J'avais fait de lui un drogué. Un autre Dexter. Mais peut importe la manière, je me mis en tête que je l'aiderais. À sortir de cette merde, ne serait-ce que pour me soulager ma propre conscience. Si je devais me bousiller un peu plus ma vie pour lui sauver la sienne, j'étais prêt à le faire. À présent, pour lui, j'étais prêt à tout, du meilleur comme du pire.


Dernière édition par Gabriel P. Gates le Lun 5 Déc - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 26 Nov - 23:12

«  « Tu en restes sur ce mot? Ça te va loin, tout ceci, pourtant j'ai accepté ton homosexualité depuis des années, je pensais que tu le savais ! » « Tu semblais pas tant l'avoir accepté que cela quand tu me défonçais la gueule chez moi il y a trois semaines... » J'étais injuste et je m'en moquais, mon état aidant mon délire paranoïaque. Non, je n'avais pas mérité ses coups de poings, mais je l'y avais aidé en l'embrassant de force par deux fois. Il m'avait pourtant prévenu et je n'en avais fait qu'à ma tête. Les mots sortirent de ma bouche avec tant de facilité que cela m'effraya pendant un instant. Qu'est-ce que je faisais là ? Je voulais le faire se sentir coupable ? Je voulais l'accabler ou je voulais nous aider ? Je ne savais plus. J'étais emporté par ses impulsions contradictoires. Je le regardais et je voulais le prendre dans mes bras, puis dans la seconde d’après je voulais le frapper et le faire saigner comme il avait fait saigner ces pauvres animaux. Tout cela dans un mélange, extrême ou je ne pensais plus qu'à repasser à mon cabinet pour m'injecter une autre petite dose pour me calmer.

« Je ne sais pas quoi dire... Merci me semble bien bas pour ce que tu as fait pour moi... Tu me protèges après ce que j'ai fait, après ce que je t'ai fait. Je ne comprends pas. » Je m'accrochais à son ton neutre et j'essayais de calmer mes ardeurs. Sa question était légitime et j'avais beau me la retourner dans mon esprit torturé et fatigué, je n'avais rien et cela m’énervait. Je passais ma frustration un instant sur la carcasse devant moi en plantant le couteau à plusieurs reprises. C'est vrai que cela faisait du bien...Je m'arrêtais car je me faisais peur moi-même. Je replantais le couteau dans la table pour plus de précaution. Je tournais la tête vers ami et je lui délivrais ce que je savais déjà. « Je ne sais pas Gabriel...Je l'ai fait...C'est tout...Et, ne t’inquiète pas pour demain, il fait le tour de la ville, je pense pas que tu sois suspect. En tout cas, il m'a rien dit de particulier à ton sujet. » » Pourtant la réponse était là, mais ce soir je voulais pas la voir. J'avais fait tout cela car je l'aimais. Je l'aimais tellement que cela m'aurait tué qu'il finisse en prison, qu'il soit humilié, que toute la ville se moque de lui. Il ne méritait pas cela. Il méritait de l'amour, peut-être pas de moi, mais il en méritait vraiment.

J'avais enfin posé ma question. Elle était dur, mais je devais la poser pour ma santé mentale. J'ai eu une première réponse en observant son visage. Je l'avais choqué. Je le laissa s'approcher car même si je tenais ce couteau. Il était impossible pour moi de lui faire mal, même si l'avais blessé ce soir là chez moi. Je regardais le couteau quitter mes mains et je réalisais bien vite mon erreur en remontant mes manches. « Pour répondre à ta question, Dexter, qui d'ailleurs me surprend, non ce n'était pas toi que je voulais voir crever. Et si cette envie me traverse l'esprit, je te fais la promesse que je m'arracherais la vie avant. » Je l'écoutais à peine, j'étais concentré sur mon envie de baisser mes manches mais il me tenait les poignets. Je bouillonnais de ce besoin. Je n'avais pas envie qu'il sache, qu'il me juge, qu'il réalise que j'étais devenu un drogué à cause de son absence, de mon sentiment de culpabilité dans cette affaire. « En revanche, pour être franc avec toi, tu es la cause de tout ce massacre. Tu as réveillé en moi quelque chose, et ce quelque chose m'a poussé a extériorisé une haine que je n'ai pas été capable de gérer. Tu crois que ce que j'ai fait ne m'atteint pas. Mais détrompe-toi, Dexter, chaque jour je regrette ce que j'ai fait, ce que j'ai été capable de faire. » Je le regarda avec mon visage si troublé. J'étais bien la cause ? Je me détestais tellement. J'avais envie de pleurer mais rien n'arrivait à sortir. Je continua à le regarder avec mes yeux mouillés par ces aveux. « Et tu as raison sur quelque chose, j'ai pas assez de couille pour affronter mon père en lui disant que je démissionne, car vois-tu depuis ce putain de massacre, je ressens de la peine pour les animaux, je vois leur putain de regard me supplier, du moins j'en prends conscience. Je regrette... Je ne sais pas comment te le dire... » Je ne l'ai pas interrompu. Je digérais tous ce qu'il daignait m’offrir. Je remarquais avec délice qu'il arrivait à me calmer. Il me touchait et mes problèmes me semblaient déjà bien loin.

« Je ne te demande pas de me pardonner, je ne mérite pas ton pardon, mais je te demande simplement de comprendre qu'en aucun cas tu as été ma cible lorsque j'ai fait tout ce carnage dans cette ferme. Je n'étais pas moi-même... » Je profitais qu'il baisse ses yeux pour faire disparaître cette distance. Je collais mon front brûlant contre le sien. Je me libérais une main et je posais une main sur sa nuque. Mon touché fut intense comme si j'essayais de faire passer tout le soulagement que je ressentais à présent. Je soupira avec soulagement, mon souffle s'écrasant sur mon ami. «  Tu n'as pas à te faire pardonner et tu l'as déjà pardon, et cela quoi que tu fasses dans cette vie, Gabriel. Tout ce que je t'ai dit l'autre soir, cela ne disparaitra jamais. Tu es tout pour moi. Mais, c'est ma faute, je n'ai pas été là pour toi. Je me rendais pas...ou plutôt je voulais pas voir tout ce que tu subissais avec ton père. Regarde-moi... » J'étais rassuré car je savais que mon ami ne mentirait jamais. Je savais qu'il était franc et que je pourrais jamais mettre sa parole en doute. Ma voix était chevrotante, mais je pensais chaque mot qui sortaient de ma bouche. J'avais été en colère et maintenant j'étais doux comme un agneau, c'était la drogue qui parlait pour moi. Sans décoller mon front du sien, je chercha ses yeux. « Tu es quelqu'un de fort. Tu es la personne la plus forte que je connaisse. Tu peux sortir de l’emprise de ton père. Tu peux le faire, je te jure. Je serais là, si tu veux ? Dis-moi, comment je peux t'aider. Je ferrais tout ce que tu me demanderas. » Je remontais mes mains pour lui attraper son visage que je trouvais si beau, même si je pouvais ressentir toute l'aura de ce qui le traversait. Je voulais croire que je ressentais sa douleur, que je l'a comprenais. Il n'avait pas à m'expliquer d'avantage pour cette nuit. Je m'en fichais à présent. Je me moquais de ses animaux. Je me moquais de son geste, tout ce qui m'intéressait c'était mon ami. C'était l'homme que j'aimais que je regardais avec toute l'intensité de mes sentiments. Il était tout pour moi et je voulais pouvoir lui rendre ce qu'il m'offrait simplement en existant. « C'était pas toi ce soir là. C'était pas le Gabriel que je connais depuis quinze-ans. Je sais que tu regrettes. Je le vois. Je te demande pardon d'avoir dit ce que j'ai dit. J'avais tellement peur que cela soit moi que tu voulais punir. J'aurais pas du t'embrasser, mais j'ai cru que tu ressentais peut-être quelque chose pour moi. Pardon... »
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Dim 27 Nov - 13:29

« Tu semblais pas tant l'avoir accepté que cela quand tu me défonçais la gueule chez moi il y a trois semaines... » Finalement, il marquait un point. Et si en réalité je n'avais jamais accepté son homosexualité ? D'un côté peut-être était-ce le cas. Je savais qu'il était homosexuel, j'aurais dû savoir qu'un jour ou l'autre il tomberait amoureux de moi. Mais j'avais préféré ne pas trop me poser de question sur cette orientation sexuelle. Premièrement, car la vérité est une chose qui m'effraie. Deuxièmement, avec l'homophobe de père que j'ai, poser ne serait-ce qu'une question sur l'homosexualité aurait été une erreur de ma part. Non seulement il aurait passé sa colère sur moi, mais en plus de ça il aurait peut-être compris pour Dexter et m'aurait interdit de le voir. Bien heureusement, mon père était suffisamment con pour ne pas voir que mon meilleur ami était homosexuel, il faut dire aussi que je l'avais fait passer auprès de mon père pour un mec qui aimait les femmes beaucoup plus âgés. Et je me rendais compte petit à petit qu'en fin de compte, je n'avais jamais accepté sa différence. Sinon je ne me serais pas senti aussi piéger au point d'inventer tout ce bobard.

« Je ne sais pas Gabriel...Je l'ai fait...C'est tout...Et, ne t’inquiète pas pour demain, il fait le tour de la ville, je pense pas que tu sois suspect. En tout cas, il m'a rien dit de particulier à ton sujet. » Je m'attendais à la venue du FBI me considérant comme suspect. J'avais toujours été celui pointé du doigt, celui qu'on accusait toujours. Avec le temps, je m'y étais fait, avec le temps, j'en rigolais. Et toutes ces accusations m'avaient forgé ce caractère, et toutes ces rumeurs m'avaient fait travailler mes argumentations. J'étais incapable de mentir à Dexter, car il me connaissait, en revanche, je bernais les flics comme n'importe quel grand mythomane. Je ne m'inquiétais pas vraiment de leur arrivée chez moi, car même sans alibi, j'aurais pu me démerder, j'aurais même été capable d'accuser quelqu'un d'autre. Il est évident que l'aide qu'avait fait Dexter, je la prenais en compte, à sa manière il allait m'aider. « Je ne m'inquiète pas... » Répondis-je en laissant transparaître sur mon visage un léger sourire en coin. J'étais confiant. J'avais confiance en moi, mon plus grand défaut, comme ma plus grande qualité.

J'avais été franc avec lui. Je lui avais finalement avoué qu'inconsciemment, il était coupable de mes actes. S'il ne m'avait pas embrassé, s'il n'avait pas voulu m'y forcer, jamais je ne serais rentré dans cette colère noire, jamais je n'aurais fait tout ce mal dans cette ferme, et jamais notre amitié serait placée sur une corde effilée, prête à se briser. Et là, je voyais Dexter dépérir devant moi. Je le faisais encore avoir les larmes aux yeux, j'en crevais de l'intérieur. J'avais envie de le serrer dans mes bras et de le supplier de me pardonner, mais je ne pouvais pas. J'avais trop peur qu'il me rigole au nez et qu'il ignore ce que j'attendais de lui. Je ne pouvais rien attendre de lui, pas après tout ce qui s'était passé. Son silence me troublait. J'avais envie de le secouer, de lui demander qu'il réponde, n'importe quoi, mais je voulais m'assurer qu'il écoutait, que je l'intéressais toujours.

Dexter s'était approché de moi. Il avait collé son front contre le mien et sa main qui effleurait ma nuque me faisait frissonner. J'en rêvais tellement de me retrouver aussi proche de lui. De le sentir contre moi, sentir son cœur contre ma poitrine. Mon meilleur ami m'avait manqué, et ses semaines sans lui avaient été un véritable enfer. Je m'étais trop attaché à lui, je me rendais compte que sans lui, je ne pourrais pas vivre. Et je m'en voulais. Je devrais pouvoir vivre sans lui et ne pas être aussi dépendant d'une personne. Je ne voulais pas le regarder. Affronter son regard aussi proche m'effrayait. Je savais qu'il pourrait lire en moi comme dans un livre ouvert. Il comprendrait mon désarroi, il comprendrait ma joie, mon enthousiasme, mais à la fois mes craintes. Je ne voulais pas qu'il voie tout ceci. «  Tu n'as pas à te faire pardonner et tu l'as déjà pardon, et cela quoi que tu fasses dans cette vie, Gabriel. Tout ce que je t'ai dit l'autre soir, cela ne disparaitra jamais. Tu es tout pour moi. Mais, c'est ma faute, je n'ai pas été là pour toi. Je me rendais pas...ou plutôt je voulais pas voir tout ce que tu subissais avec ton père. Regarde-moi... » J'écoutais ce qu'il me disait. Je remontais mon regard vers le sien, je tentais de dissimuler toutes mes émotions. Je voulais me montrer fort, ne pas lui montrer que je dépérissais sans lui. Ne pas lui faire comprendre que l'alcool était devenue un problème comme lui avec sa drogue. Je fuyais encore son regard. Ses yeux brillaient trop. « Tu es quelqu'un de fort. Tu es la personne la plus forte que je connaisse. Tu peux sortir de l’emprise de ton père. Tu peux le faire, je te jure. Je serais là, si tu veux ? Dis-moi, comment je peux t'aider. Je ferrais tout ce que tu me demanderas. » Tu te sens capable de tuer mon père ? Pensais-je. Car oui, il n'y avait que comme ça que je me sentirais enfin libre. Que son emprise disparaisse à jamais et que ma vie devienne heureuse, sans lui. J'étais incapable de faire du mal à mon père, car je savais qu'il était plus fort que moi. Je ne pouvais pas demander à Dexter de faire une telle chose, se serait trop facile. Et puis je n'aurais jamais cette satisfaction d'en avoir fini avec mon père de mes propres mains, je me sentirais toujours inférieur. Incapable de terrer mes propres problèmes moi-même. Non, il ne pouvait pas m'aider. J'étais le seul à pouvoir le faire. Mais j'avais besoin de courage, de sang froid, pour y parvenir. « Tu peux pas m'aider sur ce point, Dexter. Je dois gérer ce problème seul. »

Dexter me prit le visage entre ses mains. La dernière fois qu'il l'avait fait, je l'avais frappé. Je l'avais humilié. Aujourd'hui, ressentir ce tel contact réveillait en moi tout un tas de sentiments qui m'étaient inconnus. J'appréciais l'avoir pour moi, aussi proche de moi. « C'était pas toi ce soir là. C'était pas le Gabriel que je connais depuis quinze-ans. Je sais que tu regrettes. Je le vois. Je te demande pardon d'avoir dit ce que j'ai dit. J'avais tellement peur que cela soit moi que tu voulais punir. J'aurais pas du t'embrasser, mais j'ai cru que tu ressentais peut-être quelque chose pour moi. Pardon... » Je le regardais dans les yeux. À présent, il pouvait lire en moi comme si j'exprimais mes émotions de vives voix. Je culpabilisais, mais j'étais heureux à la fois. Mon regard scintillait de gaieté, mais je laissais sans doute voir cette peur qui me rongeait. « Tu n'as pas à te faire pardonné. Tu m'as embrassé, je t'en ai voulu car tu as ressenti... Tu n'as pas seulement cru, Dexter... » Dis-je en baissant mon regard. Je lui avouais qu'effectivement, j'avais apprécié son baiser, ses lèvres contre les miennes. J'en avais rêvé pendant son absence durant ses quelques semaines. Je relevais mon visage, pour affronter son regard. Je fis descendre ses mains sur mes épaules alors que je prenais son visage doucement, entre ses mains meurtrières. J'hésitais. Je savais que j'allais encore jouer avec ses sentiments. Je l'avais frappé car il avait osé m'embrasser. Aujourd'hui je m'apprêtais à le faire. Mon souffle chaud s'écrasait contre ses lèvres, je ne pouvais plus faire machine arrière, j'étais trop proche de lui. Mais je ne pouvais plus faire machine arrière car je voulais le faire. Cette fois-ci ce ne serait pas pour gagner un concours, non, s'était parce que j'en ressentais le besoin. Sans plus réfléchir, je l'embrassais. Si tendrement que cela ne me ressemblait pas. J'égorgeais les agneaux, je n'étais pas un des leurs. Pourtant, je lui offrais de la tendresse, de la délicatesse, comme il n'en avait sûrement jamais reçu de ma part. Je n'hésitais plus, ce n'était plus qu'un simple ''lèvres contre lèvres'', non j'entrelaçais ma langue avec la sienne, je le voulais tant ce baiser. Je me collais à lui, je ressentais toute cette envie d'aller mieux. Et je savais que Dexter me procurait cette sensation d'aller bien. J'aurais aimé ne jamais me détacher de sa bouche, le faire rêvé durant toute une éternité. Mais toute bonne chose à une fin. Je me reculais légèrement, et sans le regarder, je le serrais dans mes bras. Je ne voulais pas qu'il remarque qu'il me sensibilisait à un point que j'en avais les yeux brillants. « Tu m'as ouvert les yeux, Dexter. » Murmurais-je à son oreille, savourant ce moment d'étreinte comme s'il s'agissait du dernier.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Lun 28 Nov - 15:08

Nous nous rapprochions enfin et je remerciais le ciel de cette drogue qui me rendait alors si douce. Je l'avais détesté tout au long de ces trois semaines. Je m'étais dégouté de ma propre personne. Non, je n'étais jamais tombé en vingt-cinq ans. J'étais quelqu'un de positif qui croyait en la rédemption, mais là je n'avais plus cru en rien depuis que Gabriel n'avait plus fait partit de ma vie. Je n'avais été qu'une loque dans les bras de Liam, ce policier. Une loque qui c'était laissé faire, qui c'était laissé aimer car cela me rendait un peu de mon humanité. Cependant, je savais que c'était qu'une distraction, c'était impossible d'oublier mes sentiments pour mon meilleur ami, même dans le lit d'un autre. Oui, j'étais qu'une chienne car j'avais couché avec lui dés le premier soir. Non, ne me jugez pas trop durement. Je n'étais plus rien et j'avais besoin d'un rapprochement physique pour oublier la douleur. Dans l'acte, cela n'avait pas été Warkins que j'avais étreint, c'était Gabriel. J'avais fermé les yeux et c'est son visage que j'avais vu, c'était sa peau que j'avais léché et c'était sa...Maintenant que nous faisions la paix avec nos mots, mon Best et moi, cela en était encore plus troublant car j'avais ce flash qui m'assaillait. Oui, ce flash de nous deux entrain de faire l'amour dans cet abattoir. Cela avait commencé ainsi, tout était si ressemblant que mon sang en palpitait complétement troublé par les ressemblances. Je reconnaissais un visage, un sourire et même une odeur.

Oui, nous avions parlés de son père même dans mes songes. Cela avait été le début de cette suite si douce dans mes fantasmes. Ce début qui amena ce baiser, mais je n'y croyais pas dans la réalité, par contre je me refusais d'entendre ce qu'il me disait. Je montrais bien dans mon visage qu'il n'était pas seul et que j'étais là. « Tu peux pas m'aider sur ce point, Dexter. Je dois gérer ce problème seul. » J'étais possédé par ce trop plein d'émotion et de mon état complétement déraisonnable. Je ne savais même pas si ce que j'allais dire avait un sens. « Comment tu peux dire une chose pareille ? Quoi que tu penses, tu ne seras jamais seul. Tes problèmes sont mes problèmes, Gabriel. Je veux plus qu'il touche. Je veux plus qu'il te fasse du mal. Je le supporte plus. Je fermerais plus les yeux. Je m’opposerais. Je prendrais les coups pour toi... » Je cherchais toujours son regard. Je voulais me plonger en lui, lui offrir tout ce que j'avais. Je voulais aussi dire que je détestais son père, que la drogue me donnait des pensées sombre, que je voulais le voir crever, que c'était à lui de mourir et non ces animaux. C'était lui qui méritait d'être égorgé comme un porc, mais je préférais me taire car c'était son père...J'avais peur qu'il me déteste pour ses paroles. Je voulais tellement son amour que je m'interdisais ces dernières pensées.

Il me regardait enfin et mon visage s'illuminait. Je me cachais pas et lui non plus. Est-ce que c'était la joie de se retrouver, ou autre chose ? Je trouvais son émotion assez ressemblante à ce que j'avais vu à mon appartement il y a trois semaines. Il fallait pas que j'y aille par là. Non, pas ce chemin et pourtant alors que je m’apprêtais à me détourner de son regard, sa voix me rappela à lui. « Tu n'as pas à te faire pardonné. Tu m'as embrassé, je t'en ai voulu car tu as ressenti... Tu n'as pas seulement cru, Dexter... » Mon cœur loupa un battement. Est-ce que j'avais bien entendu ? A nouveau ce flash, ses mots, c'était comme dans mon songe, exactement les mêmes. Est-ce que je rêvais ? Je le regardais et je ne pouvais caché ma surprise. Si, je rêvais alors je ne voulais jamais me réveiller. Gabriel perça mon âme et tout mon corps raisonna à son souffle chaud contre mes lèvres. « Ah, bon ? », osais-je dire d'une toute petite voix alors que je n'attendais plus qu'une chose...Qu'il m'embrasse. Je voulais ses lèvres et j'allais les avoir. Oh, comme ce moment fut délicieux. Ma chair et mon sang palpitèrent à l'unisson.  Je me pressais contre lui et le monde autour de moi s'effaça. Cet abattoir. Ce sang. Cette carcasse à côté de nous. J'attrapai son visage et j'y accola mes mains – peut-être de peur qu'il veuille s'en aller ? Je le gardais à moi et je répondais à ces lèvres qui cherchais les miennes, cette langue que je m'amusa à titiller avec fougue. Tout était comme dans mon rêve, mais plus beau et plus intense. Nous terminions dans les bras de l'un de l'autre et j'exaltais de cette joie de vivre ce que j'avais toujours voulu. « Tu m'as ouvert les yeux, Dexter. » Je posais ma tête sur son épaule en respirant avec force. « Oh, Gabriel...Ne te moque pas de moi. Je pourrais pas le supporter. Si, tu savais comme j'ai espéré ce moment. Comme j'ai attendu ses paroles. » Je suivais à présent le défilement de mon rêve. Je ne voulais pas que celui-ci s'arrête. Je déposais un baiser brulant sur sa nuque. « Comme j'ai espéré toucher cette peau...Et, toi ? Tu ne veux pas toucher ma peau ? Comme cela... » J'étais un autre homme. C'était le drogué qui parlait. C'était ce personnage fantasmait qui vivait son rêve éveillé. Je me mélangeais à sa chaleur, cet alcool qui avait coulé quelques minutes auparavant dans sa bouche et qui coulait à présent dans la mienne, à son odeur de mâle après une dur journée de travail. Tout cela n'avait rien de rebutant pour moi, au contraire, traitez-moi de pervers, mais c'était encore plus existant. J’allais chercher la bouche de Gabriel et je me pressais contre elle – me moquant bien de cette blouse tachée de sang. J'allais tout contre lui. Je m'imposais. Je déboutonnais sa blouse en continuant mes baisers.  Je roulais autour de sa bouche, léchant, mordant et aspirant tout ce qu'il m'offrait. Je n'attendais pas l'aval de son voisin. Je passais une main, puis l'autre à l'intérieur et j'allais chercher cette peau. Mon excitation me rendait comme fou. Je le poussa sans réserve contre cette table. Dans mon fantasme, il m'avait résisté alors que je redoublais d'effort. J'utilisais ma langue pour attiser son envie. Je pressais mon bassin qui avait grossit avec envie. C'était tellement intense que cela en était douloureux à l'intérieur de mon jeans. « S'il-te-plait...Je veux juste la toucher... » Mes mains continuaient leurs chemins et je descendais d'un niveau.  Je déboutonnais sa ceinture et plongeais ma main avec appétit dans son intimité pour l'attraper à pleine main. « Oh, oui...C'est ça que je veux toucher...», lui susurrais-je entre deux souffles courts. C'était idiot, je sais. Mais, dans mon songe, il avait aimé, il m'avait supplié de continuer. Nous avions ensuite fait l'amour sur cette table. Mon esprit déconstruit était tellement certain que c'est ainsi que cela allait se terminer. Quel con !
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Lun 28 Nov - 20:37

« Comment tu peux dire une chose pareille ? Quoi que tu penses, tu ne seras jamais seul. Tes problèmes sont mes problèmes, Gabriel. Je veux plus qu'il touche. Je veux plus qu'il te fasse du mal. Je le supporte plus. Je fermerais plus les yeux. Je m’opposerais. Je prendrais les coups pour toi... » Un léger sourire vint s'accrocher à mes lèvres. Il me disait ce que je voulais entendre, qu'il serait toujours là pour moi, près de moi, comme il l'avait toujours été. Mais je faillis aussi éclater de rire en entendant ces paroles. Un rire jaune. D'ailleurs je lui fis ressentir ma nervosité. « Tu ne te rends pas compte... Enfin... C'est normal, je ne peux pas t'en vouloir... » Commençais-je le plus calmement possible. « J'ai appris à encaisser. Par contre, ce que je ne sais toujours pas encaisser, s'est lorsque mon père entreprend de m'écraser les burnes. Tu as l'impression d'étouffer, tes poumons restent bloqués et lorsque enfin il relâche la pression, tu crois c'est fini. Mais non, la douleur est encore plus vigoureuse, tu as tellement mal que tes yeux chialent tout seul, tu as tellement mal que tu as l'impression que la pièce tourne. Tu as tellement mal que tu commences à voir des étoiles et ensuite tu as tellement mal que c'est le trou noir. Combien de fois je ne suis pas tombé dans les vapes. Et autant te dire que pour me réveiller, il ne me gifle pas, non il me défonce les côtes et ne s'arrête jamais de frapper. Alors, non Dexter. Tu ne saurais pas prendre les coups à ma place, car ceux que je t'ai donné ne sont en rien à comparer aux siens... Les siens te tueraient... » Finis-je par dire, essouffler. Je venais de me confier à lui, sans m'énerver. Je venais de lui expliquer une scène que j'avais plus d'une fois vécu avec mon père. Oui, Dexter savait que mon père était violent, mais je n'avais jamais parlé avec autant de détails. Je restais réservé là-dessus, car en parler me faisait mal. Je revoyais le visage de mon père et ses mains me gifler. Je ne pouvais pas admettre que Dexter veuille se mettre à ma place et je ne pouvais pas le laisser croire qu'il saurait être à ma place...

« Oh, Gabriel...Ne te moque pas de moi. Je pourrais pas le supporter. Si, tu savais comme j'ai espéré ce moment. Comme j'ai attendu ses paroles. » Alors que je le gardais contre moi, je faillis me reculer. Me moquer de lui ? Je lui disais pratiquement que je l'aimais, et il pensait que je me foutais de sa gueule ? Je fermais un instant les yeux, préférant savourer cet instant. C'était bon de le sentir contre moi. « Comme j'ai espéré toucher cette peau...Et, toi ? Tu ne veux pas toucher ma peau ? Comme cela... » Il s'approcha pour m'embrasser, je le laissais faire, je désirais tellement ses lèvres à présent. Cependant, lorsque je sentis ses mains détacher les boutons de ma chemise, je fus incapable de faire quoi que ce soit. Je me posais une question, gros instant de doute. ''M'aime-t-il où veut-il simplement du sexe ?'' Lorsque j'atterris sur cette table, je fus surpris de la force dont il faisait preuve. « Tu ne penses pas que tu veuilles aller trop vite ? » Mes paroles fut jetées dans le vent. Il ne semblait même pas les avoir entendue. Où alors il les ignorait totalement. « S'il-te-plait...Je veux juste la toucher... » Sur le moment, je me demandais où il voulait en venir. Devais-je m'inquiéter ? Je sentis ses mains descendre le long de mon torse, ses doigts passèrent sur les cicatrices de mes scarifications et il détacha ma ceinture. « Dexter, non... Laisse-nous le temps... » Chuchotais-je en repoussant ses mains, tout en essayant de capter son regard. Mais mon geste ne rima à rien et je sentis sa main dans mon slip. Sur le moment, je restais le souffle coupé. Il n'avait quand même pas osé ? « Oh, oui...C'est ça que je veux toucher...» Je me sentis humilié. Je ne me moquais pas de sa gueule s'était lui qui le faisait. « DEXTER ! » Hurlais-je en le repoussant. Je n'étais pas énervé, c'était autre chose. J'étais horrifié de ce qu'il venait de faire. J'avais surtout élevé le ton pour le raisonner, le faire redescendre sur Terre, avec moi, et non avec une illusion. Où était le Dexter que j'avais toujours connu ?

Je restais contre cette table, et m'assurais que cette distance ne soit pas franchie, pendant que je reboutonnais mon jeans et bouclais ma ceinture. Mes jambes flageolaient, mes mains tremblaient et mon estomac se nouait. J'avais peur. Peur qu'il soit devenu si différent. J'empoignais la bouteille d'alcool sur le bord de la table et bu de longues gorgées. Après avoir vider une bonne moitié, je la posais à côté de moi et remontais mon regard, rempli de larmes, dans le sien. Je voulais fermer ma gueule, mais ce serait comme accepter ce qu'il venait de me faire. Je lui avais dit de ne pas aller plus loin. Mais il n'avait pas écouté... « J'suis pas une pute, Dexter ! Si tu as besoin de te vider va le faire avec un inconnu, mais pas avec moi ! » Criais-je. J'étais tellement dégoûté par son geste. J'étais en train de me persuader qu'il ne m'aimait pas, qu'il ne voulait qu'un plan cul, alors que je m'étais enfin rendu compte que je l'aimais. J'aimais cet être, plus que tout au monde. Même Davy n'avait pas fait palpiter mon cœur de la sorte. Plus je le regardais et plus je me rendais compte que j'en étais amoureux. J'étais pris au dépourvu par mes propres sentiments, qui existaient depuis plus longtemps que je ne le croyais. Une larme coula le long de ma joue, était-ce ça aimer ?

Je ne voulais pas rester encore sur une note négative, non, on ne le supporterait aucun des deux. À présent je lui avais et m'étais prouvé que je l'aimais. Même si j'avais mal, même si je me sentais humilié, je ne pouvais pas partir. Ce serait comme signer notre mort. Mon cerveau daigna me donner une information. Cette information clé. Celle des bras de mon ami remplis de petites piqûres. Dexter était drogué, je devais me rendre à l'évidence, ce n'était pas lui qui agissait, comme ce n'était pas moi qui avait agi cette nuit à la ferme. Sans plus attendre je m'approchais de lui, je franchissais moi-même cette ligne de distance que j'avais créer. Je le voulais contre moi, sans que les choses n'aillent plus loin. Pas ce soir... Pas demain... Je voulais nous laisser le temps afin d'apprécier réellement ce moment. Je le serrais dans mes bras, respirais son parfum et je fondis en larme. « Regarde ce que la drogue fait de toi... » Sanglotais-je comme jamais je ne l'avais fait en sa présence. « Regarde ce que J'AI fait de toi. » Ajoutais-je en me rendant compte qu'en fait, j'étais celui qui l'avait rendu ainsi, un drogué. Je me détachais de lui pour prendre son visage entre mes mains toujours tremblantes. « J'ai envie de te détester pour ce que tu viens de faire, mais j'en suis incapable, car je sais que ce n'était pas toi... Et parce que... Je t'aime, Dexter. » Murmurais-je en ne le quittant pas du regard. Je lui avais dit. Je l'aimais, maintenant c'était certain. L'amour était si effrayant.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Mar 29 Nov - 14:35



« Tu ne te rends pas compte... Enfin... C'est normal, je ne peux pas t'en vouloir... » Non, je ne pouvais pas me rendre compte, c'était certain. Par contre, je pouvais écouter, je pouvais lui offrir toute l'attention nécessaire pour qu'il se livre à moi. Il pouvait me faire confiance. Je n'étais ni là pour juger, ni là pour le blesser par une mauvaise pensée. « J'ai appris à encaisser. Par contre, ce que je ne sais toujours pas encaisser, s'est lorsque mon père entreprend de m'écraser les burnes. Tu as l'impression d'étouffer, tes poumons restent bloqués et lorsque enfin il relâche la pression, tu crois c'est fini. Mais non, la douleur est encore plus vigoureuse, tu as tellement mal que tes yeux chialent tout seul, tu as tellement mal que tu as l'impression que la pièce tourne. Tu as tellement mal que tu commences à voir des étoiles et ensuite tu as tellement mal que c'est le trou noir. Combien de fois je ne suis pas tombé dans les vapes. Et autant te dire que pour me réveiller, il ne me gifle pas, non il me défonce les côtes et ne s'arrête jamais de frapper. Alors, non Dexter. Tu ne saurais pas prendre les coups à ma place, car ceux que je t'ai donné ne sont en rien à comparer aux siens... Les siens te tueraient... » Tout au long, je mettais montré fort et je n'avais pas détourné mon regard, mais là c'était trop et je fondais en larmes. Je trouvais tout cela tellement horrible, la violence de son père mais aussi qu'il ne soit jamais tourné vers moi auparavant. Il pensait peut-être faible ? Je reniflais bruyamment et je séchais mes larmes. Je voulais montrer ma détermination. Je voulais que Gabriel soit fier de moi. « J'ai jamais dit que je pensais y survivre...Tu sais ce que tu me dis cela ne change rien pour moi. Je me déteste de ne mettre jamais interposé auparavant même si j'étais jamais devant moi. Je peux pas laisser quelqu'un te faire du mal, même si c'est ton père et même si c'est mon dernier geste sur cette terre. »

Je pensais que tout était gagné. Je pensais que je vivais mon rêve. J'entendais pourtant ses remarques. « Tu ne penses pas que tu veuilles aller trop vite ? » Cette phrase collait encore à mon fantasme alors je continuais. Je n'acceptais pas qu'il me repousse car dans mon songe il avait cédé à mes avances. Il les avait désirés. « Dexter, non... Laisse-nous le temps... » Pourtant, je sentais bien que quelque chose n'était pas pareil. La drogue ne voulait pas me ramener à la raison. Je sentais bien que sa façon de me repousser montrait tout le dégout qu'il avait à présent pour moi. « DEXTER ! » Il me repoussa et je tombais au sol comme une pauvre poupée de chiffon. La réalité me rattrapait et je me rendais compte de ce que j'avais fait, ce que ma main était allé chercher. Je baissa les yeux plus honteux que jamais, mon regard sur mes bras. Je n'étais plus que l'ombre de moi-même. J'étais tombé tellement bas. Je me reconnais plus. J'avais envie de pleurer mais même cela je n'y arrivais plus. Je me reconnais plus. La voix de Gabriel me fit trembler comme un enfant surprit dans ses grandes erreurs. « J'suis pas une pute, Dexter ! Si tu as besoin de te vider va le faire avec un inconnu, mais pas avec moi ! » Je balbutiais. Je bredouillais. Je secouais la tête car je ne trouvais même plus mes mots. «  C'est pas ce que je voulais...C'est pas comme cela que cela devait se passer...Tu me connais je suis pas comme cela... » Je voulais lui dire ce qu'il savait déjà, que le long de ses quinze-ans, je n'avais jamais été du genre trop entreprenant. Gabriel le savait quand nous sortions j'étais plutôt le genre romantique à aimer parler pendant des heures alors qu'à côté on se roulait déjà des pelles. J'étais quelqu'un de respectueux...Je le pensais.

Je m'abaissa d'avantage, mes bras à présent sur ce sol crasseux, la tête entre mes jambes. Je me lamentais car la drogue me rendait cet esclave complétement instable. Il a quelque instant j'étais hilare et maintenant je me désespérais. Quand Gabriel se rapprocha, je tomba dans ses bras. Je m'accrocha à lui car il était ma seule bouée de sauvetage de ce monde. « Regarde ce que la drogue fait de toi... » Je relevais la tête car je ne pouvais supporter de le faire pleurer. « Regarde ce que J'AI fait de toi. » Je le serra plus fort comme s'il ne m'avait resté que quelques secondes sur cette terre. Je le regardais si ému. «  Dis pas cela...Je suis le seul responsable. Voilà, ce que je deviens quand tu ne fais plus parti de ma vie...Ne me déteste pas...Je t'aime tellement.» Je lachais cette vérité avec tant de facilité que cela m'apporte un peu de chaleur. Oui, j'aimais Gabriel et là comme cela dans ses bras je ne pouvais m'empêcher de me dire que tout irait bien au final. Oui, l'éclaircie ne serait jamais loin s'il me tenait ainsi. « J'ai envie de te détester pour ce que tu viens de faire, mais j'en suis incapable, car je sais que ce n'était pas toi... Et parce que... Je t'aime, Dexter. » Je devins une fontaine et nos regards l'un dans l'autre, je ne pouvais plus m'empêcher de pleurer. C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre. Je remonta mes mains tremblantes pour moi aussi attraper son visage. Je me rapprocha doucement et je déposa un baiser imprégné de mes larmes à l'homme que j'aimais. Tout mon corps en vibra et je resta un long moment ainsi. Non, pas de baiser fougueux, pas de baiser intense, simplement un baiser d'un jeune homme amoureux qui se sentait si fort à présent. «  Je t'aime aussi, Gabriel. Je vais me reprendre. Je te le promets. Tu as trop vu des versions de Dexter que tu aurais raison de détester dernièrement. Il est temps que tu retrouves le meilleur. » Je quittais ses lèvres et ses bras pour me lever. Je lui tendit la main et je le regarda avec intensité. Je voulais m'en sortir. Je voulais qu'on s'en sorte. Médicalement, je savais ce que je devais faire pour dépasser mon addiction. Un sevrage sévère et brutale, pour cela allait commencer ce soir, mais avant... «  Allez ! Amène-moi chez toi que je prenne une bonne douche. Tu habites juste à côté. Cela va me remettre les idées en place et... » Je l'aidais à se lever et j'attirais à moi. Je posais délicatement mes mains sur ses hanches. Je n'imposais rien. J'avais retrouvé ma raison. Je plongea mes yeux encore lumineux dans ceux de Gabriel. Je le regarda avec cet œil plein d'espoir. Oui, il était certain que nous allions nous en sortir. J'allais tout faire pour. Je le prenais à nouveau dans mes bras et je lui souffla à l'oreille. «  ...J'aimerais dormir avec toi...dans tes bras cette nuit. Si tu me fais encore confiance ? Il n'y aura rien d'autre je te le promets. Je veux simplement qu'on efface toutes cette violence et ces hurlements entre nous. Je veux de la douceur à présent. Mais, c'est toi qui décides... » Je me détachais car je ne voulais pas l'influencer ou qu'il se sente obliger. Je voulais qu'il en ressente le besoin, c'était les premiers pas vers l'acception de ce qu'il était.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Mar 29 Nov - 21:06

« J'ai jamais dit que je pensais y survivre...Tu sais ce que tu me dis cela ne change rien pour moi. Je me déteste de ne mettre jamais interposé auparavant même si j'étais jamais devant moi. Je peux pas laisser quelqu'un te faire du mal, même si c'est ton père et même si c'est mon dernier geste sur cette terre. » Je le regardais pleurer. Je ne ressentis aucune peine, aucune envie de pleurer, simplement du soulagement. J'avais parlé. Et je me rendais compte que ça me faisait un bien fou de m'ouvrir un peu. Il semblait si déterminer, si certain de lui. Cela en était même troublant. J'avais l'impression qu'il avait plus de courage que moi. En réalité, il ignorait simplement le fait que mon père était un monstre, le dernier que l'on doit battre dans les jeux vidéo. Celui qu'on attend, mais qu'on redoute à la fois. Dexter ignorait sa force, ignorait tout de mon père étant donné que ce dernier avait souvent fait bon profit devant lui. « J'accepterais pas qu'il te touche... Dexter... M'pousse pas à commettre l'irréparable... » Suppliais-je pratiquement dans un murmure, limite désespéré. L'irréparable étant évidemment la mort de mon père. Je ne savais pas comment je pourrais le supporter. Soit je culpabiliserais, soit je sauterais de joie. Les enjeux étaient trop différents pour prendre le risque. Mon père était le pire des enfoirés, mais il restait mon père. C'était lui qui m'avait élevé, éduqué et qui m'avait nourri tous les jours, je lui devais tout ça, même mon boulot je lui devais... Il m'avait tout appris. Tout ce chamboulait dans ma tête. Préférais-je le voir vivant et subir encore et jusqu'à la fin de ma vie ses colères ou préférais-je le voir mort, mais en prenant le risque d'avoir de la peine et de regretter ? Car c'était ça le problème. Je ne voulais pas avoir de la peine ni du regret pour lui, simplement me sentir libre...

«  C'est pas ce que je voulais...C'est pas comme cela que cela devait se passer...Tu me connais je suis pas comme cela... » C'était tellement étrange. Tout ceci n'était qu'un de mes nombreux cauchemars, tout ceci n'était pas la réalité. Ça ne pouvait pas être la réalité, car la réalité était monstrueuse, qu'était-ce donc l'enfer ? Peut-être était-il moins douloureux... Et pourtant, je ne dormais pas. Dexter était réel, il était là près de moi, et avait fait ce que jamais je n'aurais cru de lui. Je me détestais d'éprouver quelque chose pour lui, car là, il m'avait fait mal. Il venait de me détruire un peu plus. Ce qui m'empêchait de partir s'était de savoir que la drogue jouait beaucoup sur Dexter. Ce n'est pas lui, me répétais-je sans cesse pour me raisonner. Et pourtant j'étais incapable de lui répondre. Je ne pouvais pas lui dire ''Je sais que ce n'est pas toi.'' car j'hésitais. Et si en réalité il était comme ça ? Et s'il s'était foutu de ma gueule ses quinze années ? Oui, je remettais en doute ma confiance en lui, mais existait-elle encore ? Ne l'avait-on pas détruite il y a de ça trois semaines ? J'allais devoir le croire, apprendre à nouveau, à lui faire confiance. Il avait besoin de moi, j'avais besoin de lui et la confiance était l'unique biais de nos retrouvailles.

«  Dis pas cela...Je suis le seul responsable. Voilà, ce que je deviens quand tu ne fais plus parti de ma vie...Ne me déteste pas...Je t'aime tellement.» Le pressant toujours contre moi, contre mon torse toujours nu, n'ayant même pas reboutonné ma chemise, je le regardais pleurer. Et lorsqu'il me donna un baiser salé par nos larmes, je me revoyais au-dessus de lui, l'embrassant sur cette scène. Dexter n'était pas le coupable. Oui d'une part, on l'était un peu tous les deux, mais j'avais été l'élément déclencheur en l'embrassant pour ce concours. «  Je t'aime aussi, Gabriel. Je vais me reprendre. Je te le promets. Tu as trop vu des versions de Dexter que tu aurais raison de détester dernièrement. Il est temps que tu retrouves le meilleur. » Je fermais quelque instant les yeux. Il m'aimait... C'était si bizarre d'entendre cela. Une seule personne me l'avait dit, elle m'avait dit m'aimer, elle m'avait surtout trompé. Et si Dexter faisait pareil ? Oui j'étais pessimiste. Mais ma vie n'avait été qu'un chemin semer d’embûche, alors pourquoi tout à coup tout deviendrait joli ? Qu'avais-je mérité ? Je portais mon regard vers lui, et attrapai la main qu'il me tendait. Ce simple geste n'était peut-être rien, mais il représentait beaucoup pour moi. Son soutien. «  Allez ! Amène-moi chez toi que je prenne une bonne douche. Tu habites juste à côté. Cela va me remettre les idées en place et... » Il me serra dans ses bras. Je m'en voulais d'apprécier ce contact. J'étais dépendant de lui. Je faisais la même erreur qu'avec mon père. Tout ceci me surpassait, j'étais faible, je ne savais pas gérer mes sentiments, à présent jusqu'où serais-je capable d'aller pour lui ? «  ...J'aimerais dormir avec toi...dans tes bras cette nuit. Si tu me fais encore confiance ? Il n'y aura rien d'autre je te le promets. Je veux simplement qu'on efface toutes cette violence et ces hurlements entre nous. Je veux de la douceur à présent. Mais, c'est toi qui décides... » Il se reculait lui-même. J'en profitais pour attacher ma chemise remplie d'hémoglobine séchée et sortit hors de ma poche la gourmette que j'avais glisser tout à l'heure. Devais-je accepté ce qu'il me demandait ? Pouvais-je prendre le risque de m'endormir à ses côtés et peut-être me retrouver nu le lendemain sans que je ne sache comment ? Je ne savais pas. J'hésitais. Tiendrait-il sa promesse ? N'y aura-t-il rien d'autre ? Je me questionnais beaucoup, mais mon hésitation allait finir suspecte si je ne répondais pas. « Ça ne me dérange pas que tu viennes chez moi... Pour ce qui est de dormir à mes côtés... On verra... Déjà, si on arrive à dormir ce sera peut-être un miracle. » Dis-je en attachant ma gourmette à mon poignet.

« Je conduis, tu n'es pas en état de le faire. » Ce n'était pas une proposition, s'était limite un ordre. Je devais m'imposer. Déjà que tout ce que j'avais dit ne me ressemblait pas, parler de mon père, de mes sentiments, ce n'était pas moi. Ce n'était pas Gabriel. Je me demandais moi-même où j'étais passé. Peut-être avais-je toujours été ainsi, mais que mon côté ''Pearly l'affreux'' ressortait toujours vainqueur ? Peut-être que Dexter ferrait de moi quelqu'un de bon, de gentil. Mais était-ce vraiment ce que je voulais ? Je ne voulais pas être vu comme Pearly l'affreux, mais je ne voulais pas non plus être vu comme l'ange Gabriel, ce serait tout de même renier tout ce dont j'ai pu faire. Tout ces meurtres, toutes ces tortures faites à ses pauvres animaux, j'avais un mauvais fond qui avait toujours dominé mon ''bon'' fond. Le changement m'effrayait. Et s'il ne m'acceptait pas ? Et si moi-même je n'acceptais plus ce que j'étais ? Je grimaçais par ce mal de crâne qui était apparu comme par enchantement. Je pensais trop. Je réfléchissais trop. Je voulais prévoir le futur, s'était impossible de faire cela. Je portais une main à mon front tout en me dirigeant vers la table pour prendre la bouteille et de sortir de l'abattoir, accompagné de Dexter. En fermant ses portes à clés, je savais d'ores et déjà que demain, au travail, j'allais recevoir les foudres d'Hadès. Autrement dit, mon père allait encore critiquer mon travail. Car en effet, je laissais les lieux dans un endroit pitoyable. Ce n'était pas digne de l'entreprise de mon père. L'hygiène était primordial dans ce genre d'endroit. Mais aujourd'hui, je me rendais compte que pour passer ne serait-ce qu'une soirée avec Dexter, j'étais capable de recevoir tous les coups possible.

Lorsque nous arrivâmes devant chez moi, je sortis de la voiture et portais mon regard vers Dexter. « C'est le bordel, chez moi. » Dans ma tête aussi, pensais-je. Mais je préférais m'abstenir de tenir ce genre de propos. Je préférais le prévenir. Dexter me savait très maniaque, mais je m'étais laissé aller durant ses trois semaines. Son absence avait fait de moi un autre homme. En ouvrant la porte de mon appartement, je fus limite de lui demander d'aller chez lui, tellement j'avais honte. Ça me sautait aux yeux à présent, depuis que je l'avais revu, depuis que je l'avais à nouveau entendu et depuis que je lui avais reparler. Je me rendais compte enfin dans l'état où j'étais. Je n'étais pas mieux que Dexter. Il était devenu un drogué, mais moi j'étais devenu comme mon père, un alcoolique. Il y avait tellement de bouteilles d'alcools vides partout dans la pièce, que je désespérais de toute les compter. Sans oublier toute les tablettes de somnifères, vide également, qui traînaient autant dans le canapé que sur les tables. Je n'osais pas affronter son regard. J'étais bien trop honteux. Il savait à présent que ses trois semaines avaient été aussi un calvaire pour moi, que j'avais essayé d'oublier en buvant, et en m'obligeant à dormir. Je pris une grande inspiration, comme si j'allais lui parler, mais je préférais boire. Oui, j'en ressentais le besoin. J'avais autant besoin d'elle que de lui en ce moment. Et pourtant j'allais devoir faire un choix. Je terminais la bouteille d'une traite et la posa contre la table, dans un grand bruit. « Et une de plus ! » Lâchais-je en rigolant jaune. En réalité, je déraillais. La vérité était dure à affronter. « Finalement, on est pas si différent... Nous deux, on est comme deux flammes, pour ne pas qu'elles s’éteignent, elles ont besoin d'oxygène. Tu es mon oxygène, Dexter. Et c'est effrayant... » Avouais-je en portant mon regard sur lui.


Dernière édition par Gabriel P. Gates le Lun 5 Déc - 20:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Mer 30 Nov - 11:29

« J'accepterais pas qu'il te touche... Dexter... M'pousse pas à commettre l'irréparable... » Je le comprenais dans un sens car c'est ce que je ressentais à l'instant, même si la drogue devait plus parler dans mon cas et ne me rendais pas vraiment responsable. Mais, je pouvais supporter que quelqu'un touche Gabriel. Non, ce n'était pas ça. Je ne pouvais supporter que quelqu'un lui fasse autant mal. Ce qu'il m'avait confié n'était pas digne d'un père et je ne le verrais plus du même œil. Si je devais le recroiser, il gagnerait toute ma haine et je me m'occuperais bien que cela soit dangereux pour moi. Je n'avais pas encore la solution comme sortir Gabriel de ce piège où il était enfermé, mais j'allais cherché. J'y passerais tout mon temps et toute mon énergie à présent. Car, je voyais bien dans le regard de celui que j'aimais qu'il était prêt à subir cela encore et encore, toutefois jamais je ne pourrais l'accepter. Je savais maintenant et cela me changerait à tout jamais.

« Ça ne me dérange pas que tu viennes chez moi... Pour ce qui est de dormir à mes côtés... On verra... Déjà, si on arrive à dormir ce sera peut-être un miracle. » Il ne me rejetait pas et c'était déjà quelque chose que je valorisais. Je hochais la tête pour lui signifier que cela me convenait parfaitement. Je savais qu'il avait un matelas gonflable, cela pouvait tout à fait m'aller, tant que je pouvais dormir dans la même pièce que lui. « Je conduis, tu n'es pas en état de le faire. » Je n'étais pas d'accord, mais Gabriel me laissa pas le choix et c'est un peu à contre cœur que je lui laissais mes clés. Il me pensait pas capable de conduire, je l'étais. Car, je m'étais réveillé. Je ne voulais plus être ce drogué. En voiture sur le chemin, j'ai bien des tremblements incontrôlables – le signe d'un manque brutale. Cependant, j'avais pas envie de céder. Non ! Les mots de Gabriel m'avaient donnés la force de cent hommes. C'était tellement incroyable ce qu'il nous arrivait que je m'y accrochais. J'avais assez de tout faire rater et de faire les mauvais choix. Vous pensiez que l'Happy-End était là ? Vous vous trompiez. Je savais que même si les mots étaient sortis, le plus difficile était à venir...les vivre. Je le regardais au voulant et dans mon regard il avait toutes mes gratitudes. Je voulais lui dire, Merci. Merci d'être toujours là. Merci d'être toi. Merci de laisser une chance à ce que je ressens. Merci de nous laisser une chance. Je me força à stopper mes tremblements pour lui montrer qu'il ne serait pas le seul à faire des efforts ici. Tout était à faire entre nous. Tout était à construire d'une différente manière. Tout allait être un défi à présent pour Gabriel. Mais nous avions le temps...tout le temps du monde à présent.

« C'est le bordel, chez moi. » Je voulais pas le croire. Je le connaissais. Il devait pas avoir passé un coup de balais et c'est tout. C'était quand même la seule personne que je connaissais qui m'obligeait à mettre un sous-verre quand je prenais un verre chez lui. « Arrête ! Je suis sûr... » Je pénétrais dans son appartement et je ne pouvais cacher ma surprise. C'était l'antre du pire des alcooliques ou alors il faisait collection ? J'ai eu très mal car c'était moi qui avait fait cela ? Je m'approchais d'une bouteille que je trouvais vide et je la pris dans mes mains car j'avais besoin de savoir si tout cela était réel. A ce moment, j'ai eu envie de partir car c'était trop dur à voir, je n'avais pas du tout pensé qu'il serait allé aussi loin. Mais, surtout, je commença déjà à avoir peur pour cette relation que nous avions à peine commencé. Et, si cela marchait pas ? Qu'est ce qui se passerait ? Est-ce qu'on n'y survivrait ? « Et une de plus ! » Je tournais la tête et je remarquais qu'il venait de terminer une nouvelle bouteille. « Finalement, on est pas si différent... Nous deux, on est comme deux flammes, pour ne pas qu'elles s’éteignent, elles ont besoin d'oxygène. Tu es mon oxygène, Dexter. Et c'est effrayant... » J'avais envi de partir vers ce côté sombre, mais je m'étais fait une promesse. Prendre ce chemin ce soir était dangereux...Je voulais être là pour Gabriel alors j'allais l'être. Je m'approchais de lui, je lui retirais la bouteille des mains et je lui caressais au passage dans un geste tendre avant de chercher son regard. « Je sais...Car c'est ce que je ressens depuis toujours pour toi...Mais, il faut qu'on arrête de s’autodétruire. C'est trop facile de s'abandonner à ses démons plutôt que d'affronter la vérité...même si celle-ci te fait mal. Je te demande aucune promesse ici. Je te demande pas de devenir quelqu'un d'autre. Reste toi, avec tes doutes, avec des appréhensions et laisse moi tout simplement pénétrer un peu ton monde pour t'y apporter les réponses...Mais, dés ce soir, on arrête de déconner !» J'avais commencé si doux et je terminais plus ferme que jamais. J'avais prit une voix dur et aussi effrayante que quand il m'avait forcé à le laisser conduire. Je tournais vers sa cuisine et j'allais chercher deux sacs poubelles. Je lui en passais un et je commença à ramasser les bouteilles dispersées à travers l'appartement. Il était impensable pour moi qu'on se laisse aller maintenant. J'allais le booster le Gabriel. Je reprenais mon caractère d’avant : quelqu'un de positif, quelqu'un qui veut croire en l'impossible.

Une bonne heure et demi après, car il nous a bien fallu tout ce temps pour redonner un peu de vie à l'ancien appartement de Gabriel. Je fermais la dernière poubelle plutôt satisfait de nous. J'étais épuisé. Gabriel avait peut-être peur de ne pas dormir ce soir, moi je voyais déjà mes yeux se fermer. Il faut dire que ma lutte contre la drogue m'épuisait aussi de mon côté. Je m'arrêta tout suant, mais je me tournais vers celui que j'aimais avec un grand sourire satisfait. «  Bah voilà, c'est presque présentable. Je crois que j'ai même réussi à rattraper les taches blanches suspectes sur ton canapé...Ouais, c'était de la glace je te crois...» Un peu d'humour je pensais que cela nous ferrait du bien. Nous avions été si silencieux lors de ce ménage. Je me dirigerais vers la salle de bain quand mon portable vibra dans ma poche et je m'exclamais pour moi-même. Oh ! Merde ! Je l'avais complétement oublié. Je décrochais assez rapidement et je m'exilais sur le côté un instant pour conclure cette conversation. «  Allô ? Oui, Liam...Je suis désolé. Je t'ai complétement oublié. » J'entendais à sa voix qu'il m'en voulait même pas. C'était vraiment quelqu'un de bien et cela me fit légèrement mal au cœur de me rendre compte que je m'étais servi de lui. « Tu passes quand ? Tu me manques. » « Je sais. J'ai dit que je passerais, mais pas ce soir...» Ni les autres, mais j'allais quand même pas le larguer au téléphone. J'étais trop sensible pour faire une chose aussi violente. « D'accord. Je comprends, c'est pas grave. » Qu'est ce qu'il était compréhensif, cela en était effrayant, mais cela m'avait apporté tant pendant ses trois semaines. Mais, j'aimais Gabriel et il n'y avait aucun doute dans mon cœur. « Tu finis à quelle heure demain ? Je viendrais te voir chez toi, ok ? Il faut qu'on discute. » La suite de la conversation se ponctua par les politesses d'usages et je raccrochais.

« Allez, je te vole ta douche, champion. », m'adressant à Gabriel. Je sautais dans sa salle de bain et je claquais la porte. Je préférais ne pas créer de stress. Je voulais pas qu'il croit que tout cela était un piège et que j'avais des mauvaises attentions. Maintenant, je devais regagner sa confiance. J'allais donc pas laisser la porte ouverte. J'allais pas me promener nu dans son appartement. Je pensais même emprunter un pyjama à mon ami pour ce soir, moi qui dormais toujours en tenue d'Adam. Je voulais vraiment faire des efforts. Je n'étais pas qu'une bête. Oui, j'avais des pulsions, mais j'allais les régler comme tout Homme que j'étais...avec ma main plus tard. (clin d'oeil malicieux) Je me déshabillais et je jetais mes affaires un peu partout. Non, le maniaque c'était pas moi. J'entrais dans la douche et je tirais le rideau. Je commença à faire couler l'eau. Cela me fit un bien fou. Il fallait que je conseille à mon ami. Je hurlais alors, les yeux déjà recouvert de mousse. « Hey ? Gab' ? Tu devrais faire pareille que moi après moi. Cela fait trop du bien une bonne douche pour se laver le crâne de toutes les conneries qu'il y a à l'intérieur. »
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Mer 30 Nov - 21:17

« Arrête ! Je suis sûr... » Il n'en fallu pas plus pour comprendre qu'il était surpris. Il y avait de quoi. Moi-même je l'étais. Oui, en partant au travail, ce matin, je savais que j'avais du bordel chez moi, mais le fait d'avoir revu Dexter, l'avoir entendu et d'une certaine manière, l'avoir retrouvé, m'avait réellement ouvert les yeux. J'étais minable. Comment pouvait-on se laisser aller de la sorte par amour ? Car maintenant c'était certain, j'avais compris et je commençais lentement à accepter, je l'aimais. Ces trois semaines avaient été nocives, mais elles étaient aussi bénéfiques, elles m'avaient fait prendre conscience de mes sentiments. « Je sais...Car c'est ce que je ressens depuis toujours pour toi...Mais, il faut qu'on arrête de s’autodétruire. C'est trop facile de s'abandonner à ses démons plutôt que d'affronter la vérité...même si celle-ci te fait mal. Je te demande aucune promesse ici. Je te demande pas de devenir quelqu'un d'autre. Reste toi, avec tes doutes, avec des appréhensions et laisse moi tout simplement pénétrer un peu ton monde pour t'y apporter les réponses...Mais, dés ce soir, on arrête de déconner ! » C'était facile à dire, mais serait-ce aussi facile d'y parvenir ? On avait besoin chacun d'un sevrage, l'alcool et la drogue, un monde si différent. À l'entendre, tout serait si simple. Mais lorsqu'on sera tous les deux, complètement en manque, que serions-nous capable de faire ? Se frapper, encore ? Jusqu'à ce qu'un nous deux ne puisse se réveiller ? Se consoler et chialer et attendre que ce sevrage passe ? Encore une fois, on allait se retrouver face à un dilemme.

«  Bah voilà, c'est presque présentable. Je crois que j'ai même réussi à rattraper les taches blanches suspectes sur ton canapé...Ouais, c'était de la glace je te crois...» Je lui adressais un petit sourire. Est-ce qu'il revenait ? Je m'enthousiasmais sans doute de trop. Mais ça me faisait tellement plaisir de l'entendre lâcher de telles conneries. C'était le Dexter que j'avais connu il y a quinze-ans, celui que j'avais apprécié dès le premier jour de notre rencontre. « J'aimerais bien voir l'état de ton appartement ! À en juger par ton excitation de tout à l'heure, tes murs sont sans doute repeint entièrement ! » Et Dexter avait l'occasion de revoir son Gabriel depuis toujours. Oui, j'osais retaper ça sur la table, j'en restais pas moins dégoûter, mais je devais l'accepter, ce qui est fait, est fait. Ce n'était pas une chose facile, mais c'est en affrontant ses problèmes qu'on parvient à les surmonter, et plus vite je pourrais rire de cette histoire, et plus vite je me sentirais mieux. Alors que Dexter se dirigeait vers ma salle de bain, décrochant son téléphone portable, j'entrepris de me rendre à la cuisine pour rassembler les sacs poubelles. «  Allô ? (...) désolé. (...) complétement oublié. (...) pas ce soir... (...) demain ? (...) qu'on discute. » Je n'étais pas du genre à écouter les conversations. Premièrement, je n'étais pas possessif et que je savais que Dexter était une personne ayant beaucoup plus de contact que moi, ne serait-ce que pour son métier. Je m'intéressais peu à ses conversations et ce depuis le début. Mais étrangement ce que j'avais pu entendre, sans le vouloir, m'interpellait. Dexter était une personne sociable, sur ses trois semaines, il avait dû sortir. Il n'était pas comme moi. Est-ce que je valais la peine de remettre un ''rendez-vous'' à demain ? Oui. J'étais égoïste. Mais oui, je valais la peine qu'une autre personne attende. Car s'il était allé à ce ''rendez-vous'' jamais nous aurions eu cette conversation. Jamais tout aurait été aussi clair entre lui et moi.

« Allez, je te vole ta douche, champion. » Les bras de part et d'autre de l'évier, je restais appuyer contre le plan de travail. « Prend pas dix-heures sous la douche, j'ai eu ma dose de douche froide. » Dis-je en fixant l'évier crasseux. Je me rendais compte que j'avais lâché encore un petit morceau de ce que j'avais vécu durant ses trois semaines. Pour me raisonner et me calmer durant son absence, je faisais couler l'eau froide sur ma peau. J'en ressortais des minutes plus tard, les lèvres bleues tellement j'avais froid. Ensuite, j'allais dans mon lit me blottir dans mes couvertures avec la crainte de m'endormir. Mais je préférais vivre le pire cauchemar de ma vie, plutôt que d'aller passer encore ma haine sur d'autres animaux. « Hey ? Gab' ? Tu devrais faire pareille que moi après moi. Cela fait trop du bien une bonne douche pour se laver le crâne de toutes les conneries qu'il y a à l'intérieur. » Oui, je connaissais l'effet que cela pouvait produire. Et j'attendais avec impatience qu'il ait terminé, ne serait-ce que pour effacer toutes les traces de sang qui me collaient à la peau. J'attrapais mon téléphone portable et commanda la pizza préférer de Dexter. J'étais radin pourtant, mais peut-être qu'au fond je voulais lui faire plaisir ? Je posais mon portable sur le plan de travail et me dirigea directement dans ma chambre. Elle était rangée, il faut dire que je n'y avais fait que dormir. Cependant, je changeais les draps du lit, les remplaçants par des propres. Dexter méritait de dormir dans un lit convenable, et une chose était certaine, ce n'était pas lui qui se taperait le canapé. Question de respect. Les célèbres canapés suédois étaient uniquement desing car question confort, ce n'était pas vraiment ça, on se réveillait le dos casser en deux, et cerner jusqu'aux lèvres tellement les nuits étaient pénibles. Je sortis deux boxers, deux pantalons de training et deux tee-shirt hors de mon armoire. Je n'étais pas du genre à mettre des pyjamas avec de petits oursons dessus. Je dormais la plupart du temps en boxer ou avec un pantalon de training, le torse nu.

Je frappais à la porte de la salle de bain et l'ouvrit après avoir eu confirmation. « Grouille ton cul, je t'ai commandé une pizza et s'est toi qui la réceptionnera pendant que j'utiliserais le peu d'eau chaude que tu m'auras laissé ! » Dis-je en posant ce qui nous servirait de pyjama, sur le meuble avec les serviettes. « Et je t'ai préparé de quoi t'habiller, je te demande simplement d'éviter d'y laisser des traces... » Lâchais-je en jetant les draps de lit dans le panier à linge sale. Je regardais un court instant mon visage dans la glace, et je me surpris d'avoir glissé mon regard vers Dexter qui était toujours dans la cabine de douche. Je sortis immédiatement de la salle de bain. Car l'envie de le rejoindre sous l'eau m'avait effleuré l'esprit. Je voulais le savoir à jamais dans mes bras. Cette nuit, peut-être que nous allions finalement la passer ensemble. Sentir son souffle contre ma peau, rien qu'à y penser, j'en avais des frissons. Et si finalement c'était moi qui était tenté de lui faire l'amour ? Non, pas ce soir. Tentais-je de me raisonner. J'aurais l'impression de profiter de lui. Et lui de profiter de moi. Et je m'en voudrais. Afin de ne plus penser à tout ceci, je décidais d'aller ranger davantage la cuisine. J'ouvris les placards et alignaient sur le plan de travail, les dix bouteilles d'alcool que j'avais acheté la veille., dans l'unique but de me refaire un petit stock pour seulement quelques jours.

J'avais dépensé pas mal d'argent rien que pour cette connerie, j'avais envie de m'en débarrasser, mais je ne pouvais pas accepter non plus de les vider dans l'évier et de balancer autant d'argent sans même me faire plaisir. Je laissais tout en plan et me dirigeait dans le salon ayant entendu la porte de la salle de bain s'ouvrir. « La prochaine fois, rappelle-moi que je dois y aller avant. T'es pire qu'une gonzesse, tu sais ça ? » Je me précipitais vers la salle de bain, je voulais en finir avec ce sang qui me collait à la peau. Je voulais tellement en finir que j'avais déjà commencé à me déshabiller à même le salon en ayant retiré ma chemise. J'entrais dans la douche, heureux de sentir le jet d'eau me brûler la peau. Le sang me répugnait tellement depuis le carnage de la ferme que je me demandais encore comment je tenais debout à l'abattoir. Enfin, je savais comment. C'était grâce à l'alcool que je parvenais à encore égorger les animaux, car en ayant de l'alcool dans le sang, je ne pensais plus aux regards suppliant de tous ces animaux. Mais je ne pouvais plus continuer ainsi. « Dis-moi, Dexter. Par hasard, tu ne serais pas à la recherche d'un secrétaire ?»


Dernière édition par Gabriel P. Gates le Lun 5 Déc - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Jeu 1 Déc - 16:37

« J'aimerais bien voir l'état de ton appartement ! À en juger par ton excitation de tout à l'heure, tes murs sont sans doute repeint entièrement ! » Je ne cachais pas mon rire franc. Cela faisait du bien de rire, même d'une chose qui semblait si grave il y a quelques minutes encore. Ils étaient agréable de se retrouver, lui et moi. C'était comme un bonbon et je voulais le faire durer encore et encore dans ma bouche. Je ne cachais nullement ma joie de ce bonheur qui s'offrait à nous. Oui, je lui sautais dessus et je lui faisais sa fête. « Non, j'ai fait mieux. J'ai essayé d'écrire ton nom, mais il y a trop de lettre dans celui-ci, à la fin j'avais plus de matériel et des ampoules au doigt. Regarde ! » J'approchais mon pouce de son visage, bien sûr il n'y avait rien à montrer, mais je sautais sur l'occasion de voir mon meilleur ami tomber dans le panneau. Quand il approcha assez prêt et avant qu'il se rende compte de la supercherie, je lui donnais une petite pichenette sur le nez. J'explosais de rire juste après tout en le regardant avec intensité. C'était tellement bon de se retrouver. Est-ce que cela lui apportait le même plaisir qui me donnait l'enthousiasme d'un enfant de dix-ans ? Je me le demandais ?

« Prend pas dix-heures sous la douche, j'ai eu ma dose de douche froide. » Même si j'étais sous la douche, j'avais très bien entendu les paroles de mon ami. J'aurais pu faire semblant de pas y porter d'importance, mais ce n'était pas connaître. J'essayais de comprendre ce qu'il avait de caché dans sa phrase. C'était un problème de chaudière ? Ou alors son père était allé trop loin et l'eau froide avait soigné ses coups ? Ou alors c'était moi ? J'avais aucune réponse à mes questions et cela me tortura le temps que je termine de me doucher. Je voulais pas m'inquiéter, ce n'était peut-être rien, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Je l'autorisais à rentrer et j'essaya de me comporter le plus naturellement possible. Mon meilleur atout dans cette affaire était de profiter du savon dans mes yeux pour les garder fermer. « Grouille ton cul, je t'ai commandé une pizza et s'est toi qui la réceptionnera pendant que j'utiliserais le peu d'eau chaude que tu m'auras laissé ! » J'ai accueilli ses paroles avec amusement. Je continua à me frotter et à nettoyer la mousse avec l'aide du pommeau de douche. Je ne savais pas s'il me regardait. Je passa ma main nonchalamment sur mon ventre avant de descendre plus bas. « Si c'est moi qui réceptionne, c'est moi qui payes, tu le sais ? Et, arrête de te plaindre, on dirait un vieux. Ça va papy ! Il faut te décoincer le stérilet ! » Je préférais terminer rapidement avant de me faire des idées, avant de l'inviter à me rejoindre. « Et je t'ai préparé de quoi t'habiller, je te demande simplement d'éviter d'y laisser des traces... » Ma main s'aventura au sein de mon intimité pour y chasser la mousse, mais elle n'y resta pas. Je gardais les yeux toujours clos, de peur de croiser son regard, de peur de faire encore une erreur. « Ah ah ! J'ai plus quatorze-ans, Gabriel. Mais, merci ! Je suis pas un monstre...J'attendrais de me palucher chez moi ou quand tu dormiras comme toute personne normale. Je sais me tenir quand même. », rétorquais-je avec l'humour qui me caractérisait depuis toujours.

Je le laissa sortir et j'en profita pour me sécher tranquillement. Je récupérais les affaires si gentiment offert et je m'habillais. Je n'oubliais rien du tee-shirt blanc, du pantalon de training, mais je laissais le boxer car il était trop petit pour moi. Gabriel devait faire du « S » et moi du « M ». J'osais pas lui demander quelque chose. Il avait été si serviable, si attentionné. Je lui laissais donc le boxer bien en évidence dans la salle de bain, peut-être qu'il comprendrait par lui même ? Je faisais ma sortie, les cheveux encore légèrement mouillé mais la serviette sur mes épaules m'aidait à palier à ce problème. « La prochaine fois, rappelle-moi que je dois y aller avant. T'es pire qu'une gonzesse, tu sais ça ? » Je le regardais avec des grands yeux.  Il s'enfuyait déjà dans la salle de bain, mais je le lâchais pas et je m'arrêtais derrière la porte. « Tu sais ce qu'elle te dit la gonzesse ? Elle t'emmerde profond. Elle te retourne et elle te met un petit parapluie pour cocktail dans les fesses ! » Non mais ! J'explosais de rire et je me tournais vers la cuisine. Je n'aimais pas trop ce que je voyais, mais il était hors de question de jeter ses bouteilles, mais pour moi il était impossible qu'il les garde. J'allais récupérer un carton et j'entreposais les bouteilles dans celui-ci. J'allai ensuite sortir six-cents dollars de mon portefeuille (Quoi ? J'aimais pas être en rade de monnaie et à 90 dollars la consultation chez moi, je vous rassure, je ne manquais de rien) Je les déposais à l'ancien emplacement des bouteilles et je posais un verre sur les beaux billets verts pour pas qu'ils se dispersent. Je mettais ensuite mon carton dehors dans l'entrée. Je savais ce que j'allais en faire – les fêtes approchaient et j'allais les offrir. Un bon deal ? J'espérais tout simplement que Gabriel n'allait pas faire un attaque, lui qui refusait toujours mon fric même quand il avait dû mal à payer ses factures.

« Dis-moi, Dexter. Par hasard, tu ne serais pas à la recherche d'un secrétaire ?» On sonna à la porte. Surement les pizzas et je resta sur son interrogation, tout en réglant le livreur. Je remerciais celui-ci et je ferma la porte. J'étais peut-être con mais je demanda. « Toujours ! Pourquoi, tu as quelqu'un qui cherche ? » Je déposais les cartons sur la table dans le salon et je dressais une table improvisée : serviette, assiette, verre. Je n'aurais pas refusé une bière dans son frigo, mais vu notre état, je nous servais des sodas. Ouais, j'allais me faire aligner sur ce coup-là, mais j'allais tenir bon. C'était trop facile de reporter à demain ce que nous pouvions commencer dés ce soir. Je m'installa tranquillement en l'attendant tout en commençant à siroter mon soda. J'étais même bon prince et je lui coupais une part que je lui tendis dés qu'il sortit de la salle de bain. Je n'étais pas gentil ? « Si c'est une personne que tu me conseilles, moi je l'engage direct. Je te fais confiance. C'est pas le boulot du siècle et je suis plutôt chiant...bon on va dire pointilleux. Mais, je paye bien. La clinique marche bien donc j'aime en faire profiter. La première année, cela tournerait autour des 1600 euros par mois et je parle pas des primes s'il bosse bien. Tu penses que cela lui irait ? » Je m'installais plus au fond du canapé. Je posais mes jambes sur la table devant moi - évitant d'y mettre mes pieds même s'ils étaient propre. Je pencha la tête en arrière et je commença à faire couler le fromage fondu dans ma bouche. Je faisais celui depuis que j'étais petit. C'était stupide et complétement gamin, mais j'adorais resté la tête en arrière comme ça pour attendre les morceaux de fromage qui dégoulinaient et que je loupais parfois - au point de m'en mettre tout autour des lèvres.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Jeu 1 Déc - 22:57

Je faillis perdre l'équilibre, lorsque Dexter me sauta dessus. « Non, j'ai fait mieux. J'ai essayé d'écrire ton nom, mais il y a trop de lettre dans celui-ci, à la fin j'avais plus de matériel et des ampoules au doigt. Regarde ! » Comme un con, j'y croyais. Et comme un con je venais de subir la plus pourrie des attrapes. Celle qu'on s'amusait à faire lorsque nous étions gosses. J'observais la scène en souriant. Le voir rire me faisait plaisir. Tout m'avait manqué chez lui. Ses yeux, sa voix, et maintenant son rire. Sans le savoir et sans lui dire, Dexter était un début de thérapie. Je savais d'ores et déjà que ce serait en sa présence, que j'irais mieux. « Ça fait plaisir de te voir rigoler... » Dis-je en le repoussant légèrement. Ça m'a manqué, ajoutais-je dans mes pensées. Ce simple sourire me donnait de l'espoir. Je devais m'en sortir, pour lui, pour nous. Je ne disais pas que tout serait beau, au contraire. Le pire m'attendait, avec mon père. Son homophobie m'avait poussé à lui mentir pour protéger Dexter, mais comment pouvais-je nier à présent ce que j'étais ? Ce serait comme trahir Dexter, et lui montrer que je n'acceptais pas ce que j'étais, or, je me sentais prêt pour ce changement. Je devais dire la vérité à mon père. L'affronter. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire, j'avais lu dans son regard qu'il n'hésiterait pas à me tuer. C'était traumatisant. Et s'il s'en prenait à Dexter ? Et s'il le tuait sous mes yeux et qu'il me tuait par la suite ?

« Si c'est moi qui réceptionne, c'est moi qui payes, tu le sais ? Et, arrête de te plaindre, on dirait un vieux. Ça va papy ! Il faut te décoincer le stérilet ! » Je soupirais. À quoi est-ce que cela servait d'offrir une bouffe, si je n'étais pas celui qui réglait la note ? « Je sais que ton boulot te rapporte plus que moi, mais ce n'est pas une raison pour tout payer. Je suis encore capable de payer une pizza ! » Répliquais-je en rigolant. En réalité, il m'avait vexé. Je n'aimais pas me sentir inférieur de la sorte. Certes, les fins de mois n'étaient pas toujours facile, mais je préférais ne rien manger, plutôt que d'aller mendier auprès de mon père ou encore Dexter. J'étais bien trop fière pour en arriver là. « Ah ah ! J'ai plus quatorze-ans, Gabriel. Mais, merci ! Je suis pas un monstre...J'attendrais de me palucher chez moi ou quand tu dormiras comme toute personne normale. Je sais me tenir quand même. » Je souriais comme un débile à sa remarque. Il était là. C'était le Dexter qui m'avait tant manqué. « Tout sauf chez moi. Sinon crois-moi, je te fous à poil et je te renferme sur le pallier. Daniel se fera un plaisir de venir te tripoter. » Daniel, ce vieux vicelard de quatre-vingts ans, était mon voisin. Je me rappellerais toujours de ma première rencontre avec lui. Non seulement il m'avait tapé les fesses, m'avait dragué et avait essayé de m'embrasser. En retour, il avait eu droit à mon poing dans sa gueule. En ramassant son dentier - que j'avais décroché en le frappant - Daniel avait brandit ses dents vers moi en me disant : ''Tu as raison mon p'tit, y aura plus de place pour te faire une petite gâterie.'' Sur le moment mon estomac s'était retourné, je m'étais demandé s'il n'était pas temps de déjà déménager.

« Tu sais ce qu'elle te dit la gonzesse ? Elle t'emmerde profond. Elle te retourne et elle te met un petit parapluie pour cocktail dans les fesses ! » Tout en me savonnant, je rigolais aux paroles de Dexter. Avec toutes les conneries qu'il lâchait à longueur de journée il aurait été capable d'écrire un recueil s'intitulant ''Les pires conneries pouvant être dites sur une journée''. « Tu peux demander à toutes mes conquêtes, une fois que mon esprit de mâle est chatouiller, c'est moi qui retourne et qui fait le meilleur des cocktails ! » Criais-je en me rinçant. En sortant de la douche, je posais mon regard sur le bas de mes côtes. Mon sourire s'effaça. J'avais vraiment été con de m'affliger ce genre de choses. Les blessures s'étaient refermées, mais je gardais malgré tout des cicatrices un peu gonflées. Je sortis de mes pensées en entendant frapper à la porte d'entrée. Je me séchais le corps et m'habilla rapidement. « Toujours ! Pourquoi, tu as quelqu'un qui cherche ? » Demanda Dexter. Il le faisait exprès ? Il fallait que je lui demande qu'il m'engage ? J'étais vraiment obligé de passer par ce point-là ? Je n'aimais pas demander. « Oui je connais quelqu'un qui cherche... » Répondis-je en sortant de la salle de bain, les cheveux ébouriffés. Je pris la part de pizza qu'il me tendait et m'installa dans le fauteuil en face de lui.

« Si c'est une personne que tu me conseilles, moi je l'engage direct. Je te fais confiance. C'est pas le boulot du siècle et je suis plutôt chiant...bon on va dire pointilleux. Mais, je paye bien. La clinique marche bien donc j'aime en faire profiter. La première année, cela tournerait autour des 1600 euros par mois et je parle pas des primes s'il bosse bien. Tu penses que cela lui irait ? » J'écarquillais les yeux en écoutant. Et bien pour un boulot de secrétaire, c'était plutôt bien payer. Il y avait tout de même trois-cent euros de différence entre mon salaire et celui que proposait Dexter. « C'est toujours mieux que ce qu'il gagne. » Je ne savais pas comment lui demander de m'engager. Il risquerait de ne pas me prendre au sérieux. Cependant, je ne plaisantais pas. Je voulais quitter mon boulot, tous ces meurtres, tous ce sang que j'avais fait couler. Oui ce n'était que des animaux, mais tout me revenait en tête, leurs cris jusqu'à leurs derniers souffles qu'autrefois j'appréciais écouter. Je ne pouvais plus le supporté... Je le regardais manger sa pizza, ce qui m'amusait. Il avait gardé cette âme de gamin, ce que j'admirais secrètement depuis toujours. « Même les porcs que j'égorge bouffe mieux que toi ! » Affirmais-je en reposant le morceau de pizza dans la boîte. J'avais mangé deux petites bouchées et il m'avait déjà fallu une éternité pour parvenir à les avaler. Je n'avais pas faim. « Tu n'aurais pas oublié quelque chose ? » Dis-je en me levant pour aller chercher d'éventuelles bouteilles de bières. En entrant dans la cuisine, je remarquais très vite que l'alcool avait disparu et en m'approchant je vis une liasse de billets coincés sous deux verres. Je les pris en main, comptais et soupirais. Je revins dans le salon, les pointant vers Dexter. « Je sais que mon allure laisse a désirer, mais arrête de me prendre pour un clodo, Dexter ! Ton fric j'en ai pas besoin, je te l'ai déjà dit ! Et puis six-cent billets, s'est pas un peu cher payé pour un alcool dégueulasse vendu dans les supermarchés ? » Dis-je en m'avançant vers lui. Je ne m'étais pas énerver, je disais simplement les choses comme elles devaient être dites. Je lui pris sa main et lui plaça les billets dedans. « Garde ton argent, ou je te le fait bouffer. » Ajoutais-je en rigolant tout en m'asseyant à ses côtés. Je pris mon soda que je bus nerveusement. C'était de l'alcool dont j'avais besoin. « Dexter. Le travail... C'est pour moi. » Commençais-je à dire, pratiquement honteux. Je posais mon verre sur la table basse et reporta mon attention sur Dexter. « Je me sens plus capable de travailler avec mon père, et depuis le carnage à la ferme... J'ai tellement des remords que j'ai pris conscience du mal que j'ai pu faire. Je suis incapable d'effectuer mon travail sans ressentir l'envie de gerber, t'imagines bien que ça énerve mon père, alors je bois. Car quand j'ai de l'alcool dans le sang, je ne prête pas attention aux regards suppliant des animaux que je dois tuer. Mais regarde ce que je deviens... Je deviens un putain d'alcoolique comme mon père ! Je peux plus travailler dans ses conditions... Dex', je veux pas lui ressembler... » J'avais commencé calmement, et j'avais terminé pratiquement dans un murmure, la voix tremblante. Je retenais mes larmes. J'avais suffisamment pleuré pour aujourd'hui, pour toute ma vie. Pleurer, ce n'était pas du Gabriel. Non, ça ne me ressemblait en rien, même si cela me soulageait.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 2 Déc - 11:10

« Ça fait plaisir de te voir rigoler... » « Ça fait plaisir de te voir sourire. Cela m'avait manqué. » C'était aussi simple que cela pour moi alors que je souriais maintenant bêtement tout en rougissant face aux paroles de mon meilleur ami. Je me permettais ce luxe que je m'étais toujours refusé de peur de gâcher notre amitié. Maintenant, il me touchait et pourtant il avait aucune main sur moi, c'était tout simplement sa manière de me regarder. Ses yeux couleurs océans me perçant de part en part. Il était le seul à avoir ce pouvoir sur moi. Liam avait bien essayé, mais il n'y avait que Gabriel qui faisait battre mon cœur de cette façon si particulièrement. Qu'est ce que j'ai envi de l'embrasser à ce moment, le prendre dans mes bras. J'avais peut-être le droit de tout ça à présent, mais j'avais peur de dérailler. J'avais beau avoir décidé de me battre contre la drogue, je n'allais pas gagner en quelques heures. Le combat serait long et éprouvant.

« Tout sauf chez moi. Sinon crois-moi, je te fous à poil et je te renferme sur le pallier. Daniel se fera un plaisir de venir te tripoter. » Oh, l'incrédule. Comment il me lance des perches et pense que je vais pas les attraper au vol ? Je le connaissais bien son Daniel. Je l'avais vu en soirée draguer des petits jeunes dans son jeans de cuir moule-bite – honnêtement, vous en ferriez des cauchemars pendant au moins une semaine. Mais là, c'était trop facile de répondre, cela aurait été de me parjurer de ne pas sauter sur l'occasion pour dégouter un peu plus mon meilleur ami. « Cool ! Donc, en faite tu as raison, je devrais passer la nuit chez lui ? Tu images nos deux bouches ouvertes...et nos langues entrain de chercher...Miam...Oh ! Daniel plus vite... », rétorquais-je en simulant deux bouches se cherchant avec d'exploser avec sincérité de rire.

« Tu peux demander à toutes mes conquêtes, une fois que mon esprit de mâle est chatouiller, c'est moi qui retourne et qui fait le meilleur des cocktails ! » Non, mon Gabriel, Je t'aime mais là c'est trop facile. Je ricanais déjà d'avance en posant ma bouche sur la porte. J'étais toujours à l'extérieur, mais il allait m'entendre. « Ah, oui ? On a réussi à faire parler les cochons ? Waou, la science vraiment...Et, comment on fait pour chatouiller ton esprit de mâle ? Même pas peur. », terminais-je en frappant du poing sur la porte de la salle de bain en rigolant à gorge déployé. Mais, qu'est ce que je faisais là ? J'étais entrain de le chercher ? Je savais que la sexualité serait problématique et peut-être que nous irions même pas jusqu'à là. Peut-être que nous nous cracherons avant ? Mais, il avait une part de moi qui souhaitait déjà voir ce que cela donnerait un Gabriel excité. J'avais hâte de le voir dans tout ses états, jusqu'au point de rupture. Est-ce que j'aurais ce pouvoir ? Une fois à nouveau ensemble, nous continuions cette conversation que je n'avais pas envi comprendre ou j'étais tout simplement fatigué. « C'est toujours mieux que ce qu'il gagne. » Mais, je savais autre chose sur mon meilleur ami. Il faisait un grand pas ici et je voulais pas le brusquer, dire une chose qui le vexerait. C'était difficile pour moi d'avoir l'esprit clair avec le manque de la drogue qui me rendait complétement fou intérieurement. Je ne disais rien car je préférais qu'il aille maintenant jusqu'à bout. « Même les porcs que j'égorge bouffe mieux que toi ! » Je répondais au tac au tac entre deux bouchés. « Ouais, mais ils ne font pas des meilleurs pipes que moi. » Je tirais la langue et je terminais d'avaler comme un anaconda en une fois ma proie. « Tu n'aurais pas oublié quelque chose ? » Je remarquais pendant sa courte absence qu'il n'avait rien mangé. Je n'aimais pas ça, mais mes oreilles allaient chauffer donc j'allais avoir d'autre chats à fouetter. « Je sais que mon allure laisse a désirer, mais arrête de me prendre pour un clodo, Dexter ! Ton fric j'en ai pas besoin, je te l'ai déjà dit ! Et puis six-cent billets, s'est pas un peu cher payé pour un alcool dégueulasse vendu dans les supermarchés ? » Je détestais quand il agissait comme cela, mais je devais au moins le remercier de ne pas s’énerver. Je faisais donc tout pour ne pas monter le ton, je lui répondis le plus calmement possible. « Arrête ! Tu sais très bien que je te prends pas pour un clodo. Je t'ai juste acheté tes bouteilles comme cela tu n'auras pas de tentation et je t'ai mis un petit bonus. » Je le laissais s'approcher, moi toujours dans le canapé et je voyais mon argent me retomber dans la main. « Garde ton argent, ou je te le fait bouffer. » Il allait accepter mon argent qu'il le veuille ou non. J'étais déjà entrain de me regarder les poches de son training quand la phrase que j'attendais depuis quelques minutes tomba.

« Dexter. Le travail... C'est pour moi. » Je le regardais sans flancher. Je le regardais pour lui donner du courage. J'étais fier de lui pour ce qu'il faisait là. Il me demandait quelque chose, la première fois en quinze-ans. Non, je ne jubilais pas. Je posais main sur la sienne et je lui ai dit tout simplement. « Et, ce boulot, il est pour toi si tu le veux. » Il n'y avait pas de mais, pas mise en garde, pas de demande de ma part. Je lui offrais tout simplement en attendant la suite, cette bouche qui voulait encore me parler. « Je me sens plus capable de travailler avec mon père, et depuis le carnage à la ferme (...) Car quand j'ai de l'alcool dans le sang, je ne prête pas attention aux regards suppliant des animaux que je dois tuer. Mais regarde ce que je deviens (…) Dex', je veux pas lui ressembler... » Je lui avais serré la main, doucement au début et de plus en plus fort pour lui apporter tout le courage que j'avais encore à lui donner. Il me fendait le cœur, mais je ne versais pas de larme car je voulais être fort. Je devais l'être. Je me levais. Je fis le tour et j'allai m'agenouiller devant mon meilleur ami. Je lui attrapa les deux mains et j'attirais son attention en l'embrassant. Un baiser doux, tendre, un baiser pour chasser ses vilaines larmes qui apparaissaient sur son visage. « Mais, tu lui ressembles pas. Arrête ! Tu n'as rien à voir avec cet enfoiré. Tu crois que je pourrais aimer quelqu'un comme ton père ? Moi, je t'aime, Gabriel. Car je vois tout le bien qu'il y en toi. Tu veux pas y croire, mais tu es quelqu'un de lumineux qui a toujours vécu dans les ténèbres. Cela va pas être facile ce changement, mais je suis là maintenant. On sera plus fort à deux...si tu me laisses t'aider. »

J'avais été doux et très sérieux. Je le prenais dans mes bras car je voulais qu'il comprenne que je serais là maintenant, qu'il pouvait compter sur moi. Je le serrais fort et je décidais de lui offrir ce que je savais le mieux faire pour palier à cette scène. Je lui offrais le Dexter déconnant. Je m'écartais et je lui montrais l'argent avant de lui glisser dans la poche de son training. « Maintenant, tu acceptes cet argent...Tu sais pourquoi ? » J’arquais un petit sourire. « Parce que comme on dit en prison...Tu es ma chienne. » Je m'écartais très très rapidement en ricanant et je fuyais avant de me prendre un coup. Je voulais le faire rire. Est-ce que j'allais réussir ? Je prenais un air de gamin à la «  Na na na nère » « Oui, tu as bien entendu...Tu es ma chienne...Gabriel Gates...» J'essayais de trouver de quoi fuir toute représailles et je me cacha derrière la grande table ronde de sa cuisine. Au moins, s'il me courrait après, il avait un objet entre nous. « Alors ? Cela fait quoi ? Des impressions ? Des commentaires à chaud ? » Je rigolais tellement, quand tournant autour de la table, je me loupais et je m'écroulais comme une merde. Aie ! J'allais en prendre pour mon grade. Mais, je m'écroulais avec le sourire et ce mal de ventre à force d'avoir trop ri.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 2 Déc - 16:18


« Ça fait plaisir de te voir sourire. Cela m'avait manqué. » Nous étions sur la même longueur d'onde. Sauf que lui avait les couilles de dire ce qu'il ressentait, contrairement à moi. On s'était manqué mutuellement, s'était bon à savoir. « Cool ! Donc, en faite tu as raison, je devrais passer la nuit chez lui ? Tu images nos deux bouches ouvertes...et nos langues entrain de chercher...Miam...Oh ! Daniel plus vite... » En entendant ces paroles, je grimaçais. Tandis que de son côté il rigolait. « Putain, Dexter, t'abuses. » Dis-je en imaginant la scène. Rien qu'à y penser, j'en avais des hauts le cœur. Mon voisin me répugnait à un point que j'avais plus d'une fois porté plainte contre tapage nocturne, dans l'unique but de l'emmerder et dans l'espoir de le voir déguerpir de cet immeuble. « Enfin, ça ne m'étonne pas que tu lâches ce genre de choses, j'ai toujours su que tu avais un petit côté gérontophile enfuit au fond de toi. » J'en rigolais, mais au fond ça me répugnait. Je voyais Dexter agenouillé en face du vieux Daniel et j'essayais, en vain, de faire disparaître cette horrible image de mon esprit.

« Ah, oui ? On a réussi à faire parler les cochons ? Waou, la science vraiment...Et, comment on fait pour chatouiller ton esprit de mâle ? Même pas peur. » Finalement, n'étions-nous pas deux grands dérangés ? Je le voyais comme un gérontophile et lui me voyait comme un zoophile. Un sourire malicieux, limite pervers se dessina sur mes lèvres. « L'avantage avec les animaux, c'est qu'ils me laissent faire mon affaire, sans m’interrompent. Ils ne gémissent pas, ils ne me griffent pas le dos, non, à choisir je préfère baiser un porc qu'une meuf. Il n'y a que la position qui change après tout. » J'avais dit ça avec tellement de simplicité que je me demandais si au final je n'avais pas commis ce genre de pratique. Je me foutais presque un doute, alors j'imaginais l'hésitation que pouvait avoir créé en Dexter. Évidemment, je n'avais jamais touché un animal de cette manière, j'étais déjanté, mais pas encore à ce point. Peut-être l'avais-je fait, dans ce cas je devais sans doute être drogué ou bourré au point que je ne m'en souvienne plus. « Ouais, mais ils ne font pas des meilleurs pipes que moi. » Un léger blanc s'interposa entre lui et moi. « T'es con... » Répondis-je en rigolant. Mais je préférais éviter de m'aventurer dans ce sujet-là avec lui. J'avais bien trop peur que tout tourne mal.

« Arrête ! Tu sais très bien que je te prends pas pour un clodo. Je t'ai juste acheté tes bouteilles comme cela tu n'auras pas de tentation et je t'ai mis un petit bonus. » Je soupirais. Il m'énervait quand il faisait ça. Car il me vexait et je n'aimais pas me sentir vexer. Des fois je me demandais s'il ne se vantait pas d'avoir autant d'argent. Et je détestais en général ce genre de petits sous-riches qui se la pétaient en brandissant et en se baladant avec autant de pognon dans leur porte-feuille. Mais je ne pouvais pas me permettre de m'énerver, car tout risquerait de basculer en un rien de temps. C'était pour cette raison que j'avais joué la carte de la rigolade. Dexter m'écouta en me fixant attentivement. J'aurais préféré éviter son regard, mais il était tellement irrésistible. Il posa sa main sur la mienne, je devais m'y faire à ce genre de petits gestes qui feraient de notre quotidien une preuve de notre amour. De petites intentions sans grandes importances aux premiers abords, mais qui au final se révéleraient importantes à l'avenir. « Et, ce boulot, il est pour toi si tu le veux. » C'était gentil, mais je ne voulais pas trop vite crier victoire, je devais encore affronter mon père en lui disant que j'abandonnais ma place dans son entreprise. Je suivais Dexter du regard, qui se positionna face à moi. Il me prit les deux mains et m'embrassa. Pourquoi était-il si intentionné ? Tout ceci était nouveau et je me surprenais d'apprécier ce changement. Je n'avais plus été aimer depuis des années, depuis cinq ans environ. J'avais mis l'amour sur le côté et Dexter me refaisait prendre conscience à quel point c'était bon de se sentir aimer. « Mais, tu lui ressembles pas. Arrête ! Tu n'as rien à voir avec cet enfoiré. Tu crois que je pourrais aimer quelqu'un comme ton père ? Moi, je t'aime, Gabriel. Car je vois tout le bien qu'il y en toi. Tu veux pas y croire, mais tu es quelqu'un de lumineux qui a toujours vécu dans les ténèbres. Cela va pas être facile ce changement, mais je suis là maintenant. On sera plus fort à deux...si tu me laisses t'aider. » Je le regardais, limite avec un regard de chien battu. Je me détestais être aussi expressif. Ce n'était pas moi. « J'ai quand même son sang qui me coule dans les veines. Et tu as raison Dexter... Je ne veux pas y croire, car je suis réaliste. Dis-moi ne serait-ce qu'une chose que j'ai fait de bien dans ce monde ? » J'avais envie qu'il m'aide, mais je ne voulais plus rien quémandé. Je l'avais déjà fait de trop.

Lorsqu'il me prit dans ses bras, je me sentis apaisé. Dexter produisait un si gros effet sur moi, sur mon esprit. J'avais l'impression d'être en présence du meilleur thérapeute du monde. Il savait exactement ce que je voulais entendre. Ce dont j'avais besoin. Oui, il lisait peut-être en moi comme dans un gros bouquin, mais si cela pouvait me permettre de me sentir mieux, pourquoi ne pas profiter ? Surtout que ce serait bénéfique autant pour lui que pour moi. Il mit fin à cette étreinte et son regard, ce regard, je savais ce qu'il disait. Qu'est-ce qu'il avait encore derrière la tête ? Il montra les billets et me les plaça dans la poche de mon training. « Maintenant, tu acceptes cet argent...Tu sais pourquoi ? » Il laissa apparaître un sourire. « Parce que comme on dit en prison...Tu es ma chienne. » À présent il s'en alla rapidement. « Est-ce que j'ai bien entendu ? » Demandais-je, d'un air amusé. Lui et moi, s'était le jour et la nuit. Et entre hier et aujourd'hui, s'était l'enfer et le paradis. Je ne saurais vous dire si je me sentais heureux, à ce moment présent, car au fond qu'est-ce qu'être heureux ? Mais une chose était certaine, pour rien au monde je voulais que cette soirée ne se termine. « Oui, tu as bien entendu...Tu es ma chienne...Gabriel Gates...» Je courrais après lui, et déjà il tournait autour de la table. « Fait gaffe, car si je t'attrape, tu vas voir ce que ta chienne va te faire ! » Dis-je en partant à gauche, alors qu'il s'en allait à droite. Droite gauche, gauche droite. « Alors ? Cela fait quoi ? Des impressions ? Des commentaires à chaud ? » Lorsque je le vis s'écrouler au sol, tout en rigolant, je bondis sur lui. « Tu es fait comme un rat ! » Je repoussais une chaise plus loin afin d'avoir de la place. Une jambe de part et d'autre de son corps, je me baissais légèrement sur lui, en tenant ses poignets contre le sol. Je le regardais avec un regard vicieux. J'humectais ma lèvre inférieure et j'approchais mon visage du sien pour l'embrasser, mais à quelques millimètres de ses lèvres, je me reculais un peu, restant à califourchon sur lui. « Alors, comme ça tu me vois comme ta chienne ? Sauf que dans mon esprit, les chiennes sont de sacrées salopes qui aiment faire chier leur maître. » Dis-je en commençant à le chatouiller. Ont se ressemblaient sur ce point, ont étaient tous les deux très chatouilleux, et j'adorais l'ennuyer avec ça.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 2 Déc - 19:55

« Putain, Dexter, t'abuses. » Je dois dire que je voyais pas trop où j'abusais, mais bon. C'est vrai que l'image était pas des plus agréable, mais c'était tellement improbable que cela m'amusait. Mais, c'est vrai que j'étais plus débridé que mon meilleur ami.  Une chose que j'espérais bien changé surtout si nous devenions plus intime. « Enfin, ça ne m'étonne pas que tu lâches ce genre de choses, j'ai toujours su que tu avais un petit côté gérontophile enfuit au fond de toi. » Là, je rigolais moins je dois dire. J'avais rien contre les vieux. J'avais même couché une fois avec un mec de quarante-quatre ans, mais je pensais pas avoir des pratiques sexuels atypiques. Je pensais plutôt être dans la norme, même si j'aimais corsé mes ébats et j'aimais un peu de violence mesuré. « Si tu savais, tout ce qu'il y a d’enfoui en moi, mon pauvre Gabriel. Tu aurais peur. » Quoi ? Ne me regardez pas comme ça ! C'est pas parce que j'avais une tête de gentil garçon que je devais l'être dans un lit, si ?

« L'avantage avec les animaux, c'est qu'ils me laissent faire mon affaire, sans m’interrompent. Ils ne gémissent pas, ils ne me griffent pas le dos, non, à choisir je préfère baiser un porc qu'une meuf. Il n'y a que la position qui change après tout. » J'étais du genre très imaginatif, alors là forcément, j'avais tout le film en tête. Je lâchais un «  Beurk » sonore. C'est bon, il avait gagné, je me rendais. « Super...Tu es entrain de me dire que je vais devoir lutter contre des porcs ? Encore, une meuf, je pensais avoir mes chances mais là...Par contre, je te préviens que si tu m'appelles un jour comme le vieux Hector. Je viendrais pas te la décoincer... » L'histoire du Vieux Hector était plutôt drôle quand je l'avais raconté à Gabriel. Cet homme était marié, vraiment bien vu en ville et un soir j'ai eu un appel à trois-heures du matin. Il a une urgence à sa ferme, je suis soi-disant le seul à pouvoir l'aider. Je vous laisse imaginer ce que j'ai vu en arrivant : le vieux Hector coincé sur un bourricot. Il faut dire que parfois cela se contracte chez les animaux...Ouais, en tant que véto, j'en avais des dizaines d'histoires comme cela. Je vous laisse imaginer mon avis sur la chose. Mais, avec Gabriel je rigolais car je l'imaginais pas du tout comme ça. « T'es con... » Je répondais rien à ça, car il n'y avait aucun message caché, juste ma repartie légendaire. Que mon ami se rassure, j'allais pas lui sauter dessus, j'avais promis alors je serais sage comme une image.

« J'ai quand même son sang qui me coule dans les veines. Et tu as raison Dexter... Je ne veux pas y croire, car je suis réaliste. Dis-moi ne serait-ce qu'une chose que j'ai fait de bien dans ce monde ? » J'avais pas besoin de réfléchir. J'aurais pu prendre un temps et paraître chercher sans trouver. Mais, Gabriel avait pour moi toujours sous estimer son impact sur son environnement. Pour moi, il était un super-héros et il l'avait toujours été. Non, il était pas un Superman, plutôt un Batman, un héros sombre mais qui a apporté tant de lumière autour de lui. Je voulais commencer à lui ouvrir les yeux, même si je savais que cela serait difficile. « Des tonnes. Déjà pour moi...Qui est allé casser la gueule à Hawkins après qu'il m'a humilié parce qu'il savait pour moi ? Tu t'es fait détester par toute l'école, mais c'est grâce à toi que j'ai commencé à assumer ce que j'étais ce jour là... Et, Emily ? Qui a permis d'arrêter le détraqué qui tournait autour de chez elle ? Ok, tu voulais te la taper, mais tu as aidé à attraper à pervers sexuel qui avait agressé plusieurs filles... Et, Teddy, le jeune handicapé. Qui c'est battu pour qu'il intègre l'équipe de sport car c'est ce qu'il voulait ? Je dois continuer ? » Je posais une main sur sa joue et je lui caressa avec tout l'amour que j'avais pour lui. « On se moque du sang qui coule dans tes veines. Moi, j'ai vu tout ça et je suis sûr que c'est ce qui m'a fait t'aimer. »

« Est-ce que j'ai bien entendu ? » Je hochais la tête avec un encore plus grand sourire. « En plus, tu es sourd ? Il faut que je te nettoie les n'oreilles. » Après, tant d'émotions cela faisait du bien de s'amuser. Après tout, on avait pas eu assez de drame pour l'instant ? Nous connaissant je ne savais pas combien de temps ce bonheur allait durer alors autant en profiter. J'étais content qu'il me court après, cela aurait été triste qu'il ne me pourchasse pas. Comme quand nous avions treize-ans et que nous pouvions nous empêcher de nous chercher, de nous torturer par des pincements et des chatouilles. « Fait gaffe, car si je t'attrape, tu vas voir ce que ta chienne va te faire ! » Je lui tirais la langue avant d'essayer de l'esquiver. A droite....Non...A gauche ! Une feinte ! Oh, là cela passait prêt et je sentais sa main mais j'étais plus rapide. « Oh, j'ai peur ! Tu vas me faire quoi, hein ? Elle va me faire quoi la petite chienne ? Elle est belle, hein ? Allez, je vais te lancer la balle et tu vas aller chercher. » Je faisais semblant de lancer une balle imaginaire et j'explosais de rire. Bon, au lieu de dire mes bêtises, j'aurais du faire attention car je m'écroulais comme une merde. « Tu es fait comme un rat ! » J'étais tellement plié de rire que j'avais même plus la force de lutter. Je me retrouvais effectivement fait comme un rat. J'essayais de retrouver mon calme et ce faux baiser aurait pu m'aider. Je lui en voulais presque de jouer avec moi. « Alors, comme ça tu me vois comme ta chienne ? Sauf que dans mon esprit, les chiennes sont de sacrées salopes qui aiment faire chier leur maître. » J'aurais bien aimé le punir mais il commençait ce que je pouvais supporter : les chatouilles. Non, les enfants détournaient les yeux, c'est une spectacle horrible quand un Dexter se fait chatouiller. « Non...Tu n'as pas le droit... » Ma voix montait très haut, comme si on venait de me faire disparaître les testicules. Je devenais une vraie petite fille, à gesticuler et à ne pas avoir la force de me débattre. Je devais être pitoyable, mais en même temps très drôle à regarder. J’espérais que Gabriel aimait le spectacle, car il allait me le payer. Je levais un bras, un peu gauche et j'allais lui attraper avec force un de ses tétons. Ça ! Il fallait être son ami depuis quinze-ans pour savoir que Gabriel était super sensible. Je commença à lui pincer pour qu'il arrête ses chatouilles et prendre le pouvoir un instant. Je le fis tomber sur le côté – ce qui emporta une chaise qui s'écroula. Je monta sur lui et je m'installais bien confortablement à califourchon. Je me penchais et j'allais lui lécher le bout du nez. « Tu disais ? Sacré salope ? Je confirme ! Allez, maintenant, tu vas crier mon nom...Allez ! Un effort. Ohhhh...J'ai mieux ! Dis que tu seras mon esclave pour la soirée ? » lançais-je avec un immense sourire en continuant mon moyen de pression, même si je savais que s'il reprenait ses chatouilles, c'était mort pour moi et j'allais retomber. Mais, c'était tellement amusant, j'aurais pu jouer des heures comme ça.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Ven 2 Déc - 22:38

« Si tu savais, tout ce qu'il y a d’enfoui en moi, mon pauvre Gabriel. Tu aurais peur. » Je n'avais pas peur car au fond, je savais qu'avec lui je ne risquais rien. Du moins, sans qu'il soit sous l'emprise de drogue ou d'alcool. Avec lui, je savais que pourrais dormir la conscience tranquille, je le faisais depuis quinze ans déjà. « Je n'ai pas peur de toi, Dexter. » Dis-je d'une voix rauque. Mon ton restait neutre. Je ne lui lançais aucun défi. J'affirmais simplement ce que je pensais. Il était incapable de faire mal à une mouche, encore une fois, lorsqu'il était dans un état décent. De mon côté, je l'effrayais peut-être sur certaines choses, sur ce que j'étais capable de faire, autant à un animal qu'à un humain, mais je savais que Dexter n'avait pas peur de moi, car j'étais incapable de lui faire du mal, et ce salaud en était conscient. Certes il s'était ramassé deux poings, mais j'étais incapable d'aller au-delà de ce simple geste avec lui.

« Super...Tu es entrain de me dire que je vais devoir lutter contre des porcs ? Encore, une meuf, je pensais avoir mes chances mais là...Par contre, je te préviens que si tu m'appelles un jour comme le vieux Hector. Je viendrais pas te la décoincer... » Je rigolais de plus belle en entendant la réplique de mon ami, car je me remémorais cette anecdote qu'il m'avait raconté il y a de ça, quelques temps. Comme quoi même les mieux placés sont en fin de compte les plus délurés. J'aurais apprécié voir une telle scène se dérouler sous mes yeux, ne serait-ce que pour me foutre de la gueule de ce très cher Hector. « Tu passerais à côté de cette si belle opportunité de me l'a touchée ? Je te connais, Dexter. Suffit que je te fasse ma petite voix toute mielleuse pour te faire craquer. » Manipulateur, moi ? Peut-être un peu, oui. Je savais comment le prendre par les sentiments. Mais sur mes quinze années de conneries avec lui, si je l'avais manipulé trois fois, c'était beaucoup. J'avais trop de respect pour lui pour en abuser. Ce ne serait pas digne de notre amitié de parvenir à mes fins en utilisant la manipulation.

« Des tonnes. Déjà pour moi...Qui est allé casser la gueule à Hawkins après qu'il m'a humilié parce qu'il savait pour moi ?  Tu t'es fait détester par toute l'école, mais c'est grâce à toi que j'ai commencé à assumer ce que j'étais ce jour là... » « Il l'avait bien mérité ce fils de pute ! On ne se moque pas de toi, comme il l'a fait ! » « Et, Emily ? Qui a permis d'arrêter le détraqué qui tournait autour de chez elle ? Ok, tu voulais te la taper, mais tu as aidé à attraper à pervers sexuel qui avait agressé plusieurs filles... » « Je n'appelle pas ça de l'aide... Je voulais simplement la sauter ! » Non, je ne voulais pas admettre qu'il avait raison. Non, je ne voulais pas admettre que j'avais été capable de faire de bonnes choses, car au fond de moi je me voyais comme Pearly l'affreux, cette identité m'était restée encrée. « Et, Teddy, le jeune handicapé. Qui c'est battu pour qu'il intègre l'équipe de sport car c'est ce qu'il voulait ? Je dois continuer ? » Je sentis sa main sur ma joue, et cela me fit un bien fou. Je n'avais rien répondu par rapport à Teddy, car cet handicapé m'avait vraiment touché. C'était peut-être le seul qui ne m'avait pas jugé, même en ayant entendu tout ce qu'on pouvait dire derrière mon dos. Lorsqu'il avait posé son regard noisette dans mon regard si sombre, il m'avait fait un sourire. Il était venu vers moi et s'était présenté maladroitement. Et lorsque quelques temps plus tard il m'avait confié qu'il voulait être comme moi, c'est-à-dire défenseur dans notre équipe de football américain, j'avais en effet remué ciel et terre pour qu'il intègre l'équipe. Ce type m'avait touché, m'avait accepté sans me juger et je l'avais aidé. Mais une fois encore, je ne voulais pas laisser croire à Dexter qu'il avait raison. Bien que mon silence restât en soi une communication. « On se moque du sang qui coule dans tes veines. Moi, j'ai vu tout ça et je suis sûr que c'est ce qui m'a fait t'aimer. » Je posais ma main sur la sienne et je lui adressais un mince sourire. « C'est toi qu'on aurait du appeler Gabriel... »

« En plus, tu es sourd ? Il faut que je te nettoie les n'oreilles. » Je m'arrêtais un instant pour admirer le sourire de mon meilleur ami. C'était de plus en plus tentant de l'embrasser... « Oh, j'ai peur ! Tu vas me faire quoi, hein ? Elle va me faire quoi la petite chienne ? Elle est belle, hein ? Allez, je vais te lancer la balle et tu vas aller chercher. » Et en plus il me cherchait. Bon, c'est sûr que je n'aimais pas qu'il m'appelle ainsi, mais je savais qu'il rigolait et étrangement autant rire me faisait un bien fou. Tout était déjà bien partit pour notre début de thérapie. J'avais envie de le remercier encore et encore d'être venu ce soir, même si au départ s'était pour me sermonner. Nous étions enfin réunis, nous étions enfin tous les deux de retour. « Non...Tu n'as pas le droit... » Il avait beau gesticuler dans tous les sens, rien ne m'arrêta. Même le coup qu'il me donna aux côtes sans le faire exprès ne me fit pas arrêter. « J'ai les cartes en main, j'ai le dessus, alors j'ai tous les droits mon très cher Greggson !» Dis-je en continuant de le chatouiller. Arriver jusqu'à ce qu'il urine m'aurait peut-être fait arrêter. Ou bien que Dexter m'attrape les tétons. Ce qu'il fit. L'enfoiré ! Tout en continuant de rigoler, il se retrouva sur moi, son visage si proche du mien. « Tu disais ? Sacré salope ? Je confirme ! Allez, maintenant, tu vas crier mon nom...Allez ! Un effort. Ohhhh...J'ai mieux ! Dis que tu seras mon esclave pour la soirée ? » « Prend pas tes rêves pour réalité ! » Répondis-je en pressant légèrement en dessous de ses côtes. J'avais de nouveau les cartes en main. J'inversais les places en plaquant un peu plus violemment Dexter au sol. Je me retrouvais de nouveau installer sur lui. Tout en lui bloquant les poignets contre le sol, il m'avait pincer les tétons une fois, pas deux, je préférais prévoir, je collais mon bassin contre le sien et plongea mon regard dans ses yeux verts. « Putain ce que ça m'a manqué un moment pareil ! » Murmurais-je toujours en soutenant son regard. Je lui souris et j'approchais lentement mon visage du sien. Je l'embrassais tendrement, avec passion et peut-être en lui faisant enfin ressentir l'amour que j'avais pour lui. Je me laissais tomber à côté, et allonger contre lui sur le carrelage de la cuisine, je fixais le plafond « J'ai l'impression de rêvé... » Oui, tout était beau. Je me sentais bien et je ne pensais qu'à une chose, lui.

Je me redressais et lui tendit ma main pour l'aider à en faire de même. En me dirigeant vers le salon, je terminais mon soda et sortit l'argent que Dexter avait fourrer dans ma poche. « Je laisse l'argent sur cette table, autant te dire que si tu ne l'as récupère pas, elle ira tout droit entre les mains de mon père. » Je ne voulais pas de son argent. Surtout si je travaillais pour lui. Je me laissais tomber dans le canapé, en récupérant au passage le morceau de pizza que j'allais me forcer à manger. Je ne voulais pas qu'il s'inquiète davantage pour ma santé. Même si on voyait clairement que j'avais perdu du poids. « Elle est encore chaude, je te conseille de la bouffer maintenant, car j'ai péter le micro-onde. » Dis-je la bouche pleine. Je fis passer les morceaux plus facilement avec le soda de Dexter. L'appétit n'était pas venu. Je posais la croûte de la pizza dans la boite avant de porter mon regard vers Dexter. « Au fait... Merci. Je veux dire... Pour la place. Mais faut que j'en parle encore avec mon père... »
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 3 Déc - 1:10

« Je n'ai pas peur de toi, Dexter. » Il n'avait aucune raison de l'être. C'était fou comme je tenais à lui, comme je voulais le protéger. Déjà je l'avais prouvé en dissimulant sa culpabilité et en subtilisant sa gourmette de la scène du crime. Il pouvait compter sur moi et bien au delà. Je pouvais tuer pour lui. Je pouvais dissimuler l'impensable pour lui. Je n'ajoutais rien et j'agitais tout simplement la tête pour lui signifier de façon ferme qu'il n'avait aucune raison d'avoir peur. Je ne savais pas ce que demain était fait, mais même si j'allais faire des erreurs. Même si tout ne serait pas rose, je savais une chose : Gabriel pourrait toujours compter sur moi, jour comme de nuit, et quoi qu'il arrive. Je l'aimais trop pour le laisser tomber. J'étais accro à ce point là...

« Tu passerais à côté de cette si belle opportunité de me l'a touchée ? Je te connais, Dexter. Suffit que je te fasse ma petite voix toute mielleuse pour te faire craquer. » Mon sourire se fit plus doux et plus attentionné. La perche était belle et je pouvais sur le ton de l'humour parler de mes impressions sur mon expérience de tout à l'heure. C'est que j'avais eu l'arme de service de mon ami dans ma main. Ok, elle était au repos, mais je peux dire que cela m'avait bien retourné. Bref, j'avais hâte de faire d'autre chose avec, mais je savais autre chose, cela ferrait trop plaisir à Gabriel de savoir son pouvoir sur moi. Alors ? Je me faisais un plaisir de dire tout le contraire, simplement pour lui faire les pieds. Ouais, je pouvais être chien parfois. « Tu rêves. Je préfère encore toucher celle de ton voisin. La tienne m'intéresse plus vraiment, je dois dire. » Je lui envoyais une petite œillade amusée. Bah, oui, je pouvais jouer moi aussi.

« Il l'avait bien mérité ce fils de pute ! On ne se moque pas de toi, comme il l'a fait ! » C'était pas faux, et je dois dire que cela m'avait beaucoup touché qu'il me défende de cette manière. A l'époque, j'avais tout simplement été émeu, maintenant je me dis que c'est surement ainsi que je suis tombé amoureux. « Je n'appelle pas ça de l'aide... Je voulais simplement la sauter ! » Je secouais la tête, mais je rétorquais rien. Je voyais très bien quel jeu, il jouait ici. Ce n'était pas la peine de faire semblant avec moi, alors pourquoi il continuait ? En même temps, je le comprenais. Je faisais quoi là ? J'essayais de lui remonter le moral. Je n'étais pas hypocrite, mais après ce qu'il faisait à ces animaux, je comprenais pourquoi il se détestait. J'avais beau fait médecine. Je savais que je ne pourrais soigner mon ami ce soir. Mais, j'allais m'y atteler...Et, cela de tout mon cœur. « C'est toi qu'on aurait du appeler Gabriel... » Je serais cette main qui vint se poser sur la mienne. Je le regardais, attendri. J'étais heureux. J'étais amoureux. Mon monde ne pouvait tourner mieux. « Et, pourquoi ? »

Alors, que nous jouions comme des enfants, ma demande à Gabriel d'être mon esclave ne sembla pas lui plaire. Bizarre, non ? « Prend pas tes rêves pour réalité ! » Dommage ! J'aurais bien demandé qu'il me masse les pieds ou qu'il me nourrisse de la glace de son freezer à la petite cuillère. Ou, il avait encore mon dos qui me faisait mal. J'avais soigné une jument dans la semaine et je mettais pris un coup de sabot, rien de grave, mais j'avais un mal de chien depuis le début de la semaine. Je poussa donc un petit cri quand je retomba sur le dos. J'étais à nouveau sous l'emprise de mon meilleur ami et...Je baissa les yeux. Il voulait me tuer avec son bassin contre le mien. Oh ! Dexter ! Tu n'y penses pas...En plus tu n'as pas de boxer...« Putain ce que ça m'a manqué un moment pareil ! » Je plongeais dans le regard si envoutant de mon camarade. J'essayais de me donner du courage et surtout pas provoquer un accident. On passait un si un bon moment. Quand il m'embrassa. Je lui rendis son baiser, tout mon corps en trembla, quand il retomba sur le carrelage. Je regarda le plafond et je le lâcha un si sincère. « Il faut que tu arrêtes de m'embrasser comme cela. Je vais devenir accro.» Je tournais la tête et je le regarda avec l'envie de l'embrasser à nouveau. « J'ai l'impression de rêvé... » J'avançais une main pour lui caresser la joue et ainsi appeler sa bouche. Je l'embrassais et je montais sur lui, m'installant entre ses cuisses, collant mon bassin à mon tour. « Arrête de me piquer mes répliques, toi.» Je l'embrassa d'avantage, intensifiant ce baiser, et mes mouvements de hanches. 

Je me redressais et j'allais me laisser retomber dans le canapé. Je me prenais une nouvelle part de pizza, froide ou chaude je m'en fichais. J'étais un vrai vide-ordure. Je mangeais tout ce qui était consommable. « Je laisse l'argent sur cette table, autant te dire que si tu ne l'as récupère pas, elle ira tout droit entre les mains de mon père. » Je regarda l'argent et j'afficha une mine attristé tout en mordant dans ma pizza. C'est vraiment ce qu'il voulait ? « Elle est encore chaude, je te conseille de la bouffer maintenant, car j'ai péter le micro-onde. » Je terminais ma part et je reprenais l'argent. Je venais à lui, mais je laissais l'argent dans ma main, paume ouverte. « Je m'en fiche de ça..L'argent...S'il-te-plaît, accepte-le. Je t'ai jamais supplié. Je t'ai jamais forcé bon sauf quelques petites choses dernièrement, mais bon...Tu en ferras ce que tu veux, mais sache que...cela me ferrait très plaisir que tu l'acceptes...pour moi. Gabriel ? » La balle était dans son camp. Je n'étais pas là pour le rabaisser. Je l'aimais plus que jamais et cet argent c'était juste une preuve, et non une preuve de son échec. J'espére qu'il allait le comprendre ? « Au fait... Merci. Je veux dire... Pour la place. Mais faut que j'en parle encore avec mon père... » Je terminais ma pizza. Ouais, j'avais déjà presque tout terminé et mon voisin lui...il avait du mal. Je trouvais qu'il avait perdu du poids. J'allais devoir m'occuper de lui. J'attendais qu'il décide d'abandonner son repas pour me lever. J'allais chercher la glace que je savais dans son freezer. Je la posais entre nous avec une seule cuillère. « Il n'y a aucun problème. Tu prends ton temps. Elle sera là demain, comme dans un mois. Allez, ouvre la bouche... » Je lui mettais une portion de la crème glacée dans la bouche et je me servais juste après. Peut-être avec les sucreries cela passera mieux ? « Tu te sens comment là ? Dodo ou on se matte...encore Jurassic Park...encore...tu sais comme j'aime ce film...» Ironie quand tu nous tiens !
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 3 Déc - 13:57

« Tu rêves. Je préfère encore toucher celle de ton voisin. La tienne m'intéresse plus vraiment, je dois dire. » Je le regardais avec un énorme sourire. « Crois-moi, lorsque tu y goûteras, tu changeras d'avis. Personne ne résiste à mini Gates ! » M'exclamais-je de vive voix, en faisant danser mon bassin. Lorsque je pris conscience de ce que je venais de dire, et faire j'éclatais de rire. Je me Dexterisais, là. « Et, pourquoi ? » Pourquoi on aurait du l'appelé Gabriel ? Il était mon ange gardien depuis toujours. Sa simple présence donnait de la clarté dans ma vie si sombre. Il était le lendemain, mon espoir. « Tu veilles sur moi, comme si ta vie en dépendait. Tu es mon ange Gabriel, d'une certaine façon. Tu es le seul qui sache donner un sens à ma vie. » Mon coeur parlait. Mais j'aurais très bien pu lui lâcher cette phrase sans être au courant de ses sentiments. Il avait toujours été la pour moi, il avait toujours répondu à mes sms, il avait toujours décroché mes appels. Peut importe l'heure, les jours, il se montrait toujours présent. Comment vouliez-vous que je vive sans lui durant ses trois semaines ? C'était impossible.

« Il faut que tu arrêtes de m'embrasser comme cela. Je vais devenir accro.» N'était-ce pas la plus belle des addictions qui puisse exister ? Elle me procurait le même effet et elle n'était pas nocive. Pourquoi ne pas en profiter ? Dexter me caressa la joue avant de m'embrasser pour finalement se remettre sur moi. « Arrête de me piquer mes répliques, toi.» Dit-il en m'embrassant de plus belle. Je sentais qu'il s'appuyait un peu plus sur mon bassin, provoquant en mon fort intérieur cette envie de lui faire l'amour. Pas ce soir... Pensais-je pour me raisonner. Pourquoi le faire ce soir, alors que je l'avais repoussé quelques petites heures avant ? « Tu es déjà accro à moi, alors tu ne saurais pas le devenir. En revanche, moi je le deviens... » Répondis-je en le fixant, avant de l'embrasser. Si on m'avait dit il y a un mois que je me retrouverais coucher en dessous de Dexter et que je l'embrasserais, jamais je ne l'aurais cru. Et pourtant tout ceci était arrivé. Après l'avoir embrassé, je m'étais redressé, car mon envie de partager mon corps avec le sien s'était intensifiée.

Dexter semblait savourer cette pizza. Au moins elle n'irait pas à la poubelle, enfin, d'une certaine manière elle était déjà mangée par une poubelle humaine. Je l'avais vu manger des trucs répugnants, je l'avais vu faire des mélanges incroyables, alors quand il me disait qu'il ne voulait pas goûter ma viande, je râlais. Dexter regarda l'argent que j'avais posé, tout en la prenant avec lui, il s'approcha de moi. « Je m'en fiche de ça..L'argent...S'il-te-plaît, accepte-le. Je t'ai jamais supplié. Je t'ai jamais forcé bon sauf quelques petites choses dernièrement, mais bon...Tu en ferras ce que tu veux, mais sache que...cela me ferrait très plaisir que tu l'acceptes...pour moi. Gabriel ? » Je levais mon regard vers lui. Il était têtu ce type. Incroyable. Je soutenais son regard un instant, et je finis par soupirer. « Je déteste quand tu fais ça ! » Lâchais-je en prenant l'argent - à contre coeur - qu'il me tendait. Dexter avait un si grand atout. Il me connaissait, tout simplement. Il savait comment me prendre par les sentiments. Et il venait de le faire. Parfois, je lui en voulais de parvenir à ses fins de cette manière. Car il avait gagné. J'acceptais l'argent. « Si tu jubiles, j'te défonce ! » Menaçais-je, gentiment bien entendu. Je me relevais pour aller poser l'argent dans un tiroir. Une chose était certaine, cet argent ne servirait pas à payer mes factures, non. J'allais la garder précieusement pour lui offrir un de ses restaurants cinq étoiles dans lesquels ont en ressort avec la dalle, ou bien j'allais lui prendre un cadeau. Mais dans les deux cas, s'était pour lui faire plaisir à lui. J'avais déjà l'impression de profiter de lui rien qu'en ayant accepté ses six-cents dollars. Alors que Dexter partait dans la cuisine, je me réinstallais dans le canapé, appuyant ma tête contre le dossier, en fermant les yeux. J'avais toujours mal au crâne, l'accumulation de la fatigue, le manque d'alcool et toutes ses émotions que j'avais essayé de retenir tout à l'heure. Je gardais les yeux fermés, même si j'avais sentis qu'il s'était installé à côté de moi. « Il n'y a aucun problème. Tu prends ton temps. Elle sera là demain, comme dans un mois. Allez, ouvre la bouche... » Lui faisant confiance, j'ouvris la bouche. Oui gros fainéant, je gardais les yeux clos et je me faisais servir. Finalement, qui était la chienne dans l'histoire ? J'ouvris les yeux et relevais ma tête, faisant fondre la glace à la vanille dans la bouche. J'adorais la glace, mais même ça, ça ne passait plus. Lorsqu'il approcha une seconde cuillère je la lui retirais des mains pour moi-même lui donner. « Je n'ai pas faim, Dexter. » Oui je résistais au goût exquis de cette crème glacée saveur vanille. C'était mon péché mignon, mais j'étais incapable d'avaler encore quelque chose. Pourtant, cette simple part de pizza et cette cuillère de glace avait été mon seul et unique repas de la journée. Mon seul et unique repas depuis deux jours, même.

« Tu te sens comment là ? Dodo ou on se matte...encore Jurassic Park...encore...tu sais comme j'aime ce film...» C'est limite si Dexter ne venait pas de faire rouler ses yeux. J'adorais cette trilogie, j'avais toujours été passionner par les dinosaures. Petit, je me voyais devenir comme le professeur Grant, un grand paléontologue. J'étais fait pour ce genre d'étude, car j'étais une tête dans les mathématiques et les sciences. J'avais d'ailleurs plus d'une fois aider Dexter lorsqu'il était toujours aux études. Mon père m'avait sans doute privé de mon seul et unique rêve en m'obligeant à devenir comme lui. « Qu'est-ce que tu dirais d'un massage ? Tu sais, ce stupide concours, on l'a gagné. Alors, je te dois un massage et tu m'en dois un... » Proposais-je d'un petit sourire de coin. Je savais qu'une offre pareille, il ne la refuserait jamais. J'avais différentes huiles essentielles dans la salle de bain, de quoi amuser Dexter pendant un petit moment. J'avais même des bougies s'il souhaitait créer une ambiance.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 3 Déc - 16:28

« Crois-moi, lorsque tu y goûteras, tu changeras d'avis. Personne ne résiste à mini Gates ! » Sourire contre sourire, je ne pouvais m'arrêter en si bon chemin. Même, si ce n'était pas si amusant intérieurement pour moi à présent. C'était peut-être qu'un jeu pour Gabriel ? Mais, moi j'avais terriblement envi de lui. J'avais envi de sa peau, de son odeur, et de saveur, comme j'avais besoin de respirer. C'était une torture, mais je voulais tellement que cela se passe bien entre nous que je me frustrais moi-même. « Oui un jour...Qui sait...Quand les dinosaures auront repris place sur terre...Peut-être que je te ferrais l'infime honneur d'y gouter. C'est que personne ne résiste aux lèvres de Greggson. » Je passais un doigt sur mes lèvres. « Tu veilles sur moi, comme si ta vie en dépendait. Tu es mon ange Gabriel, d'une certaine façon. Tu es le seul qui sache donner un sens à ma vie. » C'était tellement beau ce qu'il me disait. Est-ce qu'il se rendait compte qu'il me faisait temps de bien avec si peu. Oui, je n'avais jamais été un garçon matérialiste. Ces mots c'étaient pour moi tout ce qu'il pouvait m'offrir de plus sincère. « J'espère encore longtemps veiller sur toi. Ce que tu comprends pas, c'est que tu es la plus belle chose que j'ai dans ma vie. Tu sais, tout le monde me trouve drôle, sympathique, plein de vie...Mais, je n'aurais jamais été tout ça sans toi dans ma vie. Quand je t'ai connu ma vie a débuté et je me vois pas un faire un pas de plus sans toi à mes cotées. Tu es ma boussole et avec toi je sais que je saurais toujours retrouver mon chemin. » Les mots sortaient facilement. Je ne cherchais même pas à le complimenter. Je parlais tout simplement avec mon cœur.

« Tu es déjà accro à moi, alors tu ne saurais pas le devenir. En revanche, moi je le deviens... » Je dandinais légèrement de la tête. Il n'avait pas complétement raison. Oui, j'étais depuis quelques semaines complétement accro à lui. J'avais vécu pour ce moment des milliers de fois. Mais, entre le rêver et le vivre c'était complétement différemment. J'apprenais donc à transformer mes songes en une réalité tangible. J'apprenais à extérioriser mes pulsions et Gabriel me rendait les choses si facile à présent. Mais, je n'allais pas le reprendre, cela aurait été pinailler. C'était si beau ce qu'il m'avouait. J'appréhendais légèrement notre futur à deux. Il avait son père. Il avait le regard des autres et de la ville. « Je suis content alors...Car j'aimerais pas te forcer, tu sais. Je te laisserais tout le temps du monde...Mais, je te demande qu'une chose en échange, soit toujours sincère. Je préfère toujours que tu me dises les choses, plutôt que tu me laisses dans le doute. » Je lui caressa le visage et je parlais avec tendresse. Il n'y avait pas de reproche dans mes paroles. Car, je savais où je mettais les pieds, je savais que je pouvais m'y brûler les ailes. Car, ce soir ils ne posaient aucune question, mais demain, comme tout le monde...toutes les questions et les angoisses lui tomberont sur les épaules. Comme je voulais pas que cette soirée se termine...

« Je déteste quand tu fais ça ! » J'étais content qu'il prenne l'argent. « Si tu jubiles, j'te défonce ! » Non, je ne jubilais pas et je n'afficha aucun sourire. J'ai tout simplement baisser la tête pour le remercier du plus profond de mon cœur. « Je n'ai pas faim, Dexter. » Je soupirais car j'avais bien remarqué sa perte de poids. Je lâchais donc la crème glacée, mais je n'ajoutais rien de plus – en tout cas pour ce soir. Mais, demain j'étais bien décidé à lui faire un bon repas. Ouais, il allait me voir débarquer après son boulot et cela allait sentir la vraie cuisine pour une fois même si je devais passer trois heures devant les fourneaux. « Trois questions pour toi. Tu finis bien à vingt-heures demain ? Rien de prévu ? Et, tu baves toujours autant sur la Moussaka ? » demandais-je innocemment, mais avec déjà dans mon idée dans ma tête. Je pouvais pas laisser celui que j'aimais ne plus se nourrir correctement. Ouais, je m'occupais de ce que qui n'étais pas de mon ressort, mais j'étais ainsi, j'aimais mettre mon nez partout. Ouais, Gabriel allait détester certains points de ma personnalité qu'il allait découvrir, surtout quand j'étais amoureux.

« Qu'est-ce que tu dirais d'un massage ? Tu sais, ce stupide concours, on l'a gagné. Alors, je te dois un massage et tu m'en dois un... » Je m'accrochais à son sourire en coin et mon visage s'éclaira. Non, j'allais pas laisser passer cette occasion. Gabriel ne le savait surement pas car je lui avais jamais dit, mais je trouvais le massage, l'activité la plus sensuelle qui pouvait exister. Ok, je n'aurais pas de sexe avec mon meilleur ami ce soir, mais m'offrir la possibilité qu'on se masse mutuellement – en restant au-dessus de la ceinture, c'était tout ce que je voulais à présent. « Oh ? Je vais pas te laisser l'occasion de changer d'avis...Toi, maintenant sur ce canapé sur le ventre et enlève ton haut...Je reviens.» Je revenais quelques minutes avec tout l’attirail du parfait masseur. J'éteignais les lumières et j'allumais les bougies parfumés à la vanille. Je commença à faire chauffer l'huile entre mes mains et je m'étirais. C'est que je pensais être plutôt bon. Je voulais pas le décevoir. Quoi ? Je voulais lui donner du plaisir et tout ne passait pas que par le sexe. La sensualité, la douceur et la chaleur pouvait autant apporter que du sexe bestial. Il suffisait de savoir y faire...Je montais au-dessus de Gabriel sans l'écraser et je posais mes mains brûlantes sur son dos. Un doux parfum apaisant commença à embaumer la pièce. Je regardais son corps un instant j'avais peur de lui faire mal, mais je me lançais finalement : doucement. « Allez, ferme les yeux et détends toi...Laisse-moi faire le reste. » Je décidais de lui offrir un massage relaxant, plutôt que tonifiant. Je commença à le masser par des petits gestes. Par mes connaissances en médecine et mon expérience, je savais où appuyer pour faire relâcher la pression et les tensions dans ses muscles. De ce que je sentais, cela allait être long. « Putain, tu es plus tendue qu'un string d'une call-girl, toi. » Je ralentissais. J'intensifiais. Je m'allongeais et je me relevais dans un mouvement de balancier régulier en venant déverser par salve mon souffle chaud sur sa nuque offerte. Tout était important dans un massage. Je fis lustrer son dos avec des mouvements circulaires qui tombèrent jusqu'à ses hanches, sans trop m'attarder sur ses douleurs. Après une bonne demi-heure, je m'arrêta et je me pencha pour me coller à son dos. J'avançai ma bouche jusqu'à son oreille et je lui souffla. « Bon, tu te tournes pour que je te masse le torse ou tu veux que je reste encore un peu sur ton dos ? Client demande et Masseur obtempère. » , lâchais-je en rigolant. Je lui suçota le lobe d'oreille par la même occasion car je ne pouvais m'empêcher avec ce genre de démonstration. J’espérais qu'il avait senti tout l'amour que j'avais pour lui dans ce massage long et sensuel ?
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Sam 3 Déc - 23:13

« Oui un jour...Qui sait...Quand les dinosaures auront repris place sur terre...Peut-être que je te ferrais l'infime honneur d'y gouter. C'est que personne ne résiste aux lèvres de Greggson. » Je le regardais plus intensément que je ne m'en serais cru capable. Il me fascinait. C'était effrayant. Je ne voulais pas qu'il devienne une obsession dans ma vie, bien que d'une part il l'était déjà. Et s'il remplaçait l'alcool ? Pour ma santé, ce serait mieux, mais pouvais-je le considérer comme un alcool ? Dexter était bien plus qu'un simple moyen d'oublier mes soucis, il me rendait heureux. « Ce n'est pas toi qui a dit : ''J'ai toujours rêvé de savoir quel goût avait les saucisses de la famille Gates en bouche.'' Est-ce que ça ne prouve pas ton envie de me la bouffée ? Alors cesse de vouloir me contredire, ne nie pas l'évidence. » Oui, je jouais avec le feu. Il avait tout de même été loin, tout à l'heure en me la touchant alors que je tentais de le repousser. Mais étrangement, je lui faisais confiance, je voulais lui faire confiance et ne pas avoir une peur au ventre qu'il me saute dessus pour me violer.

« J'espère encore longtemps veiller sur toi. Ce que tu comprends pas, c'est que tu es la plus belle chose que j'ai dans ma vie. Tu sais, tout le monde me trouve drôle, sympathique, plein de vie...Mais, je n'aurais jamais été tout ça sans toi dans ma vie. Quand je t'ai connu ma vie a débuté et je me vois pas un faire un pas de plus sans toi à mes cotées. Tu es ma boussole et avec toi je sais que je saurais toujours retrouver mon chemin. » Plus il parlait et plus mon regard se baissait. J'étais pire qu'une gonzesse, je me laissais attendrir par ses paroles qui me touchaient beaucoup, beaucoup de trop. Comment pouvait-il dire ça ? Comment moi, pauvre gamin de famille torché j'avais pu être celui qui avait fait de Dexter quelqu'un d'aussi parfait ? C'était impensable. Tout ce qu'il venait de me dire me coupa le souffle. Je ne savais pas répondre. Il m'avait touché. Je remontais lentement mon regard désemparé. Complètement attendrit, mon regard scintillait par les larmes que je retenais. « Je veillerais à ce que personne ne se mette en travers de notre chemin. Je ne veux pas te perdre une deuxième fois... »

« Je suis content alors...Car j'aimerais pas te forcer, tu sais. Je te laisserais tout le temps du monde...Mais, je te demande qu'une chose en échange, soit toujours sincère. Je préfère toujours que tu me dises les choses, plutôt que tu me laisses dans le doute. » Dexter me caressa la joue, ses mains étaient si brûlantes. Ou alors était-ce mon visage qui était froid ? Peut importe, ce simple geste me réchauffait. Dexter voulait nous laisser le temps. Plutôt ironique alors qu'il y avait quelques heures il n'avait pas hésité à foutre sa main dans mes parties intimes. Mais je n'allais pas remettre ça sur le tapis. Je n'étais pas suicidaire. Pourtant, dans ses paroles, il semblait si sincère. Il semblait vraiment vouloir nous laisser le temps. C'était ce qui comptait le plus pour moi. Je ne voulais pas que les choses s'enchaînent trop rapidement, je voulais prendre le temps de profiter de chaque instant avec lui. « Est-ce que je t'ai déjà menti ? Non. Et puis je ne sais pas te mentir, alors ma sincérité tu l'auras toujours... Quoiqu'il arrive. » Pour le meilleur comme pour le pire. J'avais toujours été sincère avec lui, bon c'est vrai, je lui avais déjà menti, sur certaines choses. Mais en général, lorsqu'un mensonge prend la peine d'être créé, s'est pour quelque chose d'important. Du moins, dans mon optique envers Dexter. Car avec les autres, il n'y avait pas pire mythomane que moi, je passais mes soirées à dire n'importe quoi sur moi. C'était une sorte de protection. Si les gens savaient ce que je subissais chaque jour avec mon père, ils n'hésiteraient pas à m'atteindre avec cela. La cruauté humaine... Mais je ne pourrais pas leur en vouloir, vu que cette cruauté je la mettais en oeuvre.

« Trois questions pour toi. Tu finis bien à vingt-heures demain ? Rien de prévu ? Et, tu baves toujours autant sur la Moussaka ? » Je lui adressais un sourire. Il me prouvait encore qu'il était prêt à tout pour m'aider, pour me faire plaisir. Même à s'atteler à la cuisine dont il ignorait tout. Bon je n'étais pas non plus un grand chef, mais j'avais toujours réussi à me débrouiller. « Je termine bien à vingt-heure, peut-être un peu plus tôt, et est-ce que tu m'as déjà vu prévoir quelque chose ? Sincèrement, Dexter, ne te donne pas tout ce mal, je ne suis même pas certain que je saurais avalé quelque chose. De plus, je ne te vois pas en train de toucher la viande d'agneau hachée pour préparer le plat. » Terminais-je avec un petit sourire narquois. Le fils d'un boucher et un végétarien, comme était-ce possible ?

Lorsque je lui avais proposé de se masser un après l'autre, je vis directement à son visage qu'il était content. Il était tout aussi enthousiaste qu'un gosse dans un magasin de jouet. « Oh ? Je vais pas te laisser l'occasion de changer d'avis...Toi, maintenant sur ce canapé sur le ventre et enlève ton haut...Je reviens. » Je le regardais se diriger vers la salle de bain et je daignais enfin me lever du canapé. Je plaçais sur ce dernier une couverture afin d'éviter de tout tâcher. L'avantage de ce divan en coin, s'était sa largeur et sa longueur, la place ne manquerait pas. Je retirais mon tee-shirt ''transformers'' que je repliais avant de m'allonger sur le ventre, attendant, avec impatience l'arriver de Dexter. Il éteignit les lumières et alluma des bougies. Sacré Dexter. J'adorais les bougies, j'aimais regarder leur flamme vaciller en tout sens. « Allez, ferme les yeux et détends toi...Laisse-moi faire le reste. » Le visage enfoui entre mes bras poser sur un coussin, je l'écoutais. Je fermais les yeux et le laissait faire. « Putain, tu es plus tendue qu'un string d'une call-girl, toi. » Je rigolais, même si je savais d'où provenait toute cette tension. Premièrement, par mon père et ses coups que j'encaissais en me refermant sur moi-même. Deuxièmement, par Dexter et mes nouveaux sentiments à son égard. « J'y peux rien, moi. » Répondis-je en savourant les mains expertes de Dexter. Il n'y avait rien à dire, il savait s'y prendre pour les massages. Une grande partie de ses gestes m'avaient fait frissonner, tellement ils me faisaient ressentir son amour. C'était même perturbant. Le temps s'était arrêté autour de moi, ce moment était magique. De part cette ambiance tamisée et toutes ces odeurs, et par cette sensation d'être enfin aimé à ma juste valeur. Je le sentis s'allonger sur moi et il ne me tarda pas d'en savoir la raison. « Bon, tu te tournes pour que je te masse le torse ou tu veux que je reste encore un peu sur ton dos ? Client demande et Masseur obtempère. » Je restais un instant les yeux fermés, me concentrant sur sa respiration. Devais-je le laisser me masser le torse ? Alors qu'il y verrait clairement mes conneries et les coups violets que mon père m'avait donné il y a quelques jours de cela. « J'aime bien tout cela, je peux te demander n'importe quoi, alors ?... Non, sérieusement, tu peux faire mon torse si cela t'enchante. » Répondis-je. J'hésitais encore un instant et dans un soupir silencieux, je me retournais doucement pour ne pas faire basculer Dexter. Je devais être sincère avec lui, je devais lui faire part de ce que j'avais fait et de ce que mon père m'avait affligé. Mais avant qu'il ne commence quoique ce soit, je lui pris le visage entre les mains et l'approcha du mien. Après ce qu'il m'avait fait ressentir en me massant, je ne pouvais plus résister à ses lèvres. Je l'embrassais tendrement, comme pour le remercier d'être aussi serviable et attentionné. « Tu masses comme un dieu, tu aurais dû te lancer là-dedans. » Je gesticulais légèrement pour essayer de me placer correctement. « Attends... » Je posais mes mains sur ses hanches, afin de lui faire garder son équilibre, (surtout pour éviter qu'il ne m'écrase les couilles au passage) et me positionna correctement, le dos complètement à plat contre ce canapé. J'aurais peut-être du rester comme avant, car à présent, on voyait encore mieux les différents endroits où mon père avait frappé. Et on pouvait à présent lire cette satanée scarification que je regrettais.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Dim 4 Déc - 3:02

« Ce n'est pas toi qui a dit : ''J'ai toujours rêvé de savoir quel goût avait les saucisses de la famille Gates en bouche.'' Est-ce que ça ne prouve pas ton envie de me la bouffée ? Alors cesse de vouloir me contredire, ne nie pas l'évidence. » J'étais plié de rire. Sa réplique faillit m'achever. Moi et ma grande gueule. Je devais plier sur ce coup et je détestais cela. Gabriel vit mon visage lutter contre cette passation de pouvoir. « Ok...J'avoue. J'en meurs d'envie. » Je secouais la tête comme un enfant. « Vas-y, jubile. Je suis qu'un gros pervers. Tu es content ? Tu veux m'en faire un tee-shirt que je porterais en ville ? » Je le disais sans violence, mais avec une voix complétement enfantine et avec humour. Non, mon ami n'avait pas à avoir peur, j'en mourrais d'envie, mais j'allais me tenir. Pour lui. Pour tout l'amour que j'avais pour sa personne.

« Je veillerais à ce que personne ne se mette en travers de notre chemin. Je ne veux pas te perdre une deuxième fois... » Il voulait me faire pleurer. Ses paroles. Son regard qui scintillait, ses larmes qu'il retenait. Ma gorge se nouait devant une scène si attachante. Je voulais pas qu'on cède. S'il pleurait, j'allais pleurer à ma tour. Je posais une main sur sa joue et j'essayais de lui donner du courage avec un sourire sincère. « Allez...Tu me perdras pas...Bah sauf, si me lâches dans une convention de jeux vidéos ou dans un magasin géant de bonbon...Mais, tu me perdras que quelques secondes...Après, tu me retrouvas derrière le comptoir, en overdose de sucrerie et de la gélatine verte coulant de mes lèvres. Pas beau à voir...» Je plaisantais, car c'était le Dexter que mon meilleur ami avait besoin à présent.

« Est-ce que je t'ai déjà menti ? Non. Et puis je ne sais pas te mentir, alors ma sincérité tu l'auras toujours... Quoiqu'il arrive. » Je répondais aussitôt car je savais que mon ami ne m'avait jamais menti. Il avait toujours été sincère, mais parfois il pensait aux autres avant de penser à lui. « Je sais...Mais je veux pas que tu prennes sur toi si quelque te convient pas à présent. Je veux qu'on puisse discuter de tout normalement...même de sexe. Tu comprends ? » Pas forcément maintenant, mais dans les prochains jours, je voulais qu'il sache que j'étais là. Qu'il ne devait avoir aucun tabou entre nous. Surtout, je voulais que les choses viennent de lui. C'était idiot et j'allais peut être du coup attendre une éternité. Mais, je voulais que cela lui semble naturel de me demander ce qu'il aurait demandé à une fille car il n'en pouvait plus et qu'il en avait envie.

« Je termine bien à vingt-heure, peut-être un peu plus tôt, et est-ce que tu m'as déjà vu prévoir quelque chose ? Sincèrement, Dexter, ne te donne pas tout ce mal, je ne suis même pas certain que je saurais avalé quelque chose. De plus, je ne te vois pas en train de toucher la viande d'agneau hachée pour préparer le plat. » Je le faisais taire avec un  «  Chut ! » en posant un doigt sur ses lèvres tout en rigolant. « Tss...Tsss...Tu vas manger que tu le veuilles ou non. Ce soir, je ne dis rien, mais demain mon ami, je te reprends en main. Je vais devenir pire qu'une mère juive. Et, je peux dire que si j'arrive à faire manger des alligators malades qu'on m'amène, je saurais trouver la manière avec toi. » Oui, j'étais végétarien et dans ma famille, je quittais la cuisine dés que je voyais une pauvre carcasse morte. Mais, cela n'allait pas être avec des carottes et de la salade que j'allais redonner du tonus à mon homme...Oh, bizarre comme formulation..mais agréable. Continuons...Il lui fallait de la viande.

« J'y peux rien, moi. » Ça je le savais et je ne pouvais cacher ce qui tournais déjà dans ma tête : son père. C'était agréable de le masser et je prenais grand soin de Gabriel. Jamais je ne pensais faire cela il y a encore quelques semaines. Cela allait si vite...C'était fantastique, mais c'était effrayant en même temps. Je me concentrais sur ce dos et je pouvais annoncer sans honte que j'avais sous mes doigts un tout nouveau Gabriel. On s'embrassait. On se touchait. On se titillait. J'avais tellement peur de me réveiller demain et que tout cela ne soit qu'un rêve. Je me concentrais alors sur les sensations de ce massage.« J'aime bien tout cela, je peux te demander n'importe quoi, alors ?... Non, sérieusement, tu peux faire mon torse si cela t'enchante. » Je souriais et je lui embrassais le cou. « Bien sûr, que tu peux me demander ce que tu veux. Tu sais que je te refuserais rien. », ajoutais-je avec un humour d'une voix coquine.

Je le laissa se retourner. La tendresse des mains de Gabriel me rappela à la réalité. Je regardais ses yeux si proche des miens. « Tu masses comme un dieu, tu aurais dû te lancer là-dedans. » Je lui embrassais le bout du nez et je le laissais s'installer plus confortablement. « Tu sais que j'y ai pensé en débutant mes cours à la fac de médecine. Je pensais devenir Kiné. Puis, après...avec mon esprit pervers je me disais que chaque séance se finirait par une Handjob. Cela n'aurait pas été super. » Je sentis ses mains sur mes hanches et je frissonna. « Attends... » Il m'avait pas chatouillé là...Il était plutôt entrain de m'attiser. C'est que ma peau appelait la sienne. Je soupira un instant en effleurant de mes doigts son torse. Qu'est ce que je détestais son père à cet instant précis. Mon visage commença à se durcir. Je n'ajoutais rien, mes expressions sur mon visage avaient parlés pour moi. Je lui massais le haut des épaules et je fis couler de l'huile sur son torse. Je m'arrêtais sur cette scarification et je massais tout autour. « J'espère que tout cela partira vite...Je sais que tu as torse magnifique sans tout ça...Je connais une crème employée dans les hôpitaux...Je pourrais te l'appliquer tout les soirs si tu veux ? Elle donne des bons résultats. » rétorquais-je d'une voix triste et soudaine émue. Allez ! Je me reprends. Je lui souris et j'intensifie le massage. Je ne recule pas devant les mouvements et mes gesticulations dans mon envie pour le détendre. Désolé, je le fais pas exprès, Gabriel ! Mais mon fessier appuie de manière répétée sur son bassin. Cela m'amuse je dois dire alors j'en rajoute un petit peu tout en restant professionnel. J'appuie d'avantage et je m'amuse de la situation. Je termine en me levant avec un énorme sourire. « Voilà ! Alors ? C'était bon ? Monsieur est satisfait ? Il me laisseras un pourboire ? Allez, maintenant c'est à mon tour ! », rétorquais tout triomphant.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Dim 4 Déc - 16:16

« Ok...J'avoue. J'en meurs d'envie. » Une explosion de joie se passait dans mon corps. J'adorais savourer une victoire, surtout contre lui. Il avait une fameuse répartie, et parfois il me laissait sans voix. Alors ''gagner'' contre lui me faisait plaisir. Par contre, il en avait envie. Il en mourrait d'envie, et s'était effrayant. Je n'aimais pas vraiment cette vérité, mais je l'avais bien cherché, je devais assumer à présent. « Vas-y, jubile. Je suis qu'un gros pervers. Tu es content ? Tu veux m'en faire un tee-shirt que je porterais en ville ? » Je n'allais pas jubiler. Ni même lui montrer que j'étais content. Il ne l'avait pas fait tout à l'heure lorsque j'avais cédé et que j'avais accepté son argent. « Je ne vais pas sauter de joie, non. En revanche, je saurais quoi t'offrir pour Noël. »

« Allez...Tu me perdras pas...Bah sauf, si me lâches dans une convention de jeux vidéos ou dans un magasin géant de bonbon...Mais, tu me perdras que quelques secondes...Après, tu me retrouvas derrière le comptoir, en overdose de sucrerie et de la gélatine verte coulant de mes lèvres. Pas beau à voir...» J'espérais sincèrement le perdre dans ce genre de situation. Mais si tout basculait à nouveau ? Si je faisais encore une connerie, ou que lui en faisait une ? Jusqu'où cela nous mènerait-il ? J'étais si pessimiste, alors que de son côté il était optimiste. Comment pouvait-il ne pas s'inquiéter ? Peut-être que je m'inquiétais trop rapidement, mais je voyais bien dans l'état où on était en seulement trois semaines, je n'étais pas certain de pouvoir encore supporter ne serait-ce que quelques jours sans le voir, l'écouter, le toucher et l'embrasser. Ça me semblait de plus en plus improbable. « Si tu fais une overdose de sucrerie, j'aurais la merveilleuse opportunité de te faire du bouche à bouche. J'ai toujours rêvé de te le faire.. » Dis-je si naturellement. Mon teint devint légèrement pâle. Merde. Finalement mes sentiments remontaient à plus de temps que je ne le croyais, je venais de me le prouver en avouant que j'avais rêvé de lui faire du bouche à bouche. Lorsque je m'étais réveillé en sueur de ce rêve, je n'avais pas vraiment cherché à le comprendre. Mais je me rendais compte qu'aujourd'hui il signifiait déjà beaucoup de choses à ce moment-là.

« Je sais...Mais je veux pas que tu prennes sur toi si quelque te convient pas à présent. Je veux qu'on puisse discuter de tout normalement...même de sexe. Tu comprends ? » Je le regardais un instant, pour ensuite poser mon regard sur ses lèvres. « Je n'aime pas ton entourage, mais ce n'est pas parce qu'on est... ensemble, que tu dois arrêter de voir telle ou telle personne, je ne suis pas ce genre de type super possessif. Et puis tu as le droit de faire ce que tu veux, même si cela peut me déranger, l'important pour moi, c'est qu'on se sente libre et heureux. Et pour ce qui est du sexe... » Je me raclais la gorge avant de reprendre. « On en parlera en temps voulu. » Autrement dit, lorsque nous aurons fait l'amour. Je ne pouvais pas engager une discussion de sexe avec lui alors que je n'avais jamais eu de conquêtes masculines. Je ne pouvais pas prédire si je saurais accepté ce genre de rapport. J'étais l'homme, j'avais toujours été le dominant, mais là entre deux hommes ? Je ne voulais pas me prendre la tête en me posant trop de questions à ce sujet-là. Non pas que ça m'effrayait.. Je me rendais compte, aussi, que j'avais mentionné le mot 'ensemble', étais-je déjà si impliqué au point de dire que Dexter n'était plus mon confident, mon meilleur ami, mon frère de coeur, mais plutôt mon petit ami ?

Alors que je lui expliquais qu'il devait éviter de perdre son temps pour moi, il me fit taire en posant son doigt sur mes lèvres tout en l'accompagnant d'un ''chut''. « Tss...Tsss...Tu vas manger que tu le veuilles ou non. Ce soir, je ne dis rien, mais demain mon ami, je te reprends en main. Je vais devenir pire qu'une mère juive. Et, je peux dire que si j'arrive à faire manger des alligators malades qu'on m'amène, je saurais trouver la manière avec toi. » Je lui souris. J'aimais bien cette détermination. Mais j'espérais au fond qu'il ne voudrait pas trop être entreprenant, car je n'hésiterais pas à lui faire comprendre que cela ne me va pas. Je devais me sentir encore capable de faire ce que j'avais toujours fait, sans me dire que Dexter serait derrière pour vérifier si telle ou telle chose était bonne ou mauvaise pour moi. « Je peux tout aussi bien mordre comme les alligators si j'ai l'impression d'être trop surveillé. Mais de toute façon, on verra bien demain. » Tout ceci n'était peut-être qu'un rêve. Ou encore une de mes hallucinations...

« Bien sûr, que tu peux me demander ce que tu veux. Tu sais que je te refuserais rien. » Je pris sa phrase en considération et lui répondit en le serrant un peu contre moi. Je ne voulais rien de lui. Son amour me suffisait amplement. « Tu sais que j'y ai pensé en débutant mes cours à la fac de médecine. Je pensais devenir Kiné. Puis, après...avec mon esprit pervers je me disais que chaque séance se finirait par une Handjob. Cela n'aurait pas été super. » Je commençais à rire. « Finalement, tu as bien fait de poursuivre tes études de vétérinaire. » Lorsqu'il posa son regard sur mon torse, je me sentis honteux. Honteux d'être un minable se faisant cogner par son père, sans avoir l'envie de me défendre. Et je me sentais gêné à la fois à cause de cette cicatrice. Je remontais finalement mon regard vers Dexter qui était concentré à me masser. Mais je remarquais bien qu'il serrait les mâchoires et qu'il était énervé. « J'espère que tout cela partira vite...Je sais que tu as torse magnifique sans tout ça...Je connais une crème employée dans les hôpitaux...Je pourrais te l'appliquer tout les soirs si tu veux ? Elle donne des bons résultats. » Je fus assez surpris d'entendre ça. Je m'attendais à ce qu'il me juge, mais non. Il ne l'avait pas fait. En revanche, sa voix trahissait ce qu'il essayait de montrer. Il avait de la peine pour moi, et m'en voulais. « Elle n'effacera pas mes conneries... » Lâchais-je froidement. Non pas envers lui, envers moi. J'avais vraiment joué à l'imbécile, limite à l'adolescent complètement paumé. Je préférais me concentrer sur son splendide sourire et sur ce massage qui me procurait cette impression d'apaisement, bien que par moment, Dexter me faisait mal en passant sur certains coups. Je ravalais comme à mon habitude cette douleur et continuait de sourire. Cependant, me concentrer devenait de plus en plus une tâche difficile. Dexter s'appuyait de plus en plus sur mon bassin, sur mes parties. J'avais peur de trop ressentir et de trop apprécier. Pas comme ça. Je voulais attendre, pour notre première nuit d'amour, je voulais prendre le temps de créer une ambiance, prendre le temps pour tout. Mais Dexter commençait à trop me chauffer, je le sentais. Pense à autre chose, pense à autre chose. Pensais-je. Dexter allait me le payer tout ça.

« Voilà ! Alors ? C'était bon ? Monsieur est satisfait ? Il me laisseras un pourboire ? Allez, maintenant c'est à mon tour ! » Dit-il en se redressant. Putain je dois plus me prendre la tête. Pensais-je en me redressant à mon tour, le corps enduit d'huile essentielles à la vanille. « Un pourboire de six-cent dollars conviendrait-il à monsieur ? » Dis-je en me dirigeant vers le meuble ou j'avais rangé l'argent, sans pour autant le sortir. « Sinon, c'était... bien. » Ajoutais-je pour le taquiner. Ce n'était pas ''bien'', ce massage avait été fantastique, merveilleux, même. Je n'étais plus tendu comme un ''string de call-girl'', je me sentais bien dans ma peau et ce, grâce aux mains expertes de Dexter. « Je suis fatigué, je te masserais, demain. » Alors que je lui tournais le dos, je souriais en me dirigeant vers la cuisine. Je revins avec la bouteille de soda et remplis les verres que la table basse. « Fait pas cette tête-là, mon petit éclair à la crème fouettée, tu vas l'avoir ton massage. » Dis-je en rigolant. Je bus quelque gorgée de soda pour faire baisser mon thermostat que Dexter s'était amuser à faire monter. Je m'approchais des bougies et les éteignais toute à la suite de l'autre. « Allez- allong... » Je posais mon regard sur lui qui était déjà couché sur le canapé. Ce qui au passage me fit bien rire. « Bon, bah je reviens. » Poursuivais-je en me dirigeant vers la salle de bain. Je revins de cette dernière avec des bougies senteur fruits rouges et une huile essentielle du même type. Les préférés de Dexter. C'était ça quinze-ans d'amitié, on savait tout l'un sur l'autre, même ce genre de petites choses insignifiantes, mais qui au final nous faisait plaisir lorsqu'elles n'étaient pas oubliées.

Dexter était couché sur le ventre et attendait. L'odeur de bougie éteinte avait eu largement eu le temps de se dissiper. Ce serait plus gaie pour Dexter. Car au final, je voulais lui faire ressentir ce qu'il m'avait fait ressentir, tout son amour. Je voulais m'ouvrir à lui de cette manière, j'étais sans doute plus maladroit avec les massages, mais je m'en sortirais. « Tu sais ce qui te reste à faire... » Dis-je en me positionnant sur lui, prenant soin de ne pas lui faire mal. Je ne voyais pas l'intérêt de répéter ce qu'il m'avait dit. Il devait essayer de se détendre en fermant les yeux comme il me l'avait si gentiment proposé. Je me penchais sur lui et murmura à son oreille. « Je ne te garantis pas le même effet, mais je vais faire ce que je peux... » J'enduisais mes mains d'huiles et les posais dans le bas du dos commençant ce massage par de petits gestes de hauts en bas, le plus tendrement possible. « Tu me dis, si je m'y prends mal, hein. » Demandais-je d'une voix mielleuse, faisant monter lentement mes mains jusque ses épaules, me collant davantage à lui.
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MessageSujet: Re: GABRIEL → J'ai quelque chose qui t'appartient.   Dim 4 Déc - 19:33

« Je ne vais pas sauter de joie, non. En revanche, je saurais quoi t'offrir pour Noël. » Ca va, Noël était dans quelques semaines, je n'étais pas à plaindre. Il avait peut-être gagné mais j'allais pas non plus le féliciter. Il connaissait mon caractère. Il connaissait ma manière de répondre. J'agitais ma tête tout en lâchant avec ma bouche un « ah ah ah » sourd, puis je posais mon majeur sur mes lèvres et je l'envoyais comme un baiser vers mon meilleur ami. Je décochais un sourire, car rien que tout cela était sérieux bien entendu. « Si tu fais une overdose de sucrerie, j'aurais la merveilleuse opportunité de te faire du bouche à bouche. J'ai toujours rêvé de te le faire.. » C'était trop simple. C'était trop facile pour que je laisse passer l'occasion de lui retourner sa dernière phrase. Je m'approchais plus prêt et je lâchais avec un plus grand sourire. « Bien. Je saurais quoi t'offrir à Noël.» Je recommençais en lui offrir un nouveau « ah ah ah » sourd pour l'occasion.

« Je n'aime pas ton entourage, mais ce n'est pas parce qu'on est... ensemble, que tu dois arrêter de voir telle ou telle personne, je ne suis pas ce genre de type super possessif. Et puis tu as le droit de faire ce que tu veux, même si cela peut me déranger, l'important pour moi, c'est qu'on se sente libre et heureux. Et pour ce qui est du sexe... » Gabriel se racla la gorge et je trouva tout cela des plus mignons. « On en parlera en temps voulu. » Je souriais, mais tout cela s'effaça, tout simplement pour deux mots. Deux mots que j'avais trop entendu par le passé. « Tu veux dire quoi par libre et heureux ? Pour l'instant on a le droit d'aller voir ailleurs ? Je te demande pas de définir ce que nous sommes. Je pense qu'on verra cela au fur et à mesure. Je veux juste savoir pour le sexe...» C'est pas que je voulais aller voir ailleurs. Mais, j'avais vécu trop d'histoire de couple «  libre » , cela m’intéressait pas je dois dire. Ici, je voulais être entièrement à Gabriel. Je voulais être fidèle. Je voulais voir que lui et me coller que contre lui. Peut-être, j'avais simplement mal compris ? Mais, je préférais demander.

« Je peux tout aussi bien mordre comme les alligators si j'ai l'impression d'être trop surveillé. Mais de toute façon, on verra bien demain. » Je lui montrais mes dents en riant. Mais, j'étais d'accord avec lui, on verra demain, ou plutôt on verra avec le temps. Il fallait tout simplement qu'il reprenne du poil de la bête. Il fallait qu'il sorte de cette emprise avec son père. Il fallait qu'il quitte son boulot pour quelque chose de plus sain. Il fallait beaucoup de choses à mon ami. Je lui répondais rien, mais je lui laissais voir mon visage déterminé à être là maintenant pour lui. Ah ! Il allait pas comprendre. Déjà, que j'étais envahissant en tant qu'ami, alors en tant qu'homme amoureux. Je crois que nos engueulades avaient encore de beau jour devant nous.

« Finalement, tu as bien fait de poursuivre tes études de vétérinaire. » J'aimais bien le faire rire, c'était quelque chose de si particulier chez moi. J'étais un garçon drôle, mais avec Gabriel, c'était comme si quelque chose s'éclairait quand il m'offrait un sourire. « Ouais...Maintenant, je peux faire des Handjob sur les labradors.» Je rigolais bien à gorge déployée pour bien souligner que je n'étais pas du tout sérieux. Non, je respectais trop les animaux pour ce genre de pratique. C'était agréable de le masser, même si de voir son torse cela me faisait mal, car mes sentiments étaient forts pour Gabriel. Je savais que sa vie était pas facile. Je n'étais plus là pour le juger, pour moi maintenant j'étais là pour l'aimer, pour lui offrir tout ce je ressentais pour lui.« Elle n'effacera pas mes conneries... » J’effleurai sa peau et j'ajoutais tendrement. « On efface pas, mais on peut tenter d’apaiser. Je ferrais tout pour tenter de t'apaiser maintenant, Gabriel.» Je me penchais et je déposais un baiser sur ses lèvres.

« Un pourboire de six-cent dollars conviendrait-il à monsieur ? » Je le regardais avec un regard qui semblait lui souffler : tu n'as pas intérêt. « Sinon, c'était... bien. » Je me jetais sur le canapé sans rien répondre. Ce massage j'allais en profiter et j'allais tout faire pour le faire durer. « Je suis fatigué, je te masserais, demain. » Je lançais un doigt accusateur dans sa direction. « Tu n'as pas intérêt, Gates. Je te préviens.» Je le regardais avec sévérité. Pas de sexe. Pas de massage. Il voulait me tuer ? « Fait pas cette tête-là, mon petit éclair à la crème fouettée, tu vas l'avoir ton massage. » Mon visage se décrispa et je souffla rassuré. J'enlevai mon haut et je le jetais négligemment sur une lampe. Non, je n'étais pas le plus soigné de nous deux. « Bon, bah je reviens. » « Vas-y, j'enlève le bas pendant ce temps là.» Je rigolais une dernière fois et je me préparais à la suite. Je m'allongea en écartement les jambes. Je plaça ma tête sur mes bras et j’appréciai l'attention de mon ami. Il savait me plaire : fruits rouges c'était mon pêché mignon.

« Tu sais ce qui te reste à faire... » Je fermais les yeux et je soupirais déjà de plaisir. Je sentais que cela allait me faire du bien, car c'était Gabriel le masseur. « Je ne te garantis pas le même effet, mais je vais faire ce que je peux... » « Arrête de parler et masse....Esclave.» J’arquais un léger sourire avant de me laisser aller. J'aimais sa manière de me toucher. Il faisait si attention à ma personne, c'était aux anges et nous ne faisions même pas l'amour. Je poussa des gémissements de satisfaction à chaque de ses mouvements. C'était si bon. « Tu me dis, si je m'y prends mal, hein. » Il plaisantait ? Je tournais la tête, toujours les yeux clos. « C'est parfait...Je t'assure. C'est...Humm...Le pieds. Je crois que je vais m'endormir tellement c'est bon. » Cependant mes muscles se redirent, j'appréhendais un tout petit peu car j'avais aussi des marques sur mon dos. C'était des griffures larges et profondes, des petits hématomes et des rougeurs. Des démonstrations de Liam dans l'intimité...Il me faisait peur je dois dire parfois. Il aimait faire cela brutalement. Il aimait quand je me refusais à lui et faisait tout pour me faire changer d'avis. C'était des jeux pour lui...

Je chassais tout cela dans mon esprit. Je me considérais avec Gabriel, donc aucune raison que je revois Liam. Son massage était si agréable que je poussa un long gémissement comme un félin qui était sur le point de ronronner. Je m'étais même presque endormi et j'ouvris les yeux soudainement, remarquant ma légère absence. Je m'étira et je me retourna pour faire face au masseur. Je posa mes mains sur ses hanches pour pas qu'il tombe. .« C'était juste parfait...Hum...Je vais demander cela tout les soirs, moi. » Je regarda Gabriel avec intensité et je le fis remonter plus sur mon ventre pour pas qu'il me joue le tour que je lui avais joué. Il m'avait résisté. Moi, il n'y avait aucune chance que Little Greggson reste calme face à une telle approche.
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